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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
J. Mon toit - gourmand
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2011-07-09, Collections de BAnQ.

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[" PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE Lors de la rénovation de cette résidence située dans le quartier Village Shaughnessy, à Montréal, les architectes de l\u2019agence Lafontaine Langford ont intégré un cabanon à deux portes doubles bardées de cèdre sous la terrasse, côté ruelle.MONTOIT www.montoit.ca GOURMAND UN CHEF AU JARDIN PAGES 7 À 9 CABANON CAMÉLÉON Inséré sous la terrasse ou intégré à la clôture ?Un cabanon peut-il se fondre dans l\u2019environnement ?Mieux, rehausser une cour ?Comment le rendre à la fois chaleureux et contemporain ?Deux architectes ont repensé l\u2019incontournable abri de jardin et nous révèlent leur stratégie.UN REPORTAGE DE LUCIE LAVIGNE EN PAGES 4 ET 5 CUISINE D\u2019ÉTÉ VOTRE DISTRIBUTEUR DE BIÈRE EN FÛT PAGE 2 RANGEMENT LE VÉLO À LA MAISON PAGE 3 Support en bois recyclé conçu par Matthew Hornland.EXPERTS Accédez aux sites web de nos experts sur montoit.cyberpresse.ca/experts HABITATION Lisez les présentations spéciales sous la rubrique Habitation sur montoit.cyberpresse.ca/habitation/presentation-speciale CONSEILS Consultez la section Conseils de la rubrique Habitation sur montoit.cyberpresse.ca/habitation/conseils MONTRÉAL SAMEDI 9 JUILLET 2011 Bureau des ventes MAINTENANT OUVERT 3730, boul.Saint-Elzéar Ouest, Laval L\u2019ADRESSE DE PRESTIGE À LAVAL ÉLÉGANCE INTEMPORELLE ET LUXE DE L\u2019ESPACE À PARTIR DE 299000$ essencedevivre.com 1855 5LIVING MON TOIT INSPIRATIONS RECHERCHE : JOHANNE GOBEIL, jgobeil@lapresse.ca DE GAUCHE À DROITE : 1 Pichet Aqua de Guzzini, 37$.Boutique 1101 2 Pichet clair Reflexion, 17,98$.Stokes 3 Verre Old Fashion clair Reflexion, 3,98$.Stokes 4 Verre Aqua de Guzzini, 7$.Boutique 1101 5 Distributrice à boisson à rayures d\u2019été, 79,95$.Pier 1 6 Bouteille Giara rouge, 1 litre, 10,50$.Zone 7 Pichet Two Tone de Guzzini, 33$.Boutique 1101 Laurier.Jolis pichets ! Il fait chaud, on fait des limonades pour étancher la soif ! On la sert sur la terrasse, mais toujours avec style ! 1 2 3 4 5 6 7 DANIELLE BONNEAU Jusqu\u2019où peut-on aller pour profiter au maximum de l\u2019été?Il ne semble pas y avoir de limite! Pour les grands amateurs de bière, par exemple, certains fabricants d\u2019électroménagers comme Marvel , Viking et Danby ont mis au point des distributeurs de bière en fût qui vont à l\u2019intérieur ou même à l\u2019extérieur.Ces appareils réfrigérants de 24 pouces de largeur peuvent contenir un demi ou un quart de fût.La bière coule d\u2019un robinet surélevé activé par une manette, comme dans un bar.Populaires ailleurs en Amérique du Nord, ils se vendent toutefois peu au Québec, constate Luc Massie, directeur des ventes des magasins JC Perreault.«Une fois le tonneau ouvert, il faut consommer le contenu à l\u2019intérieur d\u2019une période d\u2019environ 20 jours, sinon la bière devient fade, dit-il.Et il faut faire emplir une bonbonne de CO2, puisqu\u2019il faut une pression pour reproduire l\u2019effet de la broue.Nous offrons ces appareils, mais ce ne sont pas des articles convoités.» Aut re défi : t rouver un endroit où s\u2019approvisionner en bière.«Au Québec, les consommateurs peuvent difficilement acheter des demibarils de bière, souligne Louis Bernet, directeur de comptes pour l\u2019ouest du Québec, pour la société Aga Marvel.Les tonneaux en acier inoxydable sont destinés aux bars et aux restaurants.Il faut se rendre en Ontario.» Quelques clients dans la région de Drummondville, qui reçoivent souvent des invités, ont récemment fait installer un distributeur de bière en fût dans leur cuisine extérieure, fait pourtant remarquer Maude Dufour, responsable du développement des affaires chez Viking Canada.«Ils peuvent commander des demibarils dans des bars du coin», précise-t-elle.Autre solution: faire soimême sa bière.Cette activité est en croissance, constate Anik Vigneault, propriétaire du magasin La Cachette du Bootlegger, à Baie-D\u2019Urfé.Elle vend de plus en plus de systèmes de bière en fût à des clients qui réalisent leur propre bière.Le coût?Environ 300$ (appareil réfrigérant non inclus).On se trouve dans un autre De la bière en fût dans le confort de sa cour PHOTO FOURNIE PAR VIKING CANADA Certains amateurs de bière qui reçoivent fréquemment des invités vont jusqu\u2019à installer un distributeur de bière en fût dans leur cuisine extérieure.Ce modèle Viking coûte environ 4000$.univers.Les consommateurs qui se procurent les distributeurs de bière en fût Danby, Marvel ou Viking, en effet, sont prêts à dépenser 1000$, 2800$ et même 4000$, selon les marques, les modèles et leur résistance aux intempéries (lorsque les appareils sont installés à l\u2019extérieur).Or plusieurs clients qui s\u2019équipent d\u2019un système de bière en fût percent des trous dans des réfrigérateurs conventionnels pour obtenir le résultat désiré, révèle Mme Vigneault.Ils percent un trou dans la porte, pour le robinet, et un autre sur le côté pour relier la bonbonne de gaz, située à l\u2019extérieur, aux fûts à l\u2019intérieur.«On peut mettre deux ou trois fûts à l\u2019intérieur, alimentés par le même régulateur, précise-t-elle.Ce sont des fûts de 19 litres, qui correspondent environ à un demi-baril.On peut servir, avec chacun, environ 40 grands verres de bière.Il faut dire que la bière faite maison, non filtrée, connectée à une bonbonne de gaz carbonique, conserve son goût pendant plusieurs mois.» PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE ADRESSES Boutique 1101 (www.1101laurier.com) Stokes (www.stokesstores.com) Pier 1 (www.pier1.ca) Zone (www.zonemaison.com) llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 M O N T O I T L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 9 J U I L L E T 2 0 1 1 BUREAU DES VENTES Coin sud-est de Jean-Talon/Saint-André, Montréal Lundi, mardi et mercredi: 16h30 - 19h00 Samedi et dimanche: 13h00 - 16h00 loftsmtl.com/st-andre Équipe Georges Bardagi Remax Du Cartier GB T 514 271 2131 > NOUVEAU VILLERAY! 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Les cyclistes le savent trop bien : se garer en ville n\u2019est pas un cassetête réservé aux automobilistes.Quelques conseils pour ranger avec soin \u2013 et non sans style \u2013 sa petite reine chez soi.VIOLAINE BALLIVY Bien sûr, l\u2019option la plus simple est de verrouiller son vélo aux barreaux d\u2019une clôture en fer forgé ou au poteau de signalisation de la Ville le plus près.Mais parce que toutes les maisons n\u2019en sont pas pourvues \u2013 ou que l\u2019offre ne suit plus l\u2019augmentation du nombre de cyclistes à la même adresse \u2013, voilà maintenant qu\u2019on propose aux cyclistes d\u2019installer leurs propres stationnements à l\u2019avant ou à l\u2019arrière de leur maison.Comme les commerçants le font pour leurs clients ou les entreprises pour leurs employés.« Si on veut pouvoir utiliser son vélo le plus souvent possible pour se déplacer, il faut qu\u2019il soit facilement accessible, sinon on se décourage rapidement », rappelle Suzanne Lareau, porte-parole de Vélo Québec.On oublie, donc, l\u2019option de ranger matin et soir la bécane dans le sous-sol\u2026 La Maison des cyclistes, à Montréal, offre trois modèles différents de supports permanents pouvant loger de deux à sept vélos, très similaires à ceux installés par la Ville dans les principales artères et les parcs.Ils peuvent être ancrés directement dans une dalle de béton déjà existante, une surface asphaltée ou gazonnée.La Maison des cyclistes vend les ancrages et d\u2019autres accessoires (mèches, douilles, écrous, etc.) nécessaires à la pose, mais n\u2019offre pas de service d\u2019installation.Comptez de 500$ à 700$ au total.«Cela peut paraître cher à l\u2019achat, mais on aura l\u2019esprit tranquille pour au moins 15 ans.Et on peut se cotiser entre propriétaires d\u2019un même condo pour amortir les frais», note Mme Lareau.L\u2019e nt re pr i s e de Col ombi e - Britannique Reliance Foundry Bike Parking (www.bike-parking.ca) offre de son côté un large éventail de supports dont la silhouette, en « i », a l\u2019avantage de prendre peu de place.On n\u2019y range toutefois que deux vélos.Leur coût varie de 205$ à 495$, auquel il faut ajouter les frais de livraison.Ces modèles permettent tous de verrouiller le cadre et une roue du vélo à l\u2019aide d\u2019un cadenas en U, la règle en or pour éviter les vols.Dans la maison\u2026 avec style Ranger son vélo à l\u2019intérieur se révèle nettement moins coûteux: on peut se procurer à partir de 9,99$, dans les quincailleries et les marchands de sport (Canadian Tire et La Cordée, entre autres), des crochets permettant de fixer son vélo au mur, au plafond ou sous un escalier, par exemple, pour dégager le plancher.Il suffit de faire preuve d\u2019un peu d\u2019ingéniosité pour l\u2019installer de manière à ce qu\u2019il reste facile d\u2019accès\u2026 et s\u2019assurer de fixer le crochet solidement sur un montant ou une poutre! On optera pour un modèle recouvert d\u2019une membrane de plastique pour protéger la peinture, mais n\u2019ayez crainte: on assure dans les ateliers vélos de La Cordée et du Yéti que les cadres des vélos du commun des mortels ne souffriront pas d\u2019être suspendus et soumis à l\u2019épreuve de la gravité.C\u2019est simplement parce qu\u2019il est plus facile de faire basculer le vélo en le tenant par la selle qu\u2019on suggère souvent d\u2019accrocher son vélo par la roue d\u2019en avant.Mais pour quelques dollars de plus, on peut trouver beaucoup plus original.Des ébénistes ont créé des modèles en bois fabriqués à la main pour transformer l\u2019utile en décoratif.L\u2019Américain Chris Brigham a des versions en bois massif, en noyer ou en frêne, aux lignes épurées et pourvus d\u2019une tablette permettant de ranger quelques essentiels (casque, gants, lunettes, etc.), voire des livres, des plantes ou des bibelots (theknifeandsaw.com, de 270$ à 300$, plus 40$ de frais de livraison).Porté par des valeurs écologistes, Matthew Hornland crée à Vancouver les siens sur mesure à partir de retailles de bois d\u2019une dizaine de centimètres fixées irrégulièrement sur un petit caisson.Chacun est unique.(De 65 à 95$, plus les frais de livraison de 30$ environ.cantileverandpress.com) Plus ludique, avec ses couleurs vives (blanc, vert, orange) et son allure de pot de fleurs, le britannique Cycloc a été choisi par le Time Magazine parmi les meilleurs produits de l\u2019année en 2006.Sa version noire est fabriquée à 100% de plastique recyclé.(Comptez environ 90$, plus les frais de livraison.Offerts sur commande dans certaines boutiques de vélo du Canada.www.cycloc.com) Enfin, parce que le vélo se pratique souvent en duo, mais rarement en tandem, plusieurs modèles permettent de placer deux vélos l\u2019un au-dessus de l\u2019autre sur un même mur, à l\u2019horizontale (trois produits de marque Swagman et Delta sont offerts chez MEC, de 70$ à 120$) pour économiser le plus d\u2019espace possible.Des solutions pour le vélo à la maison «Si on veut pouvoir utiliser son vélo le plus souvent possible pour se déplacer, il faut qu\u2019il soit facilement accessible, sinon on se décourage rapidement .» \u2014 Suzanne Lareau, porte-parole de Vélo Québec PHOTO FOURNIE PAR CHRIS BRIGHAM Le support \u2013 en chêne \u2013 de Chris Brigham permet à la fois de dégager le vélo du sol et d\u2019installer au mur quelques livres, accessoires de vélo ou bibelots.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 9 J U I L L E T 2 0 1 1 M O N T O I T 3 C\u2019est iCi que Le CONDO uRBAiN se RÉiNVeNte.Métro Crémazie, aut.40-15-19, BiXi® 210 unités \u2013 piscine, gym, sauna, spa Aspirant LeeD®, parc de 25 000 pi2 Atelier de vélo, stationnement, piste cyclable À partir de 183 000 $.Livraison été 2012.un projet du Groupe immobilier Van Houtte Bureau des ventes 560, boul.Crémazie est 514 384 2223 liguori.ca VILLERAY PREND TOUT SON SENS.PRÉseNtAteuR AssOCiÉ DÉJÀ 33 % VENDU Condos riverains À partir de 269 000$ (incluant taxes et garage intérieur) élégance intimité design Nouveau projet à L\u2019Île-des- Soeurs MON TOIT LUCIE LAVIGNE Vélos, tondeuse mécanique, jouets, meubles de jardin.Alexandre Blouin en avait assez de ranger les objets saisonniers de la famille au sous-sol.Solution?Un cabanon.Mais pas question pour cet architecte d\u2019opter pour une remise conçue indépendamment de son environnement.Il préfère l\u2019insérer dans la clôture \u2013 qu\u2019il devait refaire de toute façon \u2013 de sa propriété, située à Montréal.Avec l\u2019aide de son père, il vient de terminer un tandem clôture-cabanon au style minimaliste et chaleureux.«Nous avons intégré la remise le long d\u2019une portion de la clôture afin de limiter son impact visuel, explique l\u2019architecte associé de l\u2019agence Blouin Tardif architecture-environnement.L\u2019objectif était de produire un ensemble harmonieux qui rehausserait la qualité de la cour arrière.» Un seul matériau, du cèdre rouge noueux, a été utilisé.Ainsi, une unité graphique a été produite et la remise se fond dans la composition.Enveloppés de bois, les trois pans de la clôture contribuent à faire du jardin une « pièce » supplémentaire à ciel ouvert.QUAND LA CLÔTURE PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE L\u2019architecte paysagiste Nicolas Noël Ménard, de Vertige paysage, a participé à l\u2019aménagement de ce jardin urbain.Il a notamment installé trois dalles de granit pour signaler l\u2019entrée du cabanon et planté un févier de type Sunburst (au premier plan sur la photo).«Il filtre délicatement la lumière sans la bloquer, ses petites feuilles en grappes se ramassent facilement, l\u2019automne, et il est résistant à la pollution urbaine», précise-t-il.CONSTRUCTIONEN HUIT ÉTAPES L\u2019architecte a d\u2019abord consulté le règlement sur les clôtures et les règles concernant les 1 dépendances, cabanons et remises de l\u2019arrondissement qu\u2019il habite, le Plateau-Mont- Royal.En raison de la superficie plutôt modeste de sa remise (6,5 m2 ou 70 pi2), il n\u2019a pas eu à demander un permis.Des pieux vissés ont permis d\u2019ancrer le cabanon et la clôture.Celle-ci fait 2 m de 2 hauteur.Les fondations de la remise (1,5 m sur 4,3 m) sont constituées de pierre concassée et 3 compactée.Des dalles de béton préfabriquées forment le plancher.Les interstices ont été comblés avec de la poussière de roche.Un écart d\u2019environ 8 cm sépare le bas des murs du dallage.Ainsi, il n\u2019y a aucun contact entre le bois et le sol.Cet espace a été drapé d\u2019un treillis métallique afin d\u2019éviter que des animaux ne se réfugient dans l\u2019abri.«Je n\u2019ai pas aménagé de plancher surélevé afin de rendre le cabanon complètement 4 étanche, car cela aurait gonflé la note.Sans compter que je n\u2019avais besoin que d\u2019un simple espace de rangement », justifie Alexandre Blouin.! Le cabanon possède un toit légèrement en pente.Sa 5 hauteur au point le plus élevé est de 2,7 m et le mur situé sur la ligne de propriété est couvert de fibrociment, un matériau qui présente une résistance au feu.Avec l\u2019accord du voisin, un écran d\u2019intimité possédant la même hauteur que celle du cabanon termine la course de la clôture jusqu\u2019à la façade arrière de la maison de l\u2019architecte.Le bardage de la clôture est à l\u2019horizontale alors que 6 celui du cabanon est à la verticale.Cet aménagement dynamise les lieux et différencie les deux assemblages.Notez: le cèdre n\u2019était pas sec lors de la pose.Certaines planches risquent donc de gauchir.D\u2019où la présence d\u2019un espacement entre les lames.Aussi, des planches supplémentaires ont été prévues afin de remplacer celles qui se seraient déformées.La porte (de 1,8 m de largeur) du cabanon coulisse 7 sur un rail traditionnellement utilisé pour les portes de grange.Celui-ci se trouve à l\u2019intérieur de la remise.Un anneau encastré fait office de poignée.La portion de la clôture donnant sur la ruelle a été 8 tapissée de cèdre de part et d\u2019autre et l\u2019espace (6 mm) entre les planches de chaque plan a été décalé.Ainsi, les passants ne peuvent épier les occupants par les «fentes » de la clôture.Aucun enduit protecteur n\u2019a encore été appliqué sur le cèdre.Coût de construction de ce cabanon contemporain : environ 25$ le pied carré, en excluant la main-d\u2019oeuvre, mais en incluant les matériaux, les fondations, la structure, la membrane d\u2019étanchéité posée sur les murs et la toiture.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 M O N T O I T L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 9 J U I L L E T 2 0 1 1 MON TOIT !La famille de l\u2019architecte Alexandre Blouin peut accéder à la ruelle grâce à une porte coulissante de 1,2mde largeur, fixée à la clôture.Comme pour la porte de la remise, située à gauche, un rail traditionnellement utilisé pour les portes de grange a été privilégié.Détail : cette portion de la clôture a été tapissée de cèdre de part et d\u2019autre et l\u2019espacement entre les planches de chaque plan a été décalé.Ainsi, les passants ne peuvent épier les occupants par les fentes.@ Avec l\u2019aide de son père, Alexandre Blouin vient de terminer la construction d\u2019un cabanon de 1,5msur 4,3 m (5 pi sur 14 pi) dans la cour de sa propriété du Plateau-Mont-Royal, à Montréal.Cet abri de jardin au style minimaliste a été intégré à la clôture.Observez : le bardage en cèdre rouge de la clôture est à l\u2019horizontale alors que celui du cabanon est à la verticale.Cet aménagement dynamise l\u2019ensemble et différencie les deux assemblages.PHOTOS ALAIN ROBERGE, LA PRESSE CACHE UN CABANON Ni vu ni connu Avouez qu\u2019il faut examiner attentivement la propriété publiée à la une du cahier pour déceler son cabanon.Parfaitement intégré, il passe complètement inaperçu ! C\u2019était d\u2019ailleurs la volonté des architectes de l\u2019agence Lafontaine Langford.Ces derniers ont inséré la remise sous la terrasse, côté ruelle, d\u2019une ancienne résidence qu\u2019ils ont rénovée au début des années 2000.Lors du réaménagement de l\u2019arrière, ils ont privilégié des matériaux qui assurent une pérennité aux travaux.Du cuivre étamé a été sélectionné en guise de parement et le garde-corps est constitué de panneaux grillagés en acier galvanisé.Les deux portes doubles et opaques (A) du cabanon, le panneau fixe (B) situé entre elles ainsi que la porte (C) permettant d\u2019accéder à la terrasse ou au sous-sol \u2013 et qui comporte un vitrail récupéré en guise de fenêtre \u2013 sont en cèdre.Pourquoi ce bois ?«D\u2019abord, il est très durable.Ensuite, il procure un caractère résidentiel et un effet apaisant à l\u2019ensemble », justifie l\u2019architecte Richard Lafontaine.Notez que les portes doubles possèdent des charnières robustes, mais sont dépourvues de poignée.À la place, une serrure lisse a été privilégiée.«Aucune tentative d\u2019effraction n\u2019a été observée, car les signes traditionnels associés au cabanon contenant divers accessoires et outils sont annulés, explique M.Lafontaine.Le message est neutre, car le design est dépouillé et il se fond dans la composition de la façade », ajoute-t-il.Dans cette remise pourvue d\u2019étagères et consacrée au rangement des vélos, la hauteur libre n\u2019est que de 1,5 m (5 pi).Cela est dû à la présence d\u2019un long bac à végétaux encastré dans la terrasse.La largeur de cet abri est de 4,6 m (15 pi) et son sol est composé de pavés de béton, posés sur une membrane géotextile.\u2014 Lucie Lavigne «Dans les nouveaux projets résidentiels de banlieue, les propriétaires achètent souvent un cabanon à la hâte, avant même de planifier l\u2019aménagement de la cour, ce qui est dommage, observe Nicolas Noël Ménard, architecte paysagiste et propriétaire de Vertige paysage.Dans ce cas, enchaîne-t-il, la meilleure solution réside dans le camouflage à l\u2019aide de végétaux.L\u2019idée n\u2019est pas de dissimuler complètement le cabanon existant, mais d\u2019atténuer sa présence.Ainsi, il attirera moins l\u2019attention.» Dans le cas d\u2019un grand terrain boisé, il existe plusieurs astuces, dont l\u2019aménagement d\u2019un sentier en direction de la remise.«Nous créons alors une promenade, voire un événement dans le jardin», explique le spécialiste.Du côté de la banlieue PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE «Il faut compter un minimum de 60$ le pied carré pour construire un cabanon contemporain sur mesure, en incluant les matériaux, la main-d\u2019oeuvre, les fondations, la structure, la toiture, l\u2019électricité et des ouvertures vitrées», calcule l\u2019architecte Richard Lafontaine.@ A BB A C llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 9 J U I L L E T 2 0 1 1 M O N T O I T 5 G R I F F I N T O W N Condos urbains Cour Intérieure Piscine sur le toit Gym 5 1 4 .8 2 2 .2 8 8 8 mongr iffintown.com MON TOIT Heureusement que les merles d\u2019Amérique se plaisent toujours dans mon jardin.PHOTO PIERRE McCANN, LA PRESSE PHOTOS PIERRE GINGRAS, LA PRESSE Cultivé depuis des siècles, Trifolium rubens est d\u2019un beau rouge foncé.Le trèfle décoratif avant d\u2019atteindre sa pleine maturité.Espérons que certains crocosmias échapperont aux ravages des écureuils.PHOTO PIERRE McCANN, LA PRESSE PHOTO BRIAN DONELLY Un bonsaï réalisé par Brian Donelly avec un thuya sauvage.LE TOUR DU JARDIN PIERRE GINGRAS JARDINER Voilà trois ans que je fais pousser du trèfle dans mon jardin.Sans aucune invasion, rassurezvous.Il se marie joliment avec les autres compagnes de la platebande, apportant une touche champêtre.Il ne s\u2019agit évidemment pas du petit trèfle blanc, celui que l\u2019on trouve dans le gazon, souvent envahissant, mais qui fixe l\u2019azote de l\u2019air dans le sol en plus d\u2019ajouter au tapis vert de jolies fleurs blanches prisées par les insectes pollinisateurs.S\u2019il existe une vingtaine d\u2019espèces de trèfles originaires d\u2019un peu partout sur le globe, exception faite de l\u2019Australie et de la Nouvelle-Zélande, une seule d\u2019entre elles semble être utilisée dans le jardin floral.Et cela, depuis le\u2026 XIe siècle.Trifolium rubens, de son nom scientifique, est un trèf le vivace originaire d\u2019Europe, de l\u2019Espagne et la France jusqu\u2019au centre de la Russie, Il produit de jolis épis verdâtres duveteux qui se colorent peu à peu de rose, de rouge ou de mauve en commençant par les fleurs du bas.En français, on parle du trèfle pourpre ou rouge (rubens veut dire rouge), de queue de renard et aussi de trèfle géant, une appellation qui lui convient d\u2019autant plus que c\u2019est la plus grande de toutes les espèces avec ses quelque 60 cm de hauteur.Comme tous les membres de la famille, chaque feuille est composée de trois folioles, bien que chez plusieurs autres trèfles, la règle compte parfois des exceptions.La floraison, qui débute vers la mi-juin, peut s\u2019étaler sur plusieurs semaines.Les hampes florales conviennent bien dans les agencements de fleurs coupées.Avec ses belles touffes de 60 cm de largeur, Trifolium rubens exige le plein soleil (six heures et plus d\u2019ensoleillement) et un sol ordinaire bien drainé.Il est rustique en zone 4 et probablement en climat plus froid.La plante n\u2019est pas envahissante, mais elle pourra donner des rejetons si les fleurs fanées ne sont pas éliminées.On pourra se procurer ce trèfle encore méconnu chez les bons pépiniéristes.Il est aussi possible d\u2019acheter des semences par l\u2019internet.Pour obtenir une première floraison estivale, on sème à l\u2019intérieur à partir de janvier ou février et on transplante les plants à l\u2019extérieur en mai à 50 cm les uns des autres.UN TRÈFLE GÉANT LES OISEAUX SE FONT ATTENDRE Les oiseaux sont souvent les premiers à tirer profit du jardin en mangeant les fruits des arbres ou des plantes, en logeant dans les arbustes ou encore en se baignant dans le bassin d\u2019eau.Je me souviens du jour où j\u2019ai actionné la pompe de mon bassin d\u2019eau entouré de plantes sauvages.Des dizaines d\u2019oiseaux sont venus s\u2019y baigner, pour mon plus grand plaisir.Un spectacle qui dure toute la belle saison.Malheureusement, certains oiseaux ne sont plus au rendez-vous.J\u2019observe toujours les merles en compagnie des chardonnerets jaunes et des roselins familiers attirés ces temps-ci par la mangeoire à chardon.Mais contrairement aux derniers étés, les moqueurs chats sont absents, les parulines peu nombreuses et l\u2019oriole de Baltimore est disparu aussitôt apparu.Les habituels jaseurs du Canada n\u2019ont pas encore donné signe de vie.Même les moineaux sont devenus rares.Heureusement, deux ou trois carouges, des quiscales bronzés et quelques cardinaux nichent dans le coin et un couple de geais bleus a donné deux petits.Quant aux hirondelles qui profitaient de mes nichoirs et même de ma grange, c\u2019est la désolation.Non seulement elles sont disparues, mais je n\u2019en ai vu qu\u2019une seule dans mon environnement immédiat depuis le début de l\u2019été.Imaginez, une seule dans le ciel autour de la maison alors qu\u2019il y a trois ou quatre ans, on ne pouvait les compter.Je parle des hirondelles noires, des hirondelles bicolores et des hirondelles des granges.Incroyable ! Il semble que la baisse des populations d\u2019insectes volants soit en cause, un phénomène continental attribuable notamment à l\u2019usage des insecticides en agriculture.Dans les autres cas, les modifications des habitats seraient en cause.LES BONSAÏS EN VEDETTE À SAINTALPHONSE Les amateurs de bonsaïs et ceux qui veulent en savoir plus sur cet art millénaire sont invités à participer à l\u2019Expobonsaï 2011, organisé par la Société de bonsaï et penjing du Québec, aujourd\u2019hui et demain, à Saint-Alphonse-de- Rodriguez, dans Lanaudière.Vous pourrez admirer quelques- uns des plus beaux spécimens de la collection du Jardin bota n ique de Montréal, en plus d\u2019assister à un concer t de musique japonaise et à une cérémonie du thé.Et si le coeur vous en dit, vous pourrez réaliser votre tout premier bonsaï.Rendez-vous à la pépinière Gros-Bec, 40, rue Imbault.Les frais sont de 6$ pour le week-end.(www.bonsaiduquebec.com) LES JARDINS DE ROSEMÈRE Rosemère organise pour la 12 années consécutive sa tournée des jardins secrets.L\u2019activité qui a lieu demain permet de visiter une dizaine de jardins privés.Les frais de 15$ (25$ pour deux personnes) sont versés entièrement à un organisme de répit qui vient en aide aux parents vivant avec un enfant handicapé.Le point de départ est la gare municipale, au 287, boulevard Grande-Côte.La tournée commence à 9h30 et se termine à 16h30.(De l\u2019autoroute des Laurentides, prendre la sortie pour Boisbriand, en direction est, sur le boulevard Grande-Côte.La gare se trouve du côté gauche près du boulevard Labelle.) UNE PREMIÈRE À SAINT-SAUVEUR L\u2019homme d\u2019affaires François Marcil, de Saint-Sauveur, a décidé lui aussi d\u2019ouvrir son jardin au public afin de recueillir des fonds pour la Société Alzheimer des Laurentides ou encore pour la section de Saint-Jérôme de la Société canadienne du cancer.La visite dure environ 2h30 et regroupe un maximum de 20 personnes à la fois.D\u2019une superficie considérable, le jardin compte plus de 1000 rosiers, quelque 5000 vivaces, arbres fruitiers et pins deux fois centenaires dans un décor forestier où l\u2019on trouve cascades naturelles et ruisseau.Les dons peuvent varier de 25 à 50$.Réservations : 450-337-2628, poste 5260 ou par courriel : jardindefrancois@marcilcdr.com ENCORE LES ÉCUREUILS ! L\u2019automne, ça va ! Je me suis habitué à leurs dégâts.Je ne plante presque plus de bulbes.Mais l\u2019été, je rage.En dépit de tous les répulsifs utilisés, rien n\u2019y fait.Méthode plus radicale à l\u2019étude\u2026 S\u2019amusant follement dans le potager, deux jeunes écureuils ont dévoré et déchiqueté un plant de maïs décoratif de 1,5 m en un temps record.Les tiges des crocosmias et des cannas, sur le point de fleurir, ont aussi été coupées.La patience du jardinier est mise à rude épreuve.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 M O N T O I T L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 9 J U I L L E T 2 0 1 1 GOURMAND PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Entre Rimouski et Matane, les magnifiques jardins de Métis n\u2019ont plus besoin de présentation : dominant le fleuve Saint-Laurent, ces vastes jardins nés il y a 90 ans accueillent des milliers de plantes, un festival de jardins éphémères (dont la 12e présentation se poursuit jusqu\u2019en octobre), un parcours d\u2019art contemporain, des expositions\u2026 Les fervents d\u2019horticulture et d\u2019art y sont évidemment comblés.Mais grâce au chef Pierre-Olivier Ferry, les gourmets et les gourmands le sont tout autant ! Rencontre avec un jeune passionné de plantes comestibles et de cuisine fraîche cueillie.Vous reprendrez bien quelques pétales ?> LE REPORTAGE DE MARIE-CHRISTINE BLAIS ET BERNARD BRAULT, PAGES 8 ET 9 LES JARDINS DE MÉTIS LE REPAS EST CUEILLI! llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 9 J U I L L E T 2 0 1 1 M O N T O I T 7 Les prix Chapeau restaurateurs!, décernés par la Fondation de l\u2019Association des restaurateurs du Québec (ARQ), célèbrent la passion du métier et mettent en lumière la réussite.Prix reconnaissance 2011 Prix reconnaissance réservés aux membres restaurateurs de l\u2019ARQ restaurateurs.ca/chapeau /chapeaurestaurateurs Participez C\u2019est simple, proposez un restaurateur ou votre propre candidature, avant le 19 août 2011, en vous rendant au restaurateurs.ca/chapeau pour télécharger le formulaire de mise en candidature ou pour tout simplement vous inscrire en ligne.Grâce à la collaboration de : Catégorie CHEFS DE FILE 3 lauréats (+ 7 ans en affaires) Nouvelle catégorie JEUNE RESTAURATEUR 1 lauréat (2 à 6 ans en affaires) Prix d\u2019une valeur de5 000$ \u2022 Nouvelle identité, reflet d\u2019une industrie bouillonnante.\u2022 Nouvelle visibilité, épicée de nouveaux médias. GOURMAND LES JARDINS DE MÉTIS Son grand panier plat au bras, Pierre-Olivier Ferry se promène dans les serres et les plates-bandes, cueille ici, hume là: c\u2019est l\u2019heure de la cueillette des plantes comestibles qui entreront dans la confection des plats servis au restaurant de la Villa Estevan et dans les deux cafés, dont il a la charge.Ses menus comprennent notamment une entrée de «salade de fraise, mousse à l\u2019agastache» et du «flétan en croûte de champignon russule orangée, sauce tartare aux boutons d\u2019hémérocalle ».Il faut donc aller cueillir agastache, hémérocalle, géranium et compagnie\u2026 Quand il a débuté aux jardins de Métis en 2006, il le reconnaît, il allait cueillir «incognito», c\u2019est-à-dire clandestinement, des plantes un peu partout dans les platesbandes\u2026 Ce qui ne faisait pas particulièrement plaisir aux jardiniers, un peu atterrés devant les «trous » laissés par son passage.Tout a changé quand Ferry a rencontré l\u2019horticultrice en chef Patricia Gallant.Devant la passion sans borne du jeune homme pour les végétaux comestibles, elle a décidé de le soutenir.Depuis, un potager, puis des serres remplies de 23 000 plants de toutes sortes, puis un jardin d\u2019hémérocalles et même un jardin linéaire rempli de pensées, de calendules, de thym et de lavande servent tous à combler les besoins de Ferry et de sa cuisine.Il a désormais le choix entre plus de 200 végétaux comestibles! Les serres, en particulier, sont réservées aux végétaux un peu spéciaux, ceux qui ne sont pas ou ne peuvent pas être cultivés par les producteurs locaux: «J\u2019ai trouvé des variétés de tomates spécifiques, explique Patricia Gallant avec la même passion que Ferry dans la voix.Cette année, par exemple, je fais pousser des tomates Green Zebra, des Brandywine, des Maglia Rosa, des Gregori Altai\u2026» Mais aussi de la roquette, des brocolis japonais (ou guy-lan), des oeillets, des pois asperges («ou lotus tetranologobus, c\u2019est un essai cette année»), des cyclanthères, des pensées, des radis queue de rat\u2026 Et des bégonias de toutes sortes, et des herbes en masse et des hémérocalles de tous genres: «Tout est comestible dans les hémérocalles, explique Pierre-Olivier Ferry, même les rhizomes!» C\u2019est avec tout cela que le chef travaille pour établir les menus de la salle à manger et des deux beaux cafés, rénovés de frais.Au Café-boutique (80 places) ou au Café-jardin (12 places, plus une terrasse), il propose un menu plus léger, de type dîner estival ou collation: soupe, salade, sandwich, tout est frais et fait sur place.Pour un dîner plus élaboré, le brunch dominical, les apéros en fin de journée ou pour les thés littéraires, on se rend plutôt dans la salle à manger.C\u2019est là qu\u2019on peut déguster la cuillérée de floraison, la morille farcie au foie de pintade et à l\u2019huile de persil, le maquereau grillé avec une salade de persil de mer et coriandre.C\u2019est là aussi qu\u2019on goûte à une délicieuse salade de carottes jaunes (évidemment agrémentée de basilic citronné, de menthe, de persil, de thym, d\u2019ail tubéreux, d\u2019estragon.) et de bourgots, des mollusques pêchés de Cap-Chat, revenus dans l\u2019huile de canola avec un peu d\u2019échalote française, du cumin, du jus de citron\u2026 Résultat?Notre photographe n\u2019était pas convaincu du tout par les bourgots, dont il gardait un mauvais souvenir d\u2019enfance.Mais après la première bouchée de la salade cuisinée par Pierre- Olivier Ferry, il n\u2019a tout plus été possible de lui enlever son assiette, qu\u2019il a vidée jusqu\u2019au tout dernier brin de persil.Du persil frais cueilli dans les jardins de Métis, bien sûr\u2026 MARIE-CHRISTINE BLAIS En 20 05, le direc teur des jardins de Métis, Alexander Reford, propose à Pierre-Olivier Ferry de cuisiner un grand repas fin offert à des dignitaires de passage.En soi, rien d\u2019exceptionnel à cela.Sauf que Ferry a alors tout juste 23 ans.Et qu\u2019il est en stage aux jardins de Métis, dans le cadre de ses études en gestion du tourisme et de l\u2019hôtellerie de l\u2019UQAM! Pourquoi diable M.Reford, arrière-petitfils d\u2019Elsie Reford, fondatrice des beaux jardins, a-t-il l\u2019idée de confier une telle mission à un tout jeune stagiaire?Et pourquoi, l\u2019année suivante, M.Reford convainc-t-il le jeune chef de revenir à Métis pour prendre en charge tous les services de restauration des jardins?Oh, a-t-on dit que Ferry est effectivement revenu à Métis, mais à deux conditions: «Qu\u2019on rouvre la salle à manger de la Villa Estevan et qu\u2019on produise sur place tout ce qu\u2019on offre dans les deux cafés des jardins, alors que c\u2019était un concessionnaire qui s\u2019en chargeait jusque-là», explique Ferry.Ses deux conditions ont été acceptées! C\u2019est que le jeune chef, origina ire de Lachena ie, dans Lanaudière, a de qui tenir.S\u2019il en sait peu sur son arrière-arrière-grand-père, il sait que son arrière-grandpère, Raymond Ferry, a étudié et travaillé avec nul autre qu\u2019Auguste Escoffier, à Paris.Oui, l\u2019Auguste Escoffier qui, au XIXe siècle, a révolutionné la grande cuisine française, inventé aussi bien la pêche Melba que le concept de «brigade de cuisine», écrit de nombreux ouvrages et mis au point les crêpes Suzette.De retour à Montréal, Raymond Ferry a travaillé notamment dans les grands restaurants des hôtels chic appartenant au Canadien Pacifique.Le grand-père de Pierre-Olivier, lui aussi baptisé Raymond, a pour sa part travaillé pour les plus grandes tables du Québec, dont celle du très sélect Mount-Royal Club.Pierre-Olivier Ferry, lui, a étudié d\u2019abord à l\u2019ITHQ en technique de gestion alimentaire et restauration avant d\u2019entrer à l\u2019UQAM dans le programme en gestion du tourisme et de l\u2019hôtellerie.Quand les Jardins l\u2019engagent en 2006, il ne fait ni une ni deux : il s\u2019installe dans la région, prêt à tout faire pour rendre inoubliable l\u2019expérience culinaire de la salle à manger et des deux cafés de Métis.Âgé aujourd\u2019hui de 28 ans, il dirige une équipe de 21 employés, dont une aidejardinière, pour cueillir tout ce qu\u2019il y a à cueillir ! En plus des plantes comestibles qui poussent sur place, il utilise une foule de très bons produits régionaux pour dresser ses menus pour les dîners, le brunch offert le dimanche ou les apéros en fin de journée les mercredis, jeudis et vendredis.Il peut passer 10 minutes à vous décrire la subtilité d\u2019une huile de canola première pression produite à Rimouski à partir de grains québécois par l\u2019entreprise Les Jolies Demoiselles.C\u2019est que la qualité importe aux Ferry depuis maintenant cinq générations : « J\u2019ai un vieux livre d\u2019Escoffier annoté de la main de mon arrièregrand- père, explique le jeune chef.Quand il me l\u2019a remis, mon grand-père y avait ajouté une note à mon intention : toujours être ponctuel, faire attention aux produits, avoir la passion du métier.» Ses ancêtres peuvent dormir en paix, Pierre-Olivier Ferry suit ces recommandations à la lettre.La pomme ne tombe jamais loin de l\u2019arbre PHOTOS BERNARD BRAULT TEXTE MARIE-CHRISTINE BLAIS Le chef cuisinier Pierre-Olivier Ferry cueille au jardin, quotidiennement, ses ingrédients.Les jardins de Métis, route 132, à Grand-Métis.Information: 418 775-2222 ou jardinsdemetis.com Le 12e Festival international de jardins, sur le thème «Les jardins secrets/Ville invitée : New York », se poursuit jusqu\u2019au 2 octobre 2011.Il y a cinq ans, les jardins de Métis rouvraient leur restaurant, installé dans la magnifique, historique et opulente Villa Estevan.C\u2019était déjà une bonne nouvelle.La très bonne nouvelle, c\u2019est que le chef de la Villa Estevan, ainsi que des deux beaux cafés installés dans les jardins historiques, est Pierre-Olivier Ferry.Issu d\u2019une lignée de grands chefs \u2013 son grand-père, son arrièregrand- père et son arrièrearrière- grand-père ont tous porté la toque! \u2013, le jeune Québécois doué craque pour tout ce qui s\u2019appelle plante comestible.Utile quand on cuisine au jardin\u2026 UN CUISINIER AU JARDIN En plus des fleurs, des ingrédients locaux entrent dans la cuisine des Jardins, comme les fameux, et visqueux, bourgots.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 M O N T O I T L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 9 J U I L L E T 2 0 1 1 GOURMAND LES JARDINS DE MÉTIS C\u2019est le chef Normand Laprise qui a créé il y a quelques années, pour les jardins de Métis, la «cuillerée de floraison ».Depuis, Pierre-Olivier Ferry ne cesse de la réinventer, en fonction de la récolte quotidienne de plantes comestibles fraîches.«Dans la \"cuillerée de floraison\", explique-t-il, il y a toujours et d\u2019abord un petit fruit pour donner une touche acidulée (fraise, framboise, groseille, etc.) ainsi que quelques grains de fleur de sel et un peu de sucre biologique pour le craquant.Mais il y a surtout une quinzaine de variétés de fleurs ou de fines herbes.» Il assemble méticuleusement le tout dans une cuillère, qu\u2019on doit se mettre en bouche d\u2019un coup pour en goûter toutes les saveurs et textures : c\u2019est tout simplement savoureux.Et littéralement naturel! «Normand Laprise en a eu l\u2019idée quand il est venu préparer le grand repas au profit du Festival international de jardins de Métis, reprend le jeune chef.Cette année, pourriezvous dire à vos lecteurs que ce sont les chefs du restaurant Les 400 coups de Montréal, Patrice Demers et Marc-André Jetté, ainsi que toute leur équipe, y compris la maître d\u2019hôtel et sommelière Marie-Josée Beaudoin, qui vont venir dans les cuisines des jardins pour préparer ce repas-bénéfice pour le festival?» On vous le dit, donc.L\u2019événement aura lieu aux jardins de Métis le dimanche 21 août, et les billets sont à 200$ (ce qui comprend repas, vin, taxes et service, ainsi qu\u2019un reçu d\u2019impôt).\u2014 Marie-Christine Blais Un plat signature : la cuillerée de floraison C\u2019est l\u2019une des plus étonnantes sculptures «permanentes» des jardins de Métis : créée en 2010, l\u2019oeuvre a été baptisée le Jardin de la connaissance et est constituée de milliers de livres empilés et liés les uns aux autres.Bancs, plancher, murs, tout est fait de livres, nés après tout du croisement de la nature transformée (le papier) et de la littérature.C\u2019est entre ses millions de pages qu\u2019ont été inoculés des champignons, notamment des pleurotes : voilà un « bouillon de culture » unique en son genre! Pierre-Olivier Ferry n\u2019a pas le droit de toucher à ces champignons, qui font partie intégrante de l\u2019oeuvre \u2013 et cela lui convient tout à fait.Car, au pied de la vaste sculpture, venues d\u2019on ne sait où, poussent bel et bien des morilles! Et celles- là, Pierre-Olivier a le droit de les cueillir, notamment pour les intégrer à ses délicieuses « cuillérées de floraison ».\u2014 Marie-Christine Blais Bouillon de culture littéral et littéraire La cuillère de fleurs compte une quinzaine de variétés de fleurs ou de fines herbes En vente sur place, mais aussi utilisées dans plusieurs des plats au menu, diverses confitures, marinades et tartinades sont concoctées par Pierre- Olivier Ferry et son équipe, à partir bien sûr de ce qui pousse dans les jardins de Métis.La production n\u2019est pas énorme \u2013 de 700 à 1500 pots, selon le cas \u2013, mais tout vient des jardins.Confiture de boutons d\u2019hémérocalle dans le vinaigre de miel Pousses de fougères marinées dans le vinaigre de vin biologique Boutons demargueritemarinés dans le vinaigre de vin biologique Gelée de thé du Labrador Gelée dementhe sauvage («Parfaite avec des fromages.») Gelée de pommettes (« Elle a un goût de sucre d\u2019orge.») Tartinade aux bleuets et à la lavande Tartinade de fraises des bois et basilic citronné («La plus rare et la plus chère, parce qu\u2019il faut compter de 20 à 25 minutes de cueillette de fraises pour chaque pot.Nos pots partent vite!») \u2014 Marie-Christine Blais Petits pots de fleurs Petit miracle de la nature: au pied du Jardin de la connaissance poussent des morilles! llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 9 J U I L L E T 2 0 1 1 M O N T O I T 9 Une présentation de la Chaque semaine, un sommelier différent goûte 3 vins.Devinera-t-il ou non?Ne manquez pas la vidéo Le jeu de la bouteille sur cyberpresse.ca/vins DÉGUSTATION À L\u2019AVEUGLE SUR GOURMAND FRANÇOIS CHARTIER COLLABORATION SPÉCIALE HARMONIES Comme c\u2019est la saison des vacances, et que je prendrai quelques semaines de congé de chronique (afin de poursuivre mon marathon annuel de dégustation pour La sélection Chartier 2012), voici mes coups de coeur estivaux de l\u2019heure.J\u2019espère qu\u2019ils vous donneront autant de plaisir à table que j\u2019en ai eu à les découvrir ! Je ne sais pas ce qui se passe, mais jamais je n\u2019ai eu sous le nez, lors de mes dégustations intensives, autant de réussites et d\u2019excellents rapports qualité- prix en matière de vins, de bières et d\u2019eaux-de-vie.Il faut dire que la production mondiale vit actuellement son âge d\u2019or, sachant profiter des avancées en viticulteurs et en viniculture.Et comme nous sommes devenus, au Québec, des consommateurs plus avertis que jamais, la SAQ s\u2019efforce elle aussi de garnir son carnet de commandes de produits plus réussis les uns que les autres.Pour preuve, ce blanc sec coup de coeur, véritable aubaine, faisant même rougir certains bordeaux blancs vendus quelques dollars de plus.Et j\u2019ai nommé le Château Calabre 2010 Montravel, France (13,60$; 10258638).Un assemblage à la bordelaise, dominé par le très aromatique et anisé sauvignon blanc, s\u2019exprimant haut et fort par des tonalités de menthe fraîche et d\u2019agrumes.Un vin sec, droit, mais aussi doté d\u2019une certaine texture satinée, aux saveurs qui ont de l\u2019éclat, spécialement pour son rang.Il fait merveille tant à l\u2019apéritif qu\u2019à table avec une salade de carotte à la menthe, des rouleaux de printemps aux crevettes et à la menthe fraîche ou un ceviche de crevettes à la coriandre fraîche.Toujours chez les blancs secs, mais en plus substantiel, et même percutant ( !), ce surprenant Nowat 2009 Côtes-de-Provence, Dupéré Barrera, France (25,40 $ ; 11457313), un vin trois étoiles et demie, au très beau nez d\u2019aubépine, de miel, de pomme golden, de noix de coco et de chêne, sans excès, mais riche et profond.À la bouche tout aussi prenante, marquée par une imposante patine texturée à fond, longue et enveloppante, sans aucune lourdeur.Servez-lui des recettes dominées par des ingrédients de la même famille que ses arômes boisés de noix de coco, comme le sont la viande de porc, l\u2019abricot, la pêche, la pacane et le scotch, sans oublier la noix de coco et la vanille, bien sûr.Du vin à la bière il n\u2019y a qu\u2019un pas, que j\u2019ai franchi il y a plus de 25 ans! À votre tour, laissez-vous pénétrer littéralement par la décapante, mais harmonieuse à souhait, Fumée Massive Simple Malt, Bière «Unique», Brasseurs Illimités, Saint-Eustache (en vente chez les dépanneurs et les épiceries spécialisées).Robe noire soutenue et collet beige coquille d\u2019oeuf brun.Nez explosif, torréfié à souhait, avec fraîcheur, exhalant des tonalités de café, de fumée et de créosote, avec une arrière-scène caramélisée, style vieux rhum.Bouche ample, texturée et prenante, sans trop, malgré le nom qui annonce un «show de boucane».De la classe, de la présence, de la prestance et de la persistance, qui feront fureur à table, tant avec les plats salés (comme le saumon fumé) qu\u2019au dessert, en mode sucré amer, plus particulièrement avec le chocolat noir à fort pourcentage de cacao, tout comme avec le caramel vraiment sucre brûlé, plus que celui tartinade beurrée.Puisque c\u2019est le temps des hamburgers, servez-vous une bonne rasade d\u2019un rouge italien d\u2019un remarquable rapport qualité-prix comme le Masciarelli 2008 Montepulciano d\u2019Abruzzo, Italie (15,25$; 10863774).Trois étoiles bien méritées pour ce beau montepulciano, distingué et ample, au corps modéré, mais au fruité pur et long, aux tanins fins, avec un grain serré.Épuré et sur le fruit, sans maquillage.L\u2019ayant dégusté à l\u2019aveugle, lorsque j\u2019ai vu l\u2019origine, et surtout le prix, je me suis dit: J\u2019AIME! Sur cette belle note, au plaisir de vous retrouver dans quelques semaines, et, d\u2019ici là, chanceux, bonnes vacances ! François Chartier est l\u2019auteur de l\u2019ouvrage de science aromatique Papilles et Molécules, et du livre de recettes Les recettes de Papilles et Molécules (éditions La Presse).Suivez-le sur www.francoischartier.ca Faites des provisions pour les vacances ! TROIS COUPS DE COEUR SUPPLÉMENTAIRES Causse Marines «Les Greilles» 2009 Gaillac, Patrice Lescarret, France 17,95$ (860387) HHH 1/2 $ 1/2 CORSÉ BIO Assurément la meilleure cuvée Les Greilles élaborée à ce jour par l\u2019allumé Patrice Lescarret, plus que jamais l\u2019alchimiste de Gaillac, saluée à quelques reprises dans ces pages pour les précédents millésimes.Ce blanc sec se montre d\u2019une richesse aromatique inouïe et enivrante pour son rang.Fleurs séchées, pomme, pêche blanche, miel, zestes d\u2019agrume et fruits secs se donnent la réplique avec grâce et justesse d\u2019à-propos.La bouche est encore plus convaincante et surprenante, d\u2019une ampleur considérable, à l\u2019attaque presque sucrée, sans sucre, dont la maturité de la matière est haute.Profil aromatique de bouche quasi botrytisien, façon sauternes ! Et de grâce, sortez-le du réfrigérateur 20 bonnes minutes avant de le servir.Osez même le carafer ! Domaine La Montagnette 2009 Côtes-du-Rhône-Villages, Vignerons d\u2019Estézargues, France 16,15$ (11095949) HHH $ 1/2 CORSÉ Une nouveauté d\u2019une excellente cave qui se montre étonnamment engageante, expressive et enveloppante pour son prix.Tout y est.Couleur soutenue.Nez aromatique, au fruité mûr, sans trop.Bouche gourmande, aux tanins ronds, mais avec un grain fin, à l\u2019acidité discrète et aux saveurs longues, rappelant les fruits noirs, le cacao et le poivre.Du «rhône villages» au sommet de son art.Comme s\u2019il avait été pensé pour s\u2019unir à des côtelettes d\u2019agneau grillées à la pommade d\u2019olives noires (olives noires dénoyautées et huile d\u2019olive passées au robot).Pinot Noir Belle Glos Las Alturas 2008 Santa Lucia Highlands, Belle Glos Wines, États-Unis 45$ (11363325)HHH1/2 $$$ 1/2 CORSÉ Un pinot, élaboré par Joseph Wagner, l\u2019homme de Caymus Vineyards, au nez percutant, non sans rappeler la syrah, donc s\u2019exprimant par de riches et mûrs arômes de poivre et de fruits noirs, plutôt caractéristiques de la syrah rhodanienne que du pinot noir.Quoi qu\u2019il en soit, quel nez! En bouche, la matière suit avec autant d\u2019éclat, d\u2019ampleur, de richesse et de plaisir à recevoir et à découvrir.Du fruit à profusion, sans excès, des tanins mûrs et un corps plein, aux saveurs d\u2019une grande allonge.Du bel ouvrage.VIOLAINE BALLIVY Manger comme un prince coûte 55$ cet été à Montréal.Littéralement.L\u2019Institut d\u2019hôtellerie et de tourisme de Montréal a décidé d\u2019ajouter à sa carte estivale le repas préparé puis dégusté par le prince William et sa femme Kate lors de leur récent passage dans la métropole.À défaut d\u2019avoir partagé la table des Altesses, les clients pourront partager leur menu qui met en valeur les produits du Québec.L\u2019agneau de Charlevoix trône en plat principal parce qu\u2019il s\u2019agit du seul produit d\u2019indication géographique protégée (IGP) de la province, servi en croûte d\u2019herbes et de canneberges, avec légumes saisonniers.Le homard des Îles-de-la- Madeleine accapare l\u2019entrée, servi sur coulis de poivron rouge et en soufflé, histoire de faire plaisir au couple princier qui raffole de ces préparations aériennes et les réussit, paraît-il, très bien.Et bien sûr, on termine avec une touche de sirop d\u2019érable, caramélisé pour accompagner une barre de fromage blanc avec fraises et meringues.Cette carte a fait l\u2019objet d\u2019une intense réflexion à Montréal avant d\u2019être soumise pour approbation à Londres et à Ottawa.Car bien que l\u2019on ait vanté la simplicité du couple royal, les questions de protocole ont causé quelques maux de tête aux chefs.«On ne pouvait pas servir de verrines ou de petites cuillères et il fallait obligatoirement que les canapés puissent être avalés en une seule bouchée », dit le chef Pasquale Vari.Ce menu royal sera servi du 12 au 30 juillet prochains puis en prolongation du 9 au 30 août.La table d\u2019hôte coûte 55$, plus taxes et services, ou 90$ avec les vins du Québec.Réservations au 514-282-5161.Manger comme un prince à Montréal llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 10 M O N T O I T L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 9 J U I L L E T 2 0 1 1 Plaisdirs'Été Un repas à l\u2019extérieur peut être à la fois simple et raffiné.Si vous disposez d\u2019un mobilier de jardin modeste et que la température le permet, sortez certains meubles de maison dans la cour pour la soirée.Recréez à l\u2019extérieur votre style de vie intérieur à l\u2019aide de belles chaises, tables et poufs.Enjolivez vos surfaces avec des fleurs fraîchement cueillies ou remplissez des vases en verre de fruits colorés.J\u2019aime employer des verres à martini sans pied ou des verres à whisky pour limiter les risques d\u2019accident.Je vous recommande aussi d\u2019avoir plusieurs chandelles décoratives et bougies chauffe-plats à portée de la main pour donner au jardin une lueur romantique à la tombée du jour.TransPosez l\u2019inTérieur à l\u2019exTérieur Devenez Tous Des mixologues PréParez vos cockTails en quanTiTé Pour Pouvoir socialiser Vous ne voulez pas passer toute la soirée derrière le bar : donnez-vous l\u2019occasion de parler à vos invités en préparant un cocktail en grande quantité.Choisissez un seul cocktail rafraîchissant comme élément-vedette ou boisson-signature de votre réception et préparez-en une bonne quantité avant l\u2019arrivée de vos invités.Servez-le dans une carafe décorative ou un bol à punch.L\u2019ajout de cocktails de première qualité à n\u2019importe quel menu de réception d\u2019été fera de celle-ci un événement mémorable.Lors de votre prochaine petite soirée, faites l\u2019essai de ce classique d\u2019été revampé : Permettez à vos invités d\u2019être créatifs et d\u2019inventer leurs propres cocktails en installant une station de cocktails séparée.Pensez à rédiger quelques fiches recettes pour inspirer vos invités et les amener à créer des cocktails simples et délicieux.Pour prévenir les débordements, ayez en main des gobelets doseurs ou des ustensiles à mesurer afin que les recettes soient suivies à la lettre, question d\u2019obtenir un cocktail parfaitement équilibré.En plus de fournir des glaçons de qualité supérieure, risquez-vous à inventer vos propres déclinaisons en congelant des jus de fruits dans des bacs à glaçons.Vos boissons seront plus savoureuses alors que la glace fond.Offrez aussi à vos invités des pichets d\u2019eau glacée toute la soirée pour qu\u2019ils puissent demeurer hydratés.N\u2019hésitez pas à rehausser l\u2019eau du robinet en remplissant les pichets de fines tranches de citron, d\u2019orange ou de concombre, qui ajoutent une touche de couleur et de saveur.CARAFE DE LIMONADE AUX FRAMBOISES FRAÎCHES GREY GOOSEMD Ingrédients 16 mesures de vodka GREY GOOSEMD 12 framboises 32 mesures de limonade maison 8 mesures de sucre (ou au goût) Glaçons en quantité suffisante Rondelles de citron et framboises fraîches pour la garniture PréParation Dans une jolie carafe, écraser les framboises et le sucre.Ajouter la vodka GREY GOOSE et la limonade maison.Bien remuer.Verser dans des verres à whisky remplis de glaçons.Décorer d\u2019une rondelle de citron et de quelques framboises.Donne 8 portions.Je serai de retour la semaine prochaine avec d\u2019autres conseils concernant l\u2019utilisation d\u2019ingrédients locaux et saisonniers pour créer des cocktails d\u2019été inspirés.D\u2019ici là, profitez du soleil! Santé ! \u2014Dimi servez lameilleure voDka aumonDe lors De vos récePTions exTérieures Conseils pratiques pour recevoir de Dimi Lezinska, ambassadeurmondial de lavodka de marque GREY GOOSEMD Chaque année, lorsque je voyage dans votre pays, je constate à quel point les Québécois aiment la chaleur et le soleil des mois d\u2019été.Il n\u2019y a rien de plus agréable que de recevoir à l\u2019extérieur, et l\u2019une des choses que j\u2019aime par-dessus tout, c\u2019est organiser des réceptions en plein air pour ma famille et mes amis.Lorsque mes invités spéciaux viennent chez moi, j\u2019ai envie de les gâter, et c\u2019est pourquoi je ne leur sers que la meilleure des vodkas : GREY GOOSE.Sous l\u2019oeil vigilant du maître de chai, la GREY GOOSE est confectionnée avec soin à partir des meilleurs ingrédients, à Cognac, en France.Sa qualité exceptionnelle et sa rondeur en bouche en font le spiritueux idéal à employer \u2013 frappé! \u2013 dans vos cocktails d\u2019été rafraîchissants.Voici quelques-uns de mes conseils pratiques favoris pour tenir une réception extérieure chic, qu\u2019elle soit petite ou grande.PUBLIREPORTAGE FACEBOOK.COM/GREYGOOSE Savourer avec modération GREY GOOSE ET LES ÉLÉMENTS GRAPHIQUES DE L\u2019ÉTIQUETTE SONT DES MARQUES DÉPOSÉES.VODKA \u2013 40 % ALC./VOL.MD GOURMAND JACQUES BENOIT DUVIN Les premiers millesimes de lfOsoyoos Larose, qufelabore la coentreprise formee de Vincor Canada et du Groupe Taillan, du Bordelais, notamment 2001 et 2002, etaient eminemment tanniques, agressifs, durs.Les choses ont change du tout au tout, depuis ce temps, comme le montrent les 2006 et 2007 goutes tout recemment.Le tournant, a cause de lfage de la vigne, est intervenu áen 2004â, soulignait recemment Pascal Madevon, qui est a la fois chef de culture, maitre de chai et vinificateur de ce vin de Colombie-Britannique.Autre facteur qui joue : depuis le millesime 2004, le domaine elabore un deuxieme vin, de jeunes vignes, a savoir Petales dfOsoyoos.Encore tres jeune (les premieres plantations eurent lieu en 1999), ce vignoble compte aujourdfhui tout pres de 32 hectares, soit tres exactement 3968 pieds par hectare, á126 250 pieds en toutâ, note Pascal Madevon, du Bordelais, qui dit passer 80% de son temps a la vigne.Tout ce vignoble, rappelonsle, est plante uniquement de cepages bordelais, principalement du Merlot et du Cabernet Sauvignon.Mais il faut irriguer, note son oenologue, la vallee de lfOkanagan etant desertique, et donc tres seche.áAvec la pluie et lfirrigation, on est a 315 millimetres dfeau par an, contre 300 a 350 en moyenne a Bordeauxâ, dit-il.Pour ce qui est de lfelevage, il est fait en futs de chene francais, dont 50% de neufs dans le cas dfOsoyoos Larose.Resultat?Le vin est tres proche du bordeaux, a la fois au nez et en bouche, avec toutefois un cote epice-boise particulier a peu pres impossible a decrire, Osoyoos Larose etant nettement plus ample, comme on peut sfy attendre, que Petales dfOsoyoos.Chose enfin a souligner : ce domaine franco-canadien produit en moyenne 18 000 caisses de vin, dont 60% est vendu au Quebec.Okanagan Valley 2007 Osoyoos Larose, 43,50$ (10293169), ššš 1/2,$$$$, 2011-2017.Tres colore sans qufil soit opaque, ce tres beau vin de Merlot (70%) et deCabernet Sauvignon (21%), que complementent du Cabernet franc, du Petit Verdot et du Malbec, se presente avec un bouquet ample, releve de notes discretement chocolatees (le bois), et de style bien bordelais.Dfune bonne concentration, dense, relativement corse, equilibre, ses tannins sont fermes, quoique sans rugosite.Tres reussi egalement, le 2006, auquel doit succeder sous peu le 2007, est du meme niveau, en un peu moins dense, et plus souple, mfa-t-il semble.13,5% (531 caisses).Mystere Rouge Vignoble dfOka, 20$, šš 1/2,$$, 2011-2012.Vin rouge du Quebec, du millesime 2009, mais que son producteur, ayant obtenu son permis dfexploitant en decembre 2010 seulement, nfa pas ete autorise a millesimer.Vin de cepages hybrides (Sabrevois et Frontenac), et eleve en futs de chene americain, dfun pourpre assez soutenu, son bouquet, de fruits rouges et boise sans exces, rappelle un peu le bourgogne.Moyennement corse, peu tannique, il etonne par son equilibre et la qualite de son fruit.12,5 %.Mais.il faut sfadresser a son producteur pour en obtenir (514-791- 7020, levacmichel@yahoo.ca, www.vignobledoka.com).Ventoux 2009 Terrasses Chateau Pesquie, 15,65$ (10255939), ššš 1/2,$ 1/2, 2011-2014?Etonnant vin rouge de la vallee du Rhone, de Grenache (70%) et de Syrah (30%), au bouquet pur, marque par une note florale, avec aussi, a lfaeration, des nuances evoquant les fraises.Plus que moyennement corse, ses tannins sont serres, les saveurs tout aussi pures que lfannonce le bouquet.Seule la Syrah est elevee en futs.Exemplaire.14% (188 caisses).Corbieres 2008 Cuvee Hector&Juliette Domaine Ste Marie des Crozes, 19,40$ (11475781), ššš,$$, 2011-2014?T re s colo r e, ce vi n du Languedoc au bouquet large, dense, de petits fruits noirs et tres Syrah, charnu, compact, et aux tannins bien enrobes, seduira les amateurs de ce cepage, lequel domine dans ce vin, et qufaccompagne un peu de Grenache.Il y a plus fin, mais.cfest du serieux.14% (128 caisses).Cotes de Provence 2010 Les Gravieres Chateau La Gordonne, 18,20$ (11469314), šš 1/2,$$, 2011-2012.Rose pale, ce fort joli rose, plutot leger, gracieux, brille par la franchise de ses saveurs.Sfajoute a cela le fait qufil nfest pas denue de nuances, au nez et en bouche, ce qui nfest pas si frequent dans ces vins.Delicieux.13% (737 caisses).Graves 2009 Chateau Villa Bel Air, 22,40$ (11341679), ššš 1/2,$$ 1/2, 2011-2017?Bordeaux blanc dfune grande annee, de Sauvignon blanc (65%) et de Semillon (35%), et eleve en futs, dont 30% de neufs.Peu colore, son bouquet, on ne peut plus convaincant, complexe, associe avec brio les deux cepages et le bois.La bouche suit, les saveurs sont relevees, le bois tres bien marie a lfensemble, le tout parfaitement equilibre.13% (131 caisses).Osoyoos Larose.Plus dfetoiles que de symboles du dollar: le vin vaut largement son prix Autant dfetoiles que de symboles du dollar: le vin vaut son prix Moins dfetoiles que de symboles du dollar: le vin est cher, meme tres cher š šš ššš šššš ššššš CORRECT BON TRES BON EXCELLENT EXCEPTIONNEL SUR CYBERPRESSE.CA Dfautres notes de degustaton a lire sur cyberpresse.ca/benoit LA RECOMMANDATION DE LA SEMAINE Cotes du Rhone 2009 Domaine Saint-Cosme Tres colore, quasi opaque, ce vin rouge sfimpose tout dfabord par la generosite et lfampleur de son bouquet, de fruits noirs, bien type Syrah.Charnue, concentree, mais sans lourdeur aucune, et ne manquant pas de corps, la bouche nfest pas en reste, les tannins aimables, bien enrobes.áRhone ou Californieâ, ai-je note, car je le goutais a lfaveugle.Tres .tres .bon et a prix correct.100%Syrah avec elevage en cuves.14% (428 caisses).16,65$ (11455342), ššš 1/2,$$, 2011-2012.MARIE-CLAUDE LORTIE RESTAURANTS Apres des annees de disette, voila que les rues tout autour de la place des Festivals finissent enfin par se parsemer de bonnes petites adresses.Evidemment, il y a le Bar F et la Brasserie T ! rue Jeanne-Mance, ouverts lfan dernier.Voila qufon y trouve aussi maintenant non loin le Bouillon Bilk, gros coup de coeur de ce debut dfete.Installe sur le boulevard Saint-Laurent, au sud dfOntario, a deux pas de la station de metro, le Bouillon Bilk surprend dans ce quartier.Avec son style minimal iste aux angles secs, ses panneaux de metal sur les murs, quelques tables de boi s rustique hautes sur pattes et son eclairage par ampoules nues, on le verrait plus aisement dans Griffintown, voire le Vieux- Montreal Ouest.Qufimporte.Il nfest proche de rien, mais a cote de tout en meme temps : le quartier Saint-Laurent.Sherbrooke, le centre-ville, la Place des Arts, la future Adresse symphoniquec Et sa cuisine et son atmosphere valent clairement le detour.L es deux anc i en s du Lemeac qui lfont ouvert il y a deux mois ont choisi le nom du restaurant sur un coup de tete quelques minutes avant de faire leur demande de permis dfalcool.Ne cherchez pas plus loin pour un sens profond.Ils aimaient le son de ces mots qui coulent puis qui claquent.Et qui ne ressemblent a rien, comme une vraie oeuvre dfart.Accessible et inedite La cuisine de Francois Nadon a aussi cette qualite dfetre a la fois accessible, á puncheeâ et inedite.On cherche les references, sans les trouver .et c fest tant mieux, car on nfen peut plus de manger des variantes sur les memes themes partout .de ces combinaisons qui surprennent mais fonctionnent.Que ce soit la lavande avec les fraises, le chocolat blanc et la vodka, pour composer un des plus exquis fraisiers deconstruits que jfaie jamais manges, ou les pois verts avec pistaches, champignons armillaires et bette a cardec Certains diront qufils ont vu un plat semblable au vivaneau cru a la prune et au wasabi au Filet.Mais de la mozzarelle a la peche avec chapelure a lfhuile dfargan?Par fois , les rencontres e ton nen t u n peu t rop, comme celle entre la chair de crabe, un lait de coco gelifie, fenouil, fraises et noix de cajou.Trop douce, la combi na ison se perd dans des meandres discrets.Parfois, on se rejouit, surtout quand la technique est la pour appuyer lfinspiration des saveurs, comme on le voit avec ces petoncles du Maine parfaitement poeles.Et servis dans un bouillon aux epices et a lforange, avec quelques ravioles de kimchi, donc du chou marine a la coreenne et des grains de soja noirs, fermentes.La carte de vins est tres courte, mais fort bien choisie.La presentation des plats est spectaculaire.La limonade maison a la coriandre vaudra, a elle seule, quelques visites pour le lunch .oui, cfest ouvert le midi.Et le rose mer itera , lui , un retour pour le 4 a 7, ou pour 10$ par personne, on peut grignoter un plateau de charcuteries, terrines et compagnie.BOUILLONBILK 1595, boulevard Saint-Laurent Montreal 514-845-1595 Prix : Entrees entre 11$ et 14$, plats principaux de 22$ a 28$.Lforiginalite des plats et la maitrise de lfexecution.Il pourrait y avoir un tout petit peu plus de chaleur dans la decorationc On y retourne?Oui, en courant ! Coup de coeur a lfest des festivals PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Ouvert il y a deux mois par deux anciens du Lemeac, le Bouillon Bilk sert une cuisine originale : on cherche les references sans les trouver.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 12 M O N T O I T L A P R E S S E M O N T R E A L S A M E D I 9 J U I L L E T 2 0 1 1 "]
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