La presse, 1 décembre 2011, X. Portfolio
[" PORTFOLIO MÉTALLURGIE www.lapresse.ca/portfolio MAIN-D\u2019OEUVRE L\u2019INDUSTRIE ESTENMODE RECRUTEMENT PAGE 6 MÉTAL Retrouvez notre dossier sur www.lapresse.ca/ metallurgie MARC TISON La Chine.Sa masse est telle que tout l\u2019univers de la métallurgie gravite autour d\u2019elle.Elle a accaparé 44 % de la production mondiale d\u2019acier en 2010.On prévoit que l\u2019Inde, en cinquième position, accédera au deuxième rang dès 2015 ou 2016.Dans cette galaxie, le Québec est un minuscule satellite excentré.Ses trois sidérurgistes , ArcelorMittal, Rio Tinto Fer et titane et les Forges de Sorel, produisent environ trois millions de tonnes par année.Les États-Unis en font autant en deux semaines, et la Chine en deux jours.Sur la planète aluminium, heureusement, le Québec occupe le troisième rang, avec 7% de la production mondiale, davantage que les États-Unis.Mais ce terrain est grugé par les nouveaux produits producteurs, et particulièrement par le colosse chinois.La Chine a remporté la part du dragon, passant en 10 ans de 12% à 40% de la production mondiale.Et pendant la même période, la production mondiale d\u2019aluminium a bondi de 24 millions de tonnes en 2000 à 41 millions en 2010! «C\u2019est le boom des pays émergents, le Brésil, la Russie, l\u2019Inde, la Chine, l\u2019Afrique du Sud, ce qu\u2019on appelle le BRICA», observe Marc- Urbain Proulx, économiste et professeur à l\u2019Université du Québec à Chicoutimi.La croissance de la consommation dans ces pays stimule la demande pour les matières premières.En y ajoutant les pays en voie d\u2019émergence \u2013 Pérou, Turquie, Thaïlande, Indonésie, notamment \u2013, «on peut penser qu\u2019on en a peutêtre pour trois, quatre, voire, selon certains, cinq décennies de forte demande mondiale de ressources naturelles», ajoute-t-il.Ces riantes perspectives expliquent la multipl ication des investissements, en dépit des inquiétudes sur les marchés occidentaux.«Dans l\u2019ensemble, le climat est propice, constate Serge Bergeron, président de la Table de concertation en métallurgie.On est sorti de la crise financière de 2009.Les prix des métaux se sont améliorés en 2010 et 2011, ce qui fait en sorte que les compagnies mères ont de l\u2019argent à investir pour affronter la stimulation dans leurs marchés.On voit qu\u2019il y a une effervescence dans le milieu métallurgique.» Petit mais honorable Dans ce combat de titans, le Québec peut quand même tirer honorablement son épingle du jeu.Prenons l\u2019exemple de la fonderie Horne, à Rouyn-Noranda, propriété de Xstrata, et seule fonderie de cuivre au Canada.«En terme de capacité, la Chine a construit l\u2019équivalent d\u2019une fonderie Horne à tous les quatre mois depuis quatre ans, décrit Louis- Philippe Gariépy, directeur, affaires corporatives, chez Xstrata CCR.Et les plans sont similaires pour les quatre à cinq prochaines années.» La fonderie Horne est la dernière survivante des sept que comptait le Canada.C\u2019est sa souplesse qui lui a valu ce destin et qui lui permet d\u2019aborder malgré tout l\u2019avenir avec optimisme.« Son avantage, c\u2019est qu\u2019elle est très flexible au niveau des concentrés de minerais «à façon», qui s\u2019adaptent à plusieurs formules », décrit Louis-Philippe Gariépy.Cette polyvalence, qui facilite une production à valeur ajoutée, est un des principaux avantages concurrentiels de la métallurgie québécoise, en large partie grâce à la qualité de sa main-d\u2019oeuvre.«L\u2019expertise n\u2019est pas le moindre de nos avantages, insiste Suzanne Proulx, directrice générale du Comité sectoriel de maind\u2019oeuvre de la métallurgie du Québec.Chez Alcoa, par exemple, chaque fois qu\u2019il y a des projets d\u2019investissements importants sur des sites partout à travers le monde, c\u2019est l\u2019équipe québécoise qui est envoyée.» Cette expertise doit continuer à être stimulée, en conjonction avec les universités et les centres de recherche, soutient-elle.«Il faut continuer à développer des innovations de produits et de technologies pour éviter que l\u2019industrie métallurgique devienne un jour uniquement des centres de production, mais qu\u2019on continue plutôt à avoir ici de la matière grise.» On ne peut pas compter que sur la matière première.LES TITANS DE MÉTAL Le Québec peut-il faire sa place sur le champ de bataille des géants de la métallurgie ?ÇA BOUGE ! FUSIONS ETACQUISITIONS PAGE 2 GRAPHISME DANIEL RIOPEL, LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1e r DÉCEMBRE 2011 Les États généraux de la métallurgie La métallurgie en action: s\u2019unir pour agir! Ensemble, préparons notre relève! L\u2019industrie métallurgique québécoise: 145 établissements, 30 000 emplois GRANDES TRANSACTIONS DANS LE SECTEUR MÉTALLURGIQUE Année Valeur de la transaction Cible Pays Acquéreur Pays Secteur (milliards de dollars US) 2011 9,43 Sumitomo Metal Industries Japon Nippon Steel Corp Japon Acier (3 premiers trimestres)* 4,950 Vale SA -Aluminium Operations Brésil Norsk Hydro Norvège Aluminium 4,110 Consollidated Thompson Iron Mines Canada Cliff Natural Resources inc.États-Unis Fer 2010 2,833 Daewoo International Corp.Corée du Sud Posco Co Ltd Corée du Sud Acier 2,500 BSG Resources Guinea Ltd Guernesey Vale SA Brésil Autres métaux 1,930 Mineracao Usiminas SA Brésil Sumitomo Corp Japon Acier 2009 1,970 Ternium Sidor Venezuela Corporacion Venezolana de Guayana Venezuela Acier 1,371 ThyssenKrupp CSA Siderurgica do Atlantico Ltda Brésil Vale SA Brésil Acier 0,962 Pangang Grop Sichuan Changcheng Special Steel Co Ltd Chine Panzhihua New Steel&Vanadium Co Ltd Chine Acier 2008 4,025 IPSCO Inc-Canadian Tubular Op Canada Evraz Group SA Russie Acier 3,493 InonX Mineracao SA Brésil Anglo American PLC Royaume-Uni Autres métaux 3,485 Boehler-Uddeholm AG Autriche Voestalpine AG Autriche Acier 2007 38,100 Alcan Canada Rio Tinto Royaume-Uni Aluminium 30,000 SUAL&Glencore International Russie et Suisse RUSAL Russie Aluminium 14,748 Corus Royaume-Uni Tata Steel Inde Acier 2006 46,048 Arcelor Luxembourg ArcelorMittal Pays-Bas Acier 5,217 Dofasco Canada Arcelor Luxembourg Acier 4,300 Frontdeal Russia Severstal Chypre Acier 2005 4,611 KyvorizhStal Ukraine Mittal Steel Pays-Bas Acier 2,960 Erdemir Turquie OYAK Turquie Acier 2,711 Hylsamek Mexique Techint Compania Tecnica Internacional Argentine Acier 2004 13,300 LNM Holdings Pays-Bas Ispat International Pays-Bas Acier 4,500 International Steel Group États-Unis Mittal Steel Pays-Bas Acier 2,144 wgang New Steel&Iron Chine Angang New Steel Chine Acier *Note: les transactions sont inscrites dans l\u2019année où elles ont été complétées, sauf celle entre Sumitomo Metal et Nippon Steel, annoncée en septembre 2011, mais qui doit être complétée en 2012.Sources : de 2004 à 2010: Forging Ahead Annual Review (PricewaterhouseCoopers) de l\u2019année concernée.Pour 2011 : Forging Ahead, Third quarter 2011 global metals industry mergers and acquisitions analysis, PricewaterhouseCoopers.PORTFOLIO MÉTALLURGIE MARC TISON Métal et fusion vont de pair: la formation de gigantesques édifices transfrontaliers a marqué la dernière décennie dans l\u2019industrie métallurgique.La patiente agrégation du sidérurgiste ArcelorMittal en a sans doute été l\u2019exemple le plus éloquent.Le premier acte avait été joué en 2002.Arcelor avait alors été créée par la fusion des soc ié tés A rbed , du Luxembourg, Aceralia, d\u2019Espagne, et Usinor, de France.En 2004, second acte: LNM Holdings et Ispat fusionnent, puis acquièrent International Steel Group, pour former Mittal Steel.Déjà, la transaction de 17,8 milliards change profondément le visage de l\u2019industrie.Mittal devient le premier sidérurgiste mondial, devant Arcelor.Mais ce n\u2019était encore qu\u2019un début.Deux ans plus tard, en 2006, Mittal achète Arcelor pour 46 milliards de dollars ! C\u2019était, et de loin, la plus importante transaction de l\u2019année dans le secteur de la métallurgie.Occupant le deuxième rang des transactions, Arcelor avait elle-même gobé la canadienne Dofasco pour 5,2 milliards, quelques mois plus tôt.En 2007, c\u2019est au tour de l\u2019aluminium de tonner.Rio Tinto avale Alcan, pour la modique somme de 38 milliards de dollars US.Les transactions ont chuté en 2008 et 2009 sous l\u2019effet de la crise financière, mais ont repris à la hausse en 2010.En septembre dernier, les premier et troisième producteurs d\u2019acier japonais, Nippon Steel et Sumitomo Metal Industries, ont annoncé leur fusion, pour prendre le deuxième rang à l\u2019échelle mondiale, derrière ArcelorMittal.«Il y a de grandes vagues d\u2019intégration, et nous en subissons une, commente Marc- Urbain Proulx, économiste et professeur à l\u2019Université du Québec à Chicoutimi.Les géants veulent se battre contre des géants et ils doivent continuer de grossir pour en avoir les moyens.Deuxièmement, ils croient qu\u2019au cours des prochaines décennies, il y aura d\u2019immenses profits à engranger, et ils font des acquisitions pour être compétitifs sur le marché avec les autres géants.» Une plus grande ta i lle augmente le pouvoir d\u2019achat, constate pour sa part Nathalie Ladouceur, associée au groupe Services consultatifs transactionnels, chez Ernst&Young.«Ils sont aussi beaucoup plus intégrés au niveau de l\u2019approvisionnement, dit-elle, ce qui permet de le sécuriser.» Ondes de choc des géants Cette course au gigantisme provoque des ondes de choc sur les terres régionales.Une fois acquise, une entreprise importante à l\u2019échelle locale devient la filiale anonyme d\u2019une multinationale.Les décisions capitales se prennent désormais à l\u2019étranger.«Quand vient le temps de faire des investissements, la multinationale doit regarder où elle veut déployer ses ressources et son capital, décrit Nathalie Ladouceur.Il y a donc une sorte de compétition chez ses divisions.Localement, on doit faire valoir pourquoi il faudrait investir ici.» L\u2019impact s\u2019exerce aussi à l\u2019échelle nationale.Avant son acquisition par Rio Tinto, Alcan avait déjà ses entrées auprès du gouvernement, rappelle Marc- Urbain Proulx.«Mais maintenant, quand M.Albanese, chef de la direction de Rio Tinto, qui vaut sept ou huit fois ce qu\u2019Alcan valait, dîne avec le premier ministre, ce n\u2019est plus le même type de lobby.Ça rend nos États plus petits.» Inconvénients et bénéfices Mais pour l \u2019instant , le Québec ne s\u2019en tire pas trop mal.«Bien qu\u2019on fasse partie de grands groupes, il y a quand même des investissements intéressants », fa it valoi r Nathalie Ladouceur.Alouette, Alcoa, Rio Tinto Alcan, Rio Tinto Fer et Titane ont toutes annoncé des investissements importants au cours des dernières années.Bien sûr, les fusions et acquisitions entraînent souvent dans leur sillage leur cortège de rationalisations, de compressions, et de philosophies de gestion exogènes.Cependant, les effets peuvent également être positifs.Ave c l \u2019acqui s i t ion de Falconbridge en 2006, XStrata a mis lamain sur la fonderieHorne à Rouyn-Noranda et la raffinerie de cuivre CCR à Montréal.«À l\u2019interne, l\u2019impact le plus important s\u2019est exercé sur la santé et la sécurité des travailleurs, affirme Louis-Philippe Gariépy, directeur, affaires corporatives, chez Xstrata CCR.On a eu une amélioration générale des statistiques de l\u2019ordre de 75 à 80%.La semaine dernière, on a annoncé à CCR l\u2019atteinte de deux millions d\u2019heures travaillées sans aucune blessure avec perte de temps.C\u2019est du jamais vu en 80 ans d\u2019histoire.» FUSIONS ET ACQUISITIONS Toujours plus grand, plus cher, plus lourd «Les géants veulent se battre contre des géants et ils doivent continuer de grossir pour en avoir les moyens.» \u2014 Marc-Urbain Proulx, économiste llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 1 e r D É C E M B R E 2 0 1 1 UNE MINE D\u2019EXCELLENCE La division Mines et métallurgie de SNC-Lavalin est présente au Québec depuis plus de 50 ans et jouit d\u2019une renommée de classe mondiale en développement de projets d\u2019extraction de minerai, traitement de minerai et métallurgie extractive, incluant les services d\u2019études de concepts, d\u2019ingénierie détaillée, de construction et de fermeture de sites miniers.Ses compétences techniques alliées à sa connaissance approfondie des défis de planification et de construction, incluant ceux liés à la construction d\u2019infrastructures en milieu nordique et isolé, lui permettent de fournir un savoir-faire inégalé à ses clients pour la mise en valeur de leurs projets miniers au Québec.www.snclavalin.com/carrieres/mines emplois.riotinto.ca Voyez les possibilités. PORTFOLIO MÉTALLURGIE COUP D\u2019OEIL SUR LES GRANDS PRODUCTEURS DE MÉTAUX COMMUNS Société, bourse, Symbole Cours actuel Valeur boursière Div.Annuel Rendement Principaux produits 28-11-2011 000 000 000 dollar/action % par importance des ventes Alcoa (NY,AA) 9,37$US 9,50 0,12 1,31 Aluminium ArcelorMittal (NY,MT) 16,85$US 24,08 0,64 4,11 acier, fer BHP Billiton (NY, BHP) 70,20$US (1) 106,49 2,2 3,30 fer, alum., cuivre, charbon, gaz nat., uranium, diamants Firs Quantum (TSX, FM) 18,67$CA 8,08 0,16 0,90 cuivre, nickel, or FreeportMcMorran (NY, FCX) 36,03$US 32,06 1,00 3,00 cuivre, or, molybdène Rio Tinto (NY, RIO) 49,65$US 70,85 1,07 2,30 fer, aluminium, titane, diamants, charbon Teck Corp.(TSX, TCK.B) 34,50$CA 19,29 0,7 2,10 charbon, zinc, cuivre (1) Il s\u2019agit de l\u2019ADR de BHP, lequel représente deux actions ordinaires.BAR: Barclays Capital FRANÇOIS RIVERIN COLLABORATION SPÉCIALE Dans cette période d\u2019incertitude et de volatilité élevées, l \u2019attentisme semble pour le moment la stratégie préférée des gestionnaires et des analystes, en dépit des cours déprimés des titres des producteurs.Chantal Ouimet, vice-présidente, actions canadiennes, chez Gestion de portefeuille Natcan, note une grande incertitude dans le marché des matières premières.La portion de ses portefeuilles réservée aux titres miniers a fluctué en 2011 autour de 3,5%, soit la pondération du secteur des métaux dans l\u2019indice composite de la Bourse de Toronto.«Le comportement de l\u2019économie de la Chine, le principal consommateur de métaux, constitue la plus grande incertitude », dit Mme Ouimet.Mme Ouimet pense que les titres et les prix des métaux ne descendront pas aussi bas qu\u2019en 2008-2009, même dans un scénario très négatif.Et parmi tous les métaux, elle croit que c\u2019est le cuivre qui offre les meilleures perspectives.David Gagliano, analyste chez Barclays Capital, est l\u2019un des rares analystes à se compromettre : pour lui, c\u2019est le temps d\u2019acheter les titres de producteurs de métaux en dépit de la volatilité actuelle et des risques de replis à court terme.Selon lui, les producteurs de métaux sont en bien meilleure position que lors de la récession de 2008-2009.« Le potentiel de hausse des titres selon notre scénario (+65%) où il n\u2019y aura pas de récession mondiale est plus élevé que le risque de perte (-35 %) si l\u2019inverse se produit », explique M.Gagliano.Encore le cuivre Le cuivre est le métal préféré de M.Gagliano et le titre de FreeportMcMoRan Copper&Gold est le meilleur pour y investir.Sa cible de 12 mois est de 63$ US.Freeport est le plus important producteur mondial de cuivre et de molybdène inscrit en bourse, et un important producteur d\u2019or.La société est dotée d\u2019importantes réserves de minerai pour nourrir sa croissance.M.Gagliano estime que le titre est l\u2019un des moins chers du secteur en terme de cours-bénéfices, de cours-fonds autogénérés et de cours-valeur actualisée.Selon lui, Freeport dégagera des flux monétaires libres de près de 25 milliards US d\u2019ici les cinq prochaines années, à comparer à sa valeur boursière actuelle de 32 milliards US.La valeur actualisée du titre est de 56$ US l\u2019action, à un prix du cuivre de long terme de 3$ US la livre.BHP Billiton, la plus grosse société minière diversifiée au monde, est l\u2019équivalent d\u2019un fonds commun de matières premières.La société est divisée en deux unités, soit BHP Billiton PLC et BHP Billiton Limited, qui ont chacune leur cote boursière.BHP paie un dividende de 2,20$ US par année.La société affiche l\u2019un des bilans les plus solides de l\u2019industrie, ayant un ratio de dette sur le capital de moins de 20%.BHP a vendu récemment des obligations de long terme de diverses échéances dont les taux d\u2019intérêt variaient entre 1,12 et 3,25%.La plus grande partie de ses revenus de quelque 71 milliards US prévus en 2011 proviendront, par ordre d\u2019importance, des ventes de fer, de métaux communs et de pétrole et gaz naturel.L\u2019analyste Hayden Bairstow, de CLSA Asia-Pacific Market, appose une recommandation d\u2019achat avec un prix cible de 49$A (un dollar australien équivaut à 0,99$ US) pour le titre de BHP Billiton PLC, par rapport au cours actuel de 34$ A.«Nous préférons BHP à Rio Tinto parce que la société offre de meilleures perspectives de bénéfices, soutenues par une meilleure croissance de volume et une meilleure diversification », a expliqué M.Bairstow.Les récentes acquisitions de propriétés de gaz de shale aux États-Unis totalisant 20 milliards US ont ajouté beaucoup de valeur à la société, selon M.Bairstow.Cela lui permettra d\u2019accroître sa production pétrolière et gazière ainsi que leur rentabilité.En effet, les shales acquis contiennent beaucoup de liquide de gaz naturel (lgn) dont le produit de la vente s\u2019ajoute à celui du gaz naturel lui-même.La situation d\u2019Alcoa est beaucoup moins attirante, notamment en ra ison de l\u2019engorgement du marché de l\u2019aluminium et les perspectives de hausse de prix limitées.M.Gagliano suggère une position égale à celle des indices pour le titre, avec une cible de 13 $ US.« Les bénéfices d\u2019Alcoa vont progresser, mais ça va prendre du temps», soutient l\u2019analyste.TITRES DE PRODUCTEURS DE MÉTAUX Attendre ou acheter : la grande question COUP D\u2019OEIL SUR LE MARCHÉ DE L\u2019ACIER ET DE QUELQUES MÉTAUX COMMUNS Métal Cours Haut Bas Plancher de Production Coût Prévisions actuel 52 sem.52 sem.la récession mondiale marginal(3) 2012 (4) 25-11-2011 2008-2009 000 t.m.(2) $ US la livre Acier (1)$US/ tonne courte 679 850 500 360 1 450 000 n.d.685 Aluminium ($US/lb) 0,88 1,24 0,88 0,57 45 555 1,05 1,13 Cuivre ($US/lb) 3,27 4,51 3,05 1,28 19 396 1,99 3,69 Fer ($US/t.m.) 117 188 117 50 2400000 n.d.116 Zinc ($US/lb) 0,85 1,15 0,78 0,47 12 450 n.d.0,87 Sources : Barclays Capital, Société générale Cross Assets Management (1) L\u2019acier est un amalgame de fer, nickel, charbon et autres.: le prix est en $ US par tonne courte pour l\u2019acier laminé à chaud (2) Prévisions de la production annuelle plus le recyclage (3) Coût de production au comptant au-delà duquel se retrouvent 5% de la production mondiale la plus chère à extraire (4) Prévisions du prix moyen par Barclays Capital ou Société Générale Cross Asset Research PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE Chantal Ouimet, vice-présidente, actions canadiennes, chez Gestion de portefeuille Natcan, pense que les prix des métaux ne descendront pas aussi bas qu\u2019en 2008-2009, même dans un scénario très négatif.FRANÇOIS RIVERIN COLLABORATION SPÉCIALE Plusieurs signaux d\u2019alarme sont apparus sur les écrans radars des spécialistes concernant les perspectives à court terme du marché des métaux communs.Pour le plus long terme, les analystes restent optimistes.Les prix de tous les métaux usuels ont baissé en 2011.Le cuivre se vendait récemment à 3,27$ US la livre, un recul de 27% par rapport à son sommet des 12 derniers mois.Celui de l\u2019aluminium, à 0,88$ US la livre, se retrouve à 29% de son sommet.Selon Jesper Dannesboe, stratège du marché des matières premières pour Société Générale Cross Asset Research, ce recul s\u2019explique par la probabilité élevée de récession dans la zone euro.Parallèlement, l\u2019économie de la Chine a subi l\u2019effet d\u2019un resserrement monétaire soutenu, tout en en absorbant les contrecoups du ralentissement européen.« Même si les prix des métaux ne baisseront pas beaucoup, i l ne faut pas s\u2019attendre non plus à de fortes hausses d\u2019ici 2014», a dit M.Dannesboe dans sa récente revue du marché des métaux.La Chine représente maintenant environ 40% de la demande mondiale d\u2019acier, d\u2019aluminium, de plomb, de cuivre et de zinc.Croissance de l\u2019économie chinoise et vigueur du marché des métaux vont donc de pair.Selon M.Dannesboe, l\u2019économie chinoise progresserait quand même de 8,1% en 2012 et de 7,7% en 2013.En 2011, sa progression a été de 9,2%.Pour 2012, M.Dannesboe prévoit un prix moyen du cuivre de 3,55$ US la livre, de l\u2019aluminium de 1,00$ la livre et du fer de 116$ US la tonne métrique.L\u2019analyste recommande toutefois la prudence pour le marché des métaux.M.Dannesboe estime à 30% la probabilité de récession mondiale en 2012.Les prix des métaux tomberaient alors à un prix plancher environ 20% plus élevé que celui de la récession de 2008-2009.Le cuivre en demande David Gagliano, de Barclays Capital, fait à peu près la même analyse.Il croit que les principaux indicateurs macroéconomiques vont atteindre leur plancher d\u2019ici six mois.Historiquement, la période qui précède ce plancher est propice pour investir dans les métaux et leurs producteurs.«En outre, les prix de plusieurs métaux sont près du coût marginal de production de leur industrie.Ce seuil marque souvent le plancher du cycle», a soutenu M.Gagliano.Le coût marginal d\u2019un métal est le coût de production au comptant au-delà duquel se retrouve 5% du métal mondial le plus cher à produire.Lorsque le prix du métal est inférieur à ce coût, un producteur de cette catégorie sort de l\u2019argent de sa caisse pour chaque kilo vendu, ce qui entraîne souvent une fermeture, un arrêt de production ou une sérieuse rationalisation des exploitations minières.Selon M.Gagliano, le cuivre est de loin le métal qui offre les plus belles perspectives, du moins, jusqu\u2019en 2014.Les nombreux retards dans la mise en exploitation de nouveaux projets et la baisse de la teneur du minerai restreindront l\u2019offre, alors que la demande de cuivre de la Chine restera vigoureuse.M.Gagliano prévoit un taux de croissance moyen de la demande mondiale de 3,6% de plus pour les quatre prochaines années.Il croit que le prix du cuivre oscillera autour de 4$ US la livre à la fin 2012 ou au début de 2013.L\u2019aluminium est le métal qui soulève le moins d\u2019enthousiasme.L\u2019industrie souffre d\u2019un important surplus de capacité de production, fruit de 15 années de surinvestissement.M.Gagliano voit le métal s\u2019échanger entre 1,05$ US et 1,25$ US la livre pour quelques années.Le marché de l\u2019acier, quant à lui, est en phase d\u2019abaissement des stocks des producteurs chinois depuis plus de six mois.Les prix ont reculé, mais M.Gagliano s\u2019attend à une reprise au début de 2012, tandis que M.Dannesboe ne la voit pas arriver avant la deuxième moitié de l\u2019année.MARCHÉS DES MÉTAUX COMMUNS Des perspectives à court terme limitées llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 1 e r D É C E M B R E 2 0 1 1 FORMATIONS EN MÉTALLURGIE Soudage-montage Techniques d\u2019usinage Tôlerie de précision www.pierredupuy.qc.ca Longueuil \u2022 450 468-4000 ELKEM MÉTAL CANADA INC.2020, chemin de la réserve, Chicoutimi (Québec) Canada,G7J 0E1 418 549-9917 \u2022 Fax 418 549-4352 \u2022 elkem.com Notre mission est de demeurer un chef de file à l\u2019échelle mondiale dans la production de ferrosilicium.Notre «philosophie zéro» en santé-sécurité favorise l\u2019idée que toutes les blessures et tous les accidents peuvent être évités.La gestion de la qualité, une priorité.Le respect de l\u2019environnement pour un développement durable. PORTFOLIO MÉTALLURGIE GUY PAQUIN COLLABORATION SPÉCIALE Les négociations sont en cours entre Severstal, géant russe de l\u2019acier, et diverses instances québécoises pour l\u2019établissement d\u2019une usine de purification du minerai de fer à Sept-Îles.Si, comme l \u2019espère Serge Lévesque, maire de la ville, ces tractations aboutissent, un premier projet verrait le jour au Québec.On sait que le Plan Nord de Jean Charest a reçu quelques salves bien ajustées.Les critiques lui reprochent de se concentrer principalement sur l\u2019extraction du minerai sans faire une place importante à la transformation du minerai, source première de la valeur.Reproches adressés aussi notamment par Jacques Parizeau lors du congrès Québec Exploration 2011.Le syndicat des Métallos (FTQ) a aussi exigé que le Plan Nord ne décolle qu\u2019après l\u2019inclusion des seconde et troisième transformations du minerai chez nous.« Il faut que ce soit une structure obligatoire dans tous les accords se rapportant au Plan Nord », réclame Alain Croteau, coordonnateur des Métallos pour la Côte-Nord.Le projet de Severstal , d\u2019une valeur de plusieurs centaines de mil l ions de dollars, pourrait répondre aux critiques.L\u2019aciérie multinationale veut raffiner le minerai à Sept-Îles en le faisant passer d\u2019une pureté de 65% à 98 %.Pour ce faire, on utiliserait une nouvelle technologie testée en Afrique du Sud où une usine traitera des volumes équivalant à 50 000 tonnes annuelles.La production expérimentale dans cette usine commencera l\u2019été prochain.Si on est satisfait, selon M.Lévesque, on const ruira une usine grandeur nature à Sept-Îles pour purifier jusqu\u2019à 2 millions de tonnes par an.On négocie déjà Le maire de Sept-Îles a eu cinq rencontres avec les dirigeants de Severstal, la plus récente il y a trois semaines.« Ils ne se contentent pas de construire l\u2019usine expér imentale en Afr ique du Sud.Ils sont très actifs au Québec.Ils ont commencé à négocier la location d\u2019un terrain pour établir l\u2019usine chez nous.» Ces discussions immobilières se font entre Norestal et le Port de SeptÎles qui est sous la gouverne d\u2019un consei l d\u2019adminis - tration local.C\u2019est le plus important port minier au Canada ouvert à l\u2019année.Severstal, toujours selon le maire Lévesque, discute aussi avec Hydro-Québec pour lui fournir l\u2019énergie, et aurait également déjà pris contact avec les promoteurs miniers qui lui fourniraient l\u2019indispensable minerai de fer.«Ils mettent en place les ingrédients locaux qu\u2019il leur faut, résume M.Lévesque : minerai, port et électricité.Sept-Îles a tout cela.» Et quels débouchés pour le fer pur à 98%?On en fera des rondelles qu\u2019on expédiera à ces aciéries qui, pour l\u2019instant, travaillent avec des rebuts de fer.Baie-Comeau aussi Christine Brisson, mairesse de Baie-Comeau, n\u2019est pas insensible elle non plus aux charmes de la transformation à valeur ajoutée.«C\u2019est la solution évidente.Nous voulons bonifier le port déjà ouvert à l\u2019année.Nous avons aussi le traversier-rail qui nous relie à Matane et au réseau ferroviaire nord-américain.» Mme Brisson assure que des projets concrets d\u2019aciérie sont passés de l\u2019étape conception à l\u2019étape discussions.«Nous parlons actuellement avec plusieurs promoteurs.Les conditions n\u2019ont jamais été aussi bonnes.» Il n\u2019y a qu\u2019une barrière obj e c t ive res tante à ces développements: la capacité actuelle des aciéries occidentales n\u2019a pas encore saturé.Les aciéries européennes fonctionnent, par exemple, à 60 à 65% de leur capacité.D\u2019où une certaine circonspection.Mais comme la demande mondiale a atteint des sommets, cette capacité pourrait s\u2019engorger bientôt.En amont des usines de transformation, la preuve est là.À Fermont, sur les sites d\u2019extraction du fer québécois, le boom atteint des proportions incontrôlables.«Nous accueillerions des usines de seconde ou troisième transformations les bras grand ouverts, confirme la mairesse de Fermont, Lise Pelletier.Nous avons tout intérêt à le faire.Mais tout va tellement vite ! Juste avec l\u2019extraction minière, notre population va doubler ! Nous faisons déjà face à une pénurie de logements!» Purification du minerai de fer à Sept-Îles MAE DROLET-GIROUX COLLABORATION SPÉCIALE Les mil l ia rds de dol la rs d\u2019investissements annoncés par les acteurs importants de l\u2019industrie métallurgique contribueront à l\u2019essor de PME québécoises.Selon les données de Soustraitance industrielle Québec (STIQ), 201 sous-traitants déclarent travailler auprès d\u2019entreprises dans le secteur de la métallurgie.Ils comptent un peu plus de 11 000 employés et génèrent un chiffre d\u2019affaires annuel estimé à 2,8 milliards.«Ce sont des entreprises qui font affaire avec les métallurgistes, avec les entreprises de la première transformation des métaux, explique Normand Voyer, vice-président exécutif de STIQ.En général, ils fabriquent des pièces d\u2019origine, des composantes de machinerie et des pièces de rechange qui seront utilisées pour des opérations de maintenance ou encore de propulsion.Pour la construction ou l\u2019agrandissement d\u2019usines, les sous-traitants interviendront à différents niveaux: construction d\u2019escaliers, de plates-formes, de charpentes métalliques ou de machinerie», ajoute-t-il.Des 201 sous-traitants desservant les entreprises de l\u2019industrie de première transformation des métaux et inscrits dans la base de données de STIQ, 67% déclarent avoir des activités de recherche scientifique ou de développement expérimental.Depuis l\u2019an dernier, plusieurs milliards de dollars d\u2019investissements en métallurgie ont été annoncés.Si le STIQ n\u2019a toujours pas de modèle d\u2019affaires précis lui permettant de bien évaluer la demande future en sous-traitance, M.Voyer demeure optimiste.« C\u2019est l\u2019ensemble de la chaîne d\u2019approvisionnement qui peut être concernée par ce boom en matière minière et de métallurgie au Québec.Le secteur de la métallurgie est en croissance.Beaucoup de travail se fait pour s\u2019assurer que les fournisseurs pourront suivre la cadence.Nous avons d\u2019ailleurs entamé des pourparlers avec un organisme de la Côte-Nord afin de déterminer ce dont les grands donneurs d\u2019ouvrage auront besoin en terme de technologie et de procédés », explique M.Voyer.Fonds Rio Tinto Alcan La phase I d\u2019une importante usine de Rio Tinto Alcan, qui représente un investissement de 1,2 milliard, est sur le point d\u2019être terminée.Les opérations de l\u2019aluminerie Arvida centre technologique AP60, située à Jonquière, commenceront au premier trimestre 2013.L\u2019investissement total du projet représente 3,6 milliards.La nouvelle technologie AP60 est la technologie d\u2019électrolyse la plus avancée et la plus compétitive à l\u2019échelle mondiale, selon Rio Tinto Alcan.Un fonds de 8 millions pour les équipementiers a été créé par Rio Tinto Alcan.Il s\u2019agit d\u2019une aide financière sous forme de prêt non garanti ne portant pas d\u2019intérêt: 60% du montant vise les projets relatifs au noyau de la technologie AP60 et 40% vise des projets touchant les autres technologies présentes dans les alumineries.«Alcan a créé ce fonds pour aider les équipementiers du Saguenay-Lac-Saint-Jean à développer des produits reliés à la technologie AP60, et aussi au secteur de l\u2019aluminerie en général.La majorité des retombées économiques de ce projet sont locales», explique Denis Giguère, directeur de projet, développement économique régional chez Rio Tinto Alcan.À ce jour, une vingtaine d\u2019entreprises du Saguenay- Lac-Saint-Jean ont bénéficié du Fonds Rio Tinto Alcan, administré par les Fonds régionaux de solidarité FTQ.Engagement d\u2019Alouette Le 31 octobre, Aluminerie Alouette et le gouvernement du Québec ont annoncé la conclusion d\u2019une entente pour l\u2019obtention d\u2019un bloc d\u2019énergie de 500 MW nécessaire à un projet d\u2019expansion.Une fois la phase de construction terminée, la phase d\u2019exploitation créera près de 1500 emplois, selon l\u2019entreprise.En plus des 300 emplois ajoutés au sein de ses installations, Alouette a pris l\u2019engagement de poursuivre son programme de création d\u2019emplois pour générer 1000 emplois additionnels.Un boom qui profite aux sous-traitants FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE «C\u2019est l\u2019ensemble de la chaîne d\u2019approvisionnement qui peut être concernée par ce boom en matière minière et de métallurgie auQuébec», affirme Normand Voyer, vice-président exécutif de Sous-traitance industrielleQuébec (STIQ).llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 1 e r D É C E M B R E 2 0 1 1 5 alouette.com Sept-Îles\u2013Québec \u2013 Canada Innovation.Engagement.Développement durable.Découvrez l\u2019Avenir.Découvrez Alouette. PORTFOLIO MÉTALLURGIE GUY PAQUIN COLLABORATION SPÉCIALE On apprenait le 7 novembre que, d\u2019ici 2015, Alcoa Canada investira 2,1 milliards dans trois municipalités du Québec: Baie-Comeau, Deschambault et Bécancour.Il s\u2019agit de faire passer les alumineries québécoises de la multinationale au XXe siècle.On éliminera du même coup des problèmes environnementaux et le rapport coût/bénéfice sera considérablement amélioré.«Nos installations, avoue Pierre Morin, président et chef de la direction d\u2019Alcoa Canada, sans être carrément désuètes, commençaient à être moins efficientes.Question coût/bénéfice, nos alumineries québécoises se situaient globalement au 50e rang mondial.Nos analyses ont montré qu\u2019en implantant d\u2019importantes transformations par étapes d\u2019ici 2015 nous passerions au 37e rang.» Et pourquoi pas tout simplement fermer la porte et se mondialiser quelque part en Asie ou en Amérique du Sud?D\u2019autres l\u2019auraient fait.«Par souci de diversification, répond M.Morin.Alcoa ne veut pas mettre tous ses oeufs dans le même panier, dans la même région.Le principe de base, c\u2019est que les usines doivent être performantes, où qu\u2019elles soient.» Au Québec, où travaillent 3200 des 3900 employés d\u2019Alcoa Canada, les 2,1 milliards signifient la pérennité de ces emplois.Le patron estime que l\u2019investissement massif allonge la durée de vie utile des alumineries québécoises de 25 à 30 ans.«Tenez, ajoute M.Morin, si je vous disais que notre contrat d\u2019approvisionnement en électricité avec Hydro-Québec est prolongé jusqu\u2019en 2040.» Baie-Comeau seconde mouture À Baie-Comeau on n\u2019y va pas avec le dos de la cuiller.On investira 1,2 milliard pour changer le processus de production lui-même.Jusqu\u2019ici, on procède selon ce qui s\u2019appelle des séries de cuves Söderberg.On introduit l\u2019alumine (un oxyde d\u2019aluminium) dans une cuve où se trouvent des électrodes robustes.On applique un puissant électrochoc à l\u2019alumine en solution fluorée.Une partie de l\u2019anode en carbone réagit avec l\u2019alumine grâce à l\u2019énergie du choc et de l\u2019aluminium se forme sur la cathode.Ce procédé, où l\u2019anode est «cuite» sur place, remonte à 1886.Il a deux désavantages.Premièrement, il a un rendement modeste.Secondement, il relâche dans la nature des hydrocarbures aromatiques polycycliques, HAP, hautement indésirables, ainsi que des gaz à effet de serre, notamment du dioxyde de carbone.On passera donc à un nouveau procédé d\u2019électrolyse de l\u2019alumine, procédé dit à anode précuite.Du coup, on élimine trois séries Söderberg qui, ensemble, produisaient 160 000 tonnes d\u2019aluminium et on les remplace par une seule unité à anode précuite qui livrera la même marchandise sans aucune émission de HAP.Le dioxyde diminuera quant à lui de 40%.Les décisions sont prises, approuvées par le conseil d\u2019Alcoa, et les budgets sont réservés.L\u2019usine de Baie-Comeau est particulière puisqu\u2019elle produit les quatre types de formes finales d\u2019aluminium requises par les diverses clientèles d\u2019Alcoa : lingots en forme de T, plaques, billettes et tiges ou câbles enroulés.Ses clients sont principalement les marchés de l\u2019aérospatiale et aéronautique, de la construction, de l\u2019automobile et des transports.Chacun veut son aluminium livré selon une forme géométrique particulière.Baie-Comeau peut satisfaire tout le monde.Étapes suivantes Au début de 2012, le conseil d\u2019administration statuera sur un autre projet.Il concerne l\u2019unité de production de Deschambault.«Là, souhaite Pierre Morin, on passerait de 25 à 30 000 tonnes par an.» On a besoin pour ce faire de monter à 450 000 ampères la quantité d\u2019énergie électrique passant dans le gros commutateur.Le conseil devra lâcher 150 millions de dollars.Plus tard en 2012, le conseil verra réapparaître ces messieurs d\u2019Alcoa Canada pour réclamer un autre 150 millions.«Là, nous jonglons encore avec plusieurs hypothèses.En gros, nous voulons augmenter la capacité au Québec de 25 à 30 000 tonnes supplémentaires.Il y a diverses façons d\u2019y arriver.» On pourrait soit augmenter l\u2019ampérage de l\u2019une ou l\u2019autre des trois unités, soit augmenter le nombre de cuves à Deschambault.C\u2019est à l\u2019étude.Mais Pierre Morin assure que la décision sera prise l\u2019an prochain.Restent environ 600 millions des 2,1 milliards.Ils iront à des travaux d\u2019entretien et de maintenance.On veut mettre le quai de Baie-Comeau à niveau.Ça va coûter 75 millions.Il y a notamment les fours de Deschambault et de Bécancour à réparer pour environ 100 millions.N\u2019empêche, on est loin du «face-lift ».Surtout quand on pense que dans les cinq dernières années, Alcoa avait investi 350 millions au total au Québec.ALCOA 2,1 milliards pour le long terme PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE Au Québec, où travaillent 3 200 des 3 900 employés d\u2019Alcoa Canada, les 2,1 milliards signifient la pérennité de ces emplois.Pierre Morin, président et chef de la direction dAlcoa Canada estime que l\u2019investissement massif allonge la durée de vie utile des alumineries québécoises de 25 à 30 ans.EMILIE LAPERRIÈRE COLLABORATION SPÉCIALE L\u2019industrie de la métallurgie est peut-être méconnue, elle regorge toutefois de possibilités.Certaines entreprises du secteur sont même en phase intensive d\u2019embauche.Pour recruter de la main-d\u2019oeuvre et attirer des travailleurs, l\u2019industrie a mis en place de nombreuses initiatives.«Nous constatons une ébullition dans tous les secteurs de la métallurgie», lance Suzanne Proulx, directrice générale du Comité sectoriel de main-d\u2019oeuvre (CSMO) en métallurgie.Même son de cloche du côté du CSMO en fabrication métallique industrielle (CSMOFMI).«Certaines entreprises d\u2019ici, notamment les alumineries, se sont mises à réinvestir dans la modernisation de leurs équipements.Dans certaines régions, au Saguenay entre autres, les compagnies ont le vent dans les voiles», explique Raymond Langevin, chargé de projets.Il ajoute que selon une enquête menée par le CSMOFMI à la fin de 2010 auprès de 950 entreprises, plus de 3700 postes seront à pourvoir uniquement pour faire face à la croissance.«Avec les nombreux départs à la retraite qui s\u2019en viennent, plusieurs emplois seront disponibles.ArcelorMittal devra par exemple renouveler 20% de sa main-d\u2019oeuvre dans les prochaines années», renchérit Suzanne Proulx.Semaine de la métallurgie L\u2019industrie a donc beaucoup à faire pour attirer les travailleurs.La septième édition de la Semaine de la métallurgie, présentée du 22 au 29 novembre, mettait d\u2019ailleurs l\u2019accent sur la découverte.«Le but est de briser les mythes sur la métallurgie, trop souvent perçue comme une industrie polluante, dépassée par la technologie et qui ne fait pas de place aux femmes», explique Suzanne Proulx.Les intéressés ont pu découvrir six métiers particulièrement en demande: fondeur, mécanicien industriel, opérateur d\u2019équipement de production, technicien de génie métallurgique, électricien et ingénieur.Le portail Complètement métal, une plateforme web destinée aux jeunes, a également été mis en ligne le 22 novembre dernier.La brigade de travailleurs, aussi appelée Complètement métal, a été formée.Deux travailleurs de l\u2019industrie font le tour des classes de la province pour parler de leur métier et répondre aux questions des étudiants.Plus de femmes\u2026 Les femmes sont peu nombreuses en métallurgie : elles ne représentent par exemple que 3% des opérations, et moins de 1% d\u2019entre elles oeuvrent dans les métiers professionnels.Pourtant, avec les technologies actuelles, l\u2019accent est mis sur les connaissances et la dextérité plutôt que la force physique.«Pour pallier cette réalité, le CSMO en métallurgie a instauré en 2007 le prix Hélène-Vandal, qui récompense chaque année les initiatives déployées par les entreprises et organisations d\u2019ici, afin de faciliter l\u2019accès des femmes», explique Suzanne Proulx.Le comité sectoriel a également organisé une rencontre entre 40 femmes qui travaillent dans des métiers non-traditionnels pour favoriser les échanges.\u2026 et plus d\u2019immigrants Pour une deuxième fois, le CSMO en métallurgie a organisé une soirée-cocktail spécialement pour les immigrants, en collaboration avec l\u2019École de technologie supérieure (ÉTS).Une quarantaine d\u2019étudiants immigrants récemment diplômés ou sur le point de l\u2019être ont eu l\u2019occasion de rencontrer l\u2019équipe de Rio Tinto Alcan et de visiter l\u2019usine St-Patrick d\u2019ArcelorMittal.L\u2019activité permet notamment aux immigrants de découvrir les offres d\u2019emploi en région.L\u2019industrie de la métallurgie en mode recrutement PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE Suzanne Proulx, directrice générale du Comité sectoriel de main-d\u2019oeuvre en métallurgie.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 1 e r D É C E M B R E 2 0 1 1 Quand on cherche à faire progresser sa carrière, il est important de pouvoir s\u2019appuyer sur un expert.Randstad est actuellement à la recherche de candidats pour combler plusieurs postes de mécanicien et d\u2019électricien d\u2019entretien chez son client ArcelorMittal Montréal, une entreprise multinationale, leader mondial de la sidérurgie.Ce qui vous est offert \u2022 Salaire concurrentiel à partir de 28 $ l\u2019heure plus prime et avantages sociaux complets payés par l\u2019employeur \u2022 Horaire de travail sur quart de 12h en rotation \u2022 Postes situés à Contrecoeur Mécanicien d\u2019entretien Profil recherché : DEC approprié en mécanique combiné à 2 ans d\u2019expérience pertinente ou un DEP mécanique ainsi qu'un ASP tuyautage/soudure ET ASP mécanique commandes industrielles en plus de 2 ans d\u2019expérience ou un DEP mécanique ET DEP soudure avec 3 ans d\u2019expérience ou DEP mécanique et posséder des cartes de soudure du CWB ainsi que 3 ans d\u2019expérience.Électricien d\u2019entretien Profil recherché : DEC ou AEC dans une technique appropriée combiné à plus de 3 ans d\u2019expérience en entretien électronique ou électrique et posséder la LICENCE C HORS CONSTRUCTION.Vous êtes reconnu pour votre esprit d'équipe et votre autonomie alors nous voulons vous rencontrer.Faites parvenir votre candidature à unit288@randstad.ca ou par fax au 450.463.4585.Visitez randstad.ca pour voir toutes nos offres d\u2019emploi et les adresses de toutes nos succursales.Randstad Longueuil 872, rue St-Laurent Ouest, Longueuil J4K 5E9 T 450.463.4114 | F 450.463.4585 Recrutement Professionnels Solutions RH Services en entreprise PORTFOLIO MÉTALLURGIE LA MÉTALLURGIE AU QUÉBEC > Le secteur de première transformation des métaux se compose de la sidérurgie, des alumineries, des fonderies, de la fabrication de produits en acier, de la transformation de l\u2019aluminium et des métaux non ferreux.> La valeur de ses activités d\u2019exportation frôle les 14 milliards de dollars.> L\u2019industrie de première transformation des métaux représente 6 % du PIB au Québec.> Au Québec, elle compte 145 établissements qui emploient près de 30 000 personnes.Source : CSMO métallurgie TRANSACTIONS MONDIALES DANS LE SECTEUR MÉTALLURGIQUE Année Nombre Valeur Proportion de transactions (en milliards de dollars US)* transfrontalières 2010 548 27,0 34 % 2009 521 15,1 25 % 2008 397 60,6 38 % 2007 411 144,7 35 % 2006 385 86,4 29 % 2005 250 34,8 40 % 2004 166 37,0 40 % 2003 164 16,1 30 % *Transactions complétées durant l\u2019année.Source : Metal Deals, Forging Ahead 2010 Annual Review , PricewaterhouseCoopers.GUY PAQUIN COLLABORATION SPÉCIALE Le fer et le titane, comme l\u2019a chanté Gilles Vigneault, abondent dans la savane de la Côte-Nord.Le titane se retrouve dans les pigments pour la peinture, dans le train d\u2019atterrissage du Boeing 777, dans les autos et les montres, etc.C\u2019est un métal solide, léger, résistant à la corrosion et complètement biocompatible.Une greffe osseuse en titane ne provoque pas le rejet et résiste parfaitement à l\u2019assaut des fluides corporels.Il n\u2019y a que l\u2019or ou l\u2019argent qui en font autant, mais pour beaucoup plus cher.On greffe donc des os et des implants dentaires en titane depuis un bon moment.Louis-Philippe Lefebvre, agent de recherche à l\u2019Institut des matériaux industriels du Conseil national de recherches du Canada (CNRC), croit qu\u2019il peut produire des implants de titane encore plus biocompatibles.« Une hanche en titane doit être implantée de telle manière qu\u2019elle s\u2019arrimera solidement avec la tête du fémur vivant, explique le chercheur.Pensez aux chocs répétés de la vie quotidienne : marcher, courir, sauter, monter les escaliers.Comment obtenir un arrimage durable sans recourir à des \"adhésifs\" qui réduisent la résistance et la mobilité de l\u2019union titane-tissu vivant ?» Hypothèse : et si le titane, à l\u2019interface greffon-os, présentait des nano porosités, la repousse osseuse pourrait envahir doucement le greffon, en passant par ces pores.Louis-Philippe Lefebvre et ses collègues ont retroussé les manches de leur blouse blanche et se sont demandé comment obtenir un greffon nano poreux.« Ce qu\u2019il fallait, c\u2019était obtenir un revêtement poreux sur l\u2019implant en titane, indique le chercheur.Si ce revêtement prenait la forme d\u2019une mousse, comme les mousses plastiques, on aurait réglé le problème.» Mais comment faire mousser le titane ?Les bricoleurs du CNRC ont produit une mousse de titane en utilisant comme ingrédients le titane, un polymère et un « agent gonflant » breveté qui contient du carbone, de l\u2019azote et de l\u2019oxygène.À la cuisson, le mélange produit des gaz et des nano bulles.On obtient ainsi des pores dont on peut même régler le diamètre ! Une première compagnie s\u2019en sert en chirurgie vétérinaire et une autre se prépare à sortir une première hanche humaine en 2012.Des chirurgiens de McGill vont également essayer des vis poreuses avec revêtement de mousse de titane l\u2019an prochain.L\u2019UQAC et l\u2019aluminium L\u2019Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) abrite le Centre de recherche sur l\u2019aluminium (CURAL) depuis 2000.On cherche à y améliorer les procédés de production et de transformation de l\u2019aluminium, en collaboration constante avec l\u2019industrie.Rio Tinto, Alcoa, Alouette, le who\u2019s who de l\u2019aluminerie mondiale finance et s\u2019implique dans la recherche.Produire l\u2019aluminium, c\u2019est l\u2019enfer, enfin, l\u2019enfer à 960 °C.« L\u2019alumine, si on lui additionne du sodium et du fluor, entre en fusion par électrolyse (une grosse décharge électrique) à 960°C.explique Daniel Marceau, directeur du CURAL.Dès lors toutes les pièces entrant dans cette réaction \u2013 cuves, électrodes, etc.\u2013 subissent des chocs thermiques à répétition.Nos recherches visent, entre autres, à améliorer le comportement des matériaux.» Laszlo I.Kiss, professeur titulaire au département de sciences appliquées, produit, parmi d\u2019autres travaux, des modèles informatiques de l\u2019électrolyse de l\u2019aluminium, ce qui permet de vérifier ce qui se passe quand on fait varier certains paramètres.D\u2019autres recherches s\u2019intéressent aux divers alliages d\u2019aluminium et à leurs propriétés.Grant Chen, également professeur titulaire au même département, s\u2019est demandé quelle était la proportion idéale de titane pouvant être ajoutée à un alliage aluminium/silicium pour obtenir des propriétés maximales au moulage et à la coulée.Ses recherches et expériences montrent que le titane ne doit pas dépasser 0,1 % du poids total de l\u2019alliage.Plusieurs de ces travaux de recherche se déroulent au laboratoire du CURAL, une installation de pointe de 2000 mètres carrés bâtie en 2005.Il s\u2019agit d\u2019une initiative publique-privée.Rio Tinto Alcan y a investi 2,1 millions, le ministère du Développement économique, de l\u2019Innovation et de l\u2019Exportation, 3,6 millions, Développement économique Canada, 3,5 millions et l\u2019UQAC, 300 000 $.R-D De la mousse de titane pour faire de vieux os « Une hanche en titane doit être implantée de telle manière qu\u2019elle s\u2019arrimera solidement avec la tête du fémur vivant.Comment obtenir un arrimage durable sans recourir à des \"adhésifs\" qui réduisent la résistance et la mobilité de l\u2019union titane-tissu vivant ?» \u2014 Louis-Philippe Lefebvre, de l\u2019Institut des matériaux industriels du CNRC llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 7 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1er DÉCEMBRE 2011 Letravaildenos3200employésengendreannuellementdesretombéeséconomiquesdeplusde1,2milliard$auQuébecseulement,dontunebonnepartieenrégion.Cesretombéesprofitentégalementànos1200fournisseursetpartenairesdelaprovince.Cen\u2019estqu\u2019undesnombreuxexemplesdel\u2019engagementd\u2019Alcoaenversledéveloppementdurable.Apprenez-endavantagesurwww.alcoa.com/canadaDesgestesdurablesPorteursD\u2019aveniretD\u2019aluminium.Entrepriseuniqueoffreunbrillantavenir!LesemployésdeXstrataauQuébecproduisentunevastegammedemétauxessentielsàlaviedetouslesjours,dontlecuivre,l\u2019oretl\u2019argent.Ilsprofitentd\u2019unerémunérationcompétitive,dedéfisstimulantsetdegrandespossibilitésdedéveloppement.Nosemployéssontlemoteurdel\u2019engagementinébranlabledenotreentrepriseenverslescommunautésquinousaccueillentetledéveloppementdurabl.Cetengagementestd\u2019ailleursreconnu.En2011,Xstrataaconservépourlaquatrièmeannéedesuitesonstatutdechefdefilemondialdusecteurminierdel\u2019indiceDowJonesdudéveloppementdurable.Lemondevousintéresse?NousfaisonspartiedugroupeXstrata,l\u2019undesplusimportantsgroupesminiersàl\u2019échelleinternationale.Nosactivitéssontrépartiesdans20pays!Chacunedenosinstallationsestunique.LafonderieHornedeRouyn-NorandaestlaseulefonderiedecuivreauCanadaetunleadermondialdurecyclage.Onytraitedesconcentrésdecuivrepourproduiredesanodes,etlafonderiefaitpartieduclubtrèssélectdesquelquesentreprisesdanslemondequirecyclentdumatérielélectronique,commenosvieuxcellulairesouportables,envued\u2019yrécupérerdesmétaux.L\u2019affinerieCCRdeMontréal-EstestlaseuleaffineriedecuivreauCanada.Lesemployésaffinent,oupurifientdavantage,desanodesdecuivreetdesmétauxprécieuxbruts,dontceuxdelafonderieHorne.Onyproduitmêmedesmétauxraresetnoblescommelerhodium.FonderieHornedeRouyn-NorandaAffinerieCCRdeMontréal-Estxstratacareers.comxstrata.comxstratacopper.com Plusieurs pièces de votre véhicule Le fil de vos clôtures La quincaillerie pour bâtir vos projets On fournit l\u2019acier qui change votre vie On transforme l\u2019avenir Ici, au Québec Président d\u2019honneur de la semaine de la Métallurgie "]
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