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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Perspectives
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1979-11-03, Collections de BAnQ.

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Son père, qui était dentiste, avait fabriqué une fronde destinée à couler l'or, en rapport avec les prothèses dentaires.A l'âge de 12 ans, fiston fabriquait lui aussi sa propre agrandisseuse de photos et son frère, Guy, aujourd'hui directeur du Service d'électronique à Direct Film, s'est illustré de façon remarquable dans l'application électronique et la mise au point technologique.\u2014\tEt le sens des affaires, c'est aussi héréditaire?\u2014\tÇa n'est pas héréditaire.Dans ma famille, il n'y avait pas de commerçants et mon père rêvait de me voir dans la peau d'un dentiste.Mais je crois que la perception du commerce, c'est inné, je l'ai toujours eue.Pour gagner mes études, je vendais des photos de reportage; j'ai fait de la photo industrielle et j'avais le sens de la vente.Et je dis que ça ne s'apprend pas, c'est un instinct.En tout cas, je n'ai jamais vu quelqu'un dépourvu du sens des affaires l'acquérir par la suite.Moi, je peux très rapidement sentir quand un produit va susciter ou non une demande, je ne sais pas pourquoi et comment, c'est comme ça.Bien sûr, il est coiffé d'un titre tout à fait ronflant, celui de «fondateur et président directeur général».Et les étiquettes qui visent à le définir officiellement éclaboussent, au départ, les pauvres profanes que nous sommes.Parce qu'on a beau dire, un spécialiste en technologie photographique, ingénieur en construction mécanique et électronique, inventeur dans le domaine optique de la machine reproductrice de microfilms la plus précise au monde, tout ça doublé d'un génie des affaires, ça invite au respect! Mais (ô joie débortande!) la barbe blonde qu'il porte magnifiquement n'a rien d'une «vieille barbe».Les 35 millions de dollars qu'il fait mijoter annuellement au profit de l'entreprise Direct Film n'ont pas terni non plus l'éclat de ses yeux bleus qui pétillent d'humour à la première occasion.Communicateur, Adrien Castegnier l'est de toute évidence.Avec cette audace positive d'un homme qui a une certaine habitude du succès, mais en contrepartie, avec une prudence lucide qui s'acharne à garder contact avec la vie quotidienne, la famille et les aspirations réelles de l'ensemble des Québécois.D'autant plus que la réussite de son entreprise se trouve essentiellement redevable à l'efficacité du service démocratique qu'il a lui-même mis sur pieds, il y a près de vingt ans.C'est en conciliant les intérêts de la masse (aux dépens des amateurs sophistiqués de photographie) et ceux de l'entreprise qu'il a pu affirmer la rentabilité de Direct Film contre vents et marées.Aussi se doit-il de considérer sans relâche les mouvements de foule et les grands courants d évolution technologique.canadien chargé d émettre les permis d'immigration devait gagner le marathon.Dans sa tête, à l'époque, ferraillaient une rigueur scientifique, des élans d'aventurier, le désir d'une carrière de cinéaste, un goût de réussite et une soif de liberté, d'indépendance.«J'ai cherché du boulot dans le film, se souvient-il.Mais l'industrie cinématographique se trouvait à l étal embryonnaire, en ce temps-là.l'ai essayé, comme tout le monde, de me brancher sur la vache à lait que représentait Radio-Canada, mais ils n'ont pas voulu de moi.Alors je suis retourné dans les laboratoires de photographie que je connaissais bien à titre de directeur de production.Mais, après quelque temps, j'ai compris qu'ils n'avaient pas le concept du marché de la photocouleur comme cela existait en Europe depuis plusieurs années.Alors là, ç a été la piqûre, j'ai décidé qu'il me fallait démarrer un labo!» «Pas d'argent, pas de suisse», affirme le dicton.Mais avec un ami ingénieur chimiste, Patrick Le Gall, il allait convaincre Robert Vachon, chef d'entreprise, de plonger dans le bain d'acide et d'investir d'abord dans la fabrication d'équipement photographique avant de lancer l'opération «camera shop» via les pharmacies et tout le tralala.«La plupart des opérations, en photographie, se déroulaient manuellement, en 1961, explique Adrien Castegnier.Il s'agissait donc de former une chaîne automatisée si on voulait atteindre la rentabilité.J'ai alors fabriqué dix-sept types différents d'équipement.On n'a rien acheté.Agrandisseuses, machines à développer automatiques, tireuses, tout a été fabriqué ici.On s'est inspiré de machines qui existaient déjà aux Etats-Unis et en Europe mais on a également perfectionné et créé plusieurs machines originales assez formidables qui nous servent encore aujourd'hui.«L'invention a toujours été et demeure mon principal centre d'intérêt.Bien sûr, avec le temps, j'ai perdu de '1 BAGARREUR CORIACE \u2014\tVous n'avez jamais essuyé d'échecs de ce côté-là?\u2014\tDes échecs irrémédiables, non.Mais j'ai dû me réorienter plusieurs fois.Dans la fabrication d'équipement, dans la recherche, j'ai connu des échecs très souvent, dans ce sens que l'idée de base est bonne mais les moyens pour parvenir aux fins sont multiples.Il faut parfois essayer vingt-cinq chemins différents avant de trouver le bon.Mais il ne faut pas s'entêter quand on \t\u2014.Suite page 4 INVENTEUR INTARISSABLE D'origine belge, ayant vécu en France et en Allemagne au moment de ses études Adrien Castegnier s'est amené comme un cheveu sur la soupe au Canada en 1957 avec 25 dollars en poche pour tout capital.En fait, il aurait aussi bien pu rebondir au Brésil, mais le service 3 novembre 1979 - 3 ¦ r-1?¦>.aagnsa g Quand le grand patron s'arrête à l'un des 250 magasins Direct Film.Z 4 IKj S / i i .3 X' nCADlŒi M'j.cia/.*1.09 n Capitaliste?Pourtant je dis que je crois que l'homme est l'élément le plus important dans la société.Pourtant je favorise les lois qui détruisent les monopoles, l'ajoute même que si monopole il doit y avoir, mieux vaut donner ce monopole à l'Etat de façon à ce que les profits retournent le plus possible à l'ensemble de la société et non pas à un seul petit groupe de privilégiés.\u2014 En tout cas, ça c'est sûr, vous n'êtes pas un «sale» capitaliste! Y a-t-il des femmes aux postes de direction à Direct Film?\u2014 C'est 20 heures par jour.Ou bien vous avez des capitaux monstres derrière vous, ou alors vous investissez de votre temps et de votre énergie.C'est pour ça que tellement de gens se découragent et abandonnent l'idée de lancer une entreprise, j'aurais eu la vie plus facile si j'avais décidé d'accepter les offres d'un laboratoire à Toronto.Mais je voulais ma propre entreprise! |e voulais avoir les ressources pour faire ce qui me plaisait dans la vie.je voulais être indépendant.Ne pas être retenu.Pour gagner leur vie, les gens acceptent un tas de concessions et ma manière à moi de me libérer, c'était de lancer ma propre entreprise.Enfin, je croyais! Parce que je ne suis pas davantage indépendant, je suis pris par les rouages administratifs.Mais je traverse précisément une période où je fais des plans pour retrouver mon objectif initial: être indépendant et travailler à la création d'équipement photographique.Parce que je garde comme spécialité, et comme manie, les procédés fondamentaux en électrochimie, je travaille sur de nouveaux procédés de reproduction qui seront, d'ici quelques années, une véritable révolution dans le domaine de la photo.Maintenant que Direct Film est sur pied, maintenue par une solide équipe, je veux m'empresser de revenir à la création.sent qu'on vient de commettre une erreur.On doit rebrousser chemin rapidement.Par exemple, au tout début, Direct Film est allé chercher sa clientèle dans les pharmacies.On a connu une réaction extraordinaire, violente.Cependant, les grandes compagnies qui détenaient jusque-là le monopole ont sorti leur artillerie lourde pour nous combattre.Ce fut la «guerre du pourcentage au pharmacien», une escalade qui, à la fin, lui apportait 55 p.c.d'escompte.On allait y laisser notre chemise, mieux valait lâcher.On a changé de cap et offert 50 p.c.d'escompte à la clientèle plutôt qu'au pharmacien en lançant notre fameux système postal à l'ensemble du Canada.C'était en 1963.On a connu de nouveau un résultat formidable.Mais en 1968, c'était l'interminable grève des postes qui nous démolissait à zéro.Il fallait encore se retourner.C'est là qu'on a ouvert la chaîne des magasins et notre propre système de livraison.Alors vous voyez.\u2014\tVous êtes un bagarreur coriace?\u2014\tLes luttes commerciales que j'ai connues ici ne rejoindront jamais les difficultés qu'on a dû vivre en Europe au moment de la guerre parce que là, la guerre démolissait les individus.D'ailleurs, ces difficultés que j'ai connues après la guerre ont fait en sorte que j'ai développé ce sens des affaires dont on parlait tantôt.|e l'avais de façon innée.Mais encore fallait-il une bonne raison pour m'inciter à puiser dans ce réservoir.Si j'avais vécu une enfance plus ouatée, je me serais probablement contenté de réussir dans la recherche fondamentale, au creux d'un laboratoire.Mais l'acharnement ou la volonté de se sortir d'un bourbier aiguise l'esprit d'entreprise.Parce que je regarde mes enfants, à l'heure actuelle, et je constate qu'ils n'ont pas du tout ce même esprit de bagarre que j'entretenais à leur âge.Ils n'ont pas besoin de faire appel à cette agressivité puisqu'ils vivent confortablement.I \u2014\tOui.Au niveau de la production, la majorité des postes de directions sont occupés par des femmes.Mais je reconnais qu'il n'y a pas de réussite fumeuse au niveau de la direction générale et au niveau de l'exécutif Là, nous n'avons pas une seule femme.\u2014\tEt vous allez prétendre, je suppose, que vous êtes féministe?\u2014 Oui.Assurément, je suis féministe.Vous trouverez peut-être que je ne le suis pas.D'ailleurs, ma femme ne me trouve pas féministe! En fait, je ne connais pas une j seule femme pour qui un homme soit suffisamment fé j ministe (à son goût) par les temps qui courent! Mais je favorise l'accès aux plus hauts postes pour les femme» j et je suis prêt à donner les promotions voulues quand j on a des femmes de talent.Et on en a! Seulement, à un moment donné, elles quittent l'entreprise pour retour- , à l'éducation des enfants.C'est le principal handicap.Il nous faudrait favoriser les choses en établissant un système de garderie à l'intérieur ou à proximité de l'entreprise.C'est un projet auquel nous songeons depuis deux ans.Mais pour ça, il faudrait des mesures fiscales.|e reconnais qu'il y a souvent un freinage de la part des hommes, mais pouvez-vous croire, parfois, qu'il existe de réelles ouvertures?Oui.Même s'il s'agit d'une année particulièrement délicate pour le «oui» et «non»! En tout cas, Adrien Cas-tegnier est un homme qui dit «oui» à l'évolution.Dans ce sens, si on lui demande où s'en va son entreprise Direct Film, il répond à la façon de ceux qui ont l'oeil clair et perçoivent, même à travers le brouilard, une île à l'horizon.ENTREPRENEUR AVERTI i \u2014\tDans le domaine optique, votre reproductrice de microfilms est une merveille?\u2014\tUn coup fumant! En 63, après un an et demi de recherche et de travail d'«appoint», chez moi, j'ai sorti cette machine qui demeure encore la plus précise qui existe au monde, l'en ai vendu une dizaine, jusqu'en Inde.Mais j'ai négligé son exportation à une plus grande échelle, je n'ai pas eu le temps.Ça viendra, ça aussi.ner \u2014\tVous vous intéressez à la politique?\u2014\tA l'économie et à la politique internationale de ce siècle-ci, oui.Moi, je suis profondément démocrate.\u2014\tMais pas socialiste?\u2014\tAu niveau philosophique, oui, je suis socialiste.Au niveau pratique, non.Puisque là où on a prétendu que le système socialiste fonctionnait bien, on a retrouvé une minorité ayant encore plus de pouvoir qu'à l'intérieur des systèmes précédents.\u2014\tDe toute façon, vous n'êtes pas dans une position pour être socialiste?\u2014\tVous me définissez comme un capitaliste?Ça signifie quoi?Direct Film s'est bâti avec le travail.On n'exploite pas une richesse naturelle ou un monopole.Ça n'est pas la rétribution du capital.On réinvestit tous nos profits, sans arrêt, dans l'entreprise.Vous voulez connaître la projection des salaires qui sortent de l'entreprise, par rapport aux profits de l'entreprise?Les salaires sont de l'ordre de 20 fois un profit éventuel qui aurait pu être distribué aux actionnaires.Mais, évidem- ' ment, je crois à la rentabilité de l'entreprise.On fonctionne dans un système de libre entreprise et la rentabilité est une chose indispensable sinon l'entreprise disparaît.Quelle étiquette doit-on me coller au front?TRAVAILLEUR ACHARNÉ \u2014\tQuand on parle des «horreurs» de la guerre.\u2014\tC'est vrai.Ma famille a été impliquée dans des situations politico sociales qui ont très mal tourné.On a été bardassé complètement; on a tout perdu, la chemise y compris, l'avais dix ans à la fin de la guerre et je n'ai pas revu mon père avant l'âge de 17 ans.C'est là que je me suis pris en main, je n'avais pas le choix.D'ailleurs, toute cette génération a dû inventer des façons de s'en sortir.Après la guerre, il s'est développé deux types de mentalité: ceux qui ont nourri l'esprit de révolte et ceux qui ont développé l'esprit d'entreprise.J'ai opté pour la seconde solution.Peut-être parce qu'il y avait aussi au fond de moi celle image positive et honorable du commerce.L'environnement, en Belgique, est beaucoup plus commerçant que dans la plupart des pays du monde.Le commerce est une institution sacrée en Belgique et les gens ont les deux pieds sur terre.Le commerce n'est pas perçu d'une manière négative comme ça l'est en France et même ici au Québec encore aujourd'hui.\u2014\tMettre une entreprise sur pied, c'est travailler comme un forçat?«A long terme, tout s'en va vers les systèmes électroniques.Notre entreprise va s'adapter aux besoins de la clientèle.Dans 15 ans, la photochimie sera terminée.Il n'y aura plus de films dans les appareils, on utilisera des types de mémoire comme ceux qu'on utilise actuellement dans les ordinateurs.Finis les acides pour le développement, etc.Une capsule dans votre appareil photographique, que vous pourrez.ensuite visionner sur votre petit écran de télévision pour établir la sélection.Une machine imprimante, soit de votre domicile, soit d'un bureau central relié par coaxial pour tirer le nombre de photos désirées.» Et bien avant 1995, Adrien Castegnier, ce labo-maniaque de haut calibre, ira replonger davantage sa belle barbe dans le bain revitalisant de la recherche électrochimique.Ce qui fera de lui, encore une fois, un inventeur.au poil!.4.3 novembre 1979 mm LES ARCHIVES, NATIONALES ET AUTRES 0 > \u2014\tComment fait-on du neuf en histoire ?\u2014\tAvec du vieux, voyons ! vous répondra n'importe quel archiviste.Nos fonds d'archives publiques et privées recèlent en effet tous nos ouvrages historiques en devenir.Comme dans une mine, le chercheur y découvre qui une pépite à basse teneur (mais combien précieuse pour l'histoire locale!), qui un joyau dont les mille feux éblouiront les connaisseurs.Et le gisement ne s'épuisera pas de sitôt ! \u2014\tQue contiennent les Archives publiques du Canada ?ai-je demandé au Service des relations avec les médias, que dirige M.André Lamalice.\u2014\t75000 pieds linéaires de documents de toutes sortes, m'a répondu M.Lepage.Plus 22 km de manuscrits; 30000 films d'archives sonores; 35000 heures de bandes magnétoscopiques; 750000 cartes et plans; 100000 pièces-iconographiques.Quant aux dépôts des Archives nationales du Québec, Mme Georgette Lacroix, responsable du bulletin Archives en fête, indique qu'ils totalisent 46173 pieds linéaires.Sous l'impulsion du Conservateur François Beaudin, ces chiffres progressent de mois en mois.Le dédale des archives n'aboutit pas qu'au palais de l'écrit.C'est ainsi qu'un document microfilmé en Espagne pour le compte des Archives publiques du Canada a permis à une équipe d'archéologie sous-marine de découvrir l'an dernier la plus vieille épave trouvée en eaux canadiennes.Il s'agit du San yuan, baleinier basque qui coula dans le détroit de Belle-lsle à l'automne de 1565.Et le fort Ingall, sur les rives du lac Témiscouata, entièrement reconstruit grâce à des documents d'archives.«Même les ferrures ont été réalisées (par un forgeron local) d'après des plans d'époque», de dire l'animateur Marc-André Leclerc.Chaînon d'un réseau érigé vers 1850 en prévision d'une invasion de nos voisins du Sud, le fort Ingall est aujourd'hui un centre culturel desservant la population de Cabano.Le blockhaus abrite les archives d'histoire locale qui contiennent, entre autres, une histoire manuscrite du sentier du portage entre le lac Témiscouata et Rivière-du-Loup.(On peut aujourd'hui encore franchir à pied ce tronçon de l'historique voie de communication entre la Nouvelle-France et l'Acadie.) La Semaine des archives (du 1er au 8 novembre) incite à projeter un éclairage discret sur certains fonds privés.Les séminaires de Québec, Nicole! et Trois-Rivières, la Collection Baby, de l'Université de Montréal, les archives des jésuites à Saint-Jérôme contiennent des pièces inestimables.Et les chambres fortes de certains particuliers dissimulent parfois des joyaux Sut! ri t z / à Z m 4 K Faciles à utiliser Prêts à servir en 5 minutes 1\t¦ '|jj .\t.- : Excellents repas complets m .L Salisbury Steak Bifteck Salisbury Beet Jardiniere Boeuf Jardinière Freddyçfreî Freddyçfieï Voilà comment on mettait Crondines au courant, au début du siècle! (Archives nationales du Québec, fonds du musée de Crondines.) rv iV \u2022fc; inattendus.Telle cette pièce unique que m'ont montrée les architectes La Roche & Déry, de Québec.M.Guy La Roche, son propriétaire, n'est pas peu fier de ce document (l'un des rarissimes sinon le seul) portant les signatures jumelées de l'intendant Bigot et du gouverneur de La lonquière.La capitulation de Montréal signée «Vaudreuil et leffery Amherst» le 8 septembre 1760 comporte 55 articles.Notez bien le 45e: c'est le numéro gagnant à la loterie mondiale des archives.«les minutes (oui, c'est en français !) des actes des notaires, des villes et des campagnes, et généralement les actés et autres papiers qui peuvent servir à justifier l'état et la fortune des citoyens resteront dans la colonie, dans les greffes des juridictions dont ces papiers dépendent.» Il fallait bien administrer le pays conquis, pardi ! Et c\u2019est ainsi que ce filon de documents s'échelonnant de 1650 à 1760 s'est transmis intact jusqu'à nos jours malgré les risques d'incendie (touchons du bois) ! Les Archives nationales du Québec sont dépositaires de ce fonds qui, enrichi sans interruption de 1650 à 1875, contient aujourd'hui environ deux millions d'actes.L'histoire de la société québécoise s'y trouve consignée (en France, un tel fonds n'existe sans interruption que depuis 1790).Son utilisation rapide et efficace dépend d'une clef qui ne fonctionne que partiellement.«L'index onomastique (relatif aux noms) n'est actuellement dressé que pour environ le tiers de ce fonds», m'a dit Yves-Jean Tremblay, directeur du dépôt de Montréal.Souhaitons qu'à l'occasion de la prochaine Semaine des archives l'instance supérieure aura à cet égard au moins un échéancier à nous annoncer, tant il est vrai qu'on peut dire de ce fonds, devant le monde entier, qu'il est unique ! Edouard Doucet Poulet .-! \u2022 Mirepoix Chic Freddychef .MCO o » O ZC c/ m Ài ms Tl 1 à m y: w 5 ¦111 ¦ ¦ : .-, ' 3 novembre 1979 - 5 .Si le trombone est un instrument jovial, (ci contre), le xylophone semble exiger de la concentration (à droite).En bas: mi-figues, mi-raisins, les autres «perccussions - ¦ ifSl \", w -\"%- - B -¦¦ - .njc js # '¦ - ¦ .¦» \u2022_ DÉMYSTIFIER L'ART POUR LE RENDRE TANGIBLE A L'ENFANT M ¦ 1 »/li - .Vh-S V 1 EDUCANIMA PAR MARIE-THÉRÈSE RIBEYRON de Telemann.«Que c'est beau!» chuchote une étudiante.Ouf, nos quatre musiciens rassurés poursuivent le concert deux fois plus longtemps que prévu devant des étudiants ravis.La surprise continue mais la consternation se change en joie.«Nous venions de découvrir que la musique sérieuse pouvait se «vendre aux étudiants», me dit Jean Ruest.Ils vont alors proposer un concert à un directeur de polyvalente qui leur rit au nez mais acquiesce à leur demande.Une fois encore, les étudiants se laissent séduire par des concertos.Encouragés, nos quatre musiciens passent à l'attaque des écoles.Puis, l'été venu, ils forment un quintette à vent et obtiennent une subvention gouvernementale pour aller charmer les oreilles des touristes de Percé.«Nous annoncions nos concerts en nous promenant en jeep au milieu des terrains de camping.C'est là que nous avons commencé à démystifier, la musique classique.» C'est ainsi qu'au fil des concerts démystificateurs est née Educanima.Depuis cinq ans, 90 p.cent des spectacles ont été donnés dans les écoles, les autres dans les parcs, les centres culturels et les centres commerciaux.La clientèle se recrute principalement à l'élémentaire.En feuilletant le catalogue, on lit l'an- nonce de concerts de harpe et flûte, d'instruments à percussion, d'un quatuor à cordes, d'un quintette à vent, d'un trio classique composé de flûte, violoncelle et guitare et on s'étonne.Cela semble plutôt austère pour des enfants de 6 à 10 ans.«Préjugés, affirment les gens d'Educa-nima.Nous constatons qu'il est facile d'initier les enfants à la musique classique.Il suffit de savoir la leur présenter.Au cours de nos 5 000 concerts, n'avons jamais connu de chahut.» «Notre originalité est d'avoir su adapter la musique classique aux enfants, m'explique lean Ruest.Il faut prendre lé temps d'aller les chercher pour leur faire découvrir les sons.» Roland Côté, directeur artistique, m'explique cette approche.«On les barque en partant.Quand ils arrivent dans la salle, on les accueille, on les place, on établit dès le départ munication.On leur dit qu'on va chanter, jouer avec les instruments, faire des jeux et on commence.Par exemple, pour leur faire découvrir les trilles, on leur raconte l'histoire d'un roi qui aimait tellement la musique qu'il a fait venir un jour un musicien pour lui demander d écrire de la musique avec des décorations comme des boules de Noël.On leur dit _____________ Suite page 8 «Notre but est de démystifier les arts dits sérieux, comme la musique classique, le théâtre, le mime, la danse», me dit Jean Ruest, directeur d'Educanima, agence de spectacles éducatifs, devenue en cinq ans d'existence la première du Canada.La saison dernière, cette agence donnait 1 400 spectacles à travers le Québec, l'Ontario, le Manitoba, le Nouveau-Brunswick.Tout a commencé il y a six ans quand Jean Ruest a terminé ses études au Conservatoire de musique.Comme hautboïste, le marché du travail ne l'a pas particulièrement bombardé d'offres d'emplois.Qu'importe! Un marché, ça s'invente.Une clientèle ça se crée.Jean Ruest forme tout d'abord un groupe baroque, donnant des concerts ici et là.Un soir d'hiver, ils sont invités dans la région de Saint-Jérôme dans un lieu nommé Domaine du bois dormant.Ils s'attendent à un centre culturel, arrivent vêtus de leur smoking des grands soirs pour se retrouver au milieu d'étudiants habillés de leurs grosses bottes et habits de mc-toneigistes.tels quatre cygnes au milieu des canards.Surprise et consternation.Ils enlèvent bravement leur veston et attaquent avec appréhension un concerto nous ! em- une com- 6- 3novembre 1979 i £fc (SanuDD iQTKSl\t>QQDDo % SK J »*«] Elle a toutes irai» as de RBster 1^ au CsimdEflsio Il\u201d y :n tm s m fit?: -\u2022* Photos Jean Ruest inti\u2022':i ¦: m ; i vf iln fjf itir_ i I'.\u2019li!/ It 1 .i *.M : V< :if i ;ii[)ur.1/ .:inu,-\"niuiiv irn|iijrt.il'.'Ur.rwi.p.u ';upr,l.iinl'.' I\ttilt',i m /i.it.i'.In vi.nti \u2022 f]n\\ ' .irmonnnll< j i inn VJiirni liitinn H'/i it'lnv n«r.»»\u2022»/»J«;S* (lO'ur tf)ri-7^ y, V v.;.;¦- i k mr *?-A ¦i \\ ux :¦ /« V ¦ ?¦ m ?J A E T* ' i seuls les professionnels peuvent manipuler des marionnettes ou en construire.On leur donne le goût d'en faire, on leur explique comment les faire, comment les manipuler, comment on a construit le décor, etc.» D'ailleurs tout spectacle s'accompa- néité, explique-t-il.C'est aussi très important de les valoriser, de leur faire tir qu'ils sont bons.Quand un plus timide ose faire quelque chose, on lui dit que c'est beau et on fait applaudir amis.Il change de tête.Le pédagogue est là pour suggérer.Il doit toujours être positif, il doit être présent, sentir l'enfant.Et surtout il doit l'aimer.» Depuis un an, Educanima complète la sensibilisation des enfants par celle des titulaires, en leur offrant des ateliers de sensibilisation à la musique, à l'art dramatique et à l'expression corporelle.sen- scs 8-3 novembre 1979 & w -r.f-f 5 v»: £ : ; i i # Lî\" v- \\.J JL r ?ï VA m Ë 11 -12SF» t A- -V % L V p V V.À m - A % vC' / f' Ji .5, ÎV M : m f (ij' y' wlf' Si Vi u K u , ?f ¦fn .m: ¦>J w m r fj sss \"a V.\\ M m ¦mm , V, tjLllllW|'r t \u2022w-1 'U U Y \u2022 08 Naître aujourd\u2019hui ¦¦ V Naître aujourd'hui, document sur la natalité, regroupant huit articles écrits par des professionnels de la santé, est maintenant accessible au public.Accouchement à l'hôpital et accouchement à domicile, cohabitation mère-enfant, relation mère-enfant en période périnatale, cours prénatal, allaitement maternel, médicaments en cours de grossesse figurent parmi les principaux sujets traités.Ce guide d'information est publié par la revue le Médecin du Québec, comme supplément à son numéro de juin 1979.en collaboration avec la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec.La brochure se vend 1 dollar l'exemplaire (frais de port inclus).On peut se la procurer en s'adressant à: Le Médecin du Québec, 1440, rue Sainte-Catherine ouest, app.1100 Montréal (Qué) H3G 1RS < H i 1 V \u2022 -j t .4 , 5*: T'ous les hôtels Holiday Inn à travers le pays vous offrent un tarif week-end spécial: 25% de rabais sur le prix courant d\u2019une chambre si vous y passez au moins deux nuits.* Le forfait week-end au Holiday Inn: une chambre de choix à bas prix.Sans aucune réduction des normes ayant acquis à Holiday Inn sa réputation dans le monde entier.Chambres spacieuses et bien éclairées, télécouleurs, lits doubles extra-longs, stationnement gratuit pour les clients, piscines et saunas, service de garderie, plan familial \"Adolescents gratuits,\" casse-croûte, excellents restaurants et vaste choix de divertissements.Profitez d\u2019un week-end agréable.Ffcour réservations, composez sans ^ frais l-(800)-268-8980 pour P.Q., Maritimes, Ont, Sask., Man.; l-(800)-268-8811 pour Alta.,C.B.; 878-4321 à Montréal; 486-6400àToronto.Ou encore appelez le Holiday Inn le plus près ou votre agence de voyages.L\u2019hôtel qui plaît le plus au monde.\u2022Vfous devez réserver et mentionner le forfait week-end.Valable seulement selon disponibilité.En vigueur les vendredi, samedi et dimanche jusqu'au 15 juin 1980 inclusivement Sont exclus les forfaits de ski entre le 15 décembre 1979 et le I\" avril 1980, les réunions spéciales, les groupes et les congrès.Un spectacle de choix perspectives Directeur artistique Pierre Legault Chef de la fabrication Michel Brunette Graphiste lean-Marc Martin Collaborateurs réguliers Raymonde Bergeron Gloria Escomel Guy Fournier Cité Normand Hudon Henriette Major Margo Oliver Président et directeur général lean-A.Dion Rédacteur en chef lean Bouthillette Rédactrice en chef adjointe Thérèse Dumesnil Rédacteurs Edouard Douce! Isabelle Lefrançois Secrétariat Liliane Bitursi Françoise loannidès Gisèle Payant Denis Plain Pedro Rodrigues Michèle Thibault Marie-Odile Vézina Président Charles d'Amour Vice-président Guy Pépin Secrétaire Gaston Vachon Trésorier Denis laçasse Etes-vous parmi Içs fidèles spectateurs de ce super show: les débats de l'Assemblée nationale du Québec?Voici de récentes statistiques sur la cote d'écoute des débats télévisés: \u2022 798800 Québécois les regardent moins d'une heure; 844 350 les regardent d'une à trois heures; 148000 les regardent de trois à six heures; 138550 les regardent plus de six heures.Depuis le 9 octobre, la période des questions orales est diffusée de 19 heu-à 20 heures à Radio Québec, soustrayant les débats de l'Assemblée nationale à la concurrence des émissions d'information passant sur les autres postes __ entre 18 et 19 heures.est publié chaque semaine par Perspectives Inc.231, rue Saint-|acques, Montréal P.Q.H2Y 1M6 Tél.282-2224 res Représentant publicitaire MagnaMedia Limitée, 231, rue St-lacques, Montréal, P Q.H2Y 1M6 Tél.282-2120 ISSN0380-6790 ?3 novembre 1979 - 11 vsfc t i g w l - V*ir si ; (¦ Gonflée d\u2019air tiède et de poésie: r : : m »,MONTGOLFIERE I N ; - a F my i t i \\n .i' -¦ ma Photos Alain Comu PAR BERNARD-HUGUES BEAUCHESNE mier pilote licencié au Québec.La même année (l'histoire se répète).Gary Brady, un Américain, s'installe à Sherbrooke et, en compagnie de Roger La-brecque, ouvre la première école de pilotage de montgolfière au Canada: les Aventures en montgolfières du Québec.Les débuts sont modestes mais il y a actuellement un tel engouement pour ce nouveau sport que les deux promoteurs font la vente et la promotion de la montgolfière à travers la Belle Province.Faudrait pas s'étonner de voir apparaître un de ces jours une montgolfière autour du mont Royal ou de Place Ville-Marie en plein coeur de Montréal! Ça nous changerait des hélicoptères et c'est moins bruyant, sans pour autant passer inaperçu.Faire un tour de montgolfière demeure un privilège étant donné la capacité d'accueil de l'engin, soit le maximum de trois personnes dans la nacelle.Pour en piloter une, il faut être détenteur d'une «licence de pilote de ballon libre» du ministère fédéral des Transports.Ça implique de passer un examen médical, obtenir un permis d'élève-pi-lote, réussir les examens du ministère et accomplir une moyenne de 25 heures de vol dont 16 exigées par le ministère.A LA GRÂCE DU VENT- les conditions de vol sont en fonction de la météo: la température idéale oscille entre 10 et 20°C avec un ciel nuageux et plafond élevé, le soleil de midi est dangereux à cause des turbulences thermiques qui peuvent faire perdre momentanément le contrôle du ballon.Par une journée ensoleillée, vous ne verrez voler une montgolfière que très tôt le matin ou le soir avant le coucher du soleil.Quant au vol de nuit, il est à déconseiller tout au moins à cause d'un fil électrique qui, en deux temps trois mouvements, vous crève un ballon dans le temps de le dire.A moins, bien sûr, que vous ayez à traverser le rideau de fer.Cest une autre histoire.Voler en français ne semble pas créer d'ennuis, du moins pas à ma connaissance, d'autant plus si le pilote partage cette qualité avec son passager.Dans ma grande naïveté, je demande à mon hôte de m'indiquer où il a l'intention de m'amener.«Nous savons d'où nous sommes partis, quant à savoir de façon certaine où nous allons nous poser, c'est une autre paire qui a adopté le léger nom de monlgol- de manches!» J'ai compris.La montgolfière.Au Québec, faire de la montgol- fière suit le vent qui, lui, varie comme fière est une activité sportive assez ré- bon lui semble selon l'altitude.La seule cente, bien que certains d'entre nous façon d'atteindre une destination visée puissent se rappeler des ballons à fumée {et ce n'est pas si simple) consiste à dé-qui constituaient une attraction spéciale nicher l'altitude qui fournira le vent dé-lors de foires régionales d'antan.En 76, siré.A 500 mètres, vous vous dirigez vers l'année des extravagances, le premier le nord, un peu plus haut, c'est vers le des hurluberius, lacques Codère, s'a- sud, voire même vous pouvez frapper chète un ballon et devient le tout pre- une altitude où c'est l'immobilité totale.ner, où vous avez vu apparaître à la fenêtre celte grosse boule de Noël qui fait dans les cinq étages! C'est une question d'habitude mais il y a de quoi se frotter les yeux, vous en conviendrez.Faire un tour de montgolfière demeure un privilège.En posséder une-dans sa cour, encore plus.Parmi la dizaine d'heureux propriétaires de ballons au Québec, la majorité sont de l'Estrie.La raison en est fort simple: les tout premiers as du ballon y vivent.Vous voulez d'autres chiffres: une cinquantaine au pays et, à travers le monde, un peu plus de 3000 dont près de 2 500 chez nos voisins du Sud.C'est Peter Deutsch, en charge des relations publiques de l'Association des montgolfières du Québec, qui me l'apprend lors de cette toute première grande rencontre de ce genre d'aérostats au Québec.Ce festival de trois jours se voulait une suite à celui qui s'était tenu auparavant au cours de l'été à Grande-Prairie, petit village d'Alberta.le risque une question qui m'apparaît opportune.\u2014A quelle altitude sommes-nous maintenant?\u2014\tBien, aujourd'hui, ça monte vite, c'est un temps idéal.Regardez l'altimètre: nous approchons de 4 000 pieds, me lance tout bonnement le pilote.Comme si de rien n'était.l'acquiesce par un «ah bon!» qui se veut le plus neutre possible1.Car je n'ose regarder vers le bas, le moins possible en tout cas.Le pilote: je l'appelle intérieurement mon ange gardien car il n'est pas question de lui envoyer des vibrations antipathiques au moment même où je partage avec lui, depuis moins de dix minutes, un plancher d'osier de quatre pieds sur quatre.Je vous jure que mon imagination fonctionne vite! Mes rêves d'antan, je les vis, et d'une tout autre façon que je les avais imaginés.Le tapis magique dans les contes des Mille et Une Nuits, le cerf-volant qui vous fait voler haut mais uniquement par procuration, l'idée d'imiter Iules Verne et de faire le tour du monde en ballon, Icare s'approchant trop près du soleil et y perdant ses ailes.Et nous n'avons même pas de parachute! Rendant que le soleil joue à cache-cache avec les nuages avant d'aller se coucher tout en feu, j'ai droit à un tour *¦ d'horizon de la part du pilote.\u2014\tRegardez là-bas, le sommet du mont Mégantic.\u2014Ah oui! l'observatoire astronomi- trois personnes).Le gonflement débute en poussant de l'air dans l'enveloppe au moyen d'une soufflerie portative mue par un moteur à essence.Aussitôt que l'enveloppe est à moitié gonflée, le brûleur est allumé et l'air est réchauffé jusqu'à ce que le ballon prenne sa forme et sa position de décollage.«Saute, c'est le temps!» La nacelle s'agite fébrilement.Hésitation, une jambe, deux jambes.Pas question de changer d'idée.C'est parti.A bord, l'équipement est réduit à son minimum: un altimètre, un variomètre, un thermomètre pour la température de l'enveloppe qui ne doit pas dépasser les 120°C, de l'oxygène si le vol est prévu à plus de 3000 m.une solide ligne d'attache, un extincteur et, facultative, une bouteille de champagne.La ferme expérimentale est maintenant loin derrière nous.Soleil de minuit, notre ballon, porte bien son nom, car le soleil est maintenant disparu à l'horizon, mais il fait encore assez clair pour voir déguerpir un renard.Quant aux vaches, c'est la débandade: le bruit strident du brûleur les rend folles.Hémond me taquine au sujet de mes appréhensions du début.|'ai eu le temps de m'y faire depuis près de deux heures qu'on se balade.Fleur de nuit et Nébuleuse ardente, on les reconnaît à leurs couleurs, s'apprêtent aussi à se poser tels des nénuphars sur un étang.Tout près de la route, entre grange et une maison près d'un jardin, le terrain d'atterrissage est repéré.Une dernière manoeuvre: le pilote lire sur une corde qui ouvre le volet de dégonflement au faîte du ballon, la couronne.C'est à peine si on perçoit le choc.Un tracteur, les phares braqués, fonce sur nous.Le fermier n'en croit pas ses yeux.Le comité de réception grossit grâce au téléphone arabe.La petite route de lohnville, à une trentaine de kilomètres de notre point de départ, est littéralement envahie par une ribambelle d'enfants surexcités et de curieux qui veulent en savoir plus long.En moins de 15 minutes, tout est rangé dans le camion des poursuiveurs qui a failli ne pas nous retrouver dans le dédale des routes de campagne.Ça se passe presque toujours ainsi.Sauf cette fois où un cultivateur apeuré a pris le ballon pour un ovni et il s'en fallut de peu que la montgolfière reçoive une volée de plombs dans la jupe.Vous comprenez maintenant pourquoi la bouteille de champagne fait partie de l'équipement standard sécuritaire.Avant de monter dans ce sympathique petit panier d'osier accroché à grosse «baloune» dont le coût oscille entre $8000 et $15000 (la copropriété est intéressante à plus d'un point de vous verrez), j'ai voulu savoir si c'était ml Hl k# % üü % g BS SAUTE, C'EST LE TEMPS! Pour que le ballon s'élève, il suffit de chauffer l'air à l'intérieur de l'enveloppe.Comme chacun sait, l'air chaud étant moins dense que l'air ambiant, il cherche donc à s'élever.Pour descendre, on coupe le chauffage et, l'air à l'intérieur de l'enveloppe se refroidissant, l'ensemble devient plus lourd que l'air extérieur.Le ballon descend donc jusqu'au moment où un nouvel équilibre dans une atmosphère plus dense soit atteint.On veut descendre plus vite: on n'a qu'à ouvrir en plus une soupape (sorte de volet fixé à même l'enveloppe) qui fait fuir l'air chaud accumulé dans l'enveloppe du ballon.On chauffe comment ?A l'aide d'un brûleur qui utilise le gaz propane comme carburant.La puissance pouvant être développée équivaut à 110 installations de chauffage domestique.« N'allez pas croire pour autant qu'il en coûte une fortune pour voler, m'affirme l'aérostier.Tout au plus 20 dollars l'heure, tout compris.» Plus l'air ambiant est froid, plus le temps de vol s'allonge.Si, en plus, on a le maximum de bonbonnes allouées dans la nacelle (environ trois), on est bon pour se tirer en l'air pour quelques heures.On aura compris pourquoi l'hiver constitue un temps plus qu'idéal pour voler.\t, Si vous n'aimez pas la compagnie, pensez à autre chose comme sport.En effet, si en plein vol vous êtes en mesure de manoeuvrer seul le ballon, il vous faudra de l'aide au décollage et à l'atterrissage.Pour pouvoir gonfler le ballon et lors de l'opération atterrissage, il vous faut une petite équipe au sol (au moins m m ' i ws m V une que, j'y suis monté le mois dernier.|e parle.Un petit truc pour me déten- Y*' dre.\u2014 Les trois lacs, que vous voyez là-bas: le Massawippi, le petit lac Magog et le grand Memphrémagog.Plus près, c'est le mont Orford.\u2014Ouf! quelle vue! Et la rivière en bas?\u2014C'est la Saint-François, qui traverse Sherbrooke.A UNE GROSSE BOULE DE NOEL A 5 000 pieds d'altitude, I eau de la rivière ne semble pas bouger d'un pouce.|e tente de repérer notre point de départ, le centre commercial, mais nous sommes déjà loin, le survole la ferme expérimentale de Lennoxville à bord d'une vraie montgolfière en compagnie de Gé-rald Hémond, aérostier.Dans cette aventure, nous ne sommes pas les seuls.D'autres hurluberlus, tout autour de notre nacelle, sont suspendus dans le ciel à des immenses ballons de cirque à la merci de la chorégraphie du vent.En septembre dernier avait lieu à Sherbrooke un festival de montgolfières, et c'est déjà pi esque une vision familière que de voir ces curieux engins survoler la Reine des Cantons\u2018de l'Est.Mais il y eut quand même cette première fois, alors que vous étiez en train de déjeu- rêve de risqué.«C'est plus sécuritaire que votre réussissait sa première envolée grâce à moins originale.Le vieux véhicule.» Voilà le commentaire laconi- un ballon gonflé d'air chaud.En pleine l'homme, celui de pouvoir librement que que je reçois en guise d'explication.Révolution française ou presque (1783), échapper à I attraction terrestre, co™\" Si j'avais besoin d'une bonne raison de des deux frères Montgolfier conçoivent mença alors à se réaliser.Depuis, de monter en ballon, en voilà bien une qui fie premier ballon à air chaud en s'inspi- nombreux ballons furent fabriqués et il y fait mon affaire puisque ce n'est sûre- rant de sacs de papier remplis d'air.Plus eut bien des améliorations quant aux ment pas dans mon camion que je me tard, la même année, deux autres Fran- formes et aux moyens de propulsion.Il y sens le mieux.Avant de mettre le pied Jçais, Pilâtre de Rozier et le marquis d'Ar- a deux sortes de ballons ou aérostats, à dans la nacelle, j'ai le temps de me \u2019aire landes, réussissaient les premiers à s'éle- gaz (hélium pour les connaisseurs) et le rappeler qu'il y a deux siècles l'homme ver dans les airs de cette façon pour la non moins prosaïque ballon à air chaud une vue, 12-3 novembre 1979 3 novembre 1979 - 13 m TT T X\" my X* W X - / Lf/t - i '¦ / N s'*?Vk .Z G mm ; \u2022X?.\u2022 X .C ¦ « ' ( ^ f t A- ft % y/A 7^ «Mf-î 1 I s 1 tv! z km#;# vs âi ; t.-, 7 / / .r v #0 y -V-'.' 1 V v » i \u2022r x ; SR 35a 4'?/ ?/ / OA I / ./ i : < ¦s.rs t r -A \\ r r d r ; V, wx./ At V 'WÎ î \\ 1 11^ ( « \"xv- > F -/ r ¦ i 4 \\\\ ( H / V| i VJ ( El v ' L/ ' V I! (/ J -XX i ¦V Il a assez flâné.Mon peu de travail ne le fera pas mourir.'r- r/-: Li Y K A V I Z ï F I I c & V x \\ 1-7, tv U s\u2019ensuit que le coût de la transformation de l\u2019énergie solaire pour usage domestique demeurera élevé tant qu\u2019on n\u2019aura pas résolu ces différents problèmes.C\u2019est pourquoi l\u2019Impériale applique ses connaissances à un projet de recherche axé sur la découverte de nouvelles techniques permettant de domestiquer le soleil pour que vous puissiez, un jour, bénéficier de l\u2019énergie solaire dans votre foyer.Depuis des siècles, l\u2019homme cherche à transformer le rayonnement solaire en énergie utilisable.A l\u2019occasion, il a obtenu certains succès.Mais, la plupart des projets n\u2019ont pu être exploités commercialement pour trois raisons.Le rendement, la habilité, le coût.La bonne marche d\u2019un système à énergie solaire dépend de facteurs aussi capricieux que les conditions climatiques, la demande thermique et la méthode de captage et d\u2019entreposage de la chaleur.Ce qui rend problématique l\u2019évaluation de son rendement avant l\u2019installation d\u2019un tel système.Et puisqu\u2019on possède peu de données sur son fonctionnement au pays, il est également difficile d\u2019en évaluer la fiabilité.& m h : ¦fi \\ 5 !\\ - ' -\u2022 : \u2022 U- V Ij :Y;-\u201cV\u2019X ! .4 r ¦ ¦ * N Brésil, fromages du Danemark, etc.La bière canadienne est sur la galerie, au frais.Ah! La douceur de vivre en forêt loin de la civilisation moderne! «Nos laveuses à vaisselle terminent leur dernier cycle dans un tintamarre de chaudrons.Eh oui! Nous avons amené nos femmes! À la chasse! Cette chasse gardée des hommes! Comment avons-nous pu abandonner le dernier moyen d'échapper aux femmes et d'a-* \u2019 voir un peu de tranquillité ?Voilà que nous avons renoncé à ce privilège, un des derniers dans un monde où la femme libérée revendique tout ce qui v , était réservé au sexe fort.histoires de chasse qu\u2019ils ont entendues, racontées, rêvées et.re-racon-tées.Seuls ne parlent pas ceux qui ont connu cette maladie aiguë qu'on appelle le buck fever.Vous avez entendu parler de ce qui arrive à certains chasseurs devant un buck?Il s'agit de ce tremblement grossier qui produit de grandes secousses dans des bras et des jambes qui ne se contrôlent pas.On a beau essayer de cacher cette espèce de danse de Saint-Guy, ça vous fait cogner les genoux et la carabine, branler le canot, claquer des dents, et ça n'arrête pas quand vous voulez! La chasse à l'orignal, ce n'est pas pour n'importe qui.Ça prend de la dé- termination, un courage viril et de la préparation.Il faut avoir choisi un endroit sauvage, l'avoir exploré, à pied et en canot, y connaître les allées et venues de l'animal selon les saisons.Il faut avoir prévu l'équipement essentiel pour loger et nourrir les chasseurs-coureurs-de-bois parce que, moi, je vous parle des «vrais» chasseurs qui vont très loin en forêt, dans un endroit qu'on choisit inaccessible pour n'avoir pas la compétition des chasseurs de deuxième classe qui font fuir les orignaux.Bref, il faut une préparation matérielle qui se répartit parfoir sur toute l'année.Il n'y a pas de misère qui nous PAR JACQUELYN COSSETTE La chasse à l'orignal, c'est sérieux.Si vous connaissez un «vrai» chasseur, vous savez de quoi je pafle.Quand arrive l'automne, l'énorme roi de nos forêts qu'on a souvent vu à l'eau durant l'été disparaît.Il ne sort guère que pour les femelles.Il n'est pas facile à dénicher.Ni à abattre, lorsqu'on a pu l'approcher.Le pourcentage de chasseurs d'orignaux qui tuent n'est pas élevé.Ceux qui rapportent un panache le promènent partout pendant des semaines.Et.s'il le faut, plusieurs saisons de suite.Les chasseurs qui n'ont tiré que sur des bouteilles racontent ces vieilles retient quand il s'agit de l'orignal.Voyez plutôt notre journal de bord: I r NOUS AVONS AMENÉ NOS FEMMES Tests de laboratoire.Divers produits sont mis à lassai à notre laboratoire de recherche de Sarnia en vue d\u2019identifier des matériaux pouvant servir à entreposer économiquement la chaleur.Capteurs solaires.On étudié l'efficacité et le rendement général de différents 8 types de capteurs solaires Illustration: un capteur autoguidé sur le soleil, j \"Quel plaisir, ce soir, de nous retrouver dans notre camp en bois rond.La petite fournaise en fonte pète et souffle en digérant son épinette noire.Il fait bon siroter un gin hollandais.Nous apprécions la douceur de vivre dans des culottes de laine chaude que nous laissons presque griller par la truie ronflante, alors qu'il pleut et vente dehors.Devant nous, des tablettes bien remplies: vins de France et d'Espagne, vodka russe, cognac français, noix du Issq Compagnie Pétrolière Impériale Ltée J Suite page 16 3 novembre 1979 - 15 14 - 3 novembre 1979 Le minimum vital est de mieux en mieux assuré par l'État.r~z / K % z1 \u2022 V li'f \t i r w I fm i-ô % 1 w: * ¦ * w Hi m i.Vi % *1 UNE HISTOIRE DE CHASSE.Four qui veut mieux lassurance-vie.nous pu abandonner le dernier moyen d'échapper aux femmes et d'avoir un peu de tranquillité?Voilà que nous avons renoncé à ce privilège, un des derniers dans un monde où la femme libérée revendique tout ce qui était réservé au sexe fort.«Nous voilà à la chasse avec nos femmes.Ce n'était pas vraiment une obligation de les amener, mais il n'aurait pas été «possible» pour les maris seuls de partir pour deux semaines.Une semaine peut-être, en laissant un pénible lot de problèmes à ces «pôvres» épouses seules avec la marmaille et la maison.La logique féminine à laquelle il a fallu se soumettre, c'est que si les enfants peuvent se passer de leur père une semaine, ils peuvent se passer du père et de la mère pendant deux semaines ! faction de le lui avoir montré.Quand je pratique mon call durant le mois d'août, elle tient à m'accompagner.L'an dernier, nous sommes allés à la fin de l'été dans le parc La Vérendrye pour pêcher un peu, et surtout pour essayer mon «call».Un orignal nous a répondu.Il est bien difficile de dire si c'est mon appel qui était efficace car ma femme, elle, «cailait» immédiatement après moi.La puissance toute virile du chasseur de grand gibier, du tueur du plus grand cervidé au monde, c'est bien fini pour moi! Voyez plutôt la suite de l'aventure.«.Nos deux bonnes femmes restent d'ordinaire au camp pendant que nous allons chasser «sérieusement» dans des baies éloignées.Mais voilà qu'en fin de journée elles ont fait venir un gros «buck» près du camp.C'est d'une voix étoliffée que Carmelle s'est exclamée: «Irène, regarde l'orignal à l'eau dans les joncs! Il est trop loin pour qu'on le «tire» d'ici; viens, apporte ta 303 et approchons-nous par le sentier longeant la baie.» Carmelle enlève vivement son parka de nylon rouge, comme les maris lui ont enseigné.C'est trop voyant et ça fait un bruit peu orignal en marchant dans les broussailles.«Les deux femmes courent dans le sentier en jetant un regard oblique à travers les branches pour s'assurer que le gros mâle est toujours là.«C'est un «buck».As-tu vu comme il a de grosses cornes ! » «Bientôt, il faut qu elles laissent le sentier pour couper à travers bois.Ça devient de plus en plus embroussaillé.On voit toujours la grosse masse noire de l'orignal qui, lentement, dignement, comme le grand seigneur qu'il est, marche d'un pas mesuré, dans deux pieds d'eau entre deux arrêts pour fouiller de la tête dans les plantes aquatiques.«Nos femmes se dépêchent toujours vers le mâle.Dans leur hâte, elles cassent des branches, écrasent des troncs d'arbres à demi pourris.Des craquements de celte sonorité faits par quatre pattes aussi loin en forêt, ça ne se produit que sous le poids d'un orignal! «Et notre mâle, lui, vient de s'arrêter! Il vV v x: - LA RENCONTRE DU GRAND MÂLE as.«Ce soir, c'est bien gentil de les voir babiller en finissant la vaisselle.Une seule ombre au tableau.C'est que, ce soir, ce sont nos femmes qui racontent des histoires de chasseurs.Nous, les hommes, nous pourrions parler des majestueux paysages d'automne que nous avons longuement observés, en vain.Nous pourrions parler savamment des pistes que nous avons vues, si nous en avions vues.Nos femmes parlent haut et fort.Elles s'excitent! Elles répètent mille fois les péripéties, rient, émettent des cris d'orignaux.Vous le devinez.Elles ont vécu la rencontre du grand mâle approchant à la recherche d'une femelle! Elles analysent l'événement, discutent stratégie, et expliquent tout: le poids de l'animal, la longueur des cornes, ses sentiments, ses intentions.«C'était si plaisant quand nous pouvions, nous, leur raconter avec les détails les plus effrayants, nos aventures! Buvons notre gin!» Tout ça a commencé bien insidieusement.D'abord, quand je me suis acheté une bonne carabine, ma vieille 303 militaire est passée à ma femme.Quand je pariais m'exercer au tir, elle trouvait déjà toutes sortes de raisons pour m'accompagner.Je ne puis plus dire que je tire mieux qu elle, mais il me reste la satis- 05 ssr If C\u2019est vrai que l\u2019État protège et continuera sans doute de protéger ses membres contre la misère, mais qui accepterait de condamner les siens à un minimum quelconque, advenant son décès prématuré.Si vous avez réussi à doter votre famille d\u2019un certain confort matériel, ne risquez pas qu\u2019il ne s\u2019envole si vous mourez prématurément.Votre perte serait déjà assez douloureuse pour les vôtres sans que vienne s\u2019y ajouter le dénuement.Ce patrimoine qui permettra à votre famille de continuer de vivre comme avant, il existe un moyen de le constituer instantanément: l\u2019assurance-vie.La création d\u2019un \"patrimoine instantané est d\u2019ailleurs la première raison d\u2019être de l\u2019assurance-vie.Oh! ce n\u2019est pas là l\u2019unique avantage de l\u2019assurance-vie.mais c\u2019est un avantage majeur que l\u2019assurance-vie est seule à vous offrir.C\u2019est pour cette raison que l\u2019assurance-vie est irremplaçable.De combien d\u2019autres services pourrait-on en dire autant?Pour obtenir réponse à vos questions sur l'assurance-vie, il sullit de téléphoner sans frais au Centre d\u2019information de l\u2019assurance-vie en composant le numéro suivant de n\u2019importe quel endroit au Canada: 1-800-361-8070.Les compagnies cfassurance-vie du Canada 16- 3 novembre 1979 i i LA SEMAINE PROCHAINE finit de mâcher les plantes qui sortent de bouche.S'il se lèche les babines, c'est qu'il est intéressé par autre chose maintenant! Le voilà qui fait: Rouf.Rouff.Roufff.«Puis, il fait quelques pas vers le bois et s'arrête, solide, sur ses quatre pattes.Il lève haut la tête et le panache, promène de gauche à droite son nez en un mouvement de radar.C'est par l'odorat qu'il reconnaît la présence femelle, car ses yeux sont myopes.«Sent-il nos femelles?On ne le saura jamais.Voilà qu'il se dirige directement vers nos femmes! Ses premiers rouff étaient inquisiteurs et prudents.Ils débutaient par un rot longuement roulé qui semblait s'enfarger dans une langue repue.Irène dirige le bout de son fusil (un homme dirait qu'elle pointe le canon de sa carabine) vers l'animal.«Je ne vois rien.Il fait trop sombre pour viser avec mes mires.Et il y a des branches!» «Et l'animal s'en vient.Soixante agitateurs de lessiveuses dans l'eau du bord du lac.La masse noire grossit.Ouf! Ouf! Carmelle a déjà détalé dans la direction contraire: «Moi, j'ai pas de fusil, je m'en vais!» «Irène reste l'unique femelle devant ce mâle en chaleur.Elle a désespérément envie de partir.La carabine s'enchevêtre dans les aulnes.La chasseuse se débat, piétine.Cric, Crac.Et l'orignal s'excite et accourt.«Elle réussit finalement à s'arracher aux buissons et court vers le sentier et le camp.Les palpitations de nos femelles, leur souffle court et haletant, leurs tremblements de partout, tout cela a fini par disparaître, comme le «buck» du fond de la baie, dans le noir du soir.«Qu'est-il advenu de ce magnifique orignal ?Personne ne le saura jamais.Un homme pourra peut-être l'abattre un jour.Nous, les maris, n'avons pas vu ce «buck».Nous avons la certitude que nous aurions fait mieux.Et nous le dirons chaque fois que nous raconterons cette histoire.Nous l'aurions certainement tué, nous, cet orignal ! «Du moins, berçons-nous de cette certitude en sirotant notre gin, pendant que nos femmes acceptent encore de faire la vaisselle!»* sa Claude Boulard, qui a couru toute sa vie, a découvert, dans les Cantons de l'Est, un nouvel art de vivre, que nous décrit Michèle Thibault.Dans le même numéro: SJ MOI, J'AI PAS DE FUSIL! «Mais voilà qu'il émet des Ouf! qui «\u2022datent et claquent comme des toux sèches Ouf! Ouf! Et ça devient de plus en plus fort, de plus en plus excité.Il se dirige droit vers nos femmes qui sont maintenant à moins de deux cents pieds de lui.La masse de 1 000 livres déplace du l\u2019eau comme cinquante machines à laver, avec des Ouf! d'exultation.«Les femmes ont les jambes enchevêtrées dans des branches d'aulnes.Elles vibrent à chaque rot.Il fait maintenant brun, très brun.Le soleil est couché depuis un bon moment.«Il» approche toujours.On perçoit maintenant ses senteurs d'orignal.Ses glandes à musc sont en pleine sécrétion.Ça sent fort et bon.le Queen Mary, devenu plateau de cinéma, hôtel et musée; un trésor national peu connu: la crypte et la chapelle du Grand Séminaire de Montréal; la longue lutte de la Société pour vaincre la pollution, et nos chroniques habituelles.Oéfi ©t aventure .Devenez officier de la Garde côtière canadienne Pour de plus amples renseignements sur les critères d'admission ou encore pour obtenir des formulaires d'inscription, il s'agit simplement d'envoyer un coupon dès aujourd'hui.Les demandes d'emploi seront acceptées jusqu'au 31 janvier 1980.seront formés en mécanique de marine ou en navigation au Collège de la Garde dienne, à Sydney en Nouvelle-Écosse.Des baliseurs, des navires rapides spécialisés en recherche et sauvetage, et une des plus importantes flottes de brise-glaces au monde portent tous l'insigne de la Garde côtière et assurent la sécurité des activités maritimes du pays.La Garde côtière canadienne du Ministère des Transports offre une excellente formation et une carrière intéressante aux jeunes gens, hommes et femmes, attirés par la vie en mer et désireux de mieux connaître leur pays.Les candidats choisis côtière cana- Le programme d'une durée de trois ans offre une sélection de divers sujets incluant entre autres les opérations de navire reliées au pont ou à la salle des machines, les mathématiques, les sciences, le droit maritime ainsi que d'autres matières se rapportant à la navigation dans le monde maritime actuel.Agent en dotation Cadets, Garde côtière Transports Canada Tour A, pièce 1217 Ottawa, Ontario K1A ON7 JM «B ,1 i- V.B œ > ¦ TROUSSE D'INFORMATION GRATUITE mg- .jW »< - .i 9 .: - jxlvj i Veuillez me faire parvenir des renseignements additionnels concernant le Collège de la Garde côtière canadienne.Transports Canada./ y rv w* m À':;- .V l !.! i Nom a s Adressa Wm Rue App.Ville Code poitel Province École Niveeu actuel i U P ;s; a> SI LA PLUME VOUS DÉMANGE.i RECETTE DU BESTSELLER D\u2019ESPIONNAGE r ¦+ % 9 A PAR Y VA N TURCOTTE Je n'ai pas le moindre doute là-dessus je suis convaincu qu'aucun d'entre vous ne lit jamais ça.Moi non plus, du reste Mes préférences vont évidemment à Kierkegaard, Schopenhauer et Merleau Ponti avec, de temps en temps pour me distraire, quelques pages de Bataille (mais seulement quand je ne veux pas comprendre).Alors, je n'ai tout simplement pas le temps de même songer à lire ça.Vous non plus?C'est bien ce que je disais Si j'en parle ici, c'est parce que je sais que ça ne vous intéresse pas.Quant à perdre son temps, n'est-ce pas.Et c'est aussi parce que j'ai découvert récemment, à la faveur de libations quoique peu prolongées, qu'un de mes très vieux amis en lit.Et il m'a longuement expliqué comment c est fait, ce que ça raconte, comment ça commence et comment ça finit.Je tais ici son nom pour ne pas nuire à une vie professionnelle par ailleurs irréprochable.Mais le récit qu'il m'a fait, je vous le narre à mon tour.Voici donc.Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le roman d'espionnage de série noire, mais sans jamais oser en lire.Suite page 20 - 1 \\ r .y twl 4 2 >¦ S\u2019s V: 3 1 .»iE .\u2022/¦A 7 A: ¦s if* ¦* \\ t* 1 .1 / \u2022 / a\\ i K H ?A;: .\u2022 - 1 \u2018V\"\" O r - '\u2022 n à «635 / fl Nouveau k $ format V \"700\"! r \u2022 V- 2 >5 iPSis b V Jk' 1 Voo* ouce L'* \u2018 \u2022fr , $ ,0 N F ftS v\u201e RÉGULIÈRE.KING SIZE Lv-
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