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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Q. Portfolio
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2011-11-21, Collections de BAnQ.

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[" PORTFOLIO EXPLORATION MINIÈRE www.lapresse.ca/portfolio PLACEMENT SYNDICAL: PAS NÉCESSAIRE PAGE 10 INVESTISSEMENTS RECORDSABSOLUS POURLEQUÉBEC, DUJAMAISVU! PAGE 4 EXPLORATION MINIÈRE Retrouvez notre dossier sur www.lapresse.ca/ exploration EXPLORATION MINIÈRE HUGO FONTAINE D\u2019un côté, le Plan Nord, qui devrait pousser davantage de sociétés d\u2019exploration à chercher le trésor dans les zones septentrionales.De l\u2019autre, le projet de loi 14 et ses dispositions controversées, de même qu\u2019un marché du financement qui vacille.L\u2019exploration minière québécoise vogue entre espoir et incertitude.«Les sentiments sont partagés dans l\u2019industrie», constate Nochane Rousseau, leader du secteur minier pour la région du Québec chez PricewaterhouseCoopers (PwC).Certes, les projets foisonnent sur la Côte-Nord, au Nunavik, à la Baie- James, dans les monts Otish, et bien sûr en Abitibi.Les substances sont plus diversifiées que jamais.Des sociétés mettent actuellement en valeur des projets d\u2019or et de fer, mais aussi de niobium, de nickel, de terres rares, de lithium, de diamant et d\u2019alumine.Le Plan Nord motive les chercheurs de mines.«Avant, tout le monde convenait que, pour avoir un projet au nord du 49e parallèle, il fallait absolument que ce soit un gisement de classe mondiale, rappelle M.Rousseau.Maintenant, avec le Plan Nord, même si on sait que les infrastructures ne seront pas prêtes demain matin et qu\u2019elles ne seront pas financées totalement par le gouvernement, ça apporte l\u2019espoir et plein de nouvelles possibilités.» Nouvelle donne?Au sud de la province, par contre, les explorateurs sont moins enthousiastes.Le projet de loi 14 prévoit donner plus de pouvoir aux municipalités, suscitant chez les sociétés juniors la crainte d\u2019être à la merci des maires locaux.Elles souhaitent que le gouvernement provincial demeure le seul gestionnaire de la ressource.Les nouvelles règles, notamment en matière de consultation, apporteraient de nouveaux délais tout en ne laissant aux sociétés que deux ans pour procéder aux travaux nécessaires pour conserver leurs titres miniers, déplore l\u2019Association de l\u2019exploration minière du Québec (AEMQ).«Le projet de loi 14 peut changer la donne et freiner certains programmes d\u2019exploration», soutient Nochane Rousseau, de PwC.À plus court terme, pendant que l\u2019Assemblée nationale étudie le projet de loi, c\u2019est le manque de financement qui pend au nez des petites sociétés d\u2019exploration.L\u2019incertitude économique mondiale et le recul des marchés rendent les conditions bien plus ardues qu\u2019il y a quelques mois à peine.«Depuis un mois, j\u2019entends nos membres dire que le financement est plus difficile à aller chercher, observe la directrice générale de l\u2019AEMQ, Valérie Fillion.Malgré les bons prix des métaux, les investisseurs sont frileux parce que l\u2019exploration demeure un investissement à très haut risque.On n\u2019en est pas encore là, mais sans financement, les sociétés devront mettre des projets sur la glace.» ESPOIR ET INCERTITUDE GRAPHISME DANIEL RIOPEL PHOTOS HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE Des centaines de personnes se réunissent à Québec aujourd\u2019hui et jusqu\u2019à jeudi, pour participer à Québec Exploration 2011, le congrès annuel de l\u2019exploration minière.Ce cahier spécial profite de l\u2019événement pour faire le point sur l\u2019industrie, analyser les tendances du marché et présenter les dernières nouvelles.MONTRÉAL LUNDI 21 NOVEMBRE 2011 emplois.riotinto.ca Voyez les possibilités. PORTFOLIO EXPLORATIONMINIÈRE FRANÇOIS RIVERIN COLLABORATION SPÉCIALE La hausse soutenue du prix de l\u2019or au cours des dernières années a hissé le métal précieux à la tête, et de loin, des métaux les plus recherchés au Québec.Cependant, d\u2019autres métaux ou substances minérales commencent à attirer de plus en plus de capitaux.Selon Ressources naturelles Canada, la recherche de l\u2019or a absorbé 50,6% des 483 millions investis dans l \u2019exploration minière au Québec l\u2019an dernier.Le fer et les autres métaux comme le lithium, les terres rares et les autres substances non métalliques ont attiré 19% des sommes investies, comparativement à 12,2% pour les métaux communs et 8,2% pour l\u2019uranium.« On constate effectivement une diversi f ication des métaux recherchés au Québec.L\u2019exploration du fer a repris et des projets de lithium, de terres rares, d\u2019apat i te et de niobium voient le jour », remarque André Gaumond, président de Mines Virginia, un des chefs de file de l\u2019exploration minière au Québec.L\u2019or en avance M.Gaumond et sa société restent toutefois des fervents de l\u2019exploration de l\u2019or et des métaux communs.Virginia possède 46 millions en encaisse et perçoit une redevance par anticipation de 100 000 $ US par mois sur la future mine Éléonore, de Goldcorp.Lors de l\u2019exploitation, la redevance sera de 2% de la production d\u2019or, mais pourrait grimper jusqu\u2019à 3,5% selon la quant ité tot a le extraite et le prix de l\u2019or.En 2 011 , V i r g i n ia e t ses partenaires ont investi 17 millions en exploration.M.Gaumond entrevoit un budget plus élevé en 2012, car il anticipe jusqu\u2019à 25 000 mètres de forage, comparativement à 17 000 cette année.Virgi n ia veut réa l iser 13 000 mètres de forage sur la propriété de métaux usuels Coulon, à la Baie-James.La propriété renferme des ressources, non économiques dans les conditions actuelles, de quelque 14 millions de tonnes.«La plus grosse ressource non développée de cuivre, de zinc et d\u2019argent au Québec », soutient M.Gaumond.Le géologue et ancien analyste minier justifie l\u2019investissement sur Coulon par la découverte d\u2019une nouvelle zone de sulfure massif et semi-massif de 37 mètres d \u2019épa isseu r réel le , dont 10 mètres à 7,3% de zinc, 0,88% en cuivre et 85 grammes la tonne en argent.Toujours à la Baie-James, Virginia vérifiera aussi des c ibles de métaux usuels sur la propriété Gayot et de nickel sur la propriété Bay Payne en partenariat avec Anglo American.Le reste du budget de 2012 sera investi dans les propriétés aurifères principalement dans Poste Lemoyne, Lac Pau et La Grande, où des ressources d\u2019or sont déjà délimitées.Nouveaux indices pour Azimut L\u2019exploration pionnière que mène Exploration Azimut sur sa propriété Rex Sud, au Nunavik, a porté ses fruits.La société s\u2019est donnée comme vocation de monter des projets d\u2019exploration, puis de trouver des partenaires pour les financer.Ainsi, avec son partenaire Mines Aurizon, Azimut a découvert sur Rex Sud des indices d\u2019or et de différents métaux totalement inconnus jusque-là.Sur la zone Copperton, par exemple, des échantillons choisis ont donné des teneurs en or de deux à sept grammes la tonne et des teneurs d\u2019un à neuf pour cent en cuivre.«Nous avons réalisé plusieurs succès techniques et nous misons là-dessus pour déboucher tôt ou tard sur une découverte minière», dit Jean-Marc Lulin, président d\u2019Azimut.Parmi les succès techniques, M.Lulin souligne la découverte d\u2019une intrusion granitique contenant différents métaux, une première au Québec pour ce type de formation rocheuse.En 2010 et 2011, Azimut et ses partenaires ont investi quelque 13 millions dans différentes propr iétés au Nunavik et à la Baie-James.Le lithium attire les Chinois Les ressources connues de lithium (Li2O) ont augmenté considérablement à la Baie- James à la suite des travaux de trois sociétés.Au nord de Matagami, Lithium One a délimité des ressources de 22 millions de tonnes à des teneurs variant entre 1,2 et 1,3% en lithium sur sa propriété Lithium Baie-James.Touj ou r s au nor d de Matagami, Exploration First Gold a circonscrit des ressources de 14 millions de tonnes à une teneur entre 1,27 et 1,34% en lithium sur sa propriété Lac Rose.La société a détecté la présence d\u2019autres métaux et de terres rares.À 25 km à l\u2019est de la communauté crie de Nemaska, Exloration Nemaska a estimé des ressources indiquées, mesurées et présumées de l\u2019ordre de 25 millions de tonnes à des teneurs entre 1,57% et 1,63% de lithium pour son projet Whabouchi.Nemaska vient d\u2019annoncer un financement de 8,7 millions pour la mise en oeuvre d\u2019une étude de faisabilité de l\u2019exploitation du gisement et entreprendre les démarches d\u2019obtention des permis.Chengdu Tianqi Industry Group, un important fabricant chinois de composés de batteries de lithium, participera à hauteur de 19,9%au financement, maintenant son niveau de participation dans le capital de Nemaska.Toutefois, le projet de lithium le plus proche de l\u2019exploitation est celui de Canada Lithium près de La Corne, situé à 60 km au nord-ouest de Val-d\u2019Or, sur le site d\u2019une ancienne mine de lithium souterraine.Toutefois, en mai dernier, la société a dû réduire de près de 50% les ressources de son gisement Québec Lithium par rapport aux études préliminaires, à autour de 49 millions de tonnes à 1,16% en lithium.Les réserves prouvées et probables sont de 17 millions de tonnes à 0,94% en lithium.Canada Lithium veut y réaliser une exploitation à ciel ouvert et une usine de traitement qui coûterait 227 millions US à construire.La production atteindrait quelque 20 000 tonnes de carbonate de lithium (Li2CO3) qui coûteraient 3165$US au comptant à produire, mais qui rapporteraient 5875 $ US la tonne en moyenne, selon les prévisions actuelles du marché.Les vieux camps miniers Même si la Baie-James et le nord du Québec attirent beaucoup d\u2019investissements en exploration, les vieux camps miniers, en raison de leur proximité et de la disponibilité des services miniers, conservent leur attrait.À l\u2019ouest d\u2019Amos, Royal Nickel vient de présenter son étude de faisabilité d\u2019une vaste exploitation à c iel ouvert de son gisement de nickel à basse teneur Dumont (réserves de 1,1 milliard de tonnes à 0,27% en nickel).Selon l\u2019étude, il en coûterait 1,1 milliard $ US pour construire une exploitation à ciel ouvert de 50 000 tonnes de minerai par jour dont on extrairait quelque 96 millions de livres de nickel par année pendant 19 ans, puis 59 millions de livres durant les 12 années suivantes.Le coût d\u2019exploitation au comptant serait de l\u2019ordre de 4,13$US la livre.Le prix actuel du nickel est de 8,13$US la livre.Toujours selon l\u2019étude, la valeur actualisée du projet serait de 1,1 milliardUS, en actualisant les flux monétaires futurs au taux de 8% et en utilisant un prix de long terme du nickel de 9$US la livre.Les prochaines étapes pour Royal Nickel consisteront à réaliser les travaux techniques nécessaires à la préparation d\u2019une étude de faisabilité complète.La société commence aussi les démarches d\u2019obtention des permis et les négociations avec les principaux intervenants dans le projet.Dans le camp minier de Rouyn-Noranda, lesRessources Yorbeau ont maintenant défini deux nouveaux gisements d\u2019or, soit Lac Gamble et Cindirella, sur la propriété Rouyn qui chevauche la faille Cadillac sur 12 km.Ces gisements, dont les ressources seront calculées au cours des prochains trimestres, s\u2019ajoutent à ceux d\u2019Augmitto et d\u2019Astoria qui renferment ensemble des ressources de près de 500 000 onces d\u2019or.Pour l\u2019hiver, Yorbeau prévoit forer les gisements Lac Gamble, l\u2019un des plus prometteurs de la propriété.Dans le camp minier de Chibougamau, Ressources Cogitore a défini un gisement de 5 millions de tonnes qui contient des valeurs de zinc-cuivre- argent de près de 1,2 milliard au prix actuel des métaux.La société continue de forer des zones minéralisées pour accroître les ressources, afin de préparer une étude économique préliminaire.Cogitore regarde la possibilité de construire une usine de traitement régionale qui pourrait traiter du minerai d\u2019autres petits gisements de la région.PROSPECTION AU QUÉBEC Le métal jaune a toujours la cote PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE Le fer et les autres métaux comme le lithium, les terres rares et les autres substances non métalliques ont attiré 19% des sommes investies dans le secteur minier québécois.PHOTO RAYNALD LAVOIE, ARCHIVES LE SOLEIL André Gaumond, président de Mines Virginia, dont l\u2019entreprise est une fervente exploratrice d\u2019or et de métaux communs.«On constate une diversification des métaux recherchés au Québec.L\u2019exploration du fer a repris et des projets de lithium, de terres rares, d\u2019apatite et de niobium voient le jour » \u2014 André Gaumond, président de Mines Virginia.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 2 1 N O V E M B R E 2 0 1 1 3 PORTFOLIO EXPLORATIONMINIÈRE GUY PAQUIN COLLABORATION SPÉCIALE Après avoir piétiné en 2008 et 2009, l\u2019investissement minier au Québec s\u2019est haussé à des niveaux records ces deux dernières années.En 2008 et en 2009, l\u2019investissement total, exploration et aménagement, plafonnait à 2 milliards de dollars.L\u2019an dernier, il s\u2019est élevé à 2,5 milliards et cette année on prévoit une mise totale de 2,9 milliards.Ces chiffres sont ceux de l\u2019Institut de la statistique du Québec, tels que cités par le ministère des Finances du Québec dans une présentation intitulée «Tirer profit de l\u2019essor du secteur minier».On peut mesurer la reprise de l\u2019investissement, comme l\u2019a fait l\u2019Association minière canadienne (AMC), en mesurant la contribution de l\u2019activité minière au produit intérieur brut (PIB) canadien.Dans un document intitulé Facts and Figures 2011 et qui sera dévoilé demain, l\u2019AMC calcule que l\u2019apport du minier au PIB a atteint 9,2 milliards en 2008, pour fléchir à 7,2 milliards l\u2019année suivante et se relever à 8,3 milliards en 2010.Boom minier En ceci nous ne sommes guère uniques.C\u2019est toute la planète minière qui connaît un boom, étonnant certes, dans le contexte économique incertain qui prévaut.La demande de métaux de la part des pays émergents, Chine, Inde, Brésil et autres est telle que les prix restent à la hausse.Le prix du minerai de fer servira d\u2019indice : entre 2009 et 2010, il a grimpé de 111%, selon Mine 2011, une étude de PricewaterhouseCooper.Les investissements ont suivi.Toujours selon Mine 2011, les 40 principaux acteurs du secteur minier mondial avaient annoncé pour 300 milliards de programmes d\u2019injection de capitaux, dont 120 milliards pour la seule année 2011.Et les dollars trouvent aisément la route transcanadienne.Pour 2010/2011, le Canada se classe en tête du palmarès pour le budget total d\u2019exploration minière.En fait, on pourrait parler de gloutonnerie du castor canadien.Il avale 19%du budget mondial de l\u2019exploration minière, selon le Metal Economics Group.L\u2019Australie vient loin derrière au deuxième rang avec 12% du total.Les États-Unis arrivent troisième avec 10%.La tendance se maintient Depuis 2000, l\u2019investissement minier au Canada est en augmentation générale, malgré des fluctuations ponctuelles.Et la part du Québec dans l\u2019investissement minier canadien se maintient, avec, elle aussi, ses fluctuations.Le Québec obtenait , en 2001, 120 des 600 millions investis par les soc iétés minières canadiennes dans l \u2019exploration , d\u2019après le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF).C\u2019était 20 % du total canadien.En 2010, nous avons raflé 474 millions sur les 2,6 milliards investis dans l\u2019exploration canadienne, soit 18,4%.Si, à l\u2019exploration, on ajoute l\u2019investissement dans la mise en valeur et l\u2019aménagement du parc minier, on voit que la tendance à la hausse se maintient et d\u2019une manière spectaculaire.L\u2019investissement total au Québec était de 1,404 milliard en 2001, toujours selon le MRNF.Il a atteint 2,454 milliards en 2010.Comparaisons audacieuses La société minière Osisko s\u2019est amusée à des comparaisons audacieuses.Dans un document intitulé L\u2019Industrie minière québécoise, rendu public en août dernier, elle mesure l\u2019investissement en recherche et développement de deux secteurs apparemment aux antipodes, le minier et le pharmaceutique.La pharma carbure à la R&D, c\u2019est bien connu.Entre 2001 et 2010, elle a investi 12,2 milliards au Canada.Et les minières ?Surprise ! Pendant la même période, elles misaient 16,8 milliards en R&D sur le caillou.Pour la seule évaluation des gisements, les dépenses de R&D des minières au Québec se sont accrues de 16% ces sept dernières années, selon Ressources naturelles Canada.Elles sont passées de 294 millions de dollars en 2005 à 560 millions en 2011.Sans ces investissements, certaines régions du Québec entreraient en léthargie.En Abitibi, sur la Côte-Nord et dans le Nord du Québec, en 2010 la part de l\u2019investissement minier dans l\u2019investissement total privé (excluant le résidentiel) atteint 75%, selon l\u2019Institut de la statistique du Québec.Pour l\u2019ensemble du Québec, c\u2019est 10,2%.Québec, Ontario etc.Pour finir, comparons-nous, même si nous n\u2019avons pas besoin de nous consoler.Notre voisin ontarien voyait ses sociétés minières faire des investissements de capitaux (« capital expenditure », capex pour les intimes) de 2,1 milliards en 2010.Eh bien, chiche, le Québec en a vu exactement autant, selon Ressources naturelles Canada.À dépenses de capital égales, résultats très semblables.La valeur de la production de minéraux a été à peu près la même en 2010 pour les deux provinces voisines : 6,8 milliards de dollars au Québec, 7,7 milliards en Ontario.HAUSSE DES INVESTISSEMENTS Record absolu pour le Québec.Du jamais vu ! C\u2019est toute la planète minière qui connaît un boom, étonnant certes, dans le contexte économique incertain qui prévaut.PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE Les investissements en exploration et en aménagement atteindront 2,9 milliards en 2011, un record absolu.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 2 1 N O V E M B R E 2 0 1 1 NOUS SOMMES DES EMPLOYÉS.NOUS SOMMES DES ACTIONNAIRES.NOUS SOMMES OSISKO.osisko.com OSISKO, LA NOUVELLE MINIÈRE QUÉBÉCOISE.PLUS DE 75% DE NOS EMPLOYÉS SONT ACTIONNAIRES.TSX OSK SERVICES AÉROPORTUAIRES : \u2013 Espaces locatifs de bureaux \u2013 Comptoirs d\u2019enregistrement de passagers réservés pour les minières \u2013 Service de fouille de sécurité \u2013 Entrepôt de 10 000 pi2 pour marchandises périssables et non périssables LA SOLUTION SURMESURE POUR LE DÉVELOPPEMENT MINIER DU NORD CANADIEN VAL-D\u2019OR WWW.CTMN.CA PORTFOLIO EXPLORATION MINIÈRE HUGO FONTAINE Neu f moi s apr è s avo i r découvert bien malgré eux les concepts de forages, de claims et de free mining, la municipalité et les citoyens de Saint-Camille, dans les Cantons-de- l\u2019 Est , continuent d \u2019ex prime r leu rs inquiétudes sur la législation minière québécoise.Il y a un an, dans un cahier spécial, La Presse évoquait la possibilité d\u2019un nouvel Osisko, dans les Cantons-del\u2019Est : la société d\u2019exploration Bowmore, l iée à Osisko, amorça i t un programme d\u2019exploration sur la base d\u2019un modèle à faible teneur en or, près des villages de Saint-Camille et de Wotton.Quelques semaines plus ta rd , la communauté de Saint-Camille se cabrait pour forcer Bowmore à rendre des comptes, avec une ardeur qui allait résonner dans plusieurs médias de la province.Depuis ces événements, en février dernier, des représentants de Saint-Camille et du comité citoyen Mine de rien ont rencontré le ministre Serge Simard, ont présenté des mémoires sur deux projets de loi et suivent de près la société minière qui détient les claims sur le territoire municipal.Ils ont développé des liens avec des gens de Saint-Éliede- Caxton, en Mauricie, où on craint aussi le secteur minier, et des citoyens de Mala rtic, en Abitibi , qui doivent vivre avec la gigantesque mine à ciel ouvert d\u2019Osisko.Message clair Le message est clair : «On veut rappeler le rôle des élus et des communautés locales, s\u2019assurer qu\u2019ils aient le pouvoir nécessaire pour prendre en main leur propre développement », explique Joël Nadeau, porte-parole du comité Mine de rien.Aussi , précise le maire de Saint-Camil le Benoit Bourassa, il faut abolir la préséance de la Loi sur les mines sur toutes les autres lois.C\u2019est ce que le maire et un membre du comité Mine de r ien sont a l lés pla ider jusqu\u2019en commission parlementaire.« Les élus sont responsables de l\u2019aménagement et du développement, sauf dans le cas des mines, observe M.Bou rassa .C \u2019est une aberration.» Saint-Camil le a même obtenu une rencontre avec le ministre responsable des mines pour faire valoir son point de vue, peu avant la sortie du projet de loi 14, deuxième mouture de la réforme de la Loi sur les mines.«C\u2019est un projet de loi qui ne répond pas vraiment à nos inquiétudes », déplore Joël Nadeau.Le pouvoir des municipal ités sur le seul périmètre urbain et les zones de villégiature, a jout é da ns le nouveau projet, ne convainc pas à Saint-Camille.Nouvelles attendues Qua nt au x r e l a t ion s ent re Sa i nt - Ca mil le e t Bowmo r e E x p l o r a t i o n , elles ne semblent pas s\u2019être beaucoup améliorées, du moins du point de vue de Saint-Camille.En février dernier, le président de Bowmore, Paul Dumas, a rencontré le maire et d\u2019autres représentants de la municipalité.Tous ont convenu de favoriser une meilleure communication et une meilleure transparence.Or, le maire accepte mal qu\u2019une première assemblée publique organisée par la société à la fin avril ait été annoncée à seulement deux jours d\u2019avis, et après le début des premiers forages.En entrevue à La Presse, le président Paul Dumas soutient avoir été transparent.«Nous avons fait une rencontre citoyenne pour nous assurer que tout le monde soit au courant, nous avons dévoilé tous les travaux que nous voulions faire et nous avions tous les permis.» Bowmore a foré huit trous pour 1800 mètres.La société est en train de compiler les résultats, qui seront dévoilés avant la fin de l\u2019année.Pas de réponse C \u2019e s t l a r a i s on pou r laquelle, note M.Dumas, la municipalité de Saint- Camille n\u2019a pas encore eu de nouvelles de Bowmore et que le comité Mine de rien n\u2019a pas obtenu de réponse à ses récentes demandes d\u2019information.«Nous avons des discussions à l\u2019interne, mais dès que nous aurons pris une décision, on discutera avec la municipalité de la suite des travaux », assure Paul Dumas.Dans la dernière année, Bowmore [ BOW au TSX Venture] a également beaucoup t rava i l lé su r deux projets qu\u2019elle détient au Mexique.SAINT-CAMILLE, DANS LES CANTONS-DE-L\u2019EST Encore l\u2019inquiétude, neuf mois plus tard PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE « Les élus sont responsables de l\u2019aménagement et du développement, sauf dans le cas des mines.C\u2019est une aberration », estime Benoit Bourassa, maire de Saint-Camille.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 2 1 N O V E M B R E 2 0 1 1 5 . GUY PAQUIN COLLABORATION SPÉCIALE Dans Trou Stor y, Richa rd Desjardins n\u2019est pas tendre envers le secteur minier et sa manière de ne tenir aucun compte de la santé et de la sécurité des mineurs.Pas plus tendre envers l\u2019irrespect des mines pour l\u2019environnement naturel et humain.Que répondent les intervenants du secteur?À l\u2019unisson: «C\u2019était vrai, mais ce n\u2019est plus vrai!» Ah oui?« La partie historique du film est correcte et reflète, hélas, très bien la réalité, concède Pier re Thibault , directeur des services techniques de l\u2019Association minière du Québec (AMQ).Mais, à présent, c\u2019est à mille lieues de la situation actuelle.Par exemple, durant les 20 dernières années, le taux d\u2019accidents a diminué de 76%.» Selon M.Thibault, le minier a été le premier secteur industriel à se doter d\u2019un comité tripartite (parties patronale, syndicale et CSST) qui voit à ce que les règlements de sécurité soient strictement appliqués sur les lieux de travail.M.Thibault ne nie pas, bien sûr, que la mine reste un milieu à risque.«Contrairement à ce que dicterait le sens commun, la roche est loin d\u2019être une matière statique.La mine est, physiquement, un milieu dynamique où des forces puissantes s\u2019appliquent.Les chutes de roches restent possibles.» Formation, information Alors, à moins de réécrire les lois de Newton et celles de la tectonique, que faire?« Formation, information et encore formation, répond Pierre Thibault.On peut rendre sécuritaires puits et corridors au maximum, ce qui a été fait ; on peut, on doit et on a réduit les émanations des équipements mobiles.Mais on est arrivé au point où la sécurité dépend surtout de l\u2019attitude et du comportement des travailleurs.» Le secteur a donc produit un programme de formation modulaire à la santé et à la sécurité dans la mine.Il est obligatoire pour tout travail leur qui doit aller sous terre, foreur, plombier ou comptable.«Personne ne descend avant d\u2019avoir passé et réussi la formation », insiste M.Thibault.Un nouveau problème se pointe avec la fulgurante reprise de la demande mondiale pour la richesse métallique: l\u2019arrivée massive d\u2019une nouvelle main-d\u2019oeuvre, des recrues peu sensibilisées aux risques inhérents à leur nouveau milieu de travail.Ici, la recherche entre en scène.À l\u2019Institut de recherche en santé et sécurité au travail (IRSST) une équipe vise à améliorer la transmission de ce qu\u2019elle nomme «les savoirs de prudence » des vétérans vers les recrues.Élise Ledoux, Sylvie Ouellet et Esther Cloutier, de l\u2019IRSST, et P.S.Fournier, de l\u2019Université Laval, partent d\u2019une prémisse : entre 2000 et 2002, le secteur minier québécois arrivait en tête de liste pour la fréquence des accidents par travailleur industriel, soit 41,8 accidents par 1000 travailleurs.Les plus à risque: les jeunes entre 18 et 24 ans.Le problème risque de s\u2019aggraver du fait du vieillissement des travailleurs qui partiront peut-être à la retraite avec leurs «savoirs de prudence», laissant les recrues sans ces précieuses connaissances de terrain.Les chercheuses de l\u2019IRSST ont constaté que lorsqu\u2019un nouveau venu, commençant comme journalier, est jumelé à un « compagnon » d\u2019expérience, mentor ou formateur, spéci fiquement l ibéré de certaines de ses tâches habituelles, pour transmettre son savoir, les choses vont mieux.Le secteur minier est responsable de 0,5% des émanations de gaz à effet de serre du Canada, selon l\u2019Association minière du Canada (AMC).C\u2019est beaucoup.Et l\u2019environnement ?Dans son portrait annuel de l\u2019industrie, Facts and Figures 2011, l\u2019AMC constate aussi que depuis 1990 la quantité d\u2019énergie requise par unité de métal extrait reste stable.L\u2019AMC c o n c l u t don c avec cet inquiétant constat : «L\u2019industrie (minière) a peutêtre atteint les limites (de son effort environnemental) avec les technologies actuelles.» Que faire?«De la recherche, répond Jean-Claude Belles-Isles, directeur, environnement à l \u2019AMQ.La recherche et l\u2019innovation sont les voies vers la solution.Il faut aller de l\u2019avant avec de nouvelles méthodes, comme les chargeuses hybrides, diesel et électricité, pour diminuer nos émanations.» « Le Grand-Nord pose aussi ses défis environnementaux, ajoute-il.La mine Raglan de la société Xstrata est un bon exemple.Elle est située à la pointe extrême nord de la carte du Québec.Va-t-on monter une ligne de transport d\u2019Hydro jusque-là ?Utopie ! » Alors?«Pas de barrage possible, mais des éoliennes et des hydroliennes (moulin à eau), oui.» L\u2019Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue héberge la Chaire de recherche du Canada sur la restauration des sites miniers et deux autres chaires sur les rejets miniers.Du 6 au 9 novembre dernier s\u2019y déroulait le Symposium sur l\u2019environnement et les mines.C\u2019est de ces recherches et de ces rencontres que le monde minier espère des réponses nouvelles aux persistantes questions d\u2019un Richard Desjardins.SANTÉ, SÉCURITÉ ET ENVIRONNEMENT Les entreprises se sont rajustées, dit l\u2019AMQ PHOTO FOURNIE PAR L\u2019ONF Les auteurs du documentaire-choc Trou Story, Richard Desjardins et Robert Monderie (photo), ont bien décrit la triste réalité qui prévalait autrefois dans les mines, concède l\u2019Association minière du Québec (AMQ), mais le secteur a fait de grands pas au cours des dernières années, notamment en santé et sécurité, soutient son directeur des services techniques, Pierre Thibault.PORTFOLIO EXPLORATION MINIÈRE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 2 1 N O V E M B R E 2 0 1 1 RessouRces de feR à foRt tonnage suR les côtes du Québec feo (tsX-V) feoVf (otcQX) site www.oceaniciRonoRe.com couRRiel info@ocenicionoRe.com téléphone 604 566 9080 PORTFOLIO EXPLORATION MINIÈRE GUY PAQUIN COLLABORATION SPÉCIALE Et voilà que le Plan Nord entre à l\u2019école ! L\u2019Université du Québe c en Abi t ibi - Témiscamingue (UQAT) et l\u2019Université du Québec à Montréal créent conjointement une chaire de recherche et d\u2019enseignement sur l\u2019entrepreneuriat minier.Le but de cette initiative est de favoriser la création et la réussite des entreprises minières du Québec.L\u2019annonce a été faite le 14 novembre dernier.Que va-t-on y enseigner ?De toute évidence, l\u2019art difficile de conduire une jeune société minière au succès, ce qui requiert des compétences en entrepreneuriat et intrapreneuriat, la recherche de l\u2019efficience pour les investisseurs, la recherche de la performance organisationnelle et la capacité d\u2019utiliser l\u2019innovation technologique à bon escient.On veut développer la capacité de gérer efficacement une société minière, de l\u2019exploration à la production, en améliorant les pratiques dans l\u2019entreprise et entre elle et ses partenaires.La rectrice de l\u2019UQAT a souligné que dans son plan de développement 2009-2014, l\u2019université a identifié l\u2019entrepreneuriat minier comme une dimension nouvelle et importante pour elle.Si la chose est déjà originale en soi, l\u2019approche l\u2019est aussi.Car à la tête de cette chaire on trouve l\u2019indice d\u2019une volonté de former les nouveaux administrateurs miniers aux réalités concrètes, géophysiques du secteur.Les deux directeurs de la chaire sont Suzanne Durand, professeure à l\u2019École des sciences de la gestion de l\u2019UQAT, et Michel Jébrak, professeur en sciences de la terre à l\u2019UQAM.Cette chaire bénéficie de deux appuis financiers principaux.Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune y consacre 750 000 $ pour cinq ans.De son côté, la Conférence régionale des élus d\u2019Abitibi-Témiscamingue ajoute 40 000$.ENSEIGNEMENT Deux universités créent une chaire en entrepreneuriat minier GUY PAQUIN COLLABORATION SPÉCIALE Chez Champions Minerals on a quelques palpitations ces jours- ci.C\u2019est qu\u2019on attend les résultats d\u2019une étude économique révisée de la firme BBA.Cette étude doit montrer si, comme on l\u2019espère, le gisement de fer du projet Fire Lake North de la société à Fermont peut avoir une durée de vie de 20 ans et plus.Cela au moment même où débutent les forages de faisabilité de la société pour ce projet.Knight-Piésold commence actuellement des études géotechniques sur le projet de mine à ciel ouvert.L\u2019étude de faisabilité doit être déposée au troisième trimestre de 2012.Une première estimation avait mesuré la quant ité de minerai à 400 millions de tonnes et avait inféré la possibilité de 661 tonnes au total.La teneur moyenne en fer serait de 30,6 %.Si toutes ces études donnent les résultats escomptés, on croit pouvoir commencer les t ravaux de const ruction en 2013, au troisième trimestre, une fois tous les permis obtenus.Si les données actuellement en main disent vrai, il en coûtera 754 millions US en investissement de capital et les coûts d\u2019exploitation seront de 41,69$ US la tonne.La société dispose de 46 millions de liquidités.Bonne nouvel le , deux lignes de chemin de fer relient déjà la région des gisements de Champion Minerals aux ports de la Côte-Nord.La Quebec North Shore and Labrador Railway descend au port de Sept-Îles et la Cartier Railway va à Port-Cartier.À Sept-Î les, Champion compte beaucoup sur le nouveau port de Pointe-Noire qui aura une capacité d\u2019expédition de 100 tonnes par jour.PROJET FIRE LAKE NORTH Champion mise sur le fer GUY PAQUIN COLLABORATION SPÉCIALE Dans les dessins animés, c\u2019est hilarant : le personnage frappe avec une hache dans un arbre pétrifié et les vibrations qui s\u2019ensuivent se transmettent à ses mains, ses bras et finalement à tout son corps.Dans la vraie vie, ce n\u2019est pas drôle du tout.« La foreuse à béquille manipulée par les mineurs produit d\u2019importants niveaux de vibrations nuisibles à la santé des travailleurs», explique Pierre Thibault, directeur des services techniques à l\u2019Association minière du Québec.Le principal problème engendré par ces vibrations se nomme le syndrome de Raynaud.Cette affection se manifeste par un rétrécissement anormal des petites artères des extrémités.Cela s\u2019accompagne de sensations désagréables ou douloureuses de fourmillement ou d\u2019engourdissement.Ce n\u2019est pas spécialement agréable comme sensations quand on essaie de tenir fermement une foreuse à béquille.Grâce à un projet de l\u2019Institut de recherche Robert- Sauvé en santé et sécurité au travai l ( IRSST), des chercheurs de l\u2019Université de Sherbrooke, du Centre canadien de la technologie des minéraux et de l\u2019énergie et de l\u2019entreprise Ergo Norme ont mis au point une poignée antivibratile.Il s\u2019agit de bloquer l\u2019effet des vibrations sur les petites artères des doigts et des mains.Le prototype est à l\u2019essai et il réduit les vibrations de 47%.SANTÉ Contrer le syndrome de Raynaud GUY PAQUIN COLLABORATION SPÉCIALE Sera-ce fer et vanadium ou quelque autre combinaison?La direction de Métaux BlackRock s\u2019interroge.Sa mine à ciel ouvert des environs de Chibougamau doit être construite à l\u2019été 2012 et la production commencer en 2014.On pense atteindre éventuellement une cadence de 2 millions de tonnes de minerai.Les dirigeants ont en main une étude de faisabilité complétée cet été, mais on n\u2019a pas encore établi quelle combinaison de métaux conviendrait à la clientèle et correspondrait aussi au profil métallurgique du gisement.On sait que la combinaison fer/vanadium donne un acier de meilleure qualité.Reste à savoir précisément ce que le gisement a dans le ventre.La direction jongle avec plusieurs scénarios.Si on va de l\u2019avant, le minerai extrait voyagerait de Chibougamau vers Grande- Anse au Saguenay ou vers le port de Québec.Le produit traverserait la mer vers la Chine où, on le sait bien, la demande des aciéries semble insatiable.Les principaux investisseurs de la société sont d\u2019ailleurs originaires de Hong Kong.Il faudra 25 kilomètres de route et une ligne de transport d\u2019Hydro-Québec pour desservir la mine.Jusqu\u2019ici BlackRock a investi près de 50 millions dans le projet.MÉTAUX BLACKROCK La société évalue plusieurs scénarios Que va-t-on y enseigner?De toute évidence, l\u2019art difficile de conduire une jeune société minière au succès, ce qui requiert des compétences en entrepreneuriat et intrapreneuriat.Les dirigeants ont en main une étude de faisabilité complétée cet été, mais on n\u2019a pas encore établi quelle combinaison de métaux conviendrait à la clientèle.PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE Si tout va comme espéré, la société Champion Minerals disposera d\u2019au moins 400 millions de tonnes de minerai de fer, près de Fermont.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 2 1 N O V E M B R E 2 0 1 1 7 Coupercourt auxdélais inutiles pour arriver à l\u2019essentiel exige du Pragmatisme.Osler, Hoskin & Harcourt s.e.n.c.r.l./s.r.l.Un accès direct à des compétences spécialisées, une approche pragmatique et proactive et une gestion active des dossiers ouvrent la voie vers la solution la plus efficace et la plus rentable.Montréal | Toronto | Calgary | Ottawa | New York Droit au but PORTFOLIO EXPLORATION MINIÈRE FRANÇOIS RIVERIN COLLABORATION SPÉCIALE Le cuivre sera le métal le plus prisé au moins jusqu\u2019en 2014, tandis que la production mondiale d\u2019aluminium demeurera excédentaire.L\u2019or demeurera alléchant tant que les banques centrales hausseront la masse moné t a i r e pou r r é g l e r l e s probl èmes de det te nationale.C \u2019e st ce que sout ient Onno Rutten, vice-président de Placements Mackenzie et analyste du marché des métaux pour le Fonds de métaux précieux Mackenzie Universal et le Fonds de r essou rce s c a nad ien nes Mackenzie Universal.« Le prix de l\u2019or dépasse le niveau suggéré par nos modèles à long terme.Cet é c a r t s \u2019ex pl ique pa r l a crainte que l\u2019Europe adopte la solution draconienne du rachat des obligations des pays en difficulté par la banque centrale européenne, même si elle n\u2019en a pas le pouvoir présentement », souligne M.Rutten.L\u2019or fluctue présentement autour de 1770$ US l\u2019once, tandis que le modèle de Mackenzie placerait sa juste valeur entre 1550$ US et 1650$ US.Or: tendance haussière Le spécialiste croit que l\u2019or maint iendra sa tendance haussière jusqu\u2019en 2013 ou tant et aussi longtemps que le taux d\u2019intérêt réel, soit le taux courant moins le taux d\u2019inflation, sera négatif.Pour profiter du marché de l \u2019or, Métaux précieux Mackenzie équil ibre son portefeui l le entre l \u2019or en barre, les titres des gros producteurs, les petits producteurs et les sociétés qui se spécialisent dans l\u2019acquisition de redevances.Même si Mackenzie n\u2019aime pas la récente acquisition dans le cuivre, Barrick Gold demeure son premier choix parmi les gros producteurs d\u2019or.Le fonds possède aussi une importante participation dans Royal Gold.Son plan d\u2019affaires axé uniquement sur l\u2019acquisition de redevances sur la production des mines d\u2019or l\u2019abrite des hausses de coûts de production.Chez l e s plus pet i te s sociétés minières, le premier choix est Tahoe Resources, en raison de son important projet d\u2019exploitation d\u2019argent au Guatemala, dont le financement est complété.Selon M.Rutten, le prix de l\u2019argent pourrait profiter de la reprise.« Il s\u2019agit d\u2019un projet d\u2019exploitation d\u2019argent de grande qualité et il n\u2019y en a très peu dans le monde », précise-t-il.Métaux communs : avantage cuivre Dans les métaux communs, le cuivre est le préféré de M.Rutten.Il croit que la période de resserrement monétaire de la Chine est terminée et que la demande va se redresser.Du côté de l \u2019of f re, les retards sont fréquents dans la construction ou l\u2019agrandissement de mines.Par conséquent, il entrevoit un marché vigoureux jusqu\u2019en 2014.First Quantum Minerals est la plus forte position du Fonds de ressou rces Mackenzie dans le secteur du cuiv re.« On a ime la qualité des dirigeants et des projets de croissance », dit le gestionnaire.P ar ai l l e u r s, se l o n M.Rutten, le marché de l\u2019acier de la Chine évolue vers des produits de haut de gamme.Ces produits, ajoute-t-il, doivent être plus efficaces au point de vue de la consommation d\u2019énergie.C\u2019est pourquoi la demande de métaux de spécialité, qui servent à les fabriquer, comme le niobium, le tungstène et le vanadium, devrait croître substantiellement.À son avis , le t it re de IAMGOLD permettrait à la fois de profiter du marché de l\u2019or et de celui du niobium, grâce à sa mine Niobec, où une expansion importante est prévue.L a r go Resou rc e s , pa r sa f i l ia le brési l ienne, et American Vanadium, sont, quant à eux, des titres qui permet traient de profiter directement du marché du vanadium.Pas de récession à répétition La dette des pays de la zone euro continue d\u2019inquiéter les marchés et de plus en plus d\u2019analystes prévoient une récession sur ce continent.Cependant, aucun d\u2019entre eux n\u2019entrevoit une nouvelle récession mondiale.« Le ralentissement de la production industrielle dans les pays émergents est une source d\u2019inquiétude, constate Matt Fenley, analyste chez GMP Securities.Cependant, nous ne percevons aucune fissure dans nos principaux indicateurs économiques précurseurs.La Chine et les États-Unis sont encore en expansion.» Même son de cloche de Carl Paraskevas, économiste à la Lloyds Bank.Il trouve que les métaux sont survendus aux prix actuels, ayant connu une baisse de l\u2019ordre de 20% depuis le début de l\u2019année.M.Paraskevas observe une augmentation des importations de métaux non ferreux de la Chine.« La reprise sera inégale parmi les métaux, dit-il.Cer ta ins, comme le cuivre, connaîtront de bonnes performances , a lors que d\u2019autres, comme le plomb et l\u2019étain, éprouveront plus de difficultés.» Dav id Thu r t e l l , a na - lyste chez Citi Investment Research&Analysis, observe lui aussi que les prix des métaux ne sont plus chers au cours actuel, même si la crise européenne pourrait les faire reculer davantage à court terme.«Nous craignons que les problèmes de la zone euro soient très loin d\u2019être maîtrisés, soutient M.Thurtell.Nous croyons que le marché des métaux ne se stabilisera pas avant la deuxième moitié de 2012, moment où on aura trouvé une solution à la crise européenne, d\u2019une façon ou d\u2019une autre.» PERSPECTIVES 2012 Grosse demande pour l\u2019or, le cuivre et le niobium PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE La mine d\u2019or Globex de la firme Agnico-Eagle, à Val-D\u2019Or.Selon les spécialistes, l\u2019or devrait poursuivre sa lancée haussière jusqu\u2019en 2013.«Le prix de l\u2019or dépasse le niveau suggéré par nos modèles à long terme.Cet écart s\u2019explique par la crainte que l\u2019Europe adopte la solution draconienne du rachat des obligations des pays en difficulté par la banque centrale européenne.» \u2014 Onno Rutten, de Mackensie llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 2 1 N O V E M B R E 2 0 1 1 418 704-6038 | Téléc.: 418 614-0627 | info@nemaskalithium.com TSX-V : NMX OTCQX : NMKEF www.nemaskalithium.com VOTRE PROCHAIN PRODUCTEUR CANADIEN DE LITHIUM NEMASKA : LE PROCHAIN PLUS IMPORTANT PRODUCTEUR DE LITHIUM SUR LE MARCHÉ TIANGI LITHIUM (CHINE) EN TANT QU\u2019INVESTISSEUR STRATÉGIQUE UNE PRODUCTION ANNUELLE DE 202 000 TONNES DE CONCENTRÉ DE SPODUMÈNE (6% LI20) DURÉE DE VIE DE LA MINE : 25 ANS PROCHAINES ÉTAPES : ÉTUDE DE FAISABILITÉ EN JANVIER 2012 ET DÉBUT DE PRODUCTION EN 2013 * * Nemaska Exploration Inc.fsa Nemaska Lithium PORTFOLIO EXPLORATION MINIÈRE GUY PAQUIN COLLABORATION SPÉCIALE ArcelorMittal, le géant mondial de l\u2019acier, investit 2,1 mil l ia rds da ns sa mine de Mont-Wright , près de Fermont.La mine, déjà en exploitation, verra sa capacité passer de 14 millions de tonnes de minerai de fer par année à 24 millions de tonnes dès 2013.Mais ce surgissement supplémentaire de minerai cause un petit problème en aval.«Nous en sommes à nous demander ce qu\u2019on va faire de toute cette roche», reconnaît Éric Tétrault, directeur des communications chez ArcelorMittal Mines Canada.«Qu\u2019allons-nous exporter à partir de nos installations maritimes de Port-Cartier ?Boulettes ou minerai ?», ajoute-t-il.Rappelons que ces installations constituent le plus grand port privé du Canada.Arcelor pourrait transformer à Port-Cartier, où elle a une usine de boulettage.Il faudrait agrandir l\u2019usine.Elle pourrait expédier le minerai directement.On envisage, en tous cas, des travaux sur la ligne de chemin de fer Fermont-Port-Cartier et dans le port.Les 2,1 milliards investis iront donc à l\u2019agrandissement de la mine elle-même et aux aménagements requis en aval.Alors, boulettes ou minerai?«Ça va dépendre du prix du marché, terriblement difficile à prévoir», répond M.Tétrault.Quand on fait remarquer à ce dernier que le prix du minerai de fer a augmenté de 111% la dernière année, il répond très sobrement : «Oui, mais ça, c\u2019est le passé.ARCELORMITTAL MINES CANADA Investissement de 2,1 milliards à Mont-Wright GÉOMEGA Vers une révolution magnétique GUY PAQUIN COLLABORATION SPÉCIALE Décidément, beau mois de novembre pour la minière Osisko ! D\u2019abord des résultats trimestriels très positifs, rendus publics le 11 novembre.I ls sont encourageants avec un bénéf ice net de 9,3 mil l ions et des f lux de t résorerie générés de 49,5 millions.Ensuite une salve d\u2019applaudissements de la part des résidants de Malartic, voisins un peu forcés de la mine, qui apprécient cette dernière, si on en croit un sondage CROP dont les résultats ont été dévoilés le 8 novembre.Quelque 87% des résidants de Malartic et de la région Abitibi-Témiscamingue apprécient Osisko et son apport à l\u2019économie de la région.Nouvelles maisons Ça peut sembler surprenant si on se rappelle que tout un quartier de Malartic, 20% de la population de la ville, a dû être déménagé pour faire place à la mine d\u2019or à ciel ouvert.Mais à Malartic, on apprécie la construction de maisons et d\u2019écoles nouvelles depuis l\u2019arrivée de la mine, toujours selon ce sondage.Q u e l q u e 8 1 % d e s Malarticois jugent que les personnes déménagées ont un meilleur milieu de vie qu\u2019avant le grand dérangement.32 millions La production commerciale a débuté en mai dernier et quoiqu\u2019on soit fort satisfait des résultats, la direction d\u2019Osisko prépare des mesures pour abaisser les coûts d\u2019exploitation.On veut a insi investi r 32 millions pour une installation de pré-concassage, ce qui permettra d\u2019augmenter le débit de traitement de 50%.Ce que c\u2019est que d\u2019avoir pour 173 millions en liquidités ! OSISKO Bonne cote d\u2019amour à Malartic NEW MILLENIUM/SCHEFFERVILLE Production en 2012 La mine verra sa capacité passer de 14 millions de tonnes de minerai de fer par année à 24 millions de tonnes dès 2013.GUY PAQUIN COLLABORATION SPÉCIALE Si le projet Montviel de GéoMegA va de l\u2019avant, le minerai extrait puis purifié va participer à l\u2019accélération d\u2019une révolution technique.Les terres rares produites, et surtout le néodyme, vont être indispensables dans la production de véhicules hybrides écologiques et dans la production d\u2019énergie éolienne.Pas tous les jours que le secteur minier devient le meilleur allié de l\u2019environnement.« Le néodyme , comme d\u2019autres terres rares, a des propr ié té s magné t iques puissantes » explique Simon Britt, président de GéoMegA.« Les véhicules hybrides vont requérir des aimants superpuissants si on veut éviter de passer son temps à recharger les batteries », explique-t-il.Combi né au fe r e t au bore, le néodyme produit un aimant permanent très puissant, et étonnamment léger.Idéal pour l\u2019auto de l\u2019avenir, mais pas seulement pour elle.Entente de développement « Avec de tels a imants vous obtenez une éolienne sans engrenage, beaucoup plus légère et au rendement électrique supérieur », ajoute M.Britt.Le 20 octobre der n ier GéoMegA signait une entente de prédéveloppement avec les Cris de Waswanipi.L a même s emai ne , l a société s\u2019inscrivait en Bourse et commençait les travaux de phase 1.M.Britt estime qu\u2019en plus de la mine elle-même il en coûtera 100 millions pour l\u2019usine de concentration et de 150 à 200 millions pour l\u2019usine de séparation.Le projet Montviel est à environ 100 kilomètres de Lebel-sur -Quévi l lon, en Abitibi.En septembre dernier, la société estimait avoir accès à 184 millions de tonnes de terres rares, dont le néodyme.Si le tout se réalise comme prévu, il s\u2019agira du troisième plus grand gisement au monde, excluant la Chine.GUY PAQUIN COLLABORATION SPÉCIALE Le camp provisoire du projet DSO de New Millenium Capital à Schefferville est à peu près terminé.Il pourra bientôt recevoir les 200 travailleurs requis pour les travaux de construction de la mine et de l\u2019usine de minerai d\u2019enfournement direct.On prévoit commencer la production au troisième trimestre de 2012.À plein rendement, on sortira 4 millions de tonnes par an.Le procédé d\u2019enfournement direct permet, selon Dean Journeaux, président de New Millenium, de passer d\u2019une teneur de 58% à 64,5% de fer dans le minerai.Le projet s\u2019est mis en branle en septembre 2010 quand le géant indien de l\u2019acier, Tata Steel, a investi de quoi rembourser 80% des frais déjà encourus plus 300 millions pour les installations de production en échange de 80%de l\u2019actionnariat du projet DSO.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 2 1 N O V E M B R E 2 0 1 1 9 UNE MINE D\u2019IDÉES AU SERVICE DE L\u2019INDUSTRIE BBA est fière de contribuer à l\u2019essor de l\u2019industrie minière.Notre firme de génie-conseil se démarque dans les secteurs de l\u2019énergie et des mines et métaux par une prestation unique de services intégrés, allant du service-conseil à la réalisation de vos projets.Plus de 1200000 d\u2019onces d\u2019or produites depuis 1991 TSX \u2013 NYSE Amex : RIC www.richmont-mines.com ExpErtisE prouvéE ExcEllEnt potEntiEl d\u2019Exploration PORTFOLIO EXPLORATION MINIÈRE GUY PAQUIN COLLABORATION SPÉCIALE Le projet de loi 14, qui modifie profondément l\u2019exercice de l\u2019exploration et de l\u2019exploitation minières au Québec, a divisé le ter r itoi re en deux camps diamétralement opposés.En clair, et selon l\u2019expression agricole quelque peu biblique, le diable est aux vaches.Les milieux miniers ne s\u2019opposent pas, publiquement du moins, aux dispositions de cette loi qui augmentent la garantie financière devant être déposée avant même le début des travaux miniers.Cette garantie devra accompagner le plan de réaménagement et de restauration du site.Donc, avant de creuser dans le paysage, les exploitants doivent expliquer comment, à la fermeture de la mine, ils remettront le site dans son état original et ils sont tenus de fournir les fonds prévus pour cette opération de nettoyage.Ça, en gros, ça passe.Cependant , la volonté exprimée par le projet de loi de soustraire les territoires urbanisés et de « villégiature » à l\u2019exploitation minière ne plait pas, non seulement aux milieux miniers, on le verra.La loi 14 modifierait l\u2019article 304.1 de la loi 91 dans ce sens.Dan Tolgyesi, président et chef de la direction de l\u2019Association minière du Québec (AMQ), ne le digère pas.«Si c\u2019est fait comme ça, la carte entière du Québec municipal est soustraite à l \u2019activité minière.Celle-ci pourrait en tout temps faire l\u2019objet d\u2019un veto très politique de la part des maires.Et si jamais la population souhaitait que l\u2019activité minière existe sur son territoire ou se poursuive, la municipalité devrait monter à Québec demander au ministre une dérogation qu\u2019il pourrait toujours refuser.Ce n\u2019est pas la bonne approche.» Villes pour, villes contre L\u2019AMQ n\u2019est pas seule à faire la grimace devant le projet de loi 14.La Chambre de commerce et d\u2019industrie de Rouyn-Noranda n\u2019en veut pas, du moins tel quel, pas plus d\u2019ailleurs que le maire de Val-d\u2019Or, Fernand Trahan, qui l\u2019a affirmé devant la Commission de l\u2019agriculture, des pêcheries, de l\u2019énergie et des ressources naturelles au moment des auditions publiques sur le projet de loi 14.M.Trahan ne veut pas que les richesses collectives des Québécois se retrouvent entre les mains d\u2019élus locaux.Mai s s i e n Abi t i b i - Témiscamingue on est contre la loi 14, sur la Côte-Nord, c\u2019est exactement le contraire.Christine Brisson, mairesse de Baie-Comeau, accueille le droit de veto des villes sans déchirement.«Notre tâche est de gérer notre territoire, d\u2019en assurer l\u2019accessibilité sociale et collective.Il est logique de soustraire la municipalité au secteur minier sauf là où des consultations publiques montreraient que les gens sont pour.» Ceci dit, l\u2019Union des municipalités du Québec appuie le projet de loi 14.Comment se fait-il qu\u2019il y ait de telles disparités d\u2019une partie du territoire à l\u2019autre, que le nord de la province en gros soit contre la loi 14 et que le sud soit pour?Dan Tolgyesi propose une explication : «Dans le nord, l\u2019industrie est arrivée avant la ville, dit-il.Quand la ville s\u2019est développée, le voisinage des mines était un fait familier, apprivoisé.Dans le sud et sur la Côte-Nord, la municipalité s\u2019est implantée avant l\u2019arrivée des mines aux portes des villes.Autre culture.» L\u2019AMQ, devant ce tiraillement, propose de faire exactement le contraire de la loi 14: permettre le développement minier partout, mais octroyer aux municipalités qui ne voudraient pas de mines sur leurs territoires le droit de monter à Québec demander une dérogation au ministre.Ce dernier aura, nul doute, un agenda bien rempli dans les prochaines semaines.PROJET DE LOI 14 Le Québec est partagé en deux camps GUY PAQUIN COLLABORATION SPÉCIALE Dan Tolgyesi ne fait pas partie de ceux qui vont pleurer la disparition du placement syndical sur les grands chantiers de construction.Le président et directeur général de l\u2019Association minière du Québec (AMQ) est, au contraire, très favorable à presque tout le contenu du projet de loi 33.Et principalement à la partie qui veut abolir le droit de gérance à l\u2019embauche des grandes centrales sur les chantiers majeurs de construction comme les grandes mines.Le projet de loi 33 est la réponse de Lise Thériault, ministre du Travail, au rapport du Groupe de travail sur le fonctionnement de l\u2019industrie de la construction ou rapport Matteau, du nom de son président, Fernand Matteau.Ce rapport, remis le 20 août dernier, constate que les syndicats peuvent contrôler l\u2019offre de travail sur les chantiers, exercer des pressions sur l\u2019employeur pour qu\u2019il embauche leurs membres ou punir un ouvrier quelque peu dissident en le privant d\u2019ouvrage.La ministre s\u2019est dès lors donné un but : l\u2019abolition pure et simple du placement syndical, la gérance effective de l\u2019embauche sur les chantiers.«C\u2019est plus que la gérance de l \u2019embauche, renchér it Dan Tolgyesi, c\u2019en est rendu à une gérance concrète de l\u2019exécution des travaux.Si une société minière décide qu\u2019il faut poser 120 mètres de tuyaux de quelque nature, le délégué syndical a le pouvoir de réfuser.» Et pour M.Tolgyesi, le facteur chaotique du placement syndical ne s\u2019arrête pas là.« Supposons que, pour trois semaines, j\u2019ai besoin de 20 plombiers ou de 20 personnes membres d\u2019un certain corps de métier.Bien.Le syndicat m\u2019en recommande 20, tous bien formés, compétents, expérimentés et disponibles.J \u2019embauche.On travai l le trois jours et le quatrième, juste comme mes plombiers deviennent vraiment productifs parce qu\u2019ils se sont acclimatés aux lieux de travail, etc., le syndicat m\u2019en envoie 20 nouveaux!» Nouvelles pratiques Ce sont les syndicats qui ont en main les précieuses listes de référence, sorte de fichier où chaque travailleur est suivi d\u2019année en année et qui relève compétence, formation, expérience et disponibilité.La Loi 33 prévoit que dorénavant la référence sera faite par la Commission de la construction du Québec (CCQ).Certains ont fait valoir que la CCQ n\u2019a pas de système établi de référence.« J\u2019a i parfaitement confiance que la Commission peut se doter d\u2019un bon système de référence dans des temps acceptables», réplique le patron de l\u2019AMQ.Ce dernier est également favorable à l\u2019instauration d\u2019un régime de négociations de conventions collectives entre l\u2019Association de la construction du Québec et les grandes centrales « à condition que l\u2019Association vienne parler aux sociétés minières, à l\u2019AMQ, avant d\u2019aller négocier, et même pendant les négos.Nous sommes un important donneur d\u2019ouvrage, nous apprécierions beaucoup avoir une voix au chapitre.» Finalement M.Tolgyesi adresse une véritable supplique à la ministre Thériault : «Est-il vraiment nécessaire que j\u2019aie sur le chantier de construction de la société minière un délégué syndical par corps de métier et par syndicat?Par exemple, le délégué des trois plombiers de la FTQ, celui des six plombiers de la CSN, etc.?Tout ça, aux frais de la princesse ?Serait-ce contrevenir à quelque plan divin que de n\u2019avoir qu\u2019un délégué par corps de métier?» PROJET DE LOI 33 L\u2019AMQ ne pleurera pas l\u2019abandon du placement syndical PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE La ministre du Travail, Lise Thériault, est l\u2019artisane du projet de loi 33.PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE.Les milieux miniers ne s\u2019opposent pas, publiquement du moins, aux dispositions du projet de loi 14 qui augmentent la garantie financière à déposer avant le début des travaux.«Dans le nord, l\u2019industrie est arrivée avant la ville.Quand la ville s\u2019est développée, le voisinage des mines était un fait familier, apprivoisé.Dans le sud et sur la Côte-Nord, la municipalité s\u2019est implantée avant l\u2019arrivée des mines aux portes des villes.Autre culture.» \u2014 Dan Tolgyesi, président de l\u2019Association minière du Québec (AMQ) llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 10 L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 2 1 N O V E M B R E 2 0 1 1 www.cogitore.com Importante découverte de métaux au Québec Gîte Scott Lake Chibougamau 144 millions de livres de cuivre 552 millions de livres de zinc 6 millions d\u2019onces d\u2019argent 35 000 onces d\u2019or WOO : TSX-V ProsPecteur de l\u2019année 2009 www.forageg4.com Compagnie d'exploration la plus active au Québec www.virginia.qc.ca 800-476-1853 TSX-VGQ Chef de file à la Baie-James Plan Nord Redevance sur Éléonore : gisement d'or de classe mondiale PORTFOLIO EXPLORATION MINIÈRE HUGO FONTAINE Dans le débat sur le Québec et ses mines qui a cours depuis deux ans déjà, il est de plus en plus question de la participation des Québécois dans le secteur minier, que certains voudraient plus importante.Les sociétés minières sont aussi critiques, déplorant «l\u2019absence des grandes institutions québécoises » dans le financement des projets, selon un rapport de PricewaterhouseCoopers et Fraser Milner Casgrain publié en avril dernier.Qu\u2019en est-il ?État des lieux.Caisse de dépôt et placement du Québec Au 31 décembre, le portefeuille Marchés boursiers de la Caisse comptait des actifs de 200 millions dans des sociétés minières québécoises cotées en Bourse.Cela incluait un investissement de 23,2 millions dans Osisko, de même qu\u2019un actif de 146 millions dans Consolidated Thompson Iron Mines, vendue depuis à l\u2019américaine Cliffs Natural Resources.Le portefeuille Placements privés de la société d\u2019État comptait aussi un investissement de 10 millions dans Stornoway Diamond Corporation.Investissement Québec Investissement Québec détient des investissements de 180 millions dans le secteur minier (incluant SOQUEM).Notons une participation de 37 % dans Stornoway Diamond et de 2,5% dans Royal Nickel.Elle est partenaire majoritaire (62%) dans le projet de mine d\u2019apatite Arnaud, à Sept-Îles, en plus de posséder 75 millions en dette d\u2019Osisko et 20 millions en dette d\u2019Agnico-Eagle.Le gouvernement a octroyé à la société d\u2019État une enveloppe spéciale de 500 millions pour prendre des participations dans des projets du Plan Nord.Nul doute que le secteur minier aura sa part du gâteau.Fonds de solidarité FTQ Le portefeuille minier du Fonds de solidarité totalise environ 80 millions (actions ou titres de dette), ce qui inclut toutefois des sociétés gazières, comme Junex, la société de produits métalliques 5N Plus, qui n\u2019est pas une société minière à proprement parler, ou des carrières (Polycor).Le Fonds investit dans le secteur minier depuis une quinzaine d\u2019années.Au 31 mai dernier, le Fonds détenait entre autres des investissements de 24,1 millions dans Osisko et 1,7 million dans Virginia, de même que dans une vingtaine d\u2019autres petites sociétés d\u2019exploration.SODÉMEX Fondée en 1996 et gérée par Denis Landry et son adjointe, la société indépendante Gestion Sodémex, dont le seul commanditaire est la Caisse de dépôt, compte un actif d\u2019environ 95 millions.Entre 2000 et 2010, son rendement moyen était supérieur à 30%.Concentré sur les sociétés à petite capitalisation actives au Québec, le portefeuille est mouvant, Sodémex étant très actif sur les marchés boursiers.Le nombre de sociétés navigue généralement entre 50 et 60.M.Landry ne se cache pas d\u2019être un «gold bug » : 40% du portefeuille est constitué de producteurs auri fères comme Aurizon (19 millions) ou Richmont (6 millions), tandis que les chercheurs du métal jaune accaparent 30 à 35% des actifs.Au 31 décembre 2010, Sodémex comptait aussi des participations de 4 millions dans Midland (or, terres rares), de 4,1 millions dans Virginia (or, métaux de base) et de 1,9 million dans Stornoway Diamond.SOQUEM La Soc iété québécoise d \u2019e x p l o r a t i on m i n i è r e (SOQUEM) est une filiale à part entière d\u2019Investissement Québec.Spécialisée dans l\u2019exploration jusqu\u2019à l\u2019étape de l\u2019étude de préfaisabilité, elle a plus de 80 projets actifs dans la province, souvent en partenariat avec d\u2019autres soc iétés.Invest issement Québec ne dévoile pas la liste des projets.Société de développement de la Baie-James La société gouvernementale chargée de favoriser le développement économique de la Baie-James compte sur un fonds d\u2019investissement minier d\u2019un maximum de 7 millions.Ce fonds sert à la fois à soutenir l\u2019activité minière et à contribuer à l\u2019autofinancement de la SDBJ.Ses investissements (au moins un million par année) sont dirigés tant vers l\u2019exploration (29 % à la fin 2010) que la mise en valeur (48%) ou la production (23%).Depuis 2003, elle a investi un total de 10,9 millions, un montant qui a généré des investissements totaux de 109 millions sur le territoire, d\u2019après la société.En 2011, la SDBJ a notamment investi dans Corporation Éléments C r i t i q u e s , Re s s o u r c e s Monarques, et Donner Metals.SIDEX Le gouvernement du Québec et le Fonds de solidarité FTQ ont fondé SIDEX en 2001 expressément pour favoriser la diversification de l\u2019exploration, tant en termes de substance que de géographie.«On essaie d\u2019éviter les projets aurifères sur la faille de Cadillac», résume Julien Davy, conseiller aux investissements.SIDEX est doté d\u2019un fonds de 50 millions, dont 35 millions proviennent du ministère des Finances, et 15 millions du Fonds de solidarité.En 2011, SIDEX a entre autres investi 1,5 million dans Stornoway Diamond, 900 000 $ dans le projet de terres rares de Géoméga , près de Lebel-sur-Quévillon, 400 000 $ pour Azimut et ses divers projets dans l\u2019extrême nord de la province, et 350 000 $ dans Ressources d\u2019Arianne et son projet de phosphate au Lac-Saint-Jean.Fonds régionaux du Fonds de solidarité FTQ Le Fonds de sol idar ité compte deux fonds régionaux qui investissent de manière autonome dans le secteur minier, en Abitibi- Témiscamingue et dans le Nord-du-Québec.L\u2019arbre du financement L\u2019investissement institutionnel dans le secteur minier a plusieurs branches Gouvernement du Québec Caisse de dépôt et placement Sodémex Investissement Québec SOQUEM SDBJ Fonds de solidarité FTQ SIDEX Fonds régionaux RENÉ LEWANDOWSKI COLLABORATION SPÉCIALE Si vous avez eu l\u2019occasion de visionner Trou Story, le dernier brûlot de Richard Desjardins, vous savez déjà que les sociétés minières font beaucoup d\u2019argent.Mais elles en feraient sans doute moins si elles n\u2019avaient pas pour les appuyer un groupe de professionnels présents dans à peu près toutes les étapes de leurs activités : les avocats.Vous en doutez ?Sachez que dès l \u2019exploration, les avocats répondent présents ! Cela commence dès qu\u2019une société cherche à obtenir un claim minier, soit un droit exclusif de rechercher, pou r une période de deux ans, sur un territoire délimité, toutes les subst a nces minérales sur un territoire délimité.« À cet te é tape , on conseille nos clients sur les précautions environnementales à prendre», dit l\u2019avocat Jean Piette, associé au cabinet Norton Rose.Et sur ce qu\u2019il faut savoir sur les lois des mines.Les avocats les assistent aussi dans les négociations avec les municipalités, les propriétaires de terrains, les autochtones.Il y a toutes sortes de sujets à discuter, notamment l\u2019accès au terrain et les réparations pour les dommages causés.Financement Ensuite, on passe à l\u2019étape du financement.Car les claims sont généralement détenus par de petites sociétés.Et elles ont besoin de liquidités pour aller plus loin.Là aussi, les avocats sont fort utiles.Plusieurs options de financement sont possibles.L\u2019une fréquemment utilisée est le partenariat (joint-venture), avec une grande entreprise qui va avancer les fonds en retour d\u2019une participation.Pour ces sociétés, les avocats négocient les ententes et rédigent les contrats.«Selon le résultat de l\u2019entente, les claims miniers sont généralement transférés aux deux entreprises ou à la nouvelle entité », explique Jean M.Gagné, associé chez Fasken Martineau à Québec.Public ou privé?Une autre option est le financement privé \u2013 auprès de particuliers \u2013 ou public par l\u2019entrée en Bourse, généralement à la Bourse de croissance TSX.Là encore, du boulot pour les avocats.« Ça b ou ge b e a u - coup dans ce domaine », confirme Michel Lebeuf, avocat en droit minier et valeurs mobilières chez de Grandpré Cha it , à Montréal.Pour soutenir le secteur minier, les gouvernements ont mis en place plusieurs mesures fiscales qui permettent à des investisseurs fortunés d\u2019investir dans des sociétés minières en acquérant des actions accréditives.Ces titres donnent droit à d\u2019importantes déductions fiscales (jusqu\u2019à 110%) tant au provincial qu\u2019au fédéral.Les avocats, bien sûr, sont là pour préparer et rédiger les conventions de souscriptions pour ce type de placements privés.Si les sociétés minières optent pour du financement public, les avocats préparent le prospectus.Ils doivent aussi préparer les documents à déposer auprès des organismes réglementa i res (AMF, TSX) et vérifier les communiqués de presse.Sans compter tout le travail corporatif \u2013 assemblés des actionnaires, circulaires de procuration, rapports annuels, etc.\u2013 qui leur revient , car les petites sociétés n\u2019ont généralement pas les moyens d\u2019embaucher des avocats à l\u2019interne.Ah oui , il y a aussi pas mal d\u2019activité dans le domaine des fusions et acquisitions entre sociétés minières.Devinez qui s\u2019en occupe?Les avocats des mines PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE L\u2019avocat Jean Piette, associé au cabinet Norton Rose, éclaire ses client sur ce qu\u2019ils doivent savoir des lois des mines.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 2 1 N O V E M B R E 2 0 1 1 11 Créer de la valeur par la production, le développement et l\u2019exploration Soleil levant sur Bachelor Lake "]
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