La presse, 13 janvier 1979, D. Arts et spectacles
[" ARTS r, a SP6CTACL6S , MONTRÉAL, SAMEDI 13 JANVIER 1979 CAHIER D .j Découvrir le cinéma cubain r ; î % PAR LUC PERREAULT Cuba fêtera en mars le vingtième anniversaire de sa révolution.Le temps paraît donc tout à fait bien choisi pour faire le point sur le cinéma de ce pays.Six longs et six courts métrages cubains entreprendront lundi la tournée des trois salles du circuit SMC, l\u2019Outremont à Montréal, le Cartier à Québec et le Festival à Sherbrooke.L\u2019initiative de cette rétrospective revient à une maison de distribution torontoise, New Cinema Entreprises, dont la directrice, Linda Beath, a opéré la sélection, acheté les droits de ces films pour le Canada et commandé des copies sous-titrées en français pour le public québécois.C\u2019est la filiale québécoise de New Cinema, Filmaction, dont cette manifestation cubaine marque la première activité officielle, qui fera circuler ces films au Québec.Pour marquer d\u2019un éclat particulier les 20 ans du cinéma cubain et la création de cette nouvelle maison de distribution, la presse montréalaise (et même celle de Québec.) a eu droit à trois avant-premières de ces longs métrages et a pu au début de la semaine s\u2019entretenir avec une délégation de Cubains venue spécialement au Canada à l\u2019occasion de cette importante rétrospective.La délégation comprenait deux réalisateurs, Tomas Guttierez Aléa, dont l\u2019un des films, la Ultima Cena, fait partie de la rétrospective, et Jorge Fraga, auteur notamment de la Nueva Escuela (la Nouvelle Ecole) et actuellement directeur de production_à l\u2019Institut cubain du cinéma (ICAIC).Elle comptait éga- a lement deux comédiens, Samuel Clax-ton (l\u2019un des interprètes de la Ultima Cena) et Alina Sanchez, une chanteuse de jazz réputée dans son pays qui est également devenue une populaire comédienne depuis qu\u2019elle a tenu l\u2019un des deux rôles principaux dans El otro Francisco ({\u2019Autre Francisco) que 1 a Cinémathèque québécoise a présenté l\u2019an dernier.Enfin, un autre Cubain faisait partie de la délégation: Antonio Rodriguez, responsable des ventes à l\u2019étranger pour l\u2019ICAIC.On ne peut parler du cinéma cubain sans avoir à l\u2019esprit quelques données de base indispensables.Ainsi, pour une population de dix millions d'habitants, Cuba produit annuellement cinq à six longs métrages de fiction, environ -15 courts métrages dont 15 à 16 films d\u2019animation dont la durée est en moyenne de six minutes.Le cinéma reste très populaire à Cuba, plus que la télévision même, et l\u2019on compte 500 salles et autant d\u2019unités mobiles qui se déplacent dans les régions rurales.Au dire de Jorge Fraga, la production cubaine représente actuellement moins de trois pour cent de l\u2019ensemble des films diffusés dans File.Un ambitieux programme de développement vise à élever cette proportion à 15 pour cent.Pour le moment, l\u2019Etat exerce un contrôle sur l\u2019entrée des films étrangers, favorisant au premier chef les productions soviétiques et du bloc socialiste en général mais sans pour autant rejeter les productions occidentales.m I.; i ?> f i -ri \u2018T \\ t sm / il ;d m t- y a mm.y , y ! .t: a r VI à amaa i /¦v 3 ¦ i 11 3, M #.s .5 H ¦ - tka m ¦ : i 64 wm, lisir f .?I 4 \u2022\" V Voir UN CINEMA en D I t %ii photo Robert Nation Une soixantaine d'étudiants du cégep de Rosemont et des résidents du quartier participent à la création d\u2019une comédie musicale écrite expressément pour eux.! * : Le cégep de Rosemont s\u2019invente un théâtre '¦.\u2019Y PAR PIERRE BEAULIEU «Très peu de chanteurs, de chanteuses ou de groupes québécois ont réussi à faire salle comble au collège (l\u2019auditorium compte environ 600 places), explique Philippe Vita, professeur de danse au cégep de Rosemont et membre de la troupe Nouvelle Aire.«Pourtant, quand l\u2019an dernier, les étudiants et résidents du quartier y ont présenté pour la première fois une comédie musicale, ils ont joué deux soirs à guichets fermés.Et on vendait les billets.Même si ce n\u2019était que $1.50.Nous avons donc atteint le but que nous nous étions fixé.Du moins, c\u2019est une première étape fort encourageante.f \u2018«Au départ, nous voulions, poursuit Vita, que ce nouvel auditorium, tout de même doté d\u2019un équipement assez complet, serve à autre chose qu\u2019à la présentation de spectacles d\u2019artistes profes- Sionnels.Nous voulions que les étu-iants et les résidents de Rosemont ne «soient pas que des spectateurs dans leur ¦auditorium, nous voulions qu\u2019ils s\u2019en fervent, qu\u2019ils l\u2019animent.Nous constatons maintenant que ce sont ces activités du milieu qui fonctionnent le mieux.» Dans un peu plus d\u2019un mois, une soixantaine d\u2019étudiants du cégep et rési-_ dents du coin présenteront «Et Dieu vit q^e cela était bon», une comédie musicale écrite à leur intention.Quatre représentations sont prévues à Rosemont.La moitié du projet est financé par le service des sports du collège, tandis que le Service aux étudiants et la direction de l\u2019institution finance le reste.Assez curieusement, ni le département de théâtre ni celui de français n\u2019y participent.Ensuite, on entreprendra probablement la tournée de différents cégeps.On y travaille depuis le mois de septembre, à raison de 16 heures par semaine.Pierre-André Fournier, le metteur en scène, dit qu\u2019il n\u2019a compté qu\u2019une douzaine de retards, depuis le début des répétitions, et pas plus de deux ou trois absences.Parmi les 60 participants, 18 jouent et 12 sont musiciens.Les autres s\u2019occupent des décors, des costumes, de l\u2019éclairage, de la technique ou de la régie.En fait, quand on dit que Rosemont s\u2019est donné un théâtre, ce n\u2019est pas tout à fait exact.On voulait aller plus loin, on cherchait une forme d\u2019expression plus complète que le théâtre.«Et nous avons pensé à la comédie musicale, dit Fournier.Nous réunissions ainsi les trois arts: la musique, la danse et le théâtre.Un participant ne se contente pas de jouer, de danser ou de chanter.Il fait les trois.» Pour diriger tout ce monde, un professeur de danse, donc, un professeur de chant, Philippe Parent, et Fournier, un metteur en scène qui a confié le texte à un auteur avec qui il a beaucoup travaillé, Paul Sauvageàu, également professeur de français.André Lacombe, un jeune compositeur de musique contemporaine, a signé la musique.Si %ï s$ ME * Au départ, le projet s\u2019adressait à tout le personnel du collège, étudiants, professeurs ou employés de soutien, dit Vita.Il s\u2019étendait également aux gens du quartier qui participent activement à la vie du collège.Déjà, on donne des cours d\u2019éducation physique et on a programmé des activités pour des gens du troisième âge.Une garderie a également été mise sur pied à Rosemont.Il était donc normal que ce nouvel atelier leur soit également destiné.«Dès la première semaine d\u2019inscription, une cinquantaine d\u2019étudiants ont manifesté l\u2019intention de participer activement au projet.Malheureusement, aucun employé du collège ne s\u2019est inscrit, Nous avons comblé les postes vacants avec des étudiants en musique, en danse ou en théâtre, des gens du coin ou d\u2019autres institutions, ou encore des anciens du collège qui voulaient faire partie de l\u2019atelier.» ; \u2022 , V > m Alina Sanchez, l\u2019une des vedettes du cinéma cubain.photo Jean Goupil Voir ROSEMONT en D 2 \u2022n 3 ù) Cinquante ans avec Tintin S 5 - ¦& i- - 4 ¦\" PAR GILLES RACETTE (collaboration spéciale) Tintin a 50 ans.Comme Popeye.Comme Milou.Depuis 50 ans, du haut de ses 55 millions d\u2019albums éparpillés un peu partout dans le monde, Tintin regarde vieillir ses lecteurs.Tout a commencé en 1929 avec Tintin au pays des Soviets où apparaît pour la première fois Tintin, le jeune reporter sorti de l\u2019imagination du dessinateur belge Georges Rémi, dit Hergé (ou G R inversés).C\u2019est dans le Petit Vingtième, supplément hebdomadaire pour la jeunesse du quotidien catholique belge le XXe Siècle, que Tintin a amorcé sa spectaculaire carrière de journaliste et d\u2019aventurier.Tintin a aussi fait carrière au cinéma dans deux films du français André Bar-»>p rer et deux dessins animés.Il poursuit sa carrière pour moi seul, dans la peau d\u2019une figurine de caoutchouc qui trône sur le couvercle de mon encrier entre v- Lucky Lùke et le Schtroumpf farceur.ÎOaaaMMHBinMnMBHHK jwpapw\u2014IBM\u2014ireaar immun rwrwr i, î j N»- Tintin a été traduit en plus de 25 langues et c\u2019est en secret qu\u2019il prépare sa 24e aventure qui paraîtra dans quelques mois ou dans quelques années.Cela ne presse pas.Et ce n\u2019est pas à 71 ans que Hergé va commencer à bousculer ses personnages.L\u2019année dernière, Hergé avait intenté un procès au dessinateur belge Charles Callico qui s\u2019était permis un pastiche irrévérencieux intitulé Tintin en Suisse dans lequel Tintin qui n\u2019a pas connu une seule aventure amoureuse en 50 ans, apparaissait tout nu avec le capitaine Haddock, Callico avait été condamné à .50,000 francs belges de dommage.Tintin a traîné sa bosse aux quatre coins de la planète.Et même sur la lune.C\u2019est un grand personnage.André Malraux a recueilli de la bouche du général de Gaulle ce mot suave: «Au fond, mon seul rival international, c\u2019est Tintin!» Quel hommage.Pour l\u2019un comme pour l\u2019autre.Que ce soit en terre soviétique afin d\u2019y dénoncer le régime ou, pour équilibrer les forces, dans cette Amérique d\u2019Al Capone, de la prohibition, du racisme et des syndicats du crime; que ce soit dans les déserts d'Afrique ou les ruelles mystérieuses du Moyen-Orient, sur l\u2019eau, sous l\u2019eau, dans les airs ou sur la lune, Tintin a réussi à émerveiller des millions de lecteurs en leur faisant vivre l\u2019espace d\u2019un album la grande aventure.Dans le monde francophone de la bande dessinée, seul Astérix a connu un succès qui dépasse celui de Tintin.Quoique de 38 ans son cadet, Astérix a été tiré à ce jour à plus de 70,000,000 d\u2019exemplaires.Deux héros, deux démesu-res^Pas de rivalité apparente.Chose certaine, Tintin n\u2019est pas seul à célébrer son anniversaire.Il a 50 ans, des millions de lecteurs et toutes ses dents.B .« .K !\t=\u201c\u2022\" - i\t:% !: B A ! : % .: *\u2022 .W.i t 1 s y* 4 o X r ¦ % ¦ ' \" -'% % : m i ¦ .m .¦ m i .Wïi Voir REVIVRE AVEC TINTIN en D 2 ¦ '\"Jm l&sct.*.>x i D 2 LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 1 3 JANVIER 1 979 R\u20acPORTA ¦v.IV : pi! I r I ;3BM{£ r: ! ,u : On 'N $1 &¦ & .jr, ¦ i ; m te aif-g; JH & cicns aguerris.Parmi les 12, six sont cégép autres sont des en musique ou de jeunes professionnels, compte même un professeur de violoncelle et sa fille, également violoncelliste.Et parlant de musique, l\u2019orchestre, comme les comédiens, n\u2019utilise «Nous i : 1 L * mi iens.Les étudiants \\ / \" 1 r zÆ NA.a f- ;î ,,4p ¦?\"\"¦'?r K /^v\\ On USSL.Lattê!b u* û r.*< /» -\u2018«i.r.-T*p .iiiSJICI/JDEME I LSi, Now/ ZL | ¦Fv/'j; #;< 1 CA « fi rtMarK ffj tltsursu.'* td f\u201c Frjzv.t Jury 'ifliriiiu | .1't> là irJibr* $!** aucun micro voulions la nuance dans la couleur musicale, explique Fournier.Il n\u2019était pas question d\u2019écraser le spectateur avec un système de son énorme.Nous nous sommes aussi rendus compte que les voix tombaient à plat quand elles suivaient une intervention de l\u2019orchestre.Le fait de travailler sans micro oblige tout lé monde à tenir compte davantage de l\u2019autre, à maîtriser son interprétation au maximum.» Le 23 février, ce sera soir de grande première.Tout le monde peut assister au spectacle.«Il ne s\u2019agirait plus maintenant que les professeurs de théâtre s\u2019impliquent, conclut Vita, et que les professeurs de français (et pourquoi pas un jour les étudiants), se chargent des textes.Il ne s\u2019agirait plus, enfin, que d\u2019autres cégeps décident, avec nous, d\u2019emboîter le pas.» \u201cJS» m gam mi n r ' Au.J .éf uf*/»».¦80 ouest.Sherbrooke) «Le 12: 55.DESJARDINS (3): 12:30.1 1:35, Hi: 10.& «La 12:25, 11:35, 16:45, m#* ' x.BU S & MAISON TRESTLER (1.ehemin%l,à Commune, Dorion) \u2014- Peinturwÿ-'l tapisseries de Marie-Noélle de laTSU-ehardiére.\teS '¦ UNIVERSITE CONCORDIA jj«55 ouest, de Maisonneuve) \u2014 Galceutyli Sculptures de Mark P rent.JutiS'# mar.A compter de jeu.: expos «L\u2019illustration du livre britanr 1860-1900».Gerald Pedros et Francis CaQÿ&ij Jusqu\u2019à mar.A compter de jeu.:*< vres d\u2019étudiants: Design et D K- y 3 ' as «Si le but premier des auteurs est d'amuser et de faire rire, il est atteint.Et les spectateurs y vont allègrement, teurs d\u2019ailleurs qui sont à l'occasion pris à partie pour leur plus grand plaisir.Pour rire un bon coup, «Un sur six», oui, ça vaut le coup.» Pascale Perreault Journal de Montréal /Ta ; \\X H / / .V Specto- :ç: 7 ¦ ¦u ¦:.n \u2022?m m « m > : - :: J L\u2019ART DE LA FUGUE Y de Jean-Sébastien Bach le QUATUOR ORFORD et les YORK WINDS de Toronto Dimanche 21 janvier, 16H30 Billets: $7 - $6 - $5 Etudiants 7/25 ans, preuve d'âge: $3 PRO MUSICA \u2014 1270 ouest, rue Sherbrooke \u2014 845-0532 THÉÂTRE PORT-ROYAL a.piAcnns \\rts Montre.!i Rrnsrigrxmmls; 842-211 2 H2X l/H par GUY LATRAVERSE PRÉSENTE i :T>.VÀ THÉÂTRE MAISONNEUVE ' 'HgSgSSZ de midi à 21 heures.Pas de réservations téléphoniques.Renseignements: 842-2112 mm e - PLACE DES ARTS Montréal (Québec) H2X 1Z9 m- S # » « m : % .% m » i / I + Y S\\(i n XYZ w de réservations téléphoniques.Renseignements: 842-2112 SALLE, WILFRID-RELLETIER BRAULT et FRECHETTE les 12-13-14 janv.Vend, à dirrr.: 22h -minuit TzK Métro Place des Arts .'«'.INF 866 -8228 3ifë~ouest St-Catherine Mercredi 17 ou dimanche 21 janvier PLACE.DES ARTS '\t* Montréal (Québec) H2X 1Z9 7V 'A fST: \\ k / . D 8 A PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 1 3 JANVIER 1979 JiliUSlQUu; r Rock 8 > iPied de la lettre ¦ iM i et poésie de sirène üM qui a le parfum disco de Miss You (et les violons sucrés des Bee Gees) n'est pas pour vous mettre en confiance, tandis que le côté hollywoodien factice de la pochette, ou de l'homme objet de cette premiere chanson, ne peut que scandaliser ceux qui aimaient Rod Stewart depuis Jeff Beck, les Small Faces ou Gasoline Alley.E:IES : \u2019 par Bruno DOSTIE ?(Collaboration s/irrinlvt I Les disques se critiquent entre ; eux.A force d'en écouter plu-¦ sieurs les uns après les autres, 'c'est telle qualité de l'un qui met \"tel défaut de l'autre en évidence, ¦et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'on r,oublie les uns et s'attache défini Rivement aux autres.= Le 52nd Street de Billy Joel, par exemple, qui a terminé l'an-¦Jnée \u201878 en tête des palmarès, est un disque dont le charme s'use assez vite.Au contraire, le Blondes Have More Fun de Rod Stewart, qui promet de lui succéder en première position, est un disque auquel un s'attache a forcée de l'écouter, comme si à la longue, de l'enveloppe musicale \u2022au premier abord factice et rébarbative de Tom Dowd, émergeait une irrésistible musique secrète.Et quant au nouveau Cat Stevens.Back To Earth, il ne résiste pas à la comparaison.Au moment où New York parait enfin une ville apprivoisée par la culture\" américaine et redevient un foyer culturel plus important que la Californie.Cat Stevens nous arrive donc avec un New York Times anachronique dans lequel il se révèle aussi incapable d'en assimiler la sagesse morale que le «fttnk» musical.Le morceau de bravoure de son disque n'a donc que sa peur de la ville à exprimer dans cette chanson sur «la ville de la peur» qui se présente comme une collision entre une rythmique électrique et un choeur d'oratorio! Les autres pièces, plus acoustiques et conformes à sa manière traditionnelle, sauf l\u2019instrumental Nascimento qui paraîtra emprunté à Isaac Hayes, pour dégager encore toute la chaleur de sa personnalité, n'expriment plus rien qu'il n\u2019a pas déjà mieux dit.Billy Joel, lui, chante et met son ^monde en musique mieux que m iï$ jamais Son 52nd Street surpasse ce qu'il avait déjà fait lui-même et se détache facilement du flot des parutions.Une prise de son très nette donne aux instruments une présence vibrante Pourtant, en réécoutant plusieurs fois Blondes Have More Fun,ct en l'écoutant aussi en comparaison avec les vieux autant que le précédent (A Night On The Town), on se rend compte qu'il y revient justement au son de Gasoline Alley, mais sur le son duquel huit années de progrès seraient passées pendant que son interprète acquérait l'autorité d'une star, l'élégance d'un prince et cette sagesse de New York qui est restée étrangère à Cat Stevens./ /%'f- rr ¦M MMÉeiMI '«¦ * , 0 am -.Eliahu Inbal- un tour d'horizon.*5S£Sr V Eliahu Inbal: le rôle du chef dans l\u2019orchestre 1 r* «aÜ;- :A;:Wr r.a>.et presque tactile.Une texture musicale pleine de surprises maintient l'oreille en alerte.Et la voix, au timbre épanoui et aux accents de la plus grande sincérité.donne aux scénarios du quotidien de ses chansons une vérité qui force l\u2019adhésion et la sympathie.A la longue cependant, ses chansons succombent au manque de poésie.Son monde de prose.d'une vérité toute superficielle de téléroman, est victime des apparences.Et les joyaux de sa musique, une fois la surprise passée, prennent un ton de déjà vu et finissent par trahir la sueur à laquelle ils sont dus et leur mauvais goût ignorant des demi-tons et des clins d'oeil.Les clins d'oeil, les demi-tons, les nuances les plus fines sont au contraire le fondement de l'art divin de Rod Stewart.L\u2019impression qu\u2019il a voulu refaire à son compte le dernier succès des Rolling Stones avec ce disque qui pourrait s'appeler Some Blondes à l'exemple de leur Some Girls et qui s\u2019ouvre par un Do Ya Chink I\u2019m Sexy V4* Si la chanson titre de l\u2019album parle bien de limousine et de star comme on pouvait le craindre, les autres s\u2019intéressent à quelqu\u2019un qui pourrait être vous ou moi dans un monde où les fréquentations ne se font plus seulement pour le bon motif.Mais les litres les plus scabreux, loin de suivre les Stones sur- le chemin de la provocation, révèlent plutôt les sentiments pudiques d\u2019un chanteur timide et vulnérable, qui paraît solidaire de ces «su many people around this town waiting by the telephone» de sa chanson Is That The Thanks I Get?PAR CLAUDE G1NGRAS Le rôle du chef d\u2019orchestre, selon lui.Son travail récemment, à l\u2019OSM.Ses professeurs.Ses goûts en musique.S v s enregistrements.Ses collègues.Tels sont les thèmes qu\u2019à ma demande Eliahu Inbal a vien voulu développer, lors d\u2019une rencontre de presse qu\u2019organisait Grant, le distributeur de Philips, l\u2019étiquette pour laquelle M.Inbal enregistre.On sait que Eliahu Inbal.chef israélien de 12 ans, déjà connu ici par plusieurs enregistrements.et actuellement chef de l\u2019Orchestre symphonique de la Radio de Francfort, en Allemagne (poste qu\u2019il occupe depuis 197-1.avec un contrat qui le lie jusqu'en 1982).faisait ses débuts montréalais cette saison co m m e chef invité à l\u2019OSM.les musiciens et sur l'auditoire à la fois, une impression durable, obtenant notamment des nuances de dynamique, principalement dans les pianissimus, comme on n\u2019en a jamais entendu à l\u2019orchestre.La conversation a commencé sur ce thème du raffinement orchestral.Bientôt, d\u2019autres sujets furent abordés, si bien qu\u2019en deux heures, nous avons fait, en compagnie de ce brillant causeur (qui parie d\u2019ailleurs un excellent français), une sorte de tour d\u2019horizon du monde actuel de la musique.Sur ces pianissimos, dans la Symphonie no 85 de Haydn, et qui ont étonné tout le monde, à commencer par les exécutants eux-mêmes: «J\u2019ai beaucoup insisté.Je n\u2019ai jamais trouvé.dans le monde entiers-Philadelphie, Philharmonique de ViéfitEÊ, Philharmonique de %#-lin, Chicago, les orchestres de Londres \u2014 nufic part je n\u2019ai trouvé% orchestre capable,\"*?jouer piano.Francfort, oui.ils commencent.ïfn chef vient et demande «pianissimo», et ii gst étonné qu\u2019ils le fassent immédiatement.Mats quand je reviens, après un mois et demi, il faut que je recommence?Il faut toujours raffin£r.La chose la plus difficile à obtenir d\u2019un orchestre, c\u2019est de le faire jouer doux.Dans un orchestre, il y en a 50 qui jouent ensemble.Chaque instrumentiste, «passer», doit dont}* une certaine quantité*1 son.Mais pour obtenir Voir INBAL en D 10 T Eliahu Inbal a dirigé, à ce jour, plusieurs orchestres américains; il partageait l'automne dernier, avec Zubin Mehta, Leonard Bernstein et Charles Dutoit, la tournée de la Philhar m on i que d\u2019Israël dans les deux Amériques: et il prépare actuellement la tournée que son orchestre de Francfort effectuera aux Etats-Unis au début de 1980.Poly- Et au-delà du faux brillant hollywoodien de son enveloppe, l'irrésistible magie de sa voix de sirène, sa parfaite maîtrise de chaque situation sonore, et la paradoxale solidité que projette son filet de voix, maintiennent une dialectique constante entre le séducteur et le délaissé, le moraliste et le cynique, le pied de la lettre de Billy Joel et la situation t ra ns figurée de sa poésie.< Lors de son concert à l\u2019OSM.et ce à partir d'un programme inhabituel (symphonies peu connues de Haydn ci de Dvorak) et avec une ehi-ronomie extrêmement sobre (chose assez rare chez les chefs d\u2019orchestre, surtout les jeunes), Eliahu Inbal a créé, sur P0ür .Une production de la Régie de la Place des Arts , Récital il MONTREAL aw Charles Datait directeur artistique SAISON 1978-197$' Jean-Pierre r Toaioio 1 - S 16,17 janvier Charles Du toit, chel vL Raoul Sos.i nii SC AMERICAN DANCETHEATER c SOIREE VIENNOISE # L rl un-.à ^Tuisiquv Corux'i ts du Maurivr t j^^^^nTTilct l\\ I : Concerto no 15 A W MCWP !.STRAUSS; Va Nés et polkas .S1 v,\u201e \u2022fc N A Raoul Sosa 21 janvier C hurles Diitoii.chef d\u2019orchestre Ofru Harnov violoncelliste .lettre) K hatter, flûtiste C éline 1 eathead.unioniste Ciar\\ Hoffman.violoncelliste I dear h rutiler, présentateur XX t HI R O heron, ouverture M A ?[)N ( oneerto pour violoncelle en do majeur MOZART Concerto pour flûte K.3 B (285 0 SAINT-SAL'NS: Concerto pour violon no j IC MAI KC)X Sk A X anations sur un thème rococo Y s s» Au piano: John.Steele % GAGNANTS DU CONCOURS OSM1978 Qfcl » «M: >K A JEUDI, VENDREDI\t'RB et SAMEDI 25, 26 et 27 janv.^ à 20h 30 Billets: $ U, $9, $7, $5 Etudiants et Troisième Age (65 ans et plus): Parterre, corbeille: $5.50 m Concerts Esso il Charte*.Dutoit vjttrUW V TKAy* JtVM H«MÉ f KAMI R o 1er» Les détenteurs de billets d'étudiant ou du Troisième Age devront s'identifier lors des spectacles.En collaboration avec les Grands Ballets Canadiens Chargex-Visa Master Charge: 23, 24 janvier C hurles Dutoit.chel d'orchestre Scree Ci a rant, chef m\\ ité James Galway, flûtiste GARANT : Phrases 11 MENDELSSOHN: Symphonie no 4.Italienne tBERT: Concerto pour flûte RAVEL: Rapsodic espagnole : Y DUTOIT GARANT ¦ îe < * ./Programme Sonate en sol majeur.K 301.Le lundi W.A.Mozart Sonate en la mineur F.Schubert Introduction et rondo Sur le colporteur de Onslow, opus 98 D.F.Kuhlau \u2022 Sonate en la majeur C.Franck La Ronde des lutins \"¦ A.Bazzinl.A- Concerts Gala 487-2200 12 février 1979 20 h 30 James Galway G\u2019fjnds Con.-f's C')f'i.erîS Gold: ConceMs -j.Mo.> \u2022\u2022 Sciüe Wilfrid Polie» B'ilo\", S3 25 : S9 /5 Si d'spootû os o »\u2019*:\u2022> 100 bille\u2019s o $?50 Cor.cer»-,Lss- SoMe W'lfriti Peilc\u2019ier d'monche M n 30 Billets S-J 50 Poriicpoz ou « diners symphomques du Chateau Chon O\u2018a n P'orurez vCuS \" VARl AT IONS\".le mogo/me programme do /OS'/, aons les kiosques i ¦ '\u2022cncet ts de l\u2019OSAA a la Place des Arts ruer T e« nO'Crcdi 20 h 3b \" Billets: $4, $5, $7, $8, $9 X# lui' t -\u2022 M asas ?.-'rnh'iA O \u2022 : SALLE WILF-RID-PELLETIER rie midi à 11 heures.H.is de réservations lélépli< iniques.Renseignements: 842-2112 V ( «UH lil t's lill IlMfdl .lu .imvili hn liLMwiuriit du niuli ,i .\u2019I bin'll«\u2022*.I'.i> |*« , m f « ' ;1* * DU 10 AU 21 JANVIER A 20H30 i THÉÂTRE 1004 est, rue Sainte-Catherine ARLEQUIN m ¦¦i:.; 4 m ' ¦ Renseignements: 288-2943 A Aussi 6 SAINT-LAURENT SALLE EMILE-LEGAULT 613, boul.Sainte-Croix MARDI, 30 JANVIER 1979 A 20H Renseignements: 744-6411, poste 333 s i Une présentation CKOI-FM # Dimanche 21 janvierJaj&Oh Billets: $4^t En ventë^^SEGE^pil'ontmorericv et c hez (Céntrë^^ÿalfew^r.ef ou t W.9-1 O FEVRIER à 20H30 OUTREMONT z.s' h/ I BILLETS EN VENTE DES MAINTENANT A L OUTREMONT.1248 ouest.tue Bernard .DISCOMANIE.362 ouest, rue Sainte Catherine i ECHANGE.3706: rue Saint-Demi et 3850.rue Wellington, Verdun ' V: X\u2018\",x ^ BILLETS EN VENTE DES MAINTENANT 1248 ouest, rue Bernard
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