La presse, 28 septembre 1978, E. Informations générales
[" INFORMATIONS E generales MONTREAL, JEUDI 28 SEPTEMBRE 1 978 Le coût de la Baie James est moins cher que prévu Les maires de banlieue comptent sur le zonage L'Hydro réclame une hausse des tarifs de 16.9%, 16.9% et 10.9% de 1979 à 1981 m par Pierre GINGRAS même le budget du ministère de l\u2019Agriculture.D'ailleurs on peut lire dans le document de la Conférence des maires une conclusion susceptible de faire l\u2019unanimité de toutes les municipalités rurales du Québec: «Il est malsain de faire payer par les municipalités les décisions qui sont prises au profit d\u2019un secteur important comme l\u2019agriculture.Chaque niveau de gouvernement doit prévoir dans son propre budget les ressources financières nécessaires pour accomplir sa mission et éviter de décharger ses propres responsabilités à d\u2019autres paliers de gouvernement.» Pour sa part, l\u2019Association des économistes québécois réclame le respect des droits acquis lors de l\u2019établissement du zonage tout en soulignant qu\u2019on doit donner une formation scolaire adéquate pour la relève agricole.D'association signale de plus, que contrairement à la croyance populaire, le prix des terres agricoles a augmenté de 1971 à 1976 dans la plaine du Saint-Laurent.On constate également une augmentation de la superficie cultivée dans la plupart des comtés des basses-terres du fleuve.Enfin, deux groupes d\u2019urbanistes présentaient également des mémoires au ministre Garon.Ainsi, l\u2019Association des urbanistes-conseils du Québec recommande que la protection de terres agricoles soit intégrée à une réglementation d\u2019urbanisme appliquée à l\u2019échelle locale.Quant à la Corporation professionnelle des urbanistes du Québec, elle signale qu\u2019une agriculture saine et rentable est le gage le plus sûr de la protection à long terme des bons sols agricoles.Le zonage agricole doit s\u2019intégrer dans une politique globale où les municipalités et les conseils de comté détiendront des pouvoirs.Cette politique devra également tenir compte des mesures que le gouvernement entend prendre pour régir l\u2019aménagement du territoire.Voilà en résumé, l\u2019idée générale qui se dégage de la plupart des 10 mémoires présentés hier à Montréal, au cours de la neuvième journée de consultation sur la protection des terres arables du Québec.première comparution depuis la parution du livre blanc sur l\u2019énergie.moment trois centrales avec une puissance installée totale de 10 269 MW comparativement aux 10 190 que devaient produire les quatre centrales originairement prévues.C\u2019est une puissance suffisante pour répondre à la demande jusqu\u2019en 1985.Le coût d\u2019aménagement des centrales passe conséquemment de $12,017 milliards à $11,352 milliards.De plus, «l\u2019évolution récente des travaux permet d\u2019annoncer une réduction additionnelle de coût de $359 millions, réduction entièrement imputable au réseau de transport d\u2019énergie».Le coût de ce réseau de transport passe donc de $4,136 milliards à $3,777 milliards.L\u2019investissement global nécessaire diminuera conséquemment de $16,153 milliards à $15,129 milliards.L\u2019Hydro-Québec appuie sa requête d\u2019augmentation de tarifs sur trois points: consolider sa position financière en augmentant son autofinancement et en réduisant ses emprunts, contribuer aux objectifs énergétiques et financiers du gouvernement et réfléter les coûts réels de fourniture de l\u2019électricité.\u2022 Le revenu additionnel apporté par l\u2019application des nouveaux tarifs serait de $256 millions en 1979, $343,9 millions en 1980 et $295,9 millions en 1981, pour un total cumulatif de $895,8 millions.L\u2019Hydro-Québec veut ainsi accroître son degré d\u2019auto-financement, le faisant passer de 21,3 p.c.qu\u2019il était en 1977 à 34,1 p.c.en 1981, tout en résuidant les besoins d\u2019emprunts dg $556 millions poui ces trois années.«Il serait donc possible, ajoute-t-elle, de maintenir les emprunts autour de $2 milliards pour chacune des trois prochaines années, alors que le programme d\u2019investissement prévoit des déboursés de l\u2019ordre de $3 milliards par née».Les hausses demandées sont en moyenne de 15,9 p.c.en 1979, 15,8 p.c.en 1980 et 10 p.c.en 1981.Elles s\u2019élèveraient pour la catégorie domestique à 16,9 p.c.en 1979 et 1980 et à 10,9 p.c.en 1981.Pour les petites entreprises industrielles et les commerces à 14 p.c., 12,2 p.c.et 6,8 p.c.et pour la catégorie grande puissance à 15,4 p.c.16,6 p.c.et 11,7 p.c.pour donner que quelques exemples.Pour les entreprises et les commerces, on explique le pourcentage moins élevé d\u2019augmentation en disant qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019un rajustement: «Bien qu\u2019ayant une échelle de consommation comparable à celle des abonnés domestiques, ils ont jusqu\u2019à maintenant payé plus cher pour une même consommation d\u2019électricité».Dans la catégorie domestique, un abonné consommant 500 kilowatts/heures par mois verra sa facture mensuelle passer de $12.60 présentement à $14.70 en 1979, à $17.35 en 1980 et $19.50 en 1981.Et celui qui consomme 2000 kilowatt heure verra sa facture actuelle de $40.70 passer à $61.43 en 1981.par Gilles GAUTHIER de notre bureau de Québec A cause de modifications techniques, la première phase du développement hydroélectrique de la Baie James coûtera moins cher que prévu, soit $15,129 milliards au lieu de $16,153 milliards.Sur un autre plan, l\u2019Hydro-Québec demande au gouvernement d\u2019approuver des hausses de tarifs qui seraient en moyenne de 15,9 p.c.en 1979, 15,8 p.c.en 1980 et 10 p.c.en 1981, mais qui atteindraient pour la catégorie domestique 16,9 p.c.en 1979 et 1980et 10,9 p.c.en 1981.Tels étaient les faits saillants de la première partie de la comparution de l\u2019Hydro-Québec et de la Société d\u2019énergie de la Baie James devant la commission parlementaire de l\u2019énergie, hier après-midi au Salon rouge.Il s\u2019agit là de la dernière activité officielle de la Commission hydroélectrique de Québec, qui sera remplacée, à compter officiellement de dimanche prochain, en vertu de la loi 41, par un conseil d\u2019administration.C\u2019est ce qui a amené le président de l\u2019Hydro-Québec et de la SEBJ, M.Robert Boyd, avant de laisser à quelqu\u2019un d\u2019autre la responsabilité suprême et d\u2019occuper le poste de président-directeur général de l\u2019Hydro-Québec, à tracer un bilan de l\u2019évolution de ces deux organismes depuis leur création et à dégager certains éléments de réflexion pour l\u2019avenir.Il s\u2019agissait d\u2019autre part de la Plusieurs heures avant que s\u2019amorcent les discussions, les ingénieurs à l\u2019emploi de l\u2019Hydro-Québec avaient commencé à manifester devant l\u2019Assemblée nationale dans le cadre de la négociation de leur nouvelle convention collective.an- Pour la Conférence des maires de la banlieue de Montréal, la loi sur le zonage est attendue avec impatience car elle permettra à long terme de densifier le territoire de la Communauté urbaine de Montréal, une mesure qui s\u2019impose de plus en plus.«Tant et aussi longtemps qu\u2019il en coûtera beaucoup plus cher de se loger convenablement à l\u2019intérieur du périmètre urbanisé que dans les grandes banlieues, les pressions centrifuges actuellement en action continueront à dévaster les terres agricoles», dit le mémoire présenté par la Conférence des maires.Il faut, soutiennent les maires, renverser les facteurs qui contribuent à l\u2019étalement des banlieues et favoriser l\u2019urbanisation à l\u2019intérieur de la CUM.Il est évident qu'une telle politique passe nécessairement par un réaménagement important de la fiscalité municipale.Le mémoire préconise aussi l\u2019abolition des exemptions aux fermiers établis en milieu fortement urbanisé et suggère que ces exemptions soient intégrées à En soirée, les députés péquistes membres de la commission ont défait une motion du libéral Ciac-cia visant à confier à l\u2019éventuelle régie de l\u2019énergie la responsabilité d\u2019étudier les demandes d\u2019augmentation de tarifs et de faire des recommandations au gouvernement.LG 1 remise à plus tard Les modifications techniques qui permettront un abaissement des coûts des travaux de la Baie James consistent à retrancher la centrale LG 1 de la phase initiale d\u2019aménagement et à «suréquiper» les centrales LG 3 et LG 4 en ajoutant deux groupes à chaque endroit.Ce qui, selon M.Boyd, a motivé une telle décision, a été la constatation «que le taux de croissance des besoins de puissance se maintenait, alors que ce d\u2019énergie fléchissait légèrement.Des études ont démontré que dans un tel contexte, il devenait avantageux d\u2019augmenter la puissance du complexe et d\u2019en réduire le facteur d\u2019utilisation».L\u2019aménagement de La Grande Rivière comptera donc pour le des besoins Conseils de comté renouvelés Lécmmê de convaincre les maires fc/ 4 pour consultation aux maires et conseillers du Québec, le comté municipal renouvelé sera un palier important d\u2019accueil des responsabilités et pouvoirs que le gouvernement entend transférer immédiatement en matière déménagement et le lieu de concertation des municipalités dans les domaines de coopération intermunicipale.Le projet du ministre Léonard, qu\u2019il n\u2019a pas l\u2019intention d\u2019imposer, a-t-il souligné, puisque ce serait poser ainsi un geste radicalement contraire à l\u2019esprit de la réforme envisagée, se fonde sur quatre principes: ~ l\u2019aménagement est d\u2019abord une responsabilité politique.Cela implique qu\u2019il est l\u2019affaire des citoyens dans le cadre de leurs institutions politiques locales, régionales et d\u2019Etat; \u2022\tla juridiction en matière d\u2019aménagement doit être partagée entre l\u2019Etat, le comté municipal et la municipalité; \u2022\til doit y avoir concertation entre les trois paliers de gouvernement dans les choix et les actions envisagées; o une participation plus active des citoyens à la prise de décision et à la gestion de l\u2019aménagement est indispensable.Schéma d\u2019aménagement Ainsi, la naissance d\u2019un schéma d\u2019aménagement régional serait le fruit d\u2019une vaste consultation de la population par ses organisations locales, de réflexion et de discussions entre les municipalités concernées et d\u2019un apport technique du gouvernement.Une fois établi, le schéma d\u2019aménagement aurait évidemment un effet contraignant sur les municipalités membres, mais également sur le gouvernement du Québec et sur tout autre acteur intervenant dans les limites du comté municipal.par Marc DORÉ La réforme des conseils de comté, que préconise le gouvernement du Québec dans une perspective de décentralisation de l\u2019aménagement du territoire, donnera à ce niveau supra-municipal la tâche d\u2019élaborer un schéma d\u2019aménagement qui tiendra compte à la fois des désirs de la population et des préoccupations des municipalités qu\u2019il regroupe.Le ministre a précisé toutefois que le zonage agricole pour lequel le gouvernement doit déposer une loi cet automne aura priorité sur le schéma régional d\u2019aménagement.De plus, le conseil de comté renouvelé tentera de ranimer, ou de confirmer dans leur vitalité quand elle existe encore, les «petites régions», ces coins de pays moins vastes que les régions administratives et qui partagent certaines caractéristiques économiques et historiques.Ce qui implique entre autres, que les villes qui s\u2019en étaient séparées à un autre stade historique, devront réintégrer les conseils de comté.Enfin, le schéma d\u2019aménagement adopté par un conseil de comté ne pourra pas être modifié par l\u2019Etat, sauf dans des circonstances extraordinaires et selon une procédure prévue par la loi.Notons également que cette réforme ne toucherait pas les communautés urbaines de Montréal, Québec et de l\u2019Ou-taouais.Municipalités Telles sont quelques-unes des caractéristiques du projet d\u2019aménagement décenhtralisé du territoire que le ministre d\u2019Etat à l\u2019Aménagement, M.Jacques Léonard, est venu soumettre hier aux délégués de l\u2019Union des municipalités du Québec réunis en congrès.Essentiellement, explique le projet soumis \u201cÀ la bonne heure.jarrive tard!\" / n ,Æ m m W i.V V m3 -YS# S & f\\ 0; a:, 0 y.a r t V i # \"5% a m S*1 % es» V;: \u2022MCCKtWbM \u2022 *.»xv»
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