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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2011-04-04, Collections de BAnQ.

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Toronto en 1999, Céline Dion avait reçu une longue ovation après une spectaculaire interprétation du Blues du businessman et qu\u2019elle l\u2019avait invité à la rejoindre sur scène: «Grâce à Céline, ce soir-là, j\u2019ai été applaudi par des gens qui ignoraient totalement qui j\u2019étais.» Samedi soir, c \u2019est Pierre Karl Péladeau, président de Quebecor \u2013 un des commanditaires de l\u2019événement \u2013, qui a chanté les premières mesures du Blues du businessman : «J\u2019ai du succès dans mes affaires/J\u2019ai du succès dans mes amours».Il ne s\u2019est pas rendu à «Pour pouvoir crier qui je suis », ce qui aurait aidé ceux qui, à «Tranna», se demandaient qui était le monsieur qui voulait être un artiste.Éric Lapointe est venu prendre la relève dans cet hommage chanté à Luc Plamondon qui, dans le segment Starmania \u2013 musique de Michel Berger (1947-1992) \u2013, comprenait les interprétations de Sébastien Plante (Le monde est stone) et Coral Egan, excellente dans Les uns contre les autres.Dans la meilleure performance de la soirée, Brigitte Boisjoly a suivi avec une vibrante version d\u2019Oxygène, un des grands hits de la collaboration Luc Plamondon/Diane Dufresne (1972- 1984) que la jeune dame avait bien en bouche, comme on dit.Éric Lapointe a clos l\u2019hommage avec L\u2019amour existe encore (musique de Richard Cocciante) immortalisée par Céline Dion qui a par ailleurs livré sur vidéo le témoignage le plus senti : «Merci, Luc, a dit la chanteuse en français, d\u2019écrire des mots qui durent et qui permettent à notre langue d\u2019exister encore.» Starmania, Notre-Dame de Paris.Diane Dufresne, Céline Dion.Julien Clerc, Garou.Montréal, Paris.À quoi travaille maintenant Luc Plamondon après 40 ans de succès?«J\u2019aimerais monter un spectacle inspiré de mes chansons, a-t-il confié à La Presse.Je vais laisser passer celui de Ferland et je vais voir.» Le parolier \u2013 et producteur \u2013 faisait référence au musical Le petit roi, inspiré des chansons de Jean- Pierre Ferland, qui prendra l\u2019affiche du St-Denis l\u2019été prochain.L\u2019an dernier, il y avait eu Le blues d\u2019la métropole, une comédie musicale tirée de l\u2019oeuvre de Beau Dommage.«Ce spectacle prendrait-il la forme d\u2019une histoire construite à partir de vos chansons de diverses époques?\u2013 Toutes mes chansons sont des pièces de théâtre, alors les enchaînements dramatiques ne poseraient pas de problème.» >Voir PAROLIER en page 4 MONTRÉAL LUNDI 4 AVRIL 2011 En vente en librairie ou sur librairie.cyberpresse.ca Premier chef québécois à gagner l\u2019émission IRONCHEF AMERICA BRAVO CHUCK HUGHES! 133 ARTS ET SPECTACLES BOBBY BAZINI MARDI Il n\u2019a pas gagné, mais Bobby Bazini peut se vanter d\u2019avoir eu deux nominations importantes au dernier gala des Juno (meilleur nouvel artiste et meilleur album pop).Une chance de plus de voir le jeune chanteur qui a du vieux rock dans le sang, mardi soir à L\u2019Étoile DIX30.Le 5 avril, à L\u2019Étoile DIX30 CUT COPY MARDI Avec Zenoscope, le groupe australien a sorti l\u2019un des meilleurs disques électroniques de l\u2019hiver.Pour sa tournée, il paraît que Cut Copy traîne beaucoup d\u2019instruments et de visuel avec lui.À voir mardi, tout en dansant au son des Need You Now et Take Me Over.Le 5 avril au Club Soda THE DEFTONES MERCREDI Les vieux de la vieille du groupe californien The Deftones, qui viennent d\u2019annoncer la sortie d\u2019un album de reprises, seront en ville avec leur rock métal et les chansons de leurs six albums sortis depuis 1995.Le 6 avril au Métropolis AGENDA DE LA SEMAINE 4 5 6 7 8 9 10 AVRIL MUSIQUE CINÉMA TÉLÉVISION THÉÂTRE RÉAL GIGUÈRE : L\u2019HOMME DERRIÈRE L\u2019IMAGE LUNDI Vous vous demandez ce qu\u2019est devenu Réal Giguère depuis les belles années de Jeopardy et de Galaxie ?L\u2019animateur Éric Salvail s\u2019est entretenu avec monsieur Canal 10, qui a pratiquement disparu des écrans radars depuis une dizaine d\u2019années.Une entrevue exclusive d\u2019une heure, qui coïncide avec les 50 ans de TVA.Le 4 avril, 20h, à TVA MANHATTAN MEDEA L\u2019auteure Dea Loher a centré son récit sur la relation entre Médée et Jason, qu\u2019on décrit comme des immigrants clandestins.Et qui se brisent les dents en mordant dans le rêve américain.Geneviève Alarie et Alexandre Goyette défendent très bien ces deux amoureux épuisés, malgré l\u2019intensité de leurs échanges.Jusqu\u2019au 23 avril, à l\u2019Espace GO VÉNUS NOIRE Regard contemporain sur une réalité historique, Vénus noire n\u2019est pas un film « aimable ».C\u2019est une oeuvre dense, crue, exigeante et essentielle, que Marc Cassivi ne vous ordonne pas de voir, mais qu\u2019il vous suggère de découvrir.Si le sujet vous intéresse.Si cette expérience, difficile, vous inspire.Si ça vous tente.À l\u2019affiche Émilie Côté, Hugo Dumas, Jean Siag, Marc Cassivi Bobby Bazini PHOTO RICHMOND LAM Manhattan Medea PHOTO CAROLINE LABERGE NATHALIE COLLARD MÉDIAS Il n\u2019y a pas si longtemps, il y avait grosso modo trois façons de raconter une histoire dans les médias : avec le son, avec l\u2019image, ou encore avec un texte accompagné de photos.Aujourd\u2019hui, les outils à la disposition des journalistes sont de plus en plus nombreux et évolués.Parmi mes préférés, l\u2019application Storify, qui vient de remporter le prix de la meilleure entreprise en démarrage (start-up) dans le domaine journalistique au festival South by Southwest, à Austin.Storify est un outil très simple qui est déjà utilisé par plusieurs médias du monde entier.Il permet de raconter une histoire selon les principes du multimédia : à partir de textes, de vidéos (YouTube, par exemple) , d \u2019images (Flickr), mais aussi de messages Twitter et Facebook.Plutôt que de lire un texte présenté sous forme traditionnelle, le lecteur fait défiler à la verticale un collage de textes, d\u2019images, de messages Twitter, d\u2019extraits vidéo, etc.Le résultat ressemble parfois à un exercice de scrapbooking en ligne.Storify n\u2019est d\u2019ailleurs pas réservé aux journalistes ; monsieur et madame Tout-le- Monde peuvent l\u2019utiliser pour raconter, par exemple, l\u2019entrée à l\u2019école de leur plus vieux, en version numérique.On imagine très bien les usages qu\u2019on pourrait faire de cet outil en milieu scolaire, lorsque vient le temps pour les élèves de faire un travail de recherche.Le site d\u2019information Rue89 (rue89.com) vient de l\u2019utiliser pour couvrir les cantonales et le site owni (owni.fr) pour raconter, ironiquement, la petite histoire de la naissance de.Storify.Le Washington Post est sans doute le quotidien qui a le plus utilisé l\u2019application au cours des derniers mois .Récemment, pour raconter l\u2019histoire de la démission de la très médiatisée responsable des écoles publiques à Washington, Michelle Rhee, le quotidien s\u2019est servi de Storify pour mettre en valeur les nombreux commentaires suscités par l\u2019annonce du départ de Mme Rhee.Le journaliste a ainsi rédigé quelques lignes pour mettre la nouvelle en contexte puis il a laissé la parole aux internautes en affichant leurs réactions recueillies sur Twitter et Facebook.Non seulement le résultat final est plus visuel et plus agréable à lire, mais il est aussi beaucoup plus vivant et permet la participation des lecteurs du Washington Post.Il n\u2019y a pratiquement pas de limites à ce qu\u2019un journaliste peut faire avec Storify.Outre les réactions, on peut intégrer les résultats d\u2019une recherche sur Google sur un sujet donné, des photos, des notes manuscrites, des photocopies de documents officiels, etc.Un journaliste judiciaire peut ajouter la photocopie d\u2019une citation à comparaître dans le cadre d\u2019un reportage sur un procès ; un journaliste culturel peut faire le résumé d\u2019un spectacle en intégrant les commentaires de spectateurs qui ont écrit sur Twitter, un extrait sonore, un extrait vidéo, etc.La chaîne de télévision Al-Jazira, qui a beaucoup utilisé Storify dans sa couverture du printemps arabe, est même en train de plancher sur un projet d\u2019émission de télévision inspirée de cette plateforme interactive.Les histoires visuelles vontelles remplacer le texte écrit?Sans doute pas.Mais l\u2019internet a toujours influencé l\u2019écrit et il est certain que les nouveaux outils auront des répercussions sur la forme narrative dans les journaux et les magazines au cours des prochaines années.La prochaine génération de lecteurs est une génération de l\u2019image, habituée à ce qu\u2019on communique avec elle visuellement, avec beaucoup de graphiques, de photos, de mots clés, de nouvelles brèves.Il y aura toujours une place pour les reportages plus longs et les grandes enquêtes, pour les papiers fouillés et les analyses en profondeur, mais on les présentera dans une forme plus vivante, plus près de ce qu\u2019on trouve sur le web aujourd\u2019hui.L\u2019INFORMATION AUTREMENT Un bon exemple de cette tendance à présenter l\u2019information sous forme imagée s\u2019observe sur le site Short Form Blog.Construit à l\u2019aide de l\u2019outil tumblr, il s\u2019agit d\u2019un blogue collectif où on constate un véritable effort pour présenter les nouvelles de façon très visuelle.En entrevue sur le site Mediaite, le fondateur de SFB, Ernie Smith, a expliqué que des sites comme le sien sont l\u2019équivalent d\u2019une salle de rédaction virtuelle au sein de laquelle des blogueurs indépendants collaborent à une même histoire.Selon Smith, c\u2019est une formule qu\u2019on risque de voir se multiplier.Elle permet la mise en commun de ressources et de connaissances.Elle permet aussi de faire évoluer une histoire ou un reportage pratiquement en temps réel, au fur et à mesure que l\u2019information est accessible.Allez voir le résultat sur le site : shortformblog.tumblr.com Raconte-moi une histoire PHOTO TIRÉE DE STORIFY L\u2019outil Storify permet de raconter des histoires autrement.AGENCE FRANCE-PRESSE WASHI NGTON \u2014 Si , au Royaume-Uni , les futures noces du prince William occupent tout l\u2019espace médiatique, aux États-Unis, la couverture du mariage prend de l\u2019ampleur.Elle devrait culminer huit jours avant la cérémonie prévue le 29 avril à l\u2019abbaye de Westminster.« Cela commence à prendre aux États-Unis.Il y a une réelle fascination pour le mariage et l\u2019investissement des grands réseaux de télévision dans l\u2019événement est important », explique Diane Hall, présidente de 2 For Life Media, société canadienne qui a lancé une application consacrée au mariage royal pour la tablette iPad.LemariageduprinceWilliam, deuxième dans l\u2019ordre de succession au trône d\u2019Angleterre, et de Kate Middleton doit attirer pas moins de 2,5 milliards de téléspectateurs dans le monde.Les rédactions des grands réseaux américains vont déménager leurs quartiers généraux sur les bords de la Tamise une semaine avant le jour J.Dès le 22 avril, la chaîne NBC, qui prévoit 20 heures de couverture le jour de la cérémonie avec MSNBC, envoie une douzaine de ses journalistes et présentateurs-vedettes pour émettre ses émissions à partir de Londres.CNN dépêche pour sa part 50 personnes, dont songrand reporter Anderson Cooper et son présentateur- vedette Piers Morgan, a indiqué la chaîne à l\u2019AFP.De nombreux médias, de Yahoo à NBC, ont créé une multitude de pages Facebook consacrées au couple princier.Les applications pour iPad et bientôt iPhone font florès.Les médias américains s\u2019invitent au mariage royal llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 4 A V R I L 2 0 1 1 ARTS ET SPECTACLES ALAIN DE REPENTIGNY CRITIQUE Sur une scène, Rod Stewart n\u2019a pas son pareil.Il peut minauder, nous refaire le coup des ballons de soccer qu\u2019il botte à des distances impressionnantes, exhiber ses complets aux couleurs voyantes et entraîner ses 13 musiciens et choristes dans son festival de changements de costumes, on en redemande.Les 10 668 spectateurs qui étaient au Centre Bell vendredi vous le confirmeront, le Britannique de 66 ans donne encore un spectacle très efficace.Autre bonne nouvel le, Stewart a mis un terme à son flirt avec le répertoire du Great American Songbook, dont il n\u2019était pas l\u2019interprète le plus convaincant.Il y avait donc dans ce spectacle d\u2019une heure et demie des chansons bien à lui qui en ont fait la vedette que l\u2019on sait, et d\u2019autres de Tom Waits, Cat Stevens, Van Morrison, Chuck Berry et Sam Cooke qu\u2019il s\u2019est approprié au fil des ans.Ajoutez à cela une belle scène aérée d\u2019un blanc immaculé, des projections souvent amusantes sur grand écran et des accompagnateurs compétents et enthousiastes et vous comprendrez pourquoi le public du Centre Bell ne lui a offert aucune résistance.L\u2019ennui , c \u2019est que Rod Stewart n\u2019est plus le chanteur qu\u2019il était.Malgré tout le plaisir qu\u2019il peut encore procurer à son public, ce n\u2019est pas un détail.Sa voix si particulière, qui a été sa marque de commerce avant qu\u2019on ne découvre son personnage de scène, n\u2019a plus la puissance d\u2019antan.En vieux pro qu\u2019il est, Stewart tente tant bien que mal de nous le cacher, mais c\u2019est peine perdue.Au début, on se dit que c\u2019est peut-être la musique qui la noie, cette voix, mais, quand l\u2019accompagnement est discret, comme pendant Have I Told You Lately, il faut se rendre à l\u2019évidence : la voix est faiblarde, éteinte.Heureusement pour lui, le public vient souvent à sa rescousse, reprenant en choeur les refrains de ses chansons.Et voix diminuée ou pas, Forever Young, qu\u2019il a chantée pour son fils Aiden, né à la mi-février, demeure une superbe chanson.Stevie Nicks : sympathique Les deux duos avec la covedette de la soirée, Stevie Nicks, n\u2019ont rien arrangé.L\u2019exchanteuse de Fleetwood Mac, que Stewart a présentée comme «l\u2019une des grandes voix du XXe siècle», n\u2019avait ni le coffre ni le souffle pour aider son copain Rod.Passion n\u2019était pas très réussie, mais quand même pas aussi mauvaise que Young Turks, dans laquelle la voix de Nicks s\u2019enlisait pendant que Stewart s\u2019épongeait le visage.La performance de 75 minutes de Stevie Nicks en début de programme a été au mieux sympathique.La chanteuse triche un peu elle aussi.Moins souple, sa voix est encore plus monocorde et elle a déjà mieux rendu ses propres succès (Edge of Seventeen, Stand Back) et ceux qu\u2019elle a chantés avec Fleetwood Mac (Gold Dust Woman, Dreams, Rhiannon).Elle n\u2019a pas la présence d\u2019un Rod Stewart et son personnage de fée commence à être usé, tout autant que les princesses, les sorcières et les chevaux blancs qui paradent sur l\u2019écran derrière.N\u2019empêche, le public était content de réentendre ces chansons que tout le monde connaît, servies par un groupe compétent sous la direction du vétéran Waddy Wachtel.La chanteuse est nettement plus à son avantage dans des chansons dépouillées comme la touchante Landslide, indissociable de son papa qu\u2019on voyait à l\u2019écran.Malheureusement, au rappel, un bruit assourdissant vraisemblablement causé par son micro a complètement saboté une autre chanson intimiste, Love Is.Qu\u2019à cela ne tienne, le problème a été réglé in extremis et Stevie Nicks a quitté la scène visiblement ravie de l\u2019accueil du public montréalais.Rod Stewart et Stevie Nicks au Centre Bell Péter le feu, la voix éteinte PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Rod Stewart et Stevie Nicks, tous deux peu en voix, étaient au Centre Bell vendredi dernier.ASSOCIATED PRESS CHICAGO \u2014 Charlie Sheen a été hué avant d\u2019être littéralement abandonné sur place par une partie de son public à l\u2019occasion de la première de son spectacle, samedi soir à Detroit.Des spectateurs mécontents ont scandé en choeur des «Remboursez ! » avant de se diriger vers les sorties et que le show prenne brutalement fin.La première de cette tournée, montée en quelques semaines par l\u2019ex-acteur-vedette de la série télé Two and a Half Men, a démarré sous un tonnerre d\u2019applaudissements mais s\u2019est terminée en queue de poisson 70 minutes plus tard.Entre-temps, Sheen a tenté d\u2019apaiser les attentes des quelque 5100 spectateurs en pestant, en faisant appel à un rappeur ou en se prêtant au jeu des questions-réponses.Pour enfin conclure que la première de ce spectacle, intitulé My Violent Torpedo of Truth/Defeat Is not an Option, avait été «une expérience ».La débâcle de cette première performance sur scène pose d\u2019ores et déjà la question de l\u2019avenir de la tournée.Certains fans font preuve de scepticisme, alors que Sheen devait remonter sur scène hier soir à Chicago.Huées pour Charlie Sheen en spectacle Des spectateurs ont scandé en choeur des «Remboursez!» avant de quitter la salle.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 4 A V R I L 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 3 ARTS ET SPECTACLES 0404 17h00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC Pyramide Union fait la force Le Téléjournal 18 h 30 vies Vie de quartier Le verdict / Roch Voisine Les Boys Penthouse 5-0 Le Téléjournal 22h45 Nouv.sports Les lionnes / Claudine Mercier TVA TVA nouvelles TVA nouvelles Le cercle La classe de 5e Réal Giguère, l'homme derrière l'image Testé sur humains / Philippe Laprise TVA nouvelles 22h45 Denis Lévesque 23h45 Le match \" V Zéro à 1000$ La guerre des clans Atomes crochus Un souper parfait Taxi payant Rire et délire CSI: NY / L'oeil du témoin Le mentaliste / Pilote Un gars le soir Dumont Atomes crochus Call TV \" TQc Cornemuse Toc toc toc Kaboum! Tactik Tactik Légitime dépense La planète miracle Partie 1 de 5 IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L'EST (1974) Denise Filiatrault.22h45 Questions de société 23h45 Stasio \" CBC CBC News: Montreal Coronation Street Wheel of Fortune Jeopardy! Canspell 2011 Comedy Fest Laugh Gags CBC News: The National 22h55 CBCNews 23h40 Rick Mercer CTV-M Dr.Phil / Born to Rage?CTV News eTalk Big Bang Theory DancingWith the Stars / Brooke Burke Castle / Slice of Death CTV National News CTV News \" GBL-Q 16h30 ! Young & R.Global National Evening News Designer Guys E.T.Canada Ent.Tonight House / Office Politics / Amber Tamblyn The Chicago Code Hawaii Five-0 / Malama Ka Aina News Final Make or Break ABC The Dr.Oz Show Smarter-5th Grad ABCWorld News ABC 22 Local News The Office Dancing With the Stars / Brooke Burke Castle / Slice of Death ABC 22 Local News 23h35 Nightline \" CBS Channel 3 News The: 30 Channel 3 News CBS Evening News Ent.Tonight Big Bang Theory Rules of Engage.NCAA Basketball - Tournoi de Première Division (D) Channel 3 News \" FOX King of the Hill Family Guy The Simpsons Met Your Mother 2 1/2 Men 2 1/2 Men House / Office Politics / Amber Tamblyn The Chicago Code Fox 44 News Met Your Mother Entourage NBC First at Five 5:30 Now News 5 at 6 p.m.NBC Nightly News Jeopardy! Wheel of Fortune Chuck / Chuck Versus First Class The Event / You Bury Other Things To Harry's Law / Last Dance News 5 Nightcast 23h35 Jay Leno \" PBS-P Wild Kratts Homework Hotline BBC News America Nightly Business PBS NewsHour The Civil War / A Very Bloody Affair - 1862 The Civil War / Forever Free - 1862 Fort Niagara BBC World News Charlie Rose \" SHOW Sea Patrol Silent Witness / Safe Partie 2 de 2 THE BREAK UP ARTIST (2008) avec Amanda Crew, Ryan Kennedy.Rookie Blue / Signals Crossed Endgame NCIS / Obsession / Ashley Scott ARTV Cormoran Terre humaine Visite libre Rumeurs C'est juste de la TV Grands spectacles 22h45 Grands spectacles / Elton John au Royal Opera House CD Le convoi de l'extrême Humour Libre Partie 2 de 2 Mythes urbains Mythes urbains Furieux forages C'est incroyable! / L'heure de la riposte Les capitaines crochet / Duels Images-chocs / Poursuites et accidents Cinépop 16h00 ! JE SUIS DINA (2002) 18h10 ARSENAL DE POINTE (1995) avec Tia Carrere, Thomas Ian Griffith.LE CLANDES IRRÉDUCTIBLES (1971) avec Henry Fonda, Paul Newman.LA CHOUETTE ÉQUIPE (1976) Walter Matthau.23h45LENÈG'.1h20\" EV Enfants à bord Le Voyageur futé D comme débrouille / Panama AlexEnFloride@evasion.tv Bouffe en cavale / On vous émeu! Rallye autour du monde Partie 1 de 2 Orient-express, mon amour De Dakar à Bandiagara HI Dr Quinn, femme médecin / Espoir Les ailes de la guerre Pawn Stars Absurde et breveté Écrous et boulons / Les années béton NCIS enquêtes spéciales / Cellule rouge Chasseurs de nazis / Klaus Barbie Mordus des blindés / Le Hellcat MMAX Millionaire$ à tout prix Génération 70 Benezra reçoit La danse des étoiles Millionaire$ à tout prix Benezra reçoit MP Pimp mon char Palmarès L'univers M+ M.Net La prochaine Top Modèle Américaine Bienvenue à Jersey Shore Vénus Séduction 101 RDI Le Téléjournal RDI Jour de campagne RDI monde RDI économie 24 heures en 60 minutes Les grands reportages Le Téléjournal RDI RDI économie Le National Le Téléjournal 23h45 Nouv.sports S+ C.S.I: Les experts Veronica Mars / Orgueil et préjugés C.S.I: Miami / Le grain de sable Heartland Sophie Parker Agent libre / Chassé-croisé fou Doc / Capitaine Tippy SE 16h20 ! UN HOMME SANS EXCEPTION 17h55 MISS MARS (2009) avec Molly Stanton, Raquel Alessi.MÉCHANTE SOIRÉE (2010) avec Tina Fey, Steve Carell.Boardwalk Empire Kenny Powers ESCROCS EN HERBE (2009) Edward Norton.0h20 \" TFO J'ai mon voyage Moitié, Moitié Stella et Sacha Le Dino train RelieF Les ailes du soleil LE JOURNAL D'UN CURÉ DE CAMPAGNE (1950) Claude Laydu.Roméo Savoie: la peinture au corps TV5 Prendre sa place 17h50 Questions pour un champion Journal France 2 Partir Autrement / Sénégal Histoire du look / Élégance à la romaine Histoire des services secrets français L'Inquisition / La fin des cathares TV5 le journal Sans limites \" VIE Mariages sucrés / Gâteau fantastique Desserts de Patrice Idées de grandeur Bye-Bye Maison Recettes vedette L'assiette démystifiée / Le sucre Ma maison La bosse des noces Décore ta vie Airoldi pour sortie Passe la cigogne Dre Nadia, secours! Z FlashForward / Dernière ligne droite La porte des étoiles Revanche nerdz Comment c'est fait Mission Antares / Sélection naturelle FlashForward / Dernière ligne droite La porte de l'univers / Un nouvel espoir Sales Jobs / Dépollueur de neige RDS Nos Canadiens Paintball TV Sports 30 LMB Baseball / Twins du Minnesota c.Yankees de New York (D) L'antichambre (D) Sports 30 Paintball TV SPN Prime Time Sports UEFA Magazine SN Connected LMB Baseball / Twins du Minnesota c.Yankees de New York (D) Sportsnet Connected Hockeycentral MMA Connected TSN Off the Record Interruption (D) SportsCentre That's Hockey (D) Boxing - Friday Night Fights Curling - Championnat mondial (D) \" Disney 101 Dalmatiens Route p.jungle Les Doodlebops Maison de Mickey Elliot Les Tifoudoux Maison de Mickey Agent spécial Oso Tibère.maison Route p.jungle Les Zic-Magines Johnny et lutins Agent spécial Oso Maison de Mickey TTF Ben 10: Alien Force Star Wars: Clone Les Simpson Les zybrides Jimmy L'intrépide Johnny Test Île des défis extr.Stoked Les Simpson Family Guy Têtes à claques South Park Les Simpson Décalés du cosmos VRAK Dans le trouble Hannah Montana Smallville / La chute de Kandor Ma famille d'abord VRAK la vie Dans le trouble Famille parfaite VRAK la vie L'Horrorarium 70 Le Steph show Fan Club Frank vs.Girard VOILÀ! VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Votre guide télé surWWW.CYBERPRESSE.CA/TELE CLAUDE GINGRAS CRITIQUE Comme d\u2019autres consacrent un Liederabend à Heine ou à Eichendorff, Marc Boucher et son pianiste Olivier Godin ont monté un programme Pierre de Ronsard groupant des mélodies d\u2019une vingtaine de compositeurs sur des poèmes de ce gentilhomme et poète de la Renaissance et le présentaient hier après-midi, chez Turp, devant une centaine de passionnés d\u2019art vocal rassemblés au Conservatoire.Dire que je me suis profondément ennuyé est un euphémisme.Mais attention : je ne dirais pas que le travail deMM.Boucher etGodinaété vain, bien au contraire.Notre vie musicale peut se permettre ces fantaisies, qui ont leur utilité et leur public.Il ne faudrait d\u2019ailleurs pas que cette aventure, qui a demandé tant de travail, soit celle d\u2019un jour.Un enregistrement devrait la préserver.Dans l\u2019immédiat cependant, il faut bien reconnaître certaines choses.Les textes sont le plus souvent en vieux français et il fallait parfois aller à la traduction anglaise pour en comprendre le sens; de toute façon, certains des sujets traités sont d\u2019une parfaite banalité.Concernant la musique, tout ce qu\u2019on a entendu hier est de niveau ordinaire.Mais il était intéressant de comparer cinq traitements différents du fameux Mignonne, allons voir si la rose de nos années de collège, le premier datant de l\u2019époque de Ronsard et signé de l\u2019obscurissime Jehan Chardavoine.Du programme entier, les seuls titres à retenir sont l\u2019émouvante pièce de Jacques Ibert et le triptyque de Jean Rivier, bien supérieur à celui de Poulenc.Une pièce de Wagner d\u2019abord annoncée au programme en fut retirée pour servir ensuite de rappel.Fidèles à eux-mêmes, Boucher et Godin ont donné là une autre prestation absolument impeccable où voix, texte et piano étaient bien fondus.Une seule réserve, et elle ne les concerne pas : c\u2019est l\u2019acoustique de la salle de 225 places du Conservatoire.Pour l\u2019ensemble, la voix y sonne bien, à une grave exception près : la réverbération transforme tout ce qui est chanté fortissimo en quelque chose de proprement insupportable.On l\u2019a encore remarqué hier.MARC BOUCHER, baryton.Au piano : Olivier Godin.Hier après-midi, Conservatoire de musique et d\u2019art dramatique.Présentation : Société musicale André-Turp.BOUCHER ET GODIN Un après-midi chez Ronsard Ce méga-hit en puissance \u2013 imaginez juste le choix du titre! \u2013 débuterait à Montréal avant de se transporter à Paris.On voit d\u2019ici : nouvelles carrières transatlantiques, retours sur scène de stars tombées dans l\u2019oubli.Voire quelques soirs à Toronto, qui sait ?Entre-temps, d\u2019autres auteurs québécois ont été honorés samedi dans la Ville reine.Dans la catégorie «Époque radiophonique 1939-1969 » d\u2019abord, Pierre Létourneau pour La chanson des pissenlits, écrite «à la Brassens» en 1963 et fort bien rendue l\u2019autre soir par Pierre Lapointe.Deux autres artisans de la chanson québécoise ont désormais leur niche au Panthéon, catégorie «Époque moderne 1970-1985»: Gilles Valiquette pour Je suis cool (1972), bluesée au max par Antoine Gratton, et Jacques Michel pour la toujours belle Pas besoin de frapper (pour entrer chez moi) qu\u2019a interprétée Wilfred LeBoutwhillier, à peine débarqué de Paris.Du côté anglophone, trois chansons qui ont fait le top 10 durant ces mêmes années sont entrées au «Hall of Fame» : la plus que funky Oh! What a feeling ! de Crowbar \u2013 ces messieurs étaient sur scène samedi: What a rush! \u2013, la très soul When I Die, du groupe Motherlode où chantera aussi le futur Of fenbach Breen LeBoeuf ; et Wildflower, le grand slow de Skylark.Par ailleurs, Roméo Beaudry (1882-1932), pianiste, compositeur et fondateur de l\u2019étiquette montréalaise Star Gramophone, a été intronisé au Panthéon dans la catégorie Pionniers.Outre les Ovila Légaré et Isidore Soucy, M.Beaudry a découvert Mary Travers, La Bolduc, inoubliable interprète de La turlutte des années dures, qui aura aidé les Canadiens français de l\u2019époque, tant ici qu\u2019aux «États », à passer à travers la Crise.Vingt-cinq ans plus tard, un autrepionnier, YvanDufresne, posera les bases de l\u2019industrie du disque et du spectacle telle qu\u2019on la connaît aujourd\u2019hui.Producteur de disques et créateur de vedettes \u2013 Michel Louvain et Donald Lautrec, pou r n \u2019en nomme r que deux \u2013, M.Dufresne, 81 ans, a reçu le Prix du patrimoine de l\u2019Association canadienne des éditeurs de musique.Entre autres bons coups, en 1970, Yvan Dufresne a fait enregistrer à un chanteur du nom de Steve Fiset une chanson intitulée Les chemins d\u2019été, bientôt rebaptisée Dans ma Camaro.Compositeur : André Gagnon ; auteur : Luc Plamondon qui avait signé là son premier succès.Samedi, le grand parolier a salué avec respect son premier producteur, l\u2019un des grands noms du showbiz québécois.Luc Plamondon a aussi posé une question : « Qu\u2019attend l\u2019ADISQ pour rendre hommage à Yvan Dufresne?» Aujourd\u2019hui à 16h à MusiMax, Mike Gauthier consacre la totalité de son MusiMag à ce gala.Plamondon au Panthéon PAROLIER suite de la page 1 CLAUDE GINGRAS CRITIQUE Raf fi Armenian dirigeait la neuvième Symphonie de Beethoven devant un auditoire de quelque 1500 personnes vendredi soir, à l\u2019église Saint-Jean-Bapt iste, lors d\u2019un concert au bénéfice de la Fondation du Conservatoire.OEuvre unique en son genre dans le répertoire tout entier, la célèbre Neuvième est choisie cette année pour divers événements.Nézet-Séguin en fera l\u2019ouverture du Festival de Lanaudière le 9 juillet et Nagano, le baptême de la nouvelle salle le 7 septembre.Pour sa présentation de la Neuvième, M.Armenian, qui dirige à la fois leConservatoire et l\u2019orchestre de l\u2019institution, avait réuni quelque 300 jeunes, ce nombre incluant les membres du choeur et de l\u2019orchestre de la maison et les choristes de l\u2019école Joseph- F ra nçoi s-Per r au lt .Bien que présente pendant toute l\u2019exécution, soit 65 minutes, la masse de 250 choristes ne s\u2019anima qu\u2019au moment assigné par le compositeur, c\u2019est-à-dire au fameux finale chanté sur le texte de l\u2019Ode à la joie de Schiller.Les trois mouvements qui précèdent sont purement orchestraux.Dès le suspense des toutes premières mesures, on sentait Armenian en pleine possession de l\u2019oeuvre et en plein contrôle de ses effectifs.Cette Neuvième s\u2019annonçait impressionnante et elle le fut.Quelques très légers problèmes de coordination \u2013 chose tout à fait normale dans un tel exercice \u2013 n\u2019ont diminué en rien la bonne marche des événements, la vitalité du discours et l\u2019expression qui rejoignit l\u2019auditoire attentif et silencieux.Armenian mena un Adagio particulièrement expressif, assorti de quelques discrets rubatos.Porté à 65 musiciens, l\u2019orchestre s\u2019est enfin montré l\u2019égal de ses pendants de McGill et de l\u2019UdM, et ce, à tous les niveaux: cordes, bois, cuivres et percussions.Mention toute spéciale au dramatique récitatif des violoncelles et contrebasses à l\u2019unisson, seuls, au début du finale.Le récitatif vocal qui vient ensuite est confié à une voix masculine grave (basse ou baryton).C\u2019est, des quatre voix solistes, la plus en évidence.Malgré un physique qui n\u2019annonce pas précisément une imposante voix profonde, le jeune John Giffen chanta son solo sans problème.La soprano Jennifer Pyra, quant à elle, atteignit son si aigu de justesse.Les deux autres solistes furent à leur affaire et le choeur chanta avec énergie et justesse.L\u2019auditoire fit à tous les participants une ovation monstre et bien méritée.Pour un «bénéfice », la soirée restait quand même un peu courte : à peine plus d\u2019une heure.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DU CONSERVATOIRE DE MONTRÉAL, Choeur du Conservatoire (dir.Louis Lavigueur), Choeur de l\u2019école Joseph-François-Perrault (dir.Pascal Côté).Chef d\u2019orchestre : Raffi Armenian.Solistes : Jennifer Pyra, soprano, Hélène Brunet, mezzosoprano, Antoine Bélanger, ténor, et John Giffen, basse.Vendredi soir, église Saint-Jean- Baptiste.Programme : Symphonie no 9, en ré mineur, avec choeur et quatre voix solistes, texte de Friedrich Schiller, op.125 (1817-24) \u2013 Beethoven AU CONSERVATOIRE Impressionnante Neuvième! Dès le suspense des toutes premières mesures, on sentait Armenian en pleine possession de l\u2019oeuvre et en plein contrôle de ses effectifs.PHOTO GRANT MARTIN, FOURNIE PAR LE PANTHÉONDES AUTEURS ET COMPOSITEURS CANADIENS Luc Plamondon en compagnie d\u2019un autre artiste honoré, Robbie Robertson, du groupe The Band.Les producteurs feu Roméo Beaudry et Yvan Dufresne ont aussi été honorés.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É AL LU N D I 4 A V R I L 2 0 1 1 ARTS ET SPECTACLES NATHALIE PETROWSKI L\u2019écrivain Carlos Fuentes et le cinéaste Alejandro Jodorowsky ont 82 ans, toutes leurs dents, une oeuvre imposante et de nombreux fans à Montréal où ils étaient tous les deux de passage la semaine dernière.Jodorowsky était l\u2019invité de l\u2019Université de Foulosophie, Carlos Fuentes, celui de la faculté de droit de McGill.Rien qu\u2019à la nature de leurs hôtes, on comprend que ces deux grands artistes, l\u2019un immigré russe, l\u2019autre mexicain, n\u2019appartiennent pas au même monde.Avec Jodorowsky, l\u2019entretien a duré à peine 20 minutes.Avec Carlos Fuentes, je pourrais encore y être tant ce prolifique écrivain, lié à l\u2019école du réalisme magique latino-américain et auteur de 25 romans, 15 essais, 5 pièces de théâtre et de 2 scénarios de films, est avenant, disponible et réfractaire aux entrevues à la va-vite, source selon lui de confusion et de citations erronées.S\u2019exprimant dans un français impeccable qu\u2019il maîtrise autant que l\u2019anglais, l\u2019espagnol et l\u2019italien, faisant presque 20 ans de moins que son âge, vigoureux d\u2019esprit comme de corps, charmeur jusqu\u2019au bout de ses doigts, Carlos Fuentes m\u2019attendait en lisant La Presse dans un hôtel chic du centreville.La veille, il avait parlé aux étudiants et aux profs de McGill du métier de juriste qu\u2019il n\u2019a jamais exercé malgré sa formation, de sa surprise face au printemps du Moyen-Orient et de la guerre inutile contre les narcotrafiquants mexicains, sujet sur lequel il se penche régulièrement à titre de membre de la Commission mondiale sur la politique des drogues.Acerbe envers Sarkozy Le lendemain, il y avait mille sujets à aborder avec lui et au moins une controverse: l\u2019annulation de l\u2019Année du Mexique en France à la suite de la décision du président Sarkozy de dédier l\u2019événement à Florence Cassez, cette Française accusée d\u2019enlèvements, injustement selon certains, et emprisonnée au Mexique depuis cinq ans.Fuentes, qui a été l\u2019ambassadeur du Mexique en France dans les années 70, ne se gêne pas pour dénoncer le geste de Sarkozy qu\u2019il traite de président de République bananière.«Je n\u2019accepte absolument pas cet amalgame entre le judiciaire et la culture, de la part d\u2019un président qui ne cherche qu\u2019à retrouver sa popularité perdue.À cause de lui, des centaines d\u2019artistes mexicains se retrouvent sur le carreau et ont travaillé en pure perte sur des expos, des installations et des spectacles que les Français ne verront pas.Cette instrumentalisation de la culture est indigne de la France!» Lorsque l\u2019affaire a éclaté en février, Fuentes avait affirmé que Florence Cassez était coupable.À Montréal, il a été plus nuancé: «Je ne sais pas si elle est coupable ou non; le processus judiciaire n\u2019est pas terminé.Chose certaine, elle fréquentait une bande qui enlevait des gens.Même si son ex, qui était le chef de la bande, clame qu\u2019elle n\u2019a rien à voir avec l\u2019histoire, on ne peut pas dire que son témoignage ait une grande valeur.Il est lui-même accusé.Cela dit, je concède que le système judiciaire mexicain n\u2019est pas fiable et que je ne suis pas au courant de tous les détails de cette affaire compliquée.» Engagement politique Si certains détails lui ont échappé, c\u2019est sans doute parce que Fuentes passe la moitié de l\u2019année à Londres et l\u2019autre à Mexico.« À Londres, je ne vois personne, j \u2019écris tous les jours, je lis beaucoup et, le soir, je vais au théâtre ou à l\u2019opéra avec ma femme.Mais à Mexico, je n\u2019arrive pas à écrire.Il y a les amis, les obligations et la politique qui prennent tout mon temps.» Bientôt, la politique va jouer un rôle encore plus important dans sa vie à cause des élections mexicaines de 2012.Fuentes appuie deux candidats du centre gauche qui n\u2019ont pas encore déclaré leur candidature.«Le Mexique, dit-il, est prêt pour un renouveau avec le retour de la gauche.Ce pays doit absolument développer ses ressources intérieures.On a fait des choses, mais pas assez, en partie à cause de la médiocrité et du manque de conception d\u2019État des politiciens mexicains.Mais je garde espoir.» Il y a 15 ans, Fuentes se vantait de ne pas utiliser l\u2019internet et d\u2019écrire au stylo.Il n\u2019a pas changé d\u2019idée et continue d\u2019écrire ses romans à la main.«Pour la proximité et la sensualité du contact avec le papier, dit-il, et parce que je crois que l\u2019écran de l\u2019ordinateur est un miroir qui encourage une certaine forme d\u2019onanisme.» L égèr e amé l i o r a t ion : Fuentes a maintenant une adresse courriel, gérée par sa femme, Sylvia Lemus, journaliste de la télé avec qui il a eu deux enfants, morts tous les deux dans la vingtaine.À la fin de l\u2019entretien, j\u2019ai demandé à Fuentes de me donner un titre, un seul, qu\u2019il conseillerait à quiconque n\u2019a jamais lu son oeuvre.Il n\u2019a pas choisi La volonté et la fortune, son dernier roman paru en 2008 et dont le narrateur est une tête décapitée qui trace le portrait sanglant d\u2019une narconation corrompue.Non plus qu\u2019il n\u2019a choisi Contre Bush, sa critique de l\u2019impérialisme américain, ou Diane ou la chasseresse solitaire, récit de son aventure torride et passionnée avec l\u2019actrice Jean Seberg.Spontanément, il m\u2019a lancé La mort d\u2019Artemio Cruz, roman paru en 1962 racontant la trahison du Mexique par un homme d\u2019affaires posant comme un révolutionnaire.Contrairement à ses amis, feu Octavio Paz, Gabriel Garcia Marquez et Mario Vargas Llosa, Fuentes n\u2019a jamais remporté le Nobel de la littérature.Il clame qu\u2019il n\u2019en veut pas, que ça l\u2019empêcherait d\u2019écrire.On le lui souhaite tout de même.Avant ses 100 ans.LECTURES / Carlos Fuentes La culture avant la politique PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE En entrevue, Carlos Fuentes, auteur de 25 romans, 15 essais, 5 pièces de théâtre et de 2 scénarios de films, est avenant et disponible.ANDRÉ DUCHESNE Deux films québécois, le court métrage Mokhtar et le documentaire Les tortues ne meurent pas de vieillesse, ont été primés au cours de la fin de semaine au 17e Festival international de cinéma méditerranéen tenu à Tétouan, au Maroc.Réalisé par la jeune cinéaste Halima Ouardiri, Mokhtar a remporté le Grand Prix de la Ville de Tétouan dans la catégorie des courts métrages.Le même prix, dans la catégorie documentaires, a été attribué à Les tortues ne meurent pas de vieillesse, coproduction Maroc/ Québec écrite, réalisée et produite par Hind Benchekroun et Sami Mermer.Déjà couronné de nombreux prix et inspiré d\u2019une histoire vraie, Mokhtar raconte la vie d\u2019un garçon subissant les foudres de son père, gardien de chèvres, après avoir ramené une chouette blessée à la maison.L\u2019oiseau est porteur de malheur et Mokhtar est puni pour son geste qui se veut un symbole d\u2019indépendance.Quant à Les tortues ne meurent pas de vieillesse, il raconte la vie de trois hommes vivant dans le nord du Maroc et démontrant une grande volonté de vivre en dépit de leur âge avancé.Distribuée par Les films du 3 mars, l\u2019oeuvre avait été présentée en novembre dernier aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal.Deux films québécois se distinguent au Maroc ANDRÉ DUCHESNE Lily Collins, fille du chanteur Phil Collins, incarnerait le personnage de Blanche- Neige dans le film 3D que le réalisateur Tarsem Singh tournera à Montréal à compter du mois de mai.C\u2019est ce qu\u2019affirment de nombreux médias spécialisés, dont le très branché magazine Variety sur son site web.Même constat du côté du Hollywood Reporter, qui ajoute que la comédienne a totalement charmé les producteurs lors de son audition.Au cours des dernières heures, le blogue «Speakeasy » du quotidien The Wall Street Journal a publié une entrevue avec la comédienne de 22 ans où elle précise avoir été embauchée le 31 mars.«Mon casting a duré moins de 24 heures.C\u2019est le casting le plus rapide que j\u2019ai vécu.J\u2019ai fait l\u2019audition le 30 mars puis j\u2019ai rencontré le réalisateur et, le lendemain, j\u2019avais le rôle », a-t-elle indiqué.Au cours des derniers jours, d\u2019aucuns affirmaient plutôt que des pourparlers étaient en cours avec Saoirse Ronan (Hanna, The Way Back) pour interpréter ce personnage des frères Grimm.Le rôle était ouvert et aurait aussi pu être attribué à une comédienne québécoise ou canadienne, comme l\u2019a fait savoir une agence de casting de Montréal à La Presse plus tôt cette semaine.Lily Collins, qui interprétait la fille de Sandra Bullock dans The Blind Side, rejoindrait donc deux autres têtes d\u2019affiche de ce long métrage, soit Julia Roberts, qui jouera la méchante reine, et Armie Hammer dans le rôle du prince charmant Andrew Alcott.Doté d\u2019un budget de 150 millions, le film de Tarsem Singh, intitulé The Brothers Grimm : Snow White, doit sortir en salle le 29 juin 2012.CINÉMA Lily Collins incarnerait Blanche-Neige llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 4 A V R I L 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 5 À L\u2019AFFICHE DÈS LE VENDREDI 29 AVRIL Pour participer, remplissez le coupon ci-joint et postez-le à: PROMOTION UN MONDE MEILLEUR Annexe Communications 438, McGill Suite 400, Montréal, QC H2Y 2G1 NOM : ________________________________________________________________________ ADRESSE : _____________________________________________________________________ VILLE : __________________________________________ CODE POSTAL : ___________________ TÉL.(jour) :____________________________________ TÉL.(soir) : _________________________ prière d\u2019écrire lisiblement Le tirage des 50 laissez-passer doubles aura lieu le 13 avril \u2022 Les gagnants recevront un laissez-passer double par la poste \u2022 L\u2019annonce promotionnelle sera publiée les 4, 5 et 6 avril \u2022 valeur totale des prix: 1000$ \u2022 aucun achat requis \u2022 les fac-similés ne sont pas acceptés \u2022 Règlements du concours sont disponibles chez Annexe Communications invitent 100 personnes à et assister à la première de le mercredi 20 avril à 19h au cinéma Quartier Latin MTL UN MONDE MEILLEUR GAGNANT DE L\u2019OSCAR® MEILLEUR FILM EN LANGUE ÉTRANGÈRE GAGNANT DU GOLDEN GLOBE MEILLEUR FILM EN LANGUE ÉTRANGÈRE UN FILM DE SUSANNE BIER ARTS ET SPECTACLES ÉRIC CLÉMENT L\u2019humoriste et auteur Sylvain Larocque fera la script-édition mais aussi la mise en scène du gala Juste pour rire de Laurent Paquin, le 14 juillet, a appris La Presse.« Louis Champagne était pressenti pour la mise en scène, dit Nicolas Boucher, directeur programmation gala de JPR, mais il a d\u2019autres projets en même temps donc Sylvain étant un vieux complice de Laurent et ayant déjà fait de la mise en scène en humour, comme au Grand rire de Québec, il a accepté.» En marge de l\u2019ac tiv ité «Payez ce que vous voulez» de Juste pour rire, vendredi à la Place des Arts, Laurent Paquin a dit être bien content de travailler avec Sylvain Larocque.«Il avait envie de le faire et je sais à quoi m\u2019attendre avec lui, dit-il.Je n\u2019ai jamais été déçu!» Son gala pourrait s\u2019appeler Vive la dépression.Il abordera « le mal de siècle » soit les déprimes que vivent les gens dans nos sociétés urbanisées.« Je me su i s s ouvent demandé si je n\u2019étais pas un candidat à la dépression mais bon, je trouve des façons de me grounder!», dit-il.Comme la plupart des animateurs de galas, Laurent en est aux premières étapes de la réflexion sur le contenu du gala.Quels humoristes inviter?Quel fil conducteur?Quelles personnalités connues à inviter?«On réfléchit avec qui faire des duos, des trios ou plus ! J\u2019ai déjà fait un numéro où on était neuf ! Faut voir qui est disponible.Je sais que Guy Nantel, Jean-François Mercier ou Jean-Marc Parent fitteraient bien.» Première pour Éric Salvail Éric Salvail fait la même démarche.Il en a un peu plus sur le dos car il animera le premier gala Juste pour rire à être présenté à la Place des Arts.«On a déjà pas mal avancé car je suis un insécure, dit-il.Je veux prendre de l\u2019avance!» Pas question pour lui de dévoiler qui est assuré de participer à son gala Grande première, les 12 et 13 juillet.«C\u2019est gênant mais la vente des billets se fait actuellement sur mon seul nom! dit-il.Les gens connaissent mon sens du spectacle.Et puis, les autres animateurs, c\u2019est du vieux stock ! Je suis le p\u2019tit nouveau.Il faut que les gens se précipitent !» Guy Nantel passant par là et entendant les propos d\u2019Éric Salvail lui lance : «C\u2019est au nouveau de faire ses preuves ! On a assez hâte de le voir se planter ! » Nantel animera son 4e gala cet été, les 20 et 21 juillet.Il rode en ce moment des numéros de ce gala quand il présente La Réforme Nantel, intégrant des éléments d\u2019ac tual ité comme la violence au hockey ou la catastrophe au Japon.En passant, il en profite pour dire que contrairement à Cathy Gauthier ou Louis- Josée Houde, il n\u2019est pas intéressé à se produire en France.«Ma vie est ici, dit-il.Et je ne trouve pas que l\u2019humour français soit de bonne qualité contrairement à ici.Pourquoi quitter une pépinière pour aller en France?» Il préfère avoir des projets de télévision ici, comme Jean- François Mercier, qui attend de savoir si son personnage de «gros cave» d\u2019Un gars, le soir, va vieillir sur V.Mais il se verrait bien, lui, faire des shows en France.«Je me suis aperçu sur le net que j\u2019ai des fans en France, dit Jean-FrançoisMercier.Je serais tenté par l\u2019aventure vu que je n\u2019ai pas d\u2019enfant et une blonde qui me suivrait.Mais je suis trop occupé en ce moment.» Il travaille sur le Party à Mercier, les 18 et 19 juillet.Il promet une fête du tonnerre de Dieu à l\u2019occasion de son anniversaire.Il assure qu\u2019il n\u2019y aura aucune censure sur scène (à la télé, c\u2019est autre chose).«Éric Belley va faire la mise en scène, dit-il.On va parler de sexe, c\u2019est sûr.mais il y aura aussi des malaises et des malaises, on peut en faire sans sexe ni vulgarités.» s Pour joindre notre journaliste : eric.clement@lapresse.ca FESTIVAL JUSTE POUR RIRE 2011 Sylvain Larocque va mettre en scène le gala de Laurent Paquin ALEXANDRE VIGNEAULT CRITIQUE Madame Louis 14 constitue un voyage dans le temps destiné à plaire à ceux qui s\u2019intéressent au Grand Siècle et à l\u2019aube des Lumières.La dame du titre fait en effet référence à madame de Maintenon, épouse secrète du Roi-Soleil, témoin privilégié de la cour de ce grand monarque et personnage à l\u2019influence occulte que la famille royale, le peuple et même l\u2019Histoire a longtemps accusé de bien des maux.Lorraine Pintal, qui signe également le texte et la mise en scène, incarne d\u2019abord une marquise de Maintenon âgée, à bout de souffle, qui revoit l\u2019étonnant parcours que fut sa longue vie \u2013 elle est morte à 83 ans.Puis, se dépouillant d\u2019une partie des lourdes étoffes qui la couvrent, elle redevient peu à peu la jeune Françoise d\u2019Aubigné, née à la prison de Niort dans une famille désargentée, qui fut mariée à 16 ans (« sans dot », précise-t-elle) à Scarron, un écrivain déjà vieux et handicapé.Ce mariage lui répugnait, ne lui laissant aucune échappatoire.Il lui permit néanmoins de faires ses premiers pas dans le monde et, après la mort de son mari, elle devint la gouvernante des bâtards du roi.Ce rôle lui servi finalement de tremplin pour devenir la favorite du monarque et, bien qu\u2019elle ne fut pas d\u2019abord motivée par l\u2019ambition, lui donna l\u2019occasion de prendre sa revanche sur une époque où les femmes du commun n\u2019avaient que peu de pouvoir sur leur destinée.La finesse du spectacle de Lor ra ine P inta l t ient not amment à son t ex te beau et ciselé, qui sait jouer sans lourdeur la langue de l\u2019époque et donne le sentiment de voir de l\u2019intérieur le règne du Louis le Grand.L\u2019interprétation qu\u2019elle en fait s\u2019avère toutefois trop compassée, ce qui tend à éloigner l\u2019émotion du personnage.Sa marquise de Maintenon possède moins de vivacité que de force tranquille.Madame Louis 14 est ainsi plus une oeuvre de style que de sentiment , qui repose d\u2019abord sur une ingénieuse mise en scène axée sur le langage du corps.Les déplacements calculés et codifiés, ainsi que les mille et un gestes d\u2019une précision extrême posés par l\u2019actrice confèrent à l\u2019ensemble un air de cérémonial intime.Ils insufflent aussi un dynamisme nécessaire à la pièce, dont la bande son est manipulée en direct par Lorraine Pintal, sans en trahir le caractère solennel.Madame Louis 14, jusqu\u2019au 30 avril au Rideau Vert.THÉÂTRE / Madame Louis 14 Un ingénieux cérémonial ANDRÉ DUCHESNE La recherche de financement en création cinématographique n\u2019est pas une sinécure.Et se termine trop souvent par des refus.Face à cette réalité, de nouvelles idées de financement émergent au fil du temps.Dont Yonder, organisme sans but lucratif qui a pour objectif d\u2019aider des artistes émergents à financer des projets de création originaux et qui ont de la difficulté à se trouver un canal de financement.« Je crois que ça n\u2019a pas de sens que des artistes qui ont des projets de création super intéressants éprouvent autant de difficultés à obtenir des subventions », estime Françoise Lavoie-Pilote, idéatrice et fondatrice du projet.Enseignante à l\u2019UQÀM et artiste multimédias, cette dernière a vécu plus d\u2019une fois l\u2019expérience des refus.De là l\u2019idée d\u2019ouvrir de nouvelles avenues où l\u2019on fera entre autres appel à l\u2019aide du privé.Elle a fondé Yonder en compagnie des producteurs Michel David (La Cavalerie) et Antonello Cozzolino (Cirrus Communications).«Yonder » est un mot norvégien qui évoque un lieu qui n\u2019existe pas, un quelque part entre le réel et l\u2019imaginaire.Ce qui se veut, on l\u2019aura compris, en harmonie avec l\u2019organisme et sa vocation.Jeudi soi r dernier, les membres de Yonder ont tenu une première soirée de financement, joliment intitulée Yonderful.Une douzaine d\u2019étudiants de l\u2019UQÀM, proche de Mme Lavoie-Pilote, ont pris en charge (avec aplomb) l\u2019organisation de la soirée qui a rassemblé quelques centaines de personnes.Le réalisateur Simon Olivier Fecteau en était le porte-parole.« C\u2019est une cause qui se marie parfaitement à mon propre parcours, indique le réalisateur des capsules En audition avec Simon en entrevue à La Presse.Regardez toute l\u2019effervescence qui habite actuellement notre cinéma québécois.Ce mouvement ne doit pas s\u2019éteindre.Yonder est pour moi une forme originale d\u2019encouragement à la création.» Comme dans les institutions Comment tout cela va fonctionner?Un peu comme avec les institutions publiques de financement.Les candidats qui ont des projets de fiction tels des courts métrages, des capsules vidéo en ligne, des installations multimédias, soumettent un dossier de présentation.Ceux-ci seront évalués par un comité indépendant et des subventions d\u2019entre 3000$ et 10 000 $ seront attribuées.«Mon idéal est que nous puissions amorcer nos activités en finançant trois projets, dit Mme Lavoie-Pilote dont l\u2019actuel projet de création ne sera pas soumis pour des raisons évidentes de conflit d\u2019intérêts.Tout va dépendre des appuis que nous recevrons du milieu.Les boursiers seront ensuite pris en charge par un comité de suivi.Ils seront imputables.» Déjà, elle a recueilli des appuis chez Alliance Vivafilm et Locations Michel Trudel.Les producteurs Michel David et Antonello Cozzolino constituent aussi des alliés de taille pour aider dans la recherche de commanditaires.« Il a d\u2019abord été dit que Yonder est là pour des projets refusés par les institutions, dit M.Cozzolino.Je dirais plutôt que ce sont des projets dont l\u2019originalité fait en sorte qu\u2019ils ne trouvent pas leur place dans les barèmes traditionnels de financement.Il faut encourager ce mouvement fort qui nous vient de la relève.» Pour en savoir plus : www.projetyonder.com L\u2019organisme Yonder Un nouveau souffle pour les créateurs de fiction PHOTO FOURNIE PAR LE RIDEAU VERT Lorraine Pintal incarne madame de Maintenon, épouse secrète du Roi-Soleil, dans Madame Louis 14.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE L\u2019humoriste et auteur Sylvain Larocque va assurer la mise en scène du gala de Laurent Paquin qui devrait avoir pour thème « le mal du siècle», la dépression.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É AL LU N D I 4 A V R I L 2 0 1 1 L\u2019arrivée du printemps se reflète dans les couvertures des magazines de mode, sur lesquelles on trouve entre autres Rihanna.LES COUVERTURES DE MAGAZINES EN AVRIL, ENTRE ROMANCE ET PASTELS Le «mythe » des bienfaits de l\u2019eau sur la silhouette pourrait conduire des jeunes femmes à un résultat bien peu glamour, l\u2019incontinence urinaire, met en garde un réseau de médecins spécialisés du Nord de la France.«Nous tirons un signal d\u2019alarme devant la recrudescence des pathologies urinaires de la femme dues au mythe des bienfaits de l\u2019eau», indique Périnice, réseau régional de prise en charge de l\u2019incontinence.Dans le collimateur des médecins du réseau (urologues, gynécologues, gastro-entérologues.), une tendance chez les femmes, en particulier les femmes jeunes et actives, à boire abondamment, sans uriner en conséquence, par manque de temps ou par contraintes professionnelles.Sous couvert d\u2019hydratation de la peau, de drainage ou de détox, «on arrive parfois à trois ou quatre litres par jour, chez des gens qui urinent trois fois dans la journée.La vessie se distend, devient de moins en moins sensible », indique-t-il, avec à la clé «un tas de petits maux qui peuvent pourrir la vie des gens » : envies irrépressibles d\u2019aller uriner, fuites à l\u2019effort, douleurs de la vessie, infections urinaires.En 2008 déjà, une étude publiée dans le Journal of the American Society of Nephrology pointait «un manque général de preuves» sur les avantages que les organes pourraient tirer d\u2019une consommation d\u2019eau allant au-delà de la soif.\u2014 Agence France-Presse SANTÉ PHOTO UNIVERSAL PICTURES Emma Thompson dans le film Nanny McPhee Ça y est.C\u2019est fini.Out, l\u2019hiver.Place au printemps.Du moins dans le merveilleux monde du magazine.Où nous devrions plutôt dire : place aux printemps.Car ici, le Québec se distingue légèrement.Une nuance intéressante, qui en dit long sur qui nous sommes, finalement.MAGAZINES PRINTEMPS À LA UNE SILVIA GALIPEAU Bon, il faut l\u2019admettre, ça ne saute pas nécessairement aux yeux.Pour le regard non initié, s\u2019entend.Mais les experts et habitués des podiums vous le confirmeront: un survol des unes des principaux magazines de mode féminine dumois d\u2019avril de la planète le confirme.De Paris à Pékin, en passant par Barcelone et New York sans oublier Moscou, tout le monde célèbre le printemps.Et pas n\u2019importe comment : les looks présentés en une sont tout à fait dans le ton des derniers grands défilés, paraît-il.«Il y a un côté ultraféminin.Tout à fait dans le ton des derniers défilés de Dolce &Gabanna.Et en même temps, il y a une \"vibe\" années 70.C\u2019est très représentatif de ce qu\u2019on a vu dernièrement sur les passerelles », analyse Julia Cyboran, directrice du contenu multiplateforme du magazine Loulou, devant les Vogue, Elle et autres Bazaar du mois d\u2019avril de la planète.«On sent le printemps, assurément.Il y a beaucoup de blanc, de dentelle, c\u2019est lumineux et frais», enchaîne Denis Desro, rédacteur en chef mode d\u2019Elle Québec.Et au Québec ?Or, au Québec, les unes détonnent.Pas de blanc, encore moins de dentelle en une ce printemps, mais plutôt des couleurs pimpantes (vert pour Elle Québec et jaune soleil pour Loulou).Il faut dire que cela fait des mois qu\u2019on nous le répète : cet été, pensez coloré (et rayé).Serions-nous en retard sur les prochaines tendances, axées davantage sur la dentelle, le blanc et les couleurs neutres?«Est-ce que la planète mode québécoise est en retard sur la planète mode du reste de la terre?» spécule, amusée, l\u2019experte des tendances Anne Darche.«Non, je crois que ce serait un peu gros de le dire », dit-elle.Alors qu\u2019en est-il ?C\u2019est pourtant si simple.Pensez-y.Si, ailleurs, on a mis de l\u2019avant les couleurs «neutres de l\u2019été», au Québec, on a voulu avoir un impact.Pourquoi ?«On a des hivers tellement durs que le printemps, c\u2019est une délivrance ! On veut de la couleur forte!» souligne Denis Desro.Et la Russie, alors?«Au Québec, on est plus ancrés sur ce qui se passe dans la vraie vie, ajoute Julia Cyboran.En avril, qui a envie de s\u2019habiller en dentelle?» D\u2019où l\u2019omniprésence de couleurs pimpantes.«Après notre hiver sombre et lourd \u2013 l\u2019hiver a été très foncé, avec des gris ton sur ton \u2013, la couleur, on en a besoin.Pour nous réveiller les sens.» Mais ne vous méprenez pas, la mode du blanc et de la dentelle nous atteindra aussi.Très bientôt, d\u2019ailleurs.Le prochain numéro d\u2019Elle Québec nous réserve 14 pages de cette « tendance très forte».«Parce qu\u2019en juillet, quand il va faire chaud et humide, on va tous être en blanc et en dentelle !» promet Julia Cyboran.Plus que quelques mois, quoi.Vogue Paris Gisele Bundchen par Inez & Vinoodh Vogue Allemagne Britt Maren Vogue Espagne Toni Garrn par Alexi Lubomirski Vogue Chine Scarlett Johansson par Peter Lindbergh Vogue Corée Sasha Pivovarova par Nino Muñoz Vogue États-Unis Rihanna par Annie Leibovitz Harper\u2019s Bazaar Singapour Nicole Trunfio Elle Royaume-Uni Gwen Stefani par Matthias Vriens- McGrath WSJ Anna Wintour par Mario Testino Elle Canada Amanda Laine \u2014 D\u2019après une idée de RelaxNews LES VICES DE LA BOUTEILLE D\u2019EAU LA MÈRE BLOGUE SUPER NANNY À LA RESCOUSSE «Le saviez-vous ?Il existe au Québec, tout comme aux États-Unis, des services de type Supernanny, raconte Silvia Galipeau sur La mère blogue.L\u2019une d\u2019entre elles a tenu un stand tout le week-end au salon Maternité paternité enfants.Nanny Secours, elle s\u2019appelle, experte en coaching parental à domicile.Je l\u2019ai rencontrée.Comme fonctionne-telle ?Les familles prennent contact avec elle pour un problème de dodo, de gestion de crise, d\u2019insécurité \u201cde la maman\u201d, m\u2019a-t-elle dit.Elle se déplace trois fois, pour environ deux heures chaque fois, histoire \u201cd\u2019accompagner les parents\u201d.Le tout pour un total de 400 à 500$, selon la distance à parcourir.Pensez-vous que ce type de coaching pour \u201ctrouver le mode d\u2019emploi de votre enfant\u201d soit une solution?» Faites part de vos commentaires à cyberpresse.ca/mere VIVRE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 4 A V R I L 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 7 ANNE RICHER D\u2019où viennent chez de jeunes scientifiques l\u2019envie et le bonheur de chercher l\u2019ordre mystérieux de ce qui est invisible à l\u2019oeil nu?Comprendre, sans doute.Par exemple, comment trois souches de micro-organismes mutés, Streptomyces griseus, Pseudomonas putida et Pseudomonas fluorescens, peuvent-ils s\u2019adapter à la styromousse et la biodégrader de 69,5% en deux semaines ?Deux très jeunes Québécois ont réussi l\u2019exploit.Et au-delà de la science pure qu\u2019ils adorent, ils contribuent ainsi à la santé de l\u2019environnement et au mieux-être des humains.La longue vie de la styromousse Broyer le polystyrène est l\u2019une des méthodes employées actuellement pour le recycler.Pour ce faire, on doit utiliser des solvants très polluants.Il peut aussi être chauf fé à haute température pour être transformé en énergie.Mais la méthode mise au point par Alexandre Allard et Danny Luong permet de décomposer le polystyrène en utilisant des micro-organismes et des enzymes communs.Le jury international du Stockholm Junior Water Prize, qui avait à juger 29 autres délégations d\u2019autant de pays, a été convaincu du bien-fondé de la méthode des jeunes scientifiques.«Cela pourrait contribuer à réduire grandement la quantité de plastiques qui finissent dans l\u2019eau et dans les mers », a-t-il déclaré en attribuant le prix aux deux jeunes Québécois, qui ont reçu l\u2019honneur des mains de la princesse héritière Victoria de Suède.Un article scientifique dans le Journal of American Chemical Society assurait que la styromousse libérait des molécules cancérigènes et toxiques menaçant la santé de la faune et celle des humains.Le monde en produit 7 millions de tonnes métriques.«Seulement 1% est recyclé et le reste s\u2019accumule dans les dépotoirs et les mers », affirment les deux scientifiques, qui se sont inspirés de cette réalité pour tenter de trouver une solution.Leur hypothèse : il existait peut-être des micro-organismes qui pourraient, en s\u2019adaptant, biodégrader le polystyrène.Pour la suite, ils ont exploré les dépotoirs, recueilli des échantillons, travaillé et observé.On peut facilement imaginer leur joie lorsqu\u2019ils ont découvert que «ça marchait ».Habitués des Expo-sciences Danny Luong, 20 ans, a eu la piqûre des sciences au secondaire, grâce à l\u2019influence d\u2019un professeur.«J\u2019ai pris confiance en moi en réalisant des expériences concrètes et en me donnant l\u2019impression d\u2019utiliser mon temps de manière utile.» Grâce à ses parents vietnamiens qui ont vécu des situations difficiles, Danny, qui est né à Winnipeg, a appris, librement cependant, qu\u2019il devait réussir.«L\u2019important pour eux est que je réussisse dans ce que j\u2019aime.Enfant, je voulais être médecin.J\u2019aime aider les gens.» L\u2019un des principes que ses parents lui ont inculqués, outre les vertus du travail, est le respect des plus vieux, «des plus expérimentés, devrais-je dire.Ils peuvent nous en apprendre beaucoup».Il fait équipe avec Alexandre Allard pour des projets d\u2019Exposciences depuis 2008.Il n\u2019avait alors que 17 ans et Alexandre, 16 ans.Leur premier projet traitait de l\u2019effet des antibiotiques et des détergents sur des bactéries communes.À ce stade de sa vie, Danny, qui étudie au cégep de Sainte-Foy, à Québec, souhaite devenir professeur ou chercheur en biotechnologie, un domaine où il excelle déjà.Alexandre Allard, 19 ans et originaire de Québec, est inscrit en première année du programme préparatoire de l\u2019Université McGill, à Montréal.«Danny et moi, on est vraiment complices depuis le secondaire », dit-il pour expliquer leur cheminement.«J\u2019ai toujours su que je deviendrais un scientifique.Dans mon enfance, autour de 4 ans, j\u2019adorais les dinosaures, ces êtres mythiques.Je voulais parcourir le monde.Et je savais surtout que j\u2019allais avoir un doctorat.Je pensais que tout le monde en avait un!» raconte-t-il en riant.À l\u2019instar de Danny, les parents d\u2019Alexandre, tous les deux professeurs, et tous les deux complices de ses choix dans la liberté, respectueux de ses opinions, lui ont inculqué la valeur du travail, de l\u2019effort.«J\u2019adore étudier.Et tout m\u2019intéresse : sociologie, philosophie, etc.Je veux être un bon médecin en premier lieu, et peaufiner mes connaissances, particulièrement en biotechnologie.» Dans la belle aventure du prix de Stockholm, Alexandre exprime le sentiment qui les a animés, Danny et lui, sur l\u2019humanité : «Nous étions 30 équipes d\u2019origines, de langues, de cultures différentes.Il n\u2019y avait pas de barrières.Nous avons en commun la même passion rassembleuse des sciences.» ARTS ET SPECTACLES Grâce à leurs travaux prometteurs, les jeunes scientifiques Alexandre Allard et Danny Luong ont remporté le premier prix du 14e concours international annuel du Stockholm Junior Water Prize.Les Expo-sciences Hydro-Québec les ont nommés «ambassadeurs jeunesse » et ils ont publié les résultats de leurs recherches dans le magazine Imagine de l\u2019Université Johns Hopkins.Leur réussite leur vaut le titre de Personnalités de la semaine La Presse/Radio-Canada.PERSONNALITÉS DE LA SEMAINE ENCORE PLUS QUE DU TALENT, DE L\u2019INTELLIGENCE, MÊME DU GÉNIE, L\u2019EXCELLENCE NAÎT DE L\u2019EFFORT RETROUVEZ LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE SUR LES ONDES DE RADIO-CANADA Alexandre Allard et Danny Luong Cela pourrait contribuer à réduire grandement la quantité de plastiques qui finissent dans l\u2019eau et dans les mers.\u2014 Le jury du Stockholm Junior Water Prize, au sujet des travaux des jeunes scientifiques sur le polystyrène PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Alexandre Allard (étudiant en médecine préparatoire) et Danny Luong (qui étudie en sciences pures) llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 4 A V R I L 2 0 1 1 CE MATIN ENTREVUE AVEC LA PERSONNALITÉ: 6h40 C \u2019 E S T B I E N MEILLEUR L E MAT I N Avec René Homier-Roy DU LUNDI AU VENDREDI 5h À 9h LES DIMANCHES ENTREVUE AVEC LA PERSONNALITÉ : 9h45 R D I MAT I N WEEK-END Avec Louis Lemieux SAMEDI ET DIMANCHE DÈS 5h30 À RADIO-CANADA LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE LA PRESSE/RADIO-CANADA Radio-Canada.ca "]
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