La presse, 16 juillet 2011, C. Arts et spectacles
[" ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE DANS L\u2019INTIMITÉ DE SYLVIE VARTAN PAGE 3 NUITS D\u2019AFRIQUE ÉTAT DE LA SCÈNE WORLD QUÉBÉCOISE PAGE 4 www.cyberpresse.ca/arts VIDÉO V télé a dévoilé sa programmation pour l\u2019automne 2011.À voir sur cyberpresse.ca/v BLOGUE Nicolas Houle est au Festival d\u2019été de Québec.Discutez avec lui sur cyberpresse.ca/houle SONDAGE Avez-vous vu tous les films Harry Potter ?Répondez sur cyberpresse.ca/horaire PHOTOS ARCHIVES LA PRESSE Du fin fond des cabarets, en passant par la télévision et le cinéma, jusqu\u2019aux planches du théâtre, Denise Filiatrault aura fait rire et rêver des générations de Québécois pendant plus de 60 ans.C\u2019est une légende vivante, incroyablement vivante, que le festival Juste pour rire honorera le 25 juillet prochain à la salle Wilfrid-Pelletier.Rencontre avec une femme qui connaît toujours « l\u2019heure du punch».À lire en pages 10 et 11.1957 1987 1970 1961 L\u2019ODYSSÉE DE DENISE FILIATRAULT JUSTE POUR RIRE \u2014 HOMMAGE 2010 MONTRÉAL SAMEDI 16 JUILLET 2011 Nouveau cet été, de captivants spectacles d\u2019oiseaux de proie Vendredi, samedi et dimanche Forfait disponible: Biodôme & Jardin botanique/Insectarium Viau espacepourlavie.ca Rapprochons-nous de la naturedes Amériques ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE DANIEL LEMAY Ils étaient là côte à côte, se répondant de guitare à guitare : Jack De Keyzer, David Gogo, Steve Strongman, Paul Deslauriers, réunis mardi au Festival international de blues de Tremblant pour cet hommage à Robert Johnson qui fait déjà partie de la petite histoire du blues québécois.Si le blues a une grande histoire, elle a commencé avec Robert Johnson, chanteur et extraordinaire guitariste de country-blues qui, avec seulement 29 pièces enregistrées en 1936-1937, deviendra l\u2019une des figures marquantes du blues moderne quand, entre autres, les Rolling Stones, Bob Dylan et Eric Clapton \u2013 qui ne se souvient pas de Crossroad?\u2013 feront rayonner son oeuvre, à partir des années 60.Pour la finale de mardi, un freluquet à tête frisée est venu s\u2019aligner au bout de la prestigieuse ligne de front de bluesmen, adolescent égaré dans la musique du malheur des hommes : Justin Saladino, 16 ans.Quand est venu son tour, dans le classique Walking Blues, le jeune homme de Pierrefonds a joué avec la même bouillante précision que ses collègues d\u2019expérience.La foule a chaudement applaudi le jeune virtuose.« C\u2019était impressionnant de jouer avec tous ces grands guitaristes», nous dira Justin le lendemain matin, au cours d\u2019une entrevue à laquelle assistait son chauffeur, Nat Saladino, qui est aussi son père.«Les gars sont gentils avec moi.Parfois, ils me donnent des conseils sur la façon d\u2019utiliser l\u2019équipement, mais, non, pas souvent sur la façon de jouer.» Justin connaissait déjà Jack De Keyzer pour avoir joué avec lui au Festival de jazz il y a deux semaines dans la Guitar Explosion de Paul Deslauriers.Trois musiciens, trois générations ; la même passion et le même agent : Brian Slack, qui est aussi directeur de la programmation du festival de Tremblant.Justin Saladino avait 6 ans quand il a appris les bases de la guitare \u2013 «et du blues» \u2013 de son oncle et, à 10 ans, il jouait dans un band avec ses cousins.Dans l\u2019intervalle, sa pièce maîtresse, si on peut dire, aura été Red House de Jimi Hendrix à laquelle s\u2019ajouteront des morceaux de Stevie Ray Vaughan, Buddy Guy, Muddy Waters, Robert Johnson, bien sûr, et Led Zeppelin, son band préféré, «très blues».Justin a aussi suivi des cours avec Paul Deslauriers, devenu un peu son parrain.Il y a quelques mois, Justin a formé un nouveau groupe qui porte son nom.Le Justin Saladino Band se produit ce soir à l\u2019église Sacré-Coeur-de- Jésus du village de Mont- Tremblant dans le cadre du Festival de blues (www.tremblant.ca).Hans Blichert à la basse et Khayman McColgan à la batterie complètent ce power trio de funk rock, comme les Red Hot Chili Peppers cités par le jeune leader comme l \u2019une de ses in f luences.«J\u2019écoute beaucoup les Chili Peppers, mais mon band préféré c\u2019est les Black Keys que je viens de voir au Centre Bell.À la guitare, par contre, mes préférés sont Guthrie Govan (Young Punx), Joe Satriani et Steve Vai.» Pour Justin Saladino, cet été est l\u2019été de la « transition »: «J\u2019ai un nouveau band, j\u2019écris des musiques pour un CD que l\u2019on espère lancer au printemps de 2012 et je suis presque un adulte.» Un adulte qui entrera en 5e secondaire en septembre au Pierrefonds Comprehensive High School.Comment ses compagnons de classe le considèrent-ils ?«Ils savent que je joue de la guitare, explique Justin dans un excellent français, mais ils ne savent pas vraiment à quel niveau.» \u2013 Quel est ton plan?\u2013 Je ne veux pas d\u2019emploi.Je veux vivre de la musique, profiter des occasions que m\u2019offre la scène en progressant étape par étape: là, je suis rendu au CD.Je ne crois pas au succès instantané comme American Idol, des feux de paille la plupart du temps.Blues, musique de la douleur souriante.et de la sagesse précoce.Le Justin Saladino Band: ce soir 20h à Mont-Tremblant et le jeudi 28 juillet au Petit Campus.FESTIVAL INTERNATIONAL DE BLUES DE TREMBLANT Justin Saladino grandit dans le blues «Je ne veux pas d\u2019emploi.Je veux vivre de la musique, profiter des occasions que m\u2019offre la scène en progressant étape par étape : là, je suis rendu au CD.Je ne crois pas au succès instantané comme American Idol, des feux de paille la plupart du temps.» \u2014 Justin Saladino PHOTO FOURNIE PAR LE FESTIVAL INTERNATIONAL DE BLUES DE TREMBLANT Justin Saladino, 16 ans, n\u2019a pas de quoi rougir lorsqu\u2019il joue aux côtés de Jack De Keyzer, David Gogo, Steve Strongman et Paul Deslauriers.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 6 J U I L L E T 2 0 1 1 ARTS ET SPECTACLES ENTREVUE SONIA SARFATI LOSANGELES Les propriétés plantées de part et d\u2019autre de la rue impressionnent, même selon les critères de Beverly Hills.Un havre d\u2019opulence.La maison, la sienne, est nichée derrière portails et haies.Une fois les barrières franchies, les murs de pierre s\u2019étirent paresseusement, percés de fenêtres et habillés de plantes grimpantes.La fontaine s\u2019élève au centre de la pelouse et glougloute une manière de «bienvenue» cristalline.La grande Jane Russell a autrefois habité en ces lieux.Sylvie Vartan, icône française des années yéyé, celle qui a «initié» l\u2019Hexagone aux grands spectacles à l\u2019américaine avec danseurs et costumes, «la plus belle pour aller danser» même si vêtue «comme un garçon», a acheté la propriété en 1984 et s\u2019y est mariée avec le producteur américain Tony Scotti.C\u2019est là, dans un jardin où se trouve l\u2019obligatoire piscine du Sud californien et un olivier qui lui rappelle le midi de la France, qu\u2019elle a reçu La Presse.Un rare privilège.Elle revenait tout juste de son autre maison, à Paris.Un pied sur chaque continent, le vieux et le nouveau?«Pas vraiment, faitelle de cette voix basse reconnaissable entre toutes.Paris et Los Angeles sont mes destinations principales, mais je me déplace beaucoup.» Beaucoup, et ailleurs.L\u2019immobilité l\u2019angoisse.«Autant j\u2019aspire à être tranquille, surtout quand je suis ici \u2013 vous savez, Los Angeles, c\u2019est assez lénifiant comme environnement \u2013 autant je ne conçois pas rester trop longtemps au même endroit.» Elle croit, elle sait, que cela vient de l\u2019enfance.Du déracinement douloureux, à 13 ans tout juste, quand ses parents et elle ont dû quitter la Bulgarie.Direction Paris.Adaptation difficile.La cicatrice est restée.«Je ne regarde jamais en arrière, sauf pour la Bulgarie, mes parents, l\u2019enfance.C\u2019est un point douloureux, mélancolique, mais en même temps très beau.C\u2019est la seule nostalgie que j\u2019ai en moi», dit-elle, malgré le succès fulgurant, la carrière phénoménale.Carrière qui, d\u2019ailleurs, ne l\u2019a pas aidée à prendre racine: «Ce métier que j\u2019ai commencé très jeune, à 16 ans, m\u2019a structurée différemment, m\u2019a amenée dans le monde entier.C\u2019était tout le temps des départs et des arrivées, des valises et des hôtels.J\u2019ai pris le pli.Je ne peux concevoir la vie autrement.» Peut-être est-ce pour cela, pense-t-elle, qu\u2019elle continue.Les tournées, les disques, la carrière.Depuis 50 ans cette année, elle chante, elle enregistre des disques, elle monte sur scène.Cinquante ans.Et aucune intention d\u2019arrêter.«C\u2019est un métier merveilleux, qui me fait encore rêver, que j\u2019aime toujours autant et que j\u2019ai la chance de pouvoir faire.» Un métier qui la met en prise avec les émotions de l\u2019enfance.Elle aime pouvoir ainsi se brancher sur «une certaine ingénuité et fraîcheur des sentiments».Et elle n\u2019a jamais été rassasiée du «contact enrichissant » avec le public.Un contact plus profond, car il est direct, quand il se fait lors des tours de chant qu\u2019elle privilégie ces derniers temps: elle, sur scène, avec quelques musiciens.C\u2019est ce que l\u2019on verra à Montréal.Où elle offrira de nouvelles chansons (des extraits, entre autres, de Soleil bleu, son nouveau disque, qui sera en vente au Québec à partir de mardi, pour lequel elle s\u2019est entourée de Keren Ann, Étienne Daho, La Grande Sophie, Arthur H, son fils David Hallyday\u2026) ; de même que les incontournables La plus belle pour aller danser, Comme un garçon, La Maritza, etc.Vartan et les Beatles Par une étrange coïncidence, le lendemain de son passage à Montréal, la métropole accueillera Sir Paul McCartney.Qu\u2019elle a côtoyé au début de l\u2019année 1964.Le légendaire Bruno Cocatrix avait eu une idée.Faire monter sur la scène de «son» Olympia, les chanteurs du moment, ceux qui faisaient craquer les jeunes en France, en Amérique et en Angleterre.Sylvie Vartan s\u2019imposait pour l\u2019Hexagone.Aux États-Unis, Trini Lopez cartonnait avec If I Had a Hammer.Et de l\u2019autre côté de la Manche, les Beatles suscitaient les passions.«Je passais avant les Beatles, qui n\u2019étaient pas encore très connus en France, mais après Trini.On a donné le spectacle pendant trois semaines.On n\u2019avait aucune idée que ça deviendrait un événement culte», se souvient l\u2019interprète qui a ainsi fréquenté les quatre garçons dans le vent dans les coulisses de l\u2019Olympia et dans quelques bars où ils se retrouvaient tous de temps en temps, une fois le rideau tombé.«Il y avait tous ces gens qui nous demandaient de prendre des photos ensemble, on en avait assez !, rigole celle qui, semble-t-il, est tombée dans l\u2019oeil de Paul McCartney : «C\u2019est ce qu\u2019on m\u2019a dit, mais je ne me suis rendu compte de rien, je regardais ailleurs.» En direction de Johnny Hallyday.«On était en plein dedans, lui et moi, la passion dévorante\u2026» Bref, l\u2019ami Paul, même si elle le trouvait «mignon», ne faisait pas le poids.En plus, le penchant «anglo» de la demoiselle la faisait davantage regarder du côté des États-Unis que de celui de l\u2019Angleterre: cette manière flamboyante d\u2019occuper la scène avec danseurs, chorégraphies, changements de costumes, la faisait tant rêver qu\u2019elle l\u2019a importée en France.Pour cela, elle a passé pas mal de temps à New York.«C\u2019est là que j\u2019ai appris à danser, avec un chorégraphe qui travaillait sur Broadway.J\u2019ai répété mon premier grand spectacle avec lui.et ç\u2019a été la folie: je me suis passionnée pour ce genre de productions pendant 30 ans.» Mais de plus en plus, les chorégraphes qui l\u2019intéressaient vivaient à Los Angeles \u2013 entre autres à cause de sa proximité avec Las Vegas, où ils étaient en demande.Elle s\u2019est donc dirigée vers la Cité des Anges.Ça n\u2019a pas été le coup de foudre: «Après New York, la ville m\u2019a paru mortelle ! Mais tranquillement, je me suis habituée et quand j\u2019ai voulu m\u2019éloigner de la France, c\u2019est ici que je me suis installée.Il y avait, pour mon fils David et moi, une douceur de vivre, un anonymat que nous n\u2019avions pas à Paris.» Aujourd\u2019hui, la maison de Beverly Hills se prête à cela.La douceur de vivre.L\u2019anonymat parmi les autres «noms».La pause, avant de reprendre la route et monter sur ces scènes où elle sera pour toujours «la plus belle pour aller danser ».Sylvie Vartan: le 25 juillet à l\u2019Olympia de Montréal DANS L\u2019INTIMITÉ DE SYLVIE VARTAN Quatorze ans après son dernier passage à Montréal, Sylvie Vartan montera le 25 juillet sur la scène de «notre » Olympia.Elle a reçu La Presse chez elle, à Los Angeles, où elle a entre autres évoqué ce spectacle, présenté à « l\u2019autre » Olympia, celui de Paris, en 1964, devenu culte depuis.Sur l\u2019affiche se trouvaient aussi l\u2019Américain Trini Lopez\u2026 et quatre garçons dans le vent venus d\u2019Angleterre.> 15 août 1944: naissance à Iskrets (Bulgarie) > 1950: première expérience au cinéma, dans un film bulgare > Décembre 1952: arrivée à Paris > 16 janvier-4 février 1964: spectacle à l\u2019Olympia de Paris, avec les Beatles et Trini Lopez > 12 avril 1965: mariage avec Johnny Hallyday > 14 août 1966: naissance de son fils, David > Novembre 1980: divorce d\u2019avec Johnny Hallyday > 2 juin 1984: mariage avec le producteur américain Tony Scotti > 1997: adoption de Darina, une petite orpheline bulgare EN QUELQUES DATES > A enregistré 63 disques pour un total de plus de 1200 chansons > A vendu plus de 40 millions de disques > A vendu 1,5 million d\u2019exemplaires de La plus belle pour aller danser > A donné quelque 2500 spectacles > A fait plus de 2000 couvertures de magazines, devançant ainsi Catherine Deneuve et Brigitte Bardot EN QUELQUES CHIFFRES «Ce métier que j\u2019ai commencé très jeune, à 16 ans, m\u2019a structurée différemment, m\u2019a amenée dans le monde entier.C\u2019était tout le temps des départs et des arrivées, des valises et des hôtels.J\u2019ai pris le pli.Je ne peux concevoir la vie autrement.» PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Sylvie Vartan et les Beatles dans les couloirs de l\u2019Olympia de Paris, en 1964.PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION Depuis 50 ans, Sylvie Vartan chante, enregistre des disques, monte sur scène.Et elle n\u2019a aucune intention d\u2019arrêter.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 6 J U I L L E T 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 3 ARTS ET SPECTACLES NUITS D\u2019AFRIQUE Au Québec, Grupo Fantasma s\u2019est déjà produit à l\u2019extérieur durant la haute saison festivalière.Les témoins de leurs spectacles sont unanimes : voilà l\u2019un des groupes les plus brûlants à investir le circuit estival de nos happenings musicaux.Mardi prochain, au Cabaret du Mile-End, 10 musiciens texans comptent faire grimper le mercure à la température.texane.Que calor en perspective ! ALAIN BRUNET Le bassiste Greg Gonzalez converse de son appartement d\u2019Austin (qu\u2019on espère climatisé) et parle du bonheur de jouer dans el norte: «J\u2019adore le Texas, mais j \u2019aime bien travailler chez vous durant l\u2019été.Juillet est un mois torride chez moi, il n\u2019est pas rare d\u2019y endurer des températures de 40 °C ou plus!» Trêve de thermomètre, on peut parler ici d\u2019un vrai buzz développé par la gratuité festivalière.Après avoir triomphé sur les scènes extérieures et imposé son matériel discographique, dont le plus récent opus El Existential, Grupo Fantasma peut désormais se permettre le concert payant et y casser la baraque, avec murs et plafond.Notre interviewé est invité à résumer la trajectoire de la formation: « Grupo Fantasma s \u2019est formé à Austin il y a une dizaine d\u2019années et s \u2019est développé depuis.Au départ, c\u2019était pour jouer un mélange de funk, rock, hip-hop, reggae ou même jazz-fusion.Nous nous sommes alors intéressés à la cumbia colombienne des années 50 et 60.Nous avons fait de notre mieux pour l\u2019interpréter avec les moyens du bord : deux guitares, deux percussionnistes, une basse, une trompette, un saxophone et un chanteur.» Cette instrumentation différente et la propre culture du groupe ont finalement conféré une couleur presque rock à ces relectures.«Avec le temps, nous avons intégré de plus en plus d\u2019instruments latins : congas, timbales, une section de vents typique de la musique latine avec notamment un trombone et un sax baryton.Nous ne faisons plus exclusivement dans la cumbia, mais aussi dans la guajira, le cha-cha-cha, la samba, le merengue, la salsa, le son ou même des styles africains en 6/8 que l\u2019on retrouve dans la culture afro-cubaine.Ainsi, nous avons évolué à travers différents styles latinos tout en conservant notre côté rock, funk ou reggae, enfin tout ce que nous jouions précédemment.» C\u2019est d\u2019ailleurs ce qui fait le charme de Grupo Fantasma: ce côté funk rock en fusion avec les musiques latines.Greg Gonzalez corrobore : «Nous sommes perçus comme un groupe latin parce que les chants sont espagnols, mais je dirais qu\u2019il s\u2019agit davantage d\u2019une musique de fusion destinée à la fête et à la danse.Nos spectacles se veulent des expériences festives alors que nos albums révèlent plus de profondeur musicale.» Pour Greg Gonzales, en somme, le projet de Grupo Fantasma se fonde sur le désir de transgresser toutes barrières stylistiques si ses 10 membres en ressentent la nécessité.«Notre intérêt pour la musique n\u2019est pas sectaire en ce sens.L\u2019idée est aussi inclusive: nous voulons créer un territoire où chacun de nos fans puisse s\u2019y retrouver sans s\u2019y sentir étranger.Souvent, les musiques traditionnelles ou certains styles très connotés exigent de leurs auditeurs qu\u2019ils fassent partie d\u2019une communauté ou d\u2019un groupe d\u2019initiés.Ce n\u2019est pas le cas de notre musique.Vous avez beau ne pas parler l\u2019espagnol et ne pas savoir danser la salsa, Grupo Fantasma risque fort de vous être familier.Ce qui ne rend pas notre répertoire inintéressant auprès des connaisseurs.» Dans le cadre des Nuits d\u2019Afrique, Grupo Fantasma se produit mardi 19 juillet à 20h30 au Cabaret du Mile-End.GRUPO FANTASMA Avis de chaleur intense pour Montréal Ignorés pendant une grosse partie de l\u2019année, les musiciens world de Montréal ont une rare occasion de se faire voir en gros plan aux Nuits d\u2019Afrique.JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Oumar Ndiaye est une vedette de la chanson au Sénégal, où il a déjà lancé six albums et remporté des prix importants.Mais depuis qu\u2019il est venu s\u2019installer au Québec, ses horizons se sont réduits radicalement.« C\u2019est sûr qu\u2019ici, pour un musicien africain, il n\u2019y a pas beaucoup de places pour jouer, déplore l\u2019auteurcompositeur- interprète.On aimerait bien avoir une plus grande place.» Ignoré des compagnies de disques et peu connu du public, le chanteur admet que sa carrière demande beaucoup de travail.Mais il est plus déterminé que jamais à vivre de son art.L\u2019hiver dernier, il est même retourné en Afrique, pour faire la tournée des festivals ouest-africains.«Ça m\u2019a aidé à survivre», dit-il.Oumar Ndiaye, qui se produira le 21 juillet au festival Nuits d\u2019Afrique, n\u2019est qu\u2019un parmi tant d\u2019autres.Comme lui, des dizaines de musiciens world établis au Québec doivent galérer pour joindre les deux bouts.Faute de diffusion, et donc d\u2019intérêt, très peu vivent de leur art.« Les petits bars, c \u2019est leur vie, conf irme Yves Bernard, animateur de L\u2019Entremuse à CIBL et collaborateur au Devoir.À ma connaissance, il n\u2019y a pas de musicien dans ce milieu qui ne rame pas.» Un marché mal exploité À Montréal, ville pourtant réputée multiculturelle, le réseau world se résume à peu de chose.On se produit pour une bouchée de pain au Balattou, aux Bobards ou au Lambi, trois salles spécialisées dans le genre.Ou dans les maisons de la culture, qui consacrent une petite part de leur programmation aux musiques du monde.Le circuit des festivals est de loin la vitrine idéale.Ces événements hautement subventionnés prennent des risques et paient bien.Mais avec l\u2019été qui ne dure que deux mois, il faut saisir sa chance.Le reste de l\u2019année, c\u2019est le grand vide ou presque.La vérité, c\u2019est que la scène world québécoise manque d\u2019infrastructures pour se développer.Hormis quelques cas isolés comme l\u2019organisme MMM (Mu sique Mul t i Montréal) et les Productions Nuits d\u2019Afrique, il y a très peu de spécialistes pour encadrer les musiciens et vendre le «produit ».« Les artistes n\u2019ont pas les moyens de se payer une équ ipe, obser ve Jérôme Pruneau, manager de la chanteuse française Marianne Aya Omac qui se produira le 24 juillet sur la scène extérieure des Nuits d\u2019Afrique.Beaucoup font tout eux-mêmes et finissent par se perdre dans l\u2019administration» À moins, bien sûr, de trouver quelqu\u2019un qui y croit.Mais la chose est plus facile à dire qu\u2019à faire.Dans une province dominée par le rock, le blues et la chanson populaire, les musiciens world sont souvent vus comme des ovnis.Et le marché «ethnique » est encore mal connu des professionnels.Sa ns pa rler des idées reçues.et tenaces.«Les gens de l\u2019industrie ont souvent des préjugés : les Africains ne sont pas \"travaillables\".Ils n\u2019arrivent jamais à l\u2019heure.Ils ne vont pas le dire comme ça, mais ils le pensent », précise Yves Bernard.Sauf que voilà: pas d\u2019agent, pas d\u2019équipe.Et pas d\u2019équipe, pas de contrat de disque.« Certains labels refusent carrément de négocier directement avec les artistes lance Jérôme Pruneau.Ils veulent parler avec des gens de business.C\u2019est le serpent qui se mord la queue.» J\u2019cours les concours Les Prix ?Les concours ?Pour plusieurs, c\u2019est encore le meilleur moyen de se faire connaît re.Radio-Canada remet ses Révélations musica le s .Le fe s t iva l Nui t s d\u2019Afrique organise les Syli d\u2019or.Les Prix de musique folk canadienne couronnent régul iè rement des Québécois .Mai s encore faut-il que les médias relaient l\u2019information.Or, de ce côté, c\u2019est plutôt le désert.À part la radio d\u2019État et l\u2019émission Belle et Bum à Télé-Québec, les vitrines payantes sont plutôt rares pour les artistes world.Quant aux journaux, cela dépend des jours.À l\u2019étranger, c\u2019est une autre histoire.Car les prix peuvent aussi servir de tremplin vers l\u2019exportation.Exemple : l\u2019ancien Coloc Élage Diouf vient d\u2019être invité au Womex de Copenhague (le Festival de Cannes de la world), après avoir remporté le Juno des musiques monde en mars dernier, pour son album Aksil.« Il est clair que ce trophée a été d\u2019une grande aide, souligne son agente Suzie Hamel.Maintenant, il faut simplement trouver les bons alliés.» De fait, rien n\u2019est encore acquis pour le frère Diouf.Parlez-en à l\u2019éclatant Wesli, qui se produira le 22 juillet au parc La Fontaine, dans le cadre du 5e festival Haïti en Folie.Considéré par plusieurs comme le plus grand espoir world à Montréal, cet Haïtien d\u2019origine a remporté une tonne de prix, dont le très crédible Babel Med de Marseille en 2010.Malgré tout la carrière mondia le se fa i t encore attendre.Artistes montréalais présentés au festival Nuits d\u2019Afrique jusqu\u2019au 24 juillet: O Zé sera en concert le 19 juillet; Oumar Ndiaye, le 21 juillet; Max Bananaz, le 22 juillet; Piwili, le 23 juillet.Les gagnants du concours Syli d\u2019Or 2011 seront présentés demain, 17 juillet.MUSIQUE DU MONDE À MONTRÉAL Quand le serpent se mord la queue PHOTO FOURNIE PAR LE FESTIVAL NUITS D\u2019AFRIQUE Comme des dizaines de musiciens world établis au Québec, Oumar Ndiaye, qui se produira le 21 juillet au festival Nuits d\u2019Afrique, doit galérer pour joindre les deux bouts.«Les petits bars, c\u2019est leur vie.À ma connaissance, il n\u2019y a pas de musicien dans ce milieu qui ne rame pas.» \u2014 Yves Bernard, animateur de L\u2019Entremuse à CIBL et collaborateur au Devoir PHOTO FOURNIE PAR LE FESTIVAL NUITS D\u2019AFRIQUE Après avoir triomphé sur les scènes extérieures et imposé son matériel discographique, dont le plus récent opus El Existential, Grupo Fantasma peut désormais se permettre le concert payant et y casser la baraque, avecmurs et plafond.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 6 J U I L L E T 2 0 1 1 ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE CLAUDE GINGRAS Le retour espéré devient enfin réalité.Nous reverrons Charles Dutoit au podium, non pas à l\u2019OSM (qu\u2019il a quitté le 10 avril 2002 dans les circonstances troubles que l\u2019on sait), mais plutôt au prestigieux Philadelphia Orchestra avec lequel il terminera la saison prochaine une cordiale association de 30 ans pour céder la baguette au jeune Montréalais Yannick Nézet-Séguin.C\u2019est une page d\u2019histoire musicale qui s\u2019écrit en ce moment.Inauguré samedi dernier par Nézet-Séguin, le 34e Festival de Lanaudière recevra Dutoit et le Philadelphia vendredi et samedi soirs prochains dans deux programmes centrés sur le répertoire de prédilection du chef suisse : Ravel, Sibelius, Symphonie fantastique de Berlioz.Le comble eût été que Dutoit choisisse La Mer de Debussy.Étrange hasard, l\u2019oeuvre figurait à son concert de débuts à l\u2019OSM, les 15 et 16 février 1977, et à ce qui allait être son concert d\u2019adieux ici, les 26 et 27 mars 2002.25 ans plus tard.Le concert de 1977 avait été si impressionnant que j\u2019avais titré Dutoit : notre prochain chef?Les dernières années de son règne avaient été moins heureuses et le résultat musical s\u2019en ressentait.Le concert de mars 2002 m\u2019avait inspiré ce titre: Debussy sans magie.C\u2019était le seul de Dutoit ici en près de trois mois.Déjà, il regardait ailleurs.Sept chefs furent appelés à le remplacer pour le reste de la saison.Dutoit aura 75 ans le 7 octobre, mais il reste toujours très actif.Il vient de diriger à Rome et d\u2019inaugurer la saison de Tanglewood après une visite en Corée du Nord pour la création d\u2019un orchestre de jeunes qui réunirait les deux Corées.Et il vient d\u2019enregistrer à Londres, avec le Royal Philharmonic, cette séduisante Schéhérazade de Rimsky- Korsakov qu\u2019il avait gravée avec l\u2019OSMchez Decca-London en 1983.Sa nouvelle version est supérieure et illustre son extraordinaire sens du renouvellement, loin de toute routine.Le discours est cette fois plus incisif, plus nuancé, et porté par une prise de son qui a forcément évolué en un quart de siècle.Les premiers-pupitres de l\u2019OSM restent cependant inégalés, à une exception près: le violon-solo britannique est plus fin et plus expressif.En complément: de Rimsky- Korsakov encore, une somptueuse Grande Pâque russe, que Dutoit et l\u2019OSM avaient aussi enregistrée.HHHHH RIMSKY-KORSAKOV : ROYAL PHILHARMONIC ORCHESTRA, DIR.CHARLES DUTOIT.ONYX, 4064 DISQUE CLASSIQUE Dutoit : d\u2019une Mer à l\u2019autre LES NOUVELLES DU DISQUE Debussy : l\u2019orchestre Le sixième disque de l\u2019intégrale symphonique Debussy que Naxos a confiée à Jun Märkl et l\u2019Orchestre National de Lyon comprend des orchestrations d\u2019oeuvres pour piano seul et pour piano à quatre mains réalisées par l\u2019auteur ou par des collègues comme Henri Büsser, André Caplet et Gustave Cloez.Les titres : Printemps, Suite bergamasque, En blanc et noir et la très obscure Symphonie en si mineur.Oratorios de Handel Deux oratorios de Handel font l\u2019objet d\u2019enregistrements récents : Israel in Egypt, avec six solistes, dont la soprano Rosemary Joshua, et le Choeur de la Radio de Bavière, dir.Peter Dijkstra, chez BR Klassik, et La Resurrezione, avec cinq solistes, dont la soprano Kate Royal, et le Concert d\u2019Astrée, dir.Emmanuelle Haïm, chez Virgin.Mélodies de Verdi Chez Telos Music, la soprano allemande Diana Damrau chante 17 canzoni, ou mélodies, de Verdi.Cinq plages datent de 2005; le reste, de 2010.Requiem de Brahms Chez Virgin, Paavo Järvi dirige le Choeur de la Radio de Suède et l\u2019Orchestre de la Radio de Francfort dans Ein deutsches Requiem de Brahms.Les deux solistes sont français : Natalie Dessay et Ludovic Tézier.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 6 J U I L L E T 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 5 BILLETS : MONTREALCOMPLETEMENTCIRQUE.COM LA VITRINE.COM * INFO\u2013CIRQUE : 514-285-9175 * 1-855-770-3434 GRANDS PARTENAIRES : LE CIRQUE INVISIBLE 14 AU 17 JUILLET * FRANCE * THÉÂTREOUTREMONT AVEC VICTORIA CHAPLIN ET JEAN-BAPTISTE THIÉRRÉE TIMBER! 15 AU 17 JUILLET * CIRQUE ALFONSE * CANADA ESPACEGO* SPECTA CLEVIRTUOSEOÙLEFOLKLORE QUÉBÉCOISSERTDETREMPLIN ÀLACRÉAT ION.DERNIÈRE CHANCE PLUS QUE2 SPECTACLES EN EXCLUSIVITÉ AU FESTIVAL - DU 7 AU 24 JUILLET - * BILLETS À PARTIR DE 21 $ * FORFAITS FAMILLE À PARTIR DE 55 $ * VIDÉOS ET PROGRAMMATION COMPLÈTE EN LIGNE LES7DOIGTSDELAMAIN 12 AU 23 JUILLET * CABARET2011 * CANADA * THÉÂTREOLY MPIA «.UN UNIVERS (\u2026) DA NS LEQUEL SE CÔTOIENT SENSUALITÉ, ÉLÉGANCE,HUMOUR ET CARICATURE » \u2014JournaldeMontréal «.C'EST UNE EXPLOSION DE TA LENT QUIDÉFILESUR SCÈNE.»\u2014LaPresse * Billets catégorie 2.SLIPSINSIDE 20 AU 23 JUILLET * OKIDOK * BELGIQUE * TOHU «FIN ET DRÔLE:ONADOOOOOOORE !» \u2014www.cultureclown.com LE CHANTDUDINDON COMPAGNIERASPOSO * FRANCE * PLACEDUCHAPITEAU TOHU 12 AU 24 JUILLET «\u2026parfaitpourles familles !»\u2014PremièreChaîne, SRC «Unvraimomentdegrâce.»\u2014LaPresse «Dif ficile de ne passuccomber au charme de cette famillenomade\u2026 » \u2014LeDevoir PLUS QUE2 SPECTA CLES WUNDERKAMMER 7AU16JUILLET * C!RCA * AUSTRALIE * TOHU «LERÉSULTAT EST UN SPECTACLE ÉBLOUISSANT.»\u2014JournaldeMontréal Vente des billets: Billeterie du Théâtre: 514 770-7773 Ticketpro.ca 514 790-1111 Banquettes - Loges - Groupes: 514 268-7069 ou ecarosielli@gmail.com theatre r i a l t o .c a 6 AOÛT 3-4 SEPT.22 SEPT.1 OCT.12 NOV.20 AOÛT ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE ÉMILIE CÔTÉ Notre entrevue devait avoir lieu mardi, à 10h, dans un café du Plateau.Mais la veille, le groupe heavy rock Dance Laury Dance avait lancé son premier album dans sa ville natale, à Québec.«On a été jambons, on s\u2019est levés en retard en sursaut» s\u2019excuse le chanteur Max Lemire, le lendemain, au téléphone.Aucun problème.C\u2019est pour cela qu\u2019on aime les membres de Dance Laury Dance: ils ne sont pas de petits gars gentils comme les membres de Simple Plan, mais de mauvais garçons aux cheveux longs qui partent sur la brosse dans l\u2019esprit des belles années du rock\u2019n\u2019roll.Alexandre « Lap » Laperrière, Max Lemire, Étienne «Blake» Villeneuve, Sébastien «Harry» Deschênes et Patrick «Dagger » Cyr sont fiers de leurs influences : Motörhead, Mötley Crüe et Guns N\u2019 Roses.«Il y a du monde qui nous demande: estce que le hard rock va avoir un revival?Je leur réponds que ce n\u2019est pas un trend, explique Max Lemire.Nous, on ne réinvente rien.On fait tourner la roue.» L\u2019expérience de Dance Laury Dance va bien audelà de sa musique.Les gars jouent « en bedaine », faisant aller leurs cheveux longs trempés de sueur au rythme des mêmes chorégraphies.Disons qu\u2019il faut avoir de l\u2019énergie et être en forme.«Sinon, je serais obèse, lance Max Lemire.Avec notre lifestyle et la bière, ce serait vraiment négatif sans les shows.» Metallica Aujourd\u2019hui, Dance Laury Dance au ra une chance inouïe: assurer la première pa r t ie de Met a l l ica, au Festival d\u2019été de Québec.«C\u2019est un exposure fois 1000, lance le chanteur du groupe.On veut d\u2019abord donner le meilleur de nousmêmes et rocker le stage.Mais si on peut rencontrer les gens de Metallica, ce serait super ! En tout cas, on va soundchecker sur la même scène.» En avril dernier, les choses se sont bousculées rapidement pour Dance Laury Dance quand les membres ont appris la bonne nouvelle pour Metallica.«Sur le coup, on n\u2019y croyait pas, honnêtement.Mais quand on a vu le contrat, on a décidé de mettre les bouchées doubles pour sortir l\u2019album avant le show.» Living for the Roll, lancé mardi dernier, est le baptême musical de Dance Laury Dance en magasin partout au Canada.«On voulait le sortir à la fin de l\u2019année, mais on est allés à la banque pour le produire rapidement nousmêmes.» Un contrat avec Abuzivw Muzik plus tard, et Universal/ Dep qui se charge de la distribution, tous les espoirs sont permis pour le groupe : le Canada anglais, l\u2019Europe, les ÉtatsUnis.«On vise le monde!», lance Dance Laury Dance.L\u2019expérience South by Southwest En mars dernier, le groupe a participé au Festival South by Southwest (SXSW), à Austin, au Texas.«C\u2019est la plus belle expérience qu\u2019un band peut avoir.C\u2019est tellement gros et over the the top, raconte Max Lemire.Ça vaut vraiment le coup.Étrangement, il fallait aller au Texas pour s\u2019ouvrir des portes ici.» C\u2019est à Austin que les membres de Dance Laury Dance ont rencontré Laurent Saulnier, programmateur des FrancoFolies, des gens de l\u2019agence de promotion Bonsound, ainsi que le guitariste Steve Hill « On l\u2019a rencontré au resto.C\u2019était une alliance naturelle de rockers.On a fait le party et on est allés voir des shows.» On peut même entendre Steve Hill s\u2019élancer sur Burning Out de Living for the Roll.D\u2019autres titres?Montreal Hooker, Sex Wolf, Bad Motherfucker et To Be Drunk.L\u2019anglais n\u2019étant pas sa langue maternelle, Max Lemire a écrit les paroles en collaboration avec un auteur qui est un sage père de famille.«Il a une petite famille avec des filles.Il ne voulait pas que ça se sache!» DANCE LAURY DANCE Gentils mauvais garçons En spectacle, ils sont «en bedaine», faisant aller leurs cheveux longs mouillés de sueur à l\u2019unisson.Les membres de Dance Laury Dance sont des mauvais garçons qui aiment faire la fête au son de leurs chansons hard rock.C\u2019est une grosse semaine pour le quintette de Québec, qui a lancé son premier album, Living for the Roll, et qui se produit en première partie de Metallica, ce soir, au Festival d\u2019été de Québec.«Il y a du monde qui nous demande: est-ce que le hard rock va avoir un revival ?Je leur réponds que ce n\u2019est pas un trend.Nous, on ne réinvente rien.On fait tourner la roue.» \u2014 Le chanteur Max Lemire PHOTO FOURNIE PAR LE GROUPE L\u2019expérience de Dance Laury Dance va bien au-delà de sa musique.Les gars jouent «en bedaine», faisant aller leurs cheveux longs trempés de sueur au rythme des mêmes chorégraphies.CYBERPRESSE.CA TAYLORSWIFT Lisez notre critique du spectacle de Taylor Swift par Phillipe Renaud sur Cyberpresse.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 6 J U I L L E T 2 0 1 1 AVEC LE BLUES D\u2019LA MÉTROPOLE LE 26 AOÛT ON EST UNE PRÉSENTATION DE Nouvel album disponible dès maintenant en magasin www.lebluesdlametropole.com PROCUREZ-VOUS VOS BILLETS AU : NE MANQUER PAS LE RETOUR DE LA COMÉDIE MUSICALE AU THÉÂTRE ST-DENIS! Du 30 Novembre au 4 Décembre 2011 La comédie musicale « Le blues de la métropole » et la SDC du Vieux-Montréal vous invitent à revivre la liberté des années 70 dans un rassemblement historique! Sur l\u2019heure du midi le 26 août, rendezvous sur la rue St-Paul Est à l\u2019angle de St-Vincent pour immortaliser «on est 10 000 s\u2019a rue St-Paul».Yannick Nézet-Séguin, porte-parole ÉTÉ 2011 du jeudi 30 juin au jeudi 4 août à 19 h 30 au Centre Pierre-Charbonneau 3000, rueViau Viau Billetterie 514.899.0644, poste 202 www.orgueetcouleurs.com Tarifs : 22 $ à 31 $ Jeudi 21 juillet, 19 h 30 Soirée Strauss & Schubert L\u2019Orchestre de chambre Appassionata Daniel Myssyk, direction Caroline Bleau, soprano Michelle Sutton,mezzo Sarkis Barsemain, ténor Estraits du Pays du sourire, de la Veuve joyeuse et de la Chauve-souris.Schubert, Strauss et Lehàr DE PRENDRE L'AIR?16 et 17 juillet ÉVÉNEMENTS EXTÉRIEURS 2011 BESOIN WEEK-END 1 PLAN DU SITE EXTÉRIEUR DES SPECTACLES GRATUITS TOUS LES SOIRS ! BIères /vin /bouffe /terasses /jeux forains /FUN SUIVEZ- NOUS : Les meilleursprix nouveau site /exterieur boutique / présenté par en collaboration avec Son retour àMontréal Un spectacle conçu expressément pour l\u2019extérieur 400,000 billets vendus en salles Événement Unique Uncle Fofi innove avec son dîner-spectacle le Couscous Comedy Show ! Cette fameuse prestation vous surprendra avec ses invités aux couleurs d\u2019un Montréal multiethnique.L\u2019ÉVÉNEMENT RACHID BADOURI 16 JUILLET 21H30 Sur la scène Vidéotron COUSCOUS COMEDY SHOW 13 au 18 juillet AVANT-PREMIÈRE ÀLAGUINGUETTE au parvis de la Place-des-Arts PLANPLAN bISTRo SAq /LAGUINGUETTE 14JUILLET_pleine_page_ RUE_V2 LE PINKARNAVAL 16 juillet à 19h30 - Défilé Départ coin Ste-Catherine jusqu\u2019à la Place des Arts 17 juillet à 21h - Spectacle Sur la scène Vidéotron 1600 citoyens passsionnés de danse et de mode s\u2019unissent pour créer une parade à l\u2019image des univers de Jean Paul Gaultier, reconnu pour puiser son inspiration dans la rue.Venez en grand nombre! ÇA CoMMENCE CE SoIR ! Conception et Direction artistique / Conception and Art Direction: Danielle R O Y Direction de création / Creative Direction: Hélène Blackburn SCÈNE GRATUIT ÀNEPAS MANqUER PLACE DES FESTIVALS CE SOIR ÀNEPAS MANqUER BESOIN DE BILLETS ?sitenouveau NOTRE BOUTIQUE LAISSE JUSTE POUR RIRE T\u2019HABILLER AVEC SA NOUVELLE COLLECTION ESTIVAL PLACE DES ARTS CIRQUE ARTS ET SPECTACLES Trois troupes belges ont répondu cette année à l\u2019invitation du festival Montréal complètement cirque.Avec leur approche ouverte de l\u2019art circacien, leur humour absurde et leur vision du monde toujours un peu de biais, Carré Curieux, les Zyrgomatik et Okidok s\u2019amènent chez nous dans le but de nous faire rire et de nous étonner.JOSÉE LAPOINTE Ils étaient quatre jeunes hommes, fraîchement diplômés de l\u2019École supérieure des arts du cirque de Bruxelles, à avoir envie de continuer à travailler ensemble tout en repoussant les limites de leur art.C\u2019est ainsi qu\u2019est née, il y a quatre ans, la compagnie Carré Curieux et que le spectacle Le carré curieux a vu le jour à l\u2019hiver 2009.Le carré curieux est moins un spectacle de performance \u2013\u0003 même si les quatre interprètes sont des virtuoses \u2013\u0003 qu\u2019une oeuvre hybride mêlant cirque, théâtre et danse.«Notre travail est motivé par le mouvement qui est propre au cirque, explique l\u2019un des membres du quatuor, Kenzo Tokuoka.Mais même s\u2019il n\u2019y a pas de narration comme telle, le spectacle raconte une histoire.» Cette histoire, c\u2019est celle de quatre colocataires un peu étranges, mi-hommes mi-enfants, vivant en huis clos dans un salon surréaliste peuplé d\u2019objets étranges.« Chaque personnage n\u2019est pas exac tement ce qu\u2019on croyait au départ.Ils doivent apprendre à vivre ensemble tout en acceptant leurs différences, qui sont très grandes : ils n\u2019ont pas le même passé, le même physique, le même registre.» Les colocataires sont donc isolés dans cet espace restreint aux ressources multiples \u2013\u0003 tel un canapé aux profondeurs insoupçonnées .\u2013\u0003 et i ls s\u2019amusent beaucoup.«C\u2019est léger et ludique et ça marche beaucoup auprès du jeune public.Mais ça intéresse aussi les adultes, car il y a un autre niveau de lecture qui suscite la réflexion, explique Kenzo Tokuoka.C\u2019est notre cheval de bataille en fait : toucher tous les publics à tous les niveaux.» Par exemple, le personnage que Kenzo Tokuoka incarne est androgyne et on ne sait pas tout de suite s\u2019il est un homme ou une femme.«Il y a un rapport de séduction qui s\u2019installe qui est intéressant.Et ça fait marrer les enfants, ce personnage en monocycle avec une longue jupe.» Comme Kenzo sur son monocycle, tous les membres de Carré curieux ont su dépasser leurs agrès respectifs et les utiliser différemment.«La base de notre démarche est d\u2019aborder notre technique sous un angle insolite, en dépassant la tradition, mais pas en la reniant, expliquet- il.Chaque objet est détourné de son sens.» Le diabolo de Vladimir Couprie devient alors toupie, les balles du jongleur Luca Aeschlimann se sauvent et le mât de Gert de Comman est sans attache et tient seulement par les manipulations des membres de la troupe.« Nous sommes obligés de faire contrepoids et ça devient plus un numéro d\u2019équilibre que de force pure.» «Il faut donner un sens à l\u2019acte» Kenzo Tokuoka en est conscient : Carré Curieux n\u2019invente rien et toutes les techniques qu\u2019ils utilisent existent depuis longtemps.Leur innovation, c\u2019est la façon qu\u2019ils ont de les aborder, la gestuelle qu\u2019ils utilisent.Ils puisent d\u2019ailleurs leur inspiration dans toutes les formes d\u2019art de la scène.«En Europe en ce moment, il y a une espèce de retour aux traditions qui dit qu\u2019il faut arrêter les mélanges, raconte l\u2019acrobate.Nous sommes totalement en désaccord avec ça : tous les arts se nourrissent les uns les autres, et le cloisonnement, ce n\u2019est pas intéressant.» Le cirque doit évoluer avec ses créateurs, croit-il, car sa forme reste limitée.« Il faut donner un sens à l\u2019acte.» Pour Carré Curieux, la particularité du cirque est la place du corps dans l\u2019espace et la fascination que cela suscite.«Cet engagement, le dépassement des limites, c\u2019est de l\u2019ordre du surhomme.Nous voulons ramener cela à une certaine normalité en disant aux gens \"Je ne suis pas plus exceptionnel que vous\", tout en les faisant entrer dans une dimension très belle où on ne voit plus la technique, mais seulement une oeuvre d\u2019art.» Le carré curieux, du 22 au 24 juillet à Espace Go.CARRÉ CURIEUX Vie de colocs JOSÉE LAPOINTE Une jolie histoire d\u2019amour est née l\u2019an dernier entre la troupe Zyrgomatik et le public québécois.Invités pour la deuxième année d\u2019affilée à Montréal complètement cirque, avec en prime un passage au Festival d\u2019été de Québec, les deux clowns belges sont ravis de l\u2019accueil qui leur est réservé.«C\u2019est un peu magique ce qui se passe ici pour nous», a affirmé Olivier Mahiant plus tôt cette semaine, au lendemain de la première du duo à Québec.Dès que le spectacle a commencé hier, on s\u2019est dit \"bienvenue au Québec\".Le public adhère vraiment très fort.Nous essayons de ne pas être trop fiers, mais nous sommes contents en tout cas.Ça donne confiance.» Dans Tous Cousins !, Olivier Mahiant et Sébastien Derock incarnent deux clowns qui jonglent, font des pitreries, jouent de la musique et discutent beaucoup, une rareté dans le monde de l\u2019art clownesque.«Mais on parle moins que les humoristes! Nous avons notre langage à nous, mais près du réel.Nos personnages discutent de presque rien, mais c\u2019est toujours très important et ils refont le monde à leur manière.» Les deux cousins se prennent au sérieux, mais en même temps, pas vraiment.«Tout est sacré pour eux.Même s\u2019ils discutent d\u2019une chose banale, ils le font de manière clownesque, très intense.Que ce soit drôle ou non.» C\u2019est le quotidien qui les intéresse, plus que l\u2019actualité politique belge, par exemple.«Nous sommes au-dessus et en dessous de ça ! Nous touchons plus à l\u2019universel qu\u2019à la réalité, qui n\u2019est pas si intéressante finalement.» Connexion facile Olivier Mahiant ne sait pas comment expliquer la connexion qu\u2019ils vivent avec le public québécois.«Il y a des cousins qui sont plus cousins que d\u2019autres.C\u2019est comme une impression de similitude, un état d\u2019esprit simple, dans le sens noble.» Une affinité difficile à qualifier, donc \u2013\u0003«et c\u2019est tant mieux!» \u2013\u0003, mais les deux compères la ressentent très fort sur scène.«Notre spectacle se laisse découvrir au fur et à mesure, et parfois on met du temps avant qu\u2019une salle nous soit acquise, nous devons aller chercher les gens.Au Québec, d\u2019entrée, on sent une volonté du public de s\u2019amuser, de rire, comme s\u2019il était conquis d\u2019avance.» Ils doivent même faire attention pour ne pas se laisser déconcentrer.«Ça nous porte, et nous ne devons pas en faire trop non plus.Mais c\u2019est agréable et ça nous donne envie d\u2019aller plus loin.On étire des gags ou des numéros, on en rajoute, parce que ça fonctionne bien.» Les deux clowns retrouvent en effet facilement leurs mécanismes d\u2019artistes de rue et aiment bien improviser selon les réactions de la salle.Mais ceux qui les ont vus l\u2019an dernier assisteront plus ou moins au même spectacle, qui est aussi tendre et poétique que drôle.«Nous ne sommes pas dans le cynisme ou l\u2019humour noir.Nous adorons quand les gens nous abordent dans la rue en disant \"salut cousin\"! Pour nous, c\u2019est un compliment, parce que ça veut dire que notre délire est passé, qu\u2019il y a quelque chose de notre univers qui les touche, dans le plaisir de s\u2019amuser de choses simples.» Pour les deux artistes qui ont étudié en psychologie et en enseignement, c\u2019est aussi la preuve que l\u2019art clownesque est utile.«Les gens sont souvent dans la nostalgie du passé ou en train de se projeter dans l\u2019avenir.Le clown fait du bien parce qu\u2019il vit l\u2019instant présent, en prenant le temps de jouir des choses qui se passent.» Les Zyrgomatik sont d\u2019ailleurs très lents, tellement que «ça peut énerver», ajoute Olivier Mahiant en rigolant.En cette époque de communication instantanée où tout va vite, c\u2019est presque de la provocation.«Tant mieux!» Tous cousins !, du 19 au 22 juillet au Lion d\u2019or.LES ZYRGOMATIK Affinités clownesques PHOTO FOURNIE PAR MONTRÉAL COMPLÈTEMENT CIRQUE Les Zyrgomatik incarnent deux clowns qui jonglent, font des pitreries, jouent de la musique et discutent beaucoup.«Au Québec, d\u2019entrée, on sent une volonté du public de s\u2019amuser, de rire, comme s\u2019il était conquis d\u2019avance.» \u2014 Olivier Mahiant llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 6 J U I L L E T 2 0 1 1 BILLETTERIE : 514 285-9175 GRANDS PARTENAIRES : TOMTOM CREW AUSTRALIE * SOUS CHAPITEAUÀRADIO-CANADA 11 AU 23 JUILLET - CE SOIR * 25 ANSETMOINS BILLETSMOINS DE 20 $* - * Billets catégorie 2.Taxes incluses, frais de service en sus.\u2018\u2018 What apar ty!\u2019\u2019\u2014The Gazette «Lepublicenprend pleinlagueuleetles oreilles,eten redemande.On s\u2019éclate !»\u2014LeDevoir «C\u2019e st tout àfaitspectaculaire.» \u2014PremièreChaîne, SRC «.tout pour fairedevotre soirée le partydel\u2019été.» \u2014Journal de Montréal Si vous avez desadosqui aiment le hiphop,vousvenez de vous trouver1h20derépit ! »\u2014Plusqu\u2019il faut se lever, 98,5FM DU 7AU24JUILLEt .COM ARTS ET SPECTACLES CIRQUE CRITIQUES Lisez nos critiques des spectacles Timber et du Cirque Invisible dans le cahier A et sur Cyberpresse.ca/arts À LIRE JOSIANNE DESLOGES LE SOLEIL Ils sont magnifiquement beaux et musclés, ils sont muets et ils sont capables de réaliser des prouesses acrobatiques à couper le souffle.Qui sont donc ces hommes parfaits?Benoît Devos et Xavier Bouvier, qui forment le duo Okidok.Entre trois semainesdespectacle à Tahiti et quelques représentations en France et en Belgique avant de s\u2019envoler, selon ses mots «vers les superbes contrées québécoises» \u2013 ils seront au Festival d\u2019été de Québec avant de venir à Montréal \u2013, Benoît Devos a aimablement accepté de nous accorder une entrevue en direct de sa Belgique natale.Une chance inespérée, étant donné que, dans son monde clownesque du moins, cet acrobate «au corps de rêve» est très demandé.En jetant un coup d\u2019oeil aux photos du spectacle, on comprend mieux l\u2019ironie du Belge.Ce sont deux gars ordinaires, en caleçon géant, qui nous convient à leurs exploits dans le spectacle Slips inside, nommé ainsi parce que ces clowns de rue se «glissent » à l\u2019intérieur, dans une salle, et qu\u2019ils sont en slip, de surcroît.Le deuxième spectacle en salle du duo sera plus dépouillé que Ha ha ha (passé par la TOHU en 2006) qui alliait costumes, maquillages, nez rouges, grosses chaussures, masques et marionnettes.«On a fait le choix d\u2019enlever tous les apparats.On aurait pu le faire tout nu, mais on aurait subi les foudres des églises et autres puritains », explique Devos, qui ajoute plus sérieusement : «De se mettre en slip kangourou, c\u2019est aussi une manière de parler de tous ces beaux corps dénudés qu\u2019on voit sur des affiches géantes dans la rue.» Le mâle de rêve En sous-texte des acrobaties et des frasques muettes, on trouvera un gros clin d\u2019oeil à l\u2019idéal masculin d\u2019aujourd\u2019hui.«On pourrait dire que l\u2019image désuète qu\u2019on a du clown, avec son costume étriqué et sa cravate, vient de la belle époque où il fallait porter un frac [un habit de cérémonie] pour être respectable.Maintenant, nos clowns s\u2019ancrent dans l\u2019imagerie contemporaine, où il faut être un mâle aux pectoraux et aux abdominaux de rêve.» Devos et Bouvier se connaissent depuis l\u2019âge de 12 ans.Ils ont fréquenté l\u2019École nationale de cirque de Montréal après avoir fait leurs classes en théâtre à Bruxelles, selon la méthode de Jacques Lecoq.«Le clown est le comédien du cirque, alors ça nous semblait important d\u2019avoir un bagage théâtral qui n\u2019était pas centré sur l\u2019élocution des grands textes, mais où l\u2019acteur travaille beaucoup avec son corps et est créateur», explique Devos, qui est porteur pour les passades acrobatiques, alors que son collègue est voltigeur, plus petit gabarit oblige.«Sur scène, on est comme Laurel et Hardy, même si dans la vie, nos différences physiques ne se voient pas tant que ça.Il faut dire que nos corps sont totalement magnifiés sur scène», blague le Belge.Pour lui, outre le reflet déformé et humoristique qu\u2019il nous offre, le clown allège le cynisme ambiant.«C\u2019est un gros problème de notre époque.Le clown n\u2019est pas dans cette soupe-là, il est davantage dans l\u2019humanité, existe plus tendrement, pour dire des gros mots», précise-t-il.Voilà, c\u2019est ce qui manquait au portrait du mâle parfait: un petit côté tendre.Slips inside, du 20au 23 juillet à la TOHU.OKIDOK Acrobates parfaits en slip géant PHOTO LÉO MAUGER En caleçon géant, les deux artistes nous convient à leurs exploits dans le spectacle Slips inside, nommé ainsi parce que ces clowns de rue se «glissent » à l\u2019intérieur, dans une salle, et qu\u2019ils sont en slip, de surcroît.«De se mettre en slip kangourou, c\u2019est aussi une manière de parler de tous ces beaux corps dénudés qu\u2019on voit sur des affiches géantes dans la rue.» \u2014 Benoît Devos llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 6 J U I L L E T 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 9 © Joss-Linn Gagné La Commission de la capitale nationale du Québec invite les artistes professionnels de toutes les régions administratives de la province de Québec à poser leur candidature en vue de la réalisation d\u2019une oeuvre en hommage aux femmes et soulignant le 70e anniversaire du droit de vote des femmes au Québec.La sculpture sera installée le long de l\u2019édifice de l\u2019hôtel du Parlement, du côté de la Grande Allée à Québec.L\u2019oeuvre sculpturale figurative mettra en scène trois personnages, soit trois suffragettes pionnières du mouvement féministe.Les coûts du concours et de la réalisation de l\u2019oeuvre seront assumés par l\u2019Assemblée nationale, la Ville de Québec, la Commission de la capitale nationale du Québec et le Conseil du statut de la femme.Pour connaître les détails du processus de sélection, recevoir la documentation nécessaire à la préparation de votre dossier et vous inscrire, veuillez contacter : Mme Julie Lemieux, technicienne aux contrats Tél.: 418 528-0773 julie.lemieux@capitale.gouv.qc.ca Les dossiers de candidature devront parvenir aux bureaux de la Commission de la capitale nationale du Québec au plus tard le vendredi 19 août 2011 à 15 heures.Les envois seront identifiés comme suit : Concours d\u2019art public / Monument en hommage aux femmes Commission de la capitale nationale du Québec Édifice Hector-Fabre 525, boul.René-Lévesque Est, RC Québec (Québec) G1R 5S9 Concours d\u2019art public / Monument en hommage aux femmes APPEL DE CANDIDATURES Spectacle animé pour les 9 ans et plus Bonaventure espacepourlavie.ca Fragments de système solaire Rapprochons-nous des vestiges de nos origines RÉSERVEZ DÈSMAINTENANT 1-800-567-6155 \u2022WWW.ARTS-ORFORD.ORG DomAndré Laberge, clavecin JEAN-FRANÇOIS RIVEST, DIRECTEUR ARTISTIQUE SAMEDI 23 JUILLET, 14 H DOM LABERGE EN RÉCITAL Abbaye Saint-Benoît-du-Lac Yannick Rieu, saxophone François Bourassa, piano Adrian Vedady, contrebasse John Fraboni, batterie SAMEDI 23 JUILLET, 20 H JOHN COLTRANE : A LOVE SUPREME Salle Gilles-Lefebvre Mathieu Gaudet, piano Dimanche 24 juillet 20 h MATHIEUGAUDET : RACHMANINOV LE ROMANTIQUE Salle Gilles-Lefebvre DU 1ER JUILLET AU 14 AOÛT L\u2019OSM ET KENT NAGANO 114 musiciens Orchestre symphonique de Montréal Wang Beibei, percussion solo, Kent Nagano, chef d\u2019orchestre, Serge Desgagnés, percussion, AndrewDunsmore, percussion VENDREDI 5 AOÛT, 19 H 30 VOYAGE AU COEUR DE LA NATURE Salle Maurice-O\u2019Bready, Sherbrooke Présenté par Présenté par ARTS ET SPECTACLES JUSTE POUR RIRE HOMMAGE À DENISE FILIATRAULT FAIRERIRE, LE PLUS DUR MÉTIER DU MONDE Dans la lumière comme dans l\u2019ombre, au cinéma, à la télévision ou au théâtre, Denise Filiatrault a grandi avec le Québec et l\u2019a fait grandir en même temps.Le 25 juillet prochain, le Festival Juste pour rire rendra hommage à une légende vivante du showbiz québécois.Entrevue avec une grande dame, sur qui le temps n\u2019a aucune prise.GINA DE DENYS ARCAND AVEC DOMINIQUE MICHEL, MOI ET L\u2019AUTRE.LES BEAUX DIMANCHES DE RICHARD MARTIN LE SANG DES AUTRES DE MARC SIMENON PHOTO ROBERT MAILLOUX, ARCHIVES LA PRESSE LES PLOUFFE DE 1966 1973 1974 1974 1981 GILLES CARLE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 10 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 6 J U I L L E T 2 0 1 1 ARTS ET SPECTACLES JUSTE POUR RIRE AVEC DOMINIQUE MICHEL SUR LA SCÈNE DU FESTIVAL JUSTE POUR RIRE SUR LA SÉRIE MOI ET L\u2019AUTRE AVEC DOMINIQUE MICHEL «Nous étions vraiment drôles.C\u2019est peut-être prétentieux, mais l\u2019émission était bien faite, bien réalisée, nous étions jeunes, belles et drôles.En plus, nous lancions des modes.Si nous avions ouvert une boutique de vêtements à l\u2019époque, nous serions millionnaires aujourd\u2019hui ! » SUR LES DIFFICULTÉS DES FEMMES EN HUMOUR «C\u2019est partout pareil.En France, c\u2019est pire.C\u2019est du snobisme ou de l\u2019ignorance, de croire que les femmes sont moins drôles.Une femme mystérieuse va attirer plus qu\u2019une femme qui fait rire.Mais dans une salle, en général, les femmes et les hommes ensemble, ça marche.» SON CONSEIL À LA RELÈVE EN HUMOUR «Qu\u2019ils y aillent avec leur coeur, leur âme, leur travail.Je le répète, dans ce métier-là, tu payes cash ! Et payer cash, ça veut dire prendre des risques.C\u2019est le seul moyen d\u2019y arriver.» LA VIE COMMENCE À QUEL ÂGE?«Pour moi, elle a commencé à 50 ans.Du moment que j\u2019ai mis une croix sur mes amours, que j\u2019ai commencé à m\u2019aimer moi, et à vouloir être bien, tout a changé.Avant, c\u2019était les hommes.Quelle perte de temps !» LE VRAI TRUC DE PRO EN HUMOUR?«Ne vous complaisez pas dans un gag ! Prenez une pause ! Car si les gens ne rient pas, vous faites quoi ?C\u2019est le cabaret qui m\u2019a aidée à comprendre ça.Les gens étaient saoûls, il fallait tout le temps les tenir en haleine.Dominique (Michel) était plus professionnelle que moi pour ça, elle les faisait rire quand même, alors que je lui disais : Ça ne vaut pas la peine, repose-toi ! Mais c\u2019est dur pour une comique de ne pas être comique.» \u2014 C.G.CHANTAL GUY Elle pourrait facilement dire qu\u2019elle a tout vu dans sa vie.Mais c \u2019est une phrase utilisée par ceux qui regardent derrière, et non devant.Et Denise Filiatrault n\u2019a jamais cessé de regarder devant elle.Même aujourd\u2019hui.«Je continue à apprendre, dit-elle.Je crois à la chanson de Jean Gabin: «À 20 ans, je sais, À 30 ans, mais oui, je sais\u2026 À 80 ans, je sais qu\u2019on ne sait jamais.» Lorsque nous la rencontrons à l\u2019Express, elle n\u2019en a que pour Les fourberies de Scapin, sa plus récente mise en scène de Molière à l\u2019affiche au Monument-National, bien plus que pour l\u2019énième hommage qu\u2019on lui rend.«C\u2019est ma joie de vivre.Eh! que je suis contente! s\u2019exclame-t-elle en se frottant les mains comme une petite fille qui a réussi son mauvais coup.La même excitation qu\u2019elle devait avoir enfant, lorsqu\u2019elle dirigeait ses amies dans ses adaptations des histoires de la Comtesse de Ségur.L\u2019hommage?«C\u2019est pour faire plaisir à Gilbert Rozon, qui a été si gentil avec moi, mais ça me gêne.Je préférerais qu\u2019il fasse plus de publicité pour ma pièce!» Il est vrai qu\u2019on a régulièrement souligné son apport à la culture québécoise dans les dernières années, et plus particulièrement pour son 80e anniversaire, qui lui a valu une soirée-surprise en mai au Théâtre du Rideau Vert qu\u2019elle dirige depuis 2004, un superbe documentaire radiophonique de deux heures de Marie-Louise Arsenault à la Première Chaîne de Radio-Canada, ainsi que bon nombre d\u2019entrevues.Un plaisir paradoxal pour une femme qui n\u2019a absolument pas le tempérament nostalgique.On ne l\u2019entend jamais dire que « c\u2019était mieux avant», pas plus qu\u2019on ne la voit s\u2019attendrir sur ses jeunes années.Denise Filiatrault n\u2019a rien de la star déchue, rien de la vedette éclipsée, rien de l\u2019artiste aigrie.Elle continue de remplir les salles avec ses mises en scène, le public et le milieu lui témoignent respect et affection, sans la condescendance qu\u2019on témoigne trop souvent aux «aînés» \u2014 elle ne le permettrait pas, de toute façon! Parce que la condescendance, elle l\u2019aura combattu toute sa vie.Comme Canadienne f rançaise, comme femme, comme artiste de «variétés».Ce «mauvais caractère» qui fait partie du personnage est en réalité celui d\u2019une battante, qui ne jure que par le travail.Il fallait l\u2019entendre s\u2019insurger contre cet «instinct» qu\u2019on lui prête.«Est-ce que ça se pourrait que ce soit du travail?De l\u2019intelligence?» Quand on apprend qu\u2019on lui a refusé autrefois d\u2019ajouter son nom comme idéatrice au générique de la populaire série télévisée Moi et l\u2019autre, on comprend que la dame a vécu des époques où son caractère ne pouvait rien contre les plafonds de verre.La propriété intellectuelle, on ne la reconnaissait pas aux femmes.«Mais on s\u2019en servait par exemple! répliquet- elle.C\u2019est ça qui me rendait malade.Alors je passais pour la détestable, l\u2019instable, la \u201cpas travaillable \u201d.La réputation m\u2019a suivie.» Et la légende est née\u2026 À la dure école des cabarets C\u2019est le festival Juste pour rire, dont elle assume avec succès le volet théâtre depuis une vingtaine d\u2019années, qui lui rendra hommage le 25 juillet.Les palmes de M.Schutz, Le bourgeois gentilhomme, My Fair Lady, Un violon sur le toit, La mélodie du bonheur\u2026 Toutes des mises en scène de Denise Filiatrault qui ont ravi les spectateurs.Mais faire rire, c\u2019est un métier aux rouages complexes qu\u2019elle aura appris à la dure.À la très dure.Dans ces cabarets, qu\u2019elle n\u2019a jamais aimés.«J\u2019ai choisi la voie la plus facile pour moi à ce moment-là, raconte-t-elle.Il n\u2019y avait pas d\u2019école de théâtre à l\u2019époque.Je voulais jouer et chanter, mais je ne savais pas où.Le seul endroit, si tu voulais faire ce métier, c\u2019était les cabarets.» Est-ce là qu\u2019elle aura tout de même appris le fameux «sens du punch?» «Je ne sais pas.Je crois que je l\u2019avais en moi.Parce que le sens du rythme ou du punch, tu l\u2019as ou tu ne l\u2019as pas.J\u2019ai eu un mari (Jacques Lorain) qui m\u2019a appris à aimer la comédie et à la jouer correctement.Depuis ce tempslà, j\u2019ai un respect immense pour la comédie.» Mais il n\u2019est pas question de se «rouler dans la fange» pour dilater les rates.«Il ne faut pas se satisfaire du gros rire gras, que je déteste et que j\u2019ai toujours détesté, tonne-t-elle.J\u2019ai horreur d\u2019aller voir un spectacle où les gens en mettent trop.Ça arrive souvent dans les premières au théâtre et ça me rend folle! J\u2019ai peur que les gens pensent que c\u2019est moi qui ai demandé ça aux comédiens.Mais les pauvres! C\u2019est qu\u2019ils veulent tellement bien faire qu\u2019ils en rajoutent.Entendre rire, c\u2019est merveilleux.Les acteurs dramatiques ne connaissent pas ça, et quand ils l\u2019entendent, ils capotent! Or, il ne faut pas en rajouter.La situation est là, il faut la jouer pour arriver au fin fond de la vérité.Si vous n\u2019êtes pas vrai, vous n\u2019êtes pas bon.Il ne faut pas jouer comique, il faut être comique.» Le vrai talent comique, c\u2019est à sa tout aussi célèbre partenaire, Dominique Michel, qu\u2019elle le reconnaît, ayant été son straight man pendant des décennies.«J\u2019ai toujours admiré ce qu\u2019elle faisait.Le talent de Dominique est unique à elle.Mais ce n\u2019était pas moi.Les gens me trouvent drôle dans la vie, une blague n\u2019attend pas l\u2019autre, mais ne me demande pas de faire ça sur une scène, ça ne m\u2019intéresse pas.Au fond, si je suis devenue metteur en scène, c\u2019est parce que je n\u2019aimais pas jouer.» Alors, qu\u2019est-ce qui fait rire Denise Filiatrault?«Trop de choses ! J\u2019ai beaucoup d\u2019humour.Par exemple, une soirée avec des gens pincés.Trois verres de champagne et ils se roulent pas terre, c\u2019est comme ça.Être obligé de jouer un personnage, c\u2019est triste au fond\u2026 La vie est trop courte.Trop courte!» On comprend que dans la vie comme sur scène, Denise Filiatrault n\u2019aime pas jouer.Le public est roi Ses plus vieux fans la surnomment probablement encore « la Grand Jaune», qui lui vient du rôle de Délima, soeur de Séraphin, dans Les belles histoires des pays d\u2019en haut.C\u2019est dire à quel point l\u2019affection du public à son endroit remonte à loin, et c\u2019est un lien qui ne s\u2019est jamais brisé.«On ne peut pas plaire à tout le monde, mais je gagne ma vie avec le public, il faut que je lui plaise, je n\u2019ai pas le choix, explique-t-elle.La concurrence est féroce, il y a plein de spectacles, et si tu veux gagner ta vie dans ce métier-là, eh bien! respecte le public.» Denise Filiatrault a grandi avec le public québécois, sans jamais croire s\u2019élever au-dessus de lui.On se dit que, lorsqu\u2019elle en parle, c\u2019est un peu d\u2019elle qu\u2019elle parle aussi.«Le public a évolué, il est plus cultivé et plus instruit qu\u2019avant.La télévision a aidé.Il y a des imbéciles partout, bien sûr, mais en général, le Québec est un beau pays et nous sommes un beau peuple.Ce que j\u2019ai pu voir dans ma vie, c\u2019est qu\u2019on n\u2019a plus de complexes, on s\u2019affirme.On s\u2019aime.On ne longe plus les murs.Parce qu\u2019on longeait les murs, hein! On vient de loin.Avec les succès à l\u2019étranger de Robert Lepage, Céline Dion ou le Cirque du Soleil, le reste suit, vous savez.Je ne serai pas là pour le voir, mais d\u2019ici 20 ans, la culture québécoise sera partout.» Encore et toujours l\u2019avenir.Tout de même, avec tous ces hommages qui la forcent à regarder le passé, que retient-elle?«Que la vie passe trop vite.Qu\u2019il y a des choses que j\u2019ai faites que je ne referais plus.Je les ai faites pour gagner ma vie, ou par manque de confiance en moi.J\u2019ai fait plaisir à des gens à qui je n\u2019aurais pas dû plaire.Encore pour gagner ma vie, parce que je n\u2019avais pas le choix.Mais j\u2019ai appris, c\u2019est correct.Je suis heureuse et je remercie le Bon Dieu tous les jours, parce que j\u2019ai une putain de belle vieillesse! Il y a eu des bouts durs entre les deux, comme tout le monde, mais une femme de mon âge, qui travaille encore, qui est respectée du public et de son pays, qui n\u2019est pas trop malade?J\u2019ai unevieillesse dorée!» Aussi à lire, l\u2019entrevue avec Stéphan Bureau en page12 sur le Gala Hommage à Denise Filiatrault.1931 Denise Lapointe naît le 16 mai à Montréal.Sa mère meurt en couches et Denise est adoptée par Yvonne Parent et Armand Filiatrault.1946 À 15 ans, elle joue dans la revue musicale Coquetel 46 auMonument- National.Suivront jusque dans les années 60 plusieurs spectacles de cabaret où elle croisera notamment Dominique Michel.1954 Elle joue à la télé dans Toi et moi.1956 Elle obtient le rôle de Délima Poudrier, soeur de Séraphin, dans le téléroman Les belles histoires des pays d\u2019en haut.1957 Débuts au Rideau Vert dans Le complexe de Philémon.1958 Ell e enre g i s t re son premie r 45-tours : Miss Calypso/Si.1960 Elle est élue Miss Radio Télévision.1966 Débuts de Moi et l\u2019autre, avec Dominique Michel.La populaire sitcom renaîtra à la fin des années 90.1968 Elle incarne Rose Ouimet dans la création des Belles-soeurs de Michel Tremblay au Rideau Vert.Elle joue dans le premier de nombreux Bye Bye avec Dominique Michel.1973 On la voit dans La mort d\u2019un bûcheron de Gilles Carle.Par la suite, Denys Arcand, André Brassard, Claude Fournier et Richard Martin lui confieront des rôles au cinéma 1979 Débuts de sa comédie télévisée Chez Denise.1991 Elle lance le théâtre Juste pour rire avec sa première mise en scène : Les palmes de M.Schutz, qu\u2019elle revisitera en 2005.1998 Première réalisation au cinéma : C\u2019t\u2019à ton tour Laura Cadieux.Viendront la suite de Laura Cadieux, L\u2019odyssée d\u2019Alice Tremblay et Ma vie en cinémascope.2003 Elle est nommée professeure et directrice artistique de Star Académie, poste qu\u2019elle occupera pour les trois premières années de Star Académie.2004 Elle devient la directrice artistique du Rideau Vert.\u2014 A.D.LORS DU TOURNAGE DU FILM LAURA CADIEUX.LA SUITE DIRECTRICE DE L\u2019ACADÉMIE UN VIOLON SUR LE TOIT, AU RIDEAU VERT HOMMAGE À DENISE FILIATRAULT POUR SES 80 ANS 1987 1999 2004 2009 2011 PHOTOS ARCHIVES LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 6 J U I L L E T 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 11 RIRE ARTS ET SPECTACLES Depuis plusieurs années, Stéphan Bureau est le grand manitou des galas Hommage à Juste pour rire.Clémence DesRochers, Jean Lapointe, Yvon Deschamps, RBO, Claude Meunier et Dominique Michel ont eu la chance d\u2019être célébrés par lui.Cette fois, c\u2019est au tour de Denise Filiatrault.CHANTAL GUY Tous les ans, on lui pose la même question et tous les ans, il refuse d\u2019y répondre.Stéphan Bureau est muet comme une carpe lorsqu\u2019il s\u2019agit de dévoiler les invités de son gala, dont il veut préserver les secrets.« Je sais que ce serait plus vendeur de le dire, mais je veux que ce gala demeure une surprise pour la personne célébrée.Je préfère vendre moins de billets et respecter ce principe, car c\u2019est ce qui fait la magie de ce gala.» Cela fait des mois qu\u2019il est en préparation de cet hommage, qui sera comme d\u2019habitude le point d\u2019orgue du Festival Juste pour rire.Le seul petit hic, peut-être, est que Denise Filiatrault a été fêtée en mai au théâtre du Rideau Vert pour ses 80 ans.«Je dis à la blague que c\u2019est le 100e spectacle des Fêtes du 80e anniversaire de Denise!» Elle n\u2019en demeure pas moins incontournable pour Stéphan Bureau, puisqu\u2019elle célèbre aussi ses 20 ans d\u2019association à Juste pour rire.Et, sans vouloir se vanter, ou juger les manifestations qui ont précédé, l\u2019animateur estime que ses galas sont tellement démesurés et colossaux qu\u2019on peut les mettre dans une catégorie à part.Plus d\u2019une centaine de personnes ont travaillé pour ce spectacle unique en l\u2019honneur de Denise Filiatrault.Surtout, et c\u2019est sa plus grande fierté, la raison d\u2019être de ces galas est justement de prendre le temps de s\u2019arrêter véritablement sur le parcours d\u2019une vie d\u2019artiste.«J\u2019ai toujours reproché aux hommages ce côté précipité, inséré brutalement dans un autre gala comme une figure imposée.C\u2019est absurde et parfois, ça rend mal à l\u2019aise la personne célébrée.Pour le gala Hommage à Juste pour rire, tout s\u2019arrête pendant une journée, et on fait tout ce qu\u2019on peut avec les meilleurs moyens.» Et il en faut pour couvrir plus de 60 ans d\u2019une carrière aussi polyvalente que celle de Denise Filiatrault.C\u2019est aujourd\u2019hui la straith man du duo Dodo et Denise qui est en lumière, puisque Dominique Michel a déjà eu droit à son hommage.Mais Denise Filiatrault, c\u2019est tellement plus que ce duo célèbre, c\u2019est tout un pan de l\u2019histoire de la chanson, de la télévision, du cinéma et du théâtre.« Denise représente la culture québécoise contemporaine de ses balbutiements à aujourd\u2019hui, note Stéphan Bureau.C\u2019est une femme qui a incarné tous les bouleversements du XXe siècle.Elle n\u2019a jamais cessé d\u2019être moderne et dans l\u2019action.Elle est autant de son époque aujourd\u2019hui qu\u2019elle l\u2019était il y a 30 ou 40 ans.C\u2019est une caractéristique des gens qui vieillissent bien: ils sont toujours dans le monde.» Et, grâce à Stéphan Bureau, ainsi qu\u2019à son metteur en scène Guy Lévesque, le monde le leur rend bien.Gala Hommage à Denise Filiatrault, le 25 juillet, 20h, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.www.hahaha.com.STÉPHAN BUREAU Monsieur Hommage PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Stéphan Bureau est muet comme une carpe lorsqu\u2019il s\u2019agit de dévoiler les invités de son gala, dont il veut préserver les secrets.SYLVIE ST-JACQUES CRITIQUE Qu\u2019il est difficile de vivre (et d\u2019en rire), en ce siècle.Et la dépression, on le sait, est le mal de notre époque.L\u2019humoriste Laurent Paquin en a fait le thème de son gala de 3h30 (avec entracte), jeudi dernier, une soirée qui a rallié le public de la salle Wilfrid- Pelletier autour des habituels thèmes rassembleurs : le manque de stationnement à Montréal, le sexe, la garde partagée.Rien de bien révolutionnaire ou de surprenant, dans cette soirée où les routiers d\u2019expérience (Marc Dupré, François Morency, Jean- Thomas Jobin.) ont partagé la scène avec de nouveaux venus (Alex Roy, P ier re Bruneau-Rivard et le comédien Emmanuel Bilodeau).Dans un numéro bilingue où, de digressions en parenthèses, il a tenté d\u2019apporter une certaine réflexion sociale et politique sur l\u2019absence de projets communs chez les Québécois, Bilodeau a donné intelligence et finesse à cette longue parade de l\u2019anecdotique.Laurent Paquin n\u2019a pas déçu ses fans, en se montrant alerte et allumé, dans son animation où il a aligné les blagues sur l\u2019ampleur de son abdomen, les effets secondaires des antidépresseurs et des avancées de la pharmacopée pour améliorer l\u2019érection.Le premier invité en piste, Réjean de Terrebonne (Jean- Claude Gélinas), a entraîné le public dans son humour de «gars chaud» vieux jeu, où les coups bas les plus salaces sont permis, sous prétexte qu\u2019il est un « farfadet ».Jean-Thomas Jobin a un peu élevé le niveau, avec une histoire de coup de foudre sur une piste de jogging, jouant avec l\u2019absurde et l\u2019enfantin.Un passage des Chick and Swell a rafraîchi l\u2019air de cette première partie, qui a été avantageusement marquée par un monologue où Alex Perron a raconté l\u2019histoire de son coming out à l\u2019adolescence et offert sa gratitude à Claire Lamarche.Numéros trop longs En seconde partie, le gala s\u2019est hélas égaré dans des numéros trop longs et même un break syndical inutile où Paquin a échangé des blagues qui tombaient à plat avec Stéphane Fallu, l\u2019auteur Simon Cohen et le metteur en scène Sylvain Larocque.Dans une maison à six fenêtres, Paquin a joué au téléphone avec Jean-Marc Chaput, Louise Deschâtelets, André Ducha rme, Jean- François Mercier, les Chicks and Swell, Marie-Lise Pilotte et Réal Béland, un numéro au potentiel comique certain, qui n\u2019a que tourné en rond, se complaisant dans les zones de confort de chacun.Le jeune Alex Roy, dans une histoire «vraie» de garde partagée avortée par un test de paternité assassin, a rallié la foule à sa cause, traitant au passage son ex de pute.Geneviève Gagnon, faisant le récit de la garde « une semaine sur deux» d\u2019un ado, s\u2019est convenablement tirée d\u2019affaire.Dans un numéro bien écrit, le tout jeune Pierre Bruneau- Rivard a fa it souri re les spectateurs en narrant l\u2019histoire de sa complicité avec sa grand-mère et de sa nouvelle sobriété.L\u2019éclaté François Bellefeuille, avec sa tête de fou furieux et son humour champ gauche, a été ovationné par la foule ravie.Marc Dupré est allé dans des valeurs sûres \u2013 les émissions de déco, les enfants, les relations de couple \u2013 pour gagner l\u2019affection des spectateurs.Beaucoup de futilités, mais une lourdeur certaine, dans ce gala Vive la dépression dopé à la volonté de divertir, où la légèreté et l\u2019esprit sont les grands absents.GALA DE LAURENT PAQUIN Tout le monde est malheureux llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 12 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 6 J U I L L E T 2 0 1 1 a.c a.com hahaha.com hahaha ha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com haha ha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com haha ha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com haha ha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com haha ha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com haha aha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hah aha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hah aha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hah aha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hah aha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hah haha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com ha haha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com ha haha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com ha haha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com ha ahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com h ahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com h ahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com h ahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com h hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.co hahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.co hahaha com hahaha.com hahaha.com hahaha.co hahaha.com hahaha.co ahaha.com hahaha.com hahaha.com hahaha.com h LE GALA animé par ARTHUR 16 & 17 JUILLET STÉPHANE JEAN-MARIE BIGARD, JEAN-MARC PARENT (LE 17 SEULEMENT), NOOM DIAWARA, ROUSSEAU, RACHID BADOURI, LE COMTE DE BOUDERBALA, AMELLE CHAHBI, MARTIN MATTE, ÉLIE SEMOUN, NABILA BEN YOUSSEF, BAPTISTE LECAPLAIN, MUSTAPHA EL ATRASSI, CLAUDIA TAGBO.* Les Galas La fete est commencee ! BESOIN DE NOUS ?Après les galas Hommage à Yvon Deschamps, Dominique Michel, RBO et Claude Meunier, ce grand gala met en scène cette année encore près de cent artistes.Conçu et présenté par Stéphan Bureau, ce gala est un déploiement sans autre équivalent au festival.* LISTE D\u2019INVITÉS DONNÉE À TITRE INDICATIF ET INDIQUÉE SOUS RÉSERVE DE MODIFICATIONS.FRANÇAIS L\u2019ANIMATEUR NUMÉRO 1 DE LA TÉLÉVISION FRANÇAISE! SUIVEZ- NOUS : en collaboration avec BESOIN DE BILLETS ? STEPHANIE VALLET Lfanimateur et humoriste francais Arthur sera a la barre du Gala francais qui sera presente ce soir et demain dans le cadre du Festival Juste pour rire.Il sera entoure de ses compatriotes Jean-Marie Bigard et Elie Semoun, deux des humoristes preferes des Francais, mais aussi de trois Quebecois qui sont alles tenter leur chance a Paris: Stephane Rousseau, Rachid Badouri et Martin Matte.Le choix dfArthur comme animateur sfest rapidement impose a Nicolas Boucher, responsable de la programmation des galas, et a son equipe.áVu que le gala sera aussi presente au Zenith de Paris fin septembre, on cherchait une figure de proue de lfhumour francais.Le nom dfArthur est tombe assez rapidement pour lfanimation, mais aussi du point de vue de la diffusion du gala sur la chaine cablee Comedie Plus, dont il est la tete dfaffiche avec son emission Ce soir avec Arthurâ, poursuit-il.Mis en scene par Serge Postigo, le Gala francais promet de mettre a rude epreuve lfanimateur, qui sera presente des le numero dfouverture par Stephane Rousseau, Rachid Badouri et Martin Matte.á Il se peut qufArthur se fasse un peu ecorcher, precise le responsable de la programmation.Mais il y aura aussi des artistes de la bande a Arthur, Amelle, Noom et Claudia, qui sont chroniqueurs a son talk-show.Serge Postigo a une vision theatrale et rythmee de la chose.On a aussi tourne des fictions avec plusieurs artistes qui vont saupoudrer le gala.Rachid revient avec un de ses personnages pour un numero avec Arthur et Nabila Ben Youssef fait aussi un numero avec lui.Stephane Rousseau fait un numero de son spectacle.â Jean-Ma rc Pa rent sera egalement de la partie au gala de dimanche soir, a la demande dfArthur lui-meme.áIl y a toujours eu quelques Quebecois dans ce gala.Mais il sfagit habituellement de jeunes Quebecois qufon met sur le Gala francais.Cette annee, on a lfavantage dfavoir des stars quebecoises parce que cfest une belle porte dfentree pour eux en France â, precise Nicolas Boucher.Un Quebecois a Paris Martin Matte, qui donnera notamment une lecon de charisme a Arthur, partira en rodage a Paris en octobre.Puis il jouera a la Gaite Montparnasse pendant trois mois, une scene sur laquelle se sont produits Veronic DiCaire et Arthur avant lui.Il y presentera un amalgame de ses deux spectacles, Histoires vraies et Condamne a lfexcellence, quelque peu adaptes au public francais.áCa demande beaucoup de reformulation de phrases.Jfai fait passer mes textes au peigne fin par des auteurs francais.Je les ai rencontres a Paris et je leur ai donne des DVD de mes shows et mes textes.Gad Elmaleh me donne aussi un coup de main.Je veux rester le plus fidele possible a ce que je fais ici.Il y a des choses que je ne changerai jamais, comme áma blondeâ; je ne me vois pas dire áma femmeâ ou áma copineâ, ce ne serait pas naturel.Je lfexplique et ca donne une saveur quebecoise â, dit lfhumoriste.áCfest hallucinant, il y a plein de choses auxquelles je nfaurais jamais pense, poursuit Martin Matte.\"Veux, veux pas\", ils ne savent pas ce que cfest ; chez eux, cfest \"que tu le veuilles ou non\".Il y a aussi des choses comme : \"Jfai pas le gout de faire du velo.\" \"Quoi, le velo a un gout ?\" me disent-ils.Ca ne demande pas de reecriture, mais, pour moi qui lfai joue 300 fois de lfautre facon, ca fait une grosse difference.Ca demande beaucoup de repetition et de concentration.Jfavais peur que ca sonne trop francais, mais Mario Jean, qui etait dans la salle quand jfai participe a Carte blanche a Jamel Debbouze au Grand Rex, mfa dit : \"Tu nfas absolument rien change.\" Jfetais content parce que je change a peine la maniere dont je parle et, pour le moment, ca marche et ca rit aux memes places.â Lfhumor i ste quebecois compte partir a la conquete du public francais une etape a la fois, meme sfil ne cache pas son envie de sfinstaller a Paris pour quelques annees si tout fonctionne bien.á Lors de mon passage a Paris il y a quelques mois, je suis monte sur scene et cfetait la premiere fois en 15 ans que je jouais sans etre connu des spectateurs.Tu sens une sorte dfindifference dans le regard des gens; ce nfest pas dramatique, mais cfest un defi a la fois enorme et insecurisant.Recommencer a zero dans une grosse ville comme Paris, ou il y a 500 spectacles par soir, cfest pas evident.Je nfai meme pas vecu ca a mes debuts ici, et la, je vais faire des spectacles dans des salles de 75 places ou ils ne savent meme pas si ca va etre plein!â, conclut-il.Le Gala francais, ce soir et demain a la salle Wilfrid-Pelletier.Le plus quebecois des galas francais PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Martin Matte donnera des lecons de charisme a Arthur au Gala francais.ARTS ET SPECTACLES RIRE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R E A L S A M E D I 1 6 J U I L L E T 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 13 apportezvotre chaisedejardin INFORMAT IONS SUR OSM.CA 514.842.9951 ETE 2011 UNE SERIE PRESENTEE PAR EN COLLABORATION AVEC DIFFUSEUR OFFICIEL EN COLLABORATION AVEC concerts gratuits NATHAN BROCK .chef dforchestre.SEBASTIEN BENOIT .animateur.et porte-parole Presente par REPENTIGNY PARC DE LfILE-LEBEL 26 juillet 19h30 MONT-SAINT-HILAIRE PARC MULTISPORTS 27 juillet 19h30 MONTREAL (VERDUN) PARC DE LfHONORABLE-GEORGE-OfREILLY 28 juillet-19h30 Verdun en collaboration avec Le plus grand festival de musique classique au Canada www.lanaudiere.org Uniques MOMENTS 9 juillet au 7 aout 2011 a Joliette 16 JUILLET 20 H ORCHESTRE DU FESTIVAL JEAN-MARIE ZEITOUNI MARIE-NICOLE LEMIEUX BERLIOZ 17 JUILLET 14 H ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE QUEBEC JEAN-MICHAEL LAVOIE STRAUSS / LISZT DVO.AK XXXXXXXX À VOIR 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 JUILLET SYLVIE ST-JACQUES RIRE BEN 19 h Théâtre Ste- Catherine À mi-chemin entre stand-up et one man show traditionnel, l\u2019humoriste Ben s\u2019est fait remarquer au Jamel Comedy Club et dans Le Fou du roi sur France Inter.Sur la scène du Théâtre Ste-Catherine, il entraînera le public dans son univers où le réel côtoie le fictif.AHKI.LES ENFANTS DE MÈRE NATURE Le coeur du festival Une animation déambulatoire de la compagnie ontarienne In Vivo dans laquelle Ahki, un arbre chaman, transmet la force et le savoir en se baladant dans la foule.PINKARNAVAL: UN CARNAVAL INSPIRÉ PAR JEAN PAUL GAULTIER 19h30 Rue Sainte-Catherine 1600 Citoyens danseurs amateurs entraînés par des chorégraphes émergents montréalais vont participer aujourd\u2019hui et demain à la grande parade du Carnaval prêtà- porter, en hommage au célèbre designer de mode Jean Paul Gaultier.L\u2019univers du créateur sera représenté dans huit tableaux vivants, dans ce coup d\u2019envoi du volet des Arts de la rue de Juste pour rire.ARTS ET SPECTACLES STÉPHANIE VALLET Devenu un véritable phénomène web, le personnage créé par Silvi Tourigny dans les capsules Carole aide son prochain sera ce soir au Monument- National.«Dans le vie je suis très énergique et souriante et je me suis donné pour défi d\u2019être drôle en faisant tout le contraire.C\u2019est comme ça que Carole est née.C\u2019est un personnage de scène et finalement, après l\u2019école, je me cherchais un projet web et c\u2019est devenu mon personnage principal », explique Silvi Tourigny.«À travers elle, je peux tout dire et tout est possible.Elle peut donner son opinion sur tout.Je suis un peu plus réservée et avec elle je me gâte!» ajoute-t-elle.Trois invités Présentée pour la première fois sur scène, Carole sera exceptionnellement rejointe par trois invités, issus tout comme Silvi Tourigny, de la cuvée 2010 d\u2019En route pour mon premier gala.« J\u2019ai très hâte de voir la réaction du public.Je tiens à préciser que ce n\u2019est pas une heure de Carole.Ça serait impossible, autant pour moi que pour le public.Le maximum que j\u2019ai fait avec mon personnage, seule, c\u2019est 15 minutes.J\u2019aurais de la misère à ne pas rire pendant une heure ! Je me sens un peu prisonnière de mon corps quand je fais Carole.C\u2019est pour ça qu\u2019il y a des invités et des interactions », précise l\u2019humoriste.En effet , Carole et son équipe de spécialistes répondront aux interrogations de personnages fictifs ayant sollicité leur aide.« Carole a autre chose à faire que de toujours répondre aux questions!», s\u2019amuse Sylvi.«Il y aura notamment un duo avec Richardson dans lequel Carole explique comment séduire le sexe opposé.Mais elle fait un petit bémol en disant que des fois il faut faire attention parce que ça peut mal virer.Alors, elle se met à expliquer comment se débarrasser d\u2019un stalker.Je cherchais aussi quelqu\u2019un qui est à l\u2019opposé de l\u2019énergie de Carole.Simon Leblanc a été le premier nom à me venir en tête.Il est super énergique et c\u2019est un conteur incroyable.Il va répondre à une question nautique», dit-elle.Jonathan Lord Legault sera quant à lui l\u2019expert en considération lors du spectacle de ce soir et Sébastien Ouellette, le spécialiste des choses qu\u2019on ne comprend pas lors du spectacle demain.«Je me suis également \"auto invitée\" pour répondre à une question sur la danse.Carole est un peu mon cheval de Troie pour entrer dans l\u2019humour.Dans mon premier one woman show, elle n\u2019aura sûrement que 15 minutes», conclut-elle.Carole aide son prochain, ce soir et demain au Monument-National.ZOOFEST / Carole aide son prochain Le phénomène web monte sur scène Fille d\u2019une conseillère artistique et d\u2019un conseiller financier, Carole est passée maître dans l\u2019art du \u2026 conseil.Armée de son col roulé et de son air blasé, elle montera sur scène pour venir en aide à son prochain avec ses acolytes Simon Leblanc, Richardson Zéphir, Jonathan Lord Legault et Sébastien Ouellette.STÉPHANIE VALLET «C\u2019est mon troisième show en format long.Le premier en 2004 (Martineau se dévoile) était beaucoup plus proche d\u2019un long monologue de théâtre.Puis il y a eu Cubicule en 2009, dont j\u2019ai repris l\u2019un des personnages pour en faire Martineau, de quoi tu parles ?C\u2019est de là qu\u2019est né ce qu\u2019on a pu voir depuis que je suis plus médiatisé avec En route », explique Olivier Martineau.Olivier Martineau n\u2019est pas facile à suivre.Il passe avec une rapidité impressionnante du coq à l\u2019âne et n\u2019aime pas qu\u2019on le qualifie d\u2019irrévérencieux, sauf si on parle de sa relation avec son public, qu\u2019il tutoie et rudoie pendant toute la durée de sa performance.«Mon personnage est très cabaretier et s\u2019entretient beaucoup avec le public.Un de mes premiers gags est de taper sur la tête d\u2019un spectateur avec mon micro.Tout de suite, le mur est brisé.Il y a une part du quotidien que je vais utiliser, comme un téléphone qui sonne ou une averse dehors.J\u2019ai pour mot d\u2019ordre de ne rien rater et de faire des blagues plus vite que mon ombre », précise l\u2019humoriste.Le jeune homme, en nomination au dernier gala des Olivier dans la catégorie Découverte de l\u2019année, puise avant tout dans son imagination débordante pour créer ses numéros.«Je persiste et je signe: on n\u2019a pas besoin de moyens pour faire un bon show.J\u2019écris tous mes sketchs comme si j\u2019avais 3 millions de dollars de budget.Et quand vient le temps de le produire, j\u2019en ai 10.Ce qui fait en sorte que quand j\u2019écris un scénario, il peut y avoir un éléphant qui entre sur la scène, mais au bout du compte, ça devient une marionnette, un effet sonore ou un comédien.Il faut trouver des solutions créatives.J\u2019aime être dans l\u2019euphorie et le fantastique.Je pense que je ne fais même pas de l\u2019absurde, mais plus du surréel.Je suis un peu un Salvator Dali de la scène ! », s\u2019amuse-t-il.Martineau transformera en effet la salle des Katacombes en univers pour enfants, avec des lumières de Noël, des nuages de ouate suspendus au plafond et des arcs-en-ciel en carton, faits maison.«C\u2019est un peu un bricolage d\u2019enfant géant.Je veux donner l\u2019impression d\u2019un spectacle pour enfants, mais pour adultes.Sur scène, je suis en plein centre, tout en noir sur mon tabouret, et autour de moi, c\u2019est tout une panoplie avec du linge sale, une tête de chevreuil, une cafetière, etc.C\u2019est un bordel organisé, comme dans ma tête.Je vais aller piger dedans et parfois improviser», explique-t-il.«Il y a des moments où je punche : je fais des blagues et je raconte des anecdotes inventées.Ensuite, il y a tout le volet accessoires et pour finir, beaucoup de chansons à la guitare.Le tout mélangé tout au long du spectacle.Il faut dire que ma force n\u2019est pas le contenu, mais plutôt la forme», poursuit l\u2019humoriste.Des inspirations Olivier Martineau a créé son propre univers et aime dire qu\u2019André Sauvé, les Denis Drolet ou encore les Chick\u2019n\u2019Swell ont ouvert le chemin qu\u2019il a choisi d\u2019emprunter.«La première fois que j\u2019ai vu tous ces gars-là, je me suis dit : \"OK, on a le droit de faire ça.\" C\u2019est de là que mon envie de faire du n\u2019importe quoi m\u2019est venue.Jean-Marc Parent m\u2019a aussi beaucoup inspiré avec son sens de l\u2019improvisation et son contact avec le public.Je serai d\u2019ailleurs dans son gala le 24 juillet.» Pour l\u2019humoriste, Martineau, de quoi tu parles?est avant tout un spectacle préparatoire, une sorte de laboratoire qui lui permettra d\u2019amasser du matériel pour un plus gros projet.«Le vrai one man show ne sera pas avant un an et demi.Je n\u2019ai pas encore assez de matériel et je veux inclure de la vidéo.Moi c\u2019est un chefd\u2019oeuvre ou rien du tout !, s\u2019amuse-t-il.Ça s\u2019appellera Martineau, du coq à l\u2019âne et sur l\u2019affiche je porterai un bonnet d\u2019âne avec une poule dans les mains.» Martineau, de quoi tu parles ?, de ce soir à mercredi aux Katacombes.ZOOFEST / Martineau, de quoi tu parles ?Surréel Martineau PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Silvi Tourigny, qui interprète Carole, Simon Leblanc et Richardson Zéphir, auxquels se joindra Jonathan Lord Legault.Carole et son équipe de spécialistes répondront aux interrogations de personnages fictifs ayant sollicité leur aide.Grand gagnant de la présentation 2010 d\u2019En route pour mon premier gala, Olivier Martineau prendra d\u2019assaut ce soir la scène des Katacombes avec Martineau, de quoi tu parles ?, un spectacle qui promet d\u2019être tout sauf conventionnel.«À travers elle, je peux tout dire et tout est possible.Elle peut donner son opinion sur tout.Je suis un peu plus réservée et avec elle je me gâte ! » \u2014 Silvi Tourigny PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE «Mon personnage est très cabaretier et s\u2019entretient beaucoup avec le public », explique Olivier Martineau, en nomination au dernier gala des Olivier dans la catégorie Découverte de l\u2019année.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 14 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 6 J U I L L E T 2 0 1 1 ÉRIC CLÉMENT Dans la publicité de Juste pour rire, on prévient que «les mots \"classe\", \"délicatesse\" et \"respect\" ne seront pas utilisés pour décrire Le party à Mercier ».Alors ?Ce gala, le premier en solo de Jean- François Mercier, sera-t-il salé ?Poivré ?Pimenté?L\u2019humoriste répond: «Oui, c\u2019est un peu ce qu\u2019on annonce, mais ça va être mangeable!» Si ce gala est déconseillé aux âmes sensibles, le gros cave d\u2019Un gars, le soir assure que le rire sera l\u2019épice dominante au menu.«Ce ne sont pas les meilleurs partys qui comportent de la classe et de la délicatesse, dit-il.On essaie plus de promettre du gros fun.» Jean-François Mercier est-il impressionné de préparer ce gala seul, sans son comparse de 2010, Louis Morissette?«C\u2019est toujours impressionnant un gala, répond-il.Tu veux que les gens qui viennent le voir et que ceux qui le regarderont à la télé passent une bonne soirée.» Gala sexy Il n\u2019y aura pas de filles dénudées comme l\u2019an dernier, mais l\u2019affiche aura belle allure.«Il y aura des belles filles quand même, dit-il.Ce sera un gala sexy, mais sans nudité.La nudité était justifiée l\u2019an passé, car on faisait un gala Scandale, mais là, c\u2019est un party de fête.D\u2019ailleurs, on a pensé aux femmes : ce sera aussi un gala sexy pour les femmes.Mais ce ne sera pas moi qui me mettrai tout nu! On va les gâter plus que ça!» Le show est mis en scène par Éric Belley, ex-vice-président Télévision de Juste pour rire et directeur du festival l\u2019an dernier.«Éric a vu énormément de galas, il est très créatif et c\u2019est ce dont j\u2019ai besoin pour la mise en scène, dit Mercier.Ce sera une mise en scène très éclatée.» Des tonnes de surprises Jean-François Mercier a fait confiance à son équipe de scripteurs d\u2019Un gars, le soir, Simon Cohen et Michel Sigouin, pour cré er un show dynamique.Parmi les vedettes invitées (car il y a des tonnes de surprises évidemment), mentionnons le délicat Mike Ward, le duo Dominic & Martin, le très politique Guy Nantel, les joyeux Denis Drolet, l\u2019expressif Dominic Paquet, le junior Pierre Hébert, l\u2019hypnotiseur Messmer et le Français Jean- Marie Bigard, le gros cave de l\u2019Hexagone.« La présence de Jean- Marie Bigard se prête bien à mon gala, dit Jean-François Mercier.Il va faire la démonstration de son talent.De toute façon, on n\u2019a pas le choix de prendre un Français!» Zombie Boy va aussi faire partie du tableau d\u2019ouverture.Selon nos informations, Mercier sortira de l\u2019enfer et Zombie Boy (alias Rick Genest), avec son corps tatoué, en fera partie.«On fait appel à lui, car il y aura comme un univers chimérique », dit Jean-François Mercier.En provenance de Milan où il a obtenu deux médailles de records Guinness pour ses tatoos, Zombie Boy, bientôt 26 ans, a dit à La Presse n\u2019avoir jamais rencontré Mercier et avoir accepté de participer à ce gala avec plaisir.« Il m\u2019a contacté à cause du vidéo de Lady Gaga dont il veut faire une parodie», dit-il.Zombie Boy aime l\u2019humour.Il fait d\u2019ailleurs une tournée en ce moment avec le spectacle Lucifer\u2019s Blasphemous Mad Macabre Torture Carnival.Il tourne aussi un film, 47 Ronin, avec Keanu Reeves.Il sera à Hong Kong en août et bientôt au Brésil pour des contrats de mode.Et il continue de faire tatouer son corps.Objectif : 100%.«Il y a une couple d\u2019autres surprises comme Zombie Boy qui vont donner du prestige au gala.Les gens paient cher pour venir nous voir alors on veut leur montrer des choses qui coûtent cher!» dit Mercier en éclatant de rire.«Un vrai party !» Il y aura de la chanson pour que ce soit «un vrai party » et des surprises que Mercier n\u2019est pas censé savoir.«Quand tu fais un party, ça arrive que ton show te sorte des mains et ça peut être le fun de voir l\u2019animateur déstabilisé, dit-il.Si tout marche comme prévu, ça va être écoeurant.» Jean-F ra nçois Merc ier participera aussi, les 20 et 21 juillet, au gala de Guy Nantel et il fera un bien cuit lors de l \u2019hommage rendu à Denise Filiatrault, le 25 juillet.« Comme je ne la connais pas, je n\u2019ai pas peur de lui faire ce bien cuit », dit-il.Le Party à Mercier, 18 et 19 juillet, salle Wilfrid-Pelletier.www.hahaha.com GALA LE PARTY À MERCIER Le gros cave promet du gros fun PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Pour son gala, Jean-François Mercier promet du fun, du prestige et des surprises que lui-même n\u2019est pas censé savoir.«Ça va être écoeurant », annonce-t-il.Il voulait fêter ses 44 ans sur scène avec les gens qu\u2019il aime et son public.Jean-François Mercier dit le gros cave soufflera ses bougies lundi et mardi, lors du Party à Mercier, un gala de «prestige, sexy et avec des chansons ».«Il y a une couple d\u2019autres surprises comme Zombie Boy qui vont donner du prestige au gala.Les gens paient cher pour venir nous voir alors on veut leur montrer des choses qui coûtent cher ! » \u2014 Jean-François Mercier ARTS ET SPECTACLES RIRE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 6 J U I L L E T 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 15 FESTIVAL INTERNATIONAL DE MUSIQUE DE CHAMBRE D\u2019OTTAWA OTTAWACHAMBERFEST.COM GUICHET 613 234 6306 23 JUILLET AU 5 AOÛT 2011 DE DIAGHILEV DU 9 JUIN AU 5 SEPTEMBRE 2011 COSTUMES ESQUISSES MUSIQUES FILMS Léon Bakst, Costume du prince pour Le Festin (détail), 1909.Soie et tricot simple,rivets métalliques et perles artificielles.©V&A Images / Victoria and Albert Museum, Londres.Le Musée est subventionné par le Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec.418 643-2150 / 1 866 220-2150 / www.mnba.qc.ca Parc des Champs-de-Bataille, Québec L\u2019exposition est organisée par le Victoria and Albert Museum, Londres. ARTS ET SPECTACLES ENTRACTE entracte@lapresse.ca ÉMILIE BILODEAU EN HAUSSE.EN BAISSE Bono phoTo AFp LA phoTo D\u2019hERBY SÉPARÉES À LA NAISSANCE L\u2019actrice Laurence Leboeuf ressemble à la top-modèle australienne Miranda Kerr, mannequin connue de la marque Victoria Secret.Elles ont la même coiffure rousse, des pommettes saillantes et des yeux bleus en forme d\u2019amande.La première est la conjointe de l\u2019acteur Éric Bruneau ; la seconde a épousé Orlando Bloom il y a un an.Sara Cousineau qui a proposé les deux femmes pour notre rubrique remarque également une ressemblance entre leurs amoureux ! U2 En disant quelques mots de français, Bono, le chanteur de U2, a réjoui les 162 466 personnes qui assistaient à l\u2019un ou l\u2019autre des deux spectacles présentés le week-end dernier à Montréal.De ce nombre, 53 000 étaient des touristes dont 20 000 venaient de l\u2019extérieur du Québec.Evenko évalue que les deux spectacles ont engendré des retombées économiques de 30 millions.«Des événements historiques qui vont rester dans les annales de la ville», a conclu Jacques Aubé, directeur général d\u2019Evenko en conférence de presse.RUPERT MURDOCH Le scandale d\u2019écoute en Grande-Bretagne fait très mal au magnat de la presse, Rupert Murdoch.Ce dernier a annoncé la fermeture de News of the World.Le dernier numéro du tabloïd a paru la fin de semaine dernière.Mercredi, News Corporation, groupe appartenant à Murdoch, retirait son offre d\u2019achat sur BSkyB, opérateur de télévision par satellite.Rupert Murdoch est appelé à témoigner devant une commission parlementaire pour expliquer le scandale d\u2019écoute qui a fait comme victimes la famille royale, des politiciens et célébrités.ILS, ELLES ONT DIT «J\u2019aurais été sur mon lit de mort que j\u2019aurais dit oui.» \u2014 Jean-Pierre Ferland à Salut Bonjour ! Week-end qui parle de sa participation au spectacle de Céline Dion sur les Plaines en 2008.«Incroyable! You are incredible people.Vive la différence! Vive (le) Québec!» \u2014 Bono au terme d\u2019un deuxième concert en deux soirs à l\u2019Hippodrome de Montréal.Miranda Kerr Laurence Leboeuf Dans les coulisses du Métropolis mercredi soir dernier, le chanteur camerounais Manu Dibango (à droite) a exprimé sa joie d\u2019être de retour à Montréal après huit ans d\u2019absence, afin de lancer les festivités du 25e anniversaire du festival Nuits d\u2019Afrique.« Le fondateur du festival, Lamine Touré (à gauche), est avant tout un ami et je ne pouvais donc pas refuser son invitation.» Débarqué pour quatre jours seulement avec ses musiciens du Soul Makossa Gang, il a d\u2019abord fait danser le Métropolis puis a poursuivi au Festival d\u2019été de Québec avant de repartir continuer sa tournée européenne.Le festival Nuits d\u2019Afrique, qui se poursuit jusqu\u2019au 24 juillet, investira pour la toute première fois le week-end prochain pour transformer le parterre du Quartier des spectacles en véritable village africain avec des concerts gratuits et des ateliers à ciel ouvert.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 16 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 6 J U I L L E T 2 0 1 1 LISE LAROSE ET MICHEL LEDUC LE 7 JUILLET 2011 FÉLICITATIONS POUR VOTRE 49E ANNIVERSAIRE DE MARIAGE De vos filles, Sylvie, Lucie, Julie, et leur conjoints René, Sylvain et Mario, ainsi que vos six petits-enfants, Jonathan, Stéphanie, Michelle, Charles, Jérémy et Alexandre.Merci pour tout, vous êtes formidable et on vous aime beaucoup! Robert Leclair et Doris Savoie 60e anniversaire de mariage Félicitations pour vos 60 ans de mariage.16 juillet 1951 au 16 juillet 2011 De vos enfants: Francine, Diane, Hélène, Claude, Pierre et Paul, et de vos petits enfants.60 ANS DE MARIAGE! Le 21 juillet 1951, Jacqueline Cayouette et Léonard Dumas se sont dit oui! Ils le font tous les jours depuis 60 ans maintenant et leur famille leur en est infiniment reconnaissante.Nous leur disons notre amour et nous leur souhaitons encore des milliers de matins radieux.Leurs trois Mousquetaires, Hélène, Nicole, Lyse et Jacques, leurs acolytes et leurs descendants.CÉLÉBRITÉS.ANDRÉBARBEAUet JEANNINECÔTÉ En ce 16 Juillet 2011 nous tenons à vous féliciter pour votre 60e anniversaire de mariage De la part de vos enfants et petits-enfants Daniel (Renée), Jean-Pierre, René, Solveig et Laurent Vous avez un événement à célébrer ?Soulignez-le ! tous les samedis dans Pour informations et tarifs 514 987-VENDU (8363) 1 866 987-VENDU (8363) celebrites@lapresse.ca SOLUTIONde la semaine dernière MOTS CROISÉS DESARTS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 www.nicolehannequart.com 1748 HORIZONTALEMENT 1 Le plus récent film de Woody Allen.2 Évincé \u2013 Dans un passé récent.3 Instrument à vent \u2013 Calé.4 Prénom de l\u2019acteur Garcia \u2013 On l\u2019utilise pour la signalisation \u2013 Il peut provoquer des hallucinations.5 De naissance \u2013 Il joue le rôle de Gerry, dans Les boys.6 Directement sur (à .) \u2013Michel Tremblay en a écrit plus d\u2019une.7 Presque \u2013 Offre publique d\u2019achat \u2013 Il représente l\u2019essentiel des réserves de l\u2019organisme en calcium.8 Elle permet d\u2019accéder à une pageWeb \u2013 Prénom de l\u2019auteure du Secret du coffre bleu \u2013 Espaces de temps.9 Frappés d\u2019étonnement \u2013 Arbre originaire du Chili.10 Facile \u2013 Quitta.11 Disposé sur le corps \u2013 Relatif à l\u2019os cubital.12 Nouveau \u2013 Oiseau gallinacé.VERTICALEMENT 1 Album de Stefie Shock (La .de l\u2019amour) \u2013 Dans la gamme.2 Personne qui incarne un courant \u2013 Son dernier album s\u2019intitule La gravité me pèse.3 Valériane \u2013 Indisposition.4 Cité de la basse Mésopotamie \u2013 Prénom du réalisateur de L\u2019appât \u2013 Détérioré.5 À la fin d\u2019une cérémonie \u2013 Rôle de Luce Dufault dans l\u2019opéra folk Les filles de Caleb.6 Affectueux \u2013 Elle a aimé Tristan.7 Il a cours à Sofia \u2013 Astragale.8 Il est en spectacle à l\u2019Étoile DIX30 de Brossard, ce soir.9 Mammifères arboricoles \u2013 Unit par un intérêt quelconque \u2013 Retranchai.10 Véritable \u2013 Prénom du réalisateur de Gerry.11 Terminaison \u2013 Dans le titre d\u2019une émission animée par Alain Crevier \u2013 Initiales de l\u2019interprète d\u2019Ovila dans la série Les filles de Caleb.12 Initiales de la chanteuse Dufresne \u2013 Épuisée.1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 L A C O N F E S S I O N 2 A P I S O T H E L L O 3 C H A M P L A I N E R 4 A T E L I A N E M 5 V E R I T E T E N I A 6 E A V I S E S F O N 7 R I V E T D U R A N D 8 N O E R E E U N I 9 E U A O F L I T E R 10 R E M Y S E N S E 11 E T U I M I K E F A 12 S E S S I O N E R I C www.nicolehannequart.com 1747 LE DIMANCHE 17 JUILLET DÈS 11 H Comment soigne-t-on en Nouvelle-France?Venez le découvrir grâce aux récits du chirurgien-barbier.Rencontrez le raquetteur, le cordier et le tourneur.Vraies ou fausses, les histoires des conteurs FrancisDésilets et Ti-Jean de La Rochelle?11 h : Causerie musicale avec l\u2019Ensemble Claude-Gervaise 12 h : Conférence horticole \u2013 Fraises des champs ou fraises des jardins, avec Rita-Lise Bergevin, horticultrice 13 h et 14 h 30 : Théâtre Catherine-Crolo Rasoir ou bistouri?2 1 4 6 , p l a c e Dubli n , P o i n t e - S a i n t -Charl e s , Montr é a l, Québec Info : 514 935-8136 - www.maisonsaint-gabriel.qc.ca ARTS ET SPECTACLES HUGO DUMAS CHRONIQUE Fini Le show du matin avec le sympathique Gildor Roy.Fini La cantine de Jean-Michel Dufaux et fini pas mal tout ce qui jouait entre le déjeuner et le souper, finalement.Après avoir injecté beaucoup de sous dans ses émissions diffusées en heure de grande écoute (le fameux prime time, donc en soirée), la chaîne V rénove complètement sa programmation de jour en prévision de la rentrée du 29 août.Bref, les patrons passent un bon coup de Swiffer, comme une Élyse Marquis bien motivée.«On veut un vent de fraîcheur, du dynamisme, on veut revamper cette partie de la grille», s\u2019enthousiasme la viceprésidente à la programmation de V, Lucie Quenneville.Dorénava nt , V Expr e s s ouvrira l\u2019antenne à 7h, avec une nouvelle animatrice à sa barre, Martin Pelletier consacrant maintenant toutes ses énergies à l\u2019émission de Mario Dumont.Pendant une heure, V Express ratissera le Québec grâce à ses petites antennes dans la Vieille Capitale, à Sherbrooke, Trois-Rivières et Chicoutimi.Le CRTC oblige V à diffuser des nouvelles, d\u2019où la présence de V Express et son angle hyper local.«On n\u2019a pas l\u2019intention de faire des nouvelles internationales», avertit Lucie Quenneville.10-4, on avait compris.De 8 h à 10 h, place à la nouvelle mouture en direct de L\u2019Extra, dorénavant animée par Saskia Thuot (Décore ta vie) et Jean-François Plante (Les saisons de Clodine).« Ça fait 10 ans que je décore des vies.Là, j\u2019ai hâte de laisser aller la maman, l\u2019amoureuse, l\u2019amie et même la folle», rigole Saskia Thuot, qui poursuivra, en parallèle, ses rénos sur les ondes de Canal Vie.Jean-François Plante copilotera avec Saskia Thuot et ne passera donc pas deux heures aux fourneaux pendant L\u2019Extra, qui mélangera le magazine, le talk-show et l\u2019émission de services.On y parlera de cuisine, de mode, de famille, le but «étant de faire du bien aux gens», selon V.À 10h, bienvenue à Face-àface, une émission de débats qui opposera Caroline Proulx au maire de Huntingdon, Stéphane Gendron.Au menu: tribunes téléphoniques, questions du public, confrontations d\u2019opinions, etc.Caroline Proulx, ex-lionne de la SRC, se retrouvera ainsi directement en compétition avec ses anciennes collègues rugissant dans la grande tour.«J\u2019ai trouvé ma nouvelle Suzanne Lévesque en Stéphane Gendron.C\u2019est un clin d\u2019oeil à Suzanne que j\u2019aime beaucoup, mais avec qui j\u2019ai eu des discussions vivantes, animées et tout sauf ennuyantes », confie Caroline Proulx.Quant au maire Gendron, il jure qu\u2019il a changé et qu\u2019il ne dérapera pas comme au temps de L\u2019avocat et le diable, émission de laquelle il a été congédié en décembre 2006.«La vieillesse étant ce qu\u2019elle est, il y a une maturité qui est arrivée à terme.Je ne suis plus l\u2019homme que j\u2019étais », confie Stéphane Gendron.Caroline Proulx confirme la métamorphose du maire: «Avant, je trouvais qu\u2019il manquait d\u2019intelligence émotive.Maintenant, il est beaucoup plus calme», constate-t-elle.Stéphane Gendron, affirmant être le plus sérieux du monde, a aussi confirmé jeudi qu\u2019il se lancerait dans la course à la mairie de Montréal en 2017.I l vendra même sa maison de Huntingdon.Pourquoi ne pas briguer les suffrages tout de suite?Il dit vouloir laisser la place à Liza Frulla.Mario Dumont débarquera en ondes une première fois à midi \u2013 et en direct \u2013 pour 30 minutes.Lui aussi répondra aux questions des téléspectateurs et pataugera dans l\u2019actualité brute.Une reprise d\u2019Un souper presque parfait suivra à 12h30.L\u2019ex-chef de l\u2019ADQ réapparaîtra sur V à 23h tous les soirs, dans une demi-heure qui aura été mise en boîte dans l\u2019après-midi.L\u2019équipe de Dumont se dit prête à réagir si une grosse nouvelle tombait entre l\u2019enregistrement et la diffusion de l\u2019émission, question d\u2019éviter une bourde comme celle commise à la mort du ministre Claude Béchard.Un gars le soir reste à 22h et c\u2019est Opération séduction, une sorte de Souper presque parfait de la rencontre amoureuse, qui s\u2019installe à 22h30.Avec toutes ces nouveautés, aura-t-on le temps de vivre, manger et respirer cet automne?L\u2019agenda se remplit aussi rapidement que les verres des aspirants chefs après un duel corsé.Je lévite Avec la pièce Pumped Up Kicks du trio californien Foster the People.Cette ritournelle ensoleillée s\u2019annonce comme ma chanson fétiche de l\u2019été.Ça sonne comme du Gorillaz mixé à Young Folks de Peter, Bjorn&John (pour le sifflement).C\u2019est extrêmement accrocheur, même si les paroles \u2013 très dures \u2013 évoquent une sorte de hipster dérangé qui a le goût de s\u2019en prendre à d\u2019autres hipsters avec un fusil.Je l\u2019évite Le Today Show de NBC à la place Jacques-Cartier.Du sirop d\u2019érable, les Barenaked Ladies, de la Molson Dry, un tour de calèche, des dessins avec les animatrices Kathie Lee Gifford et Hoda Kotb portant des bérets, des marinières à la Jean-Paul Gaultier tout en buvant du vin rouge, sérieusement?C\u2019est tout ce que les Américains ont retenu de Montréal?Un beau chapelet de clichés désolants.«Say fromage », comme l\u2019a dit Kathie Lee en ondes.Heureusement que le chef Chuck Hughes a sauvé la mise.Y\u2019a des (nouveaux) matins La chaîne V rénove complètement sa programmation de jour en prévision de la rentrée du 29 août.SONIA SARFATI La chose qui saute aux yeux quand on plonge dans la première saison de Pretty Little Liars (22 épisodes en anglais, avec sous-titres en anglais ou en français) est l\u2019étourdissante garderobe des protagonistes.Il y a du Gossip Girl là-dedans.La deuxième chose qui apparaît est la nature des relations de ces quatre mousquetaires, beaucoup plus tordus (les relations et les «mousquetaires ») qu\u2019il n\u2019y paraît au début.Il y a du Desperate Housewifes là-dedans.La troisième chose qui s\u2019impose est que le secret occupe une place de choix dans la vie de ces demoiselles qui, toutes, ont été victimes de la plus manipulatrice d\u2019entre elles.Il y a du Desperate Housewifes ET du Gossip Girl là-dedans.Bienvenue à Rosewood, petite ville parfaite qui, dans son école secondaire parfaite, voit évoluer une bande de cinq demoiselles parfaites : belles, riches, intelligentes, adorées de tous \u2013 même de ceux qu\u2019elles méprisent et qui, envers et contre tout, rêvent de faire partie de leur «ruche».Leur «reine» s\u2019appelle Alison.Et, quand la saison s\u2019ouvre, elle a mystérieusement disparu depuis un an exactement.La bande s\u2019est alors dispersée.Mais de dramatiques événements vont forcer la réunion des quatre belles.La cinquième, comme la «gossip girl » de Gossip Girl et la Mary Alice de Desperate Housewifes, est également très présente, mais de manière « différente » des autres membres de la bande.Lesquelles sont Aria, qui entame une relation avec un de ses professeurs (il a l\u2019air jeune, elle fait beaucoup plus que ses 16 ans (!), mais.bon, malaise chez les adultes, qui ne forment pas le public cible de la série) ; Spencer, qui a des relations compliquées avec les petits amis/fiancés de sa soeur aînée; Ashley, qui a déjà été une reject, mais a pris les moyens pour être appréciée à sa juste valeur (allégée de quelques kilos, quoi) ; et Emily, qui s\u2019interroge sur son orientation sexuelle \u2013 en fait, non, qui ne s\u2019interroge pas, mais n\u2019assume pas.Leur vie va être chamboulée quand elles vont commencer à recevoir d\u2019inquiétants textos signés A (pour Alison?).C\u2019est écrit correctement, bien que l\u2019ensemble soit tiré par les cheveux.C\u2019est très contemporain \u2013 ne serait-ce que par l\u2019espace occupé par les téléphones intelligents et les réseaux sociaux.On suit soit parce qu\u2019on est pris par le «suspense », soit parce qu\u2019on veut savoir « jusqu\u2019où ils vont aller».On est «pris» ou amusé.Bref, il faut avoir un âge ou l\u2019esprit fait d\u2019une certaine manière pour apprécier.SÉRIE DVD Pretty Little Liars \u2013 The Complete First Season PRETTY LITTLE LIARS 1 CRÉÉE PAR MARLENE KING À PARTIR DES ROMANS DE SARA SHEPARD.AVEC LUCY HALE, TROIAN BELLISARIO, ASHLEY MARIN, SHAY MITCHELL, IAN HARDING.HHH llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 6 J U I L L E T 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 17 FRED VARGAS L\u2019ARMÉE FURIEUSE « Les romans de Fred Vargas nous accompagnent.C\u2019est comme des amis.La solitude ne peut pas être totale si on a dans la vie un roman de Fred Vargas à lamain.[.] Il y a une sorte de confort, de plaisir, de connivence que l\u2019on ressent envers cette femme-là et sonoeuvre.427 pages de bonheur, vraiment ! » René Homier-Roy \u2013 SRC «Avec son mélange d\u2019ironie légère, de légendes séculaires et d\u2019intrigues bien ficelées, le nouveau Fred Vargas se déguste lentement, avec un sourire en coin.[.] un réel plaisir de lecture.» Josée Lapointe \u2013 La Presse « Ça va être le livre de l\u2019été.C\u2019est tellement agréable à lire.» Jean Fugère \u2013 SRC mbam.qc.ca/jpg Gratuit pour les enfants de 12 ans et moins! Accompagnés d\u2019un adulte.Non applicable aux groupes.L\u2019exposition est ouverte jusqu\u2019à 19h30 ce soir! Voyez de près le départ du défilé Pinkarnaval inspiré par Jean Paul Gaultier devant le musée à 19h30.Une exposition initiée et réalisée par le Musée des beaux-arts de Montréal avec la collaboration de la Maison Jean Paul Gaultier.Au centre : Jean Paul Gaultier.© Photo Francisco Garcia 2011.De gauche à droite: Collection La Brute et le Raffiné, prêt-à-porter Homme printemps-été 1994 / Collection Les Actrices, modèle Barbarella, haute couture automne-hiver 2009-2010 / Collection Barbès, prêt-à-porter Femme automne-hiver 1984-1985 / Collection Les Indes galantes, modèle Lascar, haute couture printemps-été 2000 / Collection Les Vierges (ou Les Madones), modèle Apparitions, haute couture printemps-été 2007 / Collection Les Cages, modèle Calligraphie, haute couture automne-hiver 2008-2009.Photos © Patrice Stable / Jean Paul Gaultier LA PLANÈTE MODE DE DE LA RUE AUX ÉTOILES ARTS ET SPECTACLES LECTURES MATHIEU PERREAULT I l a fa llu 16 ans à Jane Austen pour placer son premier roman.Mais Sense and Sensibility, publié en 1811, allait se révéler le point de départ d\u2019une carrière qui se poursuit toujours, deux siècles plus tard.L\u2019importance de ce bicentenaire n\u2019est pas passée inaperçue.« En rétrospective, il est assez surprenant de constater combien il a été difficile pour Jane Austen de publier ses romans», explique Claire Harman, romancière britannique qui a publié en 2009 Jane\u2019s Fame, une biographie retraçant les origines de son succès.«Elle a commencé à solliciter des éditeurs alors qu\u2019elle avait 22 ans, mais il a fallu attendre 14 ans de plus pour que Sense and Sensibility soit publié.Elle a connu un relatif succès pendant sa brève carrière, puis il a fallu attendre la fin du XIXe siècle, avec la publication des premières biographies de Jane Austen, pour qu\u2019elle entre au panthéon des géants culturels comme Shakespeare ou Dickens.Chaque nouvelle génération d\u2019artistes et de lecteurs la redécouvre.On dit souvent qu\u2019il y a un regain de popularité de Jane Austen, mais, en fait, ça ne faiblit jamais.Les livres se vendent toujours, les films tirés de ses romans sortent régulièrement, quelques-uns au moins par décennie.» Jane Austen, fille d\u2019une famille de la noblesse provincia le désargentée, n\u2019a publié que quatre livres de son vivant \u2013 deux autres l \u2019ont é té peu après son décès à l\u2019âge de 42 ans, en 1817.« Elle a énormément retravaillé ses livres, dit Mme Harman.C\u2019est pour ça qu\u2019on a encore du plaisir à les lire, même si la société, les conventions et les restrictions de l\u2019époque n\u2019existent plus.Son analyse des relations entre les sexes, à l\u2019intérieur des familles, entre frères, soeurs et parents, est toujours valide.Elle a beaucoup réfléchi à la complexité des relations humaines.» L\u2019auteure a été qualifiée de «grand-mère de la chicklit » et est régulièrement citée dans les recensions de livres et films pour jeunes femmes, de la série télé Gossip Girl aux livres de Lauren Weisberger (The Devil Wears Prada), en passant par la série de romans Luxe d\u2019Anna Godbersen, qui se déroule dans la haute bourgeoisie de New York à la fin du XIXe siècle.Helen Fielding a déclaré d\u2019emblée que sa série Bridget Jones s\u2019inspirait de Pride and Prejudice (Orgueil et préjugés), une comparaison qui a même été explorée dans une thèse de doctorat à la Sorbonne.« J\u2019ai toujours aimé Jane Austen », explique Pol ly Shulman, New-Yorkaise qui a publié en 2007 Enthusiasm, qui a été traduit l\u2019an dernier sous le titre La fille qui voulait être Jane Austen.Son roman raconte l\u2019h i stoi re d\u2019une adolescente passionnée de Pride and Prejudice et qui s\u2019en sert pour aider une copine à t rouver un amoureux.« Je t rouve qu\u2019el le a un don pour montrer comment les gens ont souvent des motifs inavoués : ils disent qu\u2019ils veulent aider, alors qu\u2019au fond, ils ne sont que jaloux et mal intentionnés, par exemple.C\u2019est un sentiment très fort pour notre époque, avec tous les doutes sur les versions officielles des événements.Et depuis toujours, les jeunes adultes ont traversé une phase où ils remettent en question ce qu\u2019on leur dit.» Mme Shulman a écrit son livre après avoir perdu son travail d\u2019éditrice de la section littéraire d\u2019un journal de Long Island.« J\u2019avais toujours eu plein d\u2019idées de romans.J\u2019ai décidé de ressortir tous ces premiers chapitres et j\u2019ai choisi celui sur Jane Austen.» Depuis, elle a publié deux livres sur une collection d\u2019objets magiques tirés des contes des frères Grimm, qui serait hébergée par la bibliothèque municipale de New York.Le bicentenaire de Sense and Sensibility a inspiré une fonctionnaire californienne, Laurel Ann Nattress, qui a créé le «défi du bicentenaire », un club de lecture mettant en vedette les livres de et sur Jane Austen.«J\u2019ai eu 200 inscriptions de gens qui se sont engagés à lire les 100 oeuvres que nous proposerons d\u2019ici la fin de l\u2019année, dit Mme Nattress.C\u2019est phénoménal.» L\u2019internet a permis aux fans de créer des liens comme jamais auparavant.« Ç\u2019a vraiment aidé les initiatives privées autour de Jane Austen, dit Claire Harman, la biographe.Il y a une foule de livres qui imaginent le destin des personnages des romans, de leurs enfants, ou qui transposent l\u2019intrigue dans d\u2019autres contextes.Il y a en ce moment une mode pour les histoires de vampires avec la trame de romans de Jane Austen.Ou alors, qui s\u2019imaginent l\u2019histoire de la meilleure amie, ou des frères et soeurs de Jane Austen.C\u2019est unique dans l\u2019histoire de la littérature, mis à part peut-être la Bible.» Omniprésente Jane Austen Les fans de Jane Austen célèbrent cette année le 200e anniversaire de sa première publication, Sense and Sensibility (Raison et sentiments).L\u2019engouement pour la légendaire auteure romantique ne se dément pas, 193 ans après sa mort.Le boum de la littérature pour adolescentes s\u2019est grandement inspiré de son oeuvre.Chaque année, la Société nordaméricaine de Jane Austen tient un congrès.En 2014, il aura lieu à Montréal, sur le thème de Mansfield Park.«Nous préparons déjà le congrès », explique Elaine Bander, professeure d\u2019anglais au cégep Dawson qui s\u2019occupe de la section québécoise de la Société.«Notre objectif est d\u2019avoir une importante participation francophone.Environ le tiers des participants à nos rencontres ordinaires à Montréal sont francophones.» Environ 500 fans assistent généralement aux réunions annuelles.Celle de cette année, sur le thème de Sense and Sensibility, se tient en octobre au Texas.UN CONGRÈS ÀMONTRÉAL DAVID HOMEL COLLABORATION SPÉCIALE CRITIQUE C\u2019est le scénario rêvé de tout jeune écrivain inconnu.Le manuscrit rejeté par tous les éditeurs qui finalement se ramasse dans une petite maison d\u2019édition, qui lance le livre dans un tirage «confidentiel », comme on dit dans le métier.Mais Dame Fortune sourit.Le petit roman dont personne ne voulait gagne le prestigieux prix Pulitzer aux États-Unis.Le jeune auteur américain Paul Harding a vécu ce conte de fées avec son roman Les foudroyés, qui vient de sortir en français un an après sa remarquable aventure aux États-Unis.Une aventure contre toute attente, et contre toutes les modes littéraires de notre temps, car ce roman est contemplatif à l\u2019extrême, poétique, lyrique.Son rythme est celui du héros George Crosby, ancien horloger sur son lit de mort, rongé par un cancer, entouré de sa famille plus ou moins impatiente que le destin de George se réalise.Mais George compte prendre son temps.Quoique cloué sur un lit, George voyage \u2013 par le souvenir.Et par la quête de son père Howard.George a 80 ans, il est à l\u2019article de la mort, mais ça ne l\u2019empêche pas de poursuivre un père absent.Le père doit son absence à une maladie peu comprise au début du XXe siècle: l\u2019épilepsie.Howard est vendeur itinérant, il part à la recherche de sa clientèle avec son chariot et sa mule, mais la maladie frappe \u2013 le foudroie\u2013 et le pauvre homme se réveille quatre heures plus tard, dans un champ de fleurs sauvages.D\u2019où l\u2019étrangeté de ce roman: il épouse la forme de la contemplation de Howard.Il s\u2019émerveille devant une ornière remplie d\u2019eau où foisonne une multitude de grenouilles.Il fait des chaînes et des couronnes de fleurs pour sa femme, mais oublie ses clients.Et le jeune George est tiraillé entre le désir de s\u2019enfuir et celui d\u2019aider ce père égaré.George est foudroyé par le cancer ; Howard, par l\u2019épilepsie.Le père de Howard, un pasteur, par l\u2019effacement.«Mon père était tout simplement en train de s\u2019effacer», dit Howard.«Il devenait de plus en plus difficile de le voir.» À la fin, les bons paroissiens n\u2019en peuvent plus des sermons bizarres de leur pasteur, et le mettent à la porte de son église.Décidément, la famille des Crosby est hantée par le trouble mental, et leurs femmes et leurs enfants, par la difficulté de vivre avec de tels géniteurs.En pleine crise épileptique, Howard mord son fils George, qui tentait de l\u2019aider.Lorsque sa mère l\u2019amène chez le médecin, ce dernier s\u2019exclame, «Mon Dieu, quelle bête t\u2019a mordu, mon petit?» C\u2019est la même bête qui mord tous les hommes de la famille à leur tour.Il ne faut pas croire qu\u2019il s\u2019agit ici d\u2019un livre déprimant, malgré le lit de mort et l\u2019épilepsie.À chaque page, Les foudroyés nous offre des moments de grâce: George trouve une souris morte sur le chemin et bâtit un cercueil flottant pour elle qui sera consumé par les flammes.Un Indien se cache dans un ruisseau pour avaler des truites toutes crues.Nous sommes ici dans l\u2019État du Maine, mais très loin d\u2019Old Orchard.Le paysage est rude, mais riche en miracles de toutes sortes.Les foudroyés Paul Harding Traduit par Pierre Demarty Le Cherche midi, 186 pages HHHH LES FOUDROYÉS Sur les chemins du Maine PHOTO BLOOMBERG/CHRISTIE\u2019S Jane Austen, fille d\u2019une famille de la noblesse provinciale désargentée, n\u2019a publié que quatre livres de son vivant \u2013 deux autres l\u2019ont été peu après son décès à l\u2019âge de 42 ans, en 1817.«Chaque nouvelle génération d\u2019artistes et de lecteurs la redécouvre.On dit souvent qu\u2019il y a un regain de popularité de Jane Austen, mais, en fait, ça ne faiblit jamais.» \u2014 Claire Harman, auteure d\u2019une biographie de Jane Austen Le jeune auteur américain Paul Harding a vécu un conte de fées avec son roman Les foudroyés, qui vient de sortir en français.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 18 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 6 J U I L L E T 2 0 1 1 "]
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