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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
P. Enjeux
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2012-01-21, Collections de BAnQ.

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[" LA TECHNOLOGIEDANSNOS VIES Prévoir les fluctuations de l\u2019indice Dow Jones en analysant des millions de messages Twitter.Participer à la réunion de parents dans la classe de votre enfant sans quitter la maison.Compter le nombre de calories que vous ingérez dans une journée à l\u2019aide d\u2019un t-shirt.Nathalie Collard nous fait plonger dans l\u2019avenir de la techno.Un avenir peut-être pas si lointain.où nous serons branchés jour et nuit ?À LIRE EN PAGES 2 À 7 BRANCHÉ ENJEUX CHINE LAGRANDE TRANSHUMANCE PAGE 8 MONTRÉAL SAMEDI 21 JANVIER 2012 TOUT ÉQUIPÉ avec la section AUTO 2 chroniqueurs experts Jacques Duval Éric Lefrançois lapresse.ca/ auto Répertoire pour autos neuves et usagées Essais routiers Outil de comparaison Fiches techniques 10 LA TECHNOLOGIE DANS NOS VIES NATHALIE COLLARD Un jeudi soir du mois d\u2019août, dans le grand salon de la maison Notman, à l\u2019angle des rues Sherbrooke et Clark, une vingtaine de personnes sont réunies pour assister à la deuxième rencontre du groupe Self Quantify Montréal, un rassemblement de gens intrigués par l\u2019auto-quantification.Il y a cinq femmes et une vingtaine d\u2019hommes, tous intéressés par cette tendance à tenir un journal de ses performances sportives et de ses signes vitaux (poids, pression sanguine, heures de sommeil, nombre de calories ingérées, etc.) Devant nous , Pierre-Alexandre Fournier, diplômé de Polytechnique et jeune entrepreneur cofondateur de Carré Technologies, présente son bébé: un chandail.En apparence un simple maillot comme en portent les cyclistes et les coureurs, à la différence que le tissu du vêtement est muni de biocapteurs intégrés.Grâce à une pile qui pèse 90 grammes, soit environ le poids d\u2019un iPod nano, le chandail en question permet de «monitorer» le nombre de calories dépensées, la qualité du sommeil, l\u2019activité cardiaque, et ce, toute la journée et toute la nuit.Pendant que Fournier, vêtu de son chandail, nous explique son concept, on peut suivre ses battements cardiaques sur un grand écran derrière lui.Ce vêtement, une fois commercialisé, pourrait bien être très populaire auprès des adeptes de l\u2019entraînement physique qui souhaitent surveiller et améliorer leurs performances.«Dans un avenir rapproché, on va voir de plus en plus de vêtements et de bijoux peu encombrants qui serviront à enregistrer certains signes vitaux et qui pourront être connectés à nos téléphones mobiles, note le président de Carré Technologies qui a présenté son invention à plusieurs entreprises au Canada et aux États-Unis.Il ne faut pas que ce soit plus lourd qu\u2019un MP3, sinon les gens ne les porteront pas.» Le mouvement Quantify Self a été créé en Californie en 2008 par deux journalistes, Gary Wolf et Kevin Kelly.Aujourd\u2019hui, on compte une cinquantaine de ces groupes un peu partout sur la planète.Les membres se rencontrent pour échanger leurs outils et leurs expériences.À lui seul, le groupe de Montréal compte une soixantaine de membres, des gens intéressés par le développement personnel, la performance physique et la technologie.«Le mouvement a beaucoup changé au fil des ans, observe Gary Wolf, joint au téléphone par La Presse à son retour d\u2019Amsterdam où il a assisté au lancement d\u2019un groupe Quantify Self en Europe.Aujourd\u2019hui, les groupes sont plus diversifiés.Au début, on parlait beaucoup d\u2019équipement, de quincaillerie.On échangeait des notes sur le meilleur appareil pour accomplir telle ou telle tâche.Aujourd\u2019hui, il est davantage question des expériences et des objectifs de chacun.On sent qu\u2019on est au début de quelque chose.On commence à comprendre les bénéfices sur notre santé de nous monitorer.Que ce soit pour améliorer notre sommeil ou notre alimentation, il y a de plus en plus d\u2019appareils et d\u2019applications mobiles accessibles à tous, pas trop chers et faciles à utiliser.» Autrement dit, le mouvement qui rassemblait une petite poignée de geeks et de maniaques d\u2019informatique qui notaient chaque signe vital pour le plaisir de bâtir des graphiques et des tableaux est en train de prendre de l\u2019ampleur.Des gens de tous les milieux, et plus seulement des athlètes de haut niveau s\u2019intéressent désormais à l\u2019auto-quantification afin d\u2019améliorer leur état de santé (en notant l\u2019évolution de leur poids) ou de pousser plus loin leur entraînement sportif (en répertoriant tous les détails d\u2019une course par exemple).C\u2019est le cas de Luc Prévost, un homme dans la cinquantaine qui a assisté à la rencontre de Quantify Self Montréal en août dernier.«J\u2019ai 54 ans et je veux transformer mon corps, me réinventer totalement, explique ce végétalien adepte de l\u2019entraînement physique de haute performance.J\u2019ai fait construire un vélo à ma hauteur et mon but est d\u2019arriver à réduire mon entraînement à quatre minutes par jour.C\u2019est l\u2019auto-quantification qui va m\u2019aider à y arriver.Je note tout ce que je mange, chaque variation de poids, chaque minute d\u2019entraînement.Cela peut paraître égocentrique, car on passe notre temps à noter le moindre signe vital, la moindre performance physique, mais je le vois plutôt comme un outil de connaissance personnelle.» Quand on y pense, l\u2019auto-quantification, malgré son côté science-fiction, n\u2019a rien de bien sorcier.Tenir un journal est une pratique vieille comme le monde.«Les journaux intimes de Benjamin Franklin sont une forme d\u2019auto-quantification », note l\u2019entrepreneur Pierre- Alexandre Fournier, lui-même adepte de cette pratique.«Les gens qui suivent les régimes Weight Watchers ont une démarche basée sur l\u2019auto-quantification, poursuitil.Ils notent ce qu\u2019ils mangent ainsi que le nombre de calories dépensées.Les diabétiques ou encore les femmes qui utilisaient la méthode de contraception du thermomètre pratiquaient tous une forme d\u2019auto-quantification.» Quand il est devenu père, Pierre- Alexandre a observé son bébé pendant deux semaines, 24 heures sur 24.«On notait tout : ses boires, les changements de couche, le sommeil.On a mieux compris ses rythmes et on est devenus pas mal plus efficaces comme parents dans notre routine.» Comme l\u2019écrivait Gary Wolf dans un long texte expliquant les principes de l\u2019auto-quantification paru dans le New York Times Magazine en 2010, les gens cherchent tous des réponses à leurs questions, et ce, même s\u2019ils ne connaissent pas toujours la question lorsqu\u2019ils commencent à tout noter et à tout répertorier.Ils ont l\u2019impression qu\u2019il se cache quelque chose de fondamental derrière tous ces chiffres, et qu\u2019en continuant à tout noter, ils vont finir par comprendre quelque chose», écrivait le journaliste à l\u2019époque.«Aujourd\u2019hui, l\u2019auto-quantification est de plus en plus populaire parce que les capteurs électroniques sont plus petits et plus performants, ajoute Gary Wolf au téléphone.Les gens se déplacent désormais avec leur ordinateur, c\u2019est-àdire leur téléphone mobile, et grâce aux réseaux sociaux, ils sont de plus en plus habitués à partager des informations personnelles.» Des propos que confirme Jonathan Tremblay, directeur du Centre national multisports Montréal et consultant, entre autres, auprès du Canadien de Montréal.Selon lui, la popularité de l\u2019auto-quantification s\u2019explique en partie par la diminution du coût des appareils, ce qui les rend accessibles auprès du commun des mortels.«Dans les années 80, on utilisait les logbooks pour monitorer un athlète.Aujourd\u2019hui, les montres GPS permettent de calculer la fréquence cardiaque, la dépense énergétique et le débit sanguin.L\u2019évaluation du sommeil permet quant à elle d\u2019observer la récupération des athlètes et l\u2019acquisition de certaines notions dans un sport.Un athlète qui s\u2019entraîne peut envoyer instantanément ses données personnelles à une nutritionniste qui ajustera son régime en conséquence.On peut penser que bientôt, les médecins feront de même avec leurs patients.» 30g 8h 30min 50min «Aujourd\u2019hui, l\u2019auto-quantification est de plus en plus populaire parce que les capteurs électroniques sont plus petits et plus performants.» L\u2019AUTO-QUAN OUTOUT SUR S «Que ce soit pour améliorer notre sommeil ou notre alimentation, il y a de plus en plus d\u2019appareils et d\u2019applications mobiles accessibles à tous, pas trop chers et faciles à opérer.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 E N J E U X L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 1 J A N V I E R 2 0 1 2 LA TECHNOLOGIE DANS NOS VIES UP (bracelet de Jawbone, environ 100$) Fitbit (une pince qu\u2019on accroche à sa ceinture, environ 100$) MorningCoach.com Baladodiffusion quotidienne et soutien de nos amis Runkeeper Calcul des distances et de la cadence de nos courses Fluxtream Pour répertorier toutes ses habitudes NutriMirror Programme pour changer nos habitudes alimentaires Lose It! Calcul quotidien de nos calories MoodTracker Recense nos états d\u2019âme Replay Pour se repasser le film de sa journée 20min Zeo Personal Sleep Coach (appareil pour évaluer la qualité de son sommeil, environ 100$) NTIFICATION SOI! OUTILS POUR « S\u2019AUTO-MONITORER » UNE SEMAINE DANS LA VIE DE.MOI J\u2019ai essayé.Et réessayé.Pas facile d\u2019être assidue durant toute une semaine, de noter chaque aliment, chaque heure de sommeil, chaque course, chaque entraînement au gym, chaque émotion\u2026 Équipée de mon bracelet Up, de mes applications Mood Tracker et Run Keeper, j\u2019ai tout noté durant sept jours après plusieurs tentatives avortées pour cause de manque de temps, d\u2019oublis, etc.Première constatation : il faut beaucoup, beaucoup de volonté pour s\u2019auto-quantifier.La dernière nouveauté, le bracelet Up de Jawbone (environ 100$), permet de comptabiliser les heures de sommeil, le nombre de pas faits dans une journée ainsi que l\u2019effet de nos repas.Mais encore faut-il photographier tous ses repas, ce que j\u2019oubliais de faire une fois sur trois.Quelques heures après l\u2019ingestion, le bracelet vibre et me demande de noter mes sensations: énergisée?Rassasiée?Somnolente?Les outils ne sont pas encore au point et exigent à mon avis encore trop de travail.Et comme le bracelet Up ne calcule pas le nombre de calories, l\u2019information recueillie demeure assez vague.Par contre, le nombre de pas (qui aurait pu être comptabilisé par un simple podomètre) est un véritable révélateur: les jours où je travaillais à la maison, je marchais beaucoup moins et n\u2019atteignais pas mon objectif de 10 000 pas par jour (personne très active).Quand on sait que la sédentarité augmente les risques de mortalité, ce type d\u2019information est précieux.Surtout que le bracelet vibre pour nous signaler que nous n\u2019avons pas bougé de notre chaise depuis une heure.Quant aux applications mobiles, elles demandent une assiduité que je n\u2019ai pas.Lose It ! exige qu\u2019on consulte une liste d\u2019aliments à chaque repas, qu\u2019on trouve l\u2019équivalent de ce que nous avons mangé et qu\u2019on le note.On peut également noter nos états d\u2019âme sur Mood Tracker et y inscrire quelquesuns de nos amis proches.Quand on va moins bien, ils reçoivent une alerte les invitant à nous envoyer un courriel pour nous remonter le moral (!).Plusieurs études scientifiques ont montré que le soutien des pairs joue pour beaucoup dans la lutte contre la dépression.L\u2019application RunKeeper demeure ma préférée, car elle est simple à utiliser et donne les résultats sur-le-champ.Mais dans l\u2019ensemble, l\u2019auto-quantification exige encore trop d\u2019efforts.Je préfère attendre l\u2019application qui fera tout pour moi.\u2014 Nathalie Collard Impact sur la santé NATHALIE COLLARD S\u2019il y a un secteur dans lequel l\u2019autoquantification aura un impact au cours des prochaines années, c\u2019est sans doute celui de la santé.En effet, chaque patient qui s\u2019auto-quantifie est en possession d\u2019un grand nombre de données qui peuvent s\u2019avérer utiles lorsque vient le temps d\u2019établir un diagnostic ou de choisir un traitement.Grâce à l\u2019internet, ces gens ont également accès à une quantité infinie d\u2019informations, fiables et moins fiables.Selon une étude réalisée par le Pew Internet and American Life Project, 80% des internautes ont déjà cherché de l\u2019information sur des maladies ou des traitements, et ce, avant même d\u2019avoir rencontré leur médecin, une pratique qui s\u2019observe aussi au Canada.L\u2019auteure de l\u2019étude, Suzanna Fox, précise que les gens consultent l\u2019internet avant et après leur rendezvous chez le médecin.Ils cherchent de l\u2019information sur des maladies chroniques ou encore, sur les différents traitements possibles.Cette abondance d\u2019information sur soi, jumelée à la popularité de l\u2019internet et des réseaux sociaux, a donné naissance à plusieurs sites «citoyens» consacrés à la santé.Un exemple: curetogether.com, fondé en Californie par Alexandra Carmichael, qui compte une dizaine de milliers de membres qui partagent leur expérience de symptômes et de traitements.D\u2019autres sites comme Patients Like Me (patientslikeme.com), fondé en 2004, s\u2019intéressent à la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques et, plus récemment, aux problèmes de santé mentale.Grâce à la quantité et à la qualité de l\u2019information générée par ces communautés, des patients ont réussi à faire modifier leur traitement auprès de leur médecin.Bref, les patients sont informés, une nouvelle réalité à laquelle les médecins doivent de plus en plus souvent faire face.Le milieu médical saura-t-il s\u2019adapter?Vincent Dumez dirige le bureau facultaire d\u2019expertise patient-médecin de l\u2019Université de Montréal.Son travail consiste justement à revoir la formation afin d\u2019y inclure de nouvelles connaissances sur la relation patientmédecin et d\u2019intégrer les personnes malades dans le processus de soins.«Nous voulons réintroduire la notion de partenariat dans le programme de médecine, note-t-il.On prend en compte le fait que les gens sont beaucoup plus informés qu\u2019avant sur leur état, qu\u2019ils ont fait leur recherche, etc.La relation paternaliste médecinpatient ne tient plus dans ce contexte.» Est-ce à dire que nous allons tous devenir gestionnaires de notre dossier santé?D\u2019une certaine façon, oui.Et si nous le souhaitons, nous pouvons nous engager davantage.Le fondateur du mouvement Quantified Self, Gary Wolf, estime quant à lui que l\u2019auto-quantification est un outil de connaissance personnelle qui n\u2019a pas de limites.«Le sport, la santé, le sommeil.bien sûr, mais aussi la productivité, les émotions, les relations familiales et personnelles.Tout ce qui vous intéresse dans la vie peut être monitoré.Actuellement il y a quelqu\u2019un qui mène une expérience durant laquelle il monitore le silence.en répertoriant les endroits silencieux dans le monde.Nous sommes déjà surveillés par les autres, que ce soit sur notre situation géographique, nos dépenses ou nos déplacements.Pourquoi ne pas nous observer nousmêmes si cela permet de mieux nous connaître?» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 1 J A N V I E R 2 0 1 2 E N J E U X 3 LA TECHNOLOGIE DANS NOS VIES NATHALIE COLLARD CAMBRIDGE, MASSACHUSETTS Il y a deux ans, une équipe de chercheurs de l\u2019Université de l\u2019Indiana a découvert qu\u2019en analysant des millions de messages sur Twitter, elle pouvait prévoir le comportement de l\u2019indice Dow Jones.L\u2019an dernier, à la conférence SXSW, au Texas, la viceprésidente de Google, Marissa Meyer, a expliqué à son auditoire que les entreprises de crédit peuvent prévoir le divorce d\u2019un couple en étudiant ses relevés de dépenses.Nous vivons dans un monde d\u2019information et nos appareils électroniques ont multiplié par plusieurs millions la quantité de données produites à notre sujet.Vous craignez de laisser des traces lorsque vous naviguez dans l\u2019internet ?Au Media Lab du MIT, un groupe de recherche du département de dynamique humaine (Human Dynamics) a constaté que notre téléphone intelligent en révèle beaucoup plus sur nous.Pendant deux ans, 60 familles ont accepté d\u2019utiliser un téléphone Android fourni par le professeur Alex Pentland et son équipe.Ces téléphones étaient munis de capteurs et de logiciels conçus expressément aux fins de l\u2019expérience, et fournissaient entre autres, des données sur leurs déplacements et leurs dépenses.«Nous voulions étudier plusieurs champs pour comprendre comment nos réseaux peuvent influencer nos comportements, explique Nadav Aharony, diplômé en génie et candidat au doctorat du MIT, rencontré dans les locaux du Media Lab l\u2019automne dernier.Nous nous sommes intéressés aux déplacements physiques des gens, à leurs relations avec les autres, à leur état d\u2019esprit, à leur santé, à leurs achats.Les participants devaient remplir des questionnaires sur leur poids, leurs habitudes alimentaires, leurs opinions, etc.À partir des informations recueillies, nous avons pu comprendre beaucoup de choses.» À l\u2019heure actuelle, plusieurs grandes entreprises explorent les données concernant leurs clients afin d\u2019affiner leur stratégie de vente.C\u2019est le cas des géants de la téléphonie cellulaire qui sont en mesure de prévoir à quel moment un client changera de fournisseur de services à partir de certaines données recueillies sur son téléphone.Mais l\u2019exploration des données fournies par les téléphones Android des participants à l\u2019étude du Media Lab en a révélé bien plus.Non seulement les informations compilées par les chercheurs en disaient beaucoup sur les habitudes d\u2019un participant à l\u2019heure des repas (mangeait-il seul ou avec des amis, bio ou restauration rapide?), mais elles donnaient aussi des indications sur le parcours d\u2019une opinion politique, l\u2019état de santé mentale d\u2019un individu et même sur la progression d\u2019un rhume au sein d\u2019un groupe de personnes donné! Des informations précieuses, donc, qui feraient le bonheur de bien des entreprises, agences gouvernementales et partis politiques.«Face à toutes ces données, nous nous sommes demandé si nous pouvions en venir à prédire certains comportements, poursuit Nadav Aharony en montrant des points lumineux se déplaçant sur un écran géant situé en plein coeur d\u2019un grand salon où les chercheurs se rencontrent pour se détendre entre deux réunions de travail.L\u2019équipe de M.Aharony a développé un logiciel qui permet de visualiser les données, une sorte d\u2019imagerie par résonance magnétique sociale, précise le chercheur en souriant.Nous nous demandions jusqu\u2019à quel point le groupe peut influencer le comportement de chaque personne.Nous avons découvert que les réseaux sociaux sont plus complexes qu\u2019ils en ont l\u2019air.Par exemple, si on entend quelque chose, on n\u2019ira pas nécessairement le répéter à tout le monde.Il y a des choses qui vont rester dans la famille, d\u2019autres choses qui ne franchiront pas les frontières du groupe d\u2019amis restreint.Autre exemple : disons que vous avez un enfant, votre vie va changer, n\u2019est-ce pas ?Allezvous commencer à acheter de la nourriture bio ou allez-vous acheter des aliments semblables à ceux qu\u2019achètent vos amis originaires du même pays que vous (la moitié des participants à l\u2019étude venait de l\u2019extérieur des États-Unis et habitait le campus)?Les données recueillies grâce à l\u2019expérience nous ont permis de comprendre la motivation d\u2019un comportement ainsi que d\u2019identifier les influenceurs au sein du groupe.C\u2019est ce qu\u2019on appelle la contagion sociale.» Le chercheur explique également que l\u2019expérience du téléphone cellulaire a permis de déboulonner certaines croyances.«Par exemple, dans un questionnaire, un participant pouvait nous dire qu\u2019il se considérait très proche de sa famille et particulièrement proche d\u2019un ami X.Or, en analysant les données, on a remarqué qu\u2019il n\u2019avait pas appelé ni vu sa famille durant plusieurs mois et qu\u2019il voyait davantage son ami Y que son ami X.Les données sont bien réelles alors que ce que l\u2019on dit sur nous-mêmes est parfois déformé par notre volonté de projeter une image en particulier.» La masse d\u2019informations recueillies est tellement considérable que les chercheurs n\u2019ont pas encore exploré toutes les hypothèses et les conclusions qui s\u2019y trouvent.«Il s\u2019agit d\u2019une étude importante, la plus importante du genre, conclut Nadav Aharony.Il faudra sans doute encore un an avant d\u2019analyser toutes les données.Et nous prévoyons qu\u2019au moins une dizaine de thèses de doctorat émaneront des informations recueillies par notre équipe.» Entre les mauvaises mains, cette cartographie de nos faits et gestes permettrait à une entreprise de développer des outils encore plus sophistiqués pour nous encourager à consommer davantage.Difficile de ne pas entrevoir le spectre de Big Brother.Mais Nadav Aharony se fait rassurant.«Pensez plutôt à ce qu\u2019une agence de santé publique pourrait faire avec des données comme celles-là lorsque vient le temps, par exemple, de planifier une campagne de santé publique pour inciter les gens à bouger davantage.Grâce à notre étude, on peut comprendre davantage les comportements et même les prévoir à partir de certaines informations.» Il n\u2019y a aucun doute, les possibilités sont infinies.CEQUENOTRE TÉLÉPHONE DIT DENOUS DÉPLACEMENTS SANTÉ ACHATS OPINION POLITIQUE DÉPENSES SOCIABLE SPORTIF DÉPRIMÉ CÉLIBATAIRE AMITIÉS VOTRE TÉLÉPHONE EST TRÈS BAVARD llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 E N J E U X L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 1 J A N V I E R 2 0 1 2 É.-U.CAMBRIDGE, MASSACHUSETTS LA TECHNOLOGIE DANS NOS VIES L\u2019étude en images Nadav Aharony, diplômé en génie et candidat au doctorat, est un des membres du laboratoire de Dynamique humaine du Media Lab, un des départements du prestigieux MIT à Cambridge, près de Boston.L\u2019équipe dirigée par le professeur Alex Pentland a découvert que les données contenues dans nos téléphones intelligents en révèlent beaucoup plus que nous le pensons sur qui nous sommes.Forage de données On utilise aussi l\u2019expression «exploration de données» ou «extraction de connaissances à partir de données».Il s\u2019agit de compiler un grand nombre de données et d\u2019en tirer différentes informations à l\u2019aide d\u2019un ensemble d\u2019algorithmes.MIT Fondée en 1861, cette prestigieuse université accueille environ 10 000 étudiants qui s\u2019intéressent aux applications technologiques et industrielles.De nombreux Prix Nobel sont diplômés du MIT situé à Cambridge, face à Boston.Media Lab Un des laboratoires du MIT, le Media Lab est une idée du célèbre auteur Nicholas Negroponte (qui a participé à la création du magazine Wired).Le Media Lab, qui fait partie de l\u2019école d\u2019architecture et de planification du MIT, a ouvert ses portes en 1985.Les chercheurs qui y travaillent s\u2019intéressent aux projets qui mêlent technologie, design, génie, informatique et multimédia.Ils cherchent à comprendre comment la technologie peut améliorer nos vies.FAMILLES PERSONNES MOIS ÉTUDE PHOTO ANDY RYAN, MEDIA LAB EXTENSION PHOTOS JODI HILTON Comment nos réseaux influencent-ils nos comportements ?Nos téléphones cellulaires renferment des informations sur nos comportements et nos motivations.Grâce aux informations recueillies, on peut prévoir la progression d\u2019une idée politique ou d\u2019un rhume au sein d\u2019un groupe d\u2019amis.Et la vie privée dans tout ça ?On ne peut pas parler de forage de données sans aborder la question de la vie privée et de la protection des renseignements personnels.D\u2019autant plus qu\u2019un grand nombre d\u2019individus ne soupçonnent même pas la quantité d\u2019informations qu\u2019ils génèrent au quotidien.Que font les entreprises avec toutes les données qu\u2019elles recueillent à notre sujet ?L\u2019équipe de recherche du Dr Pentland était très consciente de la délicatesse de l\u2019opération surtout que les participants avaient même accepté de lui donner accès à leur compte Facebook.«Nous avons fait très attention de protéger l\u2019identité des participants et des gens avec qui ils étaient en contact en leur attribuant un code afin de ne pas les reconnaître.Nous savions qui ils étaient, mais ils demeuraient anonymes », explique le chercheur Nadav Aharony qui, lors de notre rencontre, se préparait à aller présenter les résultats de l\u2019étude à la conférence Ubicomp, en Chine.«Par souci de transparence, nous avons décidé d\u2019ouvrir les données et de les mettre à la disposition de la communauté scientifique, poursuit-il.Récemment, j\u2019ai été en contact avec la communauté des adeptes de l\u2019auto-quantification.C\u2019est exactement le genre de personnes intéressées par ce type de données.» L\u2019équipe du Dr Pentland a également conçu une application Android offerte gratuitement à ceux qui souhaitent mener une expérience semblable à celle des 130 cobayes ayant participé à l\u2019étude du Media Lab.L\u2019application permet de mesurer 30 catégories de données.Nous aimerions un jour demander aux utilisateurs de léguer leurs données à la science afin de pouvoir les étudier.Un don anonyme, bien entendu.» Pour en savoir plus sur l\u2019application: funf.media.mit.edu/ \u2013 Nathalie Collard llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 1 J A N V I E R 2 0 1 2 E N J E U X 5 LA TECHNOLOGIE DANS NOS VIES NATHALIE COLLARD Imaginez une vil le dans laquelle tous les bâtiments seraient reliés à un réseau de f ibres optiques ultrapuissant qui permettrait à chaque maison et à chaque commerce d\u2019avoir son propre système de téléprésence pour communiquer par vidéo.Les résidants pourraient communiquer entre eux, consulter leur médecin, participer à une réunion de travail ou s\u2019entretenir avec l\u2019enseignant de leur enfant sans jamais quitter la maison.Les rues seraient quant à elles équipées de capteurs qui permettraient à tous les citoyens de connaître le niveau de pollution, l\u2019état de la circulation routière et les temps de déplacement\u2026 Cette cité qui semble tout droit sortie d\u2019un roman d\u2019Isaac Asimov est en construction depuis le début des années 2000 et accueille déjà plus de 30 000 habitants, un nombre qui devrait doubler au cours des cinq prochaines années.Il s\u2019agit de Songdo, en Corée du Sud, un projet de 35 milliards de dollars auquel participent plusieurs grandes entreprises, dont le géant de l\u2019informatique Cisco.Toutes les villes intelligentes ne sont pas de l\u2019envergure de Songdo mais nombreux sont les pays intéressés par ce projet d\u2019urbanisme de l\u2019avenir.L\u2019idée d\u2019une ville intelligente (smart city) où la technologie a un impact positif sur l\u2019environnement, les services publics et la qualité de vie de ses habitants est LA tendance en urbanisme en ce début de XXIe siècle.Les villes intelligentes seront d\u2019ailleurs un des grands thèmes au programme du Sommet de Rio, le printemps prochain.«Il n\u2019existe pas un modèle unique de ville intelligente, note le Dr Rick Huijbregts, vice-président de la division smart communities chez Cisco, joint à Toronto par l\u2019entremise du système de TéléPrésence de l\u2019entreprise.«Les projets sont nombreux et très diversifiés, ajoute-t-il.L\u2019idée, en gros, est de rendre les services publics d\u2019une communauté plus efficaces tout en diminuant leur empreinte écologique.» Les projets peuvent prendre toutes sor tes de formes.L\u2019un d\u2019eux consiste à incorporer des technologies vertes dans un quartier résidentiel à Atikameksheng Anishnawbek, dans le nord de l\u2019Ontario.«C\u2019est plus difficile dans les grandes villes, car les infrastructures sont plus longues à modifier, note Rick Huijbregts, mais c\u2019est tout aussi difficile dans une si vaste étendue, là où les communautés sont très éloignées les unes des autres.» Pour ce projet particulier, Cisco collabore avec l\u2019Assemblée des Premières Nations et la fondation de Mike Holmes, une vedette de la rénovation au Canada anglais.Des projets « intelligents», on en compte plusieurs centaines, voire des milliers, sur la planète.Un autre exemple: l\u2019an dernier, le géant IBM, principal concurrent de Cisco dans le domaine des smart communities, a installé 150 capteurs d\u2019eau dans la ville de Dubuque, en Iowa.Le projet-pilote a permis de détecter des fuites et de modifier le comportement des participants qui, munis des données sur leur utilisation de l\u2019eau durant plusieurs semaines, ont diminué leur consommation d\u2019eau et adopté de meilleures habitudes.À l\u2019origine de toutes ces initiatives, une motivation, pour ne pas dire une urgence: selon les estimations des Nations unies, d\u2019ici 2050, près de 70% de la population mondiale habitera dans une ville.En 1900, ce pourcentage était de 13%.Chaque année, c\u2019est donc l\u2019équivalent de sept villes de la taille de New York qui font leur apparition sur la planète.«L\u2019objectif est de ne pas reproduire les erreurs du XXe siècle», a déclaré le spécialiste de l\u2019urbanisation et directeur de la recherche à l\u2019Institut du futur, Anthony Townsend, dans le cadre de la première conférence sur les villes intelligentes qui avait lieu à Barcelone, en décembre dernier, et qui a attiré plus de 6000 personnes.LAVILLE DEL\u2019AVENIR?TRANSPORTS EN COMMUN HÔPITAL BRANCHÉE, EFFICACEET INTELLIGENTE «Les projets sont nombreux et très diversifiés.L\u2019idée, en gros, est de rendre les services publics d\u2019une communauté plus efficaces tout en diminuant leur empreinte écologique.» \u2013 Le Dr Rick Huijbregts llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 E N J E U X L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 1 J A N V I E R 2 0 1 2 LA TECHNOLOGIE DANS NOS VIES POMPIERS ÉCOLES ÉLECTRICITÉ MONTRÉAL, VILLE OUVERTE POUR EN SAVOIR PLUS SUR LES VILLES INTELLIGENTES smartconnectedcommunities.org www-05.ibm.com/innovation/fr/ smartercity amsterdamsmartcity.com CINQAPPLICATIONS OUSITESCONÇUS À PARTIR DES DONNÉESOUVERTES mamairie.ca Accès aux élus montréalais remtl.ca Sites contaminés navicone.ca Application iPhone pour être informés des travaux routiers resto-net.ca Liste des établissements insalubres dechetsmontreal.ca/fr Pour connaître l\u2019horaire de la collecte de déchets QUÉBEC, VILLE INTELLIGENTE «Une ville intelligente, c\u2019est aussi une ville qui s\u2019appuie sur la participation citoyenne, note Louise Guay qui dirige le Living Lab de Montréal, un laboratoire d\u2019innovation sous la tutelle du CIRANO.Les jeunes, ceux qu\u2019on a baptisés les «digital natives» ou natifs numériques, sont habitués d\u2019avoir une voix, de voter, de co-créer.Naturellement, on se dirige de plus en plus vers ça.C\u2019est la notion d\u2019intelligence planétaire dont parlait l\u2019auteur Joël de Rosnay», ajoute cette visionnaire qui, après avoir été à l\u2019avant-garde en créant le mannequin virtuel avec son entreprise Public Technologies Multimédia, est aujourd\u2019hui engagée jusqu\u2019au cou dans des projets urbains basés sur l\u2019innovation ouverte et le jeu.En juin 2010, avec son équipe du Living Lab, elle a mené un projet participatif pour améliorer le système de vélo en partage BIXI.«Une cinquantaine d\u2019utilisateurs ont participé au projet et à l\u2019aide de données fournies par BIXI, nous avons pu suggérer des moyens de rendre le service encore plus performant en revoyant entre autres la distribution des vélos dans la ville.Ce sont des activités ludiques basées sur la collaboration et à mon avis, il y en aura de plus en plus.Mais pour que ces projets fonctionnent, il faut que les données soient disponibles.» Montréal est peut-être en retard sur Québec dans le dossier des villes intelligentes (l\u2019organisme Montréal métropole numérique a déposé un mémoire l\u2019an dernier et des projets devraient voir le jour) mais on assiste à un réel engouement pour tous les projets élaborés à partir de données ouvertes, les camps et « hackatons » organisés par la communauté techno montréalaise.À lui seul, un récent «hackaton» organisé en novembre par Montréal ouvert a attiré 175 personnes (un record selon les organisateurs).Durant une journée complète, des bidouilleurs en informatique réunis dans une grande salle se sont «amusés» à développer des applications mobiles à l\u2019aide de données rendues publiques par la Ville de Montréal.C\u2019est lors de cet événement que mamairie.ca \u2013 un site permettant d\u2019avoir accès aux élus municipaux \u2013 a pu voir le jour.En décembre dernier, Louise Guay a également animé le TranspoCampMTL2011, un exercice de réflexion qui a réuni des experts en transports collectifs et en urbanisme alors que parallèlement à la rencontre, des maniaques d\u2019informatique (moins nombreux qu\u2019en novembre) tentaient de développer des applications mobiles à partir des données disponibles sur les déplacements et le transport montréalais.La STM, grande absente de l\u2019événement, a promis qu\u2019elle ouvrira ses données d\u2019ici quelques semaines.Pas besoin d\u2019aller bien loin, pour visiter une ville intelligente.Québec a appris mercredi dernier qu\u2019il figurait parmi les sept finalistes des villes les plus «intelligentes» du monde, aux côtés de Barcelone, Austin ( Texas ) et Riverside (Californie).Cette liste est établie par l\u2019Intelligent Community Forum (ICF), un groupe de réflexion de New York qui fait la promotion du développement de l\u2019économie numérique et qui avait choisi Stockholm en 2010.Pourquoi Québec?La liste des raisons est longue.D\u2019abord, la «Vieille Capitale » est considérée comme étant la ville la plus «branchée» en Amérique du Nord avec ses 80 points d\u2019accès à l\u2019internet sans fil dans les établissements municipaux (bibliothèques, arénas, parcs, etc.).D\u2019ici, la fin de 2012, elle devrait en compter 500, explique Dave G.Pelletier, coordonnateur de l\u2019organisme Zap Québec.Et c\u2019est sans compter le nombre impressionnant de projets à saveur technologique qui font de Québec une ville d\u2019avant-garde.C\u2019est l\u2019organisme Québec International qui a piloté le dossier de candidature de Québec pour le concours de l\u2019ICF.«On regardait tous les projets en cours à Québec, tous indépendants les uns des autres, et on a réalisé qu\u2019ils allaient tous dans la même direction.On a donc assis les principaux acteurs autour de la même table et on les a fait se parler», explique Carl Viel, PDG de Québec International.Prochaine étape: être reconnu comme étant la ville la plus intelligente du monde.La décision sera annoncée en juin prochain.En novembre dernier, le maire Régis Labeaume a annoncé que l \u2019entreprise japonaise Fujitsu, qui mise sur l\u2019innovation ouverte (c\u2019est-à-dire sur le partage des données et la collaboration) et qui a déjà un bureau à Québec, avait choisi d\u2019y installer son centre d\u2019innovation qui se spécialisera entre autres dans l\u2019informatique en nuage (ou informatique dématérialisée).Fujitsu s\u2019est également associée à quatre autres entreprises: Asentri, Domedic, Solutions Hospitalis et Mirego, pour former le consortium Télésanté et Mobilité clinique.En collaboration avec le réseau de santé de la capitale, on souhaite développer des solutions technologiques pour assurer le suivi des patients à domicile.Un autre projet-pi lote qui doit commencer sous peu permettra de limiter les déplacements des citoyens : les coffres-forts virtuels développés par la firme Asentri permettront à 30 000 citoyens d\u2019échanger des documents juridiques avec la Ville, de les conserver en nuage et même de faire des demandes de permis sans avoir à se déplacer.Tous ces projets s\u2019ajoutent à celui de Bell qui, depuis deux ans, développe son réseau de fibres optiques dans des résidences et des commerces de Québec, L\u2019Ancienne-Lorette et Lévis, permettant aux citoyens d\u2019avoir l\u2019accès le plus rapide à l\u2019internet.Selon le géant de la téléphonie, 240 000 maisons de la région seront connectées d\u2019ici la fin 2012.C\u2019est sans compter le projet RTCnomade qui permet aux usagers du Réseau de transport de la Capitale (RTC) d\u2019avoir accès à de l\u2019information grâce à une application iPhone, un site web mobile et des SMS, d\u2019une application iPhone et d\u2019un site web mobile.Des écrans pourront aussi informer les usagers de l\u2019état des routes, des détours et des retards prévus.GOUVERNEMENT llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 1 J A N V I E R 2 0 1 2 E N J E U X 7 ACTUALITÉS ÉMILIE BILODEAU C\u2019est la folie dans les gares de la Chine lors du Nouvel An chinois qui marque le début de la Fête du printemps.Les autorités estiment que plus de 200 millions de Chinois se déplaceront sur les chemins de fer pendant cette première des deux semaines d\u2019or de l\u2019année.Les travailleurs profitent de jours fériés pour se rendre dans leur famille en province.TRANSHUMANCE PHOTOS REUTERS 1 Plus de 200 millions de Chinois prendront le train.Il s\u2019agit du plus grand déplacement de foule du monde.Cette gare de la ville de Wuhan le démontre bien.2 Les Chinois transportent des cadeaux qu\u2019ils distribuent à leur famille.Certains doivent jouer du coude pour se rendre à temps aux quais d\u2019embarquement.3 Un policier paramilitaire surveille le passage des clients dans une billetterie de Pékin.4 Ce Chinois passe le temps à la gare de Pékin en jouant sur son téléphone cellulaire.5 Pas toujours facile de trouver un siège à bord d\u2019un train durant cette première semaine d\u2019or de l\u2019année.6 Des Chinois font la file afin d\u2019être en famille le 23 janvier, date du Nouvel An chinois.3 1 4 2 5 6 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 E N J E U X L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 1 J A N V I E R 2 0 1 2 "]
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