La presse, 28 mai 2011, C. Arts et spectacles
[" ARTS ET SPECTACLES www.cyberpresse.ca/arts BLOGUE Les émissions couvrant l\u2019actualité ne prennent pas congé durant l\u2019été mais leurs animateurs, oui.À lire sur cyberpresse.ca/therrien PHOTOS Voyez les photos du film Kung Fu Panda II sur cyberpresse.ca/panda POTINS Pour ne rien manquer de la vie des stars de la scène culturelle, consultez cyberpresse.ca/stars Machine à écrire Underwood de la collection de Marie-José Thériault.PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE Elle a révolutionné la vie de bureau, mais aussi le monde des lettres.DeMark Twain à François Nourissier, en passant par Blaise Cendrars et Ernest Hemingway, elle a «tapé» des milliers de livres qui ont marqué leur époque.Alors que la dernière usine de machines à écrire ferme ses portes, La Presse rend hommage à cet ancêtre de l\u2019ordinateur portable, sans qui la littérature moderne n\u2019aurait peut-être pas été la même.Et donne la parole à six écrivains d\u2019ici qui ont déjà tâté de la «dactylo»: Marie Laberge, Dany Laferrière,Marie-ClaireBlais, Victor Lévy-Beaulieu, Marie-José Thériault et Gilles Archambault.Un reportage qui fait ding! à lire en pages 14 et 15.Le Québec change.Un art de vivre se développe.Mode, gastronomie, design.L\u2019art contemporain fait partie de cette (r)évolution du goût.La Presse a pénétré dans l\u2019univers des collectionneurs pour comprendre comment on démarre une collection.> UN REPORTAGED\u2019ÉRIC CLÉMENT À LIRE EN PAGES 16 À 18.LE COLLECTIONNEUR EN VOUS MONTRÉAL SAMEDI 28 MAI 2011 EL FINAL DE ESTE ESTADO DE COSAS, REDUX Israel Galván / Séville 27, 28mai / PDA, ThéâtreMaisonneuve POROROCA Lia Rodrigues / Rio de Janeiro 28, 29, 30 mai / Usine C THEYOU SHOW Crystal Pite / Vancouver + Francfort 9, 10, 11 juin / Usine C RÉSERVATIONS 514-844-3822 1-866-984-3822 FTA.QC.CA e « Israel Galván (\u2026) catapulte le flamenco vers son avenir » Midi Libre « Quel choc\u2026 Une partition chorégraphique tumultueuse d\u2019une beauté féroce » Le Monde « Des chorégraphies pleines de puissance et d\u2019humour » Journal Frankfurt DERNIÈRECESOIR! ARTS ET SPECTACLES 24 4 12 20 22 6 21 NKOTB ET BSB La tournée de New Kids On The Block et des Backstreet Boys s\u2019arrête le 7 juin au Centre Bell.Retour sur les hauts et les bas des deux formations.ROME Projet du producteur américain Brian Burton et de son ami Daniele Luppi, l\u2019album Rome est un hommage à la musique de films italiens des années 60 et 70.Une sorte de Buena Vista Social Club italien! LADY GAGA Après le lancement de trois extraits depuis le début de l\u2019année, le troisième album de Lady Gaga, Born This Way, est enfin sorti.Émilie Côté en fait la critique.SUZANNE COUPAL Juge à la chambre criminelle de la Cour du Québec depuis 20 ans, Suzanne Coupal expose ses oeuvres à la Galerie Yves Laroche.GARDENIA Le chorégraphe flamand Alain Platel présente Gardenia, une pièce dans laquelle une comédienne transsexuelle, neuf artistes, dont sept travestis dans la soixantaine, affrontent la peur de vieillir.FTA Trois metteurs en scène d\u2019ici font le pari que, pour créer des oeuvres porteuses, il faut placer l\u2019expérience du spectateur au coeur de la démarche artistique.OCTOS DYNAMOS Octos dynamos, le premier film du critique de cinéma Michel Coulombe, met en vedette neuf de nos artistes octogénaires toujours actifs.MC GILLES Bien connu des habitués d\u2019Infoman et des amateurs de musique ultraquétaine, MC Gilles aura sa propre émission, où vous verrez défiler le «meilleur» de notre société de consommation.DAVID HACKETT FISCHER Le Rêve de Champlain, de l\u2019historien américain David Hackett Fischer, est un ouvrage magistral qui nous fait découvrir des facettes nouvelles du fondateur de «Quebecq» et père de la Nouvelle-France.25 26 MC Gilles PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Suzanne Coupal New Kids On The Block PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 8 M A I 2 0 1 1 ABONNEZ -VOUS! SAISON 2011 - 2012 duceppe.cOm 514 288-5034 Match de Stephen Belber À l\u2019ombre d\u2019Hemingway de Stéphane Brulotte Pourquoi pas?de Norm Foster L\u2019Oratorio de Noël de Michel Tremblay Les Peintres du charbon de Lee Hall mise en scène de Michel Poirier mise en scène de Monique Duceppe mise en mise en scène de Stéphane Brulotte scène de Serge Denoncourt mise en scène de Claude Maher ARTS ET SPECTACLES NATHALIE PETROWSKI Au cinéma , i l a une gueule de dur, de type dangereux , tout en muscles tendus et en sombre intensité, une gueule de type sur le point d\u2019exploser.Sur scène avec les Breastfeeders, il explose littéralement.Torse nu, le regard noir, le corps couvert de cicatrices, répondant au nom de Johnny Maldoror, il saute partout comme un diable éjecté de sa boîte, comme le piston sous pression d\u2019une bombe à neutrons.Mais dans le petit matin blême du café de l\u2019avenue du Parc où l\u2019on se rencontre, Martin Dubreuil est doux comme un agneau, son visage mince et fin comme celui d\u2019un bibelot de porcelaine.Même ses yeux, si noirs à l\u2019écran, ont, dans la lumière du jour, un fond d\u2019ambre qui neutralise toute menace.Nous sommes quelques jours avant la présentation à Cannes du court métrage québécois Ce n\u2019est rien de Nicolas Roy dans lequel Martin Dubreuil incarne un père dont la petite fille vient d\u2019être victime d\u2019une agression sexuelle.Le court a été tourné un an plus tôt et Dubreuil se souvient avec douleur du bad trip qu\u2019il a dû traverser pour incarner le personnage.L\u2019expression bad trip semble un peu forte dans la mesure où Dubreuil en a vu d\u2019autres, notamment en incarnant le prédateur sexuel que Claude Legault torture pendant deux heures dans le film Les sept jours du talion.« Mais dans ce film-là , plaide Dubreuil, je n\u2019avais rien de terrible à faire sinon de rester couché, attaché et tout nu, pendant tout le film, comme une sorte de victime.Dans Ce n\u2019est rien, il a fallu que je plonge au fond de moi, que je gratte le bobo et que je trouve quelqu\u2019un à détester violemment pour être dans l\u2019émotion du personnage.C\u2019est jamais le fun d\u2019aller visiter ces endroitslà en toi.C\u2019est pas pour rien si j\u2019ai attendu jusqu\u2019à la dernière minute avant de plonger.» La même année que Les sept jours du talion, Dubreuil a joué dans 10½ de Podz.Il y tenait le rôle d\u2019un père toxico et irresponsable dont l\u2019égoïsme est plus fort que l\u2019amour qu\u2019il a pour son délinquant de fils.Même s\u2019il s\u2019agissait d\u2019un petit rôle, Dubreuil l\u2019a interprété avec une telle justesse qu\u2019il s\u2019est retrouvé en nomination aux Jutra et aux Génie.Il a perdu le Jutra à la faveur de Jean Lapointe et le Génie à la faveur de Dustin Hoffman, mais perdre devant d\u2019aussi grandes pointures est une forme de victoire et un pas de plus vers les ligues majeures.L\u2019école du court métrage Malgré ses rôles de dur et les 39 ans qu\u2019il a fêtés récemment, Martin Dubreuil est resté d\u2019une naïveté aussi rare que rafraîchissante.Le matin de notre rencontre par exemple, il est arrivé avec le tout premier CV qu\u2019il a lui-même rédigé.Sous la rubrique «habiletés et aptitudes », on peut lire : jeu comique ou dramatique, à poil ou habillé, expressions faciales ( ?), rapidité, agilité, escrime, boxe et batterie.À l\u2019évidence, Martin Dubreuil était prêt à en donner plus que le client en demandait.Mais pendant longtemps, les clients se faisaient rares.Ou du moins, ses seuls clients étaient des étudiants en cinéma qui avaient des projets plein la tête et pas un sou pour les réaliser.«Dans le fond, c\u2019est l\u2019aide sociale qui m\u2019a permis d\u2019apprendre à jouer.Comme je n\u2019avais pas de job et que j\u2019étais sur le BS, j\u2019étais toujours disponible.Le mot s\u2019est passé parmi les étudiants en cinéma.Ils m\u2019appelaient tous et j\u2019acceptais de jouer dans leurs films pour autant qu\u2019ils me fournissent le lunch, les cigarettes et une copie DVD du film.» Entre1992et1998,Dubreuil, a tourné dans près de 25 films étudiants que personne n\u2019a vus sinon une poignée de profs et de parents.Qu\u2019à cela ne tienne, il est convaincu que ces courts métrages ont été son école, pour ne pas dire sa seule école puisqu\u2019il n\u2019a fait le Conservatoire ni l\u2019École nationale de théâtre.«J\u2019ai préparé mes auditions pour l\u2019École nationale, mais à la dernière minute, j\u2019ai choké.J\u2019ai eu peur que l\u2019école me déforme.J\u2019avais l\u2019impression de détenir une sensibilité de l\u2019Est et je ne voulais pas la perdre.» Martin Dubreuil n\u2019est pas un enfant de la balle, mais c\u2019est un enfant de l\u2019Est et un enfant unique, élevé à Rosemont par sa mère célibataire.Longtemps, il n\u2019a pas su qui était son père.Puis à la mi-trentaine, il s\u2019est mis à faire des recherches et l\u2019a retrouvé.à Beaconsfield.«J\u2019ai passé plus de la moitié de ma vie sans père et puis, subitement à 36 ans, je me suis retrouvé avec un père tout neuf, un ex-musicien qui jouait de la tambourine, comme moi j\u2019en joue dans les Breastfeeders.J\u2019ai trouvé ça assez spécial.» Double vie Robert De Niro a été son premier modèle, l\u2019étincelle qui a al lumé sa flamme d\u2019acteur.Mais il y en a eu d\u2019autres comme Luc Picard, avec lequel il partage une certaine ressemblance physique et une aptitude pour le drame et le tourment .« La première fois que j \u2019ai vu Picard, c\u2019était au théâtre.Il n\u2019était pas encore sur scène.Je l\u2019ai entendu arriver, j\u2019ai entendu le poids de sa démarche et le poids de ses bottes ; quand il est apparu sous les lumières, je me suis dit : wow, quelle présence.Enfin un acteur québécois qui me fait tripper ! » Dubreuil a retrouvé Luc Picard quelques années plus tard, dans des circonstances un brin comiques sur le plateau du film Elvis Gratton, Miracle à Memphis.Les deux faisaient la file pour obtenir un autographe d\u2019Elvis, Dubreuil en père punk qui n\u2019arrête pas de dire «s\u2019tie » et Luc Picard en sikh.Puis il y a eu 15 février 1839.Dubreuil était un Patriote qui part agea it la même cel lu le que Chevalier de Lorimier.« J\u2019étais tellement impressionné par Picard que je voulais tout le temps lui parler.J\u2019étais aussi achalant qu\u2019un gars qui trippe trop sur une fille et qui dit toujours la mauvaise affaire.» Mais ce qu\u2019il retient surtout de ce moment sa vie, c\u2019est sa rencontre avec Pierre Falardeau, le premier cinéaste « adulte » à lui donner sa chance.Il se souvient de leurs conversations animées et un brin baveuses au sujet de la souveraineté.À l\u2019époque, Dubreuil n\u2019avait pas développé une grande réflexion politique et prenait plaisir à contredire Falardeau et à lui dire que la souveraineté ne servait à rien.Il le regrette aujourd\u2019hui que Falardeau est parti et peut encore difficilement parler de ce père spirituel sans que les larmes lui montent aux yeux.Difficile d\u2019imaginer que cet homme aux yeux humides et au coeur sensible est le prince des ténèbres fou et survolté qui enflamme les scènes du groupe des Breastfeeders.Dubreuil concède qu\u2019il vit une sorte de double vie entre la musique et le cinéma , mais que la combinaison des deux mondes lui apporte un certain équilibre.« J\u2019adore ê t re Johnny Maldoror, cette espèce de bête qui sort de sa cage à chaque spectacle, mais n\u2019être tout le temps que ça, à la longue, ça deviendrait dangereux pour ma santé mentale.Je me prendrais trop la tête avec ça.Le métier d\u2019acteur me ramène sur terre.Pour moi, ce n\u2019est pas tant un gagnepain qu\u2019un mode de vie et un rôle social.» Cet été, c\u2019est le rôle de père qui va le ramener sur terre.Dubreuil et sa compagne, chercheuse en génétique humaine, attendent une petite fille pour la fin août.Si jamais il n\u2019a pas décroché de premier rôle dans un long métrage d\u2019ici là, il se dit qu\u2019il va peutêtre aller gagner des sous comme plongeur dans le resto d\u2019un de ses amis.En attendant que sonne son heure.Et vu le talent et l\u2019authenticité de cet autodidacte et fils de l\u2019Est, il y a fort à parier que son heure ne devrait pas tarder à sonner.MARTIN DUBREUIL LE JAMES DEAN DE ROSEMONT À 16 ans, en regardant le DVD de Raging Bull, Martin Dubreuil a décidé tout de go de devenir acteur comme Robert De Niro.Vingt-trois ans plus tard, celui que ses amis surnommaient le James Dean de Rosemont a un pied dans le cinéma et l\u2019autre dans la musique et peut se vanter d\u2019être l\u2019acteur québécois à avoir joué dans le plus grand nombre de courts métrages.Tout cela en attendant son heure.«Dans Ce n\u2019est rien, il a fallu que je plonge au fond de moi, que je gratte le bobo et que je trouve quelqu\u2019un à détester violemment pour être dans l\u2019émotion du personnage.C\u2019est jamais le fun d\u2019aller visiter ces endroits-là en toi.» \u2013 Martin Dubreuil PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Malgré ses rôles de dur et les 39 ans qu\u2019il a fêtés récemment, Martin Dubreuil est resté d\u2019une naïveté aussi rare que rafraîchissante.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 8 M A I 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 3 ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE BBQ, BIÈRE ET TERRASSE AVEC POIRIER ET GHOSTBEARD Rendez-vous mardi pour la première de quatre soirées baptisées Sud-West et organisées sur la terrasse du Saint-Ambroise, au bord du canal de Lachine, dans Saint-Henri, avec Poirier et Ghostbeard aux platines, deux complices du label Ninja Tune.«C\u2019est une sorte de plan de revitalisation du quartier Saint-Henri qui ne nécessite aucun débat, aucune consultation publique onéreuse, aucune subvention et encore moins de pots-de-vin.En fait, Sud-West est tellement pour la communauté que c\u2019est gratuit», indique Ghislain Poirier dans le courriel qu\u2019il a acheminé aux médias.(Tous les derniers mardis des mois d\u2019été, soit les 31 mai, 28 juin, 26 juillet et 30 août, de 20h à minuit.) TRIO MUSIQUE ÉMILIE CÔTÉ UN NOUVEL ALBUM POUR BLINK 182 ET UN SPECTACLE AU CENTRE BELL Il y a plus d\u2019un an que les trois membres de Blink 182 planchent sur un nouvel album (le premier depuis 2003).La galette ne sortira pas du four avant plusieurs mois, mais le groupe partira en tournée avec My Chemical Romance cet été.Un arrêt au Centre Bell est même prévu pour le 16 août.Le public pourra entendre de nouvelles chansons, a indiqué Travis Barker au magazine Rolling Stone.Quant au nouvel album, le trio a jusqu\u2019au 31 juillet pour boucler toutes les chansons.LE GROUPE MONTRÉALAIS YOUR FAVORITE ENEMIES AU JAPON Après une tournée de 16 dates en Chine, la formation indépendante montréalaise Your FavoriteEnemies se trouve présentement au Japon.Avec une entrevue publiée récemment par le magazine Billboard \u2013 qui a sacré Your Favorite Enemies «Artiste de la semaine» \u2013, tout roule pour Alex Foster, Jeff Beaulieu, Sef, Ben Lemelin, Miss Isabel et Charles Moose Allicy, dont on vante le succès à l\u2019international \u2013 sans grosse machine derrière eux \u2013 et les engagements humanitaires.Le groupe, porte-parole d\u2019Amnistie internationale, a fait un projet de cartes postales intitulé The Hope Project pour les victimes du tremblement de terre au Japon.Sur le site web de Your Favorite Enemies, on peut lire le récit de la tournée en Chine.Pour découvrir le pop-rock accrocheur du groupe: www.yourfavoriteenemies.com.Your Favorite Enemies PHOTO REUTERS PHOTO FOURNIE PAR LE GROUPE Blink 182 NKOTBSB LA RENAISSANCE D\u2019UNE ÉPOQUE ÉMILIE CÔTÉ New Kids On The Block était le boys band le plus populaire de la fin des années 80, créant une vague de groupes de garçons qui allaient chanter sur des airs pop et r&b, au début des années 90.Mais des 98 Degrees et N\u2019Sync, un seul a passé l\u2019épreuve du temps : les Backstreet Boys.Un numéro commun a été si concluant à New York que les NKOTB et BSB se sont réunis pour un album de succès et de collaborations, de même que pour une tournée, qui s\u2019arrête au Centre Bell, le 7 juin, et qui reviendra le 5 août.En attendant, retour sur les hauts et les bas des deux formations.NEWKIDSONTHE BLOCK LES ORIGINES New Kids On The Block existait avant même que ses membres en fassent partie.C\u2019était le projet du producteur Maurice Starr, qui voulait répéter le succès de son groupe New Edition en remplaçant les cinq chanteurs afro-américains du quintette par cinq jeunes blancs de la banlieue.Après des auditions tenues à Boston en 1985, les Donnie Wahlberg, Jordan Knight, Jon Knight, Danny Wood et Joe McIntyre ont été retenus.Avec un contrat avec Columbia Records, le premier album des New Kids on the Block a été lancé en 1986, alors que Joe McIntyre n\u2019avait que 12 ans.L\u2019APOGÉE C\u2019est avec l\u2019album Hangin\u2019 Tough, sorti en 1988, que les cinq membres des New Kids on the Block défoncent les palmarès, avec des recettes de plus d\u2019un million de dollars par semaine.Le succès sepoursuit avec l\u2019album Step by Step, sorti deux ans plus tard.Suit une grosse tournée commanditée par Coke et la mise en vente d\u2019une foule de produits dérivés.Histoire de toujours plaire à ses fans devenus de grands adultes, le groupe est rebaptisé NKOTB en 1994 pour l\u2019album Face The Music.Mais c\u2019est le début de la fin.Cinq mois plus tard, le groupe annonce en conférence de presse la fin de son aventure.LA SÉPARATION Jordan Knight et Danny Wood se lancent dans des carrières en solo, alors queDonnieWahlberg s\u2019inspire de son frère en tentant sa chance au cinéma, notamment dans The Sixth Sense.Joe McIntyre a aussi lancé des albums solos en plus d\u2019avoir quelques rôles au grand écran et dans des productions de théâtre musical, sans compter une participation à Dancing With The Stars en 2006.Quant à JonathanKnight, le grand frère de Jordan, il est celui qui a quitté le groupe en premier pour devenir agent immobilier.En plus de révéler son homosexualité, il a confié faire des attaques de panique depuis les débuts de NKOTB.LE RETOUR En 2000, une tentative de réunion des membres de NKOTB échoue.Mais en 2008, Donnie Wahlberg confirme sur les ondes de CNN que NKOTB sortira un disque (The Block), en plus de partir en tournée aux États-Unis et au Canada (avec Natasha Beddingfield et Lady Gaga en première partie), puis en Europe.Le groupe a également multiplié les spectacles-croisières.BACKSTREET BOYS LES ORIGINES Cousins, Kevin Richardson et Brian Littrell chantent dans des chorales d\u2019église de leur Kentucky natal.Quant à Howie Dorough, A.J.Maclean et Nick Carter, ils vivent en Floride et se rencontrent au fil d\u2019auditions communes.Après avoir déménagé à Orlando pour travailler à Disney World, Richardson rencontre les trois jeunes Floridiens.Ils forment un groupe, auquel se joint Brian.Avec l\u2019aide de Louis J.Pearlman, le quintette a droit aux services deDonna et Johnny Wright, les agents qui se sont occupés du début de la carrière des News Kids On The Block.Puis, en 1994 vient un contrat avec Jive Records.L\u2019APOGÉE Le premier album des BSB connaît surtout du succès en Europe et au Canada (en particulier au Québec), où il est d\u2019abord lancé avant le marché américain.Le succès décolle lentement mais sûrement aux États-Unis, si bien que 14 millions d\u2019exemplaires du disque y sont vendus.Après des démêlés judiciaires avec des ex-membres de l\u2019équipe de gérance et une délicate chirurgie cardiaque que doit subir Brian Littrell, les BSB reviennent en force avec Millenium, écoulé à plus de 50 millions d\u2019exemplaires.LA SÉPARATION À la fin de l\u2019année 2000, l\u2019albumBlack&Blue trouve aussi le chemin du succès, mais après la tournée, les membres de BSB décident de prendre une pause.Littrel devient père, Carter entame une carrière solo, alors que Richardson tente sa chance à Broadway.Howie Dorough fait de la maladie (le lupus) qui emporte sa soeur une cause, alors que Maclean fait la une des tabloïds pour ses allées et venues en désintoxication.LE RETOUR Après une longue pause de cinq ans , les Backstreet Boys reviennent en 2005 avec l\u2019album Never Gone, suivi de Unbreakable, en 2007, puis de This Is Us en 2009.Entre-temps, Kevin Richardson a quitté le groupe.À Montréal, le boys band n\u2019a jamais cessé de remplir le Centre Bell.PHOTO PC PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE New Kids On The Block PHOTO FOURNIE PAR UNIVERSAL MUSIC CANADA Backstreet Boys llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 8 M A I 2 0 1 1 ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE Bluesman ?Guitar hero ?Ignorant les étiquettes qu\u2019on lui appose, Steve Hill, 37 ans, considère avoir atteint « la maturité du songwriter ».DANIEL LEMAY Steve Hill écrit des chansons.Paroles et musique.Celle-ci à la guitare acoustique, toujours, pour «rester à la source»; celles- là, la plupart du temps en anglais, parce que «c\u2019est comme ça» qu\u2019elles viennent à celui qui a grandi à Trois- Rivières en écoutant Elvis et les Beatles.Steve Hill fait dans le rock, pas dans la chansonnette, comme le prouve d\u2019emblée le titre de son sixième disque, Whiplash Love, arrivé hier dans les bacs à rock sous l\u2019étiquette Instinct Musique.L\u2019ancien label YFB Diffusion \u2013 pour Yves-François Blanchet,ancien président de l\u2019ADISQ devenu député du PQ (Drummond) en 2008 mais resté t rès rock\u2019n\u2019roll \u2013 a toujours comme figure de proue Éric Lapointe que Steve Hill, par ailleurs, a déjà accompagné.Whiplash Love\u2026 Comme dans mèche de fouet (en cuir probablement), ce qui ne veut pas dire que Steve Hill a sombré dans le sadomaso bien que les amours de rocker le soient toujours un peu, au propre comme au figuré.Les titres des pièces n\u2019annoncent en tout cas rien de particulièrement jojo : It Ain\u2019t Cool, Goodbye Sunshine, Cold Hearts, Running Out of Time, Burnt\u2026 «J\u2019avais 30 tounes et j\u2019ai pris les meilleures», nous dira un Steve Hill amène et souriant, rencontré mercredi Chez Roger, un bar cool de Rosemont, non loin de chez lui : «Y\u2019a pas rien que le Plateau!» Y\u2019a pas rien que le blues non plus qu\u2019on ne retrouve pas sur Whiplash Love dans sa forme canonique de 3 accords/12 mesures.Mais Steve Hill n\u2019est-il pas un bluesman comme pourraient l\u2019indiquer les deux trophées \u2013 artiste masculin et spectacle de l\u2019année \u2013 qu\u2019il vient de remporter au gala Lys Blues?Il est un peu tanné de s\u2019expliquer là-dessus, mais n\u2019en répond pas moins à la question: «Je n\u2019ai pas fait de blues sur disque depuis 12 ans », rappelle-t-il en soulignant que, oui, le blues fait partie de ses influences \u2013 Robert Johnson, Muddy Waters, Howlin\u2019Wolf \u2013 mais qu\u2019il refuse de s\u2019enfermer dans la tradition: «Si c\u2019est pas 3 accords et 12 mesures, plusieurs pensent que ce n\u2019est plus de blues.Moi, je fais de la musique\u2026» La musique, ici, explique le compositeur de 37 ans, entre dans la catégorie Southern Rock, sous-genre américain où se rencontrent, dans les pièces lourdes ou les ballades, rock, country\u2026 et blues.«J\u2019écoute beaucoup de country», admet Steve Hill en citant les noms de Gram Parsons (1946-1973) et de Waylon Jennings (1937- 2002).Il évoque aussi Jerry Lee Lewis, éternel interprète de Lotta Shakin\u2019 Goin\u2019 On.Mais qu\u2019en est-il de Steve Hill, le guitar hero acclamé tant par les grands magazines que par les petits sites?Pas la moindre corde, pas l\u2019ombre du G d\u2019une Gibson sur la pochette de Whiplash Love\u2026 «Cette étiquette, ce sont les gens qui me l\u2019ont donnée.Je ne me suis jamais promené en disant «Hey, je suis un guitar hero ! Je suis capable de jouer de la guitare, oui, mais pour moi, la qualité de la musique ne passe pas nécessairement par la virtuosité.» Et le guitariste de haut niveau de citer Jimi Hendrix, qui « avait tout », et Keith Richards, un grand guitariste sans être un virtuose.Pour Steve Hill, Whiplash Love représente l\u2019album de la maturité \u2013 «la maturité du songwriter» mais aussi celle du chanteur, où tout est affaire de confiance: «Il ne faut pas essayer d\u2019imiter les autres» \u2026 Whiplash Love marque aussi une grande première dans la carrière de Steve Hill : une de ses chansons tourne à la radio, Rythme FM 105,7 ayant inclus le premier extrait, Cold Hearts, dans sa rotation.Steve Hill, par ailleurs \u2013 on a peine à le croire \u2013, n\u2019a jamais tourné à CHOM, «The Spirit of Rock»: «Peut-être cette fois-ci\u2026» Au cours de l\u2019entrevue, Steve Hill parlera souvent d\u2019intégrité artistique, de la nécessité de faire les choses comme il les sent au lieu de répondre aux critères de l\u2019extérieur, musicaux ou autres.Comme composer des musiques pour un quelconque «format» radio: «Je n\u2019ai jamais pensé à ça.En fait, j\u2019essaie de ne penser à rien quand je compose.J\u2019essaie juste d\u2019être une machine à tounes.» ROCK STEVE HILL WHIPLASH LOVE INSTINCT MUSIQUE STEVE HILL À grands coups de fouet ! PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Steve Hill fait dans le rock, pas dans la chansonnette, comme le prouve d\u2019emblée le titre de son sixième disque, Whiplash Love, arrivé hier dans les bacs à rock sous l\u2019étiquette Instinct Musique.Pour Steve Hill, Whiplash Love représente l\u2019album de la maturité \u2013 « la maturité du songwriter » mais aussi celle du chanteur, où tout est affaire de confiance : «Il ne faut pas essayer d\u2019imiter les autres » \u2026 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 8 M A I 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 5 ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE CLAUDE GINGRAS Le premier prix du Concours musical internat iona l de Montréal comporte, en plus d\u2019une bourse de 30 000$, un enregistrement chez Analekta.Cette année encore, parution et compétition coïncident: le disque réalisé avec le grand lauréat du Concours de violon de l\u2019an dernier, le jeune Américain Benjamin Beilman, 20 ans, sort en même temps que débute la compétition de piano de cette année.Beilman a choisi Prokofiev pour son premier disque.Avec le pianiste coréen Yekwon Sunwoo, il joue les deux Sonates pour violon et piano (que James Ehnes a enregistrées pour la même marque en 1999), soit l\u2019op.80, en fa mineur, et l\u2019op.94a, en ré majeur (transcription, comme on sait, de la Sonate pour flûte op.94).Il complète le disque avec la Sonate pour violon seul en ré majeur, op.115.Le disque est une totale réussite.Bien qu\u2019encore très jeune, Beilman joue Prokofiev avec l\u2019aisance technique, la variété d\u2019expression et la volupté sonore d\u2019un violoniste de carrière, conjuguant avec une incroyable facilité la vigueur, le lyrisme, la tendresse, l\u2019humour aussi, dont cette musique est faite.Dans le plaisir absolu que procure ce disque, il faut compter la présence d\u2019un partenaire qui crée au piano les mêmes couleurs qu\u2019au violon, compter aussi une prise de son immaculée, sans la moindre faiblesse.Un tout petit bémol.Analekta annonce «Prokofiev: intégrale des sonates pour violon».Ce n\u2019est pas tout à fait exact.Il y manque la Sonate pour deux violons, en do majeur, op.56.On aurait pu enregistrer séparément les deux parties de violon et les soumettre ensuite au mixage.Déjà utilisée par Heifetz dans le Concerto pour deux violons de Bach il y a 60 ans, l\u2019initiative eût produit un disque Prokofiev sans doute unique au monde.Le minutage le permettait : le présent disque fait 65 minutes et la Sonate pour deux violons en fait 15.Or, on peut, aujourd\u2019hui, placer 80 minutes de musique sur un CD.HHHHH PROKOFIEV: BENJAMIN BEILMAN, VIOLONISTE, ET YEKWON SUNWOO, PIANISTE.ANALEKTA, AN 28 763.DISQUE CLASSIQUE Beilman : totale réussite PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE On voyait mal ce qu\u2019allait faire là Danger Mouse, producteur hip-hop dont le succès l\u2019a amené autant à cofonder les groupes Gnarls Barkley et Broken Bell qu\u2019à travailler comme réalisateur pour Beck, Gorillaz et prochainement U2.Lui, fan de spaghetti westerns ?La preuve : Crazy, le succès de Gnarls Barkley, est construit à partir d\u2019un échantillon (la voix, les choeurs, les violons, le groove) d\u2019une composition des frères Reverberi pour la trame sonore du film Preparati la bara !, de la série des Djangos.Soyez-en sûrs, ça prenait un fan de l\u2019époque pour dégoter ce trésor.«Qui est le plus fou de nous deux des musiques de spaghetti western?La compétition est féroce», rigole Luppi, arrangeur des disques de Gnarls Barkley, proche collaborateur de Burton et compositeur de musiques de film.«J\u2019imagine que ces musiques ont une signification très différente pour lui que pour moi, renchérit-il.Moi, j\u2019ai grandi avec.Quand j\u2019étais jeune, à la télé italienne, il n\u2019y avait que deux chaînes; toutes les deux diffusaient les spaghettis western.Je mettais mon enregistreuse-cassette devant les haut-parleurs de la télé et j\u2019enregistrais la musique des films.Deux heures de temps, assis en silence devant la télé!» Ces thèmes immémoriaux ont fait naître une passion chez le jeune Luppi, qui a ensuite étudié la composition à Florence avant d\u2019aller voir du côté des États- Unis.«C\u2019est un ami commun à Brian [Burton] et moi qui nous a présentés, explique Luppi.Lui venait de lancer son projet «mash-up» The Grey Album.Et moi, à la même époque, je lançais un premier hommage à la musique de films italiens, avec les musiciens d\u2019époque, intitulé The Italian Story.» Les deux sont devenus amis, se disant qu\u2019il fallait bien collaborer à quelque chose.Lors de la confection du premier Gnarls Barkley, St.Elswhere, Burton a mandaté Luppi pour les arrangements.«On s\u2019est bien amusés, il fallait une suite.» Luppi avait sa petite idée: que dirais-tu d\u2019aller àRome enregistrer cettemusique que j\u2019ai composée?Il avait encore ses contacts.Alessandro Alessandroni, guitariste et arrangeur, était sur The Italian Story.Idem pour les Antonello Vannucchi, Roberto Podio (deux fondateurs du quatuor Marc 4) ou Luciano Ciccaglioni, qui font pour Burton et lui ce qu\u2019ils ont fait pour Morricone, Nino Rota ou Umiliani il y a50ans.«Monrêve, spécialement pour ce disque, était de convaincre tout le monde, à commencer par Alessandro, de reformer le Cantori Moderni», ce choeur de huit voix dont la présence est essentielle aux films de Morricone.«Certains étaient encore en contact, d\u2019autres ne s\u2019étaient pas vus depuis 25 ou 30 ans.Deux des sopranos avaient la larme à l\u2019oeil de se retrouver dans ces mêmes anciens studios (Forum Music Village, Rome).C\u2019était émouvant pour eux d\u2019être ensemble à nouveau.» Plusieurs artisans de cette époque ont plus de 80 ans, insiste Luppi, «mais tous ont envie qu\u2019on monte un spectacle autour de ce projet, avec eux.Même Jack (White) et Norah (Jones) voudraient en être.On en discute».Ce disque vient du coeur, ça s\u2019entend.Rome, projet chéri de deux fanas de «western all\u2019Italiana », deux musiciens qui ont complètement assimilé l\u2019oeuvre, célèbre, de Morricone, des frères Reverberi, BrunoNicolai et Piero Umiliani, pour ne nommer que ces icônes de la musique de film spaghettis.Qui ont retrouvé les artisans de l\u2019époque pour leur proposer d\u2019en faire à nouveau, de façon fidèle à l\u2019esprit original: pop et envoûtant.«On est parti des références musicales à l\u2019atmosphère des musiques des films italiens, mais en réalité, ces musiques de film originales étaient aussi de la pop.J\u2019aime penser que Rome est un disque de pop auxquels Jack White et Norah Jones ont été intégrés.Pop, mais avec une certaine trame narrative, évidemment proche du genre cinématographique.Rome ne raconte pas d\u2019histoire, mais j\u2019espère que les auditeurs peuvent se construire la leur en l\u2019écoutant.» Le disque récolte de fort bonnes critiques, les mélomanes redécouvrent le son de l\u2019époque, à peine dépoussiéré par Burton et Luppi.«Ces musiques ont été composées et enregistrées à une époque de grands changements, dit Luppi.La société changeait, la musique aussi devait changer.Les compositeurs italiens ont saisi l\u2019occasion de réinventer la musique de film en étant très créatifs, récupérant des thèmes épiques et des arrangements riches des orchestres classiques, en les combinant avec la guitare électrique, la batterie, l\u2019orgue, des références modernes, contemporaines.Un mélange de mélodies incroyables, de musique classique et de pop.» DANIELE LUPPI Il était une fois.l\u2019Italie Rome, projet du producteur américain Brian Burton (Danger Mouse) et de son ami arrangeur et compositeur italien Daniele Luppi, est un hommage à la musique de films italiens des années 60 et 70.Un Buena Vista Social Club italien, si on peut dire, qui devrait même se concrétiser sur scène.PHOTO FOURNIE PAR L\u2019ARTISTE Danger Mouse, Norah Jones, Luppi et Jack White font redécouvrir le son des années 60 et 70.«Rome ne raconte pas d\u2019histoire, mais j\u2019espère que les auditeurs peuvent se construire la leur en l\u2019écoutant.» i POP DANGER MOUSE & DANIELE LUPPI ROME PARLOPHONE/EMI llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 8 M A I 2 0 1 1 SUPPLÉMENTAIRES 1ER + 2 JUIN TNM.QC.CA / 514.866.8668 DENIS BERNARD / ÉVELINE GÉLINAS / MARIE MICHAUD / DOMINIQUE QUESNEL DE MICHEL TREMBLAY / MISE EN SCÈNE GILL CHAMPAGNE DERNIÈRE CHANCE! SUPPLÉMENTAIRES MERCREDI 1ER + JEUDI 2 JUIN «Grandiose\u2026 Unemise en scène de Gill Champagne exceptionnelle.Splendide jeu des acteurs, vraiment fantastique!» \u2013 La Première Chaîne, C\u2019est bienmeilleur le matin «(\u2026) oeuvre phare de notre dramaturgie, l\u2019une des pièces les plus riches et les plus universelles du répertoire de Tremblay.» \u2013 Le Devoir «Denis Bernard est puissant; MarieMichaud bouleversante ; Dominique Quesnel campe une Carmen lumineuse.Cette production confirme la pérennité de cette oeuvre de Tremblay ; Marie-Lou est là pour toujours.» \u2013 R-C, Le Téléjournal UNE PRÉSENTATION BILLETTERIE montrealjazzfest.com POUR TOUT CONNAÎTRE DE NOS CONCERTS ET DE NOS EXCLUSIVITÉS, INSCRIVEZ-VOUS À L\u2019INFOLETTRE SPECTRA : MONTREALJAZZFEST.COM/INFOLETTRE BILLETS EN VENTE MAINTENANT PLUS DE 180 CONCERTS EN SALLE! SOYEZ DE LA FÊTE! SALLE PIERRE-MERCURE DU CENTRE PIERRE-PÉLADEAUDE L\u2019UQAM 1 855 790-1245 \u2022 admission.com MÉTROPOLIS 1 855 790-1245 ticketmaster.ca \u2022 admission.com CLUB SODA 514 286-1010 \u2022 clubsoda.ca PLACE DES ARTS 514 842-2112 laplacedesarts.com GESÙ\u2014CENTRE DE CRÉATIVITÉ 1 855 790-1245 \u2022 admission.com MERCREDI 29 JUIN, 18h et 20h30 THÉÂTRE MAISONNEUVE, PdA YOUSSOU N\u2019DOUR DAVID BINNEY QUARTET DON BYRON NEW GOSPEL QUINTET ELIZA DOOLITTLE HUGH MASEKELA TÉREZ MONTCALM Here\u2019s to You.Songs for Shirley Horn SIERRA MAESTRA JILL BARBER GEORGE WEIN\u2019S 85th ANNIVERSARY CELEBRATION WITH THE NEWPORT ALL STARS GRACE KELLY AVEC INVITÉ SPÉCIAL PHIL WOOD MARK TURNER, LARRY GRENADIER ET JEFF BALLARD: Fly GERI ALLEN AND TIMELINE CHRISTIAN McBRIDE & INSIDE STRAIGHT DARCY JAMES ARGUE\u2019S SECRET SOCIETY LUNDI 27 JUIN SAMEDI 25 JUIN VENDREDI 1er JUILLET DIMANCHE 26 JUIN LUNDI 27 JUIN JEUDI 30 JUIN VENDREDI 1er JUILLET DIMANCHE 3 JUILLET DIMANCHE 26 JUIN SAMEDI 2 JUILLET DIMANCHE 3 JUILLET LUNDI 4 JUILLET LUNDI 27 JUIN MARDI 28 JUIN MERCREDI 29 JUIN PROGRAMME DOUBLE MARDI 28 JUIN CHAMPION ET SES G-STRINGS Resistance MEN WITHOUT HATS BLUE RODEO 29-30 JUIN VENDREDI 1er JUILLET LUNDI 4 JUILLET MILTON NASCIMENTO LE GRAND CHANTEUR BRÉSILIEN ! SAMEDI 25 JUIN BRAD MEHLDAU JOSHUA REDMAN DUO DIMANCHE 26 JUIN ESPERANZA SPALDING\u2019S Chamber Music Society THE DAVE BRUBECK QUARTET COLIN JAMES Up Close and Personal: An Acoustic Duo LUNDI 27 JUIN MARDI 28 JUIN JEUDI 30 JUIN TROMBONE SHORTY ET ORLEANS AVENUE BOOTSY COLLINS VENDREDI 1er JUILLET RICHARD GALLIANO GONZALO RUBALCABA DUO HOLLY COLE TRIO Sing the Truth! ANGÉLIQUE KIDJO, DIANNE REEVES et LIZZ WRIGHT continue the legacies of Miriam Makeba, Abbey Lincoln and Odetta DEE DEE BRIDGEWATER To Billie With Love: A Celebration of Lady Day SAMEDI 25 JUIN JEUDI 30 JUIN VENDREDI 1er JUILLET SAMEDI 2 JUILLET DIMANCHE 3 JUILLET LUNDI 4 JUILLET MADELEINE PEYROUX k.d.lang et The Siss Boom Bang LUNDI 27 JUIN Première partie: THE BELLE BRIGADE Première partie: SOPHIE HUNGER NIKKI YANOFSKY ET L\u2019ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN SAMEDI 2 JUILLET À 20h30 MARC RIBOT DAVE HOLLAND DUO avec KENNY BARRON MARDI 28 JUIN DAVE HOLLAND QUINTET MERCREDI 29 JUIN THIMAR D\u2019ANOUAR BRAHEM avec DAVE HOLLAND et JOHN SURMAN JEUDI 30 JUIN Ceramic Dog SAMEDI 25 JUIN Y Los Cubanos Postizos DIMANCHE 26 JUIN Caged Funk LUNDI 27 JUIN SALLE PIERRE-MERCURE DU CENTRE PIERRE-PÉLADEAU DE L\u2019UQAM du 27 JUIN au 2 JUILLET à 20h UN SPECTACLE MUSICAL EN PREMIÈRE NORD-AMÉRICAINE! UNE DES PLUS IMPORTANTES INTERPRÈTES DE FADO AU MONDE! ANA MOURA EMILIE-CLAIRE BARLOW MARIANNE FAITHFULL Première partie: MAMABOLO Première partie: ÉLAGE DIOUF, Aksil À 19h UN RETOUR AUX SOURCES, NOUVEAU MATÉRIEL, NOUVEAU GROUPE ! SUPPLÉMENTAIRE À20h30! BILLETS EN VENTE MAINTENANT ! LA FILLE CHÉRIE DU JAZZ MONTRÉALAIS! SÉRIE EN VOIX RIO TINTO ALCAN ERIK TRUFFAZ QUARTET Aussi à 22h (Série Jazz dans la nuit) Première partie: SOPHIE HUNGER SALLE WILFRID-PELLETIER, PdA ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX 19 h RYTHMES MÉTROPOLIS \u2022 20 h 30 LES GRANDS CONCERTS THÉÂTRE MAISONNEUVE, PdA \u2022 21h30 EN VOIX THÉÂTRE MAISONNEUVE, PdA \u2022 18h LES COULEURS CLUB SODA \u2022 19 h INVITATION THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE, PdA \u2022 20h JAZZ BEAT HYATT REGENCY MONTRÉAL en collaboration avec GESÙ \u2014 CENTRE DE CRÉATIVITÉ \u2022 18 h Première partie: BLOODSHOT BILL ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE Lacombe chez CPO Oberst Chabert, ou Colonel Chabert, drame lyrique en trois actes du baron Hermann Wolfgang Sartorius von Waltershausen inspiré d\u2019un roman de Balzac, a été monté l\u2019an dernier à l\u2019Opéra de Berlin (lieu de sa création, il y a 100 ans) où il a fait l\u2019objet d\u2019un enregistrement live de la Radio allemande que publie maintenant CPO, la marque des raretés.Jacques Lacombe, qui dirige beaucoup en Allemagne, est au pupitre et la distribution comprend Bo Skovhus, Manuela Uhl et Raymond Very.Ehnes : deux marques Les prochains disques du violoniste canadien James Ehnes paraîtront sous deux marques.Chez Onyx : un programme Tchaïkovsky groupant le Concerto bien connu et de courtes pièces, avec Vladimir Ashkenazy dirigeant le Sydney Symphony dans le concerto et accompagnant le reste au piano.Chez Chandos: un programme Bartok comprenant les deux Concertos pour violon et le Concerto pour alto.Avec le BBC Philharmonic, dir.Gianandrea Noseda.Les deux disques sortiront à l\u2019automne.Caballé à Glyndebourne La marque maison du Festival de Glyndebourne sort un enregistrement de Der Rosenkavalier de Strauss réalisé à son théâtre en mai 1965.On y entend Montserrat Caballé en Maréchale, Teresa Zylis-Gara en Octavian, Otto Edelmann en Baron Ochs et Edith Mathis en Sophie, avec John Pritchard au pupitre.NOUVELLES DU DISQUE ALAIN BRUNET Le 5 juin, à la salle Wilfrid- Pelletier de la Place des Arts, les amateurs de jazz manouche auront l\u2019occasion de voir et entendre ces deux grands maîtres du style, auxquels se joindront les cousins de Stochelo (Nonnie, contrebasse et Nous\u2019Che, guitare rythmique), le saxophoniste américain James Carter, le multi-instrumentiste Koen De Cauter, le violoniste Tim Kliphuis, de même que deux artistes montréalais \u2013 le guitariste Denis Chang et la chanteuse Dorothée Berryman.Une question demeure lorsqu\u2019on s\u2019apprête à assister à un concert de jazz manouche: qu\u2019y a-t-il de vraiment neuf depuis la mort de Django ?Pourquoi cette impression de long fleuve tranquille?«La forme a évolué», assure Stochelo Rosenberg, joint sur la route qui le mène à l\u2019aéroport d\u2019Amsterdam.Le musicien a la nationalité néerlandaise et vit avec sa famille dans un campement tzigane.ce qui ne l\u2019empêche pas de prendre l\u2019avion! « De jeunes music iens mélangent le style moderne dans le jazz manouche, fait-il observer.Ça a commencé par Biréli dans les années 80.Beaucoup de musiciens s\u2019en sont inspirés et ont poursuivi le travail.Rocky Gresset est un bon exemple.» Effectivement.Les connaisseurs du genre ont déjà identifié une meute entière de jeunes loups à l\u2019instar de Gresset, qu\u2019ils soient manouches ou gadjos (non tziganes) : Adrien Moignard, Sébastien Giniaux, Noé Reinha rdt, Richard Manetti, pour ne nommer que ceux-là.«Certainsmusiciens des jeunes générations, déplore néanmoins le maître Rosenberg, ont copié leurs aînés.Si tu veux jouer ce jazz manouche, il te faut commencer par Django Reinhardt.et réaliser qu\u2019il a lui-même changé tout au long de sa vie.Certains puristes n\u2019écoutent que le quintette du Hot Club de France \u2013 avec Stéphane Grappelli.«Or, si tu observes ce qu\u2019il faisait jusqu\u2019à 1936, c\u2019est très différent de ce qu\u2019il a joué entre 1936 et 1948 et de ce qu\u2019il a créé jusqu\u2019à sa mort prématurée en 1953.Si Django avait vécu longtemps, il serait devenu encore plus moderne.Alors oui, je trouve dommage que des musiciens de jazz manouche restent bloqués dans une époque précise du genre.Jouer le style de Django n\u2019empêche pas d\u2019évoluer.» Oncomprendra que Stochelo admet être tribuaire d\u2019une tradition sans se considérer parmi les dogmatiques de cette tradition.Djangologiste modéré, en quelque sorte.Pour le virtuose, l\u2019identité n\u2019en demeure pas moins fondamentale.«Un guitariste qui n\u2019a pas d\u2019identité, ce n\u2019est pas terrible.Tant de guitaristes de jazz sortent des conservatoires et ne font que jouer le même style.Ça reste académique, quoi.Le vrai jazzman doit avoir une identité propre », tranchet- il avant d\u2019expliquer ce qu\u2019il propose.«J\u2019ai été inspiré par d\u2019autres genres comme le flamenco, la rumba ou la musique brésilienne, ç\u2019a marqué ma façon de composer et de jouer.À l\u2019âge de 16 ou 17 ans, j\u2019ai compris qu\u2019il ne fallait pas rester collé sur Nuages ou Minor Swing.» Or, ce n\u2019est pas tant la composit ion qui impressionne chez Stochelo que son immense virtuosité et la singularité de son interprétation.La précision de son phrasé, remarquable en haute vélocité, le maintient dans le peloton de tête de ces artilleurs de guitare acoustique à cordes de métal, ces fameux modèles de marque Selmer imaginés par Macca fer r i dans les années 30 \u2013 et dont moult luthiers s\u2019inspirent pour servir les guitaristes de jazz manouche.« J\u2019ai toujours cherché à jouer net, résume Stochelo.J\u2019essaie toujours de ne pas cacher des notes, j\u2019aime les phrases jouées clairement.Ça vient de Django, en fait.Toute ma jeunesse, j\u2019ai copié ses chorus et solos, j\u2019ai cherché la même perfection.Mais ça ne se produisait pas, car il était le meilleur.» Une fois de plus, force est de constater qu\u2019un grand guitariste manouche de 2011 n\u2019oserait pas commettre le sacrilège de se mesurer au génie fondateur.On apprendra en outre que le Trio Rosenberg joue régulièrement avec Biréli Lagrene et parfois avec le saxophoniste afro-américain James Carter \u2013 notamment au fameux festival de Samois-sur-Seine, là même où vivait Django.«Sa participation est intéressante, car elle contribue à moderniser le style manouche.» La djangologie ne s\u2019en portera que mieux.Le Trio Rosenberg, à la salle Wilfrid-Pelletier le dimanche 5 juin, à 17 h, dans le cadre d\u2019un concert bénéfice pour l\u2019Orchestre de chambre McGill.STOCHELO ROSENBERG Au pinacle de la djangologie Musicien tributaire de Django Reinhardt, cet initiateur du jazz manouche vénéré par ses dignes représentants, le guitariste tzigane Stochelo Rosenberg est peut-être le plus éminent djangologiste vivant.À ce titre, moult spécialistes affirment qu\u2019il est au sommet de cette esthétique, sommet qu\u2019il partage avec son collègue et ami Biréli Lagrene.PHOTO FOURNIE PAR LE TRIO ROSENBERG Les membres du trio Rosenberg en compagnie d\u2019un autre djangologiste réputé, Biréli Lagrene.De gauche à droite : Stochelo Rosenberg, Biréli Lagrene.Nonnie et Nous\u2019Che Rosenberg.«J\u2019ai toujours cherché à jouer net.J\u2019essaie toujours de ne pas cacher des notes, j\u2019aime les phrases jouées clairement.Ça vient de Django, en fait.» \u2013 Stochelo Rosenberg llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 8 M A I 2 0 1 1 présente L\u2019école nationale de cirque Création Julie laChanCe Création Marie-Josée Gauthier DU 31 Mai AU 12 Juin À LA TOHU 2 spectacles en alternance www.tohu.ca Présentateur de la Soirée-bénéfice .CA Forfait 2 spectacles ! GRATUIT 3, 4 et 5 JUIN .CA SAMEDI 25 JUIN \u2022 20h30 MÉTROPOLIS \u2022 Places assises montrealjazzfest.com RYTHMES Billetterie MÉTROPOLIS 1 855 790-1245 ticketmaster.ca \u2014 admission.com AVEC INVITÉS SPÉCIAUX IAN KELLY, MOLLY JOHNSON ETSAMIAN francofolies.com Spectacles à prix FRANCOFOU Achetez un billet de 24,50$ ou plus (avant taxes et frais) et recevez un billet gratuit pour un spectacle à prix francofou de votre choix.Offre disponible uniquement à la billetterie du Métropolis.Quantités limitées.BILLETTERIE PLACE DES ARTS 514 842-2112 \u2022 1 866 842-2112 laplacedesarts.com CLUB SODA 514 286-1010 clubsoda.ca MÉTROPOLIS 1 855 790-1245 admission.com \u2022 ticketmaster.ca BÉNÉFICIEZ D\u2019AVANTAGES AVEC LE PROGRAMME DE RÉCOMPENSES VISA DESJARDINS AU 1 877 BILLETS Les Francos débutent dans moins de 2 semaines! (Belgique) Samedi 18 juin Première partie: NUMÉRO# (France) Lundi 13 juin Première partie: BERTRAND BELIN (France) (France) Première partie: ÉTÉ 67 Mardi 14 juin (Espagne) Vendredi 10 juin La sensation espagnole qui aconquisAlmodóvar et Amenabar Dimanche 12 juin Première partie: INGRID SAINT-PIERRE Un tout nouvel album Un événement inespéré :larecréation de sonalbum mythique ! Mercredi 15 juin Première partie: PHILIPPEBSOLO Vendredi 10 juin Mardi 14 juin Première partie: SARAHBOURDON Plongezdansson Imaginaire, sonplusrécentalbum ! Dimanche 12 juin Première partie: JÉRÔME CHARLEBOIS Le Journal PROGRAMMEDOUBLE Uneprésentation spécialede (France) Vendredi 17 juin Mardi 14 juin Rentréemontréalaise La mécanique de l\u2019amour Mercredi 15 juin Yann solo 19h Un serpent sous les fleurs 22h Spectacle exclusif aux Francos Jeudi 16 juin (Belgique/Égypte) Première partie: WESLI Mercredi 15 juin (Côte d\u2019Ivoire) JEAN-PIERRE FERLAND LESNOCES D\u2019OR DE L\u2019ALBUM JAUNE ÉRIC LAPOINTE ET L\u2019ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL Spectacle d\u2019ouverture Le choc du rock et du classique! Vendredi 10 juin Jeudi 16 juin (France) Première partie: ANODAJAY Samedi 11 juin En lever de rideau PIERRE LAPOINTE SEUL AU PIANO ÉTIENNE DAHO ET JEANNE MOREAU (France) LE CONDAMNÉÀMORT Alorsondanse! Vendredi 10 juin Première partie: SAMIAN un avant-goût de leur prochain album La grâceetlabeauté de la culturearabe ! LESSPECTACLESCONCEPTS SALLEWILFRID-PELLETIER, PdA\u202220h LESÉVÉNEMENTS en collaboration avec THÉÂTREMAISONNEUVE, PdA\u202220h LESNUITS en collaboration avec TENDANCES CLUB SODA\u202219h MÉTROPOLIS\u202221h ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE OLIVIER PARENT LE SOLEIL L\u2019apparente fragilité d\u2019Ingrid St-Pierre se reflète évidemment sur le premier album de la Trifluvienne d\u2019adoption, Ma petite mam\u2019zelle de chemin, sur lequel elle pose 11 compositions qui retracent les 10 dernières années à griffonner des tournures de phrase, à parfaire son piano et à chanter dans les cafés et les bars.Ironiquement, après tant d\u2019années de démarchage, la sortie de son premier opus «s\u2019est passée quand même très, très vite» après qu\u2019elle a été recrutée en mars par La Tribu.Dès lors, tous s\u2019entendaient pour dire que ses chansons feraient un bon «album de printemps».Ingrid a saisi l\u2019occasion, alors qu\u2019elle avait déjà enregistré des maquettes il y a un an.«Je voulais, oui, percer en musique, mais pas à n\u2019importe quel prix.Je voulais percer en tant que moi.Il n\u2019était pas question de changer, ç\u2019a été clair dès le départ », lance la chanteuse originaire de Cabano, qui a toujours été bien consciente que ce métier «a beaucoup d\u2019appelés, peu d\u2019élus».C\u2019est en quelque sor te Richard Desjardins qui a déclenché sa passion pour la musique.«J\u2019avais 6 ans et je disais que je voulais me marier avec lui, je chantais ses chansons.Déjà là, il y avait un intérêt pour les mots, les histoires», confie-t-elle.Vingt ans plus tard, elle peut se vanter de s\u2019être fait demander en mariage par Desja rdins en personne.C\u2019était plus tôt cette semaine, à la toute fin de son lancement au Théâtre La Tulipe.«C\u2019était très drôle.Il passait par là, son ami l\u2019a appelé et lui a raconté l\u2019histoire du mariage.C\u2019était comme un rêve de princesse », raconte-t-elle, emballée.Il est reparti avec son CD en main.Pour le reste, «c\u2019est à suivre », glisse Ingrid.N\u2019empêche, sans sa mère qui écoutait l\u2019oeuvre de l\u2019auteurcompositeur- interprète, elle ne verrait peut-être pas sa bouille dans un magasin de disques à l\u2019heure actuelle, concède-t-elle, soulignant du même coup l\u2019importance qu\u2019ont eue les Francis Cabrel, Françoise Hardy et Marie-Jo Thério.«Ça fait partie des trucs qui m\u2019ont influencée pour que j\u2019en arrive là, qui ont fait en sorte que j\u2019ai cru que ça se peut, faire de la musique, s\u2019accompagner au piano et créer son propre univers, même si ce n\u2019est pas quelque chose qui est nécessairement collé sur tout ce qui est plus commercial.Ça m\u2019a donné espoir en fait.» L\u2019univers d\u2019Ingrid St-Pierre, c\u2019est autant des pièces autobiographiques sur l\u2019amour trouvé après avoir déboulé un escalier (Mercure au chrome et p\u2019tits pansements) ou l\u2019alzheimer de sa grand-mère (Ficelles), que des récits fictifs comme celui d\u2019une femme qui planifie tous les coups bas pour se débarrasser de son copain (la délicieuse Pâtes au basilic).«C\u2019est des histoires que je mets en scène, des personnages, parfois, qui n\u2019ont aucun rapport avec ma vie.Je m\u2019imagine un petit film, je l\u2019écris puis je vois la scène dans ma tête.J\u2019essaie de choisir mes mots pour que, pour les gens qui l\u2019écoutent, ça soit un petit court métrage», explique-t-elle.C\u2019est à 18 ans qu\u2019Ingrid St-Pierre a couché sur papier sa première chanson, Une luciole sur un high, qui apparaît sur Ma petite mam\u2019zelle de chemin.Elle a par la suite déménagé ses pénates à Trois-Rivières pour étudier la psychologie.Multipliant les performances dans les cafés, elle a été remarquée par Isabelle Viviers et le réalisateur Jean-François Blais (Belle et Bum, Le Point J), qui lui présenteront son futur producteur Dominique Messier.«C\u2019est en rencontrant les gens un à un qu\u2019on crée une effervescence autour d\u2019un projet musical.Je crois beaucoup aux plateformes comme Facebook ou des trucs comme ça, mais je pense que le contact humain reste privilégié», dit-elle.Décidément, Ingrid n\u2019a jamais précipité les choses pour parvenir à ses fins.«Je n\u2019ai pas eu cet empressement.C\u2019est pas juste l\u2019album qui est un aboutissement en soi, c\u2019est tout le bagage que j\u2019ai trimballé avec moi, le chemin que j\u2019ai pris pour me rendre.» Et sa route ne risque pas de se terminer de sitôt.CHANSON INGRID ST-PIERRE MA PETITE MAM\u2019ZELLE DE CHEMIN LA TRIBU INGRID ST-PIERRE Mademoiselle Desjardins PHOTO JEAN-MARIE VILLENEUVE, LE SOLEIL Ingrid St-Pierre a lancé cette semaine son premier album, Ma petite mam\u2019zelle de chemin.«Je ne ferai jamais de publicité / Pour les p\u2019tits pots de crème à la télé / J\u2019ai pas le minois d\u2019une top model, / J\u2019suis pas ambassadrice Chanel / Je suis de celles qui collectionnent / Les points de suture, les hématomes.» Ces mots d\u2019Ingrid St-Pierre décrivent assez bien la jeune femme de 26 ans.Modeste et terre-à-terre, délicate et timide sur les bords.Trop petite pour être top model, c\u2019est vrai.Mais fort jolie et rayonnante.C\u2019est en quelque sorte Richard Desjardins qui a déclenché la passion d\u2019Ingrid St-Pierre pour la musique.«J\u2019avais six ans pis je disais que je voulais me marier avec lui, je chantais ses chansons.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 10 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 8 M A I 2 0 1 1 NEUTRAL HERO Richard Maxwell / New York 4, 5, 6 juin / Centaur Theatre TEMPEST: WITHOUT A BODY Lemi Ponifasio / Auckland 10, 11 juin / PDA, Théâtre Jean-Duceppe O DEER! Chanti Wadge / Montréal 30, 31 mai + 1 juin Agora de la danse GARDENIA Alain Platel + Frank Van Laecke / Gand 1, 2, 3, 4 juin / Monument-National MILLEANONYMES Daniel Danis / Québec 30, 31mai + 1, 2 juin / Espace Go « Une interprète et performeuse éblouissante » Voir Époustouflant retour d\u2019Alain Platel et VanessaVan Durme au FTA! « Cinq cents spectateurs debout, en larmes, en joie » Le Temps LANX + OBVIE / NIXE + OBTUS Cindy Van Acker / Genève 4, 5, 6 juin / Agora de la danse « Intense et merveilleux » Les Inrocks LE CONTINENTAL XL Sylvain Émard Danse / Montréal Place des Festivals « Une voix originale et sans compromis » TheNew York Times Création Spectacle de clôture de Nouvelle-Zélande « Une extraordinaire puissance » Le Nouvel Obs LAST MEADOW MiguelGutierrez / NewYork 9, 10,11juin / Conservatoired\u2019art dramatique « Réjouissant.Hyper intelligent » Mouvement BILLETS 15 $ + FORFAITS 15 à 40 % de réduction LA CRÉATION CONTEMPORAINE DANS TOUS SES ÉCLATS RÉSERVATIONS 514-844-3822 1-866-984-3822 FTA.QC.CA CE SOIR, 22 H DEMAIN, 16 H GRATUIT ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE «Je me souviendrai toujours de cette soirée durant laquelle j\u2019avais avec moi deux maîtres qui se sont penchés sur mes chansons, Pierre Barouh et Sylvain Lelièvre, raconte Alan Côté, des étoiles dans les yeux.Ils avaient relu mes textes et me donnaient leurs commentaires: \"Ça, enlève ça! Ça, c\u2019est trop long! \"» Barouh et le regretté Lelièvre, il les appelle ses amis.Comme Michel Rivard \u2013 «Souvent un des premiers à entendre mes chansons» \u2013 et Marie-Pierre Fournier, qu\u2019on entend fredonner sur le beau premier extrait, Elle aime.Ils participent à cet album aux accents de folk moderne et de country, sur lequel on entend aussi sa blonde et ses deux filles, parce que dans la famille, la musique coule dans les veines.Et Louis- Jean Cormier, de Karkwa?Son cousin, tiens : «On fête Noël ensemble depuis que je suis petit.Enfin, depuis qu\u2019il est petit», rigole Alan Côté.Or le voilà, Alan, à l\u2019aube de la cinquantaine, faisant la promotion de Chercher son ours, son premier album à vie.Vraiment, le premier?Depuis tout ce temps?«Ah, j\u2019avais déjà sorti un mini-album.Puis la chorale des Chanteurs du village a fait un disque de mes compositions.Mais c\u2019est mon vrai premier disque.J\u2019écris des chansons depuis que j\u2019ai 16 ans.J\u2019ai appris tout seul à jouer de la guitare.Je n\u2019étais pas assez bon pour apprendre les chansons des autres, alors j\u2019écrivais les miennes.» Il a pris son temps, et c\u2019est très bien ainsi.«Ce que j\u2019aime, c\u2019est écrire des tounes.Je pense que le fait de s\u2019accomplir en créant et de se nourrir de ça, me permet de croire que je peux continuer à aimer ça, et surtout que je peux encourager les gens à faire pareil.» Ce qu\u2019il a fait avec les voisins des Chanteurs du village.Les amis qui trippent aussi musique, un peu beaucoup poussés par Alan de monter des spectacles, au point de s\u2019offrir une tournée en Europe, après une création qui avait été présentée au Coup de coeur francophone: «On était vingt et un, reçus comme des rois! L\u2019épicier du village est dans la chorale, il ne s\u2019imaginait même pas aller en France dans sa vie.» À la blague, on se dit que lorsque la chorale part en tournée, Petite- Vallée ferme jusqu\u2019à ce que la bande revienne.Si Alan Côté avait été peintre, croyez-le, Petite-Vallée aurait été le Village en peinture.Pas qu\u2019un passionné, un rassembleur, Alan.Chaleureux, accueillant, comme le sont les Gaspésiens.« Le monde m\u2019a suivi là dedans, c\u2019est pas évident», dit celui qui a pris les rênes du Festival en chanson en 1989.«Mon frère est comptable, il travaille avec nous ; quand il me voit partir dans mes idées, il me ramène sur terre.puis il y pense, et finit par adhérer à mes projets!» Son amour de la chanson est contagieux.«Je suis un amoureux des mots », dit-il, et un conteur-né, comme en témoignent les jolies histoires de Chercher son ours.«La chanson, c\u2019est notre identité, c\u2019est qui nous sommes.C\u2019est important de valoriser ça.» « Pour moi, la chanson était un petit bonheur quotidien, toujours là avec moi.» Aujourd\u2019hui, c\u2019est autre chose.Alan se commet, lance un disque, prépare ses spectacles, s\u2019expose à la critique.Ce qu\u2019il n\u2019aurait peut-être pas fait sans une poussée dans le dos.«Après les spectacles du Festival, on fait des fêtes chez moi, on sort les guitares autour de la piscine.Rick [Hayworth] était là, c\u2019était à mon tour, je leur ai chanté mes chansons.Des mois plus tard, il m\u2019a demandé de les lui rejouer.Il m\u2019a dit: \"Alan, t\u2019a pas le droit de garder ça pour toi.Tu devrais faire quelque chose avec tes chansons, et je vais t\u2019aider.\"» Un mois dans un studio de Montréal, et l\u2019ours fut enfin trouvé.«Ça a pris des pros comme eux pour pousser l\u2019ours en dehors de son territoire, si je puis dire.Ç\u2019a été le bonheur, toute l\u2019expérience, l\u2019enregistrement, les concerts.Le bonheur total.» Et contagieux.CHANSON ALAN CÔTÉ CHERCHER SON OURS PRODUCTIONS DE L\u2019ONDE ALAN CÔTÉ L\u2019homme qui a vu.la chanson PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Alan Côté lance ces jours-ci son premier disque, Chercher son ours.«La chanson, c\u2019est notre identité, c\u2019est qui nous sommes.C\u2019est important de valoriser ça.» \u2014 Alan Côté Gardien de la chanson, semeur de passions, le Gaspésien Alan Côté dirige depuis plus de 20 ans l\u2019incontournable Festival en chanson de Petite-Vallée, qui se tiendra pour la 29e fois du 25 juin au 3 juillet.D\u2019ici là, le directeur doit déléguer une partie de ses fonctions pour assurer la promotion de Chercher son ours, son tout premier album, enregistré avec la famille et les amis.Et quelle famille ! Quels amis ! Soirée-bénéfice pour Chantal Jolis L\u2019animatriceChantal Jolis souffredu Parkinson depuis quelques années et, devant l\u2019évolution fulgurante de la maladie, ses amis et collègues ont décidé d\u2019organiser un cabaret- bénéfice pour l\u2019aider à payer le salaire des préposés dont elle a désormais besoin quotidiennement.Un encan silencieux se greffera au spectacle, avec des oeuvres notamment de Lhasa de Sela, Clémence DesRochers, Daniel Lavoie, etc.On peut également envoyer un don, sans assister au spectacle ou à l\u2019encan.Présenté le 6 juin à 19h, au Lion d\u2019or, le «Cabaret Jolis » sera animé notamment par Monique Giroux et Robert Frosi et mettra en vedette une quarantaine d\u2019artistes, dont André Gagnon, Stefie Shock, Dany Laferrière, Michel Rivard, Dumas, Marie-Jo Thério, Louise Forestier.Les billets sont à 100$ (200 $ pour les billets VIP), en vente à la boutique Les Touilleurs (152, avenue Laurier Ouest, Montréal).Pour l\u2019envoi d\u2019un don, il faut impérativement qu\u2019il soit fait sous forme de chèque, libellé en date du 6 juin 2011, au nom de Chantal Jolis et avec la mention «Don pour le spectacle- bénéfice» dans la chronique Objet, puis envoyé à l\u2019adresse suivante : Cabaret Jolis, 3894, rue de Bullion, Montréal, H2W 2E1.Pour plus d\u2019information sur le spectacle et l\u2019encan, on peut consulter la page Facebook du spectacle (taper «cabaret Jolis» dans un moteur de recherche).Tous les fonds ramassés iront au soutien de la chaleureuse animatrice frappée par une maladie qui la dépouille peu à peu de tout ce qui lui importe dans la vie.De tout, sauf de ses amis et admirateurs.\u2013 Marie-Christine Blais Nouveau festival électro Dilemn et le duo MC2 participeront à un nouveau festival de musique électronique, qui investira le magnifique décor des chutes de Sainte-Agathe-de-Lobtinière.Totem festival, qui aura lieu du 12 au 14 août (avec l\u2019aménagement d\u2019un site de camping), est une initiative de Cruz Control.Parmi les nombreux artistes invités, on retrouve Bushido, Moebius, The Gulf Stream et Olivier St-Germain.Tous les détails au www.totemfestival.com.\u2013 Émilie Côté FLASHES llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 8 M A I 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 11 en collaboration avec 9 juillet au7 août 2011 à Joliette www.lanaudiere.org Le plus grand festival de musique classique au Canada Uniques MOMENTS 9 JUILLET 19 H ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN YANNICK NÉZET-SÉGUIN BEETHOVEN 15 JUILLET 20 H ALAIN LEFÈVRE ORCHESTRE DE LA FRANCOPHONIE JEAN-PHILIPPE TREMBLAY MATHIEU / LISZT 16 JUILLET 20 H ORCHESTRE DU FESTIVAL JEAN-MARIE ZEITOUNI MARIE-NICOLE LEMIEUX BERLIOZ Concerts à l\u2019Amphithéâtre Fernand-Lindsay American Pie \u2022 Vincent (Starry Night) \u2022 And I Love Her So \u2022 etc.DIMANCHE 3 JUILLET \u2022 19h SALLE WILFRID-PELLETIER, PdA ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX montrealjazzfest.com DEUX LÉGENDES DE LA MUSIQUE AMÉRICAINE ET LEURS GRANDES CHANSONS ! PROGRAMME DOUBLE A Horse with No Name \u2022 Ventura Highway \u2022 Sister Golden Hair \u2022 Tin Man \u2022 Don\u2019t Cross the River \u2022 etc. ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE STÉRÉO LE CHOIX DE LA SEMAINE POP DANGER MOUSE &DANIELE LUPPI ROME HHH 1/2 PARLOPHONE/EMI Rome s\u2019est bâtie en cinq ans Dès les premières mesures de Theme of Rome qui ouvre l\u2019album, on retourne en territoire familier : la batterie sur la pointe des pieds, les guitares et mandolines aux aguets, la voix qui hululule, les violons, c\u2019est du Morricone tout craché.Brian Burton, alias Danger Mouse, compositeur, réalisateur et moitié de Gnarls Barkley, s\u2019allie au compositeur italien Daniele Ruppi pour rendre un vibrant hommage à la riche tradition de musiques de film italiennes.Cinq ans de labeur pour accoucher de Rome, un trip esthétique richement orchestré, pleinement assumé et assemblé de manière impressionnante.Y collaborent d\u2019originaux arrangeurs et instrumentistes de l\u2019âge d\u2019or de la musique de films italiens des années 60 et 70, dont la chorale I Cantori Moderni d\u2019Alessandro Alessandroni \u2013 le «siffleux » des classiques de Morricone, qui pond ici de superbes arrangements ! Jack White et Norah Jones, qui apparaissent en tout à six reprises, confèrent à l\u2019album un côté plus chanson-pop qui décoince Rome de la simple nostalgie.L\u2019oeuvre de Burton et Ruppi est colorée et gracieuse, sans être très originale ; les Français d\u2019Air ont fait un boulot semblable sur leurs meilleurs albums.\u2014 Philippe Renaud, collaboration spéciale VIDÉODE LA SEMAINE \u2014 Émilie Côté SINGLES À TÉLÉCHARGER POP INDIE GANG GANG DANCE EYE CONTACT HHHH 4AD POP-ROCK IAN KELLY DIAMONDS &PLASTIC HHH 1/2 AUDIOGRAM / SÉLECT ON VOLE, MITSOU Après avoir annoncé son retour en studio il y a quelques semaines avec les membres de Creature, Mitsou a mis en ligne une première collaboration, intitulée On vole.Sur des airs électroniques qui rappellent ceux de Yelle, Mitsou chante sur un concept de vol d\u2019avion.On vole/Loin dans le ciel/Sans capitaine/C\u2019est la scène.Mixée à Londres par Stephen Hague (New Order, Ace of Base, Robbie Williams, Blur), la chanson est dansante et sympathique, mais ça ne décolle pas assez.Le clip sera par ailleurs tourné aujourd\u2019hui avec Mitsou et 10 sosies de la chanteuse, trouvés par concours.Le réalisateur n\u2019est nul autre qu\u2019Alain Desrochers (Nitro, Cabotins et Gerry), qui était derrière la caméra du provocateur clip Dis-moi Dis-moi en 1990.(www.mitsou.com) DON\u2019T TURN OUT THE LIGHTS, NKOTBSB Il s\u2019agit de l\u2019un des deux titres originaux qui réunissent les voix des membres des Backstreet Boys et des New Kids On The Block, en plus d\u2019un nouveau mixage des plus grands succès des deux groupes.Sinon, l\u2019album NKOTBSB \u2013 en vente depuis mardi \u2013 comprend cinq grands succès de chacun des deux boys band.Réalisé par Emanuel Kiriakou (Céline Dion, Selena Gomez), Don\u2019t Turn Out The Lights est un titre dance-pop au goût du jour, avec des arrangements de claviers saccadés et beaucoup (trop) d\u2019auto-tune (ils ont de bonnes voix, ce n\u2019était pas nécessaire).Mais le refrain sauve la mise, et on finit par y prendre un plaisir coupable.RUN THE WORLD (GIRLS) Fort attendu, le nouvel album de Beyoncé, 4, sortira le 27 juin chez Columbia Records/ Sony Music.Le clip du premier extrait, Run the World (Girls), a été lancé la semaine dernière.Sur des images de fin du monde, la chanteuse apparaît tantôt toute vêtue de blanc sur un cheval noir, tantôt en sorte de chef d\u2019une tribu.S\u2019il n\u2019y a aucun montage et que Beyoncé danse de façon aussi rapide: bravo! Sinon, c\u2019est tout de même très époustouflant au petit écran, avec une esthétique et des tableaux très forts.Quant à la chanson (fort rythmée, voire tribale), disons qu\u2019on ne peut s\u2019empêcher d\u2019y voir un clin d\u2019oeil à M.I.A., ne serait-ce que parce que c\u2019est Switch qui réalise Run the Worlds (Girls) avec un échantillonnage de Pon De Floor de Major Lazer (son duo avec Diplo).Grosse semaine pour Beyoncé, dont la performance au gala des Billboard lui a valu des accusations de plagiat.Elle a aussi lancé le troisième extrait de son nouvel album, la ballade 1+1, qu\u2019elle a interprétée à la finale d\u2019American Idol.Un pas en avant Avec son troisième album, Ian Kelly tient les promesses qu\u2019avait suscitées Speak Your Mind en 2008, et plus encore.La musique du jeune trentenaire québécois prend de nouvelles couleurs plus riches, plus ambitieuses, grâce notamment aux orchestrations de cordes de Jon Day.On retrouve sur Diamonds &Plastic les préoccupations habituelles de Kelly \u2013 écologie, pacifisme, critique de l\u2019alimentation industrielle et de l\u2019économie à tout prix \u2013 mais mieux amenées, sur des musiques généralement fort belles.I Would Have You part le bal sur un ton très pop qui fait bon ménage avec un humour et une autodérision salutaires.Quand, dans la chanson suivante (Parliament), Kelly chante «This is all of my rage in a single phrase», le propos dénonciateur est porté par une musique que ne bouderait pas Coldplay.Il y a dans cet album des petits bijoux comme What You Like, une chanson d\u2019amour accrocheuse, et des choses moins légères (Happiness, At All Costs) qui trouvent leur rédemption dans la musique.Kelly pousse même l\u2019audace jusqu\u2019à reprendre White Wedding de Billy Idol dans une version moins électrique mais non moins intense, tellement réussie qu\u2019elle trouve tout naturellement sa place dans son répertoire.\u2014 Alain de Repentigny POP/ROCK CATHERINE RINGER RING N\u2019ROLL HHH 1/2 BECAUSE MUSIC/ WARNER POP LADY GAGA BORN THIS WAY HH 1/2 STREAMLINE RECORDS\\ INTERSCOPE INDIE BON IVER BON IVER HHHH JAGJAGUWAR FOLK-ROCK THURSTON MOORE DEMOLISHED THOUGHTS HHH MATADORRECORDS Encore plus haut Il y a quatre ans, Justin Vernon a passé quelques mois dans la cabane du paternel, perdue dans les bois du Midwest.Il a enregistré For Emma, Forever Ago qui s\u2019est avéré un album majeur de l\u2019année 2008 après avoir été récupéré par l\u2019étiquette Jagjaguwar.La singularité du traitement cyber-folk, ces airs poignants de coeur brisé, cette voix de contre-alto des plus habitées, voilà autant de facteurs qui ont contribué à l\u2019onde de choc.En 2009, le mini-album Blood Bank a creusé le même sillon.La lune de miel est-elle terminée avec Bon Iver ?Non.Cet album (sans titre) en remet une couche.Il résulte d\u2019un processus de réalisation plus poussé, plus complet.Et comportant le même lyrisme, la même passion, le même esprit.Créées dans un studio que Vernon a aménagé avec son frère dans leur Wisconsin natal, ces 10 nouvelles chansons témoignent d\u2019une maîtrise encore plus grande.On y observe une instrumentation axée davantage sur les claviers et les ponctuations de la guitare électrique, plus musique de chambre, plus soul gospelisante, plus country que psych-folk numérisée.Cette sophistication se traduit également par la participation d\u2019instrumentistes renommés : le saxophoniste Colin Stetson, très connu du public indie de Montréal (Bell Orchestre, Arcade Fire, The Luyas, etc.), ou encore Greg Leisz, as de la pedal steel guitar (Joni Mitchell, etc.).Chant choral et cordes classiques étoffent aussi la facture d\u2019un Bon Iver encore soumis à de puissantes vibrations.Road trip de l\u2019intérieur où la voix de tête côtoie la voix de corps.Calgary, Perth, Lisbon.\u2013 Alain Brunet On s\u2019en va où ?On l\u2019a vue sortir d\u2019un oeuf il y a trois mois, trois extraits ont déjà été lancés depuis le début de l\u2019année.même la pochette n\u2019est plus une surprise depuis longtemps.Vous allez sur n\u2019importe quel site internet de musique, et c\u2019est son visage qui apparaît.Ce n\u2019est pas compliqué: la nuit, nous avons peur que Lady Gaga se cache dans notre placard tellement elle est partout.On a beau être «pus capable » de la voir, on a écouté son nouvel album avec des oreilles objectives.C\u2019est d\u2019abord à se demander pourquoi Lady Gaga et son équipe ont choisi de sortir deux premiers extraits qui évoquent trop Madonna, alors qu\u2019un titre comme Marry The Night aurait pu faire l\u2019affaire.Sinon, le reste de Born this Way est très club et euro-dance, avec une pop plus noire que rose, même si Lady Gaga ralentit parfois le rythme (Bloody Mary) quand elle ne joue pas les rockeuses ou dans les plates-bandes de Marco Calliari (Americano).N\u2019enlevons pas à Lady Gaga son sens inné du refrain et des hooks accrocheurs, mais elle s\u2019éparpille trop.Des intros glam-rock?Du saxophone?On s\u2019en va où?Pourquoi ?Lady Gaga aurait avantage à demander plus souvent un deuxième avis.\u2014 Émilie Côté Potion magique Eye Contact, cinquième album de Gang Gang Dance, m\u2019apparaît comme l\u2019un des buzz les plus retentissants des dernières semaines dans le milieu indie.Et qui s\u2019amorce avec une pièce de 11 minutes et 21 secondes.La suite est tout simplement contagieuse, virale, épidermique.Textures extras, vieux synthés plongés dans la chambre d\u2019écho, guitares stratosphériques, longs grooves space rock, soul, dancehall, tempos moyens et envoûtants, ponts et refrains érigés avec soin, longues parenthèse de création, ponctions de pop culture, marches et hymnes, cascades de sons artificiels qui arrosent le plat.Voilà autant de matériaux d\u2019une autre époque actualisés à souhait.Ces arômes asiatiques, nippons et bollywoodiens, extraits de chanson italienne, références électro-clash, références ethno-mondiales, cette voix unique de Lizzi Bougatsos, voilà autant d\u2019éléments qui concourent à créer un état d\u2019immersion totale.On remarque aussi la participation d\u2019Alexis Taylor (Hot Chip) dans la chanson Romance Layers.Rien de compliqué, pas aussi expérimental que certains médias branchés le prétendent, mais la levure a fait son effet dans la pâte.Nous voilà dans un paysage dense et verdoyant qu\u2019ont aménagé de jeunes gens inspirés, libres et audacieux.\u2014 Alain Brunet Fin de deuil Un extrait de Mahler (Symphonie #5: Adagietto) sur lequel un texte a été couché illustre bien cette sérénité atteinte.On le constate dans l\u2019air guilleret de Vive l\u2019amour qui soutient une ode au disparu.Visiblement, Catherine Ringer a fini de faire son deuil à travers la création de cet album solo.C\u2019est tangible.On peut en déduire qu\u2019il y aura vraiment une existence artistique post-Fred Chichin, post- Rita Mitsouko.Peut-on parler d\u2019un album cohérent pour autant ?Un peu décousu, mais comportant des éléments vraiment inspirés.Esprit rock et relativement classique sous la supervision de Mark Plati.Éléments un plus funk avec le concert de RZA.Guitares de Plati et de fiston Raoul (Chichin).Rythmique compétente, gracieuseté de Mark Kerr.Au moins deux vrais tubes rock sont repérables dans ce Ring n\u2019Roll : Yalala, chanté en anglais, et Quel est ton nom, entonné en français.Le reste de la matière est moins remarquable.Punk 103 s\u2019avère un joyeux délire synth punk sur le thème de la couleur \u2013 bleu, rouge, jaune, vert.Z Bar ?Rock\u2019n\u2019roll de base.Prends-moi trottine sur une piste érotique.Got It Sweet est de facture synth funk.How Do You Tu est un blues-rock construit sur une rythmique de synthèse.Pardon, pop-folk avec montée en intensité.Si un jour, hurlement à la lune.Qu\u2019on se le dise, Catherine Ringer a sonné la cloche d\u2019une nouvelle lancée.\u2014 Alain Brunet Se prêter au calme Si vous aimez l\u2019album Sea Change de Beck, le folk, Sonic Youth et les arrangements de guitares et de violons, vous succomberez aux charmes de Demolished Thoughts de Thurston Moore.Réalisé par Beck, l\u2019album du chanteur de Sonic Youth n\u2019a rien de surprenant, mais il réunit des pièces à la beauté sombre, dans une ambiance intime et une formule acoustique.Sauf les deux premiers titres (les superbes Benediction et Illuminine), oubliez toutefois la forme traditionnelle de refrains et de couplets.Le folk et la touche de Beck vont très bien à une pièce comme Circulation, qui aurait pu être un délire de distorsion rock à la Sonic Youth.D\u2019autres titres sont toutefois plus difficiles d\u2019approche.À mi-chemin de Demolished Thoughts, Moore s\u2019emballe dans des pièces à l\u2019instrumentation fastueuse et aux chemins mélodiques tortueux (Orchard Street fait presque sept minutes), qui plaira surtout aux initiés.Mais il n\u2019en demeure pas moins que Thurston Moore a une voix tout en douceur quand elle se prête au calme.Et que si ce dernier collabore avec Beck, cela ne peut qu\u2019être intéressant pour les oreilles.Soulignons que Beck réalise également le nouvel album de Stephen Malkmus.\u2014 Émilie Côté Mitsou Beyoncé PHOTO REUTERS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 12 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 8 M A I 2 0 1 1 hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com 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ARTS ET SPECTACLES LA FIN DE LA MACHINE À ÉCRIRE PHOTOS MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE Depuis un mois, la machine à écrire est officiellement morte.On ne s\u2019ennuiera pas du ruban, du liquid paper et des corrections impossibles.Mais pour la littérature, c\u2019est vraiment la fin d\u2019une époque.Retour sur plus d\u2019un siècle de dactylographie.Gilles Archambault est le dernier écrivain du Québec à écrire ses romans avec une machine à écrire.JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE est une invention qui a révolutionné la façon dont nous travaillons.Un objet qui a influencé la vie de bureau pendant près d\u2019un siècle.Mais après 100 ans de bons et loyaux services, la machine à écrire, meilleure amie de la secrétaire, a pour de bon atteint le bout de son rouleau.Ding! Il y a quelques semaines, la dernière usine de machines à écrire au monde a en effet fermé ses portes à Bombay, en Inde.Avec seulement 800 ventes pour l\u2019année 2011, la vénérable société Godrej&Boyce a jugé que l\u2019opération n\u2019était plus rentable.«Nous avons déjà fabriqué jusqu\u2019à 12 000 machines à écrire par année.Mais nous n\u2019avions presque plus de commandes», a expliqué le PDG de l\u2019entreprise Milind Dukle, fin avril, au journal indien Business Standard.C\u2019était une mort annoncée, bien sûr.En Occident, la machine à écrire était, depuis l\u2019irrésistible ascension de l\u2019ordinateur, considérée comme un objet d\u2019une autre époque.Au début des années 2000, la plupart des manufactures de machines à écrire avaient cessé leur production.Selon Jacques Perrrier, propriétaire du musée de la machine à écrire à Lausanne, cette disparition n\u2019affectera d\u2019ailleurs pas grand monde, «sauf peut-être quelques administrations en Afrique.» Mais il n\u2019en demeure pas moins qu\u2019elle donne un gros coup de nostalgie.Car il n\u2019y a pas si longtemps, la machine à écrire était encore un objet de travail indispensable pour des milliers de scribes en tous genres.Secrétaires et fonctionnaires, mais aussi écrivains, qui ont trouvé dans cet outil issu de l\u2019ère industrielle une nouvelle façon d\u2019aborder la littérature.Bonne vieille machine Mark Twain aurait été, dit-on, un des premiers à en faire usage, avec Les aventures de Tom Sawyer, en 1876.Mais très vite, plusieurs le suivront dans cette voie mécanique, délaissant le manuscrit pour le « tapuscrit », qui par souci de lisibilité, qui pour réduire le nombre d\u2019étapes menant jusqu\u2019à la publication.Dans l\u2019entre-deux-guerres, d\u2019anciens journalistes devenus romanciers (Simenon, Kessel, Cendrars, Hemingway) en font l\u2019indispensable compagnon de leurs aventures autour du globe.Ancêtre de l\u2019ordinateur portable, la machine à écrire portative leur permet de «taper» sur tous les terrains, que ce soit dans la jungle amazonienne ou la cabine d\u2019un paquebot transatlantique.Du coup, la machine à écrire devient un symbole de la modernité littéraire.Son «tape tape tape ding!» entêté et ses sonorités métalliques influencent le rythme et la musicalité de l\u2019écriture romanesque.«Des gens comme Hemingway, Miller, Bukowski donnaient l\u2019impression d\u2019être à la fine pointe, confirme Dany Laferrière, qui a tapé à la machine jusqu\u2019en l\u2019an 2000.C\u2019est pour cette raison que dès mes débuts, j\u2019ai voulu prendre une distance par rapport au papier.Écrire à la main, je trouvais ça trop littéraire.Je ne voulais pas faire des phrases à la Proust.Je voulais être plus moderne, plus urbain, plus américain.Or pour moi, la machine à écrire, c\u2019était sortir du folklore.Écrire avec ça, c\u2019était devenir un écrivain contemporain.» Lentement mais sûrement, la machine à écrire est devenue partie intégrante du mythe littéraire.Qu\u2019on pense à Chandler et sa Underwood imbibée de scotch ou William Burroughs qui en fera un véritable objet de fétichisme dans le Festin nu, livre-délire dont David Cronenberg tirera un long métrage tout aussi délirant.Combien, en outre, se sont fait photographier devant leur outil de travail, comme si la chose à elle seule les identifiait comme écrivains?Étrangement , cer tains n\u2019ont même jamais fait le saut à l\u2019ordinateur.On ne parle pas de ceux \u2013 nombreux \u2013 qui continuent de pondre à la main, mais des Gilles Archambault (voir autre texte) et autres François Nourissier, qui n\u2019ont jamais renoncé à leur bonne vieille petite machine.Auteur de La route, Cormac McCarthy a pour sa part vendu la sienne aux enchères en 2009, pour la modique somme de 250 000 $.C\u2019était une Olivetti 32 Lettera qu\u2019il avait payée 50$.Et avec laquelle il aurait tapé cinq millions de mots en un demi-siècle, soit presque la totalité de son oeuvre.Apparemment, il aurait accepté de s\u2019en séparer quand un ami lui a promis de lui en trouver une nouvelle.d\u2019occasion.Ne pleurez pas.Il s\u2019en trouve encore des tonnes à vendre sur eBay, pour le dix-millième du prix.Et si vous cherchez quelque chose de vraiment neuf, Godrej&Boyce en aurait encore 200 en stock.Attention, elles sont en arabe.Gilles Archambault est peut-être le dernier de son espèce : sourd aux innovations technologiques, il écrit encore tous ses romans à la machine à écrire! «Ce n\u2019est pas quelque chose que j\u2019ai décidé.Je suis juste très malhabile pour apprendre des choses nouvelles, admet l\u2019auteur de 77 ans.Et comme je tape aussi rapidement que n\u2019importe quelle secrétaire, j\u2019ai toujours remis à plus tard mon apprentissage de l\u2019ordinateur.» Ses amis se moquent de lui, mais «jamais méchamment », dit-il.Son fils qui, douce ironie, a travaillé chez Nortel et Vidéotron, a souvent voulu lui refiler ses vieux ordis.Mais rien à faire: Gilles Archambault a toujours préféré sa bonne vieille Adler mécanique, sur laquelle ont été écrits ses 31 romans.Attachement au passé ?Nostalgie Blue Note ?Romantisme à la sauce bebop?Au contraire, dit celui dont l\u2019amour pour le vieux jazz est bien connu.Comme sa musique préférée, la machine à écrire est pour lui synonyme de vie, de puissance et de dynamisme.«Le cliquetis de la machine à écrire me remplit de joie, lance-t-il.J\u2019aime le rythme que ça donne.Il y a dans la machine à écrire un côté trépidant et bruyant que je ne retrouve pas avec l\u2019ordinateur.Je me souviens, quand j\u2019entrais dans la salle de rédaction du Devoir et que je voyais tous les journalistes devant leur ordinateur, j\u2019avais l\u2019impression que c\u2019était des agents de voyages qui ne partaient pas!» On lui fait valoir que le traitement de texte permet des choses que la machine à écrire ne permettait pas.Que les corrections sont beaucoup plus faciles avec l\u2019informatique.Mais il s\u2019en fout.Ses textes, de toute façon, demandent rarement de grosses interventions.Une fois le bouquin terminé, un directeur littéraire relit le tout, écrit ses suggestions à la mine, puis la maison d\u2019édition fait retaper les manuscrits à l\u2019ordinateur.Jamais, dit-il, son éditeur ne lui a demandé de moderniser sa méthode.Surprenant ?Pas tant que ça.Selon Jean Bernier, des éditions Boréal (maison de Gilles Archambault), un manuscrit a au moins l\u2019avantage de refléter exactement la vision de l\u2019auteur.«L\u2019ordinateur a réduit les coûts, mais pas nécessairement le temps de travail, explique le directeur littéraire.Avec un manuscrit tapé à la main, on sait que les paragraphes sont à la bonne place.Avec le fichier électronique, c\u2019est plus fantaisiste.Les écrivains ne sont pas des pros de la typo.Il peut arriver qu\u2019il manque des lignes, des caractères.Il y a des accents bizarres.Des italiques qui sautent, des sauts de page n\u2019importe où.Il faut souvent tout refaire.» Gilles Archambault se voit-il comme le dernier des Mohicans?«C\u2019est possible, dit-il.Si c\u2019est vrai, ça ne me dérange pas.Mais je ne m\u2019en vante pas.Ce n\u2019est pas très agréable d\u2019être un reliquat du passé.» Cela dit, il n\u2019est jamais trop tard pour bien faire.D\u2019un ton mollement convaincu, l\u2019auteur promet qu\u2019il s\u2019y mettra très bientôt.«Ma femme est décédée l\u2019an dernier.Là, je repeins l\u2019appartement à neuf.Après, je m\u2019achète un ordinateur.» \u2013 Jean-Christophe Laurence llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 14 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 8 M A I 2 0 1 1 ARTS ET SPECTACLES LA FIN DE LA MACHINE À ÉCRIRE Marie-Claire Blais ARCHIVES LA PRESSE Yves Thériault en 1962.1873.Remington commercialise la première machine à écrire : la «Typewriter » de C.L .Sholes.1914.Apparition de la première machine électrique.1935.Les machines portatives arrivent sur le marché.1950.Leroy Anderson compose The Typewriter, pièce pour orchestre et machine à écrire.1961.Révolution technologique dans les bureaux: IBM lance la fameuse Selectic, aussi appelée «machine à boule», qui permet de changer de fontes au besoin.1962.Orson Welles souligne l\u2019aliénation de la vie de bureau dans Le Procès, d\u2019après l\u2019oeuvre de Kafka.Dans une grande salle, des milliers de secrétaires tapent sur des machines à écrire, dans un bruit assourdissant.1980.Un autre rôle mémorable au cinéma: la machine à écrire est au coeur du Shining, de Stanley Kubrick.Prostré devant sa machine à écrire, un auteur s\u2019enlise dans la folie.1986.Canon crée la machine à écrire avec mémoire et écran.Plus besoin de liquid paper.2011.La dernière usine de machines à écrire ferme ses portes, en Inde.Ils écrivent à la main ou à l\u2019ordinateur.Mais ils ont tous un jour «pondu» à la machine à écrire.Pour le meilleur et pour le pire.Il est resté loyal à sa Remington 22 jusqu\u2019au Cri des oiseaux fous, paru en 2000.«Pendant longtemps, je ne pensais pas que l\u2019ordinateur pouvait se rendre jusqu\u2019à la littérature, confie-t-il.L\u2019ordi, c\u2019était pour les essais, les articles, mais pas pour l\u2019écriture ellemême.» Maintenant qu\u2019il a fait le saut, les voyages à la papeterie, les rubans à changer et le liquid paper ne lui manquent pas.Mais il n\u2019a pas encore été conquis par l\u2019informatique.«Avec l\u2019ordinateur, on a perdu une sorte de fétichisme.Il y a quelque chose d\u2019extrêmement propre qui est entré dans la littérature, qui donne l\u2019impression que le travail est fait plus rapidement que quand tout était barbouillé et qu\u2019on voyait l\u2019effort.Cela dit, l\u2019ordinateur va sûrement créer son propre romantisme.» Elle a commencé sa carrière sur une Remington.Mais elle est vite passée à l\u2019écriture manuscrite.Tous ses romans ont été écrits à la main.«Chez moi, l\u2019acte créateur ne passe pas par la machine.Le clavier ne m\u2019a jamais attirée.L\u2019ordinateur n\u2019est pas sans qualités, mais j\u2019aime les ratures.J\u2019aime le silence.J\u2019aime que le corps soit penché sur des feuilles.La disparition de la dactylo ne m\u2019arrache pas le coeur.Par contre, s\u2019il n\u2019y avait plus de papier et de plume, là je pleurerais.» Elle a écrit ses huit derniers livres à l\u2019ordinateur.Mais le reste de son oeuvre a été créé à la machine à écrire.«À la main, ça me semblait trop long, alors j\u2019ai tout de suite adopté la machine à écrire.J\u2019avais une grosse Underwood.Je me souviens de l\u2019acharnement.Pour corriger, je devais souvent recommencer la même page.Et puis, il y avait ce son ferrailleux, pas très agréable.Mais c\u2019est un objet que j\u2019appréciais beaucoup.L\u2019ordinateur est peutêtre plus facile sur le plan pratique, mais il faut travailler autant.Moi, ça n\u2019a pas changé ma façon d\u2019écrire, je sais juste que je travaille moins durement.» Il a pondu ses premiers romans, jamais publiés, sur une machine louée aux Frères des écoles chrétiennes.Mais après, il a toujours écrit à la main.«Je n\u2019ai pas été capable de m\u2019habituer à l\u2019ordinateur, ça va trop vite, admet l\u2019auteur.L\u2019avantage d\u2019écrire à la main, c\u2019est le mouvement physique d\u2019écrire.Ça permet de corriger une phrase avant même de l\u2019avoir écrite.Certains de mes collègues sont passés à l\u2019ordi, mais je trouve que leur style a changé.C\u2019est devenu plus stéréotypé.Moins lyrique.» Elle garde une grande affection pour la machine à écrire, même si elle a depuis longtemps fait le saut à l\u2019ordinateur.«C\u2019est une perte qui retient de la nostalgie, avoue la fille d\u2019Yves Thériault.Quand j\u2019étais petite, mes deux parents écrivaient et la machine roulait presque 18 heures par jour à la maison.C\u2019était un travail extrême, épuisant et chronophage.Pour corriger, ils copiaient et collaient littéralement des paragraphes avec des pots de colle.Avec l\u2019ordinateur, on peut repriser un texte à l\u2019infini.Le rapport au texte est différent.Plus immatériel et moins viscéral.» Avis aux chineurs : l\u2019auteure collectionne aussi les machines à écrire.Si vous voyez une Valentine rouge d\u2019Olivetti, faites-lui signe.C\u2019est le modèle qui lui manque.Dany Laferrière PHOTO SATOET CLEVELAND SOURCE: MARIE-JOSÉ THÉRIAULT TheShining llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 8 M A I 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 15 ARTS ET SPECTACLES ART VISUELS ÉRIC CLÉMENT « J\u2019ai l\u2019impression que ça décolle.Les achats remontent clairement.Il y a une nouvelle génération de galeristes et d\u2019acheteurs, prête à tout mettre en oeuvre pour s\u2019ouvrir au reste du monde », dit Émilie Grandmont-Bérubé, de la galerie Trois-Points.«Le marché de l\u2019art auQuébec a longtemps été le pire au Canada à cause d\u2019un manque de connaissance et d\u2019un manque de confiance, mais les choses bougent », ajoute Nancy Rosenfeld, présidente de la Fondation de la Famille Claudine et Stephen Bronfman.« Depuis longtemps, les anglophones lèguent leurs oeuvres d\u2019art à leurs enfants, renchérit Matthieu Gauvin, collectionneur et consultant en arts.Nous, on ne lègue rien.On va acheter une deuxième maison ou une deuxième voiture avant de s\u2019acheter un tableau.Mais c\u2019est en train de changer.Tous mes clients sont de nouveaux collectionneurs.L\u2019idée du patrimoine familial fait son chemin.» Les musées montréalais notent aussi une augmentation de l\u2019intérêt pour l\u2019art.«On sent un engouement de plus en plus marqué dans le monde entier et il se fait sentir dans la fréquentation du musée, assure Paulette Gagnon, directrice du Musée d\u2019art contemporain.On voit de plus en plus de collectionneurs troquer leur collection d\u2019art ancien contre de l\u2019art contemporain.» Le Musée des beaux-arts de Montréal a doublé l\u2019an dernier ses superficies consacrées à l\u2019art contemporain.«Le public vient plus nombreux à chacun de nos événements , dit Nathalie Bondil, directrice et conservatrice en chef du MBAM.Nous aimons les artistes, ils voient cette beauté qui court plus vite que nous, comme disait Picasso.Ils sont notre raison d\u2019exister.» L\u2019art contemporain québécois se porte mieux que jamais.Signe de son dynamisme, 13 galeries du Québec étaient représentées à New York en mars pour la semaine des foires d\u2019art new-yorkaises.Du jamais vu.Auparavant, c\u2019était à Toronto qu\u2019on achetait la production du Québec.Mais c\u2019est de moins en moins vrai.Les artistes québécois, avec peu d\u2019aide, vendent à New York, Miami et même à Montréal.Sans parler du succès récent de Papier11 et de la Biennale de Montréal.Papier11 a par exemple vu sa fréquentation augmenter de 45% en un an et les ventes grimper de 39%.Le blogueur montréalais de ratsdeville, Éric Bolduc, estime, lui aussi, qu\u2019il y a un buzz.«Il y a ARTV, Télé-Québec et son Art sous enquête ou son magazine Voir.Je suis obligé de refuser des informations à ratsdeville tellement il y a de nouvelles en arts visuels à Montréal.» Le collectionneur Alexandre Taillefer ajoute: «Il semble que l\u2019art contemporain commence son incursion dans la tête des jeunes professionnels.La vibe est bonne.C\u2019est hip de visiter les galeries et de collectionner.Mais, en ce qui me concerne, je trouve qu\u2019il y a beaucoup de redite dans la production québécoise et internationale depuis deux, trois ans.» La collectionneuse d\u2019art, commissaire et auteure, Lisa Hunter, qui a déménagé de New York à Montréal il y a six ans, est plus enthousiaste.Elle avance même que le marché de l\u2019art contemporain montréalais est devenu plus animé que celui de New York! «Pour les arts visuels, il y a une ambiance artistique à Montréal qu\u2019il n\u2019y a plus à New York», affirme-t-elle.Le galeriste Pierre-François Ouellette abonde dans son LE MARCHÉ DE L\u2019ART Le Québec DEVENIR COLLECTIONNEUR D\u2019ART ÉRIC CLÉMENT Avant toute chose, il faut développer un amour pour l\u2019art si on veut collectionner.Certains l\u2019ont depuis leur jeunesse.Ils ont baigné dedans, comme Jean-François Bélisle, fils du collectionneur Jean-Denis Bélisle, devenu directeur général du lieu d\u2019exposition L\u2019Arsenal.D\u2019autres acquièrent cet amour plus tard.«Collectionner, c\u2019est d\u2019abord savoir visiter en prenant son temps dans les musées et dans les galeries, mais le plus important est de savoir regarder», lance Véronique Lefebvre, guide-éducatrice au Musée d\u2019art contemporain de Montréal.«Dans l\u2019art, il faut suivre sa passion », renchérit l\u2019homme d\u2019affaires Stephen Bronfman.Ma famille se passionne pour les arts depuis 40 ans.» SE FAIRE UN BUDGET Il faut un minimum d\u2019argent pour collectionner, mais il y a de l\u2019art à tous les prix.Certains lancent leur collection avec 500$.D\u2019autres y consacrent plus d\u2019argent.«J\u2019ai commencé avec 8000$ de budget», confie François Rochon, collectionneur et président de Giverny Capital.«Mais on peut acheter de très belles oeuvres avec 2000$.C\u2019est sûr qu\u2019il faut faire un sacrifice ailleurs.Je préfère acheter des tableaux que la voiture de l\u2019année.» «Quand vous dépensez des milliers de dollars pour rénover votre appartement, il semble logique de penser à incorporer de l\u2019art à votre nouvelle décoration », ajoute Lisa Hunter, l\u2019auteure américaine d\u2019un livre très utile pour les collectionneurs d\u2019art, The Intrepid Art Collector, publié chez Three Rivers Press.ACHETER COMMENT?L\u2019art contemporain est diversifié et la compréhension d\u2019une oeuvre augmente le plaisir.«Notre défi, tous les jours, est de montrer aux gens à quel point l\u2019art est accessible, intéressant et facile à comprendre », disait Jean-François Bélisle il y a quelques semaines, alors qu\u2019il était encore directeur de l\u2019Association des galeries d\u2019art contemporain.Il ne faut donc pas hésiter à aller rencontrer les artistes, percevoir leur état d\u2019esprit, connaître leurs projets et découvrir s\u2019ils sont réellement passionnés.«Si vous aimez la photographie, par exemple, entretenez des relations avec les photographes que vous aimez, fréquentez-les», conseille Stephen Bronfman.Il faut apprendre aussi à séparer le bon grain de l\u2019ivraie, à se méfier des galeries trop commerciales qui représentent des artistes peu originaux.Attention aussi à l\u2019achat trop rapide.Succomber, c\u2019est bien.Acheter et regretter ensuite, c\u2019est dommage.Il faut prendre son temps.Réserver l\u2019oeuvre par exemple.Revenir la voir sans les effets des bulles effervescentes du vernissage! Vous pensez qu\u2019il est impossible de collectionner des oeuvres d\u2019art ?Trop cher ?Réservé à une élite?Pas du tout.Plus que jamais, l\u2019art est accessible.Ça ne prend qu\u2019une chose: de la passion.CONSERVER SA COLLECTION Il faut aussi assurer et entretenir ses oeuvres.Le Centre de conservation du Québec fournit de la documentation et des conseils pour une conservation adéquate.De plus, un collectionneur soutient l\u2019art et ne vend pas ses oeuvres.Il les lègue à son décès : à ses enfants, à son légataire ou à un musée.«La destination ultime d\u2019une collection est de rejoindre un musée», dit l\u2019historienne d\u2019art Florentina Lungu.L\u2019art n\u2019est donc jamais perdu sauf quand on le perd de vue.À gauche: Christina Lucas (Espagne), Nue dans le musée, 2010.À droite: Edward Burtynsky, Manufacturing #17, Deda Chicken Processing Plant, 2005.ACHETER SUR LE WEB On peut aussi acheter de l\u2019art sur le web.Comme pour tout, il faut se méfier.Vérifier la provenance de l\u2019oeuvre.L\u2019artiste est-il connu ?A-t-il exposé ou fait l\u2019objet d\u2019articles ?«On peut acheter de très belles photos en édition limitée pour 20$ sur internet », indique Lisa Hunter, qui recommande les sites suivants : 20x200, aperture, blindspot, igavel, creativetime, othercriteria, artmetropole, ugallery ou printedmatter.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 16 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 8 M A I 2 0 1 1 ARTS ET SPECTACLES ARTS VISUELS décolle sens: «On sent qu\u2019il y a de l\u2019intérêt pour l\u2019art de pointe et de recherche, par exemple pour Valérie Blass.Le champ de recherche esthétique est en vogue.Depuis cinq ans, on constate que plus de gens sont intéressés par l\u2019art contemporain québécois.On voit des gens de plus en plus jeunes, dans la trentaine, voire la vingtaine.C\u2019est extrêmement stimulant.» «Le marché va assez bien, constate de son côté Matthieu Gauvin.La foire d\u2019art contemporain sur papier a fait un bon chiffre.Je réussis à vendre des oeuvres à des gens qui n\u2019en avaient jamais acheté.Il y a même des shows sold out à Montréal ces temps-ci.Mais on reste un petit marché.» Président de Giverny Capital et collectionneur, François Rochon rappelle en effet que la collection d\u2019art est, aujourd\u2019hui encore, surtout assurée par les institutions.«Mais beaucoup d\u2019entreprises à Montréal ont de grandes connaissances et des collections de qualité, dit-il.Il n\u2019y a pas de collectionneur d\u2019art contemporain sans argent.Au Québec, on est la deuxième génération à avoir un peu d\u2019argent.Il y a donc de plus en plus de jeunes entrepreneurs ouverts d\u2019esprit et ouverts à l\u2019art.» «Montréal est une place de créativité, avance l\u2019homme d\u2019affaires Stephen Bronfman.On voit la ville changer.Les gens sortent plus, vont manger dans de bons restaurants, boivent de bons vins.La communauté est plus jeune et plus dynamique.Elle en a assez de voir des Marc-Aurèle Fortin avec des arbres sur les murs ! Elle préfère voir des oeuvres qui traduisent vraiment son énergie et sa jeunesse.» s Pour joindre notre journaliste : eric.clement@lapresse.ca ACHETER QUAND?C\u2019est un bon moment pour acheter, semble-t-il, car la récession a fait baisser les prix.Il y a réellement de la qualité à un coût souvent dérisoire par rapport à ce qu\u2019on trouve ailleurs.«Les prix ont baissé, c\u2019est vrai, et il y a eu beaucoup de ventes de feu.Mais pour les artistes connus, le marché est de nouveau en feu, à des prix plus élevés que jamais, dit Stephen Bronfman.C\u2019est lié au marché de la Bourse qui est pas mal haut.» «Les artistes canadiens sont extrêmement accessibles à l\u2019achat, dit de son côté Lisa Hunter.On peut trouver de la grande qualité à des prix très intéressants.D\u2019autant plus que le marché de l\u2019art a changé depuis 20 ans.Ce n\u2019est plus seulement pour les riches.» NE PAS PENSER PROFIT Collectionner n\u2019est pas investir.Si vous collectionnez dans l\u2019espoir d\u2019épargner, vous vous égarez, disent les collectionneurs aguerris.«Je ne suis pas convaincu qu\u2019acheter pour investir à la place d\u2019un REER soit une bonne idée, dit François Rochon.Oui, l\u2019oeuvre d\u2019art peut prendre de la valeur, mais quand l\u2019accent est mis sur la somme, on risque de se priver de la valeur réelle d\u2019une oeuvre.Rien ne peut égaler regarder un magnifique Rothko à la Phillips Collection de Washington.J\u2019y suis allé en 1999 et j\u2019en ai encore des palpitations.» Toutefois, pour les entreprises, il existe des programmes d\u2019amortissement des oeuvres qui permettent de réduire le coût d\u2019achat.ACHETER QUOI?Au début, on n\u2019y comprend rien.Choisir tel ou tel artiste ?«L\u2019important, c\u2019est d\u2019en voir beaucoup, dit François Rochon.Plus on va en voir, plus on va discerner ce qui est important de ce qui est répétitif.Soudain, on voit quelque chose qui ne ressemble à rien d\u2019autre, comme les peintures de Guerrera ou les sculptures de David Altmejd, et on s\u2019ouvre l\u2019esprit.» «Encouragez les jeunes artistes, dit Lisa Hunter.Les marchands d\u2019art travaillent maintenant avec des artistes qui sont souvent encore aux études.» Il faut lire des revues spécialisées, visiter galeries et musées, rester en contact avec les sites d\u2019art contemporain (comme ratsdeville), laisser son nom sur les listes d\u2019envoi, signer les livres d\u2019or en laissant ses coordonnées, lire les critiques dans les journaux avant d\u2019aller aux vernissages.« Le vernissage d\u2019une exposition, c\u2019est gratuit, tout comme une visite dans une galerie », rappelle le galeriste Pierre-François Ouellette.SUITE DU DOSSIER François Rochon, président de Giverny Capital, devant son Monologue (2000), une oeuvre de Marc Séguin.Les collectionneurs Alexandre Taillefer et Debbie Zakaib, dans leur maison, devant des oeuvres (de gauche à droite) de Susan Edgerley, Pascal Grandmaison, Jean-François Drouillard et Marc Séguin.Escalator, oeuvre de David Spriggs, fait partie de la collection Taillefer-Zakaib.PHOTOS MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 8 M A I 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 17 ARTS ET SPECTACLES ARTS VISUELS TOUT LE MONDE PEUT COLLECTIONNER ! François Morin se lance.ÉRIC CLÉMENT Le collectionneur d\u2019a rt débutant dispose de multiples activités artistiques à Montréal pour développer son dada.Mis à part fréquenter les musées, galeries, vernissages et autres ventes aux enchères, plusieurs organismes encouragent la connaissance de l\u2019art et la constitution d\u2019un patrimoine d\u2019arts plastiques.Organisé conjointement par le Musée d\u2019art contemporain (MAC) et la Fondation de la Famille Claudine et Stephen Bronfman, SéminArts est l\u2019un d\u2019entre eux.La Presse a participé à ce programme éducatif avec de jeunes professionnels.Le programme comprenait cinq soirées, de 19 h 30 à 21 h.La première a permis de découvrir les lieux de stockage du MAC où sont conservées 7500 oeuvres: peintures, gravures, dessins et sculptures.Et aussi de comprendre qu\u2019un Riopelle ne peut être exposé en permanence à cause de la fragilité de la peinture.Puis, des visites ont été organisées à l\u2019atelier du peintre Dil Hildebrand, à la galerie d\u2019art Pierre-François Ouellette art contemporain, à la collection de la Banque Nationale et chez les collectionneurs privés Debbie Zakaib et Alexandre Taillefer.Commentées par la présidente de la fondation, Nancy Rosenfeld, et par la guide-éducatrice du musée, Véronique Lefebvre, ces visites permettent de se familiariser avec un univers dans lequel on se glisse avec délices et dont on comprend vite qu\u2019il requiert des connaissances, si on veut y nager à son aise.L\u2019activité fonctionne bien.Les visites, en anglais ou en français, selon le groupe que l\u2019on choisit, sont accompagnées de dégustations gastronomiques.Un volet de SéminArts permettra bientôt d\u2019aller voir de l\u2019art à Toronto ou à New York.« Le défi est que les Québécois mettent la main dans leur poche et commencent à collectionner», croit Nancy Rosenfeld.Il existe d\u2019autres cercles de rencontres pour amateurs d\u2019art, dont ArtsScène, un groupe de jeunes professionnels qui organise régulièrement des soirées de découvertes de la scène artistique, comme le Rallye des galeries.Sur l\u2019internet, le site de l\u2019artiste Éric Bolduc, ratsdeville, fait mention de tout ce qui se passe sur la scène montréalaise du côté des arts visuels.« Nous sommes suivis par le milieu de l\u2019art, mais notre clientèle est internationale », dit Éric Bolduc.L\u2019aide d\u2019un consultant en arts peut aussi être précieuse pour apprendre à collectionner.Ex-directeur de l\u2019Association des galeries d\u2019art contemporain (AGAC) et ex-superviseur au Musée des beaux-arts de Montréal, Matthieu Gauvin a un beau parcours dans l\u2019art.À 38 ans, il a déjà une belle collection d\u2019oeuvres canadiennes sur papier.Partant en 2004 d\u2019un achat de 500 $, il s\u2019est construit un patrimoine de 68 oeuvres valant environ 100 000 $.Il est devenu consultant en arts l\u2019été dernier et se propose d\u2019aider les collectionneurs en herbe à se monter une collection.« Je dis souvent qu\u2019un consultant, c\u2019est un collectionneur qui n\u2019a plus de pouvoir d\u2019achat et qui fait profiter les autres de ses connaissances, dit-il.J\u2019ai des ententes avec les galeries.Je fais des propositions d\u2019oeuvres à mes clients, mais mes services ne leur coûtent rien.» Pour construire sa collection, il faut aussi fréquenter les lieux d\u2019art et les musées.Il y a l\u2019art public, bien sûr, que la Ville ou le secteur privé dispose sur les trottoirs, dans les parcs ou sur les places.Il y a aussi les collections d\u2019entreprises publiques qu\u2019on peut parfois visiter : celles d\u2019Hydro- Québec, de Loto-Québec ou de la Caisse de dépôt et placement, et celles des grandes banques, comme la Banque Nationale, par exemple, qui possède 9000 oeuvres d\u2019art (à 90% québécoises), la plus importante collection d\u2019oeuvres d\u2019art au Canada.Il y a aussi les dizaines de galeries qui présentent des artistes à Montréal.Pour n\u2019en citer que quelques-unes : la Parisian Laundry, la galerie Simon Blais, la galerie Battat Contemporary, la galerie d\u2019Este, DHC/Art, la galerie de l\u2019UQAM, Art Mur, Dominique Bouffard, Yves Laroche, Pangée, Graff, la Fonderie Darling, Leonard & Bin Ellen, et celles de l\u2019édifice du Belgo, rue Sainte-Catherine, la plus grande réunion de galeries à Montréal, avec notamment les galeries René Blouin, Pierre-François Ouellette art contemporain, Joyce Yahouda, Circa, Optica, Trois-Points, Push ou SAS.Le consultant en art contemporain Matthieu Gauvin et le collectionneur François Morin à la galerie René Blouin, devant Écrire une feuille, une oeuvre d\u2019 Anthony Burnham (à droite), et une de l\u2019artiste Nicolas Baier, Nuages 8, 2010 (à gauche).PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE APPRENDRE À COLLECTIONNER ÉRIC CLÉMENT Après avoir travaillé pendant 20 ans pour la manufacture de pièces hydrauliques de son père, François Morin a décidé de devenir consultant en développement organisationnel et.collectionneur d\u2019art.« J\u2019ai étudié en histoire de l\u2019art et fait un DEC en littérature avant de me lancer en affaires, ditil.Ce goût de collectionner arrive à un moment de ma vie où j\u2019ai envie de m\u2019entourer de choses qui me ressemblent.Je veux me créer un nouvel espace.» À 46 ans, François Morin n\u2019a pas encore acheté d\u2019oeuvres d\u2019art.Il a décidé de se faire aider.«J\u2019ai beaucoup lu sur le sujet, confie-t-il.Je suis allé au Toronto Art Fair et j\u2019ai eu une formation chez Sotheby\u2019s, à New York.J\u2019ai rencontré aussi le collectionneur Matthieu Gauvin et je lui ai demandé de me montrer les bases, car j\u2019avais des craintes.Aller dans une galerie, c\u2019est impressionnant au début.» Comme pour tout collectionneur, le démarrage n\u2019est pas facile.L\u2019univers semble tellement large et complexe qu\u2019on ne sait pas par où commencer.«Matthieu Gauvin m\u2019a parlé du marché secondaire et des artistes solides.Il m\u2019a parlé de l\u2019avant-garde et des artistes émergents et il m\u2019a conseillé de faire un mélange des trois dans ma collection.» François Morin est attiré par les peintres contemporains montréalais.« Je ne cherche pas vraiment un artiste en particulier, dit-il, mais plus un esthétisme, une émotion, une profondeur.Si la peinture me touche, ça part de là.Les peintures sont pour moi des paroles.Il faut qu\u2019elles me racontent des choses, qu\u2019elles me parlent.» SURCYBERPRESSE Trois grands collectionneurs cyberpresse.ca/collectionneurs INFORMATIONS PRATIQUES > SéminArts : seminarts@macm.org 514-847-6244 > ArtsScène Montréal : artsscenemontreal.com > Association des galeries d\u2019art contemporain : agac.qc.ca > ratsdeville : ratsdeville.typepad.com > Société des musées montréalais : museesmontreal.org Karine Giboulo, Bulle de vie : L\u2019ours qui a vu l\u2019homme, 2006-2007.Stephen Bronfman et Claudine Blondin devant une des oeuvres de leur collection.PHOTO LA PRESSE La sérigraphie Mick Jagger, d\u2019Andy Warhol, et la photographie Spa, de Lynne Cohen, font partie de l\u2019exposition Entreprise collective, présentée à l\u2019Espace création Loto-Québec.PHOTO FOURNIE PAR LOTO-QUÉBEC Debbie Zakaib devant une oeuvre de Tamara Kostianovsky accrochée dans sa cuisine.Seize collections d\u2019entreprises québécoises cyberpresse.ca/espacecreation llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 18 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 8 M A I 2 0 1 1 ARTS ET SPECTACLES ENTRACTE entracte@lapresse.ca ÉMILIE BILODEAU SÉPARÉS À LA NAISSANCE La ressemblance des acteurs Patrick Dempsey et Guillaume Canet est frappante.Et disons-le : les deux sont tout à fait séduisants.Ils ont un regard charmeur et un sourire craquant.L\u2019un est américain et l\u2019autre, français, mais les deux nous font rêver, au petit comme au grand écran.Merci à Carole Simard pour la (jolie) suggestion.LADY GAGA Décidément, le succès de Lady Gaga ne faiblit pas.Un peu plus tôt, ce mois-ci, elle a été la première personne à dépasser le cap des 10 millions d\u2019abonnés sur Twitter.La semaine dernière, le magazine Forbes l\u2019a nommée personnalité la plus influente du showbusiness.Et cette semaine, son troisième album, très attendu, Born This Way, a ravi ses fans.Gageons que son album se taillera vite une place au sommet des palmarès.LES BILLBOARD MUSIC AWARDS Le numéro d\u2019ouverture des Billboard Music Awards réunissant sur scène Rihanna et Britney Spears a déplu à plusieurs téléspectateurs, dimanche dernier.Les deux chanteuses ont offert un spectacle très «sensuel».Le Parents Television Council, aux États-Unis, s\u2019est offusqué des images osées présentées à heure de grande écoute.La performance de Britney Spears, elle, a été critiquée.La chanteuse semblait mal à l\u2019aise, affirment certains journalistes.Et comme un malheur n\u2019arrive jamais seul, Beyonce a été accusée de plagiat.Les effets techniques de son numéro ressemblaient étrangement à ceux du spectacle d\u2019une vedette de la pop italienne.ILS, ELLES ONT DIT «Je ne sais pas combien de temps je vais être capable de continuer ce travail-là.» \u2014 Une animatrice de Call TV qui trouve que le jeu est «bâtard».«Il y en a beaucoup des magazines avec des macaronis, mais ils ne sont pas tous beaux comme Ricardo.» \u2014 L\u2019ex-ministre François Legault à l\u2019émission Le verdict.«À tout le monde qui me dit qu\u2019il fait chaud, je leur réponds que lorsque j\u2019ai commencé l\u2019émission, j\u2019étais blanc.» \u2014 Boucar Diouf, à l\u2019émission Des kiwis et des hommes.«Il y a des choses plus désagréables au monde que d\u2019embrasser Roy Dupuis.» \u2014 Guylaine Tremblay à Pénélope McQuade, parlant d\u2019une scène de la série Les rescapés.EN HAUSSE.EN BAISSE Patrick Dempsey Guillaume Canet Lady Gaga PHOTO CP Guylaine Tremblay llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 8 M A I 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 19 Au Centre Pierre-Péladeau et à la Place des Arts INFO : 514 845-4108 VIVEZ LA FIÈVRE DE LA COMPÉTITION ! 10 jours, 12 pays, 24 pianistes exceptionnels DEMI-FINALE 27 MAI 19h30 28 MAI 13h et 19h30 Par séance : 12$/5$ étudiant Salle Pierre-Mercure 300, boulevard de Maisonneuve Est Billetterie : 514 987-6919 ou Réseau Admission : 514 790-1245 FINALE 31 MAI ET 1er JUIN 19h30 32,50$/22,50$/10$ étudiant Orchestre Métropolitain Jean-François Rivest, chef d\u2019orchestre ThéâtreMaisonneuve 175, rue Sainte-Catherine Ouest CONCERT GALA 3 JUIN 19h30 45$/27,50$/10$ étudiant Orchestre Métropolitain Jean-François Rivest, chef d\u2019orchestre SalleWilfrid-Pelletier 175, rue Sainte-Catherine Ouest OFF CONCOURS cours de maître, exposition de photos, ateliers musicaux pour les petits, mon 1er cours de piano, 5@7 piano-bar\u2026 et plus encore ! Forfaits disponibles 514 845-4108, poste 0 reception@concoursmontreal.ca Vendredi 1er juillet \u2022 19h salle Wilfrid-pelletier, pda événements spéciaux montrealjazzfest.com une soirée mémorable avec le crooner àlavoix inoubliable! VERNISSAGE 4 juin 2011 16h00 \u2013 19h00 Théâtre du Vieux Terrebonne 866, rue St-Pierre *Entrée gratuite Pour information : 514-688-9639 www.beaucheminartistepeintre.com ARTS ET SPECTACLES ARTS VISUELS ÉRIC CLÉMENT Des affaires, elle en a tranché la juge Suzanne Coupal.Condamnant ou libérant des avocats déviants, des trafiquants de drogue, des gens d\u2019affaires fraudeurs, des bourreaux d\u2019enfants.Elle a libéré Maurice Mom Boucher en 1995 en attendant la tenue de son enquête préliminaire.Quatre ans plus tard, elle a par contre maintenu Dave Hilton en prison.Elle a condamné le petit-fils de Frank Cotroni à des travaux communautaires et a présidé l\u2019enquête préliminaire de William Fyfe qui avait tué cinq femmes.Elle a touché au scandale des commandites dans les cas de Jean Lafleur et de Benoît Corbeil.Et elle a su se montrer clémente envers le chanteur Corneille, lui accordant un pardon total après qu\u2019il eut été accusé d\u2019avoir tenté d\u2019éluder des frais de douane pour des vêtements et une montre.Mais ce que peu de gens savaient, c\u2019est que la juge Coupal avait deux passions : le droit et l\u2019art.Une double piqûre qui remonte à l\u2019enfance.«Je résidais à Saint-Lambert, dit-elle en entrevue dans son atelier.Près de chez moi habitaient Jacques de Tonnancour et Marcelle Ferron.Ma mère faisait de la peinture et mon père du droit!» Suzanne Coupal a pris des cours de sculpture avec Georges Deligeorges et des cours d\u2019estampe.Depuis 10 ans , el le se consacre à la peinture.Elle a déjà exposé en solo, en 2005, à la galerie Artus.« J\u2019ai pris un congé sans solde en 2005 pour préparer un certificat en arts plastiques à l\u2019UQAM et l\u2019été dernier, je suis allée à Paris étudier deux semaines aux Beaux-Arts, un stage de sculpture et de dessin.L\u2019UQAM, c\u2019est bien, mais je voulais être confrontée aux études classiques.J\u2019ai été servie.C\u2019était très rigoureux.» La même énergie Après l\u2019expérience parisienne, elle prend sa décision.Elle quittera la magistrature.«J\u2019en ai mangé du droit, ditelle, mais là, c\u2019était rendu que mon atelier était comme mon chalet d\u2019été.Je quittais la cour et je venais m\u2019y réfugier.Avant, mon atelier était au-dessus du restaurant La Banquise, rue Rachel, et je restais là jusqu\u2019à minuit, dans mon monde.» Suzanne Coupal voit bien des simi l itudes entre le travail de juge et le geste de c réer su r une toi le .«C\u2019est la même énergie qu\u2019on dispense», dit-elle.Très inf luencés par les automatistes, ses tableaux d\u2019acrylique où elle use de la spatule sont aussi le résultat de ses recherches, de ses visites dans les galeries et les musées.Avec l\u2019expérience, ses couleurs sont aussi devenues plus riches.«Il commence à y avoir de la profondeur dans mes noirs.« Ma connai s sance de Basquiat a éclairé ma peinture.Dans les orangés, dans les bleus.Et je veux pousser ça, car je vais travailler dans de plus grands formats.Je suis aussi fascinée par l\u2019art de la rue, toutes ces expressions qui sont des cris d\u2019urgence.J\u2019aimerais traduire davantage ce que je ressens, devenir moins abstraite et plus figurative.» Un peu de regret de quitter la magistrature ?«Je sais que j \u2019ai été un bon juge, dit-elle.Je reviendrais peutêtre avocate, mais c \u2019était incroyable de faire les deux.Passons à autre chose.» Suzanne Coupal se rappelle que le peintre Jean McEwen était pharmacien avant de laisser tomber la science pour la peinture.«On ne sait jamais ce que la vie nous réserve, dit la juge Coupal.Avoir juste un petit mur dans une galerie parisienne, ce serait bien.À la fin de ma vie, je vais sûrement me dire que j\u2019ai eu de la chance de connaître les arts.Pour moi, ils sont essentiels.J\u2019ai été privilégiée de développer ça et maintenant, c\u2019est la réconciliation!» Mutations silencieuses, de Suzanne Coupal, du 1er au 5 juin, galerie Yves Laroche (6355, boulevard Saint-Laurent) ; www.suzannecoupal.com SUZANNE COUPAL Madame la juge se tourne vers l\u2019art Procureure de la Couronne devenue juge de la Cour du Québec il y a 20 ans, Suzanne Coupal a annoncé à La Presse qu\u2019elle quittera la magistrature en juillet pour embrasser une autre passion : la peinture.Elle présente d\u2019ailleurs Mutations silencieuses, sa deuxième exposition solo à la galerie Yves Laroche du 1er au 5 juin.Suzanne Coupal voit bien des similitudes entre le travail de juge sur le banc et le geste de créer sur une toile.«C\u2019est la même énergie qu\u2019on dispense », dit-elle.PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE Suzanne Coupal a pris des cours de sculpture avec Georges Deligeorges et des cours d\u2019estampe.Elle quittera son poste de juge à la Cour du Québec en juillet pour se consacrer à la peinture.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 20 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 8 M A I 2 0 1 1 COUREZ LA CHANCE DE VOIR L\u2019EXPOSITION 125CHANCEUX PROFITERONTD\u2019UNE VISITE DE L\u2019EXPOSITIONET D\u2019UNE CONFÉRENCE DE L\u2019 ARCHÉOLOGUE DE NATIONAL GEOGRAPHIC FREDRIKHIEBERT LE MERCREDI 15 JUIN 2011 Pour tous les détails et pour participer, rendez-vous sur www.cyberpresse.ca/indiana Chacun des 125 gagnants recevra une paire de billets pour la soirée du 15 juin 2011.La date limite pour participer est le 28 mai.Le règlement est disponible à La Presse, sur cyberpresse.ca et X3 Productions.Le tirage aura lieu le 6 juin 2011 aux bureaux de La Presse.La valeur totale approximative des prix est de 6 250 $.©2011 Lucasfilm Ltée & MC.Tous droits réservés.Utilisée avec autorisation. ARTS ET SPECTACLES DANSE ALINE APOSTOLSKA COLLABORATION SPÉCIALE « Il y a quelques années, je me suis demandé si j\u2019allais continuer à produire pour produire, enchaîner un spectacle par an, et puis j\u2019ai décidé que non.Surtout pas.J\u2019ai choisi de créer uniquement quand j\u2019avais quelque chose d\u2019essentiel à dire.En me concentrant sur le thème de la souffrance humaine, qui relie tous les êtres humains.Et maintenant, je suis heureux.» Ainsi parle Alain Platel au téléphone, d\u2019une voix calme et claire, en prenant le temps.Le temps de réfléchir aux questions et d\u2019y répondre avec attention et profondeur: «J\u2019ai toujours tenté de mettre de la profondeur dans mes créations, dit-il, quels qu\u2019aient été les sujets abordés.» Né en 1959 à Gand, il s\u2019est formé au mime et au théâtre dès l\u2019âge de 11 ans, puis a suivi une formation d\u2019orthopédagogue, avant de réunir le tout en devenant une des figures majeures de la nouvelle danse flamande qui dès les années 80 a littéralement révolutionné la danse en Europe, et au-delà.Caractérisée justement par le fait, tout comme Jan Fabre, Jan Lauwers ou Sidi Larbi Cherkaoui, d\u2019avoir fait éclater les codes et les normes du spectacle avec un mélange improbable de danse, théâtre, cirque, chansons pop et grande musique classique.«En Flandre, à cette époque, on était dans un creux, se souvient-il, sans aucune tradition de danse ni de théâtre.J\u2019ai souvent dit qu\u2019on n\u2019a pas eu de \"père à tuer \".On avait la liberté d\u2019inventer de toutes pièces, comme dans un grand terrain vague.» En 1984, il fonde Les Ballets C.de la B, devenue une compagnie mythique que l\u2019on a souvent vue à Montréal.La danse flamande et la danse québécoise ont d\u2019ailleurs collaboré ardemment depuis ces années-là, notamment autour du Vooruit, exceptionnel centre de production qui était aussi le domicile des Ballets C.de la B jusqu\u2019à peu.Proximité d\u2019esprit, mais aussi d\u2019audace créatrice.«J\u2019adore Montréal », dit d\u2019ailleurs Platel, regrettant de ne pas pouvoir venir accompagner la troupe de Gardenia.De Stabat Mater (1984) à Tous des Indiens (2001), Wolf (2003, avec des acteurs sourds rencontrés pensant sa pause de trois ans durant laquelle il a appris le langage des signes) ou Out of Context For Pina (2009, en hommage à Pina Bausch qu\u2019il revendique comme une influence majeure) se sont succédé une vingtaine de chorégraphies, des films, des textes.Toujours chez lui, un discours social et intimiste, avec une sensibilité exacerbée pour la fragilité humaine, les fêlures, les marginalités que l\u2019on voudrait cacher ou ignorer.Platel a toujours recherché des danseurs-acteurs qui ont une certaine timidité même s\u2019ils n\u2019ont pas peur de s\u2019exposer et de bouger et qui le font d\u2019une manière très personnelle.Cela prend du temps, de l\u2019impro, de la confiance «un mot essentiel, dit-il, si on veut faire jaillir des choses profondes, à partager avec le public.» Tout cela se retrouve dans Gardenia.La pièce a littéralement scotché d\u2019émotion le public du Festival d\u2019Avignon 2010.Sur une idée de l\u2019actrice transsexuelle Vanessa Van Durme (Regarde maman je danse) qui lui a présenté le metteur en scène d\u2019opéra Frank Van Laecke, la pièce met en scène l\u2019histoire vraie de sept travestis rattrapés par l\u2019âge, l\u2019effritement du corps qui emporte, dans sa chute, celui des rêves.Restent les souvenirs crus de ces hommes qui ont dû braver les années 50, 60, 70 dans les préjugés sinon le rejet, la violence que déchaînait leur homosexualité.Entre confidences, chansons pop (Aznavour et Claude François, mais aussi Over the Rainbow ou Sag mir wo die Blumen sind de Marlène Dietrich) et orchestration classique de Mahler ou Schubert, un jeune danseur de 25 ans incarnant leur jeunesse envolée, les interprètes se refont une soirée, une dernière représentation au cabaret Gardenia de Barcelone qui va fermer.Pour un soir et un soir seulement, toute une vie à partager avec le public sous les yeux duquel ils redeviennent les divas de leur passé.Une intensité juste qui est aussi un moment de rêve.Alain Platel conclut : «Malgré leur souffrance, ils donnent un spectacle d\u2019espoir.» Gardenia d\u2019Alain Platel, du 1er au 4 juin, à 20h, au Monument-National.FESTIVAL TRANSAMÉRIQUES / Gardenia L\u2019espoir plus fort que la souffrance PHOTO LUK MONSAERT, FOURNIE PAR LE FESTIVAL TRANSAMÉRIQUES Sur une idée de l\u2019actrice transsexuelle Vanessa Van Durme, Gardenia met en scène l\u2019histoire vraie de sept travestis rattrapés par l\u2019âge, l\u2019effritement du corps qui emporte, dans sa chute, celui des rêves.Le grand chorégraphe flamand Alain Platel présente sa plus récente pièce Gardenia dans le cadre du FTA.En collaboration avec le metteur en scène Frank Van Laecke et la comédienne transsexuelle Vanessa Van Durme, neuf artistes, dont sept travestis dans la soixantaine, affrontent notre peur de vieillir.Un miroir poignant de la condition humaine.«J\u2019ai choisi de créer uniquement quand j\u2019avais quelque chose d\u2019essentiel à dire.» \u2013 Alain Platel, chorégraphe llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 8 M A I 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 21 COLLABORATEUR DE SAISON Osm DERNIER CONCERT ÀLASALLE WILFRID-PELLETIER! 29 mai/14h 30 31 mai/19h 30 DIFFUSEUR OFFICIEL RÉSERVEZVOSPLACES DÈSMAINTENANT! 514 842-9951 | osm.ca SAISON 2011-2012 NOUVELLE NOUVELLE NOUVELLE SAISON SALLE ÈRE Après 48 ans, l\u2019OSM remercie et dit au revoir à la Salle Wilfrid-Pelletier.Venez vivre un moment rempli d\u2019émotions! L\u2019ORDURHINDEWAGNER SOUS LA DIRECTION DE KENT NAGANO OPÉRA EN VERSION CONCERTAVEC 14 CHANTEURS On réussit à nOus faire passer du rire aux larmes en très peu de temps.marianne fiset vOle le spectacle.elle a une vOix cristalline et puissante.On a des frissOns à chacune de ses envOlées lyriques.\u2014 catherine mathys, Radio-Canada mimi est le persOnnage central de la BOhème et marianne fiset, très en vOix et pleinement identifiée au rôle, est incOntestaBlement l\u2019hérOïne du spectacle.\u2014 claude gingras, La PResse le rôle lui [marianne fiset] va cOmme un gant et vient à pOint dans sa carrière.étienne dupuis est un impeccaBle marcellO\u2026 \u2014 christOphe huss, Le devoiR la superBe vOix de marianne fiset dOnne la chaire de pOule\u2026 \u2014 Wah-Keung chan, The GazeTTe La bohème puccini 21.25.28.30 mai 2011 + 2.4 juin 2011 b salle Wilfrid-pelletier b OperademOntreal.cOm 2010 2011 marianne fiset .antOine Bélanger .lara cieKieWicz .etienne dupuis .Orchestre métrOpOlitain s a i sOn 2011-2 012 : aBOnne z-v Ous d ès ma in t e n a nt ! ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE ALEXANDRE VIGNEAULT Il ne faut pas avoir le vertige pour assister à Octobre 70.L\u2019adaptation théâtrale du film de Pierre Falardeau mise en effet sur un dispositif scénique hors du commun: l\u2019aire de jeu sera cernée par trois étages d\u2019échafaudages dans lesquels s\u2019assoieront les spectateurs.Certains d\u2019entre eux seront même installés à 25 pieds audessus des planches.L\u2019idée est intéressante, mais si Martin Genest l\u2019a mise en oeuvre, c\u2019est parce qu\u2019elle lui semble pertinente.« J\u2019essaie de réfléchir à la position dans laquelle je place le spectateur de manière à le mener vers mon questionnement », explique-t-il.Avec Octobre 70, créé à Québec à l\u2019hiver 2010, il interroge les moyens que nous sommes disposés à prendre pour défendre nos valeurs et nos convictions.Ces felquistes sont allés jusqu\u2019au meurtre.Plutôt que d\u2019en tirer ses propres conclusions, le metteur en scène renvoie la balle dans le camp des spectateurs.Précisément en les plaçant au-dessus des acteurs.«Quand tu regardes l\u2019action qui se produit en dessous de toi, tu te sens automatiquement témoin, juge ou même supérieur », expose Martin Genest.Déjouer les conventions Ce n\u2019est pas la seule oeuvre présentée dans le cadre du Festival TransAmér iques qui se propose de déjouer les conventions théâtrales et de mettre en scène le rapport entre la proposition artistique et l\u2019assistance.Pour L\u2019enclos de l\u2019éléphant, pièce d\u2019Étienne Lepage qui scrute notre rapport à l\u2019inconnu et à l\u2019étranger, Sylvain Bélanger a choisi de placer les spectateurs autour de l\u2019aire de jeu et de les séparer par des cloisons.La «cabine» de chacun sera toutefois munie d\u2019un écran qui permet de voir un autre membre de l\u2019assistance et d\u2019une caméra qui fait qu\u2019on est observé à son tour.«Tout ça a pour but de créer un état de fait, une sensation physique, qui met le spectateur un peu dans la même position que le personnage de la pièce qui reçoit un inconnu chez lui», explique le metteur en scène.Sylvain Bélanger estime par ailleurs que ce genre d\u2019expérience accentue une chose essentielle au théâtre: le sentiment de vivre un moment unique.«Il est dangereux de tenir le théâtre et ses conventions pour acquis, fait-il valoir.On risque de s\u2019endormir si on fait toujours les choses un peu de la même façon.» Passer par le corps du spectateur, par sa position face au spectacle, est une façon de le sortir de ses attentes et de l\u2019interpeller directement.«Je suis convaincu que ça change son écoute et son expérience», dit Sylvain Bélanger.Martin Genest abonde dans son sens: «Ce que je veux, c\u2019est brouiller les codes en partant pour déstabiliser le spectateur et qu\u2019il se sente tout à coup alerte.» Activer l\u2019imaginaire Le rappor t scène-sa l le se trouve aussi au coeur de Behind: une danse dont vous êtes le héros, que la chorégraphe Marie Béland a créé en décembre dernier.Elle ne se contente toutefois pas de déjouer les codes, elle les exploite de manière détournée.Rompant radicalement avec le spectacle traditionnel, elle a fait le choix de placer à l\u2019avant-scène des paravents qui ne laissent voir que les pieds et le bas des jambes des danseurs.Chaque spectateur est ainsi forcé d\u2019imaginer la chorégraphie qui se déploie derrière.« Chacun le fait avec sa connaissance de la danse, avec ses fantasmes ou ses envies de ce qui pourrait être en train de se produire », analyse la chorégraphe, qui joue aussi avec la réf lexion d\u2019images dans l\u2019eau.On se rattache à ce qu\u2019on sait, aux codes qu\u2019on connaît et qui nous sont très utiles dans un exercice de cet ordre-là.» Elle a notamment constaté que les gens se raccrochent au souffle des danseurs, au bruit des pas ou des corps qui s\u2019entrechoquent et que, en accumulant ces indices, l\u2019imagination reconstruit une version de l\u2019oeuvre invisible.Même s\u2019ils ne voient pas les danseurs, les gens se sentent devant un spectacle de danse.« Il suffit de peu de choses pour nous faire voyager », constate-t-elle.Il suffit d\u2019activer l\u2019imagination des spectateurs, en fait.«On ne vit pas dans une société qui incite à faire confiance à l\u2019 imaginai re des gens, constate Sylvain Bélanger.Si les artistes peuvent encourager ou stimuler le développement de l\u2019imaginaire, il faut le faire.» FESTIVAL TRANSAMÉRIQUES Le spectateur mis en scène Iriez-vous assister à une pièce juché à 25 pieds au-dessus de l\u2019aire de jeu?Ou confiné dans un isoloir en sachant que vous êtes filmé?Oseriez-vous aller voir un spectacle de danse\u2026 sans danseur ?Trois créateurs d\u2019ici font le pari que, pour créer des oeuvres porteuses, il faut placer l\u2019expérience du spectateur au coeur de la démarche artistique.Les metteurs en scène Martin Genest et Sylvain Bélanger et la chorégraphe Marie Béland s\u2019expliquent.PHOTO LOUISE LEBLANC, FOURNIE PAR LE FESTIVAL TRANSAMÉRIQUES Pour assister à Octobre 70, l\u2019adaptation théâtrale du film de Falardeau, les spectateurs s\u2019assoieront dans trois étages d\u2019échafaudages qui entourent l\u2019aire de jeu.Certains d\u2019entre eux seront perchés à 25 pieds de hauteur.ALEXANDRE VIGNEAULT L\u2019enclos de l\u2019éléphant, la nouvelle pièce d\u2019Étienne Lepage, est presque une commande.Le jeune auteur de Rouge gueule \u2013 pièce remarquée à sa création par Claude Poissant à l\u2019automne 2009 \u2013 a en effet été invité à écrire une pièce où il serait question du sentiment d\u2019insécurité individuel et collectif dans notre société, selon des termes et des contraintes proposées par Sylvain Bélanger et le comité de création du Théâtre du Grand Jour.Il a alors imaginé une histoire aux contours mystérieux où un médecin est confronté à un inconnu qui s\u2019invite chez lui et qui, apparemment, ne demande qu\u2019à s\u2019abriter le temps que l\u2019orage passe.Se pourrait-il qu\u2019il ait autre chose derrière la tête ?Pour ce face à face tendu, Sylvain Bélanger a choisi deux acteurs habitués à jouer ensemble: Denis Gravereaux (le médecin) et Paul Ahmarani (l\u2019intrus).«Paul Ahmarani est quelqu\u2019un de très transparent dans la vie, mais sur scène, c\u2019est le contraire : on a l\u2019impression qu\u2019il est plein de secrets, qu\u2019il cache toujours quelque chose », explique le metteur en scène pour justifier son choix.L\u2019enclos de l\u2019éléphant, du 4 au 8 juin dans le cadre du FTA et en reprise du 23 août au 10 septembre à Espace libre.SYLVAIN BÉLANGER Face à l\u2019inconnu ALEXANDRE VIGNEAULT Pour le metteur en scène Mar tin Genest, fa i re du théâtre, c\u2019est se poser des questions et les relayer aux spectateurs.Jusqu\u2019où serait-il prêt à aller pour défendre ses valeurs?se demande-t-il depuis longtemps.Pour creuser la question, il a choisi de porter à la scène Octobre, le scénario du film de Pierre Falardeau.«Octobre parle de notre histoire.Et ces gars-là sont allés au plus loin, c\u2019est-àdire jusqu\u2019à tuer quelqu\u2019un», justifie-t-il.Contrairement à Louis Hamelin, qui a consacré son dernier roman, La constellation du Lynx, à tenter de cerner les circonstances de la mort de Pierre Laporte, Martin Genest ne cherche pas de vérité historique dans la fiction.Déterminer si les felquistes l\u2019ont tué volontairement ou involontairement ne l\u2019intéresse pas.Ce qu\u2019il veut, c\u2019est amener les gens à réfléchir à la situation et au geste posé.Ainsi, la version de Falardeau sert avant tout son projet.«Ce que je voulais, c\u2019est permettre aux gens d\u2019être témoins de ce qui s\u2019est passé dans la maison, dit-il.Avec toute sa cruauté, toute sa poésie et sa sensibilité.» Octobre, les 3, 4 et 5 juin au Théâtre Jean-Duceppe.MARTIN GENEST ALEXANDRE VIGNEAULT Jusqu\u2019où défendre ses valeurs ?La nouvelle création de la chorégrapheMarie Béland, Behind, porte un sous-titre révélateur: «Une danse dont vous êtes le héros ».Soucieuse de placer le spectateur au coeur de sa démarche artistique, la jeune artiste a poussé cette logique jusqu\u2019à l\u2019extrême et fait le pari de cacher l\u2019essentiel des corps des danseurs.« J\u2019ai voulu savoir ce qui pouvait rester de la danse quand on enlevait les corps, alors j\u2019ai placé des panneaux devant les danseurs, raconte-t-elle.Comme ces panneaux étaient soulevés du sol \u2013 même pas un pied \u2014 mon regard s\u2019est tout de suite dirigé vers le plancher pour observer le reflet des corps qui dansaient.Le reflet est tout ce qui me restait de la danse.».Ce fut la bougie d\u2019allumage de Behind: une danse dont vous êtes le héros, créé en décembre dernier, et interprété par Rachel Harris et Peter Trosztmer sur une musique du groupe Avec pas d\u2019casque.Behind, les 2, 3 et 4 juin au Studio Hydro-Québec du Monument-National.MARIE BÉLAND De la danse sans danseurs PHOTO JULIE TAXIL, FOURNIE PAR LE FESTIVAL TRANSAMÉRIQUES Behind : une danse dont vous êtes le héros, de Marie Béland.«Quand tu regardes l\u2019action qui se produit en dessous de toi, tu te sens automatiquement témoin, juge ou même supérieur.» \u2013 Martin Genest, metteur en scène d\u2019Octobre 70 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 22 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 8 M A I 2 0 1 1 ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE ALEXANDRE VIGNEAULT CRITIQUE Notre monde n\u2019est pas seulement en perte de repères, il ne sait plus sur quoi prendre appui.La société de consommation ?Elle ne peut nous rendre heureux.Le couple ?Il ne sait plus que s\u2019étreindre mollement avant de se désintégrer \u2013 c\u2019est l\u2019ère du zapping relationnel.Le système capitaliste ?Sa version axée sur les indices boursiers s\u2019est effondrée en 2008, entraînant dans son naufrage les rêves et les illusions de millions de gens.L\u2019argent, à vrai dire, préférerait vivre sans nous.Trust, production de la réputée Schaubühne présentée jeudi en ouverture du Festival TransAmériques, peint un portrait sombre de notre époque.Falk Richter (auteur et metteur en scène) et Anouk Van Dijk (chorégraphies) montrent toutefois un monde qu\u2019on ne peut pas ne pas reconnaître et qu\u2019on observe, pétrifié, ne sachant pas toujours s \u2019i l vaut mieux en rire qu\u2019en pleurer.L\u2019évocation est juste, traversée de moments d\u2019une g rande pui s sance, ma is souff re néanmoins d\u2019une trame narrative qui, malgré son ironie, finit par tourner sur elle-même et traîner en longueur.La danse et la parole se partagent la tâche à parts égales dans ce spectacle qu\u2019on ose qualifier de « cabaret brechtien contemporain» et dont la seule mise en scène constitue un tour de force.Trust s\u2019ouvre d\u2019ailleurs sur une longue séquence dansée: des corps en déséquilibre, des couples incapables de s\u2019enlacer ou de s\u2019offrir du soutien qui finissent par s\u2019écrouler sur le sol avant de se relever et de retenter le coup.Avec le même partenaire ou avec un autre.Anouk Van Dijk (qui est de la distribution) installe d\u2019entrée de jeu l\u2019idée que nous sommes collectivement au bout du rouleau.Pui squ\u2019 il dépei nt une société où les liens entre les gens se désagrègent, Falk Richter opte logiquement pour un texte direct laissant peu de place aux dialogues.Il ne développe pas de trame narrative destinée à raconter une histoire, mais juxtapose discours emportés, monologues, chanson et confessions de manière à constituer une suite de tableaux aussi morcelés que nos vies.Son discours sur «l\u2019effondrement des systèmes » est volontiers bavard et constitue une démonstration par l\u2019absurde d\u2019un capitalisme qui n\u2019est plus au service de l\u2019être humain, mais le domine et le regarde de la hauteur stratosphérique des parachutes dorés.Falk Richter a mis beaucoup d\u2019ironie dans Trust.Che Guevara n\u2019y est plus un symbole révolutionnaire, mais un logo comme un autre imprimé sur un t-shirt vendu chez Prada.Avec plus de férocité encore, l\u2019auteur illustre notre incapacité à nous indigner dans une scène saugrenue où les personnages tentent d\u2019apprendre à.aboyer.Mais le texte \u2013 le plus souvent en allemand et qu\u2019on suit à l\u2019aide de surtitres \u2013 mise aussi sur des répétitions qui deviennent lassantes et diminuent la portée du spectacle.Cherchant d\u2019abord à dépeindre un monde, le texte reste aussi en surface des êtres.Trust s\u2019impose davantage par son énergie schizophrène déployée dans une scénographie imposante, mais discrète, habilement exploitée.Son rythme est celui de notre quotidien: courses folles suivies de moments d\u2019épuisement.Ainsi, c\u2019est d\u2019abord aux corps des danseurs qu\u2019on s\u2019attache et c\u2019est par eux qu\u2019on transcende l\u2019abstraction du discours pour renouer avec l\u2019humain.Avec des êtres secoués, écartelés parfois, qui, au fond, cherchent simplement à retrouver un rythme auquel ils pourront se mouvoir à l\u2019unisson.FESTIVAL TRANSAMÉRIQUES / Trust L\u2019argent fait le malheur El Final De Este Estado De Cosas, Redux (Théâtre Maisonneuve, ce soir) Le flamenco d\u2019Israel Galván n\u2019a rien de spectaculaire ni de conventionnel.Cet original pratique l\u2019art de la déconstruction et déterre le flamenco de dessous les conventions empesées et la théâtralité outrancière.\u2013Stéphanie Brody Photog.An Imaginary Look At the Uncompromising Life Of Thomas Smith (Cinquième salle de la Place des Arts, ce soir et demain) Un photographe doit rentrer d\u2019Irak parce qu\u2019il se fait évincer de son appartement.Jay Dodge et Sherry Yoon se sont amusés à superposer les deux réalités : celle du quotidien de l\u2019homme chez lui, à la maison, et celle qu\u2019il vit en Irak, photographies à l\u2019appui.\u2013 Jean Siag Pororoca (Usine C, ce soir, demain et lundi) Création de la chorégraphe brésilienne Lia Rodrigues, qui explore l\u2019idée de vivre en groupe, de partager un même espace.«Pour moi, le terme pororoca évoque bien toutes les possibilités d\u2019une rencontre, ce qui nous unit et nous sépare, la singularité et la pluralité», a-t-elle confié à notre collaboratrice Stéphanie Brody.À L\u2019AFFICHE AU FTA PHOTO FOURNIE PAR LE FTA La chorégraphe de Trust, Anouk Van Dijk, fait aussi partie des interprètes.La danse et la parole se partagent la tâche à parts égales dans ce spectacle qu\u2019on ose qualifier de «cabaret brechtien contemporain » et dont la seule mise en scène constitue un tour de force.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 8 M A I 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 23 Partenaire touristique : OUVRE AUJOURD\u2019HUI RÉSERVEZ VOSBILLETS MAINTENANT ! AGO.net/tickets 416.979.6655 Pour les forfaits hôtel et billets, visitez www.seetorontonow.com/AGO Chefs-d\u2019oeuvre du Museum of Modern Art Présentée en exclusivité à l\u2019AGO NEWYORKET L\u2019EXPRESSIONNISME ABSTRAIT L\u2019ARTQUIACONQUIS L\u2019HISTOIRE S\u2019APPRÊTE À CONQUÉRIR VOTRE ÉTÉ Conception : Endeavour Organisée par le Museum of Modern Art, New York Commanditaires associés : ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION JEAN SIAG Janette Bertrand, Jacques Languirand, Antonine Maillet, Edgar Fruitier, Béatrice Picard, Richard Garneau, Monique Mercure, Fernand Dansereau et Jacques Godin.Groupe sélect auquel on aurait pu ajouter plusieurs autres noms, dont celui de Denise Filiatrault, dont l\u2019horaire était trop chargé, et Janine Sutto, qui s\u2019est malheureusement blessée à la hanche trois jours avant le tournage.Michel Coulombe les décrit comme des «trésors nationaux».Des artistes «qui nous appartiennent un peu» tant ils ont été marquants dans leurs disciplines respectives.Pour lui, bien sûr, mais pour plusieurs générations de Québécois.Pourtant, malgré leurs exploits passés, aucun d\u2019entre eux n\u2019est prêt à s\u2019arrêter et faire son entrée au musée ou au panthéon.Non, 80 balais, ce n\u2019est pas un «bel âge», disent-ils à l\u2019unanimité.Ils sont vieux et ils l\u2019assument.Mais ils continuent d\u2019être nourris par l\u2019expression de leur art.Ils ont encore envie de travailler.Ils ont une vigueur et une vitalité exceptionnelles.Et même s\u2019ils n\u2019ont plus tout à fait la même énergie ou la même concentration qu\u2019avant, leur passion est demeurée intacte.Leur talent aussi.Ce qui ne devait être qu\u2019un article de magazine s\u2019est finalement transformé en projet de documentaire.Le premier du chroniqueur qui sévit sur les ondes de Radio-Canada depuis près de 20 ans, qui a dirigé les Rendez-vous du cinéma québécois pendant 14 ans et fondé en 2001 Silence, on court ! , consacré à la diffusion de courts métrages.Le critique de films, et maintenant réalisateur de 54 ans \u2013 grâce à l\u2019invitation du directeur de la programmation de TV5, Pierre Gang \u2013, s\u2019est intéressé à ce que font ces personnalités publiques aujourd\u2019hui.Beaucoup plus que ce qu\u2019elles ont accompli au fil des dernières décennies.«C\u2019était même une condition, précise Michel Coulombe.De parler de toutes ces personnes au présent.» Ce qu\u2019il fait parfaitement, avec respect et déférence.Le film, tourné en huit jours avec un budget de 100 000$, est une incursion dans la vie de ces neuf artistes, que l\u2019on voit «à l\u2019ouvrage», en taxi ou en train de faire du sport.MoniqueMercure dans un tournagede Providence; Edgar Fruitier dans une répétition d\u2019Edgar et ses fantômes; Béatrice Picard dans la pièce S\u2019embrasent ; Jacques Languirand dans son studio radio-canadien; Jacques Godin sur un vélo stationnaire, etc.Mais Octos dynamos propose d\u2019abord et avant tout une réflexion sur le temps qui passe.Filmés en gros plans, sans complaisance, les neuf personnages se confient en toute vérité.Qu\u2019est-ce qui a le plus étonné le réalisateur dans les réponses?«Quand je leur ai demandé à quel moment on devient vieux, tous avaient des réponses très intéressantes.Fernand Dansereau a parlé du moment où l\u2019on a des remords ; Janette Bertrand a parlé du refus de vivre, Béatrice Picard de l\u2019absence de projets, etc.Mais tous avec une vigueur intellectuelle extraordinaire.» Les femmes volent un peu le crachoir.Que ce soit Janette Bertrand, Béatrice Picard, Monique Mercure, toutes de grandes communicatrices avec les idées claires.L\u2019auteure Antonine Maillet, brillante, défend sa théorie de l\u2019énergie renouvelable, expliquant que plus elle travaille, plus elle fait le plein d\u2019énergie.«Plus je travaille, plus j\u2019ai envie de travailler, explique-telle.Elle parle également de la valeur du temps et dénonce la sagesse dont on affuble les vieux! Finalement, ces neuf personnages ont tous les atouts : ils sont passionnés, ils ont le sens de l\u2019humour, ils sont optimistes, ils ont une capacité de travail extraordinaire et, surtout, malgré les aléas de l\u2019âge, ils ont une santé phénoménale.Ne sontils pas des cas d\u2019exception?«Oui et non, répondMichelCoulombe.C\u2019est vrai qu\u2019ils possèdent toutes ces qualités, mais durant toute l\u2019année où j\u2019ai travaillé sur ce projet j\u2019ai rencontré plein d\u2019octogénaires qui bougent, qui sont en santé, occupés et heureux.Aujourd\u2019hui, je referais le même documentaire avec neuf octogénaires inconnus, conclut-il.Parce que c\u2019est rassurant et inspirant de voir des gens vieillir comme ça.» Octos dynamos sera diffusée sur TV5 le 31 mai à 21h.En rediffusion le 2 juin à 11h et 22h, le 4 juin à 6h30 et le 6 juin à 10h.OctOs dynamOs À TV5 Vieillir, la belle affaire.En même temps que Denise Filiatrault soufflait ses 80 bougies au Rideau Vert, le 16 mai dernier, le critique de cinéma Michel Coulombe organisait au Cinéma Beaubien une projection de son premier film, Octos dynamos.Ce documentaire qui met en vedette neuf de nos artistes octogénaires toujours actifs sera diffusé le 31 mai sur TV5.photo fournie par tv5 Octos dynamos met en vedette Edgar Fruitier, entre autres.SONIA SARFATI On peut faire dire tout ce qu\u2019on veut aux chiffres, paraît-il, mais parfois, ils signifient vraiment quelque chose.Ainsi, après la diffusion des quatre premiers épisodes de la saison inaugurale de United States of Tara, Showtime a annoncé que la série créée par Diablo Cody était renouvelée.Et il n\u2019aura fallu attendre que la diffusion du premier épisode de la deuxième saison (12 épisodes, en anglais) pour que la troisième soit annoncée.Conclusion: la chaîne est de plus en plus satisfaite du produit\u2026 et, une fois n\u2019est pas coutume, on est d\u2019accord avec la chaîne! Parce que si la première saison était déjà très réussie, le ton se cherchait encore un peu.Celle-ci, par contre, touche en plein dans le mille.Et ce ton-là, qui est le bon, est celui de la «dramédie », qui est si difficile à atteindre et à maintenir.On ne passe pas, ici, d\u2019une scène comique à une autre, dramatique.On a tout le temps les deux pieds dans les deux.Tara (formidable Toni Collette), que l\u2019on a rencontrée en compagnie de trois autres «personnalités » (T, l\u2019adolescente provocante; Alice, la parfaite femme au foyer; Buck, le camionneur aux manières\u2026 de camionneur) auxquelles s\u2019ajoutait une créature quasi animale, Gimme, en fil de première saison, se trouve une psy au début de la deuxième saison: Shoshana Schoenbaum \u2013 une féministe des années 70\u2026 qui est en réalité une nouvelle personnalité de Tara.Shoshana, qui ira jusqu\u2019à conseiller Max \u2013 lequel, en ce nouveau pan de l\u2019histoire, se fait moins compréhensif.Le fait que sa femme, sous «l\u2019emprise» de Buck, entretienne une relation amoureuse avec une serveuse de bar, n\u2019est pas étranger aux tensions à l\u2019intérieur du couple.S\u2019ajoute à cela la quête de Kate et de Marshall, qui se cherchent encore plus que les ados «moyens»; et le voile qui se lève petit à petit sur ce qui a provoqué l\u2019éclatement de la personnalité de Tara.Mais c\u2019est à peine si l\u2019on a ici la pointe de l\u2019iceberg, ce qui est d\u2019autant plus prometteur pour la suite des choses \u2013 que l\u2019on pressent troublante et angoissante.UNITED STATES OF TARA 2 CRÉÉE PAR DIABLO CODY.AVEC TONI COLLETTE, JOHN CORBETT, ROSEMARIE DEWITT, KEIR GILCHRIST, BRIE LARSON.hhh 1/2 série DvD United states of tara \u2014 the second season Octos dynamos propose d\u2019abord et avant tout une réflexion sur le temps qui passe.Filmés en gros plans, sans complaisance, les neuf personnages se confient en toute vérité.photo fournie par tv5 Janette Bertrand fait aussi partie des octogénaires d\u2019Octos dynamos.SOLUTIONde la semaine dernière MOTS CROISÉS DESARTS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 www.nicolehannequart.com 1741 HORIZONTALEMENT 1 OEuvre deWagner présentée par l\u2019OSM à la Place des Arts le 29 mai \u2013 Tour.2 Fred Pellerin l\u2019a fait connaître (Saint-.- de-Caxton) \u2013 Union européenne de radio-télévision \u2013 Film de Mankiewicz mettant en vedette Bette Davis.3 Ce Louis-là est appelé le Roi-Soleil \u2013 Humoriste en vedette au Chapiteau Bromont le 28 mai et les 2-3-4 et 16-17-18 juin.4 Film d\u2019Eisenstein (.le terrible) \u2013 Qui parle avec élégance.5 Arguments séduisants mais dangereux \u2013 Prénom de l\u2019interprète de Nick Beroff dans 19-2.6 Pianiste américain de jazz mort en 1986 (.Wilson) \u2013 Repos.7 Poème d\u2019Émile Nelligan (Le vaisseau d\u2019.) \u2013 Série du cénozoïque \u2013 Indique la durée.8 Dans le nom d\u2019un héros créé par Maurice Leblanc \u2013Manche d\u2019un match de volley-ball.9 Prénom de l\u2019interprète de Martin dans Les boys \u2013 Cannelure.10 On y projette des films \u2013 Un des enfants Walker, dans la série Frères et soeurs.11 Enrobé \u2013 Initiales de l\u2019interprète de Passe-Partout.12 Ville de Suède \u2013 On les cultive pour leurs graines comestibles riches en huile.VERTICALEMENT 1 Le plus récent album de Richard Desjardins.2 Un des garçons, dans Les Parent \u2013 Qui conserve une teinte naturelle.3 On lui doit les paroles et musiques de l\u2019opéra folk Les filles de caleb \u2013 Roman d\u2019Yves Thériault.4 Petit cube \u2013 Nom néerlandais des Pays-Bas.5 Lac du Cameroun \u2013 Initiales de l\u2019interprète de William dans yamaska.6 Mouvement d\u2019un cheval \u2013 Interromps.7 Garnissent d\u2019objets menaçants \u2013 Entre deux lisières.8 Colères \u2013 Sans énergie.9 Dieu de la Mer \u2013 Le moindre détail.10 Individus \u2013 Fils de Noé.11 c\u2019est juste de la .\u2013 Explorée de la main \u2013 Devant un nom de femme.12 Éventent \u2013 Groupe de rock britannique.1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 P I T T A C U S L O R E 2 U N I O N S I A M N 3 C E R N A E L U S I F 4 C R E D I T E R L A 5 I T E S E A E F N 6 N E A L U C O N C 7 I S A B E L L E D U B E 8 U B U V R A C 9 R I T A L E B L A N C 10 A N E S S E E I D E R 11 T S U T O N S E T E 12 S U R M E N E E S S E www.nicolehannequart.com 1740 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 24 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 8 M A I 2 0 1 1 CÉLÉBRITÉS.BRAVO LES FILLES DUMOULIN-LA RUE ! MARIPIER pour la réussite de tes études de notariat.ANDRÉANNE pour la réussite de tes études en esthétique.CAMILLE pour ton projet d\u2019immersion en anglais en Alberta.DANIÈLE ET PAPOUCHKA XXXXXXX Vous avez un événement à célébrer ?Soulignez-le ! tous les samedis dans Pour informations et tarifs 514 987-VENDU (8363) 1 866 987-VENDU (8363) celebrites@lapresse.ca ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION Louise-Josée Mondoux aura de la compétition à l\u2019automne à V: Boutique MC Gilles, un « Shopping TVA sur l\u2019acide ».Bien connu des habitués d\u2019Infoman et des amateurs de musique ultra-quétaine, MC Gilles aura enfin sa propre émission, où vous verrez défiler le «meilleur » de notre société de consommation.RICHARD THERRIEN LE SOLEIL « C\u2019est un clin d\u2019oeil aux Facture, J.E., Épicerie de ce monde», explique MC Gilles, de son vrai nom Dave Ouellet.Comme il l\u2019a fait pour la musique, en popula risant les perles de Fidel Lachance (Fidélité) et de Josette Noreau (Woh ménopause) , i l nous fera découvrir les raretés les plus kitsch possible.Plusieurs segments de cette demi-heure humoristique relèveront de la parodie.La clôture de l\u2019émission L\u2019épicerie, où sont annoncés les bas prix de la semaine, fait beaucoup rire MC Gilles et lui a inspiré un concept.« Nous aurons notre magasineuse, Mélina l\u2019Acadienne, qui va parcourir les Publi-Sac et nous dire, par exemple, que la paire de bas la moins chère est à telle place.» Sans faire de mauvais jeu de mots, MC a repêché Mélina à Saint-Jean-sur-Richelieu, où elle animait une émission de country «hallucinante».Boutique MC Gilles proposera aussi un volet cuisine, «Du bon manger », avec un chef tatoué \u2013 comme il se doit.Martin Rooster devra se débrouiller avec le strict minimum.«Pour accoter la poutine au foie gras du Pied de cochon, il a fallu qu\u2019il en fasse une de deux piasses au lieu de 28 piasses au restaurant, avec des frites McCain cuites au microondes, de la sauce de chez Dollarama et du Paris Pâté », raconte l\u2019animateur.Autre volet qui risque de voler le show: «vedette louée», qui permettra au public d\u2019inviter une personnalité connue à faire son lavage ou à laver son plancher, bref à remplir un total contre-emploi.« Ça nous permet d\u2019en apprendre davantage sur la personne, qui va se révéler bien plus que dans un talk-show», promet MC Gilles.Pour l\u2019émission pilote, Fabienne Larouche s\u2019est volontiers prêtée à l\u2019exercice, plantée au service à l\u2019auto d\u2019une rôtisserie bien connue.«Fallait vraiment qu\u2019elle croie au projet pour accepter!» Ant it hè se de Ma r t h a Stewart, Boutique MC Gilles proposera aussi des conseils de rénovation broche à foin, avec une roulette de duct tape et deux tie wrap.«Tout est très beige et très gris, ça manque de folie.Et nous, c\u2019est notre mandat.» L\u2019émission sera produite chez Trio Orange, à qui on doit Dubois en réalité \u2013 «Moi, j\u2019aimais beaucoup ça ! », précise MC Gilles\u2013, et qui produit toujours Voir à Télé-Québec et Guide restos Voir à Évasion.L\u2019animateur et concepteur a insisté pour que son émission ne soit pas programmée à la même heure qu\u2019Infoman, où on devrait continuer à le voir à l\u2019automne.«C\u2019est le seul trip de vedette que j\u2019ai eu», dit-il.On peut voir MC Gilles tout l\u2019été le jeudi à Pénélope McQuade.BOUTIQUE MC GILLES MC Gilles ouvre sa boutique à V PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE Dave Ouellet, alias MC Gilles, aura sa propre émission sur V à l\u2019automne.Le volet «vedette louée» de l\u2019émission permettra au public d\u2019inviter une personnalité connue à faire son lavage ou à laver son plancher, bref à remplir un total contre-emploi.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 8 M A I 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 25 À Pour toute la programmation, consultez : sallelastral.ca BILLETS: 305, rue Sainte-Catherine Ouest 1 855 790-1245 \u2022 admission.com \u2022 ticketmaster.ca mardi 14 juin, 19h samedi 11 juin, 23h dimanche 12 juin, 23h MARA TREMBLAY SOLO 10 et 11 juin,19h samedi 11 juin,19h dimanche 12 juin,19h vendredi 10 juin, 23h jeudi 16 juin, 19h MONOGRENADE MATHIEU BOOGAERTS (France) Sonnouvel album Mercredi !ÀLaJava ! dans l\u2019intimité de L\u2019 Astral! Un des meilleurs albums francophones de 2010! LUC DE LA ROCHELLIÈRE SOLO JIMMY HUNT HÔTELMORPHÉE AVEC 13 MUSICIENS SUR SCÈNE INSOMNIE MONONC\u2019 SERGE PREMIÈRE PARTIE: DIDIER SUPER (France) DARAN (France/Québec) mardi 14 juin, 23h JÉRÔME DUPUIS[ CLOUTIER mercredi 15 juin, 19h LATOURNÉEDES FRANCOS ALBIN DE LA SIMONE (France) MARIE[ PIERRE ARTHUR (Québec) SACHA TOOROP (Belgique) Calendrier des activités en collaboration avec 500, rue Sherbrooke Ouest Métro McGill / 514 499-5087 lotoquebec.com/espacecreation En collaboration avec l\u2019Association des Collections d\u2019entreprises et 16 collections d\u2019entreprises 59 oeuvres à découvrir 56 artistes de renom commissaire nicolas mavrikakis Incluant un projet photographique d\u2019Emmanuelle Léonard du 25 mai au 21 août ARTS ET SPECTACLES LECTURES Le rêve de Champlain, de l\u2019historien américain David Hackett Fischer, est un ouvrage magistral qui nous fait découvrir des facette nouvelles du fondateur de «Quebecq » et père de la Nouvelle- France.DANIEL LEMAY Il y a 400 ans, le 28 mai 1611, Samuel de Champlain arriva au grand sault du Saint- Laurent, à la recherche d\u2019un «lieu propre pour la situation d\u2019une habitation ».À une lieue (5 km) des rapides, il trouva bientôt une clairière en friche où les «sauvages » avaient jadis cultivé du maïs, la nomma «Place Royalle» et y fit construire une maison «pour voir comment elle se conserverait durant l\u2019hiver».Comme à son habitude, le commandant de la Nouvelle France cartographia ensuite les rives du grand fleuve et ses îles.Sur la rive nord, il écrivit «Montréal» \u2013 du nom donné 85 ans plus tôt par Jacques Cartier (mont Réal) à la montagne s\u2019élevant non loin de là \u2013 et baptisa du nom de Sainte-Hélène la grande île entre les deux rives, peut-être en l\u2019honneur d\u2019Hélène Boullé, sa nouvelle épouse âgée de 12 ans.Le grand roi Henri IV, ami et protecteur de Champlain, était mort assassiné l\u2019année précédente et la régente, à l\u2019instar de ses ministres, ne croyait pas à la Nouvelle-France.L\u2019habitation de Montréal mettra 30 ans avant de devenir le troisième établissement français permanent en terre d\u2019Amérique, après «Quebecq», fondé par Champlain en 1608, et Trois-Rivières, établi en 1634 par le même infatigable colonisateur, un an avant sa mort, toujours en bonne entente avec les nations autochtones des environs.L\u2019historien américain David Hackett Fischer \u2013 lauréat du Pulitzer d\u2019histoire de 2004 pour un ouvrage sur la guerre de Sécession \u2013 connaissait l\u2019explorateur, la cartographe, le navigateur et le militaire avant d\u2019écrire Le rêve de Champlain, un ouvrage magistral, magnifiquement traduit par Daniel Poliquin (voir autre texte), qui nous fait découvrir d\u2019autres dimensions du personnage à qui l\u2019auteur est revenu «par hasard».« J\u2019avais été invité à prononcer une conférence sur Champlain au College of the Atlantic de Bar Harbor, Maine », nous a raconté la semaine dernière le professeur émérite de la Brandeis University, en banlieue de Boston.« Tout le monde connaît Champlain à Bar Harbor, qui est situé juste en face de l\u2019île des Monts Déserts, baptisée par Champlain lors de ses explorations de la côte atlantique en 1604.» Ces voyages mèneront à une tentative (ratée) d\u2019établissement d\u2019une colonie française à l\u2019île Sainte-Croix dans «la Cadie» du temps et , plus tard, à Port-Royal (dans la NouvelleÉcosse moderne).Ses recherches mettent M.Fischer en contact avec de nouvelles sources documentaires découvertes notamment par l\u2019archiviste français Robert LeBlant, sources qui viennent s\u2019ajouter à la centaine d\u2019articles écrits dans la foulée d\u2019ouvrages comme Champlain \u2013 La naissance de l\u2019Amérique française (Éd.du Septentrion, 2004), dirigé par les historiens québécois Raymonde Litalien et Denis Vaugeois.L\u2019auteur cite souvent aussi «l\u2019immense érudit» que fut l\u2019historien Marcel Trudel, disparu en janvier dernier.« Après des années de rectitude pol it ique et de multiculturalisme», l\u2019historiographie revenait à la méthode préconisée il y a 25 siècles par Hérodote, «le père de l\u2019Histoire ».«Cette approche commande de poser librement les questions, explique David Hackett Fischer.Sans théorie préalable, sans préjugé idéologique et, surtout, sans réponses toutes faites.» Qui était vraiment Champlain ?Dans quels milieux a-t-il vécu et travaillé?Et en quoi ce Champlain nouveau diffère-t-il du classique?«Le personnage qu\u2019on nous a toujours présenté n\u2019est pas différent, dira M.Fischer.Il était juste incomplet car il manquait cette dimension d\u2019humanité sur laquelle s\u2019est échafaudé l\u2019idéal de Champlain, son rêve d\u2019une société française en Amérique où tous vivraient en paix.» Cette humanité, lit-on, avait grandi chez Champlain en réaction aux horreurs des guerres de religion qui avaient vu catholiques et protestants français s\u2019entretuer pendant 40 ans avant qu\u2019Henri IV ne promulgue l\u2019édit de Nantes qui assurait la liberté de culte.En Amérique française, continue l\u2019historien, cette ouverture d\u2019esprit fondée sur la croyance que tous les hommes sont égaux devant Dieu s\u2019est d\u2019abord manifestée dans les relations cordiales de Champlain avec les « sauvages » \u2013 terme toujours employé par Champlain dans son acception première de «gens vivant dans les bois» \u2013 de la vallée du Saint-Laurent : Hurons, Montagnais, Algonquins, etc.Cette approche a marqué toute l\u2019histoire depuis.«Le rêve américain en est un d\u2019indépendance et de liberté : nous divergeons d\u2019opinion sur tout mais ce point fait l\u2019unanimité.» Champlain n\u2019a jamais été un défenseur de la liberté, souligne M.Fischer, rappelant que le leader de la colonie reprochait aux Indiens d\u2019être «sans foi ni loi ni roi».«En Nouvelle-Zélande, où j\u2019ai enseigné, le rêve des colons s\u2019articulait autour de la notion d\u2019équité, et l\u2019apparition du mot fairness dans la langue anglaise, vers 1840, coïncide d\u2019ailleurs avec l\u2019émergence du pays.Au Québec, le rêve humaniste de Champlain a toujours marqué l\u2019évolution de la communauté, comme au Canada d\u2019ailleurs où Champlain apparaît toujours comme une figure paternelle.» David Hackett Fischer a lu et relu le texte original en ancien français des ouvrages de Champlain, comme Des Sauvages ou Voyage de Samuel Champlain, de Brouage, fait en la France Nouvelle, l\u2019an mil six cens trois.L\u2019érudit francophile en a retenu des mots qui n\u2019ont pas d\u2019équivalence réelle en anglais, truchement et d\u2019autres.«Champlain, dans son Traité de la Marine entre autres, prônait la prévoyance.Or cette notion va beaucoup plus loin que l\u2019anglais foresight : le leader prévoyant, militaire ou autre, doit se préparer à l\u2019imprévu, faute d\u2019informations complètes, et il doit savoir prendre du recul pour voir le long terme.Pendant 35 ans, Champlain, le soldat et le fondateur, a fait tout ça avec panache, un autre mot que les Anglais ont emprunté.» Le rêve de Champlain David Hackett Fischer Traduit par Daniel Poliquin Boréal, 999 pages DAVID HACKETT FISCHER / Le rêve de Champlain Samuel de Champlain, l\u2019humaniste VALÉRIE LESSARD LE DROIT Daniel Poliquin est le premier à l\u2019avouer : il pensait connaître Samuel de Champlain.C\u2019était avant de s\u2019attaquer, il y a deux ans, à la traduction du Rêve de Champlain.Le Franco-Ontarien est parti sur les traces du cartographe, navigateur, explorateur, auteur, botaniste, homme de guerre et véritable touche-àtout digne de la Renaissance.Un long périple effectué au gré des quelque 1000 pages de l\u2019ouvrage de David Hackett Fischer.Ainsi, à défaut d\u2019avoir été «truchement» (interprète) à l\u2019époque de Champlain, Daniel Poliquin est devenu le traducteur de l\u2019historien américain, quelque 400 ans plus tard! «J\u2019avais déjà lu les journaux de Champlain, mais je me suis vite rendu compte que je le connaissais mal, finalement, en lisant le texte de Fischer.» L\u2019ancien interprète sur la colline du Parlement n\u2019avait pas non plus pris conscience des échos contemporains des découvertes de Champlain.«Je ne m\u2019attendais pas du tout à ce qu\u2019il soit autant d\u2019actualité.Ses aventures sont les nôtres.Par sa vision du monde, Champlain a imprimé des principes directeurs qui continuent à nous habiter et à nous guider aujourd\u2019hui», fait valoir Daniel Poliquin.Pour étayer ses propos, il mentionne le mot «caucus», si en vogue dans la capitale fédérale, et qui vient non pas du latin, mais bien de l\u2019algonquin, précise-t-il.«Cette tradition amérindienne, que Champlain a vite embrassée à son arrivée en Nouvelle-France, est à la base de notre tradition démocratique.Nous sommes des égalitaires et cet aspect de qui nous sommes vient de notre cohabitation avec les Premiers Peuples.« D\u2019a i l leu r s, enchaî ne Daniel Poliquin, Champlain ne parle jamais de tribus amérindiennes, dans ses écrits, mais bien de nations.Il négociait avec elles, les observait et cherchait toujours à trouver des terrains d\u2019entente avec elles.Il est donc, en quelque sorte, à l\u2019origine des accommodements raisonnables!» Et si «la seule erreur qu\u2019on puisse lui imputer demeure qu\u2019il ait été sûr qu\u2019il n\u2019était pas loin de la Chine», l\u2019homme n\u2019en ressort pas moins de cette biographie tel «un grand esprit, un vrai visionnaire dont il est sidérant de réaliser à quel point il est avant son temps», déclare Daniel Poliquin.Se préparer à la traduction En guise de préparation à la traduction de la biographie de David Hackett Fischer, Daniel Poliquinareludescontemporains de Champlain: Pascal, Marie de l\u2019Incarnation, les Relations des Jésuites.«Je suis retombé dans le XVIIe siècle français et québécois, pour me mettre dans le ton et l\u2019esprit de cette époque.Champlain n\u2019était peut-être pas messianique comme le sera plus tard Maisonneuve, le fondateur de Montréal, mais les notions de salut, de grâce et de foi sont aussi importantes chez lui que chez Pascal.» Contrairement à Champlain, qui a passé une partie de sa vie à voguer entre l\u2019ancien et le nouveau continent, Daniel Poliquin connaissait peu le monde de la marine avant de se lancer dans ce projet.«J\u2019ai dû apprivoiser tout un savoir nautique et un vocabulaire ! Heureusement que j\u2019ai un ami navigateur qui a pu m\u2019initier à tout ça!» Il s\u2019est ainsi familiarisé avec les mâts de misaine et d\u2019artimon, les cacatois, les huniers, les types de bateaux (des chaloupes aux pataches, en passant par le fameux Don de Dieu), leur tonnage, etc.Et il a appris des nuances importantes pour rendre la nature même de certains termes anglais utilisés par David Hackett Fischer, comme le mot «harbor», employé souvent dans la version originale de l\u2019Américain, qui peut se traduire par havre, port ou rade, selon que l\u2019endroit décrit est plus ou moins sauvage.DANIEL POLIQUIN Redécouvrir Champlain PHOTO ÉTIENNE RANGER, LE DROIT Le traducteur Daniel Poliquin a pris conscience des échos contemporains de Samuel de Champlain.ILLUSTRATION TIRÉE DU LIVRE LE RÊVE DE CHAMPLAIN Champlain le navigateur a passé des dizaines de fois près de l\u2019« Isle Percée » qui comptait alors deux arches.«Le personnage qu\u2019on nous a toujours présenté était incomplet car il manquait cette dimension d\u2019humanité sur laquelle s\u2019est échafaudé l\u2019idéal de Champlain, son rêve d\u2019une société française en Amérique où tous vivraient en paix.» \u2014 David Hackett Fischer llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 26 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 8 M A I 2 0 1 1 "]
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