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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Publi-reportage. Théâtre du rideau vert. 30e anniversaire
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1979-02-17, Collections de BAnQ.

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[" LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 17 FÉVRIER 1 979 rr?: - filiffiisSI - !#%aW 2p;e m Ô© e 6 v,î!> o ow NJ \\6 9»'\" 1° < ev %) \\e 33 SD N ¦s***-: Ô© \u2022O Vi PUBLI-REPORTAGE YVETTE GRIND AMOUR MERCEDES PALOMINO té des pièces au cours de ces trente années.Rappelons plutôt que c'est au Rideau Vert que furent jouées les deux premières pièces de Françoise Loranger:\tUNE MAISON.UN JOUR et ENCORE CINQ MINUTES; que c'est Yvette Brind'Amour et Mercedes Palomino qui surent déceler le talent de Michel Tremblay en acceptant sa première pièce LES BELLES-SOEURS.C'est elles encore qui persuadèrent Marie-Claire Blais d écrire L'EXECUTION et Claire Martin d'adapter son roman LES MORTS.C'est elles enfin qui découvrirent l'immense talent d'Antonine Maillet et qui prirent le risque de confier à l'admirable, mais totalement inconnue Viola Léger, le rôle de la Sagouine.Que de comédiens et de comédiennes, devenus des vedettes par la suite, doivent au Rideau Vert d'avoir reconnu leur talent.Il serait trop long de les énumérer, rappelons seulement que c\u2019est grâce au Rideau Vert que Geneviève Bujold fut remarquée par Alain Resnais qui lui ouvrit les portes de la gloire cinématographique.C'est pour toutes ces raisons que je ne me lasserai jamais de proclamer le mérite d'Yvette et de Mecha.La première, dont le talent de comédienne était déjà éclatant il y a trente ans, est devenue un metteur en scène remarquable et elle a su résister à la tentation de jouer ces rôles «véhicules» qui jettent de la poudre aux yeux pour incarner des personnages qui lui permettaient de donner tous ses moyens.Quant à Mecha dont les circonstances.plus que la volonté .ont fait une administratrice hors pair aussi habile négociatrice avec les hauts fonctionnaires ou les ministres qu'avec les fournisseurs de tissus ou de bois, elle a l'immense mérite d'avoir porté dans l'ombre le poids le plus lourd.A toutes les deux, je dis «Joyeux anniversaire» et je souhaite au Rideau Vert de longues années de succès pour le plus grand bien de ee public amateur de théâtre qu elles et lui servent brillamment et sans défaillance depuis trente ans.Pierre Tisseyre président du Théâtre du Rideau Vert M I 5> EATON '4 , V .i m m LES PORTES CLAQUENT de Michel Fermaud I 14 m POUR LUCRECE de Jean Giraudoux ¦ s; :v LA MACHINE A ÉCRIRE de Jean Cocteau K B' TREIZE À TABLE de Marc-Gilbert Sauvajon Hi.1 O- rs ss:'\"iirâs»; O t?l \u2014 création canadienne \u201c QUI S'Y FROTTE.S'Y PIQUE t5 revue de Jean Rata et Roger ¦5i Joubert I «Nous allons vivre! La musique est si gaie, si joyeuse! Encore un peu, semble-t-il, et nous saurons pourquoi nous vivons, pourquoi nous souffrons.Si l'on pouvait savoir, ahl si l'on pouvait savoir.» LES TROIS SOEURS ï Tchékhov Kf;' N 2 L'AIGLE A DEUX TÈTES û de Jean Cocteau B m DU VENT DANS LES BRANCHES DE SASSAFRAS de René de Obaldia LA VIE EST UN SONGE de Pedro Calderon de la Barca textes français d\u2019A.Arnoux présentée à la Place des Arts Salle Maisonneuve L'HEUREUX STRATAGÈME de Marivaux Festival du Canada en tournée dans les provinces maritimes, Ile du Prince-Édouard et Québec ge 5 V < PATATE 1 de Marcel Achard to 4 création canadienne EN RIRE ET EN COULEURS de Jacques Lorain V < a % L ALCALDE DE ZALAMEA m A Z de Pedro Calderon de la Barca s# ' o création canadienne ENCORE CINQ MINUTES de Françoise Loranger DONA ROSITA de Federico Garcia Lorca 5 LES GLORIEUSES $ d\u2019André Roussin % \u201c SAISON 1963-1964 up!! i SAISON 1967-1968 >4 5 UN DIMANCHE A NEW YORK w%s*at*u**o».AU REVOIR CHARLIE de Georges Axelrod textes français de Barillet et Grédy \u2014 «Chus v'nue au monde par la porte d\u2019en arrière, mais m'a donc sortir par là porte d\u2019en avant!» LES BELLES SOEURS JE VEUX VOIR MIOUSSOV de Valentin Kataïev textes français de M.-G.Sauvajon de Norman Krasna 18 adaptation de Barillet et Grédy Michel Tremblay PUBLI-REPORTAGE LE MALENTENDU d'Albert Camus QUATRE PIÈCES SUR JARDIN de Barillet et Grédy SAISON 1970-1971 LA DAME DE CHEZ MAXIM'S de Georges Feydeau LA JALOUSIE de Sacha Guitry BAROUF A CHIOGGIA de Carlo Goldoni L'IMPROMPTU DE VERSAILLES et MONSIEUR DE POURCEAUGNAC célébration du tricentenaire de la mort de Molière DES CLOWNS PAR MILLIERS d'Herb Gardner textes français de Jean Cosmos LES INTERETS CRÉÉS de Jacinto Benavente FEU LA MÈRE DE MADAME et ON PURGE BÉBÉ de Georges Feydeau HEDDA GABLER d'Henrik Ibsen DROLE DE COUPLE de Neil Simon adaptation d'Albert Husson LA CERISAIE d'Anton Tchékhov LIBRES SONT LES PAPILLONS de Léonard Gershe adaptation de R.Castans MOI JE N ÉTAIS QU'ESPOIR texte de Claire Martin tiré de son roman «Les Morts» spectacle Madeleine Robinson D'AMOUR ET DE THEATRE Molière, Racine, Marivaux, Cocteau.Becque, Renard arrangements de Gabriel Arout UN FIL A LA PATTE de Georges Feydeau TREIZE A TABLE de Marc-Gilbert Sauvajon soirée Harold Pinter LA COLLECTION L'AMANT adaptation d'Eric Kahane SAISON 1969-1970 LE RETOUR d\u2019Harold Pinter SAISON 1973-1974 création canadienne LES BELLES-SOEURS de Michel Tremblay LE CANARD A L'ORANGE de William Douglas Home adaptation Marc-Gilbert Sauvajon création canadienne L'EXÉCUTION de Marie-Claire Blais LA DAME AUX CAMELIAS d'Alexandre Dumas Fils BLACK COMEDY et L'OEIL ANONYME de Peter Shaffer, adaptation de Barillet et Grédy CET ANIMAL ETRANGE de Gabriel Arout LE PRINTEMPS DE LA ST-MARTIN de Noël Coward adaptation de C.-A.Puget compagnie Jean-Louis Barrault L'AMANTE ANGLAISE de Marguerite Duras VIOLA LEGER YERMA de Federico Garcia Lorca SAISON 1972-1973 LE CANARD A L'ORANGE de William Douglas Home adaptation M.-G.Sauvajon LA CELESTINE de Fernando de Rojas UN CHAPEAU DE PAILLE D'ITALIE d'Eugène Labiche i A 38 % SIEGFRIED de Jean Giraudoux création canadienne LA SAGOUINE d'Antonine Maillet m % -Ÿv 4 YVETTE BRIND AMOUR - GUY HOFFMANN / \u2022Y ÿ; / %: \u2022: ¦x- x m y.\u2022% X; F «il x m m i e a g# %.H m % m >< A :: X ¦y Si XX FF H H V :5 I m % y ¦ s fi» c.g# - % s* 4%; m m I s - \u2022>; % sm & y ¦ >.¦:>:: ¥ g; ¦V m «6 «I X- y y / ' X % * >; SK .: ¦X \\ 4 ;> : : ' '\u2022 X- M mm a A F: :¦ r: i 4- : : m - S: X- ¥: ÿ s» m m x m m m F ¥ » ills y.- ¦ ÿ: s m -F; 0# > as \"C vc c/i «C'est point d'aouère de quoi qui rend une personne bénaise, c'est de saouère qu elle va l'aouère.» LA SAGOUINE Antonine Maillet m Ce >: 5 \u2022y O Z y :¦ inspiré des récits de Tchékhov Tchékhov mm 73 LE CONTRAT de Francis Véber PARTAGE DE MIDI de Paul Claudel »Xv > en \u2014\t«Vous savez, j'espère que nous ne mourrons jamais.» \u2014\t«Moi aussi.» \u2014\t«Vous croyez qu'on a une chance?» Henry: Eléonore: Henry: création canadienne LE COUP DE L'ÉTRIER AVANT DE T'EN ALLER de Marcel Dubé- > création canadienne LES BELLES-SOEURS de Michel Tremblay LE CHEVAL EVANOUI de Françoise Sagan Go/dman(adaptation Jean-Louis Curtis) \u2014.SAISON 1968-1969 N théâtre du Canada à Terre des Hommes .QUARANTE CARATS de Barillet et Grédy création canadienne MARIAAGELAS d'Antonine Maillet création canadienne LES BELLES-SOEURS de Michel Tremblay FLEUR DE CACTUS de Barillet et Grédy ONDINE de Jean Giraudoux LA FACTURE de Françoise Dorin QUARANTE CARATS de Barillet et Grédy KNOCK OU LETRIOMPHE DE LA MÉDECINE de Jules Romains < ;a 70 ¦O CE SOIR ON IMPROVISE de Luigi Pirandello création canadienne LES POSTERS comédie musicale de Carrier-Léveillée ON NE SAIT JAMAIS d'André Roussin SAISON 1974-1975 SAISON 1971-1972 \u2022o LE DIEUL SIED A ELECTRE d'Eugène O'Neill texte français de Louis Lanoix BECKET OU L'HONNEUR DE DIEU de Jean Anouilh LA VOLUPTE DE L'HONNEUR de Luigi Pirandello création canadienne «O ï\t\\ PUBLIREPORTAGE , .LE TOURNANT de Françoise Dorin i de Jérôme Kilty texte français de Jean Cocteau r> création canadienne ' ' EVANGELINE DEUSSE d'Antonine Maillet 1 % .4 ¦ L'IMPRESARIO DE SMYRNE de Carlo Goldoni texte français de Michel Arnaud création canadienne LA SAGOUINE II d\u2019Antonine Maillet vii! w- S* LES NONNES d'Eduardo Manet ff : ' a a ANDRE CAILLOUX - FRANÇOIS CARTIER - GERARD POIRIER DENISE PELLETIER - DENISE ST-PIERRE - YVETTE BRIND AMOUR \u2022 aMH : Monsieur André Malraux, ministre d'Etat chargé des Affaires culturelles de France signe le «Livre d Or» après la première de: L'HEUREUX STRATAGEME de Marivaux A-.» V .ami >y 14 octobre 1963 adaptation française de Jean Paris création canadienne SONNEZ LES MATINES de Félix Leclerc % SAISON 1977-1978 m \u2022 Si- * création canadienne MARIA CHAPDELAINE de Loic Le Gouriadec d'après l'oeuvre de Louis Hémon X,: H sis SAISON 1978-1979 Vy: m mm y Ç - GIGI de Colette adaptation théâtrale de Colette et d'Anita Loos création canadienne LE BOURGEOIS GENTLEMAN d'Antonine Maillet ¦:v m 7 y & > ; 'y: V.:.- à a .s LES DAMES DU JEUDI de Loleh Bellon -, X i création canadienne LA VEUVE ENRAGEE d\u2019Antonine Maillet 3 >3 création canadienne EMMANUEL A JOSEPH A DAVIT d\u2019Antonine Maillet HAROLD ET MAUDE de Colin Higgins adaptation française de Jean-Claude Carrière m - % Er-X r r - y ».':- CANDIDA de George Bernard Shaw adaptation Marie Dubost m 4 * r: :.y ray «Soupirez, monsieur, vous êtes le maître: je n'ai pas le droit de vous en empêcher: mais n'exigez pas que je soupire.» Marivaux UN OTAGE de Brendan Behan L HEUREUX STRATAGEME dans le cadre du programme Arts et culture des Jeux Olympiques de Montréal création canadienne EVANGELINE DEUSSE d'Antonine Maillet CLAUDE DAUPHIN - MICHEL LONSDALE - MADELEINE RENAUD VIRAGE DANGEREUX de J.P.Priestley adaptation française de M.Arnaud s % « LE BAL DES VOLEURS de Jean Anouilh k r Y L AUTRE DON JUAN d Eduardo Manet SAISON 1976-1977 LE LION EN HIVER de James Goldman adaptation de Jean-Louis Curtis i : 3 SAISON 1975-1976 L HOTEL DU LIBRE ECHANGE de Georges Feydeau création canadienne GAPI d'Antonine Maillet LES JEUX DE LA NUIT de Frank D.Gilroy adaptation de Marcel Mithois % B LEGERE EN AOUT de Denise Bonal création canadienne NOE dialogues et chansons de Claude Sauvé création canadienne EVANGELINE DEUSSE d'Antonine Maillet A' DREYFUS de Jean-Claude Grumberg interprétaient l'AMANTE ANGLAISE de Marguerite Duras mai 1972 CHER MENTEUR Félicitations au Théâtre du Rideau Vert Me Guy Gagnon Guertin, Gagnon, Lafleur, Skelly, Martel, Forget Avocats Il y a (rente ans, 30 ans de théâtre c'était l\u2019impossible et ça le demeure toujours! »\t\u2022 -\u2014 \u2014\u2014 -' T \u2022\t- IN rx O- cy LU C > I m N I 1 1010 ouest, rue Sherbrooke, Suite 1610 Tél.: 288-5171 À Q 5 6 < ifl < V oc Hommage Z O THEATRE DU RIDEAU VERT au iu @hez Sonlèm U) AVEC LES HOMMAGES DE LA REGIE DU GRAND THEATRE DE QUEBEC.U) RESTAURANT B S a.5 Cuisine française et naturiste 5316, avenue du Parc Tél.: 272-8224 r O PUBLI-REPORTAGE Till:;\u2019:.* ill pliBSi «FABY EN AFRIQUE» de Patrick Mainville «BARBE BLEUE» Marionnettes de Pierre Régimbald et Nicole Lapointe «FRANÇOIS ET L'OISEAU DU BRÉSIL d\u2019André Cailloux Reprise dans le cadre du Programme Arts et Culture des Jeux Olympiques de Montréal, «LE CHAPEAU MAGIQUE» «FRANÇOIS ET L'OISEAU DU BRESIL» «ALICE AU PAYS DES MERVEILLES de Lewis Carroll Adaptation d'Yvette Brind'Amour SAISON 1972-1973 SAISON 1967-1968 Place des Arts Théâtre Maisonneuve «L'OISEAU BLEU» de Maurice Maeterlinck SAISON 1968-1969 «PINOCCHIO» Marionnettes de Pierre Régimbald et Nicole Lapointe «LES FOURBERIES DE FRIPONNEAU» de Marcel Sabourin MARTHE CHOQUETTE \u2014 LES GROS BONHEURS «LE CHAT BOTTE» Conte de Perreault Marionnettes de Pierre Régimbald et Nicole Lapointe «FRIZELIS ET LA FEE DODUCHE» d'André Cailloux SAISON 1973-1974 S3 B?mM 1 Lsv % 2% & Ft'S' Æ 1 ?\\ ;v 8 -¦ «LA FLUTE ENCHANTEE» D'après l'opéra de Mozart Marionnettes de Pierre Régimbald et Nicole Lapointe «L ILE AU SORCIER» d'André Cailloux SAISON 1974-1975 «LA PRINCESSE MYSTÉRIEUSE» Tirée d'un conte de Pouchkine Marionnettes de Pierre Régimbald et Nicole Lapointe «L'ENFANT QUI FAIT DANSER LE CIEL» d'André Cailloux m 8 -K it - 4 SAISON 1976-1977 «MIMI ET ROUSSI AU ROYAUME DES JOUETS» Marionnettes de Pierre Régimbald et Nicole Lapointe «TOMBÉ DES ÉTOILES» d'André Cailloux SAISON 1977-1978 «PINOCCHIO» Marionnettes de Pierre Régimbald et Nicole Lapointe «ANÉMONE ET L'IMPÉRATRICE» d'André Cailloux SAISON 1978-1979 «IL ÉTAIT UNE FOIS EN NEUVE FRANCE» Marionnettes de l'Avant Pays m f i M.-MICHELLAROSE \u2014 SERGE BOSSAC \u2014 LOUISE TURCOT / % IMS ?! * - mr; : i % f i ¦ ¦ - i K! # ¦ ?\" B B f N m K ¦ jt.'f t Pi mm 2\\ m.' m % m ¦y \u2014 « Tiens, c'est vrai, mon oiseau.Mais il est bleu!.Mais c'est ma tourterelle! .Mais elle est bien plus bleue que quand je suis parti!.Mais c'est là l'Oiseau-Bleu que nous avons cherché!.Nous sommes allés si loin et il était ici!.i il î - & Marionnettes de Pierre Régimbald et NicolerLapointe «BOUBOULE EN AMERIQUE» de Charlotte Savary Place des Arts Théâtre Maisonneuve «L'OISEAU BLEU» de Maurice Maeterlinck SAISON 1971-1972 «BARBE BLEUE» SAISON 1975-1976 -I H \u2014«Dieu que les choses sont étranges aujourd'hui! Et hier tout se passait normalement.Ai-je été changée pendant la nuit?Voyons, étais-je bien moi en me levant ce matin?ALICE AU PAYS DES MERVEILLES Lewis Carroll (adaptation Yvette Brind'Amour) «FRlZELIS ET GROS GUILLAUME» d'André Cailloux Place des Arts Théâtre Maisonneuve «LE CHAPEAU MAGIQUE» Marionnettes de Pierre Régimbald et Nicole Lapointe il Swwire !ÿ;: iBahiig «LES PERES NOEL A LA RIBOULDINGUE» de Roland Lepage «LE FIL D\u2019OR» Marionnettes de Pierre Régimbald et Nicole Lapointe «LEGROS DOUDOU A PAILLASSON» de Roland Lepage Place des Arts Théâtre Maisonneuve «L OISEAU BLEU» de Maurice Maeterlinck SAISON 1969-1970 «LE FIL D'OR» Marionnettes de Pierre Régimbald et Nicole Lapointe «FABY AU FAR-WEST» de Patrick Mainville «LA BAGUE MAGIQUE» Marionnettes de Pierre Régimbald et Nicole Lapointe «FABY EN AFRIQUE» de Patrick Mainville Place des Arts Théâtre Maisonneuve «L'OISEAU BLEU» de Maurice Maeterlinck SAISON 1970-1971 «LA BAGUE MAGIQUE» (comédiens) s 8 BP L'éblouissement des tournées européennes.La fréquentation des grands textes: Claudel, Giraudoux, Pirandello, Musset, et tant d autres qui ont pétri le comédien En soixante ans de théâtre c'est la seule fois où je ne puis remplir ma tâche.Triste et bien pénible souvenir.C'était il y a dix-sept ans.Nous entrions clandestinement par la porte arrière du théâtre.à minuit.Nous repartions à l\u2019aube; dormir quelques heures et recommencer une nouvelle journée.Cela avait quelque chose de magique, pendant cinq semaines le même rituel et comme résultat un très beau spectacle dirigé par Georges Groulx.L'Alcade de Zalamea.Louise Marteau Un souvenir émouvant avec le Rideau Vert, les retrouvailles avec le Festival d'Avignon en 1978 que j'avais connu avec le T.N.P.de Jean Vilar au cours des étés 1953-54-55 cette fois-ci au sein d'une compagnie de chez nous, interprétant un auteur de chez nous Antonine Maillet.Moments d'intenses émotions.m ¦ François Rozet - que je suis.Tout cela je le dois au Rideau Vert.Mes plus beaux souvenirs ert quelques lignes.C'est bien difficile quand on a eu l'honneur de jouer plus de quatre-vingt pièces (je n'ai pas compté) pour la compagnie du Théâtre du Rideau Vert.Pour ne prendre que le dessus du panier, je retiendrai le plaisir que j\u2019ai eu d'interpréter le «Fil à la Patte» de Feydeau, avec comme partenaire la grande Denise Pelletier; les performances de Madame Yvette Brind\u2019Amour et Monsieur Gérard Poirier (chacun neuf personnages différents) dans «Cet Animal Etrange» dont on m'avait confié la mise en scène; et enfin les cinq années où la section jeunesse a joué dans le cadre des activités para-scolaires.C'était essoufflant mais combien exaltant! S Gérard Poirier 1 Je dois au Théâtre du Rideau Vert de bien grandes joies, et un douloureux souvenir.Pour célébrer son dixième anniversaire, un grand spectacle «La Reine Morte» de Montherlant.Je jouais le roi Ferrante que je rejouai quelques années plus tard à la télévision.Irritant mal de gorge toute la soirée.Mais en scène on ne pense plus, à la douleur.Je m'efforçais de la calmer avec force champagne au cours de la généreuse réception qui suivit la représentation.Mauvaise nuit.Le matin violente douleur plus un son; j'avais un abcès dans la gorge, un dut, hélas, suspendre les représentations pendant une semaine Guy Provost Le mois de mai 78 m'a apporté deux grandes joies, celle de jouer au Rideau Vert pour la première fois et dans une pièce de Félix Leclerc « Sonnez les Matines».Je souhaite un autre trente ans au Rideau Vert afin S'exécuter dans l'EXÉCUTION avant d'être un comédien, c'était un gros risque.Je ne l'ai pas pris seul, c'est le Rideau Vert et Marie-Claire Blais qui m'ont offert cette chance.Merci à tous les deux.¦¦ que j'aie beaucoup d'anecdotes £ à raconter cette fois.Longue vie -?et amitiés.Daniel Gadouas Juliette Huot en Mes timides débuts soutenus énergiquement par Yvette et Mecha auprès de metteurs en scène hésitants.Mon assurance grandissante de spectacle en spectacle grâce à Yvette, partenaire fidèle et sûre.(A : Je jouais «La Guerre de Troie > n'aura pas lieu» de Giraudoux.Paul Gury faisait partie de la Z distribution.On sait que le cher So homme était souvent distrait.Il > attendait donc patiemment en -r~ coulisse, tout en fumant sa pipe.> O :¦ André Cailloux C/l 5 a Hommages aux trente années de vie théâtrale du Théâtre du Rideau Vert i NI L\u2019Acadie offre ses meilleurs voeux au Théâtre du Rideau Vert à l\u2019occasion de son 30ème anniversaire et le remercie de lui avoir ouvert les portes du théâtre au Québec.I m- < PO 73 M, -O N O IMPRIMERIE J.-N.LESPÉRANCE INC.8181 RUE ST HUBERT.MONTREAL - TEL.: 2718181 V: VW»\ti » « J t t \u2022» r * f Z J * r» * ft * Les arts.Orchestre Un hommage de Charles Datait symphonique de S ear artistique mtr tM Banque Canadienne Nationale PUBU-REPORTAGE le Rideau Vert ne soit qu\u2019au milieu de son âge.GILLES PELLETIER \u2014 YVETTE GRIND AMOUR JANINE SUTTO \u2014 JACQUES LORAIN Souvenirs et anecdotes (suites) François Cartier : Le moment de son entrée en scène arrive, on,doit lui faire La pièce: CONSTANCE, la xième pièce de Somerset Maugham.J'avais dit à Yvette Grind'A-mour que ça ne «marcherait» Jean Leclerc et Daniel Gadouas, de l'amour et de la guerre.Ils sont à genoux de chaque côté d'elle et elle les tient par les cheveux.Nous refaisons la scène deux ou trois fois et, Jean et Daniel n'arrêtent pas de se lever.J'allais me mettre en colère quand ils m'ont avoué qu'Yvette mettait tant de passion dans l\u2019interprétation qu'il leur fallait «suivre leurs cheveux!».Danièle J Suissa ¦ i m m 23 Monsieur Gury affolé s signe met alors précipitamment la %: x * ¦ pipe dans sa poche et se retrouve sur la scène.Il fit de son mieux pour dissimuler et éteindre la fumée qui s'échappait du costume, et nous eûmes beaucoup à faire, mes camarades et pas.î m Bien entendu, je m'étais trompé et le théâtre jouait à guichets fermés.fri S mm ¦ i t.j J'y jouais un mari volage dont la femme se vengeait à la toute fin de la pièce en quittant la maison devant son mari mais au bras de son amant.C'était la joie totale dans la salle, le mari était jugé, condamné avec raison et l'amant était beau comme'un dieu, c'est-à-dire jeune, athlétique et s'appelait Benoit Girard.Dès qu\u2019il apparaissait pour venir chercher l'héroïne de la pièce, il était à ce point magnifique que, de la salle, chaque soir, on entendait un «ha!» d\u2019admiration.Quelques lignes et la pièce se terminait.Les deux héros étaient applaudis à tout rompre et c'était tout juste si on ne me chahutait moi pour réprimer un prodigieux fou rire.Léo llliL Une première pièce ne s'oublie jamais et je crois que l'expérience vécue au Théâtre du Rideau Vert c\u2019est assez exceptionnel, du jour même de l'audition aux toutes dernières représentations de «Gigi».L'atmosphère, la plus que merveilleuse équipe qui m'a entourée et le climat de confian- 1 Pour Mariaagélas d'Antonine Maillet, l\u2019authenticité fut une de mes principales préoccupations tant dans l\u2019accent de la langue que des costumes et des accessoires.J\u2019étais allé au pays de La Sagouine en respirer l'air salin et surtout écouter les gens, observer tout autour de moi.Je fus fasciné par la façon qu'ont les pêcheurs d'amonceler au milieu de la cour entre la maison -%, w; ce qui s en dégageait resteront toujours dans ma mémoire et dans mon coeur.Mireille Deyglun Le Rideau Vert pour moi, si c'est quasi une institution, si c'est solide, sécurisant dans le fonctionnement comme dans les \u2014 «Debout, Irlande, à la victoire Un fils est mort, un autre naît UN OTAGE Brendan Behan (adaptation française de Jean Paris) et le hangar, petits bacs, cages à homards, bouées aux couleurs du propriétaire, outils de pèche, barils, etc.c'est de cette vision qu'est né le décor et la production.Comment retrouver cette authenticité sur la scène du Rideau Vert?c'était bien simple trouver quelqu'un qui aurait tout un grément de pêche et qui consentirait à s'en départir pour Antonine, que tous connaissent et aiment bien.Ce ne fut pas difficile à trouver et quelques jours plus tard, tout un chargement arrivait rue Gilford à la salle de répétitions où il fallait trier les accessoires utiles à la production.Le déchargement commença mais comme si un sort nous avait été jeté, tout comme Sietel qui dans Faust ne peut toucher une fleur sans qu elle ne se fane, nos mains avaient à peine touché l'accessoire que cage à homards, pic, bouée, baril se désagrégeaient sous nos yeux, nous laissant pantelants avec la ferraille dans les mains, le bois lui n'avait pu résister au changement de climat! Comme quoi entre l'authenticité de la vie et celle de la scène il y faut l'art, c'est-à-dire beaucoup de patience pour rassembler, remonter, reconstituer, solidifier, polir, vite compris que quelque chose d'important venait de se passer dès les premières minutes.Etonnement de la présence de Viola Léger, surprise qu'une autre langue française, celle d'Antonine Maillet et de I Acadie, nous fasse réaliser que te français n'existait pas qu'au Québec et qu'en Europe.Le principe ternaire était prouvé une fois de plus par I arrivée d'un «arbitre» qui permettait d apprécier nos différences pour mieux les cultiver.Je pourrais raconter cent blagues qui se sont produites au cours de spectacles au Rideau Vert.En voici une dans «L'Enfant qui fait danser le ciel»: je jouais le rôle d'un pingouin sur une banquise et un prospecteur (Serge Turgeon) arrivait, me faisait fuir et je sautais dans un trou de glace qui était dans le plancher du plateau.Nous n'étions pas tendres les uns envers les autres, «mes chers camarades» avaient rempli un seau d'eau glacée et j'ai dû y sauter à pieds joints.En plus du bruit il y eut des éclats de voix et de l'eau qui gicla sur scène.J'avoue m\u2019être bien vengée mais passons.pas.outre la lieux, c'est aussi mémoire de bien des belles choses que j'y ai vu jouer certitude de la continuité.Dans le métier et dans la mentalité.CE SOIR-LÀ!.Benoit Girard apparaît dans la porte, cheveux grisonnants à peine, costume magnifique, cape anglaise sur les épaules, mais à la surprise des comédiens, il n'y a pas de la salle le «ha!» habituel.Benoit en fut sans doute troublé, toujours est-il qu'il oublia les trois marches qu'il avait à descendre avant de prendre l'heroïne dans ses bras.Il les descendit d'un seul coup, trébucha forcément et pour reprendre son équilibre, s'accrocha désespérément à la robe Brind'Amour.On entendit jusqu'à la rue Mont-Royal le déchirement du costume d'Yvette Brind'Amour et le fou rire se déclencher dans la salle et sur la scène.Benoit essayait de reprendre son texte, il riait tellement qu'il n'y parvenait pas.Yvette Brind'Amour riait tellement qu elle était incapable de dire un mot, c'est simple elle pleurait de rire et quant à moi, j'était en orbite de rire.Finalement quand il y eut une sorte de ralentissement dans les rires de la salle parce que le public, même en riant, doit respirer, je réussis à placer ma réplique qui était, croyez-le ou non: «Qu'est-ce que vous trouvez de drôle dans tout ça?! » la C'est ainsi que je n'y ai pas vu d\u2019hiatus entre la vie de coulisses du début des années soixante et celle d'il y a deux ans ou de cette année, entre les interminables jasettes de loge à loge du temps des GLORIEUSES et les fous rires d'entr actes des JEUX DE LA NUIT.Pas plus qu entre l'effort et le travail de la première pièce que j'y ai jouée et de celle que j'y répète aujourd'hui.Au fond, cela devrait m'inquiéter.Car sur ta même scène, fidèle Rideau Vert, cette Daniel Roussel Il m'aura fallu reprendre un à un tous les programmes du Rideau Vert pour débrouiller les souvenirs.Quelle ne fut pas ma stupéfaction de constater que le rideau (vert bien entendu) s'était refermé plus de trente fois en moins de vingt ans sur des représentations auxquelles j'avais participé ou dont la mise en scène m'avait été confiée par ses deux inlassables directri- magnifique d'Yvette Marthe Choquette première fois-là, j'avais fait.PATATE!!! Février 49 «Les Innocentes», le rideau s'ouvre, mon coeur bat et la voix de Rosalie Wells sort toute tremblante de ma bouche.Il me faudra attendre août 68 Catherine Bégin MONSIEUR DE Je jouais FALINDOR» de Manoir et Ve- rhylle dans un français archaïque.Je devais dire sur un ton sérieux: pour ressentir une semblable émotiorv «Les Belles-Soeurs», \u2014 «Je crois que notre Sir est Germaine Lauzon ses timbres, ses inoubliables belles soeurs.et ceci toujours entre les plis de notre cher Rideau Vert.bien appâté! » Mais au lieu de cela je dis: \u2014 «Je crois que notre pâte est bien ciree!» ces.Il m\u2019est impossible de traduire l\u2019émotion que j'en éprouve.Devant cette confiance qui m'a été accordée sans réserve, devant l'acharnement de trente années à «faire» le théâtre nous ne pouvons que nous incliner et souhaiter, comme le poète, que Denise Proulx Edgar Fruitier C'était dans «Le Lion en Hi- Un lundi d'octobre 1972 «La Sagouine» est arrivée à Montréal sans tambour ni trompette.Nous dans la salle, avons très orner pour la plus grande authenticité théâtrale et la joie de tous.ver» une très belle scène où Eléonore d'Aquitaine (Yvette Bnno Amour) parle à ses fils Roland Laroche ?% K S % $ K S ffi 56 K v V m LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 1 7 FEVRIER 1 979 Zi 6 PUBU-REPORTAGE s'approchant de moi, se grattaient l'épiderme jusqu'à se trouver un grand oncle, une demi-belle-soeur, un arrière-cousin de la hanche gauche.Après deux siècles, nous étions tous une petite affaire réconciliés.Antonine maillet À force de frotter et de forbir Souvenirs etmcdoteso#,:) jourd'hui, quand il m'arrive d'y repenser, que ce soir-là, il y a déjà près de huit ans.Les rires recommencèrent de plus belle, Benoit Girard réussit à entraîner Yvette Brind'Amour aussi\" rapidement et aussi romantiquement que possible hors de scène, on baissa le rideau sur un mari cocu qui riait aux larmes.ce de théâtre.Je suis heureuse de le dire et de témoigner ma reconnaissance à Yvette Brind'Amour qui par son insis- metteurs en scène, décorateurs, costumiers et autres artisans du spectacle \u2014 pendant ces 30 ans?Comme dit ma mère, par- Michelle Tisseyre MARC LABRÈCHE, YVETTE BRIND'AMOUR les planches du Rideau Vert, La Sagouine les a rendues presque aussi blanches que ses mains.Mais depuis les techniciens ont réussi à les reteindre et à les remettre à I ordre.Pourtant la hantise du retour de la Sagouine règne toujours.Ce soir-là, le public eut droit à un drame et à une comédie pour le même prix et ne sut jamais comment finissait vraiment la pièce.ils ¦ ;ï' -4K.3 Jean Duceppe Ex-sociétaire, ex-pensionnaire du Rideau Vert.Maintenant, directeur d'une troupe de théâtre quelque part à Montréal.Le Rideau Vert pour nos auteurs dramatiques a été une source d'enrichissement et d'inspiration nouvelle.Personnellement ce qui m'a beaucoup touchée c'est l'éclosion \u2014 au moment de la création de «L'EXÉCUTION» par le Rideau Vert tels que DanielGadouaset d autres non moins talentueux que nous retrouvons aujourd'hui sur Viola Léger Cela se passait alors que le Théâtre du Rideau Vert présentait «Ombre Chère» de Jacques Deval.La pièce commençait par une longue exposition entre la marraine de l'héroïne (que j\u2019interprétais) et un vieil ami de la fa- at ¦ï:: i i r 5 f y \u2018 , : / MS mille.Ce jour-là, la représentation en matinée avait été avancée d\u2019une heure.Mais le vieil ami avait oublié ce détail.J'entrai donc en scène, m'installai au téléphone et, par ce moyen, appris seule au public ce qu'il devait savoir de la de jeunes comédiens 6.1 '' : ; piece.Le tour était joué, mais lamain de la marraine tremblait un peu.Marthe Thiery nos scenes.Marie-Claire Blais Une nuit, les piliers du Palais de Tésée, Duc d'Athènes, prirent racine dans le plancher même de la scène du théâtre.Toutes les colonnes se mirent à bourgeonner, à se couvrir de feuilles et le beau palais devint forêt de laurier.La litière qui portait Titania descendit des cintres, Tésée fit une colère, mais Puck et Obéron s en mo- m i L esprit de Colette, la classe de Giraudoux, l'austérité de Camus, l'émotion de découvrir Rome et d'y jouer Ibsen, la joie de passer du drame à la comédie pour la première fois et quelques fous rires pour assaisonner le tout, par exemple lorsque Yvette perd son jupon en scène, voilà le Rideau Vert.m i ./ iè- B6e tf: .et cela aussi passera.Harold et Maude Colin Higgins quaient bien car d\u2019une Nuit d Été» était devenu réalité.Le Songe Françoise Faucher Adolescente, jouant déjà à la radio et dans des spectacles d'enfants au théâtre avec Madame Jean-Louis Audet, cette dernière m'envoya auditionner pour «Les Innocentes», première pièce du Rideau Vert.Malheureusement, je fus refusée car il ne fallait pas mesurer un centimètre de plus que Gaétane Laniel et Denise Proulx, les premiers rôles d'écolières dans la pièce.J en fus très triste, mais le Théâtre du Rideau Vert Trente ans, c'est à la fois beaucoup et très peu; beaucoup quand on considère que dans la société en ébullition dans laquelle « associations théâtrales» durent rarement aussi longtemps, très peu quand, en jetant un coup d'oeil derrière soi, on réalise à quel point les trois dernières décennies ont passé rapidement et, surtout, à quel point nous avons perdu du temps.Dans un pays jeune comme le nôtre qui se bâtit au jour le jour, un théâtre c'est très important.Et un répertoire se construit exactement comme un pays: à coup d'audace, de risques, de volonté, d'amour.Dans les années qui viennent, je souhaite au Rideau Vert de multiplier les « Sagouine » et soeurs» afin de nous léguer sa part du répertoire dont nous avons besoin pour nous affirmer en tant que culture et dire au monde entier que nous existons, fier et fort, et francophobe, au coeur de l'Amérique du Nord.Michel Tremblay Le Rideau Vert est la première compagnie théâtrale qui m'ait encouragé à lui confier une piè- tant de ses 9 petits: « Fallait avoir la vocation».Ça, je n'en ai jamais douté.P.S.: En revoyant les programmes des premières pièces du Rideau Vert dans lesquelles j'ai joué, savez-vous que j'ai trouvé que certains auteurs étaient quelque peu naïfs eux aussi dans le temps?Je n'étais pas le seul?Ben cou donc.tance m'a amenée à entreprendre une nouvelle carrière.Françoise Loranger Robert Prévost J'ai de nombreux souvenirs agréables du Rideau Vert.Il en est un toutefois qui me fait encore dresser les cheveux sur la tête.C'était pendant «Becket» \u2014 où je jouais le rôle de la reine-mère \u2014 un dimanche après-midi.J'étais allée faire une promenade dans les bois, près de Saint-Sauveur, avec mon chien.Attirée par un parcours d'hébertisme (l'art de la survie en forêt), je m'écartai du sentier et me retrouvai bientôt complètement perdue.Après avoir erré pendant plusieurs heures dans les broussailles et les hautes herbes, j'aperçus enfin l'orée du bois.non loin de ma voiture, Dieu merci! J'avais tourné en rond.Il me restait à peine deux heures avant le premier entr'acte et mon entrée en scène! Grâce aux prouesses de mon mari, qui brava plusieurs fois la loi au volant de notre voiture (un dimanche soir, imaginez les embouteillages), l'entr acte ne dut être prolongé que de dix minutes.L'angoisse éprouvée à l'idée d'avoir empêché le lever du rideau demeure aussi vraie, au- En 1949, lorsque le Rideau Vert faisait des auditions pour le rôle d'un garçon de 16 ans très naïf, je me suis présenté avec le trac et la certitude que je ne serais pas choisi.Mais, comme ma naïveté dépassait les bornes de la norme, forcément, j'ai remporté la décision et c'est ainsi que j'y ai fait mes débuts professionnels en janvier 1950.En 1 979, m'y revoici avec une pièce que Yvette et Mecha m'ont commandée.Je refais donc mes débuts à titre d'auteur.Cette fois encore, j'ai eu la chance d'être choisi.J'ose croire que ce n'est plus en raison de ma naïveté, même si, entretemps, je me suis mis à la peinture et que, de nouveau, je me fais donner du peintre naïf.je n'en sortirai jamais.Alors chère Yvette, chère Mecha, laissez-moi vous dire que je suis très content de me retrouver chez vous.Mais, dites-moi, entre nous, comment avez-vous pu endurer cette famille de grands enfants que nous sommes \u2014 comédiens, auteurs, vivons les nous Jean Daigle J'ai de nombreux souvenirs de théâtre au Rideau Vert, actant que de pièces créées sur ses planches \u2014 merci Yvette et Mecha! Mais le plus doux, peut-être le plus éloquent, est celui que je garde de la toute première de la Sagouine, un 9 octobre 1972.Mes compatriotes acadiens entraient par la petite porte, sur la pointe des pieds, prenaient timidement un billet, puis s'asseyaient dans les dernières rangées.Je n'étais pas offensée, je les connais et m'y attendais.Ce que je n'attendais pas\", c'est la ruée de I'entr'acte, où tous les Acadiens venaient s'identifier, fiers d'être du pays.Ge que j'attendais encore moins, c'est la fin du spectacle, quand les autres, ceux d'ici, s'est repris et m a beaucoup gâtée depuis.Monique Miller Pour moi le Rideau Vert est le lieu où j'ai éprouvé des émotions de toutes sortes: angoisses, tracs indescriptibles, bonheur aussi de jouer de beaux rôles: «La Reine Morie», «Fleur de Cactus», «Croque Monsieur», «Dreyfus» et «Les Da- > mes du Jeudi».Mais il y a dix- m huit mois mes sensations rares m ont atteint leur maximum! Oui en j\u2019ai vécu là des moments que je n'oublierai jamais, j\u2019ai assisté à la première de ma fille Mireille % dans «Gigi», instant terrible où vous regardez impuissante le dur combat que livre votre en- F™ tant, mais disons-le, quelle fierté, > \" G SI FELICITATIONS AU RIDEAU VERT POUR SON 30e ANNIVERSAIRE Hommage de la Nouvelle Compagnie Théâtrale Bravo pour le passé et longue vie pour l'avenir! < » m 70 'O N xO LE THEATRE DU NOUVEAU MONDE w PUBU-REPORTACE Souvenirs et anecdotes HUBERT NOEL \u2014 JEAN DUCEPPE ANDRE CAILLOUX - YVETTE BRIND\u2019AMOUR - MONIQUE MILLER -GERARD POIRIER - GENEVIEVE BUJOLD - BENOIT GIRARD mux.mm i v>- f m ,s\t^\t#¦¦ Wa m \u2022 : > :v.V sss gw ü I J** O to m .i A ffîïë* .m asm ¦¦ mz m* mm 1 W ' 4 X*/ in ifi > V mjsM \\y *1.> F-' Ms Vincent.«Il faut que vous partiez aujourd hui! les travaux de démolition commencent demain!» Dominique: «Pas si fort! Pas si fort! Que ça au moins! Il ne le sache pas: il en aurait trop de peine.» UNE MAISON.UN JOUR.Françoise Loranger y * .>: SB Ma !» - T' puisque je crois que ce fut un succès.Autre période merveilleuse, première mise en scène.Donc Rideau Vert: angoisses et joies! Avec mon coeur merci Mecha et Yvette ¦>\" HUBERT NOEL MADELEINE ROBINSON \u2014«Et si je vous apprenais que gouverner cela peut être aussi amusant qu'une partie de cricket?Allons-nous laisser la balle aux autres, mon prince.BECKET .» ¦w Janine Sutto Je ne peux pas me rappeler sans rire les malentendus du plus haut comique qui s établissaient entre notre metteur en scène russe Monsieur Raevsky au début des répétitions des «Trois Soeurs» de Tchékhov.La conversation par personne interposée (l\u2019interprète) nous amenait dans certains cas à faire exactement le contraire de ce que le metteur en scène nous demandait, par exemple à nous tuer à essayer de nous plaquer un sourire là où justement il n'en voulait pour rien au monde.Il a dû y perdre quelques cheveux.Par la suite heureusement nous avons fini par nous entendre à merveille et la conversation traduite nous est devenue tout à fait naturelle, nous avions l'impression de parler le russe.Hélène Loiselle Jean Anouilh F quants de ma vie, le premier «L'Oiseau bleu» de Maeterlinck où il m'était donné la joie de dialoguer sur scène avec mon fils qui n'était alors qu'un petit bout de chou, le second «Le Bal des Voleurs» de Jean Anouilh ma première mise en scène professionnelle et le troisième «Harold et Maude » de Colin Higgins où Marc fera ses débuts de jeune comédien professionnel.Je souhaite une très longue vie au Théâtre du Rideau Vert afin qu'il puisse un jour arriver à jumeler mon côté familial et mon côté théâtral en présentant le «casting idéal», lieu: Rideau Vert, vedette: moi-même, metteur en scène: mon fils.De cette Rideau de fer Rideau de mousse Rideau de feuilles Rideau de dentelle Rideau de perles Le mien c'est le vert Le Rideau Vert % m J m ¦ M / *5 Derrière Il y a le théâtre La plus fascinante chose du monde Et Yvette Brind'Amour La fidèle A son service Toute une vie 1 .! % #0 V # % L s: a?% S Félix Leclerc 0;.: : I façon j'aurais la joie et l'immense bonheur de me réaliser «par moi-même».' CK Vf- >> Pour moi, le Théâtre du Rig deau Vert est certainement le > théâtre des grandes premières, ïï Après y avoir interprété une vingtaine de personnages clas-g siques ou modernes, après uj deux tournées européennes, le ^ Rideau Vert s'est également m levé sur trois événements mar- ; ::: ¦Ml .: \\ Gaétan Labrèche n \u2022y i % D'AMOUR ET DE THEATRE arrangements de Gabriel Arout Mai 1973 < LU OC RAY MOIS I), OU AJ 30T, MARTIN, RA RÉ iDIS 'lyffi Lb v / r Infill IL v r i! Un i .1 ' L- / .-i n x VU 1 \\ \"u U U ULzz i : ! .UULz/i.LJ Jt Bv » paæBtsiiv: : vscserarog REGLEMENTS JM I 1)\tRemplir le coupon de participation ou un fac-similé et le faire parvenir à l\u2019adresse indiquée avant le 1er mars 1979.2)\tLes participants devront être âgés de 1 8 ans ou plus au moment du tirage.3)\tLe gagnant devra répondre à une question mettant à l'épreuve ses connaissances.4)\tLe tirage aura lieu lors de la dernière représentation d'HAROLD ET MAUDE et le nom du gagnant sera mentionné par le Théâtre du Rideau Vert dans La Presse du samedi 31 mard 1979.5)\tLe prix comprend seulement le transport aller-retour Montréal-Paris par Air France.6)\tIl es?entendu que le gagnant et son invité s\u2019engagent à se conformer à toutes les modalités et exigences qui leur seront transmises ultérieurement, relatives â ce voyage notamment en ce qui concerne les dates.7)\tLes billets remis au gagnant et son invité sont incessibles, non remboursables et non transférables sur une autre compagnie aérienne.8)\tLes employés de La Presse, Air France et du Théâtre du Rideau Vert ne sont pas éligibles à ce concours.J.: : * m ; I >>- mMm Ü, gVi, z Y:y.m ra m Mr 1 'a :p I * ¦ \u2022\u2022x 1 ' : : f m -T ¦ ta## vK M m ¦ k\\ # 3 ^ %.:Bv i ,r ¦ < .: m ¦¦ - \u2022 : , ¦ m : g 1 /-v S': ' .\"¦ : \u2022' ' m f*j < ' -w y Y sur les ailes d\u2019air gimBBrna ææ I CONCOURS «30ème anniversaire du THEATRE DU RIDEAU VERT I » I Théâtre du Rideau Vert C.P.220 Montréal \u2014 H2T 3A7 I S Nom et prénom.Adresse_______ âge.I app I Ville.Code postal.I Téléphone.i Les coupons de participation ne seront plus acceptés après le 1er mars.^ , * ¦Jl\" * i LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 1 7 FÉVRIER 1 979 91 i "]
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