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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2012-03-17, Collections de BAnQ.

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[" ARTS www.lapresse.ca/arts L\u2019humour québécois sur le web a pris une place considérable depuis un an.Le nombre de visionnements des gags Juste pour rire sur YouTube dépasse le milliard.Il y a un vrai phénomène de popularité de nos humoristes hors de nos frontières.Et une frénésie pour les sites personnels, Facebook et Twitter, et les webséries humoristiques.La Presse fait le tour de ce bouillonnement virtuel.UN REPORTAGE D\u2019ÉRIC CLÉMENT À LIRE EN PAGES 10 À 13.L\u2019HUMOUR SUR LE WEB PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Mike Ward a été un des premiers humoristes québécois (en 1997) à créer un site internet.Le web est devenu sa deuxième planète ! BLOGUE Suivez toute l\u2019actualité musicale avec Alain de Repentigny, Émilie Côté et Marie-Christine Blais sur lapresse.ca/ blogue-musique.HUGO DUMAS UNE PILULE, UN GRANULE, UNE TISANE PAGE 2 VINCENT-GUILLAUME OTIS DIFFÉRENTDESAUTRES PAGE 3 SYLVIEMOREAU S\u2019INDIGNER OUS\u2019ACTIVER?PAGE 16 MONTRÉAL SAMEDI 17 MARS 2012 Cette exposition est organisée par le Whitney Museum of American Art, New York, en collaboration avec le Musée des beaux-arts de Montréal, et avec le soutien de la Terra Foundation for American Art et de l\u2019Association des bénévoles du Musée.SPÉCIAL 2 POUR 1 LESJEUDIS ETVENDREDIS SOIRS, DE 17HÀ19H, JUSQU\u2019AU30MARS GRATUIT EN TOUT TEMPS POUR LES ENFANTS DE 12 ANS ET MOINS* *Accompagnés d\u2019un adulte.MBAM.QC.CA/FEININGER Non applicable aux groupes. ARTS TÉLÉVISION Si la Dre Julie Lemieux opère le mieux dans Trauma et que le Dr Pierre Meilleur est effectivement le meilleur de l\u2019hôpital Saint-Arsène, pas étonnant que Diane Hevey soit, vous l\u2019aurez deviné, la plus «heavy» avec son entourage.Heavy métal, même.Directrice générale d\u2019un grand centre hospitalier, Diane Hevey, campée par Pascale Montpetit, est manipulatrice, dépressive, rigide et, n\u2019ayons pas peur des mots, folle.Pour en rajouter une couche, le suicide du mari de Diane Hevey, un éminent chirurgien, la hante et empoisonne toujours sa vie des années plus tard.Diane Hevey mise tout sur sa fille Sophie Léveillée (Laurence Leboeuf), résidente en chirurgie très douée, pour réparer sa vie brisée et décrocher la prestigieuse carrière qu\u2019elle n\u2019a jamais eue.C\u2019est tordu et malsain, bien sûr, mais c\u2019est la réalité de Diane Hevey dans cette fiction qu\u2019est Trauma.Puis, tout éclate.Elle aussi très tourmentée, Sophie accuse sa mère d\u2019avoir tué son père, lui annonce qu\u2019elle ne veut plus jamais la revoir et lui révèle qu\u2019elle abandonne la chirurgie pour se consacrer à la médecine familiale.Pif, paf, pouf.Le monde de Diane Hevey s\u2019écroule.Elle vient de tout perdre: sa fille, ses ambitions, son rêve.«On ne soigne pas des rhumes quand on peut réparer des organes à moins d\u2019être une ratée», crie alors Diane Hevey à sa fille dans un accès de rage et de désespoir.Plus tard dans l\u2019épisode, Diane rajoute: «Sophie veut devenir médecin de famille, pourquoi pas faire des ménages?» Que Diane Hevey crache des phrases réductrices comme celles-là n\u2019a rien d\u2019étonnant dans l\u2019univers de Trauma.C\u2019est une ambitieuse ascendant carriériste, totalement déconnectée de la réalité.Pourtant, la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec a accusé cette semaine l\u2019auteure Fabienne Larouche de véhiculer des préjugés futiles et ignares ainsi que de ternir l\u2019image de leur profession.Aucune personne saine d\u2019esprit ne pense que les médecins de famille sont des ratés.Pas moi, pas Fabienne Larouche et vous non plus, j\u2019en suis certain.Les auteurs de télé n\u2019ont pas à être \u2013 et ne doivent surtout pas être \u2013 les porte-parole des ordres professionnels.Le téléspectateur n\u2019est pas niais et décode très bien le fait que Trauma n\u2019est pas un éditorial de journal ou une prise de position publique, mais une oeuvre de fiction.Comme dans: ça ne se passe pas de cette façon dans la «vraie vie».En connaissez-vous beaucoup de professeurs comme Guillaume Lemay-Thivierge dans 30 vies qui donnent des cours dans des locaux désaffectés du Centre-Sud afin que leurs élèves saisissent bien l\u2019histoire de Dollard des Ormeaux?Est-ce que l\u2019Ordre des psychologues a rouspété quand Isabelle Langlois, l\u2019auteure de Rumeurs, a imaginé une psy complètement hystérique et pas professionnelle pour deux sous?Est-ce que les procureurs de la Couronne du Québec se sont plaints du fait que les comportements illégaux et inacceptables de Sylvain Régimbald (Éric Bruneau) dans Toute la vérité nuisaient à leur réputation d\u2019incorruptibles?Maintenant, imaginez si la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) grimpait dans les rideaux chaque fois qu\u2019un reporter d\u2019un quotidien est dépeint à la télé comme un imbécile, un alcoolique ou un être sans scrupule.Il n\u2019existerait pas une seule tringle qui n\u2019aurait pas été arrachée à 10 000 kilomètres à la ronde.Confession, ici.Si la télésérie Scoop avait montré ce qui se passe dans la vie «réelle» d\u2019un journaliste, donc une sorte de «vérité», vous vous seriez royalement emmerdés, croyez-moi.Voir beaucoup de gens mal habillés, très blasés, qui parlent au téléphone, qui boivent des litres de café et qui chialent contre tout (même le chialage), ça ne fait pas de la télévision très palpitante.Alors, les scénaristes ont-ils l\u2019obligation de montrer les deux faces d\u2019une médaille?Pas du tout.Pourvu que leurs intrigues restent crédibles et intéressantes, je ne diagnostique aucun problème.Trauma n\u2019a pas à se métamorphoser en infopub qui valoriserait le travail d\u2019un omnipraticien.Personnel lement , pour découvrir le vrai travail du personnel médical, je me branche sur Soins intensifs à Télé-Québec.Et quand je vois mon propre médecin de famille, un homme compétent, brillant et attentionné, je lui dis à quel point j\u2019apprécie son travail et je fais toujours ce qu\u2019il me dit sur sa table d\u2019examen.Je prends une grande respiration, j\u2019expire lentement et je recommence.À vous maintenant, en répétant le mantra d\u2019André Robitaille: c\u2019est juste de la TV.Je lévite Avec la websérie Hors d\u2019ondes : confessions d\u2019une téléréalité.Explorez les coulisses de la fabrication d\u2019une (fausse) émission comme Loft Story avec la productrice (Kim Rusk), l\u2019animateur peu confiant (Daniel Thomas), le réalisateur nonchalant (Pierre-Luc Brillant) et la dévouée directrice de production (Anne-Élisabeth Bossé).Très rigolo et punché.À voir sur le www.horsdondes.com.Je l\u2019évite Les pubs de Plaisirs gastronomiques.La première fois qu\u2019on la voit, on se bidonne.La quatrième fois, on se marre encore.Rendu à la 12e fois, on sent que l\u2019indigestion nous guette.Puis, quand ça fait 437 fois que cette même publicité, ou quelques-unes de ses variantes, passe dans notre salon, la notion de plaisir fait plutôt place à de la colère.Trop, c\u2019est comme pas assez.S Pour joindre notre chroniqueur : hdumas@lapresse.ca Une pilule, un granule, une tisane HUGO DUMAS CHRONIQUE PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA Le téléspectateur n\u2019est pas niais et décode très bien le fait que la série Trauma n\u2019est pas un éditorial de journal ou une prise de position publique, mais une oeuvre de fiction.Comme dans: ça ne se passe pas de cette façon dans la «vraie vie».Les scénaristes ont-ils l\u2019obligation de montrer les deux faces d\u2019une médaille?Pas du tout.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 7 M A R S 2 0 1 2 À L\u2019AFFICHE! TNM.QC.CA /514.866.8668 UNE PRÉSENTATION TRADUCTIONNORMAND CHAURETTE avec GILLES RENAUD + JEAN-FRANÇOIS BLANCHARD / DAVID BOUTIN / JEAN-FRANÇOIS CASABONNE / DENIS GRAVEREAUX / BRUNO MARCIL / PASCALE MONTPETIT / VINCENT-GUILLAUME OTIS / EVELYNE ROMPRÉ / PAUL SAVOIE / MARIE-HÉLÈNE THIBAULT En collaboration avec UBU Compagnie de création ARTS Dans la série Apparences, Vincent-Guillaume Otis tenait un rôle étonnant : celui de Samuel, jeune Montréalais normal, pas trop énervé, à des annéeslumière du fou du village de Babine ou de l\u2019hyperactif de Musée Éden.Mais c\u2019était un rôle de composition, comme l\u2019explique celui qui, pour la troisième année, est porte-parole de la Semaine de la déficience intellectuelle en hommage à son frère.NATHALIE PETROWSKI Vincent-Guillaume Otis ne se souvient pas du moment précis où il a découvert que Jean-Sébastien, son petit frère, né seulement 13 mois après lui, était atteint de déficience intellectuelle.Pour lui, son frère, c\u2019était son frère.Il partageait tout avec lui : ses camions comme l\u2019attention de ses parents, qui n\u2019ont pas su tout de suite que Jean-Sébastien était différent.«Je crois en fin de compte que c\u2019est la société qui m\u2019a appris le handicap de mon frère.C\u2019est à travers le regard des autres que j\u2019ai su que mon frère était plus lent à se développer que les gamins de son âge», raconte Vincent-Guillaume Otis dans le hall du TNM où, depuis quelques jours, il interprète le rôle d\u2019Edgar dans Le roi Lear monté par Denis Marleau.J\u2019ai voulu rencontrer Vincent- Guillaume Otis pour une foule de raisons.Parce que c\u2019est un jeune acteur doué qui, depuis sa sortie de l\u2019École nationale de théâtre en 2003, n\u2019a cessé de s\u2019imposer.Parce qu\u2019aucun des rôles qu\u2019il a interprétés n\u2019est passé inaperçu, ce qui lui a même valu au cinéma le Jutra du meilleur acteur, en 2009.Parce qu\u2019il est un porte-parole convaincu et convaincant de la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle.Et enfin parce que dans Apparences, la série de Serge Boucher où il apparaît plus normal que la normalité même, Otis fait la preuve de tout ce qu\u2019on manque en limitant les acteurs à un seul type de rôle.N\u2019eût été le choix judicieux de Francis Leclerc, personne n\u2019aurait su que Vincent- Guillaume Otis, à qui l\u2019on confie des rôles de fou, d\u2019exalté et de personnages plus grands que nature, pouvait aussi jouer dans un registre plus sobre et plus moderne et passer pour un trentenaire séduisant et branché.Vincent-Guillaume Otis en est par faitement conscient : « Si ce n\u2019était Francis, personne ne m\u2019aurait donné ce rôle, d\u2019autant plus que Samuel ne me ressemble pas.J\u2019ai une énergie très différente de la sienne.Avant Apparences, tous les personnages que j\u2019ai interprétés, que ce soit dans Babine, Musée Éden ou Le déserteur, tous avaient besoin d\u2019attention.Samuel, lui, veut le contraire.Il est en couple avec une actrice pour qu\u2019elle gobe toute la lumière et qu\u2019il puisse disparaître derrière elle.» Vincent-Guillaume Otis, lui, ne veut surtout pas disparaître.Il a trop de projets et surtout, trop de responsabilités.Père de deux enfants de 2 et 4 ans, en couple avec l\u2019actrice Éveline Gélinas, directeur artistique de la troupe pour enfants Picouille Théâtre, metteur en scène à l\u2019occasion, caressant le rêve de scénariser un film et d\u2019éventuellement le réaliser, Otis, qui a seulement 33 ans, se décrit comme un leader naturel qui n\u2019a pas peur de l\u2019engagement ni de l\u2019action.Son frère déficient intellectuel y est pour beaucoup.Involontairement, Jean- Sébastien a façonné la personnalité de son frère.Les deux ont fréquenté les mêmes écoles primaires et secondaires à Québec.Très jeune, Otis a pris son frère sous son aile, devenant aussi bien son protecteur attitré que son pourvoyeur de compagnons de jeu.«L\u2019intimidation, ce n\u2019est pas pour rien que ça vient me chercher, dit-il.Il y a eu des moments où il a fallu que je me porte physiquement à la défense de mon frère.C\u2019est épouvantable ce que j\u2019ai vu en termes de rejet.Les enfants sont très cruels entre eux.Mon frère y a goûté.C\u2019était le punching bag idéal.Et chaque fois, je me demandais : pourquoi ?Pourquoi ils lui font ça?» C\u2019est avec ce passé à la fois lourd et riche en enseignements, que Vincent-Guillaume Otis s\u2019est présenté à l\u2019audition de Babine en 2006.Par pudeur, Otis n\u2019a pas soufflé mot sur son frère pendant l\u2019audition devant le réalisateur Luc Picard.Ce n\u2019est que plusieurs mois plus tard, après avoir obtenu le rôle du déficient intellectuel de Saint-Élie-de-Caxton, que l\u2019acteur a avoué au réalisateur que la déficience intellectuelle faisait partie de sa vie.Au moment du tournage, la même pudeur est revenue, poussant l\u2019acteur à éviter toute imitation.«Pour créer Babine, explique-t-il, je me suis inspiré d\u2019un florilège de handicaps et pas uniquement de celui de mon frère.Par respect pour lui et pour le métier d\u2019acteur, mais aussi parce que je voulais insuffler de la poésie au personnage et éviter de tomber dans la caricature médicale.» Acteur au prénom difficile à retenir et au visage atypique, Vincent-Guillaume Otis n\u2019est pas tombé dans la potion magique du théâtre tout de suite.Au départ, c\u2019est la musique qui l\u2019a happé.De 5 à 15 ans, il a fait du piano avant de s\u2019inscrire en concentration musique au secondaire et d\u2019apprendre le cor français.En arrivant au cégep, il a tout abandonné, rebuté par la displine rigide de la musique et par la solitude des pratiques.Il s\u2019est mis au théâtre comme on se jette à l\u2019eau.Après un premier refus à l\u2019École nationale de théâtre, il a été accepté l\u2019année suivante, y arrivant avec deux certitudes : qu\u2019il ferait un jour de la mise en scène et qu\u2019il allait fonder une famille aussi unie que la sienne.Ses deux souhaits ont été exaucés assez rapidement.Mais pas au détriment d\u2019une carrière qui a aussitôt pris son envol, tant au cinéma qu\u2019à la télévision avec un rôle dans Annie et ses hommes et des invitations au théâtre de Denis Marleau (Othello) René Richard Cyr (Beaucoup de bruit pour rien), Olivier Kemeid (Maldoror), Éric Jean et Robert Bellefeuille, pour ne nommer que ceux-là.«Au théâtre, on se fait souvent dire de ne pas juger notre personnage, raconte l\u2019acteur.À cause de mon frère, ça m\u2019est venu naturellement.Je lui en serai toujours reconnaissant.Je sais que sans lui, je n\u2019aurais pas été le même.Grâce à lui, j\u2019ai grandi avec le souci de l\u2019autre et avec une bonne dose de tolérance.Et quand je dis que mon frère a été un cadeau dans ma vie, ce n\u2019est pas de la frime.Jean-Sébastien, c\u2019est de l\u2019amour pur.Quand je suis avec lui, je ressens une incroyable détente.Les déficients intellectuels ne vivent pas le même stress que nous.Ils sont complètement présents au moment.Ils ont une simplicité qui nous échappe.La retrouver à leur contact fait un bien immense.» Lorsque le rideau du TNM tombera sur Le Roi Lear, Vincent-Guillaume Otis rangera le costume d\u2019Edgar pour partir à la rencontre d\u2019un personnage mythique de notre histoire récente : Paul Rose.L\u2019acteur a été choisi par le réalisateur Alain Chartrand pour l\u2019incarner dans le film La Maison du pêcheur.Le tournage, qui dépend encore de l\u2019aval de Téléfilm, doit se faire à la fin de l\u2019été à Percé.Le film relate un moment charnière dans la vie de Paul Rose, à l\u2019époque où il se voyait comme encore un éducateur populaire.Désillusionné par la brutalité de la police qui saccage «sa maison », Paul Rose décide cet été-là de se tourner vers le terrorisme.Otis a rencontré l\u2019ex-felquiste avant Noël et compte bien le revoir.« Pas pour entendre le son de sa voix, dit-il, pour savoir ce qu\u2019il a dans les tripes.» Il se souvient encore de l\u2019exposé sur la crise d\u2019Octobre qu\u2019il a fait en 6e année.Confondu, le prof lui a demandé pourquoi il n\u2019avait pas choisi un sujet plus léger comme ses camarades.Le prof n\u2019avait pas compris que Vincent-Guillaume Otis était déjà différent des autres.VINCENT-GUILLAUME OTIS DIFFÉRENT DES AUTRES PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE On confie souvent à Vincent-Guillaume Otis des rôles de fou, d\u2019exalté et de personnages plus grands que nature.Dans la série Apparences, on a découvert que le comédien de 33 ans pouvait aussi jouer dans un registre plus sobre et plus moderne.» «Quand je suis avec mon frère, je ressens une incroyable détente.Les déficients intellectuels ne vivent pas le même stress que nous.Ils sont complètement présents au moment.Ils ont une simplicité qui nous échappe.La retrouver à leur contact fait un bien immense.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 7 M A R S 2 0 1 2 A R T S 3 ARTS LECTURES CHANTAL GUY SIGNET Lire les livres et voir les films avant tout le monde est l\u2019un des avantages du métier de journaliste.Rien à voir avec un privilège, la question est de pouvoir vous en parler à temps.Dans le cadre d\u2019un festival comme le FIFA (Festival international du film sur l\u2019art), qui s\u2019est ouvert jeudi, il faut se partager les films et s\u2019en taper beaucoup pour détailler la programmation.Tâche fastidieuse?Absolument pas.Car passer trois jours à regarder tous les documentaires concernant la littérature, ce n\u2019est pas du zèle, c\u2019est du plaisir pur.Et une constatation: bon Dieu que les écrivains sont absents du petit écran, et bon Dieu qu\u2019ils nous manquent! (Note : ceci est la page Lectures, nous prêchons pour notre paroisse, mais on pourrait en dire tout autant des peintres, des danseurs, des architectes ou des musiciens qui font l\u2019objet de documentaires au FIFA.) Est-ce un complot ?Est-ce que les têtes dirigeantes des télédiffuseurs ont tous lu La mort de l\u2019auteur de Roland Barthes \u2013 ce qui nous étonnerait \u2013 et l\u2019ont pris au pied de la lettre ?Beaucoup de critiques, de vedettes ou de «personnalités» nous exposent leurs ravissements et détestations de lecture, sans que jamais la parole ne soit accordée aux écrivains, sauf dans des entrevues trop courtes et la plupart du temps collectives.Ce n\u2019est pas que l\u2019écrivain doive devenir une « vedette de tivi », c\u2019est sa non-existence dans le paysage télévisuel censé nous représenter qui est aberrante.On le traite comme un fantôme.C\u2019est quelque chose que d\u2019entendre parler Philip Roth, Julia Kristeva, Frédéric Dard ou Umberto Eco dans des entrevues qui durent plus de huit minutes, et cela sans subir des publicités.Tout à coup, cette impression de respirer, l\u2019oxygène qui revient au cerveau.Cet espace, aussi, pour senti r la pensée se déployer.Connaître les doutes, les manies, les questionnements et les obsessions des écrivains, les voir dans leur élément, et, tout simplement, constater qu\u2019ils existent ! La lectrice doublée d\u2019une téléphage qui vous parle a découvert la gravité de son anémie en recevant une telle ration de protéines.Seule ombre au tableau de la programmation du FIFA: le peu de documentaires qui sont faits sur les écrivains québécois.Ce qui est très inquiétant pour les archives visuelles de notre littérature.On est en droit de se demander pourquoi il y a autant de tueurs en série, d\u2019animaux dangereux et de camions lourds à Canal D, censé nous offrir des documentaires.Pas qu\u2019on n\u2019aime pas ça, mais la diversité est-elle permise ?Pourquoi si peu de documentaires du FIFA sont présentés à la télé?Même à 2h du matin (on n\u2019est pas difficile, on va l\u2019enregistrer)?Pourquoi encore et toujours Les Belles histoires des pays d\u2019en haut à ARTV quand on pourrait nous offrir ces entretiens passionnants ?Heureusement, une émission littéraire animée par Claudia Larochelle sera au menu à l\u2019automne, mais soulignons qu\u2019il était temps.Alors pour ceux qui souffrent eux aussi d\u2019anémie, le FIFA est un rendez-vous.Consultez le cahier Cinéma d\u2019aujourd\u2019hui pour en savoir plus.Tous les détails de la programmation au www.artfifa.com Passer ses nuits avec Gilles Gilles Archambault fait partie de ces écrivains qu\u2019on ne voit jamais à la télé.Mais vous pouvez maintenant partager sa discothèque.Deux compilations très généreuses viennent de paraître, Ma dernière nuit jazz volume 1 et 2, qui sont «un reflet de ses goûts».L\u2019écrivain, dans son humilité, tient à préciser qu\u2019il «n\u2019est en rien un spécialiste du jazz ».Mais quand on lit dans le livret « impossible de retenir un Mingus qui ne durerait pas au moins sept minutes» ou, à propos de Billie Holiday, «la voix de la chanteuse, à ses débuts, me convainc davantage et il y a ce solo de Lester Young qui m\u2019émeut », nous savons que nous avons affaire à un vrai mélomane.«Je cherche avant tout à ce que l\u2019auditeur trouve, en écoutant du jazz, une qualité de plaisir qui soit égal au mien».C\u2019est réussi! S Pour joindre notre journaliste : cguy@lapresse.ca Viens voir les écrivains À 26 ans, en 2002, Maxime Chattam a publié son premier roman.Le succès de cette brique de 500 pages, directement branchée sur les séries policières «scientifiques» américaines, en a surpris plus d\u2019un et a lancé une carrière époustouflante.MATHIEU PERREAULT Un carrière époustouflante.et prolifique.Avec la sortie l\u2019an dernier de son roman policier Le requiem des abysses \u2013 au printemps \u2013 et du roman fantastique Entropia juste avant Noël, Maxime Chattam a maintenant 15 titres derrière la cravate.Sa méthode \u2013 trois mois de préparation et de documentation, puis 1200 heures d\u2019écriture \u2013 signifie qu\u2019il atteindra le chiffre de 16 avant 2013.«J\u2019ai fait des romans réalistes, des thrillers, depuis le début », explique-t-il, en entrevue joint en banlieue de Paris pour parler d\u2019Entropia, quatrième tome de la série Autre-Monde, paru au Québec au début de 2012.« J\u2019avais envie de m\u2019amuser, de revenir à mes premières amours, la littérature plus fantastique.De me fier non pas à de la documentation, mais à mon imagination seulement.» Autre-Monde, inspirée du Paradis perdu de John Milton et de Sa Majesté des mouches de William Golding, suit trois adolescents dans une Amérique postapocalyptique \u2013 après un dérèglement climatique aux accents magiques qui a notamment fait disparaître la plupart des adultes et des armes à feu.Le quatrième tome de la série, qui doit en compter sept, se passe en partie au Québec, notamment au Château Frontenac.«Le thème principal est le point de bascule vers l\u2019âge adulte, dit M.Chattam.J\u2019étudie les différents leviers de la bascule.C\u2019est un roman initiatique au sein d\u2019une épopée chevaleresque, une grande aventure à la Tolkien, sans chercher à me comparer.J\u2019aime ce moment dans la vie où on doit faire le deuil de l\u2019adolescence.En fait on ne le fait jamais.On ne se lasse jamais de l\u2019époque de l\u2019insouciance, qui cristallise certaines des forces qui donnent son énergie au romancier.Pour étudier le monde, il n\u2019y a pas mieux qu\u2019un regard d\u2019adolescent.» Au départ, Autre-Monde devait viser un public adolescent.«Mais finalement, tout doucement, j\u2019ai raconté l\u2019histoire dont j\u2019avais envie.Dès la fin du tome un sont apparus des sujets plus adultes, même un peu noirs.La volonté d\u2019écrire pour les jeunes adolescents est disparue.» Que pense-t-il du foisonnement de romans pour adolescents, particulièrement de romans fantastiques, avec le nouveau millénaire ?«Il y a en effet une effervescence que je ne voyais pas quand j\u2019étais jeune.Je pense que c\u2019est très bien.Certains craignent que ça va éloigner les jeunes des classiques, Jules Verne, Mark Twain.Mais l\u2019école est là pour ça, pour obliger à lire des classiques.Le reste du temps, l\u2019adolescent a le libre choix et s\u2019il décide de lire, c\u2019est tant mieux.Il ne faut pas oublier non plus que Verne et Twain écrivaient au départ pour des adultes, c\u2019est plus tard qu\u2019on a défini leur oeuvre différemment.» C\u2019est justement à l\u2019adolescence que Maxime Chattam a connu la culture américaine qui lui donne son souff le si particulier.Des parents vivant en Oregon l\u2019invitent à y passer ses étés à partir de l\u2019âge de 11 ans.Il rejette les prétentions de la «littérature avec un grand L» et se réclame volontiers de Stephen King et du film mélodramatique Titanic.Son goût pour les livres lui vient de sa mère.«Elle est une grande lectrice, nous avions des centaines sinon des milliers de livres, des bibliothèques dans les couloirs.» Son père est pupitreur dans des journaux parisiens, sa mère butine d\u2019un métier à l\u2019autre \u2013 secrétaire, préposée dans une maison de retraite \u2013 et ses frères et soeurs ont choisi des domaines tout sauf littéraires.Lui-même a commencé sa vie comme comédien, puis a écrit une pièce de théâtre qu\u2019il n\u2019a pas publiée, avant de s\u2019inscrire comme auditeur libre à des cours de médecine légale près de chez lui, à Saint-Denis \u2013 il a vécu toute sa vie dans le Val-d\u2019Oise, à une trentaine de kilomètres de Paris.Et Montréa l ?« J\u2019éta is tombé amoureux de la ville et des Québécois il y a huit ans, dit Maxime Chattam.J\u2019y suis retourné plusieurs fois et je me suis mis en tête de venir m\u2019y installer.J\u2019ai commencé les démarches et pendant près d\u2019un an j\u2019ai eu très envie de m\u2019installer à Outremont ou dans le Plateau.Mais finalement, avec le travail, tout ça est devenu plus difficile à réaliser.» Tirant profit de sa connaissance du Québec, il y situe une partie d\u2019Entropia et de son prochain roman policier \u2013 il passe d\u2019un genre à l\u2019autre en alternance, «pour s\u2019amuser ».Quand Maxime Chattam s\u2019amuse, les libraires vendent.MAXIME CHATTAM / Entropia Regard d\u2019adolescent, monde d\u2019adultes Ils sont jeunes, ils écrivent rapidement et vendent leurs romans à des centaines de milliers d\u2019exemplaires: c\u2019est la «French Connection», un qualificatif utilisé par des critiques littéraires français depuis quelques années.La catégorie englobe certainement Maxime Chattam et Guillaume Musso, et certains y placent aussi Romain Sardou, Patrick Bauwen, Régis Desott et Philip Le Roy.Leur recette?Des livres qu\u2019on ne parvient pas à fermer, les fameux page turners de l\u2019édition américaine.Plusieurs n\u2019hésitent d\u2019ailleurs pas à placer leurs intrigues dans le Nouveau Monde et à donner à leurs personnages des noms anglophones.LA FRENCH CONNECTION PHOTO FOURNIE PAR ALBIN MICHEL Maxime Chattam a connu à l\u2019adolescence la culture américaine qui lui donne son souffle si particulier.Il rejette les prétentions de la « littérature avec un grand L» et se réclame volontiers de Stephen King.Passer trois jours à regarder tous les documentaires concernant la littérature, ce n\u2019est pas du zèle, c\u2019est du plaisir pur.Et une constatation: bon Dieu que les écrivains sont absents du petit écran.Entropia Maxime Chattam Albin Michel, 390 pages «On ne se lasse jamais de l\u2019époque de l\u2019insouciance, qui cristallise certaines des forces qui donnent son énergie au romancier.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 7 M A R S 2 0 1 2 The Beatles Songs and Story 24 mars 20h30 Pavlo 28 mars 20h00 Café Jukebox 30 ET 31 mars 20h30 Dalida 21 avril 20h30 ChubbyCheckeretTheWildcats 12 mai 20h30 514 770-7773 5723, av.du Parc Prix de groupe et location du théâtre: 514-268-7069 514 790-1111 \u2022 1 866 908-9090 theatrerialto.ca Réservations : 514 564-4448 Forfaits souper-spectacle disponibles 5719, ave.du Parc Ristorante ARTS MUSIQUE ÉMILIE CÔTÉ AUSTIN, Texas\u2014Patrick Watson, Plants and Animals et The Barr Brothers, et à quelque pas de là, Grimes et Purity Ring.Toutes des formations musicales de Montréal qui se produisaient dans des églises jeudi soir au Festival South by Southwest (SXSW).Les boîtes montréalaises Opak et Secret City Records travaillaient depuis quatre ans sur le projet de faire un spectacle à Austin au St.David\u2019s Historic Sanctuary.L\u2019attente en valait largement la chandelle, avec un son de qualité supérieure à la plupart des bars utilisés pendant le festival.Avec les spectateurs assis solennellement sur les bancs d\u2019église, la scène était grandiose : des jeux de lumière intimistes illuminaient Patrick Watson et ses musiciens devant des fresques religieuses, projetant leur ombre dans l\u2019immensité du plafond.Et au centre de ce beau tableau, il y avait le petit Watson, si transporté par sa musique avec sa jambe qui trépignait sous son piano, alors qu\u2019il chantait les yeux fermés en faisant pivoter sa tête comme un loup.Les yeux des spectateurs brillaient en regardant la scène et les gens applaudissaient chaleureusement après les chansons du nouvel album, Adventures in Your Own Backyard, qui sortira le 17 avril.Watson a lancé le bal avec la magnifique pièce d\u2019ouverture Lighthouse.Déjà, le spectacle avait quelque chose de magique, surtout pour ceux qui, comme nous, étaient aux premières loges.C\u2019était aussi charmant de voir Watson et ses musiciens aller au milieu de l\u2019allée centrale pour chanter en cercle Into Giants (le premier extrait), avec Brad Barr à la guitare et Erika Angell de Thus: Owls en duo au chant.C\u2019était comme si Watson était entouré de sa meute.Avant Watson, les membres de Plants and Animals et The Barr Brothers ont livré une performance tout aussi vibrante.Leur symbiose musicale était une fois de plus impressionnante.De bons musiciens, de grands interprètes.De Montréal.Juste avant, nous étions dans une autre église, la Central Presbyterian Church, pour la soirée organisée par le webzine Pitchfork qui présentait notamment Grimes, aka laMontréalaise Claire Boucher, qui est l\u2019un des buzz musicaux de l\u2019heure avec son nouvel album Visions.La longue file de festivaliers attendant pour entrer s\u2019étendait à l\u2019extérieur de l\u2019église.À l\u2019intérieur, nous avons croisé Robert Meijerink, un promoteur néerlandais (Eurosonic).«Je voulais voir Grimes sur scène pour peut-être l\u2019inviter dans mes festivals.J\u2019ai suivi ses récentes sorties.J\u2019aime son edge électronique.» The Shins sous un ciel étoilé Chaque année, le Festival South by Southwest organise des spectacles extérieurs gratuits dans un parc situé à quelques pas du centre-ville, sur la rive du fleuve Colorado.C\u2019est une belle façon de permettre à la population d\u2019Austin de prendre part au festival.Après The Strokes l\u2019an dernier, la tête d\u2019affiche principale était The Shins.Notre intérêt était d\u2019autant plus grand d\u2019aller voir le groupe de Portland jeudi soir, qu\u2019evenko venait d\u2019annoncer quelques heures avant que The Shins se produira au Festival Osheaga à l\u2019été.La bande à James Mercer est arrivée sur scène juste après le coucher du soleil, lorsque le ciel devient étoilé.Avec le centre-ville en arrière-plan, disons que le spectacle était aussi beau pour les yeux que bon pour les oreilles.The Shins a dévoilé en primeur des pièces de son nouvel album, Port of Tomorrow, qui sortira mardi prochain.Le public a pu reconnaître le premier extrait, Simple Song, une pièce épique qui donne des ailes.Le groupe à la forte signature musicale, grâce à la voix haut perchée de son chanteur, a également joué des succès de ses trois albums précédents, soit Phanton Limb, Caring is Creepy, et New Slang (la fameuse pièce qui fait dire «Listen to this, it\u2019s gonna change your life» au personnage de Natalie Portman, dans le film Garden State).Le Festival South by Southwest (SXSW) se conclut ce week-end.Hier soir, Jack White était en ville.Ce soir, nous avons un billet pour le party annuel du blogueur Perez Hilton avec notamment Kreayshawn, Timbaland et The Ting Tings.Visionnez une entrevue réalisée avec Patrick Watson hier à Austin au lendemain de sa performance à blogues.cyberpresse.ca/musique.SOUTH BY SOUTHWEST La messe montréalaise PHOTO ÉMILIE CÔTÉ, LA PRESSE Des jeux de lumière intimistes illuminaient Patrick Watson et ses musiciens devant des fresques religieuses, projetant leur ombre dans l\u2019immensité du plafond.Au centre de ce beau tableau, il y avait le petit Watson, si transporté par sa musique avec sa jambe qui trépignait sous son piano, alors qu\u2019il chantait les yeux fermés en faisant pivoter sa tête comme un loup.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 7 M A R S 2 0 1 2 A R T S 5 GIANT SCREEN FILMS PRÉSENTE UNE PRODUCTION DE GIANT SCREEN FILMS, YES/NO PRODUCTIONS ET LIQUID PICTURES NARRÉ PAR JAMIE LEE SUPERVISION DE LA POSTPRODUCTION RICK GORDON CONCEPTION SONORE ET MIXAGE MIKE ROBERTS ET BRIAN ELMER DIRECTEUR PHOTO D.J.ROLLER PRODUIT PAR LUKE CRESSWELL, STEVE McNICHOLAS ET D.J.ROLLER PRODUIT PAR DON KEMPF, DAVID MARKS CONÇU ET RÉALISÉ PAR LUKE CRESSWELL ET STEVE McNICHOLAS www.thelastreef.com Copyright ©The Last Reef, LLC ACHETEZ VOS BILLETS EN LIGNE VISIONNEZ LA BANDE ANNONCE «UNE MAGNIFICENCE QUI CLOUE AU SIÈGE » LA PRESSE «QUELQUE CHOSE D\u2019ABSOLUMENT MERVEILLEUX! » PREMIÈRE CHAÎNE DE RADIO-CANADA création de Michel Tremblay mise en scène de Serge Denoncourt Raymond Bouchard Kim Despatis Johnatan Gallant Maude Laurendeau Pierre-François Legendre Gabriel Lessard Ginette Morin Marie-Chantal Perron Meggie Proulx Lapierre Monique Spaziani décor Guillaume Lord costumes François Barbeau éclairages Martin Labrecque bande sonore Francis St-Arnaud accessoires Normand Blais en collaboration avec Du 15 février au 24 MarS L\u2019Oratorio de Noël ARTS JAZZ EN RAFALE L\u2019ouverture du 12e festival Jazz en rafale coïncidera mercredi avec l\u2019équinoxe du printemps et suggérera aux mélomanes 24 concerts répartis sur trois salles avec le thème suivant : la contrebasse, instrument de prédilection de son directeur artistique, aussi cofondateur du label Effendi et leader de l\u2019Auguste Quartet : Alain Bédard.ALAIN BRUNET «La contrebasse a une grande histoire, souligne Alain Bédard avec enthousiasme.Elle vient de loin ! Malgré sa profusion de virtuoses et interprètes de haut niveau, elle est pourtant méconnue.Dans le jazz, elle demeure le pivot de l\u2019ensemble acoustique, mais elle peut aujourd\u2019hui être jouée dans différents contextes où se dégagent des solistes extraordinaires.Ou encore peut-elle se retrouver avec ses semblables et produire des sonorités uniques.» Selon Alain Bédard, le gros instrument a beaucoup évolué depuis qu\u2019il en est devenu lui-même praticien dans les années 70.« Le technique d\u2019archet a vraiment progressé et le jeu pizzicato (cordes pincées) a monté de plusieurs crans.L\u2019évolution de la lutherie y est pour pour quelque chose, il faut dire.Nous pouvons d\u2019ailleurs compter sur des luthiers émérites comme le Québécois Mario Lamarre, un des plus réputés au monde.» Le thème du 12e Jazz en rafale, indique son directeur artistique, s\u2019est imposé avec l\u2019invitation de l\u2019Orchestre de contrebasses.«Je voulais inviter cet ensemble français depuis longtemps, mais les dates ne concordaient pas.Lorsque j\u2019ai enfin réussi à les attirer, je me suis concentré sur la recherche de contrebassistes leaders avec l\u2019intention d\u2019illustrer toutes les facettes virtuoses de l\u2019instrument.» Ainsi, les six contrebassistes de France se produiront en ouverture du festival (le 21) et un ensemble québécois de six autres contrebassistes (Normand Guilbeault, Guy Boisvert, Fredéric Alarie, Fraser Hollins, Dave Watts et Adrian Vedady) en assurera la clôture en jouant les arrangements du tromboniste Jean-Nicolas Trottier.On touchera le jazz moderne d\u2019a llégeance swing avec l\u2019Afro-Américain Rufus Reid ou encore avec le Canadien Dave Young.On pourra aussi entendre le jazz plus éclaté de l\u2019Américain Ben Allison ou de l\u2019Israélien Omer Avital.La tradition classique et son univers contemporain seront représentés par le contrebassiste ontarien Joel Quarrington.Les amateurs de jazz-fusion assisteront au concert du bassiste vedette Alain Caron qui présentera son projet Septentrion, pendant que le saxophoniste Donny McCaslin fera aussi dans le jazz électrique avec (entre autres) pour sideman le bassiste Fima Ephron.Ce sera plus pop du côté de la contrebassiste Brandi Disterheft et forcément plus jeune avec le Concours de la Relève Jazz en rafale.D\u2019autres ensembles locaux seront aussi à l\u2019agenda et dirigés par des contrebassistes: Fraser Holland et l\u2019Auguste Quartet d\u2019Alain Bédard.Dès le 21 mars, donc, c\u2019est l\u2019équinoxe.de la contrebasse ! ALAIN BÉDARD L\u2019équinoxe de la contrebasse ALAIN BRUNET Quel est l\u2019intérêt d\u2019aller voir et entendre un ensemble exclusivement constitué de contrebasses?«Puisque nous sommes assez particuliers, les gens se déplacent », résume Christian Gentet, fondateur de L\u2019Orchestre de contrebasses, ensemble français en marche depuis 1981.«Être une curiosité, croit-il, c\u2019est plutôt un avantage.Le monde marche comme ça, c\u2019est peut-être dommage, mais.s\u2019il n\u2019y a pas une curiosité qui attire au départ, s\u2019il n\u2019y a pas ce côté que je pourrais qualifier de foire, les gens ne viennent pas.Une fois qu\u2019ils sont là, il faut faire le travail pour que ça se passe bien.« Vous savez , renchér it le music ien, feu Michel Petrucciani était un phénomène de foire à cause de son physique (atteint de nanisme) et il fut l\u2019un des meilleurs pianistes de jazz de son époque.S\u2019il n\u2019avait pas été handicapé, il n\u2019aurait peut-être pas fait cette carrière.C\u2019est dommage.mais c\u2019est comme ça.Prenez aussi le grand violoniste Stéphane Grappelli, que j\u2019ai connu personnellement : il n\u2019a attiré beaucoup de monde qu\u2019à partir du moment où il a atteint les 75 ans.Jusqu\u2019alors, il devait se produire dans les hôtels parisiens.Pour lui, devenir une curiosité ne fut pas exactement une contrainte.» Maintenant qu\u2019on a compris le truc, parlons de la démarche.«Ce qui est aussi rarissime pour un ensemble de contrebasses, c\u2019est que nous composons nos propres musiques.Nous faisons notre recherche sur la composition, sur les façons de jouer ensemble.Depuis 30 ans, nous avons beaucoup évolué dans les caractères, dans les sons, sur l\u2019écriture et la façon de jouer ensemble.» Quels en sont les principaux accomplissements ?«Le premier travail est celui des sons et des modes de jeu : saturation naturelle, harmoniques, travail de percussion sur la caisse de l\u2019instrument, exploitation différente de la rythmique, manipulations particulières, exploitation des suraiguës ou des sons complémentaires atypiques, évolution des techniques d\u2019archet.» Côté archet, d\u2019ail leurs, Christian Gentet nous rappellera la grande expertise française.On a déjà écrit que François Rabbath fut un pionnier en ce sens et son élève fut le surdoué Renaud Garcia-Fons.On apprendra ici que ce dernier fut jadis un membre de l\u2019Orchestre de contrebasses! « En jazz et en musique improvisée, souligne en outre Christian Gentet, nous avons une culture f rançaise de l\u2019archet avec les violonistes Stéphane Grappelli, Jean-Luc Ponty et Didier Lockwood.Il y a chez nous cette espèce de mélange de jazz et classique qui nous a marqués.Ainsi, cela nous a certainement incités à développer le travail d\u2019improvisations à l\u2019archet.Ailleurs dans le monde, on trouve de super contrebassistes de jazz et de musique improvisée, mais.dans le travail d\u2019archet, ils sont moins bons que nous le sommes.Nous avons développé un langage, c\u2019est un travail de longue haleine et c\u2019est vraiment difficile.Aujourd\u2019hui on peut affirmer notre contribution à l\u2019avancement des ensembles à cordes (avec archets) de notre époque.» Et comment construit-on un public lorsqu\u2019on mène les destinées d\u2019un Orchestre de contrebasses?«D\u2019abord avec une communauté de contrebassistes, autour de laquelle se greffent progressivement des amis mélomanes.Petit à petit, ça s\u2019est élargi parce que nous n\u2019avons pas une démarche de spécialistes en concert : nous essayons d\u2019offrir un concert attractif constitué de pièces courtes présentées avec une mise en scène étonnante et des éclairages appropriés pour dynamiser l\u2019affaire.Nos musiques sont originales mais immédiatement perceptibles, car elles font référence à des styles connus \u2013 musique contemporaine, sud-américaine, jazz, oriental, classique, etc.Ainsi, se succèdent les moments sympas, d\u2019autres plus tristes ou d\u2019autres plus rigolos.Les gens assistent à un concert de jazz contemporain et ne se sont pas emmerdés à la fin.» Le festival Jazz en rafale se tient à Montréal sur deux week-ends consécutifs, soit du 21 au 23 mars ainsi que du 29 au 31.Pour infos : jazzenrafale.com L\u2019Orchestre de contrebasses présentera un concert rétrospectif intitulé Best of, condensé de ses six derniers album.Dans le cadre du festival Jazz en rafale, l\u2019ensemble se produit à L\u2019Astral, mercredi à 20h.L\u2019ORCHESTRE DE CONTREBASSES Au-delà de la curiosité PHOTO FOURNIE PAR LE FESTIVAL JAZZ EN RAFALE L\u2019Orchestre de contrebasses de France en plein action.Une approche.particulière.«En jazz et en musique improvisée, nous avons une culture française de l\u2019archet.Il y a chez nous cette espèce de mélange de jazz et classique qui nous a marqués.» \u2014 Christian Gentet, fondateur de l\u2019Orchestre de contrebasses «La contrebasse a une grande histoire.Elle vient de loin ! Malgré sa profusion de virtuoses et interprètes de haut niveau, elle est pourtant méconnue.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 7 M A R S 2 0 1 2 POUR PARTICIPER, remplissez le bulletin de participation ci-dessous et déposez-le dans la boîte située dans le hall d\u2019accueil du pavillon Jean-Noël Desmarais du Musée des beaux-arts de Montréal, au 1380, rue Sherbrooke Ouest, ou postez-le à l\u2019adresse suivante: Concours «Le Grand Carnaval de Feininger», Musée des beaux-arts de Montréal, C.P.3000, Succursale H, Montréal (Québec) H3G 2T9.*** Àgagner Règlements disponibles sur demande au Musée des beaux-arts de Montréal *Un seul grand prix sera attribué, soit deux billets d\u2019avion aller-retour avec Air Canada en classe Économie à partir de l'aéroport Montréal-Trudeau, Dorval, Québec, Canada, vers l\u2019aéroport de Berlin-Brandenburg, Berlin, Allemagne.L\u2019aéroport de destination peut être soumis à un changement.Le pays de destination, à savoir l\u2019Allemagne, reste le même, ainsi que la valeur totale des billets qui reste équivalente.**Trois (3) prix secondaires seront distribués à trois gagnants soit : trois stylos de la marque Faber-Castell offerts par les magasins Essence du Papier.Certaines restrictions s\u2019appliquent.***Les enveloppes doivent être suffisamment affranchies.Tous les bulletins doivent être déposés ou reçus au plus tard à 17 h le dimanche 13 mai 2012.Aucun achat n'est exigé.Les fac-similés ne sont pas acceptés à l\u2019exception d\u2019un coupon imprimé à partir de la version électronique de La Presse sur lapressesurmonordi.ca.Une seule participation par personne, par jour.Ce concours est ouvert uniquement aux résidants du Québec, âgés de 18 ans et plus.Tirage le 28 mai 2012.COnCOUrS GRAND PRIX* PRIX SECONDAIRES** J'accepte de recevoir de l'information sur les produits et services des partenaires à ce concours.J'accepte de recevoir de l'information sur les promotions et les produits et les services du Musée des beaux-arts de Montréal.Deux billets d\u2019avion aller-retour Montréal \u2013 Berlin offerts par Air Canada (valeur totale approximative de 4 200 $) Un des trois stylos de la marque Faber-Castell offerts par les magasins Essence du Papier (valeur totale approximative de 540 $; 180 $ chacun) ARTS MUSIQUE André Vanderbiest a toujours été un peu « l\u2019autre Dédé des Colocs», celui de la mouture Dehors Novembre et des inflexions reggae qui l\u2019ont percolé.C\u2019est peut-être un peu pour ça qu\u2019on l\u2019appelait plutôt Vander et qu\u2019il se désignait lui-même ainsi.Plus maintenant.C\u2019est écrit là, sur la pochette de ce solide deuxième album solo : André Dédé Vander, French toast et peines perdues.PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Deux choses nous frappent à la première écoute de French toasts et peines perdues.Primo: André Vander s\u2019est délesté de sa basse électrique qui enveloppait son travail d\u2019un nuage de fumée reggae, des projets instrumentaux Bass ma Boom jusqu\u2019aux expérimentations poétiques du projet Dub et Litté qu\u2019il a mené, de Montréal à Dakar, avec son vieil ami l\u2019écrivain Michel Vézina.Secundo: ce disque respire.Il respire mieux, veut-on dire.Les arrangements soignés sont d\u2019une admirable délicatesse et laissent toute la place aux textes, eux-mêmes enrobés de sonorités folk aux touches klezmer, latines, trad, même.Au bout des 11 nouvelles chansons, on conclut à une véritable renaissance.Un nouveau départ.«J\u2019ai toujours été habitué à faire beaucoup de route», dit Vander.Né à Bruxelles, musicien de carrière après avoir été joueur de rugby en Belgique pour «des équipes provinciales, l\u2019équipe nationale», il a toujours voyagé.Et voyager, c\u2019est aussi un peu laisser quelque chose derrière soi.La première fois, évidemment, c\u2019était Bruxelles et les Frères Brozeur, son premier groupe, qu\u2019il a quitté pour aller rejoindre les Colocs le temps d\u2019un album et de concerts mémorables.À contrecoeur, il a ensuite dû se séparer de ses amis Dédé Fortin et Pat Esposito di Napoli, dont l\u2019esprit rôde au détour d\u2019une phrase dans les textes de ce nouvel album (relisez le texte du Marginal, dont l\u2019ébauche était originalement destinée à la chanson Tassez-vous de d\u2019là).Ainsi, Vander a quitté la métropole.«Artistiquement, je pense que j\u2019avais fait le tour de Montréal.Plusieurs fois.J\u2019habite à Mont-Louis (en Gaspésie) depuis juillet dernier, avec ma blonde », la chanteuse et claviériste Amélie Laflamme qu\u2019on avait découverte auprès des Blue Seeds et qui amène une touche bienvenue de légèreté sur l\u2019album de Dédé.«Avec cinq mont Royal dans ma cour, et la mer à 10 minutes à pied.» On peut presque voir tout ça dans les grands horizons qui se découvrent dans l\u2019orchestration de ce disque.Parti à la pêche en Gaspésie, Vander ?«C\u2019est un peu ça », sourit-il.Marre de la ville, envie de faire autre chose.De retrouver l\u2019envie de dire.«Ce n\u2019est pas pour rien que j\u2019ai fait plein d\u2019albums dub instrumentaux après les Colocs.Je n\u2019avais pas envie de parler.» Quand il s\u2019est remis à écrire \u2013 il y a une dizaine d\u2019années, l\u2019album Vander et du beau monde \u2013, ce n\u2019était pas très rose non plus.Il a lancé une bouteille salutaire en direction du Festival de la chanson de Petite-Vallée.Une maquette avec quelquesunes de ses chansons nouvelles, tout d\u2019un coup qu\u2019on s\u2019intéresserait à lui, le vieux fan de dub.Ben tiens : participant au festival de 2011, il se voit même remettre le prix SOCAN de la chanson primée pour Y\u2019a pas que.«J\u2019allais chercher une certaine reconnaissance, en tant qu\u2019auteur-compositeur, je crois.Apprendre, aussi, sur moi, sur mon métier.J\u2019ai réfléchi beaucoup à ce projet avant qu\u2019il ne voie le jour.» Comment marier l\u2019esprit d\u2019un Tom Waits \u2013 une comparaison qui s\u2019impose d\u2019abord à cause de cette voix rocailleuse qu\u2019ils ont tous deux \u2013 dans un contexte de chanson « qui baigne dans l\u2019influence nord-américaine», précise-t-il, tout en évoquant cette passion pour le reggae et le dub qui traverse son oeuvre.«Je ne voulais pas que le dub soit trop en avant, parce que dans ce rayon, j\u2019ai beaucoup donné, poursuit-il.Puis, je voulais ramener l\u2019écriture de chanson au premier plan.Le faire dans un esprit minimaliste, et garder malgré tout l\u2019influence reggae.» On ne saurait mieux résumer les 11 chansons de French toast et peines perdues, dont le point de départ fut cette fantastique reprise d\u2019une méconnue de Joe Dassin, Marie-Jeanne, «qui évoque le suicide, oui, mais sans la colère» qu\u2019il reconnaît avoir trop longtemps distillée dans ses précédents albums.Nouveau disque, nouvel esprit .Un aut re homme, André, qu\u2019on vous dit.«Pour la première fois, je sens que les gens qui écoutent mon travail me comprennent».ANDRÉ DÉDÉ VANDER Enfin compris PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Nouveau disque, nouvel esprit.Un autre homme, cet André Dédé Vander.«Je sens que les gens qui écoutent mon travail me comprennent.» CHANSON ANDRÉ DÉDÉ VANDER FRENCH TOAST ET PEINES PERDUES L-ABE UNDERGROUND VINTAGE «Je voulais ramener l\u2019écriture de chanson au premier plan.Le faire dans un esprit minimaliste, et garder malgré tout l\u2019influence reggae.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 7 M A R S 2 0 1 2 A R T S 7 CONCERTS LMMC 121e saison 2012-2013 SALLE POLLACK 555, rue Sherbrooke Ouest Le dimanche à 15 h 30 9 sept.ARNALDO COHEN, piano 30 sept.EMERSON STRING QUARTET, cordes 21 oct.PIETER WISPELWEY, violoncelle 11 nov.TAKÁCS QUARTET, cordes 2 déc.MARIE-NICOLE LEMIEUX, contralto 10 fév.RACHEL BARTON PINE, violon 3 mars FAURÉ QUARTETT, piano et cordes 24 mars ANDRÉ LAPLANTE, piano 14 avril PAVEL HAAS QUARTET, cordes 5 mai SETZER-FINCKEL-WU HAN TRIO, piano et cordes Abonnement: 235$ Étudiants (26 ans): 75 $ Billet: 35 $ Billet: 15 $ Non-remboursable - Taxes incluses LMMC 1410, rue Guy, bureau 12, Montréal, QC H3H 2L7 Tél.: (514) 932-6796 lmmc@qc.aibn.com www.lmmc.ca D i d i e r M o r i s s o n n e a u p r é s e n t e d i r e c t e m e n t de New-Yo r k Le pLus prestigieux big band du monde 25 avril \u2013 Trois-Rivières, Salle J-Antonio-Thompson \u2013 819 380-9797 26 avril \u2013 Laval, Théâtre Marcellin-Champagnat \u2013 450 661-4862 27 avril \u2013 Ste-Thérèse, Théâtre Lionel-Groulx \u2013 450 434-4006 28 avril \u2013 Sherbrooke, Théâtre Granada \u2013 819 565-5656 30 avril \u2013 Brossard, L\u2019Étoile Banque Nationale \u2013 450 676-1030 02 mai \u2013 Québec, Grand Théâtre \u2013 418 643-8131 03 mai \u2013 LaSalle, Théâtre Desjardins \u2013 514 367-6373 04 mai \u2013 L\u2019Assomption, Théâtre Hector-Charland \u2013 450 589-9198 COMPLET! 05 mai \u2013 Drummondville, Centre Culturel de Drummondville \u2013 819 477-5412 06 mai \u2013 La Baie, Théâtre du Palais Municipal \u2013 418 698-3333 08 mai \u2013 Joliette, Salle Rolland-Brunelle \u2013 450 759-6202 09 mai \u2013 Terrebonne, Théâtre du Vieux-Terrebonne \u2013 450 492-4777 COMPLET! 10 mai \u2013 St-Hyacinthe, Centre des arts Juliette-Lassonde \u2013 450 778-3388 COMPLET! 11 mai \u2013 Beloeil, Centre culturel de Beloeil \u2013 450 464-4772 COMPLET! 12 mai \u2013 Gatineau, Maison de la Culture de Gatineau \u2013 819 243-2525 13 mai \u2013 St-Jean-sur-Richelieu, Théâtre des Deux-Rives \u2013 450 358-3949 COMPLET! 16 mai \u2013 Rouyn-Noranda, Théâtre du Cuivre \u2013 819 797-7133 17 mai \u2013 Val D\u2019Or, Théâtre Télébec \u2013 819 824-2666 En tournéE 2012 \u2022 partout au QuébEc ! ARTS MUSIQUE CLAUDE GINGRAS CRITIQUE Réunis pour la première fois au disque, Alain Lefèvre, Kent Nagano et l\u2019Orchestre Symphonique de Montréal reprennent le programme particulièrement ambitieux \u2013 quat r ième Concer to de Rachmaninov et poème symphonique Prométhée: le Poème du Feu de Scriabine \u2013 qu\u2019ils ont présenté deux fois l\u2019an dernier: d\u2019abord en mai, à la salle Wilfrid-Pelletier, puis en septembre, dans la toute nouvelle Maison symphonique, lors d\u2019un concert spécial (les 75 ans de Radio-Canada) enregistré par Analekta.Le disque sort mardi mais les médias l\u2019ont déjà.Toujours insat isfa it de son quatrième et dernier Concerto (sol mineur, op.40), Rachmaninov en a rédigé trois versions.On joue toujours la dernière, celle de 1941, qui fait environ 25 minutes, et on ignore généralement la deuxième, de 1928.Lefèvre a choisi la toute première, de 1926, qui est un peu plus longue que les deux subséquentes.Jusqu\u2019à présent, le seul enregistrement portant la mention «version originale» était celui d\u2019AlexanderGhindin, chez Ondine, d\u2019une durée de 31 minutes.L\u2019enregistrement de Lefèvre prend plus de 33 minutes, et pour cause: on y entend, à l\u2019orchestre comme au piano, des détails absents chez Ghindin.Lefèvre estime que Ghindin a modifié l\u2019original et il a manifestement raison.Au surplus, il joue Rachmaninov avec puissance, subtilité et expression tout à la fois et le dialogue avec Nagano et l\u2019OSM est tout aussi convaincant.Le Scriabine, ici sans le «clavier de lumières » qui encombrait le concert, reste une chose énorme et vide, une sorte de démente improvisation où piano et groupes orchestraux se répondent en multipliant les trilles.À un moment donné, des voix émergent de l\u2019infernal tohu-bohu où sombrent les deux harpes et bien d\u2019autres éléments de l\u2019épaisse partition.On peut oublier.Mais il faut retenir le Rachmaninov! DISQUE CLASSIQUE Pour le Rachmaninov de Lefèvre RACHMANINOV, SCRIABINE.ALAIN LEFÈVRE, PIANISTE, ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL, DIR.KENT NAGANO.ANALEKTA, AN 2 9288 HHHH En magasin mardi Kent Nagano et Alain Lefèvre ont ceci en commun qu\u2019ils aiment les projets audacieux.Les voici réunis pour la première fois sur disque avec l\u2019OSM pour le Concerto pour piano et orchestre no 4 de Rachmaninov dans sa version originale de 1926 et Prométhée : le Poème du Feu de Scriabine, deux oeuvres très exigeantes.CAROLINE RODGERS COLLABORATION SPÉCIALE «Ce choix est le résultat d\u2019une longue conversation, dit Kent Nagano.Ce sont deux oeuvres qui n\u2019ont pas eu beaucoup d\u2019occasions d\u2019être exposées de cette façon au grand public.Le concerto dans cette version particulière et Prométhée sont connus, mais rarement présentés.Nous avons pensé qu\u2019elles iraient bien ensemble.» Alain Lefèvre affectionne Rachmaninov depuis longtemps.Il y a quelques années, à l\u2019occasion d\u2019un concert à Londres, des gens de la maison d\u2019édition Boosey&Hawkes lui ont fait cadeau d\u2019une copie de la partition manuscrite de ce quatrième concerto.À partir de ce document \u2013 par brins presque illisible \u2013, il a travaillé sur cette version bien différente de la plus connue, celle de 1941.Cet enregistrement serait donc la première intégrale de la version originale.«Pour être vraiment précis, des tentatives d\u2019enregistrements ont été faites, mais avec certaines modifications, dit Alain Lefèvre.Dans celui-ci, la partition originale est respectée dans ses moindres détails.» Presque 20 ans séparent la composition de ce quatrième concerto de celle du troisième.Alors en exil aux États-Unis, Rachmaninov complète l\u2019oeuvre en 1926 et entreprend de la jouer avec le Philadelphia Orchestra sous la direction de Leopold Stokowski.Stupeur: ils réalisent alors qu\u2019il est presque impossible de mettre ensemble leurs parties respectives! «C\u2019est tricoté extrêmement serré entre le piano et l\u2019orchestre, explique Alain Lefèvre.Rachmaninov a donc coupé l\u2019original pour en faire une deuxième version qui s\u2019est avérée elle aussi difficile et fut peu jouée.Il faudra attendre jusqu\u2019en 1941 avant qu\u2019il l\u2019ampute encore de presque 10 minutes.Les passages enlevés sont les plus intéressants, mais ils représentent une difficulté monstrueuse.» Il en va ainsi du premier grand crescendo.«Ce passage dure six pages dans la version originale, ajoute le pianiste.En le coupant en deux, Rachmaninov en a amputé l\u2019idée principale.Au troisième mouvement, il a coupé 21 pages de la partition de piano.La version de 1926 n\u2019est donc pas celle que le public connaît.C\u2019est une version plus intellectuelle, qui nécessite une grande connivence avec le chef.» Connivence qui n\u2019aurait sans doute pas été possible avec un autre chef que Kent Nagano, selon lui.«Son respect pour la musique est tel qu\u2019il m\u2019a ouvert l\u2019esprit sur beaucoup de choses », dit-il.Prométhée mystique La seconde partie de ce courageux programme est Prométhée: le Poème du Feu, de Scriabine, oeuvre singulière composée en 1910 que l\u2019on peut décrire comme un poème symphonique avec piano.Scriabine, vers la fin de sa vie, s\u2019intéressait vivement au mysticisme et à l\u2019occultisme.Ce poème, sa dernière composition pour orchestre, est imprégné d\u2019éléments qu\u2019il voulait spirituels.«On peut dire que cette oeuvre est une ouverture sur le XXe siècle, dit Kent Nagano.Scriabine a construit un système harmonique qui inclut un accord célèbre dit \"accord mystique\".Celui-ci est presque aussi connu dans l\u2019histoire de la musique que l\u2019accord de Tristan chez Wagner.» La spiritualité est d\u2019ailleurs le dénominateur commun entre les deux oeuvres, estime Alain Lefèvre.«Rachmaninov a souvent été accusé d\u2019être le compositeur du grand public, tandis que Scriabine était qualifié d\u2019ésotérique, dit-il.Mais Rachmaninov a lui aussi été influencé par ce grand courant mystique qui a touché plusieurs artistes de son temps.Le quatrième concerto de Rachmaninov rejoint Scriabine dans une recherche tout à fait russe de spiritualité.» Par ailleurs, le compositeur était avant-gardiste dans sa conception de l\u2019expérience musicale.«Il faut se rappeler que le cinéma n\u2019était pas encore là et qu\u2019il était rare de combiner plusieurs formes de communication à cette époque, dit Kent Nagano.Avec cette oeuvre, on envisageait d\u2019utiliser un orgue à lumières produisant des couleurs correspondant à une certaine harmonie.Il a voulu aussi ajouter l\u2019odorat en faisant diffuser des parfums dans l\u2019air à certains moments.C\u2019était en quelque sorte la première oeuvre multimédia.» Lumières et parfums ne sont évidemment pas transmissibles sur disque, mais elles le furent alors que l\u2019OSM interprétait l\u2019oeuvre avec Lefèvre en mai 2011 à la salle Wilfrid-Pelletier.Le disque a toutefois été enregistré à la Maison symphonique dans les semaines suivant son ouverture.KENT NAGANO ET ALAIN LEFÈVRE De connivence pour un disque ambitieux PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE Alain Lefèvre et Kent Nagano lors d\u2019un concert à Montréal-Nord en 2008.«Rachmaninov a souvent été accusé d\u2019être le compositeur du grand public, tandis que Scriabine était qualifié d\u2019ésotérique.Mais Rachmaninov a lui aussi été influencé par ce grand courant mystique qui a touché plusieurs artistes de son temps.» \u2014 Alain Lefèvre llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 7 M A R S 2 0 1 2 CRYSTAL PITE THE YOU SHOW 21, 22, 23 MARS 20 H 24 MARS 16 H Interprètes } Eric BEAUCHESNE Peter CHU SandraMARÍN GARCIA YannickMATTHON Anne PLAMONDON Jirí POKORNÝ Cindy SALGADO Jermaine Maurice SPIVEY BILLETTERIE / 514 525.1500 840, RUE CHERRIER MONTRÉAL WWW.AGORADANSE.COM PHOTO | JÖRG BAUMANN «Pite est en train de devenir une maîtreconteuse, un accomplissement rare pour une chorégraphe contemporaine.»Kaija Pepper, The Globe and Mail «Letravail est d\u2019une grande qualité (.) de splendides danseurs, capables de profondément s\u2019incarner et émaner.»Catherine Lalonde, Le Devoir «L\u2019ensemble est génial.» Marion Gerbier, Dfdanse «\u2026 électrisant, rempli de puissance et d\u2019humour.» Esther Boldt, Le Journal de Frankfurt DU GRAND ART LA légende sur scène ! montrealjazzfest.com JEUDI 5 JUILLET \u2022 19h30 SALLE WILFRID-PELLETIER - PdA ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX ARTS MUSIQUE PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Vite, i l faut sauver Pink Floyd! Le légendaire groupe prog-rock britannique est aujourd\u2019hui prisonnier d\u2019un cercle de rééditions et repackaging duquel il ne semble plus pouvoir s\u2019extirper, après deux intégrales en quatre ans.Depuis quelques mois, EMI s\u2019applique à ressortir le catalogue floydien dans une opération baptisée Why Pink Floyd?Après l\u2019intégrale Discovery, trois albums sont visés par les éditions Vinyl (180 grammes avec édition numérique), Experience (l\u2019album remastérisé en CD avec inédits) et Immersion, boîtier agrémenté d\u2019une panoplie d\u2019objets, de reproductions et autres articles à collectionner.Parce qu\u2019un vrai fan ne peut vivre sans tous les coffrets, n\u2019est-ce pas ?Disséquons ce The Wall.D\u2019abord, les bébelles.Comme dans les nouveaux coffrets Dark Side of the Moon et Wish You Were Here, The Wall se présente dans un boîtier 12 x 12 garni de cartes à collectionner, d\u2019une illustration de Storm Thorgerson (du collectif Hipgnosis, fameux illustrateur de pochettes), de livrets de photos inédites, ainsi que.des sous-verres, une écharpe et trois grosses billes de verre décorées dans le style de l\u2019album visé.Un grille-pain avec ça?Beaucoup de démos Le plus important est évidemment la musique, et les coquins chez EMI ont réussi à déterrer du matériel de valeur encore inédit, peut-être plus encore pour The Wall que pour les autres coffrets.À l\u2019album original (remastérisé sur deux disques, mais sans version 5.1 surround), on retrouve deux compilations Work in Progress, Part 1 et Part 2, recelant presque deux heures de démos particulièrement éclairants.Le vrai trésor de cette édition qu\u2019on espère définitive du classique de Pink Floyd.La maquette de Another Brick in the Wall, Part I donne à entendre une version radicalement différente de celle qu\u2019on connaît aujourd\u2019hui \u2013 lugubre, rampante, minimaliste.Idem pour les versions de Run Like Hell, dont on mesure l\u2019ampleur de la transformation pendant le processus de création.Autres moments qui fascineront les connaisseurs, des maquettes rejetées des Sexual Revolution, Teacher, Teacher, ou encore la version du démo de David Gilmore de Confortably Numb, sur laquelle il chante la mélodie de voix sans le texte.Le coffret est complété par les deux disques de la version live enregistrée en juin 1981 à Londres (originalement paru en 2000) et d\u2019un instructif DVD comprenant notamment le documentaire Behind The Wall et une nouvelle entrevue avec le dessinateur Gerald Scarfe, créateur des fameuses animations du film et du concert de The Wall.Cependant \u2013 et c\u2019est là la seule grande déception de ce coffret \u2013, l\u2019immersion promise n\u2019est pas totale : tant qu\u2019à faire un coffret complet, pourquoi ne pas avoir aussi inclus une captation vidéo du concert intégral?THE WALL, LE COFFRET ÉDITION IMMERSION Boîte à surprises PINK FLOYD THE WALL: IMMERSION EDITION (7 DISQUES) EMI HHHH À l\u2019album original, on retrouve deux compilations recelant presque deux heures de démos particulièrement éclairants.Le vrai trésor de cette édition qu\u2019on espère définitive du classique de Pink Floyd.Goldberg-Jalbert La plus récente version des Variations Goldberg de Bach nous vient d\u2019ici et elle est jouée au piano, par David Jalbert, chez ATMA.Alfano de chambre Franco Alfano, compositeur italien principalement connu pour avoir complété le Turandot de Puccini, est représenté sur un récent disque Naxos par sa musique de chambre : Quintette pour piano et cordes, Sonate pour violon et piano.Parmi les interprètes : le pianiste Scott Dunn et la violoniste Elmira Darvarova.NOUVELLES DU DISQUE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 7 M A R S 2 0 1 2 A R T S 9 Présenté en collaboration avec 24 ARTISTES SUR SCÈNE, CHANTEURS, DANSEURS ET MUSICIENS PREMIÈRE CANADIENNE STANLEY CLARKE MELODY GARDOT Concert intime avec JAMES TAYLOR et ses musiciens PATRICIA BARBER et KENNY WERNER duo EMIR KUSTURICA TIMBER TIMBRE THE RATPACK IS BACK! SEAL PATRICK WATSON TANGERINE DREAM RICHARD GALLIANO from Bach to Piazzolla ESPERANZA SPALDING and her Radio Music Society INVITATION LES ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX LES ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX VENDREDI 29 JUIN, 19h30 Salle Wilfrid-Pelletier, PdA 27 ET 28 JUIN, 19h30 Salle Wilfrid-Pelletier, PdA VENDREDI 29 JUIN, 19h Maison symphonique de Montréal JEUDI 5 JUILLET, 18 h Métropolis VENDREDI6JUILLET, 21h30 ThéâtreMaisonneuve, PdA SAMEDI 7 JUILLET, 18h et 21h30 ThéâtreMaisonneuve, PdA DIRECTEMENT DE LASVEGAS\u2026 DIMANCHE8JUILLET, 14 h Salle Wilfrid-Pelletier, PdA VENDREDI6JUILLET, 19h30 \u2022 Salle Wilfrid-Pelletier, PdA MERCREDI4JUILLET, 19h30 \u2022 Salle Wilfrid-Pelletier, PdA Gesù\u2014Centre de créativité SAMEDI 30 JUIN, 19h30 Salle Wilfrid-Pelletier, PdA JEUDI 28 JUIN, 19h Maison symphonique de Montréal VENDREDI 29 JUIN, 20h30 Métropolis 27 JUIN, 19h30, 28 JUIN au 1er JUILLET, 18h \u2022 ThéâtreMaisonneuve, PdA 28 AU 30 JUIN, 2 ET 3 JUILLET, 20h \u2022 Théâtre du Nouveau Monde JEUDI 28 JUIN \u2022 Théâtre Jean-Duceppe, PdA Une soirée acoustique avec Stanley Clarke et Hiromi VENDREDI 29 JUIN \u2022 Théâtre Jean-Duceppe, PdA Stanley Clarke et le Harlem String Quartet SAMEDI 30 JUIN \u2022 ThéâtreMaisonneuve, PdA SMV\u2014Stanley Clarke, Marcus Miller et Victor Wooten DIMANCHE 1er JUILLET \u2022 Théâtre Jean-Duceppe, PdA Stanley Clarke Band TORD GUSTAVSEN MERCREDI 4 JUILLET, 18h Tord Gustavsen Ensemble avec Tore Brunborg, Mats Eilertsen et Jarle Vespestad JEUDI 5 JUILLET, 18h Tord Gustavsen Trio avec Hakon Kornstad et Jarle Vespestad VENDREDI 6 JUILLET, 18h Tord Gustavsen Solo SAMEDI 7 JUILLET, 18h Tord Gustavsen avec Solveig Slettahjell LES ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX LES RYTHMES LES RYTHMES LES GRANDS CONCERTS LES GRANDS CONCERTS LES ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX LES ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX INVITATION COMPLET DUKE ELLINGTON orchestra COUNT BASIE orchestra VS POURLAPREMIÈREFOISDELEUR HISTOIRE,CESDEUXORCHESTRES LÉGENDAIRESS\u2019AFFRONTERONT FACEÀFACE! DidierMorissonneauprésente Battle of the Bands V LES ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX en collaboration avec BILLETS MONTREALJAZZFEST.COM BILLETS EN VENTE MAINTENANT! PRÉPAREZ-VOUS POUR LA 33e ÉDITION! 28 JUIN AU 7 JUILLET QUELQUES CONCERTS DÉJÀ EN VENTE Théâtre du NouveauMonde 1 855 790-1245 admission.com \u2022 ticketmaster.ca Gesù\u2014Centre de créativité 1 855 790-1245 admission.com \u2022 ticketmaster.ca Place des Arts / Maison symphonique de Montréal 514 842-2112 \u2022 laplacedesarts.com Métropolis 1 855 790-1245 admission.com \u2022 ticketmaster.ca ARTS L\u2019HUMOUR SUR LEWEB ÉRIC CLÉMENT La Presse a examiné les activités d\u2019une centaine d\u2019humoristes québécois sur le web.On trouve quelques incontournables, présents sur toutes les tribunes.C\u2019est le cas de Mike Ward, Patrick Groulx et Louis-José Houde.Il y a aussi des humoristes très actifs, comme Guy A.Lepage, roi de Twitter, et Jean-François Mercier, qui règne sur Facebook.Il y a également des résistants, qui découvrent à peine l\u2019univers virtuel.Et la relève qui veut se faire une place au soleil.Mais, que ce soit en grand ou sur la pointe des pieds, les humoristes québécois ont bel et bien pris le web d\u2019assaut.Les plus actifs : 1.MIKE WARD Il est globalement l\u2019humoriste le plus présent sur l\u2019internet.Il a créé en septembre Sous écoute sur mikeward.ca, des webRV très suivis chaque semaine avec des humoristes.«C\u2018est plus pratique que d\u2019aller boire une bière dans un bar, dit-il.Les gens s\u2019ouvrent plus facilement en étant chez eux.» Il est au 4e rang des humoriste le plus populaires sur Facebook (118 000 J\u2019aime) et en troisième position sur Twitter (35 000 abonnés).Comment explique- t-il ce succès ?«Mon premier site est sorti en 1997, dit-il.Entre deux tournées, je me suis servi de l\u2019internet pour exister, en écrivant des jokes.Et Twitter m\u2019a aidé car je peux garder contact avec les gens en 140 caractères comme pour un blogue.» 2.PATRICK GROULX L\u2019humoriste est le cinquième plus populaire sur Twitter (31 000 fidèles) et le neuvième sur Facebook.Et son site, patrickgroulx.com, est complet : blogue, capsules, extraits de spectacles et même Patrick Groulx à la guitare avec les Bas blancs.3.LOUIS-JOSÉ HOUDE Un des sites les plus popula i res au Québec, louisjosehoude.com ne contient pas seulement une centaine de vidéos, il permet aussi de rester en contact avec l\u2019humoriste grâce à un blogue très suivi.Louis-José a 30 000 amis sur Twitter (au 7e rang des plus populaires) et il se classe 10e dans le classement J\u2019aime, sur Facebook.4.MARTIN MATTE Le site Martinmatte.com est très bien fait et très complet.On peut y voir 114 vidéos ! Pas toutes très longues, mais il y a de quoi passer un bon moment.Deuxième humoriste quant à la popularité sur Facebook après le «roi » Jean- François Mercier (il a 245 000 J\u2019aime), Martin Matte l\u2019est moins sur Twitter (12 380 abonnés).5.SUGAR SAMMY Son site Sugarsammy.com est en français et en anglais.Avec 66 vidéos placées sur une page YouTube.Sugar est populaire sur Twitter (27 000 affiliés) et au 8e des humoristes québécois les plus populaires sur Facebook (plus de 46 000 J\u2019aime).6.JEAN-THOMAS JOBIN Il a créé la websérie Père poule qu\u2019il diffuse sur jeanthomasjobin.com et sur YouTube.Il y joue avec «sa fille» Julianne Côté.Treize épisodes depuis 2009.«J\u2019en tourne deux autres bientôt, dit-il.J\u2019aimerais bien amener Père poule à la télé un jour.» Jobin est très présent sur Twitter: 32 000 fans (au 4e rang des plus populaires au Québec).7.PHILIPPE BOND Pas mal de vidéos sur le site philippebond.com, dont des blagues que l\u2019humoriste a faites à son boss.Bien fait.Assez présent sur Twitter (plus de 13 000 fans) et au 7e rang sur Facebook.8.RACHID BADOURI C\u2019est sur Twitter (17 000 adhérents) et surtout sur Facebook où il se classe 3e (240 000 J\u2019aime) que Rachid Badouri est présent.Il y diffuse des vidéos sur ses shows et ses passages à la télévision.Juste pour rire va faire rénover son site internet au printemps.9.LAURENT PAQUIN Beaucoup de stock sur phoenix-m.com/ laurent, mais peu de vidéos.Il aura bientôt un nouveau site.Par contre, il est très actif sur Twitter : plus de 28 000 fans (8e au classement), un peu moins sur Facebook.10.LES GRANDES GUEULES Leur site est en construction, mais les Grandes gueules sont très populaires sur les réseaux sociaux: près de 15 000 fans sur Twitter et 60 000 J\u2019aime (6e position) sur leur page Facebook.Pas mal\u2026 LAPRESSE.CA Retrouvez la liste complète des humoristes sur le web et nos classements détaillés de Facebook et Twitter, sur lapresse.ca/ humoristes.LES HUMORISTES ENVAHISSENT LE WEB PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE L\u2019humoriste Mike Ward a créé en septembre un webRV hebdomadaire, Sous écoute, qui lui permet d\u2019aborder toutes sortes de sujets en vidéoconférence avec deux autres humoristes.Certains podcasts ont été vus par 40 000 personnes.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 10 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 7 M A R S 2 0 1 2 ARTS L\u2019HUMOUR SUR LEWEB C\u2019est la surprise de 2012.Le site internet français contient des dizaines de capsules d\u2019humoristes français, mais il a décidé de créer une page consacrée à l\u2019humour québécois.Les Français sont venus faire une captation d\u2019un spectacle à Laval en janvier afin de mettre en ligne cette année des capsules d\u2019humoristes tels que Cathleen Rouleau, Stéphane Fallu, Simon Delisle, Jean-Marie Corbeil, Stéphane Poirier, Vincent C ou Adib Alkhalidey.Une bonne visibilité en Europe et dans la francophonie pour la relève québécoise.La surprise youhumour.com Les productions Juste pour rire sont en tête dans le monde pour les visionnements de gags sur YouTube.Le groupe vient d\u2019atteindre le nombre de 1 milliard de pages vues.«Quand je suis arrivé à l\u2019été 2010, nos gags étaient vus 600 000 fois par semaine environ, soit 2,4 millions de fois par mois », dit Andy Nulman, président Festivals et Télévision à Juste pour rire.«En octobre 2011, on a atteint 78 millions de visites uniques par mois, puis 94 millions en décembre et 148 millions en janvier!» La progression est phénoménale : 2500% en un an et demi.L\u2019épisode Just_for_Laughs_ Episode_24 avait été vu par plus de 7,1 millions de personnes le 24 janvier.Le 3 février, on en était à 9,8 millions et hier, à plus de 18 millions! Juste pour rire en tête Ce classement a été réalisé à partir du nombre de «J\u2019aime» de chaque humoriste, en date du 12 mars.Jean-François Mercier \u2014 247 337 Martin Matte \u2014 245 000 Rachid Badouri \u2014 239 081 Mike Ward \u2014 118 036 Stéphane Rousseau \u2014 65 094 Les Grandes gueules \u2014 60 691 Philippe Bond \u2014 54 312 Sugar Sammy \u2014 46 656 Patrick Groulx \u2014 31 364 Louis-José Houde \u2014 26 823 Jean-Michel Anctil \u2014 19 321 Réal Béland \u2014 16 439 François Morency \u2014 16 350 Laurent Paquin \u2014 16 348 Les Chick\u2019n Swell \u2014 15 140 Patrick Huard \u2014 14 227 Maxim Martin \u2014 13 643 Anthony Kavanagh \u2014 12 649 Jean-Thomas Jobin \u2014 12 065 Les Denis Drolet \u2014 11 503 CLASSEMENT FACEBOOK PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Connaissant un vif succès actuellement à Paris, Louis-José Houde n\u2019en demeure pas moins en contact avec ses fans grâce à son blogue.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Lui aussi à l\u2019attaque du marché français, Martin Matte est un mordu de Facebook (deuxième de notre classement).PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Très actif autant sur Twitter que sur Facebook, Patrick Groulx s\u2019est doté d\u2019un site très complet: patrickgroulx.com.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 7 M A R S 2 0 1 2 A R T S 11 ARTS L\u2019HUMOUR SUR LE WEB ÉRIC CLÉMENT Dans le domaine des webséries humoristiques, l\u2019offre la plus diversifiée en français se trouve sur Illicoweb (http://illicoweb.videotron.com).On peut y télécharger des spectacles, comme le show Humour libre de Martin Petit, pour 4,99$, mais l\u2019accès à 12 webséries est gratuit pour les quatre millions de clients québécois branchés sur Vidéotron.C\u2019est sur Illicoweb qu\u2019on trouve LibTV, dont le directeur de la programmation est Patrick Huard.Créée à l\u2019été 2011, LibTV appartient à Jessie Films, la société de production de Patrick Huard et de son impresario, François Flamand, et à Jimmy Lee, la branche télé de l\u2019agence de pub Sid Lee.«Quand on nous a approchés pour faire du contenu sur le web, je me suis dit que ce serait bien de créer une chaîne pour avoir sa signature plutôt qu\u2019un paquet de choses éparpillées, dit Patrick Huard à La Presse.Une chaîne comme la nôtre, on n\u2019en connaît pas d\u2019autre au Canada.» «Personne n\u2019a investi comme on l\u2019a fait entre autres dans la création de contenus avec LibTV, avec des artisans et des artistes québécois», ajoute Yann Paquet, vice-président Contenus multiplateformes chez Vidéotron.«On est les seuls à le faire et c\u2019est notre marque de commerce.» Également adaptée aux téléphones mobiles, LibTV propose des webséries où le rire tient une grande place.«L\u2019humour est notre cheval de bataille, dit Patrick Huard.Ça fonctionne très bien.Un million de clics depuis l\u2019été dernier, ce n\u2019est pas rien.Ça veut dire qu\u2019il y avait un besoin.» LibTV accueille des humoristes aguerris comme les Denis Drolet, André Sauvé ou.Patrick Huard, mais aussi des jeunes de la relève, comme Korine Côté, Adib Alkhalidey, Simon Leblanc ou François Bellefeuille.« C\u2019est une pépinière de talent, assure Patrick Huard.On a des équipes techniques très professionnelles, avec beaucoup d\u2019expérience en cinéma et qui aiment tourner pour le web où c\u2019est plus léger, plus spontané et plus rock\u2019n\u2019 roll.» Quand on regarde la série Entre nous deux, avec les Denis Drolet, on comprend que la chaîne favorise aussi une certaine liberté de ton.«On voulait avoir un humour un peu plus irrévérencieux, quelque chose d\u2019un peu plus libre, ce que le web permet, sans que ça ne devienne agressant, précise Patrick Huard.Je ne suis pas persuadé que beaucoup de chaînes généralistes iraient jusque-là.» Cela dit, l\u2019expérience ne serait pas possible sans la participation financière de Vidéotron, selon l\u2019humoriste.«Vidéotron a décidé d\u2019investir dans cette chaîne pour offrir à leurs clients une plusvalue, dit-il.Nous, à Jessie Films, on vend à licence ces projets-là à Vidéotron et on est aussi admissible à certains fonds au plan médias et à des crédits d\u2019impôt.Ce sont tous ces facteurs qui font que c\u2019est possible d\u2019avoir une chaîne avec autant de diversité et de qualité.» Les 13 formats humour de LibTV 1.Entre nous deux Avec les Denis Drolet.Épisodes de 6 à 8 min.C\u2019est l\u2019humour le plus flyé sur LibTV.Le duo reçoit des invités qui affrontent leur folie.C\u2019est dérangé et plein de malaises.Les invités sontils au courant qu\u2019ils vont se faire brasser?«Ils reçoivent le texte avant, mais on ne sait pas quand c\u2019est de l\u2019impro et quand il y a une complicité.C\u2019est la beauté du concept», dit Patrick Huard.Les meilleurs épisodes sont avec Georges Laraque (qui se fâche), Carmen Ferlan (très patiente) et Léo-Paul Lauzon (indifférent).2.Mr Ramesh Le teint basané, l\u2019humoriste André Sauvé joue en anglais un épicier originaire de Calcutta qui donne des conseils de vie.La websérie est drôle, avec une belle morale.Les capsules durent de 2 à 4 min et sont sous-titrées en français.De nouveaux épisodes seront bientôt en ligne.3.Ça sent la coupe Avec Kim Lavack Paquin et Jean-François Nadeau, Ça sent la coupe ne parle que de hockey et du Canadien de Montréal.Les capsules sont de 3 à 4 min.Le ton est niaiseux et drôle, mais c\u2019est bien joué.Ça se poursuit jusqu\u2019à la fin de la saison des Glorieux.4.Le Noël des Denis Les Denis Drolet reçoivent des invités à l\u2019occasion de Noël.Même ton que la websérie Entre nous deux.Capsules de 3 à 5 min.5.Traitement de choc Avec Patrick Huard qui joue un psy fêlé.«On a beaucoup de plaisir et beaucoup de liberté pour faire ça, dit Patrick Huard.On retrouve la fougue qu\u2019on avait quand on a commencé car on était vraiment libres et personne n\u2019avait beaucoup d\u2019attentes sur nous.» Nouveaux épisodes en cours.6.Capoté de cuisine Avec l\u2019humoriste Korine Côté.Capsules de 5 à 6 min.Humour et cuisine originale avec le cuisinier Martin Carli.Exemple : morue cuite sous plastique au lave-vaisselle ou encore spaghettis-boulettes de viande comme dessert ! 7.Devenir expert en 3 minutes L\u2019univers fou de François Bellefeuille et Simon Leblanc.Épisodes de 3 min.«Une des émissions fortes de LibTV », dit Yann Paquet, vice-président Contenus multiplateformes chez Vidéotron.Assez malade.La chaîne de Patrick Huard PHOTO MATHIEU BOUTHILLETTE, COLLABORATION SPÉCIALE Patrick Huard en tournage sur le plateau de Traitement de choc, la websérie dans laquelle il joue le rôle d\u2019un drôle de psy.PHOTO FOURNIE PAR VIDÉOTRON Les Denis Drolet (Sébastien Dubé et Vincent Léonard) sont des animateurs «insupportables» dans la websérie Entre nous deux.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 12 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 7 M A R S 2 0 1 2 ARTS L\u2019HUMOUR SUR LE WEB Mis à part LibTV, on peut voir aussi d\u2019autres webséries d\u2019humour sur la Toile.La Presse en a retenu 10.1.Plein mon cass, sur pleinmoncass.tv, avec Mathieu Dandurand, Isabelle Gauthier, Luc Michaud, Francis Robitaille et Nicolas Tremblay-Côté.50 capsules.En nomination aux Olivier en 2009.D\u2019autres épisodes en ligne au printemps.2.En audition avec Simon, sur tou.tv.Terminé, mais encore très populaire.L\u2019émission a gagné deux Gémeaux, une première pour une websérie.3.Les 5 prochains, docu-série (les5prochains.tv) sur les humoristes de la relève Guillaume Wagner, Kim Lizotte, Pierre Hébert, Korine Côté et Étienne Dano.Cinq épisodes de 23 minutes sur les affres des tournées de jeunes humoristes.Très bien fait.4.Les Dandys du drame, sur kebweb.tv.Avec Jérémy Larouche, Pierre- Luc Pomerleau, Francis Papineau, François de Grandpré et Charles Beauchesne.Des mises en scênes loufoques de 1 min à 1 min 30 sec.5.La poutine au vin, de Roch-Denis Gagnon, Steeve Tissier et Benoît Skinazi.Une histoire de colocs bien drôle à lapoutineauvin.com.Roch-Denis Gagnon produit aussi L\u2019Auditorial d\u2019Alexis, une capsule mihumour mi-musique.6.Contrat d\u2019gars sur V.Trois saisons avec les humoristes Alexandre Champagne et Jonathan Roberge, qui jouent deux machos-violents-vulgaires.Production Comédie Shop Management.À côté, le Gros cave est un agneau! 7.Deux chicks, une bombe, vidéo interactive sur lesappendices.telequebec.tv, avec Sonia Cordeau et Anne-Élysabeth Bossé.Les internautes décident de la suite de l\u2019histoire.8.La shop.tv, avec Ghislain Dufresne, des Chick\u2019n Swell.Terminé, mais encore accessible.Bien fait.9.Les chroniques d\u2019une mère indigne, de Caroline Allard, avec Marie-Hélène Thibault.Ce n\u2019est pas à proprement parler de l\u2019humour, mais ça demeure très drôle.26 épisodes de 4 min.10.Les Motst\u2019asdits, sur kebweb.tv.Humour léger en capsules de 2 min.15 capsules.10 webséries à voir CLASSEMENT TWITTER 8.Offre d\u2019emploi Avec l\u2019humoriste Gabriel D\u2019Almeida-Freitas.Épisodes de 4 min.Menteur invétéré, Gabriel cherche un emploi, mais que ce soit pour devenir mime, chansonnier ou téléphoniste, personne n\u2019est dupe.9.Avec des guns Avec Adib Alkhalidey et Stéphane E.Roy qui jouent deux agents de police.Nouvelle websérie non dénuée d\u2019humour.«Ces gars-là ne devraient pas avoir une arme à feu ! », lance Patrick Huard.10.Le Club vidéo Nouvelle série avec les Dandys du drame (Charles Beauchesne, Pierre-Luc Pomerleau, Kim Lizotte, Gabriel Dagenais, François de Grandpré, Jérémie Larouche et Francis Papineau).Le club a de drôles d\u2019employés.Épisodes de 2 à 4 min.11.Oui Allô ! Nouvelle websérie de capsules de 3 min avec notamment l\u2019humoriste Étienne Dano.Thème: les sondages au téléphone.Bien des imbroglios.12.Le bonheur Capsules de 2 à 3 min sur la préparation du nouveau spectacle de Patrick Huard.Entrevues avec les concepteurs, les scénographes et les auteurs.13.Les capsules de Juste pour rire Dix capsules Just for Variety de 25 min chacune, soit 4 heures de numéros issus de festivals Just for Laughs.Non verbaux (magie, acrobaties, musique), les numéros sont très divertissants.Il y a en plus 25 capsules de 2 min avec Jean- François Mercier, Rachid Badouri, Mike Ward ou encore François Morency.Ce classement a été réalisé à partir du nombre de disciples (followers) de chaque humoriste, en date du 12 mars.Guy A.Lepage \u2014 99 000 Dany Turcotte \u2014 49 659 Mike Ward \u2014 34 727 Jean-Thomas Jobin \u2014 32 225 Patrick Groulx \u2014 30 593 André Ducharme \u2014 30 317 Louis-José Houde \u2014 29 572 Laurent Paquin \u2014 28 494 Yves P.Pelletier \u2014 27 860 Pierre Brassard \u2014 27 465 Sugar Sammy \u2014 26 291 Martin Petit \u2014 17 885 Jean-Marc Parent \u2014 17 494 Rachid Badouri \u2014 16 553 Les Grandes gueules \u2014 14 204 Philippe Bond \u2014 13 703 Stéphane Fallu \u2014 12 742 Martin Matte \u2014 12 380 François Massicotte \u2014 11 696 Cathy Gauthier \u2014 10 750 NB: Les données datent du 12 mars 2012 PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Tournage de la websérie Plein mon cass.PHOTO FOURNIE PAR VIDÉOTRON L\u2019humoriste Adib Alkhalidey dans la websérie Avec des guns.PHOTO FOURNIE PAR VIDÉOTRON L\u2019humoriste André Sauvé est excellent dans la websérie Mr Ramesh.PHOTO FOURNIE PAR VIDÉOTRON Korine Côté prépare des plats pour le moins originaux dans Capoté de cuisine.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 7 M A R S 2 0 1 2 A R T S 13 ARTS STÉRÉO LE DISQUE DE LA SEMAINE Contestation tranquille Est-il temps de mettre le cynisme de côté?Plusieurs nous y invitent: ces étudiants qui descendent dans la rue presque tous les jours et tous ceux qui, autour du metteur en scène Dominic Champagne, fomentent une grande manifestation pour le jour de la Terre.L\u2019espoir d\u2019une prise de conscience collective qui mène au changement se trouve aussi au coeur du plus récent disque de Mes aïeux, À l\u2019aube du printemps.La douzaine de chansons qu\u2019il renferme pourraient être résumées par une forme de contestation tranquille.Inquiet devant l\u2019avenir, soucieux des générations futures, mais aussi confiant en la force collective, le quintette invite explicitement à s\u2019interroger sur notre devenir commun (l\u2019idée de l\u2019indépendance est très présente métaphoriquement) et nos valeurs individuelles.Ça sonne lourd, tout ça?Ce ne l\u2019est pas, car c\u2019est parfaitement incarné.Mes aïeux s\u2019affirme sans se prendre la tête et s\u2019exprime de plus à travers un folk raffiné, souvent accrocheur, aux arrangements plein de petites surprises (dont du clavecin).À l\u2019aube du printemps est son disque le plus mollo.Son plus intime aussi.Son plus beau, peut-être.Mes aïeux n\u2019évite pas complètement le bon sentiment ni la morale, mais comment parler d\u2019espoir sans faire preuve d\u2019idéalisme?Si le vent de contestation qui souffle gonfle encore et transforme le printemps en tempête, sur le plan social, Mes aïeux pourra se féliciter d\u2019avoir cristallisé l\u2019air du temps.\u2014 Alexandre Vigneault À télécharger : En ligne Chercheur qui trouve De nos jours, le monde du jazz regorge d\u2019excellents pianistes techniciens aguerris, virtuoses éduqués dans les meilleures écoles.Le monde du jazz compte beaucoup moins d\u2019excellents concepteurs pianistiques.Une fois de plus, on constate que Vijay Iyer est de ces rarissimes compositeurs, interprètes et improvisateurs capables de se dégager de toutes les esthétiques connues du piano jazz, pour ainsi implanter un langage unique, langage qui fera école si la tendance se maintient.Contrairement à son précédent opus, cet Accelerando n\u2019a que peu (ou rien) à voir avec la musique classique indienne, une culture dont il est partiellement tributaire comme on le sait.Inspirées du hip-hop et de la musique électronique, les propositions du batteur Marcus Gilmore et du contrebassiste Stephan Crump contribuent fort probablement à étoffer le discours rythmique/harmonique de leur leader aux ivoires.Quant aux apartés pop (Human Nature de Michael Jackson) ou électro (mmmhmm de Flying Lotus), ils s\u2019immiscent subtilement dans ce répertoire original et ces relectures de maîtres (Ellington, Henry Threadgill, Herbie Nichols), non sans rappeler le travail d\u2019Ethan Iverson (The Bad Plus).Cela dit, tout se déploie ici via une approche qui n\u2019a rien à voir avec personne d\u2019autre que.Vijay Iyer.\u2014 Alain Brunet À télécharger : Lude Découvrons l\u2019animal ! Jef Barbara a le potentiel et la dégaine pour conquérir l\u2019entière francophonie.Ce Black québécois s\u2019exprime dans un français normatif, il chante en anglais avec un accent très acceptable, et sa synthpop mâtinée de glam sexuel s\u2019inscrit parfaitement dans la pop culture française et aussi la pop anglo-européenne.Très sympathique et très contagieux transgenre 2012, le mec se situe quelque part entre Soft Cell, Roxy Music, Taxi Girl, Lio ou Alain Chamfort.Chose certaine, Jef Barbara a créé son propre animal: hitmaker naturel, Black androgyne parfaitement assumé, juste assez déviant pour pulvériser toutes suspicions BCBG, esprit de star prêt à conquérir les masses, compositeur capable de créer une profusion d\u2019accroches mélodiques et de ponts inspirés, réalisateur capable de créer des environnements sonores propices au salon et à la voiture comme au plancher de danse.Bon, il y a encore du travail à faire côté textes, certaines rimes tiennent davantage du journal personnel que de la rime chansonnière concluante, mais on y trouve assez de substance pour en prévoir le développement et la maturation.Dans le cas qui l\u2019occupe, de toute manière, la musique et l\u2019image dominent largement.Assez pour se poser la question: ze next thing québécoise.hors du Québec?\u2014 Alain Brunet À télécharger : Larmes de crocodile FOLK-POP MES AÏEUX À L\u2019AUBE DU PRINTEMPS HHHH DISQUES VICTOIRES/SÉLECT JAZZ VIJAY IYER TRIO ACCELERANDO HHHH ACT POP JEF BARBARA CONTAMINATION HHH 1/2 TRICATEL La vie, l\u2019amour Ritournelles rieuses, quotidiennes, introspectives ; petits riens anodins tout en rimes ; grandes vérités lancées l\u2019air de rien ou sur un ton un peu trop badin.Michel Fugain, c\u2019est tout ça, et surtout des mélodies qui vous restent automatiquement en tête, même à votre corps défendant.Après Bonjour et merci, qui rassemblait des textes d\u2019amis et grands de la chanson comme Aznavour et Sardou, Michel Fugain reprend la plume, parfois avec Claude Lesmesle, et signe toutes les mélodies.Il est accompagné par une demi-douzaine de musiciens, collaborateurs de longue date.L\u2019habillage est tantôt heureux et entraînant (Y\u2019a tout qui change, Bon an, mal an et D\u2019l\u2019amour, au refrain viral), tantôt beaucoup trop sirupeux (Ceux qui s\u2019aiment d\u2019amour et La sirène).Spectra sort au Québec un condensé en 13 chansons de la série de quatre mini albums nommés selon les saisons, dont deux sont sortis en Europe.\u2014 Josianne Desloges, Le Soleil À télécharger : D\u2019l\u2019amour CHANSON MICHEL FUGAIN BON AN, MAL AN HHH SPECTRA Trad et distorsion Le label montréalais Constellation nous présente à nouveau une proposition musicale hors de l\u2019ordinaire avec ce Devastates, troisième album du duo (et couple) Elfin Saddle constitué des artistes pluridisciplinaires Emi Honda et Jordan McKenzie.Lancé jeudi dernier dans le cadre du festival Under the Snow (jusqu\u2019à demain soir, infos: underthesnow.ca), Elfin Saddle marie musiques folkloriques d\u2019origine anglaise à un post-rock langoureux, hypnotique, pesant, mais coloré par une instrumentation aussi variée qu\u2019hétéroclite\u2014mandoline, ukulélé, harmonium, accordéon et quoi encore.Une bourrasque musicale fraîche et difforme, pourtant soutenue par un réel sens de la composition: quelque part sous le magma d\u2019instruments et de feed-back de guitares, la voix claire d\u2019Emi Honda veille à nous mener à bon port.Par moments, l\u2019effet dissonant finit par user les tympans (on pense à Kiboho), et les fréquents changements de ton d\u2019une chanson à l\u2019autre sont confondants.On salue toutefois la singularité et la prise de risque du projet qui, pour caricaturer, pourrait sonner comme si le Velvet Underground reprenait les premiers albums de Dead Can Dance.\u2014 Philippe Renaud, collaboration spéciale À télécharger : Boats Gouffre sonore Si la performance multimédia immersive qu\u2019offrira Robert Henke à MUTEK dans quelques semaines s\u2019avère à la hauteur de ce qu\u2019on peut déjà entendre sur son nouvel album, les amateurs d\u2019électro d\u2019avant-garde seront comblés.Ghosts, second volet d\u2019un triptyque amorcé en 2009 avec Silence, se hisse sans mal parmi les meilleurs des huit albums du compositeur allemand.Retournant à une forme musicale plus rythmée sans pour autant évacuer le brillant travail de paysagiste sonore qui a marqué ses récents albums, Monolake offre une suite beaucoup plus inquiétante et nerveuse.En ouverture, la pièce-titre nous racle les oreilles grâce à une rythmique qui frôle le drum&bass.L\u2019usage de basses fréquences ondulantes (presque dub sur Phenomenon) et de percussions syncopées, tantôt de forme plus électro, tantôt plus classiquement techno, sert autant de motif mélodique que de cadre à de microscopiques manipulations sonores qui confèrent à Ghosts une profondeur remarquable.Monolake brouille la frontière entre bruitage et musique en nous gardant sous tension pendant la quarantaine de minutes de ce disque envoûtant.\u2014 Philippe Renaud, collaboration spéciale À télécharger: The Existence of Time Dehors l\u2019hiver ! À peine 40 minutes de rutilante pop alternative, une dizaine de chansons seulement, et, hormis peut-être la bluette romantique It\u2019s Only Life, elles sont toutes à garder et à réécouter.En boucle.Quatrième album en presque quinze ans d\u2019existence pour le quintette The Shins, toujours mené avec brio par l\u2019auteur, compositeur, guitariste et chanteur à la voix juvénile James Mercer qui, ces dernières années, s\u2019était plutôt occupé à bricoler de la bonne pop aux côtés de Danger Mouse (Broken Bells).Cinq ans donc après l\u2019excellent Wincing the Night Away, la bande à Mercer revient balayer le cynisme et les nuages gris de cette fin d\u2019hiver avec ses mélodies qui font des clins d\u2019oeil et ses arrangements lumineux nourris à la pop classique des Beach Boys (September) ou de Paul McCartney (Fall of\u201982), aux guitares multiformes du rock indé (dans ce rayon, Mercer est ici très inspiré \u2014le solo de Bait and Switch!) et aux reflets électronifiés des nouveaux outils de studio.Port of Morrow n\u2019atteint sans doute pas les sommets de l\u2019indémodable Chutes Too Narrow de 2003, mais après une disette de cinq ans, on reçoit ce disque avec ravissement.\u2014 Philippe Renaud, collaboration spéciale À télécharger : Simple Song ÉLECTRO MONOLAKE GHOSTS HHHH IMBALANCE COMPUTER MUSIC ROCK THE SHINS PORT OF MORROW HHH 1/2 COLUMBIA ROCK ELFIN SADDLE DEVASTATES HHH CONSTELLATION Pelléas en anglais Pelléas et Mélisande, monté tout récemment à l\u2019Université de Montréal, fait l\u2019objet d\u2019une nouvelle parution chez Chandos.L\u2019ouvrage de Debussy s\u2019ajoute à la série d\u2019opéras en traduction anglaise entreprise par la marque britannique.Il s\u2019agit d\u2019un live de 1981, de l\u2019English National Opera, avec Neil Howlett, Eilene Hannan et Robert Dean, dir.Mark Elder.Par ailleurs, et bien qu\u2019avec 50 ans de recul, on peut retrouver le vieux roi Arkel tel qu\u2019incarné par Joseph Rouleau dans la production de l\u2019UdM.Il existe en effet, sous la marque Ornamenti, un live de 1962, du Teatro Colon de Buenos Aires, où Rouleau partage l\u2019affiche avec Pierre Mollet et Victoria de los Angeles, dir.Jean Fournet.Meyer: les Quatuors LeQuatuor Wieniawski, de Pologne, poursuit chez Naxos son intégrale des Quatuors à cordes de Krzysztof Meyer, compositeur polonais né en 1943.Le volume 2 comprend les Quatuors nos 9, 11 et 12, composés en 1990, 2001 et 2005.Anthologie Eileen Joyce Appian a groupé en un coffret de cinq disques des enregistrements réalisés entre 1933 et 1945 par la pianiste australienne Eileen Joyce (1912-1991).Le programme : pièces de Bach, Beethoven, Mozart, Chopin, Liszt, Schumann, Brahms, Rachmaninov, Debussy, Chostakovitch, et jusqu\u2019au Tango d\u2019Albéniz.NOUVELLES DU DISQUE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 14 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 7 M A R S 2 0 1 2 514 521.1002 1800 558.1002 LesGrandsExplorateurs.com 1 800 NOUVELLEZÉLANDE «PARADIS DES ANTIPODES» CINÉ-CONFÉRENCE AVEC SERGE OLIERO A ROAD MOVIE SORTEZ VOIR LE MONDE 2011.2012 Longueuil Théâtre de la Ville 17 au 19 mars Laval Salle André-Mathieu 20 au 29 mars Montréal Salle Pierre-Mercure 8 au 13 mai RÉSERVEZ VOTRE SIÈGE MAINTENANT! CONCERT 15e ANNIVERSAIRE CONCERTOS PER ARCHI Vivaldi \u2022 Holst \u2022 Glass \u2022 Lipsky \u2022 Rota ANGÈLE DUBEAU & LA PIETÀ ARTS THÉÂTRE Inconditionnel de l\u2019oeuvre de Romain Gary, Pascal Contamine a ressuscité un projet d\u2019adaptation du roman Gros-Câlin il y a trois ans en créant un spectacle solo centré sur le personnage de M.Cousin.Cette semaine, il s\u2019installe à Fred-Barry pour une réadaptation de cette adaptation.Explications.JEAN SIAG Pascal Contamine s\u2019est intéressé à Gros-Câlin pour la première fois en 1991.C\u2019était dans le cadre d\u2019un atelier sur la création de monologues donné par Julie Vincent à l\u2019École nationale de théâtre.Il avait alors construit un spectacle solo à partir d\u2019extraits du roman.Mais le texte d\u2019Émile Ajar, publié en 1974, s\u2019était insinué en lui.Il en fit une nouvelle version à sa sortie de l\u2019École, en 1995, avant de finalement porter le texte à la scène en 2009, après un sinueux parcours.«En 2009, j\u2019ai réalisé que j\u2019avais l\u2019âge du personnage principal (37 ans).J\u2019ai eu envie de le retravailler.» Ce qui fut fait au Main Line.La présente série de représentations est un condensé de cette adaptation.Gros-Câlin raconte l\u2019histoire de Michel Cousin, statisticien marginal et solitaire malgré lui, qui vit avec un python (nommé Gros-Câlin) dans un minuscule appartement du centreville.Un homme classé dans la catégorie zinzin par ses collègues et la société en général, qui a un criant besoin d\u2019amour.Besoin d\u2019en donner autant que d\u2019en recevoir.«Je trouve que les romans de Romain Gary sont empreints d\u2019un humanisme extraordinaire, commence par dire Pascal Contamine.Dans Gros-Câlin, il a poussé à l\u2019extrême la métaphore du besoin d\u2019amour du personnage en imaginant un python comme animal de compagnie.Un python capable de l\u2019enlacer ! On n\u2019aurait pas pu trouver plus repoussant que cette bête capable de nous gober.» Projection Dans le roman d\u2019Émile Ajar, écrit de façon non linéaire, on comprend que ce Michel Cousin est un bien drôle d\u2019oiseau qui vit un peu dans son monde et qu\u2019il est sans doute un peu schizophrène.Il fantasme entre autres sur une de ses collègues, Mlle Dreyfus.Même s\u2019ils échangent à peine quelques mots, Cousin est convaincu qu\u2019elle est totalement éprise de lui.Pareil pour son voisin M.Tsourès, avec lequel il vit une amitié à sens unique, qui n\u2019existe que dans sa tête.«Il est clairement malade, indique Pascal Contamine.Il s\u2019agit de savoir de quelle maladie il souffre.En même temps, il est une part d\u2019un peu nous tous.Romain Gary lui-même s\u2019est projeté dans ce personnage.Gary avait un python, il aimait aller aux putes, comme Cousin.Les gens décideront s\u2019il est malade ou non, je ne crois pas que ce soit nécessaire d\u2019appuyer là-dessus.» Pascal Contamine a construit la pièce en imaginant que le personnage de Michel Cousin donne une conférence devant public sur « la vie des pythons dans les centres urbains» (le titre exact de son adaptation).Durant cette conférence, il y aura des projections de dessins, qui serviront à représenter les différents lieux du roman (l\u2019ascenseur, qui fait référence à son lieu de travail ; «les bonnes putes», où il comble son besoin d\u2019affection; son appartement, etc.).«La conférence commence le plus sérieusement du monde, mais je voulais qu\u2019il y ait un contraste entre ce monde du bureau, où il jongle avec des chiffres, et ce monde enfantin dans lequel il vit.D\u2019où les dessins naïfs projetés de façon progressive sur le mur (des dessins de Frédéric St-Hilaire), qui nous font réaliser qu\u2019en fin de compte, Cousin veut nous parler de lui.» L\u2019auteur, comédien et metteur en scène a créé un environnement froid pour camper son personnage.Une sorte de terrarium, puisque le python et lui ne font qu\u2019un, selon Pascal Contamine.« Le personnage de Cousin évoque souvent le besoin de chair vivante de son python, une autre façon de dire qu\u2019il a besoin d\u2019avoir des contacts avec les autres.On peut même se demander si le python existe véritablement.Personnellement, j\u2019ai un doute.» À la salle Fred-Barry du Théâtre Denise-Pelletier du 21 mars au 7 avril.PASCAL CONTAMINE Urgent besoin d\u2019aimer PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Pascal Contamine s\u2019est intéressé à Gros-Câlin pour la première fois en 1991, dans le cadre d\u2019un atelier sur la création de monologues donné par Julie Vincent à l\u2019École nationale de théâtre.«Je trouve que les romans de Romain Gary sont empreints d\u2019un humanisme extraordinaire.Dans Gros-Câlin, il a poussé à l\u2019extrême la métaphore du besoin d\u2019amour du personnage en imaginant un python comme animal de compagnie.Un python capable de l\u2019enlacer ! » Une semaine de théâtre pour ados La Rencontre Théâtre Ados commence lundi à la Maison des arts de Laval pour une période de huit jours (du 19 au 27 mars).Le festival de théâtre, qui programme des spectacles de création, propose également des rencontres avec les artistes, des ateliers de formation (notamment sur la création de marionnettes) et des joutes d\u2019improvisation, une activité proposée toute l\u2019année.Parmi les pièces qui seront à l\u2019affiche, mentionnons la nouvelle pièce de Sébastien Harrisson, Musique pour Rainer Maria Rilke ; Autopsie d\u2019une napkin, du théâtre musical créé par Érika Tremblay-Roy et Laurier Rajotte; Devant moi le ciel, du théâtre acrobatique produit par DynamO Théâtre; et Britannicus Now, le nouveau texte de Marilyn Perreault.On pourra également avoir un aperçu des créations en chantier du Théâtre La Catapulte et du Théâtre de la Pire Espèce.Détails: www.rtados.qc.ca \u2014Jean Siag EN BREF llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 7 M A R S 2 0 1 2 A R T S 15 ARTS THÉÂTRE Avec Momentum, Omnibus est l\u2019une des familles artistiques auxquelles Sylvie Moreau revient constamment.Elle sera de Jabbarnack, spectacle «bipolaire » où il est question d\u2019indignation.et d\u2019inaction.ALEXANDRE VIGNEAULT Dans le mot Jabbarnack, on reconnaît le juron qui sert parfois à dire l\u2019ampleur de notre indignation.Les lecteurs de Lewis Carroll, eux, devineront que le titre de la nouvelle création de la compagnie Omnibus est inspiré du Jabberwocky, poème tiré de De l\u2019autre côté du miroir, la suite d\u2019Alice au pays des merveilles.Ces quelques vers écrits dans une langue inventée (nonsense poetry en anglais) parlent d\u2019un fils à qui son père demande d\u2019aller terrasser un monstre au milieu de la forêt.La métaphore est reprise dans Jabbarnack, oeuvre commune de Jean Asselin et Réal Bossé.«Mais le fils ne fera pas comme on peut le penser et le monstre ne sera pas ce qu\u2019on peut imaginer », précise toutefois Sylvie Moreau.Les deux maîtres d\u2019oeuvre du spectacle avaient envie de s\u2019attaquer au conformisme et aux bienpensants, aux voix réactionnaires et aux automatismes progressistes.Des discours qui, «quand ils ne sont qu\u2019à la mode », constituent deux versants «de la même bullshit », selon la comédienne.«C\u2019est un peu de cet état de fait dont on veut rendre compte », ajoute-t-elle.Le fossé entre la facilité à exprimer sa dissidence sur Facebook et la difficulté de passer à l\u2019action fait aussi partie des préoccupations du spectacle.«On est lâches, immobiles, on se laisse dire des lieux communs, juge Sylvie Moreau.On participe à un cri global, mais on n\u2019est pas prêts à poser des gestes au quotidien.» Retour au mime L\u2019actrice revient avec bonheur dans le giron d\u2019Omnibus .Sa rencontre avec le mime, par l\u2019entremise de Jean Asselin, fut une «illumination» lorsqu\u2019elle étudiait à l\u2019École supérieure de théâtre de l\u2019UQAM, où elle a d\u2019ailleurs connu Réal Bossé.Parmi une cohorte qui tendait vers la mouvance Actors\u2019 Studio (« l\u2019approche thérapeutique du théâtre », dit-elle), ils étaient de ceux qui croyaient davantage au détachement qu\u2019évoque Diderot dans Paradoxe sur le comédien.Le mime lui est apparu comme une forme de « solfège pour l\u2019acteur », un « vocabulaire concret » tout désigné pour entraîner et exploiter son principal outil de travail : son corps.Des années plus tard, elle a encore une nette préférence pour le théâtre qui n\u2019est pas réaliste.«Je crois beaucoup à la possibilité de montrer le réel différemment, pour qu\u2019il soit plus acceptable et qu\u2019on y réfléchisse mieux ou différemment.» Jabbarnack serait ainsi un spectacle « bipolaire » où se côtoient un espace poétique livré par les corps et des moments de bascule vers le texte ou des comportements plus «ordinaires».«Ce qu\u2019on souhaite, c\u2019est que le cerveau du spectateur se trouve devant des contradictions constantes, dit-elle.Comme on l\u2019est souvent dans la vie.» Du 27 mars au 21 avril à Espace libre.SYLVIE MOREAU / Jabbarnack S\u2019indigner ou s\u2019activer ?Sylvie Moreau a accepté de commenter pour nous cinq pièces marquantes de sa carrière.La Célestine Mise en scène : Jean Asselin, Omnibus (1990) «En continuité avec les Shakespeare qu\u2019on avait faits, Jean Asselin a mélangé de jeunes acteurs avec d\u2019autres plus expérimentés, certains qui n\u2019avaient jamais travaillé en mime et d\u2019autres qui étaient un peu familiers avec ça.Pour moi, cette pièce a été signifiante aussi parce que c\u2019était la langue de Garneau, qui avait signé la traduction, et que ça représentait un défi supplémentaire.» Helter Skelter Mise en scène : Jean-Frédéric Messier, Momentum (1994) «Tout là-dedans était une plongée vertigineuse, dit Sylvie Moreau, à propos de ce cabaret «postcyberpunk » présenté dans l\u2019ancienne bibliothèque Dawson, rue Viger.Notre désir avec Momentum a toujours été de faire des shows dans des espaces non théâtraux et de les rendre théâtraux, d\u2019amener les gens dans l\u2019expérience.Helter Skelter est la quintessence de cette démarche quant à l\u2019espace qu\u2019on pouvait prendre et que le spectateur pouvait prendre, les possibilités que ça offrait.Il y avait quelque chose de trash et de loufoque.» Savage/Love Mise en scène : Paula de Vasconcelos, Pigeons international (1994) «C\u2019était fabuleux comme défi : il fallait créer un monde à partir de 12 poèmes de Sam Sheppard, s\u2019approprier des textes qui ne disent rien au sujet de la personne qui les dit.[.] Il y avait tout à inventer, tout à déterminer.La création, c\u2019est ça : la responsabilité incroyable que tu te fais donner comme interprète, ne plus être juste là pour porter un texte, mais pour créer ton propre contexte, ton personnage.» L\u2019Odyssée Mise en scène : Dominic Champagne, TNM (2000) «Ça, c\u2019était capoté ! On n\u2019a pas eu le contrôle avant le soir de la première à Ottawa.Je pensais que ça allait être un ratage total, avoue Sylvie Moreau.On n\u2019avait jamais enchaîné la deuxième partie avant la première.Tout le monde a sauvé sa peau et ça a donné un miracle.On était 23 funambules sur un fil, on se disait qu\u2019il y en avait un qui allait tomber et.il n\u2019est rien arrivé.» La charge de l\u2019orignal épormyable Mise en scène : Lorraine Pintal, TNM (2009) « Il n\u2019y a pas une représentation où il y a eu un relâchement, le show a été extrêmement tenu bien tenu.François (Papineau) a été fabuleux chaque soir, complètement investi, jamais pour se perdre dans le spectacle et son personnage, mais pour les porter.Ce que j\u2019aime, c\u2019est de voir quelqu\u2019un qui va dans les limites, non pas du déséquilibre psychologique, mais de l\u2019abandon à ce qu\u2019il a à faire et à transmettre.C\u2019est une pièce qui demandait ça.Il y avait un désir de porter la parole et la souffrance clairement.Je suis extrêmement fière d\u2019avoir participé à ça.» CINQ COUPS DE THÉÂTRE PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Sylvie Moreau estime que Jabbarnack est un spectacle «bipolaire », qui s\u2019attaque autant au conformisme qu\u2019aux bien-pensants.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Sylvie Moreau et François Papineau dans une scène de L\u2019Odyssée en 2000.«On est lâches, immobiles, on se laisse dire des lieux communs.On participe à un cri global, mais on n\u2019est pas prêts à poser des gestes au quotidien.» ALEXANDRE VIGNEAULT CRITIQUE La maltraitance des personnes âgées occupe une place importante dans l\u2019espace médiatique depuis un certain temps.Maltraités par des soigneurs professionnels, dépouillés par leurs enfants, plusieurs aînés souffrent de rejet et d\u2019abandon.Gilles Renaud a beaucoup répété ces dernières semaines que ce drame se trouve aussi au coeur du Roi Lear, tragédie de Shakespeare où il tient le rôle-titre.Il est vrai que la manière dont Lear est rejeté par deux de ses filles, Gonoril (Pascale Montpetit) et Regan (Marie- Hélène Thibault), peut faire penser aux con f l it s qui surviennent dans certaines familles au moment de partager l\u2019empire ou l\u2019héritage du père.Ou le sentiment de dépossession qui happe les personnes âgées mises au ban de leur famille et de la société en étant placées dans un établissement spécialisé.L\u2019espace scénique dans lequel Denis Marleau place l\u2019action renforce d\u2019ailleurs cette idée.Il fait penser à un sombre couloir d\u2019hôpital ou de CHSLD, un peu allégé par des écrans placés en hauteurs où sont projetées des images évoquant divers lieux (forêts, coin de rue, etc.).La mise en scène s\u2019appuie aussi sur de belles maquettes de Guillaume Lachapelle qui symbolisent à merveille le royaume convoité, partagé puis attaqué, mais sans convaincre qu\u2019elles ne servent pas d\u2019abord de joujou.Le caractère dépouillé de la scénographie laisse au metteur en scène tout l\u2019espace nécessaire à mettre en valeur le texte et les acteurs qui le portent.Sur ce plan, c\u2019est une grande réussite.Pivot de la pièce, Gilles Renaud est imposant de fragilité.Paul Savoie est, lui aussi, exceptionnel en Gloucester, un comte lui aussi bousculé dans son rôle de père.Marie-Hélène Thibault, elle, est délicieusement perfide et apporte une touche charnelle à ce spectacle autrement aride et statique.Denis Marleau ne met pas en scène un théâtre d\u2019action ou d\u2019émotion.Son Lear est assez froid et insiste plutôt sur la mécanique du mensonge mise en branle par un roi orgueilleux, prêt à donner à condition d\u2019être flatté.La sincérité est vite broyée dans cet univers où la duplicité est reine: seuls ceux qui jouent le jeu s\u2019en tirent en premier lieu.Et c\u2019est dans cette joute où chacun joue un rôle \u2013 en particulier les frères ennemis Edmond (David Boutin) et Edgar (Vincent- Guillaume Otis) \u2013 que la production de Denis Marleau trouve sa force et tend vraiment un miroir à notre époque.Le roi Lear, comme d\u2019autres pièces de Shakespeare, use de l\u2019artifice premier du théâtre: le faire semblant.Déjà forcés de jouer plus d\u2019un rôle à l\u2019intérieur même de la pièce, les acteurs doivent ici composer avec la difficulté d\u2019être placé dans un décor impersonnel, dans des costumes peu typés et dans une mise en scène rigide qui souligne le caractère fictif de la représentation théâtrale.Dans une veine semblable, l\u2019Andromaque de Serge Denoncour t présentée à Espace Go l\u2019an dernier possédait beaucoup plus de tripes et autant de finesse.Mais ce Roi Lear pour la tête mené par Denis Marleau en impose aussi grâce à sa distribution chevronnée.Jusqu\u2019au 7 avril, au TNM.LE ROI LEAR Porté par les acteurs Denis Marleau ne met pas en scène un théâtre d\u2019action ou d\u2019émotion.Son Lear est assez froid et insiste plutôt sur la mécanique du mensonge mise en branle par un roi orgueilleux, prêt à donner à condition d\u2019être flatté.PHOTO FOURNIE PAR LE TNM Pivot de la pièce, Gilles Renaud (à droite) est imposant de fragilité.À sa gauche, Jean-François Casabonne.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 16 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 7 M A R S 2 0 1 2 ARTS THÉÂTRE Au printemps 1980, après la fin du tournage de la campagne référendaire, Denys Arcand s\u2019est enfermé dans une salle de montage de l\u2019ONF où, si j\u2019en crois ce qu\u2019il écrit, tous les jeudis aprèsmidi il a reçu son livreur de drogue attitré.La même année est né, à Lévis, Carl Bergeron, un bébé sans signe distinctif particulier, qui a grandi normalement, a étudié les sciences politiques et la littérature française avant de devenir un jeune intellectuel actif et respecté.Pourquoi je raconte tout ça ?Parce que je trouve délicieusement drôle de juxtaposer ce bébé naissant à un Denys Arcand complètement gelé, sachant que 30 ans plus tard, le bébé et le «drogué» deviendraient complices le temps d\u2019un essai, Un cynique chez les lyriques, publié chez Boréal.De cet essai portant sur son oeuvre cinématographique et sur son rapport au Québec, Arcand écrit en préambule: «J\u2019ai lu le texte de Carl Bergeron.et j\u2019ai tout de suite été touché par sa pertinence.Rarement avais-je eu l\u2019occasion de lire quelque chose à mon sujet d\u2019aussi clairvoyant.» Forte de cette recommandation et ne doutant que modérément de son objectivité, je me suis lancée dans la lecture de cette courte, mais très dense analyse symbolique et philosophique des films de Denys Arcand depuis On est au coton en 1971 jusqu\u2019à L\u2019âge des ténèbres en 2007.Heureusement que j\u2019avais vu ses 14 films, sinon j\u2019aurais été un peu perdue, état qui s\u2019est néanmoins emparé de moi .Pas immédiatement , parce que les réflexions sur la nature du cynisme qui traverse l\u2019oeuvre du cinéaste et habite l\u2019homme sont pertinentes, mais, à la longue, à mesure qu\u2019une lourdeur intellectuelle s\u2019installe et finit par assommer le lecteur.Carl Bergeron écrit bien, mais il écrit trop des phrases comme « détachées de ses fondements moraux, la raison occidentale s\u2019est laissée contaminer par les métastases de l\u2019inertie et de l\u2019indifférence ».En revanche, j\u2019ai pris plaisir à lire les notes de Denys Arcand marquées au fil du texte et regroupées à la fin.On y découvre des aveux étonnants de la part d\u2019un cinéaste qui se montre généralement plus avare avec les médias.Des aveux sur son enfance à Deschambault, qu\u2019il qualifie de « village écrasé sous la chape du silence catholique », aux côtés d\u2019une mère pour qui toute vérité n\u2019était pas bonne à dire et qui menaçait régulièrement de lui laver la langue avec du savon, déclenchant chez son fils un besoin impérieux de décrire la réalité telle quelle, besoin qui deviendra le moteur de son oeuvre.Plus tard, la figure autoritaire de la mère sera remplacée par la générat ion du baby-boom, génération lyrique, dont Arcand, né en 1941, ne fait pas partie.Drapés dans le fleurdelisé de leur nationalisme, les lyriques, comme en écho à la mère d\u2019Arcand, refuseront d\u2019entendre la vérité des faits historiques et des statistiques démographiques que leur rappelle le cinéaste.Parce qu\u2019il ne partage pas l\u2019élan et l\u2019enthousiasme des lyriques, Arcand deviendra dès lors, et pour longtemps, le cynique officiel de la famille, celui qui refuse de chanter en choeur, quitte à se retrouver tout seul dans son camp.Mais Arcand ne vit pas isolé pour autant.Dans les pages consacrées à son statut d\u2019artiste au Québec, il nous fait part de ses liens d\u2019amitié avec Denis Villeneuve, de ses rencontres avec des jeunes cinéastes québécois comme Podz, Alain Desrochers et Benoît Pilon, et du coup de fil salutaire que lui fit feu Pierre Falardeau pour lui dire qu\u2019il avait aimé Stardom, un film détesté de tous.Plus loin dans l \u2019essai , quand Carl Bergeron devient un peu trop mélodramatique en affirmant que Arcand n\u2019a pas pu aller à Hollywood parce que « le Québec est sa souffrance, mais aussi la condition de sa création », le cinéaste le ramène sur terre.Il plaide qu\u2019il n\u2019a pas fait carrière à Hollywood, tout simplement parce qu\u2019on ne lui a jamais proposé un bon scénario et que si les bons scénarios lui ont toujours échappé, c\u2019est parce qu\u2019il était dernier sur la liste des réalisateurs- vedettes et n\u2019y avait pas accès.Point.À défaut de faire la preuve que Denys Arcand a raison de croire que le Québec est un « nain politique » dans une «histoire impossible », l\u2019essai de Carl Bergeron nous fait voir l\u2019homme sous une lumière plus douce et plus sensible.On en oublie l\u2019âpreté de son cynisme et le son du grincement de ses dents.Ça fait du bien.S Pour joindre notre chroniqueuse : npetrowski@lapresse.ca Arcand, le cynique de la famille NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE À défaut de faire la preuve que Denys Arcand a raison de croire que le Québec est un «nain politique» dans une «histoire impossible», l\u2019essai de Carl Bergeron nous fait voir l\u2019homme sous une lumière plus douce et plus sensible.JEAN SIAG CRITIQUE Le drame musical adapté de la pièce de l\u2019Espagnol Federico García Lorca, présentement à l\u2019affiche du Théâtre Denise- Pelletier, a curieusement des allures de comédie.Non pas que le sort réservé aux cinq filles de Bernarda soit particulièrement drôle.Au contraire.Les pauvres donzelles sont en effet sous le joug de leur mère, qui leur impose une retraite forcée de huit ans après le décès de son mari, question d\u2019honorer la mémoire de leur père.Mais le contraste avec les moeurs d\u2019aujourd\u2019hui est tellement fort que le public de jeudi dernier a trouvé matière à rire, parfois dans les moments les plus dramatiques.On ne peut pas vraiment lui en vouloir.Il faut dire que les jeunes comédiennes f raîchement émoulues de l\u2019option théâtre du cégep Lionel-Groulx en rajoutent parfois plus que nécessaire dans l\u2019expression de leur douleur face à cette mère oppressante, guidée par les «qu\u2019en-dira-t-on» d\u2019une société rigide et traditionnelle.Il faut se rappeler que la pièce a été écrite en 1936, la dernière de Lorca avant son assassinat par les phalangistes de Franco.La maison de Bernarda était alors une dénonciation de l\u2019Espagne catholique autoritaire.Le récit de Lorca, riche en symboles et en images, n\u2019en est pas moins intéressant.La lutte des cinq soeurs, carrément faites prisonnières par leur mère, révélera le besoin de liberté de chacune.Une intrigue enrichie par la présence d\u2019un jeune homme, qui nourrit l\u2019espoir de leur fuite.Promis à la fille aînée Augustias, Pepe tombera plutôt amoureux de la cadette, Adela.Le malaise vient du jeu des comédiennes, qui manque de subtilité.Même Louise Laprade, dans le rôle de Bernarda, n\u2019est pas crédible dans son rôle de vilaine.Qu\u2019une tragédie fasse autant rire devrait sonner l\u2019alarme.Le choix d\u2019en faire un théâtral musical, avec plusieurs segments chantés, se défend parfaitement.Et nous offre quelques beaux moments.La trame musicale de Vincent Beaulne est d\u2019ailleurs assez réussie.Seulement, le texte de Sarah Berthiaume est tellement sirupeux et les performances, malheureusement, inégales.Les numéros les plus réussis sont ceux où les filles chantent à l\u2019unisson, notamment les chansons en espagnol.Ou encore celui de la bonne (interprétée par Suzanne Champagne), qui chante sa rencontre avec son mari.L a mis e en s cène de Ghyslain Filion est d\u2019assez jolie facture.Le décor évoquant un cloître, avec les cinq rideaux qui représentent les chambres de filles, est somme toute assez efficace.Tout comme les jardins extérieurs évoqués dans le texte, symbole de liberté, qu\u2019on visualise parfaitement.Seulement voilà, les efforts déployés par les 10 comédiennes, qui nous livrent une performance comique, ne sont pas suffisants pour sauver ce drame de la caricature.Au Théâtre Denise-Pelletier jusqu\u2019au 5 avril.THÉÂTRE / La maison de Bernarda Chanson comique PHOTO FOURNIE PAR LE THÉÂTRE DENISE-PELLETIER Dans La maison de Bernarda, les jeunes comédiennes fraîchement émoulues de l\u2019option théâtre du cégep Lionel-Groulx en rajoutent parfois plus que nécessaire dans l\u2019expression de leur douleur face à leur mère oppressante.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 7 M A R S 2 0 1 2 A R T S 17 ARTS VISUELS DANSE ÉRIC CLÉMENT Organisé par le Réseau Accèsculture, Collectionner est une heureuse initiative de Julie Legault, agente de développement culturel à la Ville de Montréal, qui s\u2019était rendue en 2009 voir une exposition du collectionneur Alain Tremblay au Musée d\u2019art contemporain des Laurentides.«Sa collection m\u2019avait beaucoup intéressée, tout comme la façon dont il en parlait, avec passion et beaucoup de noblesse, dit Julie Legault.Du coup, mes collègues du Réseau ont été d\u2019accord pour présenter des collections privées.» Le Réseau Accès-Culture a travaillé sur ce projet avec la Foire Papier 12 et l\u2019Association des galeries d\u2019art contemporain dont le directeur était alors Jean-François Bélisle, aujourd\u2019hui associé à Arsenal.Du coup, huit maisons de la culture et le Centre culturel de Verdun présentent ce printemps les oeuvres de 200 artistes appartenant à neuf collections.De son côté, Arsenal expose quelques oeuvres de ces neuf collectionneurs auxquelles s\u2019ajoutent des pièces appartenant à la collection de François Odermatt et à celle de Pierre et Anne-Marie Trahan.L\u2019exposition à Arsenal est d\u2019autant plus intéressante qu\u2019elle est organisée dans ce nouvel et immense espace de 1800 mètres carrés où l\u2019on construisait des bateaux au siècle dernier.Idéal donc pour exposer des oeuvres de grand format comme celles du peintre et sculpteur allemand Anselm Kiefer, Melancholia et Le buisson ardent (Der Brennende Dornbusch), cette dernière en quatre panneaux, composée de branches épineuses, de deux vieilles chaises de jardin, de terre et de numéros inscrits sur des bouts de papier.En regardant ces panneaux, une vigne apparaît, symbole de vie.On songe aussi bien sûr à Moïse qui rencontre Dieu.Mais de près, avec ces numéros noirs et morbides, éparses dans les buissons, on subodore l\u2019horreur de l\u2019Holocauste.Beaucoup à voir En plus de la vaste salle d\u2019Arsenal, ouverte de 18 h à 20h aujourd\u2019hui, les visiteurs pourront contempler, dans les galeries voisines, Division et René Blouin, les paysages néopointillistes de Martin Bourdeau ou encore le formidable Vanité de Nicolas Baier, un travail colossal sur la reconstitution grandeur nature d\u2019un bureau de travail, le tout en acier, aluminium et nickel chromés.Outre Arsenal donc, les amateurs d\u2019art auront fort à faire ce printemps avec toutes ces collections privées présentées dans les Maisons de la culture.Réunie depuis 17 ans , la collection « branchée » d\u2019Alain Tremblay est exposée depuis mardi dans les deux studios de la Maison de la culture Frontenac, et ce, jusqu\u2019au 22 avril.Elle contient 135 oeuvres de 55 artistes, dont Mathieu Beauséjour, Patrick Bernatchez , BGL , Sylv ie Cotton, Dil Hildebrand ou Serge Lemoyne.Même chose pour Paryse Taillefer, propriétaire du restaurant La Paryse, dont une trentaine d\u2019oeuvres et de textes d\u2019artistes québécoises seront proposés du 28 mars au 11 mai au Centre culturel de Verdun.« Sortir de chez moi une grande partie de mon intimité sur les 30 dernières années de ma vie est stressant, dit Paryse Taillefer.Mes oeuvres sont des histoires de rencontres.Je ne me suis jamais considérée comme une collectionneuse.Je n\u2019achète pas des oeuvres : ce sont des coups de coeur.» La collection Jean-Michel Ross, notamment des sculptures, sera, elle, présentée à la maison de la culture de Notre-Dame-de-Grâce du 5 avril au 17 juin.La maison de la culture du Plateau-Mont- Royal accueillera, du 6 avril au 6 mai, Hommage à Victor Choquet (1821-1891), 45 oeuvres d\u2019art moderne appartenant à Franck Hénot et Danny Therrien.L\u2019historien d\u2019art Sébastien Hudon présentera Quelques moments d\u2019Utopie, 57 oeuvres, à la maison de la culture Côte-des- Neiges du 12 avril au 27 mai.Une quarantaine d\u2019oeuvres de Robert Poulin se retrouveront à la maison de la culture Marie- Uguay, du 13 avril au 27 mai.Puis, la collection de Jacques Champagne sera présentée à la maison de la culture Rosemont-La petite patrie, du 14 avril au 19 mai.Les 45 oeuvres, surtout des grands formats, du collectionneur Matthieu Gauvin pourront être contemplées du 14 avril au 27 mai à la maison de la culture Mercier.Et, enfin, 30 oeuvres de la collection de François Rochon seront exposées du 19 avril au 10 juin à la Maison de la culture Villeray-Saint-Michel- Parc Extension.La Ville de Montréal collectionne aussi des oeuvres.Une partie de ses 600 oeuvres seront montrées à l\u2019hôtel de ville du 5 au 28 avril.Collectionner est donc une invitation à découvrir les choix plastiques de passionnés d\u2019art visuel.« En concertation avec le milieu des arts visuels, l\u2019objectif de ce projet était de démythifier l\u2019art, dit Julie Legault.De montrer que tout le monde peut en collectionner.On n\u2019a pas nécessairement besoin de grands moyens.» Infos : www.accesculture.com et www.arsenalmontreal.com.La collection privée en fête STÉPHANIE VALLET Chorégraphe invité par les Grands ballets canadiens de Montréal, le Néerlandais Stijn Celis signe la Soirée Stravinski qui sera présentée à partir du 22 mars sur les planches du Théâtre Maisonneuve.Un spectacle dans lequel il revisite Les noces et Le Sacre du printemps, deux grands classiques créés sur des partitions d\u2019Igor Stravinsky.Pour donner le coup d\u2019envoi à cette soirée, le chorégraphe propose en ouverture Anima, un pas de trois créé sur mesure pour les danseurs des GBCM.De Merce Cunningham à Angelin Preljocaj, en passant par Maurice Béjart, Ji\u2019rí Kylián et même Ludmilla Chiriaeff, des dizaines de chorégraphes ont offert leur version des Noces.Inspiré de la version originale de Bronislava Nijinski en 1923 qui en a fait la première proposition, Stijn Celis en présente une relecture en gardant l\u2019idée de départ des noces païennes du village, tout en poussant à l\u2019extrême la critique de l\u2019institution du mariage, transformant la célébration de ces noces forcées en un rituel sacrificiel.«J\u2019ai créé Les noces en 2002 et, à la suite de son succès, Gradimir Pankov, directeur artistique des Grands Ballets, m\u2019a demandé de m\u2019attaquer au Sacre du printemps.De fil en aiguille, on a essayé de mettre les deux pièces ensemble pour constituer la soirée », explique le chorégraphe.Douze danseuses au visage cadavérique, enrobées de tulle, s\u2019opposent ainsi à travers le mariage aux douze danseurs résignés en costumes troispièces, vivant tour à tour l\u2019anticipation puis la peur de l\u2019inconnu avant leur union.« J\u2019a i travail lé avec Catherine Voeffray qui habite avec moi en Suisse pour les costumes.On est parti d\u2019une photo d\u2019une poupée habillée en mariée, très maquillée et très chiffonnée.Elle donnait l\u2019impression d\u2019avoir été légèrement abusée », explique-t-il.Une année à peine après avoir créé une chorégraphie sur la version pour deux pianos du Sacre du printemps pour la compagnie new-yorkaise de ballet contemporain Cedar Lake, Stijn Celis s\u2019attaque maintenant à la version orchestrale pour les danseurs des Grands Ballets.Présenté pour la première fois à Paris en 1913, puis repris par d\u2019innombrables créateurs (Léonide Massine, Raimund Hogue et Jérôme Bel , Hans Van Manen , Saburo Teshigawara, Pina Bausch, Marie Chouinard, James Kudelka), le livret original du Sacre du printemps de Vaslav Nijinski met en scène une vierge sacrifiée à l\u2019occasion d\u2019un rituel de célébration du printemps.Stijn Celis se dégage de cette prémisse pour faire ressortir une dimension plus psychosociale.«Ma version de Sacre est une chorégraphie plus expressive, très rythmique, très proche d\u2019un esprit stravinskien.J\u2019ai mis en avant un aspect plutôt social en prenant un groupe qui décide d\u2019exclure une personne.Je voulais aussi réduire l\u2019apport décoratif pour être plus dans la sobriété.Par opposition, les femmes sont en blancs et les hommes en couleur terre, avec une touche de rouge, comme un tracé de sang qui traverse le ciel », explique le chorégraphe.La Soirée Stravinski propose donc deux pièces sur les humains et leurs rituels, deux critiques acerbes d\u2019une société qui enferme les individus dans les traditions, qui seront précédées par Anima, une toute nouvelle création de Stinj Celis.« J\u2019a i créé un nouveau trio de 12 minutes, plus recherché et plus intime sur la Nocturne No13 de Frédéric Chopin et sur une Sonate de Domenico Scarletti.La musique de Chopin est extrêmement élégante, ce qui donne le contrepoint à la musique de Stravinski et ma chorégraphie suit un peu cette idée-là», dit-il.De retour en Suisse prochainenement, Stinj Celis créera une pièce pour le Royal Swedish Ballet sur La messe de Mozart.SOIRÉE STRAVINSKI Un programme en trois temps «Ma version de Sacre du printemps est une chorégraphie plus expressive, très rythmique, très proche d\u2019un esprit stravinskien.» \u2014 Stijn Celis, chorégraphe Le nouveau complexe d\u2019art contemporain Arsenal célèbre son ouverture officielle en fin de semaine avec l\u2019exposition Travers, l\u2019art de collectionner, un clin d\u2019oeil à Collectionner, une présentation de 500 oeuvres de collections privées exposées ce printemps dans le réseau des Maisons de la culture de Montréal.PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE Melancholia, du peintre et sculpteur allemand Anselm Kiefer.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 18 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 7 M A R S 2 0 1 2 305, rue Sainte-Catherine Ouest \u2022 maisondufestival.ca Mercredi 2 mai \u2022 20h Jeudi 3 mai \u2022 20h Mardi 3 avril \u2022 20h Jeudi 5 avril \u2022 20h Mardi 20 mars \u2022 20h Vendredi 23 mars \u2022 20h À l\u2019affiche à Pour toute la programmation, consultez sallelastral.ca Billetterie 1 855 790-1245 \u2022 admission.com \u2022 ticketmaster.ca Le meilleur du soul-funk depuis James Brown ! Rémi-Jean Leblanc Trio Farkas du Balmoral Club de jazz Gratuit heures d\u2019ouverture Délicieuse cuisine d\u2019inspiration française et club de jazz.Réservations: 514 288-5992 24 mars 22-23-24 mars La Médiathèque Jazz/La Presse \u2022 3e étage La Galerie Lounge TD \u2022 2e étage L\u2019Expo Bell des Légendes du Festival \u2022 2e étage Lundi : fermé Mardi : 11 h 30 à 18 h* Mercredi au samedi : 11 h 30 à 21 h Dimanche: 11 h 30 à 17 h* * jusqu\u2019à 21h les soirs de spectacle à L\u2019Astral ce soir ! Jeudi: 17h30, 19h et 20h30 \u2022 Vendredi et samedi: 21h, 22h et 23h Caracol Première partie: Amelia Curran Donny McCaslin Great Lake Swimmers Première partie: The Kindness Killers Ron Di Lauro Kind of blue hommageàMiles Davis Lee Fields and The Expressions Première partie: The Power Dam Initiative Tyler Bryant and The Shakedown Miles Davis, Ella Fitzgerald, Pat Metheny, Diana Krall, Oscar Peterson, Ben Harper, Ray Charles, Jeff Beck, Leonard Cohen, Oliver Jones.Venez voir les instruments, vêtements de scène, trophées et objets personnels des grands artistes qui ont marqué l\u2019histoire du Festival : Une exposition permanente présentée gratuitement toute l\u2019année.Calendrier des activités en collaboration avec Petit musée gratuit ! ARTS ENTRACTE entracte@lapresse.ca Macha Grenon Leïla Hatami LA PHOTO D\u2019HERBY ILS, ELLES ONT DIT «Depuis que ce nouvel ami, qu\u2019est Nicolas Sarkozy, avec Carla Bruni, est au pouvoir, je n\u2019entends que du mal de cet homme qui ne fait que du bien.» \u2014 Gérard Depardieu, à la rencontre de Villepinte, en appui au candidat présidentiel Nicolas Sarkozy.«Non, ce ne sont pas des jumeaux.Je sais que ça ressemble à ça.» \u2014 La chanteuse Jessica Simpson, enceinte de son premier enfant, à l\u2019émission The Tonight Show with Jay Leno, lundi dernier.«Mon français n\u2019est pas très bon, mais suffisamment bon.Tout le monde chez moi parle parfaitement français sauf moi.» \u2014 Madonna, au journal britannique The Sun on Sunday, qui a envoyé ses quatre enfants dans des écoles françaises.«Il y a cinq ou six ans, on me prenait pour le fils de Pierre; aujourd\u2019hui, dans la rue, on me dit «bonjour, M.Villeneuve»; peut-être que demain, on va enfin me dire «félicitations, monsieur Lazhar» !» \u2014 Philippe Falardeau, devant 570 000 téléspectateurs lors de la soirée des Jutra, un auditoire quatre fois moins élevé que celui de Star Académie.«Nous ce qu\u2019on aime, c\u2019est la liberté.Je ne veux pas dire que le Québec est libre, parce que ça rappellerait des moments curieux.Mais il est assez libre dans sa création.» \u2014 Le patron du théâtre Rond-Point à Paris, Jean-Michel Ribes, qui présente la comédie musicale Belles-Soeurs.«Tu dois sortir d\u2019Oklahoma de temps en temps.» \u2014 Cee Lo, chanteur et juge à l\u2019émission The Voice, à Blake Shelton, qui ne connaissait pas la chanson Heart Shaped Box de Nirvana.CHU ANH PHAM SÉPARÉS À LA NAISSANCE Une séparation a damé le pion à Monsieur Lazhar aux Oscars.N\u2019empêche, ce film iranien d\u2019Asghar Farhadi a d\u2019autres affinités avec la culture québécoise.Notre lectrice Suzanne Dumouchel soulève la ressemblance entre la vedette Leïla Hatami et une autre grande actrice québécoise : Macha Grenon.Les deux femmes ont le même regard, le même menton.et aussi, la même couleur de cheveux (du moins, pendant un film).Et les deux ont visiblement un faible pour le cinéma d\u2019auteur.Les regarder est tout simplement rassurant : leur visage dégage la pureté.EN HAUSSE.EN BAISSE MONSIEUR LAZHAR Comment passer à côté du succès de Monsieur Lazhar ?Le film de Philippe Falardeau a récolté sept trophées lors de la soirée des Jutra, sans oublier les six prix Genie trois jours plus tôt à Toronto.Aux Jutra, Monsieur Lazhar a notamment raflé les trois catégories les plus prestigieuses (film, réalisation, scénario).Encore plus charmant, Philippe Falardeau a notamment dédié ces honneurs à «tous les réfugiés algériens qui ont refait leur vie au Québec».LES COMMENTAIRES SUR MÉLISSA BÉDARD Alors que la finale féminine de Star Académie aura lieu demain, un animateur radio aurait mieux fait de tourner sa langue sept fois dans sa bouche.Richard Courchesne, du NRJ 94,5 au Saguenay\u2013Lac-Saint-Jean, a comparé la candidate Mélissa Bédard à Chewbacca, un personnage de Star Wars.Les commentaires ont été prononcés le 6 mars dernier, mais la direction d\u2019Astral, propriétaire de la station, a décidé d\u2019imposer des sanctions disciplinaires à son morning man.Mélissa Bédard a aussi été qualifiée de «Fiona, la blonde de Shrek», «Big mama» et «Elle s\u2019appelait Serge» en ondes.PHOTO REUTERS PHOTO LA PRESSE CANADIENNE Marc Labrèche et Thomas Haden Church prennent une petite pause avant de reprendre une des scènes du film Whitewash, en tournage cette semaine dans le quartier Saint-Henri.En rentrant dans cette taverne de la rue Notre-Dame Ouest, je me serais presque cru dans le décor d\u2019un film des frères Coen.Si Whitewash est un drame psychologique réalisé par Emanuel Hoss-Desmarais, il n\u2019en est pas moins teinté d\u2019humour.Il régnait d\u2019ailleurs sur le plateau une belle ambiance de complicité entre les deux acteurs qui ont dû reprendre plusieurs fois une scène à cause d\u2019un fou rire de, vous l\u2019aurez deviné, Marc Labrèche ! Voyez ce beau moment sur le site d\u2019Herby.tv.Marc Labrèche et Thomas Haden Church MOTS CROISÉS DES ARTS SOLUTION de la semaine dernière 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 www.nicolehannequart.com 1783 HORIZONTALEMENT 1 Album de David Giguère.2 Dans le titre d\u2019un quiz animé par Patrice L\u2019Écuyer \u2013 Passages entre des rangées de chaises.3 Dans la chromatine \u2013 Une des vedettes du film 21 Jump Street (Channing .) \u2013 Lettres numérales.4 Initiales du metteur en scène de Belles-soeurs \u2013 Sans importance (de .) \u2013Muridé.5 Vedette du film Le pacificateur \u2013 Prénom d\u2019une des vedettes de L\u2019empire Bossé.6 Qui intriguent \u2013 Auteur de la Concord Sonata.7 Capucin \u2013 Prénom de celle qui chante Réverbère.8 Harcelé \u2013 Ville du Japon.9 On lui doit Les aventures d\u2019Arthur Gordon Pym \u2013 Impatientées.10 Indique le mélange \u2013 De lui \u2013 Ressenti \u2013 Panneau d\u2019étoffe.11 Circonstance \u2013 Tangible.12 Terme de ski \u2013 Celui de Haendel sera présenté le 6 avril prochain à la Maison symphonique de Montréal.VERTICALEMENT 1 On peut le voir au Théâtre St-Denis ce soir ainsi que du 21 au 24mars \u2013 Leurs bois est utilisé en charpente.2 Auteur de Betty.3 Franchise \u2013 Initiales du réalisateur de Million Dollar Baby.4 Un des points collatéraux \u2013 Chanson de Leonard Cohen (.Long Marianne) \u2013 Rôle de Patrice Robitaille dans Toute la vérité.5 Tressées l\u2019une avec l\u2019autre.6 Nageoires de requin.7 (En) catastrophe \u2013 Paysage considéré du point de vue de l\u2019harmonie \u2013 Dans la gamme.8 Imprègne une étoffe d\u2019un composé aux propriétés astringentes \u2013 Ventilées.9 Il peut être pendulaire \u2013 Plante à fleurs bleues \u2013 Projets.10 Utile à la dessinatrice \u2013 Rivé \u2013 Mesure chinoise.11 Bien ouvert \u2013 On la place sur le dos d\u2019une monture.12 Qui ne sont donc pas rares \u2013 Affaiblie par les excès.1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 L E C O R B E A U I F 2 E T R I E R S N A N A 3 O T E M U T E E S U 4 N A P P E E N V E R S 5 A J O U T S G I L E T 6 R A N I A U R E L E 7 D M T E T R A D E T 8 C E P S U N I E F I 9 O S E P R E S C R I T 10 H T U E E S H A N A 11 E V E N T R E A L N 12 N E R E P I S T E E S www.nicolehannequart.com 1782 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 7 M A R S 2 0 1 2 A R T S 19 Concours Votre moment Rejoignez-nous et participez au concours Partagez vos plus belles photos et courez la chance de photographier vos stars et plus encore ! Détails et règlements sur www.facebook.com/Lozeau.photo.video 6229, Saint-Hubert Montréal, Québec 514 274 6577 1 800 363 3535 olympiquesspeciaux.qc.ca sans frais 1 877 743-8778 514 843-8778 Si vous étiez une chanson?C\u2019est en revenant de Rigaud de la f amille Soucy.C\u2019est la première chose qui me vient en tête! Dans quel livre aimeriez-vous vivre?La Bible.Quelle est votre citation favorite ?J\u2019en ai plusieurs ! «Quand tu laisses l\u2019autre briller, c\u2019est toi qui l\u2019illumines », «C\u2019est seulement dans l\u2019inconnu qu\u2019on évolue » et «Les victoires ont plusieurs pères, mais les défaites sont orphelines ».Elles reviennent toutes assez souvent dans ma vie.Quel est était votre premier disque et votre premier livre?Mon premier 45 tours était All Shook Up de Elvis Presley et mon premier album était Kiss Live.J\u2019étais en 2e année et ma soeur était très découragée que j\u2019écoute du heavy metal.Mon premier livre devait être une histoire de Walt Disney et j\u2019avais aussi une encyclopédie pour enfants que j\u2019adorais.Si vous ne pouviez plus pratiquer votre métier, quelle autre profession feriez-vous ?Au début je voulais être psychologue ou avocat.Mes amis m\u2019appellent Docteur K car je m\u2019intéresse beaucoup à tout ce qui est médecine naturelle et holistique.Quelle est votre plus mauvaise habitude?Me ronger les ongles.Quel est votre dernier coup de coeur ?Dans l\u2019avion, j\u2019ai vu un film qui s\u2019appelle Warrior.Je m\u2019attendais à un film pourri et j\u2019ai été très agréablement surpris! Le jeu de Nick Nolte est excellent et il y a une véritable histoire, même si ça parle d\u2019arts martiaux mixtes, et de vraies émotions.Quel est votre dernier coup de gueule?Ce qui me révolte, c\u2019est qu\u2019on manipule les gens avec la peur.Et quand on a peur, on est paralysé, alors on ne veut pas que les choses changent.C\u2019est très fort en période électorale en France, mais aussi aux États-Unis.Ça me donne envie de vomir.On conditionne les gens avec des mots comme «crise» ou «terrorisme».Ce sont des méthodes fascistes et on détourne les gens de vrais débats de société en le polarisant sur deux ou trois sujets comme l\u2019avortement, le mariage gai et les taxes, comme le font les républicains, par exemple.ARTS CHOIX HEBDOS LA LISTE PLUS ULTRA D\u2019ALEXANDRE VIGNEAULT Q R Anthony Kavanagh sur le divan en vidéo sur lapresse.ca LAPRESSE.CA STÉPHANIE VALLET De passage à Montréal pour travailler avec son équipe d\u2019auteurs québécois sur les textes du gala qu\u2019il animera le 15 juin au Grand Rire, Anthony Kavanagh en a profité pour annoncer son retour au Québec avec un nouveau spectacle.L\u2019humoriste sera en effet au Théâtre St-Denis les 27 et 28 septembre pour présenter l\u2019adaptation québécoise de son plus récent one man show français, Anthony Kavanagh fait son coming-out, avec lequel il partira en tournée à travers la province à l\u2019hiver 2013.«Ce ne sera pas le même spectacle qu\u2019en France, tout comme ç\u2019a été le cas il y a trois ans avec AnthonyKavanagh.com.L\u2019humour est culturel et non universel.C\u2019est un énorme travail d\u2019adaptation, mais si on ne le fait pas, on se plante ! Il y aura tout de même des points communs à travers des thèmes comme le racisme, l\u2019homosexualité, la religion et ma paternité », explique l\u2019humoriste.Applaudi par la critique dans l\u2019Hexagone lors de son passage à L\u2019Olympia de Paris à guichets fermés en février dernier, Anthony Kavanagh devra donc retravailler ses textes avec l\u2019aide de son complice Sylvain Larocque.«Ma réalité au quotidien n\u2019est plus ici, alors quand je suis de passage, je passe mes journées à poser un millier de questions pour être au courant de ce qui se passe, et je m\u2019entoure d\u2019humoristes qui ont le doigt sur le pouls du Québec.C\u2019est très important pour moi d\u2019un point de vue affectif de revenir chez moi et de faire rire les gens d\u2019ici», dit l\u2019humoriste dont la tournée le mènera notamment au Maghreb, à Dublin, à Londres, mais aussi aux États-Unis.Expatrié en France depuis déjà 13 ans, Anthony Kavanagh ne cache pas qu\u2019il s\u2019y sent complètement intégré et même adopté.«J\u2019ai trouvé l\u2019amour là-bas, mon fils est né là-bas.Aujourd\u2019hui j\u2019accepte de dire que je suis un quart français, car j\u2019ai passé le quart de ma vie en France », précise-t-il.SA CONFESSION SUR LE DIVAN «J\u2019ai deux projets cinéma pour des seconds rôles dans des films français en 2013.Je suis également en train d\u2019écrire un scénario que je vais présenter à l\u2019automne à des producteurs.C\u2019est une comédie policière et il y aura peut-être un lien avec le Québec, ça va dépendre du budget! Je vais aussi reprendre ma voix dans Madagascar 3 après ma tournée francophone.» SUR LE DIVAN AVEC ANTHONYKAVANAGH iPAD ONF L\u2019application de l\u2019ONF est loin d\u2019être une nouveauté.Mais c\u2019est une telle mine d\u2019or qu\u2019il vaut la peine d\u2019en rappeler l\u2019existence.De Paule Baillargeon, honorée dimanche dernier aux Jutra, aux films d\u2019animation de Claude Cloutier (l\u2019auteur de La légende des Jean- Guy), en passant par des documentaires sur Hubert Aquin ou le collage musical à l\u2019ère numérique (RiP: Remix Manifesto), il y a de tout pour s\u2019instruire et se divertir.MUSIQUE REVOLVER Revolver m\u2019avait séduit avec Music For A While, album de pop de chambre beatlesque à classer juste à côté de Riot On An Empty Street de Kings Of Convenience, un autre album à écouter les jours tranquilles.Trois ans plus tard, le trio français est de retour avec un disque au charme tout aussi suranné, mais légèrement plus tonique et rythmé.BANDE DESSINÉE ARZACH Le bédéiste Jean Giraud (Blueberry) est décédé.Pour moi, il est d\u2019abord Moebius, pseudonyme sous lequel il s\u2019est imposé comme un génie de la science-fiction, un esprit imaginatif capable de donner une forme et une couleur aux rêves, aux sensations et aux mondes qui n\u2019existent pas.Le moment est venu de relire Arzach, fabuleux récit sans paroles, ou L\u2019Incal, hallucinante quête métaphysique créé avec Jodorowsky.WEBTÉLÉ GNARKS GNARKS Bibittes extraterrestres peu intelligentes et dotées d\u2019une haine tenace envers les mouches, les Gnarks se trouvent bizarrement mêlées à tous les sujets brûlants d\u2019actualité : libido de DSK, crise grecque ou fermeture du site MegaUpload, etc.Une dose de délire volontiers débile qu\u2019on s\u2019envoie sur le site de CanalPlus.fr.LITTÉRATURE UNE RENCONTRE J\u2019ai cessé de fréquenter les livres de Kundera après avoir lu L\u2019ignorance (ou était-ce L\u2019identité ?) petit roman pas mémorable.Acheter Une rencontre fut un geste impulsif.Que je ne regrette pas.Kundera est un essayiste à la fois pénétrant et pas compliqué.On retrouve dans ce recueil des essais sur l\u2019art du roman (son dada) et, surtout, le plaisir sincère d\u2019un lecteur allumé.Retrouver Kundera sur mon chemin fut un bonheur.PHOTO MARTIN LEBLANC, LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 20 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 7 M A R S 2 0 1 2 "]
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