La presse, 14 novembre 2011, C. Arts
[" ANDRÉ DUCHESNE Après l\u2019immense succès de son Monsieur Lazhar, Philippe Falardeau réalisera un documentaire sur les durs à cuire du hockey, basé sur un scénario du journaliste Mathias Brunet de La Presse.Intitulé Bagarreurs inc., le film sera produit par Vincent Gourd de la boîte B-612 Communications (Paparadis, ZooVille) et distribué par Chrystal Films.Il sortira en salle avant d\u2019être diffusé sur Canal D.«Je voulais écrire une histoire sur l\u2019autre versant des durs à cuire, indique Mathias Brunet.J\u2019ai été sensibilisé à leur réalité en écrivant la biographie de Dave Morrissette.On ne s\u2019en doute peut-être pas, mais tous les bagarreurs au hockey vivent dans la peur.Plusieurs sont incapables de dormir la veille d\u2019un match.Quand on regarde une bagarre, on voit les coups, mais on ne les ressent pas.Les bagarreurs vivent une tout autre réalité sur la glace.» Le filmdonnera la parole à d\u2019anciens durs à cuire, mais il suivra aussi l\u2019ascension d\u2019un jeune bagarreur qui cogne à la porte de la Ligue nationale de hockey.«Si j\u2019embarque, c\u2019est parce que j\u2019aime le hockey.Je n\u2019aime pas les bagarres, mais j\u2019ai un immense respect pour les athlètes », explique Philippe Falardeau, qui a déjà réalisé et participé à quelques documentaires au début de sa carrière.De son côté, Vincent Gourd dit avoir été frappé par une série d\u2019articles écrits par Mathias Brunet sur le sujet, en 2010.La mort de Bob Probert, les nombreuses commotions cérébrales et le suicide d\u2019anciens joueurs de la LNH ont fini par le convaincre que le sujet devait passer de l\u2019écrit à l\u2019écran.HORAIRE Consultez notre horaire télé sur lapresse.ca/tele PHOTO LA PRESSE CANADIENNE ARTS www.lapresse.ca/arts VIVRE AVECOU SANS NITRITES?PAGE 6 VICTOR LÉVY BEAULIEU L\u2019UTOPIE RÉALISÉE PAGE 3 MUSIQUE INDIE JIMMYHUNT ETGALAXIE HONORÉS PAGE 5 PHILIPPE FALARDEAU TOURNERA UN DOCUMENTAIRE INSPIRÉ D\u2019UN SCÉNARIO DE MATHIAS BRUNET À L\u2019ÉCOLE DES DURS À CUIRE Voir FALARDEAUen page 4 MONTRÉAL LUNDI 14 NOVEMBRE 2011 DÉCOUVREZ LA NOUVELLE APPLICATION MOTS CROISÉS Débutant ou expert, jouez partout et en tout temps avec l\u2019application La Presse Mots croisés pour iPhone et iPod touch.Pour renseignements: lapresse.ca/mobile Téléchargez l\u2019application ici 20 ARTS AGENDA DE LA SEMAINE L M M J V S D NOVEMBRE TÉLÉ MUSIQUE CINÉMA Hugo Dumas, Émilie Côté, Josée Lapointe, Marc Cassivi, Éric Clément LITTÉRATURE HUMOUR MERCREDI Lise Dion présente la première de son troisième one woman show, Le temps qui court, mercredi, au Théâtre St-Denis.Un spectacle sur l\u2019urgence de vivre dans lequel elle conjugue les verbes vieillir, mincir, réfléchir et courir.Avec l\u2019urgence d\u2019en rire.Supplémentaires : 9 et 10 décembre LE GENTLEMAN MERCREDI Le suspense se poursuit, alors que Louis Cadieux constate les dangers découlant de son infiltration chez Thompson.Richard passe une nuit en prison.Et la petite Nadia se fout encore dans le pétrin.Quant à Dorice, sa rancoeur envers le Gentleman transparaît un peu trop au goût de Séverin.16 novembre, 21 h, TVA M POUR MONTRÉAL Qu\u2019ils soient des imprésarios, des représentants de maisons de disques ou des acheteurs de tournées, plus d\u2019une centaine de délégués internationaux assisteront cette semaine à la vitrine annuelle de M pour Montréal.Le public peut aller voir les Alaclair Ensemble, Ben Wilkins, Alfa Rococo, Fanny Bloom, Passwords, Hollerado et Jimmy Hunt se vendre aux gens de l\u2019industrie.C\u2019est sans compter un spectacle de Plaster, Misteur Valaire (notre photo) et Bran Van 3000, vendredi au Club Soda, et l\u2019événement de clôture samedi au Métropolis avec Karkwa, Marie-Pierre Arthur, Galaxie, Random Recipe, The Barr Brothers et Ariane Moffatt.Du 16 au 19 novembre On saura demain si Perrine Leblanc reçoit le prix du Gouverneur général pour L\u2019homme blanc, un des livres marquants de l\u2019année littéraire (il a remporté le Grand prix du livre de Montréal 2010 et sera publié chez Gallimard à la fin du mois de novembre).Le comédien Jean-François Casabonne s\u2019empare de ce fascinant récit qui se déroule dans la Russie de l\u2019après-guerre et prête sa voix à Kolia, clown blanc marqué par son enfance dans les prisons de Staline.14 novembre, 19 h 30, au studiothéâtre de la Place des Arts LE VENDEUR Le vendeur de Sébastien Pilote est un très beau film.Fin, parfaitement rythmé, ne craignant pas les silences et les temps morts.Une oeuvre de spleen et de solitude, centrée sur un personnage fascinant, interprété avec une extrême subtilité par Gilbert Sicotte.Un premier long métrage qui happe, émeut.Un film dur comme l\u2019hiver, qui enveloppe de sa mélancolie cette histoire d\u2019un homme dans le dernier droit de la vie.Employé modèle, champion toutes catégories de la vente d\u2019automobiles, défini par son travail, égaré sans lui.L\u2019un des films les plus aboutis que nous a offerts cette année le cinéma québécois.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE PHOTO FOURNIE PAR FILMS SÉVILLE PHOTO FOURNIE PAR TVA CABARET LITTÉRAIRE LUNDI LISE DION PHOTO LE DROIT NATHALIE COLLARD MÉDIAS Le modèle que véhicule la presse féminine est d\u2019une pauvreté navrante, mais celui qu\u2019on propose aux hommes dans les magazines qui leur sont destinés ne vaut guère mieux.C\u2019est une des conclusions auxquelles arrive Lori Saint- Martin, professeure de littérature à l\u2019UQAM, auteure et féministe convaincue qui publie ces jours-ci Postures viriles : ce que dit la presse masculine.Après avoir analysé en profondeur trois publications québécoises, Mme Saint-Martin constate que leur contenu est très éloigné de la réalité.La nouvelle paternité, l\u2019amitié entre hommes et le poids de la vie professionnelle sont des thèmes qui occupent l\u2019esprit des hommes en 2011.Pourtant, ces thèmes sont pour ainsi dire absents de ces magazines.Contrairement aux États- Unis et à l\u2019Angleterre, le Québec compte peu de publications destinées aux hommes.L\u2019auteure s\u2019est donc intéressée à trois titres: Homme, Summum et Summum Girl.Mme Saint-Martin fait de ces trois publications une analyse très détaillée: choix des sujets, des mots, des titres, des photos, angles de traitement et, surtout, analyse du discours, de la présentation des photos, etc.Tout est décortiqué.Son bilan?Le contenu de ces magazines est plutôt conformiste et, surtout, pas très éloigné du cliché «pitounes et chars».Prenons le magazine Homme qui s\u2019adresse à un lecteur relativement raffiné, hétérosexuel et métrosexuel sur les bords.On n\u2019y trouve pas de photos sexy, la publication est chic et de bon goût.Cela dit, Lori Saint- Martin lit dans la majorité des textes une défense de la masculinité de l\u2019homme québécois.On veut la préserver, la restaurer, voire même la glorifier, écrit-elle.Elle ajoute: «Dans le meilleur des mondes qu\u2019aspire à inventer le magazine, James Bond, entre deux sauts en parachute, soignerait virilement sa peau et servirait à ses invités épatés la viande de bêtes qu\u2019il aurait lui-même tuées.» Parmi les sujets qui reviennent le plus souvent dans Homme, Mme Saint-Martin a noté « la guerre, les gadgets et les filles ».Les relations de couple et d\u2019amitié sont absentes et il arrive à deux occasions qu\u2019on aborde la relation pèrefils.Numéro après numéro, le discours est antiféministe et hargneux et reprend des idées du discours masculiniste, toujours selon l\u2019auteure.Dans Summum, on présente une vision un peu plus macho des hommes.Il faut dire que le magazine s\u2019adresse à un lectorat plus jeune qui écoute beaucoup de musique, regarde des films d\u2019action, sort dans les clubs et s\u2019intéresse aux filles.Dans Summum, contrairement à Homme, la masculinité ne semble toutefois pas menacée : on s\u2019intéresse aux sports, aux sports extrêmes et aux voitures.Pourquoi s\u2019être intéressée à Summum Girl, un magazine féminin ?Parce que, selon l\u2019auteure, cette publication vise la femme dont rêve l\u2019homme de Summum.« Summum Girl prépare la fille dont parle Summum», souligne-t-elle.En effet, la fille de Summum Girl n\u2019est là que pour gonfler l\u2019égo masculin et ressemble davantage à une star de film porno («une femme calquée sur le désir masculin», écrit l\u2019auteure) qu\u2019à une femme émancipée.Au final, observe l\u2019auteure, c\u2019est l\u2019incapacité à articuler un discours masculin qui se dégage de toutes ces publications.On perpétue les stéréotypes, on évite les questions de fond et on continue comme si les mentalités n\u2019avaient pas évolué.À quoi servent ces analyses, demanderont certains?On lit un magazine pour se distraire et non pour se casser la tête.Des livres comme ceux de Lori Saint-Martin servent d\u2019abord à prendre le pouls de la société.Car nos productions culturelles sont le reflet d\u2019une partie de notre société.À mi-chemin entre le fantasme et la réalité, elles font écho à un discours qui existe bel et bien au Québec.Il suffit de regarder des téléréalités comme Occupation double pour s\u2019en convaincre.Cela dit, personne ne s\u2019attend à ce que le lecteur s\u2019empare d\u2019un magazine avec une grille d\u2019analyse du discours dans la main gauche et un gros marqueur jaune dans la main droite.On laissera ça aux universitaires comme Mme Saint-Martin dont l\u2019analyse, pertinente, permet d\u2019apprécier le chemin parcouru.Ou non.Dans ce cas-ci, le constat est clair : le magazine masculin québécois ne reflète pas du tout la réalité de la plupart des hommes québécois.En ce sens, il est comparable au magazine féminin qui perpétue le fantasme (et le cliché) de la femme hyper féminine, vulnérable et séductrice alors que le magazine masculin, lui, promeut l\u2019image de l\u2019homme héroïque, viril et protecteur.Et ce, malgré des décennies de féminisme.Pourquoi ?Parce que le but premier de ces publications n\u2019est pas d\u2019informer, mais plutôt de distraire, de vendre du rêve, du fantasme et de la publicité.Les lecteurs connaissent les règles du jeu et y consentent.Ils lisent les magazines pour les quelques minutes d\u2019évasion qu\u2019ils leur procurent.Achèteraient-ils des magazines plus réalistes et reflétant leur réalité quotidienne?On peut en douter.Machos, les magazines pour hommes ?Le contenu des magazines masculins québécois n\u2019est pas très éloigné du cliché «pitounes et chars», a constaté la professeure Lori Saint-Martin, de l\u2019UQAM.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 1 4 N O V E M B R E 2 0 1 1 ARTS Victor-Lévy Beaulieu a vu lundi dernier sa carrière couronnée du prix Gilles-Corbeil, alors qu\u2019il vient de publier Antiterre, qu\u2019il considère comme la conclusion de « la vraie saga des Beauchemin».Retour sur un prix, retour sur une oeuvre, retour sur l\u2019éternel retour de VLB.CHANTAL GUY «C\u2019est bon pour mon bas de laine, qui avait des trous », confie Victor-Lévy Beaulieu.Le prix triennal de la Fondation Émile-Nelligan est le mieux doté en Amérique du Nord.«Je ne m\u2019attendais absolument pas à le recevoir, et j\u2019étais très ému.» VLB rajoute en riant qu\u2019il a failli perdre le chèque de 100 000$ en mélangeant deux serviettes.Deux jours plus tard, il était de retour à Trois-Pistoles.VLB n\u2019aime pas quitter son patelin très longtemps.«C\u2019est à cause de mes animaux », explique-t-il.Ces jours-ci, il tente de trouver des foyers à des chatons abandonnés, promettant un exemplaire de son livre Ma vie avec ces animaux qui guérissent à tous ceux qui adopteront un minou.« C\u2019est un best-seller, mes copies sont épuisées.J\u2019ai reçu 500 courriels pour ce livre-là, alors que, quand je publie un roman, si je reçois 20 courriels, c\u2019est beau.» Vrai que ceux qui ont lu son oeuvre en entier depuis Mémoires d\u2019outre-tonneau, paru en 1968, sont rares.Car VLB, considéré comme le «Victor Hugo québécois », est l\u2019écrivain le plus prolifique de notre littérature.Une centaine de romans, d\u2019essais, de pièces, des milliers de pages de téléroman, en plus de son travail d\u2019éditeur et ses éclats de polémiste.On a envie de le qualifier de Surhomme des lettres, sachant qu\u2019il écrit présentement un essai sur Nietzsche.On l \u2019imagine très bien comme Abel Beauchemin, penché sur sa table, donnant sans cesse naissance à son univers.L\u2019opium en moins.VLB a laissé tomber l\u2019alcool il y a longtemps, ne reste plus que l\u2019écriture, sa seule et véritable drogue dure.Son oeuvre est à la mesure du rêve acharné qu\u2019il a eu pour le Québec, si bien qu\u2019on lui demande ce qu\u2019il considère le plus important, entre mettre au monde une oeuvre et mettre au monde un pays.«Pour moi, les deux vont ensemble.J\u2019aime répéter cette vieille phrase de Samuel Butler: il n\u2019y a pas de nationalité sans littérature et pas de littérature sans nationalité.Si tu n\u2019as pas de pays, tu auras beau écrire, ce sera une littérature inconséquente par rapport à l\u2019avenir.Un écrivain est là pour inventer un avenir possible, il doit ouvrir toutes les portes de demain.» Dans son dernier livre, Antiterre, VLB (et Abel) réalise son utopie.La fin du cycle annoncé au début des années 70 de la saga des Beauchemin, fait de Monsieur Melville, James Joyce, l\u2019Irlande, le Québec, les mots, La grande tribu et Bibi.«Quand j\u2019ai commencé à écrire cette saga, je croyais qu\u2019on serait indépendant.Cela devait s\u2019appeler \"le clan ultime\", pour souligner que la petite \"gang\" de Gaulois en Amérique avait réussi son utopie, mais je pense qu\u2019on va attendre encore quelques lunes.Et les gens qui veulent avancer doivent créer une utopie à partir de ce qui n\u2019a pas été fait.» L\u2019univers en expansion Si le Québec est «bloqué», ce n\u2019est pas le cas de VLB.Il n\u2019a jamais fait partie des pessimistes et sa force d\u2019écriture est intacte.Il ne réécrit pas, comme d\u2019autres, le même livre.Simplement, il n\u2019a jamais cessé d\u2019écrire un livre immense, véritable épopée de la psyché québécoise autant que relecture allumée, incroyablement vivante, de la littérature mondiale.VLB déprimé ?Oubliez ça.Avec ou sans le prix Gilles-Corbeil, il ne lâcherait pas son os.La possible disparition du PQ?Bon débarras.«Je ne verserai pas une larme, parce que je crois que c\u2019est un parti qui n\u2019est plus capable d\u2019absorber d\u2019idées nouvelles.» Chez VLB, l\u2019univers est vraiment en expansion, du moins par la littérature.D\u2019ailleurs, lui qui trouvait, il y a quelques années, que les jeunes écrivains québécois étaient «bien seuls au monde » a complètement changé d\u2019avis, et le travail des nouveaux éditeurs le réjouit.«La jeune littérature est capable maintenant d\u2019avoir une correspondance avec le monde, elle est contemporaine.C\u2019est un bon signe de santé, même si le politique va mal.D\u2019ailleurs, Nietzsche l\u2019a dit, la littérature et l\u2019art ne sont jamais aussi florissants que dans les sociétés corrompues ou décadentes.» «Il n\u2019y a rien de pire que les pays qui hésitent entre être ou ne pas être, résume VLB.Comme le disait Artaud, la chose la plus difficile, ce n\u2019est pas de mourir.C\u2019est de penser qu\u2019on ne mourra peut-être pas complètement.La seule façon d\u2019y échapper, c\u2019est de se renforcer.Je suis pour l\u2019immigration; la seule chose qui me fatigue, c\u2019est qu\u2019il n\u2019y a pas de vision politique québécoise pour que les immigrants connaissent ce pays et adoptent ce qu\u2019il est.S\u2019il y avait cette volonté, il n\u2019y aurait pas de problème.» Et VLB rappelle que l\u2019utopie d\u2019Abel Beauchemin est ouverte à tous \u2013 bien qu\u2019elle soit à «100% francophone, libertaire et laïque.» Antiterre Victor-Lévy Beaulieu Éditions Trois-Pistoles, 396 pages VICTOR-LÉVY BEAULIEU / Antiterre L\u2019UTOPIE RÉALISÉE PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE VLB, récent lauréat du prix triennal Gilles-Corbeil, lance le livre Antiterre.«Un écrivain est là pour inventer un avenir possible, il doit ouvrir toutes les portes de demain.» \u2014 Victor-Lévy Beaulieu GENEVIÈVE BOUCHARD LE SOLEIL André-Philippe Gagnon est un réseau social.Si son nouveau spectacle s\u2019intitule ainsi, ce n\u2019est pas parce que l\u2019imitateur est particulièrement actif sur les Facebook et Twitter.« Pas assez ! lance-t-il.Faut vraiment que je m\u2019y mette.» L\u2019idée du titre vient plutôt de son scripteur, Stéphane Laporte, qui a vu dans la multitude de voix et de personnages interprétés par Gagnon une ressemblance avec les «amis» rassemblés sur Facebook.Pour lui donner une occasion de pratiquer ses aptitudes sur Twitter, nous lui avons demandé de résumer son spectacle en 140 caractères ou moins : «De nouvelles imitations qui, en première partie, se collent bien sûr à l\u2019actualité québécoise, avec une deuxième partie qui est l\u2019histoire de la musique rock présentée par Elvis Gratton», a-t-il tenté.André-Philippe Gagnon estime à une centaine le nombre de voix qu\u2019il reproduit au fil de ce spectacle qui sera présenté du 17 au 19 novembre au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts.Il y en a de nouvelles, comme Susan Boyle, Bruno Mars, Coeur de pirate ou Lise Dion.Gagnon s\u2019en donne à coeur joie avec une galerie de personnages liés au hockey (Jacques Martin, Michel Bergeron, Jean Perron, Ron Fournier, Mario Tremblay, Georges Laraque), mais il ne boude pas non plus la chanson francophone, mise en évidence grâce à son décor composé d\u2019écrans qui reproduisent l\u2019interface d\u2019un iPod géant.«On se permet d\u2019avoir des Pierre Lapointe, Dan Bigras, Joe Dassin, Julien Clerc et compagnie », note celui qui fait toujours une place à son célèbre son de saxophone.Après avoir vécu à Las Vegas pendant plusieurs années, André-Philippe Gagnon est maintenant établi à Montréal.S\u2019il nous revient avec un nouveau spectacle en français, l\u2019artiste n\u2019a pas délaissé ses fans anglophones : il mène de front une carrière en anglais et une en français.Avec le spectacle One Man Hit Parade, il continue à tourner au Canada anglais et aux États-Unis.«C\u2019est stressant ! s\u2019exclamet- il.Tu ne veux pas décevoir ta gang, ton premier public qui t\u2019a encouragé.Tu veux les surprendre encore.Ils le savent que tu fais le sax, que tu fais Barry White.Il faut arriver avec d\u2019autres voix.Aux États-Unis, tout ce que je présente est nouveau.Ici, il faut en faire davantage.C\u2019est un bel exercice.» HUMOUR André-Philippe Gagnon et ses «amis» PHOTO YAN DOUBLET, LE SOLEIL André-Philippe Gagnon mène de front une carrière en anglais et une en français.Véritable réseau social, l\u2019imitateur reproduit une centaine de voix au fil de son spectacle, dont celles de Susan Boyle, Bruno Mars et Coeur de pirate.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 1 4 N O V E M B R E 2 0 1 1 A R T S 3 Beaucoup de gens vont trouver leur bonheur en lisant les pages de La saison froide.\u2013 98,5 FM ROMAN Offert en librairie ou sur librairie.lapresse.ca ARTS 1114 17h00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC Privé de sens Union fait la force Le Téléjournal 18 h 30 vies Les Parent L'auberge du chien noir La galère Le Téléjournal 22h45 Nouv.sports 23h05 Des kiwis et des hommes \" TVA 16h55 TVA nouvelles TVA nouvelles Le cercle Comment survivre Occupation double Yamaska Toute la vérité TVA nouvelles 22h45 Denis Lévesque 23h45 Le Match \" V Duo La guerre des clans Atomes crochus Un souper parfait Taxi payant Rire et délire CSI: NY / Tristes clowns Le mentaliste / Envoyée au tapis Séduction Un gars le soir Dumont Call TV \" TQc 1, 2, 3.Géant Toc toc toc Kaboum Tactik Légitime dépense .monde dehors Planète sous influence Partie 3 de 5 21h05 Questions de société / Asiemut Mad Men / Au petit matin La une qui tue! CBC CBC News: Montreal Coronation Street Coronation Street Jeopardy! Battle of Blades InSecurity Being Erica CBC News: The National 22h55 CBC News: LN /23h05 George S.CTV-M The Dr.Oz Show / Tyra Banks CTV News eTalk Big Bang Theory Dancing With the Stars Criminal Minds / Hanley Waters CTV National News CTV News \" GBL-Q 16h30 ! Young & R.Ricardo Evening News Global National E.T.Canada Ent.Tonight NCIS / Engaged Partie 2 de 2 House / Parents Hawaii Five-0 / Ike Maka News Final E.T.Canada \" ABC The Dr.Oz Show / Tyra Banks 30 Rock ABCWorld News ABC 22 Local News The Office Dancing With the Stars Special 20/20 / Gabrielle Giffords ABC 22 Local News 23h35 Nightline \" CBS Channel 3 News The: 30 Channel 3 News CBS Evening News Ent.Tonight Met Your Mother 2 Broke Girls Two and Half Men Mike & Molly Hawaii Five-0 / Ike Maka Channel 3 News 23h35 Letterman \" FOX The Simpsons Family Guy Two and Half Men Two and Half Men Big Bang Theory Big Bang Theory Terra Nova / Proof House / Parents Fox 44 News Met Your Mother King of the Hill NBC First at Five 5:30 Now Newschannel 5 NBC Nightly News Jeopardy! Wheel of Fortune The Sing-Off / Top 5 Groups: The Rhythm and Blues Revue Rock Center / Bob Costas News 5 Nightcast 23h35 Jay Leno \" PBS-P Wild Kratts Homework Hotline BBC News America Nightly Business PBS NewsHour Antiques Roadshow / Tasty Treasures Antiques Roadshow / Simply the Best Looking for Lincoln Partie 2 de 2 BBC World News Charlie Rose \" SHOW NCIS / Cracked / Meredith Monroe Law & Order: UK / Hounded Endgame / Huxley, We Have a Problem Rookie Blue / A Little Faith Combat Hospital / Brothers in Arms Weeds 22h40 NCIS: Los Angeles Partie 1 de 2 23h40 Weeds \" ARTV Visite libre Comme par magie Les Belles Histoires des pays d'en haut Visite libre Rumeurs La Liste / Louis Morissette C'est juste de la TV Le monde selon Anish Kapoor Le jour d'avant CD C'est incroyable! / Justice sans pitié Comédie Club Grand Rire / Luc Senay L'univers sous-marin Contact animal / Capté sur le vif Les rois de l'évasion / Fuite par le toit Mythes urbains Mythes urbains Ben et Jarrod / Le Temps d'une molle Cinépop 16h25 ! THE COUNTRY GIRL (1954) 18h05 BABE, LE BAMBINO (1992) avec Kelly McGillis, John Goodman.OLIVER! (1968) avec Ron Moody, Jack Wild, Mark Lester.UN LONG WEEKEND (2005) Chris Klein.0h10 \" EV Embarquement immédiat Entre ciel et terre / Mexique Sur le pouce / Capitale-Nationale Rallye autour du monde Partie 1 de 2 Vu du ciel Partie 1 de 2 Les marchés de Philippe / Arles De gare en gare / Édimbourg HI Le Panthéon des tordus J'ai la mémoire qui tourne Pawn Stars Pawn Stars Les 7 péchés capitaux / Luxure NCIS enquêtes spéciales Pilotes des glaces Le Panthéon des tordus MMAX Le rôle de ma vie L'index québécois Génération 70 Benezra reçoit La danse des étoiles Les années / Tignasse et moustache Millionaire$ à tout prix Benezra reçoit MP Pimp mon char Palmarès Ste-Catherine Débat critique La prochaine Top Modèle Américaine Bienvenue à Jersey Shore RuPaul: Drag Queen Séduction 101 RDI Le Téléjournal RDI RDI monde RDI économie 24 heures en 60 minutes Les grands reportages Le Téléjournal RDI RDI économie Le National Le Téléjournal 23h45 Nouv.sports S+ Un, Dos, Tres / Sur le fil du rasoir C.S.I: Les experts C.S.I: Miami / Vapeurs stupéfiantes Heartland Castle / Tués deux fois C.S.I: Miami / Poupée de son La double vie de Jimmy Burn SE 15h00 ! BIUTIFUL MISSION: LOS ANGELES (2011) avec Michelle Rodriguez, Aaron Eckhart.TENSIONS (2010) avec Rachel Nichols, Kellan Lutz.True Blood Cache ta joie UN PARADIS D'ENFER (2009) Steve Zahn.0h10 \" TFO Cinémission Le grand galop 1, 2, 3.Géant! Qui vient jouer?RelieF Tank: Les grands combats L'AMOUR PAR TERRE (1984) avec Jane Birkin, André Dussollier, Géraldine Chaplin.23h50 Ruby TFO \" TV5 Prendre sa place 17h50 Questions pour un champion Journal France 2 Ma caravane au Canada Les derniers jours d'une icône La foi du siècle 1917, la révolution russe Partie 2 de 2 TV5 le journal 23h35 Bascule \" VIE Desserts de Patrice Cuisinez Louis Bye-Bye Maison Idées de grandeur Bye-Bye Maison Secrets de style Gardienne double / Gardienne Lili Manon, ma cuisine Idées de grandeur Décore ta vie Airoldi pour sortie Accoucher en douceur Z Mélinda, entre deux mondes La porte des étoiles / Terre d'asile Les Nerdz Comment c'est fait Le complot / Le cauchemar d'Elias Le sanctuaire / L'antidote Porte de l'univers / De part et d'autre Sales Jobs / Le barrage de Rocky Reach RDS Le 5 à 7(D) Hockey 360° LNH Hockey / Sabres de Buffalo c.Canadiens de Montréal (D) L'antichambre (D) Sports 30 Canadiens express SPN Prime Time Sports Sportsnet Connected Hockey (D) Sportsnet Connected Hockeycentral Hall of Fame \" TSN Off the Record (D) Interruption (D) SportsCentre Countdown LNH Hockey / Sabres de Buffalo c.Canadiens de Montréal (D) Football Minnesota vs Green Bay (D) SportsCentre \" Disney Maison de Mickey Route p.jungle Les Doodlebops Jake et les pirates Aladdin Harry & dinos Agent spécial Oso Maison de Mickey Les Doodlebops Aladdin 101 Dalmatiens Tibère.maison Agent spécial Oso Maison de Mickey TTF 16h00 ! TOMET .17h35 Johnny Test Les Simpson Tom et Jerry Tales Bugs Bunny et Tweety Splatalot Passe ou casse Les Simpson American Dad Family Guy South Park Les Simpson Célibataire cherche VRAK Dans le trouble Victorious Les menteuses / Chantage 90210 Beverly Hills / Nuit blanche Grenade avec ça?Dans le trouble Majeurs et mariés Ma famille d'abord Buzz Mag Derek Fan Club Je t'ai eu! VOILÀ! VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Votre guide télé surWWW.LAPRESSE.CA/TELE CLAUDE GINGRAS CRITIQUE Rareté du vaste catalogue de Dvorak montée depuis plus d\u2019un siècle un peu partout, y compris au Met, Rusalka méritait sans doute de figurer un jour à l\u2019Opéra de Montréal.C\u2019est chose faite.Il s\u2019agit d\u2019une superbe production, réalisée par l\u2019OdM avec le Minnesota Opera et le Boston Lyric Opera, ce qui explique tous ces noms nouveaux dans la réalisation visuelle autant que dans la distribution.Ce qu\u2019on retient de cette interminable soirée de trois heures chantée dans l\u2019original tchèque, et qu\u2019allègent à peine deux entractes, c\u2019est précisément le spectacle lui-même.Nous voici transportés dans l\u2019univers quelque peu irréel de la petite ondine Rusalka, amoureuse d\u2019un prince.Elle parviendra à l\u2019épouser, mais il en mourra et Rusalka retournera à son état d\u2019origine.J\u2019ai résumé.L\u2019intrigue est tellement tirée par les cheveux qu\u2019on renonce à s\u2019y retrouver.Quant à la musique, sa valeur réside principalement dans l\u2019orchestration, où Dvorak affiche son habituel métier.Pour les fameux «grands airs» qui font le succès des Verdi et Puccini, qu\u2019on n\u2019y pense pas, sauf pour la fameuse Romance à la lune de l\u2019héroïne, seule page qui a fait connaître cette Rusalka.La chose dure exactement cinq minutes et passe à 19h55 exactement.On fera donc bien d\u2019arriver à l\u2019heure.Ce qui suit se ramène à diverses variantes de cette mélodie qui colle à l\u2019oreille.On comprend donc qu\u2019avec en mains un scénario et une partition aussi peu inspirants, les interprètes ne fassent pas passer beaucoup d\u2019électricité dans la salle \u2013 2000 personnes à la première samedi soir.Tous donnent ici leur maximum comme acteurs et comme chanteurs.C\u2019est-à-dire que, dans les circonstances, le résultat demeure limité.Le hasard nous vaut une sorte de distribution « internationale » : l \u2019Américaine Kelly Kaduce en Rusalka, le Canadien Robert Pomakov en Vodnik, Génie des eaux et père de Rusalka, le Russe Khachat u r Badalyan en prince, la Polonaise Ewa Biegas en rivale de Rusalka, la Roumaine Liliana Nikiteanu en sorcière.L\u2019aigu de la très belle et très blondeAméricaine a de la puissance, le timbre du Russe séduit et le grave de la Roumaine est sonore.Les autres sont vocalement corrects, tous jouent bien, et le son du Métropolitain, harpe en tête, est adéquat.Mais l\u2019élément le plus fort reste ici d\u2019ordre visuel.À cet égard, je n\u2019ai jamais rien vu de tel en plus de 30 ans d\u2019existence de l\u2019Opéra de Montréal.Les effets, stroboscopiques et autres, sont innombrables et presque continuels.On va de surprise en surprise, on nous en met plein les yeux.La lune démesurée remplit presque toute la scène.En quelques secondes, un même décor devient plusieurs décors, aux bleus aquatiques absolument magnifiques.L\u2019antre de la sorcière ressemble à un énorme et multicolore arbre de Noël.Au deuxième acte, nous voici dans le hall d\u2019entrée de quelque luxueux immeuble d\u2019appartements, décoré de gigantesques Google Maps, où cinq couples de danseurs nous offrent un numéro de ballroom qui n\u2019en finit plus.Le dernier acte nous plonge en plein cinéma de science-fiction.Et j\u2019en passe.Les costumes manquent cependant de merveilleux, surtout chez le Génie des eaux.Reste le spectacle lui-même: 10 sur 10.Mais un spectacle ne fait pas un opéra, non plus que les bonnes intentions d\u2019un organisme lyrique.Or, il faut bien se rendre à l\u2019évidence : Rusalka demeure une oeuvre de seconde zone et même passablement ennuyeuse.RUSALKA, conte lyrique en trois actes, livret de Jaroslav Kvapil d\u2019après Karel Jaromir Erben, Bozena Nemcova, Friedrich de La Motte-Fouqué et Hans Christian Andersen, musique d\u2019Antonin Dvorak, op.114, B.206 (1901).Production : Opéra de Montréal.Salle Wilfrid- Pelletier de la Place des Arts.Première samedi soir.Autres représentations : 15, 17 et 19 novembre, 19h30.Avec surtitres français et anglais.Distribution : Rusalka : Kelly Kaduce, soprano Vodnik, le Génie des eaux, son père : Robert Pomakov, basse Le Prince : Khachatur Badalyan, ténor La Princesse étrangère : Ewa Biegas, soprano La sorcière Jezibaba : Liliana Nikiteanu, mezzo-soprano Le Chasseur : Pierre Rancourt, baryton Les Nymphes : Chantale Nurse, soprano, Aidan Ferguson et Emma Parkinson, mezzosopranos Mise en scène : Eric Simonson et Bill Murray Décors : Erhard Rom Costumes : Kärin Kopischke Vidéos : Wendall K.Harrington Éclairages : Anne-Catherine Simard-Deraspe Choeur de l\u2019Opéra de Montréal (dir.Claude Webster) et Orchestre Métropolitain Direction musicale : John Keenan OPÉRA DE MONTRÉAL / Rusalka Plein les yeux Inspirée du livre The Medium is the Massage, de Marshall McLuhan, l\u2019installation Le salon de Massage McLuhan est présentée à la satosphère de la Société des arts technologiques dès mercredi : une expérience d\u2019immersion dans l\u2019univers du théoricien canadien de la communication, à l\u2019occasion de son 100e anniversaire de naissance.ÉRIC CLÉMENT L\u2019oeuvre interactive de Luc Courchesne est à l\u2019origine une commande de Toronto pour la Nuit blanche.Le créateur montréalais en arts interactifs a eu l\u2019idée de célébrer cet anniversaire en rendant hommage au regard avant-gardiste de McLuhan qui avait prévu dans les années 60 la capacité de l\u2019Homme à créer des espaces de communication universels.«Il avait prévu la société relationnelle, l\u2019engagement, la collaboration, le retour à l\u2019oralité, dit Luc Courchesne.La puissance de ses aphorismes dépasse ce qu\u2019il pouvait imaginer, avec notamment la force des médias sociaux et les nouveaux types de pouvoir populaire.» L\u2019i n s t a l l a t ion de Luc Courchesne s \u2018appel le Le salon de Massage McLuhan, car Marshall McLuhan croyait beaucoup en la puissance de l\u2019humour.«Pour lui, l\u2019humour était une force de l\u2019intelligence, dit-il.Le livre publié en 1967 devait s\u2019appeler The Medium is the Message, vu sa théorie selon laquelle le message, c\u2019est le médium, et non pas son contenu.Mais il y a eu une faute de typographie et c\u2019est devenu The Medium is the Massage.Il a adoré.C\u2019est pour ça qu\u2019on a appelé l\u2019expérience Le salon de Massage McLuhan.Dans notre cas, le médium, c\u2019est l\u2019immersion.Le vrai message est d\u2019être en immersion, peu importe le contenu.» Durant la présentation, les spectateurs seront placés au centre du dôme de 18 mètres de diamètre de la satosphère.Muni d\u2019une télécommande qu\u2019il actionnera à sa guise, Luc Courchesne se « déplacera » à l\u2019intérieur du livre The Medium is the Massage dont chaque page a été redéployée dans un espace 3D.«En me déplaçant, je m\u2019approche d\u2019une page, j\u2019entends le son de la page qui correspond à sa lecture.En m\u2019éloignant, on entend une rumeur qui correspond à la lecture de toutes les pages du livre, explique-t-il.Il s\u2019agit d\u2019un jardin sons et images dans lequel on se déplace pour revisiter le livre.» Les spectateurs pourront naviguer à travers l\u2019oeuvre de McLuhan en utilisant la télécommande pendant quelques minutes.Cette activité de la SAT se veut culturelle, technologique et aussi festive et culinaire.On pourra donc assister à l\u2019exploration de l\u2019oeuvre de McLuhan et en sortir pour aller se restaurer ou boire un coup au Foodlab, installé près de la salle circulaire.Le salon de Massage McLuhan, du mercredi au samedi, jusqu\u2019au 10 décembre, de 17h à 20h à la SAT.Entrée libre.Le salon de Massage McLuhan à la SAT Le médium est le massage PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Luc Courchesne a créé une oeuvre interactive autour du livre The Medium is the Massage (sic) de Marshall McLuhan.PHOTO OPÉRA DEMONTRÉAL La soprano américaine Kelly Kaduce dans le rôle-titre de Rusalka La peur ressentie par les joueurs est autant physique que morale.«Les joueurs ont peur de se blesser, mais ils ont aussi peur de subir une correction, dit le journaliste.Ils craignent d\u2019être humiliés devant 18 000 spectateurs, les membres de leur famille et leurs amis.Lorsqu\u2019un joueur commet une gaffe, on va en parler un peu avant de l\u2019oublier.Mais lorsqu\u2019il perd une bataille, cela reste dans les mémoires.Certains joueurs en entendent parler durant des années.» Les lecteurs de M.Brunet, grand utilisateur des médias sociaux, connaissent sa position sur les bagarres.«Nous en sommes rendus à proposer de donner des punitions de match à ceux qui se battent, avancet- il.La mort de trois anciens durs à cuire de la LNH, cet été, devrait nous faire réfléchir.Mais mon film n\u2019a pas pour but de prendre position.On raconte une histoire.C\u2019est aux fans et aux spectateurs de se faire une opinion.» Quant à Philippe Falardeau, il dit que le film n\u2019a pas pour but de montrer des bagarres.«On sait à quoi ça ressemble.Moi, je m\u2019intéresse à la psychologie des personnages.Que d\u2019anciens joueurs expriment leurs émotions, je trouve ça touchant.Et que des jeunes soient prêts à utiliser leurs poings pour gravir des échelons au hockey est un phénomène intéressant.» Journal iste à La Pre s se depuis près de 20 ans, Mathias Brunet a couvert le Canadien durant quelques années.Il a écrit six livres, dont une biographie de Michel Bergeron et une autre de Mario Tremblay.Il compte déjà quelques documentaires à son actif.M.Brunet a connu Philippe Falardeau à l\u2019émission La course autour du monde.«J\u2019écrivais un texte sur chacun des participants.Lors de notre entrevue, on s\u2019est tout de suite bien entendu, relate-t-il.Je me suis dit qu\u2019un jour, j\u2019aimerais bien travailler avec lui.Je trouve très généreux de sa part de s\u2019embarquer dans ce projet après tout ce qu\u2019il vient de vivre avec Monsieur Lazhar.» À l\u2019école des durs à cuire FALARDEAU suite de la page 1 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 1 4 N O V E M B R E 2 0 1 1 ARTS LUC BOULANGER COLLABORATION SPÉCIALE En revisitant L\u2019illusion comique de Corneille, Anne Millaire a fait le pari de la modernité et du métissage.Avec L\u2019illusion (elle a laissé tomber le comique), elle signe au Théâtre Denise-Pelletier une production très loin de la facture classique, ou de l\u2019esthétique baroque, qu\u2019on associe à cet auteur.Si le spectacle a le mérite de chercher à réinterpréter le répertoire, il emprunte trop de carrefours pour que la magie opère.La met teu re en s cène mélange tellement les genres et les styles que la pièce en devient a lambiquée.Music iens sur scène (la conception musicale est de Samuel Véro) , costumes contemporains et d\u2019époque, décor post-industriel (des bretelles en simili béton qui évoquent l\u2019échangeur Turcot !), chorégraphies, déclamation, slam, vaudeville.Cette production ressemble à un vaste laboratoire théâtral et musical ouvert à toutes les expérimentations.Il lui manque une ligne directrice claire pour soutenir notre intérêt durant deux heures trente.Certes, l\u2019argument (un père qui demande à un mage de retrouver son fils disparu) joue sur les invraisemblances.Bien sûr, dans le texte, il est question d\u2019artifices, de magie, de théâtre dans le théâtre.Les personnages peuvent donc jouer de manière affectée, avec une gestuelle appuyée, et des effets de toges.Mais ici, on tombe dans le burlesque, notamment dans les scènes avec le personnage de Matamore.Accoutré comme un paon multicolore et sonore (son costume a des clochettes), David-Alexandre Després donne un numéro d\u2019acteur de haute voltige! Si le comédien provoque le rire de la salle, il nous entraîne ailleurs.On se croirait téléporté dans un sketch de La Ribouldingue ou de La petite vie, tant il plonge dans l\u2019absurde et tant son jeu détonne de celui du reste de la distribution.Sommes-nous encore chez Corneille?Ce qui doit prédominer dans L\u2019illusion, c\u2019est la langue, la musicalité des alexandrins.Ici, la musique (cuivres et percussions) vient s\u2019ajouter aux vers, ou appuyer la fin des syllabes.Ce qui semble une bonne idée à la base devient vite lassant.On s\u2019explique mal , par ailleurs, qu\u2019un personnage passe d\u2019un français articulé à une diction archaïque, qui sonne comme du joual, au milieu d\u2019un alexandrin.Il aurait fallu prendre parti pour une diction uniforme, comme dans Le bourgeois gentilhomme monté en France par Benjamin Lazar, où l\u2019artifice du parler des acteurs colle parfaitement à l\u2019esthétique théâtrale.Chez Corneille, comme chez Racine, il y a une beauté baroque qui exprime la démesure des sentiments.Les excès de l\u2019âme humaine.En voulant moderniser et urbaniser son oeuvre, on lui enlève un peu de cette beauté.Cela ne veut pas dire qu\u2019on doit s\u2019abstenir de dépoussiérer les oeuvres anciennes ou proposer une approche nouvelle des classiques.Loin de là.Mais tant qu\u2019à jouer d\u2019audace, il vaut mieux réécrire la partition.Comme Réjean Ducharme avec Le Cid maghané.L\u2019illusion, de Corneille, jusqu\u2019au 9 décembre au Théâtre Denise-Pelletier.THÉÂTRE / L\u2019illusion La magie absente ALEXANDRE VIGNEAULT CRITIQUE Que Contre le temps soit créée alors qu\u2019un mouvement international réclame une plus grande justice économique est un pur hasard.Que sa première tombe un jour de grande manifestation étudiante aussi.Ces deux coïncidences contribuent toutefois à donner un parfum d\u2019actualité à la nouvelle pièce de Geneviève Billette.Contre le temps se déroule en 1832 et tourne autour d\u2019Évariste Galois (Benoît Drouin- Germain), mathématicien français au génie précoce associé à une grande percée dans le domaine de l\u2019algèbre.Sexy, comme sujet ?Pas au premier abord.Or, ce jeune homme était aussi un esprit exalté épris de beauté et ardent républicain.Il a participé à de grandes manifestations contre la monarchie, a fait de la prison et est mort des suites d\u2019une blessure par balle subie lors d\u2019un duel.Tout un personnage, au bout du compte.Geneviève Billette a concentré son évocation en une nuit de 1832.Évariste Galois vient d\u2019être libéré et sa mère (Monique Spaziani) traverse Paris pour lui rendre visite.Alors qu\u2019elle s\u2019approche de sa porte, un spectre (Benoît Gouin) s\u2019interpose : le poète des mathématiques travaille et ne doit pas être dérangé.Cette fameuse nuit est le point d\u2019ancrage de la pièce, qui se déploie à la faveur de sauts dans le temps, que la mise en scène de René Richard Cyr rend avec une grande limpidité.Scène après scène, la dramaturge étoffe ainsi son personnage, que Benoît Drouin-Germain interprète avec une fébrilité romantique fort à propos.La réflexion avant l\u2019émotion Contre le temps tient en un texte dense, que certains trouveront trop touffu et long, bâti en partie sur des monologues et des passages narrés qui contribuent au caractère statique du spectacle.Le plateau large et peu profond où se meuvent les acteurs donne à l\u2019ensemble un air de tableau où l\u2019esthétique prime.Mais le texte, de même que la direction d\u2019acteurs, très réussie, évoque de manière éloquente et pertinente le romantisme alors en vogue en France.Les tempéraments vifs d\u2019Évariste Galois et de son ami et bientôt rival (Benoît McGinnis) illustrent en effet parfaitement ce sentiment d\u2019exaltation du moi propre à la littérature romantique.Le ton est juste, même s\u2019il confère à l\u2019ensemble un je ne sais quoi d\u2019artificiel.Geneviève Billette cherche de toute façon moins à émouvoir qu\u2019à faire réfléchir.Et parfois à faire rire, avec des répliques savoureuses qu\u2019elle met dans la bouche du spectre ou de son fantastique Gérard de Nerval (le très drôle Bruno Marcil).Contre le temps, jusqu\u2019au 3 décembre au Théâtre d\u2019Aujourd\u2019hui.THÉÂTRE / Contre le temps Le passé éclaire le présent La metteure en scène Anne Millaire mélange tellement les genres et les styles que la pièce en devient alambiquée.Black Sabbath se reforme Le groupe britannique de heavy metal Black Sabbath va se reformer pour enregistrer un album et faire une tournée mondiale, ont annoncé les quatre membres fondateurs du groupe.«On a essayé de se reformer une première fois et ça n\u2019avait pas marché, mais, cette fois, comme par magie, on a écrit sept ou huit chansons et elles sont vraiment bonnes », a déclaré à la presse le chanteur du groupe, Ozzy Osbourne, vendredi au légendaire club de Los Angeles, le Whisky a Go Go.Formé en 1968, Black Sabbath avait joué dans ce club pour la première fois il y a 40 ans.Ozzy Osbourne, le guitariste Tony Iommi, le bassiste Geezer Butler et le batteur Bill Ward, tous dans la soixantaine, sont restés en contact depuis la fin du groupe, a expliqué Tony Iommi.Leur nouvel album, dont la sortie est prévue pour 2012, sera le premier de la formation originale depuis Never Say Die, datant de 1978.Le groupe s\u2019était reformé en 1997, mais l\u2019expérience avait fait long feu.Ozzy Osbourne s\u2019était reconverti en star de téléréalité avec l\u2019émission The Osbournes, diffusée de 2002 à 2005.\u2014 Agence France-Presse FLASH ÉMILIE CÔTÉ Deux semaines après le gala de l\u2019ADISQ avait lieu hier soir le sixième Gala alternatif de la musique indépendante du Québec (GAMIQ).Les grands gagnants de la soirée ont été Galaxie et Jimmy Hunt, qui ont remporté respectivement les prix de l\u2019artiste et de l\u2019auteurcompositeur de l\u2019année.L e g rou p e d \u2019Ol i v i e r Langevin est aussi reparti avec le prix du spectacle, de la chanson et de l\u2019album rock de l\u2019année, alors que Jimmy Hunt a remporté ceux du clip et de l\u2019album chanson de l\u2019année.«Les galas, il faut que tu prennes ça comme c\u2019est : ça fait de la pub», a dit à La Presse le chanteur Olivier Langevin.Au total, 19 trophées (surnommés les cochonnets dorés) ont été remis lors de la cérémonie animée par Rej Laplanche, qui était assisté de Canailles comme excellent house band.Le collectif hip-hop Alaclair Ensemble a été sacré révélation de l\u2019année en plus de rafler le prix de l\u2019album hip-hop de l\u2019année.Dans la salle de presse, MC Ogden a exprimé, avec humour, sa confusion de ne pas avoir été en lice dans la catégorie «post-rigodon», étiquette avec laquelle Alaclair Ensemble décrit sa musique (son nouvel album triple s\u2019intitule Musique bas-canadienne d\u2019aujourd\u2019hui).Un gros party Le gala était sympathique, avec plusieurs performances dont celles de Boogat, Buddy McNeil & the Magic Mirrors, Charlie Foxtrot, Dance Laury Dance et Géraldine.« Au GAMIQ, on n\u2019attend pas la fin du gala pour faire le party», a dit Rej Laplanche.Les lauréats des 19 catégories ont été choisis par des jurys spécialisés formés de journalistes et de programmateurs de plusieurs régions du Québec, autant anglophones que francophones.Le vote du public comptait pour la moitié de la note dans les catégories du nouvel artiste, du spectacle, de la chanson, du vidéoclip et de la révélation de l\u2019année.Parmi les lauréats du prix de l\u2019album de l\u2019année dans leur genre musical, on retrouve Karim Ouellet (pop), Katie Moore (folk/country), Miracle Fortress (électro), Braids (indie), Kataklysm (métal/hardcore), Colin Stetson (expérimental), Les Guénilles (punk), Les Breastfeeders (rock\u2019n\u2019roll) et Colectivo (world).Nouveau règlement cette année: étaient exclus les artistes dont l\u2019une des chansons a atteint le top 50 BDS francophone ou anglophone ou qui ont déjà récolté une nomination à l\u2019ADISQ dans une catégorie de pointe.Cela écartait des artistes comme Bernard Adamus, Karkwa et Arcade Fire.«On croit que ce n\u2019est plus dans notre mandat de souligner leur excellence, nous avait expliqué en septembre le directeur du scrutin, Sébastien Charest.On veut différencier les raisons d\u2019être des deux galas.» L\u2019an dernier, les organisateurs avaient modifié d\u2019autres règles pour renforcer la mission du GAMIQ.L\u2019intention est louable, mais cela peut écarter des artistes «assis entre deux chaises».Au lieu de préserver à tout prix certains choix éditoriaux, il faudrait peut-être miser plutôt sur la volonté de faire connaître au grand public les artistes en lice au GAMIQ.M a i s c omme d i r a i t Luc Brien , chanteur des Breastfeeders, gagner un prix GAMIQ, «ça donne le goût de faire un autre album».Une tape dans le dos, ça ne fait pas nécessairement vendre des disques, mais c\u2019est déjà beaucoup.La liste complète des gagnants sur lapresse.ca 6e GAMIQ La soirée de Galaxie et Jimmy Hunt PHOTO ÉRICK LABBÉ, LE SOLEIL Le groupe rock Galaxie a raflé quatre prix au sixième GAMIQ hier soir.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 1 4 N O V E M B R E 2 0 1 1 A R T S 5 A.Kilo cardio 2 - Guy Bourgeois, Josée Lavigueur et Isabelle Huot Éd.de l\u2019Homme B.Mafia inc - André Cédilot et André Noël - Éd.de l\u2019Homme C.Tintin et le Québec - Tristan Demers - Hurtubise D.SoupeSoup - Caroline Dumas - Flammarion Québec E.On ne meurt pas.La nouvelle vie de mon père - France Gauthier - Publistar F.Le guide de l\u2019auto 2011 - Gabriel Gélinas, Denis Duquet et Marc Lachapelle - Trécarré G.Revivre! - Guy Corneau - Éd.de l\u2019Homme H.Comment j\u2019ai vaincu la douleur et l\u2019inflammation chronique par l\u2019alimentation - Jacqueline Lagacé - Fides I.Ma biographie gourmande - Joël Legendre - La Semaine J.La planète mode de Jean-Paul Gaultier - sous la direction de Thierry-Maxime Loriot - Musée des beaux-arts de Montréal K.C\u2019est beau la vie ! - Christine Michaud - Un monde différent L.Les cicatrices du bonheur - Mélanie St-Germain - JCL VIE PRATIQUE Le prix du Grand public 2011 Faites votre choix.Écrire en lettres majuscules.Nom : Prénom : Adresse : Ville : Code postal : Téléphone (rés.): Téléphone (trav.) : Mon choix se porte sur le no : Titre : Déposez ce bulletin déjà complété aux guichets de la Place Bonaventure et obtenez une entrée gratuite au Salon du livre de Montréal le mercredi 16 ou le jeudi 17 novembre, de 9h à 20h.Les fac-similés faits à la main sont acceptés.Les règlements du concours sont disponibles au Salon du livre de Montréal.VOLET Participez au 29e concours du prix du Grand public 2011 Salon du livre de Montréal /LA PRESSE et gagnez l\u2019un des huit chèques-livres d\u2019une valeur de 250 $ offerts par le Salon.Votez pour les plus appréciés des best-sellers de l\u2019année, répartis dans les volets Littérature et Vie pratique en choisissant le livre d\u2019un auteur québécois parmi les listes desmeilleures ventes de la dernière année dans les librairies indépendantes.Ces listes ont été établies par l\u2019Association des libraires du Québec et la Société de gestion BTLF/Gaspard et ne tiennent pas compte des titres lauréats du prix du Grand public des cinq dernières années.L\u2019auteur du livre le plus populaire dans sa catégorie recevra une bourse de 2000 $ offerte par LA PRESSE, ainsi qu\u2019une oeuvre de l\u2019artiste verrier Denis Gagnon, remises au Salon le samedi 19 novembre à 15h30 à la Grande Place.Les noms des gagnants des chèques-livres seront dévoilés au même moment.Indiquez votre choix sur le coupon-réponse et échangez-le aux guichets de la Place Bonaventure contre une entrée gratuite au Salon du livre de Montréal le mercredi 16 ou le jeudi 17 novembre, de 9h à 20h.Vous pouvez également participer à ce concours par le biais de notre site Internet à compter du 1er novembre.LE PRIX DUGRAND PUBLIC VIE PRATIQUE MODE VIVRE MARIE ALLARD áEnfin, des ingredients qufon connait ! â se dit-on devant les charcuteries naturelles offertes depuis peu dans les supermarches.Qufelles soient des gammes Natural Selections de Maple Leaf, Country Naturals de Schneiders ou des Viandes biologiques de Charlevoix, ces salaisons contiennent du sel de mer, du vinaigre, du sucre de canne et de lfextrait de celeri.Pas mal plus rassurant que le propyleneglycol ou les nitrites de sodium ajoutes aux jambons ordinaires.áCfest trompeur, parce que ca peut laisser croire aux gens que, puisque cfest naturel, cfest sain, dit pourtant Genevieve Nadeau, nutritionniste et auteure de Bien manger pendant et apres un cancer, paru aux editions La Semaine.Mais toutes les charcuteries sont des aliments a reserver aux occasions speciales, meme les naturelles.Il ne faut pas les mettre au menu toutes les semaines et surtout pas tous les jours.â Les nitrites, ajoutes aux salaisons comme agents de conservation et pour donner couleur et saveur, font peur.Dans lfestomac humain, ces nitrites se transforment en composes N-nitroses.áCertains de ces composes sont de puissants carcinogenes chez lfanimal et ils le sont donc, sans doute, aussi chez lfhumain â, previent Sante Canada.Avec ou sans nitrite?áSans nitrite ajoute â, liton avec soulagement sur le paquet de jambonneau fume des Viandes biologiques de Charlevoix.Cfest vraic meme si ce jambon contient, en fait, lui aussi des nitrites.Le sel de mer et la poudre de celeri ajoutes au porc sont des sources naturelles de nitrites, employees pour controler la croissance des spores dans les charcuteries dites naturelles.áOn travaille tres, tres fort pour avoir le moins de nitrites possible dans nos charcuteries, le minimum pour assurer une coloration et une conservation acceptable, a assure Damien Girard, coproprietaire des Viandes biologiques de Charlevoix.La preuve: laissez notre produit sur votre comptoir et vous verrez qufil ne restera pas beau longtemps, contrairement au jambon ordinaire!â Protegez-Vous a teste, a la rentree, 91 varietes de jambon tranche.Selon cette analyse, le jambon blanc des Viandes biologiques de Charlevoix contenait 7,1 parties par million (ppm) de nitrites de sodium, contre 26 ppm pour le jambon cuit a lfancienne de Paysan, un produit ordinaire.Soit presque quatre fois moins de nitrites par portion.áPour quelqufun qui veut consommer le moins de nitrites possible, nos produits sont interessants â, a plaide M.Girard.La difference entre la teneur en nitrites des deux jambons á est certainement significative â, a indique Christian Baron, directeur du departement de biochimie de lfUniversite de Montreal, qui a precise ne pas etre expert en nutrition.Mais il reste qufon est loin du maximum permis (200 ppm) au Canada, dans les deux cas.áMise dans le contexte dfune alimentation equilibree, la difference entre les jambons nfest pas tres importante â, a nuance Paul Angers, directeur du programme en sciences et technologies des aliments de lfUniversite Laval.Ottawa examine la question Pour plus de transparence, les Viandes biologiques de Charlevoix vont peut-etre ajouter la mention áContient des nitrites naturelsâ sur leurs produits, a avance M.Girard.LfAgence canadienne dfinspection des aliments (ACIA) songe aussi a serrer la vis a lfindustrie de la charcuterie naturelle.LfACIA á fait actuellement lfexamen de certaines allegations utilisees sur les etiquettes de produits de viande dans lesquels on emploie du sel de celeri de culture ou modifieâ, a indique Alice dfAnjou, porteparole de lfACIA.Maple Leaf ne semble pas convaincu.áJe crois que les recherches disant que les viandes transformees sont mauva ises pour la sa nte sont tres faibles â, a affirme recemment Randall Huffman, directeur de la salubrite alimentaire des Aliments Maple Leaf, a The Globe and Mail.áCa reste des aliments tres sales et tres gras, independamment de la presence de nitrites et nitratesâ, a rappele la nutritionniste Genevieve Nadeau.Selon Protegez-Vous, le jambon blanc des Viandes biologiques de Charlevoix se demarque avec un taux de sel assez bas pour respecter les criteres du programme Visez Sante.Dfautres produits sont aussi juges peu sales, dont le jambon roti sur pierre Le Choix du president et le jambon fume foret noire Kirkland Signature, qui ne sont pas des charcuteries dites naturelles.LES CHARCUTERIES NATURELLES SONT-ELLES SAINES?PHOTO REUTERS HOMMAGE FRANCAIS AU TALENT ROUMAIN Une robe brodee de áper- les soleil cuivreâ, des talons comme la Colonne sans fin du sculpteur Brancusi: un createur francais venu du monde de la haute couture a presente a Bucarest une collection cha- toyante hommage a la Roumanie, fruit dfun travail ine- dit avec des artisans roumains.Baptisee Prejuges, la collection de mode feminine montree jeudi, a ete imaginee par Philippe Guilet, ancien collaborateur de Jean Paul Gaultier, Karl Lagerfeld et Thierry Mugler.Elle veut combattre les stereotypes negatifs qui collent a la peau de ce pays ou se croisent influences latine, francaise, balkanique, hongroise, slave et rom et qui a su garder un artisanat ancestral dfune rare richesse.Loin du cliche de grisaille omnipresente, Guilet a decouvert les perles de verre traditionnelles et multicolores brodees par des artisans comme Virginia Linul sur des vetements, colliers ou ceintures.Certaines creations ont necessite des mois de travail et plusieurs kilos de perles.Virginia Linul resume: áPhilippe est venu de lfexterieur et a apprecie la valeur du travail manuel.Le fait qufil nous ait mis en valeur est extraordinaire.Personne nfavait fait cela pour nous.Les gens peuvent decouvrir le vrai visage de la Roumanie, une facette que lfon ne voit pas en general et qui est plus belle.â .Agence France-Presse Les Viandes biologiques de Charlevoix transforment leurs porcs en charcuteries depuis 2008.áPar rapport au reste de lfindustrie, on a une production minime de 1500 paquets de jambon par semaine, a dit Damien Girard, coproprietaire.Mais on part de nos champs, de nos composts, de nos elevages.â Leurs charcuteries contiennent des nitrites naturels, en moindre quantite que dans la plupart des jambons ordinaires.PHOTOS FOURNIES PAR LES VIANDES DE CHARLEVOIX Source : Protegez-Vous, septembre 2011.TENEUR EN NITRITES DE SODIUM DES JAMBONS NATURELS ¨ Jambon blanc des Viandes biologiques de Charlevoix : 7,1 ppm ¨ Jambon non traite cuit au four Natural Selections de Maple Leaf: 9,3 ppm ¨ Jambon cuit original Paysan Naturel : 12,1 ppm ¨ Jambon cuit au four non traite Schneiders Country Naturals : 9,4 ppm ORDINAIRES ¨ Jambon fume a lfancienne dfOlymel : 22,6 ppm ¨ Jambon cuit a lfancienne de Paysan : 26 ppm ¨ Jambon fume a la mode dfantan de Schneiders Heritage de 1890: 5,4 ppm ENCHERES Quelque 60 joyaux mythiques provenant de la collection dfElizabeth Taylor ont ete exposes ce week-end a Geneve par la maison Christiefs, etape europeenne dfune exposition mondiale itinerante avant une vente aux encheres prevue a New York en decembre.Parmi ces bijoux dfexception ayant appartenu a lficone dfHollywood, morte en mars dernier, figurent notamment une tiare de diamants anciens offerte par un de sept ex-maris, le producteur Mike Todd, un bracelet en diamants et platine, cadeau de son ami le chanteur Michael Jackson, et plusieurs parures en emeraudes, diamants, saphirs ou rubis.Les joyaux les plus spectaculaires lui ont ete offerts par lfacteur Richard Burton qufelle epousa deux fois, notamment la fameuse áPeregrinaâ, une perle unique du XVIe siecle portee successivement par plusieurs reines dfEspagne et dfAutriche et qui figure sur des toiles peintes par Velasquez.Le 13 decembre, a la demande de la famille Taylor, la maison Christiefs mettra aux encheres ces bijoux dfexception avant de disperser le lendemain 269 autres pieces.La vente de la collection de bijoux dfElizabeth Taylor pourrait depasser les 30 millions de dollars, selon Christiefs.Agence France-Presse PHOTO AFP LES JOYAUX DfELIZABETH TAYLOR POURSUIVENT LEUR TOUR DU MONDE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S L A P R E S S E M O N T R E A L L U N D I 1 4 N O V E M B R E 2 0 1 1 "]
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