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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Perspectives
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1978-11-04, Collections de BAnQ.

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[" 4 ruiVembre 1978 Vol.20 No 44- ws 8 TOUTES EN DOUCEUR PAGE 12 »/ Si ! I [il v 1 ?' \u2022>V; 1 J'v, »\u2019i' i 11 V !# & ; ¦¦r IJ?.' * r ¦ t |V ; & >7 a & W, i l t > ! r : i > £ at [V V n X ,'.Vj .X sont toutefois les chiens d'espèce indéterminée qui sont le plus nombreux, car on en trouve dans 34 p.c.des familles qui possèdent un chien.La préférence va ensuite au chien dit de travail: chien de trait ou chien de berger: 21 p.c.Puis au chien d'arrêt ou de rapport: 12 p.c.A 12 p.c.aussi à la classe dite non sportive et groupant des espèces aussi variées que le bulldog, le chow-chow et le dalmatien, qui sont plutôt des compagnons de promenade.Près de 10 p.c.des foyers «caniphiles» ont des terriers; 9 p.c., des chiens de salon: chihuahua, griffon belge, pékinois; près de 7 p.c., des chiens de chasse à courre.Pour ce qui est de la taille, on a réparti les chiens selon qu'ils pèsent plus ou moins de 40 livres et mesurent plus ou moins de 20 pouces de hauteur.27 p.c.des foyers possesseurs de chiens en ont un gros, 26,5 p.c.un petit.37 p.c.des propriétaires n'ont pu fournir de précisions parce que leur bête était d'origine mal connue.-7 VOUSAVEZ UN CHIEN, UN CHAT?¦C « A- v is \\>.%?>,v.*< M dans 5 p.c.des families.Si 73 p.c.de ce groupe d'amateurs ne possèdent qu'un oiseau, 6 p.c.en ont deux et, chose étonnante, on dénombre 4 p.c.de ces foyers à posséder six oiseaux! Les propriétaires de poissons en aquarium sont légèrement plus nombreux que les propriétaires d'oiseaux (6 p.c.), mais seulement 12,5 p.c.d'entre eux n'en ont qu'un, autant en ont deux, 6 p.c.en ont trois, 5 p.c.quatre, tandis que 33 p.c.des amateurs de petits poissons en possèdent huit ou même plus! Les chiens détenant la pré-| séance, nos sondeurs se sont | informés de leur espèce corn- admettent cette pratique, dont I me de leur taille.Quant aux | espèces canines, on s'est basé j sur la classification établie par I ('American Kennel Club.Ce 0 ou chez le voisin.20 p.c.reconnaissent qu'ils n'y voient que de temps à autre, et 24 p.c.avouent qu'ils ne s'en préoccupent jamais.18 p.c.de propriétaires ont refusé de répondre à cette question.Plus de propriétaires masculins que de féminins (31 contre 17 p.c.) admettent qu'ils n'enlèvent jamais les ordures de leur chien.Assez normalement, plus de femmes que d'hommes (22 contre 15 p.c.) ont montré de la répugnance à répondre à ladite question.La proportion des citadins propriétaires de chiens s'accroît avec l'âge depuis les plus i jeunes (de 18 à 24 ans) jusqu'à | la catégorie des 35 à 44 ans, où ! elle atteint une légère majorité j (52 p.c.d'entre eux) pour j redescendre ensuite.Les plus i jeunes préfèrent un gros chien, les plus vieux (55 ans et plus) j un petit.La catégorie d'âge la j plus jeune est la plus négligen- ! te à enlever les reliquats malodorants de leur bête: 36 p.c.contre 23,5 p.c.ou moins dans les autres catégories.Le Québec compte proportionnellement le moins de propriétaires d'animaux de maison: 34 p.c.contre une moyen-I ne nationale de 43 p.c.On n'y trouve qu'un p.c.de foyers pr^oriétaires de chiens à en posséder deux ou plus, en regard de 13 p.c.en Ontario, | 12 p.c.dans les Prairies, 8 p.c.| dans les Maritimes et 6,5 p.c.en Colombie.Les Ontariens sont les moins intéressés à posséder un chat, mais les Québécois en ont, bien plus souvent qu'ailleurs, deux ou trois.fort ou trop longtemps; chiens dangereux ou, en tout cas, portés à menacer et à mordre.Il y a taux identique (54 p.c.) de gens qui se plaignent des chiens errants comme de ceux qui s'offusquent de la négligence des propriétaires de chiens à ramasser les excréments laissés par leur animal.57 p.c.dénoncent les aboiements excessifs, tandis que 30 p.c.se plaignent de chiens dangereux.82 p.c.des citadins se plaignent de l'un ou l'autre de ces problèmes, dont 18 p.c.qui croient avoir lieu de se plaindre de tous les quatre.La dernière question porte sur les excréments.38 p.c.des propriétaires de chiens affirment qu'ils prennent toujours soin d'enlever les «cartes de visite» laissées par leur animal dans les rues, les parcs publics A tous les citadins inter- Au Québec, il y a 46 p.c.d'anglophones propriétaires d'un chien contre 31 p.c.de francophones.On trouve 30 p.c.des premiers à préférer un petit chien, contre 9 p.c.des seconds.Les francophones sont plus nombreux à se plaindre des chiens dangereux et de ceux qui aboient trop.La semaine prochaine: le jour de l'Armistice.viewés, qu'ils possèdent ou non un chien, nos sondeurs ont demandé s'ils approuvent la possession de chiens comme animaux domestiques à l'intérieur des villes.54 p.c.des gens 14 p.c.avec enthousiasme.43,5 p.c.la dénoncent, dont 18 p.c.avec force.La quasi-totalité des propriétaires de chiens I l'approuvent, comme il fallait j s'y attendre, mais aussi 44 p.c.| de non-propriétaires! Les chiens peuvent être causes de maints ennuis, qu'on a rangés ici dans quatre catégories: chiens errants ou, du moins, non tenus en laisse; i chiens qui laissent des «souve-i nirs» de leur passage dans les ! lieux publics ou chez les voi-i sins; chiens qui aboient trop Le Sondage de la semaine a été réalisé pour Weekend Magazine et Perspectives par les Laboratoires Data, conseillers en recherche, de Montréal, sous la supervision de T.R.Bird.On a effectué à cette fin 1 063entrevues téléphoniques dans 31 des principaux centres urbains du Canada ©Weekend Magazine, 1978 i I 2 ¦ 4 novembre 1978 ms, fjTfi, c % ¦£' t/jEjv » PAUVRES BÊTES! wêffâ Cf-.09 ¦x.m BS \u2014\tSi mon pauvre père vivait encore, il croirait bien que la fin du monde est proche.\u2014\tPourquoi dis-tu cela?demandai-je à ma femme qui hochait la tête avec incrédulité.\u2014\tL'Unesco proclame la déclaration universelle des droits des animaux! \u2014\tComme d'habitude, je suppose que t'as lu seulement le titre et l'article.\u2014\tSi tu crois que je vais perdre mon temps à lire des bêtises pareilles! Elle envoya choir le journal au pied de son fauteuil.Heureusement que l'Unesco s'intéresse au sort des animaux parce que ce n'est pas ma femme qui le ferait! \u2014\tAlors tu crois que c'est stupide de définir les droits des bê.je veux dire des animaux?j'avais failli parler de bêtes, un mot qu'a évité soigneusement et avec raison la déclaration de l'Unesco.Il est si discriminatoire qu'on devrait le rayer de son vocabulaire pour désigner les animaux, tout comme on a épuré le langage de certains défauts qu'on qualifiait de féminins: candeur toute féminine, une peur bien féminine, un homme efféminé, etc.Comme ma femme n'avait pas répondu à ma question, je décidai de m'attaquer à son attitude réactionnaire.\u2014\tSi tu connaissais le traitement infâme qu'on inflige aux animaux, tu considérerais le geste de l'Unesco avec plus de sympathie! A l'école vétérinaire de Saint-Hyacinthe, on a déjà fixé un hublot dans la bedaine d'une pauvre vache afin de pouvoir observer à l'oeil nu comment elle ruminait et digérait.On voulait aussi regarder comment se développait le foetus.C'est terrible qu'on aille se fourrer le nez dans ce qu'une vache a de plus intime! Ma femme me regarda avec indifférence.L'exemple ne parut pas la troubler le moins du monde.\u2014\tIl y a des éleveurs qui entassent leurs poules dans des cubicules grands comme ma main afin quelles ne puissent faire rien d'autre que pondre.Quand les poules ne se délestent plus de leurs oeufs quotidiens, elles prennent la route de l'abattoir.\u2014\tPuis après?\u2014\tTu ne trouves pas ça inhumain?Elle haussa les épaules.\u2014\tJe vais te raconter pire.Il y a des gens sans scrupule qui possèdent de belles chiennes de race ou des chattes extraordinaires et qui les forcent à s'accoupler juste pour en tirer un profit.L'Unesco a joliment raison de vouloir mettre un frein à cette exploitation éhontée des animaux.Elle me jeta un regard par en-dessous comme si elle mettait en doute ce que j'avançais.\u2014 La charte va prohiber les spectacles ridicules auxquels on force les animaux dans les cirques et les clubs de nuit.ennessy 0 vous propose T 7f0 son cognac Y X \u2014\tQuels spectacles?\u2014\tOn voit que tu ne sais pas ce qui se passe.On affuble les animaux de vetements ridicules et on les oblige à danser ou faire des pitreries rien que pour amuser la clientèle.Tu ne me croiras pas, mais j'ai déjà vu télévision habillée d'un petit soutien-gorge fleuri et d'un cache-sexe minuscule.C'était dégoûtant! \u2014\tje n'ai pas de peine à le croire, murmura ma femme qui prenait conscience petit à petit du traitement révoltant qu'on fait subir aux meilleurs amis de l'homme.\u2014\tCe n'est pas seulement dans les bandes dessinées qu'on voit des chiens apporter le journal à leur maître, quand ce n'est pas leurs pantoufles.Tu serais étonnée d'apprendre combien de brutes battent leur chien s'il n'obéit pas ou n'est pas docile.Elle baissa la tête.Mes propos commençaient de la faire réfléchir.\u2014\tPense aux sévices qu'on inflige aux animaux dans les laboratoires! Tout le monde sait qu'il y a des rats et des souris qui passent des jours et même des semaines entre quatre murs pour que de prétendus savants puissent étudier leurs réactions et en tirer des conclusions.Passerais-tu toute ta semaine entre quatre murs sôus prétexte de faire progresser la science, hein?\u2014\tPour la science, jamais! \u2014\tSi l\u2019Unesco pouvait aussi mettre fin aux épuisantes épreuves sportives auxquelles on soumet les animaux! Avant même qu'elles aient atteint leur maturité, on entraîne des juments à faire des courses.\u2014\tAh.oui?Files en font combien par semaine?demanda ma femme qui ignorait ce genie de violence.\u2014\tJe pense qu'elles font des courses tous les jours! Ma femme me regarda un long moment, se leva brusquement et s'enfuit dans la cuisine en claquant la porte du salon.Qu'avais-je dit pour provoquer pareille réaction?Je me levai pour me rendre à la cuisine.\u2014\tT'es donc bien bête! dis-je en ouvrant la porte.Elle me fusilla des yeux.\u2014\tDes courses tous les jours, dis-tu?Eh bien, moi, j'en fais tous les jours des courses et je ne sache pas que l'Unesco ait jamais proclamé de déclaration universelle des droits de la femme!® pas Pour vous l\u2019offrir, Hennessy a puisé dans ses réserves de cognac les plus vieilles et les plus grandes au monde.à la une malheureuse guenon V i-v .:,y: % KS ,y ! u.hen s ?W/> v.3K & «8 Etc0 >#»\u2022 /- '7 Vi yg Hennessy.Maison française fondée à Cognac en 1765.vous propose également son cognac VSOP Fine Champagne et ses célébrés Bras d Or Napoléon et X.O.4 novembre 1978 * 3 «Avec des mots, on peut faire plus qu\u2019avec ses poings» FAR JEAN-MICHEL WYL Elle n'est pas immense, la littérature directement née des bagnes du Canada.Des Henri Charrière, des Albertine Sarrazin, on n'en a pas eu beaucoup.Pourtant, on ne manque pas de prisonniers.Prisonniers de courts termes, prisonniers au long cours.Mais notre minuscule littérature pénitentiaire est toujours poignante, toujours attachante.Faite de sang et de tripes, elle a ce cri abrupt de la sincérité.Elle est celle de l'homme qui hurle sa liberté perdue.Cet écrivain en treillis de forçat, il semble être là, seul, accroché avec désespérance à un petit fil fragile, ce frêle fil d'Ariane qui va, au long des mornes couloirs, des chicanes d'acier, des sas aux grilles grinçantes, des chevaux-de-frise, des.escaliers de fer vers la lumière du dehors, vers la vie éventuelle.Il y a eu celui-ci.Ou celui-là.Et quelque part, au pénitencier de Collins Bay qui se colle sur Kingston, en Ontario, il y a Roger Caron.Pour éviter qu'il ne se prenne pour un autre, l'administration pénitentiaire l'a aussi appelé Matricule 9033.Ainsi il ne risque pas d'y avoir d'erreur sur ia personne.On ne sait jamais: s'il lui prenait parfois des airs d'individualité! Lui, il a réussi à passer un quart de siècle en prison.Et quelques millénaires , en lui-même.Et quinze ans à écrire un livre.Ce livre-là.Go Boy! a connu un tel succès au Canada anglais, en Australie et aux Etats-Unis qu'il paraît en français ces jours-ci au Québec, aux Editions Beauchemin sous le titre de Roger Caron: 9033.Mais plus loin que ce livre \u2014 car, après tout, ce n'est qu'un livre \u2014, il y a l'homme, le type.Singulier produit d'un système carcéral intelligent et sans bavures, Roger Caron, cette année, passera son premier Noël d'homme à peu près libre, également hors les murs.Lui-même ne sait pas encore si toutes ses aspirations de liberté se réaliseront un jour pleinement.Quand on attend sa liberté depuis un quart de siècle, elle peut avoir un goût un peu fade lorsqu'on la tient enfin.Rêves et pro- Suite page 6 ROGER CARON, 40 ANS, MATRICULE9033 AU PÉNITENCIER DE COLLINS BAY EN ONTARIO, A PASSE 25 ANS DE PRISON EN PRISON, DONT 15 A ECRIRE UN LIVRE, GO BOY!, QUI A CONNU UN IMMENSE SUCCES 1 a r i ( 6* 1Ü:?V.I 6 Æ SPfÿtifca.- x- ¦i?,- \u2019- : tv.Ay -\u2022\u2022.IBS it y^> - \u2022V \u2022; Pf.t z* ' L-:r S % y * - \u2022 \u2019 A &Ë ¦ 6 18 -z-g >- >\u2022; -'^v! s ! A# £* i Am é - * \u2022is\" S J 1.4% ' fr» - ^ BBaÜ -?¦ as ¦Sij r SK es* ,-MÊis \u2022> j .ri- ï-l '\u2022 ¦ \"fs i it T ¦ 1 i .v-'\\ : » 1 WË ( T I x % Ni *p\u2019o\u201e \"N i S Y A 20; m \u2022uit Î f > la S'* in v hr.\" H,,Vf fc \"sn - i M Ma IM, *El I a 1 IB i 5Wr «Tii \u2022Tip IS IK 0 0 Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l\u2019usage - éviter d\u2019inhaler.Moyenne par cigarette - \u201cgoudron\u201d 12 mg, nie.0.9 mg. Roger Caron ment il a pensé que cette femme devait être enfermée dans une autre prison située près de la sienne.Il n'a pas exclu la télépathie.«Elle a pleuré pendant quatre soirs.» Noël 63: il se produit un autre phénomène: il apprend à écrire ses insultes avec des bonbons.En fait, c'est à partir de ce moment-là qu'il va s'engager, sans le savoir encore, sur cette longue voie du livre, du mot et, éventuellement, de la liberté, de son élargissement.Ce livre, Go Boy! qu'il aura mis quinze ans à écrire, puise ses racines amères dans un paquet de bonbons.Chaque année, à Noël, l'Armée du salut distribue des bonbons dans les prisons du Canada.«Moi, j'ai reçu un paquet de jelly beans.Il y en avait de toutes les couleurs.Assis à terre, dans un coin de ma cellule, je me suis amusé à écrire des mots avec mes bonbons, des mots d'insulte, des mots de révolte.Quand les gardiens passaient et qu'ils les lisaient, ils se mettaient en colère mais ne me frappaient pas.C'est comme ça que j'ai découvert qu'avec des mots on pouvait faire plus qu'avec ses poings, j'ai découvert que les mots pouvaient être plus forts que le reste.Pendant une semaine, avec mes jelly beans, je les ai insultés, jusqu'à ce qu'on me confisque mes bonbons.Alors j'ai demandé à avoir un cahier et un crayon.Et je me suis mis à écrire tout ce qui me passait par la tête.Pendant des mois et des mois j'ai écrit comme un fou, dix heures, quinze heures par jour, j'ai tellement écrit que j'avais les mains en sang et qu'ils me mettaient des pansements, j'appuyais tellement fort sur mon papier que je cassais mes crayons.» accumulées au fond de cet homme.Plus il était révolté, plus il recevait de coups.Plus il recevait de coups, plus il était révolté.Ça n'a pas de fin.On comprend pourquoi des types se pendent en prison: ils préfèrent mourir.Mais, au milieu de ce désastre humain, il y avait, parfois, de légers créneaux de paix.Ainsi cette voix de femme entendue \u2014 comme supranaturelle \u2014 certains soirs d'avant Noël 63.Tapi comme un ours mal léché dans un coin de sa jets, sans doute, se bousculent, frénétiques, dans sa tête.Ce qui ne l'empêche pas de dire, dans un français lamentable de Franco-Ontarien: «Si dans deux ans la plupart de ce que j'espère ne s'est pas réalisé, j'ai peur d'être despairé.» Il a un rire en cascade brève, un peu comme Yvon Deschamps.Il parle quand même peu de demain.Demain, c'est un autre jour et même une autre vie.C'est-à-dire qu'il en parle sans grandes précisions.Tout est encore inaccessible.\u2014 est en compote.L'homme est devenu une bête.«Je marchais sans arrêt.Cinq pas d'un bord et cinq pas de l'autre.D'abord je marchais pendant quatre heures.Puis pendant huit heures.Puis pendant douze heures par jour.» Il marchait pour se fatiguer, pour pouvoir dormir, à la fin.«On avait des chaussettes en cuir.Je marchais tellement que mes chaussettes se trouaient.Tous les quinze jours, j'en demandais une autre paire.» User du Les pilules, le trou.TOUJOURS NOUVEAU TOUJOURS COINTREAU L'homme, comme un escargot ou comme un foetus, est encore enroulé sur lui-même.Dans cette boule d'homme qui a beaucoup souffert se côtoient pendaisons de copains de taule, oeuvres psychiatriques imbécilisantes du centre de Penetanguishene, en Ontario.Il n'est pas, pour cela, nécessaire d'aller en U.R.S.S.Cela se passe au Canada.Roger Caron tend ses deux mains vers moi, en forme de récipient.Il m'explique que, chaque jour, on lui donnait autant de pilules que ça à bouffer.«J'ai trouvé le moyen de les jeter sans les prendre.Les copains m'avaient averti.Il fallait que je fasse semblant d'avoir des spasmes toutes les deux ou trois minutes, même en dormant, pour tromper les gardiens.Parce qu'avec ces pilules on devient fou.Après, ils m'ont trouvé correct.Je suis retourné au pénitencier.» L'homme, comme un foetus ou comme un escargot, gémit en riant.Il pense aux cellules d'acier, à la cellule chinoise où, nu comme un ver, il a passé de dures nuits d'hiver.Il pense au trou où il a longuement moisi: pendant des mois et des mois on y confine des durs au nom d'une hypothétique rédemption.Sauf sa mort, Caron a vécu toutes les expériences possibles.C'est à l'âge de 16 ans qu'il «plonge» pour la première fois.Vol par effraction.Maison de réforme de Guelph.C'est un genre de pénitencier à sécurité maximale.Ils sont mille détenus.et un canari.A l'âge de \"16 ans il a su ce qu'était le fouet.Il avait cassé une fenêtre.Un canari sauvage s'était introduit dans le système de ventilation et y était coincé entre deux vitres.«Je l'ai signalé au gardien, dit-il.Mais ce dernier a refusé de casser la fenêtre pour libérer l'oiseau.Il m'a comparé à l'oiseau et m'a dit que, tout comme lui, j'étais prisonnier et que je devais donc savoir ce qu'il ressentait.Je lui ai répondu que l'oiseau allait crever.Il m'a dit qu'il s'en fichait.J'ai cassé la vitre pour libérer l'oiseau et je me suis battu avec les gardes.» Alors c'est la chambre des tortures.Très souvent, Roger Caron a dû subir des sévices corporels.Dans un certain sens, ils font partie de la «négociation» pénitentiaire.Ces sévices-là sont les moindres de tous, lorsqu'il y songe.Le trou est bien plus horrible.On y reste enfermé pendant des mois.A la fin, le reclus erre, sans le savoir, à l'incertaine limite de la folie.Les nerfs sont à fleur de peau.La tête \u2014 ou ce qu'il en reste Î- -V.Le Side Car ¦ .Omis un sholcer avec glace, verser ¦'yoncedeCoIrlIreau.l once de cognac et du jus de citron.Cointreau tonie ¦ _________ ) B, %!\" éi g < \u2022 ¦ , | Wl 55 40 % «»c.W i- 700 m: i 'T- \u2014* Cointreau nature r5 U w i vu / (\tU0U3U7< 3AT»~ ANGERS j'jlÂ/JC3 J- 'iL fill' 5; .$ÈS& I : ' fl P: \u201cJ\u2019ai inventé la viigule\u201d - i \u2022 L L'extraordinaire de l'histoire c'est que Roger Caron était presque illettré.Roger Caron a longtemps écrit.à l'oreille, emboîtant les syllabes, les voyellisant le mieux possible, ignorant superbement toutes les règles de la ponctuation; ignorant parce qu'il ne savait pas que des virgules, des points, des tirets, des points d'exclamation, d'interrogation, de suspension, des points-virgules, et le reste, n'avaient pas été inventés pour les chiens.C'est à force d'aligner des centaines et des centaines et des centaines de lignes bancales les unes à la suite des autres qu'il s'est rendu compte qu'il pensait en phrases et en paragraphes; et que, cette structure-là, il ne la retrouverait pas clairement sur son papier.Naïvement il m'a dit une chose merveilleuse: «J'ai inventé la virgule et, un peu plus tard, j'ai inventé le point.» Remettez tout ça dans le contexte RogerCaron: oui, c'est vrai, il a inventé la virgule et il a inventé le point! Dès lors il a pu donner à ce qu'il écrivait, non pas un sens mais un élan un peu mieux maîtrisé.Les phrases n'avaient plus vingt pages de long.Les phrases commençaient à lui obéir un peu.Il corn- * hbum» IX \u2018>iàx55fc ¦ iilSli a iffliTifïïM s?cuir à tourner en rond.Marcher tant et user du cuir.Mais ce qui est horrible, dans ce qu'il raconte, c'est l'attitude des gardiens: «A ['improviste, avec leurs clés, ils frappaient contre ma porte.Je sursautais chaque fois comme un loup , dans une cage.Je me mettais à hurler, tant le moindre bruit me faisait mal.» cellule, meurtri intérieurement, saignant de toute son âme, Roger Caron a entendu la voix d'une femme.Ce qu'elle disait lui était incompréhensible.Mais elle parlait.Elle parlait et elle pleurait.Partout, dans cette cellule minuscule, il s'est mis à chercher la source de cette voix.«Pourtant, je n'étais pas fou», dit-il.Il n'était pas fou.«Malgré des mois et des mois de trou, je n étais pas encore fou.Pendant quatre soirs, de dix à onze heures, j'ai entendu cette femme pleurer.J'avais mal pour elle, cela me serrait le coeur.» Finale- Une voix de femme Pendant des mois et des mois la révolte, la haine, la hargne se sont 6 - 4 novembre 1978 ule mençait à devenir maître de son texte.Indirectement, il commençait à réfléchir autrement qu'avec sa haine, sa fougue, sa rage.Il commençait à réfléchir avec sa tête; à penser plus calmement.Donc à regarder les choses en face.Et il a commencé à lire.Quand je dis à lire, je devrais dire à dévorer.Et ce bonhomme-là a aujourd'hui un vocabulaire étonnant.Même ea français, correspondant à Cv qu'il pense en anglais.«Avec tout ça, m'a-t-il dit, j'ai eu envie d'écrire une histoire.Alors j'ai commencé à écrire Go Boy! » En même temps qu'il écrivait Go Boy! il le vivait.Parce qu'il s'évadait sans cesse de prison, faisait des hold-ups, revenait en prison, souffrait à nouveau, rageait à nouveau.Sauf que de prison en prison il avait quelque chose qui lui devenait précieux, qui ne le quittait jamais plus: ses cahiers dans lesquels il écrivait; et ensuite, lorsqu'il a eu une machine à écrire, cette liasse de milliers de feuilles volantes et noircies: un manuscrit dont il n'osait même pas espérer, un jour, la publication.Ce manuscrit, un gardien l'a même, un jour, jeté à la poubelle.C'est dans une autre prison qu'un beau matin un aumônier est venu le lui porter: il l'avait trouvé dans un dépotoir.Par correspondance il a fait, comme tout écrivain, le tour des éditeurs.Et un soir on a glissé, sous la porte de sa cellule, une lettre d'un éditeur torontois qui acceptait Go Boy! La cellule n'était pas assez grande pour contenir la joie de Roger Caron.Deux ans plus tard le livre voyait le jour et Roger Caron, un certain espoir au bout de son chemin.¦ £ a# ; « Q &v V- \u2022 w i :w i -a Z ¦h; m v: R ¦ - B S8E5 ¦ sj|g \u2022 fc\" *w\u2018 1/iT» mi # # I» île fl l III - - \u2022r if- ¦ Le visage de Marie ¦ a mSm Ém.Il a quarante ans.La première chose qu'il m'a montrée, lorsque nous nous sommes rencontrés à cette prison de Kingston que les prisonniers appellent Disneyland \u2014 parce qu'elle ressemble à un château \u2014, c'est la photo d'une femme.Avec Marie, travailleuse sociale qu'il a connue je ne sais comment, il venait de faire, au cours d'un bref congé de trois jours, un premier saut en parachute.Il m'a parlé de Marie comme d'une femme étonnante, entièrement vouée à la cause des laissés-pour-compte des bagnes du Canada.Au bout de ce chemin bordé de vitrines de librairies qui conduit Caron à sa très prochaine liberté, il y a le visage de Marie.Il y a, aussi, l'envie décrire quelques autres bouquins, qui avec le temps se raffineront.Il y a la vie qui recommence, même à quarante ans.Même si, pendant les six premiers mois de son élargissement, elle doit passer par un petit atelier de Hull où il fera du rembourrage de fauteuils.On veut désormais lui apprendre à revenir en prison volontairement après chacun de \\es congés.Mais il semble sur bonne voie puisqu'il m\u2019a dit: «J'ai découvert que les choses les plus belles du monde sont gratuites!»* \u2022 Roulez royalement .|; grâce à des options : telles que: toit-soleil m- ïJSisr- climatisation, radio AM/FM stéréo avec émetfëur-réceptôurCB et tout nouveau \"ordinateur de bord\".: Des options dignes d'un rohsièges baquets '\"command inclinables et pivotants à dossier élevé, avec accou-doirs.lngénieux aménagement dînette (6 places)/couchetîe (2 places).De nombreuses options permettent de modifier les wagonnet-tes Sportsman et les fourgonnettes Dodge à souhait.- Üj '\u2022D j : n is s 3 si .M Y .\t\t Le Maxiwagon Sportsman qui peut transporter jusqu'à 15 passagers n'est qu'une des -17 possibilités que vous offre Dodge en 1979.Le PBV dés fourgonnettes Dodge peut otteim jusqu'à 9 000 Ib.Les concessionnaires Dodge et Plymouth mettent à votre disposition un grand choix de véhicules pour le travail et les loisirs.its .\u2022 liM w .'J Dodge .- (HMSLKIt CHRYSLER - CimimsOmlçt üvimsOodge V a ns I VIN TE SERVICE VENTE SERVICE : JFA Dodge 79.VENTE OU LOCATION VENTE OU LOCATION vos :-k k ' Y- \u2022l novembre 1978 - 7 ffl T É'ùJ i £V L'auteur examine au spectographe les feuilles de ses plantes pour s'assurer de leur bonne santé.*%.i F vit I e > m % .V Sti % #1 A J- S .r?s ü M \u2022 * ¦ a as f, A È y [film AS il y / m s S.: iv.' Aÿff i : J r i :> ; TS- > m Hi m m M.Hashimoto et l'un de ses cactus capables de compter jusqu'à 20.Selon M.Kamarof, toute plante a son intelligence propre.\u2022t-ï HH mt- as : m CACTUS,AS-TU UNE ÂME?¦ ?V,v.», .\"StV # m.Warn wa ÿy # ¦l ''¦r- : * f ¦: Toutes les plantes ont une âme,du cœuret de la sensibilité prétendent certains scientifiques: elles aiment, haïssent, souffrent, sont angoissées ou calmes, selon leurenvironnement humain.Martin Monestier fait le point sur les recherches que l\u2019on poursuit dans le monde ; i o >?Jl - L ¦i Le Dr Hashimoto venait d'établir un dialogue unique dans l'histoire.Il ne reste plus maintenant qu'à trouver le moyen de convertir «le langage caché» en sons compréhensibles.Il faut trouver une langue commune déchiffrable par l'homme et les végétaux.En attendant la réalisation de cette idée, le savant japonais se servit des mathématiques pour dialoguer avec le cactus.Il réussit à lui apprendre à compter jusqu'à 20.La plante, à qui l'on demande par exemple combien font 3 et 2, répond par des sons, lesquels, une fois retransmis-sur le papier, donnent 5 pointes distinctes, reliées entre elles.Toutes ces découvertes ont des implications dans nos relations quotidiennes avec les plantes d'appartement.Ne les insultez jamais car les humiliations répétées font faner les fleurs et subir au feuillage un notable changement de couleur.Une grand hostilité peut même les faire s'évanouir pendant un jour ou deux.Cela dit.lors de vos conversations avec vos protégées, n'oubliez pas que les grandes plantes au «système nerveux » plus robuste supportent assez bien les grosses voix fortes, alors qu'il faut parler doucement et gentiment aux petites plus fragiles, et cela surtout durant l'arrosage, ou l'arrachage des tiges et des feuilles mortes.Pensez également que vos mauvaises humeurs ont un effet catastrophique sur elles, qui enregistrent les mêmes degrés d'excitation et d'angoisse que vous.Subissant les mêmes réactions émotives, des plantes tendres et aimées réagissent très souvent aux maladies de leurs maîtres.Une forte fièvre de celui-ci les fera recroqueviller, une otite peut les faire jaunir, et une plante qui vous sera particulièrement attachée peut se désespérer et mourir de chagrin comme un chien fidèle si vous disparaissez.Durant les maladies un peu sérieuses, éloignez-les donc de plusieurs mètres de votre lit, et évitez d'en offrir à vos amis hospitalisés ou en traitement dans une clinique.C'est encore Baxter qui démontra le premier que les plantes restent en relation avec leur propriétaire même lorsque celui-ci est au loin.Aussi, nous devons les tenir raisonnablement informées des changements de notre vie.Avant une absence prolongée, pour éviter que votre départ ne les affecte, présentez à plusieurs reprises la personne qui s'occupera d'elles en votre absence et, lorsque vous serez au loin, évoquez une fois par jour leur image dans des conditions idéales et vous les retrouverez en parfaite santé à votre retour.fait un homme.Baxter, sceptique par formation et par profession, monta alors un véritable laboratoire scientifique où toutes sortes de plantes furent mises à contribution.Des milliers d'expériences furent reprises dans les laboratoires du monde entier et toutes confirmèrent que les plantes aiment et souffrent.que Kirlian réussit à photographier leur aura.Ce qu'on appelle également «corps astral» ou «corps énergétique» est cette étrange luminescence qui émane des hommes et que l\u2019on mentionne depuis que le monde est monde, mais que seuls les voyants et les médiums étaient capables d'apercevoir.Des milliers d'individus à travers le monde parlent à leurs plantes.Même s'ils le font sans bien discerner la force qui les y pousse, même s'ils conservent un fond de scepticisme, cela ne présuppose-t-il pas qu'il existe dans les propos que certains trouvent absurdes quelque sens caché et merveilleux?Si vous êtes sceptique; faites cette expérience fort simple: placez séparément dans une même pièce deux fleurs ou deux feuilles issues d une même plante.A l'une, chaque matin, en vous levant, vous demandez avec conviction de continuer à vivre.Celle à qui vous n'avez jamais manifesté d'intérêt se ratatinera et jaunira alors que votre «interlocutrice» sera encore saine d'aspect.On doit cette nouvelle relation avec les végétaux à Cleves Baxter qui vulgarisa à travers le monde ce secret de la nature.«Les plantes réagissent au physique comme au psychisme, dit-il; en un mot, leur sensibilité mystérieuse se rapproche de l'intelligence.» Ancien de la C LA., professeur à l'Ecole de police de New York, Baxter brancha son polygraphe, dont il est un des grands spécialistes mondiaux, sur une de ses plantes, un Dracena Massangrasser.(Le polygraphe est l'appareil qui enregistre les états émotifs d'un individu au moyen d'un traceur ) Puis il l'arrosa.Il fut stupéfait de la réaction: sa plante réagissait émotivement comme l'aurait Enfin nous nous intéressons au monde intime des plantes, et c'est ainsi que nous commençons à comprendre le langage de la nature! La souffrance et l\u2019amour chez les végétaux ne relèvent donc plus de la sentimentalité mais bien d\u2019un fait scientifiquement enregistré! Des expériences faites et refaites des centaines de fois au corns des quinze dernières années, aussi bien dans les Etats socialistes que dans les centres de recherche américains, canadiens ou japonais ont démontré que les plantes sont pourvues d'une manière de système nerveux et aussi de psychisme, sorte d'âme végétale qui leur permet d'éprouver toute une gamme de sentiments semblables aux émotions humaines.Hier I agronome Carter et le botaniste Singh; aujourd'hui Baxter, Burbank, le Dr Milstein, les laboratoires de recherche de Denver et ceux de l'université de Caroline du Nord nous ont communiqué leurs travaux.Tous permettent d'affirmer que les plantes aiment ou détestent certains visiteurs, souffrent ou s'évanouissent à certaines brutalités, qu elles peuvent être en sympathie ou en désaccord avec leurs propriétaires et même vivre «sur la même longueur d'onde» que certains êtres humains.Ainsi Paul Sauvin, électronicien du New jersey, a mis au point un dispositif lui permettant de mettre le moteur de sa voiture en marche, simplement en en intimant l'ordre à sa plante alors que lui-même termine son déjeuner.Il ouvre également la porte de son garage par un simple ordre mental à une plante placée à l'intérieur et qui ne répond qu'à son propriétaire.Si Aristote, le premier, assura que les plantes ont une âme, il y a quelques années le Soviéti- Enfin tout le luxe Diplomat dans une familiale sixplaces.! afl Depuis la banquette avant 60/40 avec accoudoir central, jusqu'aux sièges ajustables et au dossier inclinable côté passager.en passant par la radio AM/FM stéréo avec commande de recherche et de syntonisation électronique, cette remarquable voiture offre un nombre impressionnant d\u2019options de grande classe.L'arrière de cette magnifique familiale, qui représente 72.7 pi.eu.d'espace de chargement, est entièrement recouvert de moquette, y compris le dossier de la banquette rabot-tabte.Les tringles de chargement fixées au plancher sont en acier inoxydable.Aussi à l'arrière, deux compartiments de rangement que l'on peut verrouiller.Le tout en équipement standard.I ?Les plantes peuvent parler *\u2022* & ty\u2019 Un scientifique japonais, le professeur Ken Hashimoto, docteur en philosophie et en sciences, obtint les plus hallucinants résultats jamais atteints au royaume des plantes en poursuivant de véritables conversations avec un cac- \u2022v II ¦y 1 I #8 lus I Le professeur Hashimoto possédait une technique particulière dans le maniement du détecteur de mensonges.Afin de simplifier les interrogatoires, il enregistrait sur une cassette vierge les réactions d'un suspect et transposait, électroniquement, les modulations de la voix.Celles-ci prenaient alors l'aspect d'un tracé sur un papier, technique assez précise pour être acceptée par les tribunaux nippons.Ce chercheur eut alors l'idée d'inverser le système et de transformer le tracé graphique donné par une plante en sons modulés, conférant ainsi une «voix» à celle-ci Après plusieurs essais non concluants, sa femme, qui possédait une grande affinité avec les plantes, servit d'interlocutrice.Transformé et amplifié par l'équipement électronique, le son produit par la plante ressemblait à un bourdonnement de câble à haute tension, mais d'un câble produisant un chant dont le rythme et la tonalité étaient aussi variés que plaisants.ziSt Si raffinés que soient vos goûts, il y a dons la gamme Dodge Diplomat une voiture de luxe qui répond parfaitement à |® vos aspirations, par eK exemple, la remarquable Diplomat coupé 2 portes avec toit en \"T\" ou la si élégante Diplomat salon b, 4 portes, avec toit en vinyle entièrement coussiné.Les concessionnaires Dodge vous présenteront avec plaisir la splendide gamme des modèles Diplomat 79.Equipée d'un économique moteur de 3.7L.d'une servodi-rection.de servofreins à disque à l'avant et d'un système électronique de commande à l'allumage, la Dodge Diplomat familiale est des plus agréables à conduire Ajoutez-y des options de luxe comme la climatisation, les vitres et les verrous à commande électrique et vous aurez vraiment une voiture de grande classe.SfÉi X m « : 1 mâ Sensibilité) mémoire.% Fondateur de l'Institut de recherche de Calcutta, sir Jagadir-Chandru-Bose, physicien et physiologiste, prouva au monde scientifique que non seulement les plantes respirent, ce que l'on savait depuis longtemps, mais quelles ont des réactions similaires à celles du monde animal.Files possèdent un rythme de vie, et quand elles meurent, elles ont un spasme à la manière des humains.Bose démontra qu'on peut les hypnotiser ou les mettre en état léthargique; que I alcool et la caféine les excitent alors que le gaz carbonique et les anesthésiques les endorment.Lors d'un changement de domicile ou 4AA y.;-: CHAQUE VOfTURE & EST A L PAR UNE GARANTE ANTT-CORROSON DE 36 MOB.Dodge (TIIUSUK (fflkÜUÀ O iisnmOmlv VENTE SEET^CE] VENTE OU LOCATION Suite page 10 8 - 4 novembre 1978 CACTUS, AS-TU UNE AME?La santé de vos plantes peut évidemment être influencée par la prière, puisque l'amour en est l'essence même.Aux Etats-Unis, le révérend Franklin Loer, évêque de l'Eglise épiscopale de Los Angeles, a fait plus de 700 expériences menées sur 40 000 plantes qui montrent son indéniable influence.Naturellement, vous ne pouvez pas prier dans la langue d'origine de vos protégées, mais il s'agit d'une communication spirituelle.Mais que cela ne vous incite pas à faire suivre à vos rhododendrons les offices religieux télévisés du dimanche matin! La communion et la qualité des émissions ne sont pas en cause, mais les radiations provenant du tube cathodique affectent les plantes de façon considérable, pouvant les rendre à la longue chétives, rabougries, allant jusqu'à dénaturer la forme de vous pouvez même réitérer «le miracle Burbank » qui consiste à faire pousser des roses sans épines et des cactus sans piquants en les assurant que vous prenez le plus vif intérêt à leur sort et qu'ils n'ont point besoin de défense.Si votre appartement comprend une terrasse ou un balcon et que vous possédez un chien, empêchez-le de lever la patte sur vos plantes.Non seulement l'acide urique les rend malades, mais la seule apparition de «votre ami des mauvais jours» leur devient fatale à la longue.Dans votre appartement comme dans votre bureau, pla-cez-les toutes de façon à ce qu'elles soient en contact avec le plus grand nombre de personnes.-Les laisser à l'écart, c'est les vouer à une disparition prématurée.Si la salle de bains est par tradition un excellent emplacement, sachez que c'est surtout l'effet des glaces qui leur est bénéfique comme si leur propre reflet les stimulait.Mais il est une règle formelle à ne pas transgresser.Ne jamais garder de plantes dans la cuisine.Vous avez peut-être entendu parler de l'enregistrement du sanglot d'une pousse d'orge à qui l'on avait trempé les racines dans l'eau bouillante.Quand on sait que les Soviétiques sont peu enclins aux rêveries, et que le professeur Isidor Gunar, qui fit l'expérience, est le chef du département de physiologie végétale de la très sérieuse académie d'agronomie de Moscou, on ne prend pas à la légère ses affirmations! «Les plantes, prétend Gunar, ont des impulsions nerveuses semblables aux nôtres; chacune a sa personnalité, son individualité et ses souffrances.» Grâce à ces expériences, on sait qu'une carotte frémit à l'approche de la râpe, que la laitue hurle quand on la déchire et qu'une feuille de chou sanglote quand on l'ébouillante.Vos plantes en pot, sur le bord de la fenêtre que vous croyez au mieux placée, ne sont en réalité que des témoins impuissants qui enregistrent toutes les transes mortelles de leurs consoeurs, vouées à nous nourrir.Cette suite de chocs et de traumatismes les met dans des émois qui les condamnent à une mort rapide.Par contre, les plantes sont au mieux dans les chambres à coucher.Des relations amoureuses avec une plante sont évidemment inconcevables, mais des études ont prouvé que faire l'amour dans leur voisinage, surtout si vous pensez à elles en même temps qu'à l'être aimé, leur procure un plaisir certain et les stimule dans leur développement.L'implication des relations avec les plantes est infinie.Nous savons depuis les expériences de Baxter que les plantes ont de la mémoire.Il arrivera un jour où un mode pratique de communication sera établi entre elles et nous.Les femmes jalouses pourront alors placer des bégonias rapporteurs dont les témoignages auront même valeur que ceux d'un huissier.Par contre, en opposition aux tendresses de l'amour, on s'est aperçu que les conflits entre conjoints les font d'abord jaunir, puis mourir en huit jours.d'une transplantation, alors que l'inquiétude est grande chez elles, on peut donc les chloroformer après leur avoir expliqué de façon rassurante que c'est pour leur bien-être.Lorsque l'air frais chassera les vapeurs anesthésiantes, elles reviendront à la vie sans le traumatisme qui accompagne habituellement de tels changements.Les centres de recherche américains, notamment ceux de la Marine, utilisent la mémoire des plantes dans l'espionnage et l'investigation policière.L'expérience type de Baxter qui ouvrit la voie a été la suivante: plusieurs hommes devaient pénétrer à tour de rôle dans une pièce où se trouvaient placés deux philodendrons.Chacun d'eux avait un morceau de papier plié, dont l'un désignait dans le plus grand secret l'homme choisi pour martyriser une des deux plantes en la brûlant, l'arrachant ou la déracinant.Seul témoin, la seconde plante.Baxter, à l'issue de chaque expérience, trouvait immanquablement le coupable car, chaque fois que celui-ci s'approchait de la plante témoin, elle s'affolait devant le bourreau de sa compagne et faisait osciller le traceur frénétiquement.Voilà pourquoi, grâce à leur mémoire, elles peuvent avoir des amitiés particulières ou éprouver des aversions caractérisées pour certains individus.Cela peut aller jusqu'aux élucubrations quotidiennes de votre animateur de radio préféré.Leur développement sera alors suspendu à votre décision de changer d'ondes.Si, au cours d'une soirée, un de vos amis verse son verre d'alcool dans le pot d'une plante, sachez qu'après sa saoulerie elle aura définitivement une véritable antipathie pour lui: à leur prochaine rencontre, elle se recroquevillera durant tout le temps de sa présence et, si celle-ci s'éternise plusieurs jours, la plante deviendra lymphatique et morose, mettant en jeu son existence.Si vous recevez beaucoup, sachez que les soirées qui s'éternisent leur sont néfastes.Les plantes se fatiguent d'une journée artificiellement prolongée.Réduisez le mal en baissant la lumière au maximum, ou mieux encore protégez-les par un petit paravent afin qu elles puissent jouir de leur nécessaire période de repos.Si vous vivez seul, ne passez jamais votre énervement sur elles, et si vous êtes d'une nature coléreuse et que vos excès sont trop puissants pour être freinés, ayez une plante martyre en plastique que vous pouvez bousculer ou frapper au besoin.Les autres, les vraies, vous en sauront gré et ne s'émouvront même plus de vos sautes d\u2019humeur.Une plante unique peut mourir du seul choc de la solitude.Si vous en possédez plusieurs, observez que certaines peuvent tomber malades de la présence d'une plante voisine qui leur est antipathique.Dans ce cas, changez les voisinages et les choses s'arrangeront.Ne dites jamais à votre fleur que sa voisine est la plus belle.Devenue morose, elle ralentira sa croissance.Répétons-le encore, une plante a besoin de se sentir protégée et, si vous parvenez à établir des liens profonds, Essayez la nouvelle \u2022A=, H vTl Les plantes et l\u2019amour Le réputé biochimiste Maurice Vogel, directeur d'un service de recherche chez I B M., démontra avec l\u2019aide d'une équipe de psychologues et de médecins que les plantes sont non seulement sensibles aux contacts physiques et adorent qu'on leur caresse les feuilles, mais qu'elles réagissent aux conversations et, en tout cas, aux ambiances émotives que celles-ci dégagent.Sachez qu'une longue discussion dans leur voisinage sur l'Afrique du Sud ou sur la politique nationale ont de très faibles réactions sur elles, alors que la sexualité en déclenche de très fortes.De plus, l'érotisme et les plaisirs de l'amour augmentent leur croissance.On a remarqué que les plantes dans les garçonnières et les maisons de rendezvous sont au meilleur de leur forme.?i i ¦ | « i I r\\ i m ^==H_ - cE-\u2014=S ~\"U 10 - 4 novembre 1978 leurs feuilles, et, à terme, provoquer leur mort.démontré qu'il est préférable d'interpréter continuellement la même chanson.Cela dit, pour éviter la monotonie, vous pouvez avoir un petit répertoire de chansonnettes servant soit aux plantes individuellement, soit lorsqu'elles sont en groupe.Dorothy Ratallachs, musicienne et biologiste qui passa de nombreuses années au Buell-Temple College de Denver à approfondir l'effet de la musique sur les plantes, nous a fait part de résultats intéressants.Ainsi, une demi-heure de musique le matin vers 6 hei res et le soir au coucher du soleil accélère leur croissance, leur floraison et les rend plus résistants et plus vertes.Pour cela, mettez-les en demi-cercle à deux ou trois mètres de la source musicale.Mais attention: les végétaux ont des goûts très particuliers! Bien que de nombreux autres chercheurs aient expérimenté avant elle l'effet des sons et de la musique sur les végétaux, Dorothy Ratallachs fut la première à faire des recherches dans le seul but de voir comment les plantes réagissent aux différents types de musi- ves suivant les compositeurs, l'essence de leurs oeuvres et la nature de l'orchestration.Les résultats de ces travaux ont été si extraordinaires que plus de cinq cents quotidiens et les plus grands magazines de la planète en ont fait état.Plusieurs chaînes de télévision filmèrent ces expériences avec des caméras spécia- les plantes et la musique Enfin, nous finirons sur une influence considérable, celle de la musique.Elle est si réelle qu'à Madras et à Pondichéry le professeur Singh, directeur du département de Botanique de l'université Annamalai, fit jouer de façon répétée un morceau de musique amplifié par haut-parleur, qui augmenta les récoltes de riz et de tabac de 50 p.c.Même expérience en Amérique pour le maïs et le soja.Le ministère américain de l'Agriculture envisage l'utilisation commerciale et non plus expérimentale de cette découverte.Pou.an revenir aux plantes d'appartement, si vous chantez pour elles, il est que.Il lui avait semblé que, dans la mesure où les hypothèses de Baxter étaient exactes quant à la perception primaire des végétaux, ceux-ci devaient certainement répondre aux stimuli musicaux harmonieux de façon sélective.Les observations qu'elle recueillit eurent de quoi décontenancer.Ces expériences, conduites sous contrôle rigoureux et avec du matériel expérimental approprié, démontrèrent que les plantes subissent des influences nettement positives ou très fortement négati- les.Petit à petit tous les scientifiques de toutes les disciplines, même les plus réticents, durent admettre le phénomène que Dorothy Ratallachs avait mis au tour.Les plantes sont sensibles à l'harmonie et à l'essence des créations musica- les.Les plantes en général, et les cactus en particulier, aiment le jazz, Amstrong et Ellington.Toutes, sans exception aucune, haïssent le rock and roll et toutes orchestrations utilisant des instruments à percussion.Jimmy Hendrix et le folklore nègre sont aussi néfastes l'un que l'autre, les plantes réclamant quatre fois plus à boire, poussant le plus loin possible de la source traumatisante et présentant des racines chétives.Par contre, la musique classique leur est bénéfique et leur vivacité est singulièrement améliorée quand elles écoutent Brahms, Schubert, Beethoven, Mozart, Rimsky-Korsakov, Wagner et surtout Bach, dont les préludes pour orgues sont, avec les ragas de Ravi Chankar, ce que les plantes apprécient le plus.Vous pouvez même influencer la direction de leur croissance dans un but décoratif et observer, comme cela s'est souvent vu en moins de 15 jours, des plantes grimpantes se diriger et s'enrouler autour du haut-parleur qui diffuse une musique appréciée.Mais une même oeuvre musicale peut être désastreuse ou favorable suivant les instruments employés à son exécution.Les plantes raffolent des instruments à cordes.Du luth joué pendant un mois peut augmenter leur feuillage de 30 à 50 p.c.La flûte, la cithare, la harpe, mais surtout le violon sont les meilleurs instruments possibles.Certaines de ces découvertes ont fait scandale, d'autres ont été acceptées d'emblée, mais toutes sont admises aujourd'hui et chacune devient l'une des pièces de ce puzzle qui, bientôt reconstitué, guidera demain les relations de l'homme et de son environnement dans un univers aux dimensions nouvelles.Nous dénudons la terre à coups de bulldozer, nous la couvrons de béton et d'asphalte.Nous déversons dans les campagnes des millions de tonnes de déchets chimiques.Mazout, ordures, acides et autres poisons transforment lacs et rivières en cloaques.Les forêts et les prairies sont ravagées; la mer entame sa destruction, alors que le ciel lui-même se sature parfois de matières toxiques.Il est temps de se réconcilier avec la nature.Au lieu de vouloir la soumettre, cherchons à coopérer avec elle et à la rendre heureuse d'assurer notre subsistance.Il faut rétablir pour l'avenir de l'homme la paix entre lui et le monde végétal.» I BEI ¦Mt* v./v /¦ ' W:i & \\ ; ¦ ¦-¦.;\u2022! \" .: ' >:r.-, ®as ' r : n :.y > iSH b v- m tjV'v, - \u2019¦ V#i fr,' I - Jv.4: \u2022V.r ,V v?i ¦ V u ¦S ei-: HE A >5 A .t?-V?> V' > J sv> & m .ST 2 ,v .< \u2022:>f.\\ Xr > ;yu* ; ::- ;.r .I h*Çf \\ - ti'ksen JL_ ¦ T.T Pflt* Ucksu1 > :ri _ \"yrrtiwiE -m Pet IS /» V 25 Cigarettes King Size Régulier et King size La vraie douceur joue et gagne AVIS: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croit avec l'usage\u2014éviter d'inhaler Moyenne par cigarette\u2014Formats King Size & régulier, \"goudron\" 7 mg.nicotine .7 mg. I 1 T?\" P i ï /¦ T- \u2022 v \u2022\u201e kv A - & L*'./J ' * -1.V S3 kg 7 m- il: 1 >: & ¦ 6 4-1 % c m % f \u2022 ?sy fS « \"I >3 -v; i U i - - % te #> -S: y mm SU:- 2 ¦PF i r>.- i.# Us \\ -*s« 11 .V» i ¦ + V > ¦ v.\u2018 -4*1^ am \u2022 » \u2022 \\ F** fa i i: .» , wsm - a.-% i »A L..- - >\u2022 n - j ?8$0Ziy; Mfflrna B ¦ » * »V 5 : > ,Sw 1 «: ft-:- «; r «# ¦ .IN os -! '\u2022 >2 TA?a## WW# 3z3 ^psl £ i :* ¦> mm ' \u2022* 1 m ' ¦m (r -.VS ¦it-! ' ' \"\" ^#5 ¦ mm.V >fTv ' Iser maS æg '¦ a.T# * i.rr.M ilÊÊmm 0m- ' » »., V m.jr.sail .cpphone.instituti< \t .-Æ l2_i2 16 ¦ 4 novembre 1978 Même s\u2019il stagit d\u2019une blague 5 communiqués du gouvernement.Il conserve un tirage de -I 500 exemplaires.Physicien de profession, M.Larkin Kerwin est un Irlandais de pure souche « » ADRESSE: VILLE: PROVINCE: Postez ce coupon à: Delpro.Case postale 445, Burlington, Ontario L7R 3Y6.Offre en vigueur seulement au Canada.Une seule blague par famille Celle offre sv termine le 31 janvier 1979.CODE POSTAL fJU Suite page 18 4 novembre 1978 - 17 i Ci-contre, Me Gary Onellet qui, bien qu 'anglophone, n'a jamais pu plaider à Quebec autrement qu'en français; à dr., le père Clark McAulay devant l\u2019église St.Patrick, dont il est curé depuis 72 ans.inç est publié chaque semaine IJ^l 0|JtX/LlVL .?j: Embêtements 3 0 CT.I ill is President et directeur général Jean A.Dion Directeur de la rédaction Pierre Gascon Directeur adjoint Jean Bouthillette Directeur artistique Pierre Legault Rédaction Edouard Douce; Isabelle Lefrançois Adrien Robitaille Service artistique Marthe Bolduc Michel Brunette Roger Dion Michel Genest France Lafond Photographe Denis Plain Secrétariat Liliane Bitursi Jacqueline Giroux Gisèle Payant nTi ilil.j Président du conseil Paul-A.Audet Vice-président Charles d'Amour Secrétaire Guy Pépin Trésorier Gaston Vachon li y \\ 11 + ft ^o; \u2022» ».: : % ! i I™ r.3! K' Ù W 0 « \u2022< o- %)// -CI Z di L !S:>N0iti0-67yo 1 Représentant publicitaire MagnaMedia Limitée 231.rue Saint-Jacques Montréal P.Q H2Y 1M6.Tél.282-2120 I .LAÛRANDE SAIGNEE o\\ if?: _ 1 .' - tl \">\u2022 >Z V F 1- ^ .kâ attaques lancées indistinctement et qui exprimait la crainte que la nouvelle loi n'ait un effet désastreux sur l'activité touristique dans la capitale.Ce mémoire rappelait au passage les bénéfices que la ville a retirés de la présence d'un élément anglophone en son sein.C'est lui, y signalait-on, qu implanté ici la Croix-Rouge, la Société protectrice des animaux, les ambulanciers Saint-Jean, le Board of Trade (devenu la Chambre de commerce) et le Y.M C A., dont l'exemple a entraîné l'aménagement de gymnases dans les écoles francophones.La présentation de ce mémoire commission parlementaire a donné lieu à l'une des séances les plus animées.Maître d'oeuvre de la résistance locale à la loi 101, Me Ouellet soulign l'étonnement de maints journalistes francophones de découvrir une coll tivité anglophone aussi vivace au coeur d'une ville pourtant célèbre pour prétendue homogénéité culturelle ¦ a w i -~V ^ sâ& 7 +¦ hj-i.V f' « W w : G ¦ uSi \u2022X ' ' a v-' - t #' Wv-x ¦ : t! I serait malheureux que les ' ' V ce, et descendants des victimes fassent la lutte aux aspirations nationales légitimes des fils de leurs sauveteurs.«Incidemment, j'ai découvert que nombre de mes amis francophones possèdent les mêmes origines celtiques lointaines que moi.A travers divers ouvrages d'histoire, j'ai pu retracer les déplacements des premiers Celtes en Espagne puis en France, en Angleterre et en Irlande.Au cours des temps, ces divers rameaux ont appris des langues différentes.Malgré une séparation de quelques siècles voulue par la géographie et les événements politiques, j'ai I impression de vivre à nouveau parmi ' X V a.¦V i g \u2019- \u2022* >- C- ¥ ¦j?- .wd & mm 2 2 *4 I \u2022X.vn .la ville.La solidarité linguistique trouve rarement à s'exercer en affaires.«|e suis moi-même un exemple d'intégration réussie sans disparition de ma personnalité.Je n'éprouve aucunement la peur, commune à de nombreux francophones et anglophones, que d'avoir un pied dans chaque camp m'empêche d'être pleinement membre de l'un ou de l'autre.On dit que la différence linguistique ne fait que semer la confusion chez les enfants.Regardez ma fille de 8 ans: elle est plus parfaitement bilingue que je ne le serai jamais.Elle fréquente l'école anglaise mais ne parle qu'en français à sa mère et aux enfants du voisinage.» Il reste néanmoins à Québec quelques anglophones victimes de leur nostalgie des temps anciens où, plus nombreux, leurs pareils se sentaient moins obligés de frayer au coude à coude avec les francophones.MM.Louis Fusk et Bill Pike, tous deux âgés de b9 ans, sont de ceux-là.Ils passent leurs loisirs de retraités au Army, Navy and Air Force Veterans Club.Bien que cette association compte un même nombre de membres oc-s deux langues, I anglais y prédomine, probablement par suite de son usage jadis courant en temps de guerre.C'est le seul groupement activement anglophone de la ville qui ne soit pas une institution scolaire ou religieuse.c % - '\u2022 ->5 rt t\u2018l - m .> Vt £>- .1 : % V ! p£ fiE mes congénères.» La collectivité anglophone de Québec a vociféré beaucoup moins ardemment que celle de Montréal contre la tournure des événements depuis le 15 novembre 1976.La promulgation de la loi 101 a soulevé des protestations, mais les anglophones de la capitale ont évité soigneusement de s'allier sans réserve à leurs congénères de la métropole.«Cette loi n'était aucunement nécessaire hors de Montréal.Après tout, à Québec, nous n'avons jamais formé un bloc à la façon de Westmount», affirme l'avocat Gary Ouellet.Il exprime ainsi le sentiment d'injustice ressenti par les anglophones en constatant que la nouvelle législation ne tenait aucun compte du bel exemple d'intégration qu'ils ont donné.A l'appel du Metropolitan Quebec Language Rights Committee, 1 200 de ses membres sont venus s'entasser dans la grand salle du Château Frontenac.On y a ratifié à l'unanimité un mémoire qui blâmait le gouvernement pour ses ILYA DES CHOSES DANS LA VIE QUI N ONT DAUTRE BUT QUE DE FAIRE PLAISIR.Intégration réussie \u2022» ./ 4 ir Fils d'un Franco-Ontarien et dune Irlandaise, Me Ouellet a fait ses étud primaires et secondaires en anglais, avant de s'inscrire à la faculté de Droit de laval Ayant commencé, gamin, d apprendre le français dans les rues de Sillery, ii a épousé une Canadienne française.A 33 ans il gère un cabinet des plus achalandés mais ne se souvient pas, en dix ans de carrière, d'avoir jamais plaidé une seule cause en anglais.«Etre avocat anglophone, dit-il, pré sente toutefois des avantages.Les intérêts étrangers au Québec qui ressentent le besoin d'un représentant juridique dans la Vieille Capitale préfèrent un juriste avec qui ils peuvent communiquer sans jiroblème.Cependant, j\u2019ai peu de clients parmi les anglophones de J Tbfmnrd hunJ *.«/* UdCAu à ruifx r\tAlgS !\t-tA/ ssvi -, / #>'\\ Ÿirdky I U .-fa- V VL .1 1 Â) Q Y> V'\\ C7 %v.\" H.>.I- V JrkVt a Y' Y'/6 ' .\tLes nouveaux savons deluxeYardley existent en 3formats: pour les invités,pour les mains,pour le bàin./Z ' a iVz ,/v Suite page 20 t FABRICANT DE SAVONS RAFFINÉS DEPUIS 1770.18 - 4 novembre 1978 4 novembre 1978 ¦ 19 - : LAGRANDE SAIGNEE occuper les cadres supérieurs.Au vrai, le taux de natalité des anglophones de durant le Québec s'est même présent siècle, mais les occasions de réussite qui s'offraient ailleurs en Amé-du Nord ont enlevé à cette accru «Je parle difficilement le français, dit M.Fusk, qui ne quitte son domicile de Sainte-Foy que pour le club et ne s'est pas hasardé «en ville» depuis deux ans.Je peux arriver à me faire comprendre, mais c'est peu à considérer que, né à Québec, j'y ai passé toute ma vie.» Cet ex-rédacteur sportif du Chronicle-Telegraph a vécu son enfance dans une enclave anglophone.Dans la basse ville, près du fleuve, le quartier de l'Anse-au-Foulon renfermait jadis une petite collectivité irlandaise, isolée parmi les Canadiens français.Ignorer le français n'était pas regardé alors comme un boulet au pied.De grandes entreprises comme l'Anglo-Canadian Pulp & Paper (maintenant la Reed Pulp & Paper) et les chantiers navals Davie, à Lauzon, constituaient des citadelles de l'anglophonie.Jusqu'à il y a une vingtaine d'années, une circonscription électorale de la ville était la chasse gardée des anglophones.C'est ainsi que Charles Gavan «Chubby » Power, qui fut ministre de la Défense pendant la Seconde Guerre mondiale, a représenté cette circonscription aux Communes sans interruption de 1917 à 1956.Aujourd'hui, il ne reste plus un seul représentant des anglophones dans aucun conseil municipal de l'agglomération de Québec.«Je n'ai jamais parfaitement compris, reprend M.Fusk, pourquoi mes collègues francophones étaient bilingues, puisque rien ne les obligeait à l'être.Certain jour, il y a peut-être vingt ans, j'attendais la description de la série mondiale de base-bail à la télévision.Malheureusement, elle n'était donnée qu'au canal francophone.Même si j'étais le seul anglophone du groupe, mes collègues ont apporté et branché un poste de radio, où la description du match était faite en anglais, ils ont abaissé le volume du son sur le téléviseur français et tous les dix ont écouté le match en anglais avec moi.Ne me demandez pas pourquoi ils agissaient ainsi car je sais fort bien que ce n'était pas uniquement par gentillesse envers moi.» nque population anglophone toute chance d'emboîter le pas au taux de natalité francophone.L'exode se poursuit,^ surtout celui des jeunes.Sitôt diplômés d\u2019une des écoles secondaires anglophones ou du cégep St.Lawrence, ils vont s'inscrire à l'université McGill ou dantiste); plus maintenant! On m'impose un fardeau immérité.» Si tous les anglophones de Québec ne se croient pas aussi malheureux, ils ne s'inquiètent pas moms de leurs chances de survie à long terme.Dans entièrement les écoles et paroisses, qui restent la seule armature de la résistance anglophone.Au début des années soixante, on a rasé des pâtés de maisons entiers qu'occupaient de nombreux anglophones, près du boulevard Saint-Cyrille, pour faire place au Théâtre, au complexe commercial de Place Québec et à divers édifie administratifs nouveaux.Les occupants anglophones ont fui vers la banlieue, qui a dilué leur cohésion.«Il fut un temps, dit bill McNamara, où ccette cohésion, alimentée par le nombre et les institutions, était forte.Je suis maintenant le seul anglophone de ma rue.» A l'école secondaire St.Patrick, dont Bill McNamara est le directeur, il a fallu congédier 14 professeurs et l'on prévoit que les renvois ne s'arrêteront pas là.Le nombre d'élèves a décru de 1 1(X) à 900 en un an.A l'école protestante voisine, ce nombre décline régulièrement de 8 p.c.par an.Les trois institutions secondaires protestantes de Québec ne ren ferment plus au total que 2 000 élèves, et il y en a seulement 1 500 dans les quatre écoles primaires.Par ailleurs, à l'école St.Patrick, 60 p.c.des élèves sont francophones.M McNamara se refuse toutefois à croire que son labeur d'enseignant ait contribué à l'assimilation des francophones au secteur anglophone.«Aux yeux du francophone, soutient-il, faire ses études en anglais n'est qu'un moyen de réussite parmi d'autres.Il n'en ressortira pas plus assimilé que l'a été le ministre Jacques-Yvan Morin, qui a fréquenté l'université d\u2019Oxford.» s'I/ y *1 Grand J es ce r Y 9t.r As-tu découvert la vodka Smirnoff?ü .fl ?'î' 1 I ( X SMIRNOFF es® Plus de funérailles que de baptêmes -< '4L FOOK* ! Les choses TJ! i Zi.ont g.T Il a souvent été question de fusionner les trois écoles secondaires.Le projet a échoué jusqu'ici par refus de détruire l\u2019environnement scolaire et par méfiance ancestrale entre catholiques et protestants «Il faudra bien y venir, dit XI McNamara, mais à quel élément religieux donnera-t-on la prépondérance dans la direction unifiée?Les protestants estiment qu'elle doit leur revenir puisque l'Acte de l'Amérique britannique du Nord garantit une instruction jiublique protestante au Québec; mais les deux commissions scolaires anglo-catholiques accepteraient mal d\u2019être dominées par l'unique commission protestante.¦ D'ailleurs, le gouvernement péquis-te ne permettrait probablement jras que se < rée une commission anglophone 4 »¦ changé =ï-: Bill Pike intervient alors dans la conversation.«Je n'ai jamais éprouvé de difficulté à me faire servir en anglais dans les magasins à rayons.Un commis unilingue francophone parvenait toujours à dénicher un collègue qui pouvait me répondre.Mais la situation a commencé de changer il y a dix ou douze ans, à cause surtout de la jeune génération.Les commis âgés se débrouillent pour vous aider, mais leurs cadets refusent de traiter avec vous si vous ne pouvez parler français.Je ne me sens plus à l'aise qu'ici, au club.Les passants se montraient cordiaux avant que débute cette «folie» (son terme pour désigner le mouvement indépen- % * $.leur jeunesse, on comptait environ 50 000 d'entre eux; ils ne sont plus que la moitié et le déclin se poursuit sans arrêt.On ne peut l'expliquer seulement par les justifications habitueHes de l'exode des anglophones hors de la province: l\u2019instabilité politique et la loi 101.Larkin Kervvin rappelle que ce déclin a commencé de se faire sentir au début du siècle, avec la diminution en importance du commerce du bois et de la construction navale, où les anglophones étaient traditionnellement seuls à recherchent un emploi soit à Montréal, soit dans les provinces anglophones.On allègue, par exemple, qu'un patronyme anglophone nuit à l'admission dans le fonctionnarisme, qui est le principal employeur des habitants de la capitale.Les bilingues y seraient acceptés à condition que le français soit la langue première.Selon Me Oueilet, la trop grande intervention du gouvernement dans la vie des affaires enlève tout désir de demeurer à Québec à quiconque rêve d\u2019une grande carrière.Ce déclin en nombre menace parti- al.I 20 ¦ 4 novembre 1978 Le Holiday Inn vous offre: Le forfait fin de semaine 25% de rabais unifiée.Le problème ne présente cependant pas c ;ravité pour la paroisse i St Patrick car ' Commission des écoles catholiques francophones a toujours pris bon soin de notre école secondaire et de notre école primaire, au point de se faire reprocher par le gouvernement y de trop choyer les anglophones.» Au dire du curé de St.Patrick, le père McAulay, c.s.s.r., le ministère qu'il exerce auprès des anglophones lui donne l'impression d'assister à «l'agonie d'un vieillard».La paroisse célèbre trois fois plus de funérailles que de baptêmes, et les messes du dimanche ne rassemblent que 350 fidèles en regard des 900 qu'on y comptait il y a douze ans, à l'arrivée du père McAulay comme curé.Le caractère imposant de cette église en rend l'entretien particulièrement onéreux, mais les francophones ne se montrent aucunement intéressés à l'acquérir, souffrant d'une semblable désaffection chez leurs ouailles.Reste la solution de la fusion des trois paroisses anglo-catholiques, qui y répugnent.La désaffection est semblable chez les protestants, mais ne décourage pas le curé doyen de la cathédrale anglicane, le révérend Paul James.Holy Trinity est la plus ancienne cathédrale anglicane hors des îles britanniques.Si les offices continuent d'y être célébrés en anglais, il existe depuis le XVIIle siècle une traduction française du Livre de prières.Au temple St.Matthew, fondé d'abord à l'intention des immigrants jersiais francophones, les semainiers sont bilingues.Dans le choeur de Holy Trinity, un trône est réservé en permanence au cardinal Maurice Roy.qui rend régulièrement visite aux anglicans.Lui-même originaire du Royaume-Uni.le révérend James note que plusieurs pasteurs de même origine ont exercé leurs fonctions à Québec.«La plupart, explique-t-il, possédaient déjà à leur arrivée une certaine connaissance du français, acquise en Europe, ce qui n'était pas le cas des pasteurs canadiens-anglais » Quels espoirs de survie reste-t-il à la collectivité anglophone de Québec?Pour Me Quel let, i's résident seulement dans la défaite du P Q M Kerwin se montre plus optimiste: le facteur économique, qui a joué autrefois contre telle collectivité, pourrait lui rendre du prestige, mais il faudra agir vite.«Le mal, dit-il, est qu'il n'existe pas en elle un centre de réflexion et d'action.Nos églises jouaient jadis ce rôle mais ont perdu leurs fidèles.Les francophones aussi abandonnent leur religion, mais ils ont trouvé un autre pôle > d attraction dans la politique.Ce qu'il nous faut surtout, c'est lâcher la défensive pour l'offensive.Nous ne devons pas laisser la politique ni l'économie nous séparer des francophones.Nous ne devons pas considérer le bilinguisme comme un désavantage, ni comme le prix à payer pour obtenir la paix.»» vAfi '\"x_- \u2018 ¦v?> -\u2018vu >1 v » m fa \"Partir en fin de semaine c'est merveilleux, Arthur, mais comment as-tu pu oublier ma mère?\u201d >1 àa eu /, !{ >i SJ V \u2014r 1 if v 1 /f * * % * 1 k X XX fr552pT: p VI -, ' rZi \"T \u2022________________________, \u2019 s.' pp\t-\t- '.w s*m Kwswirsr TT- \u2022JCK Thus les hotels Holiday Inn à travers le pays vous offrent un tarif fin de semaine spécial: 25% de rabais sur le prix courant d'une chambre si vous y passez au moins deux nuits.Le forfait fin de semaine au Holiday Inn: une chambre de luxe à bas prix spécial.C\u2019est bien la clé d'une fin de semaine réussie.Ehôtel qui plait le plus au monde.Vous devez réserver quarante-huit heures à l\u2019avance.Demandez le tarif réduit.Profitez du service de reservations Holidcx\" gratuit dans plus de ISO hôtels Holiday Inn au pays.Composez sans frais 1-800-21S8-8980 n'importe où au Québec; à Montréal :878-4821.la- forfait fui de semaine est en vigueur les vendredi, samedi et dimanche du lf) septembre 1978 au IVjuin 197V.Sont exclus: les réunions spéciales, les groupes et les vongrès-ainsi que les forfeits de ski entre le 15 décembre 1978 et le 1er avril 1979.£yt\\ : O O c.a 4 novembre 1978 - 21 La Bonne Cuisine de Perspectives par Margo Oliver Pour hommes! On recommandait autrefois aux femmes de prendre les hommes par leur estomac.Ce cliché, heureusement, est fort discuté à présent que tant de femmes, et d'hommes, s'appliquent à inventer de nouveaux rapports, d'autres façons de bien vivre ensemble la belle aventure de la vie.Il reste que rien n'est plus agréable que de faire plaisir à ceux qu'on aime.Et leur offrir un plat qui les satisfasse, un mets savoureux dont on se délecte avec eux, c'est une des bonnes joies d'ici bas.Voici donc ce que j'appellerais des plats pour hommes, c'est-à-dire des plats pour appétits robustes.Ces recettes aideront, je l'espère, toutes celles qui ont un homme ou des hommes à leur table.Je les dédie, toutefois, à mes lecteurs masculins.Car beaucoup d'hommes, mon courrier me le confirme fréquemment, cuisinent volontiers de nos jours.CROQUETTES DE POMMES DETERRE t (notre photo) 2 cuil.à table d'oignon finement haché 1\tcuil.à table de graisse de bacon 4 tasses (environ 8 pommes moyennes) de purée de pommes de terre chaude 'A de tasse de beurre (ou de margarine), ramolli 2\tcuil.à thé de sel Va de cuil.à thé de poivre 2 oeufs Farine Graisse de bacon Faire frire l'oignon dans 1 cuil.à table de graisse de bacon, 3 minutes ou jusqu'à ce qu'il semble translucide.Bien fouetter la purée de pommes de terre, à laquelle on ajoutera le beurre, ou la margarine, le sel et le poivre.Ajouter les oeufs et battre encore pour que tous les ingrédients soient bien mélés et la puréee très légère.Ajouter l'oignon, en mêlant.Façonner le mélange en 8 croquettes épaisses et passer chacune dans la farine, pour l'en bien enfariner.Chauffer de la graisse de bacon, dans une poêle épaisse, et y bien brunir les croquettes des deux côtés.(8 croquettes) V- 1 - 4 A ¦ .I .: r \" ' \u2022 y* % .% .- Té ¦ v ¦ SPECIAL BOEUF SALÉ !» a (notre photo) De 3 à 3 Vu livres de boeuf salé (corned beef) Eau 1\ttasse de vin rouge sec 10 grains de poivre 5 clous de girofle 2\tgrains de cardamome Va de cuil.à thé de piment rouge fort émietté 2 épaisses tranches d'oignon 2 touffes de feuilles de céleri Eau bouillante 1 chou moyen Sel et poivre Beurre fondu Croquettes de pommes de terre (notre recette) Laver le boeuf à l'eau froide et le mettre dans un grand bol.Le couvrir d'eau froide.Couvrir et laisser reposer, au réfrigérateur, jusqu'au lendemain.Egoutter.Chauffer le four à 375°F.Mettre la viande dans un grand plat à cuire possédant un couvercle hermétique et juste assez grand pour que la viande puisse y tenir avec un peu d'espace tout autour.Ajouter levin, les épices et condiments, l'oignon, le céleri et suffisamment d'eau bouillante pour couvrir la viande.Couvrir et cuire au four, 4 heures ou jusqu'à ce que la viande soit très tendre.Couper le chou en 6 ou 8 pointes, environ 20 minutes avant que la viande ne soit prête.Le mettre dans une marguerite ou un tamis, au-dessus d'eau bouillante, couvrir et cuire à la vapeur, 20 minutes ou pour qu'il soit juste tendre.Trancher le boeuf, au moment de servir, et le mettre dans un grand plat de service, avec le chou.Saler et poivrer ¦ V.V'- .'.1 v; \u2019.r «>< Jt a /Æ TA i V T«fe i =3 TARTE AUX POMMES ET AU MIEL , * Pâte au fromage (notre recette) 'A de tasse de cassonade, mesurée bien tassée 3 cuil.à table de farine 6 tasses de pommes tranchées (environ 8 pommes moyennes) Vi tasse de miel liquide 1\tcuil.à thé de zeste de citron râpé 2\tcuil.à table de jus de citron Vi tasse de noix grossièrement hachées 2 cuil.à table de beurre Crème simple (15 p.c.) ou lait Sucre Chauffer le four à 425°F.Faire une abaisse mince avec la moitié de la pâte et l'ajuster dans une assiette à tarte de 9 pouces de diamètre.Mêler parfaitement la cassonade et la farine et ajouter le mélange aux pommes, en brassant ces dernières délicatement.Ajouter le miel, le zeste et le jus de citron et les noix et mêler le tout délicatement.Mettre les pommes dans l'assiette habillée de pâte et les parsemer du beurre, en noisettes.Rouler ce qui reste de pâte et en couvrir la tarte en lui construisant un bord dentelé.Faire des fentes dans le couvercle de pâte pour laisser échapper la vapeur pendant la cuisson.Badigeonner le couvercle de pâte, 1 I 8 ¦H K Chauffer l'huile dans une grande casserole ou cocotte épaisse.Y brunir toutes les côtes, quelques-unes à la fois, en les retirant de l'ustensile à mesure qu elles sont de la couleur désirée.Baisser le feu entre le degré le plus bas et le degré moyen et ajouter, au jus de cuisson, l'oignon, les carottes et l'ail.Cuire 5 minutes, en brassant.Saupoudrer de la farine et bien mêler.Retirer du feu et ajouter, en brassant, tous les autres ingrédients excepté les nouilles.Chauffer jusqu'à ébullition, ajouter les petites côtes, baisser le feu, couvrir et laisser mijoter, de VA à 2 heures ou jusqu'à ce que la viande soit très tendre.Servir avec les nouilles et avec une salade verte bien croustillante si on le désire.(6 portions) - % I légèrement le tout et arroser de beurre fondu.Servir avec les croquettes de pommes de terre.(De 6 à 8 portions) PETITES CÔTES BRAISÉES I 2\tcuil.à table d'huile à cuisson 3\tlivres de petites côtes de boeuf découvertes, en morceaux de 2 pouces 2 oignons moyens, hachés 6 carottes, en morceaux de 2 pouces 1\tgousse d'ail, émincée 2\tcuil.à table de farine % de tasse de bouillon de boeuf Vi tasse de bière 1 cuil.à thé de cassonade TVi cuil.à thé de sel \u2019/a cuil.à thé de poivre Nouilles beurrées f ¦ V > 22 - 4 novembre 1978 1 8 ¦ ŒVOUS NAVE , WÀ 1 ( 38 -\u2022 > DUS SERVIR * » légèrement, de crème ou de lait et le saupoudrer généreusement de sucre.r Cuire au four, 50 minutes ou jusqu'à ce que les pommes soient tendres.Servir tiède.HR EDWARD ELGAR.m ¦ - t I à 6 Pâte au fromage I 2 tasses de farine à tout usage, tamisée 1 cuil.à thé de sel Vi de tasse de saindoux ou % de tasse de graisse végétale Vi tasse de cheddar fort, râpé V* de tasse d'eau glacée Mettre la farine dans un bol; ajouter le , sel et mêler, à la fourchette.Ajouter le saindoux ou la graisse végétale et couper cet ingrédient dans la farine, avec un mélangeur à pâtisserie.Ajouter le fromage et brasser délicatement, à la fourchette.Ajouter l'eau glacée, en pluie, en mêlant à la fourchette juste assez pour humecter tous les ingrédients secs.Ramasser la pâte en boule et la presser fermement, avec les mains.En faire deux parts et façonner chacune en rond.Aplatir un peu chaque motte de pâte et la rouler en abaisse, comme j nous l'indiquons plus haut.» F , N l 7 ! k fil I * I X il' Pour nous, chez Toshiba, \"c'esffa musique, l'important: Nous savons que seûjs des instruments de première qualité peuvent lui réndre justice.Et que-geuls des instruments fiables peuvent.lui être fidèles.\t\u2022 'Quand voué écoutez de la musique sur une table tournante ou un haut-parleur Toshiba, vous reconnaissez ' cette qualité.Après plusieurs heures découle, vous , constatez cette fiabilité.Toshiba vous offre 7 tables tournantes: de la S RA 270 - r à la SRF X70, complètement automatique (avec verrouillage à quartz, entraînement directe et mécanisme de reprise), vous n'avez que l'embarras du choix.Du modèle.à suspension acoustique jusqu'au SS 707 (un baffle aveb haut-parleurs basses fréquences de 10\"hautes fréquences et contrôle de-hiveau des fréquences moyennes), ' il existe 8 différents systèmes d'enceintes Toshiba.___Vous pouvez vous procurer les tables et enceintes Toshiba séparément, ou déjà intégrés à Une chaîne.Venez écouter le sonToshiba chez un détaillantToshiba.Et si vous aimez comme nous la musique, vous aimerez ce que nous vous ferons entendre.BSH r- .S' POUDING AU RIZ ET AUX RAISINS JE 1 cuil.à table de beurre (ou de margarine), ramolli 1 Vi tasse de lait entier, chauffé au point d'ébullition 3 oeufs 'A de tasse de sucre 1 pincée de sel 1 Vi cuil.à thé de vanille V4 de cuil.à thé de muscade l'A fasse de riz cuit (voir note) 'A tasse de raisins secs Crème Chauffer le four à 325°F.Beurrer un plat à cuire de VA pinte.Ajouter le beurre, ou la margarine, au lait très chaud et brasser pour le faire fondre.Mettre les oeufs, le sucre, le sel, la vanille et la muscade dans un bol moyen; battre légèrement, à la fourchette, pour mêler tous ces ingrédients.Ajouter le lait, petit à petit et en brassant.Ajouter le riz et les raisins, mêler et mettre dans le plat à cuire.Cuire au four 20 minutes.Brasser alors à la fourchette et continuer la cuisson, de i 20 à 30 minutes ou jusqu'à ce que le pouding soit pris.Servir tiède, avec de la crème.(6 portions) Note: il vaut mieux utiliser du riz non Ÿ précuit pour cette recette.Et si vous en avez trop cuit, il se conserve bien au ' réfrigérateur» IBA f x y NE VOUS OFFREZ PLUS DES REPAS MONOTONES! CUISINE POUR TOUS LES JOURS de Margo Oliver vous facilitera la tâche.Des recettes faciles et économiques, conçues spécialement pour des plats de tous les jours.Vous recevrez en plus, gracieu seté des Editions Optimum, un magnifique tableau des coupes de viande que vous pourrez garder même si vous retournez le livre.Seulement $8.95.Posiez le coupon à: Les Editions Optimum, C.P.4090 Place d Armes.Montréal.P O.H2Y 3M1 GRATIS 88 TIMBRES J Facturez-moi plus lard iplus75C de Irais d'expédition).|RjgSB5fi5fl J Chèque ou mandat ci-inclus payable aux Editions Optimum (l éditeur assume les Irais d expédition).3 Portez â mon compte Chargex ou Master Charge tpius ?5C de Iraiso expédition) b \u2018 V*y-: ! COLLECTION DE 88 TIMBRES DE CHOIX.Ils sont vôtres gratuitement! Ces 88 timbres des qua tre coins du monde vous seront livrés IMMEDIATE MENT en nous envoyant 10c pour la poste.Avec cette collection contenant de pittoresques timbres erotiques, nous inclurons une approbation a bas prix, sans obligation de votre part LOUIS ARPIN CP 240P Ph.lottHitg.Que JOJ 1N0 Indue/ I0< pour tins d expédition mri i il n 11 ijjj ACresse App Ville PlOv Signatuie 4 novembre 1978 ¦ 23 « 111 ï ü ¦ET *i ' m I Si 1 ¦ m 111 \u2018¦I l mm [i TIME n FE I si* m mm ¦' y Mr .F le I n » j EKty ¦ 5 4 1 o [51 k V ^ t V TV k I \u2018 w I S';* F s ® v .g] ST O .1 g] .\\\\ - V' \u2022 F »< '.N R5 : r> a Si kW * eS\u2018 F.v ; - \u2022 \u2022 y a « F BÊsœSîs BB S.\u2022J - 1 couvrez tâcuve de développement F g! iustezi au /P* g f 3©\t© ) ucv 2$ K même Comme si un professeur de photographie le faisait sous vos yeux! 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