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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1978-08-26, Collections de BAnQ.

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[" i I ' fl f.t.* V,- f- £.La nouvelle ! presse i américaine Margaret, capricieuse et fragile Alain Delon, l\u2019homme du secret .w m |3K 3 MP .R# i - >r *3:.».Î ; L'avènement de John F.Kennedy à 1a présidence des États-Unis a su donner à la presse américaine une 2 nouvelle appréciation de sa mission.* ^o'S/ comme l'écrit notre correspondant à Washington Jean PELLETIER, r en imposant certaines valeurs voiles aux citoyens, la presse a-t-elle violé le droit du public à ne pas savoir?d £ Morgaret Trudeau: une vedette un peu difficile, capricieuse, imprévisible et fragile.Voilà ce qu'a découvert Louis-Bernard Robitaille, lorsqu'il s'est rendu à Cassis, où l'on tourne présentement le film «L'Ange gardien».Même si elle joue un rôle secondaire, elle ne s'en tire apparemment pas trop mal.% i Après être venu présider le jury du Festival des films du monde, Alain Delon quittera vraisemblablement Montréal en gardant le secret de sa vie.Mais le public pourra se consoler grâce à un nouvel arrivage de vedettes moins réservées, dont Jean-Louis Trintignant, sur lequel la presse ne manquera pas de se précipiter.MM & 1 Vj I ira i.^ m X nou- IB # \u2014 page A 5 \u2014page A 9 \u2014 page A 18 75 CENTS y passaamaggs B LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS DAMERIQUE MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 1978, 94e ANNÉE, no 94 120 PAGES, 8 CAHIERS ABONNE Mr NT, LUNDI AU SAMEDI 51 /b ' : METEO & W\u201d\u201d :S:-: }>!.Ensoleillé avec passages nuageux.Maximum: 22 Demain: ensoleillé.Détails à la page A2 .: ' wsBm Les pensions alimentaires Restrictions budgétaires $ si m L\u2019Opposition dénonce plus la saveur élecforalisfe qys 1® aanteno B Une Soi floue explique les écarts ss 53£ SSpl mm |:>i M MM 1: w \\% a?wm i 8 a I a m wà à 8 H H I a : n: ; -m - ,5 i ; i' i à\" Le code civil, qui se montre «bavard» sur bien des sujets, est fort circonspect sur la question des pensions alimentaires dans les causes de divorce.Pourquoi $12 par semaine dans un cas et $3,000 dans un autre?Le chroniqueur judiciaire Léopold Lizotte explique que la règle d\u2019or qui doit guider chaque magistrat, dans chaque cas, c\u2019est l\u2019appréciation des besoins réels de la femme qui demande et de l\u2019homme qui est appelé à payer.Pour une classe de gens, c\u2019est la lutte pour le minimum vital.Pour les couples qui ont des ressources, le débat est souvent plus acerbe, la coutume acceptée devant nos tribunaux voulant que la femme d\u2019un homme riche ait certains droits à recevoir hebdomadairement de quoi maintenir le niveau de vie qu\u2019elle a déjà connu.Puis, à côté de ces critères généraux, tous un peu flous et nullement codifiés, il y a aussi la «personnalité» du juge lui-même, son expérience, celle de ses enfants et son propre état matrimonial.Si m ¦ K ,y; mm jQBE .5» i, \u2022m gS : 1 T a a : wr 1 # s k k K ti® S'ils n\u2019ont pas hésité à quali- bout en annonçant des élections fier de geste purement électora- générales pour l\u2019automne, liste les dernières initiatives économiques du gouvernement Trudeau, conservateurs et néodémocrates se sont toutefois gardés de les condamner en bloc, puisque c\u2019est dans leurs propres programmes politiques que le ministre des Finances 4tait allé les puiser.Pour Je chef conservateur, Joe Clark, la campagne électorale des libéraux se poursuit sans que le premier ministre Trudeau ait le courage de fixer une date aux élections ou de faire face au Parlement.Quant au leader du NPD, Ed Broadbent, il se demande pourquoi, si le gouvernement adopte des mesures électo-ralistes, il ne va pas jusqu\u2019au -.T ¦ Ms, ' * S u Le ministre des Finances du Québec, M.Jacques Parizeau, voit lui aussi une saveur électorale à ces mesures, mais ne s\u2019oppose aucunement «à ce qu\u2019un gouvernement qui entre en élection décide de donner plus d\u2019argent à des gens qui n\u2019en gagnent pas beaucoup».% w i q ; \u2022# # , 'i\"~ < Pour le ministre de l\u2019Energie, M.Guy Joron, la décision de M.Jean Chrétien de geler le prix de l\u2019essence prouve que le gouvernement a perdu tout sens logique, puisque, a-t-il dit, il venait à peine de convaincre tout le monde de la nécessité de hausser le prix canadien au niveau du prix international.F Ha s r] n photo René Picard, LA PRESSE \u2014 page A 2 Les sourires de la rentrée Le prix de l\u2019essence et de S\u2019huile va quand même augmenter page A 7 contenu de la souveraineté-asso-dation et que les prochains mois g Cermettront d\u2019éclaircir la % roussaille qui la rend présente- i\u2018 ment si confuse, comme le souligne notre journaliste Daniel L\u2019Heureux.A voir les mines réjouies de ces ministres du cabinet Lévesque, il est à croire que le lourd menu de la rentrée politique de l\u2019automne, agrémenté d\u2019une éventuelle élection fédérale et d\u2019une campagne référendaire à pleine vapeur, n\u2019aura pas été si difficile à digérer.Il reste à espérer que la séance extraordinaire qu\u2019à tenue le conseil des ministres depuis trois jours à Montebello et qui, par surcroît, coïncidait avec les 56 ans du premier ministre Lévesque, aura permis de bien définir le le monde \u2022 Un Liban «libre» chrétien?\u2014 page A 8 \u2014 page C 3 )¦ La loi n\u2019a pas su empêcher le Les combats ont repris au Liban où l'on signale de violents affrontements entre soldats syriens et milices 'chrétiennes dans le nord et l'est du © Les nouvelles mesures de M.Chrétien par Vincent PRINCE \u2014 page A 4 ; pays.On rapporte cependant que la droite libanaise aurait pris la décision de créer son propre Etat, le «Liban libre», qui serait lié à Israël par un traité de défense.décapage des terres arables \u2014 page C 1 \u2014 page A 3 t \u2022\u2022 sommmre fl S3 mm V % .S '¦:V :ï.v - Arts et Lettres: D 1 à D 21 J \u2014 Horaire: D 8 Bandes dessinées: A 16 Bricolage: E 6 Bridge: I 12 Critique du samedi: A 1 8 Décès, naissances, etc.: H 23 Échecs: A 17 I' L\u2019Acadie IfêAif :etx>L ë m h 5 $ (Photo René Picard.LA PRESSE) B M.Jacques Parizeau.3 Voilà ce qu\u2019a déclaré hier matin à Montebello le ministre québécois de l\u2019Energie, M.Guy Joron, commentant la décision annoncée la veille par le ministre fédéral _ des Finances, M.Jean Chrétien, de geler le prix de l\u2019essence.V L\u2019Opposition crie au «strip-tea se» politique te : «Après trois ans, le fédérai avait convaincu tout le monde, à l cause de l\u2019épuisement des res-\u2022\t>_ sources pétrolières, de la nécessi- té de hausser le prix canadien au même niveau que le prix international.» a observé M.Joron.I m % nistre n\u2019ait le courage de fixer une date ni de faire face au Parlement».\t'' Selon M.Clark, aucune des mesures dévoilées celle semaine n était suffisamment urgente pour ne pas être annoncée en Chambre, ou si innovatrice pour ne pas avoir été incluse dans le ciget présenté par le ministre des Finances en avril dernier.Le chef conservateur devait se rendre à Halifax hier, mais'n'a pu le faire à cause de l'interruption des activités à Air Canada.Il s'est toutefois entretenu par téléphone avec certains membres de la Chambre de commerce locale, leur disant notamment qu'un gouvernement tory se hâterait de présenter un budget stimulateur, qui montrerait que les progressistes-conservateurs croient vraiment que c\u2019est le secteur privé qui constitue la principale source de nouveaux emplois et de croissance au Canada.Selon le PC, il serait terrips de puiser dans le budget de $4 milliards de Vassurance-chômage afin d\u2019aider les industriels à créer des emplois permettant aux\u2019Cana-diens actuellement en chômage d\u2019apprendre tout en travaillant.Une seconde méthode dé-relance de l\u2019économie consisterait à utiliser ce même fonds pour financer les salaires payés aux Can a diens oeuvrant sur des projets d\u2019immobilisations valables.par Mario FONTAINE de notre bureau d\u2019Ottawa OTTAWA \u2014 L\u2019Opposition a accueilli avec amertume les dernières initiatives économiques du gouvernement Trudeau, les qualifiant de -strip tease politique» et de geste purement électoraliste.Conservateur et néo-démocrates se sont toutefois gardés de les condamner en bloc, puisque c\u2019est dans leurs propres programmes politiques que le ministre des Finances, M.Jean Chrétien, est allé les chercher.En effet, MM.Clark et Broad-bent se sont déjà fait les chevaliers soit du gel des prix du pétrole, de l\u2019augmentation du supplément au revenu garanti, ou encore du réaménagement du système au revenu garanti, ou encore du réaménagement du système de versement des allocations familiales.Aussi le chef du NPD, Ed Broadbent, a-t-il invité hier le gouvernement à avoir la décence de reconnaître que l\u2019adoption aussi tardive de ces mesures n\u2019était qu\u2019une grossière manoeuvre pré électorale.«Et si le gouvernement adopte des mesures électo-ralistes, pourquoi ne va-t-il pas jusqu\u2019au bout et n\u2019annonce-t-il pas des élections générales pour l\u2019automne?», demande le leader du Nouveau parti démocratique.A ses yeux, les libéraux ont transformé leur programme de restrictions budgétaires en véritable strip-tease, le premier ministre ou un important ministre du cabinet en dévoilant chaque semaine une nouvelle partie.Si le programme annoncé tout d\u2019abord par M.Trudeau le premier août dernier n\u2019a rien d\u2019élec- i il «Tout le monde était d\u2019accord avec cette logique, a-t-il poursuivi, mais, à l\u2019approche d\u2019élections, il n\u2019y a plus de logique.C\u2019est la panique.» i % 98 (Photo LA PRESSE) M.Guy Joron.% ; bu V LA il ÉTÉ© gg 4 \" ; i \u2022>- ' .à Montréal «ri % m % AUJOURD\u2019HUI Minimum:\tMaximum : 22 Passages nuageux DEMAIN % m» » M ï = > V Ensoleillé 5*» %, 0 photo Armand Trottier, LA PRESSE Le chef de l\u2019opposition, M.Joe Clark, applique l'écouteur de son téléphone à son oreille, tandis qu'il parle dans un microphone.C'est ainsi qu'il s'est adressé, hier, aux membres de la Chambre de Commerce de Halifax, depuis son bureau d'Ottawa, l\u2019interruption du service d\u2019Air Canada l'ayant empêché de se rendre sur les lieux comme il avait été prévu.toral, alors les ministériels doivent avouer qu\u2019il ne s\u2019agit là que de modifications budgétaires, et convoquer le Parlement au plus tôt pour y présenter un nouveau budget, soutient M.Broadbent.Enfin, celui-ci a accusé le gouvernement de manipuler les media et, conséquemment, l\u2019ensemble de la population canadienne en ne révélant ses nouvelles politiques que tard en soirée, de façon à ce que les partis d\u2019opposition ne puissent les commenter le jour même.' | m £33 au Québec £ u' ' «% H RÉGIONS tte.AUJOURD'HUI DEMAIN Mm.V Abitibi Outoouais Lavrentides Cantons de l\u2019Est Mauricie Québec Lac-Saint-Jean Rimouski Gaspôsie Baie-Comeau Sept-llos 20 Ciel variable 22 Passages nuageux 22 Passages nuageux 20 Passages nuageux 20 Ciel variable 20 Passages nuageux 20 Ciel variable 18 Nuag.avec éclaircies 18 Nébulosité croissante 18 Nuag.avec éclaircies 18 Nébulosité croissante Passages nuageux Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Passages nuageux Ensoleillé Passages nuageux Ensoleillé Dégagement Ensoleillé Dégagement Pour sa part, le chef de l\u2019opposition officielle, Joe Clark, a soulevé les mêmes arguments que son collègue, affirmant que «la campagne électorale des libéraux se poursuit sans que le premier mi- au Canada Aujourd'hui Max.Capitales Victoria Edmonton Regina Winnipeg Toronto Fredericton Halifax Charlottetown Saint-Jean Min.Colombie-Britannique Alberta Saskatchewan Manitoba Ontario : «auveau-Brunswick Nouvelle-Écosse Ile-du-Prince-Edouard Terre-Neuve 20 13 8 21 _ L\u2019anglais: passe-partc universel 25 14 V'-s.> 29 13 20 14 n Le CTC CSN vgruiente 22 et la y .« 7 21 7 17 5 15 v si vous partez.is y aux Etats-Unis ' \\ '* terminant par .1273 i 285 7306 donne $500 -* Numéro m terminant par \u2022J ,273 285 7320 ETATS-UNIS \u2014 PAYS ETRANGERS donne $100 COMPTABILITE ¦*3 Grandes annonces Petites annonces Nomdro de semant* 215 6892 2856901 par courrier Lundi au samedi Lundi au vendredi Samedi seulement $19.50\t$39.00\t$78.00 13 26 52 LOTO-PERFECTA 1 \u2014 3\u201410 \u2014 14 \u2014 19\u201431 complémentaire: 17 $52.00 $104.00 $208.00 $32.50\t$65.00 $130.00 il .-V $«7t tw*m do tti * H ».3$ (iMMdfc * 10., 2SS4811 -r -v .1 .i \u2022 >*£ MONTREAL, SAMEDI 26 AOÛT 1978 page A3 Histoire d\u2019otages qui n\u2019émeut pas la Cour Faille dans la loi du ministre Léger Le décapage des terres se poursuit mentation n\u2019englobait pas le décapage des terres agricoles», a sou- par Michel Gl RARD Le décapage (prélèvement du sol fertile) des terres agricoles du Québec, cet épineux problème qu\u2019on croyait réglé depuis l\u2019entrée en force du nouveau règlement gouvernemental sur les carrières et sablières, l\u2019été dernier, se poursuit toujours de plus belle.En dépit des assurances formulées en août dernier à ce sujet par le ministre de l\u2019Environnement, M.Marcel Léger, le décapage des terres fertiles à des fins commer- iena M.Paquette.Témoin à l\u2019enquête de son mari Jacques Gauvreau qui est accusé de complicité après le fait dans la mort du gardien de prison Guy Fournier, et ce pour avoir hébergé deux évadés mêlés à cet assassinat, Mme Gauvreau, femme du prévenu a soutenu, hier, que c\u2019était de force que son mari avait été obligé d\u2019accueillir Pierre Vincent et Jacques Massey.Le premier avait été appréhendé dans le domicile de Gauvreau, rue Henri-Julien, cependant que le second arrêté sur le pont Champlain avait le permis de conduire et la carte de sécurité sociale de l\u2019accusé sur sa personne.Mme Gauvreau, interrogé devant le juge en chef intérimaire Yves Mayran, a soutenu qu\u2019elle et sa fille avaient été littéralement tenues en otage pendant plusieurs jours, dans leur maison, et que son mari, aussi bien qu\u2019elle, avait trop peur pour alerter qui que ce soit.Selon ses dires, les deux hommes étaient arrivés à la maison alors qu\u2019ils prenaient le frais sur le balcon, et c\u2019est à la pointe d\u2019une arme qu\u2019ils auraient été forcés de rentrer.sans mot dire.Plus tard, Mme Gauvreau et sa fillette de huit ans auraient été sommées de quitter la place pour quitter temporairement en dehors de la ville.Devant le tribunal, l\u2019avocat de la Couronne, Me Yves Berthiau-me, devait attaquer cette preuve en faisant entendre un policier de la CUM qui fit état d\u2019écoutes électroniques démontrant que Gauvreau avait aidé les deux hommes à la suite de leur fuite du pénitencier.C\u2019est alors que l\u2019avocat du prévenu, Me Frank Shoofey, réitéra sa requête pour la remise en liberté de ce dernier sous cautionnement, en soulignant notamment que des accusés de meurtre ont déjà été élargis de cette façon, dans des circonstances drôlement plus incriminantes.Mais le juge Mayrand rétorque qu\u2019il prenait avec un grain de sel cette «prise d\u2019otages», et que laisser aux cellules ceux qui hébergeaient ainsi des évadés constituerait peut-être un bon moyen d\u2019enrayer l\u2019épidémie d\u2019évasion que l\u2019on connaît depuis un certain temps.«Si les détenus n\u2019étaient pas certains d\u2019obtenir de l\u2019aide, une fois à l\u2019extérieur, peut-être prendraient-ils la fuite moins facilement?» dit-il.Informé de cette situation, le député du comté de Verchères, M.Jean-Pierre Charbonneau, s\u2019est montré complètement atterré: «C\u2019est la première fols que j\u2019entends parler de cette histoire-là.moi je pensais bien qu\u2019on s\u2019était donné une arme de guerrier», a-t-il déclaré.«Si j\u2019avais su, tu peux être sûr que j\u2019aurais lancé de hauts cris.» Selon M.Charbonneau, cette M m Y .-&1 H f m \u2019/ : t * M X : ' ' î M : 4:-wC y ü i - Si> p >#' J ^3: .>\u2022 V> X>< a :¦ à Ski : 6 jaunisme Lorsque au début du siècle Adolph S.Ochs prenait en main le New York Times pour en faire ce qu\u2019il est aujourd\u2019hui, l\u2019un des plus sérieux et des plus importants quotidiens au monde, il poursuivait en fait un seul et unique objectif.Lutter contre le jaunisme.Il s\u2019agissait alors d\u2019une tâche monumentale car au sein de la presse américaine sous l'impulsion des Pullitzer et des Hearst.on se livrait entre journaux une lutte acharnée au moyen d\u2019une m B 11 m «v \u2022>'v: H » m M : C'est avec l'arrivée au pouvoir de John F.Kennedy que la presse a pris un nouveau tournant.Il a traité les journalistes en alliés, et a semblé valoriser leur point de vue.forma avec l\u2019arrivée au pouvoir de John F.Kennedy.La presse allait prendre un nouveau tournant.Un nouveau tournant «Kennedy nous traitait en alliés, nous téléphonait, et maîtrisait cet art subtil de nous faire croire qu\u2019il valorisait notre point de vue», raconte Kelly.«Ses flatteries à notre égard, loin de sonner faux, nous semblaient authentiques.Kennedy était le roi Arthur investi d\u2019une mission sacrée qu\u2019aucun de nous n\u2019aurait osé critiquer sinon d\u2019une manière bien apprivoisée.» «Nous étions devenus grâce à lui des beautiful) people.» Le paradoxe dans cette époque c\u2019est que Richard Nixon eut-il agi exactement à la manière de Kennedy, n\u2019aurait pas eu plus de chances politiquement.La presse ne croyait pas en Nixon.S\u2019il eût fallu dès lors que ce dernier comme Kennedy se permette des incartades nocturnes à certaines adresses de Washington, incartades qui ne furent jamais rapportées sinon dans une presse à sensation, il n\u2019aurait jamais survécu.Les années soixante-dix allaient le démontrer très largement.Lyndon B.Johnson, la guerre au Vietnam, les bouleversements profonds que connut l\u2019Amérique obligent la presse à aller plus loin.Plus que jamais auparavant elle dut à la fin des années soixante assumer les responsabilités que lui imposait son état de «quatrième pouvoir».Elle osa en effet retirer son appui à une administration alors engagée dans une guerre outremer.En agissant de la sorte elle affirmait son indépendance.Lyndon B.Johnson se croit trahi par des amis intimes.Le Times, quelques années plus tard, devait publier les dossiers du Pentagone, passant outre les objections patriotiques qu\u2019il se serait imposées vingt ans plus tôt.Nixon Mais c\u2019est sans doute Richard Nixon, par défaut plus qu\u2019à dessein, qui fit le plus pour consacrer l\u2019indépendance de la presse américaine qu\u2019aucun autre président depuis le début du siècle, même Harding.Sous Nixon la presse dut apprendre à compter sur d\u2019autres sources d\u2019information que les voies traditionnelles, à mettre en doute ces dernières, et à prendre des risques judiciaires pour informer le public comme ceux qu\u2019assuma le Post et le Times dans l\u2019affaire du Watergate.Au-delà de la légende du Watergate il est indéniable que les retombées de cette époque sont nombreuses et n\u2019affectent pas seulement le reportage politique.Depuis Watergate, un sénateur tel Wilbur Mills ne peut plus se permettre de faire la foire et de conduire en état d\u2019ébriété sans en assumer les conséquences.Bien sûr la presse a toujours ses favoris qu\u2019elle protège et à qui elle pardonne bien des choses, et ses ennemis qui ont toujours tort quoi qu\u2019ils fassent.Le système américain engendrera toujours des rivalités du type Nixon et Kennedy.Il y aura toujours des présidents, que Washington n\u2019acceptera pas.Mais là où le progrès semble résider c\u2019est dans l\u2019élargissement qui dépasse le cadre de ce qui est strictement officiel et qui minimise les risques d\u2019abus commis par des agences comme la CIA ou le FBI.Dans des bureaucraties de l\u2019ampleur de celles qu engendrent les sociétés développées.cela s\u2019impose.Mais on revient à la vie privée des politiciens.Un Ted Kennedy, selon les derniers sondages, a survécu à Chapaquidick dans l\u2019esprit d\u2019une majorité d\u2019Américains.La femme du président Ford est devenue héroïne alors ; qu\u2019il n\u2019y a pas si longtemps admettre publiquement son alcoolisme aurait sérieusement, compromis l\u2019avenir politique de son époux.L\u2019opinion publique a évolué quoique l\u2019on puisse se demander si la presse devait savoir que le sénateur Eagleton avait subi des traitements aux électrochocs dans le cadre d\u2019une cure psychiatrique.?«Les journaux violent-ils le droit du public à ne pas savoir?» Henry Thoreau écrivait au tournant du siècle dernier.«Aux yeux d\u2019un philosophe bien sûr tout ce qui est nouvelles n\u2019est que commérages et ceux qui les rédigent comme ceux qui les lisent sont comme des vieil! dames prenant le thé.» % m J: % x > m M b- g r- * ** ¦ 4 :>¦ - Le sénateur Joseph McCarthy avait su si bien «embobiner» les journalistes que ceux-ci reprenaient ^«verbatim» ses discours démagogiques et ses accusations libelleuses.es ¦t A i -s\u2014A 6 pleins feux SUR L ACTUALITE 'H*J !\u2022-» MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 1 978 *.+9C \u20223* «a* quand le roi des rois rêve à l\u2019Occident la semaine / V I Capitaux et technologie ne semblent pas suffire sent d\u2019une immunité judiciaire! complète, entraînent en majori-| té l\u2019armée iranienne.Les Aile-; mands et les Français mènent la! construction des centrales nu-! cléaires.Les Israéliens agissent! comme conseillers dans le do-; maine de l\u2019agriculture et les! services de renseignement.Les Canadiens bâtissent les indus-; tries de pâtes et papiers et planifient le réseau électrique.Les! Soviétiques construisent la fi-! nance et la sidérurgie, et les Hol-J landais s\u2019occupent des usines de désalinisation.\t\" | Il n\u2019y a pas un pays industrial!- j sé ou semi-industrialisé qui n\u2019ait; mis la main à la pâte comme un! immense corps d\u2019élite inter ! national!\tj Les importations frisent les ; vingt milliards par année, au- ! tant que les recettes pétrolières et l\u2019Iran se classe déjà parmi les ; plus grands emprunteurs du j monde sur les marchés finan- ! ciers de Londres.Encore ici, les | Canadiens sont entrés dans la < ronde avec un prêt de cent cin- \u2018 quante millions de dollars gérés ; depuis mai par la banque Impé-1 riale de Commerce.\t¦ En voulant recréer les grands/ royaumes persans, d\u2019il y a 2,500 ans, le Shah a bâti une armée qui n\u2019a pas son pareil dans toute la région en terme d\u2019équipement.En intervenant par les armes en Somalie, en luttant contre les Sécessionnistes du Dhofar dans le Sultanat d\u2019Oman et en édifiant avec l\u2019aide encore des Canadiens la plus imposante flotte militaire .du golf Persique, le nombril pétrolier du monde, l\u2019Iran est devenu un fer de lance pour l\u2019Occident, le dernier bastion asiatique contre les visées soviétiques.Mais la mèche brûle pendant que le Shah rêve à l\u2019Occident; les capitales industrielles du ! monde sont sur le qui-vive en ! craignant que les événements ' d\u2019il y a vingt-cinq ans se repro- ! duisent chez fui.\t\\ Car 1953, c\u2019est l\u2019année de la ! première nationalisation du pé- ; trole au Moyen-Orient sous le ! gouvernement du Front national de Mohammed Mossaq, l\u2019année où le Shah fut expulsé de son pays avant de profiter d\u2019un coup d\u2019Etat mené par la CIA.«La libéralisation du régime, , m\u2019a dit un diplomate qui sein- < blait soucieux, est la dernière ! carte du Shah et cela veut dire | un développement beaucoup : moins spectaculaire au cours < des prochaines années.»\t! I » I m m PIERRE VENNAT E MINISTRE des Finances, Jean Chrétien, a réussi, à la veille du week-end, à gagner le titre de «vedette de la semaine» en ¦présentant une série de mesures alléchantes pour les électeurs, dans te qui est la deuxième phase du programme économique du gouvernement fédéral.Cette fois, il s\u2019agit de l\u2019énergie, des allocations familiales et des prestations aux personnes âgées.L .à le faire \u2014, constitue la plus gigantesque mosaïque culturelle du Moyen-Orient et chaque communauté a ressenti à sa façon les contre coups de la marche forcée vers l\u2019industrialisation.En parcourant plus de deux mille kilomètres à travers le pays, j\u2019ai pu constater le choc que peut créer le jumelage d\u2019une civilisation nucléaire et d\u2019une société encore extrêmement féodale.A Kuom, par exemple, la grande capitale religieuse du chilis-me, on peut voir des fillettes de quatre ans porter le tchador, ces grands voiles noirs dont le père du Shah a voulu libérer les femmes à l\u2019instar d\u2019Ataturk en Turquie au cours des années 30.Les étrangers y sont malvenus et aucun hôtel ne s\u2019empressera de vous accueillir.On vit à 90 minutes de différence de Téhéran l\u2019été car les horloges marquent le temps de la Mecque en Arabie Saoudite.Personne n\u2019exhibe ici de photos du Shah comme dans le reste du pays et l\u2019arabe classique du koran est plus encouragé que le farsie, la langue officielle de l\u2019Iran.Il faut passer des heures et des heures dans le bazar de Shiraz, le plus beau du pays, pour constater à quel point l\u2019artisanat a été rongé par l\u2019inflation des prix et des salaires.Le tissage des tapis coûte maintenant trop cher et peu à peu à travers l\u2019Iran, les boutiquiers ferment leurs portes, surtout à l\u2019extrême nord, à Tabrinis où justement les émeutes les plus violentes ont explosé au début de l\u2019année.Des fabricants aussi réputés qu\u2019Arjomand, Rashid, Farroki et Ashdari, qui tissaient les plus beaux tapis Kerman, ont cessé toute activité.D\u2019autres ont dû simplement déménager leurs pénates en Inde pour rester compétitifs.Tout dépend de l\u2019étranger L\u2019Iran a beau être le deuxième plus gros exportateur de pétrole au monde et regorger d\u2019autres richesses naturelles, le pays dépend néanmoins plus que jamais de l\u2019étranger.Les Pakistanais, les Indonésiens et les Arabes balaient les rues, recueillent les vidanges et cirent les souliers.Les Coréens et les Philippins entretiennent l\u2019Armée de l\u2019air.Les Portugais et les Philippins opèrent l\u2019industrie du camionnage.Les Indiens importent les biens de consommation à bon marché.Les Américains, plus de quarante mille, qui jouis- est que le Shah a voulu mener son peuple au paradis terrestre à coups de baguette.» En faisant les comptes maintenant, on constate comme Mohammed Reza Pahlavi (celui qu\u2019on appelle aussi «La lumière des Aryens») que cette révolution blanche, s\u2019inspirant du modèle occidental, était impossible à réaliser dans les délais prévus.En budgétant sa réforme agraire en 1962, il a bien sûr dépossédé nombre de grands propriétaires fonciers au profit d\u2019une paysannerie extrêmement fragile.Quinze ans plus tard l\u2019Iran est devenu le plus grand importateur de biens alimentaires du Moyen-Orient, en dépit des ressources agricoles qui dépassent en surface toutes celles des autres pays arabes réunis.Un peu plus tard, il a instauré l\u2019assurance-santé.Mais le pays compte moins de 12,000 médecins dont la moitié se recrute à Téhéran pour une population de 35 millions d\u2019habitants.En 1974, ce fut au tour de l\u2019école élémentaire, gratuite et obligatoire pour tous, mais le pays ne disposait même pas de la moitié des enseignants requis pour réaliser un tel programme.«Le défi au développement est si colossal que le Shah n\u2019a pas d\u2019autre choix que d\u2019exagérer tous ses mots d\u2019ordre pour inciter tous et chacun à prendre les bouchées doubles,» m\u2019a expliqué un universitaire associé de près à la politique étrangère du monarque.Aujourd\u2019hui, les Iraniens des grands centres urbains comme Téhéran, Aiiwaz, Isthahan, Shiraz, Tabriz et Mashaad ont un niveau de vie comparable aux Argentins, aux Brésiliens ou aux Sud-Coréens.La performance est pour le moins étonnante.Mais la grande question demeure: si l\u2019Iran a dû payer plus de cent milliards de dollars pour en arriver là, quelle serait la facture pour d\u2019autres pays plus populeux comme l\u2019Inde ou le Pakistan ou d\u2019autres continents comme l\u2019Afrique?L'aspect le plus troublant est que les chiffres ne disent rien des conditions sociales et culturelles qu\u2019un tel effort d\u2019industrialisation a causé dans le monde des rizières et des greniers sur pilotis qui bornent la mer Caspienne au nord ou dans l\u2019univers des nomades Bakthia-ris tout au sud à Shiraz.Le peuple, en grande majorité musulman \u2014 mais à ne pas confondre avec les Arabes comme tant d\u2019Occidentaux ont tendance pour le tourisme mais pour l'économie en général, demeurent.Quant au chaos, ce seront les machinistes qui l\u2019auront provoqué plutôt que les pilotes.Les pilotes, des hauts salariés s\u2019il en est, voulaient une liste d\u2019ancienneté unique pour les pilotes de Nordair et d\u2019Air Canada (ce qui leur aurait donné presque automatiquement la priorité ^ de promotion, du moins pour les plus anciens d\u2019entre eux) et le g privilège de voler en première I classe gratuitement, lorsque pas ?de service, ces messieurs ju-£ géant indigne pour leur statut de 1 voyager en classe touriste comme tout le monde.I Le règlement intervenu reporte la question de la liste d\u2019ancienneté à l\u2019achat en belle et due | forme de Nordair par Air Canada.Bref, on n\u2019a fait que reporter la question.Quant à celle du «privilège» de voler en première classe, la question est référée à un arbitre, a En attendant, les pilotes conservent leur privilège.Si l\u2019arbitre leur donne raison, le conflit sera réglé en autant qu\u2019ils sont concernés.Dans le cas contraire, il est à prévoir qu\u2019ils refuseront les conclusions de l\u2019arbitre et menaceront encore une fois de priver le pays de transport aérien, toujours pour une «si importante question de principe».Ainsi, à compter de janvier prochain, Ottawa fera une pause dans la hausse des prix du pétrole et du gaz qui devaient norma- .i .I ' .ROBERT POULIOT & 1 collaboration spéciale ; i ;/V EHERAN \u2014 L\u2019Iran est à un point tournant.Jamais en vingt-cinq ans de pouvoir absolu, le Roi des rois (Shahinsh\u2019a) n\u2019a-t-il été ainsi mis en ballottage par des centaines de manifestations qui déferlent à travers le pays depuis janvier dernier et qui ont abouti récemment à la mort de quatre cents civils dans un théâtre d\u2019A-badan, la grande capitale de l\u2019or noir.«Plus de monarques iraniens sont morts de cause naturelle.Le Shah a été accepté aussi longtemps qu\u2019il a pu démontrer l\u2019efficacité de son despotisme», notait un jour le Times de Londres.Or, malgré les dizaines de milliards de pétrodollars qui ont afflué au royaume de la Perse au fil des années 70, l\u2019exemple de l\u2019Iran montre clairement aujourd\u2019hui que capitaux et technologie moderne ne suffisent pas pour arracher un pays au sous-développement chronique.Avec sa «révolution blanche» de 1963, qui a été le coup d\u2019envoi de plusieurs réformes économiques et sociales, et le quadruple-ment des prix de l\u2019or noir en 1973-74, le Shah a lancé l\u2019Iran dans une véritable course contre la montre pour industrialiser le pays avantque ne commence à chuter la production pétrolière au début des années 1990.Un paris colossal Jusqu\u2019ici cependant, rien ne laisse croire qu\u2019il remportera son pari.Aux déclarations triomphantes du monarque, qui s\u2019engageait à placer l\u2019Iran avant la fin du siècle parmi les cinq premieres puissances mondiales, succèdent les constatations embarrassées des fonctionnaires et techniciens confrontés à l'essoufflement de l\u2019économie.«Tout le problème, raconte un diplomate arabe dans un dossier transmis à son gouvernement, .; T .V' i >¦ 1 A K\u201d l w %: K mm > i' lament augmenter de façon à atteindre progressivement les prix internationaux.Le prix ne ' sera pas augmenté en janvier, peu importe les prix américains, et la taxe d\u2019accise spéciale sur l\u2019essence a été abaissée immédiatement de 3 cents le gallon.Par ailleurs, le gouvernement «a l\u2019intention» d\u2019augmenter les prestations des personnes âgées et les bénéficiaires actuels du supplément du revenu garanti verront leur revenu accru de $20 par mois.Enfin, M.Chrétien a annoncé une restructuration des prestations pour enfants à charge.Enfin, Ottawa ramènera à $20 par mois l\u2019allocation familiale fédérale de base en janvier 1979 et le gouvernement fédéral se propose également de supprimer le crédit d\u2019impôt actuel de $50 par enfant et de ramener l\u2019exemption fiscale offerte pour les enfants de 16 à 17 ans à $460.Ce nouvean train de mesures d\u2019économie vient renforcer les spéculations à l\u2019effet que les élections fédérales, c\u2019est pour bientôt.Au Moyen-Orient, les massacres continuent Habitués que nous sommes ù considérer tout événement dans notre jardin plus important qu\u2019une tragédie réelle dans celle du voisin, on risque d\u2019oublier que le Moyen-Orient est de plus en plus une poudrière où l\u2019horreur est devenue phénomène quotidien.L\u2019attentat de la semaine dernière, à Beyrouth, qui a fait 200 morts dans une maison d\u2019appartements est déjà oublié, du moins dans les media canadiens et il est probable que la semaine prochaine on ne parlera plus de celui qui a coûté la vie à 430 personnes à Abadan, en Iran.Il s\u2019agissait du 30e attentat contre un cinéma.L\u2019Iran, cette semaine, a fait presque oublier les querelles entre Palestiniens ou entre Palestiniens et Arabes, reléguant qu\u2019aux oubliettes un attentat meurtrier contre un car d\u2019El Al, en pleine ville de Londres.< ii LUNDI: la grande vitrine de Téhéran Air Canada ne vole plus Par ailleurs, le pays qui pensait avoir échappé de justesse à une grève de l\u2019air a appris avec stupeur vendredi matin qu\u2019Air Canada ne volait plus.C\u2019est que si l\u2019attention était portée sur les pilotes, les machinistes, eux, indispensables à la bonne marché des appareils, sont en proie à la dissension interne.\u2022 Leur syndicat, l\u2019Association internationale des machinistes et travailleurs en aéronautique, a accepté une entente de principe avec Air Canada, il y a déjà quelques semaines.Dans plusieurs grandes villes de l\u2019est du pays, notamment Montréal (pour Dorval et Mirabel), les membres ont rejeté cette entente et dénoncé les négociateurs nationaux.Finalement, à la largeur du pays, 53 pour cent des machinistes rejetaient l\u2019offre.Ce n\u2019était pas suffisant pour le syndicat pour débrayer mais c\u2019en était assez pour les membres qui, à compter de 3 heures hier matin, ont décidé de quitter le travail, se fichant éperdument de leur syndicat, de leur employeur, et, bien sûr, du public.! Air Canada, qui venait d\u2019en I venir à une entente précaire ; avec ses pilotes, a réagi en impo-! sant le lock-out.7 Chemin de fer Oléoduc i La situation demeure explosive en Iran où le shah s\u2019est déclaré «indispensable» et a affirmé qu\u2019on ne saurait envisager, dans un pays comme le sien, d\u2019instaurer une démocratie à l\u2019européenne.Entre-temps, dans le pays, la violence prend de plus en plus nettement la forme d\u2019un terrorisme sélectif perpétré, dans la plupart des cas, au moyen de bombes incendiaires.Le dernier exemple est l\u2019incendie, à Téhéran, des halles aux légumes où, selon la presse, 160 boutiques ont brûlé en six heures.Ailleurs, dans le monde, le régime Somoza, régime dictatorial qui dirige le Nicaragua depuis plusieurs années semble sur le point de s\u2019écrouler.En tout cas.l\u2019invasion du Parlement par un commando armé bien organisé a sérieusement ébranlé sa situation.{Mer.CasjMmë^: U.R.i T.' 0 U oc ^Tabriz i Km ' ; Recht Maraqha r t uourgan «ss,Mechhed Sebzevar^9 Zendjan * yÉHÉRA Koum Hamadan \u2022 « O Kermanchah °Herat\\\\* Kachan DACHT-i-KEVIR * Les rebelles sandinistes, acclamés parla foule, ontobtenu tout ce qu'ils voulaient: la libération de 59 prisonniers politiques qu>.ont fui le pays avec eux et $500,000 de rançon.MDizfoul Ispahan IRAK- i Yezd .\\A \u2022 .\u2014' .rpr En bref 3 Za bol0 I R A N L Kirman Ahwaz X% Abadan \u2014Le règlement de placement dans l\u2019industrie de la construction au Québec a été amendé pour corriger la plupart des injustices qu\u2019il contenait; \u2014Ça bouge dans le domaine des négociations du secteur public au Québec: les demandes des syndiqués de l\u2019Hydro ont été rendues publiques; les fonctionnaires provinciaux sont mécontents et sont sur le point de demander la conciliation; les employés de la SAQ se plaignent de la vente du vin dans les épiceries; les syndiqués de la CSN (85,000) songent à demander $250 par semaine comme salaire minimum décent.Il oChiroz \u2022:-KOWEÏT.7ohda°n V* 5 .Quant aux pilotes d\u2019Air Cana-; dâ, eux que l\u2019éditorialiste de LA i PftESSE Jean-Guy Dubuc a ! qualifié de «pirates de l'air», ils J ont décidé de surseoir à leur >\tgrève.» Car c\u2019est d\u2019un sursis qu\u2019il s\u2019a-{ git, l\u2019entente de principe surve-j nue n\u2019étant valable que jusqu'à >\tla fin de l\u2019année et les deux \u2019 points chauds pour lesquels ces messieurs étaient prêts à plon-1 ger le pays dans un chaos, compete tenu de l\u2019importance grandissante de l\u2019avion non seulement \\*.vr gæ ¦ R Le premier ministre René Lévesque n\u2019avait pas caché qu\u2019il trouvait cette réponse «assez sidérante» et n\u2019avait pas hésité à répliquer que «La représentation fédérale est exclue par la souveraineté».K ¦ A cet égard il n'est pas mauvais de relire le fameux paragraphe que le Québec a réussi à faire inclure dans la déclaration commune que les premiers ministres ont émis à l\u2019issue de leur conférence de Regina: «Pour le gouvernement du Québec, dont l\u2019option est la souveraineté-association.dans l\u2019ensemble, ccs éléments de consensus de 1976 et la plupart des autres positions constitutionnelles discutées à Regina, lui semblent pourtant acceptables.Le Québec a ajouté que cette approche est en effet 1 « S# - : m# Mais M.Lévesque voyait avant tout dans ce sondage l\u2019indice d'une profonde confusion des Québécois francophones autant face à la souveraineté-association qu\u2019au «fédéralisme renouvelé» que d\u2019autres pourraient leur proposer.Et lepre-! ^mier ministre concluait: «Il res- Ü S mm.Le père de «l\u2019étapisme».M.Claude Morin, a prononcé des paroles que certains journaux de Halifax ont mal interprétées.Cette interprétation n'a qu'ajouté la confusion dans l'esprit de bien des gens.En réalité, il n\u2019y a pas de contradiction.Ce que M.Morin a dit ou voulu dire «et qu\u2019il aurait pu ______________________I*Acadie\tAcadiens?_ Les états généraux n\u2019ont vu qu\u2019un été \\r.Acadiens, à partir de ce jour, ne négocieraient plus avec le gouvernement Hatfield, ils allaient négocier avec le gouvernement du Canada.Une fois que les Acadiens auraient pris cette décision, la province aurait été coupée en deux, avec une ligne de Grand-Sault à Moncton.«Il faut bien garder notre université pour nous», expliquait un tenant de la province acadienne.Ainsi, tout le nord du pays deviendrait indépendant et francophone.Problèmes et querelles Malheureusement, les choses n\u2019allaient pas se passer ainsi et le CEGA fut rapidement en proie, non seulement à des problèmes de financement, mais à des querelles internes.On accuse d\u2019abord les responsables d\u2019avoir mis sur pied les dits Etats Généraux afin d\u2019aider le Parti Acadien à se structurer.Ensuite, l\u2019option de la province acadienne qui est la seule prévue par les Etats Généraux provoque non seulement l\u2019ire de la population mais également celle du gouvernement provincial.Le ministre des Finances, M.Jean-Maurice Simard déclare «que jamais le gouvernement du Nouveau-Brunswick ne subventionnera le CEGA s\u2019il refuse d\u2019étudier toute autre théorie que celle de la séparation.» D\u2019autre part, le Québec a également promis de l\u2019argent.En fait, il subventionne, par le biais de la SANB, les Etats Généraux de l\u2019Acadie mais depuis quelque temps, il ne bouge pas.Les $100,000 promis se font toujours \u2014 attendre, et au Nouveau-Brunswick, les observateurs affirment que c\u2019est par crainte d\u2019être accusé «d\u2019ingérence politique dans les affaires d\u2019une autre province».Chose certaine, le ministre des affaires intergouvemementales du Québec, M.Claude Morin, demeure muet sur le sujet quand on lui demande s\u2019il a toujours l\u2019intention de financer les Etats Généraux de l\u2019Acadie.gouvernements, «il faudra que les Acadiens soient d\u2019accord pour les financer en partie.Il faudra débloquer des fonds acadiens et après, quand les gens auront confiance au sérieux de notre organisation, nous pourrons aller ailleurs.Quitte à aller chercher de l\u2019argent en France s\u2019il le faut.» Pour le moment, c\u2019est encore le Société des Acadiens du Nouveau-Brunswick qui épongera le déficit des Etats Généraux, déficit qui se monte à $20,000.On recommence donc à neuf, dans cette quête d\u2019une identité acadienne propre, puisque samedi dernier, lors d\u2019une réunion tenue à Caraquet, on a décidé de saboter les Etats Généraux.«Ce terme n'évoque rien à la conscience populaire puisqu\u2019aucu-nement relié à une réalité historique acadienne, ni à un contexte acadien mais plutôt à une tradition étrangère qui suggère des interprétations loin de nos intentions.» avenir et regarder en face les options politiques qui s\u2019offrent à eux, il n\u2019y a pas d\u2019argent disponible.Tout ce qui préoccupe nos députés francophones, tant au provincial qu\u2019au fédéral c\u2019est de garder le pouvoir mais il va falloir trouver du financement envers et contre tout pour que les Acadiens puissent aller de l\u2019avant.Nous n\u2019avons pas le choix, nous ne pouvons pas laisser dans les mains de d\u2019autres notre avenir politique, c\u2019est trop sérieux et trop grave.» Et si les fonds acadiens n\u2019étaient pas débloqués?«Des gens comme le président de l\u2019Assomption, M.Gilbert Finn ont des crainte, de dire le père Gau-dot, il va falloir qu\u2019ils s\u2019en déba-rassent ou qu\u2019ils cèdent leur place à d\u2019autres qui eux marcheront plus par conviction que par peur.Il faut qu\u2019on soit capable de s\u2019entraider.Ce qui implique également changer la psychologie des gens.» Le Parti Acadien De son côté, le Parti Acadien, officiellement, ne croit plus à l\u2019efficacité des Etats Généraux ou de La (nouvelle) Convention d\u2019orientation nationale des Acadiens.Pour le moment, le parti s\u2019organise.Pour la première fois, cette année, il obtiendra des fonds gouvernementaux pour organiser les prochaines élections.Pas beaucoup, $3,000.(proportionnellement au nombre de votes obtenus à la dernière élection) mais déjà cette somme pour le parti est énorme.Et le but visé est de faire élire des députés à la prochaine élection, un point c\u2019est tout.Pour l\u2019historien Léon Thé-riault, le problème se pose différemment.«Il faut que l\u2019on parle de la Province Acadienne, qu\u2019on en discute.Il faut lancer le débat, dit-il, et étudier les possibilités qui s\u2019offrent à nous.Il y a des précédents qu\u2019il ne faut pas négliger.Comme le Québec qui a été amputé à l\u2019Ontario en 1791 et le Nouveau-Brunswick qui a été créé à la demande des loyalistes».Pourquoi n\u2019y aurait-il pas aujourd\u2019hui une province acadienne à la demande des Acadiens?LUNDI: La réussite des Acadiens.M -¦ INGRID SAUMART L -v» g ! N ACADIE, tous les Acadiens sont nationalistes.Mais pas tous de la même façon et avec une même intensité.Certains sont des nationalistes de droite, d\u2019autres sont modérés, d\u2019autres enfin de gauche ou d\u2019extrême-gauche.Certains, ceux qui ne sont pas impliqués politiquement, sont tout simplement des francophones du Nouveau-Brunswick.Ceux-là vivent dans des villages entièrement francophones, n\u2019ont jamais eu de démêlés graves avec les anglophones, ne sentent pas l\u2019oppression de la majorité et vivent à peu près heureux.C\u2019est à ces gens, non impliqués politiquement, que les responsables de l\u2019organisation des Etats Généraux de l\u2019Acadie, tout dernièrement rebaptisés «Convention d\u2019orientation nationale des Acadiens» devront vendre la nécessité de tenir une telle réunion.Et leur prouver l\u2019importance du rassemblement des forces vives francophones, afin de combattre «l\u2019ennemi».Né en juin 1977, au cours d\u2019une assemblée annuelle de la Société des Acadiens du Nouveau-Brunswick, le Conseil des Etats Généraux avait pour mission d\u2019organiser des rencontres afin de sensibiliser la population aux problèmes des francophones au Nouveau-Brunswick et de préparer les véritables Etats Généraux de l\u2019Acadie.Cette vaste réunion politique, avec des représentants de toutes les couches de la société, était prévue pour l\u2019automne de cette année, \u2022devait décider du sort des Acariens: ils auraient ou n\u2019auraient pas leur province acadienne, ÿ\u2019est-à-dire une onzième province canadienne avec une Assemblée nationale et toute l\u2019organi- Vsation sociale et politique indépendante que cela implique.Les E ! ) 1 w : V;v t ¦ 1 Les Etofs Généraux sont morts Les Etats Généraux sont morts.Il y a maintenant la Convention d\u2019orientation nationale des Acadiens qui se tiendra en mai 1980 et qui étudiera en plus de la possibilité de la création d'une province acadienne, une dualité des ministères au sein du gouvernement du Nouveau-Brunswick, c\u2019est-à-dire le dédoublement de tous les services: un en français, l\u2019autre en anglais; des relations plus étroites entre les Acadiens et le Québec; l\u2019union des provinces maritimes, les districts unilingues acadiens côtoyant des districts unilingues anglophones et finalement le statu quo.Maintenant que les problèmes idéologiques ont été réglés, il ne reste plus qu\u2019à s\u2019attaquer à ceux des finances.Le président de la Société des Acadiens du Nouveau-Brunswick affirme qu\u2019il va continuer à finances l\u2019opération, c\u2019est-à-dire à éponger le déficit actuel et ensuite travailler à chercher de l\u2019argent ailleurs.«Les gouvernements ont peur», dit-il.Si c\u2019était pour un voyage à la lune, ils nous donneraient de l\u2019argent mais pour permettre aux Acadiens de repenser leur i ,6 : : m : F1 î 1 i i ¦ I : M S :c ¦ ¦ » m Madame Marielle Gervais, nommée depuis peu à la tête de l\u2019organisation de la Convention d\u2019orientation nationale des Acadiens affirme qu\u2019avant d\u2019aller chercher de l\u2019argent auprès des HH il! WÊÊÿ JEb Le ministre des Finances du Nouveau-Brunswick, M.Jean-Maurice Simard, a dit que «jamais le gouvernement ne subventionnera le CEGA s\u2019il refusé d étudier toute autre théorie que celle de la séparation».r' J LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 26 AOÛT 1 978 A 9 Elle occupe une place impressionnante dans les journaux européens Margaret: vedette capricieuse et fragile 1 ! ¦ par Louis-Bernard ROBITAILLE collaboration spéciale CASSIS \u2014 Margaret est-elle -.yenue sur la Côte d\u2019Azur pour tourner un film \u2014 ou seulement pour disputer la vedette à Caroline de Monaco dans la presse de ,coeur?Dans les journaux à .grand tirage que je feuillettent depuis deux semaines à Paris, elle occupe en tout cas une place /impressionnante.Photos sur la plage, photos dans les rues de .Cassis, photos (surtout) avec : chevalier servant», un homme , play-boy grisonnant de la région.Mais sur le film, pas un détail: les lecteurs de «Paris-Match ,autres magazines ne sauront .jamais s\u2019il s\u2019agit d\u2019un mélodrame italien ou d\u2019une comédie musicale.% Manège évident.«Mais c\u2019est le début d\u2019une idylle! » plaisanté Francis Lemaire, principal comédien du film.En fait cq serait plutôt un début de panij que.Sous des prétextes divers, on parvient à replacer Margaret deux chaises plus loin, loin du paparazzo.Du coup je retrouve moi-même l\u2019appétit.Un peu plus tard, je lui propose d\u2019avoir une conversation dans les jours suivants \u2014 «en laissant de côté la vie personnelle».EUê semble d\u2019acord.Le lendemain!; au tournage, je lui en reparle: Elle a un mouvement de recul ei se contente de faire non de là tête: «Je travaille».Alors après le travail?Un sourire parfaitement absent: «Aucune interview pendant le tournage.» Clac! Voit là envolée ma prochaine augmentation de salaire.Questions indiscrètes Au fond elle a apparemment raison: en dehors des banalité^ que peut-on poser à Margaret Trudeau sinon des questions vraiment indiscrètes?A sa placf je ne donnerais pas d\u2019interviews! Mais je ne ferais peut-être pas de cinéma commercial.Et jo n\u2019écrirais pas non plus, à 29 ans; un livre de souvenirs sur ma viè à Ottawa.Ce livre, qu\u2019elle écrit en collaboration avec un éditeur} sera quelque chose corne «Ma vie de femme de premier minis: .Ce ne sera pas un livre dg potins», précise-t-elle.Son éditeur est peut-être d\u2019un autre\", avis.Sinon pourquoi s\u2019intéresse^ rait-il à la courte vie de cettê jeune file de bonne famille?.Dernier acte du drame: hier soir, la revoilà à l\u2019inévitable «Bar de la marine».Le playboy grisonnant est déjà à la discothè; que.Je l\u2019arrête et je lui demande au passage: «Pourquoi refu-I sez-vous de me donner une interi view?» J\u2019attends une réponse qui ne soit pas le vide complet.Elle ne vient, pas: «Parce que trop de journalistes sont venus m\u2019embêter alors que j\u2019essaie de travail: 1er.» Là-dessus, elle s\u2019enfuit à toutes jambes.J\u2019avais déjà expérimenté la mauvaise humeuç de Carole Laure, les coquetteries de Sylvia Kristel, les caprices de telle ou telle starlette, pas forcément intellectuelles.Elles avaient en commun d\u2019avoir, à leur niveau, de la suite dans les idées, et une certaine consistance.Les métiers publics ont leur avantages, mais pour les faire il faut avoir un certain muscle.,xS production sc frotte les mains.Puis l\u2019humour change: la vedette voudrait qu\u2019on s'intéresse à autre chose qu\u2019à ses chevaliers servants et à la production que, malgré tout, on parle un peu du film.Donc Margaret est officiellement exaspérée de cette chasse à la photo depuis un moment déjà et le tournage se ressent de son humour.Le problème, c\u2019est que sa conduite n\u2019est pas tout à fait cohérente: il y a des manières de tenir les paparazzi à l\u2019écart et il y a des vedettes qui leur échappent.Margaret n\u2019a pas l\u2019air de le comprendre.Quand elle n\u2019est pas abattue, elle devient tout à coup purement démonstrative, quel que soit le publie aux alentours.Pas besoin d\u2019ètre espion-photographe pour faire d\u2019elle des photos personnelles\u2014 ce qui ne veut pas dire compromettante.Ceci dit, elle ne donne pas d\u2019interviews.Ce qui ne fait guère plaisir à la production: cette politique semble avoir été décidée en accord avec son avocat américain, qui vient de passer la semaine à Cassis.«Je suis timide» Pourquoi toutes ces manières?«Je suis très timide», disait-elle l\u2019autre soir à table.Ce n\u2019est certainement pas une coquetterie.Pour une femme qui n\u2019est tout de même pas une adolescente et qui a connu de près la vie publique pendant plusieurs années, Margaret Trudeau étonne par son manque d\u2019assurance et sa fragilité.Au tournage, elle reste dans son coin, ou alors chuchote des plaisanteries à l\u2019oreille de ses confidentes; à la moindre interpellation, elle se bloque.Aux terrasses de café, elle est le plus souvent silencieuse, risquant quelques mots ou un sourire par-ci par-là, sans plus.Adolescente renfermée L\u2019autre soir, dîner à douze personnes au restaurant.C\u2019est elle qu\u2019on entend le moins.Lorsque le «chevalier servant» ou son autre voisin sont par hasard occupés ailleurs, elle redevient une adolescente renfermée qui a l\u2019air de s\u2019ennuyer dans un diner officiel.On lui adresse la parole à brûle-pourpoint, elle sursaute.On croise son regard, elle détourne les yeux.Au début du repas, dans la confusion générale, elle se retrouve assise en face de moi.jf _ - .m I 8% i # K / r - % m ¦ # son .» ou m m 5 I Intrigué par ce battage publicitaire, je me suis retrouvé à \u2022Cassis, à la suite d\u2019une foule de \u2018 «paparazzi», m\u2019attendant à trouver Madame Trudeau retranchée dans son hôtel, escortée par tin service d\u2019ordre, guettée par tine nuée de photographes.0 i# I p ¦# % P X Une rose à la main - En fait, dès le premier soir, je \u2022l\u2019aperçois au «Bar de la marine» .point de ralliement de l\u2019équipe de tournage.Pas de service d\u2019ordre à l\u2019horizon.Elle est assise à la terrasse au milieu d\u2019un groupe, une rose qu\u2019on vient de lui offrir à la main.Le playboy est-il là?Peut-être, mais corne j\u2019ai (déjà oublié à quoi il ressemble, je ne pourais pas le reconnaître.Dilemne: je l\u2019aborde et je prends contact immédiatement ou alors j\u2019observe et j\u2019attends?Saisi par une certaine langueur méditerranéenne, je décide d\u2019attendre.Un admirateur local vient la saluer.Elle sourit puis retombe dans le mutisme.De temps à autre, elle glise un mot à loreille d\u2019un jeune homme (décidément, ce n\u2019est pas le playboy en question).Pas très expansive en tout cas.Une demi-heure plus tard, le groupe disparaît dans la minuscule discothèque située à l\u2019arrière du bar.Poussée par le devoir, j\u2019y vais à mon tour: musique excellente, foule compacte comme dans le ^métro aux heures de pointe, obscurité totale.Encore une heure, et Margaret, jusque là assise sagement sur sa banquette, se lève pour rentrer à son hôtel.Moi je reste.i mm## « H ¦ (Mm 'V ,, ! i .V- ¦Y t re» i c- * m m k mm m m \\ # \u2022< i ms '.,:4 Pendant le tournage du film «L\u2019Ange gardien», Margaret Trudeau écoute attentivement le réalisateur Jacques Fournier.en particulier de donner des interviews.C\u2019est à moi de me débrouiller.Michel Louvain Courte scène anodine sur le port, en compagnie de Michel Louvain, arrivé la veile et qui joue le rôle d\u2019un chanteur de cabaret local.Margaret a l\u2019air à première vue de bonne -humeur, elle plaisante avec les filles de l\u2019équipe.Mais il y a des signes de tension \u2014 des gestes d\u2019impatience du réalisateur, quelques réflexions ironiques, surtout du côté marseillais de l\u2019équipe.Après la scène, le photographe de plateau demande à Michel Louvain de prendre la vedette par l\u2019épaule pour faire une photo.Il s\u2019exécute \u2014 d\u2019un geste brusque et plutôt inattendu, elle le repousse.Sans doute par crainte d\u2019une quelconque scandale, plutôt improbable.«Je n\u2019ai vu quelqu\u2019un d\u2019aussi peu communicatif», dit le pauvre Michel Louvain, qui fait pourtant son travail consciencieusement et que tout le monde trouve très sympathique.Mais deux jours plus tard, il me dira: «Je ne sais pas ce qui lui arrive aujourd\u2019hui: elle est charmante, on a une conversation normale depuis deux heures.» Imprévisible Margaret.Elle est déçue Quelqu\u2019un qui est proche d\u2019elle explique: «Elle est un peu déçue par le tournage, elle a des pro- blèmes de communications avec les Français, surtout les Marseillais.Et puis elle est surtout déçue par les histoires qu\u2019on raconte sur elle dans les journaux.» Il faut dire que l\u2019aspect «paparazzi» a pris depuis les début des proportions incompréhensibles \u2014 les journaux ne précisant d\u2019ailleurs pas toujours que Madame Trudeau est officiellement séparée de son mari, ce qui ajoute un parfum de scandale à tous ses déplacements.Pour un film sans prétention, à moyen budget, première oeuvre d\u2019un réalisateur inconnu, Jacques Fournier, il faut dire que l\u2019intérêt de la presse a été plutôt soutenu \u2014 le seul problème c\u2019est que, sauf rares exceptions, personne n\u2019a songé à s\u2019intéresser ni au film, ni même à la carrière de Margaret.Cela a surtout duré pendant les deux premières semaines de tournage.Chaque jour, une séance de photos sur la plage se termine en bousculade générale entre une bande de photographes.Puis c\u2019est une soirée chic chez Régine à Monte-Carlo: sept ou huit photographes encerclent Madame Trudeau, pousent vers elle son «chevalier servant» \u2014 le playboy grisonnant \u2014 pour avoir la photo intime recherchée.Tel autre jour ce sont les journalis- tes du magazine alemand «Stern» qui viennent s\u2019installer à son hôtel et se mettent à la suivre à la trace pendant cinq jours, se baignant en même temps qu\u2019elle, louant un bateau si elle a l\u2019idée de prendre la mer, etc.Flattée Première réaction: la vedette est flattée de ces attentions et la Elle ne s\u2019en tire pas trop mal Vedette difficile » , Le lendemain, les affaires semblent plus compliquées.L\u2019attaché de presse du film me déclare qu\u2019on a suffisamment parlé de Madame Trudeau, et qu\u2019il serait temps qu\u2019on parle du jjlm, etc.Une interview?Ça Semble très difficile, et encore elle ne pourrait se faire qu\u2019en présence d\u2019un représentant de la production.Une affaire d\u2019Etat enqelque sorte.a r La réalité est en fait différente.L\u2019atmosphère du tournage é$t singulièrement tendue.Côté production, on commence par me dire que la vedette est «un Peu difficile», puis qu elle est «Capricieuse», et finalement gii\u2019elle est «tout simplement impossible».Bref on a renoncé à lui demander quoi quecesoit \u2014 et CASSIS \u2014 Margaret Trudeau faisant carrière au cinéma?On le saura dans quelques mois, à la sortie du film.Ce n\u2019est pas en quelques jours de tournage qu\u2019on peut se faire une idée là-dessus.Même au sein de l\u2019équipe, les gens réservent leur avis.Tout ce qu\u2019on peut dire, c\u2019est que Margeret n\u2019a pas d\u2019expérience, et qu\u2019elle n\u2019a pas décroché le rôle du siècle.On ne risque donc pas de crier au génie.Reste à savoir si elle passera à l\u2019écran: cela se verra à l\u2019écran.té», explique un professionnel du cinéma qui suit le , tournage.Apparemment, malgré certains bloca-, ges et des sautes d\u2019humeur, Margaret ne s\u2019en tire ; pas trop mal: c\u2019est en tout cas l\u2019avis de Francis -Lemaire et de quelques membres de l'équipe tech ' nique.Principal problème: la langue.Non seule- ; ment on tourne en français, mais encore le dialogue est truffé d\u2019expressions marseillaises qui la ! déroutent complètement.Il y a une semaine, elle a ; donc subitement déclaré qu\u2019elle ne pouvait plus \u2022 tourner en français; elle donne donc la réplique en I anglais, ce qui constitue un sérieux changement de ; programme.En pratique, il faudra doubler toutes \u2022 ses scènes \u2014 et il est probable qu\u2019on en confie le * soin à une autre comédienne.Mauvais point pour \u2022 elle.Apparemment, Margaret est déçue du film qu\u2019elle tourne: elle aurait, accepté le rôle sans lire le scénario.Disons le un peu cyniquement: aujourd\u2019hui, on ¦ l\u2019a engagée sur son nom.en se disant que, en tous ; les cas, sa présence sur l\u2019affiche provoquerait de ' la curiosité.Ce qui explique le cachet de $50,000: î exceptionnel pour une débutante, bon marché J quand on veut acheter un «nom connu».c\u2019est le titre du film pour l\u2019instant \u2014 a été écrit par Jacques Fournier, qui réalise son premier ong métrage, après une longue carrière de réalisateur-producteur de documentaires et courts métrages à Marseille.Le scénario de «l\u2019Ange gardien» : «C\u2019est un divertissement sans prétention», dit lui-même le réalisateur , Jacques Fournier.En tout cas, s\u2019il divertit, ce sera à cause de Francis Lemaire.Le rôle de Margaret ressemble à celui de beaucoup de jeunes femmes dans les comédies: celui d\u2019un charmant faire-valoir.«Ce n\u2019est pas un rôle qui réclame de la virtuosi- a* v \u2022.m- Les portes du conclave sont maintenant fermées! ear Pierre GRAVEL envoyé spécial de LA PRESSE JEROME \u2014 Le sort en est jeté: depuis hier à 16h30, heure de Rome, (10h30, heure de Montréal), les portes du conclave se |iyit hermétiquement refermées sur les 111 cardinaux chargés de Étoüver un successeur à Paul VI.Biles ne s\u2019ouvriront plus que pour permettre au premier car-dlhal-diacre, Pericle Felici, d\u2019al-lêf annoncer au monde entier Injection et le nom du nouveau Souverain pontife.basé sur l\u2019ancienneté dans le Sacré Collège, prenait place à la fin du cortège parmi les 10 plus anciens cardinaux.Malgré une démarche légèrement hésitante, à peine perceptible pour les observateurs (non au fait de son état de santé), celui-ci paraissait beaucoup plus en forme que lors de son arrivée du Cameroun il y a une semaine.Les traits plus reposés, ses yeux fermés cachés par des lunettes à monture noire, l\u2019ancien archevêque de Montréal chantait avec force et ferveur l\u2019hymne d\u2019entrée interprété par le choeur de la chapelle Six-tine.Contrairement à beaucoup d\u2019autres cardinaux qui répondaient par un discret hochement de tête ou un sourire aux interpellations de la foule, le cardinal Léger, lui, totalement insensible aux flashes des photographes et aux exclamations bruyantes d\u2019un public nombreux, et manifestement pas uniquement canadien, qui le reconnaissait, semblait uniquement et totalement absorbé par la responsabilité écrasante qu\u2019il assume maintenant avec ses collègues de donner un nouveau chef à l\u2019Eglise.\u2014*\tr Souverain pontife et à Rome un nouvel évêque.Hommage On s\u2019entend généralement pour reconnaître que le premier vote n\u2019a guère d\u2019importance: il s\u2019agit traditionnellement d\u2019une sorte de scrutin honorifique où chacun sent le besoin de rendre hommage à l\u2019un ou l\u2019autre cardinal, en lui attribuant son vote sans pour autant aller jusqu\u2019à vraiment souhaiter le voir élu.C\u2019est uniquement à partir du deuxième vote que les tours de scrutin commencent à prendre leur vraie signification.Et que se dessinent les tendances qui feront un conclave long ou bref.On estime en effet ici que, si les discussions préalables au conclave ont permis de dégager un certain concensus sur un ou deux noms, l\u2019élection du prochain pape pourrait ne durer que deux ou trois jours.Si par contre, après ce délai, et après une journée de prières et de réflexion, la fameuse fumée demeure toujours obstinément noire, on peut s\u2019attendre à un conclave plus long que prévu et à l\u2019élection d\u2019un pape dont le nom n\u2019a pas souvent été mentionné par-miles principaux «papabili».Scrutin X En réalité c\u2019est plus précisément ce matin, à 9h30, avec la première séance de votation que s\u2019est enclenché ce mystérieux engrenage d\u2019où sortira le prochain pape à un moment que nul ne peut prévoir.\\I r#w \"S, .11; > L.-> w, Deux tours de scrutin sont prévus le matin, à compter de 9h30 (3h30 du matin à Montréal) et deux l\u2019après-midi, à partir de 16h30 (10h30 du matin à Montréal) jusqu\u2019à ce qu\u2019un nom rallie les deux tiers des voix plus une soit, en l\u2019occurence, 75 votes sur 111.On estime que chaque tour de scrutin durera environ deux heures.t 1 \u2022\t,,'À .V.Y i «r ü a m fC\u2019est à 9h30, heure de Rome, hier, avec la messe solennelle Ipour l\u2019élection du pape» qu\u2019a posé le premier geste officiel (to-conclave.Devant plus de £tWO fidèles, touristes et curieux (htén malin celui qui pourrait départager les uns des autres), MO cardinaux électeurs sur 111 y dht participé en compagnie d\u2019un ggand nombre d\u2019évêques.Seul le çardinal Pio Praosinu\u2019u, de &moa, blessé à un pied et incapable de marcher était absent.i » » : È %!* \u2014 i à\\ V as Sa | BÈà % m m % m sm.mm k Ici, à Rome, Place Saint-Pierre, le grand public de même que les prêtres de la Curie et les journalistes apprennent vite à repérer la fameuse cheminée de la chapelle Sixtine d\u2019où sortira à intervalles réguliers la fameuse fumée noire indiquant que les deux derniers votes n\u2019ont pas été concluants.Mais d\u2019où également s\u2019échappera à un moment ou l\u2019autre une fumée blanche annonçant à l\u2019Eglise un nouveau i ê ' J : \u2022 :\u2022 & m , > V - w i as ¦y: < Les cardinaux canadiens George Bernard Flaniff et Paul-Emile Léger sont sortis ensembles de la messe spéciale qui a précédé l\u2019ouverture / officielle du conclave, hier matin, à la basilique Saint-Pierre.S.E.le cardinal Léger Le cardinal Léger, pour sa \u2019past, selon l\u2019ordre de préséance : LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 1 978 A 10 LA PRESSE.MONTREAL, SAMEDI 26 AOÛT 1 978 A 11 COMMISSION PERMANENTE DE LA RÉFORME DES DISTRICTS ÉLECTORAUX 4- DISTRICTS ELECTORAUX MUNICIPAUX Ville de Montréal 9 1 â / / # AVIS X % Z?% 4 t % I y B x X K 0 X La Commission permanente de la réforme des districts électoraux, suite à la décision qu\u2019elle a prise le 17 juillet 1978, a reçu des mémoires relativement à la délimitation des districts électoraux de la Ville de Montréal.La Commission a déjà fait savoir qu'elle utilise comme base de travail le projet de carte préparé par les soins du ministère des Affaires municipales divisant la Ville de Montréal en cinquante-quatre (54) districts électoraux.Après avoir entendu des représentations qui lui ont été faites à l\u2019occasion d\u2019audiences publiques tenues à Montréal, le 16 août 1978 et après avoir délibéré sur ces représentations, LA COMMISSION DONNE AVIS, par la présente, que lors d\u2019une séance tenue le 19 août 1978, elle a rendu les décisions suivantes concernant la délimitation des districts électoraux de la Ville de Montréal telles que ci-après exprimées: :/ y f LU Z e Limites municipales QL I F ¦t 19 Z /V Limites électorales municipales Z Z L.Z POINTE- TREMBLES AUX Z Z ^z Décisions: Z Z r A 1 Les districts suivants du projet de carte électorale proposé par le ministère des Affaires municipales ne sont pas modifiés: 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 18, 19, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39, 40, 42, 43, 44, 45, 50, 51, 52, 54 Z S' / Préparée et publiée par la Commission Permanente de la Réforme des Districts Électoraux MONTRÉAL-EST Z % Z g % Z °D 03 Z g 3 2 % % & Z ^7 Z Les districts suivants du projet de carte électorale proposé sont modifiés pour les raisons ci-après mentionnées: -août 78- Cj w I Z Ô / 7 r-3 7 Districts # 1 et 2 Respecter lafrontièreque constitue le boulevard Lacordaire et permettre un meilleur partage des populations.Districts # 3, 4 et 5 Régu lari se ries limites afin d\u2019éviter toute confusion de la part des résidents.Districts # 16 et 17 Éviter de scinder les populations situées de part et d'autre du boulevard Saint-Michel.Districts # 20 et 21 Suivre l'axe Lajeunesse afin d\u2019équilibrer les populations et respecter davantage les limites paroissiales.Districts # 21 et 22 Éviter d'isoler un groupe de citoyens à l'est de la voie ferrée.Districts # 41 et 53 Respecter davantage l'homogénéité du quar- Districts #t 46,47,48 et 49 Conserver l'homogénéité sociale et respecter les limites des centres communautaires déjà bien définis.n ANJOU B ^ tier 4(y u MONTREAL- NORD A'* ! a m z 1 LU 5 V 3 £i/j- Description dés districts.(Les mots autoroute, avenue, boulevard, chemin, rue, voie ferrée, canal, lac.fleuve et rivière s\u2019entendent de la ligne médiane de ceux-ci, sauf mention contraire.)
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