La presse, 27 octobre 1979, Perspectives
[" Semaine du 27 octobre 1979 - Vol.21 No 43 y LATELEMEDECWEP8 ES] zr~ -K «\u2022 E s y )»&£ > p-l % : i SsS n: sa .> .V* K.f l\u2019£ y RATIONALISATION DU m 3 T\u201c Lr'wï*\u201crJ a i 1 5hi m » * \\ ¦*65s OJjd G^gEDiai otmoi/ me\" Oa ^dOG®p[5?^ Pst3 ©@misucssm® CHIFFONNIERS Plutôt que de jeter à la poubelle bouteilles, journaux, cartons d'emballage et autres matières recyclables, faites appel aux récupérateurs à la source I PAR GLORIA ESCOMEL éviter des sources de pollution.Mais la capacité d'absorption des terrains d'enfouissement sanitaire n'est pas infinie: et il arrivera un jour où la place manquera.On peut réduire le volume des déchets par l'utilisation des incinérateurs, mais cela contribue à la pollution de l'air et ne diminue en rien le gaspillage de matières secondaires qui pourraient être réutilisées, ou recyclés.Au Québec, depuis quelques années, on fait beaucoup de récupération au niveau du secteur privé (auprès des embouteil-leurs, des grandes compagnies de papier, des imprimeurs de journaux, etc.) parce qu'on s'est rendu compte de l'importante économie que le recyclage permet de réaliser.Mais on ne croit pas à la récupération au niveau des domiciles, on pense que ça n'en vaut pas la peine.Pourtant, les résultats obtenus par les entreprises que nous regroupons, et qui agissent au niveau des quartiers ou des municipalités, prouvent le contraire, bien qu elles soient assez récentes.Et elles présentent l'avantage de sensibiliser la population au problème de ses déchets.\u2014\tComment procèdent ces groupes de récupérateurs, comment s'organisent-ils ?\u2014\tCe sont avant tout des initiatives locales.Par exemple, quelques personnes dans un quartier donné qui décident d'organiser des cueillettes à domicile ou de fixer un jour par mois où les gens du quartier pourront venir déposer leurs bouteilles, leurs papiers, etc.Ensuite, les responsables vont revendre le stock accumulé aux compagnies: fabriques de verre ou papeteries.Certains de ces groupes reçoivent des subventions gouvernementales, d'autres ont démarré avec ces subventions et sont aujourd'hui capables d'avoir leur propre gestion ; ils ont créé quelques emplois, réinvesti leurs bénéfices, financé leur équipement.\u2014\tCela doit exiger quand même un certain capital de base important ?\u2014\tPas tellement, non.Bien sûr, il s'agit de savoir s'organiser.Par exemple, on peut appeler notre municipalité, lui présenter un dossier bien conçu, essayer d'obtenir sa coopération.Il y a toujours un camion disponible à la municipalité, qu elle peut éventuellement mettre à la disposition du groupe une ou deux fois par mois.Pensez également que chaque tonne de déchets coûte environ $20 en I Samedi: courses de la semaine et grand ménage.Trois consommateurs dans l'appartement: mon chien, ma chatte et moi-même.Ma commande à l'épicerie rangée, je jette: 10 sacs d'emballage en papier, une dizaine de sachets en plastique, 2 boîtes à oeuf en carton, une boîte en aluminium, de café, qui vont rejoindre dans le sac à ordures (en plastique) les 14 boîtes de nourriture à chien et chat et 6 boîtes de légumes en conserve, 8 canneries de coke, deux bouteilles vides de vin, des cartons d'emballage de pâtisseries, une bombe aérosol, sept paquets de cigarettes, les journaux de la semaine, une cinquantaine de feuilles de papier, quelques coquilles d'oeuf, quelques épluchures, du marc de café, etc.Bilan : deux gros sacs à ordures.Le double de mon volume.Je suis fière de moi: consommatrice émérite, j'ai bien gaspillé et mérité de ma civilisation « à jeter après usage »! ( r [ c Life / l [ 1 i I I ! f ?kx mc° o.ESS Gaspillage à gogo A jeter après usage ! Bouteilles, boîtes de conserve, voitures, appareils non réparables, can nettes, emballages, stylos bille, briquets, rasoirs, que sais-je encore?Papier, métal, verre, plastique: au dépotoir! A ciel ouvert, à ciel couvert des nuages de fumée des incinérateurs, on jette, pour mieux produire encore ce qu'on jettera demain.Gaspillons, le temps presse et les sources d'énergie s'essoufflent, on ne sait pas qui nous jettera demain.Eh bien non, justement ! Ici et là, des groupes de citoyens, des coopératives et des organismes de toutes sortes ont pris l'initiative de récupérer les produits réutilisables ou recyclables; le Regroupement de récupérateurs à la source est né, dont j'ai rencontré le président, M.Bernard Bissonnette.a Notre regroupement vient d'obtenir son incorporation provinciale en tant qu'organisme à but non lucratif.Nos principes sont avant tout écologiques, mais la protection de l'environnement par la récupération des ressources secondaires (objets manufacturés et contenants en verre, papier, métal ou plastique) débouche sur une réelle économie d'énergie et contribue à la création de nombreux emplois, tout en réduisant le volume des rebuts.A partir de décembre 79, les dépotoirs ne seront plus découverts: les déchets seront enfouis, pour il V cessaire pour que s'organise une véritable lutte contre le gaspillage.Les objectifs de notre corporation visent en effet (à long terme) à transformer la société de consommation en société de conservation.Un tel bouleversement ne peut s'obtenir qu'avec la collaboration du plus grand nombre de citoyens et politique cohérente au niveau des gouvernements.La récupération à la source implique un difficile changement de vie et d'habitudes qu'il faudra bien obtenir parce que nos ressources naturelles ne sont pas inépuisables et que les gens commencent à s'en rendre compte.» Un cercle vicieux Le problème actuel ?Un cercle vicieux ^ ' que l'Association des récupérateurs du Québec tente de rompre: d'une part, les gouvernements ne croient pas que les citoyens soient capables d'un effort, d'autre part, lorsque des groupes de ci- 1 toyens s'organisent pour faire de la récupération à la source, ils se heurtent à une frais divers pour aboutir au dépotoir, tandis qu'une tonne de verre peut vous rapporter $32, une tonne de papier journal jusqu'à $40.\u2014\tMais le verre et le papier ne sont-ils pas récupérés lorsqu'on les jette aux poubelles ?\u2014\tC'est ce que les gens s'imaginent, mais ce n'est pas toujours facile ni rentable: entre le temps pris pour récupérer le papier dans un sac d'ordures et la mauvaise qualité de ce papier souillé par les autres déchets, on estime que cette récupération ne vaut pas la peine.\u2014\tEvidemment, mon papier brouillon imprégné de la litière de ma chatte ne doit pas être très utile ! Bernard Bissonnette éclate de rire: «C'est ça le problème! Tandis que si on demande aux gens de trier leurs déchets par catégories, on obtient des matières secondaires de bonne qualité, et surtout, on les sensibilise à la quantité de produits qui ;e jettent dans chaque domicile.Cette prise de conscience est né- une 2-27 octobre 1979 / législation incohérente qui, au lieu de les aider, semble pénaliser ceux qui font du recyclage.En effet, jusqu'à présent, on favorise les productions à partir des ressources primaires, mais il n'y a aucune politique fédérale pour stimuler celles qui utilisent les ressources secondaires, plus économiques énergétiquement parlant.» Nous sommes déjà une vingtaine de groupes de récupérateurs-écologistes dans la province, me dit Bernard Bissonnette, dont le plus ancien est la Ligue antichômage (créée en 1971).Ce groupe ramasse actuellement 350 tonnes de verre et 42 tonnes de carton par mois ! Si l'on faisait le compte de ce qui est récupéré par tous les groupes, on se rendrait compte qu'il s'agit de quantités importantes ».Signes encourageants )e crois bien! Bulletin de liaison de l'Association en main, je m'amuse à faire des additions.Sur 18 groupes présentés, 12 seulement fournissent le bilan de leurs cueillettes.Total?337 tonnes de verre, 109 tonnes de carton, 108 tonnes de papier récupérées en un mois! Canettes, boîtes de conserves èt contenants en plastique manquent à l'appel.Pourquoi ?\u2014\tLes canettes sont faites en étain et en acier.Pour les récupérer, il faudrait séparer ces deux métaux, ce qui demande des machines très coûteuses: ce n'est pas rentable, m'explique Bernard Bissonnette.\u2014\tPourquoi ne pas les fabriquer en aluminium, comme aux Etats-Unis ?\u2014\tLa fabrication des canettes en aluminium exige une plus grande consommation d'énergie, d'une part, et, d'autre part, cela pose un problème écologique.En effet, si l'étain et l'acier enfouis mettent de 5 à 10 ans pour se corrompre, l'aluminium, lui, prend 100 à 200 ans.Il faut donc une sévère politique de récupération des canettes pour éviter gaspillage et pollution.Et cette politique-n'existe pas.je raconte à Bernard Bissonnette que dans les parcs nationaux américains les canettes sont consignées au tarif de 5 cents pour protéger l'environnement.«Oui, mais il faudrait généraliser la politique\" de consignation des contenants à tous les niveaux, rétorque-t-il, et là on se heurte au souci de rentabilité immédiate des grandes compagnies.Plus du tiers des bouteilles en verre sont non retournables.C'est à de semblables paliers qu'une politique gouvernementale apparaît nécessaire : ne serait-ce que pour forcer les compagnies à généraliser la consignation, par exemple.» \u2014\tLe problème des plastiques (indestructibles) est tout aussi important.Qu'est-ce qui se fait dans ce domaine ?\u2014\tRien, justement! Au contraire: en nous obligeant à mettre nos ordures ménagères dans des sacs en plastique, on semble encourager son utilisation.Dans les terrains d'enfouissement, les sacs retardent la décomposition des déchets, réduisent la capacité des dépotoirs.\u2014\tAucun de vos groupes ne récupère des objets et des contenants en plastique?\u2014\tTant qu'il n'y aura pas moyen de les recycler, non.\u2014 Et jusqu'à présent, rien n'a été trouvé à cet effet ?\u2014\tEn France, certains plastiques en chlorure de polyvinyle (PCV) avec lesquels on fabrique des bouteilles, peuvent être recyclés.A La Rochelle, on les utilise pour faire des tuyaux de plomberie ou-des gaines de protection pour fils électriques souterrains.Mais en Amérique du Nord nous n'utilisons pas ce genre de plastiques.Très peu de recherches ont été faites sur les recyclages du plastique, faute de subventions, sans doute, et cela malgré les cris d'alarme lancés par les écologistes depuis longtemps.Mais c'est comme pour les sources d'énergies renouvelables (solaires, éoliennes): on ne leur accorde aucun budget, on préfère investir dans le nucléaire.comme on préfère investir dans les productions à partir des ressources premières au lieu de favoriser celles, plus économiques, du point de vue énergétique, qui utilisent les ressources secondaires: les industries de pâtes et papiers ont reçu $600000000 de subventions du fédéral, qui n'a même pas exigé qu'une certaine partie de leur production utilise des mélanges avec des fibres recyclées.» \u2014\tL'Association des récupérateurs à la source a-t-elle des propositions précises à faire aux gouvernements ?\u2014\tOui.En novembre 1978, nous avons adressé un mémoire à M.Marcel Léger, ministre délégué à l'Environnement ; nous y exposons le concept de « société de conservation » et la nécessité de mettre un frein au gaspillage des ressources premières, afin de retarder leur épuise- ment en prolongeant leur «vie utile».Nous y démontrons, chiffres à l'appui: 1° l'économie d'énergie que permet l'utilisation maximale des différents maté- je reviens de La Rochelle, dont on a tant parlé: finalement, ils ne sont pas plus avancés que nous et se heurtent au même problème du manque de participa-riaux recyclables, 2° la réduction de pol- tion de politiques gouvernementales, lution de l'air et de l'eau que cela repré- Mais nos associations savent qu'elles resente, 3° la nécessité de recourir de plus présentent les solutions d'avenir, et que en plus à des productions de basse tech- tôt ou tard il faudra que les gouverne-nicité à la place de celles de haute tech- ments les adoptent, nologie actuellement favorisées, 4° les nombreuses possibilités de création d'emploi que la récupération, le recyclage et la basse technicité peuvent apporter.Dans ce mémoire, nous faisons valoir les quatre principes prioritaires de la solution de rechange que nous préconisons pour la gestion des déchets solides: 1° Réduire la production des déchets (en évitant les excès d'emballage, en généralisant l'usage de contenants retournâmes, etc.); 2° récupérer tous les matériaux recyclables; 3° récupérer l'énergie de ce qui reste; 4° éliminer les résidus dans les terrains d'enfouissement: DES ADRESSES À RÉCUPÉRER Regroupement des récupérateurs à la source: 2101 rue Bennett, Montréal, tel.: (514) 259-4223.Ligue antichômage: 2101 rue Bennett, Montréal.(514) 254-9955.Coopérative de récupération et de recyclage de Valleyfield: 64 rue Edmond, Valleyfield, (514) 371-1810.Centre d'animation et de recherche en écologie (CARE): YMCA Saint-Laurent, 1245, bout.Décarie, Saint-Laurent, (514) 748-6128.Vieilles Nouvelles: 1319, rue Van Home, Outremont, (514) 279-2901.Ecosense: 4335, rue Hampton, Notre-Dame-de-Grâce, (514 ) 484-9783.Mission-Canada-Mission 1700 Notre-Dame ouest, Montréal (514) 931-2985.221 rue Hébert, Valleyfield, (514) 3730331.comme les trois premiers principes auront permis de réduire la quantité de déchets, les terrains dureront plus longtemps.Ce mémoire était le premier contact que l'Association réalisait avec le gouvernement.Depuis, nous en avons fait d'autres: au niveau du Québec, avec le ministère de l'Energie et celui de l'Environnement, au niveau du fédéral avec ceux de l'Energie et des Ressources, de l'Emploi et de la Main-d'oeuvre.Tout le monde est bien conscient que la récupération à la source est quelque chose à exploiter, mais les transformations sont longues à venir.Montréal : Récupération Bois-Franc Inc.: 32 rue Bellevue, Arthabaska, (819) 758-1534 et 357-8584.Bureau Consultation-Jeunesse: 6529, rue de Chateaubriand, Montréal, (514) 273-7082.Atelier des handicapés de Sainte-Marie: C P.643, Sainte-Marie-de-Beauce (418) 387-4003.Ecologie sage: 15, rue Saint-Jean-Baptiste, Baie-Saint-Paul, (418) 435-5555.VIA (Vie-intégration-Apprentissage) : 55 rue Charles-Rodrigue, Lévis, (418) 833-0421.Ecoressources Inc.: 485 rue des Franciscains, Québec, (418 ) 683-9370.Plan Nagua Inc.: 835 rue Brown, Québec (418 ) 683-5723, poste 329.Recuperbek (recyclage-Québec): 89 rue Saint-Jean, Québec, (418) 522-4449.Comité de l'environnement des îles: C.P.156 Bassin, îles de la Madeleine, Québec GOB 1A6, (418) 937-5324.Recyclage de Châteauguay: 72 boul.St-Francis, Châteauguay, (514 ) 6922600.YMCA West Island: 470 rue Saint-Louis, Pointe-Claire, (514) 695-9561.Un mouvement universel \u2014\tLe Québec n'est pas la seule province à y avoir pensé ?\u2014\tNon.Les mouvements ont commencé, il y a dix ans, en Colombie britannique, il y a cinq ans en Ontario, il y a un an au Québec, et, depuis quelques mois, aux Maritimes.Sur le plan national, nous avons tenu, en mars 79, un Conseil pour la mise en valeur des ressources secondaires, à Montebello, et nous avons fait connaître les recommandations des diverses associations de récupérateurs qui avaient participé à ce Conseil.Nous avons également cherché à savoir ce que nous pourrions tirer d'expériences menées à l'étranger: à La Rochelle, par exemple, ou à Marblehead (aux Etats-Unis) où les programmes de récupération ont été généralisés.En fait.27 octobre 1979 -3 UNE MODE A LAQUELLE ON SUCCOMBE TROP FACILEMENT: DISCRÉDITER LA VIE URBAINE Pour les enfants la wife p©tot être le théâtre d'un grand jeu U \"S v.r : v > % WV> U.V1 rn\u201c at J - $1 m V IkV i - ' 3 I : 1 - ft ; m : > + il h vA:A ° i ï u ¦ - 4v 4 i J B i i .'-I t 4 U .1 \u2022 ! y-y - cN >'» *1 4-27 octobre 1979 PAR IOSETTE MICHAUD La ville, cette mal-aimée! Qui n'a pas rêvé de la fuir, de l'oublier, de l'anéantir?Dans l'esprit du citadin, la campagne et la mer ont des résonances d'évasion, de vacances, tandis que la ville n'est que synonyme dé travail et de fati- .'¦ g ue.!V La grande ville est tellement discréditée, que les adultes essaient de prémunir les enfants contre elle.Ils leur parlent de tout, sauf des villes.Pour vous convaincre de ce fait, consultez les \"ouvrages qu'on propose aux enfants, en librairie, à la télévision, ou au cinéma.On y traite de tout: des secrets de la faune sénégalaise, de la distance entre les galaxies, de la généalogie des fées, du temps de gestation des dinosaures; mais de la Ville et des villes, on préfère garder le secret.C'est la conspiration du silence, et pourtant la très grande majorité des enfants qui ont accès aux livres, à la télévision et au cinéma sont déjà des citadins et sont appelés à le demeurer.On refuse d'associer l'enfant et la ville.L enfance, c'est le printemps, les petits oiseaux, l'herbe tendre, les champs de fleurs à perte de vue, avec l'infini du ciel au-dessus.Si : K#*#» rV: mm m \u2022n : A , *7] V * / ft .L :-y >7 \u2018.'A C'est peut-être pour mettre un terme à cette dissociation symbolique que se tiendra à Montréal, du 31 octobre au 4 novembre, un congrès international sur le thème de l'Enfant et la vie urbaine.Pendant cinq jours, des spécialistes de diverses disciplines, réunis dans l'enceinte du Complexe Desjardins, tâcheront de considérer d'un seul regard la ville et l'enfant, d'analyser l'interaction de ces deux antagonistes, alors que le grand public sera invité à admirer des photos d'amateurs et des dessins d'enfants réalisés sur le thème du congrès.L'événement est de taille; peut-être assisterons-nous à la réconciliation de la ville et de l'enfant; peut-être nous rendrons-nous compte que la ville et l'enfant ne sont pas si étrangers l'un à l'au- ' ¦ w- m Z Z Z tre.Car en fait, si la ville c'est la pollution, la délinquance, l'anonymat, la laideur et le bruit, il ne faut pas oublier que la vie urbaine apporte aussi la richesse des contacts sociaux, le grouillement des idées, le foisonnement de la technologie, l'abondance d'information.Et c'est en tout cela que la ville peut tant pour l'enfant.Ceux qui ont vu le merveilleux film Padre Padrone ont pu apprécier comment la vie champêtre peut, à la limite, être insuffisante au développement d'un enfant.Au Québec, combien de familles, qui croyaient avoir définitivement quitté les bruits de la ville pour s'établir au bout d'un rang, finissent par réintégrer leurs quartiers urbains, sous la pression de leurs enfants qui s'ennuient: leurs amis vivent trop loin, le tête-à-tête avec leurs parents leur pèse, ils se prennent à regretter le restaurant du coin, l'école d'où sortent des centaines d'enfants.La vie en ville a vraiment ses bons côtés et les enfants savent en tirer profit avec le plus grand art.Ils sont ouverts aux nouvelles aventures, aux nouvelles amitiés.Laissez un enfant seul deux minutes sur un trottoir ou à l'entrée d'une ruelle, en présence d'autres enfants: la barrière est vite franchie: le _____________________ Suite page 6 ft % fil A £ % V Zfg AVIS: Santé ci Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l\u2019usage\u2014éviter d\u2019inhaler.Moyenne par cigarette\u2014100 mm: \"goudron\" 14 mg.nicotine 1.0 mg.King Size: \"goudron\" 13 mg.nicotine 0.9 mg.FINIS LES PROBLEMES QUOTIDIENS DE DENTIERS < > i E GRATIS > 50 < timbres d'Asie Le Coussinet Snug les retient fermement pendant des semaines, en tout confort.Adieu crèmes et poudres salissantes! 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Dans la ville, l'enfant peut nouer et dénouer des amitiés à un rythme vertigineux.Quel bagage d'émotions il se fait pour la vie! La ville apporte aussi à l\u2019enfant de grandes doses de merveilleux et de complexité.Amenez-le dans un lieu chargé d'histoire, à la place d'Armes.par exemple.Les divergences des styles entre les bâtiments y sont si fortes qu'il ne manquera pas de se situer relativement au temps qui passe.Quel fossé entre les pierres du Vieux Séminaire (1686) et le mur rideau de la Banque Canadienne Nationale (1967).Pour percevoir le passage entre ces deux époques, tout y est: le néo-gothique de l'église Notre-Dame (1824-29) le néo classicisme de la Banque de Montréal (1848), le premier édifice à ascenseur au Canada (1887) et l'imposant Aldred (1925) de style art-déco.De tous ces mots, l'enfant ne sait pas encore grand-chose, mais ces bâtiments si différents les uns des autres l'aident à comprendre l'écoulement du temps du régime français à aujourd'hui.D'autres lieux lui réservent de grandes émotions.Qu'on songe à l'impressionnante Place Desjardins, au hall vitré de la gare Windsor, ou, à l'opposé, à l'intimité de la chapelle Bonsecours ou de la rue Saint-Amable.Dans une seule journée, on peut amener l'enfant se mesurer à des lieux de grandeur et de qualité diamétralement opposées.Les touristes savent combien il est intéressant d'aller à la découverte des espaces construits.L'enfant qu'on amène se promener à travers sa ville n'est-il pas le plus sensible et le plus impressionnable des touristes?Dans cette jungle de brique, d'acier et de béton qu'est la ville, l'enfant peut se sentir perdu.Dans les camps de vacances on enseigne aux enfants la façon de s'orienter en forêt; la ville aussi peut être le théâtre d'un grand jeu dont les points de repère ont été construits de main d'homme.Les bâtiments civils et religieux prennent alors une importance et un intérêt qui débordent leur aspect architectural; ils peuvent constituer la base même de toute la connaissance géographique que les enfants ont de leur milieu urbain.La ville recèle aussi des réalités mystérieuses et troublantes.L'enfant, hanté par tout ce qui échappe à son regard, est fasciné par les «dessous» de la ville.Il faut lui répéter sans cesse que le fleuve coule au-dessus du tunnel Louis-H.Lafontaine, que le métro roule sous le boulevard de Maisonneuve, que les trains du CN traversent le boulevard Dorchester et que des passages piétonniers franchissent les rues en sous-sol à plusieurs endroits.Il en vient parfois à douter de votre parole.Mais amenez-le Place des Arts, à l'endroit où le passage plonge sous la rue Sainte-Catherine pour filer jusqu'à la Place du Complexe Des jardins.La vue d'ensemble qu'on a alors du bâtiment, de la rue, des voitures et des et ap- vi- peuveni v / Kâ % *V L'APPORT DE L'ENFANT Illustrations losette Michaud, tirées du livre Montréal ma grand'ville.Editions La Presse L'enfant doit beaucoup à la ville.Mais il le lui rend bien.La contribution jeune de l'enfant à la vie urbaine est la force socialisatrice dégagée par sa présence.Et la grande ville avec sa tendance à l'anonymat en a bien besoin.Les adultes citadins sont enfermés dans des rôles; les enfants n'ont pas encore ce boulet au pied et leur très grande liberté de comportement devient le ferment de lations humaines intenses.Dans son quartier, une personne tretient des relations avec des amis, des compagnons de travail, des commerçants, des voisins immédiats.Mais à partir du jour où cette personne a des fants, le nombre de ses relations se met â augmenter considérablement.Promenez-vous avec un jeune enfant par la main, ou encore dans une poussette Tout le monde veut lui dire bonjour, lui tirer les orteils, connaître son âge, réussi' à le faire rire.Tous se sentent justifiés de le toucher, de lui parler.Jamais, au grand jamais, ces mêmes personnes n'oseraient s'immiscer ainsi dans l'intimité d'un adulte.Et lorsque les enfants gran dissent, les parents se retrouvent en contact avec les amis de leurs enfants el aussi avec leurs parents.Des liens vraiment très importants se tissent dans le sillage des enfants.Les aspects les plus chaleureux et les mieux structurés de la vie des quartiers sont d'ailleurs organisés en fonction d'eux: écoles, loisirs, parcs.Si nous voulons en assurer la survie, il est capital que nous repensions nos vil les pour que les enfants puissent y vivre comme ces citoyens à part entière.Il est grand temps que nous fassions le décompte et le procès de ce qui nuit à l'épanouissement des enfants à l'intérieur des villes: l'exiguïté de certains logements, l'intensité de la circulation automobile, l'insuffisance de certains équipements, par exemple, plutôt que de rejeter au nom de l'enfant le droit et le plaisir d'être citadin.Qui sait si l'enfant n'est pas le citadin le plus important et si sa seule marginalité ne vient pas de l'incapacité qu'il a de se faire entendre au milieu des bruits de la ville?.ma- re- en- en- >< /*?w\\ 7 \u2022XX / i \\ x\\ 'S- v\\ \\ / K-., 6- 27octobre 1979 Nescafèoffre la chandelle mappemonde.f PSiTT! 7 r Chaque chance.-te en verre.est :0:iment decoree o une arte de -JiLQnGé\u201eë^ei.\u2022 ef qui.a été app\"qué\u2018e avec soin pour garder Longtemps sa D^e apparence Avenge l nu;ie-végétale comme combustible,'éî , .de i imagination pour personnaliser unteneur du bol, vous pouvez créer une 'chandelle vraiment originale Savourez chaque tasse de Nescafe a la douce lueur des chandelles UN PEU D'ÉNERGIE, VOYONS! Johnson nous saute au visage par la splendeur de ses arches, sorte de futur monument antique perdu dans la grande nature, à LG2 le barrage s'efface, se dissimule derrière son propre contrefort de pierre et de gravier, si bien que sa pente ascendante ne fait qu'ajouter à la désolation du paysage.Mais il est vrai que le tour de force, à LG2, est ailleurs, dans cette formidable forteresse souterraine qu'est la centrale, creusée à même le roc à 137 mètres sous terre.Elle a 483 mètres de long, 26 mètres de large et 47 mètres de haut.Si on additionne tous ces chiffres.Non, ça .suffit! Impressionnante cette centrale, oui, mais à mes yeux une caverne n'a jamais valu le grand air, qui à la baie de lames vous cingle le visage et les narines comme une bouffée d'oxygène pur.Remontons vite à la lumière où une nature puissante et précaire à la fois, riche et désolée excite la vue.Mais comment parler de l'inauguration de LG2 sans se remémorer celle de la Manie où le Premier ministre d'alors, M.Daniel Johnson, devait mourir?)'y étais.La veille, la journée avait été belle.C'est fou comme on se sentait bien à la Manie! C'est tout le Québec qui prenait des allures de géant.Grand dîner à l'aréna.Atmosphère de fête et de réconciliation ( souvenez-vous des maints jointes dans une même photo de MM.Johnson, Lesage et Lévesque).Soirée bruyante, jusqu'à deux heures du matin.Puis à six heures tout le monde, ou presque, était debout, à humer l'air dangereusement pur de la Manie.Après le déjeuner, des groupes se forment à l'extérieur de la cafétéria où attendaient les autobus qui devaient nous conduire au barrage pour la cérémonie d'inauguration.Il était environ 8h15 quand quelqu'un s'approcha et dit qu'on disait que M.Johnson était mort.Jamais rumeur ne parut plus absurde.Mais quelques minutes plus tard elle reçut une confirmation officieuse avec le départ précipité de M.Lesage vers le chalet du Premier ministre.Cela commençait d'être vrai.Ce le fut tout à fait une heure plus tard quand, réunis dans l'aréna, on nous confirma la nouvelle.Ce fut la consternation, suivie d'une belle pagaille puisque la cérémonie était contremandée et que nous devions tous repartir précipitamment.Quelques heures plus tard, du haut des airs, nous contournions le barrage, si beau et indifférent aux événements tragiques dont il avait été le théâtre.C'était le 30 septembre 1968 et le ciel était couvert.Pour souligner le mois international des économies d'énergie, qui se termine dans quelques jours, Perspect/vesvous propose celte semaine des reportages sur la récupération ( page 2 ) et les transports (page 18).Mais comment, direz-vous, calcule-t-on ça des économies d'énergie?C'est élémentaire: par une simple addition de ce que l'on soustrait à sa consommation.Voyez plutôt.Dans une brochure intitulée Pourquoi économiser l'énergie,dont le texte est extrait du Livre blanc sur la ^r?v\\N> vr.at m IS r> C5*S % : .8 ' H ¦ J M :¦ B HÇ< A#* î - \\ I i£)'v ¦ ¦ L-y Los tasses-mappemondes et ensembles de sucrier et pot à crème sont encore disponibles, également contre un sceau intérieur de Nescatô pour chaque article.Offre en vigueur au Canada seulement.Cette offre prend fin le 31 mars 1980.\\'\\x Bon de commande Je toirmm chèqueD ou mandat\t% , posta)?établi au nom de \u201cOffre d .V \u2022 .¦ I WÊ *N ^00 # : IL Ci-dessus, à LC 2.session de médecine dentaire avec le Dr lacquelin Proulx et Mme Gladys Page, coordonnatrice du projet.Le Dr Fernand Roberge, en haut, dirigeait l'équipe de génie biomédical qui a rendu l'opération possible.8- 27 octobre 1979 I « e « confort & o, O ¦ .1\".\u2022 V a# \u2022\".N ¦ e Q ' m - s (Q i CO i :,>7 Sffi» K mat/on >¦1 * i - ie © ¦ ¦K S c° êt \u2018M 7\u2019 Æ a# lO \u2022 20 \u2022 30 £2 A - ' e 7 fM m ' V.n surchauffer V 'Æ?' surrouler K v 4 hit1 H si \u20ac 0 S e l'Hôpital du Sacré-Cœur fait la revue des patients hospitalisés dans les soins intensifs des hôpitaux téléreliés.Après étude du dossier, lecture de l'électrocardiogramme du jour1 et des bandes de rythme des dernières 24 heures, le diologue communique avec le médecin traitant et échange les informations nécessaires sur l'état du patient, le diagnostic différentiel et les recommandations thérapeutiques.Les conclusions de cette consultation téléphonique sont immédiatement expédiées par téléscripteur au dossier du patient de l'hôpital télérelié et aussi placées dans les dossiers de ce patient à l'Hôpital du Sacré-Coeur.» Revenons au projet de télémédecine qui ajoute la transmission d'images réalistes et s'adresse à pratiquement toute la gamme des soins spécialisés.Pourquoi avoir choisi Baie-|ames comme territoi d'essai pour la télémédecine?«Il s'agissait d'un endroit vraiment éloigné et lativement isolé qui n'aurait pas eu accès direct aux soins spécialisés sans la télémédecine,.dit le Dr Roberge.De plus, c'est une région très spéciale, à population flottante.Advenant le cas où on aurait dû interrompre l'expérience, n'aurait pas créé d'attentes inutiles.Autre avantage, la Société d'énergie de la Baie lames a généreusement contribué au financement du projet.» Dans son Livre blanc sur la santé, M.Marc Lalonde déclarait en 1974: «Les vices médicaux ne sont pas encore également accessibles à toutes les couches de la population parce que les professionnels de la santé tendent à se concentrer dans les villes et ne sont pas attirés par les régions rurales ou isolées.» Malgré les efforts des gouvernements pour attirer les spécialistes en milieux éloignés (primes d'isolement, apport de médecins étrangers), les spécialistes se concentrent de plus en plus dans les grands centres où ils trouvent des équipements plus au point et des équipes multidisciplinaires; il semble peu rentable et peu réaliste de vouloir les attirer dans les régions excentriques.La télémédecine semble bien être la solution aux problèmes des disparités régionales dans le domaine de la santé.Le ministère des Affaires sociales du Québec et la faculté de Médecine de l'université de Montréal suivent le projet de très près.Il y avait déjà eu des expériences de télémédecine aux Etats-Unis en Ontario et à Terre-Neuve, mais le projet québécois offre plusieurs innovations.Ces jours-ci, le Dr Roberge était invité à présenter le bilan de cette réalisation à Winnipeg Le gouvernement manitobain s'intéresse à l'implantation de la télémédecine sur son territoire et les représentants de diverses régions du Canada y participeront.Dans un pays où les distances entre les grands centres et les petites villes sont si considérables, la télémédecine ouvre des perspectives dans le domaine de la santé publique.Le ministère des Affaires extérieures s'intéresse aussi aux soins à distance.Pour les pâys en voie de développement, il y aurait peut-être là une solution à beaucoup de problèmes.gués.On a d'abord relié l'Hôpital Saint-Eustache à l'Hôpital du Sacré-Coeur; devant le succès de l'expérience, le réseau s'est peu à peu étendu.Il comprend actuellement une quinzaine d'hôpitaux du Nord-Ouest québécois.«Lorsqu'un patient est hospitalisé pour un diagnostic d'insuffisance coronarienne aiguë ou d'une tachycardie (accélération du rythme des battements du coeur), il est immédiatement placé sous monitoring aux soins intensifs de son 1970, le Programme de génie biomédical conjoint de l'Ecole Polytechnique et de la faculté de Médecine est devenu, en novembre 1978, l'Institut de génie biomédical de l'Ecole Polytechnique et de l'université de Montréal.Un des principaux programmes de recherche de l'Institut est le projet de télémédecine qui a nécessité la collaboration de plusieurs organismes.D'abord l'équipe de l'Institut, sous la direction du Dr Fernand Roberge, ensuite des collaborateurs dans tous les hôpitaux concernés.Côté financement, on a pu obtenir l'appui de Santé et Bien-être Canada, de la Société d'énergie de la Baie James, du ministère des Affaires sociales et de la faculté de Médecine de l'université de Montréal; côté technique, avec le Dr Pierre Mathieu comme coordonnateur, ;S a fallu s'assurer le concours des ministères des Communications de Québec et d'Ottawa pour l'utilisation du satellite de l'obtention des communications terrestres, ainsi que l'assistance du Centre audio visuel de l'université de Montréal pour une partie des équipements.Une fois les studios installés, l'expérience a démarré dans l'enthousiasme général.Cinq jours par semaine, du lundi au vendredi, à raison de deux heures par jour, les consultations et les cours de recyclage se sont succédé.Lecture et interprétation de radiographies, cardiologie, traumatologie, médecine dentaire, santé mentale, santé communautaire, pédiatrie, obstétrique, gynécologie, nursing, pharmacie: autant de sujets abordés et discutés avec documents à l'appui.En radiologie, par exemple, on pouvait interpréter une série de clichés en quelques minutes alors que l'envoi et le retour par avion occasionnent un délai d'une dizaine de jours.«Les médecins et infirmières sollicités pour participer à l'expérience ont répondu avec enthousiasme, dit Mme Gladys Page, coordonnatrice du projet.Côté Baie-lames, on vient de tous les autres chantiers et même de Fort-George pour participer aux séances de téiémé-decine.» Le Dr Constance Goulet, médecin à LG-2 depuis deux ans, explique qu'elle a souvent eu recours aux consultations pour décider si un patient devait être évacué ou soigné sur place.Dans le cas de fractures, par exemple.Il est même arrivé, dans des cas d'urgence, de demander à Anik-B, ou plutôt à ses responsables, des heures de diffusions supplémentaires.Dans les centres hospitaliers de Montréal, les spécialistes acceptent volontiers de prêter leur concours.Les studios sont aussi fréquentés par des internes curieux de voir la médecine à distance.Mais le temps d'émission coûte très cher, environ $500 l'heure.Le coût proximatif du projet est évalué à trois cent milles dollars, excluant le satellite et le temps des participants.C'est trop, compte tenu du volume de population desservi.Ayant fait la preuve de l'efficacité des soins à distance, l'Institut de génie biomédical entreprend maintenant la phase II du projet.Depuis septembre, le satellite fournit deux lignes téléphoniques au lieu d'un canal de télévison très coûteux; les techniques actuelles permettent de transmettre des images de cette façon.L'image est emmagasinée dans un micro-ordinateur, puis «déversée» dans une ligne téléphonique pour être reconstituée à l'autre extrémité grâce à un second micro-ordinateur.Cette technique de balayage lent impose un retard d'environ une minute entre la diffusion et la réception de l'image; mais le retard ne nuit en rien à la qualité de l'image.L'un des avantages de cette car- Gommait la matche fimrischbonne forme re /\t' I re- C\u2019est si simple de marcher que même tm enfant peut le faire.La marche est d\u2019ailleurs l\u2019un des meilleurs exercices qui soient.Et pourtant, combien de gens désireux de se garder en forme ignorent tout de ses bienfaits.Peu importe que vous couriez ou marchiez un mille, votre organisme dépense à peu près le même nombre de calories.Pour vous faire découvrir les plaisirs de la bonne forme, nous vous offrons gratuitement une brochure sur la marche et la randonnée pédestre.Demandez-en un exemplaire à un représentant Sun Life.En vue d\u2019améliorer aussi votre protection financière, consultez votre représentant Sun Life.^£s0paj Analysez avec lui tous vos ' besoins.Il a non seulemen reçu une excellente, ,.-information professionnelle^ en outre il bénéficietie (tf l\u2019expérience de nos spécialiste^.Il saura vous aider à faire un chofcé judicieux parmi une gamme complète représentant Sun Life, de régimes de rentes et d\u2019assurance-vie, offerte à des prix très avantageux.La Sun Life tient à votre 7 ¦ 0 % : 1 ?F * 5 r on fk 2 .- l ^ ii Lamarche et la randonnée pédestre sen -elle vous propose une grande diversité de polices et de services au meilleur prix possible.Comme elle se préoccupe aussi de votre bien-être physique, elle met à votre disposition la brochure sur la marche la randonnée pédestre.Que ce soit pour |3é?votre protection finan-/^cière ou pour votre bonne forme physique, appelez EF un En forme pour Sua& la vie protection financière.Cest pourquoi OUCANADA seconde phase, c'est qu'elle pourra être en service douze heures par jour et, détail non négligeable, le coût en sera assez modeste.Ce ne sera pas la première fois que les lignes téléphoniques sont utilisées en télémédecine.En 1970, le Dr André RroMx organisait un système de télésurveillance en cardiologie à l'Hôpital du Sacré-Coeur.Il s'agissait de procurer à des patients éloignés, victimes d'un infarctus du myocarde ou autre trouble cardiaque, les soins spécialisés d'un grand hôpital pourvu d'une unité coronarienne, d'infirmières spécialisées et de cardiolo- centre hospitalier, dit le Dr André Proulx.Le signal électrocardiographique de ce patient est transmis par ligne téléphonique et reçu sur une moniteur cardiaque central à l'unité coronarienne de l'Hôpital du Sacré-Coeur.Les infirmières de I hôpital télérelié peuvent à n'importe quel moment du jour discuter avec l'infirmière de l'Hôpital du Sacré-Coeur des problèmes cliniques et des troubles du rythme que peuvent présenter chacun de leurs patients.Et le chef du service de cardiologie de l'Hôpital du Sacré-Coeur de poursuivre: «Quotidiennement, un cardiologue de ap- 10- 27 octobre 1979 - ¦ ' J f/J i a .jC /> i :xy a\u2019 m, I M V % rVv XX yéù » : » m - .1 s>XSÎ/j J'?M SS.-< a ai (i A'j* Is SaSBi \u2022 i r .vx 0 / 4* yy, % : , ô ?tu.iisiSs ?¦' w as ^ ' '(J Vi ss,' -, : a; I ïû % I -7 > ni th* J s ü , * i'N 7 a À v r* 27 octobre 1979 - 11 DIANE DUFRESNE Ford m 25 m SS y Les premiers pick-up des années @0 à offrir une meilleure économie d'essence et une plus grosse charge utile.1 YJ/l \u20221 « «y-Stf! Êsg- J* gr mm / Z'- wm H V'V^.mm* v 5155 Des noms évocateurs: Opinaca et Tourbière-lll, avril.La gravure sur bois de René Derouin livre la beauté austère de l'immense territoire de la baie de James.; -t -v ' L Z&füP ?f &mys^ % *3 ,/7.xi v- ism 0 % Mr m i\u2019i ¦ZfiZ* .'Æ IS; iï B mâ V : Xïl ## Vf Les nouveaux pick-up Ford ont tout ce qu'il faut pour se mettre à Ibuvrage.Une technologie de pointe.Un profil aérodynamique synonyme dbffica-citë.Une économie dbssence améliorée.Une augmentation de la charge utile.Et un intérieur de cabine tout nouveau.Les nouveaux pick-up Ford prennent la route sous le signe du confort, de l'économie et du style.UN NOUVEAU PROFIL AÉRODYNAMIQUE Les lignes parfaitement fluides des nouveaux pick-up offrent moins de résistance au vent.Cfest là un facteur de plus qui contribue à l\u2019économie dfessence.UN INTÉRIEUR DE CABINE REDÉCORÉ Plus dfespace pour les jambes.Un nouveau tableau de bord.Et pour vous mettre à l'abri du vol, une colonne de direction verrouillable et un déclenchement de capot à l\u2019intérieur.Les nouvelles >\t_x.caractéristiques en option comprennent la radio Wjf/'r stéréo MA/MF à cassette ou 8 pistes, un coffre ® ouNs sous le capot et un volant inclinable.\\ Vous pouvez aussi ajouter les fauteuils pivotants WW-Î G*Ibnsemblesport.* ROBUSTESSE DE TOUJOURS! ¦j Du Ford, dest du fort d'un pare-chocs à l'autre, il Exemples: la suspension avant Twin-I-Beam répu-1 tée.l'abattant, la caisse et le toit à double paroi.Tout ça, c'est du solide! GARANTIE CONTRE LA CORROSION.Tous les Ford pick-up portent une garantie sans frais de 36 mois, sans limite de distance, contre les perforations causées par la corrosion (sauf dans le cas des pièces du système d'échappement).Le concessionnaire vous donnera tous les détails.* HH m ma m C t « m ms - % .m S -Z; SS Z m m# H MÈ -, IS y h m, z .< m 7 I bras pleins, rien qu'avec mon propre petit défi à relever.Etrangement, l'an dernier, au moment où je commençais à sortir la tête du trou, mes nerfs ont failli me lâcher.Tout va mieux: ma fille peut maintenant se débrouiller davantage; on me fait confiance au théâtre, j'ai une série à la télé; je m'achète une maison; j'ai un ami et.crac! Me voilà qui fais des crises d'angoisse à tout casser ! \u2014\tComment ça?\u2014\tje ne sais pas.Un médecin m'a dit: «T'es pas malade, t'es juste angoissée».Le pire, c'est que je n'ai plus vraiment de source d'angoisse! C'est peut-être les vieilles angoisses des dix dernières années qui se réveillent en retard, quand le plus gros est passé! Ces années-là, pourtant, je les ai passées sans révolte, avec patience, en essayant de comprendre poutôt que de haïr.C'est peut-être ça, remarque! Depuis quelque temps, je gueule, je pleure et ça va mieux.Au fond, je suis peut-être plus agressive que je le pense.mais c'est surprenant, c'est une découverte! JE SUIS BOHÈME \u2014\tIl y a peut-être aussi le goût de l'a-musette, non?Le «raisonnable», à la longue, ça finit par sortir par les oreilles ! \u2014\tEn tout cas, la seule idée qui m'apparaît claire et nette quand je suis angoissée, c'est qu'il faut que je prenne du «tousse» avant de mourir! J'ai l'impression que je roulais sur une autoroute à 120 milles à l'heure et que tout à coup, le moteur est sur le point de sauter.Il faut que je ralentisse et que j'aille mâchouiller des herbes dans la verte prairie, de temps en temps.\u2014\tPas de remariage?\u2014\tÇa n'a jamais adonné et je ne pense pas que ça adonnera.C'est drôle, quand t'as un ami, ça va bien, ça ne l'embête pas que tu sois comédienne et que ta vie soit plus improvisée.Mais la catégorie des hommes qui veulent t'épouser, ils n'aiment pas mon genre de vie.Moi, je déteste faire la cuisine régulièrement, comme un sablier.Je n'ai pas d'horaires fixes, je suis vraiment bohème et jamais je ne serai capable de mener ce qu'on appelle une vie bien organisée.Ma vie sera peut-être plus difficile mais.que veux-tu?\u2014\tEisa a 14 ans?\u2014\tEt elle se définit avec beaucoup d'énergie.Je dis toujours: elle est la Manie et je suis le barrage ! Il y a eu de belles batailles rangées entre nous, mais on s'aime.Et cette tournée européenne?Pour Rita Lafontaine, l'idée de vivre à l'hôtel et de s'épivarder entre les représentations de Marie-Lou l'excite assez, c'est le «lousse» tant anticipé, éclaboussé par une ou deux craintes du genre: «J'espère qu'il n'arrivera rien pour.» et «Il faudra que je fasse attention à.» Mais à part ça, l'avenir s'annonce plutôt agréable avec, du nord au sud, on le souhaite, un ami qui sache bien s'occuper du jardin, du théâtre intime comme elle l'aime, des amitiés fidèles sans dépendance, juste des «échanges de gentillesse et de bons sentiments».«Moi, en tout cas, je vais faire mon «gros possible» pour bien alimenter tout ça.Après.que le diable emporte toutte!»» jour le jour.Heureusement, j'ai pu vivre avec très très peu.Je trimbalais ma fille avec moi; elle dormait dans de vieilles tentures de velours, derrière les décors, pendant que j'étais en scène, et après la soirée on rentrait en autobus.Je travaillais dans un bureau à temps partiel, l'a-vant-midi; je me tapais deux heures de métro chaque jour.Ce fut très frugal durant dix ans, jusqu'au moment de décrocher une série à la télévision.Mais je m'en suis tirée.\u2014\tDevenue féministe?\u2014\tJe ne sais pas.Je n'ai pas eu le res pondait pas physiquement aux dimensions du baril qu'il cherchait au départ.Et vogue la galère ! Le travail de secrétaire, les répétitions, les soirées au théâtre, le bébé qui devait naître entre-rapporte pas à de vrais sentiments temps, toute cette fiesta devait ébranler comme tels, il s'agit de caricature.Et je à tout jamais l'harmonie du couple, tonne suis pas douée pour la caricature.» dée sur des principes traditionnels dé-Ehtendant cela.Brassard s'écrie, riant crits dans un manuel genre une vie tran-dans sa barbe (bleue?): «Très bien.Tu quille pour deux, vas jouer le dindon de Feydeau» Quelle farce! Croyez-le ou non, après torsion de tais pas rendu compte que j'avais bras, l'expérience s'avère concluante:\tépousé une sorte de «père» qui m'avait Rita Lafontaine réussit à être drôle.Peut- manqué très tôt, puisque le mien était être pas aussi drôle que Dominique Michel, mais drôle tout de même! Auriez-vous toujours besoin d'être violée, par hasard, madame Chose?\u2014 Voyons donc! Ça n'a pas de rapport.J'ai peur, c'est tout.Tellement que je ne fais jamais de projets à l'avance \u2014 pas même des plans de vacances \u2014 persuadée que quelque chose va me tomber sur la tête pour tout faire foirer.Alors je prends tout au jour le jour de façon à ne pas être déçue.Je n'ai pas toujours été comme ça.Quand j'étais étudiante, par exemple, je croyais au mieux dans le meilleur des mondes et le monde m'appartenait.J'étais enthousiaste, confiante.Mais c'est au moment de me prendre en main, après avoir attrapé quelques mor-nifles et pris conscience des bois dans les roues que la trouille m'est venue au coeur et au corps ! Je suis devenue sans ambition.Probablement parce que j'ai été élevée en vase clos, très protégée, avec ma mère et mon frère, à Trois-Rivières, éloignée même du reste de la famille.Au moment de voler de n es propres ailes, je ne me suis pas sentie très armée pour affronter les grands vents.Ce qui fait que je n'ose pas m'attaquer en toute conscience à de grands espaces, l'avance de relais en relais, je ne veux surtout pas voir plus loin.Mais je me rends quand même quelque part, c'est pas si grave.FEMME AUTONOME RflA LAFONTAINE «Ç'a foiré.De toute façon, je ne m'é- _ Plias tiSXOœ pli : : jamais! .S £ Tffüia X P m e Nouveau format \u201d100\"! 0-T r 'i mHMr ¦ W .«c - % %.X2 \t\t Si les wôtes n\u2019ont rien à perdre 9 il K v & vous riavez pas besoin dassumnce-vie.Cette affirmation un peu brutale se veut d\u2019ordre strictement pécuniaire, car il est à présumer que, sur les autres plans, les vôtres ont tout à perdre en vous perdant.Cependant, si votre disparition risque de faire baisser sérieusement le niveau de vie de votre famille, l\u2019assurance-vie doit être la première mesure de protection de ce standard de vie.Et plus ce standard est élevé, plus sa protection devient difficile, voire impossible, sans assurance-vie.Vous voulez un exemple?Pour que votre famille puisse vivre, advenant votre décès, à peu près aussi bien qu\u2019actuellement, il faudrait qu\u2019elle perçoive en intérêts les deux-tiers de votre revenu actuel.Pour ce faire, il faudrait placer en capital une somme correspondant à sept fois votre revenu actuel.Et si vous trouvez que nous exagérons, alors multipliez votre revenu par cinq et vous verrez comment votre famille pourrait se tirer d\u2019affaire plus ou moins convenablement; c\u2019est-à-dire, avec la moitié de votre revenu actuel.Si vous possédez déjà un capital suffisant pour assurer leur bien-être, vous êtes au nombre des privilégiés.Si non, il existe une seule façon de constituer ce \"patrimoine instantané\u201d: l\u2019assurance-vie.À vous déjuger si les vôtres n\u2019ont rien à perdre en vous perdant.Pour obtenir réponse à vos questions sur l'assurance-vie, il suffit de téléphoner sans frais au Centre d\u2019information de l\u2019assurance-vie en composant le numéro suivant de n\u2019importe quel endroit au Canada: 1-800-361-8070.Les compagnies dassurance-vie du Canada .: & Jjrmr ^ v-\t; Ta».\u2022 ïA i tfa Jâiàli .ML %'i finest \u2022.ü i U3R -X ¦ vCe-c-\u2014s \u2019 I A 1 i ! va .\u2022&J Si .«r,
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