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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2011-01-22, Collections de BAnQ.

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[" ARTS ET SPECTACLES ROBYN UNE POP STAR À PART PAGE 4 LOUISE PENNY AU REVOIR LA CRITIQUE, BONJOUR L\u2019ÉCRIVAIN PAGE 3 www.cyberpresse.ca/arts PHOTO FOURNIE PAR V, PHOTOMONTAGE, LA PRESSE Ils battent des records de ventes de chansons sur iTunes, ils ont récolté trois prix au dernier gala des Golden Globes et leurs minois de stars font rêver les jeunes ados, bref c\u2019est la folie Glee depuis près d\u2019un an et demi.Vous ne connaissez pas Glee ?Il s\u2019agit d\u2019un croisement entre High School Musical, Grease et Degrassi, mais un croisement extrêmement bien exécuté.En exclusivité, La Presse a visité le plateau de Glee à Hollywood et interviewé presque tous les comédiens-chanteurs-danseurs de la distribution.Rideau, musique, showbiz ! > Un reportage de Hugo Dumas à lire en pages 8 et 9.PHOTOS Voyez des photos de la série Glee sur cyberpresse.ca/glee MUSIQUE Consultez nos critiques de disques sur cyberpresse.ca/disques BLOGUE Discutez des médias avec Nathalie Collard sur cyberpresse.ca/collard Jenna Ushkowitz (Tina Cohen-Chang) Lea Michele (Rachel Berry) Kevin McHale (Artie Abrams) Amber Riley (Mercedes Jones) Cory Monteith (Finn Hudson) Chris Colfer (Kurt Hummel) MONTRÉAL SAMEDI 22 JANVIER 2011 BRUNO COPPENS Héritier belge de Sol, Bruno Coppens vient au Québec présenter Ma Terre Happy ! , son troisième one man show.ARTS ET SPECTACLES SOMMAIRE Bruno Coppens PHOTO VÉRONIQUE VERCHEVAL 6 14 16 15 12 TRAGÉDIE DANS UN STATIONNEMENT Catherine De Léan interprète le rôle-titre de Judith (l\u2019adieu au corps), une pièce du dramaturge britannique Howard Barker jouée dans le stationnement du marché Jean-Talon.CARLOS RUIZ ZAFON Recordman de la littérature espagnole, Carlos Ruiz Zafon lance en français un de ses premiers romans, Marina, sorti deux ans avant L\u2019ombre du vent.v POÉSIE MUR À MUR La Médiathèque littéraireGaétanDostie regroupe des centaines de poèmes et des milliers de livres d\u2019auteurs québécois, en plus de 500 heures d\u2019entrevues avec des écrivains d\u2019ici.MICHÈLE LOSIER La mezzo-soprano montréalaise Michèle Losier, étoile montante de la scène lyrique internationale, campe Charlotte dans Werther de Massenet, à l\u2019Opéra de Montréal.Carlos Ruiz Zafon PHOTO DOUGLAS KIRKLAND ET SUHRKAMP VERLAG Catherine De Léan PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Michèle Losier PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 2 J A N V I E R 2 0 1 1 Michèle Deslauriers Adèle Reinhardt Gilles Renaud Yves Amyot Chantal Baril Bobby Beshro Émilie Bibeau Anne-Élisabeth Bossé Vincent-Guillaume Otis Monique Spaziani Minuit chrétien de Tilly mise en scène et adaptation de René Richard Cyr 15 décembre au 5 février « \u2026Duceppe va frapper fort avec ce spectacle\u2026 une distribution absolument brillante\u2026 L\u2019adaptation est parfaite\u2026 Gilles Renaud est exceptionnel\u2026 » Je l\u2019ai vu à la radio, Première Chaîne « \u2026 Gilles Renaud nous offre tout un numéro d\u2019acteur\u2026 Ils sont dix bons comédiens.mis en scène avec brio par René Richard Cyr.» Pourquoi pas dimanche, Première Chaîne « C\u2019est bon\u2026 C\u2019est très drôle\u2026Allez voir ça\u2026» Puisqu\u2019il faut se lever, 98,5 FM « Une farce grinçante\u2026 très bons acteurs\u2026une réunion de famille qu\u2019on ne veut pas manquer.» Le Téléjournal 18 h, SRC « \u2026 Les comédiens sont vraiment bien dirigés par René Richard Cyr qui fait une mise en scène vraiment solide\u2026» C\u2019est bien meilleur le matin, Première Chaîne À L\u2019AFFICHE! /TNM.QC.CA / 514.866.8668 UNE PRÉSENTATION SUPPLÉMENTAIRES 15 ET 16 FÉVRIER ! Un contemillénaire réinventé par les magiciens du virtuelMichel Lemieux et Victor Pilon.CRÉATION ET MISE EN SCÈNEMICHEL LEMIEUXET VICTOR PILON / CRÉATION ET TEXTE PIERRE YVES LEMIEUX / COPRODUCTIONTNMETLEMIEUX PILON 4D ART BÉNÉDICTE DÉCARY /ANDRÉE LACHAPELLE /FRANÇOIS PAPINEAU PERSONNAGES VIRTUELS VIOLETTE CHAUVEAU /PETER JAMES ARTS ET SPECTACLES LECTURES LOUISE PENNY AU REVOIR LA CRITIQUE, BONJOUR L\u2019ÉCRIVAIN PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Louise Penny n\u2019a jamais regretté d\u2019avoir abandonné son métier de journaliste, et le cynisme qui vient avec.NATHALIE PETROWSKI À35 ans, après plus de 17 ans de fidèles et loyaux services à la radio de la CBC à Toronto, Winnipeg, Québec et Montréal, Louise Penny a accroché son micro et remis sa démission.Ce jourlà, elle a annoncé à son mari, Michael Whitehead, l\u2019ex-chef de l\u2019hématologie d\u2019Hôpital de Montréal pour enfants, qu\u2019elle allait enfin réaliser son rêve : écrire un roman.Pas de problème, lui a répondu son mari.Je te ferai vivre pendant que tu écriras.Le lendemain, Louise Penny aurait dû en principe se mettre au travail.Mais l\u2019angoisse de la page blanche s\u2019est abattue sur elle.Au lieu d\u2019écrire, Louise Penny s\u2019est mise à regarder Oprah et à bouffer des bonbons.Sa page est restée blanche pendant.cinq ans.Chaque fois que quelqu\u2019un lui demandait comment allait son livre, une saga historique sur Madeleine La Rocque de Roberval, Louise Penny mentait.«Ça va bien.Très bien.» «J\u2019étais dévastée, raconte-telle.J\u2019avais enfin la possibilité de faire ce que j\u2019attendais depuis toujours et mes doutes et mes insécurités sabotaient tout.L\u2019enfer.» Nous devions nous rencontrer à Sutton, dans un bistro où une bûche aurait flambé dans le foyer et jeté des éclats orangés sur les planchers en bois franc pendant qu\u2019on nous aurait servi un chocolat chaud gorgé de crème fouettée.C\u2019était l\u2019idée de départ, directement inspirée du cadre de Sous la glace qui se passe dans le village inventé de Three Pines, au coeur des Cantons-de-l\u2019Est.Mais les idées de départ, dans la vie comme dans les livres, ne se rendent pas toujours au fil d\u2019arrivée.C\u2019est finalement chez Nick\u2019s, un casse- croûte de l\u2019avenue Greene à Westmount, que nous nous retrouvons.Louise Penny, 53 ans, m\u2019attend sur une banquette en simili-cuir, vêtue de gris perle de la tête aux pieds, avec un sourire chaleureux accroché aux lèvres et un sens de l\u2019autodérision parfaitement dévastateur.Écouter Louise Penny se moquer d\u2019elle-même, de la chipie cynique, alcoolique et désabusée qu\u2019elle était à 30 ans, de ses idées de grandeur, de sa peur du jugement des autres, c\u2019est comme plonger dans un de ses polars et retrouver des bribes d\u2019elle dans ses personnages.Dans Clara, l\u2019artiste qui doute de son talent, dans Yvette Nichol, la frustrée et la fourbe, dans Armand Gamache, le gentleman détective inspiré de Jacques Parizeau et Roméo Dallaire.C\u2019est aussi aller à la rencontre d\u2019un monde douillet et anglo-saxon où il n\u2019y a pas de sexe, mais où la bouffe et le bon vin abondent.«Je parle de bouffe parce que j\u2019adore manger, d\u2019alcool parce que j\u2019ai déjà bu et que je ne bois plus.Quant au sexe, je lui préfère l\u2019amour et l\u2019intimité.Il y a des écrivains doués pour écrire de bonnes scènes de sexe.Ce n\u2019est pas mon cas.» Les tourments que vivent ses personnages, on sent que Louise Penny les a vécus avant eux.Non seulement elle n\u2019en est pas morte, mais elle a réussi à transformer ses tourments en or.Lauréate trois années de suite du prix Agatha, abonnée de la liste des best-sellers du New York Times, elle est publiée partout dans le monde et traduite dans 15 langues.Bref, elle est la preuve vivante qu\u2019il y a de la lumière au bout du tunnel de la page blanche.Comment a-t-elle fait ?«Ce n\u2019est jamais une seule chose, mais une séquence d\u2019événements qui font que ça débloque.D\u2019abord, nous avons déménagé à Sutton, où je me suis liée d\u2019amitié avec un groupe de femmes artistes qui m\u2019ont inspirée parce qu\u2019elles faisaient leur petite affaire avec passion et sans se soucier du jugement des autres.Et puis, face à la pile de polars sur ma table de nuit, j\u2019ai constaté que c\u2019était le genre littéraire qui me plaisait le plus.J\u2019ai alors décidé d\u2019écrire un livre pour moi et d\u2019abandonner Madeleine de Roberval pour Armand Gamache.Je n\u2019avais plus qu\u2019un but : écrire un seul livre et le faire publier.Point.» La peur d\u2019écrire Louise Penny a mis deux ans à écrire Still Life (En plein coeur en version française), puis deux ans à encaisser les refus des maisons d\u2019édition de partout.À la longue, elle a fini par croire qu\u2019elle n\u2019avait pas sa place dans le monde des polars.« J\u2019étais déçue, mais en même temps, je comprenais les éditeurs de New York ou de Londres de n\u2019en avoir rien à cirer d\u2019un petit village perdu du Québec et d\u2019un livre où il n\u2019y avait ni psychopathes, ni tueurs en série qui torturent les gens et les découpent en petits morceaux.» Dans un ultime sursaut de foi ou de désespoir, Louise Penny a quand même inscrit son polar dans un concours britannique de premières oeuvres.Contre toute attente, pour elle du moins, son manuscrit a été choisi avec neuf autres parmi 800 candidatures.Elle n\u2019a pas remporté de prix, mais elle a gagné l\u2019attention d\u2019un agent littéraire qui a offert de la représenter.Un mois plus tard, les éditeurs se bousculaient à sa porte avec des contrats pour deux autres livres.Et là, tout s\u2019est écroulé à nouveau.«Mon premier roman avait été écrit en toute liberté, sans pression ni échéance.Mais là, j\u2019avais une commande.J\u2019ai freaké et j\u2019ai écrit le premier jet de Sous la glace dans un état de terreur extrême.C\u2019était pourri.J\u2019ai consulté une psy.\"Dites à votre critique en résidence de dégager et laisser venir l\u2019écrivain en vous\", m\u2019a-t-elle conseillé.Quelques mois plus tard, j\u2019ai pris un café avec l\u2019auteur de polars victoriens Anne Perry.Elle n\u2019avait qu\u2019un seul conseil : écris.Arrête de te faire des peurs et de tout dramatiser.Écris avec passion et courage.Écris ce que tu veux, mais écris!» Ainsi est né Sous la glace, qui vient tout juste de sortir en français chez Flammarion et dont la traduction ne rend pas toujours justice à l\u2019humour corrosif de Louise Penny.Chose incroyable, au cours des cinq dernières années, ses romans ont été publiés dans une quinzaine de langues, mais pas en français et encore moins au Québec, même si le Québec, la SQ et un Québécois de souche en sont le coeur.«Pourquoi, je l\u2019ignore, dit-elle.Mais heureusement, ils sont en train de rattraper le temps perdu.Mes deux premiers viennent d\u2019être traduits.L\u2019été prochain, les quatre autres seront publiés en français chez Actes Sud.» Lou ise Penny raconte qu\u2019elle est devenue journaliste parce qu\u2019elle avait peur d\u2019être écrivaine.Elle ajoute qu\u2019il n\u2019y a rien de plus facile au monde que d\u2019être un journaliste cynique et désabusé.Elle en sait quelque chose.Elle n\u2019a jamais regretté une seule seconde sa décision de quitter le métier pour écrire.Quant à la critique en résidence qui la visite encore certaines nuits, elle l\u2019invite poliment à faire de l\u2019air et à la laisser écrire en paix.Et plus ça va, moins la critique ose la contredire.Louise Penny, ex-animatrice de la radio de la CBC, a attendu 46 ans avant d\u2019écrire son premier polar.Depuis, celle qu\u2019on surnomme la Agatha Christie des Cantons-de-l\u2019Est rattrape le temps perdu en enchaînant les enquêtes du sympathique Armand Gamache, directeur des homicides à la Sûreté du Québec.Alors que Sous la glace, son deuxième polar, vient de paraître en français chez Flammarion et que Bury Your Dead, son sixième, vient de paraître en anglais, elle planche déjà sur la septième enquête, campée une fois de plus dans le village inventé de Three Pines, dans les Cantons-de-l\u2019Est.Les tourments que vivent ses personnages, on sent que Louise Penny les a vécus avant eux.Non seulement elle n\u2019en est pas morte, mais elle a réussi à transformer ses tourments en or.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 2 J A N V I E R 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 3 reseauscenes.com LUC DE LAROCHELLIÈRE AMYLIE DONALD LAUTREC APADOORAÏ SAINTE-GENEVIÈVE 4 mars \u2022 514 626.1616 SAINTE-THÉRÈSE 15 avril \u2022 450 434.4006 LONGUEUIL 3 et 4 février \u2022 450 670.1616 SAINTE-GENEVIÈVE 19 février \u2022 514 626.1616 SALABERRY-DEVALLEYFIELD 4 février \u2022 450 373.5794 Réseau Scènes près de chez vous Salles de spectacle VAL-MORIN 12 février \u2022 819 322.1414 ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE Godspeed You ! Black Emperor de retour en Europe La semaine dernière, le bassiste Mauro Pezzente était toujours derrière le comptoir de la Casa del Popolo, dont il est le propriétaire avec sa femme.Mais son groupe presque mythique, Godspeed You ! Black Emperor, s\u2019est envolé vers Paris pour entamer la deuxième partie de son grand retour sur scène.«Le concert de Godspeed dans la Grande Halle de la Villette était intense \u2014 le mot est faible », a écrit les Inrocks, la semaine dernière, en mettant en ligne plusieurs extraits vidéo du spectacle.Au cours des prochaines semaines, Godspeed se produira dans plusieurs villes européennes dont Berlin, Barcelone et Prague, puis aux États-Unis et à Toronto.Rappelons que la tournée prendra fin en grande pompe à Montréal : du 27 au 29 avril au théâtre Corona, puis les 1er et 2 mai à l\u2019Olympia.Aux dernières nouvelles, il restait quelques billets.Délégation au MIDEM Une délégation de plus de 20 sociétés reliées à l\u2019industrie québécoise de la musique participe au 45e Marché international de la musique à Cannes, le MIDEM, qui s\u2019amorce aujourd\u2019hui jusqu\u2019à mercredi.Avec plus de 8000 participants, le MIDEM est un grand rendez-vous mondial de l\u2019industrie.C\u2019est un lieu d\u2019échanges, de partenariat, d\u2019ententes commerciales et de conférences.Parmi les entreprises québécoises qui sont représentées au MIDEM, on retrouve Analekta, Bonsound, Disques Artic, Divine Angel Productions, Éditorial Avenue, Effendi Records, Indica Records, L\u2019Équipe Spectra, Tacca Musique, Viinyl et Viktoria Music Services.Des représentants de l\u2019ADISQ, la SOCAN, la SODRAC et de la SODEC sont aussi sur place.«Dans un contexte de mondialisation des marchés, et compte tenu du fait que les producteurs indépendants québécois sont responsables de 95% des sorties d\u2019albums d\u2019artistes québécois \u2013 ce en quoi notre marché est unique dans le monde \u2013, la participation des membres de l\u2019ADISQ aux foires internationales est essentielle », a souligné l\u2019ADISQ par voie de communiqué.L\u2019ADISQ a un «stand collectif » au MIDEM, qui porte le nom Musique du Québec.Les temps changent.Cake était au numéro des ventes du palmarès Billboard, la semaine dernière, mais le nombre d\u2019albums vendus de Showroom of Compassion (44 000) est le plus faible de l\u2019histoire de Nielsen Soundscan pour une première place.À l\u2019inverse, Britney Spears a brisé un record pour une artiste solo féminine, en vendant 411 000 extraits numériques de sa chanson Hold It Against Me, qui sera sur son nouvel album (sortie prévue en mars).Spears a fait beaucoup mieux que d\u2019autres artistes qui ont lancé de nouvelles chansons : Avril Lavigne a vendu 163 000 extraits numériques de sa nouvelle chanson What The Hell, alors que Kanye West et Jay-Z ont vendu 125 000 fois H*A*M.(Source : Billboard) ÉMILIE CÔTÉ TRIO MUSIQUE DANNY BOUDREAU, ce soir au Studio-théâtre de la Place des Arts.A LA VINO TINTO, ce soir au Parc des Princes.MS LAURYN HILL, demain au Métropolis.BEN WILKINS + CHLOE CHARLES, lundi à la Casa del Popolo.SONS OF YORK + MARK GREEN, mardi à Il Motore.FITZ&THE TANTRUMS, mardi au Petit Campus.ROBYN, jeudi au Métropolis.OROSITÉ, jeudi au Studio-théâtre de la Place des Arts.BRAIDS, jeudi à la Maison des Arts.ALTSYS JAZZ ORCHESTRA, jeudi à la Sala Rossa.SOPRANO, vendredi au Club Soda.TROPICAL TRASH, vendredi aux Foufounes électriques.MARTINE VAILLANCOURT, vendredi au Cabaret Lion d\u2019or.BONETIC, vendredi à l\u2019O Patro Vys.APRIL WINE, vendredi au Théâtre Hector-Charland.VILAIN PINGOUIN, vendredi au Café Campus.MARIE-PIERRE ARTHUR, vendredi au Théâtre de la ville.GAËLE, vendredi au Studio-théâtre de la Place des Arts.SUR LES PLANCHES Marie-Pierre Arthur Britney Spears AP PHOTO ROBYN Une pop star à part PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE De ABBA à Robyn, en passant par Ace of Base, Dr.Alban et Roxette, la Suède a fait sa marque dans la musique pop.Cinq spécimens modernes.Lykke Li On dirait que la Suède a le tour de générer des chanteuses pop atypiques.Comme l\u2019acidulée Lykke Li, qui cache un tigre indomptable sous sa petite voix de fée.La planète indie a été séduite par Youth Novels (2008) et attend avec impatience son deuxième disque, Wounded Rhymes, attendu début mars.Björn Yttling, de Peter Bjorn&John, réalise.Max Martin Martin Karl Sandberg a fait ses premières armes dans la pop commerciale au milieu des années 90 en mitonnant les tubes des Backstreet Boys, NSYNC et autres Spears (Baby One More Time?c\u2019est lui).Il est depuis devenu l\u2019un des réalisateurs les plus demandés, pondant succès après succès pour Pink, Katy Perry, Usher, Adam Lambert.Peter Bjorn&John En 2006, le trio de Stockholm envahissait les radios avec Young Folks.La pop indé de PB&J n\u2019a pas encore réussi à renouer avec ce succès populaire, mais ses albums témoignent d\u2019une constante recherche.Gimme Some, sixième disque, est attendu en mars ; un premier extrait, Breaker Breaker, est offert en téléchargement gratuit sur le site web du groupe.The Knife/Fever Ray Dans le champ gauche de la pop électronique, un joyau suédois, le duo The Knife, constitué du musicien Olof Dreijer et sa soeur Karin Dreijer Andersson, laquelle travaille également en solo (et avec autant de génie) sous le nom Fever Ray.Découverts en 2003 avec le succès Heartbeats de l\u2019album Deep Cuts, le groupe a ensuite confirmé son talent avec Silent Shout (2006) et l\u2019étrange musique pour opéra moderne Tomorrow, in a Year.Un nouvel album serait en chantier.Junip Inconnu à la sortie de son premier EP en 2005, le groupe indie-folkpop Junip profite aujourd\u2019hui de la notoriété de son leader, José Gonzalez, lequel a connu un succès mondial inattendu grâce à sa reprise de Heartbeats de The Knife.Après deux albums solo, il est rentré au bercail ; Junip a lancé cet automne son premier disque, Fields.SUÈDE POP PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION En Suède, Robyn est un personnage public depuis son enfance.PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE «Mon public est passionné de musique», croit Robyn, qui a interrompu ses vacances pour nous accorder cette entrevue.« Il apprécie ma pop, même si ce n\u2019est pas forcément son genre musical préféré.En tout cas, j\u2019ai parfois l\u2019impression que si les gens aiment la pop, ils recherchent d\u2019abord autre chose que la pop de club que je fais.» Hors de sa Suède natale, où Robyn est un personnage public depuis son enfance \u2013 née de parents acteurs, elle a débuté tôt dans le métier avant de lancer son premier album à l\u2019âge de 15 ans \u2013, la chanteuse attire un auditoire beaucoup plus diversifié que celui des Spears, Perry et compagnie.«Beaucoup de gens de la communauté gaie et lesbienne, dit-elle, ceux qui ont aimé mes chansons depuis le tout début, puis les hipsters, les intellos.Un mélange amusant : il m\u2019arrive de scruter la foule pendant mes concerts en me demandant comment autant de gens différents peuvent se retrouver dans une même salle!» Là s\u2019arrête l\u2019analyse de Robyn.«Qu\u2019est-ce qu\u2019il y a dans ma musique qui attire ces gens-là ?C\u2019est à vous d\u2019y répondre, pas à moi.» Robyn, blonde platinée au regard vert perçant, a un look d\u2019esthète qui n\u2019a rien de plastique.Rien de préfabriqué, de prédigéré pour les radios commerciales.L\u2019auteure, compositrice et interprète dégage une franchise et une authenticité qui tranchent avec le carnaval de Lady Gaga, la façade calculée de Perry ou la provoc\u2019 à cinq sous de Ke$ha.Et elle a de bonnes chansons.Oh! les autres aussi, direzvous.Donnez-vous cependant la peine d\u2019écouter les trois albums qu\u2019elle a lancés au cours des 12 derniers mois, Body Talk vol.1, 2 et 3, colligés en une sorte de best of sur le dernier volume, lancé en novembre dernier.Pas une qui ne manque la cible.Ses chansons jonglent avec le sérieux et la fête.Ses arrangements sont dans la pure tradition eurodance perpétuée depuis les mythiques ABBA par ces populaires producteurs suédois cités dans les palmarès \u2013 un de ses collaborateurs, Max Martin, a coécrit avec Dr.Luke le dernier simple de Britney, Hold it Against Me.Rien n\u2019est calculé chez Robyn, même lorsqu\u2019elle lance trois albums dans la même année, un geste de libération après avoir lâché BMG pour fonder son propre label, Konichiwa.«C\u2019est une décision égoïste de ma part, explique Robyn.Je voulais explorer d\u2019autres façons de travailler.» Surtout refuser d\u2019entrer dans le moule.«Pas envie du cycle, pas envie d\u2019enregistrer un disque, d\u2019attendre qu\u2019il sorte, de partir en tournée pendant un an ou deux avant de retourner en studio.Ça m\u2019ennuie, cette façon de faire.» Alternant entre le studio et la scène (Robyn garde un bon souvenir de son concert à Osheaga l\u2019été dernier), elle a réuni ses amis, Max Martin, le producteur Klas Åhlund, Röyksopp, même l\u2019Américain Diplo qui lui offre le monstrueux riddim reggaeélectro- dubstep de Dancehall Queen.«La seule constante de ces trois disques, c\u2019est qu\u2019en composant et enregistrant les morceaux, j\u2019avais toujours une oreille portée vers le plancher de danse.Mais ça reste pour moi de la pop, la mélodie l\u2019emportant sur tout.» Sur scène aussi .« Mes concerts sont très simples.Pas d\u2019explosion, pas d\u2019artifices technologiques.Tout pour la musique, avec l\u2019espoir de faire danser le public.» Deux batteurs, deux claviéristes, et la chanteuse qui déballe sa cargaison de succès.En près de 15 ans de carrière, Robyn, 31 ans, n\u2019a pas tout dit ; il lui reste encore à réclamer sa juste place parmi les plus brillantes étoiles de la pop.«J\u2019ai déjà commencé à travailler sur mon prochain album.Même si je ne tiens pas à lancer trois disques par an, je ne veux pas traîner avant d\u2019offrir du nouveau matériel.» On n\u2019a jama is trop de Robyn.Robyn, au Métropolis, le 27 janvier, à 20h.La Suédoise Robyn fait la meilleure pop-dance de l\u2019heure.Pourquoi alors s\u2019attardet- on autant aux bluettes de Katy Perry, Ke$ha, GaGa et autres Britney de ce monde?Mystère que la principale intéressée ne cherche même plus à s\u2019expliquer, elle qui a conclu, fin novembre, son triptyque Body Talk, impeccable collection de tubes eurodance qu\u2019elle offrira sur scène, au Métropolis, jeudi prochain.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 2 J A N V I E R 2 0 1 1 ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE Comme i l l \u2019a calmement expliqué à Piers Morgan sur les ondes de CNN, Ricky Gervais n\u2019a rien à se reprocher et estime qu\u2019il n\u2019a rien fait de mal.C\u2019était la première fois que le célèbre humoriste britannique, né dans un bain d\u2019acide et d\u2019humour noir, accordait une entrevue depuis le gala des Golden Globes où le gratin hollywoodien a goûté à son humour féroce avant de se faire découper en petits morceaux par sa tronçonneuse.« Ils m\u2019ont engagé pour faire une job et je l\u2019ai faite», a plaidé Ricky Gervais pour justifier la job de bras qu\u2019il a exécutée dans le plus pur respect des règles de l\u2019art de la démolition.Le Botox d\u2019Angelina Jolie, le squelette gai dans le placard de Tom Cruise, la fréquentation abusive des centres de détention et de désintox par l\u2019acteur Robert Downey Jr et la paternité tardive de Bruce Willis qu\u2019il a présenté comme le papa d\u2019Ashton Kutcher, le partenaire de Demi Moore, il n\u2019y a rien de tabou ou de gênant que Ricky Gervais n\u2019a pas dit durant cette soirée qu\u2019il animait pour la deuxième année.Longtemps, la marque de commerce de ce gala sans présentateur-vedette était un humour bon enfant pimenté parfois par les frasques d\u2019un Jack Nicholson titubant jusqu\u2019à la scène en ricanant.Avec Ricky Gervais, l\u2019humour a perdu son rôle de lubrifiant social, pour atteindre des niveaux toxiques inégalés.En même temps, quand on embauche Ricky Gervais pour mettre du piquant dans un gala, on n\u2019embauche pas Winnie l\u2019Ourson.On embauche le Terminator.Les commentateurs ont surtout rappelé qu\u2019il était le créateur de la série culte The Office.Ils ont passé sous silence, sa carrière de stand-up comic coriace et «heavy métal».Onze de ses meilleurs moments sont disponibles sur YouTube.On y découvre un kamikaze de l\u2019humour qui multiplie les blagues sur le sida comme sur l\u2019Holocauste avec un sans-gêne stupéfiant.Difficile de croire que les organisateurs du gala n\u2019avaient pas vu les extraits de ce palmarès édifiant.Ils ont beau plaider que l\u2019homme est allé trop loin, trop loin fait partie de sa feuille de route depuis longtemps.Sur les ondes de CNN, jeudi soir, Ricky Gervais a rappelé à Piers Morgan qu\u2019il était un outsider de Hollywood et qu\u2019à ce titre, il aurait était absolument nauséabond qu\u2019il s\u2019amène en flattant les vedettes dans le sens du poil et en se montrant téteux et complaisant.C\u2019est un point important qui explique pourquoi Ricky Gervais a osé confronter l\u2019éléphant dans la salle, comme il le dit si bien lui-même.En d\u2019autres mots, s\u2019il a pu jouer au trouble-fête au milieu d\u2019une famille dysfonctionnelle mais tricotée serré, c\u2019est en sa qualité d\u2019étranger et d\u2019intrus.N\u2019ayant pas de liens affectifs avec une majorité de vedettes dans la salle, ayant face à eux une distance critique alimentée par le fait qu\u2019il travaille plus souvent à Londres qu\u2019à Los Angeles, il pouvait «varger» dessus en toute liberté.Cela nous ramène chez nous où un certain nombre de mes collègues ont déploré le fait qu\u2019il n\u2019y ait pas de Ricky Gervais québécois pour mettre un peu de soufre dans nos galas.Or pour atteindre ce niveau de toxicité, il faudrait que l\u2019animateur vienne d\u2019ailleurs.Sinon, vu la petitesse du milieu et le nombre important de «veudettes» qui auraient de la «pé-peine» le lendemain dans les journaux, ça serait invivable pour le pauvre animateur local.En même temps, est-ce vraiment bien nécessaire qu\u2019un humoriste étranger vienne nous dire que nos vedettes sont des botoxés, sous-doués, drogués et débauchés?Je ne crois pas.La vraie leçon de cette affaire, ce n\u2019est pas que les galas québécois ont besoin d\u2019un trouble-fête.C\u2019est plutôt que le degré de susceptibilité de Hollywood est, en fin de compte, aussi élevé que chez nous.Pour une fois, quand on se compare, on se console.s Pour joindre notre chroniqueuse : npetrows@lapresse.ca Ricky Gervais, le trouble-fête NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE Ricky Gervais a rappelé qu\u2019il était un outsider de Hollywood et qu\u2019à ce titre, il aurait était nauséabond qu\u2019il s\u2019amène en flattant les vedettes dans le sens du poil et en se montrant téteux et complaisant.ÉMILIE CÔTÉ Qu\u2019en sera-t-il ce soir, à Toronto ?E t demai n, à Montréal, pour sa première visite en neuf ans?Impossible de prévoir si les détenteurs de billets pour le spectacle au Métropolis devraient prendre congé lundi matin pour cause de manque de sommeil, mais selon des rumeurs, l\u2019ex-chanteuse des Fugees n\u2019est pas au sommet de sa forme mentale.En spectacle à Brooklyn, a rapporté le New York Times, Hill a lancé à la foule: «J\u2019ai sacrifié ma vingtaine pour vous donner de l\u2019amour.Donc, quand j\u2019entends des gens se plaindre, je ne sais pas quoi vous répondre (.) Personnellement, je sais que ça vaut l\u2019attente.» Lauryn Hill a décidé de partir en tournée même s\u2019il y a longtemps qu\u2019elle n\u2019a pas sorti de nouveau matériel.C\u2019est une participation au festival itinérant Rock The Bells, l\u2019été dernier, qui lui a donné envie de remonter sur scène en tant que tête d\u2019affiche.Elle fait même partie de la programmation de l\u2019important festival Coachella, qui aura lieu en avril, en Californie.Lauryn Hill peut miser sur les succès de son album presque mythique sorti en 1998, The Miseducation of Lauryn Hill, qui lui avait valu cinq trophées Grammy.En spectacle à New York, elle a aussi revisité le répertoire des Fugees.Selon certains journalistes, sa voix a montré des faiblesses sur Killing Me Softly, mais la chanteuse était très inspirée dans son interprétation.À Atlanta, la chanteuse s\u2019est plutôt fait traiter de diva.Elle a dit à la foule en avoir marre de « rejouer la même musique, soir après soir ».Elle a donc remixé ses chansons en demandant la participation des membres de la foule, qui étaient trop déroutés pour la suivre.Malgré tout, Lauryn Hill reste l\u2019une des plus grandes rappeuses de l\u2019histoire.La dernière fois qu\u2019elle s\u2019est produite à Montréal, c\u2019était le 30 juin 2002, à la salle Wilfrid- Pelletier, dans le cadre du Festival de jazz.Même à l\u2019époque, les avis étaient partagés sur sa performance.Grand talent Il est désolant de voir une artiste de si grand talent avoir une humeur aussi instable.Native du New Jersey, Lauryn Hill a eu de petits rôles à la télévision et au cinéma (As the World Turns, Sister Act II ) avant de former le groupe The Fugees avec Wyclef Jean et Pras (Prakazrel Michel).Leur album The Score (1996) a été salué par la critique, mais c\u2019est surtout avec son album solo The Miseducation of Lauryn Hill (1998) que le génie musical de la jeune chanteuse a brillé de mille feux.Elle a écrit, arrangé et réalisé presque chaque chanson de l\u2019album, de Doo Wop (That Thing), à Everything Is Everything et la superbe Can\u2019t Take My Eyes Off Of You.Depuis, elle n\u2019a sorti que l\u2019album MTV Unplugged No 2.0, en 2002.Lauryn Hill sera en spectacle demain soir au Métropolis.LAURYN HILL Grand talent, humeur instable Lauryn Hill a fait grand plaisir à ses fans en annonçant un retour sur scène l\u2019automne dernier.Mais elle en a fait déchanter plus d\u2019un quand elle a commencé ses spectacles avec plus de trois heures de retard, à Atlanta et New York, où l\u2019on comptait Prince et Courtney Love parmi la foule.Lauryn Hill devait chanter à 21 h, elle est sortie des coulisses vers minuit.Malgré tout, Lauryn Hill reste l\u2019une des plus grandes rappeuses de l\u2019histoire.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE Lauryn Hill llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 2 J A N V I E R 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 5 Gracias présenté par en collaboration avec Billetterie : la voix du buena vista social club tm vendredi 18 février 20 h théâtre maisonneuve \u2022 pda première pa rtie :harold lopez-nussa solo spectacle d\u2019ouverture montrealenlumiere.com 17 au 27 février 2011 info-lumière 514 288-9955 1 85lumieres 12e édition ARTS ET SPECTACLES OPÉRA Lancé en octobre 1980, l\u2019Opéra de Montréal montait un premier ouvrage français dès sa deuxième saison : Werther, de Massenet, en février 1982.Il le reprenait en septembre 1994 et le ramène de nouveau, cette fois dans la très rare version où le rôle-titre est confié à un baryton.CLAUDE GINGRAS Werther prend l\u2019affiche ce soir, 20 h, salle Wilfrid-Pelletier de la PdA, pour cinq représentations.On en comptait sept en 1982 et six en 1994.Ce qui semble une réduction s\u2019explique tout simplement par l\u2019augmentation du nombre de productions par saison à l\u2019OdM.Inspiré du roman autobiographique de Goethe dont l\u2019action se situe en Allemagne, Wer ther fut ef fect ivement créé en milieu germanique : à Vienne, dans une traduction allemande, en 1892.À Paris, l\u2019Opéra-Comique avait considéré le sujet comme trop « allemand », justement, et trop sombre.L\u2019ouvrage entra finalement sur la scène parisienne l\u2019année suivante, dans sa version originale française.L\u2019int r igue est brève et bien connue.Le jeune poète Werther aime Charlotte, fille d\u2019un bailli (ou magistrat), chargée de l\u2019éducation de ses jeunes frères et soeurs.En mourant, sa mère lui fit promettre d\u2019épouser un certain Albert, personnage plutôt sévère, ami de Werther.Ne pouvant accepter cette réalité, Werther demande les pistolets d\u2019Albert et part se donner la mort.Charlotte arrive à temps pour lui révéler son amour.Wer ther rassemble une distribution d\u2019ici : le jeune baryton Phillip Addis dans le rôle-titre, la mezzo Michèle Losier en Charlotte, le baryton Stephen Hegedus en Albert, la basse Alain Coulombe en Bailli et la soprano Suzanne Rigden en Sophie, jeune soeur de Charlotte.La mise en scène est de Elijah Moshinsky, réputé au théâtre comme à l\u2019opéra, et la scénographie est une location de Opera Australia, à laquelle on a ajouté les costumes des «designers» locaux Claudia et Sabrina Barilà.À cet égard, l\u2019OdM précise que l\u2019action a été déplacée de la fin du XVIIIe siècle au début du XXe.Dans la fosse, Jean-Marie Zeitouni dirigera l\u2019Orchestre Symphonique de Montréal.Hasard (peut-être), l\u2019OSM avait aussi été choisi pour les deux précédentes productions de Werther.De Battistini à nos jours La principale nouveauté de cette production reste cependant le recours à la version où le rôle de Werther est chanté par un baryton.Massenet prépara cette adaptation en 1902 pour Mattia Battistini.Il admirait le style élégant autant que la voix de celui qu\u2019on appelait « le roi des barytons» et considérait que le timbre sombre du baryton convenait au personnage troublé de Werther davantage que celui, plus éclatant, du ténor.Jean-Marie Zeitouni a fait beaucoup de recherches sur le sujet, consultant le bibliothécaire du Met, où cette version fut chantée en 1999 par Thomas Hampson (qui l\u2019a enregistrée par la suite), ainsi que la musicologue américaine Lesley Wright, qui prépare actuellement un livre sur la question.Présentée dès 1989 au Seattle Opera, avec le baryton Dale Duesing, cette version n\u2019est pas encore publiée, explique M.Zeitouni.Tout ce qu\u2019on possède se ramène à une copie de la partition pour ténor dans laquelle Massenet a indiqué à la main la ligne de chant du Werther baryton.Il n\u2019y a aucune transposition de la partie vocale de Werther, uniquement des abaissements de notes, et il n\u2019y a absolument rien de changé dans ce que chantent les autres personnages et dans ce que joue l\u2019orchestre.Les fans d\u2019opéra qui guettent le contre-do (ou ce qui s\u2019en rapproche) risquent donc d\u2019être déçus.Ainsi, dans l\u2019air le plus fameux de la partition, « Pourquoi me réveiller ?», Werther pousse par deux fois le mot «réveiller» vers un la dièse aigu.C\u2019est la version traditionnelle pour ténor.Dans la version pour baryton, l\u2019air se termine une tierce plus bas, sur un fa dièse.M.Zeitouni précise cependant que certains ajustements ont été faits et que certaines «tournures de ténor» ont été conservées, compte tenu de la voix de Phillip Addis, qu\u2019il considère comme un baryton- Martin, c\u2019est-à-dire un baryton plus clair et plus élevé que Thomas Hampson.Ce soir, Werther sera baryton Révélée en 2009 en Australie dans l\u2019opéra Werther de Massenet, la mezzo-soprano montréalaise Michèle Losier revient dans sa ville natale interpréter ce même rôle de Charlotte.Mais depuis deux ans, l\u2019étoile montante de la scène lyrique internationale a fait bien du chemin.Et ses planètes sont très bien alignées.MICHÈLE LOSIER, MEZZO-SOPRANO L\u2019étoile qui monte, qui monte\u2026 DISCOGRAPHIE En 1994, à l\u2019occasion de la dernière production de l\u2019OdM, j\u2019avais établi une discographie de Werther.La situation a peu changé depuis.La version Georges Thill-Ninon Vallin de 1931 reste un classique à posséder.La version moderne la plus acceptable : Alfredo Kraus-Tatiana Troyanos.L\u2019unique enregistrement de la version pour baryton, celui de Thomas Hampson, n\u2019est plus disponible.Mince consolation: «Pourquoi me réveiller?» par le baryton danois Bo Skovhus chez Sony.En documents historiques, on peut encore trouver sous diverses marques les deux principaux airs de Werther tels que gravés par Battistini en 1911, en italien; on aura plus de difficulté à retracer le coffret «Creators\u2019 Records» de Standing Room Only contenant les voix du Werther de 1892, Ernest van Dyck, et de la Charlotte de 1893, PHOTO MIGUEL LEGAULT, COLLABORATION SPÉCIALE Marie Delna.Phillip Addis dans le rôle-titre de Werther.ÉRIC CLÉMENT Il était une fois en Acadie une petite fille de 6 ans qui aimait la musique.Ses parents lui faisaient écouter Abba, Nana Mouskouri , Barbra Streisand, Francis Cabrel et Luciano Pavarotti.Un jour, elle rêve qu\u2019elle devient chanteuse d\u2019opéra.Non seulement son rêve s\u2019est réalisé, mais Michèle Losier est devenue une des mezzo-sopranos les plus demandées sur la planète lyrique.Née à l \u2019hôpital Sainte- Justine en 1978 d\u2019un père acadien et d\u2019une mère québécoise, elle a d\u2019abord étudié le piano à Saint-Isidore.Revenue au Québec au secondaire, elle se fait une amie qui, comme elle, aime l\u2019opéra.À l\u2019âge de 18-19 ans, on découvre qu\u2019elle a une belle voix.«Je chantais dans les chorales, fort d\u2019ailleurs ! On a estimé que j\u2019avais un potentiel.» Madeleine Jalbert , qui connut une belle carrière de contralto en Europe, la prend en main et la dirige vers le chant plutôt que vers le piano.« À 18 ans, on a la naïveté et la fraîcheur de dire \"pourquoi pas\" ?Maman était surprise, mais elle savait que j\u2019étais lucide.» Michèle Losier entre à McGill.Sa montée dans l\u2019univers lyrique se fait graduellement, à force de travail, de passion et de conviction.Et avec des reconnaissances, des subventions et l\u2019aide de « la Fondation Jacqueline Desma ra is , qui m\u2019a permis de payer mes cours de chant », dit-elle.Elle gagne le 1er prix au concours des Journées de la musique frança ise en 2000, puis le premier prix au Concours de musique du Canada en 2001, et le premier prix en mélodie française au Concours des jeunes ambassadeurs lyriques du Canada en 2004.L\u2019année 2005 lui réserve une autre belle récompense.Elle remporte les auditions du Metropolitan Opera de New York.«C\u2019était énorme, dit-elle.Je n\u2019avais jamais rêvé à ça.» Cette année-là, elle fait ses débuts à l\u2019Opéra de Montréal, dans L\u2019Étoile de Chabrier.Elle continue de se former, de travailler, notamment avec la soprano Lyne Fortin puis avec le grand professeur de chant new-yorkais, Marlena Malas.Puis, elle débute au Met en 2007 dans Iphigénie en Tauride, avec rien de moins que Placido Domingo.Elle participe ensuite au prestigieux Concours musical international Reine Élisabeth de Belgique en 2008.Elle atteint la finale, mais sans gagner de prix.Qu\u2019importe, les critiques l\u2019encensent.Sa prestation lui ouvre les portes d\u2019un enregistrement, les mélodies de Duparc, et d\u2019une tournée de récitals.En 2009, elle est invitée à remplacer au pied levé la diva Pamela Helen Stephen pour jouer Charlotte dans Werther à Sydney.Les critiques sont dithyrambiques.«Une magnifique prestation, marquée par la maturité émotionnelle et la virtuosité vocale », lit-on dans la presse australienne qui estime que sa «posture et son potentiel dramatique» évoquent\u2026 Maria Callas.Sa voie est tracée.Comme le rôle de Mimi dans La Bohème confère une totale plénitude à une soprano, Charlotte fait son bonheur de mezzo-soprano.« Charlotte colle bien à ma voix et à mon jeu d\u2019actrice, dit-elle.Le rôle m\u2019a permis de m\u2019épanouir vocalement et de trouver la couleur juste de ma voix.» Depuis , elle reçoit des contrats de partout.Toutes les grandes salles du monde lyrique lui ouvrent leurs portes.Mais elle garde les pieds sur terre.Elle veut trouver un équilibre entre travail et repos et souhaite pouvoir fonder une famille.«On ne peut refuser les contrats au début, mais c\u2019est dangereux de se fatiguer, dit-elle.D\u2019un autre côté, je me sens encore en période d\u2019essai.Je ne tiens rien pour acquis.On est remplaçable.Il faut prendre ce qui passe.» Elle pense s\u2019installer en Europe, où elle voudrait notamment percer le marché allemand et «chanter à Vienne».En attendant, elle se prépare pour la première de ce soir.Aura-t-elle le trac devant «son» public, sa famille et ses amis ?«J\u2019ai le trac les jours précédant la première mais quand j\u2019arrive sur scène, je respire mieux qu\u2019en dehors de la scène.Quand on côtoie de grands chanteurs, ça fait du bien de voir qu\u2019eux aussi ont le trac.Quand, avant d\u2019entrer sur scène, on demande à Placido Domingo s\u2019il est prêt, il répond \"On va voir !\".Il ne dit jamais \"Je vais bien!\" Le trac ne part jamais.» Werther, de Massenet, salle Wilfrid-Pelletier, les 22, 26, 29 et 31 janvier, 3 février, à 20h.«Je me sens encore en période d\u2019essai.Je ne tiens rien pour acquis.On est remplaçable.Il faut prendre ce qui passe.» PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Michèle Losier est devenue une des mezzo-sopranos les plus demandées.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 2 J A N V I E R 2 0 1 1 12e ÉDITION PLUS DE 4 SEMAINES AVANT LE FESTIVAL! INFO-LUMIÈRE 514 288-9955 1 85LUMIERES MONTREALENLUMIERE.COM Tout sur facebook.com/montrealenlumière PLACE DES ARTS 514 842-2112 \u2022 1 866 842-2112 laplacedesarts.com L\u2019ASTRAL, MAISON DU FESTIVAL RIO TINTO ALCAN 514 790-1245 \u2022 admission.com 1 855-790-1245 \u2022 ticketmaster.ca CLUB SODA 514 286-1010 \u2022 clubsoda.ca GESÙ \u2013 CENTRE DE CRÉATIVITÉ 514 861-4036 514 790-1245 \u2022 admission.com 1 855-790-1245 \u2022 ticketmaster.ca 17 AU 27 FÉVRIER ACHATS PAR TÉLÉPHONE OU SUR INTERNET: admission.com \u2022 1 855 790-1245 \u2022 ticketmaster.ca ACHATS EN PERSONNE À LA BILLETTERIE CENTRALE DU FESTIVAL: MÉTROPOLIS 59, rue Sainte-Catherine Est (sauf pour les spectacles présentés à la Place des Arts et au Club Soda) B I L L E T T E R I E ÉGLISE UNIE SAINT-JAMES 514 288-9245 514 790-1245 \u2022 admission.com Série à L\u2019Astral FEMMES À L\u2019HONNEUR L\u2019ORÉAL 19 FÉVRIER 20h Théâtre Maisonneuve, PdA 22-24 FÉVRIER 20h Théâtre Maisonneuve, PdA 26 FÉVRIER 20h Salle wilfrid-Pelletier, PdA COPRÉSIDENTE D\u2019HONNEUR 18 FÉVRIER 20h Métropolis 17-27 FÉVRIER 20h relâche le 21 février \u2022 LA TOHU 21 FÉVRIER 20h Métropolis PREMIÈRE PARTIE : JAH CUTTA AVEC 18-19 FÉVRIER 20h Gesù \u2013 Centre de créativité 27 FÉVRIER 20h Salle Wilfrid-Pelletier, PdA LETTRES À GÉNICA, FOLIES D\u2019AMOUR (EXTRAIT D\u2019ANTONIN ARTAUD) COPRÉSIDENTE D\u2019HONNEUR 17 FÉVRIER 20h \u2022 L\u2019Astral LE SOUL ÀSON MEILLEUR ! HOMMAGE À NINA SIMONE DE LA BOTTINE SOURIANTE ! 18 FÉVRIER 20h \u2022 Club Soda 23-24 FÉVRIER 20h \u2022 Club Soda 27 FÉVRIER 20h \u2022 Église Unie Saint-James 17 FÉVRIER 21h \u2022 Métropolis 17 FÉVRIER 20h \u2022 Club Soda 25 FÉVRIER 20h \u2022 Club Soda en collaboration avec PREMIÈRE PARTIE : BRIGITTE BOISJOLI THE MAN I LOVE CONCERT DE CLÔTURE présenté par 24 FÉVRIER 21h30 \u2022 L\u2019Astral 24 FÉVRIER 19h \u2022 L\u2019Astral 18 FÉVRIER 21h30 \u2022 L\u2019Astral 25 FÉVRIER 19h et 21h30 \u2022 L\u2019Astral 19 FÉVRIER 21h30 \u2022 L\u2019Astral 26 FÉVRIER 19h \u2022 L\u2019Astral 23 FÉVRIER 21h30 \u2022 L\u2019Astral 26 FÉVRIER 21h30 \u2022 L\u2019Astral présenté par LES VENDREDIS DE LA PLEINE LUNE AVEC ET Concert intime en compagnie d\u2019Yves Desrosiers CRÉATION AVEC PIANO ET QUATUOR ÀCORDES LA PROTÉGÉE DE LÉONARD COHEN 19 FÉVRIER 20h Métropolis PREMIÈRE PARTIE : THINK ABOUT LIFE AVEC LA CHANTEUSE D\u2019ORIGINE SKYE EDWARDS en collaboration avec LES PLUS CÉLÈBRES CANTATES DE BACH en collaboration avec Productions Rubin Fogel PREMIÈRE PARTIE : PREMIÈRE PARTIE : SERENA RYDER JUAN SEBASTIAN LAROBINA CRÉATION DUO MÈRE-FILLE POUR LA PREMIÈRE FOIS RÉUNIES SUR SCÈNE aussi les 19-20, 26-27 février à 14h 20 FÉVRIER 20h Salle Wilfrid-Pelletier, PdA PREMIÈRE PARTIE : ALBIN DE LA SIMONE présenté par en collaboration avec © Lisa Roze 18 FÉVRIER 19h \u2022 L\u2019Astral ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION La récolte a été fructueuse pour les artisans de Glee dimanche dernier au gala des Golden Globes : trois prix, dont celui de la comédie de l\u2019année.Les acteurs Chris Colfer (Kurt) et Jane Lynch (Sue Sylvester) ont aussi été salués.Toutes les semaines, Glee met en scène une bande d\u2019ados dépareillés qui s\u2019amusent au sein d\u2019une troupe de théâtre musical.Ils chantent, dansent et apprennent \u2013 à la dure \u2013 la réalité des classes sociales au secondaire.Nous avons visité en primeur les décors de Glee à Hollywood et parlé avec ses principaux artisans.Dans les coulisses Observation: aucun des personnages de Glee n\u2019a de casier attitré dans l\u2019école.Ils prennent n\u2019importe lequel, pourvu qu\u2019il soit situé dans la rangée supérieure.Et aucun cadenas ne fonctionne.Ils restent attachés à la porte.Les journées sont très longues sur le plateau.Les comédiens, qui jouent, chantent et dansent, passent jusqu\u2019à 15 heures par jour enfermés dans des décors exigus qui ont un peu l\u2019air cheap, soyons honnêtes.C\u2019est quoi, Glee ?C\u2019est l\u2019histoire d\u2019une troupe de théâtre musical d\u2019une école secondaire de l\u2019Ohio, où se mélangent des majorettes, des nerds, des sportifs, une gothique, des premiers de classe, un gai, un handicapé et une ado souffrant d\u2019embonpoint qui apprennent le respect et la tolérance au contact l\u2019un de l\u2019autre.HUGO DUMAS LOS ANGELES Le ciel est d\u2019un bleu acier audessus des studios Paramount, avenue Melrose, à Hollywood, mais le soleil californien ne réchauffe absolument rien: on gèle en ce petit matin d\u2019hiver.Et on grelottera encore plus dans les décors froids et humides de l\u2019école McKinley High pendant toute la journée.C\u2019est pourtant ici, dans le hangar numéro 12 d\u2019un complexe cinématographique du géant Paramount, où s\u2019aligne une constellation d\u2019immeubles beiges et anonymes, que se tourne la série la plus chaleureuse, la plus sucrée et la plus ravigotante du petit écran: Glee.Visite rapide des lieux: tiens, le bureau de la vilaine Sue Sylvester (brillante Jane Lynch, récompensée aux Golden Globes dimanche dernier).Ah, voilà les casiers rouge pompier du vestiaire.Nous passons ensuite devant l\u2019immense salle de répétition du prof Will Schuester, pour terminer dans le corridor principal \u2013 peu impressionnant \u2013 où les vilains de McKinley High jettent régulièrement des verres de sloche au visage des «rejets».Oui, il s\u2019agit de vraie sloche bien glacée, bien granuleuse, qui dégouline sur le visage des acteurs.«Sérieusement, c\u2019est comme si quelqu\u2019un te lançait un iceberg en pleine face.Après l\u2019accouchement, je crois qu\u2019il s\u2019agit de la chose la plus douloureuse », indique en rigolant Chris Colfer, alias Kurt, qui a reçu le plus grand nombre de ces «douches froides» de toute la distribution de Glee.Avant la diffusion du pilote en mai 2009, à peu près aucun acteur de Glee n\u2019était connu.Du jour au lendemain, boum! leur notoriété a explosé.De grandes stars du cinéma comme Gwyneth Paltrow et Javier Bardem apparaissent maintenant dans cette sympathique comédie musicale télévisée, où l\u2019on y entend autant Rehab d\u2019Amy Winehouse, Proud Mary de CCR que Don\u2019t Stop Believing de Journey.Des épisodes thématiques sur Lady Gaga et Madonna ont aussi été concoctés.Malgré la forte pression médiatique, la (jeune) distribution de Glee évite encore les scandales à la Lindsay Lohan.N\u2019empêche: plusieurs potins de plateau bourdonnent.Ici, Lea Michele, qui incarne Rachel Berry la parfaite, a été rebaptisée Princesse Lea en raison de son caractère de diva.Devant nous, la filiforme Lea Michele sourit abondamment, rit poliment, mais ne dégage aucune sincérité ni authenticité.On la sent jouer un rôle: celui de la petite parfaite.Comme dans Glee.En entrevue, l\u2019actrice de 24 ans récite, tel un robot programmé, un chapelet de clichés, que l\u2019on rebaptisera «glichés» pour l\u2019occasion: je suis heureuse, tout va au-delà de mes espérances, bla, bla, bla.Elle aimerait que Barbra Streisand et Justin Timberlake décrochent un petit rôle dans Glee.«Mais en même temps, je crois qu\u2019on ne devrait pas rencontrer nos idoles», corrige-t-elle avec son grand sourire blanc lavabo tout en jouant avec ses longs cheveux noirs.Lea Michele insiste : « Nous faisons une émission amusante qui véhicule des messages positifs comme : crois en toi et n\u2019oublie jamais qui tu es.» Ça va, on a compris.Ce qu\u2019on veut savoir, c\u2019est : est-ce que Rachel finira un jour dans les bras de Finn?«On devrait nommer une montagne russe en leur honneur », rigole Lea Michele, sans offrir de réponse claire.«En fait, ils sont comme Ross et Rachel dans Friends », ajoute Cory Monteith, l\u2019interprète du fameux Finn Hudson, qui a 18 ans dans l\u2019émission, mais presque 30 dans la vraie vie.Cravate rayée sur chemise grise, Matthew Morrison, 32 ans, est l\u2019autre star de Glee.Avant que sa carrière télévisuelle ne démarre, il a fait partie du boy band LMNT, formé des exclus d\u2019un groupe encore plus atroce, soit O-Town.«Ce fut la pire année de ma vie, se souvient-il.J\u2019étais toujours gêné d\u2019être sur la scène.Ça résume bien mon année, je crois.» On ne peut pas interviewer Matthew Morrison sans lui parler de ses beaux cheveux, parfaitement ondulés et d\u2019une brillance impeccable.«Ça me vient de ma mère.Sérieusement, mes cheveux devraient faire plus d\u2019argent que moi.C\u2019est devenu un running gag pour les scénaristes que d\u2019écrire des gags sur ma chevelure.Ça Il faut 10 jours de tournage pour achever un seul épisode de Glee.Les nouveaux épisodes redémarrent sur V le mercredi 2 février à 19h.Le coffret DVD des 10 premiers épisodes de la deuxième saison sort mardi.PHOTO FOURNIE PAR V, PHOTOMONTAGE, LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 2 J A N V I E R 2 0 1 1 ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION donne du bon matériel à Sue Sylvester», sourit-il.Autre sujet brûlant : Emma et Will renoueront-ils?«On adore garder le suspense.Et je préfère jouer Will quand il est célibataire », indique Matthew Morrison.En un claquement de doigts, Matthew Morrison est passé de l\u2019anonymat total à «je me fais attaquer par des adolescentes hystériques au centre commercial ».«Au début, c\u2019était cool.Mais maintenant, je me fais arrêter partout.Will est tellement gentil que tout le monde veut lui confier ses problèmes », explique Morrison.Dans la vie, Morrison est hyper solitaire (et célibataire).«Je pratique des sports individuels, je cours, je fais du vélo et j\u2019enregistre des chansons pour mon nouvel album de pop adulte », glisse-t-il.Autre sportif de la distribution: CoryMonteith, alias Finn Hudson, le quart-arrière de l\u2019équipe de football qui s\u2019époumone aussi dans la troupe de M.Schuster.C\u2019est d\u2019une évidence crasse dans les premiers épisodes : Cory en arrache dans les chorégraphies.«Je deviens meilleur avec les pas de danse, j\u2019ai plus confiance, rigole-t-il.Et Glee, c\u2019est la meilleure école ».Dans un épisode que vous verrez l\u2019automne prochain sur V, Finn défend un camarade de classe \u2013 Kurt \u2013 ouvertement gai.«C\u2019est vraiment bien de pouvoir présenter cette relation-là à la télévision, quelqu\u2019un qui se tient debout pour l\u2019égalité », martèle Cory Monteith, originaire de Vancouver, qui n\u2019a rien en commun avec le Finn qu\u2019il incarne au petit écran.«Au secondaire, je jouais de la batterie et je ne fréquentais pas les bonnes personnes.J\u2019étais sur la mauvaise track», dit-il.Résultat?Cory Monteith n\u2019a jamais obtenu son diplôme du secondaire.Vous auriez dû voir le visage crispé de sa relationniste quand il a raconté cette anecdote.Bienvenue à Hollywood, les amis.Kurt, la star Il débarque dans la petite pièce vêtu d\u2019un simple jeans noir et d\u2019une chemise aubergine.Rien d\u2019extravagant ou de flamboyant.Sa voix est légèrement plus basse qu\u2019à la télévision.Chris Colfer, 20 ans, est la coqueluche de l\u2019heure.Dimanche dernier, il a raflé un Golden Globe pour son rôle de Kurt Hummel dans Glee, un ado excentrique qui subit de la violence en raison de son homosexualité.«La moitié de mon travail, c\u2019est de porter des vêtements exagérés et d\u2019afficher un air condescendant.Kurt agit en être supérieur.Moi, je ne porte que des jeans et des t-shirts », relate Chris Colfer en entrevue.Comme Kurt dans Glee, Chris Colfer traîne un passé de bullying.Tapette, fif, toutes les épithètes homophobes, il les a entendues.À répétition.Car il a grandi dans une minuscule ville californienne (Clovis), où il a servi de «sac d\u2019entraînement ».«J\u2019ai appris à me défendre avec des répliques assassines.Et j\u2019ai également appris à courir très rapidement après les avoir dites», philosophe-t-il aujourd\u2019hui.Depuis, le jeune acteur ouvertement gai reçoit des tonnes de lettres de jeunes qui lui confient se sentir moins seuls au monde.«Je lis mon courrier avec une boîte de kleenex à mes côtés», confie-t-il.Son conseil aux victimes d\u2019intimidation?Parlez-en.«Il faut que quelqu\u2019un dans votre entourage soit au courant.Ne laissez pas ça vous dévorer de l\u2019intérieur», insiste Chris Colfer.Son invitée de rêve dans Glee?Julie Andrews.« J\u2019exerce de la pression pour qu\u2019elle incarne ma grand-mère », s\u2019emballe Chris Colfer, grand fan de Tina Fey et de Jennifer Saunders.Anne Hathaway, qui a milité publiquement pour apparaître dans Glee, jouera bientôt la tante lesbienne de Kurt.Le contrat a été paraphé dans une fête post Golden Globes.Les fans de Kurt espèrent qu\u2019il se fasse bientôt un amoureux.«Tout le monde veut que Kurt soit heureux, il a connu une année difficile», constate son interprète, d\u2019une humilité étonnante.de Glee De Nip/Tuck à Glee Après avoir baigné dans l\u2019horreur, la décadence et la superficialité de Nip/Tuck, le producteur et réalisateur Ryan Murphy (Eat, Pray, Love) n\u2019en pouvait plus de la noirceur et du glauque.«J\u2019ai créé Glee parce que je voulais être plus heureux à la fin de mes journées», avance Murphy, qui a puisé dans ses souvenirs d\u2019école secondaire pour bricoler Glee.Ryan Murphy, 45 ans, ex-journaliste au magazine Entertainment Weekly, incarne parfaitement le type qui a conquis Hollywood.Il se déplace toujours avec son assistant personnel, il s\u2019habille en cool (bottes d\u2019armée délacées, pantalon militaire, t-shirt jaune et kangourou vert), il boit du thé et il parle avec ce ton blasé si commun à Los Angeles, où plus rien n\u2019impressionne personne, où tout le monde connaît quelqu\u2019un de pas mal plus important que vous.«Pour moi, Glee, c\u2019est comme une thérapie.Je revis mon enfance, mon adolescence », enchaîne-t-il.L\u2019équipe de Murphy ne débourse jamais la totalité des droits des chansons qu\u2019emprunte Glee toutes les semaines.D\u2019abord, a) les budgets exploseraient et b) les artistes choisis jubilent d\u2019obtenir une aussi belle pub.«Rihanna, Beyoncé, Barbra Streisand et Neil Diamond ont été les premiers à libérer leurs chansons à prix réduit », se souvient Ryan Murphy.Le grand vizir de Glee ne s\u2019en cache pas : d\u2019ici deux ans, les Finn, Rachel et Quinn disparaîtront.Normal, car ils entreront à l\u2019université.«Un nouveau groupe de jeunes remplacera éventuellement les plus vieux.C\u2019est comme ça », rappelle Ryan Murphy de sa voix monotone.Une des actrices qui sent la soupe chaude, c\u2019est Jessalyn Gilsig (Terri Schuester), d\u2019une minceur pratiquement effrayante dans son jeans fuseau et sa blouse crème.Comme Will la largue après l\u2019épisode de la fausse grossesse, son importance dans la série diminue considérablement.Et c\u2019est la seule de tout le groupe qui ne chante pas dans Glee.« J\u2019aurais aimé faire la chanson de Rihanna et Eminem (Love the Way You Lie), dit-elle.Ce n\u2019est pas un rôle évident.Personne n\u2019aime Terri.Elle aime Will, mais ne possède pas le raffinement pour le retenir.Elle a la maturité émotive d\u2019une ado de 15 ans.Je crois que la seule façon pour mon personnage de rester dans l\u2019émission, ce serait de sortir avec quelqu\u2019un du Glee club.» Le truc pour se sauver des paparazzis ?«Nous vivons des vies tranquilles.Nous nous tenons ensemble, nous regardons des films et commandons de la bouffe.Nous ne sortons pas dans les bars », note Lea Michele.«Et le fait que nous travaillions tout le temps nous protège, en quelque sorte, de ce style de vie», remarque Cory Monteith.L\u2019acteur qui incarne Artie, Kevin McHale, ne souffre pas de paraplégie dans la vraie vie.Dans Glee, le seul tic qui le trahit est celui-ci : il se gratte parfois les genoux, alors qu\u2019il ne devrait rien sentir dans ses jambes.Le pilote de Glee a été tourné dans une vraie école secondaire de Burbank.Les décors ont ensuite été inspirés de cet établissement.Quant aux scènes extérieures, elles ont été captées à Long Beach, qui héberge un des seuls terrains de football de la Californie où il n,y a pas de palmiers (Glee se déroule en Ohio).Chris Colfer Ryan Murphy Lea Michele et Chris Colfer.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 2 J A N V I E R 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 9 ARTS ET SPECTACLES STÉRÉO LE CHOIX DE LA SEMAINE COMPILATION ALAIN BASHUNG OSEZ BASHUNG HHH BARCLAY/UNIVERSAL Bashung en reprise Cette compilation en deux CD d\u2019Alain Bashung vaut la peine surtout pour son deuxième disque, justement.Car le premier contient des morceaux que tout fan digne de ce nom possède déjà (soit 13 tirés des albums lancés entre 1991 et 2008, plus 5 chansons plus anciennes en version remix).Fort heureusement, la seconde petite galette regroupe, elle, 17 reprises (écrites ou popularisées par Ferré, Dylan, Piaf, Presley, Dick Annegarn, Hugues Aufray, Willie Nelson, Trenet, Cohen, Brel, etc.), transformées profondément par Bashung.Car, bien avant que ce ne soit la mode, depuis 1985 en fait, le grand Alain, en vrai fanatique de musique, faisait systématiquement des covers, presque toujours étonnants.Parmi ces reprises, une seule vraiment inédite : L\u2019homme à tête de chou, tirée du spectacle inspiré de Gainsbourg, auquel Bashung a participé avant sa mort, en avril 2009.Cela étant dit, hormis l\u2019humour noir de la pochette (illustrée par un Bashung qui fume en souriant, alors qu\u2019il a succombé à un cancer du poumon), ce double CD est tout de même bien loin de l\u2019originalité de Climax, exceptionnelle compilation que Bashung avait lui-même supervisée \u2013 toujours sur le marché, mais hélas plus chère.\u2014 Marie-Christine Blais CHANSON POP BRIGITTE BOISJOLI FRUITS DÉFENDUS HHH MUSICOR/SELECT ROCK BRAIDS NATIVE SPEAKER HHHH FLEMISH EYE ROCK CAKE SHOWROOM OF COMPASSION HHH UPBEAT RECORD Zone de confort Son contrat étant enfin terminé avec le major Columbia, Cake revient avec un premier album studio en sept ans, Showroom of Compassion.Un disque qu\u2019il a sorti sous sa propre étiquette, et fait dans son propre studio de Sacramento, qui fonctionne à 100% d\u2019énergie solaire.L\u2019album commence avec Federal Funding, une chanson aux propos politiques.On retrouve le son typique de Cake, mais c\u2019est plus enrobé musicalement et moins lo-fi que le matériel de l\u2019époque.John McCrea a toujours de la nonchalance dans la voix, mais il parle moins en chantant, mettant plus de mélodie dans sa voix.On retrouve avec plaisir ce qui a fait le succès des I Will Survive et The Distance : des riffs accrocheurs, une coolitude dans la groove et des trompettes funky de mariachis.Avec des titres comme Teenage Pregnancy et Mustache Man, il y a toujours une touche ironico-satirique dans les chansons du groupe de John McCrea.Pour y aller avec une métaphore facile, Cake nous sert du bon vieux Cake, mais il essaie une nouvelle recette de glaçage.Sur des titres comme What\u2019s Now is Now et Sick of You, c\u2019est très réussi.Mais au final, c\u2019est plus réconfortant que renversant.\u2014 Émilie Côté POP IRON&WINE KISS EACH OTHER CLEAN HHH 4AD/WEA Nouvelle peau Le Floridien Sam Beam a lancé sa carrière en 2002 avec un brillant album de folk intimiste fait à la mitaine, repéré par Sub Pop, qui a édité ses deux albums subséquents (ainsi qu\u2019une poignée d\u2019EP), les attachants Our Endless Numbered Days et The Shepherd\u2019s Dog.À chaque album, la voix angélique de cet auteur-compositeur raffiné s\u2019accompagnait d\u2019une production de plus en plus ambitieuse, de moins en moins folk, jusqu\u2019à cet étonnant Kiss Each Other Clean, le premier pour la major Warner.Des synthés et du funk dans le corpus d\u2019Iron&Wine?Eh oui.un peu à notre désarroi, soyons honnête.Ce nouvel album transpire d\u2019une nostalgie du son MOR des années 70 \u2013 des traces de Roxy Music, Jeff Beck, Chicago, Blood Sweat&Tears, Dennis Wilson et consorts colorent les (toujours aussi) belles compositions du barbu.Les barbouillent aussi, rendant l\u2019ensemble franchement inégal.Ça commence et finit plutôt bien avec les contemplatives Walking Far from Home et Your Fake Name is Good Enough for Me, mais entre les deux, un jeu d\u2019essais et d\u2019erreurs (Rabbit Will Run, Monkeys Uptown) et de curiosités, comme la funky Big Burned Hand, avec un membre du Antibalas Afrobeat Orchestra au saxophone.Les fans seront prévenus.\u2014 Philippe Renaud, collaboration spéciale ROCK SMITH WESTERNS DYE IT BLONDE HHH1/2 FAT POSSUM Glam sous-sol indé Un peu partout sur la planète rock, ces Smith Westerns récoltent les premièrs éloges de 2011.Les jeux de bases préconisés dans l\u2019album Dye It Blonde sont parfaitement exécutés.Les voix traînassent comme on aime les entendre traînasser.Les choeurs sont habités.Les guitares sont simples, baveuses, généreuses.Les claviers recouvrent le plancher de l\u2019édifice d\u2019une réconfortante moquette.Vieille comme le rock, cette indolence contagieuse émane cette fois de post-pubères ayant fait leurs classes dans le sous-sol du bungalow, c\u2019est-à-dire ayant maîtrisé l\u2019ingénierie d\u2019une bonne chanson.Pour des kids, ce n\u2019est quand même pas si évident; au tournant de la vingtaine, les frères Cullen et Cameron Omori, Max Kakacek ainsi que Colby Hewitt sortent à peine de chez papa-maman! Hormis cette approche vaguement garage, leur culture rock n\u2019exclut ni le glam ni le kitsch instrumental.En fait, cette esthétique révèle le classicisme d\u2019élèves doués, mais encore au stade de la synthèse.Et puisqu\u2019ils ont eu la chance de faire réaliser leur récentes chansons par Chris Coady, leurs accroches, ponts et refrains ont un pouvoir attractif supplémentaire.En somme, cet album archi référentiel peut séduire des centaines de milliers de jeunes \u2026 qui n\u2019ont pas encore de références, mais ont néanmoins bon goût.Prometteur.\u2014 Alain Brunet ROCK THEDECEMBERISTS THE KING IS DEAD HH1/2 CAPITOL/EMI Retour à la terre The King is Dead, cinquième album studio du groupe de Portland The Decemberists, fait suite à un album d\u2019opéra-rock hautement conceptuel.Dès les premières mesures, on retrouve la voix unique du chanteur Colin Meloy, mais on constate que The Decemberists fait un retour à la terre, avec des sonorités country, americana et grass-root (guitares acoustiques, violons, harmonica, pedal steel).Les mélodies sont accrocheuses \u2013 flirtant même avec la pop \u2013, mais au bout du compte, il manque de chansons qui font lever l\u2019ensemble.Le guitariste de REM Peter Buck a collaboré à l\u2019album (Calamity Song se veut même un hommage à REM), mais parfois, The King is Dead s\u2019apparente justement à du «sous- REM», avec une touche country en plus, mais avec des émotions et des frissons en moins.January Hymn et Rise to Me sont de jolies ballades folk-country-pop, mais dans le genre, il y a beaucoup mieux.Quant aux chansons All Arise ! et Rox The Box \u2013 qui flirtent avec le trad \u2013, elles sont entraînantes, mais il manque l\u2019urgence des premiers albums de The Decemberists.Soulignons que le groupe sera en spectacle à l\u2019Olympia, le 31 janvier.\u2014 Émilie Côté Les meilleurs ingrédients Austin Tufts est le fils d\u2019un batteur de jazz, féru de musique actuelle et de musique contemporaine.Papa Tufts fait en sorte qu\u2019il n\u2019y ait aucun conflit de génération avec fiston, lui suggérant les éléments décisifs de sa culture : les plus grands du jazz moderne, les plus grands du minimalisme américain et de la musique contemporaine, les plus grands de l\u2019avant-rock.Fiston a tôt fait de répandre la bonne nouvelle auprès de ses amis, tout en restant en phase avec la décennie pendant laquelle il vit son adolescence et son accession à l\u2019âge adulte.Puis le quartette d\u2019ados quitte Calgary pour les études universitaires.Direction Montréal, propice à l\u2019émancipation artistique.À l\u2019insar du batteur Austin Tufts, la chanteuse Raphaelle Standell-Preston, la claviériste Katie Lee et le guitariste et multi-instrumentiste Taylor Smith ont tôt fait de saucer les acquis de leurs aînés dans leur propre mixture.Cette appropriation a permis d\u2019exclure tout effluve nostalgique.Au tout début de la vingtaine, ces jeunes gens semblent avoir parfaitement saisi ce à quoi servent les références : créer l\u2019inédit, avancer dans l\u2019histoire.Sons de synthèse judicieusement traités, cellules rythmiques nettement au-dessus de la moyenne indie, expressions vocales des plus habitées, tensions probantes entre cérébral et viscéral, entre l\u2019aérien et le terrestre.À cet âge, difficile de souhaiter mieux.\u2014 Alain Brunet Fruits frais On a appris, lundi, que Brigitte Boisjoli va assurer la première partie des spectacles de Mario Pelchat.Excellente nouvelle, car la jeune femme a une énergie particulière, souriante, saine et fraîche, qui va faire des merveilles sur scène.Mais outre sa personnalité positive et son timbre de voix bien personnel, l\u2019ex-star-académicienne (promotion 2009) peut aussi compter sur un premier album réussi à plus d\u2019un titre \u2013 et sans aucune reprise ! En faisant appel au chevronné Nelson Minville pour la majorité des textes et à Francis Collard pour les musiques, les arrangements et la réalisation, elle a choisi la bonne équipe, qui la cerne bien.Équipe toutefois un peu trop enthousiaste, qui aurait gagné à élaguer l\u2019album (neuf des douze chansons auraient suffi, à mon sens).En outre, une réalisation juste un peu plus chaude n\u2019aurait pas nui.Mais ce sont là de petites failles normales pour un premier album \u2013 commentaire qui valait d\u2019ailleurs pour ceux des autres star-académiciennes (Marie-Élaine Thibert, Marie- Mai, Stéphanie Lapointe\u2026) L\u2019important, c\u2019est que, comme ses compagnes révélées par ce concours, Brigitte Boisjoli a son propre son, son tempérament souriant, sa voix à elle, et que son disque en témoigne.\u2014 Marie-Christine Blais llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 10 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 2 J A N V I E R 2 0 1 1 ARTS ET SPECTACLES DANSE PAULA DE VASCONCELOS / Grâce à Dieu, ton corps Valeur refuge PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Les danseurs David Rancourt et Natalie Zoey Gauld posent en compagnie de la chorégraphe Paula de Vasconcelos dans le cadre un bois qui servira de tableau pour les marionnettes qui vivront une histoire parallèle à celle des deux interprètes.JEAN SIAG L\u2019idée de départ était de parler de la mort.Et de la transcendance de l\u2019esprit sur le corps.«C\u2019est la dimension spirituelle qui m\u2019intéresse dans ce projet, nous confie Paula de Vasconcelos au cours d\u2019un bref entretien.L\u2019idée que nous sommes de passage et qu\u2019à l\u2019intérieur de notre corps, vit quelque chose de plus grand.» Pour mieux évoquer la mort, la directrice artistique et chorégraphe de Pigeons International , a choisi de parler du corps comme d\u2019un formidable instrument de la vie, à travers lequel s\u2019exprime une relation amoureuse, faite de hauts et de bas ; qui naît, grandit, mûrit, puis meurt.Avec deux êtres à la fois libres et intimement liés.« Je parle du cycle de la vie à travers le cycle du corps humain, poursuit l\u2019idéatrice et chorégraphe de Grâce à Dieu, ton corps.Il n\u2019y a pas de trame narrative.Simplement des tableaux dansés, qui mettent en scène deux amoureux.Et un troisième personnage qui représente tour à tour un amant et la mort elle-même, bref la représentation d\u2019un passage.» Cecouple d\u2019amoureux(interprétés par David Rancourt et Natalie Zoey Gauld), passe ainsi par toutes les étapes d\u2019une relation: «L\u2019euphorie, le désir, la trahison, la colère, la tristesse, le pardon et la mort», précise Paula de Vasconcelos.Naissance et mort d\u2019une relation, donc, mais aussi de la vie elle-même, qui se transforme, pour mieux s\u2019élever.Les productions de Pigeons International partent toutes d\u2019un noeud dramatique, rappelle sa cofondatrice, mais cette fois-ci, il n\u2019y a aucun texte pour appuyer la proposition artistique de la compagnie.«Ni dit, ni projeté, ni enregistré », insiste Paula de Vasconcelos.Un élément nouveau s\u2019ajoute à cette nouvelle production : la présence sur scène (à certaines occasions) de deux petites marionnettes en bois créées par Marcelle Hudon (qui a longtemps travaillé avec Kobol Marionnettes) et manipulées à vue, qui apparaissent dans un cadre un bois et font écho à l\u2019histoire des deux amoureux.«C\u2019est une autre histoire d\u2019amour parallèle, beaucoup plus simple et naïve, mais qui nous renvoie à nous-mêmes, explique Paula de Vasconcelos.C\u2019est comme si en voyant leurs maladresses, parce qu\u2019elles sont quand même en bois, et en même temps leurs prouesses, parce ce qu\u2019elles peuvent voler, faire des culbutes, être suspendues par des fils, nous étions confrontés à la fois à leurs failles et à leur potentiel extraordinaire.Ça nous fait réfléchir sur notre propre condition d\u2019êtres imparfaits, mais extraordinaires.» Enfin, la musique est très présente dans ce récit dansé.La metteure en scène s\u2019est tournée vers le compositeur vancouvérois Owen Belton, qui avait également signé la trame musicale de Boa Goa.«La musique joue un rôle important, nous dit-elle.Elle contribue notamment à créer, dans le dernier tableau, une impression que la vie continue, même si son état est altéré, qu\u2019elle est ailleurs.» Pour trouver la bonne énergie, le bon vocabulaire physique, les interprètes ont fait beaucoup d\u2019improvisation, contrairement aux habitudes de Pigeons International.Paula de Vasconcelos estime que le spectacle est très collé aux interprètes et en même temps plus libre que les spectacles précédents.Comme le suggère l\u2019affiche de la pièce, les interprètes jouent nu dans plusieurs des 17 tableaux: «Je voulais d\u2019une nudité festive, pas nécessairement provocante, parfois maladroite même, dit la chorégraphe.Je voulais inclure la nudité à des moments inhabituels de la vie quotidienne, tout en soulignant la grâce du corps humain.» Grâce à Dieu, ton corps, du 1er au 19 février à la Cinquième salle de la Place des Arts.La nouvelle création de Pigeons International se veut un hommage au corps humain.Après s\u2019être intéressée à l\u2019héritage du navigateur portugais Vasco de Gama (dans Boa Goa), Paula de Vasconcelos se tourne vers le «vaisseau temporaire» qu\u2019est notre corps.«Je parle du cycle de la vie à travers le cycle du corps humain.Il n\u2019y a pas de trame narrative.Simplement des tableaux dansés, qui mettent en scène deux amoureux.» ALINE APOSTOLSKA COLLABORATION SPÉCIALE CRITIQUE Dans le cadre de la série Danse Danse, les Ballets Jazz de Montréal proposent un tout nouveau programme triple contrasté et enlevé, dont l\u2019une des qualités tient au mélange improbable mais réussi de trois écritures gestuelles, trois univers musicaux, trois visions esthétiques signées par trois chorégraphes majeurs de la scène internationale.Humou r, tr ouva i l le s , détournement des références, complémentarité des singularités, l\u2019ensemble a été finement organisé pour offrir une soirée grand public, rythmée, éclectique et légère, où la part de théâtralité s\u2019allie à la physicalité affirmée des interprètes.Ça bouge beaucoup et ça diffuse une énergie magnétique qui alterne lenteurs et fulgurances.Mauro Bigonzetti offre en ouverture Rossini Cards, pièce la plus longue et de loin la plus riche en virtuosité, en trouvailles malicieuses, en ironie.Le public montréalais a découvert ce célèbre chorégraphe romain en 2007 grâce à une commande des Grands Ballets.Les BJM ont déjà présenté Rossini Cards en 2009.Le retrouver ici est délicieux.C\u2019est tellement Bigonzetti et Bigonzetti est tellement italien! Lui-même revendique et, simultanément , détourne sans cesse cette appartenance.Fortement imprégné de la conscience collective italienne, son univers s\u2019affiche pétri de fine culture musicale et picturale, mais aussi popula i re, c\u2019est-àdire tellurique, gustative, sensuelle, volontiers plét ho r ique.Son é c r it u r e chorégraphique cependant demeure rigoureuse, tirée au cordeau, architecturée jusque dans le détail.Il met ici en scène sa vision de Rossini : rythme pulsionnel, arithmétique, fougue dionysiaque.Solos, duos et scènes à 13 interprètes se succèdent, de surprises gestuelles en ravissement devant la pureté et la poésie esthétique de certains tableaux.Et avec un humour caustique, un peu comme dans Six Dances de Jiri Kylian sur la musique de Mozart.La Belgo-Colombienne, résidante des Pays-Ba s , Annabelle López Ochoa clôt la soirée avec une pièce tout aussi inattendue et singulière, dans laquelle des références connues sont pareillement détournées de leurs contexte et sens habituels, mais la comparaison entre ces deux pièces fondatrices de cette soirée s\u2019arrête là.Crée en 2009 à San Diego, Zip Zap Zoom propose une interrelation convenue bien que très actuelle, dans l\u2019esthétique autant que dans la gestuelle, entre corps et technologie, virtuel et sensoriel, jeux électroniques et chansons qui sonnent le ralliement des jeunes d\u2019aujourd\u2019hui.La structure allie mouvements de hiphop, danse de salon, solos, trios, quatuor puis retour au groupe de neuf.Un univers volontairement ado, vif, coloré, où la fusion de groupe cohabite avec une forte affirmation de la personnalité de chacun des neuf interprètes, six gars et trois filles.En fait, la pièce serait banale sans leur implication généreuse et déjantée.Au final, la pièce vaut surtout par son côté ludique.Et entre ses deux pièces, Zero In On du Barcelonais Cayetano Soto, petit bijou qui fait une jonction gigogne, avec deux interprètes contrastés \u2013 elle, blanche et si menue; lui, noir et tellement altier \u2013 un duo très court, ciselé, d\u2019une perfection magique qui se délite sous nos yeux, se décompose se recompose.Le tout sur une musique connue de Philip Glass dont le chorégraphe revisite l\u2019esprit.Une soirée agréable qui met de bonne humeur.BJM Danse Montréal, programme triple, ce soir, à 20h au Théâtre Maisonneuve.BJM DANSE Une soirée qui met de bonne humeur llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 2 J A N V I E R 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 11 Werther Masse n et 2 2 .2 6 .2 9 .31 ja nv i e r + 3 fév r i e r 2011 s a l l e W i l f r i d - P e l l e ti e r b O P e r a de MO ntr e a l .COM b Ce s O i r b l\u2019aMO ur au Pl u s P r O fO nd de s tr i P e s 2010 2011 Ph i l l iP ad d i s .Mi C hè le lO s i e r .Ch e f : je a n - M a r i e Z e itO u n i orchestremetropolitain.com THÉÂTRE MAISONNEUVE 19H30 Chef KERI-LyNN WILSON PIANO NAREH ARgHAMANyAN cHOSTAKOVITcH Ouverture de fête\u2022SymPhONIe N°5\u2022LISZT tOteNtANZ POur PIANO et OrCheStre CONCertO POur PIANO N°2 ConCert aussi présenté dans le Cadre du Conseil des arts de Montréal en tournée dans 3 arrondissements 31 janvier 2011 toUrBillon orchestral chostakovitch liszt ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE L\u2019art ne doit pas se mettre en boîte et le théâtre se cantonner aux.théâtres.De ces convictions est née une proposition singulière: monter une pièce du dramaturge britannique Howard Barker dans le stationnement du marché Jean-Talon.Au beau milieu de l\u2019hiver.CATHERINE DE LÉAN ET GENEVIÈVE L.BLAIS / Judith (l\u2019adieu au corps) Tragédie dans un stationnement À L\u2019AFFICHE MÜNCHHAUSEN \u2013 LES MACHINERIES DE L\u2019IMAGINAIRE Jusqu\u2019au 29 janvier au Théâtre Denise-Pelletier «L\u2019inénarrable baron de Münchhausen fait escale au Théâtre Denise-Pelletier, le temps de relater quelques-unes de ses incroyables aventures.Le fantasque personnage a une chance inouïe : c\u2019est à Hugo Bélanger, du Théâtre Tout à Trac, qu\u2019a incombé la tâche de planter le cadre de ses fabuleuses histoires.Ce que le metteur en scène fait avec brio.Son Münchhausen, les machineries de l\u2019imaginaire est une odyssée d\u2019une folle inventivité qui dépoussière des trucages du passé tout en sachant parler du présent.» \u2013 Alexandre Vigneault PROJET ANDROMAQUE Jusqu\u2019au 12 février à Espace Go «La mise en scène de Serge Denoncourt, inventive et surprenante, sert très bien ce texte exigeant, qui n\u2019a pas été modifié d\u2019une seule virgule.Le mouvement des tables qui bougent sans cesse est extrêmement efficace, créant chaque fois de formidables espaces dramatiques.Et la disposition des sièges des spectateurs, placés de part et d\u2019autre de la scène, nous fait plonger tête première dans ces relations passionnelles à sens unique.» \u2013 Jean Siag EN ATTENDANT GAUDREAULT ET TA YEULE KATHLEEN Jusqu\u2019au 29 janvier au Théâtre d\u2019Aujourd\u2019hui Des deux courtes pièces de Sébastien David, on retient surtout Ta yeule Kathleen en portrait de mère au bord de la crise de nerfs sonne juste, malgré une interprétation pas toujours convaincante.Son lointain clin d\u2019oeil à Beckett, toutefois, propose par contre une vision sans surprise de la misère humaine.Il reste cette langue brute, musicale, qui tourne parfois en boucle comme une idée obsédante ou en rond une pensée qu\u2019on ne parvient pas à exprimer.\u2013 Alexandre Vigneault Projet Andromaque PHOTO FOURNIE PAR ESPACE GO ALEXANDRE VIGNEAULT CRITIQUE Il y a tout ce qu\u2019on connaît déjà du célèbre conte dans La belle et la bête de Michel Lemieux et Victor Pilon: une belle brune (Bénédicte Décary), une rose pour provoquer sa rencontre avec une bête tendre sous des dehors rudes (François Papineau), des miroirs magiques, un château mystérieux et un majestueux cheval blanc qui en connaît le chemin.Mais il y a plus, heureusement: une vénérable fée ensorcelée par la jalousie, une pointe d\u2019érotisme dans le romantisme, des plaies et du sang, ainsi qu\u2019un onirisme enveloppant qui vire brièvement au cauchemar.S\u2019inspirant d\u2019une version ancienne du conte, le tandem d\u2019illusionnistes s\u2019aventure au-delà de sa surface pour brouiller les frontières entre le beau et le laid.Dans cette version mise en forme par le dramaturge Pierre-Yves Lemieux (dont le texte oscille entre le beau et le verbeux), La belle et la bête s\u2019ouvre sur l\u2019exposé d\u2019une dame qui discourt sur un dérangeant tableau de Füssli, Le cauchemar, où le désir est empreint de danger.Qui estelle?Une simple conteuse ?Une marraine malicieuse ?Elle sait le rôle qu\u2019elle joue dans ce conte.Qui êtes-vous dans cette histoire ?demandet- elle toutefois aux gens dans l\u2019assistance.L\u2019envie d\u2019impliquer le spectateur dans le propos de la pièce ne se traduit pas seulement par l\u2019intervention de cette narratrice interprétée de façon mystérieusement lumineuse par Andrée Lachapelle, mais aussi par la scénographie.Lemieux et Pilon déploient leur poétique outillage technologique jusque dans la salle, dont certains murs deviennent, au gré des projections, tantôt couverts de ronces, tantôt décorés de lustres à bougies.L\u2019essentiel des effets visuels, capables de donner l\u2019illusion d\u2019une troisième dimension, se développe toutefois sur la scène où des accessoires réels se mêlent aux décors virtuels.Et où les comédiens en chair et en os interagissent avec des interlocuteurs d\u2019apparence holographiques.L\u2019artifice sert essentiellement \u2013 et judicieusement \u2013 à explorer l\u2019intériorité des personnages.La juxtaposition n\u2019est pas toujours parfaite, mais François Papineau fait notamment des miracles dans une tournoyante scène de combat avec son double.La cohabitation du réel et du virtuel se fait donc sans heurt majeur, si ce n\u2019est que les voix sont démesurément amplifiées.Le mélange des genres sied par ailleurs très bien au caractère merveilleux du conte.Mais l\u2019essentiel, c\u2019est-àdire l\u2019émotion, passe encore et toujours par le jeu et les corps des très bons acteurs.Ce qui est capital puisque La belle et la bête demeure ici une histoire de chair et de sentiments.Et de sang.Si le conte, dans sa version édulcorée par Disney, dit qu\u2019il faut apprendre à voir et à aimer au-delà de la surface, Lemieux et Pilon poussent cette logique bien plus loin: ce n\u2019est que lorsqu\u2019on se montre dans toute sa bonté, sa brutalité et ses cicatrices et qu\u2019on accepte de voir l\u2019autre tel qu\u2019il est que la rencontre véritable peut avoir lieu.D\u2019où la nécessité de pousser ces personnages dans leurs derniers retranchements avant de leur permettre d\u2019accéder à la lumière.La belle et la bête jusqu\u2019au 16 février au TNM.LA BELLE ET LA BÊTE Du virtuel aux vrais sentiments PHOTO FOURNIE PAR LE TNM François Papineau et Bénédicte Décary dans La belle et la bête.ALEXANDRE VIGNEAULT Catherine De Léan prononce le mot «ovni» en parlant du spectacle Judith (l\u2019adieu au corps) dans lequel elle interprète le rôle-titre.Le mot n\u2019est pas mal choisi.Peu de metteurs en scène d\u2019ici, à l\u2019exception de Serge Denoncourt, se sont mesurés au « théâtre catastrophe » d\u2019Howard Barker.Momentum mise à part, peu de compagnies osent présenter des pièces hors des théâtres et celles qui le font investissent rarement des lieux aussi quotidiens qu\u2019un marché public.Geneviève L.Blais, fondatrice du Théâtre à corps perdu, a un penchant pour les projets in situ.Sa toute première création, une adaptation de Grand et petit (Botho Strauss), a été présentée dans un bar.Elle a monté des spectacles chez Fred-Barry depuis, mais aussi au Bain Saint-Michel et dans un espace public du quartier Centre-Sud.«Les lieux sont des déclencheurs forts au plan de l\u2019imaginaire », juge la metteure en scène, qui aime dialoguer avec des architectures autres que celles des théâtres ordinaires.Sa première intuition, après avoir choisi Judith (l\u2019adieu du corps), a été d\u2019aller sous terre.«C\u2019est une pièce qui nous fait descendre dans les profondeurs de l\u2019être humain, dans sa complexité et des zones un peu plus sombres », exposet- elle.Il lui fallait donc un lieu souterrain.Le stationnement intérieur du marché Jean-Talon, avec ses colonnes de béton, lui semblait tout indiqué pour monter une pièce moderne qui revisite un mythe ancien.La terrible pièce d\u2019Howard Barker trouve sa source dans un livre de l\u2019Ancien Testament qui relate la décapitation d\u2019un général assyrien (Holopherne, interprété par Pierre-Antoine Lasnier) durant le siège d\u2019un village de Samarie.La femme qui tenait le couteau dans l\u2019espoir de libérer son peuple, c\u2019est Judith.«Barker a pris le mythe et en a complexifié énormément les enjeux», raconte Geneviève L.Blais.Judith n\u2019y est plus qu\u2019une belle et dangereuse séductrice, c\u2019est une femme autrement plus difficile à cerner, humaine jusqu\u2019à l\u2019inhumanité.«Ce personnage est un labyrinthe, dit Catherine De Léan.Il est difficile de savoir qui elle est, car elle change tout le temps.Elle arrive comme la Judith de la Bible et se déconstruit tout au long de la pièce.Elle se surprend à penser et à ressentir des choses qu\u2019elle n\u2019avait pas envisagées.» Horreur du vide Judith pose une question troublante: quelle différence y a-t-il entre héroïsme et barbarie ?S\u2019agit-il des deux tranchants d\u2019une seule et même arme?Qu\u2019en est-il de cette idée de «détachement» sous-entendue par «l\u2019adieu au corps» accolé au titre?«Ce qu\u2019on essaie de traduire, c\u2019est sa déshumanisation », répond la metteure en scène, précisant qu\u2019en jouant du couteau, Judith s\u2019annihile ellemême.«Barker fait un parallèle avec la Shoah, avec l\u2019horreur commise au nom d\u2019une cause et le vide qui s\u2019ensuit, ajoute-telle.Judith, dans la Bible, c\u2019est l\u2019illustration que la fin justifie les moyens.Barker renverse ça: on pose un geste et ça crée un vide de sens.» Catherine De Léan convient qu\u2019il y a un lien à faire entre Judith et les terroristes qui commettent des attentats suicide.«Au début, elle est kamikaze, elle est prête à mourir pour sauver son peuple, faitelle valoir.La différence, c\u2019est que le kamikaze ne vit pas avec les conséquences de son geste, alors que Barker insiste sur ce point-là.» La comédienne, qui dit trouver dans ce rôle l\u2019un des plus grands défis de sa carrière, se range toutefois aux côtés de sa metteure en scène pour dire qu\u2019il ne faut pas chercher outre mesure un lien avec les idéologies et les violences actuelles.«On ne monte pas du Barker pour faire entendre un message, précise d\u2019ailleurs Geneviève L.Blais.Ça ne se situe pas dans un territoire moral, mais dans les possibilités de l\u2019être humain.Par moments, c\u2019est troublant et à d\u2019autres, c\u2019est vraiment beau.Je trouve que ça crée une décharge électrique, une force de vie d\u2019être mis en face de ça.» Judith (l\u2019adieu au corps), du 29 janvier au 16 février, dans le stationnement intérieur du marché Jean-Talon.PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Catherine De Léan et Geneviève L.Blais dans le stationnement souterrain du marché Jean-Talon, où sera jouée Judith ( l\u2019adieu au corps ).«On ne monte pas du Barker pour faire entendre un message.Ça ne se situe pas dans un territoire moral, mais dans les possibilités de l\u2019être humain.» \u2013 Geneviève L.Blais llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 12 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 2 J A N V I E R 2 0 1 1 ARTS ET SPECTACLES SONIA SARFATI Deux défis attendaient les scénaristes de Grey\u2019s Anatomy à l\u2019aube de la sixième saison (24 épisodes, en anglais avec sous-titres français).Premièrement, les personnages qu\u2019ils « animent » allaient devoir faire face aux conséquences de ce qu\u2019ils, les auteurs, avaient imaginé en conclusion de la saison 5, une finale déchirante qui ne pouvait pas déboucher sur un «six mois plus tard ».Ç\u2018aurait été une insulte à l\u2019intelligence des spectateurs et une erreur monumentale que de nous laisser ainsi sur un deuil douloureux.Deuxièmement, et là ce sont Dame Nature\u2026 et Ellen Pompeo qui ont imposé leur volonté, il a fallu trouver un moyen de «négocier» avec la grossesse de l\u2019interprète de Meredith Grey.Impossible de ne pas noter les rondeurs de la longiligne comédienne dès les premiers épisodes, et à un moment donné, il a bien fallu les cacher, le personnage n\u2019étant pas en voie de devenir maman.Résultat: quatre ou cinq épisodes plus faibles en début de saison.La première mission était presque impossible à réaliser: comment résumer en deux heures de télé la douleur, le déni, la colère, l\u2019acceptation?On a sombré dans un prêchi-prêcha parfois pénible.La seconde, moins complexe, aurait pu être menée avec plus d\u2019originalité et moins de grosses ficelles.Mais, bon, impossible d\u2019en vouloir à ces scénaristes qui avaient trouvé une façon exceptionnelle de fermer la porte derrière un membre de la distribution qui voulait quitter la série.Ils avaient, maintenant, en plus de tout le reste, à s\u2019occuper d\u2019un autre, qui avait exprimé la même volonté.Heureusement, après ce début poussif, la série reprend de son élan \u2013 Cristina Yang coincée entre son amour et son «modèle» professionnel, les tensions entre le chef en place et celui qui veut devenir chef à la place du chef, les amours présentes et passées de Sloan, le désir d\u2019enfant de Torres, les difficultés financières de Seattle Grace, débouchant sur une fusion avec Mercy West, d\u2019où l\u2019arrivée de nouveaux personnages à adopter.ou pas \u2013 et se termine par un feu d\u2019artifice percutant.Ce dernier épisode est présenté en version telle que diffusée à la télévision (environ 45 minutes) et en version allongée (un peu plus d\u2019une heure).La première est plus punchée, moins bavarde.La deuxième apporte un éclairage à certaines sous-trames, mais sombre ici et là dans des débordements cuculs.À vous de choisir.GREY\u2019S ANATOMY 6 CRÉÉE PAR SHONDRA RHIMES.AVEC ELLEN POMPEO, SANDRA OH, PATRICK DEMPSEY, ERIC DANE.HHH 1/2 Grey\u2019s Anatomy \u2013 Complete Sixth Season SÉRIE DVD SÉPARÉESÀLANAISSANCE Se pourrait-il que les chanteuses Eva Avila et Lorrah Cortesi aient un petit air de famille?Regardons de plus près.La chanteuse canadienne, qui avait remporté Canadian Idol en 2006, a le même regard séducteur, le même teint et la même chevelure lustrée que la Franco- Brésilienne Lorrah Cortesi qui, en plus d\u2019être chanteuse, incarne Julia dans la série Toute la vérité à TVA.Merci à Annick Marcil pour la suggestion.CATHERINE SCHLAGER ENTRACTE entracte@lapresse.ca EN HAUSSE.EN BAISSE ILS, ELLESONT DIT Eva Avila Lorrah Cortesi LA PHOTO D\u2019HERBY «S\u2019il vous plaît, accueillez le père d\u2019Ashton Kutcher, Bruce Willis!» \u2014 Ricky Gervais, présentant la vedette de Die Hard aux Golden Globes.«Il doit y avoir une meilleure façon d\u2019obtenir une ovation.» \u2014 Michael Douglas, guéri de son cancer de la gorge, réagissant avec humour à l\u2019ovation dont il est l\u2019objet aux Golden Globes.«Je trouve que je ressemble à la soeur de Marge dans Les Simpson.» \u2014 France D\u2019Amour, parlant de sa nouvelle coiffure (Les enfants de la télé).«On va pas gaspiller des millions de litres d\u2019eau parce que j\u2019ai un peu de saleté derrière les oreilles?» \u2014 Zak, trouvant de bons arguments pour ne pas prendre sa douche (Les Parent).«Y a-t-il eu une grève des Blackberry pendant que j\u2019étais à Toronto?» \u2014 Loulou, mécontente de ne pas avoir été prévenue de la tenue d\u2019un casting de sousvêtements masculins.THE SOCIAL NETWORK The Social Network a remporté les grands honneurs dimanche dernier lors de la 68e remise des Golden Globes.Le film qui raconte la création du réseau social Facebook a remporté quatre prix : meilleur film \u2013 drame, meilleur scénario (Aaron Sorkin), meilleure réalisation et meilleure trame sonore (Trent Reznor et Atticus Ross).Qu\u2019il soit véridique ou non (The Social Network a été désavoué par Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook), le film de David Fincher est en bonne posture pour obtenir plusieurs nominations aux Oscars.CONSEILCANADIEN DESNORMESDE LA RADIOTÉLÉVISION Un populaire succès des années 80, Money for Nothing de Dire Straits, a refait surface la semaine dernière.À la suite de la plainte d\u2019un auditeur de CHOZ-FM de Terre-Neuve, le Conseil canadien des normes de la radiotélévision a décidé que la chanson devrait être censurée ou bannie des ondes canadiennes.L\u2019objet de la plainte?Le mot faggot (tapette), jugé offensant selon le CCNR.Qualifiant la décision d\u2019absurde, quelques stations de radio ont fait jouer la chanson en continu pendant une heure.PHOTO AP Stéphane Quintal, Vincent Damphousse, Éric Desjardins, Denys Arcand et Marc Messier étaient tous au rendez-vous pour souper mercredi dernier au restaurant Le local, puisqu\u2019ils étaient un des lots les plus convoités lors de l\u2019encan de la première Guignolée des sports de La Presse, qui a donné la chance à quatre hommes d\u2019affaires de passer avec des vedettes une soirée gastronomique conjuguant hockey et cinéma.Mathias Brunet, instigateur de cette première présentation, nous a révélé que c\u2019était le début d\u2019une belle tradition.On a déjà hâte à l\u2019année prochaine.Le réalisateur David Fincher PHOTO REUTERS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 2 J A N V I E R 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 13 Soirée lyrique italienne Des airs célèbres deVerdi et autres grands maîtres italiens, interprétés par l\u2019Orchestre Métropolitain et son choeur, sous la direction de mæstro Giuseppe Pietraroia.Les solistes invités : Antoine Bélanger, ténor, Gianna Corbisiero, soprano et Gino Quilico, baryton.concertcontrelecancer.com 4e édition 4 février 2011, 20 h Sous la présidence d'honneur de sanofi-aventis COMMANDITAIRE Pour achat de billets assortis d\u2019un don à l\u2019Institut du cancer de Montréal et donnant droit à un reçu pour fins d\u2019impôts pour la portion admissible, téléphonez au 514 890-8213.Billets réguliers : 45 $, 60 $ et 70 $ (frais et taxes en sus) En vente à la billetterie et au www.pda.qc.ca Nouveaux billets misenvente Photo : Caroline Bergeron UNE SOIRÉE AVEC L\u2019ANIMATEUR, L\u2019INTERPRÈTE ET LE COMPOSITEUR Alain Lefèvre interprète Gershwin, Dompierre et Boudreau ainsi que ses compositions en version symphonique pour la première fois.27 janvier 20 h JOSEPH ROULEAU& LES JEUNESSES MUSICALES DU CANADA 9 mars 20 h MARC HERVIEUX, POP SYMPHONIQUE POUR LA PREMIÈRE FOIS ! 19 avril 20 h ÉgALEMENT PRÉSENTÉS dANS LA SÉRIE LES gRANdS qUÉbÉCOIS : Cettesemaine ! BILLETS À PARTIR DE 28$* * taxes et frais de service en sus AlAin lefèvre PARTENAIRES PUBLICS DIFFUSEUR OFFICIEL 514-842-9951 osm.ca ARTS ET SPECTACLES HUMOUR MOTS CROISÉS DES ARTS SOLUTION de la semaine dernière 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 www.nicolehannequart.com 1723 HORIZONTALEMENT 1 Auteure de Stiletto blues à Hollywood.2 On lui doit le roman policier Vendetta \u2013 Usé par frottement.3 Sans importance (de .) \u2013 Qui se plaignent habituellement.4 Reproduire de façon transposée \u2013 Le méthane en fait partie.5 Appelé de loin \u2013 Initiales de l\u2019interprète deWilliam dans Yamaska \u2013 Oasis du nord-ouest de l\u2019Égypte.6 Pressé \u2013 Initiales de l\u2019interprète de Jeanne dans La neuvaine.7 Se dit d\u2019un style inspiré par un passé récent \u2013 Voûte azurée.8 La vieille ville, à Alger \u2013 Empester.9 Initiales de l\u2019écrivain suédois Levertin \u2013 Légèrement ivres.10 Demande instante \u2013Mauvais ragoûts.11 Elle joue dans le film Partir (Kristin .Thomas) \u2013 Inclinée.12 Le philosophe Hegel y a été professeur \u2013 Désignée avec précision.VERTICALEMENT 1 OEuvre de Massenet présentée par l\u2019Opéra de Montréal à compter de ce soir \u2013 Précède oméga.2 Porter au pouvoir \u2013 Enveloppe de citron.3 Relatif à une partie de l\u2019intestin grêle \u2013 Dans le titre d\u2019un film de Podz et d\u2019un roman de Patrick Senécal.4 Ils prennent le pouls de nombreuses personnes \u2013 Lettre grecque.5 Brome \u2013 Prénom du concepteur du Moulin à images.6 Physico-chimiste américain d\u2019origine mexicaine mort en 1981 \u2013 Petite baguette de bois placée dans un violon.7 Jean Ferrat y est décédé \u2013 Vaut 3,1416.8 Détérioré par le froid \u2013 Négation \u2013 Escarpement rocheux.9 Elle est l\u2019équivalent géochronologique de l\u2019érathème \u2013 Prénom de l\u2019auteur de Tout sur moi.10 Rendu écarlate \u2013 Appendice charnu et mobile.11 Film de Stephen Frears (Tamara .) \u2013 Fils d\u2019Isaac.12 Film réalisé par Joseph Losey en 1971 (Le .) \u2013 D\u2019une manière brusque.1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 A N C T I L J U L I E 2 L O U I S B O H E M E 3 E C L A I R E N T A S 4 X E N D O L A G M T 5 A S O O B E S E S I 6 N T I R E R S T E 7 D R I V E R E T A P E 8 R O S E T E R R A I N 9 E M T A B R I D E R 10 A T T I T R E E R A 11 S I R E N I E N E R G 12 A N I S E R T A T E E www.nicolehannequart.com 1722 BRUNO COPPENS / Ma Terre Happy ! Le Sol belge en terre du Québec ÉRIC CLÉMENT QDepuis votre dernière visite chez nous, vous avez pris quelques cheveux gris.Est-ce la crise politique en Belgique qui vous fait vieillir prématurément?R La grande idée en ce moment en Belgique, c\u2019est que tout le monde se laisse pousser la barbe jusqu\u2019à ce qu\u2019on ait un gouvernement ! On ne se rase plus! QDonc, avec la crise entre Flamands et Wallons, vous aviez besoin d\u2019une thérapie ?R La Belgique en aurait besoin, mais 10 millions de personnes sur un divan, c\u2019est difficile! QOn vous décrit comme un croisement entre Sol et Raymond Devos.Est-ce une génétique appropriée?R J\u2019ai eu les deux influences .Avec Devos , j \u2019a i appris un langage qui n\u2019est pas celui du dictionnaire où tout est barricadé.Mais le grand choc de ma vie a été Sol.J\u2019avais 18 ans quand je l\u2019ai vu pour la première fois.Je faisais déjà des jeux de mots en famille ou pour déclarer ma flamme, à 15-16 ans, mais je ne pensais pas qu\u2019un spectacle complet pourrait être supportable à l\u2019audition! Quand j\u2019ai vu Marc Favreau, je suis tombé par terre! QVous l\u2019avez rencontré par la suite ?R Je suis allé le voir trois ans plus tard avec un de mes tout premiers textes.Il m\u2019a bien guidé dans l\u2019écriture et m\u2019a donné confiance en moi.J\u2019ai eu le bonheur de le retrouver plus tard, il y a une dizaine d\u2019années, au Lion d\u2019or.Il était adorable.QMa Terre Happy ! est votre troisième one man show.R Le troisième après La déclaration d\u2019humour en 2001 et Bain zen en 2004.QComment est née Ma Terre Happy! ?R J\u2019écris tout le temps, sur l\u2019économie, la politique, la culture, l\u2019amour.Quand j\u2019ai un bloc de textes, j\u2019en parle à mon metteur en scène, Éric de Staercke.Là, j\u2019avais envie de parler du rapport du comédien avec le souffleur de théâtre, une sorte de voix extérieure, mais aussi intérieure.En délirant là-dessus, je me suis dit que quand quelqu\u2019un entend des voix, on l\u2019envoie chez un psy.Le show est né comme ça.QDe quoi parlez-vous dans Ma Terre Happy!?R Je parle du langage des gens, du politiquement correct, de ce qui ne va pas dans le monde, puis c\u2019est plus personnel, avec ma vie, mes rapports aux femmes.Mon souffleur devient mon souffledouleur ! QPour le spectacle québécois, l\u2019adaptation a été faite par l\u2019humoriste Pierre Légaré, qui décrit votre spectacle comme étant attendrissant, dramatique et rempli d\u2019autodérision.R P ier re, je le connais depuis plus de 10 ans.Pour Bain zen, il avait fait quelques petites adaptations et là, il s\u2019est lâché un peu plus.Je lui ai donné plus de marge.Il m\u2019a réécrit des petits morceaux pour que le texte puisse être compris avec vos références.QAvec Pierre Légaré, il y a une affinité de style?R Beaucoup d\u2019humoristes québécois n\u2019arrivent pas à passer l\u2019Atlantique car dans leur façon de raconter les choses et avec leurs références, nous, on est un peu largués.Mais Pierre, avec ses petites phrases philosophiques, ses adages et ses maximes, ça fonctionne très bien.QIl n\u2019y a aucune vulgarité dans vos textes alors qu\u2019au Québec, la vulgarité en humour est plutôt populaire.R Je ne sais pas si c\u2019est mon éducation, mais je pars du principe que quand on a la chance d\u2019être sur scène et que des gens viennent vous voir, des blagues de cul, tout le monde vous en fait toute la journée, au bureau, au café et dans les fêtes de famille, alors.Moi, j\u2019aime bien montrer que les mots de la langue française peuvent nous faire découvrir d\u2019autres sens et nous permettre de réfléchir à d\u2019autres points de vue sur les choses.Alors ma «thérapie », par exemple, quand on coupe le mot en deux, on découvre «ma Terre Happy».Et c\u2019est ça que je recherche.QDernière question: à la veille de votre venue, vous vous faites du mauvais sang?R Un peu oui, car les mots filent ! Ma Terre Happy ! par Bruno Coppens, au Cabaret du Lion d\u2019or, les 25, 26 et 27 janvier.Amoureux de la langue française, l\u2019humoriste wallon Bruno Coppens jongle avec les mots comme le faisait Marc Favreau.Avec finesse.Héritier belge de Sol, Bruno Coppens vient au Québec présenter Ma Terre Happy !, son troisième one man show.À point nommé pour réveiller notre esprit et réchauffer nos zygomatiques.Bruno Coppens sur le divan du thérapeute.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 14 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 2 J A N V I E R 2 0 1 1 CÉLÉBRITÉS.Nous soulignons les 100 ans de RACHEL BEAUREGARD CHICOINE née le 13 janvier 1911 à Saint-Damase, épouse de feu Adrien Chicoine de Saint-Pie-de-Bagot; là où ils ont élevé leur famille.Maman, tes enfants Robert, Louise, Jean-Pierre et Roland Chicoine, tes petits-enfants et tes arrière-petits-enfants viennent te redire: MAMAN, TU ES LA PLUS BELLE DU MONDE!! Vous avez un événement à célébrer ?Soulignez-le ! tous les samedis dans Pour informations et tarifs 514 987-VENDU (8363) 1 866 987-VENDU (8363) celebrites@lapresse.ca J\u2019annonce Je lis Je vends J\u2019achète Qualité en quantité 514 987-VENDU (8363) Les petites annonces Placez une petite annonce dans La Presse et elle paraîtra gratuitement sur cyberpresse.ca/reseauscenes ENVIE DE SORTIR ?4 En spectacle cette semaine, sur scène près de chez vous ARTS ET SPECTACLES LA MÉDIATHÈQUE LITTÉRAIRE GAÉTAN DOSTIE Poésie mur à mur MARIE-CHRISTINE BLAIS « C\u2019 e s t u ne es p è ce de Disneyland littéraire», lance Alexandre Belliard, avec un grand sourire aux lèvres, à propos de la nouvel le Médiathèque littéraire Gaétan Dostie : une médiathèque privée où sont en effet réunis des centaines et centaines de poèmes et des milliers de livres d\u2019auteurs québécois, sans compter quelque 500 heures d\u2019entrevues tournées avec des écrivains d\u2019ici au cours des quatre dernières décennies.Uniquement sur les murs de la vaste demeure, il y a 400 «pièces » exposées : poèmes manuscrits, poèmes-affiches, premières éditions, photos, tableaux, etc., répartis dans les 10 salons et les nombreux corridors de l\u2019endroit.On y trouve aussi bien la toute première anthologie de poésie duQuébec publiée en 1830, l\u2019exemplaire de travail du manifeste Refus global ayant appartenu à Claude Gauvreau, un poème\u2013affiche fait par Gilbert Langevin et Serge LeMoyne, un tableau de Saint-Denys Garneau, un mur consacré à Isabelle Legris, étonnante poète qui a écrit des poèmes incroyablement sensuels en 1946, deux ans avant la publication de Refus global\u2026 La jeune artiste de 18 ans a payé cette audace en étant envoyée au couvent pendant trois ans.C\u2019est à la fois foisonnant et fabuleux! C\u2019est pour faire connaître les lieux et tous ces poètes connus ou méconnus que Belliard, en compagnie de Gaétan Dostie lui-même, annoncera mercredi une série de spectacles hors du commun, présentés une fois par mois, à compter de mars : deux chanteurs et deux poètes, réunis tous les quatre pour un spectacle inédit dans le «Grand salon » de la Médiathèque, spectacle précédé d\u2019une visite de l\u2019endroit.On ne révélera pas tous les noms de la programmation, mais sachez que Michel Rivard, Yann Perreau, Michèle Lalonde et Patrice Desbiens seront de l\u2019une ou l\u2019autre des soirées.Après tout, les premiers poèmes du Québec ne devenaient-ils pas populaires une fois mis en musique et chantés par tous?Rien n\u2019empêche d\u2019aller visiter la Médiathèque de toute façon, spectacle ou pas.Ni de rencontrer Gaétan Dostie, poète (notamment du recueil Poing commun), éditeur, vidéaste, collectionneur, concepteur de visites commentées sur nos poètes et producteur d\u2019expositions, l\u2019un des «raflés d\u2019Octobre 1970 », mais aussi secrétaire de Gaston Miron de 1972 à 1975 et collaborateur d\u2019Hubert Aquin aux éditions La Presse en 1975 et 1976.C\u2019est lui qui, depuis des années, a patiemment recueilli, rassemblé, réuni,collecté, repéré, acheté, installé tout ce qui se trouve dans la Médiathèque littéraire qui porte son nom \u2013 y compris un petit musée de l\u2019impression, au deuxième étage.La main à la pâte En raison du moratoire actuel sur le financement des musées, il lui est impossible de demander des subventions.Avec l\u2019aide d\u2019une vingtaine de bénévoles, il ouvre donc les portes de la Médiathèque tous les après-midi de la semaine, et met la main à la pâte : pour le moment, il se concentre sur la conception des étiquettes de présentation des objets aux murs.C\u2019est là qu\u2019Alexandre Belliard entre en scène.«À l\u2019instigation de Michel Drainville du cégep Ahuntsic (Drainville qui a notamment créé Cégeps en spectacle et Cégeps rock, en passant), Gaétan Dostie a dirigé la publication d\u2019une Anthologie des poètes disparus du Québec à l\u2019intention des cégépiens, en 2007.Et j\u2019étais le porte-parole de l\u2019Anthologie, on a fait le tour des écoles, c\u2019est comme ça que j\u2019ai connu Gaétan », explique celui qui compte trois albums à son actif.Impossible de résister à l\u2019érudition et à la passion de Gaétan Dostie.Devenus amis, Belliard et Dostie ont continué à se voir.«Juste de penser que Gaétan a tourné des centaines d\u2019heures d\u2019entrevues et de spectacles de poètes et qu\u2019il n\u2019a pas un peu d\u2019argent pour faire numériser ce trésor, ça me rend fou.Alors, à la mi-décembre, j\u2019ai envoyé un courriel à dix de mes amis pour savoir s\u2019ils voulaient aider la Médiathèque.Dix minutes plus tard, je recevais la réponse de Michel Rivard, Richard Séguin et Luc De Larochellière qui acceptaient.» On le découvrira mercredi, ils ont été nombreux à accepter.Et à adopter la phrase de Victor Hugo: «Aimer, c\u2019est agir.» Médiathèque littéraire Gaétan Dostie (1214, rue de la Montagne), métro Peel ou Lucien-L\u2019Allier ; stationnement possible à l\u2019arrière du bâtiment.Ouvert du lundi au vendredi, de 13h à 17 h.Infos : 514 861- 0880 ou info@mlgd.ca PHOTOS ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Alexandre Belliard (notre photo) a rencontré Gaétan Dostie dans une tournée d\u2019écoles faisant la promotion du recueil Anthologie des poètes disparus du Québec.Les deux hommes ont continué à se voir et donnent aujourd\u2019hui vie à la Médiathèque littéraire.Uniquement sur les murs de la vaste demeure, il y a 400 «pièces» exposées.À un jet de pierre du Centre Bell et à quelques portes d\u2019un bar couru, la belle maison patrimoniale aux volets bleus attire le regard, rue de la Montagne.S\u2019il n\u2019en tient qu\u2019au chanteur Alexandre Belliard, cette résidence construite en 1845 va également attirer les amoureux de poésie, de littérature et d\u2019histoire québécoises : c\u2019est là que s\u2019est installée, en septembre, la Médiathèque littéraire Gaétan Dostie.«Juste de penser que Gaétan (Dostie) a tourné des centaines d\u2019heures d\u2019entrevues et de spectacles de poètes et qu\u2019il n\u2019a pas un peu d\u2019argent pour faire numériser ce trésor, ça me rend fou.» \u2014 Alexandre Belliard DVD HUMOUR Sugar Sammy Live in Concert \u2013 Direct from Montreal ! HHH1/2 Just For Laughs En anglais seulement Hilarant choc des cultures Son premier DVD est en anglais, mais l\u2019humoriste d\u2019origine indienne Sugar Sammy se permet plusieurs incursions très drôles en français dans son spectacle, au cours duquel il aborde sans gêne des spectateurs et discute longuement avec eux, prétexte aux questions indiscrètes qui font rire.Il improvise et installe une atmosphère conviviale comme s\u2019il était dans votre salon.Sa façon de parler des différences culturelles sur un ton badin est très drôle.Il a grandi à Côte-des- Neiges et a des amis de toutes les origines.Alors durant son show, il cherche des représentants de chaque communauté et brode sur leurs caractéristiques.Hilarant.Les images tournées par Mathieu Baer sont superbes et rendent bien la proximité qu\u2019il établit avec le public.Les bonis sont aussi intéressants, surtout celui où il converse avec un acteur indien qui joue son père.Celui-ci fait mine de gronder son «fils» pour son «manque de respect» par rapport au public, mais où l\u2019on devine toute la fierté du vrai pèredeSammyKhullar envers sa progéniture devenue superstar.\u2014 Éric Clément llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 2 J A N V I E R 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 15 Organisée par le Musée d\u2019art de Joliette et leMusée canadien de la photographie contemporaine cOnversatiOn avec gabOr szilasi, Jeudi 27 Janvier à 18 h entrÉe gratuite - Places liMitÉes une rencontre privilégiée avec l\u2019artiste et ses invités, Michel campeau, leo rosshandler et aislinn leggett, autour de son oeuvre photographique.Modérateurs : david harris et hélène samson l\u2019ÉlOQuence du QuOtidien gabOr szilasi au Musée Mccord, du 8 octobre 2010 au 6 février 2011 gabor szilasi, Motocyclistes au lac balaton, 1954.collection de l\u2019artiste.©gabor szilasi, 2009 www.musee-mccord.qc.ca ARTS ET SPECTACLES LECTURES Depuis L\u2019ombre du vent, best-seller mondial publié en espagnol en 2001 et en français en 2004, l\u2019oeuvre du Catalan Carlos Ruiz Zafon rejoint un public nombreux et enthousiaste.Son savant mélange de gothique et de romantique, de mystère et d\u2019histoire, le tout saupoudré d\u2019un amour absolu pour la littérature, a conquis le coeur des lecteurs de la planète.Pour faire plaisir à ceux de la francophonie, un de ses premiers livres, Marina, a été traduit pour la première fois en français.JOSÉE LAPOINTE Lorsqu\u2019on parle de Carlos Ruiz Zafon, recordman de la littérature espagnole, la question des chiffres n\u2019est jamais très loin: traduit en 40 langues, L\u2019ombre du vent s\u2019est vendu à 12 millions d\u2019exemplaires dans 50 pays.Son roman suivant (et plus récent), Le jeu de l\u2019ange, a quant à lui suscité la frénésie dans son pays natal : lors de sa sortie, 600000 exemplaires s\u2019y sont envolés en une semaine.Le romancier de 46 ans avait cependant commencé sa carrière au début des années 90 avec des romans dits «jeunesse », qui s\u2019adressaient à un public d\u2019adolescents et de jeunes adultes, et qui lui avaient déjà apporté une certaine notoriété en Espagne.Marina, sorti seulement deux ans avant L\u2019ombre du vent, soit en 1999, fait partie de cette série.L\u2019histoire se déroulait, déjà, dans la Barcelone baroque et mythique de Mendoza et de Pérez-Reverte, et réunit une bonne dose de fantastique, de mystère et de frissons dans ce qui pourrait être une répétition générale de L\u2019ombre du vent.Dans ce roman où la mort plane et le sentiment de perte domine, les aventures du jeune Oscar dans les dédales et les égouts de la ville, son amour pour Marina, qui lui apprendra qu\u2019on ne se souvient «que de ce qui n\u2019est jamais arrivé», e t l a p r é - sence d\u2019êtres monst rueux d i g n e s d e Frankenstein pourront plaire aux fans de l\u2019auteur, même ceux qui ne sont plus depuis longtemps de «jeunes adultes».Nous en avons discuté, par courriel, avec Carlos Ruiz Zafon, qui vit en Californie où il écrit des romans, des scénarios de film et de la musique.QVous êtes toujours inspiré par Barcelone même si vous n\u2019y vivez plus depuis longtemps?R En réa l i t é , j e passe une partie de l\u2019année à Barcelone, elle continue donc à être une partie importante de ma vie.Je me sers souvent de Barcelone comme inspiration parce que c\u2019est la ville où je suis né et où j\u2019ai grandi.Ce qui m\u2019intéresse, c\u2019est son essence, l\u2019esprit qu\u2019elle a développé tout au long de sa longue histoire.La Barcelone de mes livres est plus littéraire que réel, c\u2019est un personnage inspiré par la ville, mais très stylisé.QQu\u2019est-ce que Barcelone a que n\u2019ont pas les autres grandes villes du monde?R Chaque ville a quelque chose de singulier.Je m\u2019intéresse aux villes et à leur histoire, leur architecture, leurs secrets, et beaucoup de lieux dans le monde me semblent aussi ou plus intéressants que Barcelone.Ce que Barcelone a d\u2019unique, je crois, c\u2019est son patrimoine artistique et architectural, et sa structure urbaine si particulière qui découle de l\u2019étalement de la ville pendant la deuxième moitié du XIXe siècle.Barcelone est une des peu nombreuses grandes villes du monde qui n\u2019a jamais été détruite totalement en 2000 ans d\u2019histoire.Presque tous les grands centres urbains d\u2019Europe ont été détruits une ou plusieurs fois dans les derniers siècles, pas Barcelone.On peut marcher 20 minutes et toucher les pierres de 20 siècles, ce qui lui donne une aura particulière chargée de mémoire et d\u2019histoire.QEst-ce que vous considérez Marina comme un livre de littérature jeunesse?Quels sont les lecteurs que vous voulez rejoindre en français ?R Je n\u2019ai jamais su à quelle catégorie ce livre appartient et je ne suis pas sûr que c\u2019est important.À l\u2019origine, il a été publié comme littérature jeunesse, mais c\u2019est un livre qui plaît autant aux jeunes lecteurs qu\u2019aux adultes.Pour moi, il s\u2019agit simplement d\u2019un roman, d\u2019une histoire personnelle.J\u2019écris pour les gens qui aiment lire, qui s\u2019intéressent au livre, au langage, aux idées, à l\u2019imagination et à la beauté des mots et de la narration.Quels que soient la langue, la race, l\u2019âge et la nationalité, pour moi , les lecteurs du monde sont une nation à part.QIl y a des similitudes entre L\u2019ombre du vent et Marina: un narrateur adolescent, la recherche dans le passé, le mystère, des masques et des dissimulations.Est-ce que vous auriez pu écrire L\u2019ombre du vent si Marina ne l\u2019avait pas précédé?R Je crois que la carrière de tous les écrivains est organique et que les oeuvres qu\u2019on écrit s\u2019appuient sur des éléments qu\u2019on a explorés avant et qu\u2019on développe dans de nouvelles directions.Chacun avance par petits pas, expérimente, explore.Sans doute, Marina est le prélude de L\u2019ombre du vent.QQuelle est l\u2019importance de Marina dans votre oeuvre?R Selon moi, tous les livres qu\u2019on écrit sont importants pour soi-même.Sans tenir compte de leur succès ni de leur popularité.Mais pour des raisons purement personnelles, Marina est une de mes histoires préférées.QSur quoi travaillez-vous en ce moment?R Sur un nouveau roman, mais je ne sais pas quand je le terminerai.Je ne vois toujours pas la terre à l\u2019horizon.QTous ces records de ventes, ça vous fait plaisir ?R Je ne me préoccupe pas d\u2019établ ir des records d\u2019aucun ordre, et ce n\u2019est pas quelque chose auquel je pense.J\u2019ai l\u2019ambition d\u2019écrire de bons romans qui m\u2019intéressent et qui puissent avoir quelque chose à offrir aux gens qui aiment la littérature et l\u2019apprécient.Marina Carlos Ruiz Zafon Éditions Robert Laffont, 304 pages CARLOS RUIZ ZAFON / Marina La littérature d\u2019abord GONZOLUBITSCH OU L\u2019INCROYABLE ODYSSÉE NICK HARKAWAY ROBERT LAFFONT, 663 PAGES, 35,10$ HHH Se faire un nom à la dure Un peu moins discrètement que Joe Hill, qui ne s\u2019affiche pas comme le fils de Stephen King et s\u2019est fait un nom par lui-même dans une littérature parente à celle de son père, Nick Harkaway va sous le patronyme d\u2019un personnage d\u2019une série de livres écrite au début des années 1900 pour faire sa place dans le monde du livre \u2013 mais, lui, dans une niche différence de celle creusée par son célèbre paternel, John le Carré.Il aurait pu opter pour leur véritable nom de famille, Cornwell\u2026 mais il existe déjà une Patricia et un Robert affichant cette note-là en page couverture.Bref, près de trois ans après sa publication en version originale, nous arrive, sous le titre long et lourd de Gonzo Lubitsch ou l\u2019 incroyable odyssée, ce qui s\u2019intitulait au départ, de façon plus attrayante, The Gone-Away World.Fable futuriste, science-fiction mâtinée de manga, roman initiatique ne dédaignant pas l\u2019humour absurde, ce gros roman est campé dans un monde post-apocalyptique dont la colonne vertébrale est la Canalisation Jorgmung, du nom de l\u2019entreprise qui la possède et la gère, et par laquelle transite une substance essentielle à la survie des poches d\u2019humanité disséminée ici et là sur un monde «effacé».On y suit Gonzo Lubitsch, «héros » de profession, impulsif, l\u2019homme de toutes les attentions, raconté par un narrateur plus effacé mais ô combien observateur.Le roman s\u2019ouvre alors que ladite canalisation est en feu.Accident?Attentat?Que ce soit l\u2019un ou l\u2019autre, causé par qui ?Et pourquoi ?C\u2019est le point de départ d\u2019une aventure échevelée portée par des personnages nombreux et colorés.Une aventure trépidante, qui (se) joue des styles et des genres.Trop, peut-être.L\u2019auteur en a en effet fait beaucoup.Il devient ainsi dif ficile d\u2019entrer dans son univers, qui se révèle par bribes intrigantes mais distribuées avec parcimonie.D\u2019autant que lorsqu\u2019on a l\u2019impression de s\u2019être familiarisé avec les gens et les lieux, un saut dans le temps nous entraîne ailleurs.Nouvelle acclimatation et\u2026 vlan ! Nouveau détour.Puis retour vers le futur.Le tout semblant plus justifié par une volonté de « faire différent » que de servir le récit.Pourtant, pour qui persévère, cette «incroyable odyssée » offre des moments savoureux et d\u2019une formidable originalité.Mais encore faut-il vouloir persévérer\u2026 \u2013 Sonia Sarfati BIBLIO PHOTO FOURNIE PAR LES ÉDITIONS ROBERT LAFFONT «J\u2019écris pour les gens qui aiment lire, dit l\u2019auteur catalan Carlos Ruiz Zafon, qui s\u2019intéressent au livre, au langage, aux idées, à l\u2019imagination et à la beauté des mots et de la narration.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 16 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 2 J A N V I E R 2 0 1 1 "]
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