La presse, 28 novembre 2011, C. Arts
[" PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE XXXXXXXX TV Consultez l\u2019horaire télé sur lapresse.ca/tele ARTS www.lapresse.ca/arts BIENTÔT UN NOUVEAU TOIT ?VIVRE LENOËLDES ARTISANS PAGE 6 JEAN SIAG Le projet de déménagement des 7 doigts de la main dans l\u2019ancien Musée Juste pour rire est très avancé, a appris La Presse.Une étude détaillée, financée en partie par la Ville de Montréal, évalue à environ 13 millions le coût de la transformation du bâtiment en Centre de création et de production.Mais le temps presse pour la troupe de cirque québécoise, qui connaît une forte croissance.Son studio de répétition, situé dans un édifice de l\u2019École de cirque de Verdun, sera transformé en maison de la culture en 2012.Ce qui l\u2019oblige à se trouver un nouveau toit.Heureuse coïncidence puisque la Société d\u2019habitation et de développement de Montréal (SHDM), qui a racheté l\u2019immeuble du boulevard Saint-Laurent du Groupe Juste pour rire le 6 septembre (pour la somme symbolique de 1$), n\u2019a pas l\u2019intention de demeurer propriétaire longtemps.« Les coûts de gestion sont élevés, on parle d\u2019environ un demi-million de dollars par année», précise Carl Bond, directeur de la gestion immobilière.Des frais de fonctionnement que les 7 doigts se disent capables d\u2019assumer seuls.La SHDM pourrait-elle vendre l\u2019immeuble à un utilisateur «non culturel» ?«Oui, répond Carl Bond.Si les négociations perdurent, ça pourrait changer.» COURSE ÉVASION AUTOUR DUMONDE UNEGRANDE FINALE TRÈS SERRÉE PAGE 3 LES 7DOIGTS DE LAMAIN AUMUSÉE JUSTE POUR RIRE VoirDOIGTS en page 4 PHOTO FOURNIE PAR LE CANAL ÉVASION MONTRÉAL LUNDI 28 NOVEMBRE 2011 Retrouvez les meilleures recettes et les nombreux conseils de l\u2019émission ! De l\u2019émission à votre assiette! Offert en librairie ou sur librairie.lapresse.ca 120 ARTS THE DESCENDANTS Dans The Descendants d\u2019Alexander Payne, George Clooney incarne un personnage fragilisé, dont la famille est en déséquilibre depuis un accident de bateau qui a laissé sa femme dans le coma.Entre le drame et la comédie noire, éclairant de subtiles touches d\u2019absurdité la tragédie, Alexander Payne creuse davantage le sillon d\u2019une filmographie particulièrement inspirée, avec l\u2019esprit, la finesse et l\u2019audace qu\u2019on lui connaît.AGENDA DE LA SEMAINE L M M J V S D NOVEMBRE TÉLÉ MUSIQUE THÉÂTRE Hugo Dumas, Alain de Repentigny, Daniel Lemay, Alexandre Vigneault, Jean Siag, Marc Cassivi CINÉMA PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA 1800 SECONDES D\u2019EXTASE JEUDI Vous vous ennuyez des folies de Marc Labrèche à 3600 secondes d\u2019extase ?Bonne nouvelle : la SRC diffuse un premier «best of » des meilleurs sketches et parodies concoctés par Labrèche et ses joyeux collaborateurs.Oui, Mère sera là.Titine Potvin et Melville Boulard aussi.1er décembre, 19h30, Radio-Canada PRINCE VENDREDI Ses deux spectacles au Métropolis en juin dernier tenaient de l\u2019événement.Prince remet ça au Centre Bell, sur une scène centrale où il sera entouré du New Power Generation.Ça ne se terminera pas tard dans la nuit, mais c\u2019est l\u2019occasion ou jamais de voir le show qu\u2019il préparait au Métropolis.2 décembre, 20h, Centre Bell FEIST SAMEDI L\u2019artiste canadienne chouchoutée de par le monde vient nous présenter son tout nouvel album Metals dont les adeptes nous disent qu\u2019il faut lui laisser le temps de nous charmer.Le déclic se fera-t-il en concert?3 décembre, 20h30, Métropolis BIG BAND JEUDI La chef d\u2019orchestre américaine Maria Schneider, une sommité du monde des grands orchestres de jazz, vient diriger le Big Band de l\u2019Université de Montréal (dir.mus.Ron Di Lauro) qui interprétera des pièces de la célèbre compositrice.1er décembre, 19h30, salle Claude-Champagne 2011 REVUE ET CORRIGÉE MARDI Les années se suivent, mais ne se ressemblent pas.La traditionnelle revue de l\u2019année du Rideau Vert s\u2019avérera-t-elle un aussi bon millésime que l\u2019an dernier ?Michèle Deslauriers est aux commandes de ce spectacle dans lequel brille toujours Véronique Claveau et qui, après deux ans au Théâtre Outremont, revient dès demain sur les planches du Rideau Vert.WIGWAM JEUDI La Maison Théâtre reprend Wigwam pendant tout le mois de décembre.Écrit et mis en scène par Jean-Frédéric Messier (du collectif Momentum), le spectacle créé en 2005 est inspiré de légendes autochtones.Théâtre de masques et de marionnettes, Wigwam fait le récit de la petite Nanabush, initiée à la chasse par son frère et sa soeur.Pour les enfants de 4 à 8 ans.Du 1er au 30 décembre à la Maison Théâtre.PHOTO FOURNIE PAR LA MAISON THÉÂTRE PHOTO AP NATHALIE COLLARD MÉDIAS Les journalistes sont-ils devenus trop bourgeois, leurs préoccupations se sont-elles éloignées de celles du «vrai monde» à mesure que leurs conditions matérielles se sont améliorées?La question était en filigrane du congrès annuel de la FPJQ qui avait lieu le week-end dernier à Québec.Le sujet a été abordé une première fois dans le cadre de l\u2019atelier sur la «madamisation » des médias.La FPJQ avait décidé de donner suite au débat lancé en mars dernier par une chronique du journaliste Stéphane Baillargeon du Devoir, chronique dans laquelle il se questionnait sur l\u2019omniprésence des sujets qu\u2019il considérait comme frivoles ou superficiels, traités dans les médias par des madames bourgeoises de l\u2019axe Outremont- P la teau-Sa i nt -L amber t .Baillargeon, « condamné à regarder Les Lionnes et à écouter la Première Chaîne de Radio- Canada en attendant chez lui la visite du plombier», avait même trouvé un qualificatif pour baptise cette tendance : « la madamisat ion » des médias.Accusé de sexisme et de misogynie, le journaliste avait dû clarifier sa pensée dans une seconde chronique.Au fond, ce qu\u2019il avait voulu critiquer, précisait-il, c\u2019était la tendance à traiter de sujets plus légers au détriment de l\u2019analyse et de la réflexion.Samedi matin, le journaliste du Devoir était donc invité à débattre avec la chroniqueuse de La Presse Marie-Claude Lortie, qui traite souvent dans ses chroniques de sujets comme l\u2019alimentation, la vie familiale, le statut des femmes, etc.Statistiques à l\u2019appui, cette dernière a démontré que les sujets «style de vie» représentaient un infime pourcentage de la couverture médiatique dominée par le sport et la politique.Il n\u2019y a pas «madamisation » mais bien «TSNisation», a-t-elle ironisé en faisant référence à l\u2019obsession collective des médias pour les sports en général et le hockey en particulier.La chroniqueuse a aussi rappelé que l\u2019arrivée des femmes dans les médias avait permis de mettre de l\u2019avant des sujets qui touchent le quotidien, comme la santé ou l\u2019alimentation, et que c\u2019était loin d\u2019être banal.Comme son collègue du Devoir, elle trouvait exagérée la prolifération des émissions de télé consacrées à la bouffe, observant toutefois que ces émissions sont dominées par des hommes qui ont transformé la cuisine en véritable sport de combat.Débat de fond L\u2019atelier aurait pu se limiter à un échange d\u2019insultes polies mais il s\u2019est transformé en débat de fond passionnant sur la place des femmes dans les médias, sur la définition de la superficialité (parler d\u2019alimentation est-il vraiment superficiel lorsqu\u2019on mange trois fois par jour et que nos choix dans ce secteur peuvent être aussi politiques qu\u2019un vote?) et, en bout de piste sur l\u2019embourgeoisement de la classe journalistique (on parle de journalistes à l\u2019emploi de grands médias, non pas des journalistes-pigistes) mieux payée et plus à l\u2019aise financièrement que la moyenne des Québécois.Comme ce sont les journalistes qui influencent les choix éditoriaux, l\u2019embourgeoisement des thèmes abordés (parle-t-on trop de foie gras?) est-elle un reflet de leur propre embourgeoisement?Ça se bousculait au micro pour commenter et ajouter son grain de sel (de Maldon?).Féminisme Dans la salle, questions et commentaires n\u2019ont pas tardé à fuser: l\u2019ancienne journaliste de Radio-Canada Suzanne Laberge a semoncé le journaliste du Devoir en lui rappelant la place historique des sujets féminins et leur importance dans l \u2019émanc ipat ion des femmes au Québec.Les émissions de jour ne s\u2019adressent pas à vous, a-t-elle lancé au journaliste du Devoir.Plusieurs journalistes sont quant à elles venues rappeler que la prolifération des sujets dits «pour madames » répondait à des incitatifs financiers (attirer un auditoire féminin qui dépense beaucoup) et que très souvent, c\u2019étaient des hommes qui croyaient savoir et décidaient des contenus pouvant intéresser les femmes.Le débat hommes-femmes dans les médias doit être refait, a plaidé pour sa part Josée Boileau, rédactrice en chef du Devoir, une des rares femmes patronnes de presse.Le sexe des patrons influencet- il les choix éditoriaux?Et surtout, les sujets dits féminins, qui sont au fond des sujets universels, auraient-ils moins de valeur que les sujets dits masculins, comme la politique ou l\u2019économie?Autre question sous-jacente provoquée par cette discussion: existe-t-il une telle chose qu\u2019un sujet féminin ou masculin ?L\u2019auditoire de l\u2019émission Enquête est majoritairement féminin, est venu rappeler une cadre de Radio- Canada.Donc, la question qui tue: le féminin aurait-il moins de valeur que le masculin?Voyez, les débats peuvent être philosophiques dans un congrès de journalistes.Finalement, convenons que le thème «madamisation», en plus d\u2019être méprisant, était sans doute mal choisi.Convenons aussi que les médias se préoccupent davantage du sort des bien nantis et autres consommateurs (sans doute parce qu\u2019ils représentent une part importante de leurs lecteurs) et peut-être moins de celui des travailleurs (comme l\u2019a rappelé le collègue André Noël), ceux qu\u2019on appelait autrefois « la classe ouvrière».À ce sujet, il serait intéressant de réfléchir collectivement à des façons de combler le fossé entre journalistes d\u2019un côté et lecteurs de l\u2019autre.La tendance à ouvrir les cloisons des salles de rédaction afin de faire participer les lecteurs/ auditeurs/téléspectateurs semble une avenue prometteuse pour s\u2019assurer que la classe journalistique ne soit pas déconnectée de son public.Enfin, preuve que la question de l\u2019embourgeoisement en préoccupe plus d\u2019un, elle a rebondi une seconde fois durant le congrès, à l\u2019assemblée générale du dimanche matin, lorsque des membres de la FPJQ se sont demandés si le château Frontenac n\u2019était pas «trop cher et trop glamour» pour la tenue de leur congrès.Certains journalistes ont rappelé que 400$ représentait une grosse somme pour certains à quelques semaines de Noël.Le secrétaire de la FPJQ, Claude Robillard, a remis les pendules à l\u2019heure.L\u2019hôtel a été choisi pour sa capacité d\u2019accueil et le prix des chambres n\u2019y est pas plus élevé que dans les hôtels concurrents.Et rassurez- vous, il n\u2019y avait pas de foie gras au menu.Trop bourgeois, les médias ?L\u2019atelier aurait pu se limiter à un échange d\u2019insultes polies mais il s\u2019est transformé en débat de fond passionnant sur la place des femmes dans les médias, sur la définition de la superficialité et, en bout de piste sur l\u2019embourgeoisement de la classe journalistique.Cirque du Soleil : Viva Elvis prendra fin en 2012 MGM Resorts a décidé de mettre un terme au spectacle Viva Elvis du Cirque du Soleil, à la fin de 2012, à Las Vegas.C\u2019est la première fois qu\u2019un spectacle du Cirque du Soleil prend fin avant terme à Las Vegas.Viva Elvis a été présenté 900 fois et vu par 1 million de spectateurs.Daniel Lamarre, président du Cirque du Soleil, a précisé que MGM Resor ts a pri s cet te décision pour des rai sons d \u2019ordre économique, puisque les ventes de billets n\u2019ont pas répondu aux attentes.\u2014 La Presse Concours OSM: Gordon Bintner récompensé Gordon Bintner, baryton de 23 ans de la Saskatchewan, est le grand lauréat, toutes catégories confondues, du Concours OSM, subventionné depuis 19 ans par Standard Life.La compétition de cette année, la 72e, était consacrée aux bois, aux cuivres et au chant et avait réuni 23 concurrents d\u2019un peu partout au Canada.Au grand prix de 10 000$, remporté par Gordon Bintner, s\u2019ajoutent des engagements à Radio-Canada, au Centre national des Arts et au Centre d\u2019arts Orford, ainsi que des tournées au Chili, à Terre-Neuve et dans les Territoires du Nord-Ouest.Le premier prix dans chacune des deux autres catégories, également de 10 000$, va à Eric Abramovitz, clarinettiste de 18 ans, et Vanessa Fralick, tromboniste de 25 ans.Des prix de 5000$ chacun vont à Geoffrey Sirett, baryton, et Vincent Boilard, hautboïste.Gordon Bintner chantera au traditionnel concert du grand lauréat, le mardi 6 décembre.On ignore son programme pour l\u2019instant.\u2014 La Presse FLASHES PHOTO FOURNIE PAR FOX SEARCHLIGHT llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 2 8 N O V E M B R E 2 0 1 1 ARTS ANDRÉ DUCHESNE Émilie Beaulieu-Guérette est devenue hier soir la première gagnante de la nouvelle ère de La course autour du monde à la suite d\u2019un vote extrêmement serré devant Hervé Baillargeon.Ninon Pednaul t a pa r ailleurs remporté le Prix du public commandité par La Presse tandis que Ninon et Hervé ont remporté le Prix de la meilleure direction photo pour leur reportage «C\u2019est la faute à Berlusconi » tourné en Italie.Geneviève Dulude- DeCelles complétait le quatuor des finalistes.La course, qui a duré 10 semaines et qui, au départ, rassemblait 10 concurrents, s\u2019est déroulée dans neuf pays, de la Polynésie française au Costa Rica, en passant par le Japon, le Cambodge, le Sri Lanka, l\u2019Italie, le Maroc, Gibraltar et l\u2019Équateur.Ex aequo Au bout du compte, Émilie et Hervé sont arrivés ex aequo avec un total de 743,33 points attribués par le jury (Marcel Jean, François Parenteau, Nathalie Petrowsky).Faisant appel aux règlements, les organisateurs ont alors fait la moyenne de leurs deux derniers films où Émilie a obtenu les meilleurs résultats.Du coup, elle a remporté la bourse de 15 000 $ remise par Desjardins Assurances Voyages et une participation à la réalisation d\u2019une émission diffusée par Évasion.« Je suis très surprise et très heureuse.Je ne suis pas encore tout à fait remise de mes émotions, a indiqué la lauréate en entrevue avec La Presse.Je suis anthropologue de formation et, jusqu\u2019à l\u2019an dernier, je n\u2019avais aucune expérience avec la vidéo.Mais avec tout ce qui s\u2019est passé au cours des der - niers mois, je réoriente ma carrière et je veux faire du documentaire.» D\u2019ailleurs, la jeune femme de 27 ans a été acceptée à l\u2019Institut national de l\u2019image et du son ( INIS) où elle entreprendra une formation à compter de janvier 2012.Prix du public Ninon Pednault a de son côté remporté le Prix du public à la suite du vote populaire exprimé sur l\u2019internet.Remis par Martin Tremblay, directeur responsable de la photo et de la vidéo à La Presse, le prix est constitué d\u2019un stage de quatre semaines au quotidien de la rue Saint-Jacques et d\u2019une bourse de 5000$.Le Prix de la meilleure direction photo vient avec un équipement photo/vidéo d\u2019une valeur de 6000 $ remis par LL Lozeau.En remportant la course, Émilie Beaulieu-Guérette a jout e son nom à c eux de Catherine Fol , Denis Vil leneuve, Guy Nantel , Philippe Falardeau, François Prévost, Philippe Desrosiers et plusieurs autres qui avaient remporté les grands honneurs dans les années 90.Cela ajoute-t-il de la pression?«Non, rit-elle.Ce n\u2019est plus la même course.Alors, c\u2019est davantage un honneur.Je vais faire de mon mieux pour faire maintenant mon chemin dans le documentaire.» La course reviendra l\u2019an prochain.Évasion débutera ses auditions pour la seconde audition en février prochain.D\u2019ici là, on pourra revoir l\u2019émission finale demain soir à 19h.Toute la saison de La course autour du monde sera aussi présentée en rediffusion du lundi au vendredi, à 19h, à compter du 26 décembre.Émilie remporte de justesse La course autour du monde PHOTOS FOURNIES PAR LE CANAL ÉVASION En haut, Émilie Beaulieu-Guérette accompagnée d\u2019un réfugié afghan en Italie et ci-dessus, Hervé Baillargeon au Cambodge.«Je suis anthropologue de formation et, jusqu\u2019à l\u2019an dernier, je n\u2019avais aucune expérience avec la vidéo.Mais avec tout ce qui s\u2019est passé au cours des derniers mois, je réoriente ma carrière et je veux faire du documentaire.» \u2014 Émilie Beaulieu-Guérette Belle récolte pour les films québécois à Moncton Plusieurs films québécois ont été primés par le jury et le public au cours du week-end à l\u2019occasion de la 25e édition du Festival international du cinéma francophone en Acadie (FICFA) qui avait lieu à Moncton au Nouveau-Brunswick.À nouveau, le film Le vendeur de Sébastien Pilote s\u2019est distingué en remportant le prix «La vague» du meilleur long métrage canadien de fiction.Monsieur Lazhar de Philippe Falardeau a quant à lui remporté le prix «La vague Coup de coeur » décerné par le public.Dans la catégorie des documentaires, le film Godin de Simon Beaulieu a obtenu une mention spéciale.Enfin, le film Ce n\u2019est rien de Nicolas Roy a remporté le prix du meilleur court métrage canadien.Une mention spéciale a été attribuée à Martin Thibodeau pour son oeuvre Sang froid.\u2014 André Duchesne FLASH ÉRIC CLÉMENT CRITIQUE Solide performance de Roch Voisine, vendredi soir, pour son retour au Centre Bell, six mois après la première d\u2019Americana à Montréal.For t de s e s 25 a n née s d\u2019expérience, le chanteur a montré une belle aisance et a ravi son public avec les chansons country d\u2019Americana et quelques-uns de ses classiques.C\u2019est l\u2019humoriste Patrick Hua rd qui a présenté le chanteur, après avoir fait son numéro de Rogat ien et égrené quelques sacres en évoquant les « Occupy Montréa l » et l \u2019émission Occupation double.Classiques country Roch Voisine est arrivé tout de noir vêtu pour lancer la soirée avec That\u2019s How I Got to Memphis de Tom T.Hall.Derrière lui et ses musiciens, des images made in USA défilaient sur un écran géant.Après l \u2019incontournable Crazy, i l a enchaîné avec Suspicious Mind, Heart of Gold (avec un harmonica , oui monsieur !), Mrs Robinson, Let it be me et d\u2019autres classiques country.L\u2019ambiance de la première moitié du spectacle n\u2019était pas survoltée, mais le public (moyenne d\u2019âge 45-50 ans) prenait du plaisir.C\u2019est après Always on my mind et City of New Orleans que des spectateurs ont commencé à danser et à taper dans leurs mains.Le party était pogné.Tout le monde était debout sur Pretty Woman, où Roch Voisine était accompagné par Garou, comme sur Johnny B.Goode.Après Pretty Face, retour à une rythmique plus traînante avec Cowboy virtuel pour laquelle Luc De Larochellière est monté sur scène mais sa voix s\u2019est un peu perdue vers la fin.Dans la foule Roch Voisine est ensuite des cendu da ns l a fou le chanter quelques chansons, notamment Petit Papa Noël avec Jeff Smallwood et bien sûr Hélène.Le spectacle s\u2019est terminé avec Darlin\u2019 et I\u2019ll always be there.Belle performance des musiciens , notamment le vétéran Réjean Rej Lachance à la guita re et Nathal ie Bonin au violon.Roch Voisine a dit à La Pre s s e après le spec tacle qu\u2019il était bien content de sa soirée, notamment de son solo dans la foule.«C\u2019était mieux réussi que le 3 juin.On avait eu des problèmes techniques.Là, c\u2019était bien et intime.» ROCH VOISINE AU CENTRE BELL Efficace et intime «C\u2019était mieux réussi que le 3 juin.On avait eu des problèmes techniques.Là, c\u2019était bien et intime.» \u2014 Roch Voisine llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 2 8 N O V E M B R E 2 0 1 1 A R T S 3 À L\u2019AFFICHE DÈS LE VENDREDI 16 DÉCEMBRE Pour participer, remplissez le coupon ci-joint et postez-le à: PROMOTIONPINA 3D Annexe Communications 438, McGill Suite 400, Montréal, QC H2Y 2G1 NOM : ________________________________________________________________________ ADRESSE : _____________________________________________________________________ VILLE : __________________________________________ CODE POSTAL : ___________________ TÉL.(jour) :____________________________________ TÉL.(soir) : _________________________ prière d\u2019écrire lisiblement Le tirage des 75 laissez-passer doubles aura lieu le 6 décembre \u2022 Les gagnants recevront un laissez-passer double par la poste \u2022 L\u2019annonce promotionnelle sera publiée les 28, 29 et 30 novembre \u2022 valeur totale des prix: 1500$ \u2022 aucun achat requis \u2022 Règlements du concours sont disponibles chez Annexe Communications invitent 150 personnes à la première du film Le lundi 12 décembre à 19h30 au cinéma Quartier Latin MTL et Un film de WIM WENDERS pour PINA BAUSCH www.pina-lefilm.ca eenn 33DD Hors Compétition COUREZ LA CHANCE DE GAGNER « La télévision, y devraient appeler ça: «Comment devenir zombie en 72 téléromans.» DEPUIS QUE L\u2019MONDE A LA TÉLÉVISION, L\u2019MONDE ÉCOUTE PUS, Y R\u2019GARDE ! » \u2014 La manipulation 1979 Retrouvez cette citation et plus de 250 autres puisées dans le répertoire de l\u2019unique Yvon Deschamps, de 1968 à 2011.Pour tous les détails et pour participer : lapresse.ca/concours La date limite pour participer est le 15 décembre.Le tirage aura lieu le 16 décembre 2011 aux bureaux de LA PRESSE.La valeur totale approximative des prix est de 1 250 $. ARTS ESTHER BÉGIN COLLABORATION SPÉCIALE NEWYORK «Après Georges Bush, Sarah Palin et Michele Bachmann, je croyais que le Parti républicain avant atteint le fond du baril.Puis soudain est apparu Rick Perry\u2026» Il y a quelques jours, sur la scène du théâtre Beacon sur Broadway, Bill Maher était en feu.Le célèbre satiriste américain présenta it son spectacle à New York, après une semaine particulièrement fertile dans la course à l\u2019investiture républicaine.Auparavant, le candidat Rick Perry, gouverneur du Texas, avait figé pendant 53 secondes en plein débat républicain, incapable de nommer le troisième ministère qu\u2019 i l promet d\u2019abolir une fois élu président.Le malheureux a fini par capituler : « Je ne sais pas.Désolé.Oups ! » « Perry est parfait pour le Texas, pas pour la présidence amér ic a ine ! » a décoché Maher, f idèle à son style franc-tireur.Rire généra l dans l \u2019audience.Applaudissements nourris.Aux États-Unis, malgré une morosité économique qui perdure, on ne manque pas de rire des travers des politiciens.L\u2019extrait vidéo de la gaffe de Perry a fait le tour des talk-shows de fin de soirée et le plus pur bonheur de ses animateurs.Il fallait s\u2019y attendre, le délirant Jon Stewart en a fait ses choux gras à son Daily Show diffusé sur le réseau Comedy Central.Reprise du « oups moment » de Perry.Retour à l\u2019écran d\u2019un Stewart hurlant : «Ne sommes-nous pas divertis ! ?Ne sommes-nous pas divertis!!?Ne-sommesnous- pas-di-ver-tis!!!?» L\u2019animateur déchaîné a ensuite croisé les mains vers le ciel et remercié « Dieu » pour cette manne divine.« Ma chance d\u2019être président des États-Unis ?» a parodié Stewart se tortillant sur sa chaise «oups ! ».Son audience en a redemandé.Pour tenter de limiter les dommages, Rick Perry luimême s\u2019est livré au fameux top 10 du Late Show de David Letterman sur CBS, récitant la « liste des 10 excuses » pour justifier son embarrassant trou de mémoire.Justi fication ult ime de not re ga f feu r nat iona l .« Je venai s d \u2019apprend re que Justin Bieber est mon père\u2026» L\u2019extrait a embrasé le web et la télé.Letterman n\u2019en souhaitait pas tant.D\u2019autres encore.Le flamboyant cowboy du Texas n\u2019est pas le seul aspirant présidentiel républicain à procurer de la bonne matière aux humoristes par les temps qui courent.Le magnat de la pizza Herman Cain , empêtré dans des accusations de harcèlement sexuel, constitue à lui seul une véritable mine d\u2019or pour les faiseurs de blagues.« Une cinquième femme affirme avoir eu des problèmes avec Herman Cain », raconte Jimmy Kimmel à son émission de variétés présentée sur ABC.«Si ça continue comme ça, il ne sera pas élu président, mais plutôt gouverneur de la Californie».En fait, aux États-Unis, les gags sur des politiciens sont devenus tellement savoureux qu\u2019ils sont continuellement repris par les Morning Joe, American Morning et autres émissions de télé matinales.On trouve même un montage quotidien des meilleurs moments sur Politico.com.« J\u2019 a i h â t e que M it t Romney soit officiellement choisi leader républicain », a poursuivi Bill Maher au théâtre Beacon, mettant la table aux blagues potentielles sur la religion de l\u2019actuel favori dans la course.« Les Américains vont commencer à « googler » le mot mormon ! » a-t-il crâné.Maher et sa bande peuvent continuer à se frotter les mains de satisfaction.La saison des prima i res n \u2019e s t même pa s enc or e commencée\u2026 COURSE À L\u2019INVESTITURE RÉPUBLICAINE Une vraie manne pour les humoristes PHOTO MARIO ANZUONI, ARCHIVES REUTERS Les bévues des candidats à l\u2019investiture républicaine font les choux gras des humoristes comme Bill Maher, qui s\u2019en est donné à coeur joie lors de son spectacle présenté au Beacon Theater de New York.La troupe de cirque, qui fêtera ses 10 ans l\u2019an prochain, a entamé il y a quelques mois des discussions avec la SHDM.Elle estime que le Musée est parfaitement adaptable à ses besoins.D\u2019autres sites potentiels ont été identifiés par la troupe, dont la TOHU et l\u2019École de cirque de Verdun, mais ils ont été écartés pour le moment.«Nous avons plusieurs nouveaux projets sur les rails : notre nouvelle création prévue pour l\u2019été prochain, la formation d\u2019une nouvelle équipe de Traces pour l\u2019Europe, la reprise de PSY à Ottawa en juin, etc.Nous avons absolument besoin d\u2019un lieu de répétition où nous pourrons regrouper toutes nos activités», explique Nassib El Husseini, directeur général des 7 doigts.Le plan de la compagnie comprend l\u2019aménagement d\u2019un grand studio de création, de deux studios d\u2019entraînement et d\u2019une salle de danse dans l\u2019édifice de sept étages.Le Cabaret du Musée Juste pour rire serait maintenu dans son état actuel et continuerait de présenter des spectacles.Le Groupe Juste pour rire continuerait d\u2019occuper le bâtiment adjacent.La SHDMfavorable La SHDM affirme vouloir conserver la vocation culturelle de cette ancienne brasserie (Ekers) élevée en 1894, mais pas à n\u2019importe quel prix.Carl Bond, a confirmé à La Presse que la Ville de Montréal et la SHDM étaient toutes deux à la recherche d\u2019un «utilisateur culturel».M.Bond affirme que son organisme est favorable au projet des 7 doigts de la main, mais qu\u2019elle attend «la confirmation d\u2019un engagement financier » de sa part.La SHDM n\u2019a pas voulu spécifier le prix de vente de l\u2019immeuble.«Nous attendons d\u2019abord de recevoir une proposition » a-t-il dit, en ajoutant que d\u2019autres groupes culturels auraient manifesté leur intérêt.Il a toutefois indiqué que la valeur de l\u2019édifice est estimée à 3,1 millions.Une somme qui correspond à une partie de la dette du Groupe Juste pour rire qu\u2019elle a épongée en 1997.« Nous ne pouvons céder l\u2019immeuble aux 7 doigts gratuitement », dit M.Bond.On pourrait signer avec eux un bail à long terme sur une période de 30 ans (comme nous l\u2019avons fait avec Éloize pour la gare Dalhousie), mais avec une rente annuelle qui pourrait être de 100 000$.» Les 7 doigts, eux, se disent prêts à négocier cette rente.Montréal et Québec De son côté, la Ville de Montréal dit «miser» sur les 7 doigts de la main, le partenaire le plus « crédible » jusqu\u2019à présent, selon Philippe Rousseau, responsable des relations avec les médias.«On aimerait que ce projet se concrétise, mais rien n\u2019est conclu.Les discussions vont se poursuivre dans les prochains mois », a-t-il laissé tomber.La Ville de Montréal a refusé de révéler combien elle était prête à investir dans le projet.La porte-parole du ministère de la Culture, Annie LeGruiec, n\u2019a pas voulu commenter le projet des 7 doigts, ni préciser la contribution financière du gouvernement.«On souhaite que ce bâtiment conserve sa vocation culturelle.Mais notre rôle est d\u2019accompagner les organismes admissibles au programme d\u2019aide aux immobilisations, qui prévoit une subvention pouvant allant jusqu\u2019à 90% du projet.» Dans le cas de la gare Dalhousie, la SHDM a cédé le bâtiment au Cirque Éloize pour une durée de 30 ans en échange d\u2019une rente de 1 $.«Une transaction qui n\u2019a eu aucun impact financier sur la SHDM», indique M.Bond.En échange, le Cirque Éloize s\u2019est engagé à faire des travaux d\u2019amélioration de 4 millions au cours des deux premières années.Le ministère de la Culture pourrait financer plus des deux tiers du coût des travaux grâce à son programme d\u2019aide aux immobilisations.Bientôt un nouveau toit ?DOIGTS suite de la page 1 CLAUDE GINGRAS CRITIQUE C\u2019était programme « latino» hier après-midi à l\u2019Orchestre Métropolitain.Une idée qui en vaut bien d\u2019autres et qui avait attiré une salle presque comble à la Maison symphonique, à une heure où cinq autres concerts figuraient au calendrier.On ne sait trop pourquoi, Alain Trudel, le chef invité, modifie l\u2019ordre du programme et dirige d\u2019abord la première Sinfonietta du Brésilien Heitor Villa-Lobos, ensuite la quatrième SymphonieduMexicain Carlos Chavez.Chavez l\u2019a sous-titrée Romantique, tout comme Bruckner avant lui pour sa propre quatrième.Mais la ressemblance s\u2019arrête là.Chavez , comme Vil la- Lobos d\u2019ailleurs, ne compte certainement pas parmi les compositeurs importants de l\u2019histoire.Quelques titres de l\u2019un et de l\u2019autre suffisent.Les deux musiciens savent écrire et savent orchestrer, auc un doute l à- de ssus .Hélas ! ils n\u2019ont rien (ou pas grand-chose) à dire.Pardessus tout, il manque à leur langage cette extraordinaire force mélodique qui fa it de Beethoven ce qu\u2019il est \u2013 pour citer l\u2019exemple le plus patent.Avec Chavez, Villa- Lobos et quelques milliers d\u2019autres, nous tombons à un niveau très inférieur, au royaume des petits maîtres.Quand même, i l é t a it intéressant d\u2019entendre ces pages\u2026 une foi s .Je ne connaissais pas la pièce de Villa-Lobos \u2013 l\u2019une des quelque 1 000 qu\u2019il a laissées ! Du Chavez, il existe un enregistrement de 1958 dirigé par l\u2019auteur.Trudel a fait aussi bien.Même chose pour l\u2019OM, qui sonnait magnifiquement hier, notamment chez les cordes bien unifiées.On compléta it ce programme sud-américain avec une dizaine de tangos groupés en deux blocs.L\u2019OM s\u2019y adjoignait le populaire Quartango, devenu quintette par l\u2019addition d\u2019une percussion au quatuor piano-bandonéon- violon-contrebasse, ainsi que deux danseurs spécialisés dans le genre : la très belle et très souple Roxana Callegari et l\u2019élégant Fabian Belmonte.Genre très particulier, le tango mêle, tout à la fois, mélancolie, noblesse, mystère et sensualité.Ce curieux mélange, les interprètes d\u2019hier nous l\u2019ont fait apprécier au plus haut point.La salle était manifestement plus sensible à ce message qu\u2019à celui, plutôt vide, de MM.Villa- Lobos et Chavez.À 18h12, à l\u2019auditoire qui en demandait encore, René Gosselin, le pittoresque contrebassiste de Quartango, fit savoir, en riant, que le groupe avait préparé deux rappels ! ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN et QUARTANGO.Chef invité : Alain Trudel.Hier après-midi, Maison symphonique de Montréal.Programme : Sinfonietta no 1 (1916) \u2013 Villa-Lobos Symphonie no 4 (Romantica) (1953) \u2013 Chavez Tangos avec danseurs ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN Le tango d\u2019abord Aux États-Unis, malgré une morosité économique qui perdure, on ne manque pas de rire des travers des politiciens.Genre très particulier, le tango mêle, tout à la fois, mélancolie, noblesse, mystère et sensualité.Ce curieux mélange, les interprètes d\u2019hier nous l\u2019ont fait apprécier au plus haut point.PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE Le plan des 7 doigts de la main comprend l\u2019aménagement d\u2019un grand studio de création, de deux studios d\u2019entraînement et d\u2019une salle de danse dans l\u2019édifice de la rue Saint-Laurent.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 2 8 N O V E M B R E 2 0 1 1 ARTS Bien qu\u2019il trouve l\u2019exercice « terrifiant », Marcel Pomerlo propose un deuxième spectacle solo dans lequel il assume (presque) tous les rôles sur scène et en dehors.LUC BOULANGER COLLABORATION SPÉCIALE Ironiquement, le comédien et créateur Marcel Pomerlo s\u2019est lancé dans l\u2019aventure du spectacle solo pour en finir avec\u2026 la solitude.C\u2019était en 2002, avec le très beau L\u2019Inoublié ou Marcel Pomme-dans-l\u2019eau : un récit-fleuve, qu\u2019il a joué durant près de trois ans à Montréal, puis en tournée.Il revient cet automne avec une création Gaëtan (pièces à assembler à la maison) à l\u2019affiche dès demain du Théâtre de Quat\u2019Sous.Le spectacle sera présenté en mars prochain au Studio du Théâtre français du CNA, à Ottawa.Outre des titres originaux, ces deux pièces ont en commun leur processus de création.Pomerlo porte (presque) tous les chapeaux : écriture, mise en scène, interprétation, costumes ; en plus de collaborer à la scénographie (réalisée par Cédric Lord) et à la musique (signée Éric Forget).Il s\u2019est inspiré des oeuvres du peintre montréalais Marc Tremblay.Entre autres huit tableaux de sa série intitulée Tenir en dépit des malgré, qu\u2019on verra en toile de fond du décor.Si Gaëtan est moins autobiographique que son précédent solo, le personnage baigne dans le même univers poétique et épuré, lumineux et délicat.«C\u2019est à la fois merveilleux et terriblement angoissant un solo », confie Pomerlo, rencontré dans les bureaux de Momentum, la troupe (dont il est cofondateur) qui coproduit Gaëtan avec le Théâtre français du CNA.«À mes yeux, le solo demande plus que de bien jouer ou de donner une bonne performance; c\u2019est aussi une prise de parole, un acte de résistance.C\u2019est une liberté qui donne le vertige.Mais d\u2019en assumer tous les aspects me permet d\u2019aller au bout d\u2019une vision théâtrale.Et pour moi, la création, c\u2019est un questionnement sur le monde.» L\u2019enfance de l\u2019art Gaëtan est le récit d\u2019un homme seul face à son destin.Un homme en morceaux qui se reconstruit grâce à l\u2019art.«Car je crois, comme Strindberg, que l\u2019âme est un assemblage de pièces de toutes sortes», ajoute l\u2019auteur.Gardien de nuit dans un musée, Gaëtan est sans famille.Il a été élevé dans un orphelinat par une religieuse.Né avec «deux coeurs», il passera son enfance sur des tables d\u2019opération pour régler ses problèmes de santé.«L\u2019enfance est le premier territoire sur lequel on atterrit, dit Pomerlo.Pour certains, ce territoire est lisse et doux; pour d\u2019autres, il est morcelé, fracturé.Mais on ne peut pas devenir adulte, si on n\u2019explore pas son enfance.» Une nuit au musée, le gardien sera ébloui par un Renoir : le portait d\u2019une actrice de la Comédie-Française, Jeanne Samary ; une toile immense et peinte en 1878 qui est, dans la réalité, exposée au Musée de l\u2019Ermitage, à Saint- Pétersbourg.«Lui, orphelin et bâtard, voit dans ce portrait la mère qu\u2019il s\u2019est imaginé depuis son enfance, qu\u2019il s\u2019est construit dans sa tête, explique Pomerlo.Une femme belle, grandiose, chaleureuse.Et c\u2019est le choc! Gaëtan ressortira du musée «le coeur léger, comme apaisé.Libéré d\u2019un poids qu\u2019il traînait depuis toujours et qui était demeuré non identifié.» Pour le créateur, l\u2019art peut sauver des vies.«Ça semble un peu gros comme affirmation, mais j\u2019y crois.Sauver des vies dans le sens de briser l\u2019isolement, d\u2019ouvrir une fenêtre.Adolescent, j\u2019ai connu des moments de solitude et de désarroi.Or, je me souviens d\u2019avoir lu Le torrent et d\u2019avoir vécu aussi un choc, comme a eu Gaëtan.L\u2019oeuvre d\u2019Anne Hébert avait des résonances sur ce que je vivais, ressentais.Anne Hébert, tout comme Bergman, a contribué à former l\u2019homme et l\u2019artiste que je suis devenu.» Si l\u2019art ne sauve pas des vies, il est assurément libérateur.Gaëtan (Pièces à assembler à la maison) par Marcel Pomerlo.Au Quat\u2019Sous, du 28 novembre au 17 décembre.THÉÂTRE / Marcel Pomerlo Plus jamais seul ANDRÉ DUCHESNE Le jeune comédien Rémi Goulet qui interprète Alex, f i ls de Gabriel le For tin (Marina Orsini) et Pascal Bi lodeau ( Jea n-Nicol a s Verreault) dans la télésérie 30 vies, vient d\u2019obtenir un des rôles principaux chez les jeunes joueurs de hockey dans le film Pee-wee, dont le tournage débutera le 30 janvier prochain.Ce long métrage en 3D réalisé par Éric Tessier (5150 rue des Ormes, Sur le seuil) mettra en vedette une équipe de hockey pee-wee de calibre AA participant au tournoi international de Québec.Rémi Goulet y interprétera Joey, un joueur talentueux à en devenir arrogant.Mais son règne est remis en quest ion après l \u2019arr ivée d\u2019un autre joueur vedette au sein de l\u2019équipe.Si le nom de Rémi Goulet nous a été confirmé par le producteur Christian Larouche (Les Films Christal), celui-ci a aussi indiqué que le comédien Raymond Bouchard, qui était pressenti pour incarner l\u2019entraîneur de l\u2019équipe, ne sera vraisemblablement pas de l\u2019aventure.« Comme nous avon s reporté le projet d\u2019un an, Raymond avait un conflit d\u2019horaire avec nos nouvelles dates de tournage, indique M.Larouche.Nous avons un autre candidat en vue, mais le contrat n\u2019est pas signé.Nous sommes entrés en préproduc t ion lundi (le 21 novembre) et nous devr ions avoi r complété notre distribution d\u2019ici une ou deux semaines.» Enthousiaste Pour le reste, M.Larouche demeure très enthousiaste avec ce projet innovateur.« Pee-wee sera le premier film québécois francophone en 3D, rappelle-t-il.Nous allons tourner en 2D pour ensuite en faire la conversion vers le 3D.Comme le film porte sur le hockey, ça va vite sur la glace.L\u2019oeil humain n\u2019aurait pas pu suivre un film tourné directement en trois dimensions.De toute façon, les techniques de conversion se raffinent constamment.L e s c ha ngemen t s s o n t hallucinants.» Le tournage se déroulera jusqu\u2019à la mi-mars.Des images seront entre autres tournées au Colisée de Québec et dans des arénas de Laval et Vaudreuil.Au total, 11 jeunes et leurs doublures (de vrais joueurs pee-wee AA) seront embauchés pour les besoins du tournage.Âgé de seulement 14 ans, Rémi Goulet a déjà un parcours d\u2019acteur impressionnant, tant en publicité que dans des rôles parlés et de figuration pour le cinéma et à la télévision.En janvier prochain, il ajoutera une autre corde à son arc puisqu\u2019il incarnera Anthony, un nouveau personnage de la série pour jeunes Tactik présentée sur les ondes de Télé-Québec.Un premier acteur confirmé pour le film Pee-wee PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION Rémi Goulet interprétera Joey, un joueur talentueux à en devenir arrogant, dans ce premier film québécois francophone en 3D.PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION Dans Gaëtan (pièces à assembler à la maison), Marcel Pomerlo porte presque tous les chapeaux : écriture, mise en scène, interprétation, costumes, en plus de collaborer à la scénographie.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 2 8 N O V E M B R E 2 0 1 1 A R T S 5 514 845-2322 VIVRE Les marchés de Noël sont aujourd\u2019hui nombreux au Québec.Des endroits parfaits pour dénicher des cadeaux faits main par des artisans locaux, mais avant tout l\u2019occasion idéale de se plonger dans l\u2019ambiance des Fêtes.À un mois de Noël, La Presse vous propose une liste des marchés à visiter.SOPHIE ALLARD Les sacs à main de Lison Wagner, alias louloutte, font fureur au Marché Casse- Noisette, qui se déroule depuis jeudi aux galeries du Palais des Congrès.Faits de fourrure recyclée, ils accrochent le regard.Les pièces sont uniques et créées de façon intuitive.Son meilleur vendeur?Ce grand fourre-tout pratique au pelage de coyote qui se détaille 540$.«On vous arrêtera souvent dans la rue, il ne faut pas être pressée», lance la designer, qui en est à son premier salon public.Elle fait dans l\u2019élégance plutôt que dans le traditionnel.Elle s\u2019approvisionne en matières premières auprès des chasseurs de caribous, de chevreuils et de wapitis.C\u2019est elle qui découpe et tanne la peau.Elle fait tout de zéro.À mille lieues du glamour et du flafla, Céline Barbeau, alias Céline en laine, propose, toujours au Marché Casse- Noisettes, des merveilles tricotées en laine de mérinos, en cachemire de Mongolie et autres fibres nobles.«J\u2019ai besoin que chaque chose ait une âme, je n\u2019utilise que des fibres naturelles, souvent teintes à la main.» Elle a mis 12 heures à tricoter sa souris Petite chérie (120$) faite de laine de mérinos, de soie et de lin teint à la main.Elle tricote des écharpes, des bérets, mais aussi des marque-pages, des tuques pour enfants aux allures de fraises et des bonnets style «cupcakes» pour oeufs à la coque! «Je ne gagne pas ma vie en tricotant, mais je m\u2019amuse follement.J\u2019ai une passion pour la fibre, pour le geste aussi.On devient accro au tricot», lance cette maman de trois enfants (celineenlaine.ca).À noter que 10% des ventes des exposants ainsi que tous les revenus des Grands Ballets iront au Fonds Casse-Noisette pour enfants, qui permet à des enfants issus de milieux défavorisés de participer à des ateliers éducatifs et d\u2019assister à une représentation du ballet.D\u2019autres coups de coeur?Les bijoux fabriqués à partir de broches anciennes, textiles récupérés et pierres d\u2019Amérique latine d\u2019Estralla Bijoux.Les vêtements gracieux, un rien coquins, de Kollontaï.La porcelaine et la verrerie du designer Jean- Claude Poitras.Marché Casse-Noisette, jusqu\u2019au 4 décembre.Galeries du Palais des congrès de Montréal.marchecassenoisette.com SOPHIE ALLARD Exit les centres commerciaux.On préfère les marchés de Noël, tantôt rustiques, tantôt gourmands, pour se balader au grand air, voir des « tapeux de pied » en action et entendre chanter Noël de vive voix par des chorales.Pour des emplettes authentiques.DESMARCHÉS POUR L\u2019AUTHENTICITÉ MARCHÉ DE NOËL ET DES TRADITIONS DE LONGUEUIL Une cinquantaine de maisonnettes décorées et illuminées transformeront le parc St.Mark en un joli petit village rappelant les Noëls d\u2019antan pour une cinquième année.Des sculpteurs sur glace, un forgeron, un fabricant de chandelles travailleront sous vos yeux, tandis que des spectacles de danse folklorique, de conteurs et de chorales donneront une ambiance festive au marché.En vedette: produits du terroir, fourrures, lainages, savons et bijoux.Dès le 3 décembre, les vendredis, samedis et dimanches, ainsi que les 21 et 22 décembre.vieuxmetiers.ca MARCHÉ DE NOËL DE JOLIETTE-LANAUDIÈRE Ici, les gourmands seront comblés et auront l\u2019embarras du choix pour se sustenter.À vendre : des produits du canard, de canneberges et de l\u2019érable, des découpes de sanglier et de bison, du miel, des vins locaux.Et pourquoi ne pas déguster une part du gâteau en pain d\u2019épices géant ! À noter : le père Noël défile le 10 décembre.Aussi au programme, ateliers de musique traditionnelle, de décoration et de scrapbooking pour enfants.Du 8 au 22 décembre, centre-ville de Joliette.archesdenoeljoliettelanaudiere.com SALON DES MÉTIERS D\u2019ART DU QUÉBEC Incontournable du temps des Fêtes, le Salon des métiers d\u2019art regroupe 400 artisans, dont 62 nouveaux exposants.C\u2019est la plus importante exposition-vente des métiers d\u2019art professionnels au Canada.Écharpes de soie, bijoux, sculptures, chocolat, alcool, objets de céramique sont autant d\u2019idées-cadeaux.Seront du rendez-vous : Alain Moisan, luthier, et Yvonne Barreau-Fein, sculpteure textile, respectivement lauréats 2010 du Prix Jean-Marie Gauvreau et Prix de la relève Jean-Cartier.Du 2 au 22 décembre, à la Place Bonaventure.Entrée gratuite.metiers-d-art.qc.ca SOUK@SAT Après une année d\u2019absence, à cause d\u2019importantes rénovations à la Société des arts technologique, le très couru Souk@Sat est de retour cette année, toujours avec sa sélection d\u2019objets déco, accessoires, vêtements, gourmandises, jouets, livres, etc.Le tout avec un souci pour les produits fabriqués à Montréal.Une nouveauté cette année: le Foodlab, à l\u2019étage, pour les gourmands.Du 9 au 11 décembre, à la Société des arts technologiques.souk.sat.qc.ca SMART DESIGN MART Le Smart Design Mart, c\u2019est quelque 90 designers sélectionnés avec soin qui s\u2019installent dans un immense loft du Mile-End, avec musique et rafraîchissements.Cette année, le collectif En masse a été invité à créer sur place une installation artistique.Du 2 au 4 décembre, au 160, rue Saint-Viateur, 2e étage.www.smartdesignmart.com MARCHÉ DE NOËL DE L\u2019ASSOMPTION Mettant en vedette les artisans locaux, ce marché de Noël est bien plus qu\u2019une expo-vente.C\u2019est aussi : des maisonnettes rustiques, balades en carriole, des amuseurs publics, les spectacles des Mères Noël qui chantent Noël façon traditionnelle ou jazz et la prestation d\u2019un «tapeux de pied».Pourquoi ne pas y acheter son sapin de Noël?Du 1er au 23 décembre, au coeur de L\u2019Assomption.marchedenoeldelassomption.ca Ailleurs au Québec MARCHÉ DE LA GARE DE SHERBROOKE : les week-ends jusqu\u2019au 18 décembre, marchedelagare.com MARCHÉ DE NOËL D\u2019ANTAN DES COMPTONALES: les 3-4, 10-11 décembre, comptonales.com MARCHÉ DE NOËL DE TROISRIVIÈRES: 8 au 18 décembre, marchedenoeldetroisrivieres.qc.ca MARCHÉ DE NOËL DU MARCHÉ DU VIEUX-PORT DE QUÉBEC: jusqu\u2019au 31 décembre, marchevieuxport.com MARCHÉ DE NOËL ALLEMAND DANS LE VIEUX-QUÉBEC: 2 au 4, 9 au 11 décembre, communaute-allemande-quebec.com MARCHÉ DE NOËL DU VILLAGE QUÉBÉCOIS D\u2019ANTAN: du 16 au 18 décembre, du 23 décembre au 1er janvier (25 décembre fermé), villagequebecois.com LE MARCHÉ DE NOËL DE BAIESAINT- PAUL: 2 au 4 décembre, marchedenoelbsp.com Les artisans s\u2019exposent pour Noël Les produits de la boutique Mini Bulles.PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE Marché de Noël et des traditions de Longueuil.PHOTO FOURNIE PAR LE MARCHÉ DE NOËL & TRADITION DE LONGUEUIL Marché de Noël de l\u2019Assomption PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Souk@Sat PHOTO FOURNIE PAR LA SAT Creation d\u2019Atelier de la forêt PHOTO FOURNIE PAR SMART DESIGN MART llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 2 8 N O V E M B R E 2 0 1 1 "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.