Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (7)

Références

La presse, 2011-05-30, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" ARTS ET SPECTACLES POP CRITIQUE DU SPECTACLE DE MAXIME LANDRY PAGE 3 FTA LES MILLE ANONYMES DE DANIEL DANIS PAGE 5 www.cyberpresse.ca/arts AGENDA Planifiez vos sorties en consultant notre agenda culturel sur cyberpresse.ca/agenda MUSIQUE Commentez le nouvel album de Lady Gaga sur le blogue d\u2019Alain Brunet à cyberpresse.ca/brunet CINÉMA Lisez toutes nos critiques des films à l\u2019affiche sur cyberpresse.ca/critiques OSM/EN ROUTE VERS LE WALHALLA! CLAUDE GINGRAS CRITIQUE Le choix de Das Rheingold comme programme d\u2019adieu de l\u2019Orchestre Symphonique de Montréal à la salle Wilfrid- Pelletier n\u2019est peut-être pas un hasard.Cet Or du Rhin, premier volet de la Tétralogie de Wagner, représent e un pa rcou rs ininterrompu (et donc sans entracte) de deux heures et demie qui débouche sur le dévoilement du Walhalla, le palais des dieux construit sur les ordres de Wotan, le plus puissant d\u2019entre eux.Il est permis de voir là un symbole.Das Rheingold finit sur l\u2019entrée des dieux dans leur nouvelle demeure.Sans aller jusqu\u2019à comparer Kent Nagano et ses musiciens à des dieux, j\u2019ai pris un certain plaisir à voir ce concert final de l\u2019OSM à W.-P.comme une transition entre cette salle qu\u2019il occupe depuis près d\u2019un demi-siècle (depuis 1963) et celle où il s\u2019installera le 7 septembre pour un tout nouveau chapitre de son histoire.Le scénario abracadabrant imaginé et mis en musique par Wagner, lui-même considéré en maints milieux comme « dieu de la musique », est assez familier : la nouvelle production de Robert Lepage au Met a fait le tour des cinémas et, dès 2000, l\u2019Orchestre Métropolitain avait devancé l\u2019OSM dans la même salle avec une telle version concert de l\u2019oeuvre.Cette fois cependant, il s\u2019agit presque d\u2019une version demi-scénique : entrées, sorties, déplacements, attitudes et gestes sont pour ainsi dire ceux de la scène, de même que certains costumes.Kent Nagano, au centre, et l\u2019orchestre, au second plan, saluent la foule avec cinq des 14 chanteurs de Das Rheingold de Wagner.De g.à d.: Anke Vondung (Fricka), Nikolai Schukoff (Loge), Laurent Alvaro (Wotan), Eike Wilm Schulte (Alberich) et Anna Larsson (Erda).ANDRÉ DUCHESNE Une grande voix.Une grande artiste.Une battante.Une femme dotée d\u2019un courage exceptionnel et d\u2019un appétit pour la scène et pour la chanson.Emportée par des complications dues à la bactérie C.difficile, Lady Alys Robi, première Québécoise à devenir une star internationale de la musique populaire, s\u2019est éteinte samedi à l\u2019hôpital Maisonneuve-Rosemont.Elle avait 88 ans.Cette ultime tombée du rideau a été suivie de nombreux hommages.Joëlle Morin, qui a incarné Alys Robi dans la télésérie du même nom diffusée en 1995, pleurait la mort d\u2019une grande artiste et d\u2019une amie.«Pour moi, c\u2019est une idole», dit la comédienne, qui était la «fille spirituelle» de la chanteuse.«Elle avait une voix exceptionnelle et un accomplissement professionnel incroyable.Aujourd\u2019hui, les stars ont des dizaines de personnes pour gérer leur carrière alors qu\u2019Alys organisait ses tournées, négociait ses contrats, traduisait ses chansons lorsqu\u2019elle voyageait.Peu de gens ont eu le feu sacré comme elle.» Durant des années, Joëlle Morin, qui a remporté un MetroStar pour son rôle, a fréquenté Mme Robi, l\u2019amenant faire des courses ou manger au restaurant.«Les gens couraient après elle, prenaient des photos, demandaient des autographes.Elle acceptait tout.La patience qu\u2019elle avait envers son public, je n\u2019ai pas vu cela ailleurs.» Réalisatrice du film Ma vie en cinémascope, relatant la carrière d\u2019Alys Robi (interprétée par Pascale Bussières), la comédienne, metteure en scène et scénariste Denise Filiatrault a bénéficié de cette générosité.«Un jour, à 14 ans, je suis rentrée de l\u2019école et ma mère m\u2019a dit que j\u2019avais reçu une lettre de Toronto.C\u2019étaitMme Robi qui m\u2019avait envoyé sa photo dédicacée et une lettre joliment écrite.Elle répondait à une demande que je lui avais faite un an auparavant.» De Québec à Hollywood Née le 3 février 1923 dans le quartier Saint- Sauveur, à Québec, Alice Robitaille n\u2019a que 4 ans lorsqu\u2019elle donne son premier spectacle.Aux matchs de lutte de son père, elle chante entre les rounds.NOMBREUX HOMMAGES À ALYS ROBI ALYS ROBI, 1923-2011 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE pUN AUTRE TEXTE ET UNE CHRONOLOGIE EN PAGE 4 >Voir ROBI en page 3 >Voir OSMen page 3 MONTRÉAL LUNDI 30 MAI 2011 Le samedi 18 juin 2011 à 18 h 00 Une soirée bénéfice au profit de : Venez voir Inscrivez-vous maintenant sur strangersinthenight.ca ou composez 514 764-9675 Dans le stationnement de Centre Présenté par 28 ARTS ET SPECTACLES AGENDA DE LA SEMAINE 30 31 MAI 1 2 3 4 5 JUIN MUSIQUE TÉLÉ CINÉMA THÉÂTRE AMÉLIE VEILLE ET CIE MARDI Amélie Veille lance Les veillées d\u2019Amélie, «cabaret d\u2019auteurs de chansons » qui aura lieu une fois par mois.Pour la première, demain soir, les invités sont Manuel Gasse, Monsieur Mono, Andréa Lindsay, Gilles Valiquette et Fredric Gary Comeau.C\u2019est pour la bonne cause : les profits seront remis à la Fondation pour l\u2019alphabétisation.Demain au Patro Vys AMON TOBIN MERCREDI Dans le cadre du festival MUTEK, Amon Tobin présente le nouveau spectacle tiré de son album Isam, sorti la semaine dernière.Au menu sur scène : une installation multidimensionnelle de projections 3D, créée en collaboration avec Vello Virkhaus et Matt Daly, de la boîte V Squared Labs (50 Cent, Red Hot Chilli Peppers).Très prometteur.Le 1er juin au Métropolis OCTOS DYNAMOS MARDI Réalisé par Michel Coulombe, Octos dynamos est un documentaire qui met en vedette neuf de nos artistes octogénaires toujours actifs : Janette Bertrand, Jacques Languirand, Antonine Maillet, Edgar Fruitier, Béatrice Picard, RichardGarneau, Monique Mercure, Fernand Dansereau et Jacques Godin.Demain, 21 h, TV5 MILLÉNIUM MARDI Télé-Québec a acquis les droits de diffusion de la télésérie suédoise Millénium, inspirée de la trilogie littéraire de Stieg Larsson.La chaîne présentera donc, en version française, six épisodes de 90minutes, à raison de deux épisodes pour chaque tome de la trilogie.Le premier est diffusé demain soir.Demain, 21 h, Télé-Québec OCTOBRE 70 Martin Genest porte à la scène le scénario de Pierre Falardeau et place les spectateurs au-dessus de l\u2019action pour leur demander : et vous?jusqu\u2019où iriez-vous pour défendre ce en quoi vous croyez?Dès vendredi au Théâtre Jean-Duceppe, dans le cadre du Festival TransAmériques AINSI PARLAIT Deux créateurs audacieux, le dramaturge Étienne Lepage et le chorégraphe Frédérick Gravel, joignent leurs forces dans un spectacle qui veut fusionner parole et mouvement.Une proposition intrigante de l\u2019OFFTA.Mercredi et jeudi à la maison de la culture du Plateau-Mont- Royal.Laissez-passer nécessaire.THE HANGOVER PART II Si l\u2019épopée n\u2019est pas aussi drôle et surprenante que celle qui s\u2019est déroulée à Las Vegas dans le premier Hangover, elle vaut quand même le détour.Il y a des moments où il est impossible de ne pas rire à gorge déployée.À l\u2019affiche Émilie Côté, Jean Siag, Alexandre Vigneault et Sonia Sarfati Amélie Veille PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Zach Galifianakis, Bradley Cooper et Ed Helms PHOTO AP Octobre 70 PHOTO LOUISE LEBLANC, FTA NATHALIE COLLARD MÉDIAS Le printemps arabe a été une véritable manne pour Al-Jazira.Créée en 1996, la chaîne qatarie avait souvent fait parler d\u2019elle au cours des 15 dernières années, mais les événements politiques des derniers mois au Moyen- Orient auront été une formidable occasion de se faire mieux connaître auprès du public nord-américain.«La première semaine, la fréquentation de notre site a bondi de 2500%», affirme Tony Burman, responsable de la stratégie d\u2019Al-Jazira en Amérique du Nord, rencontré dans le cadre de la conférence mesh 2011, qui avait lieu la semaine dernière à Toronto.Si vous n\u2019êtes pas abonné à la télévision arabe, il y a en effet de fortes chances que vous ayez regardé des images de la place Tahrir sur son site internet, en février dernier.Présente dans 105 pays, Al-Jazira compte environ 30 chaînes (sports, documentaires, etc.), mais la plus connue ici demeure Al Jazeera English (AJE).Offerte au Canada, elle peine toutefois à entrer aux États-Unis, où elle compte pourtant un bureau à Washington.«Au Canada, c\u2019est simple : les grands câblodistributeurs sont présents partout au pays et, s\u2019ils choisissent de vous distribuer, vous le serez pratiquement partout, explique Tony Burman.Aux États-Unis, c\u2019est différent : il faut y aller État par État.Sans compter qu\u2019Al-Jazira doit faire face aux préjugés.Au Canada, les gens sont plus ouverts, et nous savions qu\u2019une fois qu\u2019ils découvriraient notre programmation, les stéréotypes tomberaient.Aux États-Unis, c\u2019est très difficile, d\u2019autant plus que le lobby pro-Israël est beaucoup plus puissant là-bas.» Tony Burman croit néanmoins que le vent a tourné avec les événements des derniers mois au Moyen-Orient.La campagne de promotion lancée sur Twitter durant les soulèvements égyptiens a incité 70 000 Américains à exercer des pressions sur leur société de câblodistribution.Résultat : la chaîne arabe a bon espoir d\u2019être accessible aux téléspectateurs de New York, Los Angeles et Chicago d\u2019ici un an.Plusieurs observateurs se sont demandé si Al-Jazira n\u2019avait pas joué un rôle de catalyseur durant les révoltes successives qui ont ébranlé la Tunisie, l\u2019Égypte, la Libye et la Syrie.Qu\u2019en pense Tony Burman?«Nous sommes fiers de notre couverture du Moyen- Orient, lance-t-il.Le fait que nous étions souvent les seuls à présenter des images des révoltes montrait surtout une chose : que nous sommes la seule entreprise de nouvelles à avoir des correspondants partout dans la région ou alors, lorsque nous n\u2019en avons pas, que nous sommes les premiers sur place.Notre timing est toujours bon.Bien sûr, la présence des médias accélère les mouvements sociaux.Rappelons-nous qu\u2019il y a eu un écart de 10 ans entre la Révolution française et la révolution haïtienne.Aujourd\u2019hui, les images voyagent plus vite, l\u2019information aussi.Cela dit, Al-Jazira n\u2019est pas plus responsable du printemps arabe que ne le sont Twitter ou Facebook.Ce qui est arrivé devait arriver.» Pa r lant de Twi t t e r e t Facebook, la chaîne arabe, très dynamique dans son utilisation des médias sociaux, a récemment lancé une nouvelle émission, The Stream, qui fait une revue de l\u2019actualité quotidienne partout sur la planète à partir des informations fournies par les communautés en ligne et les médias sociaux.«La révolution arabe nous a également rappelé qu\u2019il y avait une révolution dans les médias », souligne Tony Burman, qui dit s\u2019estimer chanceux de travailler pour un diffuseur où la créativité est constamment encouragée.«Al-Jazira est une télévision financée par un gouvernement qui y croit et qui veut le meilleur, explique M.Burman.Les journalistes sont encouragés à proposer des projets et il n\u2019y a pratiquement pas de limites à ce qu\u2019on peut faire.C\u2019est toute une différence d\u2019avec Radio-Canada et la CBC, qui fonctionnent depuis des années avec des budgets réduits et où les gens sont complètement déprimés.Quant à la pression exercée par l\u2019émir du Qatar, je vous répondrais qu\u2019on ressentait beaucoup plus de pression de la part du gouvernement canadien lorsque je travaillais à la CBC.» Le site d\u2019Al-Jazira : english.aljazeera.net Pour visionner l\u2019émission The Stream: stream.aljazeera.com SONDER LES CERVEAUX On connaît la firme Nielsen, qui publie entre autres les cotes d\u2019écoute des émissions de télévision américaines.Nielsen vient d\u2019acquérir la firme NeuroFocus, spécialisée dans les neurosciences et qui a développé une expertise dans l\u2019évaluation de l\u2019attention des consommateurs, de leur engagement envers un produit ou un contenu télévisuel.En étudiant les mouvements des yeux et les ondes cérébrales, NeuroFocus serait également capable de savoir ce que nous retenons lorsque nous regardons une émission ou une publicité.Un outil redoutable, donc, que Nielsen compte bien utiliser pour aider ses clients (médias, annonceurs, fabricants) à cibler davantage leur public.Le printemps d\u2019Al-Jazira PHOTO DYLAN MARTINEZ, REUTERS Al-Jazira a été un acteur de premier plan dans la couverture du printemps arabe.Sur la photo, datant de février dernier, des manifestants égyptiens portent une pancarte indiquant que la révolution a été télévisée par Al-Jazira.«Nous sommes la seule entreprise de nouvelles à avoir des correspondants partout dans la région ou alors, lorsque nous n\u2019en avons pas, nous sommes les premiers sur place.» \u2014 Tony Burman, d\u2019Al-Jazira llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 3 0 M A I 2 0 1 1 ARTS ET SPECTACLES PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE CRITIQUE Près d\u2019un an après avoir lancé son tour de chant au Théâtre St-Denis, le lauréat de la dernière mouture de Star Académie, Maxime Landry, a bouclé la boucle de sa tournée Vox Pop de manière symbolique, invitant ses fans à «un des moments les plus importants» de sa vie: son premier Centre Bell.Vendredi, environ 5400 spectateurs ont occupé l\u2019aréna, configuré façon théâtre, pour ce 92e et dernier concert.Dans ce Centre Bell rempli, mais loin d\u2019afficher complet, Landry avait une mine rayonnante.Cet air de «pincez- moi-quelqu\u2019un-je-fais-le- Centre-Bell », un rêve qui se réalisait, sans aucun doute.Son public le savait bien, lui qui a remercié le rossignol beauceron par une longue ovation, dès la première chanson du spectacle, Cache-cache.C\u2019est le cas de le dire, nous étions en terrain connu.Le répertoire tel que choisi par les fans \u2013 c\u2019est tout le concept Vox Pop, du disque à la scène \u2013 fait la part belle aux chansons consacrées.Le spectacle se déroule comme il s\u2019est déroulé 91 fois auparavant: un récital en deux parties, ses pots-pourris Star Académie en première partie et Elton John en seconde, ses versions pop-rock prudentes mais colorées des chansons qu\u2019il affectionne, ses anecdotes insérées ça et là au gré de la mise en scène de Stéphane Laporte.Il fallait tout de même renouveler un brin la proposition.Ainsi, la vaste scène était occupée par une section de cordes composée de 11 instrumentistes.Bien utilisée, elle ajoutait un côté solennel aux airs de la star.Maxime Landry aura toutefois réservé ses meilleures surprises pour la seconde partie.La première, elle, fut sans histoire: des belles (la Cache-cache d\u2019ouverture, la plus dynamique Chez nous avant la nuit) et des pas mûres (cette atroce version power ballad du Répondeur des Colocs).La deuxième partie a tout racheté.Avec Bravo monsieur le monde (de Fugain, bien sûr), il a transformé le Centre Bell en karaoké, avec le texte défilant sur grand écran.Laissant le public chanter, il s\u2019est baladé dans les gradins, sur le parterre, pour ensuite rejoindre une petite estrade au fond du parterre.Le public a alors découvert que toute la section des rouges (près de 200 sièges) était occupée par le Choeur de Montréal, qui l\u2019a accompagné pendant Dis tout sans rien dire de Daniel Bélanger.Belle interprétation, en phase avec le texte et l\u2019émotion.La dernière surprise de la soirée est survenue au rappel, alors que Lynda Lemay est venue chanter Ne t\u2019en vas pas en duo.Le public n\u2019aura pas à attendre longtemps le retour de Landry, qui limitera ses apparitions sur scène cet été pour se consacrer à l\u2019enregistrement d\u2019un second disque.Maxime Landry au Théâtre du Centre Bell Ce n\u2019est qu\u2019un au revoir PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Maxime Landry fait toujours la part belle à ses fans.Elle suit des cours de chant, de danse, de diction et de claquettes.Elle joue au Théâtre Impérial et au Capitole.On l\u2019entend à la radio de CHRC et à l\u2019émission Les jeunes talents Catelli.À 12 ans, elle quitte le foyer familial pour tenter sa chance à Montréal.Car Rose Ouellette, La Poune, lui propose de travailler au Théâtre National, rue Sainte-Catherine Est.La jeune chanteuse devient Alys Robi.Elle n\u2019a que 16 ans lorsqu\u2019elle rencontre Olivier Guimond fils, premier grand amour de sa vie.Une passion qui se terminera en une grande peine d\u2019amour.À la fin des années 30, alors qu\u2019elle poursuit une carrière montréalaise tant au Théâtre National qu\u2019à CKAC, dans les revues de Gratien Gélinas ou à l\u2019American Grill, Alys Robi voit un film mettant en vedette la comédienne et chanteuse Carmen Miranda, dite «la bombe brésilienne».Elle tombe sous le charme du style latino-américain de cette artiste et le fait sien.Elle apprend l\u2019espagnol et traduit des chansons qui deviendront ses plus grands succès: Tico, Tico, Besame Mucho et Solamente una vez.Cette période coïncide avec sa rencontre avec le chef d\u2019orchestre Lucio Agostini, dont elle deviendra follement amoureuse et qui sera son Pygmalion.Elle voyage à Paris, Londres, New York, Mexico.Le 23 juillet 1947, elle est du premier programme régulier de télévision diffusé à la BBC.«Dans le studio, il y avait Bing Crosby et plusieurs autres grands artistes », rappelle l\u2019ex-chanteur et impresario Roger Sylvain.Vient une longue période minée par la maladie mentale (voir texte en page 4).Alys Robi ne sera jamais plus la star qu\u2019elle fut.Mais, dotée d\u2019une volonté de fer, elle fera un retour.En 1979, sur son disque Stiptease, Diane Dufrene lui rend hommage avec sa chanson Alys en cinémascope.En 1985, Alys Robi, qui habite au Chez nous des artistes, est anoblie par la reine Élisabeth II pour sa défense des gens atteints de maladie mentale.En 1989, Alain Morisod lui compose la chanson Laissez-moi encore chanter.Le 21 novembre 1992, elle est l\u2019invitée d\u2019honneur du spectacle de réouverture du théâtre Le Capitole, de Québec.L\u2019année 2004 marque la sortie du film Ma vie en cinémascope.La productrice Denise Robert se souvient de l\u2019énergie déployée par Denise Filiatrault pour faire ce film.«Denise est venue dans mon bureau et elle m\u2019a fait tous les numéros.Elle était habitée », dit-elle.«Elle était l\u2019idole de ma jeunesse, une féministe avant son temps», indique Denise Filiatrault.Les détails des funérailles seront connus ultérieurement.\u2014 Avec Daniel Rolland, collaboration spéciale, et La Presse Canadienne Nombreux hommages à Alys Robi ROBI suite de la page 1 Dela distribution principalement américano-européenne se détachent d\u2019abord la puissante silhouette et la grande voix de basse du Noir Morris Robinson en géant Fasolt, le tandem tragicomique de Eike Wilm Schulte et Wolfgang Ablinger- Sperrhacke en perfide Alberich et son souffre-douleur de frère, Nikolai Schukoff, qui a exactement la voix et le geste de l\u2019équivoque Loge, et les trois Filles du Rhin, aux voix bien harmonisées, avec mention spéciale au timbre de la mezzo Allyson McHardy.Laurent Alvaro, entendu ici en 2008 dans Saint François d\u2019Assise de Messiaen, remplaçait le Wotan annoncé et a appris le rôle «en très peu de temps», nous informe le programme.Cette hâte est moins évidente cependant que l\u2019absence à peu près totale de dimension vocale chez ce Wotan petit format et quasi inexistant, qui aurait dû refuser l\u2019invitation.Wendy Bryn Harmer, Freia rescapée de la version Lepage du Met, pousse une voix métallique, alors que Anke Vondung se rapproche davantage du grand style vocal wagnérien en noble Fricka, l\u2019épouse de Wotan.Dans de petits rôles, les Montréalais Antonio Figueroa et Alexandre Sylvestre complètent très honorablement le plateau.Phillip Ens est solide lui aussi, vocalement, mais les deux mains jointes, sur la poitrine, lui donnent un air de curé.Nagano et l\u2019OSM font vibrer la salle, inévitablement, dans des passages comme la descente vers la forge souterraine d\u2019Alberich, mais, trop souvent, direction et accompagnement sont routiniers et même faibles.DAS RHEINGOLD, opéra en un acte (quatre tableaux), livret et musique de Richard Wagner (1869).Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Kent Nagano.Version concert, avec mise en espace de François Racine.Avec surtitres français et anglais.Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, hier après-midi.Reprise demain, 19h30.Dans le cadre des Soirées Signature.En route vers le Walhalla ! OSM suite de la page 1 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 3 0 M A I 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 3 hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com SUIVEZ- NOUS : BESOINDEBILLETS?en collaboration avec La Série présentée par ARTS ET SPECTACLES ALYS ROBI, 1923-2011 0530 17h00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC 16h30! Les docteurs Connivence Le Téléjournal 18 h Des squelettes Vie de quartier Le verdict / Mike Ward Pénélope McQuade / Élise Guilbault Le Téléjournal 22h50 Nouv.sports Des kiwis et des hommes \" TVA TVA nouvelles TVA nouvelles Sucré salé Qui perd gagne Mon plan Rona Testé sur des humains / Sophie Faucher TVA nouvelles 22h45 Sucré salé 23h15 Le Match 23h55LEGENDA.1h55\" V Zéro à 1000$ La guerre des clans Atomes crochus Un souper parfait Taxi payant Rire et délire CSI: NY / Meurtre à Central Park Le mentaliste / Le rouge feu Un gars le soir Dumont Bête, bête, bête Call TV \" TQc Cornemuse Toc toc toc Kaboum! Tactik Tactik Légitime dépense Planète science PAPA À LA CHASSE AUX LAGOPÈDES (2008) 22h40 Docs Monde 23h40 Stasio \" CBC CBC News: Montreal Coronation Street 22 Minutes For Laughs: Gags Little Mosque 18 to Life Winnipeg Comedy Festival CBC News: The National 22h55 CBC News: LN 23h40 Rick Mercer CTV-M Dr.Phil CTV News eTalk Big Bang Theory DancingWith the Stars / Brooke Burke Castle / Knockout CTV National News CTV News \" GBL-Q 16h30 ! Young & R.Global National Evening News Designer Guys E.T.Canada Ent.Tonight House / Small Sacrifices House / Larger Than Life Hawaii Five-0 / Ho'apono / Kelly Hu News Final Make or Break ABC The Dr.Oz Show Smarter-5th Grad ABCWorld News ABC 22 Local News The Office The Bachelorette EM: Weight Loss / Rachel ABC 22 Local News 23h35 Nightline \" CBS Channel 3 News The: 30 Channel 3 News CBS Evening News Ent.Tonight Met Your Mother Mad Love Two and Half Men Mike & Molly Hawaii Five-0 / Ho'apono / Kelly Hu Channel 3 News 23h35 Letterman \" FOX King of the Hill Family Guy The Simpsons Met Your Mother Two and Half Men Two and Half Men House / Small Sacrifices House / Larger Than Life Fox 44 News Met Your Mother Entourage NBC First at Five 5:30 Now News 5 at 6 p.m.NBC Nightly News Jeopardy! Wheel of Fortune Minute to Win It Law & Order: C.I./ Rispetto / Jay Mohr Law & Order: L.A./ Plummer Park News 5 Nightcast 23h35 Jay Leno \" PBS-P Wild Kratts Electric Company BBC News America Nightly Business PBS NewsHour Antiques Roadshow Partie 2 de 3 American Experience/ War Letters Hallowed Grounds BBC World News Charlie Rose \" SHOW Sea Patrol Relic Hunter Rookie Blue / Takedown THE DEVIL'S DIARY (2007) avec Brian Krause, Miriam Mcdonald, Alexz Johnson.Endgame / Mr.Black NCIS / Knockout / Paula Newsome ARTV Les Contes d'Avonlea Terre humaine / Chasse à l'ours Visite libre Rumeurs Les grandes entrevues / Jean-Michel Anctil Les 5 prochains Peter Gabriel: The Growing Up Tour 23h15 Grands spectacles / The Rain CD C'est incroyable! / Criminels crétins Dévoré vivant / Eaux dangereuses Ax Men: Danger en forêt Ondes de choc Les hommes-requins / Big Mama Contact animal / Du désert aux plaines Grand rire Québec / François Léveillée Cinépop 14h55 ! GANDHI (1982) PAGES DE VIE (2001) avec Katharine Isabelle, Nicholas Campbell.BRIGADOON (1953) avec Van Johnson, Gene Kelly.21h50 LE MOMENT DE VÉRITÉ III (1989) avec Pat Morita, Ralph Macchio.23h45KARMEN.1h10\" EV Les nouveaux paradis Les chemins du possible / Inde AlexEnFloride / Au-delà du Clearwater Bouffe en cavale / La tête dans le rhum! 15 bonnes raisons / Santa Fe Orient-express / De la Serbie à la Grèce Dakar à Bandiagara / Le Mali moderne HI JAG / Le mystère du Hornet Le tour du jardin / Glen Villa Gardens Nucléaire / L'espion venu de l'Est Tragédies / L'Ordre du Temple Solaire NCIS enquêtes spéciales / Jeu de dupes Les ailes de guerre / Les as de 1914-18 Les Navy Seals / Vietnam MMAX L'index québécois Sosie de star Génération 70 Benezra reçoit La danse des étoiles Housewives: Les vraies Génération 80 Benezra reçoit MP Jackass Palmarès L'univers M+ Room Raiders La prochaine Top Modèle Américaine La prochaine Top Modèle Américaine RuPaul: Drag Queen Criss Angel \" RDI Le Téléjournal RDI RDI monde RDI économie 24 heures en 60 minutes Les grands reportages Le Téléjournal RDI RDI économie Le National Le Téléjournal 23h45 Nouv.sports S+ L.A.: Enquêtes / Enquête sous pression Sans laisser de trace / Traqué C.S.I: Miami / De sang-froid The Border: Haute surveillance Sophie Parker Agent libre / Sous emprise Malenfant / Le rusé SE 15h40 ! L'ARNAC.17h25 LA PRINCESSE ET LA GRENOUILLE (2009) 19h05 SCOTT PILGRIM VS.LE MONDE (2010) Michael Cera.Big Love / Winter Ricky Gervais S.Rire ou mourir LE RÉSEAU SOCIAL (2010) 1h05 \" TFO J'ai mon voyage Moitié, Moitié Stella et Sacha Le Dino train RelieF Artisans du changement DOMICILE CONJUGAL (1970) avec Claude Jade, Mlle Hiroko, Jean-Pierre Léaud.Citoyens du monde / Échecs et progrès TV5 Prendre sa place 17h50 Questions pour un champion Journal France 2 Partir Autrement / Guadeloupe Global Drinks Afrique, une autre histoire du 20e siècle 22h45 Vues TV5 le journal 23h35 Village fr \" VIE Partie pour l'amour L'espace d'un été Déco sur mesure Bye-Bye Maison À louer S.O.S.Santé à domicile / Stéphanie Ma maison Idées de grandeur Décore ta vie Airoldi pour sortie Laisse faire La bosse des noces Z Mélinda, entre deux mondes La porte d'Atlantis / Seconde enfance Revanche nerdz Comment c'est fait Mission Antares / Déjà vu Harper's Island / Le harpon The Gates / Esprit vengeur Monstres Mécaniques RDS 15h00 ! LCH Hockey Sports 30 FIT Tennis - Roland-Garros L'antichambre (D) Sports 30 Boxe SPN Prime Time Sports Sportsnet Connected LMB Baseball / Indians de Cleveland c.Blue Jays de Toronto (D) Sportsnet Connected UFC Connected Prime Sports \" TSN Off the Record Top 10 SportsCentre That's Hockey E:60 Top 10 30 for 30 SportsCentre Off the Record Disney Maison de Mickey Route p.jungle Les Doodlebops 101 Dalmatiens Aladdin Harry & dinos Agent spécial Oso Maison de Mickey Les Doodlebops Aladdin 101 Dalmatiens Tibère.maison Agent spécial Oso Maison de Mickey TTF Ben 10: Alien Force Star Wars: Clone Les Simpson Les zybrides Jimmy L'intrépide Johnny Test Île des défis extr.Stoked Les Simpson Family Guy Têtes à claques South Park Les Simpson Célibataire cherche VRAK Dans le trouble Hannah Montana Smallville / Turbulances Ma famille d'abord VRAK la vie Dans le trouble Famille parfaite VRAK la vie Ça plane pour moi! 70 Le Steph show Fan Club Frank vs.Girard VOILÀ! VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Votre guide télé surWWW.CYBERPRESSE.CA/TELE PHOTO DENIS COURVILLE, ARCHIVES LA PRESSE Alys Robi à un spectacle deDiane Dufresne au Forum, en 1980.ANDRÉ DUCHESNE La carrière internationale d\u2019Alys Robi s \u2019est arrêtée abruptement en 1948 à la suite d\u2019un grave accident de voiture à Los Angeles, alors que la chanteuse se rendait dans un studio hollywoodien.D\u2019une version à l\u2019autre, on dit qu\u2019elle en sort avec une fracture du crâne, une dépression nerveuse ou les deux.Elle vit aussi une grande peine amoureuse.Chose certaine, les cinq années suivantes constituent pour elle un véritable enfer.D\u2019abord envoyée à l\u2019Institut psychiatrique Albert-Prévost de Québec, elle est ensuite transférée à l\u2019hôpital Saint-Michel- Archange de Québec, un asile.Son internement se solde par des électrochocs et une lobotomie, alors que d\u2019anciens associés de sa carrière la pillent.Malgré tout, elle revient.Lentement, dans des boîtes de troisième ordre, avant de monter sur les planches du célèbre Faisan doré, où elle chante Brazil, Begin the Beguine et Tu ne peux pas t\u2019figurer.Dans les années 50, on l\u2019entend aussi dans des clubs tels le Mocambo et El Morocco.Contre vents et marées Ce retour ne se fait pas sans mal.Alys Robi affronte les quolibets, les moqueries sur sa maladie mentale.Même en plein spectacle! Cette période très sombre de sa vie est autant associée à sa carrière et à sa vie que la gloire des années 40.«Elle a quand même passé à travers tout ce qu\u2019on lui a fait subir, souligne la comédienne Joëlle Morin.En sortant de l\u2019hôpital, elle est retournée vivre chez ses parents, elle s\u2019est fabriqué des robes avec les rideaux du salon.Malgré tout ce cynisme, elle a repris sa carrière.C\u2019est assez phénoménal comme retour.» Entre la fin des années 50 et le début des années 70, on entend peu parler d\u2019Alys Robi.Elle participe à des émissions de variétés du midi.Mais elle fait un tabac dans la communauté gaie où elle est respectée.«Elle y était adulée», indique Michel Astraudo, qui l\u2019a fait remonter sur les planches lors de la réouverture du Théâtre National en 1995.Honorée par tant de respect, elle restera proche de cette communauté toute sa vie et fera de nombreux spectacles dans les boîtes gaies.«Jamais elle n\u2019a été oubliée dans la communauté gaie », dit Joëlle Morin.Après avoir interprété Mme Robi en 1995, l\u2019actrice a été proche de la chanteuse durant huit ans, avant de la perdre de vue.Elles se sont retrouvées en janvier dernier pour le 88e anniversaire de la chanteuse.«Dans ses yeux, mon Dieu, je n\u2019oublierai jamais ce regard de joie qu\u2019elle a eu en me voyant, dit la comédienne, émue.Elle était très contente.» Après la gloire, le gouffre Sorti en 1979 sur étiquette Barclay, l\u2019album Striptease de Diane Dufresne comprenait, comme première pièce, la chanson Alys en cinémascope, sur une musique de Germain Gauthier.En voici les paroles, écrites par Luc Plamondon.Au Mocambo Quand tu chantais « tico tico tico » Les nuits de Montréal Valaient bien celles de la place Pigalle Les cha-cha, les mambos Et les hommes étaient beaux en ce temps-là Souliers blancs et panamas Quand ils entraient, cigare au bec Ils crachaient leurs dollars Pour écouter chanter une star La première star du Québec Et quand vers minuit S\u2019avançait le MC Il disait : «Madame, monsieur, la voici, Alys Robi » Tu paraissais Et tu chantais « tico tico tico » Tu faisais tout ton show Portée par les bravos Le maire et la mafia Tout le monde était là à tes pieds C\u2019était comme au cinéma Tu voyais ta vie Comme un film en cinémascope C\u2019était toi, la reine des années 40 Aux États-Unis Tu rêvais d\u2019arriver au top Et de soir en soir, tu poursuivais ta gloire Comme une étoile filante Hôtels de luxe, avion privé Et lumières de Broadway Oui, c\u2019était toi, Alys Au pays des merveilles Mais derrière le miroir On ne trouve pas toujours le soleil Un beau jour, tout a craqué Tu vivais ta vie Comme un film en cinémascope C\u2019était toi, la reine des années 40 Comme n\u2019importe qui T\u2019as eu des hits, t\u2019as eu des flops Mais les années noires Sont loin dans ta mémoire Aujourd\u2019hui quand tu chantes Quand tu chantes dans les clubs de la Main C\u2019est encore toi, la reine Tous tes vieux fans sont là Pour te tendre les bras Et ton avion privé T\u2019attend pour t\u2019emmener à Broadway Somewhere over the rainbow C\u2019était toi, la reine des années 40 Y a sûrement des jours Où tu voudrais pouvoir dire stop Mais chanter C\u2019est ta façon De rester vivante Quand on voit sa vie Comme un film en cinémascope Parfois on fait des hits Parfois on fait des flops Mais au moins on se dit : «J\u2019ai voulu arriver au top» Après tout tant pis Si on ne sait pas dire stop Quand on voit sa vie En cinémascope Quand on voit sa vie En cinémascope Alys en cinémascope 3 février 1923 > naissance à Québec 1930> premier concert officiel au théâtre Le Capitole de Québec 1936 > au Théâtre National, à Montréal 1942-1948 > carrière internationale 13 mai 1944 > enregistre plusieurs chansons chez RCA Victor 1947 > participation à l\u2019émission inaugurale du premier programme régulier de la BBC 1948 > grave accident en Californie et internement 1952 > Alys Robi quitte l\u2019hôpital.Elle tente peu à peu de reprendre sa carrière.1962 > sortie du disque Les succès d\u2019Alys Robi 1979 > Diane Dufresne lui consacre la chanson Alys en cinémascope 1985 > Alys Robi reçoit l\u2019ordre de Saint-Jean (Ordre de Malte) 1989 > sortie de la chanson Laissez-moi encore chanter 21 novembre 1992 > participe à la réouverture du Capitole 1995 > télésérie Alys Robi 2004 > Film Ma vie en cinémascope 28 mai 2011 > décès à Montréal En quelques dates PHOTOS ARCHIVES Alys Robi en 1984, en 1954 et en 2005 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 3 0 M A I 2 0 1 1 ARTS ET SPECTACLES FESTIVAL TRANSAMÉRIQUES Après des années d\u2019allersretours en France, Daniel Danis a déposé ses valises à Québec.Cette semaine, il présente aux Montréalais sa nouvelle création, Mille anonymes, fable sur la disparition qui se déroule dans une ancienne ville minière du Québec, où 1000 habitants refusent de partir.D\u2019où la deuxième partie du titre de sa pièce : «Hommage aux sociétés disparues».JEAN SIAG Décidément, les anciennes villes minières ont un pouvoir d\u2019attraction extraordinaire sur les dramaturges.Après Temps, de Wajdi Mouawad, qui transporte le spectateur à Fermont, Villes mortes, de Sarah Berthiaume, qui campe l\u2019une de ses quatre histoires à Gagnonville, et Bonanza, des Belges Yves Degrise et Bart Baele, qui fait le portrait de cette petite ville du Colorado (également dans la programmation du FTA) \u2013 pour ne nommer que ces trois projets \u2013, voici que l\u2019auteur Daniel Danis s\u2019inspire d\u2019une ville fantôme québécoise \u2013 qui pourrait être Schefferville \u2013 pour parler de la trace qu\u2019on laisse derrière soi.On le sait, plusieurs de ses pièces sont inspirées de ses rêves.Mille anonymes est la représentationd\u2019une hallucinationde l\u2019auteur (en 1997), qu\u2019il qualifie de moment trouble et de grâce.«Ce rêve me révélait un groupe d\u2019individus qui s\u2019avançait vers moi dans un brouillard opaque bleu-gris, raconte Daniel Danis, en résidence d\u2019écriture depuis deux ans avec la compagnie de Robert Lepage, Ex-Machina.Mais le groupe s\u2019empierrait.Une femme me tendait les bras avec difficulté pour me remettre un livre.Il y avait des mots et des chuintements, mais une volonté claire de transmettre quelque chose.» Le rêve de Daniel Danis a éveillé des souvenirs d\u2019enfance, du temps où il grandissait à Rouyn-Noranda.«Ça a fait écho à des impressions de jeunesse, dit-il.Mon père m\u2019expliquait que les vibrations souterraines provenaient des mineurs qui grouillaient sous la terre dans des kilomètres de tunnels et de galeries.En même temps, comme mes parents étaient très pieux, on implorait le ciel, où se trouvait Dieu, les saints, les nuages et l\u2019infini.Cette ligne est restée profondément inscrite en moi.Et tout ça m\u2019a sans doute motivé à expliquer notre passage sur la terre.» Esclaves du système L\u2019histoire tient en quelques lignes.Malgré la fermeture de leur ville, 1000 irréductibles décident de demeurer chez eux.Parmi eux, un journaliste doté d\u2019un accès internet les empêche d\u2019être complètement isolés.Mais de la mine, un jour, monte une fumée qui révèle une masse de bronze que les habitants dégagent pour découvrir qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une cloche.Cette cloche, en sonnant, pétrifie les habitants les uns après les autres.« C\u2019est comme si la mort venait les visiter, tente de clarifier Daniel Danis.L\u2019idée de disparaître pourrait aussi s\u2019appliquer à la disparition de notre langue.Le premier titre de ce projet était La cloche des anars, en référence aux anarchistes, révèle-t-il.Parce qu\u2019il y a aussi une idée de désobéissance civile dans la pièce.On vit dans une société qui nous gouverne à outrance.On est prisonniers des banques, des constructeurs automobiles.Il faut trouver des moyens de se libérer.Nous sommes esclaves de notre système.» La technologie, cette alliée Ce qui anime Mille anonyme, c\u2019est cette recherche du dernier souffle, indique l\u2019auteur de Kiwi et Yuki.«C\u2019est l\u2019histoire d\u2019un groupe d\u2019humains qui s\u2019éteint, et ça, c\u2019est assez universel.Ça paraît angoissant, mais le résultat final est assez ludique.Il y a tout de même l\u2019idée de la trace qu\u2019on laisse derrière soi, comme humain, mais aussi comme artiste.Du temps de la vie qui passe aussi.» Les cinq acteurs qui interprètent les personnages de cette ville jouent avec de petits micros.Il y a aussi des panneaux troués qui permettent au spectateur de visionner des projections.Le tout est enrobé de musique: de vieux vinyles de Lucien Hétu et Fernand Gignac, entre autres.Comme Lepage, Daniel Danis ne craint pas d\u2019utiliser la technologie dans les créations qu\u2019il met en scène.«Les nouvelles technologies ne sont pas là pour bloquer l\u2019imaginaire, dit-il.On passe à une autre ère technologique, notamment dans les méthodes d\u2019éclairement et de manipulation de la voix en temps réel.J\u2019oppose toujours le monde archaïque à la technologie dans mes pièces.Dans Mille anonymes, on a travaillé avec le groupe Eski, qui fabrique de la lumière avec des micropuces, permettant ainsi de fabriquer des réponses aux mouvements humains.» Un éclairage particulier pour ces «irréductibles combattants du quotidien» imaginés par l\u2019auteur.Du 30 mai au 2 juinàEspaceGO.DANIEL DANIS / Mille anonymes Laisser sa trace PHOTO GAÉTAN GOSSELIN, FOURNIE PAR LE FTA Mille anonymes, de Daniel Danis, raconte l\u2019histoire d\u2019un groupe d\u2019humains qui s\u2019éteint.ALINE APOSTOLSKA COLLABORATION SPÉCIALE CRITIQUE Israël Galván offre un spectacle grandiose comme une épopée, ou un mythe, qui décline en quatre parties son effroi de la mort illustré par notre monde en perdition.Il danse comme on défie le ciel, pour exorciser ses démons et peut-être, à force de coups de talons, de sauts et de postures altières, battre la mort sur son terrain, et renaître.Personne n\u2019avait comme lui porté le flamenco au sublime, en lui étant totalement fidèle par total irrespect; personne n\u2019avait comme lui utilisé le langage du f lamenco pour oser une vision qui s\u2019imprègne chez le spectateur, hypnotisé par le rythme de sa gestuelle pareille à des riffs de mitraillette.El final de este estado de cosas, redux est un rituel auquel il nous convie, entouré de ses chanteurs, musiciens, accessoiristes.Il puise dans l\u2019Apocaplyse selon Saint-Jean un archétype qui lui permet de lier plusieurs visions apocalyptiques : celle du butô japonais, né des cendres d\u2019Hiroshima; celle de la tarentelle italienne qui, en faisant suer, évacue le poison de la tarentule; celle du heavy metal lié aux chants populaires espagnols, les seguiyiras, plaintes gutturales chantées par les femmes.Et puis, il y a la vision de la guerre au Liban, grâce à une vidéo envoyée par la danseuse de flamenco libanaise Yalda Younes, dans laquelle elle reprend les pas appris auprès de Galván sur la «musique» des bombardements israéliens.Galván signe une soirée à sa singulière démesure.DANSE/El final de este estado de cosas L\u2019apocalypse selon Galván JEAN SIAG CRITIQUE On voit tous les jours, dans les journaux ou sur l\u2019internet, des photographies ou des vidéos qui proviennent de pays en guerre : le Congo, le Liberia, le Soudan, l\u2019Irak, l\u2019Afghanistan, pour ne nommer que ceux-là.Mais rarement pense-t-on à celui qui les a prises.Et à ce qu\u2019il a vécu ou ressenti.Encore moins aux cauchemars qui hantent ses nuits.Photog, des Vancouvérois Jay Dodge et Sherry Yoon, s\u2019intéresse justement à ces mercenaires de l\u2019information qui risquent leur vie pour prendre des photos.Non sans conséquence.La pièce documentaire traite de leur difficile retour à la vie «normale», chez eux, dans des pays en paix, où les gens se marient, achètent des maisons, parlent du dernier match de hockey ou du FC Barcelone.D\u2019où leurs brefs passages «à la maison» et leurs retours précipités dans des théâtres de guerre ou de misère humaine, qui deviennent leur vie «normale».Le personnage de Thomas Smith, interprété par Jay Dodge, a été construit en s\u2019inspirant de l\u2019expérience de trois réputés photographes interviewés par les créateurs : Farah Nosh, Michael Kamber et Tim Hetherington, mort le 20 avril dans l\u2019exercice de ses fonctions en Libye.Le spectacle lui est d\u2019ailleurs dédié.Thomas est rapatrié d\u2019Irak, où il se trouve en reportage, pour vider l\u2019appartement dont il a été évincé.C\u2019est le prétexte idéal pour nous raconter ses aventures, rencontres marquantes et autres réflexions sur le métier qu\u2019il exerce.Un homme se fait battre par des miliciens; pendant ce temps, il filme.Mais combien de temps avant d\u2019intervenir ou de filer?Malgré le ton répétitif de ces récits, Jay Dodge incarne avec réalisme ce photographecaméraman au sang froid, mais clairement perturbé par toutes les images qui peuplent son imaginaire.Ce court spectacle documentaire est renforcé par un ingénieux procédé qui consiste à intégrer le comédien à l\u2019intérieur des photographies projetées sur un immense écran placé à l\u2019arrière-scène.Tel un témoin invisible, toujours près de ses sujets.On en ressort avec le sentiment d\u2019avoir partagé une partie de l\u2019intimité de ces anonymes solitaires, qui aimeraient voir les gens s\u2019indigner un peu plus.Ce soir, 19h, Cinquième Salle de la PdA.En anglais seulement.THÉÂTRE / Photog Le coeur derrière la caméra ALEXANDRE VIGNEAULT CRITIQUE Ce n\u2019est peut-être pas du théâtre, mais c\u2019est une bonne histoire, se dit-on en sortant de Bonanza.Essentiellement constituée de témoignages captés par le collectif belge Berlin, l\u2019oeuvre fait le portrait de l\u2019une des plus petites villes des États- Unis.Bonanza n\u2019abrite en effet que sept habitants à temps plein répartis dans cinq maisons.Un paisible refuge?C\u2019est un peu plus compliqué que cela.Il y a des décennies, des milliers de personnes vivaient dans cette ville minière du Colorado.De l\u2019or se trouve toujours dans son sol, mais il est impossible à récupérer, explique Ed, un homme âgé qui vit là depuis des années avec sa femme, Gail.Bonanza est pratiquement devenu une ville fantôme depuis que sa mine n\u2019est plus exploitée.Le collectif Berlin raconte l\u2019histoire des habitants qui restent à l\u2019aide d\u2019images diffusées simultanément sur cinq écrans.Plutôt que de proposer une suite séquentielle, les créateurs déploient le film en multipliant les parallèles et les juxtapositions.Pendant qu\u2019ils laissent vivre un personnage, d\u2019autres prennent la parole et se dévoilent peu à peu.Bonanza, on le constate vite, est peuplé de drôles d\u2019oiseaux.Darva et Shikiah, par exemple, des femmes sans doute à l\u2019orée de la soixantaine qui prétendent sentir l\u2019énergie de la terre.Le plus fascinant, c\u2019est toutefois d\u2019entrer dans l\u2019intimité de ce voisinage et de découvrir l\u2019atmosphère lourde qui y règne.Même si chacun chérit sa solitude, ces gens vivent dans une grande promiscuité: la ville est minuscule et chacun sait toujours ce que font les six autres habitants.Ainsi , ce paradis naturel est un endroit étouffant.Médisance, méfiance, guerres de clans, politicailleries : Bonanza s\u2019avère un fascinant microcosme de la société.Une très bonne histoire avec de bonnes gens et des vilains, que le collectif Berlin raconte avec un doigté qui n\u2019a rien à envier à l\u2019art dramatique.PERFORMANCE / Bonanza Portrait de société ALEXANDRE VIGNEAULT CRITIQUE La nouvelle création de Marie Brassard poursuit une démarche multidisciplinaire déjà marquée par l\u2019onirisme et l\u2019enfance.Micro au poing et air gamin \u2013 elle arbore deux couettes de petite fille \u2013, l\u2019artiste revisite une enfance rêveuse et une jeunesse nourrie aux décibels et aux substances psychotropes dans une autofiction où elle lève le voile sur la part la plus intime de son être : son imaginaire.Moi qui me parle à moi-même dans le futur tient autant du poème immersif que de la séance d\u2019hypnose psychédélique où les mots, les images et les sons se répondent.Marie Brassard prend place au centre de l\u2019espace scénique, entre les musiciens Alexandre St-Onge et Jonathan Parant, et devant un écran sur lequel sont projetées des images abstraites de Karl Lemieux et Philippe Tremblay-Berberi, manipulées, tout comme les éclairages, par Mikko Hynninen.Point de départ : Trois- Rivières, ville natale, lieu d\u2019excitation et de contemplation, premier tremplin vers l\u2019imaginaire.L\u2019artiste revisite souvenirs et chimères, ouvre la porte d\u2019un monde où le temps peut se distendre.Sa voix, ponctuellement trafiquée, prend appui sur des musiques enveloppantes, parfois oppressantes, qui font écho aux épisodes de ce rêve éveillé.L\u2019esprit s\u2019accroche tantôt aux mots, tantôt aux images ou aux sons, vogue et divague parfois.Le plus touchant dans cette oeuvre qu\u2019on reçoit presque davantage avec le corps qu\u2019avec l\u2019intellect, c\u2019est qu\u2019elle rappelle l\u2019importance fondamentale de l\u2019imaginaire dans notre identité.Plus que la somme de nos souvenirs et de nos expériences, nous sommes le produit des images et intuitions que nous conservons en nous.Ainsi, c\u2019est sonmoi intime que révèleMarie Brassard.Un univers auquel on donne un sens en lui accolant nos propres images intimes.C\u2019est le paradoxe de cette rencontre d\u2019une rare intimité.Ce soir, 21h, à l\u2019Usine C.THÉÂTRE / Moi qui me parle à moi-même.D\u2019une rare intimité Galván danse pour exorciser ses démons et, peut-être, battre la mort.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 3 0 M A I 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 5 VIVRE MODE SÉDUCTION NOUVEAUX SACS À MAIN CHANEL LES HOMMES TRISTES SÉDUISENT Les hommes heureux attirent moins les femmes que les hommes tristes, conclut une étude réalisée par des chercheurs de l\u2019Université de la Colombie-Britannique.Dans le cadre de l\u2019enquête, plus de 1000 personnes ont observé des centaines de photographies d\u2019hommes et de femmes souriant, exprimant de la fierté ou affichant un air honteux.Les femmes ont affirmé être plus attirées sexuellement par les hommes à l\u2019air fier et puissant, ou par ceux qui semblaient maussades et honteux, que par ceux qui paraissaient heureux et souriants.Par contre, les hommes ont placé les femmes qui semblaient heureuses au sommet de leur palmarès.Une coauteure de l\u2019étude, Jessica Tracy, a fait valoir que de nombreux exemples à travers les années prouvaient que les femmes sont particulièrement attirées par les «mauvais garçons», citant l\u2019acteur James Dean ou encore le personnage d\u2019Edward de la saga Twilight, qui séduisent particulièrement les femmes.«On sait depuis longtemps que les femmes sont attirées par les mauvais garçons, alors à cet égard, les résultats ne sont pas surprenants», a indiqué la chercheuse.Mais le fait que les hommes souriants semblent «désespérés» ou trop disponibles aux yeux de la gent féminine a surpris Mme Tracy et son coauteur, Alec Beall.\u2014 La Presse Canadienne Sacs de la collection Boy de Chanel PHOTO CHANEL ELSA VECCHI COLLABORATION SPÉCIALE Brun, le regard vert émeraude, fils du fondateur d\u2019Aldo, raconte le projet de l\u2019enseigne Locale : «L\u2019idée de départ était de trouver l\u2019équilibre entre l\u2019art et le commerce, commence le directeur de création et directeur général du marketing du groupe Aldo, c\u2019est-à-dire de vendre une sélection de chaussures multimarques pour femmes et hommes et d\u2019accessoires, dans un cadre où l\u2019art est mis en avant.Dans nos neuf boutiques Locale, au Québec, en Ontario et en Alberta, nous exposons donc un artiste local émergent.» À Montréal, le choix s\u2019est porté sur les oeuvres photographiques de Jamie Campbell.À Toronto, les oeuvres de Jessica Eaton sont mises en valeur et, à Calgary, ce sont celles d\u2019Amalie Atkins.À l\u2019issue d\u2019une entente avec le Musée des beaux-arts de Montréal, l\u2019un des 10 artistes présentés en cours d\u2019année chez Aldo décrochera une bourse de 20 000$ et le privilège d\u2019être exposé au nouveau pavillon d\u2019art canadien de l\u2019institution de la rue Sherbrooke Ouest.Locale, nouveau mécène, privilégiant la mise en avant d\u2019artistes prometteurs?Cela y ressemble franchement.Pourtant, rien de muséal dans la boutique du 770, rue Sainte-Catherine O., comme dans toutes les autres d\u2019ailleurs (à Montréal, il y en a deux autres, à la place Montréal Trust et au centre Rockland, et sur la Rive- Sud, on trouve une boutique au Mail Champlain).Ici, il est avant tout question de trouver chaussure à son pied! «C\u2019est une magnifique façon de se démarquer de la concurrence mondiale féroce », analyse Douglas Bensadoun.Alors, parlons chaussures.Un tour du magasin nous a donné à voir des ballerines de la marque espagnole Pretty Ballerinas, des baskets de chez Lacoste, des Birkenstock, des modèles de Marc By Marc Jacobs\u2026 sans oublier la collection éponyme, signée Locale, qui propose une sélection branchée mais sans excès, mode mais pas trop pointue.Myriam Maguire, responsable du design des produits, explique: «Ici, il n\u2019y a pas de talons qui dépassent six pouces.Le confort domine, ce qui ne veut pas dire que nous ne répondons pas aux exigences stylistiques de la saison.Notre cible, ce sont les 25-55 ans!» Mais il n\u2019y a pas que ces considérations marketing pour faire vibrer Douglas Bensadoun.Pour lui, cette idée d\u2019un pont à jeter entre commerce et art est primordiale.Il voudrait que son projet soit fédérateur, qu\u2019il permette aux commerçants de comprendre que l\u2019on fait tous partie d\u2019une communauté intellectuelle et artistique.Pour promouvoir cette façon de voir les choses, il a adopté plus d\u2019une stratégie : outre les photos exposées au mur de la boutique, il y aussi ce coin salon où l\u2019on peut symboliquement prendre place quelques minutes pour faire circuler le regard, ou encore un mur qui fait office de babillard communautaire.Autant de symboles venant nourrir le concept avec, en point d\u2019orgue, le magazine semestriel maison intitulé L, grand format, papier épais, mettant en avant la communauté artistique établie ou émergente de Montréal.Le tout dirigé artistiquement par Reanna Evoy, ancienne du magazine En Route, qui travaille main dans la main avec Douglas Bensadoun.«Ma passion est de travailler avec des artistes », souligne M.Bensadoun, qui n\u2019en est pas à sa première collaboration avec eux.Aldo a ainsi déjà fait appel au photographe très sulfureux Terry Richardson pour une campagne mettant en vedette le mannequin Jessica Stam.Un choix un peu risqué qui n\u2019a eu que du bon, raconte M.Bensadoun.«Quand notre choix s\u2019est porté sur lui, il y a trois ans, c\u2019était au moment où son style personnel devenait acceptable par la masse tout en étant respecté par l\u2019élite, c\u2019était le parfait timing.Il a permis aux gens de comprendre qui nous sommes vraiment dans l\u2019entreprise, des gens cool!» Une perception qu\u2019Aldo compte bien entretenir.Magasin Locale d\u2019Aldo à la Place Montréal Trust.PHOTOS FOURNIES PAR ALDO Douglas Bensadoun, directeur du marketing de la chaîne de magasins de souliers Aldo.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Le géant Aldo, leader sur le marché de la chaussure au Canada, a fait le pari depuis neuf mois d\u2019une nouvelle enseigne nommée Locale.À trois jours de l\u2019ouverture officielle de la boutique phare rue Sainte- Catherine, à Montréal, nous avons rencontré Douglas Bensadoun, l\u2019un des piliers de l\u2019entreprise.Faire d\u2019un sac ordinaire celui que toutes les femmes s\u2019arrachent, un objet de convoitise comme l\u2019Alexa de Mulberry ou le Kelly d\u2019Hermès, n\u2019est pas une mince affaire.C\u2019est pourtant ce que vise Chanel en lançant sa nouvelle gamme, baptisée Boy.Karl Lagerfeld vient de l\u2019annoncer: cette nouvelle collection jouera sur l\u2019androgynie et puisera aux sources de la maison en s\u2019inspirant d\u2019une gibecière que Coco Chanel aimait porter.«Chanel faisait des robes à partir de sous-vêtements masculins, a expliqué le créateur.Elle avait cette attitude très garçonne, c\u2019est même l\u2019esprit de Chanel.C\u2019est Boy Capel, le grand amour de sa vie, qui le lui avait transmis.» D\u2019où le nom de cette collection, Boy, et le fait qu\u2019il cadre parfaitement avec la fascination actuelle du monde de la mode pour l\u2019ambiguïté sexuelle.En vente à partir de septembre, ces nouveaux sacs seront offerts en cuir rouge, gris et ivoire, à des prix allant de 2500$ à 4300$.\u2014 Agence France-Presse LE PARI «LOCALE» D\u2019ALDO llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 3 0 M A I 2 0 1 1 "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.