La presse, 8 juillet 1978, Perspectives
[" v,'-; #- 'M ; 8® Ï m m « «%.#8 > : ; 3 ma \" a \u2022T I8ML,\u201e fossé K J# A* SS» H #03# m ¦ .c- m ' % .&.#/¦ \u2022V A ;s y MM ****** as sæw f ¦¦ .-a 134 n -.ass i », V .\u2022\u2019Mr « '.Yr.tv 4i yj m > , v.\u2022\u2022 igÉE 3t # «% r Ü Vi -f ova Sap * V -p< av.-, V- y yVÀ >1», 1 ¦O 4,\u2019ï s mm ne - 130k h v~3*ù '¦' w*.\u2022y;:; *¦>- >A % % v-, ; \u2022'-S£ «-y /\u2022N~- i.'v-;.SZ m ' - 3t> Pi .rSÜ - ## Mm g# \u2022; - \"e SBSÈ .SEï'Xv àfiî v*.- \u2022 '4U 8§p$§s$ \u2022v.: 25$ I .vs.p m * R# e> B y .mÊæ.ms \u2022 vf ¦IS BSS » P':iv *3 > 4*- PB : f, .'L:: chez les gens aux gains de moins de $10 000 à 29 chez les plus riches.La naissance du sujet s'élève également d'après le revenu, de 1(> p.c.chez les mêmes citadins à faibles gains jusqu'à 30,5 chez les plus fortunés.Seulement 43 p.c.des Québécois interrogés savent que leur province renferme centrale nucléaire, tandis que 70 p.c.des Ontariens sont au courant de la chose.Mieux informés, les Ontariens sont aussi plus portés que leurs compatriotes d'autres régions (à 64 contre 49 p.c.) à croire à la sécurité de ce type de centrales, comme à en profitable la construction (à 55.5\tcontre 42 p.c.) Mais c'est la Colombie qui renferme le plus fort pourcentage (26 p.c.) de gens qui entendent quelque chose à la question nucléaire.Au Québec, les francophones sont moins nombreux (à 31.5\tcontre 40 p.c.) que les anglophones à nier l'existence de centrales nucléaires dans la province, même s'il y a plus d'anglophones (à 23 contre 12 p.c.) à prétendre s'y connaître dans ce domaine.Par contre, plus d'anglophones croient sans danger les centrales nucléaires (à 48 contre 32,5 p.c.) et, partant, avantageuse la construction de telles centrales (à 54 contre 42,5 p.c ).La semaine prochaine: le système métrique.centrales nucléaires avantageuses les jugent sûres et, curieusement, 22 p.c.les jugent non sûres lement 26 p.c.de ceux qui estiment désavantageuse la construction de telles centrales pensent qu elles ne présentent pas de danger, mais 68 p.c.du groupe les jugent dangereuses.Plus d\u2019hommes que de femmes (60 p.c.contre 43 p.c.) voient un avantage dans la construction de centrales de ce type, et de même plus d hommes (58 p.c.contre 32 p.c.des femmes) ne croient pas leur fonctionnement pour la population.Plus précisément encore, 25 p.c des hommes contre 13 p.c des femmes jugent les centraless nucléaires moins dangereuses que celles alimentées au charbon Cet optimisme est-il justifié par une meilleure connaissance de la question?En tout cas, 29 p.c.des hommes prétendent s'y connaître contre 11 p.c des femmes.L'optimisme semble être aussi le fait de la jeune génération.65.5\tp.c.des citadins âgés de 18 à 24 ans voient un avantage dans la construction de centrales nucléaires, mais le taux d'avis favorables décroît par degrés jusqu'à 41,5 p c.chez les gens de 55 ans et plus.De même, le taux de ceux qui croient à la sécurité des centrales nucléaires diminue avec l'âge de 56 à 29 p.c.Comme, d'ailleurs, I opinion que ces centrales sont moins dangereuses que celles au charbon: de 21 à 12 p.c.Il faut dire que 30.5\tp.c.des plus jeunes citadins affirment s'y connaître, en regard de seulement 10 p.c des plus âgés En répartissant les interviewés selon leur revenu, on constate que la confiance croît en même temps que celui-ci.11.5\tp.c.de gens gagnant moins de $5 000 par an jugent très profitable la construction de centrales nucléaires, en regard de 21 p.c.des citadins touchant $25 000 et plus.De même la confiance dans la sécurité de ces centrales s'élève de 29 à 61 p.c.d'un bout à l'autre de l'échelle des revenus.La croyance à la supériorité du nucléaire sur le charbon pour I alimentation des centrales électriques progresse de 11 p c.L'ÉNERGIE NUCLÉAIRE elles créent de nouveaux emplois elles fournissent de l'énergie à plus bas prix le progrès technique les rend inévitables sous réserve qu'on sache disposer de leurs déchets en toute sécurité p.c 15 p.c m con- Par contre, seu- 8p.c 6p.c.6,5 p.c.8 p.c.16p.c autres raisons sans opinion précise De même on a demandé aux opposants les raisons de leur refus.Voici ce que cela donne: Danger pour la santé de la population il existe d'autres sources une X-, / 0 V \\ X ' \\! 52,5 p.c t dangereux d'énergie qui sont meilleures danger pour nature et environnement \\ \\ 17 p.c.juger \\ 10 p.c 5 p.c autres raisons 15p.c sans opinion precise Seulement un citadin cana- 1 dien sur cinq estime être suffisamment informé des avantages et désavantages de l'énergie nucléaire, 45 p.c.reconnaissent n'en avoir qu'une idée vague, 31 p.c.disent ne rien comprendre au sujet et 4 p.c.ne se prononcent même pas.On a demandé aux interviewés de comparer les centrales nucléaires aux centrales ordinaires alimentées au charbon ou au mazout (il n'y a guère qu'au Québec que ces centrales soient presque uniquement hydrauliques), et 23 p.c.jugent les nucléaires nettement plus dangereuses et 34 p.c.un peu plus dangereuses, contre 15 p.c.qui les pensent un peu moins et 4 p.c.beaucoup moins dangereuses; 24 p.c.ne se prononcent pas.69 p.c.de ceux qui croient les L reuses pour la santé de la population; par contre, 45 p.c.des Canadiens interrogés n'y voient pas de danger.47 p.c.des interviewés disent que leur province renferme une ou plusieurs centrales nucléaires, tandis que 38,5 p.c.le nient.65 p.c.de ces gens ont raison, 21 p.c.se trompent, la plupart affirmant à tort qu'il n'y a pas de centrale nucléaire dans leur province.Dans la réalité, l'Ontario renferme quatre centrales nucléaires en activité et trois en construction, le Québec une en activité et une autre en construction, et le Nouveau-Brunswick une en construction.Il n\u2019en existe dans aucune autre province.A ceux qui jugent les centrales de ce genre profitables, on a demandé pourquoi, et voici les pourcentages de leurs répon- L'utilisation de l'énergie nucléaire soulève des controverses de plus en plus passionnées dans tout l'Occident, bn Suède, elle a même provoqué la défaite du gouvernement en place lors de la dernière élection générale.Au Canada, par contre, une très légère majorité des citadins (51 p.c.) voient un avantage dans la construction de nouvelles centrales nucléaires; 29 p.c.y voient plutôt un mal, et 20 p.c.n'ont pas d'opinion précise sur le sujet.Chez les opposants, 52,5 p.c.déclarent qu elles sont dange- ses Elles répondent à un besoin croissant 40 p.c Le Sondage de la semaine a été réalisé pour Weekend Magazine vt Perspectives par les Laboratoires Data, conseillers en recherche, de Montréal sous la supervision de T K Bird On a effectué à cette fin 1 088 entrevues téléphoniques dans ( I des print ipaux centres urbains du Canada.©Weekend Magazine, 1977 2 - 8 juillet 1978 m - ra :fS- I » L-sry ¦ c\" - ' A lg< Hfeatafe #[# n iai e Jl 5Tir: 8 a MALENTENDU \u2014 Il me semble que tu pourrais au moins me souhaiter bonne nuit.Même si j'avais emprunté mon ton le plus suppliant pour quémander cette toute petite faveur, elle se contenta de soupirer et éteignit.Encore une fois, nous recommencerions à jouer à qui ferait le premier pas.Un silence agaçant s'installa dans la chambre en même temps que la noirceur.Après quelques minutes, je retins mon souffle.Elle en fit autant.Je respirai bruyamment; elle fit de même, si bien que je ne pouvais plus espérer la voir rompre son silence par des manoeuvres aussi modestes.Je laissai passer presque un quart d'heure avant d\u2019être pris d'un soudain accès de toux.Ma quinte était si vraie que je vins près de m'étouffer.N'importe quel autre soir, ma femme n'aurait jamais résisté à une toux aussi émouvante: elle aurait allumé la lumière pour me poser la main sur le front et s'inquiéter aussitôt de ma santé.Ce soir-là, rien! Couchée sur le dos jusque-là, elle se tourna légèrement sur le côté et recommença de respirer avec régularité comme si de rien n'était.Une fois remis de mon accès, j'attendis le moment propice pour une nouvelle tentative Je ne sais s'il y a des couples qui réussissent à vivre toute une vie sans bouder, mais le phénomène me semble si courant qu'on devrait dans les cours de préparation au mariage enseigner les astuces à déployer pour sortir le conjoint de son mutisme.Après avoir mûrement réfléchi à la situation, je décidai de faire appel aux sentiments humanitaires de ma femme: \u2014 Tu n'as pas le droit de te comporter ainsi avec un homme malade, dis-je dans un trémolo qui sonna comme un sanglot ul» SUSyTe commande! Je faillis lui crier mon indignation, mais je décidai de ravaler: il serait toujours temps, quand je saurais enfin la cause de sa bouderie, de revenir sur le sujet et de lui faire comprendre qu'une épouse digne de ce nom ne laisse pas s'endormir sans affection un homme qui vient de subir pareil traitement médical.Oubliant l'amour-propre qui me commandait de bouder à mon tour, je m'assis dans le lit et ouvris la lumière.\u2014\tEcoute, on ne peut pas continuer ainsi.C'est tout à fait stupide.Elle se tourna vers moi et se frotta les yeux comme si elle sortait d'un profond sommeil.Elle n'avait pourtant pas fermé l'oeil! \u2014\tQu'est-ce qu'il y a?demanda-t-elle en bâillant.\u2014\tC'est plutôt moi qui devrais te le demander.Confiant d'arriver à clarifier enfin la situation, je lui rappelai les faits qui avaient paru déclencher sa saute d'humeur OlflEr/t aï 1*6 V sg«[8MÏlta!ë Uïji -, ÿ : .E ' tsS= ¦ I 1 n # ¦ ¦ k.T-« J r4 m \u2014\tje reviens de l'hôpital, tu me demandes comment les choses se sont passées, je commence à te raconter les détails de l'examen et tout à coup, tu te fermes comme une huître.Est-ce que j'ai dit quelque chose qui t'a blessée?Au lieu de répondre, elle fixa le plafond Quand j'en conclus qu'elle n'ouvrirait pas la bouche sans que je la supplie de le faire, je posai la main affectueusement sur son front daigna poser les yeux sur moi.\u2014\tParle! Je suis sûr que ce n'est qu'un malentendu.Après des efforts qui avaient l'air surhumains , ma femme me demanda si j'avais déjà rencontré l'infirmière qui m'avait préparé à l'examen.Je protestai avec énergie.Jamais je n'avais vu cette fille auparavant.\u2014\tAlors, ajouta-t-elle, pourquoi t\u2019a-t-elle dit: «Ah! je vous connais vous, vous êtes monsieur Fournier!» \u2014\tC'est probablement parce qu elle lit Perspectives, dis-je en souriant.J'espère que tu ne me fais pas la tête juste pour ça?\u2014\tMenteur! Si elle lit Perspectives comme tu le prétends, comment se fait-il quelle ne t\u2019ait reconnu qu'au moment où elle allait introduire la canule de baryté, hein?Je restai bouche bée L'argument me | prenait vraiment par derrière.s h ?.A '3 ' craven k a ' ¦ - yes A- Elle O tV' - ) \\y±v rS > '¦Kî| Cesl encore ie produit original qui est le meilleur.1* / Z \u2014 T'es pas forcément malade parce que tu passes un petit examen! On voyait bien qu elle n'avait jamais subi cet infâme examen qui s'appelle un «lavement baryté».En parler avec autant de légèreté! J'aimerais bien la voir sur la table, elle, avec un radiologiste qui appuie sans pitié sur son abdomen gonflé à bloc un gros appareil à rayons-X tout en lui ordonnant de retenir son souffle ou d'expirer^ Le ventre plein de baryum, celui qui ne veut pas faire de dégâts a d'autres préoccupations que celle de respirer sur - Oî La cigarette Sa plus douce que nous ayons jamais faite.Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croit avec l'usage-éviter d'inhaler.Moyenne par cigarette-Filtre King Size et Filtre Régulière: goudrons 5 mg, nie.0.4 mg.8 juillet 1978 - 3 Rallye-odyssée à travers le Sahara continent, les quelques réserves où elle est maintenant confinée à l'abri des s chasseurs et des braconniers vant plus à l'est de notre route.Niamey, aux portes du désert, certainement une ville superbe.U journée de repos nous permet d\u2019 profiter agréablement le 31 décembre ; Nous visitons un marché fantastique et faisons nos dernières provisions d'affronter l'inconnu.Nous avons l'occasion de participer à un réveillon mi-africain, mi-européen, au grand hôtel de l'endroit et qui, malgré tout charme, ne peut dissiper en nous la nostalgie des fêtes à la québécoise.insiste une fois de plus, sur certains règlements spécifiques.Puis on nous communique les renseignements de dernière minute.A travers toute l'excitation qui règne la veille d'une grande compétition, une rumeur persiste et domine toutes les autres: ça va être dur, très dur! Le 28 au matin, nous présentons la Toyota au parc fermé pour l'inspection officielle: elle est passée au peigne fin par deux examinateurs qui nous donnent leur bénédiction pour le départ.Avant d'aller finir la préparation de nos effets personnels, nous prenons le temps de faire le tour du parc, d'examiner les voitures de nos rivaux et de nous faire une idée de la concurrence.PAR ANDRÉ MOISAN l6re ETAPE: Abidjan-Niamey (1800km) de la brousse à la savane Lorsque Robert Hardy, Jacques Grégoire et moi faisons notre inscription dans le rallye Côte-d'Ivoire / Côte d'Azur, nous avons bien plus l'impression d'avoir trouvé un bon prétexte pour repartir à l'aventure que de faire notre entrée dans le sport automobile.En réalité, c'est la traversée du Sahara par une de ses routes les moins fréquentées, celle du Ténéré et de la Libye, qui nous fascine.Bob pour avoir déjà goûté au désert, Jacques et moi pour nous en être .fait raconter les merveilles.De plus, c'est pour chacun de nous une première expérience sérieuse en compétition automobile.se trou- i est La première étape du rallye ne présente pas en principe de difficultés pour permettre aux concurrents de se rendre à Niamey en 58 heures, sauf deux contrôles de douane à traverser.C'est pourquoi les organisateurs ont prévu, pour départager immédiatement les professionnels des amateurs, deux épreuves spéciales.D'abord dès le départ, à la Djibi, un circuit fermé de 1.5 km, puis une section de 90 km à 50 minutes un peu plus ne en avant son parcourir en loin sur la route.Les deux épreuves, malgré leur différence de longueur, se courent sur le même genre de piste poussiéreuse à souhait, agrémentée de trous, ornières, dos d'âne, gués, courbes en contrepente, descentes vertigineuses.Au moins à la Djibi, nous ne risquons pas de voir surgir au milieu de la route poules, moutons, vaches, ânes et même des Africains! La première épreuve donne lieu à des tours de piste très spectaculaires où les véhicules sont projetés en l'air à plusieurs reprises, et plusieurs mécaniques en prennent un bon coup.Déjà on peut prévoir une chaude lutte entre les meilleures motos et les meilleures autos, puisque deux Renault 12 Simpar 4X4 affichent les meilleurs temps devant deux Yamaha, même si au classement général de Niamey quatre motos talonneront la 12 Simpar de Privé, alors que celle de Briavoine est reléguée au 14e rang, à la suite d'une crevaison et d'une rupture du câble d'accélérateur.Le reste de la route qui nous conduit d'Abidjan à Niamey nous procure l'occasion de traverser deux pays d'Afrique, soit la Côte-d'Ivoire et la Haute-Volta, 2eETAPE: TalchoTahoua (227km) aux portes de l\u2019enfer w ' > Le premier janvier, tout le monde déplace de quelques kilomètres être au départ de la deuxième étape à Talcho, le lendemain matin.L'amblan ce est très gaie lorsque tous installent leur campement pour la nuit, se lancent des invitations à souper, s'échangent des ustensiles ou des casseroles.Certains même allument leurs fusées de détresse puis, pendant quelques minutes, c'est le feu d'artifice accompagné d'un concert de klaxons de tout acabit Inutile de préciser que les quelques habitants du minuscule village voisin n'en croient ni leurs yeux ni leurs oreilles.Debout à 5 heures du matin après une nuit glaciale, voisinant le O0C Nous attachons tout ce qui pourrait bouger dans l'auto, vérifions la solidité de la galerie du toit, faisons le plein et nous présentons au départ.Enfin, de l'action à notre mesure! La piste est tellement mauvaise, les rouMères profondes et le sable si mou que notre garde au sol.ainsi que la largeur de nos pneus Tru-Trac deviennent tout à coup notre meilleure garantie.Notre véhicule fait aussi ses preuves de solidité et d'endurance lorsqu'il est projeté en l'air à plusieurs reprises.Dès le départ, nous commençons à dépasser des voitures qui n'ont pu résister aux coups, d'autres qui sont ensablées jusqu'aux essieux et enfin d'autres qui, pensant éviter les roulières, sont allées crever sur les ronces qui jonchent les abords de la *35.r- se % pour r B COLAS De g.à dr\u201e lacques Grégoire, Robert Hardy et l'auteur, devant leur véhicule, une Toyota l.andcruiser, lors d\u2019un bref arrêt dans le désert pour faire le plein.L'occasion se présente trop bien pour la rater: Bob et Jacques travaillent comme coopérants depuis deux ans en Côte-d'Ivoire et Bob possède déjà une Toyota Landcruiser passablement bien équipée pour ce genre d'expédition, ce qui minimise un peu les frais, de préparation.Je me rends donc à Abidjan à la mi-décembre pour les aider à compléter les derniers préparatifs et m'acclimater un peu au rythme de l'Afrique.Le rallye que nous allons faire, bien qu'il ne fasse partie d'aucun circuit, est organisé par un professionel en la matière \u2014 Jean-Claude Bertrand sujet à toutes les mesures de sécurité prônées par la Fédération internationale du sport automobile.Nous avons donc droit, le 27 décembre 1976, à une conférence au cours de laquelle on Bob a assisté au départ d'un rallye similaire l'année précédente et il prétend que les véhicules sont de loin mieux préparés que la dernière fois.De plus, l'échantillonnage des cent trente-six véhicules inscrits est très varié: quatre roues motrices, voitures de série, camions, buggies et motos.Oui, des motos! De jeunes aventuriers vont en effet s'élancer à moto sur plus de 9 000 kilomètres de pistes épouvantables, par toutes les températures, seuls et sans bagages.Les compagnies Honda et Yamaha sont bien représentées avec des équipes officielles et de bons pilotes.Dans les voitures, les deux marques les mieux représentées sont sans doute Range Rover et Toyota avec pas moins d'une quinzaine de véhicules chacune.si avant d'entrer au Niger.A mesure que nous remontons vers le nord, nous passons de la végétation luxuriante de la brousse à celle non moins belle de la savane, avec ses grandes herbes et ses arbres isolés que nous reconnaissons comme le paysage typique des documentaires filmés sur les animaux d'Afrique.Nous n'aurons malheureusement pas la chance d'admirer ce qui reste de la faune animale de ce et >: t\"; .¦T' c.\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022*> r.t» ' - '.*\u2022 \u2014 \u2022: >6.v \u2022\u2022 1 \u2022v ;rv': z Si -S C ,'S: ¦ -v-^r* - -O ->~y \u201e'T> V^.v *tSST r.rv U£ t -V-v » x.**h Y: Mi % >*\u2022 .r .-: f T - * », . \" \u2022.9 - 8ËÊ# :~zC - * -r\" -¦* .\u2022 :v % m TROIS QUEBECOIS ONT TENTE ET REUSSI CETTE AVENTURE INCROYABLE DE 136 VEHICULES - DONT DES MOTOS- LANCES SUR 3500MILLES DE PISTES SEMEES DES PLUS TRAÎTRES EMBÛCHES Nous avons tout le temps d'admirer pour la première fois d'immenses étendues de sable vierge, à perte de vue et dans toutes les directions.L'air est si sec et clair que nous pouvons distinguer, 7 kilomètres à l'avance, les balises qui sont, de kilomètre en kilomètre, notre seul point de repère.La présence, à intervalles réguliers, d'ossements de toutes sortes, nous fait comprendre que la beauté de ce paysage n'a d'égale que son inhospitalité pour les êtres vivants.A l'arrivée, c'est la consternation une Datsun 1600, est passé de la 9e à la 4e position et Deladrière, sur son Buggy, de la 8e à la 5e.Guili et Royer, sur Yamaha, respectivement 3e et 4e la veille, sont relégués aux 43e et 14e rangs, à la suite d'ennuis mécaniques.Privé aussi joue de malchance et se voit coller un cinq heures de pénalités pour son retard et se retrouve en 44e position.piste.Nous n'avons pas fait la moitié du trajet lorsque nous nous arrêtons quelques minutes pour remettre sur roues un concurrent malchanceux qui a fait un toit.Par hasard, il s'agit de nos amis, Malosse et Coliot, respectivement chef d'atelier et gérant d'une agence Toyota d'Abidjan et qui pilotent un véhicule identique au nôtre, quoique neuf et plus puissant.Comme il n'y a que la carrosserie \"et le pare-brise qui en ont pris un coup, nous leur souhaitons meilleure chance et repartons en trom- RETAPE: Tahoua-Agadès (435km) la compétition se corse C'est au départ de la troisième étape que nous retrouvons nos amis, remis de leurs émotions sans pour autant avoir de pare-brise.Ils en seront quittes pour endurer le froid qui persiste jusqu'à ce que le soleil soit très haut dans le ciel.D'ailleurs, ils ne seront pas les seuls à avoir un problème identique, la route ayant déjà renversé plusieurs équipes sur le toit.Ici, ce sont quatre motos qui ont pris les commandes du peloton de tête, suivies par les deux 12 Simpar.On ne compte pas moins de neuf abandons dans l'étape de la veille.Les premiers kilomètres s'avèrent très rapides, la piste étant relativement belle.Les autos puissantes et légères doivent sûrement s'en donner à coeur joie, ce qui n'est pas tout à fait notre cas.Heureusement, ça ne dure pas.On se retrouve vite dans un bourbier aussi terrible que la veille et la Toyota se comporte à nouveau très bien.La remontée progressive des concurrents reprend de plus belle.On s'en va sur un temps assez respectable, compte tenu de notre lourdeur, lorsque, avec encore 150 km à parcourir, la piste redevient très belle.On accélère pour passer en 4e, mais le moteur rouspète.On a beau pousser en 3e, rien à faire; on reste plafonné à 60 km à l'heure.On se regarde et on se demande si on doit s'arrêter ou finir l'étape à cette vitesse.Sans oser se l'avouer, nous réalisons bien la négligence stupide qui nous a poussé à fêter la veille au lieu de faire une vérification sérieuse de la voiture.On décide enfin de s'arrêter et voir de quoi il retourne: comme on s'y attendait un peu, ce sont des filtres à air et à essence encrassés et presque complètement bloqués qu'on retire du moteur.Le temps de nettoyer et replacer, faire le plein avec nos bidons et c'est avec vingt minutes de retard que nous reprenons la route pour enfin terminer cette étape de 435 km.Malgré cette mésaventure, on aura pris six places au classement général, soit le 41e rang.En tête c'est tout un chambardement: Briavoine a remis une 12 Simpar au premier rang, suivi de Bayard et Des-heules sur Yamaha et Honda.Turco, sur Agadès, point stratégique du désert lors de la Seconde Guerre mondiale, est sans doute notre dernier point de contact avec la civilisation pour un bon générale, presque tous les concurrents bout de temps.On y remplit les for- ayant, eux aussi, mal jugé leur consom-malités de douane et de police puisque c'est la dernière ville avant la frontière be.Quelques villages apparaissent encore de temps à autre sous la forme d'un amas de grandes urnes en terre battue.En observant la rare végétation rabougrie qui semble se tordre de soif sous le soleil, nous nous demandons ce que peuvent bien foutre des êtres humains dans un endroit pareil, l'enthousiasme que les villageois démontrent au passage des véhicules témoigne pourtant d'une insouciance et d'un bonheur dont beaucoup d'autres populations semblent avoir perdu le secret.L'atrocité de la route, la tension et la fatigue de ces quatre heures et demie de course n'ont pas entamé l'excitation et l'enthousiasme que nous éprouvons à pousser notre véhicule au maximum de ses capacités.C'est après avoir dépassé 25 concurrents que nous présentons notre carte de route au contrôle horaire à Tahoua.Ce n'est qu'à ce moment que nous nous rendons compte à quel point nous sommes engourdis et courbaturés.Quoi de mieux que quelques bonnes bières locales pour étancher sa soif et se remonter un peu?Bientôt nous sommes littéralement assaillis par une meute de Touaregs se bousculant pour nous vanter les mérites de leur marchandise.De longues négociations étant de rigueur, ce n'est que plusieurs heures plus tard que nous regagnons la Toyota les bras chargés de bijoux et de pièces artisanales de toutes sortes.Crevés, nous ne prenons que le temps de préparer un souper rapide et de vérifier le classement cumulatif qui nous plat çait au 47e rang, soit 34 places de mieux que la veille.C'est quand même un peu inquiets que nous nous endormons vers les 21 heures puisque Coliot et Malosse ne sont toujours pas rentrés.Suite page 6 lybienne.On y fait aussi provision d'essence: cette fois nous devrons parcourir 635 km sur cette réserve.Le camping où nous passerons la nuit est situé dans une oasis typique qui nous fait comprendre à quel point la végétation peut être fraîche et reposante lorsqu'elle est perdue dans une mer de sable.Cette fois, nous perdons moins de temps à savourer les délices de ce site enchanteur et procédons à un examen approfondi de la voiture avant d'aller dormir.j'v ¦ ¦ ri l f y i*V m&t-mKk * 3 / /< ,7t : S- < 4$ -> \u2022< y v 4 - ^ A mm j.îki i - -< îV^V^v.V-; >.: v V \u2018 \u2022H \u2022 >>\u2022* sses S?\u2019 %.5 4$.~v * y -1 jn* A.Ç v.,Vi v- « 'J-^fé&aisaz ,r * wm~?, m$ms& x .y ess Af- v!-w *: T « -V' A I S > - Ck < v>.\\ .r.-a*.* > ?f \\9 * :-\t.:-4 ¦ +¦ g V :r>i.-L î rattraper et nous les perdons bientôt ' dans les vagues immenses d'un terrain ; qui ressemble plutôt à une mer de cailloux rouges et noirs.C'est dans paysage soudainement triste et affreux que nous commençons à réaliser notre ; solitude face à une nature rébarbative.Au moment où une atmosphère de | panique commence à poindre parmi l'équipe et que nous fonçons à gauche et à droite sans succès, j'aperçois au loin un pic montagneux.Mirage réalité?Après quelques minutes ma vision semble se préciser.Je réclame la carte au troisième coéquipier qui, lui, ne semble pas trop comprendre l'utilité d'une carte à pareil endroit.Un seul pic est indiqué sur la carte dans la région oû nous nous trouvons.Un peu plus optimiste, je fais part de mes observa- ! lions et nous immobilisons la Toyota.La position du soleil et la direction générale de la route franc nord, donnée par Bertrand au briefing, confirment peu plus nos calculs: notre point de ralliement, Madama, devrait se trouver à environ 50 km à l'ouest de la Rallye-odyssée àtravers le Sahara de Dirkou, le sable devient de plus en plus mou et nous devons rétrograder de plus en plus souvent de la 4e à la 3e pour traverser de grandes surfaces de sable moins portant, puis plus près de l'arrivée, de la 3e à la 2e.A 20 km du but, notre indicateur de niveau d'essence semblait collé à zéro, et l'angoisse de la panne sèche commence à nous étreindre, confirmée par l'arrêt de plusieurs concurrents, de kilomètre en kilomètre.Le pire, c'est que nous avons déjà perdu tout espoir d'éviter la pénalité de 5 heures.C'est sur quatre roues motrices, en 2e vitesse que nous devons parcourir les deux derniers kilomètres, probablement sur des vapeurs d'essence.Nous sommes moralement crevés et la journée de repos prévue pour le lendemain sera sûrement la bienvenue.L'approvisionnement en essence avait été planifié par les organisateurs.Des tonneaux de métal de 200 litres avaient été apportés par camion, spécia- 6e ETAPE: Dirkou Madama (409km) perdus.ce Nous décidons, sur les conseils de plusieurs amis, de dégonfler nos pneus à 16 livres pour mieux porter sur le sable.Avec un peu plus d'expérience, nous n'aurions pas hésité à le faire dans la dernière étape et nous aurions sans doute évité la pénalité de 5 heures, même en roulant à l'économie.Les premiers 150 km nous permettent de rouler à fond de train sur un sable plus ou moins dur, sans obstacles particuliers.Nos provisions d'essence étant largement suffisantes jusqu'au prochain ravitaillement, nous gnons pas de foncer.Tout à coup, c'est de nouveau l'enfer: une piste défoncée, un mélange de gros cailloux et de sable, de rou hères profondes suivies de champs de pierres mobiles et glissantes, enfin tout ce qu'il faut pour mettre mation d'essence.Et pourtant, pas une goutte de ce précieux liquide car nous sommes réellement en plein milieu du désert.Un commerçant opportuniste aurait pu y vendre de l'essence à 50 dollars le gallon qu'il aurait trouvé preneurs.Nous en sommes donc réduits à rouler de nouveau à l'économie jusqu'à la prochaine étape Pourvu que le sable reste dur! Treize abandons au cours de cette étape, mais peu de changements au classement général A la tombée du jour, tous les rescapés eurent droit à un spectacle extraordinaire.Dans l'excitation propre à toute arrivée de compétition automobile, personne n'avait remarqué qu'une dizaine de Touaregs, surgis à pied de nulle part, étaient affairés à remonter de l'eau des deux puits qui forment, avec l'arbre symbolique et le sable, le seul paysage de ce coin du Ténéré.Leur présence ici relevait du miracle puisqu'il n'y avait âme qui vive à moins de 250 km Alors que notre attention était toute dirigée vers ces Touaregs pittoresques tirant ferme sur leurs cordes et remplissant d'eau leurs immenses sacs de peau, personne ne remarqua la longue caravane immobilisée à quelques pas derrière nous, dans un silence religieux.Imaginez: quelque deux cents chameaux, enlignés sur plusieurs centaines de mètres, les flancs lourdement chargés de marchandises, côtoyant pendant quelques minutes quatre-vingt-dix véhicules motorisés en plein milieu du désert.Rencontre spectaculaire où la confrontation de deux civilisations n'était pas sans nous laisser la pénible impression d'être des intrus C'est sous un coucher de soleil flamboyant que la caravane s'ébranla, alourdie de quelques litres d'eau, pour se perdre dans la nuit du Ténéré.ou ne crai- un montagne que nous voyons au loin.Le fait de n'avoir pu retrouver la piste sur la droite donne encore plus de poids à nos allégations.Un peu plus confiants, nous reprenons la route en ne lâchant des yeux notre repère miraculeux.Vingt minutes plus tard, \\ pas nous rejoignons Coliot et Malosse qui ont fait les mêmes observations que nous et cette fois, on s'entend pour ne pas perdre de vue, la course étant de toute façon perdue pour nous aujourd'hui Une heure plus tard, nous retrouvons la piste à une quinzaine de kilomètres de Madama.Au contrôle, très peu de véhicules sont rentrés et encore moins ont évité la pénalité de 5 heures jean-Claude Bertrand est inquiet parce que, sur les cinq avions dont il disposait au départ, il n'en reste que deux.I autres, ayant servi au rapatriement des blessés, n'ont pu trouver de carburant pour revenir suivre le rallye.De plus, les deux rescapés ne disposent que de très peu d'essence.A la tombée de la nuit, Jean-Claude fait enligner plusieurs voitures en demi-cercle, tournées en éventail vers le sud, tous phares allumés.A neuf heures lorsque les derniers camions-balais sont rentrés, il manque toujours deux voitures ensablées à quelques kilomètres de là et un motard qui, lui, n'a été revu par personne.Au classement général.Briavoine mène toujours, mais à la suite de ! abandon de Turco et d'un léger accident à Desheules.Comté a pris la 2e place sur Yamaha, et Metge retrouve en 3e place, suivi de Betemps sur une autre Range.se fr \\ ,' Ct-\u2018c il - r / l f / - Facturez moi plus tard (plus 60C de Irais d expedition) Cheque ou mandat ci inclus payable aux Editions Optimum (I éditeur assume les Irais d expédition) Portez a mon compte Chargex ou Master Charge (plus60: ce i*aisdeipeo-t'oni \"X / -rrTTTrt' x < >o pr' X, L rw *s LLlI 1.1 J iXIJTTXD V>) -A-; V- Nom Adresse \u2014L App jr- Prov Vine - Signature o OI-A-A^LlVCrOest publié chaque semaine par Perspectives Inc *\t* 231, rue Saint-Jacques Montréal H2Y 1M6 \u2022 Tél 282-2224 V r r V Directeur de la rédaction Pierre Gascon Directeur adjoint lean Bouthillette Directeur artistique Pierre l.egault Photographe Denis Plain Secrétariat Gisèle Payant Service artistique Marthe Bolduc Mic hel Brunette Roger Dion Michel Genest France Lalond Président Paul \\ Audet Vice président Charles d\"Amour Secrétaire Guy Pépin T résorier Gaston Vachon - h I .1/ I S' 0 4 « Rédaction Edouard Doucet Isabelle Letrançois Adrien Robitaille r Représentant publicitaire MagnaMedia Limitée 231.rue Saint-Jacques Montréal H2Y 1Mb Tel 282-2120 ftcW/yV/ ISSN 0 180-0790 8 juillet 1978 11 ALBERT BRIE, OU LES MAUX DU SILENCIEUX HT7 I rejoint et que je consens à me laisser «atteler».Trêve de calembredaines! J'en viens à l'idée que vous avez eue de me débusquer.Votre idée est de génie, je vous l'accorde, sur un point: celui-ci que vous êtes le premier à me proposer l'aventure de l'interview.Jamais nulle part, il n'est venu à qui que ce soit de nos médias \u2014 journaux, magazines, radio, télé \u2014 de me faire un centre d'intérêt.Cela vient peut-être du fait que je suis soit inintéressant, soit insaisissable ou encore inclassable.A vous de choisir! Votre proposition m'a d'abord stupéfait: le manque d'habitude, voyez-vous! Après, je me suis dit: «Pourquoi pas?L'invitation a un tour aimable et spirituel.Ensuite, ce confrère a en propre avec moi qu'il fait le même sale métier \u2014 que j'aime \u2014 de la pige.Enfin, ce serait curieux de voir ce qu'un silencieux timide a l'effronterie de cacher».D'ici là, je vous prie.Albert Brie.» PAR NORMAND DESJARDINS «Les génies sont de ces êtres que nous ignorons tant qu'ils vivent, et qui, une fois morts, viennent à nous manquer » Albert Brie.J'ai découvert un homme comme il ne s'en fait plus en ce bas monde.Voilà pourtant plusieurs années que, bonne semaine, mauvaise semaine, des quotidiens publient sa prose humoristique et profonde.Ce fut d'abord les Propos du timide, dans la Presse.Puis, dans le Devoir, le Dictionnaire du marginal, suivi de ses actuels Mots du silencieux auxquels il ajoute, depuis quelques mois, deux billets par semaine sur l'actualité.Je le connaissais donc un peu, pour l'avoir déjà lu.Mais aujourd'hui, je suis encore plus heureux.Car, qui plus est, je l'ai rencontré.Oh! dans de drôles de circonstances, bien sûr! R.Et c'est cette belle histoire que je voudrais vous faire partager.Et c'est cet homme qu'il me tarde de vous faire connaître: un de ces êtres qui correspondent assez exactement à la maxime citée prédédem-ment et qui, incidemment, est de lui.Le tout a commencé il y a plusieurs mois, le 12 octobre 1977 plus précisément, par l'envoi de cette première lettre: «Cher monsieur, Il y a bien longtemps que l'idée de cette lettre me trotte dans la tête et voilà quelle se réalise aujourd'hui Mais d'abord, permettez-moi de me présenter.Mon nom est Normand Desjardins.Je suis un jeune écrivain de 27 ans dont les oeuvres n'ont pas encore été publiées, mais qui persiste, malgré tout, dans la voie rocailleuse de l'écriture.Et allez donc savoir pourquoi?C'est vous-même, très cher silencieux, qui disiez un jour: «Il faut des mots pour exprimer sa pensée; pour en rendre l'absence aussi, bien que, dans ce cas-ci, il en faille plus.» Et de répondre peut-être à la question.Toujours est-il que le crime ne paie pas, du moins le mien et que je dois par conséquent m'adonner à un sport des plus pénibles: le journalisme à la pige.Le pourquoi de cette missive.Collaborateur pour le meilleur et pour le pire à un certain magazine qui s'appelle Perspectives, il m'arrive à I occasion d'avoir un ou deux éclairs de génie.Comme celui-ci.Qui consiste à vouloir faire un papier \u2014 ou deux \u2014 avec, par, sur, autour et contre vous.Bien sûr, la tâche sera ardue, une fois votre autorisation délivrée, mais le mal est souvent fait de plaisir.Trêve de plaisanterie, j'attends donc de vos nouvelles dans un avenir rapproché en espérant que vous saurez bien vous prêter à ce petit jeu.Sinon.dommage.Mes respects.Normand Desjardins.» La réponse ne se fit pas attendre et dépassa, en tous points, mes attentes et appréhensions.La voici: «Saint-Bruno, le 12 octobre 1977.Cher confrère.Une idée qui trotte dans la tête est comme un cheval qui trotte dans la nature, il faut la mettre sur la piste, car c'est là que se gagnent les paris.Le vôtre, vous l'avez gagné presque, puisqu'il me Le personnage vu de près C'était beaucoup plus que je n'en attendais, veuillez me croire.Heureux de ma victoire, le 21 octobre 1977 je lui faisais part du mode d'entrevue qu'il me plairait de mettre à l'essai: l'échange de lettres.Le 31 octobre, M.Brie accédait à ma demande par la lettre suivante: «Cher monsieur, .Je vous suis très bien quand vous me proposez d'échanger de la correspondance.L'échange épis-tolier, on le dit à tort désuet.N'en croyez rien.On dit la même chose de la marche.L'homme s'est toujours donné l'avantage de jeter le discrédit sur ce qui lui demandait un effort.Il force les choses à assumer ses propres infirmités.Ennuyé ou incapable de se servir de certains organes moteurs, il décide que la main n'est pas faite pour écrire, les jambes pour marcher et l'oeil pourvoir.Son idéal: ne rien foutre au plus haut salaire possible.Surtout n'allez pas déranger son nirvSna, son anéantissement.Vous attenteriez à sa liberté de se passer de liberté.Mais trêve de méchancetés sur cette engeance à laquelle nous appartenons, espèce absolument remarquable, de qui Dostoïevski disait: «Un être qui s'habitue à tout, voilà, je pense, la meilleure définition qu'on puisse donner de l'homme.» Le grand D.écrivait cela il y a plus de cent ans et en évoquant le bagne où on l'avait jeté.Le bagne s'est agrandi.La planète en est le lieu.Il n'y a qu'à voir le réseau de satellites de télécommunications intercontinentales qui font fonction de barbelés.Albert Brie.» Tout cela était bien beau, mais, comme vous, je n'en savais toujours pas plus long sur ce merveilleux personnage.Le tout allait se poursuivre, cahin-caha.Je vous ferai grâce des lettres qui s'ensuivirent car, après tout, je ne puis monopoliser tout le magazine.Bref, le genre de l'entrevue s'avérait plus difficile que prévu, Albert Brie étant très bavard pour les choses de la vie, mais plutôt avare de commentaires sur lui.Et comme il me fallait remettre ce papier un jour ou l'autre, mais de préférence avant que n'entre en force le message de la maxime citée au début de cet article, il fut convenu de nous rencontrer le vendredi 5 mai 1978.Je pense que je n'oublierai jamais ce jour, car c'est à ce moment qu'il me fut permis de connaître le vrai Albert Brie dans son ensemble.Ou presque.Ce qui me permettrait enfin de vous dire qu'il n'est pas très grand, un peu grisonnant, qu'il fait penser à Tino Rossi dans ses meilleures années ou à Louis O'Neill, notre actuel ministre des Communications.Ce qui permettrait d'ajouter qu'il a un front impressionnant, des yeux pétillants toujours à la recherche du petit détail qui éveillera tel ou tel soupçon.Ce qui me permettrait enfin de vous dire que c'est à travers ses enfants qu'il regarde et observe la société.Mais là n'est pas mon propos.Voici quand même sa merveilleuse histoire, toute imprégnée de ce bonheur d'écriture et des quelques malheurs qui lui sont reliés.Albert Brie naît à Québec en 1925.Très tôt ses parents s'installent sur la côte de Giffard, en banlieue de Québec.C'est là qu'il passe les premières années de sa vie qui ne seront pas des plus faciles.Ainsi le père Brie meurt en mer, un certain soir de tempête, sur la petite goélette dont il est propriétaire et par conséquent capitaine.Albert Brie a alors 8 ans et voilà qui décidera du sort des années à venir.Dès lors, le temps qui passe fera d'Albert Brie un autodidacte dans le sens le plus pur, le plus noble du terme.L'école le retient jusqu'à sa dixième année, mais la famille a besoin de son aide: la mère ne suffit plus à la tâche.Mais ce n'est pas un moindre mal.Car il affirme: «J'ai commencé à étudier quand je suis sorti de l'école.» A 15 ans, il rêve déjà de devenir journaliste.Jusqu'à l'âge de 21 ans, il exerce cinquante-six métiers, avant de faire son entrée dans le vrai monde de l'écriture II devient en effet annonceur à la station de radio C.HRC de Québec où, de 1947 à 1953, il exerce «tous les métiers du métier».me i i La radio, le jomrcsa! En 1954, il tente le grand saut vers Montréal et devient directeur des programmes à la station de radio CJMS, alors «le poste de la grande culture» de 12 - 8 juillet 1978 Ecrivain dans l\u2019ombre, après15000pages de texte et 20 000maximes 1 I i V .v'A .\u2022I V III \u2022>> V» P pour son travail.Une autre des célèbres injustices de notre petit monde de l'écriture dont il convient ici de crier à tous vents l'horrible situation.! V / / La sécurité d\u2019emploi./ a Mais on n'arrête pas ainsi le génie.Et je voudrais ici saluer cet ennemi de la bêtise et de l'ignorance, ce contestataire sans Sge et ce grand humaniste encore intéressé par notre civilisation et par cette espèce de décadence qui la caractérise Bien sûr, Albert Bric sait qu'il lui faudra toujours aller demander, quêter sa pitance quotidienne.Et c\u2019est alors qu'il insistera pendant de longs et beaux moments sur l'importance de la femme qui le -a soutient depuis toutes ces années, qui se nomme o\"Madeleine Eludon.Celle-là même qui lui a donné ° quatre enfants aujourd'hui âgés de 12 à 27 ans et ^avec qui il a noué une complicité dont le bonheur 2.aura été de lui permettre de passer au travers de tous Zees moments durs et pénibles dont le génie n'a pas encore su empêcher la tâche de naître et, qui plus est, I de grandir.Ti Mais j'v reviendrai un jour, sur cette grande dame, a sur toutes ces grandes dames, lorsqu'il sera permis de « parler et de chanter toutes ces personnes extraordinaires dont le visage se tient toujours de l'autre 5 côté du mur, à l'ombre des regards indiscrets.Un peu comme celui d\u2019Albert Brie.Je reviendrai aussi un jour sur les conditions de travail qui prévalent encore et toujours dans cette sacro-sainte boîte qui s'appelle Radio-Canada et qui font qu'Albert Brie, même après plus de 15 000 pages de collaboration, même après plus de 20 000 maximes, n'a encore obtenu aucune sécurité d'emploi.Pauvre Albert Brie qui est toujours à la merci de certains petits dieux de cette trop grande boîte et qui.malgré son génie, se voit encore dans l'obligation de quémander.pour nourrir sa famille.Drôle de boîte, vous dites?Drôle de pays, non1 En attendant, consolez-vous.Car il convient de signaler la publication, ces jours-ci, du dernier livre \u2014 250 pages \u2014 en liste d'Albert Brie.En effet, après que les maisons d'édition l'Aurore et Leméac eurent été contactées par M.Brie et qu elles eurent reporté le projet s me die, voici que la maison Fides accepte spontanément de tenter l'expérience unique avec les Mots du silencieux.Serez-vous parmi les quelque 1 800 heureux lecteurs qui vont se ruer dans les librairies pour le premier tirage?J'ose l'espérer.Parce que si vous ne connaissez pas encore le merveilleux monde de ce grand homme, il serait bel et bien temps de le faire.De telles occasions ne courent pas toujours les routes cahoteuses de notre édition nationale.Enfin, je voudrais terminer comme s'il m'était à nouveau donné de commencer cet article, c'est-à-dire par une maxime, une pensée ou un aphorisme, comme il vous plaira d'appeler la formule dont s'habille l'expression d'Albert Brie.A qui je voudrais ici rendre un dernier et vibrant hommage, au nom de tous les miens.Qu'il me soit donc permis de le citer à nouveau et de le remercier de tout coeur Les vautours ne nous auront point.«Beaucoup s'interrogent à savoir où nous allons.Quelques-uns s'inquiètent de savoir d'où nous venons.Trop peu se demandent où nous sommes.»» H - - - (:\t\u2022 t, V , HUW1 m \\ II' ^FiTt.ÏÏm\\\\V\\§?Ç I I h * t r52% :.: il ¦B : ['Vi / Mmm I m ¦( l'abbé Gadbois.Ce sera un flop monumental comme 11\tse plaît à le signaler.Et c'est en 1956, le 12 novembre plus exactement, qu'on le retrouve à Radio-Canada, là même où il fera les beaux jours de la radio: il collabore à la réalisation de la non moins célèbre émission Chez Miville.Il est, pour employer le jargon du métier, scripteur, c'est-à-dire que c'est à lui \u2014 et à d'autres, bien sûr \u2014 qu'il revient d écrire les nombreux sketchs interprétés par l'équipe d'alors de Chez Miville, dont Jean Morin, Jean Mathieu et Miville lui-même, bien sûr.Les nombreux auditeurs assistent alors à la création de quelques-uns des personnages rendus célèbres par la plume d'Albert Brie dont: Tiger Ledoux, le boxeur; Prosper, le petit gamin des rues montréalaises au franc parler et qui aime bien se faire «pepsichanalyser» par la maîtresse d'école; les frères Leboeuf, les deux lutteurs; Wilbrod Charrette, son chauffeur de taxi, Olibrius; la Famille L'Heureux, et Mado et Margot.Il sera Chez Miville jusqu'en 1970, date à laquelle s'éteint l'émission, en même temps que le grand Miville.Mais comme il y avait mis tous ses oeufs \u2014 ainsi aime-t-il le rappeler \u2014, il se retrouve sur la .paille, sans autre projet que celui de l'écriture.Après 12\tans de collaboration assidue.Car, muni d'un don de la création intarissable et d'un sens de l'humour incomparable, Albert Brie a écrit durant ces années pas moins de 13 000 pages de textes, rien que pour la radio Ce qui en fait, avec Yves Thériault, Robert Choquette, Pierre Dagenais et i Henri Letondal, l'un des écrivains les plus prolifiques que le Québec ait vu naître.Et j'emploie le terme écrivains à dessein.Car Albert Brie n'a jamais été considéré comme tel A cause de la radio, art que I I on disait et que l'on dit encore mineur, surtout avec I avènement de la télévision.Or si l'on ne devient pas f écrivain après avoir écrit pas moins de 13 000 pages de textes, quand le devient-on?Pauvres de nous qui avons écrit un roman, deux romans, trois romans et qui nous prenons pour le nombril du monde.Et pourtant, là ne s'est pas arrêtée son oeuvre.A partir de février 1962, Albert Brie publie ses petits billets intitulés à juste titre les Propos du timide dans le quotidien la Presse.Au même moment où Gérard Pelletier y fait son entrée.Et au salaire astronomique de 25 «piasses » du texte.Tout cela pour finalement être limogé en 1968, sans raison apparente, sinon pour une coupure de budget.Imaginez! En 1965, les Editions de l'Homme lancent son premier livre composé à partir de quelques-unes de ses meilleures «maximes».C'est l'époque où Paul Legendre, réalisateur de Chez Miville, qualifie l'oeuvre d'Albert Brie de «festin gastronomique» et dit de l'homme qu'il «est un humoriste du cru, qui a l'art de la trouvaille, de l'image aux couleurs vives, du choc des mots, du trait cinglant».Il ajoute même qu'Albert Brie.«est aussi un rêveur.Un rêveur qui sait parfois se pencher en poète sur les petites gens.Il parle peu Par timidité?Non.Plutôt par méfiance » Ce qui ne l'aura pas empêché de créer pas moins de 20 000 maximes, citations, définitions ou aphorismes: appelez ses petits chefs-d'oeuvre comme vous voudrez.Encore aujourd'hui, tous les lundis, il est au rendez-vous des lecteurs du quotidien le Devoir et il semble bien ne pas avoir fini de nous surprendre au détour de telle ou telle phrase.D'autres expériences l'ont sollicité à l'occasion, qui souvent l'ont entraîné de malchance en malchance.Ainsi celle-ci, assez significative du milieu.En 1973, Albert Brie est appelé à collaborer au texte de notre célèbre bande dessinée nationale intitulée «Bojoual, le Huron kébécois» et qui se voulait le pendant nationaliste de cette gauloiserie d'Astérix.Le projet, lancé par un certain Jean-Guy Lemay, va si tant et tellement bien que l'album se vend à plus de 50 000 exemplaires.Ce qui n'est pas peu dans notre petit monde de l'édition.Mais tout.ne va pas pour le mieux pour Albert Brie qui connaîtra l'une de ses déceptions les plus amères.On abusera de sa bonne foi et de son talent, et il ne recevra jamais un sou : : a juillet 1978 ¦ 13 La Bonne Cuisine de Perspectives par Margo Oliver Quand il fait chaud, mangez frais! tranches d'olives et des allumettes de pimento Réfrigérer, juste assez pour que les éléments de la décoration tiennent bien en place mais que la couche de gelée soit encore collante.Ajouter le mélange au boeuf, le sel et le poivre «1 ce qui reste de gelée, laquelle devrait être légèrement épaissie, et mettre le tout sur la couche de gelée dans le moule.Réfrigérer, plusieurs heures ou jusqu'au lendemain.Démouler et servir en tranches épaisses (6 portions! 2 heures ou jusqu'à ce que la viande soit très tendre.La retirer alors du liquide de cuisson et la laisser refroidir Passer le liquide de cuisson et le réfrigérer; enlever et jeter toute graisse qui se déposera a sa surface.Passer les cubes de boeuf au hachoir, en utilisant le couteau le plus gros; il devrait y avoir 4 tasses de boeuf haché.Mettre \u2019/< de tasse de liquide de cuisson de la viande, frais, dans un petit plat.Saupoudrer de la gélatine et laisser reposer pendant le temps de l\u2019opération suivante Mettre ce qui reste du liquide de cuisson dans une petite casserole et le chauffer jusqu'à ébullition Ajouter le céleri haché, l'oignon haché et la sarriette et cuire, à minutes ou jusqu'à ce que les légumes soient tendres mais encore un peu croquants.Egoutter, en conservant le liquide de cuisson.Ajouter, à la viande hachée, les légumes et les cornichons à l'aneth.Mettre le consommé dans un contenant mesure de 2 tasses et y ajouter suffisamment du jus de cuisson des légumes pour obtenir 2 tasses de liquide.Verser ce liquide dans une casserole, ajouter la gélatine ramollie et chauffer, en brassant, jusqu'à ce que la gélatine soit dissoute.Laisser refroidir sans toutefois réfrigérer Verser une mince couche du mélange gélatineux dans un moule à pain de 8Vj x 4'/i x 2Vi pouces Décorer joliment cette couche de gelée avec des I roj) de gens se laissent aller, pendant la belle saison, à se nourrir négligemment et grignotent à tout instant plutôt que de prendre des repas vraiment nourrissants.Ce n'est certes pas un gage de santé.S'il fait très chaud, il est vrai, l\u2019appétit nous manque pour les plats en sauce ou très riches C\u2019est pourquoi je vous suggère, cette semaine, des galantines, qu'on appelle aussi aspics, et des pains de viande en gelée Non seulement ces plats sont aussi rafraîchissants à regarder qu'a déguster mais ils contiennent tous les éléments nutritifs susceptibles d'assurer une alimentation équilibrée.oeufs et la gelée dans le moule et réfrigérer, plusieurs heures ou jusqu'au lendemain.Démouler, au moment de servir, et couper en tranches épaisses, (fi portions) BOEUF RELEVE EN GELÉE 1\tVi livre de boeuf dans la palette, en cubes 2\ttasses d'eau bouillante 1 branche de céleri (avec les feuilles), en morceaux 1 tranche d'oignon 3\tbranches de persil 1 enveloppe (1 cuil.à table) de gélatine en poudre Vi de tasse de céleri finement haché V4 de tasse d'oignon finement haché V« de cuil.à thé de feuilles de sarriette séchées V« de tasse de cornichons à l'aneth, finement hachés 1 boite de 10 onces de consommé de boeuf 12 olives farcies Pimento de conserve, en allumettes Vi cuil.à thé de sel \u2019« de cuil.à thé de poivre Bien dégraisser les cubes de boeuf et les mettre dans une grande marmite ou une rôtissoire.Ajouter l'eau bouillante, le céleri en morceaux, 1 tranche d'oignon et le persil Chauffer jusqu'à ébullition, baisser le feu, couvrir et faire mijoter.PAIN DI: IAMBON FROID 1 lasse de jus de tomate 1 boite de 10 onces de consommé 1\tmince tranche d'oignon 2\tbranches de persil 2 clous de girofle 1\tpetit morceau de feuille de laurier 2\tenveloppes (2 cuil.à table) de gélatine en poudre 1\ttasse de bouillon de poulet 2\tcuil.à table de vinaigre blanc Olives noires, en allumettes 2 tasses de jambon cuil finement haché 1\ttasse de crème sure, du commerce, ou de yogourt nature Vi tasse de gruyère en cubes de !è de pouce 2\tcuil.à table de relish, du commerce, bien égoutté V* de tasse de persil haché 1\tcuil.à thé de moutarde en pâte Verdures Mettre, dans une casserole moyenne, le jus de tomate, le consommé, l'oignon, 2\tbranches de persil, les clous de girofle et le laurier.Chauffer jusqu\u2019à ébullition, baisser le feu.couvrir et laisser mijoter 10minutes Passer.Ajouter la gélatine au bouillon de poulet, pendant ce temps, et la faire tremper 5 minutes Ajouter la gélatine détrempée au mélange lus de tomate et consommé bouillant et brasser pour la bien dissoudre Ajouter le vinaigre Mesurer 2 tasses du mélange et le garder à la température de la pièce Verser ce qui en reste clans un moule à pain de 9x5x3 pouces et réfrigérer pour obtenir une couche de gelée, prise mais pourtant un peu collante à la surface Déc orer cette gelée des allumettes d\u2019olives noires.Refroidir, dans un plat d'eau glacée, les 2 tasses de liquide mises de côté, juste assez pour que la gelée commence à prendre.Incorporer alors le jambon, la crème sure ou le yogourt, le gruyère, le relish, le persil haché et la moutarde.Déposer, à la cuillère, sur la couche de gelée dans le moule et réfrigérer jusqu\u2019à ce que le tout soit bien ferme Démouler sur des verdures et servir en tranches épaisses, (b portions)» GALANTINE DE VEAU ET DE PORC (notre photo) De 2 à 2 Vi livres de jarret de veau, en morceaux De 1 à 1 Vi livre de jarret de porc, en morceaux De 6 à 8 tasses d'eau bouillante 1\tfeuille de laurier 2\tcuil.à thé de sel 1 cuil.à thé de sel de céleri 4 grains de poivre 1\tépaisse tranche d'oignon 6 branches de persil 2\tcuil à table de vinaigre blanc 1 tasse de céleri finement haché 'A tasse de piment vert finement haché 1 oeuf dur, tranché Mettre le veau et le porc dans une grande marmite et couvrir tous les morceaux d'eau bouillante.Ajouter le laurier, le sel, le sel de céleri, les grains de poivre, l'oignon et le persil Chauffer jusqu'à ébullition, baisser le feu, couvrir et faire mijoter, 2 heures ou jusqu'à ce que la viande se détache des os.Retirer du bouillon tous les morceaux de veau et de porc Passer le bouillon et le bien refroidir pour que toute sa graisse monte à la surface.Jeter cette graisse et faire bouillir le bouillon, vivement, pour le réduire à 2 tasses.Le laisser refroidir sans pourtant le réfrigérer Détacher toute la viande des os et la couper en morceaux plutôt petits.Ajouter le vinaigre, le céleri et le piment vert et mêler.Mettre une couche très mince de bouillon dans un moule à pain de 9x5x3 pouces.Y disposer joliment les tranches d\u2019oeuf dur.Réfrigérer jusqu'à ce que cette décoration soit bien prise dans la gelée; cette dernière doit être encore un peu collante, toutefois.Ajouter le mélange de viande et de légumes à ce qui reste de bouillon et faire refroidir le tout, dans un plat d'eau glacée, jusqu'à ce que le bouillon commence à épaissir.Verser sur les / L «?/ >*- / \u2022 :¦ * KW *r-'oF jiK >y « x a \" 5Ï1 1 ¦ J .>! .^r A /&j M : v ZoeeSSS ka&k % Mêj il w: WM VA' 'iS'.i; i V: M I mil.'i.4 W \"MW \u2022 U .m ta YÊk iH \\ -j M ¦ij f./H.V-L- m WÊÊÈÊœlÊÊâm *** i.j \u2022 A \u2022 ¦ ' > : A4 \u2022 AA :> >nu BBS A: h ¦ .: U \u2022il ta» V æ \\> \u2022s.«m ¦V AA ¦-A 'lb' ¦ -'AT* I -A I m -\u2022 ; iStAÎ'.fïw ' »\u2022: a # WÈMÊË m m Ü ¦ i 1 : - : ; ¦: S : : - » mWm .: er ; A sPCi RI r /\u2022 \u2022D ! m mt m ggtll .i- i *'7r/» bu a si 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