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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Perspectives
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1979-07-21, Collections de BAnQ.

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[" Semaine du 21 juillet 1979 - Vol.21 No 29 8 V vt'.â vv-> iK Kr.> I ; > f .\u2022 \u2022 s.¦* V'vîj r, wm fy.* t- t # ^ ¦ Se I ' Ha m x X / /.W / V - k c %S0< il rêve de voitures (5), alors qu'elle s'astreint à des régimes (2).Autour de quoi voulez-vous qu'ils se rencontrent?Autour d'un livre?(3-2) ou d'une cigarette?c / c r (2-2).2&, Chose curieuse, alors que d'après les agences de tourisme ce sont les femmes qui voyagent le plus, les annonces s'adressent surtout aux revues masculines.r- Devinez qui va payer la facture?Donc, l'homme canadien boit (13) et voyage (14), pour oublier.L'Américain, vu par une revue équivalente, s'amuse avec des appareils (10), des voitures (9), mais il fume beaucoup plus que le Canadien (8-2), et boit moins que lui (5-13).Ce profil, tiré de revues surtout centrées sur une information générale, est significatif dans sa répartition.Il peut être déformé à loisir, par contre, si l'on prend des revues spécialisées où la publicité va de pair.Mais le genre d'annonces, plus que le genre d'articles, pourra vous indiquer à quel sexe s'adresse la publication en question.des femmes.Comme je tiens les agences de publicité en très haute estime (on ne mord pas la main qui nourrit la main qui vous nourrit!), je suis obligée d'admettre qu'elles savent ce qu elles font en s'adressant ainsi à ceux qu elles connaissent bien et dont elles savent exploiter intérêts et points faibles.Leur sens de la psychologie et leurs études de marché l'ont prouvé, par leur rentabilité.Non seulement nous achetons ce qu'elles nous proposent, mais nous avons tendance à devenir ce qu elles suggèrent.Même lorsque nous avons fait acte d'indépendance: changez votre image, elles vous emboîteront le pas.Dès que la femme a parlé de sa libération, la publicité a récupéré le terme: tous les slogans se sont alors mis à la libérer à tour de bras.Ses cheveux sont plus libres avec tel shampooing, sa taille plus libre avec telle gaine, et ses seins avec tel soutien-gorge, ses gestes sont libérés avec tel pantalon, elle est plus libre d'être elle-même avec tel maquillage, elle sera libérée de ses malaises menstruels avec tel analgésique et tel type de tampons, plus libre de son temps si elle fait son ménage avec tel récurant, tel aspirateur, tel lave-vaisselle, plus libre en santé, grâce à tel régime alimentaire, tels fortifiants.Grâce à la publicité, la voilà libérée de toutes les contraintes.PAR GLORIA ESCOMEL Les Américains ont tellement bien compris que la publicité véhicule des valeurs et impose des critères de normalisation que, pour combattre le racisme, ils ont intégré progressivement des Noirs dans les photos publicitaires.La publicité m'impose pas qu'un produit, elle prescrit un genre de vie \u2014 à moins qu elle n'en soit que le reflet.Quelle image de la femme \u2014 ou de l'homme \u2014 nous proposent les annonces qui paraissent dans nos magazines?Nous pouvons nous en rendre compte en les analysant sous deux de leurs aspects: en observant le genre d'annonces qui sont adressées à des revues spécifiquement féminines et celles qui paraissent dans les autres; en étudiant dans quels contextes hommes ou femmes interviennent dans les photos publicitaires.Dans deux magazines canadiens du même mois, \u2014 l'un féminin, l'autre masculin \u2014 j'ai relevé respectivement 52 et 51 annonces, censées s'adresser à cha- cun des deux sexes en particulier.|'ai donc pu m'amuser à réduire l'homme ou la femme aux seules activités que ces annonces nous suggèrent, en les prenant comme symboles des priorités masculi- Sen®de ,a psychologie ces dans chaque secteur mentionné.\tCertains biens de consommation sont Tandis que la femme fait la cuisine nettement sexués: vêtements et sous-vê-pour sa famille \u2014 mais ne mange pas el- tements, cosmétiques, produits alimen-ie-même \u2014 (23), l'homme voyage ou va taires.D'autres ne «devraient» pas l'être, à l'hôtel (14).Il boit (13) pendant que la s'ils s'adressaient à des femmes financiè-femme s'habille (9), prend des assuran- rement indépendantes: voyages, hôtels, ces et pense à investir dans des entrepri- voitures, cartes de crédit, appareils ses (7), alors que la femme se maquille photo, calculatrices, chaînes stéréo, etc.(8); il achète des appareils \u2014 caméras, photocopieuses, etc.\u2014 (6), tandis que la femme se contente de meubles ou de dépendance financière, même si elles produits d'entretien ménager (4); enfin.Et c'est là qu'on se prend à douter de la réalité, non seulement de leur in- travaillent, mais aussi de l'intelligence 2 - 21 luillet 1979 mage, certains étaient bien jolis garçons! Grâce à certains tampons hygiéniques, nous avons pu voir des femmes faire de l'alpinisme, du vélo, de l'équitation, du vélo-moteur, du ski.Mais s'ils n'avaient pas tenu à nous démontrer que grâce à eux nous pouvons avoir toutes les audaces, le sport serait resté, dans la publicité, essentiellement masculin.Certains le sont encore, comme la navigation.Même schéma que pour la voiture: l'homme agit, la femme se prélasse au soleil, récompense du guerrier.Le monde des sciences reste essentiellement viril.Un médecin vous recommande-t-il un produit?C'est un homme.Veut-on vous représenter le monde médical?Six hommes et deux femmes sourient sur la photo.A l'attitude des femmes, on comprend que ce sont des assistantes ou des secrétaires.Vous présente-t-on des lentilles de contact?Un gros plan d'oeil féminin \u2014 maquillé\u2014, vous démontre leur souplesse et leur douceur.Un optométriste \u2014 homme \u2014 derrière un appareil compliqué observe les yeux d'un patient \u2014 homme \u2014; ce qui fait «joli» reste féminin, ce qui est «sérieux», masculin.Même dans le domaine des cosmétiques: tel produit capillaire est présenté par un coiffeur masculin quadragénaire et grisonnant: ça inspire confiance, même si cela ne ressemble pas tout à fait au commun des coiffeurs! Pourquoi pas, s'il vous plaît, un charmant jeune homme aux cheveux flous?Pour la même raison qu'on ne vous montrera pas, en publicité, une jeune garçonne sur un tracteur.I D\u2019UN BORD, DE L\u2019AUTRE! Dans le domaine du livre, ce serait cocasse si ce n'était pas si triste.Quels sont les livres que la publicité propose aux femmes, outre ceux qui parlent de cuisine ou de macramé?Des romans d'amour, bien sûr, Guy des Cars ou Magali, ou portant sur des problèmes spécifiquement féminins ou féministes.Pourquoi donc telle collection populaire offre-t-elle Michel-Ange dans la revue masculine et un livre de recettes dans la revue féminine?Pourquoi lorsque l'on éprouve le besoin de faire de la publicité pour le livre en général prend-on le témoignage de deux critiques masculins, un éditeur masculin, un auteur masculin se plaignant de ne pas avoir eu un prix littéraire \u2014 emporté par un auteur féminin cette année-là \u2014 et n'interroge-t-on des femmes que si elles sont spécialistes en lecture enfantine, ou vendeuses de livres?Et comme il est ma foi vrai qu'une cuisine bien conçue évite bien des pas perdus et fait gagner du temps, surtout si elle est facile à nettoyer, qu elle est équipée d'un four autonettoyant, d'un réfrigérateur antifrimas, et d'une série de robots-gadgets allant du lave-vaisselle au broyeur d'évier, on ne peut nier cette évidence: c'est bien la technique qui a libéré la femme d'une bonne moitié de son temps de corvées ménagères.Reste à savoir ce qu elle fera de son temps.Dans une revue féministe française, j'ai découvert quelques annonces qui en disent long.L'une parlait voitures.Le texte indique clairement que l'on s'adresse à une «mineure» (un peu demeurée de surcroît) obligée de convaincre et de charmer son seigneur et maître pour qu'il lui achète l'auto en question.Certains domaines restent exclusivement masculins, respectant les stéréotypes: celui de la voiture, des appareils et de la technique en général, de l'économie, des banques, des assurances, du bricolage, des voyages, des sciences.Il suffit, pour s'en convaincre, non seulement d'observer la répartition des annonces, mais aussi leur présentation et leur texte.Et les appareils photo, les caméras?S'agit-il d'un Instamatic rudimentaire et facile d'emploi?C'est une femme qui l'utilise.Jusque-là, elle en est capable: rien à régler, rien à calculer ou comprendre.S'agit-il d'un 35 mm perfectionné et coûteux?C'est un homme qui le tient en main, ou mieux, qui vous le présente.Soyons sérieux! Présente-t-on une machine à écrire?On la propose au patron, pour sa secrétaire.Une calculatrice?Elle est placée entre les mains d'un homme d'affaires ou d'un étudiant.Parfois aussi, soyons juste, entre les mains d'une «maîtresse de maison» pour qu'elle calcule le budget familial.Et les ordinateurs couplés à la télévision?Papa explique le fonctionnement à fiston, en arrière-plan maman sourit, en extase, la petite fille sur ses genoux.Telles qu elles sont placées, ni l'une ni l'autre ne peut voir l'écran: en ont-elles besoin, je vous le demande un peu?Assurance-vie, assurance-salaire et autres sont proposées aux hommes: il s'agit de protéger leur famille.Au fait, combien de femmes sont actuellement chefs de famille?Quelqu'un a-t-il pensé qu elles pouvaient prendre une assurance-vie pour leurs enfants?Ou une assurance-abandon, au cas où le mari partirait avec armes et bagages?Voyage-t-on?Une belle hôtesse offre un verre à des hommes d'affaires.C'est vrai qu'il y a de moins en moins de stewards dans les lignes d'aviation: dom- Bon.Revenons donc à notre cuisine, là, au moins, nous restons entre femmes.Ah! Si nous en restons à la petite cuisine casanière, oui, mais pas si nous parlons de «grande cuisine».La cuisine gastronomique \u2014 au beurre, bien sûr \u2014 est présentée par des chefs cuisiniers, qui ont des arguments intelligents pour vous convaincre\u2014 parce que c'est comme ça! \u2014 tandis que la brave petite cuisinière qui n'emploie que des graisses végétales ne peut que vous les conseiller qu'en vertu d'un acte de foi.La femme croit ou sait \u2014 par expérience, par tradition \u2014, l'homme connaît, vous démontre scientifiquement pourquoi telle lasagne est si bonne; c'est un texte non signé qui explique aux femmes que le thon et le saumon sont nourrissants, et non une autre femme.Et vous remarquerez que je ne suis pas tombée dans le cliché de la femme-ob-jet-agent-de-vente-publicitaire! J'ai simplement voulu montrer, à travers quelques exemples, que l'image de la femme telle que présentée par les annonces est des plus sécurisantes et traditionnelles: elle est jeune, mince, jolie, bonne ménagère, épouse et mère nourricière: à propos, avez-vous remarqué qu'elle mange rarement dans une annonce, alors qu'elle adopte des régimes alimentaires, tandis que son gros mari croque une tranche de fromage au milieu de la nuit ou que son petit garçon avale un sandwich avec goinfrerie?.Image sécurisante A propos de tracteurs, avez-vous observé comme le jardinage est chasse gardée?A la rigueur, la femme cultive-t-elle des plantes en pot ou en parterre?les plates-bandes appartiennent aux hommes, comme le gazon et tous les outils pour le tondre.Même les domaines que l'on pourrait croire les plus neutres, comme celui-ci, ou celui de l'alcool, des cigarettes et des livres sont fortement «sexués».Sept fois sur dix, la cigarette est tenue entre des doigts masculins, ou associée à des valeurs viriles: cow-boy, cavalier servant, sportif.Le temps de la «vamp» fumant voluptueusement semble être passé: les femmes seront surtout utilisées pour vous présenter des cigarettes légères.Mais si elles sont associées à l'alcool, c'est en tant qu'hôtesses à qui on recommande telle marque pour bien recevoir ses amis, ou en tant qu'amoureuse (photos floues et romantiques, couple qui boit), jamais en tant qu'individu.Coupes, ballons, fûts ou canettes sont toujours tenus par des mains masculines, mains de connaisseurs, d'experts, de dilettantes.Exemples courants Lorsque la voiture est présentée en «action», dans 98 p.c.des cas c'est un homme qui la conduit, seul ou accompagné.Si elle est présentée à l'arrêt, la plupart du temps, c'est lui qui est au volant \u2014 les mains posées dessus \u2014; la femme se tient généralement dehors, sur i le capot ou debout, avec un homme, à ses côtés; s'il lui arrive d'être assise à la place du chauffeur, ses mains ne sont pas posées sur le volant: la voilà accoudée au dossier, les jambes ramenées sur le siège, vous démontrant ainsi son confort.21 juillet 1979 -3 I I : d*l i i ; ¦à ' % y f > ¦0- .A '4 & i > 1 fV: Z ' PI BE F SS&ft V V .*& i > z 'jm V SS ~-*3* B k nü ut ,-r- ' i r\" V Confortablement assises dans le Muséobus, cet autobus scolaire qui s'est fait musée, une quarantaine de poupées grandeur d'humains rendent actuellement visite aux enfants de l'Abitibi-Témiscamingue, pour qui elles ont été créées.Reproductions de personnages historiques ou légendaires, ces poupées, conçues et réalisées par des artisans de Guyenne, Lorrainville, Fort-Georges, Rouyn, Vassan, Val-d'Or, Dubuisson, Amos, La Corne, La Sarre, Palmarolle, Maladie, veulent souligner l'Année internationale de l'enfant et son besoin de découvrir son milieu en toute originalité.L'Exposition Poupées du pays plus haut est une initiative de l'Association des centres d'exposition de l'Abitibi-Témiscamingue, réalisée avec la collaboration des Musées nationaux du Canada, du ministère des Affaires culturelles du Québec, de la Bibliothèque centrale de prêt, du Conseil de la culture de l'Abitibi-Témiscamingue, de la Caisse populaire, de plusieurs entreprises publiques et privées et de la population de toute la région.Il y a de fortes chances, nous dit-on, que les enfants d'autres régions du Québec reçoivent la visite de ces poupées du pays plus haut.% s A.il 1 /?¦ V 1/ ' I >.4 t t Y ?A À ' > Rose laine M.et D.Labrèche, L.Boisvert, Amos Le petit garçon de bois E.Arcand, N.Arcand, Clerval Photos Christian Rasselet EK3.% tr.\u2019- & 1 \"T Z* V ! v & 1» 4 ' jf i t. a i r y \u2022 »»* - y Nos grands-mamans d'autrefois Suzie Lupien, Rouyn Grand-mère, grand-père Eddyenne Rodrigue, la Sarre Gonzague Rachel Cayer, Vassan Le génie de la forêt abitibienne SoeurGertrude Crète.Amos 4-21 juillet 1979 7 K -V >bst jT \\ m V .¦ ' .w ; .ra, ?/ Lyda et Alphonse Marguerite Thibault, Rouyn J y y 0 Z- ' -.sr' i* * V { I M r ./\u2022 -f\"- ,v ' « i // r : IM # .- Chanoine Tremblay Cercle des fermières, Macamic zzzz h >' K- Z «Le premier spectacle que j'ai donné, m'a confié Clémence Desrochers, c'était dans un foyer pour vieillards, l'ai eu un mal fou à les dérider.» \\ ft y, i»5 E k, y'» c.B # A ¦v AV ¦ L_ T - ¦f-S Mgj GPiiS 3?.* I r?# ,e ;v 8 ire \u2014 .¦^',#'* jgSÏÏpJra ÆË R H Se \u2022gÿi'i - - i> X fi «»\u2022 \"J Li iw# ¦ : : \u2022 \u2022 #3 L «tv.aa.S w 1 iis : iea,S # 9 S » y » ¦ ê \"-s.' >.J.Jp-X-v.\"\u2022 Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l'usage-éviter d'inhaler.\"Goudron\" 18 mg.nicotine 1.2 nig PEVE-MELE Le plus gros diamant du monde L\u2019histoire en papier \u201cfl : ¦*' : iV Au Pavillon de Radio-Canada à Terre des hommes les jeunes ont l'occasion de revoir des personnages, des décors et des accessoires qui leur sont familiers.Ils découvriront aussi les grands personnages de l'histoire, oeuvres du magicien du papier, Claude Lafortune.Ces personnages, dont Vercingétorix, Christophe Colomb, Jeanne d'Arc, Marie-Antoinette, lacques Cartier, Napoléon et quelques autres, font partie d'une nouvelle série qui sera présentée à l'automne sur les ondes de Radio-Canada, série commanditée par la France, la Belgique, la Suisse et le Québec.Bravo pour Claude Lafortune dont la réputation déborde largement nos frontières ! La On ne trouve des diamants que dans certaines régions du monde, mais en Afrique du Sud il en existe à profusion dans plusieurs gisements éparpillés.Après la crise de 1929, à une époque où les diamants n'avaient que peu de valeur, la mine Premier fut rouverte par la Anglo-American Company.C'est là qu'après un orage fut découvert le fameux diamant Cullinan.La «pierre» de la taille d'un poing pesait 3 106 carats (environ TA livre Troyes); elle était trois fois plus grosse que toutes autres pierres du genre.Il fallut trois ans à Joseph Asscher, diamantaire d'Amsterdam, pour décider où cliver la pierre.Elle donna neuf grosses pierres, 96 brillants plus petits et dix carats de fragments polis.Elle était d'une eau parfaite.Cullinan l'«étoile d'Afrique», diamant de 350 carats en forme de poire, fait aujourd'hui partie du sceptre royal britannique.Cullinan II, diamant ovale de 317 carats, est' monté sur la couronne britannique.Aujourd'hui les touristes peuvent visiter la mine où fut découvert ce célèbre diamant.h ménagère Ll apprivoisée Dans toute encyclopédie d'arts ménagers, on consacre un chapitre compliqué à l'art d\u2019enlever les taches.Pour faire disparaître les taches de vin, de fruits ou de graisse, on nous propose des méthodes élaborées allant du trempage aux préparations chimiques dignes de grands laboratoires, l'ai la prétention d'ajouter ma contribution personnelle à ces savantes considérations.S'il s'agit d'une tache de vin sur une nappe blanche, vous courez chez le fleuriste le plus proche, vous achetez une douzaine de roses, vous les mettez dans un vase et vous placez le vase sur la tache (des oeillets ou des glaïeuls font tout aussi bien l'affaire).S'il s'agit de plusieurs taches et éclaboussures, vous secouez un pinceau alternativement trempé dans de la moutarde et du ketchup un peu partout sur la nappe.Cela vous donne un imprimé moderne du plus joli effet: c'est la méthode du camouflage.Quant aux taches d'herbe, de peinture ou de goudron sur les pantalons des petits garçons, n'essayez surtout pas de les enlever, leur prestige auprès de leurs camarades se mesure au nombre de taches qu'ils exhibent aux genoux et au fond de leurs culottes.D'accord, je charrie, mais combien de ménagères se compliquent inutilement l'existence en s'inventant des corvées plus ou moins nécessaires! A l'époque des tissus sans repassage, combien de femmes se font encore un point d'honneur de tout repasser! Combien de mères achètent aux enfants des vêtements difficiles d'entretien alors qu'il existe tant de vêtements plus pratiques sur le marché ! Combien de femmes servent maris et enfants comme s'ils étaient infirmes ! «Faut-il pleurer, faut-il en rire?» demande la chanson qui parle d'une «vie dérisoire passée entre une table et une armoire».II ne faut ni en rire, ni en pleurer, mais il faut prendre les moyens pour rendre sa vie plus intéressante.Lorsqu'une femme se trouve des activités en dehors de la maison, qu'il s'agisse d'activités culturelles ou professionnelles, elle découvre aussitôt mille et une façons de simplifier sa tâche de ménagère.Bon nombre de corvées qu elle s'imposait auparavant lui semblent tout à coup peu importantes.Elle demande la collaboration de son entourage au lieu de se sentir responsable de toutes les L>e-sognes ménagères.Elle devient une ménagère qui se ménage.C'est la grâce que je souhaite à toutes mes consoeurs.VOYA G E EN MONTGOLFIÈRE On se « tire en l'air » dans la région de Sherbrooke grâce à un club de propriétaires de montgolfières.Ces émules de Iules Verne forment un groupe d'une vingtaine de personnes qui possèdent une dizaine de montgolfières.En août, ils participent à un concours de « voyage en ballon » à Grande-Prairie, en Alberta.En septembre, ils organisent un festival de ballons au Carrefour de l'Estrie, festival qui durera trois jours, les 7, 8 et 9 septembre.Les montgolfières sont fabriquées aux Etats-Unis, en Angleterre et au lapon.Elles coûtent environ $9 (XX) chacune.Comme leur coût est assez élevé, plusieurs pilotes se regroupent souvent pour acheter un ballon.C'est un sport en plein essor! VOYAGE AU PAYS DES ÉTOILES Une visite à la fois amusante et instructive pour cet été: l'observatoire astronomique du mont Mégantic.L\u2019été dernier, 25 000 visiteurs s'y sont rendus.Cet observatoire est administré par l'université Laval et l'université de Montréal Des étudiants servent de guides aux visiteurs.Les visites ont lieu tous les jours de 14 heures à 20 heures; on présente un diaporama sur les astres et on donne des explications sur le fonctionnement du télescope.Le samedi soir, on reçoit des Connecticut, datant de 1796, a pu être groupes sur réservation, et ces privilégiés préservé et restauré grâce à une taxe originale.Tous les propriétaires des édifices environnants ont accepté de payer 5 dollars par fenêtre ayant vue sur la maison historique en question.On a recueilli de cette façon la jolie somme de $8700.L'idée n'est pas nouvelle; au XVIIle siècle, une taxe sur les, fenêtres était imposée à tous les propriétaires anglais.Cette idée pourrait être reprise pour sauver certains bâtiments historiques du Québec.Henriette Major Dessins et estampes Taxe originale Un édifice de la ville de Hartford, au V Les grands peintres ont tous laissé des dessins, mais cette partie de leur oeuvre est généralement mal connue.Le Musée des Beaux-Arts de Montréal présente jusqu'au 9 septembre une exposition de dessips-y^ et d'estampes de grands artistes européens et canadiens.Le thème de cette exposition : le Paysage dans les dessins et les estampes : ^ ont l'occasion de regarder le ciel au télescope.L\u2019observatoire est situé à environ 150 milles de Montréal.Pour s'y rendre, prendre l'autoroute des Cantons de l'Est, sortir à Sherbrooke et suivre la carte jusqu'à la localité Notre-Dame-des-Bois où on trouvera des indications plus précises.Pour plus de renseignements, téléphoner à l'université de Montréal au 343-6718.Ml AM ¦r é-' Vf* T2 %* i; j.i LES DINOSAURES -62# jusqu'en septembre, le Planétarium Dow de Montréal pose la question suivante: «Qui a tué les dinosaures ?» La disparition des grands reptiles à 1ère tertiaire intrigue la plupart des savants.Cette disparition fut en effet très rapide et survint après une longue période de stabilité.Au Planétarium, on cherchera à concilier nos connaissances en astronomie et en paléontologie.Pour les Montréalais et les visiteurs, un spectacle à ne pas manquer.m E_ % 10-21 juillet 1979 du Bureau de censure du cinéma du Québec, M.Provencher ne cache pas que son cours de trois ans en théologie et sa maîtrise en philosophie l'ont grandement aidé à obtenir ce poste de «censeur».Car, à l'époque, il s'agissait avant tout de préserver les téléspectateurs de toutes les impuretés que le septième art, dans les vapeurs lascives d'Hollywood, pouvait lui offrir.Il y eut cependant un soubresaut à cette sévérité.Ce fut durant la célèbre grève de Radio-Canada, en 1958, alors que l'on projetait des films à longueur de journée.Les grévistes en profitèrent pour accuser les évaluateurs d'avoir le ciseau plus tolérant dans le but de garder les téléspectateurs à l'écoute.«Notre indulgence n'était pas toujours volontaire, reconnaît aujourd'hui M.Provencher.C'est plutôt le temps de visionner tous les longs métrages qui nous manquait.Durant les deux mois et demi que dura le conflit, nous regardions des films seize heures par jour.Il m'est même arrivé de vérifier la troisième bobine d\u2019un film pendant que la première était déjà en ondes.» Après ces heures difficiles, les «cen- venait impossible de les présenter.Le scénario et les circonstances du drame n'étaient plus du tout les mêmes.Mais parfois, il fallait en laisser passer quelques-uns, pour une question de dollars.» On coupait, mais on ajoutait aussi.M.Provencher se rappelle que des âmes pures avaient légitimé le célèbre film Montparnasse 19 en y ajoutant une scène qui devait faire croire au téléspectateur que les amoureux avaient concrétisé leur union devant Dieu! Il s'agissait aussi quelquefois de couper des ajouts! Comme dans ce film espagnol minable où un intermédiaire, pour donner un peu de piquant à l'action, y avait inséré des scènes un peu olé olé.Mais, comble de ridicule, ces séquences n'étaient visiblement pas jouées par les mêmes comédiens.C'est ainsi qu'au lit notre héros avait les cheveux blonds tandis que, dans le reste du film, ils étaient bruns! EN GRÈVE, PAS LE TEMPS DE COUPER Initié à son travail par un ex-employé Celui qu'il remplaçait souffrait d'un décollement de la rétine.L'absent n'est pas revenu, Maurice Bastien est parti relever d'autres défis à Télé-Métropole, mais Yvan Provencher est toujours là, fidèle aux images qui défilent devant lui cinq heures par jour, cinq jours par semaine.Quand il a pris la relève, Yvan Provencher a voulu connaître les normes d évaluation qu'il devait respecter, mais en vain.«On nous disait qu'il était trop difficile d'établir des règles, raconte-t-il vingt ans plus tard.On se fiait à notre bon jugement et à notre sens du public.» A l'époque, le cinéma qui passait par le Québec était soumis au joug du Bureau de censure du cinéma du Québec.Radio-Canada n'échappait pas non plus à la vague de puritanisme qui submergeait la province.L'adultère, toute allusion au mot sexe et même le divorce étaient des sujets tabous au petit écran.«Ils avaient raison de nous appeler les «censeurs», en ce temps-là, car nous coupions allègrement, se souvient M.Provencher.Il arrivait même que des films soient charcutés au point qu'il de- PAR IOHANNE MERCIER Si l'on mettait bout à bout les films qu'a visionnés Yvan Provencher depuis son entrée à Radio-Canada, en 1957, ils couvriraient 15000 milles, soit deux fois le diamètre équatorial de la Terre! Peut-être détient-il là un record mondial, il ne le sait pas, mais, chose certaine, peu de Québécois sont aussi familiers que lui avec la production cinématographique des trois dernières décennies.Entré à Radio-Canada il y a vingt-deux ans pour veiller à l'éthique au service commercial, Yvan Provencher se retrouvait, l'année suivante, screening officer.Personne n'avait encore pris le temps de trouver un équivalent français à cette expression et on appelait volontiers «censeurs» ceux qui exerçaient cette profession.Aujourd'hui, dans le vocabulaire quotidien de la société d'Etat, ce sont des évaluateurs, chargés d analyser le contenu des films destinés au petit écran.A la demande de Maurice Bastien, alors directeur adjoint au service du film, Yvan Provencher ne devait être «censeur» que durant quelques semaines.% 8 m y; 7 m SM.i y sfe m g V 6 - HÊ m , * 1 if % y %* : «r*.SK f; y : TV * : Is' Û '.À / À \u2022 A SILENCE WAN PROVENCHER WfiSSMEi DEPUIS 21 ANS, CINQ HEURES PAR JOUR ET CINQ JOURS PAR SEMAINE, IL ANALYSE LE CONTENU DES FILMS DESTINÉS A LA TÉLÉ DE RADIO-CANADA Suite page 12 21 juillet 1979 - 11 m m _ : S&ssi \u2022 '\u2022*- W/mm, *s» 57/ 5v -3'^ \u2022' 0 o * / Photos Denis Plain I & fFr.r iv iuL L \u2022 SILENCE WAN PROVENCHER VISIONNE » ¦< rUj seurs» sont devenus peu à peu des évaluateurs.Les règles se sont assouplies d'elles-mêmes, avant même que le Bureau de censure du cinéma du Québec, désuet, ne cède sa place au Bureau de surveillance du cinéma, en 1967.C'est au début des années 60 qu'Yvan Provencher a vraiment goûté les joies de son travail.Le cinéma était en bonne santé: la révolution tranquille lui donnait un petit air de je-ne-sais-quoi, l'Office national du film donnait ses premiers chefs-d'oeuvre et Roger Vadim, père de la nouvelle vague du cinéma français, annonçait déjà Jean-Luc Godard.«Ce renouveau était très vivifiant, explique M.Provencher.Aujourd'hui, l'évolution du cinéma est moins rapide et la qualité plutôt stable.» Appelé à à commenter la situation du cinéma québécois, dont Radio-Canada fait une plus grande diffusion depuis 1975, M.Provencher se contente d'évaluer ce qui se fait et non ce qui devrait se faire.Le travail de l'évaluateur consiste à analyser le contenu d'un film, qu'il s'agisse d'un long ou d'un court métrage, d'un documentaire, d'une série culturelle ou dramatique, voire même d'un film de variétés.Cette production sur film, par rapport à celle sur vidéo produite par Radio-Canada, provient de l'extérieur de la Société.Dès qu'un film est offert à Radio-Canada, il est acheminé au service cinéma-téléfilm pour ensuite être remis à l'un des trois évaluateurs de la maison.Celui-ci le visionne et remplit une formule d'appréciation qui servira de guide aux responsables de la programmation.A bien y penser, la facette la moins reluisante de ce travail est d'être obligé de regarder des films, disons-le, ennuyeux.«Il est parfois difficile de garder une fraîcheur intellectuelle et de ne pas se laisser abrutir par l'ineptie assez navrante de certains films, raconte M.Provencher.Mais nous sommes parfois tenus à certaines concessions.Il en faut pour tous les goûts.» L'évaluateur vise l'objectivité la plus stricte.On a tous son bagage de préjugés, mais il faut les laisser à la porte de la salle de visionnement.Comme ses goûts personnels d'ailleurs.Si d'aventure tel film me rebute, je demande à un autre ^ évaluateur de le visionner avec moi.Personne, vous savez, ne possède le monopole de la connaissance.«Pour ne pas déroger à cette recherche de-l'objectivité, je préfère aussi ne pas connaître le nom du metteur en scène et je me tiens loin des distributeurs pour éviter de lier des amitiés qui pourraient nuire à la rigueur de mon travail.» du cinéma dans la dizaine de revues auxquelles le service est abonné et qui proviennent autant du Québec, du Canada anglais que de la France.L'an prochain, il ira faire son tour au Festival de Cannes.Mais ce ne sera pas la première fois qu'il quittera sa petite salle de visionnement: il est parfois appelé à analyser sur place une série de productions offertes à la société d'Etat par un distributeur torontois ou parisien.La plupart du temps, c'est dans la quiétude de la salle d évaluation n\"6que travaille M.Provencher.Même retiré dans cette pièce où le temps semble suspendu au chronomètre du panneau de télécommande, Yvan Provencher est au centre du débat sur la violence à la télévision.Quelles sont donc les directives de Radio-Canada à ce sujet?Encore une fois, rien de précis sur les critères d'évaluation de la violence.On a tout simplement demandé aux évaluateurs d'être vigilants et de relever les scènes jugées violentes.Tout le monde ici est conscient de la nocivité de la violence, dit-il.Mais nous distinguons la violence gratuite de celle qui est justifiée et nous considérons qu'elles ne méritent pas le même jugement.«Nous savons d'expérience que la violence à la James Bond est moins pernicieuse que la violence que le public a tendance à légitimer.La vengeance par la violence, par exemple, est à bannir des ondes.» Mais de là à couper la violence pour la violence, il y a un pas qu'Yvan Provencher ne franchit pas.«Le choix n'est pas toujours facile, continue-t-il.Il y a des scènes violentes où le jeu des comédiens est si riche qu'il nous est impossible de les retrancher.» Mais il ne faut pas non plus choquer le public inutilement.«Nous essayons de penser à tout le monde, pas seulement aux marginaux.Nous conservons quelquefois des scènes qui vont choquer un certain nombre de personnes, nous le savons pertinemment, mais ces scènes correspondent souvent à l'idée d'un nombre assez important de téléspectateurs.» Vingt et un ans à voir avant les autres les films de Radio-Canada.On comprendra donc qu'en arrivant chez lui, le soir, Yvan Provencher préfère lire ou bricoler que de regarder la télévision! Seules les émissions sportives lui font oublier qu'il a passé la journée dans l'ombre de la salle n°6, «sa» salle, face à un écran de 30 pouces.Ce n'est donc pas demain que Mme Provencher convaincra son mari de l'accompagner au cinéma, le dimanche après-midi \u2022 CRAVEN A 99 FILTRE MIEUX pour vôtre bon goût! » X > k 3 V i gk,.\\r g K-J f\u2018«V \u2022r,i K vW Z rjl f v > -c \u2014.27 juillet 1979 - 13 -^7 mm V 'f?Wi » i PAR RÉJEAN TREMBLAY * Une scène comme les gens de la Traversée internationale du lac Saint-lean n'en avaient jamais vue.Une trentaine de mille personnes attendent avec impatience qu'une jeune fille de 16 ans, Christine Cossette, de Chicoutimi, atteigne le quai de Roberval au terme d'une course épuisante de 32 km, depuis Péribonka.« Encore une centaine de pieds», scande l'annonceur Claude Mouton du haut de sa tour d'observation.Dix, cinq.terminé! Les applaudissements fusent puis se calment.On attend que l'orchestre entonne l'hymne national du pays de l'athlète avant de poursuivre les félicitations.Mais tout est tellement différent cette fois.La jeune Christine, brisée par l'émotion, sanglote sur l'épaule de son père, l'ancien nageur professionnel Robert Cossette, tandis que l'orchestre, au lieu d'entonner le martial O Canada, se met à jouer Gens du pays.Debout, les milliers de personnes, les yeux mouillés, se mettent à chanter: «Ma belle Christine, c'est à ton tour de te laisser parler d'amour.» Sur le quai, de vieux routiers du métier comme Toto Cingras, photographe au journal de Montréal, Jacques Moreau de Télé-Métropole; de jeunes journalistes comme Claude Lussier, du Quotidien, ont les yeux remplis de larmes, c'est devenu un véritable lacrymo-drame! Le lendemain, Christine Cossette faisait les manchettes des journaux du Québec, devenait la coqueluche de la nage professionnelle de longue distance, arrachait plusieurs apparitions à la I rabaissant ses temps à 1 m,8 s.aux cent mètres et se tapant une vingtaine de tour par jour du lac Clairval non loin de Chicoutimi.En début juin, elle descend les 28 milles du Saguenay entre Chicoutimi et Baie-des Ha ! Ha ! encouragée par l'ancien nageur marathonien Pierre Bourdon, maintenant responsable des pages sportives à Progrès-Dimanche à Chicoutimi.Amoureux fou de la nage longue distance, Bourdon n'est pas long à sensibiliser tout le Saguenay-Lac-Saint-Jean aux exploits et au charme de cette belle jeune fille.Et pendant la semaine de préparation à la Traversée du lac Saint-Jean, les journalistes des grands médias de la province (la plupart d'anciens Bleuets qui profitent de la Traversée pour s'offrir une semaine dans leur patelin) se disent entre eux: «Attends un peu, on va mettre Christine sur la mappe! » «La réaction des gens après la Traversée a été incroyable, raconte Christine avec amusement: «Pendant trois ou quatre jours, le téléphone n'a pas cessé une minute de sonner.l'hiver dernier, même, quand je suis allée à Montréal recevoir mon prix comme nageuse professionnelle de l'année, les gens me disaient: Vous ressemblez à la nageuse Christine Cossette.» Christine a reçu beaucoup de la natation, on y reviendra plus loin.mais elle doit donner beaucoup en échange.Elle se lève quatre matins par semaine à 5 h 20, saute dans la voiture de son père et se rend à la piscine du cégep de Chicoutimi en grignotant un biscuit ; à six heures moins dix.elle plonge dans l'eau et s\u2019entraîne à fond de train jusqu'à 7 h 10, 7 h 15; elle retourne déjeuner à la maison, revient au collège, arrive en retard à son premier cours, travaille au collège pendant la journée puis replonge dans la piscine à 17 h 50 jusqu'à 10 heures.Son entraînement consiste à allier vitesse et résistance; elle s'offre souvent une série de 100 mètres, entrecoupés de courts moments de repos.Dès le mois de mai, elle commence à nager dans le lac Clairval et dans la rivière Saguenay pour accoutumer son organisme à l'eau froide ; vous pouvez vous imaginer ce que ça peut être de nager dans un lac du Saguenay au début du mois de mai quand la couche de glace qui le recouvrait vient tout juste décaler «le vais nager tant que j'aimerai ça.au moins pendant la durée de mes études; l'an dernier, j'ai pu me payer un voyage en Espagne, dans le Sud aussi.c'est quand même plus agréable de gagner son argent d'étudiante en nageant professionnellement qu'en servant aux tables les fins de semaine ».explique-t-elle.Christine soutient qu elle a reçu beaucoup de la natation Réfléchie, très autonome malgré son jeune âge, elle souligne: « M.Gagnon, un de mes premiers entraîneurs, me disait toujours que le Vitesse et résistance Cette fois, elle se donne à plein, s'entraînant avec acharnement à améliorer ses chronos aux 100, 400 et 800 m : « C'est curieux, mais j'étais meilleure à l'entraînement qu'en compétition ! C'est dans la tête que ça n'allait pas, on aurait dit que je ne secrétais pas suffisamment d'adrénaline avant les courses, je m'endormais presque avant le signal du départ.» Fidèle à elle-même, elle abandonne la natation de compétition sur un coup de tête : « Un matin, je me suis dit que c'était fini et ce fut fini.» En mai de l'an dernier, un soir qu elle se repose à la maison, elle lance soudainement à son père: «j'aimerais ça traverser le lac Saint-lean.» Robert, qui connaît bien sa fille, répond tout simplement; «Si ça te tentes, fais-le, je vais le servir d'entraîneur.» Elle replonge dans son entraînement à raison de trois ou quatre heures par jour, I .4 M - 21 juillet 1979 J > \u2022va v - .y / iÀvv.Li.wi m ¦V Va\u201d [£j V sport, c'est l'école de la vie.et c'est vrai ; j'ai remarqué qu'en jasant, quand je veux dire quelque chose de profondément vrai, je dis quelque chose que j'ai appris de la natation.Ce que tu appliques dans ton sport, moralement, physiquement, intellectuellement, tu l'appliques dans la vie; c'est là que tu apprends à déterminer des buts, à fixer les points de repère qui vont te guider et à suivre le bon chemin qui t'amène à ton objectif ».______________________________ Nouvel engouement La jeune nageuse, en plus de gagner des bourses intéressantes (elle prévoit gagner environ $5 000 cet été), s'est enrichie dans le monde de la natation professionnelle: «l'ai connu des gens de tous les pays, des Argentins, des Egyptiens, des Yougoslaves.on devient amis, on parle de nos pays, de nos coutumes, c'est le fun.surtout que j'adore la géographie.» Tellement vrai que Christine rêve de faire le tour du monde.En attendant, elle connaîtra lacs, rivières et plages des divers circuits de marathon cet été; d'abord Atlantic City, puis le lac Saint-lean, Paspébiac, Chibouga-mau et le marathon de Chicago.L\u2019an prochain, elle a l'intention de rajouter la Manche à ses exploits.«Quand il fait beau, c'est agréable de participer à un marathon, de s'entraîner.D'ailleurs, c'est beaucoup plus difficile, plus exigeant pour l'organisme de faire 800 m en compétition que de nager un 5 PSITT! JARDIN DE FEMME La carrière de Thérèse Dumesnil, rédactrice en chef adjointe de Perspectives depuis déjà quelques mois, est un grand jardin dont il serait présomptueux de vouloir faire le tour en si peu de paragraphes.Et comme une carrière, quand on est femme, ça comprend aussi les charges de famille, on voit aisément le jardin se transformer en vaste domaine.Explorons quelques allées.Amateur, et même spécialiste, de plein air, elle a été journaliste à la pige durant de nombreuses années \u2014 ce qui aux yeux de beaucoup de gens signifie être libre comme l'air; elle a de plus été cinéaste, métier que, de loin, on confond souvent avec la bohème.Comment, dans ces conditions, se résout-on à s'enfermer dans un bureau?\u2014\tVous savez, j'ai une longue pratique de prisonnière: j'ai travaillé dix ans à l'O.N.F.(n'y voyez pas de lien de cause à effet.).Le métier de cinéaste a l'air glamorous, mais la majeure partie du temps on le passe à l'intérieur.Et puis je suis mère de famille \u2014 trois enfants.Même si j'ai toujours été sur le marché du travail, le fait d'avoir de jeunes enfants m'a forcée à rester sur place.C\u2019est pour ça que, les premières années, j'ai surtout fait de la pige.\u2014\tMais qui dit pige dit liberté de mouvement, non?\u2014\tCe n'est pas nécessairement vrai, l'allais à l'extérieur faire mes reportages, mais le travail de recherche et de rédaction se faisait à la maison.C'est la pige, en quelque sorte, qui m\u2019a rendue plus sédentaire.J'ai donc une longue pratique de vie régulière où la fantaisie est plus intérieure qu'extérieure.\u2014\tVous travailliez le soir?\u2014\tLa nuit surtout.Des fois je travaillais avec un enfant sur les genoux.Quand ils étaient couchés, je travaillais jusqu'à 4 heures du matin, des fois toute la nuit.\u2014\tEt vous étiez debout.\u2014\tA 6 heures, 7 heures.\u2014\t?\u2014l'ai une santé de fer et besoin de peu de sommeil.\u2014\tEt quand les enfants ont grandi?\u2014\tC'est là que je suis devenue cinéaste et que j'ai accepté de n'être pas à la maison tous les jours ou tous les soirs.Mais, chose curieuse, quand ils sont devenus adolescents, j'ai eu l'impression qu'ils avaient encore plus besoin de leur mère.Alors j'ai quitté l'O.N.F.pour revenir à la pige.\u2014\tEt le bureau?\u2014\tAujourd'hui que mes enfants sont grands et qu'ils ont appris à se débrouiller, les heures régulières, paradoxalement, me donnent plus de liberté, le puis enfin souffler.'*T / - C.marathon.On va beaucoup plus loin dans ses réserves dans un 800 m qu'en traversant le lac.En tout cas, c'est très différent.» La présence de Christine Cossette parmi les grands noms de la nage professionnelle a créé un intérêt nouveau à travers le Québec; lohn Kinsella, l'Américain colossal de Chicago, domine tellement son sport que Christine est apparue comme un souffle d'air frais sur les marathons : «Christine a suscité un intérêt et un engouement qu'on n'avait pas vus depuis longtemps», admet M.Nicol Allard, directeur général de la Traversée internationale du lac Saint-Jean, le plus important marathon au monde : «En plus de ses qualités athlétiques, la jeune Christine apporte à la natation une image de douceur, de timidité et en même temps de détermination qui a conquis les foules.Jamais je n'oublierai les émotions provoquées par son arrivée à Roberval l'an dernier», dit-il.Guy Lapointe, joueur étoile des Canadiens de Montréal, était le président d'honneur de la Traversée la saison dernière : « Quand les gens se sont mis à chanter, je me suis mis à pleurer comme un enfant; invité d'honneur ou pas, je serai à la Traversée cette année, quand bien même ce ne serait que pour encourager la petite Cossette.» Il va trouver que la petite Cossette a changé; elle a vieilli d'un an, bien sûr, et en même temps, elle a grandi, s'est affinée, a mûri aussi ; elle qui était très difficile à interviewer l'an dernier, a appris à se raconter, à analyser les gens et les événements; elle camoufle souvent un amusement derrière des réponses teintées d'indifférence comme beaucoup de jeunes le font: « L'an dernier, je venais de terminer Paspébiac, rien n'avait fonctionné, je m'étais égarée en allongeant mon parcours et un fichu de journaliste me demande comme première question : « Mlle Cossette, êtes-vous fatiguée ?» Bien sûr, que non, je n'étais pas fatiguée du tout, je venais tout juste de nager huit heures! Que veux-tu répondre dans ce temps-là ?» Pas grand-chose en effet.Comment expliquer en quelques phrases que ça peut être fort agréable de descendre le Saguenay par beau soleil, que ce peut être bon de sentir ses muscles, son sang, son cerveau fontionner dans une merveilleuse symphonie, que ce peut être valorisant d'atteindre des buts qu'une toute petite élite peut se permettre de viser.Et qu'après tout, devenir une vedette, c'est quand même flatteur.Thérèse Dumesnil \u2014\tL'image et l'écriture, vous les considérez comme deux moyens très différents d'expression?\u2014\tNon.Dans l'audio-visuel le verbe est plus rare, plus mesuré, appuyé par l'image, mais il ne disparaît pas pour autant.Il s'agit de la parole des autres, me direz-vous, mais qu'on fait sienne parce qu'on la choisit, par le montage qui est une mise en forme.L'image est aussi une forme d'écriture.La grande différence est ailleurs: le cinéma est un travail d'équipe, l'écriture travail solitaire.Mais qu'il s'agisse de la plume ou de la caméra, on s'exprime, on se révèle autant.\u2014\tL'écriture ne vous a jamais amenée à la littérature?\u2014\tl'ai, comme tout le monde, des fonds de tiroir.Des amis écrivains me reprochent de ne pas publier.\u2014\tVous le regrettez?\u2014Il y a en moi, oui, comme un regret, mais qui n'est pas négatif, car je sais qu'un jour je vais écrire.Quand je n'aurai plus charge de famille.\u2014\tDes oeuvres d'imagination?\u2014\tJe suis plus attirée par l'essai, bien qu'un roman, aujourd'hui, puisse être très proche de l'essai, comme ce que fait Jacques Godbout, par exemple, que j'aime beaucoup.\u2014\tNon seulement êtes-vous entrée à Perspectives, mais aussi à la ville.\u2014\tEn effet, je reviens à la ville après dix ans à la campagne.Mais la ville, c'est le pied-à-terre; Val-David (dans les Laurentides, au nord de Montréal) c'est notre chez-nous, où nous passons toutes les fins de semaine.\u2014\tVous aimez la ville?\u2014\tAu plan culturel, la ville est intéressante et il faut en tirer tout ce qu elle peut donner.Entre autres les concerts, dont je suis friande.Et puis, j'ai une grande propension au bonheur.Alors la ville, la campagne.pour moi tout est passionnant.Jean Bouthillette 4 La semaine prochaine Marie-Odile Vézina rencontre Daniel Périgny, champion canadien de cyclisme \"grimpeur\"; dix ans d'assurance-maladie vus par Vittorio; des minirégates à la Ronde; et si les enfants étaient au pouvoir?a 1 21 Juillet 1979 - 15 Photos Réal Tremblay - ma '*\u2022 'Æ: M te\u201d ;v4 U *¦4 foJËL .f V\u2019i % r:\ta ¦ & r *5 tv ïVîa r.% ,\u2018v ya^sf A».T > ' i - i k:éé*?\u2018 r.*k ; TO .\u2019¦ » % W ;a *V.m ¦¦ ».,-s> .< - \u2022 *Ç*Ç. / I m v;:' A % m m H ï < m W 1 m U: #r ' # «r, a» issr Kfîfii B Ë V ! if );i ' tos jSSjj > s m : ?:i:E ï M 1 ^ mm I IF.mm ¦EH a gBg ,A m rv; '.Ni m ftfc ill fl maamm !m; 'Mimk Mi m - mm imam mwm ih -id:;.f mg IPMHhsji HHStii m MRS B mm sa \"\"I» ' fjJl ¦ ¦ »; .1 V \u2022e»ee° ' 'ytatj, œmm I I m gHB A a % A m jt-i.VrTj
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