La presse, 2 octobre 1978, Cahier A
[" -f iiircïi n kM:m s fpo o ii c â e r o y thou r di ' un camp de vacances Réunis au camp Le Sommet depuis une semaine, une vingtaine d\u2019animateurs culturels de la région de Montréal se sont sentis serrés de près, hier, par des policiers anonymes et ont demandé l\u2019aide d\u2019un avocat de Sherbrooke, ainsi que la présence des représentants des media d\u2019information.Une quinzaine de policiers avaient pris position aux alentours du camp.Certains s'étalent réfugiés dans les bois pour KATEVALE (PC) \u2014 S\u2019agit-il d'un coup monté?Cette interrogation persiste toujours, plusieurs heures après une série d\u2019incidents inusités survenus hier aux alentours du camp de vacances Le Sommet, niché dans la montagne de Katevale, près de Sherbrooke alors que les policiers surveillaient étroitement les allées et venues d\u2019un groupe de présumés sympathisants du mouvement du Canada.observer les déplacements des animateurs tandis que d\u2019autres circulaient à bord d\u2019autos-patrouille anonymes et surveillaient la route qui mène au camp Le Sommet.Les \u201cassiégés\u201d avaient aussi sonné le branle-bas de combat.Tandis qu\u2019un groupe muni de lunettes d\u2019approche s\u2019était dispersé dans les champs et sur le toit du bâtiment principal pour surveiller les déplacements des policiers, d\u2019autres s\u2019affairaient à brûler certains documents et à préparer les bagages.Aux dires de certains d\u2019entre eux qui ont refusé de s\u2019identifier, prétextant ne pas vouloir être reconnus par les policiers, les méthodes employées par ceux qu\u2019ils croient être des membres de la Gendarmerie du Canada correspondent aux tactiques de harcèlement généralement utilisées contre eux.Du côté des forces policières à tandis que d'autres révélaient être des membres du mouvement marxiste-léniniste du Canada.A la Gendarmerie du Canada, le sous-officier responsable du détachement de Sherbrooke, M.André Lemire, a révélé que ses hommes n\u2019avaient pas participé à cette opération et, qu après vérification auprès de ses supérieurs, à Montréal, la GRC ne serait pas mêlée à celte affaire.Katevale, il a été impossible d'obtenir des renseignements.Les policiers ont même refusé de s'identifier ou de divulguer à quel corps policier ils appartenaient.Par ailleurs, les assiégés n\u2019étaient pas plus volubilcs.Après avoir demandé la présence des media d'information, ils n\u2019ont pas voulu révéler le but de leur présence à Katevale.Certains se disaient animateurs culturels, marxiste-léniniste 25 CENTS J# LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE MONTRÉAL, LUNDIS OCTOBRE 1978, 94e ANNÉE, no 125, 60 PAGES, 4 CAHIERS :vp \u2022; ; .éÿi \u2022\u2022 y, wm ABONNEMENT i.uNDI Al SAMI ijl 1 /' Tr-v: 3 METEO 1
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.