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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Perspectives
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1978-12-09, Collections de BAnQ.

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[" Semaine du 9 décembre 1978-Vol.20 No49 6 ! ^7 Ys\\ m 4 \u2022É- >/z r ,\\ y L À: »-.C5S Il ï vV ' ¦i 111! Km# ^¦V> 30 .m I - \" \u2019 L@ ksf ibis a H* L,.W J .\t< r ifiii ayfcy 'ÎB££ 9eV - il?¦ ?¦ :: {:\tr i 4 ! 11 i »\u2022 i- :V.V .V- -w ; H ilillfl ha s f » :» -I 3 S» % >X-T\" 4\u2018 '-vV- % m 33® WkM -v K>ri 3 xSggST ¦ % \u201d.':'S pS8f!.JH8I saaaasB sas .% S -i a $ ; < dcj Ie H 3* i 6* § - v%'-ü ¦ 0^ .mlsKSm* K - ma, v LISEZ-VOUS LES MAGAZINES ÉROTIQUES?sont exactement inversés \u201447 times et 67 p.c.en Colombie p.c.des hommes contre 66 p.c.britannique.S'il s'agit de la des femmes \u2014 chez les gens fréquence de lecture, le taux qui déclarent ne lire ces maga- est le plus bas en Ontario mais zines que rarement.Les fem- croît à proportion qu'on se mes sont plus portées à les rapproche des extrémités du trouver offensants, à 5 i contre pays.C'est en Colombie qu'on 30 p.c., les hommes à les juger trouve le moins de gens à attrayants, à 45 contre 22 p.c.prétendre ne les lire que rare-II y a 16 p.c.d'hommes contre ment.Les habitants des Prai-11,5 p.c.de femmes à ne les ries sont les moins portés à les juger ni offensants ni at- juger attrayants: 18 p.c.contre trayants.45 p.c.des femmes une moyenne de 34 p.c.ail-contre 29 p.c.des hommes se leurs.La vertu semble décliner plaignent qu'on peut se les à mesure qu'on se dirige vers i procurer trop aisément dans l'ouest car, s'il y a 38 p.c.de i leur localité.\tgens des Maritimes à les trou- j La proportion des lecteurs ver très offensants, on n'en I de magazines érotiques dé- trouve plus que 7 p.c.croît régulièrement avec l'âge, Colombie.Les mêmes habi- ] de 68 p.c.dans la catégorie la tants des Maritimes se pronon- ! plus jeune \u2014 de 18 à 24 ans \u2014 cent le plus nettement contre à 30 p.c.dans la plus vieille (55 la trop grande disponibilité des ans et plus).Cette dernière est magazines érotiques dans les la plus portée à trouver ces kiosques à journaux: à 74 p.c.magazines offensants.Il y a contre 25 p.c.chez les Colom-croissance régulière, concomi- biens.tante avec l'avance en âge, des Au Québec, le taux des gens gens qui estiment qu'on se qui ont lu un magazine éroti-procure ces magazines trop que est plus fort dans l'élément facilement.\tanglophone que le francopho- Sur le plan du revenu, c'est ne: 57 contre 47 p.c.Quant à la catégorie la plus démunie ! la lecture régulière ou fréquen-($5 000 et moins par an) où te, l'indice en \"est de 8,5 chez l'on compte le moins d'inter- j les anglophones contre 3 p.c.viewés qui ont lu un magazine i chez l'autre ethnie.Contradic- j érotique: 41,5 p.c.contre 62 j tions de l'âme anglaise.p.c.chez les citadins les plus j cynisme français?Il y a plus fortunés ($25 000et plus).Cela j d'anglophones (44 contre 31 est dû en partie au fait que la catégorie la plus pauvre renferme plus de retraités à pension modique, qui calculent étroitement leurs dépenses, et aussi à cet autre fait que ces personnes sont déjà les moins intéressées, vu leur âge, à feuilleter la question précédente: 57 p.c.de non-lecteurs contre 31 p.c.de lecteurs chez les gens qui les condamnent, 10 p.c.des premiers contre 50 p.c.des seconds chez ceux qui leur trouvent quelque attrait.«Est-il facile de se procurer ces magazines dans votre localité ou, au contraire, ne peut-on les y obtenir aussi aisément que vous aimeriez?» Il n'est ni trop facile ni trop difficile de se les procurer, estiment 47 p.c.des interviewés \u2014 décidément trop facile, pensent 38,5 p.c.des gens \u2014 pas assez facile, opine un petit groupe de 1,5 p.c.Il y a nettement plus de non4ecteurs que de lecteurs habituels ou occasionnels (49 contre 31 p.c.) à juger que la diffusion de ces magazines rencontre trop peu d'obstacles.Les opinions quant à la facilité à se procurer des magazines érotiques semblent, par ailleurs, en rapport étroit avec l'attrait que leur découvrent une partie des interviewés.Ceux qui les estiment offensants pensent qu'il y a trop grande facilité; ceux qui les considèrent attrayants sont satisfaits des moyens de diffusion actuels.Enfin, chez ceux qui leur accordent un très grand attrait, 23,5 p.c.affirment que leur diffusion est présentement insuffisante.S'étonnera-t-on d'apprendre que plus d'hommes que de femmes (66 contre 47 p.c.) disent avoir lu ou feuilleté des 'W w 5 SM t / fël 4ÜW / - / y en On trouve maintenant au Canada un tel nombre de magazines érotiques (presque tous importés des Etats-Unis) qu'il convient de mesurer la faveur qu'ils obtiennent auprès du citadin moyen.Par «magazines érotiques», nous désignons des publications telles que Playboy, Playgirl, Penthouse, Viva, Hustler, etc., qu'affichent tous les kiosques à journaux et la plupart des librairies du pays.Une première question de nos sondeurs amène 56 p.c.des interviewés à avouer qu'ils ont, à l'occasion, lu ou du moins feuilleté l'un de ces magazines, ce qui en laisse 43,5 p.c.à nier l'avoir fait et 1 p.c.à demeurer muets.Une deuxième question, visant à mieux préciser la fréquence de lecture, départage les gens entre 4 p.c.d'individus qui admettent lire ces publications régulièrement ou très souvent, 18 p.c.qui ne le font qu'à l'occasion, 29 p.c.qui disent les lire rarement et 48 p.c.qui ne le font jamais.«Considérez^vous personnellement l'ensemble de ces magazines comme offensants ou attrayants?» Ils paraissent offensants pour les moeurs aux yeux de 42 p.c.des gens, et même très offensants, de l'avis de 15 p.c.Mais 13,5 p.c.ne les trouvent pas plus offensants qu'attrayants.29 p.c.leur accordent quelque attrait et mê-: me 3 p.c.un grand attrait.12,5 j p.c.des interviewés refusent j de se prononcer.On peut supposer que plu-j sieurs de ceux qui condamnent i les magazines érotiques n'en 1 ont jamais lu eux-mêmes et ne : le font donc que sur ouï-dire et j selon leurs préjugés.Ce que ! confirme le recoupement des ! taux de réponses obtenus par ou p.c.) à juger ces magazines offensants mais aussi plus d'anglophones à les trouver attrayants.La proportion est près que semblable dans les deux éléments ethniques des gens qui se plaignent d'une trop facile diffusion de ces magazines: 39 et 37 p.c.; mais on ; plus forts revenus fournissent dénombre plus d'anglophones ! le plus haut taux d'individus à à penser que cette diffusion i les lire régulièrement ou fré- n'est ni excessive ni insuffi- I I quemment.C'est chez les re- santé: 49 contre 40 p.c.j venus de $10 000 et moins j La semaine prochaine:\tles qu'on voit le taux le plus élevé ! voyages en avion.; de citadins à juger les magazi- { | nés érotiques très offensants: ! j 25 p.c.contre 13 à 17 p.c.j ¦ ailleurs.Mais c'est parmi les revenus variant entre $20 000 magazines érotiques?Ce qui est confirmé par l'indice de fréquence de lecture: les taux ! ces mag unes.Les gens aux ; et $25 000 qu'il y a la plus forte ; i proportion de personnes à pen- i | ser que ces magazines béné- ; ' ficient d'une trop large diffu- | I sion : 46 p.c.contre une moyenne de 36 p.c.dans les autres j catégories.Le Sondage de la semaine a été réalisé pour Weekend Magazine et Perspectives par \u2022 les Laboratoires Data, conseillers en recherche, de Montréal, sous la supervision de T.R.Bird.On a effectué à cette fin 1 087 entrevues téléphoniques dans 31 des principaux centres urbains du Canada.©Weekend Magazine, 1978 I Les gens de l'Ouest sont les j moins nombreux à avoir lu un magazine érotique: 46 p.c.Le taux grimpe à 51 p.c.au Québec, 59 p.c.en Ontario, 61 | p.c.dans les provinces Mari- 2 - 9 décembre 1978 ri.v.\\ ' v \u2022\u2022 v Cher PèœMoëÊ v S* « 4, v' ai\" iskv L\u2019an dernier, la région postale du Québec a reçu 2 582 lettres adressées au Père Noël par des enfants de 3 à 10 ans ; eh bien, le ministère y a répondu, au nom du Père Noël, bien sûr! mâ K , PAR CLEMENT FONTAINE Des petits Canadiens, Québécois en particulier, ont sans doute écrit chaque année au Père Noël, d'aussi loin que remonte l'histoire de la poste dans pays Avant 1974, leurs lettres s'entassaient aux bureaux des rebuts du ministère; les enveloppes portant l'adresse de retour revenaient platement à l'expéditeur avec une estampe reléguant l'illustre destinataire au rang d'un inconnu.Que d'illusions prématurément perdues! Ce fut également là l'opir.fon de la Direction des affaires publiques de la région du Québec, laquelle a décidé, il y a quatre ans, de répondre dorénavant à toutes les lettres adressées au Père Noël.En une période où le service est réputé à la baisse, il est à la fois étonnant et réconfortant de voir que l'Etat se donne ainsi la peine de faire plaisir à des citoyens dont l'âge s'échelonne de 3 à 10 ans.L'an dernier, on a reçu un nombre record de 2 582 lettres.Près de la moitié proviennent de francophones.Plus du tiers de ce courrier ne comporte pas l'adresse de l'expéditeur, ce qui, hélas! empêche le Père Noël de répondre.Quelques lettres proviennent de l'étranger, le mot Canada ayant été inscrit sur l'enveloppe, probablement parce que notre pays passe pour être le royaume de l'hiver, donc du Père Noël! Nos fonctionnaires ont notamment répondu à un enfant suisse, et ses parents ont par la suite écrit pour les remercier de leur geste.La réponse imaginée par le ministère consiste en une dizaine de lignes imprimées en caractères italiques sur un papier de bonne qualité et accompagnées d'une illustration en couleur, dans l'esprit des Fêtes.Pour personnaliser la lettre autant que possible, un employé signe «Père Noël» et adresse l'enveloppe à la main.Le message essaie de satisfaire l'ensemble des demandeurs (ils demandent effectivement toujours un cadeau, au moins un!) Le Père Noël remercie l'enfant de lui avoir écrit, lui recommande d'être sage, afin de mériter les jouets désirés, mais ne peut rien promettre, étant donné la multitude de foyers à visiter.Le fond et la forme du message ont déjà été passablement différents de la teneur actuelle.En 1974, il s'agissait d'un poème rimé, procédé d'autant plus discutable que la fin avait une saveur moralisatrice: Tous n'ont pas comme toi la chance De vivre dans une certaine abondance.Malgré tout, prêts sont mes rennes Pour t\u2019apporter toutes tes êtrennes! Les deux années suivantes, le recours à la prose et l'absence de remarques superflues constituèrent une amélioration certaine, mais on commit encore l'erreur, dans la version française, de donner à l'enfant l'assurance qu'il recevrait «une belle surprise» le soir de Noël; or cela dépend, bien sûr, uniquement de la famille concernée.La plus récente version, la meilleure, se termine ainsi: «.si tu manges bien et te couches tôt, alors je ferai tout mon possible pour t'apporter une belle surprise.» Un personnage aussi influent auprès des bouts-de-choux doit peser ses mots, non parler comme un vulgaire politicien en période électorale! Dans certains cas très spéciaux, on rédige une réponse entièrement personnelle.Quitte à demander les conseils d'un psychiatre.Cela s'impose quand, par exemple, un enfant vous demande une jambe pour sa petite soeur accidentée, ou un emploi pour son père en chômage.Lettres pathétiques qui contrastent avec la drôlerie dont font preuve, sans le savoir, la majorité des auteurs.Les jouets les plus convoités sont évidemment ceux annoncés à la télévision; là où les enfants font preuve d'imagination, c'est dans la façon d'amener leur demande.La plupart savent flatter le pourvoyeur de bébelles dans le bons sens du poil de sa barbe, tellement que ça frise parfois la flagornerie à nos yeux d'adultes.Ils multiplient volontiers les allusions à sa gentillesse et à sa générosité légendaires, s'inquiètent de sa santé, décrivent leur milieu familial et scolaire, tout en soulignant leurs mérites à l'école comme à la maison.ou leurs bonnes résolutions en ce sens.Ils font quelquefois don d'un dessin, en rapport ou non avec le temps des Fêtes.A souligner à cet égard l'idée créative d'une institutrice de maternelle: elle invita ses élèves à dessiner ce qu'ils souhaitaient recevoir à Noël et expédia le tout dans une grosse enveloppe.Il n'y a donc pas que les parents qui incitent et aident les enfants à correspondre avec le Père Noël.Des éducateurs vont jusqu'à allouer en classe, vers la fin de novembre, le temps nécessaire pour la rédaction d'une lettre à la mine de plomb, presque exempte de fautes d'orthographe! Deux classes en particulier en ont expédié de fort intéressantes l'an dernier.On sent que les profs ont un peu guidé les enfants, sans toutefois compromettre leur liberté d'invention personnelle.Voici deux échantillons de Fabreville, à Laval: Vendredi, 18 novembre Bonjour, Père Noël Moi, je m'appelle Geneviève Raymond.J'ai 8 ans.Je me demande si le jour de Noël tu seras en forme pour envoyer tous ces gros cadeaux-là pour les enfants?J'ai une soeur qui a 10 ans et s'appelle Céline.Ma mère s'appelle Gisèle et mon père s'appelle Pierre.Je voudrais savoir combien tu as de lutins?Moi, à Noël, je voudrais avoir les bulles magiques et aussi le four HollyFlobbie et le jeu de perfection.Est-ce que tu as une femme?J'ai hâte de te voir.Salut Père Noël et je te donne de gros becs XXXXXXXXX Bonjour, Père Noël! Je travaille beaucoup mieux qu'avant.Ma mère est très contente de mon bulletin.Et j'ai 8 ans et je m'appelle Maryse Bélisle et ma soeur s'appelle Chantal Bélisle et mon frère s'appelle Patrick Bélisle.je veux une poupée qui s'appelle Thumbelina et un jeu.Je te promets que je vais améliorer ma conduite à l'école et à la maison.de Maryse Bélisle Joyeux Noël Les lettres suivantes sont dues à la plume de huit élèves de 5e année, de Saint-Roch-de-l'Achigan; tous les entêtes indiquent le lieu d'origine et la date du 22 novembre.Cher Père Noël Est-ce que vous allez bien?Avez-vous froid?Peut-être avez-vous la grippe.Je m'appelle Stéphane Rivet.Mon père est marchand.Je suis en 5e anné.J'aimerais avoir l'équipe de swat à Noël.Est-que vous allez venir à l'école Notre-Dame?Notre espoir est que tu viennes avec tes rennes.Je te remercie d'avoir lu ma lettre.Je te donne un bec sur la joue.Mon dernier mot que je te dis, c'est bonjour.Bonne tournée! Stéphane Rivet Cher Père Noël Bonjour, merveilleux Père Noël, je sais que vous êtes très très gentil, je sais aussi que vous donnez des cadeaux aux enfants sages, et moi j'aime beaucoup m'amuser avec de belles choses intéressantes.Je souhaite, cher Père Noël, que tu es assez fortuné pour donner des cadeaux agréables, je vais te dire qu'est-ce j'aimerais recevoir: une dactylo pour jouer à l'école.J'espère que tu vas chercher dans certains magasins, si tu n'en trouve pas, je te remercie d'avance d'avoir cherché.Joyeux Noël Guylaine Charbonneau ce Cher Père Noël, l'aimerais vous rencontrer pour vous dire toute sortes de choses.J'ai très hâte à Noël.Je voudrais vous connaître plus que ça.Est-ce que vous avez eu de bons enfants à Noël passé?J'espère que vous n'êtes pas tombé dans une cheminée.Je voudrais savoir si vous avez une aussi longue barbe qu'à Noël passé.Si vous pouvez.Père Noël, j'aimerais recevoir une piste de course.Je vais te souhaiter un joyeux Noël et sois prudent dans ton traîneau.Soigne bien tes rennes Avec amitié Daniel Bélanger Cher Père Noël Est-ce que vous allez être obligé d'acheter tous les cadeaux des enfants du monde?Vous en aurez par-dessus la tête! A Noël, si vous voyez un garçon avec des pantalons roses et un chandail de la même couleur, ligné, se sera moi: je m'appelle Sylvain.Pour Noël, j'aimerais avoir l'équipement de S.W.A.T.section quatre.Si vous pouviez me l'acheter, c'est ce que je désire le plus.Est-ce que vous allez venir avec vos 12 rennes ou le renne au nez rouge?Joyeux Noël.Bienvenue Sylvain Chartrand Cher Père Noël, Vous devriez être content à Noël d'aller aux habitations et vous faire Suite page 4 9 décembre 1978 - 3 Cher PèreNoël d'année pour les ennuyer avec cette foule de petites exigences quotidiennes entachant l'image de tout bon père et toute bonne mère de famille!) Les parents y gagneraient plus à considérer Noël comme l'occasion idéale de communiquer par le merveilleux avec l'enfant, en se mettant à diapason au lieu de le désenchanter avec leur logique de grandes personnes.tine, le Père Noël vient fêter avec !cs enfants chaque année.L'événement se prépare des semaines à l'avance, dans l'enthousiasme de part et d'autre.C'est un confrère du Dr Bélisle qui incarne le personnage.Bien qu'il soit facilement reconnaissable sous son déguisement, les enfants se refusent à le démasquer; le jeu leur tient trop à coeur.L'acharnement que plusieurs parents donner de jolis baisers par les enfants! J'espère que tout va aller bien.Vous aimez Noël, et bien moi, je l'aime beaucoup, les chansons, la danse, et tout autre chose.Les cadeaux que j'aimerais avoir sont un magnétophone, les dents de la mer et si vous m'envoyez une autre chose je vais l'apprécier beaucoup.Si vous voulez m'envoyer une jolie petite carte, vous avez le droit.encore écrire au Père Noël, après s'être sûrement fait dire à maintes reprises qu'il n'existe pas.Peut-être l'affirment-ils eux-mêmes lorsqu'on leur pose sèchement la question.Dans le fond, pourtant, ils ne demandent pas mieux que de continuer à y croire.La mise en confiance du prof suffit à raviver ce monde féerique.Nombreux, par ailleurs, sont les enfants qui, par pudeur son Je voudrais vous remercier de tout mon coeur pour tous les cadeaux que vous avez faits à Noël.Vous êtes un gentil bonhomme de Père Noël.Ah! Oui! Et je ne mens pas.Poésie et dollars Déplorons toutefois la commercialisation à outrance du mythe.On exige de l'argent pour parler en vitesse à Père Noël patenté et se faire photographier avec lui; on le voit et l'entend annoncer une multitude de produits ou de services.Il faudrait pouvoir chasser de la poésie enfantine les vendeurs du Temple.Le Père Noël est devenu un Avec amitié Nathalie Renaud Cher Père Noël, j'ai aimé votre défilé avec mes deux petites nièces.Il était original et beau.Père Noël, si j'en demande pas trop de cadeaux, mon professeur va être content.Je veux une paire de gaucho: ça fait longtemps que j'en désire.Si vous ne le savez pas, c'est comme des «short» mais plus longues et un petit peu plus larges.Ou des jeans roulés.Ma longueur est de 4 pieds, et 2, un petit peu plus.Et pour la largeur, vous prendrez avec un élastique autour de la taille.Je voudrais savoir votre nom si c'est possible.Mais si ce n'est pas possible, ça ne me dérange pas.A ne pas oublier: j'ai 10 ans.un peu partout un symbole d'excès et de gaspillage.Le Dr Bélisle a été frappé de constater, dans la majorité des lettres, une demande extravagante de cadeaux.Les parents, complaisants, leur laissent espérer une montagne de jouets, souvent très coûteux, comme en témoignent de longues listes rédigées par une { main adulte.Certaines de ces «corn- -mandes» impliquaient des coûts totali- j sant 100 dollars! A croire que la I publicité monstre qui accompagne la \\ période des Fêtes intoxique autant les -, grands que les petits.Il serait opportun de redécouvrir, et > faire découvrir, les vertus de la mesure î matière de dons.La valeur réelle de \\ ceux-ci ne se mesurant pas en dollars.! l'originalité peut suppléer avantageuse- j ment au manque de moyens pécu-L'expérience a maintes fois t prouvé que l'intérêt suscité par les j nouveautés onéreuses, moussées par la { publicité, tend à disparaître en même -temps que le sapin de Noël, quand ce n'est pas dès le lendemain de la fête.A l'opposé des enfants gâtés, le Dr .Bélisle a été heureux de découvrir des lettres d'enfants altruistes.Ceux-là parlent autant, sinon plus, des autres que \u2022 d'eux-mêmes.On dirait qu'ils écrivent ¦ d'abord pour faire plaisir au Père Noël et mieux le connaître, puis pour parler ; d'un entourage qui suffit manifestement à leur bonheur.Leurs demandes de cadeau sont très raisonnables.Nous avons cité de ces lettres qui font chaud au coeur \u2014 surtout pour un Père Noël au Pôle Nord.\u2014 et inspirent une belle confiance en l'avenir.Tout en se gardant de vouloir faire du racisme, notre psychiatre a enfin remarqué que les petits francophones témoignent dans leurs écrits de plus de j spontanéité et de créativité que les i anglophones.Ces derniers utilisent fré- : quemment des formules stéréotypées comme: «Père Noël, je laisserai un biscuit pour vous près de la cheminée.» | Une telle idée serait originale si on ne la retrouvait pas dans un message com- I mercial vantant les délices d'une populaire marque de biscuits.e : : ¦ avsopi \"vTcxp* \" Avec amour Sonia Tardif Les lettres qui proviennent d'une classe sont toutes adressées de la même façon, suivant la recommandation de l'enseignant.Celles de Saint-Roch: «Père Noël, pôle Nord, a/s des bons postiers.» Celles de Fabreville: «Père Noël, 1 avenue des Neiges, pôle Nord.» fi - ¦ r r \\ en \\ V .i \\ ¦as *\u2022 cssmc: S or maires.~1 r Besoin de fantaisie ¦:*+ acr-J^Vi- \u2022 A m SOR UN PLATEAU blanc ou jaune votre plateau de fromages ne saurait s\u2019en passer.2.Bleu: appartient à la famille des fromages dont le goût et l\u2019arôme typiques proviennent de leurs moisissures bleues.Sa saveur piquante en fait un fromage très agréable à manger avec des fruits ou émietté dans une salade.3.Brick au carvi: les graines de carvi donnent au Brick une saveur g\u2014> toute particulière.Différents assaisonnements donnent au Brick diverses personnalités.Faites votre o\tchoix 4.Gouda: vous apprécierez sa saveur douce et octueuse.Sa croûte est généralement protégée d\u2019une cire non ^\tcomestible.Le \u201cBaby Gouda\u201d, dans sa dre rouge, a une saveur plus douce.Deux excellents ^ fromages très versatiles.a saison est aux bonnes choses.Parmi toutes les bonnes choses au monde, les fromages fins de chez nous occupent une place de choix.Régalez votre famille, vos parents, vos amis.Que ce soit une petite, une moyenne ou une grande occasion, il y a toujours place pour un plateau de fromages fins de chez nous.Ça fait toujours plaisir et ça ajoute de l\u2019agrément On vas-tu n\u2019avoir du plaisir on vas-tu n\u2019avoir de l\u2019agrément\u201d avec les 50 fromages fins de chez nous.1.Cheddar, qu\u2019il soit doux, moyen ou fort, 1.tf I.Z, 2.\u2022 J.1 *4.LE BUREAU CANADIEN DES PRODUITS DU LAIT A y ¦ ¦ vous S.LGL.O.¦ouPH.O.B.E.O.K., il avait l'air d'un yesman (béni-oui-oui), mais en K.O., il éliminait les moqueurs.Un dénommé Paul Imbeault se vit attribuer le sobriquet de 3,1416 parce que ses initiales étaient P.l Thérèse Voyer digéra plutôt mal de se voir un jour surnommée «la p'tite T.V.».Que voulez-vous, ce sont là des phénomènes du hasard qui peuvent frapper, vous aussi bien que moi! Avec le nouveau courant d'émancipation, beaucoup de femmes désirent garder leur propre nom et l'associer à celui de leur mari.Cela donne parfois des initiales savoureuses: G H T.pour Georgette Héroux-Taillon; SO S.pour Sylvie Ouellet-Saucier; D.DT.pour Denise Doyon-TaiDefer; O.N.U.pour Odette Nadon-Usereau; E T C.pour Etiennette Tardif-Chabot; R.I P.pour Rita Ivers-Pelletier; H.L.M.pour Hélène Lemieux-Paradis ; CPR pour Claudette Pageau-Rin-fret; F O B.pouf Françoise Otis-Béchard; C M C.pour Georgette Mathieu-Caldwell, et enfin C.C.M.pour Charlotte Caux-Martin.Par ailleurs, l'octogénaire Charles-Octave Derouin tenait à se faire appeler carrément C.O.D., et ce, même par les plus jeunes.Un ami du nom de Clément Foucault disait qu'il en avait un peu marre de voir ses initiales mêlées à toutes les sauces: C.F.pour canadiens-français, C.F.pour Chaude Froide sur les robinets, cf pour comparez, CF-100 sur les avions, etc.Visiblement, cela l'agaçait.Un autre du nom de Serge Sénécal affirmait que ses initiales lui en avaient fait voir de toutes les couleurs: SS allemands, SS pour Sécurité sociale, SS pour Steam Ship, SS pour Saints, SS pour Sa Sainteté.Uriel Saint-Amant, quant à lui, claironnait à tout vent qu'il s'appelait U S A.; il en avait fait son porte-étendard, sinon son porte-bonheur.A la blague, il prétendait qu'il représentait à lui seul les deux grandes puissances: United States of America et Union Soviétique d'Asie (sic).Ça, il faut le faire! Enfin, d'aucuns auraient préféré des initiales qui les laissent dans l'anonymat.Michel Daoust n'aimait pas son M D.et Berthe Beaulieu avait d'autres préoccupations dans la vie que de passer pour B.B.! Nicole Benoît appréciait peu ce N.B.de nota bene, notez bien et Nouveau-Brunswick.Armand Malépart en A.M.et Valère-lsidore Painchaud en V I.P.semblaient malheureux.Patrice Quenneville avait hérité d'initiales trop lourdes pour lui.Toutefois, François Michel exultait en prétendant que l'avenir appartenait au F.M.ou pi.La diminutive vous m'a eu avec un tchèque sans fond, un T.S.F.» Ignorance qui touche au surréalisme! Puis il y a tous les sigles peu officiels, comme C T O., qui passent et tombent en désuétude rapide ment.A ce chapitre, le C.A., qui après avoir été comptable agréé puis agréable, a donné naissance modeste C.O.(comptable ordinaire) et enfin au C.O.C (comptable ordinaire c.).Un temps fut où les parasites fumaient des C.D.A.\u2014 Cigarettes Des Autres \u2014 mais aujourd'hui on ne fume presque plus.Les scouts s'obligeaient à la B.A.tandis que certains pouilleux désobligeaient par leur B.O.! A une échelle plus élevée, les membres de l'ex-S.D.N.devinrent des Sous-Doués Notoires.On sait ladite S.D.N.(Société des nations) s'est mêla PAR CLAUDE FALARDEAU En soi, l'univers des sigles et des initiales est un monde de débiles.Et nous nous sentons souvent plus dégoûtés qu'intrigués par des énormités comme Unicef, Urss, Rexfor, Benelux, etc.Il faudra bien qu'un jour on publie un dictionnaire, sinon une encyclopédie, des sigles et initiales! Remis à jour annuellement, cet ouvrage nous permettra de comprendre cet univers parallèle des mots, en majuscules ou non, que nous retrouvons aujourd'hui dans toutes les sphères d'activités.Certaines initiales acquièrent vite de la renommée.Pour rester en terrain familier, prenons tout d'abord le cas archiconnu de Pierre Elliott Trudeau qui devint Pet.Pour les francophones, évidemment.Pet fait sourire.Mais chez les Anglo-Saxons, Pet est sympathique car il signifie «toutou, enfant gâté», un beau nom pour plaire à un public bon enfant.En politique, d'autres ont utilisé leurs initiales.Les partisans de jimmy Carter se sont servi de j.C., les plus célèbres initiales, pour faire mousser les chances de leur candidat.Joe Clark pourrait en faire autant.C'est là toutefois un couteau à deux tranchants car cette utilisation a déplu aussi à bien du monde.Aux Etats-Unis encore, on a tiré de U.S.Am., ce fameux Uncle Sam qui personnifie désormais l'Amérique.En Europe, Winston Churchill, fervent adepte de la côte française, s'amusait toujours, paraît-il, de voir qu'en France les toilettes s'appelaient w.c., ses initiales.au que morphosée depuis en O.N.U., l'Oasis des Non-Utilisables! En 1961, les mêmes Nations unies envoyèrent des troupes, des administrateurs et des coopérants Congo (actuel Zaïre) et intitulèrent cette folle U.N.O.C., Opérations des au O.N.U.C.equipee Nations unies au Congo \u2014 United Nations Operation in Congo.Pour en avoir fait partie, je puis vous di qu'on ne vit jamais aventure plus farfelue et impuissante: VONUC Headquarters (ou UNOC) devint l'Eunuque Headquarters.Le jeu de mots allait aussi bien en anglais qu'en français! Il en est qui prennent leur sigle terriblement au sérieux.Le F B I américain (Federal Bureau of Investigation) poursuivit un fabricant de jus d'orange qui lui avait volé son sigle.Mais ce renommé corps de police perdit son procès et vous pouvez toujours trouver du jus d'orange F B I.sur les tablettes de votre I.G.A A l'étranger, des Canadiens affichaient fièrement à l'arrière de leur voiture le collant CDN.Comme le D ressemblait à un O, les gens les prenaient pour des CON.Pour changer le mal de place, une partie d'entre eux optèrent pour le collant Q du parti québécois.Une autre expérience «siglique» m\u2019a aussi impressionné.Le petit train de Sainte-Anne appartenait à la Q.R.L.& P.Co.(Québec Railway Light and Power Company).Nous l'appelions: Quelle Route Lente et Peu Commode, ce qui était vrai.Quand le Canadien National acheta la compagnie, tout le monde espérait un meilleur service.Mais il fut pire.Alors le sigle C.N.R.donna un synonyme: Conservons Nos Retards Et l'une des plus fortes que j'aie vues au chapitre des sigles est la suivante: au collège, un certain prof de maths, Emmanuel Fréchette, terminait toujours comme il se doit la démonstration d'un théorème par le sigle Q.E.D.(Quod erat demonstrandum) ou sa version française C.Q.F.D.(Ce qu'il fallait démontrer).Mais il disait alors: Quod Emmanuel Dixit ou Ce que Fréchette dit.re Les noms Le bon sens populaire reconnaît qu'on doit surveiller le nom qu'on donne à un enfant pour ne pas le handicaper dans la vie, et surtout dans l'enfance, alors que le jeune est susceptible et peu critique.Pour ma part, j'ai eu un confrère nommé Nazaire qui fut un véritable souffre-douleur au collège.Et un nommé Jean-Eudes Tremblay commença à se faire taquiner le jour où un collègue le surnomma Jean-E.Tremblay, en faisant bien la liaison.Ses jours tranquilles étaient finis.On a beau cependant prendre toutes les précautions, il s'avère bien difficile de prévenir tous les coups.Un certain docteur Guay, parti étudier aux Etats-Unis, fut horripilé de découvrir là-bas que son nom signifiait «homophile».Louis-Simon Dansereau, homme straight par excellence, aligna toute une cordée de jurons lorsqu'il découvrit que ses initiales L.S.D.avaient une signification bien particulière.Orner Keable, un Gaspésien, possédait pour sa part des initiales bien spéciales.En Les lettres A partir des initiales on débouche vite sur les sigles qui ne sont que des initiales officielles.Là-dessus il y en aurait long à dire.D'aucuns sont devenus des mots comme nazi (NAtional soZIalist), jeep (G.P.: general purpose: tout terrain), snob (Sine NOBilitate, sans noblesse).Actuellement O.V.N.I.est tellement utilisé qu'on l'écrit tout simplement ovni.Certains fantaisistes en ont même fait un vocable policier: objet volé non identifié.On emploie parfois un sigle sans en connaître la signification exacte.Un bonhomme qui s'était fait passer un chèque N.S.F.se confiait en ces termes: «Il I f Enfin certains ont les mêmes initiales que leurs emplois: Gérard Filion (G.F.) fut président de la S C F et Camille Samson (C.S.) fut le chef du Crédit Social 6 ¦ 9 décembre 1978 Et les journalistes rapportent tous ces sigles en faisant mine de croire que Baptiste y comprend quelque chose.Mais ils se trompent.Radio-Canada ayant eu un jour la curiosité de s'informer auprès de l'homme de la rue de ce que signifiaient pour lui certains mots, se vit répondre que «gauchiste» voulait dire «qui utilise sa main gauche» et que «diaconat» se trouvait près de Québec (Donnaconal).Si l'on faisait un sondage sur les sigles, on y trouverait du matériel pour dix monologues comiques d'une demi-heure chacun.Il existe même des gens instruits qui se perdent dans la jungle des sigles.Un ancien ministre sous le régime libéral s'informait pour savoir qui était P C.(Presse Canadienne).L'anecdote fit le tour du Parlement; pourtant il n'était pas à blâmer.Tout ce qui touche à la religion est aujourd'hui beaucoup moins connu qu'autrefois.Mais jadis chaque ordre religieux avait son sigle propre qui l'identifiait.Les dominicains étaient de l'Ordre des Placoteux (O.P.) et les Pères de Saint-Vincent-de-Paul passaient pour des gens «Sans Valeur Personnelle» avec leur S.V.P., sigle de s'il vous plaît, par ailleurs.Les Franciscains, membres de l'Ordre des Frères Mineurs (O.F.M.) étaient sacrés membres de l'Organisation des Francs-Maçons.Les Rédemptoristes, qui signaient C.SS.R.se voyaient traités de «Clercs aux Sermons Souvent Répétés» et de «Communauté Sans Sujets Remarquables».A cause de leur sévérité, on disait qu'au sein de tout C.SS.R.il y a un S.S.qui sommeille.(C.S.).Paul Sauriol, qui fut éditorialiste au Devoir, signait souvent P S , nous laissant chercher le Post Scriptum.Dans ma paroisse, le curé portait le titre \u2014 bien Les Pères Blancs (P B ), quant à eux, devenaient des Pionniers de la Brousse.inexplicable \u2014 de Vicaire Forain, et ajoutait à sa signature V F.Avec un brin d'humour, il se traitait lui-même de Vieux Fou.Certains monseigneurs se voyaient élevés au rang de Prélats Domestiques et faisaient suivre leur nom des lettres P.D.Plus personne aujourd'hui n'accepterait une telle dénomination.Par contre, il me souvient d'un religieux que l'on surnomma P D G., signifiant Père Drien Guérard.Et un confrère de collège nommé Pierre-Marie Emond se sentait gêné parce que ses initiales \u2014 P M E.\u2014 voulaient dire Prêtre des Missions Etrangères.Que dit-il maintenant que les P M E.(Petites et Moyennes Entreprises) sont à la mode?Voilà dans ce dernier cas un sigle disparu mais récupéré à des fins tout autres.On voit que la siglomanie présente un visage plutôt déconcertant.Heureusement, il y a longtemps que Jos Bleau, 7e année forte, a décroché de tout ce petit monde étrange.Et quand il apprend qu'on ne dit plus hôpital mais C H.(centre hospitalier), il se rassure: il sait qu'il y a plus malade que lui!* Jusqu\u2019au délire Dans le Québec actuel, la siglomanie triomphe.Les technocrates, qui par nature adorent le langage hermétique, s'en donnent à coeur joie au gouvernement et deviennent de plus en plus des gens de «lettres» au sens le plus littéral du terme.Chaque jour de nouveaux sigles apparaissent, tous plus loufoques les uns que les autres.Vous entendez continuellement parler de C.R.S.S.S., de C.S.S., de C.L.S.C.et de F.\tM.O.Q.par le M.A.S.On vous dit que les petites ZEC se trouvent au sein des grandes ZAC.Les ministères deviennent des mystères déguisés en MIC, MEQ, MAC où, en fait, des mecs installent leurs micmacs! Les sociétés d'Etat se travestissent en sigles de type Sidbec ou Sidbec-Normines ou tout simplement en vulgaires SAQ.La P.P.qui n'aimait pas son sigle s'est réincarnée en S.Q., ce qui est plus acceptable aux yeux de la G.\tR.C.-R.C.M.P.Et la babélisation continue aussi bien à l'O.P.D.Q.(jadis surnommée O.D.P.Q.) qu'au S.F.P.Q.Le Holiday Inn présente Des chambres pour vos invités moins 25% Cz V Ci m y ,v -, O S / .A -KM «y :# [As \u201cEmile, si moi j\u2019allais au Holiday Inn ettamère venait ici.\" -Y: S?% N 4 -, d?Ï'\u201eS :U$2 Oh * *.r: T Zg \\\\ jn e WvfW'.om A :¦ vendue «fa./ %:à fîâohor t ' / 5% %.i - r.» 9 P « ïs «a \u2022v % 9 V I sj rs 'Ay 5 ï a * % ml \u2022 \u2022\u2022\u2022 IWai Y, m % i !.\u2022kv: - Souhaitez la bienvenue m Un cadeau pour vous, nous avons réduit le tarif courant de nos Une chambre d\u2019hôtel s* -% & f V K à vos invités des Fêtes en leur réservant une belle chambre confortable chambres de 25% pour problèmes d\u2019espace un minimum de 2 nuits.f pour vos invités.c\u2019est la solution aux S /s à l\u2019hôtel Holiday Inn.durant les Fêtes.n ' V;; 3F Ehôtel qui plaît le plus au monde.0 Z& / k\u2019 \u2022t m SV -V s# L « 3 ' ï/'a «c * Profitez de notre service Holidex® gratuit qui garantit vos réservations dans plus de 60 hôtels Holiday Inn au pays.Composez sans frais: H800)-268-8980; à Montréal 878-4321.L'offre comprend le plan familial \u201cAdolescents gratuits\u201d et est en vigueur du 18 décembre 1978 au 8 janvier 1979.Elle exclut cependant les forfaits de ski, de groupes et de congrès.é * / ?, r if -¦S\t>r- l y '¦t j 8 LE DOMAINE DE LA ROMANEE-CONTI, OÙ LON PRODUIT LE VIN LE PLUS RARE ET LE PLUS CHER DU MONDE T -À'- A Goûtez-moi ca! PAR FRANKPRAZAK me faut le dessus du panier.» «Vous trouvez qu'il est cher?C'est tout Nous nous trouvons devant un muret domi-naturel: c'est le meilleur vin au monde, et il\tné par une croix ancienne qui marque la limite n'en existe qu'une petite quantité.Sa qualité et du vignoble.Noblet débouche la précieuse la forte demande qui en résulte le rendent bouteille et je me prépare à prendre des précieux, de sorte qu'il faut bien payer le prix!» photos.Même à quinze pieds de distance on Mme Bize-Leroy m'entretient de son sujet peut humer parfaitement le puissant bouquet favori: le Romanée-Conti.Partis de la maison qui se dégage pendant qu'on remplit les Leroy à Auxe-Dures en côte de Beaune, nous coupes.Lalou saisit une grappe de pinot noir et nous dirigeons vers le village de Vosne- me le présente pour une photo.Il faut deux Romanée en côte de Nuits, où nous devons livres de ce raisin pour une bouteille de vin.visiter les vignobles de la Société civile du C'est sûrement le fruit le plus coûteux du domaine de la Romanée-Conti.\tglobe! «A cause de sa célébrité et de son prix, reprend Mme Bize-Leroy, ce sont souvent des richards prétentieux, souvent incapables d'apprécier comme il convient la saveur proprement unique du Romanée-Conti, qui acquièrent la forte partie du petit nombre de bouteilles disponibles.J'aimerais qu'il fût plus abondant et, par suite, mieux à la portée des véritables amateurs.» cru de 1964 vaut $200, la Saulaie de Boucherville offre celui de 1967 à $150, et les Chenets, rue Bishop, ceux de 1973 et 1974 à $120.A New York, le cru de 1967 \u2014 une année moyenne \u2014 coûte $110, celui de 1959 \u2014 une bonne année - de $170 à $200.En France même, la maison Leroy ne vous cédera une bouteille de Romanée-Conti que si vous achetez, en plus, onze bouteilles des autres cépages du Domaine.Nous pénétrons enfin dans les chais du , domaine Des centaines de bouteilles y reposent couchées.La poussière s'accumule à l'extérieur, la qualité et le caractère propre à chaque cru à l'intérieur.Noblet dépose la bouteille de Romanée-Conti 1972 que j'ai photographiée tantôt sur un tonneau dressé debout qui nous servira de table, dans une alcôve de la cave.Il verse le vin dans des verres, fait virevolter le sien entre ses doigts puis hume le bouquet du vin.Il en boit une petite gorgée, qu'il fait tourbillonner dans sa bouche; puis, plissant les lèvres et avec un air de profonde concentration, il aspire un peu d'air et avale enfin la gorgée.Une petite pause, pour lui laisser le temps de clarifier son jugement, qu'il rend en un seul mot: «bon».»\u2022 \u2022 Zi y lr 9 ! V ¦.V liti r [ \u2022 S Vf V ' Kg r Ci-contre, un coin des chais du domaine de la Romanée-Conti faisant voir quelques précieux flacons millésimés; à droite, Henri Leroy et sa fille, Mme Lalou Bize-Leroy.wM #5 > 54 ¦4'i 25?v - m >'A % Le lit de la Pompadour fkl 1 >2.L'histoire du Romanée-Conti remonte jusqu'aux Romains, qui faisaient déjà pousser des ceps sur les collines appelées plus tard côte de Nuits et côte de Beaune et qui forment ensemble le département de la Côte-d'Or, élément principal de l'ancienne province de Dans les milieux vinicoles, Mme Bize-Leroy Bourgogne.Au Moyen Age, les cisterciens reprirent cette culture.A l'époque, le Roma-au née-Conti portait le nom de Le doux, ce qui , dans la langue du temps signifiait le meilleur.En 1580 l'abbaye de Saint-Vivant vendit ce cépage à la famille Cronenbourg, qui le revendit en 1760 au prince de Conti, cousin du roi Louis XV.5® ,i -S Z KM ; \\ SrJl'V- 1 '.i x J m n - 53$ ! > 'À %] .J est tout aussi connue et respectée que ses vins.Cette femme encore mince et souple, bronzage qui résiste à toutes les saisons, a reçu sa formation universitaire en Sorbonne.Lalou Bize est une tornade vivante, qui ignore le repos.La maison Leroy a été fondée par son aïeul en 1868.Elle y est entrée en 1955 et a remplacé, depuis, à la direction générale, son père, Henri Leroy, maintenant âgé de 83 ans.Les intérêts Leroy possèdent la moitié du domaine de la Romanée-Conti, l'autre moitié Pompadour, maîtresse du roi.Pour mieux appartenant à M.de Villaine.Le domaine renferme ce qu'on dit être les plus beaux cépages de Bourgogne.Soit la totalité du Romanée-Conti (4\u2019/i acres) et du La Tâche (15 acres), une partie du Richebourg, de l'Echézaux et du Grands Echézaux, ainsi que des fractions du Mon trac het et du Romanée-Saint-Vivant.T - r S Un excellent tonique Cette acquisition fut un moment marquant de la longue querelle qu'eut Louis-François de Bourbon, prince de Conti, avec la marquise de Nous nous mettons à discuter des mérites de ce cru.Mme Bize-Leroy et M.Noblet lui trouvent une superbe couleur rubis et un bouquet pénétrant et complexe, avec une légère odeur dè violettes.Le goût en est encore fortement imprégné de tanin, mais il commence déjà d'atteindre à son équilibre naturel et promet un bel avenir.Il lui faudra encore de cinq à huit ans pour parvenir à son sommet.Comme chef de cave du domaine, André Noblet a une triple tâche: faire pousser le raisin, diriger la transformation du jus de raisin en vin et surveiller le vieillissement de ce dernier.Ce colosse à la voix douce et aux manières charmeuses est généralement reconnu comme une sorte de génie en la matière.Attaché au domaine depuis l'âge de 16 ans, il puise sa santé dans les vins qu'il produit.«Je n'ai jamais été malade; le vin est mon tonique», affirme-t-il.Il disparaît un moment pour revenir avec une bouteille particulièrement poussiéreuse.On ne saurait, à son avis, juger du cru de 1972 sans le comparer à celui de 1959.C'est à cette occasion que je peux enfin saisir parfaitement toute la séduction, l'élégance et le style d'un grand bourgogne.Tous les caractères du cru de 1972 étaient déjà présents, mais avec une bien plus grande intensité, dans la bouteille plus ancienne: douceur de soie ou de velours, équilibre parfait, arrière-goût extraordinaire.Le liquide n'a pas perdu tout son tanin, et le cru de 1959 ne fera que s'améliorer encore.Je termine ma visite du domaine sur des remerciements profus à André Noblet pour avoir débouché ce flacon de derrière les fagots, sans lequel je n'aurais jamais pu savoir à quel point le Romanée-Conti est vraiment le roi des vins* a » marquer sa puissance à la cour, la marquise avait fait enlever tous les sièges de ses appartements, pour qu'ainsi tout visiteur fût forcé de demeurer debout en sa présence.Conti, refusant de se plier à ce nouvel usage, osa s'asseoir sur le propre lit de la marquise et même vanter la mollesse de son matelas.La Tous vignobles légendaires par eux-mêmes et\tPompadour ne le lui pardonna pas, et naquit dont le Romanée-Conti est le roi.Production\tentre eux une âpre rivalité, qui se fit jour en totale du domaine: environ 100 000 bouteilles\ttous domaines.Quand les Cronenbourg mirent par an, dont 8 500 de Romanée-Conti.Une\tle vignoble en vente, chacun le voulut à toute goutte d'eau.ou plutôt de vin dans l'océan du\tforce.Conti finit par l'enlever, pour 80 000 marché mondial.En comparaison, les fameux\tfrancs.La rage de la marquise en redoubla, et crus bordelais Château-Lafite et Mouton ont\telle parvint à faire perdre à Conti sa place au chacun une production annuelle de près de\tConseil du roi.500 000 bouteilles.«s I 5! Le prince s'en vengera en retirant le cru du commerce jusqu'à sa mort en 1776.Le La Tâche sera de la sorte pour un temps le bourgogne le plus coûteux.A la Révolution, les autorités républicaines saisissent le cépage et le revendent pour 112 000 francs à un jardinier parisien du nom de Delfort.La famille de Villaine l'acquiert de ses héritiers en 1869, et c'est d'elle qu'Henri Leroy achète en 1942 sa part de moitié du domaine.Le Romanée-Conti n'est pas seulement coûteux mais difficile à trouver.Il y a deux ans on pouvait obtenir un Romanée-Conti 1967 pour $76.70 à la Maison des vins de Montréal, et un La Tâche pour $44.On n'y trouve plus présentement ni l'un ni l'autre.A Toronto la Maison des vins vend le La Tâche 1971 à $88.15.Trois restaurants de la région montréalaise peuvent se flatter d'inscrire le Romanée-Conti dans leur carte des vins.Chez Bardet le Nous passons par les chais du domaine recueillir le maître de cave, André Noblet, et une bouteille de Romanée-Conti, puis nous nous dirigeons à pied, par un étroit chemin de terre, vers les vignobles.A droite, les 23 acres du Romanée-Saint-Vivant; à gauche, séparé de lui par la Grande Rue, le La Tâche.Plus loin, à droite, les 20 acres du Richebourg donnent taille de nains au cépage de La Romanée (propriété de Bouchard père et fils) et au Romanée-Conti.«Je procède à cinquante dégustations par jour en moyenne, reprend Lalou Bize.Pour être bon juge d'un vin, il faut garder le palais sans cesse en bon état.Je m'intéresse plus à la production qu'à la vente.Bien qu'ayant nos propres vignobles, il nous faut acheter beaucoup de vin aux producteurs indépendants.Je me montre sévère pour les vins que j'achète: il ' -A t-S t * f r O»\"-' MGti fa* A r.> sT.r» f : m .6 Ci-dessus, une grappe de pinot noir devant une bouteille de Romanée-Conti 1972; ci-contre, André Noblet déguste une gorgée de vin en la faisant tourbillonner dans sa bouche; à dr., Mme Bize-Leroy devant la vieille croix de pierre marquant la frontière du vignoble.y 8 ma r.% % ME ; - * -V \u2014 r.r* ROMANÉE-CC ; Siiî* *¦'1 J- 8 * 9 décembre 1978 - 9 il kr Z.5, %.\" K\u2019 ! ¦v \u2022v KV Y\"' m iP#'i « «tiHr*\" .¦ i ¦ 4 f LA \u2022 , Même s\u2019il s\u2019agit d\u2019une blague m m .pourquoi ETES-VOUS NE?¦ 8&< g £ >.DECOUVERTE DU CANADA UNE ENTREPRISE FAMILIALE » m M s A g ¦¦¦: m I \u2022s LES VOYAGES ! DE JACQUES CARTIER 1 D ).It ar ;:S i e r c:Tt:Q;.v, iq POL' DUTCH BLEND Cigarette Tobacco ?\u2022 V Tabac à Cigarettes MELANGE HOLLANDAIS .I .1 P/>R G AT iO Ci-dessous, le manoir de Jacques Cartier à Limoilou, en Bretagne; ci-dessus, son portrait par Théophile Hamel._____________________ .! L a aV: ir 'nia .«:\u2022 a » .c-'Sûns: 7 notre offre est très scMsobs© y V©-' P C9 net WT 1.5 OZ.(42.5 G) PDS NET K B.P.121.Suce.A.Montréal.P.Q.H3C 1C5 ?\tVeuillez me faire parvenir un exemplaire gratuit de la brochure \"Pourquoi êtes-vous né?\" ?\tJe desire un abonnement gratuit à la revue La pure vérité.Nom-\u2014 Adresse- L 3 -'Sr- A k Code Postal '¦if- V ¦- m.M« «si©'\"\"\u201d % : » a1 a \u2022«r HI Faites-nous parvenir l\u2019emballage du tabac que vous fumez actuellement ainsi que le coupon ci-joint et nous vous enverrons gracieusement une blague (format standard) de tabac à cigarette Drum.Le tabac à cigarette Drum, importé de Hollande, est un mélange unique fait de 17 tabacs supérieurs, provenant de tous les coins du monde.Son goût riche et son arôme délicat en font un tabac d\u2019excellente qualité pour les fumeurs exigeants qui roulent leurs cigarettes.Laissez-nous vous offrir une blague de notre excellent tabac à cigarette Drum et faites une expérience unique: celle de fumer un tabac vraiment supérieur.-* m 5 Sër*' VjË ! .V: cm nr - %.Moi, l\u2019envoie des caries UNICEF \u2022 ; : 0 I r Tir to.mam * 11\" T >y.i V,« ¦ ir ir t V A - ' i! a h mt* * a s.\u2018t*cr mm \" MEME LES AMATEURS DEVIENNENT EXPERTS LE GUIDE COMPLET DES PLANTES D\u2019INTERIEUR par Joan Lee Faust.Traduit de l\u2019américain par Marc Meloche.Les plantes d\u2019intérieur donnent à votre foyer un aspect de chaleur et d'hospitalité.Ce beau livre, débordant de renseignements pratiquées, vous montrera comment mieux en prendre soin, comment entreprendre un jardin intérieur.262 pages.Seulement $7.95.Postez le coupon à: Les Editions Optimum, C.P.4090 Place d'Armes.Montréal, P.O.H2Y3M1.| l Facturez-mo plus tard (plus 75* de (rais d expédition).?\tChèque ou mandat ci-inclus payable aux Editions Optimum (I éditeur assume les frais d'expédition).?\tPortez à mon compte ?Chorgex ou ?Master Charge (plus 75c do frais d'expédition).PAR ÉLISABETH REVAI Il est difficile de se défaire de l'image traditionnelle que l'on garde des personnages historiques.Ils restent figés dans notre mémoire dans l'attitude héroïque que nous leur connaissons sur le piédestal de leur monument ou dans les pages des manuels d'histoire.Actuellement, nous assistons à une tendance à la démythification; au lieu de héros, on crée des antihéros.Chose curieuse, certains personnages semblent gagner à ce processus; ce qui leur est dénié sur le plan sublime contribue à les grandir à l'échelle humaine.Tel a été le cas pour Jacques Cartier, dont le hasard m'a fait connaître l'un des descendants.Les données familia- les obtenues à cette occasion ont ajouté quelques traits personnels au portrait plus réaliste que nous tracent aujourd'hui les recherches sur Jacques Cartier.La rencontre se produisit lors d'une récente visite à Montréal d'un groupe de femmes universitaires françaises.L'une d'elles, Mme Renée Maingard, qui avait au préalable participé au Congrès linguistique de l'université de Montréal, profitait de son séjour au Québec pour recueillir des renseignements locaux sur la famille de son mari.L'ancêtre de ce dernier, Jacques Maingard, neveu de Jacques Cartier, avait été membre des équipages des deux premières expéditions.Dans la deuxiè- me, il partit comme maître de TEmèril-lon, le galion qui devait accompagner la Grande et la Petite Hermine.Le père de Jacques Maingard, Alain, était beau-frère de Jacques Cartier, les deux ayant épousé des soeurs, Colette et Catherine Des Grandies, filles du puissant et riche connétable de Saint-Malo.( tonnante famille que celle des Maingard dont une notice historique et généalogique parue dans le Nobiliaire universel de France retrace les origines jusqu'au XlVe siècle, leur ancêtre ayant été anobli par l'illustre connétable du Cuesclin! Prolifique aussi, au plus haut degré, la notice nous apprend que, les registres de Saint-Malo remontant à 1454, le nom de cette famille apparaît presque à chaque page.Ainsi on a démontré qu'au XVe siècle le tiers des enfants qui naissaient à Saint-Malo avaient du sang Maingard dans les veines.Voilà comment au XVIe siècle les familles Maingard et Cartier se trouvent unies par des liens de parenté très rapprochés.La proximité de leurs propriétés, celle de Limoilou des Cartier et celle de la Ville-ès-Offrans des Maingard, ne fit que ressserrer ces liens.Si bien que les deux premières expéditions de Jacques Cartier font presque figure d'entreprises familiales.Les registres de Saint-Malo ayant gardé la liste des équipages, les noms des 61 hommes des Suite page 12 r Oui, j'ai pris votre offre au sérieux.Voici un emballage de mon tabac .Veuillez me faire parvenir gratuitement une blague (format standard) de tabac Drum, mélange hollandais.¦ habituel: i i i i i i i t i m i i NOM: ADRESSE: Nom VILLE: App.PROVINCE: Postez ce coupon à: Delpro.Case postale 445, Burlington, Ontario L7R JY6.Offre en vigueur seulement au Canada.Une seule blague par famille.Celle offre se termine le JI janvier 1979.CODE POSTAL: .= sur Prov.Ville PJ _l Signature 10 - 9 décembre 1978 9 décembre 1978 - 11 JACQUES CARTIER deux navires de la première expédition l'espoir renouvelé d'atteindre son véri-ainsi que ceux des 110 membres des trois voiliers de la deuxième nous sont connus.Il en appert que Jacques Maingard avait participé avec son nord de la Chine, Cathay étant le nom beau-père, Jocelin Eberard, à la première expédition, il se réengagea dans la deuxième, en tant que maître de l'Emérillon, entouré de sept membres de la famille Maingard, dont le doyen, l'octogénaire Guillaume Maingard qui, en dépit de son âge, accompagna son neveu et filleul Jacques Cartier dans deux de ses expéditions aventureuses.compagnons précédents, son beau-frère, le pilote Macé jalobert, et son neveu Etienne Noël, ainsi que son autre beau-frère, Guy on Des Granches, il dut surtout avoir recours au service de prisonniers libérés pour cette tâche peu attrayante.Quel dédommagement Cartier pouvait-il offrir à ses vaillants compagnons pour tant de souffrances?Pas de richesses, car les objets précieux rapportés se révélèrent faux sous les épreuves plus élaborées de la mère patrie.Le métal jaune n'était que la pyrite de fer, les diamants du vulgaire quartz.L'explorateur et les siens réintégreront leurs foyers et finiront paisiblement leurs jours dans leurs modestes manoirs.table objectif.Car il avait reçu mission de trouver le passage vers Cathay, ce qui signifiait parvenir à la côte orientale Héros humanisé Mais, à défaut de biens terrestres, le capitaine-cartographe put tout de même offrir une compensation aux siens: une parcelle d'immortalité.Plusieurs d'entre eux figureront dans la toponymie de la Nouvelle-France.Ainsi, selon les traditions de famille, Cartier nomma le havre Sainte-Catherine, la baie Catalina d'aujourd'hui, d'après sa femme, Catherine Des Granches; les monts Des Granches, d'après sa belle-famille; les îles Saint-Guillaume, probablement les îles Mécatina de nos jours, d'après son oncle et parrain, Guillaume Maingard.Ajoutons encore aux compensations donné à ce pays au Moyen Age.Il devait aussi atteindre «ce royaume es Terres Neufves pour descouvrir certaines ysles et pays où l'on dit qu'il doibt se trouver grant quantité d'or et autres riches roches».Cette fois nous mettons le doigt sur l'un des points de la démythification de ces entreprises qui étaient loin d'être «à but non lucratif».Il est inutile de nous leurrer: ces hardis marins étaient obsédés par l'idée des richesses fabuleuses que devaient recéler ces contrées inconnues, tout comme leurs prédécesseurs et successeurs de l'époque.C'était la force motrice des grands explorateurs de la Renaissance et si, faute des trésors espérés, ils découvraient un nouveau continent, il appartenait à leur souverain d'en tirer le meilleur parti possible.Même si leur motivation n'était pas aussi mystique que le représentaient certains commentateurs de l'époque romantique, les risques encourus n'en étaient pas moindres.Il fallait avoir la trempe d'un authentique héros pour s'aventurer au-delà des eaux connues, dépasser les zones de la pêche routinière.Se lancer dans ces entreprises avec les instruments rudimentaires de l'époque semble presque inconcevable de nos jours.Dire qu'au XVIe siècle les pilotes n'avaient pour s'orienter que la boussole, l'astrolabe et la rose des vents à leur disposition! Ils pouvaient aussi compter sur leur instinct et les moyens empiriques connus depuis l'Antiquité: l'apparition des oiseaux et la profondeur de la mer indiquant la proximité de la terre.\u201e Si encore il ne s'était agi que des dangers représentés par la navigation dans des parages inconnus! En somme, cette grande étendue d'eau leur était familière, ils y évoluaient comme dans leur élément vital.Restaient les habitants, les animaux inconnus de ces pays inexplorés.Restait, hélas, un péril qu'ils n'avaient probablement même pas envisagé: les maladies exotiques.L'expédition entière faillit tomber victime d'un mal dont on ignorait l'existence: le scorbut.Vingt-cinq hommes, dont plusieurs Maingard, y succombèrent; les autres furent sauvés grâce à un remède indien: la décoction de i'épinette blanche.Grandes difficultés Cette représentation massive des fa\" milles Cartier et Maingard, auxquelles il convient d'ajouter un certain nombre de cousins, beaux-frères et autres parents portant des noms différents, a une raison d'être plus profonde que celle de l'esprit de clan.Il est connu que lors de sa première expédition Jacques Cartier eut de grandes difficultés à former son équipage.Il s'était heurté à la cupidité des petits armateurs malouins qui, craignant de manquer de main-d'œuvre, avaient imaginé le stratagème de faire cacher la plupart des marins expérimentés.Finalement il fallut avoir recours à la justice royale pour le recrutement de l'équipage.C'est ainsi que partit «le capitaine et pilote pour le Essayez la rouveïïe i \u2018\u2022Âr 2 / .\"i *¦ - -A w,.s' il SS \\\\l .t y X m j il tl y 1 K y i H m [0] Va m' i/fSKini] P La nef amirale de Cartier: la Grande Hermine.Néanmoins cette perte considérable \u2014_____________________________________ ne permettait plus d'armer les trois Roy, ayant charge de voiaiger et aller navires pour le retour.Il fallut décider aux Terres Neufves», avec une somme d'abandonner la Petite Hermine.De de 3 000 livres que lé souverain lui avait quelle angoisse dut s'altérer la joie des Malouins lorsque le 16 juillet 1536 ils ne virent que deux navires se profiler sur l'horizon au lieu de trois! D'ailleurs, même les rescapés devaient être dans un état déplorable, édentés, émaciés qu'ils étaient après les ravages de cette cruelle maladie.Selon les sources con- k\\ ê / v octroyée pour les frais.Aussi, lors de la deuxième expédition, la famille vint-elle à la rescousse du % fê ./' /' capitaine en formant la majeure partie des équipages.D'ailleurs, cette seconde entreprise s'effectuera sous des auspices plus favorables que la première dont les résultats partiels avaient inspi- temporaines, ils durent semer «l'épou-ré confiance et délié la bourse de\tvantement», car il devint impossible à François 1er.Cette fois, l'explorateur Cartier de recruter son équipage à partit avec trois navires «équippés et Saint-Malo pour sa troisième expédi-advitailiés.pour quinze moys» et avec tion.Excepté ses deux plus fidèles s*.i @ ;i St- % « 72 - 9 décembre 1978 des explorateurs la griserie de la découverte.Quand au cours de son deuxième voyage Cartier gravit la montagne qu'il baptisera mont Royal pour y découvrir la vue panoramique du nouveau pays, il se sentira envahi d'une exaltation indicible, celle qui avait toujours poussé l'humanité à travers terre, mer et même l'air, afin de connaître l'univers qui l'entoure.Le style plutôt informatif du Brief Récit prend des accents lyriques devant ce spectacle: «la terre la plus belle qu'il soit possible de veoyr, labourable, unye et plaine».Il est surtout subjugué par la vue du fleuve qu'il nommera Saint-Laurent: «Et par le meilleu desdictes terres.voyons icel-luy fleuve tant que l'on pouvoyt regar- der, grand, large et spacieulx, qui alloit au surouaist.».Quant à la reconnaissance de la-postérité, Jacques Cartier dut subir, comme la plupart des personnages historiques, des hauts et des bas.Un grand renouveau d'intérêt se produisit XIXe siècle lorsque les historiens canadiens se penchèrent sur le passé de leur pays.L'un des instigateurs de ce mouvement, Georges-Barthélemy Faribault, premier bibliographe canadien et secrétaire adjoint de l'Assemblée législative, s'intéressa aux recherches concernant l'endroit où débarqua et hiverna Jacques Cartier.Rendant plusieurs années il entretint une correspondance suivie avec L.Hovius, maire de Saint- Malo, à qui il envoya, en sa qualité de vice-président de la Société littéraire et historique de Québec, des documents relatifs à Jacques Cartier, ainsi que quelques débris provenant de la charpente de la Petite Hermine.Leur correspondance est une preuve éloquente de la ferveur témoignée au XIXe siècle envers le découvreur du Canada.Un passage d'une lettre de Faribault nous en donne un exemple: «Jacques Quartier, votre compatriote, est pour nous habitants du Canada, le Christophe Colomb du Canada, car ce fut Quartier qui, après avoir exploré en tous sens les magnifiques golfes du Saint-Laurent, reconnut véritablement le Canada et apporta la conquête de ce vaste pays à sa patrie par le soin qu'il eut d'en prendre possession au nom de la France».Quelques années après, c'est le maire Hovius qui envoie à Faribault une copie du portrait de Jacques Cartier que possédait la Ville de Saint-Malo ainsi que douze lithographies de «la maison de campagne de notre célèbre compatriote », qui n'est autre que le manoir de Limoilou.Il ajoute à son envoi quelques documents se rapportant au troisième voyage.A la lumière des recherches récentes, l'image de Jacques Cartier s'est modifiée.Parmi les mises au point actuelles, on a contesté que Cartier soit l'auteur du Brief Récit et des Relations de ses deux autres voyages.On a aussi longuement épilogué sur l'authenticité de ses portraits, sur celle des débris de la Petite Hermine.En un mot, la tendance est à la démythification.Cependant, à défaut de preuves concluantes, les questions controversées restent en suspens.Certains commentateurs contemporains lui ont même reproché son attitude envers les Amérindiens.Mais peut-on juger les actes d'un homme du XVIe siècle selon les normes du XXe?D'ailleurs, Cartier avait agi envers les Indiens avec beaucoup plus d'égards que ses contemporains.D'autres historiens lui reconnaissent le mérite d'avoir su établir des relations durables avec les indigènes.D'autre part, pour ne citer que cet exemple, il n'avait capturé que quelques otages indiens dont il ramena les deux premiers, tandis que certains explorateurs portugais avaient pratiqué la traite des esclaves aux dépens de la population autochtone.De nos jours, le héros humanisé, le cartographe du golfe du Saint-Laurent, le découvreur incontesté du Saint-Laurent demeure toujours au centre de l'attention.Un rebondissement dans le culte de Jacques Cartier vient de se produire avec le geste de M.David Stewart, président de la Fondation Macdonald-Stewart.Conjointement avec les Amis de Jacques Cartier, il a acquis le manoir du célèbre Malouin.Ce dernier, mort sans descendance, avait légué sa propriété de Limoilou à sa soeur Jehanne, laissant à sa femme ses biens situés à Saint-Malo.Ainsi le manoir resta pendant au moins deux générations la propriété de la famille Cartier.Jehanne ayant épousé Jehan Nouel (Noël), le domaine passa à leur fils, Jacques Noël, dont le fils, nommé également Jacques, signait un document en 1581, s'intitulant «sieur de Lymoilou ».Heureusement, cette habitation en granit à deux étages ne subit pas trop de transformations durant les siècles.Elle a gardé la tourelle ronde originale, abritant l'escalier, ainsi que la grange, le pressoir et l'étable.Un écusson en granit aux armes de Jacques Cartier subsiste toujours.Actuellement la Fondation Macdonald-Stewart a entrepris la restauration du bâtiment en respectant la structure de l'original.Le manoir sera appelé à abriter un centre culturel qui, probablement, deviendra un lieu de pèlerinage des touristes canadiens» au ES m B m# .s m m?.V H * m v v.v: i* /: ' id & i .: ## I '-.:.- r w! 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