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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2012-04-07, Collections de BAnQ.

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[" XXXXXXXX ARTS DOSSIER MÉTROPOLES CULTURELLES PORTLAND LACOOL PAGES 14 ET 15 NORMAND BRATHWAITE HISTOIRE D\u2019UNPETIT NOIR PAGE 5 BLOGUE Émilie Côté anime notre blogue consacré à la musique sur lapresse.ca/ blogue-musique Très attendu, Adventures In Your Own Backyard, le quatrième album de Patrick Watson, achève un cycle.Il a été enregistré à Montréal au terme de plusieurs années à ratisser la planète afin d\u2019y présenter les pièces des disques précédents, dont Wooden Arms, sorti en 2009, et Close to Paradise, gagnant du Polaris en 2007.À LIRE EN PAGES 10 ET 11.RETOUR AUX SOURCES PHOTO BERNARD BRAULT, ASSISTANT À LA PRODUCTION STÉPHAN DOE, LA PRESSE HUGO DUMAS LA FIÈVRE DU KLONDIKE (ET DU PRINTEMPS) PAGE 2 MONTRÉAL SAMEDI 7 AVRIL 2012 facebook.com/Espacepourlavie PIE-IX espacepourlavie.ca * Ouvert du mardi au dimanche et les lundis 27 février, 5 mars et 9 avril Nouveau ! Tarif familial et entrée gratuite pour les enfants de 4 ans et moins Papillons en liberté Deux expériences où le jour et la nuit se rencontrent Au Jardin botanique de 9 h à 17 h* 16 février au 29 avril ARTS TÉLÉVISION Bonne sainte Anne! À quoi ont bien pu penser les apprentis prospecteurs en s\u2019inscrivant (volontairement) à La ruée vers l\u2019or de TVA, la téléréalité la plus brutale et la plus fascinante du petit écran?Pour nous, téléspectateurs paresseux, leur épopée rustique entre Skagway, en Alaska, et Dawson City, au Yukon, se suit comme un palpitant western, visite au saloon incluse.Mais pour eux ?Avez-vous pensé à ce que ces quatre hommes et dix femmes ont enduré pendant 75 jours ?C\u2019est un défi pas mal plus ardu que celui des champions.Les pourfendeurs du genre téléréel, qui n\u2019y détectent qu\u2019un vide abyssal et une surdose de superficialité, auraient intérêt à regarder TVA les mardis à 19h.Ce qu\u2019ils y verront leur sciera \u2013à l\u2019ancienne\u2013 les jambes.Dix volontaires, dont l\u2019âge oscille de 23 à 52 ans, refont à la dure, comme en 1898, le passage des chercheurs attirés par l\u2019or, très abondant dans ce coin du Canada.Mais pas de vêtements en Gore-Tex ou de canots en fibre de verre pour les 10 braves : ils portent exactement ce que les prospecteurs enfilaient à l\u2019époque et utilisent les mêmes outils qu\u2019eux.Bref, ils ont reculé de 114 ans dans le temps.Georges-Hébert Germain les parraine et distille également des informations très pertinentes sur cette époque dorée.Entre 1897 et 1902, environ 10 000 «Canadiens français» ont participé à cette frénésie hors du commun.Très peu se sont réellement enrichis.Mais revenons à nos participants.Il faut être très masochiste ou inconscient pour s\u2019embarquer dans une telle galère, non?Les bottes de cuir rigide leur déchirent les pieds.Et le matériel (plus de 5000 livres) qu\u2019ils transportent sur leur dos les écrase, littéralement.Ajoutez à ça le froid, la pluie, les loups, les grizzlys, un portage de 1100 kilomètres dans les Rocheuses et 800 kilomètres en radeau de fortune.Le tout, dans un costume digne du village québécois d\u2019antan de Drummondville.On est loin des niaiseries (divertissantes, quand même) de Dany et Chrystina au Portugal, n\u2019est-ce pas?La rue vers l\u2019or, des mêmes producteurs que Destination Nor\u2019Ouest, est une téléréalité intelligente et bien pensée.Ça fait du bien.Toujours à TVA, on souhaite également bonne chance aux nouveaux participants de Mon plan Rona, où trois équipes ont été choisies lundi soir lors d\u2019une très longue première émission.Gino Chouinard revient à la barre de cette téléréalité de rénovations pour la deuxième année, toujours accompagné des trois experts Érick, Josée et Florent.Après huit années de Ma maison Rona, je pense que les limites de ce concept ont été atteintes.Oui, plusieurs améliorations ont été apportées par rapport à l\u2019an dernier, mais comme l\u2019aspect compétitif a été éradiqué, on dirait qu\u2019à part suivre l\u2019évolution des chantiers, il n\u2019y a plus vraiment de suspense dans l\u2019émission.C\u2019est ce qui manque le plus.Dommage.Par contre, Testé sur des humains nous a réservé de belles surprises tout de suite après Mon plan Rona.Voilà une équipe de production qui a su s\u2019ajuster au fil des saisons pour aboutir à une heure sans temps mort.I l f a u t d i r e qu \u2019 a ve c Véron ique Clout ie r su r un plateau pour une première, ça démarre très fort.Et l\u2019expérience menée par Guy Jodoin a révélé que les magasins ne forcent jamais les consommateurs à rembourser les items qu\u2019ils cassent par inadvertance.Que ce soit chez Stokes, à la SAQ ou chez Dollarama, Guy Jodoin a brisé pour plus de 1000 $ de marchandise sans jamais avoir à sortir un seul dollar de sa poche.Ne croyez donc plus les écriteaux « vous cassez, vous payez ».C\u2019est faux.Anaïs Favron a été excellente dans le rôle de la fille qui maltraite son père âgé.Donnemoi ta carte de guichet ! Tu vas le payer, mon dîner ! Tu me fais honte! Anaïs n\u2019a pas ménagé son (faux) père, joué par un comédien, et à peu près personne n\u2019a osé mettre fin à ce bullying public.Le test de hockey de Pierre- Yves Lord a été le plus faible de la soirée.Celui de Véronique Cloutier, où elle testait ses talents de chanteuse auprès d\u2019un focus group, est un peu tombé à plat.N\u2019empêche: on a ri, on a appris des choses et on a vu Guy Jodoin se balancer dans une chaise de style sadomaso.Que demander de plus?Je lévite Avec Hunger Games de Gary Ross.Non, ce n\u2019est pas un truc d\u2019ados romantico-bonbon à la Twilight.C\u2019est un film sombre, extrêmement violent, où des jeunes de 12 à 18 ans s\u2019affrontent \u2013au couteau ou à l\u2019arc \u2013 dans une téléréalité morbide.Un seul d\u2019entre eux en ressortira vivant.L\u2019actrice Jennifer Lawrence, magnifique dans Winter\u2019s Bone, crève le grand écran.Ces 2h22 passent plus vite qu\u2019un épisode de (insérez ici le nom d\u2019une émission ennuyeuse).Je l\u2019évite Les lacunes en géographie.Comment une dame comme Céline, participante à Un souper presque parfait cette semaine, peut-elle dire, avec toute la confiance du monde : « J\u2019ai voyagé beaucoup, j\u2019ai fait beaucoup de pays en Floride» ?S Pour joindre notre chroniqueur : hdumas@lapresse.ca La fièvre du Klondike (et du printemps) HUGO DUMAS CHRONIQUE PHOTO FOURNIE PAR TVA Les douze participants de La ruée vers l\u2019or, âgés de 23 à 52 ans, refont à la dure le trajet entre Skagway, en Alaska, et Dawson City, au Yukon.Tous les mercredis et samedis dans La Presse PARTONS ! VOYAGE Il faut être très masochiste ou inconscient pour s\u2019embarquer dans une telle galère, non?Les bottes de cuir rigide leur déchirent les pieds.Et le matériel (plus de 5000 livres) qu\u2019ils transportent sur leur dos les écrase, littéralement.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 7 A V R I L 2 0 1 2 DU 12 AU 21 AVRIL « L\u2019art de raconter est tellement inspiré que l\u2019on oublie souvent que Ronnie Burkett, l\u2019un des marionnettistes les plus doués de la planète [\u2026] est celui qui tire sur les fils.d\u2019humour et d\u2019humanité, Penny Plain est une pièce quasiment parfaite.» (Bob Clark, Calgary Herald) PENNY PLAIN SPECTACLE EN ANGLAIS (14 ANS +) FACEBOOK.CA/CINQUIEMESALLE laplacedesarts.com 514.842.2112 RONNIE BURKETT THEATRE OF MARIONETTES Bourrée d\u2019intelligence, LA PROGRAMMATION DE PRESENTÉ PAR EN COLLABORATION AVEC LA CINQUIÈME SALLE EST PRÉSENTÉE GRÂCE À L\u2019APPUI DE LA FONDATION DE LA PLACE DES ARTS de Lee Hall mise en scène de Claude Maher traduction de Monique Duceppe Marc Beaupré Emmanuel Bilodeau Normand D\u2019Amour Denis Houle Marie Michaud Mélanie Pilon Gabriel Sabourin Serge Thibodeau décor Michel Demers costumes Daniel Fortin éclairages Guy Simard vidéo Yves Labelle musique Michel Smith accessoires Normand Blais en collaboration avec Du 4 avril au 12 mai Les Peintres du charbon ARTS À compter de ce soir, le Metropolitan Opera de New York va présenter en rafale, trois fois plutôt qu\u2019une, le cycle des quatre opéras du Ring de Richard Wagner mis en scène par Robert Lepage depuis deux ans.L\u2019occasion ou jamais pour le créateur québécois de faire le bilan d\u2019une aventure sans pareille.ALAIN DE REPENTIGNY Robert Lepage compare le fameux cycle de la Tétralogie de Wagner (Der Ring des Nibelungen) à un marathon, pour les interprètes, dont certains comme Deborah Voigt et Bryn Terfel participeront à trois de ces quatre spectacles, mais aussi pour les spectateurs qui vont se taper en quelques jours ces quatre opéras qui totalisent 16 heures.«Tu ne t\u2019assois pas sur ton siège de la même manière que quand tu vas voir un opéra ordinaire, dit Lepage joint au téléphone à New York.Le Ring, c\u2019est un ensemble, c\u2019est un cosmos, t\u2019es hanté par ce que tu vas voir.Les chanteurs sont beaucoup plus relaxes, plus convaincus du show et moins nerveux parce qu\u2019ils connaissent les tenants et les aboutissants du concept.J\u2019ai même l\u2019impression qu\u2019ils sont plus fidèles à ce qu\u2019on essayait de faire au départ parce qu\u2019au début, tu te heurtes à toutes sortes de sensibilités, de réticences, de craintes.Et il y a toute la nouvelle énergie des nouveaux chanteurs.En répétant Das Rheingold, on travaille avec un nouveau Loge, un chanteur tchèque qui arrive avec toute une autre proposition.» Dures critiques Lepage et son complice Neilson Vignola n\u2019ont évidemment pas le temps ni les moyens de faire des changements en profondeur.« Il y a des idées, surtout dans les premières productions (Das Rheingold et Die Walküre), qui ont été installées et qui n\u2019ont pas nécessairement toujours été comprises, mais qui le seront si les gens voient tout le cycle, explique le metteur en scène.Je pense que les critiques les plus dures au début se sont vraiment adoucies avec le temps, justement parce qu\u2019à un moment donné, ils ont saisi ça.Le cycle complet rend davantage justice au concept du metteur en scène.» L \u2019 i m p r e s s i o n n a n t e machine de scène de 24 pales amovibles créée par Lepage et son équipe a monopolisé l\u2019attention au début, certains critiques la trouvant envahissante tandis que d\u2019autres l\u2019estimaient trop discrète pour son coût estimé à 16 millions de dollars par le New York Times.«Au début, la machine faisait beaucoup de bruit, reconnaît Lepage.Ça nous a pris quatre shows avant de résoudre tous les problèmes ce qui fait que maintenant, elle est extrêmement silencieuse.Mais j\u2019ai l\u2019impression que, souvent, ces critiques ou ces remarques sont des excuses pour ne pas parler des vraies affaires.» Un impact énorme Outre le compositeur de génie et l\u2019homme de scène qu\u2019 i l admirait , Lepage a découvert en Wagner un auteur et un librettiste fascinants dont il adaptera peutêtre le Ring au théâtre un de ces jours.«C\u2019est pas juste un kick que j\u2019ai eu, c\u2019est un grand moment dans mon éducation au niveau de l\u2019opéra et de la dramaturgie, insiste Lepage.Wagner a écrit une grande chose, évidemment tirée des sagas islandaises, mais il en a quand même fait sa propre affaire avec un sens de la dramaturgie et de la poésie absolument phénoména l.J\u2019imagine que je ne suis pas le premier à penser à faire soit un film, soit une pièce de théâtre à partir de ça ; il y en a sûrement d\u2019autres qui ont dû se casser les dents une couple de fois là-dessus parce que c\u2019est énorme.Il y a toute l\u2019histoire du monde là-dedans.» Après la folle aventure du Ring, Lepage va prendre quelque peu ses distances de l\u2019opéra même s\u2019il prépare pour le Met The Tempest du jeune compositeur britannique Thomas Ades, qui en sera également le chef d\u2019orchestre, et dont la première aura lieu le 23 octobre prochain.Lepage dit qu\u2019il planche également sur un « gros gros projet » au Met pour lequel il se donne quelques années.Selon le New York Times, il s\u2019agirait de l\u2019opéra Saint François d\u2019Assise d\u2019Olivier Messiaen, prévu pour 2017, avec Eric Owens, l\u2019Alberich du Ring, dans le rôle principal.«Le Met est très intéressé à continuer à travailler avec nous.Il nous a même volé notre directeur technique, Éric Gautron, qui est devenu le bras droit du big boss.On travaille avec des petits jeunes qui ont des piercings et du jour au lendemain, ils portent la cravate », dit Lepage en pouffant de rire.Plus sérieux, il ajoute : «Ex Machina est d\u2019abord une compagnie de théâtre et c\u2019est sûr que les opéras ont commencé à peser lourd depuis six ou sept ans .J \u2019a i un nouveau one man show qui est sur la glace depuis trois ou quatre ans et je ne sais pas quand je vais pouvoir le faire.On a aussi une nouvelle création, qui est une tétralogie d\u2019ailleurs (rire étouffé) : quatre spectacles de trois heures sur le thème des cartes à jouer.Le projet s\u2019appelle Jeux de cartes, mais le premier spectacle s\u2019appelle Pique, le deuxième va s\u2019appeler Coeur, le troisième Carreau et le dernier Trèfle.On commence à Madrid début mai et on sera au festival Luminato de Toronto en juin.On devrait jouer à Québec et Montréal l\u2019année prochaine.» Le raconteur Lepage ne jouera pas dans Jeux de cartes, mais il trouve important de garder le contact avec la scène que lui procurent ses one man shows.«Ça dépend aussi de pourquoi tu fais de la mise en scène, explique- t-il.Moi, je ne me considère jamais vraiment comme un metteur en scène.Je suis un facilitateur d\u2019affaires, un mobilisateur, mais d\u2019abord et avant tout un raconteur.J\u2019aime ça raconter des histoires.» Il reprend : «S\u2019il y a quelque chose d\u2019un peu injuste dans toute l \u2019aventure du Ring c\u2019est que parce que la machine de scène était un objet volant non identifié débarqué au Met, les gens n\u2019ont parlé que de ça.Mais j \u2019ai passé autant de temps dans la salle de répétition, sans la machine, à discuter avec les chanteurs, à aider Deborah Voigt à aboutir et à diriger un chanteur qui a hérité du rôle de Siegfried à une semaine de la première.Très souvent , la critique était un peu aigre-douce : quelqu\u2019un qui avait complètement détesté la proposition scénique ajoutait que, heureusement, les chanteurs avaient sauvé la mise par leur interprétat ion.Oui , mais qui donc s\u2019est occupé de l\u2019interprétation?» Outre les deux projets de théât re déjà mentionnés, Lepage ne manque pas de travail.Dont les trois courts métrages qu\u2019il réalise avec Pedro Pires à partir du personnage de Marie dans sa pièce Lipsynch.«On en a un de complété qui marche très bien, on finit la production du deuxième et on retourne en tournage pour le troisième.» Il y a aussi l\u2019aventure du Moulin à images qui se poursuivra cet été à Québec.Et Lepage suit de près l\u2019évolution du Diamant, «un grand plateau européen » qui, fin 2014, début 2015, ne servira pas qu\u2019à Ex Machina, mais pourra également accueillir le Carrefour de théâtre de Québec, le Festival d\u2019opéra de Québec et des spectacles de cirque.Enfin, concède-til du bout des lèvres, il y a « quelque chose dans l\u2019air » avec le Cirque du Soleil dont les portes lui sont toujours ouvertes.« Il y a tellement de projets que parfois j\u2019en oublie », ajoute-t-il en riant.Le cycle du Ring de Robert Lepage au Metropolitan Opera La revanche du metteur en scène PHOTO FRANK DUNN, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE Robert Lepage croit que le cycle complet des quatre opéras du Ring rend véritablement justice au concept qu\u2019il a créé.PHOTO FOURNIE PAR LE METROPOLITAIN OPERA, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS L\u2019impressionnante machine de scène de 24 pales amovibles créée par Lepage et son équipe a monopolisé l\u2019attention au début, certains critiques la trouvant envahissante tandis que d\u2019autres l\u2019estimaient trop discrète pour son coût estimé à 16 millions de dollars par le New York Times.«C\u2019est pas juste un kick que j\u2019ai eu, c\u2019est un grand moment dans mon éducation au niveau de l\u2019opéra et de la dramaturgie.Wagner a écrit une grande chose, évidemment tirée des sagas islandaises, mais il en a quand même fait sa propre affaire avec un sens de la dramaturgie et de la poésie absolument phénoménal.» \u2014 Robert Lepage Le cycle des quatre opéras du Ring sera présenté trois fois au Metropolitan Opera de New York du 7 avril au 12 mai et on pourra les revoir au cinéma en HD du 9 au 19 mai.En prime, les salles Cinéplex proposeront le 7 mai un documentaire de la cinéaste Susan Froemke sur le making-of du Ring intitulé Wagner\u2019s Dream, qui aura été présenté en première au Festival du film de Tribeca le 25 avril.Quant à la sortie du coffret DVD des quatre opéras, auxquels se greffera probablement le documentaire, aucune date n\u2019a encore été dévoilée, mais il faut s\u2019attendre à ce qu\u2019ils soient d\u2019abord diffusés sur le réseau public américain PBS comme le veut la tradition.VOIR OU REVOIR LE RING llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 7 A V R I L 2 0 1 2 A R T S 3 ARTS LECTURES Après avoir déboulonné la statue Freud, le philosophe Michel Onfray a voulu, dans L\u2019ordre libertaire \u2013 la vie philosophie d\u2019Albert Camus, « restaurer une vérité », voire rendre justice à l\u2019homme, en démontrant la parfaite adéquation entre sa vie et son oeuvre.Et, au passage, répliquer à ses ennemis.Échange avec un passionné de la pensée libertaire et farouche adversaire de la pensée institutionnalisée.CHANTAL GUY QVous proposez une «biographie » de la pensée d\u2019Albert Camus, en quelque sorte.Car s\u2019il est vrai que l\u2019on reconnaît la valeur littéraire de son oeuvre, il en est autrement de sa pensée.R Je tiens pour une impossibil ité de séparer la vie et l\u2019oeuvre, la pensée et l\u2019existence.Une philosophie ne m\u2019intéresse que si le philosophe a tâché de la vivre et ne s\u2019est pas contenté de rêver sa pensée.L\u2019histoire de la philosophie est pleine de faussaires qui ont enseigné une chose et pratiqué l \u2019inverse.Je me retiens de donner des noms ! La discipline grouille également de menteurs, d\u2019affabulateurs, de créateurs de légendes, d\u2019opportunistes, de carriéristes dont l\u2019oeuvre est une machine destinée à produire leur célébrité.Quand on examine le cas de Camus, la coïncidence la plus parfaite apparaît dans la positivité : sa pensée est viscérale, vécue, sincère, authentique, elle n\u2019est donc pas une construction mentale, mais une proposition existentielle, une invitation pour autrui à mener une vie philosophique à partir de la vie menée par soi.QVous faites l\u2019apologie de Camus, un homme au parcours sans faute selon vous.On sent qu\u2019il est un modèle pour vous, au même titre que Nietzsche.Il a tout pour être un modèle, puisque selon vous, sa pensée et sa vie ont été en accord pendant toute son existence.R De fait, si l\u2019on tire le fil de la pelote Freud ou Sartre, par exemple, on ne trouve que des occasions de déception tant la création de leur légende par ces gens assoiffés de célébrité a conduit leur vie et leur oeuvre.Avec Camus , on découvre une même cohérence, mais dans le sens inverse: la fidélité aux gens modestes, aux sans-voix qui constituent son milieu familial.Rien ne permet de prendre Camus en défaut de droiture, de moralité, de rectitude, pas un seul faux-pas, nulle bassesse.Catherine Camus, sa fille, me rapporte que de temps en temps, elle découvre encore des histoires concernant son père : toutes vont dans le même sens : une grandeur modeste, une discrétion vraie, une pudeur certaine.Camus a fait beaucoup de belles choses dont il ne s\u2019est jamais vanté \u2013 aider concrètement des gens dans le besoin, intervenir pour libérer des prisonniers, solliciter des demandes de grâce pour une centaine de condamnés à mort du FLN par exemple.QC\u2019est l\u2019apologie de Camus, mais c\u2019est aussi le procès de Sartre.Est-ce vraiment nécessaire de toujours les opposer ?Avec le recul, ne peut-on pas dire que ce sont deux hommes qui ont pris la parole dans le siècle, et qui ont eu une influence comme peu de philosophes en ont aujourd\u2019hui ?Le danger de se jeter dans la mêlée, c\u2019est non seulement de se tromper, c\u2019est aussi d\u2019être jugé ensuite par l\u2019histoire, mais il faut du courage pour le faire, non?R Non, je récuse les deux mots \u201capologie \u201c et \u201cprocès\u201d : dire de Camus qu\u2019il eut un trajet impeccable pendant la guerre, qu\u2019il cherche à s\u2019engager à deux reprises en 1939, qu\u2019on le refuse parce qu\u2019il est tuberculeux, qu\u2019à Oran, il donne des cours à des enfants juifs privés de scolarité par le régime de Vichy, qu\u2019il entre en résistance, rédige les Lettres à un ami allemand, publie des textes dans de revues clandestines, travaille à La peste, grand roman antifasciste, dirige Combat, journal clandestin, y écrit, ça n\u2019est pas plus une « apologie » que ce n\u2019est un « procès » de dire de Sartre qu\u2019il prétend s\u2019évader d\u2019un camp alors qu\u2019il est probablement libéré sur intervention de Drieu La Rochelle, collaborateur notoire, qu\u2019il t ravai l le dans une revue collaborationniste, Comoedia, entre 1941 et 1944, qu\u2019il pistonne Simone de Beauvoir auprès du directeur de ce journal pour qu\u2019elle travaille à Radio-Vichy, ce qu\u2019elle fera plusieurs semaines en 1944.Je fais de l\u2019histoire, c\u2019est tout : ni éloge ni procès.Sartre n\u2019a pas lutté contre les fascismes européens, il a légitimé tous les fascismes de gauche jusqu\u2019à sa mort, Camus a combattu contre toutes les formes prises par la peine de mort.On peut préférer l\u2019un à l\u2019autre en dehors de toute détestation ou vénération .QC\u2019est une opposition entre la vision apollinienne et dyonisienne de la philosophie, de la vie, que vous illustrez.Vous attaquez ces philosophes universitaires qui ne s\u2019adressent qu\u2019aux philosophes, et non aux gens.Vous insistez sur le fait qu\u2019une pensée doit pouvoir nous aider à vivre, et non servir à développer une pensée désincarnée.R De fait, la philosophie ne mérite pas une seconde de peine si elle n\u2019est qu\u2019un exercice narcissique de jonglerie intellectuelle.Elle est proposition pour une transfiguration de la vie, ce que les philosophes antiques appelaient, avant le christianisme, une conversion.On peut vivre selon Noces, ce grand livre de Camus, et Camus a vécu selon Noces.QVous écrivez : «Camus pratique une littérature philosophique et une philosophie littéraire ».La clarté qu\u2019on retrouve dans ses essais, qu\u2019on aime lire, est pratiquement perçue comme de la facilité, pour ne pas dire qu\u2019on la voit comme une pensée simpliste.Comment expliquezvous que la philosophie ait fini par ne s\u2019adresser qu\u2019à des spécialistes, laissant le champ libre à la psychopop venue prendre le relais dans l\u2019appétit des gens à chercher des réponses, un sens à la vie?R L\u2019université f rançaise dispose du monopole de la philosophie dans le pays.L\u2019institution réserve la discipline à une élite choisie, à une aristocratie sélectionnée : elle s\u2019adresse à ceux qui entretiennent le système dans son être et sa durée.Pour ce faire, l\u2019obscurantisme, la religion du concept, l\u2019abus de néologismes, la définition deleuzienne de la philosophie comme création de concepts (à cette aune , Montaigne n\u2019est pas un philosophe.) supposent que plus un auteur est obscur, plus le candide le croit profond.Camus qui, comme Lucrèce, disait des choses profondes dans un style élégant et poétique, passe pour le contraire d\u2019un philosophe.Sartre, qui abusait des néologismes et écrivait comme s\u2019il était traduit de l\u2019allemand, tout en étant troublé par les amphétamines et abruti par l\u2019alcool, passait pour un penseur profond.On réévalue les vieilles valeurs à la lumière de clartés nouvelles.Dans cette luminosité nouvelle, Camus est probablement le plus philosophe des deux.QVous êtes vous-même en lutte contre les chapelles, depuis longtemps.Votre récente démolition de Freud n\u2019en est qu\u2019un exemple.Contre quoi vous battez-vous au juste?RJe ne me bats contre rien ni personne, mais pour la vérité, la justice et la justesse.Je suis un homme libre, indépendant, qui n\u2019a aucun employeur, aucun salaire, qui n\u2019est d\u2019aucun parti, qui n\u2019est soutenu par aucune des tribus parisiennes ou des coteries françaises.Dès lors, je n\u2019ai rien ni personne à ménager quand je veux parler, écrire ou publier.Je suis un homme libre.J\u2019ai construit ma vie pour ça : n\u2019avoir de comptes à rendre à personne.Ce qui m\u2019intéresse, c\u2019est de lutter contre les mythes, les légendes, les puissants, les gens de pouvoir, les dominants et rester fidèle à mon milieu d\u2019origine: un père ouvrier agricole et une mère femme de ménage pour lesquels la vérité, la justice, la justesse, la dignité comptaient plus que toute autre chose.Si je réussis à être un fils fidèle, alors je serai le plus heureux des hommes.«Libertaire» est une belle épithète, je travaille à la mériter.L\u2019ordre libertaire \u2013 la vie philosophie d\u2019Albert Camus Michel Onfray Flammarion, 552 pages MICHEL ONFRAY De la grandeur de Camus P]HOTO D\u2019ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE Le mythique Albert Camus, sur une photo prise en 1959 à Paris.PHOTO FOURNIE PAR FLAMMARION Le philosophe Michel Onfray, auteur de L\u2019ordre libertaire \u2013 la vie philosophie d\u2019Albert Camus.« Rien ne permet de prendre Camus en défaut de droiture, de moralité, de rectitude, pas un seul faux pas, nulle bassesse.» \u2014 Michel Onfray llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 7 A V R I L 2 0 1 2 Stileto Tango 8AVRIL 20h00 OperadaCameraBouquetprintannier 10 AVRIL 19h30 Joan Bluteau chante Dalida 21 AVRIL 20h30 Paris Vagabonde 28 AVRIL 20h30 ChubbyCheckeretTheWildcats 12 mAI 20h30 Simplement Broadway 2 JUIN 20h30 514 770-7773 5723, av.du Parc Forfaits souper-spectacle et prix de groupe disponibles Location du théâtre 514-268-7069 ARTS LECTURES Dans une biographie signee Isabelle Masse, Normand Brathwaite revient sur 33 ans dfune prolifique carriere de comedien, humoriste et animateur, mais egalement sur sa vie personnelle dont il a jusqufici tres peu parle.STEPHANIE VALLET Normand Brathwaite est le fruit de lfamour entre Walter Brathwaite, fils dfun couple dfimmigres noirs antillais, et de Denise Pelletier.Tous deux formaient lfun des rares couples mixtes des annees 50 a Montreal.áJfavais envie de faire evoluer lfhistoire de Normand da ns c el le des Noi r s a Montreal.Jfai voulu amener des elements politiques, sociologiques, historiques pour apporter plusieurs couches a cette biographie qufon aura it pu imaginer plus \"potins\".Je suis moi aussi metissee, alors ca me touchait beaucoup.En plus, a tout juste 49 ans, il avait deja 30 ans de metier a raconter ! â, lance la journaliste de La Presse Isabelle Masse, a propos de ce qui lfa poussee a ecrire cette biographie.áTrop jeuneâ De son cote, Normand Brathwaite precise: áLa premiere chose a laquelle jfai pense, cfest que jfetais trop jeune.Mais Isabelle sfest montree insistante.On a beaucoup parle de notre couleur de peau.Certains disent que les Quebecois sont xenophobes, alors que ca fait 33 ans que je suis la et que jfai anime le spectacle de la fete nationale a Quebec pendant 10 ans! Je trouvais interessant de comprendre ce phenomene.â Librement inspire du titre du roman de Dany Laferriere, Comment faire lfamour a un negre sans se fatiguer, le titre de cette biographie sfest tout naturellement impose a Normand Brathwaite.á Je ne voulais pas dfun titre pretentieux.On a contacte Dany Laferriere, mais il a dfabord refuse.Il etait tres flatte, mais il trouvait que ce nfetait pas assez serieux et que mon livre meritait mieux.On lui a ecrit et il a finalement accepte â, raconte-t-il.A ffe c tueusement su r - nomme á notre petit Noir â par ses proches et son public, Normand Brathwaite a connu des histoires raciales, mais a aussi su tirer parti de sa couleur de peau pour lancer sa carriere a 19 ans et faire sa marque dans le show-business.áCfa ete un atout, car les gens mfont identifie, puis adopte plus rapidementâ, dit lfanimateur.De la mort de son pere, a lfage de 47 ans, a celle de son frere, atteint de diabete, en passant par sa rupture avec Johanne Blouin et sa depression, Normand Brathwaite sfest livre sans filtre sur son enfance, ses relations avec les femmes et ses interminables fetes dans sa maison de lfavenue Hotel-de-Ville.Un á lieu de rassemblements memorables souvent bien arroses, parfois poudres, au cours desquels chaque piece de la maison est investie dfinvites : la cuisine, les salles de bains autant que les chambres ou se forment des unions passageres â, decrit Isabelle Masse.á .je suis un etre humain.â á Jfavais besoin que les gens comprennent que je suis un etre humain avec des peines et des joies.Il y a tellement de blagues sur le fait que jfai de lfargent, que je travaille beaucoup et que je me promene en helicoptere, mais jfai eu bien des batailles dans ma vie â, explique lfanimateur.Si Normand Brathwaite a accepte de se livrer a la journaliste sur sa depression, il a refuse dfaborder ses differends avec Jean-Rene Dufort, ex-coanimateur de lfemission Ye trop de bonne heure, sur les ondes de CKOI.áLes differends qufils ont connus sont clos et ils se sont entendus pour ne jamais revenir ladessus â, peut-on lire dans un communique diffuse cette semaine.áOn a beaucoup parle de son desaveu par CKOI, mais aussi de comment il a cache sa depression a ses equipes de Belle et Bum et du Match des etoiles pendant deux ans.Il arrivait sur ces deux plateaux et il souriait alors qufil etait profondement malade a cette epoque â, indique lfauteure.50 heures de discussion Le processus a demande 50 heures de discussion avec Normand Brathwaite et 115 entrevues avec des membres de sa famille et dfanciens collegues.Ceux-ci posent un regard lucide et loin dfetre complaisant sur lfanimateur.Normand Brathwaite avoue meme avoir eu parfois un peu de mal en lisant les propos de ses proches sur certaines periodes plus sombres de sa vie.áCfest comme une deuxieme therapie, et j fai appris que j fetais une coquille pas mal dure a percer, et parfois meme bizarreâ, dit-il.Cfest dfailleurs son grand ami des 30 dernieres annees, Marc Labreche, qui signe la preface (a prendre au second degre) de cette biographie.áJe pense que cfest lfhomme qui a ete le plus proche de moi, meme si apres toutes ces annees, il dit a juste titre ne toujours pas me connaitre.On a pour projet de reprendre Les couche-tard ensemble.On est deja en pourparlers, on veut rencontrer Jean Bissonnette qui a cree cette emissionâ, conclut Normand.Brathwaite.Comment travailler comme un negre sans se fatiguer Isabelle Masse Quebec Amerique, 478 pages En librairie mercredi NORMAND BRATHWAITE / Comment travailler comme un negre sans se fatiguer Histoire dfun ápetit Noir â PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Lfauteure et journaliste Isabelle Masse, en compagnie de son ásujet â, Normand Brathwaite.Normand Brathwaite sfest livre sans filtre sur son enfance, ses relations avec les femmes et meme ses interminables fetes dans sa maison de lfavenue Hotel-de- Ville, á le lieu de rassemblements memorables souvent bien arroses, parfois poudres, au cours desquels chaque piece de la maison est investie dfinvites.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R E A L S A M E D I 7 A V R I L 2 0 1 2 A R T S 5 NOUVEL ALBUM gššššh .The Gazette áSusie Arioli cfest de la qualite!â .Puisqufil faut se lever .98,5 fm áOn lfaime all the way (c) de toute beaute!â .Montreal Maintenant .98,5 fm áUn album qui se distingue par sa subtilite et son gout.â ššš.La Presse montrealjazzfest.com Dans le cadre du Jazz a lfannee 22 NOVEMBRE .20h Theatre Maisonneuve .PdA 514 842-2112 .laplacedesarts.com EN TOURNEE AU QUEBEC susiearioli.com EN CONCERT ARTS MUSIQUE Le vétéran MC Imposs, membre du trio Muzion, revient à la charge avec Peacetolet, disque arc-enciel qui tangue entre le rap-house tendance radio FM et le rap pur et dur plus rugueux, sans jamais faire de concession sur les thèmes abordés.PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE « J\u2019avais besoin de prendre une pause, besoin de prendre le temps de vivre», dit le rappeur pour justifier les cinq années qui se sont écoulées depuis la sortie de Mon poing d\u2019vue.«Beaucoup de choses se sont passées depuis mon premier disque.Mon pays est tombé», ajoute-t-il, évoquant le séisme en Haïti qui a coûté la vie à des proches.«Et mon meilleur ami s\u2019est suicidé.» Le nom de scène de cet ami disparu était Psycho C (il avait collaboré comme DJ avec Muzion).Lorsqu\u2019on a retrouvé son corps, «il avait dans son sac à dos des flyers d\u2019un concert qu\u2019on organisait encore», indique Imposs.La dernière chanson du disque, C\u2019est ça ma vie, lui rend hommage.Beaucoup de mat ière à réflexion, et à inspiration, pour un nouvel album, aux textes plus profonds que ce que certaines productions plus pop pourraient laisser croire.La fierté de ses racines créoles dans Richesse québécoise se mêle aux labeurs et misères de la vie de quartier, entrecoupée de refrains accrocheurs \u2013 étonnante 2e souffle, avec Sans Pression et France D\u2019Amour ! \u2013 et de chansons-soupapes comme On s\u2019évade.Le disque d\u2019Imposs, Peacetolet, n\u2019est pourtant pas plombé par la déprime, même s\u2019il contient les chansons «les plus personnelles et introspectives» qu\u2019il ait écrites.Le premier extrait, Enfermé dans ma liberté, en duo avec Corneille, est une jolie bombe rap-pop qui n\u2019a rien à envier à Drake, Flo Rida et les autres.Sur les chemins tracés Sur le plan de la musicalité, Imposs n\u2019a pas peur de continuer sur le chemin tracé par le précédent album, déjà ouvert à la pop.Que ses habits dance ne vous leurrent pas, on y trouve ce qu\u2019Imposs a de meilleur à offrir : des textes qui grattent les bobos, une voix musclée qui impose le respect et une prosodie qui force l\u2019écoute attentive.Peacetolet a été réalisé par Louis Côté, collaborateur de longue date.«Louis m\u2019a vraiment aidé à transposer en studio ce que j\u2019avais dans la tête, la musique et les messages que j\u2019entendais.Le résultat n\u2019est pas nécessairement pop, mais certainement plus dansant, plus groovy.L\u2019important, c\u2019est moins la manière que l\u2019énergie qu\u2019il faut mettre dans ce genre de chanson.» Il a beau être doué, Imposs, c\u2019est tout de même un petit exploit de le voir encore actif, presque 20 ans après ses débuts avec Muzion.D\u2019autant plus que la scène hip-hop, ici comme ailleurs, se voit complètement chamboulée par l\u2019arrivée de jeunes loups qui semblent tout comprendre de l\u2019usage du web et des réseaux sociaux.« C\u2019est un autre monde, reconnaît le vétéran.Avant, c\u2019était un marché de démos et de singles, dont on servait pour essayer d\u2019intéresser les maisons de disques.Aujourd\u2019hui, tout est viral, tout doit se retrouver sur le web.Il faut évoluer pour pouvoir communiquer avec les gens, pour passer son message.» Imposs l\u2019a compris : au cours des 18 derniers mois, il s\u2019est inspiré des tactiques de A$AP Rocky, Lil\u2019B et autres passés maîtres dans la manipulation des outils web.À un rythme soutenu, il a distribué un mixtape, une série de chansons et de démos déversés pièce par pièce, semaine par semaine, sur YouTube.«C\u2019est aussi une manière de remercier son public, il ne faut pas oublier ça », dit-il.HIP-HOP Imposs PEACETOLET ATLANTIC IMPOSS / Peacetolet Penser, puis danser PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Les fêtards endimanchés se préparent à aller passer une nuit blanche en compagnie des DJ invités au Bal en Blanc, qui se terminera lundi.La semaine de festivités rythmées par des airs de dancefloor culminera au Palais des congrès demain soir, avec en têtes d\u2019affiche Steve Angello, du trio Swedish House Mafia, dans la salle house, et Arman Van Buuren, habitué des clubs montréalais, dans la salle trance.Comme à l\u2019habitude, les producteurs du traditionnel bal printanier n\u2019ont pas lésiné pour que leur nuit soit mémorable.Avec les projections et animations visuelles de VJ Video Girl, la salle principale en mettra plein la vue.Pour les orei l les et les mollets, les danseurs s\u2019en remet tront au popula i re suédois Steve Angello, au vétéran Danny Tenaglia, au non moins tenace Jacques Lu Cont de France et au Néerlandais Fedde Legrand.La nouvelle diva de la dance Nadia Ali poussera quelques a i rs , de même que les locaux DJ Kingdom et Paskal&Vesselinov.La salle trance est tout aussi riche en têtes d\u2019affiche.Armin Van Buuren reviendra au plaisir de ses nombreux fans.Il sera appuyé par Ferry Corsten et Jochen Miller (Pays-bas), Markus Schulz (Allemagne), Ben Gold (Angleterre) et des locaux Insomnia et Omar el Gamal.Infos : balenblanc.com BAL EN BLANC 18 La fête Tous les samedis dans La Presse TOUS LES SCÉNARIOS\u2026 CINÉMA PHOTO ANDRE PICHETTE, LA PRESSE MC Imposs présente son nouveau disque Peacetolet, dont les titres sont « plus personnels et introspectifs ».«Beaucoup de choses se sont passées depuis mon premier disque.Mon pays est tombé.» \u2014 MC Imposs llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 7 A V R I L 2 0 1 2 CINÉ-CONFÉRENCE AVEC LIONEL ET CYRIL ISY-SCHWART L\u2019INDE «AU MILLIARD DE REGARDS» UN VOYAGE INOUBLIABLE! SORTEZ VOIR LE MONDE 2011.2012 514 521.1002 1800 558.1002 LesGrandsExplorateurs.com Longueuil Théâtre de la Ville 9 au 15 avril Laval Salle André-Mathieu 17 au 26 avril LaPrairie École de la Magdeleine 30 avril et 1er mai RÉSERVEZ VOTRE SIÈGE MAINTENANT! Inscrivez-vous maintenant! Les cours débutent en avril.Débutant · Intermédiaire · Avancé Dessin Céramique Peinture Poterie Aquarelle Joaillerie Collage Photographie numérique Sculpture Gravure Centre des arts visuels www.centredesartsvisuels.ca 350 avenue Victoria, Montréal, Québec H3Z 2N4 T 514.488.9558 F 514.488.7075 École d\u2019art · Galerie McClure Aussi, programme pour enfants et ados après l\u2019école et la fin de semaine.Cours d\u2019art ARTS MUSIQUE De retour à Montréal, où il a déjà vécu, Greg Lake s\u2019amène au Gesù pour se raconter en chansons après avoir terminé la rédaction de son autobiographie en trois tomes.Retour sur la carrière du chanteur de King Crimson et d\u2019Emerson, Lake and Palmer.ALAIN DE REPENTIGNY Greg Lake ne s\u2019en cache pas: il aurait préféré faire une tournée mondiale avec Keith Emerson et Carl Palmer avec qui il a donné un concert célébrant le 40e anniversaire du trio le 25 juillet 2011 à Londres.Emerson et Palmer n\u2019étant pas intéressés, c\u2019est tout seul qu\u2019il remonte sur scène pour un concert intime qu\u2019il donnera au Gesù les 12 et 13 avril.«Je viens de finir d\u2019écrire mon autobiographie qui, sans surprise, s\u2019intitule Lucky Man, raconte Lake au téléphone.Pendant que je l\u2019écrivais, des chansons qui ont été très importantes dans ma vie ont refait surface.Pas seulement des chansons que j\u2019ai écrites, mais des chansons d\u2019autres auteurs qui m\u2019ont influencé ou qui m\u2019ont guidé dans ma carrière.J\u2019ai donc eu l\u2019idée de monter le concert Songs of a Lifetime à partir de cette collection de chansons que je partage avec mon public, celui de King Crimson et ELP.Ça va être un concert interactif parce qu\u2019il y a plein d\u2019histoires liées à ces chansons et que je veux aussi entendre les histoires des spectateurs.Je vous réserve des surprises.» Lake est arrivé à Montréal jeudi pour répéter ce concert qu\u2019il donnera également à Québec le 11 avril.Il a gardé d\u2019excellents souvenirs de notre ville où il a chanté souvent depuis le premier concert d\u2019ELP à la Place des Nations en août 1971.Même qu\u2019il a habité pendant quatre mois à Westmount quand ELP répétait en prévision de sa tournée avec orchestre symphonique qui s\u2019est arrêtée au Stade olympique en août 1977.Il y retrouve également des amis et un noyau d\u2019admirateurs fidèles \u2013 «une famille», dit Lake \u2013 avec lesquelsEmerson et lui ont échangé au Théâtre Maisonneuve il y a deux ans.Dont des amateurs de rock progressif, un genre malaimé depuis la révolution punk de 1976-1977.Lake, lui, se réclame encore du prog et il a sa petite théorie làdessus: «Sgt.Pepper a été le premier véritable disque progressif.Jusque-là, presque tous les groupes rock avaient été influencés par la musique américaine: le blues, le gospel, la soul, le country et western.Les Beatles cherchaient quelque chose de nouveau et ils se sont tournés vers la musique européenne (le folk, la musique médiévale, le classique) comme source d\u2019inspiration comme l\u2019ont fait par la suite King Crimson, ELP et Pink Floyd.Malheureusement la musique progressive a eu son lot d\u2019imposteurs.Pour en jouer, il faut vraiment se tourner vers les racines de la musique européenne.C\u2019est ce qui nous a permis de nous distinguer.» LuckyMan a 13 ans Greg Lake a grandi dans une f a mil le pauv r e de Bournemouth en Angleterre où Robert Fripp était un ami d\u2019enfance.Il dit aujourd\u2019hui qu\u2019il ne s\u2019est jamais senti défavorisé.«À 12 ou 13 ans, je ne désirais que deux choses: un vélo et une guitare, et j\u2019ai eu les deux!» C\u2019est avec cette guitare que sa mère lui a donnée qu\u2019il a composé sa première chanson, Lucky Man, qui est devenue le succès que l\u2019on sait pour ELP.«Quand je l\u2019ai écrite, je ne connaissais que quatre accords.C\u2019était, et c\u2019est encore, une chanson folk très très simple.Mais les plus simples sont les meilleures parce que tu peux les interpréter de tellement de façons différentes.» Malgré le succès remarquable de l\u2019album In The Court of The Crimson King, Lake a chanté sur le deuxième album de King Crimson.Puis il a quitté le groupe parce que Robert Fripp insistait pour l \u2019appeler King Crimson , même si deux de ses éléments importants, Ian McDonald et Michael Giles, étaient partis.Il s\u2019est vite retrouvé avec le claviériste Keith Emerson, ex- The Nice, et il s\u2019en est fallu de peu pour que Jimi Hendrix se joigne à eux.«On cherchait un batteur et je connaissais Mitch Mitchell qui ne jouait plus avec Jimi, se souvient Lake.Il a suggéré qu\u2019on recrute Jimi.J\u2019ai dit oui, mais entre-temps, l\u2019imprésario Robert Stigwood nous a présenté Carl Palmer.La chimie était parfaite entre nous trois et peu après, nous avons appris la terrible nouvelle: Jimi était mort.De toute façon, je crois que ça n\u2019aurait pas fonctionné avec deux musiciens virtuoses dans le groupe.Peut-être pour quelques chansons \u2013 que j\u2019aurais bien aimé entendre! \u2013 mais il y aurait eu un affrontement inévitable.Et puis à trois, c\u2019est plus dynamique: chaque musicien a plus d\u2019espace pour s\u2019exprimer.» Lake raconte tout ça dans son autobiographie en trois tomes qui sera également disponible en livre audio dont il fera luimême la lecture.Le premier, consacré à sa jeunesse et à King Crimson, sera en vente au Gesù.Greg Lake, au Gesù, les 12 et 13 avril.GREG LAKE À la défense du rock progressif PHOTO FOURNIE PAR L\u2019ARTISTE Greg Lake revient voir ses fans au Gesù et leur promet des surprises.«Malheureusement la musique progressive a eu son lot d\u2019imposteurs.Pour en jouer, il faut vraiment se tourner vers les racines de la musique européenne.» \u2014 Greg Lake llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 7 A V R I L 2 0 1 2 A R T S 7 4 \u2014 12 SEPT.2012 JAMES THIÉRRÉE « (.) un spectacle d\u2019une grande poésie, brillamment orchestré et recréant une atmosphère irréelle et magique (.)»\u2014La Presse « (.) un bestiaire somptueux et fascinant.»\u2014Voir « Raoul au pays des merveilles!»\u2014Patwhite.com « D\u2019une fabuleuse créativité.(.) Un spectacle inspirant.» \u2014Journal de Mtl « Knockoutés par son délire, on quitte la Tohu habités.Conquis.»\u2014Le Devoir « Thiérrée isamasterful clown,amasterful mime and amasterful presence (.) » \u2014The Gazette ÉCRIT, MIS EN SCÈNE ET JOUÉ PAR ENFIN DE RETOUR! 514 376-TOHU (8648) 1 888 376-TOHU (8648) 2345, RUE JARRY EST m o n t r e a l j a z z f e s t .c o m BILLETS EN VENTE: TOHU.CA 29 et 30 mai 2012 \u2022 20 h Salle Wilfrid-Pelletier, PdA SUPPLÉMENTAIRE LE 30 MAI ! COMPLET! ARTS MUSIQUE Qualité Motel, c\u2019est le projet parallèle de tous les membres de Misteur Valaire.La différence ?Ils sont tous DJ au lieu d\u2019être au poste à leur instrument respectif.Le but ?Faire danser les gens.DRouin, To, Jules, France et Luis ont même décidé de faire de leur «projet de loisir » un album qui a pour titre Motel Califorña, et dont le premier spectacle officiel aura lieu en grande pompe ce soir sous la Satosphère de la Société des arts technologiques.ÉMILIE CÔTÉ Les cinq membres de Misteur Valaire sont tous multi-instrumentistes.En tournée, ce n\u2019est pas toujours facile de traîner tout leur attirail d\u2019instruments.Surtout que pour faire danser les gens avec des titres électro-pop, des ordinateurs suffisent.Solution : Qualité Motel, un projet parallèle 100 % électro.« Ça fait quelques années qu\u2019on fait des DJ s et s » , i nd ique F ra nc e .« Jadis, on s\u2019appelait Les petits frères des pauvres, mais on a eu une poursuite », ajoute Lui s en sou ria nt comme à l\u2019habitude avec son visage d\u2019écolier espiègle.À première écoute, le disque de Qualité Motel n\u2019est pas si différent de la musique de Misteur Valaire, avec des invités comme Fanny Bloom, Béni BBQ et James Di Salvio.Il y a peut-être une touche club et kitsch de plus avec une volonté pop qui s\u2019assume à 100%, mais c\u2019est de l\u2019électro-pop bien ficelé.«L\u2019approche est différente.Il y a un souci de recherche musicale de plus avec Misteur Valaire, souligne Jules.Avec Qualité Motel, il n\u2019y a aucun instrument acoustique, et on a fait l\u2019album en un mois ! » « C\u2019est foncer, sans se remettre en question », indique DRouin.« Et avec le nom Qualité Motel, ça pardonne un peu tout », blague France.I l y a u n i nv i t é s u r presque tous les titres de Motel Califorña, que ce soit Mitsou, Stefie Shock, Karim Ouellet et Yann Perreau en duo avec Elisapie Isaac, ou encore Wija , Usetowork, Mrs.Paintbrush (un ami de Pittsburgh) et Pintandwefall (un groupe de f i l les de Nor vè ge , r e n cont r é en tournée).Le critère qui réunit tous ces gens ?Être disponible à sept jours d\u2019avis.« Le 1er février, on n\u2019avait encore approché personne », raconte Luis, qui précise toutefois qu\u2019il voulait absolument travailler avec Mitsou.Motel Califorña n\u2019est pas une compilation et se tient en tant qu\u2019album.«Le résultat est homogène, indique Luis .C\u2019est dans l \u2019esprit live d\u2019un DJ set, mais on passe à travers différentes couleurs.» Cinq gars, une vie Pendant notre entrevue, les gars organisent le souper de homard prévu le soir même.«On s\u2019ennuie tellement qu\u2019on se fait des soupers de gars, blaguent-ils.Dix jours sans se voir, c\u2019est rare en tab.» Bien j u s t ement : ave c DRouin, To, Jules, France et Luis qui sont hyper occupés avec Misteur Valaire (au Québec comme en Europe), pourquoi un nouveau projet «par-dessus la pile » ?«Ça nous fait du bien de faire quelque chose de nouveau, répond Jules.On a le goût de faire des bars, des clubs et des partys.» «Ça fait longtemps qu\u2019on traîne le spectacle de Golden Bombay avec Misteur Valaire et c\u2019est rafraîchissant », renchérit France.Une mise en scène et un décor imposants tiennent le spectacle de Misteur Valaire.Avec Qualité Motel, les gars apprécient le côté « boboche », «brocantin» et l\u2019approche «dancefloor », «pop » et «karaoké ».«À Sudbury, les gens se laissaient aller.Il y a eu de la danse en ligne!», raconte To.«Ce qui est l\u2019fun, c\u2019est la liberté qu\u2019on a et la proximité avec le public.On peut lâcher notre fou », ajoute DRouin.«Et tout le stock entre dans une Toyota Écho 2004», fait valoir Luis.ÉLECTRO Qualité Motel MOTEL CALIFORÑA INDÉPENDANT/ INDICA QUALITÉ MOTEL Ce soir on danse volume 1 En collaboration avec Qualité Motel, l\u2019équipe du Métalab de la SAT a lancé Invisible, une «première application de réalité augmentée».L\u2019application invite les utilisateurs à arpenter le Quartier des spectacles pour trouver des bornes d\u2019incendie.En dirigeant la caméra de leur téléphone intelligent vers les bornes rouges, ils ont accès à différents contenus artistiques.Pour l\u2019instant, les contenus en question sont les chansons de Motel Califorña.(Tous les détails à http://invisible.sat.qc.ca/).Quant au «concert immersif» de Qualité Motel dans la Satosphère, ce soir, la mise en scène s\u2019annonce impressionnante.On annonce «des projections vidéo sphériques (signées Loïc Thériault) et «une spatialisation sonore en 3D générée par 157 haut-parleurs et 5 subwoofers».Des mots compliqués pour dire que cela promet.«Les sons vont faire le tour», blague To.UN PROJET UNIQUE AVEC LA SAT Deuxième tour de piste pour Amylie, jeune recrue d\u2019Audiogram.Trois ans après son premier disque, elle revient avec Le royaume, un album foisonnant où le rythme est roi.ALEXANDRE VIGNEAULT Le mot est lâché dès le début de la conversation.Amylie précise : elle aborde la musique de manière «instinctive».La jeune auteure-compositrice-interprète insiste: elle n\u2019intellectualise ni ses choix esthétiques ni sa musique.Ses sens guident sa tête.Que sa relation à la musique soit d\u2019abord physique explique sans doute l\u2019importance qu\u2019elle accorde aux rythmes.À l\u2019instar de son premier album, paru à la fin de 2008, Le royaume se démarque d\u2019emblée par ses accents percussifs, sur le plan musical comme ceux de la voix et des textes.Amylie ne sait pas trop d\u2019où lui vient ce goût du rythme.Elle a déjà fait du théâtre \u2013 ce qu\u2019on devine aisément, à l\u2019écoute de ses chansons extravagantes \u2013, mais pas vraiment de danse.«C\u2019est vraiment mystérieux.J\u2019ai écouté des percussions de ballets africains récemment et j\u2019aime ça, dit-elle.Je trouve que ça prend au coeur.J\u2019aime l\u2019effet que ça fait.» Ceux qui ont mis l\u2019oreille au premier disque d\u2019Amylie reconnaîtront aisément l\u2019univers de la chanteuse : une voix forte imprégnée de soul et une pop aux accents rétro.La jeune chanteuse, qui a retenu les services de l\u2019hyperactif et polyvalent Antoine Gratton (qui signe les arrangements et la réalisation) ne s\u2019en cache pas : elle a plus qu\u2019un penchant pour Doris Day, Ella Fitzgerald et Billie Holiday.«C\u2019est ça qui me nourrit », précise-t-elle.S\u2019abreuver à cette source donne toutefois des chansons qui n\u2019ont rien à voir avec Ima ou Norah Jones.S\u2019il fallait lui trouver des soeurs siamoises, on citerait d\u2019abord Fanny Bloom, Ariane Moffatt (sur Tais ta tête, notamment) et Camille.Amylie se rappelle avoir flashé sur la fofolle chanteuse française à l\u2019époque où elle a publié son fabuleux album Le fil.Ce fut même une sorte de révélation.« J\u2019ai réalisé en l\u2019écoutant que la musique pouvait être libre, qu\u2019on pouvait s\u2019amuser, ça m\u2019a inspirée, admet-elle.J\u2019ai aimé le rythme de ses paroles, le fait que les textes soient aussi rythmés que la musique.C\u2019est super intéressant.» CHANSON Amylie LE ROYAUME AUGIOGRAM/ SÉLECT AMYLIE Sur le rythme roi PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Les amateurs du premier disque d\u2019Amylie retrouveront l\u2019univers de la chanteuse dans Le royaume.PHOTO FOURNIE PAR INDICA RECORDS Les membres de Qualité Motel et leurs invités n\u2019ont utilisé aucun instrument acoustique pour l\u2019album Motel Califorña, qu\u2019ils ont fait en un mois.«Ce qui est l\u2019fun, c\u2019est la liberté qu\u2019on a et la proximité avec le public.On peut lâcher notre fou.» \u2014 DRouin.La jeune auteurecompositrice- interprète insiste : elle n\u2019intellectualise ni ses choix esthétiques ni sa musique.Ses sens guident sa tête.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 7 A V R I L 2 0 1 2 mis en scène par diane paulus prÉsenTÉ par commandiTaires officiels parTenaires mÉdias Billets en vente maintenant cirquedusoleil.com/amaluna Première mondiale dès le 19 avril vieux-Port de montréal Rehaussez votRe expéRience et vivez une soiRée vip rougeTM ARTS MUSIQUE ARTS MUSIQUE DANS UNE ARRIÈRE-COUR PRÈS DE CHEZ VOUS.ALAIN BRUNET Par un vendredi de mars, Patrick Watson est devant l\u2019écran de son ordinateur.Il se retourne, s\u2019extirpe de sa bulle informatique, sourit, s\u2019allume une cigarette pendant que Mishka Stein, le bassiste de la formation, fait son entrée.Ensemble, nous contemplons l\u2019arrivage: le premier exemplaire de leur nouvel album, Adventures in Your Own Backyard.«De mon point de vue, nous arrivons au terme d\u2019un cycle, dit Patrick Watson.D\u2019une certaine façon, nous avons perfectionné au maximum ce langage développé au fil de nos albums.Je sens qu\u2019il serait inintéressant de poursuivre dans la même veine ; si nous ne bouleversons pas les équations, l\u2019affaire va se stabiliser et.lentement sombrer.Il faudra donc nous mettre dans une situation où nous pouvons capter de nouvelles inspirations.» Qu\u2019on ne s\u2019y méprenne pas, le dernier chapitre d\u2019un cycle n\u2019a rien à voir avec le déclin de l\u2019inspiration.Bien au contraire.« De nouvelles couleurs, de nouvelles harmonies ont émergé du travail récent, ajoute-t-il.Nous sommes très fiers du travail accompli en ce sens .Nous avons été très ambitieux, comme pour les albums précédents.Or, plus que jamais auparavant, chaque morceau a été créé avec instinct.Nous avons exclu toute stratégie.Notre méthode de travail était parfaitement intégrée, nous n\u2019avions plus à songer aux références.Il ne nous restait qu\u2019à ressentir les choses et à jouer le plus gracieusement possible.» De son côté, Mishka Stein insiste sur l\u2019importance de vivre ces Adventures in Your Own Backyard.« Nous avions tourné si longtemps que nous avons éprouvé le besoin de nous poser à Montréal, dit-il.Nous avons travaillé dans ce local et avons vécu à fond les émotions de nos nouvelles musiques.Nous avons voulu en identifier la palette des couleurs sans forcer, sans brusquer les choses.Nous ne voulions pas obtenir une sauce trop riche, trop épaisse.Il fallait que tout soit excitant au moment présent.» Les chansons d\u2019abord Wooden Arms, l\u2019album précédent de Patrick Watson (2009), a été applaudi pour la finesse et l\u2019envergure de sa musique, ses arrangements, sa réalisation, son instrumentation.Qu\u2019en sera-t-il pour Adventures in Your Own Backyard ?« Je souhaite qu\u2019on nous questionne cette fois sur les émotions que suscitent nos chansons, plutôt que sur les outils et les matériaux qui y ont été mis à contribution.Les mots d\u2019ordre ont été les suivants : raconte une très bonne histoire, chante-la en toute simplicité, sans considérations de style ou d\u2019impact, explique Watson.Nous avons pris des décisions de simplicité et nous y avons consacré beaucoup d\u2019énergie.» De facto, la méthodologie s\u2019en est trouvée transformée.« L\u2019instrumentation et la manière de capter les sons est assez traditionnelle.Par exemple, nous avons à peu près tout filtré à travers un vieil ampli Supro.Nous avons joué sur des instruments acoustiques et électriques, pédales, micros ribbon, qui assurent douceur et fidélité.» Mishka, lui, insiste sur la nature « chaotique » du processus de création : « Nous jouions très longtemps sans savoir exactement ce qui se produisait.Après quoi, nous essayions d\u2019identifier ce qui nous avait fait vibrer.» Constitué de ses membres originels (Patrick Watson, Mishka Stein, Simon Angell et Robbie Kuster), le groupe a longtemps enregistré seul.Sporadiquement, s\u2019y sont joints des «amis», membres de la grande famille indie montréalaise (Brad Barr, Joe Grass, Rick Haworth, Colin Stetson, sections de vents et cordes, etc.).«Sauf les cordes enregistrées dans une église et une autre courte phase d\u2019enregistrement dans une grange de Pierre Marchand à la campagne, nous avons tout fait chez moi, dans ce local, précise Watson.Ç\u2019a été long à développer parce que nous n\u2019avions pas de réalisateur.Nous avons beaucoup appris à ce titre .» L\u2019attrait de l\u2019arrière-cour Adventure s in Your Own Backyard, thème central de ce quatrième album, s\u2019intéresse à ce qui se trame dans l\u2019arrière-cour de chacun.« J\u2019avais cette idée en tête depuis longtemps, indique son concepteur.Et lorsque j\u2019ai visionné le David Lynch I n t e r v i ew Pro j e c t , ç a m\u2019a convaincu d\u2019aller de l\u2019avant.Aux quatre coins de l\u2019Amérique, on y interpelle des gens ordinaires qui se révèlent des personnages très touchants, voire extraordinaires.«Après avoir passé tant de temps sur la route, rentrer chez moi a été un facteur important.J\u2019ai réalisé que l \u2019idée d\u2019être à la maison pouvait aussi être exotique.Dans mon propre voisinage, i l était possible de croiser des gens aux univers d\u2019exception.» La métaphore de l\u2019arrièrecour, précise-t-il en outre, se décline en de multiples variantes : arrière-cour de l\u2019esprit, de l\u2019environnement familier, des relations intimes, de l\u2019imaginaire, etc.« La chanson The Quie t Crowd dépeint les idées qui circulent dans la tête des gens, qui mijotent dans l\u2019arrière-cour de leur crâne, dit-il.C\u2019est perceptible dans un ascenseur bondé .On y voit les gens penser si fort ! Et ceux qui parlent peu dans la vie peuvent penser très fort, particulièrement ceux pour qui ce monde bruyant est difficile à vivre.Cette chanson leur est dédiée.« Strange Crooked Road présente une approche plus littéraire.Nous étions en train de faire le plein au bord d\u2019une route près du Grand Canyon quand un inconnu nous a abordés.Il nous a parlé pendant 20 minutes.C\u2019était un discours étrange, presque fou , mais aussi touchant et magni fique.L\u2019homme nous enjoignait de parler à nos instruments de musique ! Les frères Coen n\u2019auraient pu faire mieux .Puis, il a disparu et on a fait jouer du Morricone dans la voiture.C\u2019était parfait.Sans le savoir, cet inconnu avait donné le ton à notre album.« Adventures in Your Own Backyard suggère carrément l\u2019aventure à domicile.Into Giants parle des gens qui comptent vraiment, dont l \u2019ami t ié et l \u2019amour sont devenus géants après avoir passé l\u2019épreuve du temps.Quant à Words in the Fire, cette chanson a été écrite pendant un feu de grève à Baie-Comeau .Des ados nous avaient invités à cette fête, nous y avons improvisé et cette chanson a émergé.» En concert : moins chargé, plus cohésif Dans les jours qui ont suivi cette entrevue, PW, S imon A ngel l , Robbi e Kuster, Mishka Stein et la violoniste Mélanie Bélair ont cassé la glace au Divan Orange.Concept orchestral moins chargé que pour la tournée précédente et peutêtre plus cohési f , avonsnous noté ce soir-là.De bon augure.« Peut- être ajouteronsnous une trompette en cours de route, mais nous préférons laisser plus de place à l\u2019expression du groupe, souligne Watson.Le premier objectif est de partager nos nouvelles chansons avec le public.Sauf pour des événements spéciaux, comme le spectacle prévu au prochain Festival de jazz de Montréal, nous voulons conserver un certain minimalisme.Chacun sait que nous formons un groupe un peu surréaliste, mais il nous fallait aussi viser la proximité, comme dans l\u2019album .Nous voulions faire 12 chansons qui parlent aux gens, qui les touchent, sans effets superflus.» Adventures in Your Own Backyard sera mis en vente le 17 avril, sous étiquette Secret City Records.À Montréal, le groupe de Patrick Watson se produira au Théâtre Corona les 15, 16 et 17 avril et donnera un concert spécial le 4 juillet, à la salle Wilfrid-Pelletier, dans le cadre du Festival de jazz de Montréal.ÉMILIE CÔTÉ Il fallait le voir orchestrer la symbiose des instruments, lors de son spectacle donné au Festival South by Southwest (SXSW), en mars.Watson est perfectionniste, mais un profond amour de la musique coule dans ses veines.Sa formation a beaucoup rapproché la communauté de musiciens de Montréal, anglophones ou f rancophones, en créant un esprit de famille qui n\u2019existait pas auparavant.1979 Patrick Watson est né en Californie en 1979, mais il a grandi à Hudson, en Outaouais.Dès l\u2019âge de 7 ans, il chante dans des chorales, en plus de suivre assidûment des cours de piano classique.Puis, à l\u2019école secondaire, il est le claviériste d\u2019un groupe ska appelé Gangster Politics.2000 En 2000, il sort son premier album solo qui a pour titre Waterproof9, en marge d\u2019un projet visuel et musical qu\u2019il mène avec la photographe Brigitte Henry.Suit un album intitulé Just Ordinary Day, en 2003.2006 L\u2019album Closer to Paradise (coréalisé avec Jace Lasek des Besnard Lakes, et Jean Massicot te, rencontré par l \u2019entremise de sa défunte amie Lhasa) fait décoller sa carrière, ici et à l\u2019étranger.Ses chansons galopantes et prenantes piano/voix séduisent la critique et le public.Spin accorde une note de sept sur dix à l\u2019album.La pièce The Great Escape se fait entendre dans plusieurs films ou pubs, et frappe fort dans la série télé Grey\u2019s Anatomy.Watson remporte même le prix Polaris remis au meilleur album canadien.2007 En 2007, il collabore à l\u2019album Ma Fleur du groupe montréalais The Cinematic Orchestra.2008 En juin 2008, un spectacle unique au National va marquer les esprits : Karkwatson.Oui, Karkwa et Patrick Watson réunis sur scène, proposant une métamorphose de leurs répertoires respectifs en un spectacle collectif unique.La même année, le cinéaste Philippe Falardeau confie à Watson la composition de la bande originale du film C\u2019est pas moi, je le jure ! 2009 En 2009, Wat son lance l\u2019album Wooden Arms, qu\u2019il décrit comme un périple de science-fiction-folk et qui lui vaut deux prix Félix à l\u2019ADISQ.Durant l\u2019été, il donne un spectacle mémorable sur la place des Festivals dans le cadre du Festival de jazz.2012 Watson, père de deux enfants, s \u2019app rê te à dévoi l e r au public son quatrième album, Adventures i n Your Own Backyard, qui sera distribué à l\u2019international avec Domino.Le premier extrait, , est chanté en duo avec Erika Angell et rythmé par la guitare entraînante de Brad Barr.Conclusion ?Watson, c\u2019est de la musique, mais surtout des amis.Et c\u2019est aussi Montréal.FAITS SAILLANTS La formation Patrick Watson fera paraître son nouvel album de 12 chansons le 17 avril.Ce quatrième disque a été enregistré en quasitotalité dans l\u2019appartement du chanteur, à Montréal.Rencontre.PHOTO BERNARD BRAULT, ASSISTANT À LA PRODUCTION STÉPHAN DOE, LA PRESSE Au bar Barfly, dans le Mile End, Patrick Watson est entouré de sa garde rapprochée de musiciens : le bassiste Mishka Stein et le batteur Robbie Kuster.Un grand absent sur la photo: le guitariste Simon Angell.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 10 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 7 A V R I L 2 0 1 2 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 7 A V R I L 2 0 1 2 A R T S 11 STÉRÉO LE DISQUE DE LA SEMAINE À TÉLÉCHARGER ÉMILIE CÔTÉ ARTS WORLD CÉU CARAVANA SEREIA BLOOM HHH URBAN JUNGLE/SIX DEGREES RECORDS Psychédélisme tropical La CéU qu\u2019on a découverte en 2006, à la faveur d\u2019un excellent album éponyme et d\u2019un concert (moins convaincant) au Club Soda, faisait une pop brésilienne aussi séduisante que son joli minois.Enracinée dans les formes classiques de son pays (bossa-nova, samba), elle flirtait néanmoins avec l\u2019électronique sans verser dans les clichés brazilectro.Où en est-elle six ans plus tard ?Elle arpente toujours le terroir musical brésilien.Ce Caravana Sereia Bloom a d\u2019ailleurs été enregistré au terme d\u2019un voyage du nordeste du Brésil à São Paulo.Le temps sur la route \u2013qu\u2019on sent très bien dans des pièces telles Retrovisor et Baile de Illusão\u2013 est doublé d\u2019un voyage dans le temps : CéU s\u2019inspire en effet beaucoup de la musique populaire brésilienne des années 60 et 70.D\u2019où ces relents de psychédélisme tropical (un peu partout) et cette bossa-nova nostalgique (Palhaço) tout à fait délicieuse.Caravana Sereia Bloom est un disque de haute tenue.On regrette toutefois qu\u2019il s\u2019agisse davantage d\u2019une synthèse du passé que d\u2019un regard aventureux vers l\u2019avant.CéU rebondira peut-être avec son prochain album.\u2014 Alexandre Vigneault À télécharger : Baile de Illusão WORLD AMADOU ET MARIAM FOLILA HHH NONESUCH ÉLECTO-POP MISSTRESS BARBARA MANY SHADES OF GREY HHH SPECTRA MUSIQUE Trouver sa voix Pendant longtemps, Misstress Barbara a été une fière ambassadrice de Montréal sur la planète DJ.Avec Many Shades of Grey, Barbara Bonfiglio en est à son deuxième album en tant qu\u2019auteure-compositrice-interprète.Par rapport à son premier disque, I\u2019m No Human, elle propose quelque chose de plus dansant tout en exploitant et assumant davantage la virtuosité de son chant.Plusieurs titres accrochent l\u2019oreille dès la première écoute.Misstress Barbara utilise judicieusement son sens inné du hook et de la mélodie avec une pop-électro rythmée et up-tempo, mais qui demeure davantage introspective que festive.\u2018Cause I Feel Emotional, chante-t-elle.Il faut savoir que Misstress Barbara a interrompu la production de Many Shades of Grey à cause d\u2019un ras-le-bol de l\u2019industrie de la musique, mais qu\u2019elle a repris là où elle s\u2019était interrompue quand l\u2019inspiration est revenue.Son album respire cette idée de liberté émotionnelle et de second souffle, avec des chansons qui ont pour titre I Won\u2019t Matter Anymore et The Right Times.Seul hic, Many Shades of Grey sort au moment où l\u2019offre de musique électro-pop dans le même genre est à son paroxysme.Cela n\u2019enlève rien à la qualité des chansons, mais cela enlève de sa fraîcheur.\u2014 Émilie Côté À télécharger : As Long As I Have You INDIE POP MIIKE SNOW HAPPY TO YOU HHHH DOWNTOWN RECORDS Accrocheur et inventif Après avoir oeuvré auprès de Madonna, Kylie Minogue et Britney Spears, pour laquelle ils ont signé le fameux Toxic, les Suédois Christian Karlsson et Pontus Winnberg se sont joints à l\u2019Américain Andrew Wyatt pour former Miike Snow.Deuxième offrande du trio, ce Happy to You abrite autant de mélodies accrocheuses que de trouvailles sonores ou rythmiques.Wyatt, au chant, passe aisément du murmure à la voix de fausset, évoquant tantôt Ezra Koenig (Vampire Weekend), tantôt Chris Martin (Coldplay).Quant à ses comparses, ils tissent un environnement musical riche, mais jamais oppressant.Dès Enter The Jokers Lair, on plonge avec bonheur dans cet univers pour n\u2019en ressortir que neuf pièces plus tard, agréablement surpris.Devil\u2019s Work, avec son mélange d\u2019instrumentation synthétique et symphonique, Black Tin Box, à laquelle participe Lykke Li, Bavarian #1 (Say You Will) avec sa rythmique militaire ou encore la rêveuse God Help This Divorce sont autant de passages habiles, pétris avec finesse.Rafraîchissant.\u2014 Nicolas Houle, Le Soleil À télécharger : Bavarian #1 (Say You Will) HIP-HOP DIGGY UNEXPECTED ARRIVAL HHH Prometteur Il n\u2019y a pas à dire, être le fils de, parfois, ça aide.Bien que Diggy Simmons se contente de son prénom sur son premier CD, c\u2019est un secret de polichinelle que son père est le fameux Joseph «Rev Run» Simmons de Run-D.M.C.Et bon sang ne saurait mentir.Difficile de prendre au sérieux les prétentions d\u2019un rappeur de 16 ans, mais si on fait abstraction des vantardises propres à la jeunesse, Diggy fait bon usage d\u2019un talent prometteur sur Unexpected Arrival.Bien sûr, ses références sont évidentes : Drake, pour la façon de chanter ; Kanye West, pour les beats et les refrains (en particulier Two Up et Glow in the Dark) ; will.i.am, pour le son pop-rap.Ce qui ne l\u2019empêche pas de rendre hommage au rap old school sur 88.Ça se gâche avec un abus d\u2019auto-tune et le côté un peu trop racoleur, notamment sur 4 Letter Word \u2014 il navigue dans les eaux de Justin Bieber.Ses chansons vont grimper dans les palmarès pendant l\u2019été et il aura bientôt sa propre légitimité.S\u2019il continue sur sa lancée.Et s\u2019il gagne en maturité.\u2014 Éric Moreault, Le Soleil À télécharger : 88 THE MARVELOUS DREAM, DAMON ALBARN Premier extrait du nouvel album de Damon Albarn (Blur, Gorillaz), The Marvelous Dream est une pièce acoustique et mélancolique, magnifiée par des voix graves de chorale.C\u2019est simple, beau, prenant avec la voix du chanteur qu\u2019on découvre sous un angle plus mélodique et émotif.L\u2019album d\u2019Albarn aura pour titre Dr Dee et sortira le 7 mai et il décrit son disque solo comme un «disque d\u2019opéra» de «folk pastorale».SOMEBODY THAT I USED, GOTYE Numéro un sur le palmarès des simples iTunes Canada, Somebody That I Used est une pièce électro minimaliste dont le refrain fait un clin d\u2019oeil à Peter Gabriel.Gotye (prononcez Gauthier) est un musicien belgoaustralien qui connaît un succès inespéré avec son nouvel album Making Mirrors.Il a même rempli le Corona à guichets fermés la semaine dernière.Métissage Dès les premières notes de la guitare électrique d\u2019Amadou Bagayoko, on devine la direction plus rock qu\u2019emprunte Folila, septième album du célèbre duo malien Amadou et Mariam.La réalisation de Manu Chao pour Dimanche à Bamako plaçait au confluent des influences pop africaines et «occidentales », Welcome to Mali, coréalisé par Damon Albarn, élargissait la palette sonore, mais c\u2019est ce Folila bigarré qui confirme en définitive le métissage de la musique du duo.Avec plus ou moins de succès, d\u2019ailleurs : on s\u2019emballe pour les Dougou Badia (avec Santigold) et le pont entre deux époques musicales que constitue Wily Kataso (avec TV on the Radio).et c\u2019est ensuite que ça nous déçoit.Metemya serait bien meilleure sans la voix nasillarde de Jake Shears des Scissor Sisters ; Nebe Miri passe davantage pour un single de Theophilius London qu\u2019une composition d\u2019Amadou et Mariam, et bien qu\u2019elle soit accrocheuse, il ne reste plus grand chose de l\u2019identité du duo sur le funk-pop.Ce n\u2019est pas facile pour les aigles après qu\u2019y fut passé l\u2019excentrique britannique Ebony Bones.Pour sa part, Bertrand Cantat, qui participe à quatre chansons, est totalement en phase avec le blues malien sur Oh Amadou et le bel afrobeat d\u2019Africa mon Afrique.Sans doute la plus substantielle collaboration de cet inégal album.\u2014 Philippe Renaud, collaboration spéciale À télécharger : Africa mon Afrique ÉLECTRO CLARK IRADELPHIC HHH WARP Blip-folk Sixième album en dix ans pour le compositeur et producteur britannique Chris Clark, dont on pourra voir le résultat sur scène dans quelques semaines puisque MUTEK l\u2019a invité à prendre part à sa 13e présentation.D\u2019ici là, on a Iradelphic à se mettre sous la dent, et les fans en sont quittes pour une certaine surprise, même si elle s\u2019annonçait sur le précédent Totem Flare (2009).Las des sonorités électroniques et des techniques de copier-coller, Clark tente d\u2019alimenter son goût pour les constructions rythmiques et mélodiques en incorporant plus d\u2019instrumentation «naturelle», un caractère qui saute aux oreilles dès les premières mesures de Henderson Wrech, plus folk qu\u2019électro.Com Touch nous ramène en territoire synthétique, quoique passéiste, avec ses sonorités de claviers façon vieux Tangerine Dream.Tooth Moves qui suit tire le meilleur des deux mondes: rythmiques et harmoniques ordinées, appuyées sur un motif de guitare bien terre à terre.Un disque de contrastes, abruptes comme c\u2019est devenu l\u2019habitude du compositeur, et conséquemment un brin échevelé, comme si les notes trop douces de cette guitare qu\u2019il a appris à jouer avaient besoin d\u2019être bousculées par des envolées de synthés ou des rythmes qui déferlent sans avertissements.La chanteuse Martina Topley-Bird contribue à l\u2019album.\u2014 Philippe Renaud, collaboration spéciale À télécharger : Tooth Moves PHOTO REUTERS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 12 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 7 A V R I L 2 0 1 2 ARTS DANSE CHANTAL GUY C\u2019est aujourd\u2019hui, de midi à minuit au Monument- National, qu\u2019aura lieu l\u2019événement Nous?, mis sur pied par les organisateurs du Moulin à paroles, c\u2019est-à-dire Pierre- Laval Pineault , Sébastien Ricard, Brigitte Haentjens, Jean-Sébastien Pineault et Jean-Martin Johanns.Qu\u2019est-ce qu\u2019on y entendra?Mystère.Car, au contraire du Moulin à paroles qui avait proposé la lecture des textes fondateurs de l\u2019histoire du Québec, des débuts de la Nouvelle-France à aujourd\u2019hui, tous les participants de ce happening ont écrit des textes originaux qu\u2019ils liront sur scène.Et cela, en réponse à la question des organisateurs: «Comment rendre visible, opérante, la liberté qui nous caractérise et qui nous échappe en même temps?La révéler?» Le point d\u2019interrogation à Nous?n\u2019est pas innocent.Car on a l\u2019intention de remettre en question le collectif, la démocratie et l\u2019état du Québec au cours de cette journée à laquelle participeront plus de 70 personnalités de divers milieux.Pou r n \u2019en nomme r que quelques-unes : le professeur Normand Bail largeon, la cinéaste Manon Barbeau, le sociologue Mathieu Bock- Côté, l\u2019écrivain Jean Barbe, l\u2019écrivaine Denise Boucher, le dramaturge Olivier Choinière, le cinéaste Bernard Émond, le président du Conseil de la souveraineté Gérald Larose, le réalisateur Hugo Latulippe, la dramaturge Évelyne de la Chenelière, la cinéaste Paule Baillargeon.Cela se veut un «événement unique de prise de parole », d\u2019une durée de 12 heures \u2013«ce qui ne saurait être trop», selon Sébastien Ricard.Lors de la conférence de presse, Jean- Sébastien Pineault se demandait : «Est-ce que le collectif est encore possible?L\u2019objectif de Nous?est la circulation des idées, donner la parole aux gens et porter la réflexion plus loin.» E t ç a tombe en plein bouillonnement étudiant, à moins de deux semaines de la marche du 22 avril organisée par Dominic Champagne, qui fera d\u2019ailleurs partie de cette lecture collective.Mais Nous?n\u2019est pas un événement organisé à la dernière minute en réaction à cette agitation.Ses organisateurs l\u2019avaient prévu depuis plus d\u2019un an, afin de poursuivre «l\u2019esprit» du Moulin à paroles.Tout de même, on peut parler d\u2019un momentum.Et pour ceux qui ne peuvent se déplacer au Monument-National, il faut savoir que l\u2019événement sera retransmis en direct à Canal Vox, et qu\u2019on pourra le commenter sur les réseaux sociaux.Nous?, de midi à minuit, aujourd\u2019hui, au Monument- National, 1182 boulevard Saint-Laurent.Entrée gratuite.Retransmission en direct à Canal Vox.L\u2019ÉVÉNEMENT NOUS?Douze heures de réflexion sur la démocratie PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE Deux des organisateurs de Nous?, Sébastien Ricard et Brigitte Haentjens.Mourad Merzouki et ses 11 danseurs brésiliens présenteront dès jeudi, sur la scène du Théâtre Maisonneuve, Agwa et Correria, un programme double dans lequel le hip-hop des banlieues flirte avec la capoeira des favelas sur les thèmes de l\u2019eau et de la course.STÉPHANIE VALLET Le chorégraphe, directeur du Centre chorégraphique national de Créteil et du Valde- Marne, a déjà présenté au public montréalais Dix Versions (2001) et Corps est graphique (2003), et signe également la mise en scène de iD du Cirque Eloize.C\u2019est en septembre 2008 qu\u2019il a créé Agwa pour la Biennale de Lyon, après sa rencontre avec la Companhia Urbana de Dança, un groupe de jeunes danseurs brésiliens des favelas de Rio.« C\u2019est Guy Darmet, un grand monsieur de la danse qui dirigeait la maison de la danse de Lyon et la Biennale de Lyon, et un amoureux du Brésil, qui m\u2019a demandé si j\u2019étais d\u2019accord pour faire un travail avec de jeunes danseurs de Rio.J\u2019ai accepté et je suis parti là-bas pour les rencontrer.J\u2019ai été séduit par leur énergie et leur générosité », explique Mourad Merzouki.Agwa est une pièce de 30 minutes sur l\u2019eau avec pour seule scénographie des gobelets alignés sur scène.«C\u2019est très simple : il y 300 gobelets partout sur scène qui sculptent l\u2019espace.À certains moments, on fait passer l\u2019eau d\u2019un gobelet à l\u2019autre afin de créer des mouvements qui interpellent, mais toujours subtilement.Ce n\u2019est pas le genre de création où 300 litres d\u2019eau tombent du plafond! », s\u2019amuse le chorégraphe.Les danseurs évoluent sur scène sur des rythmes tziganes et des pays de l\u2019Est avec beaucoup de violons et de rythme, dans un style acrobatique mêlant subtilement hip-hop et capoeira.« Il s\u2019agit de musiques du monde assez poétiques un peu décalées par rapport au style de danse brésilienne qui me permettent d\u2019éviter le côté carte postale.» Victime du succès d\u2019Agwa, Mourad Merzouki a ensuite créé Correria, une seconde pièce d\u2019une demi-heure, afin de proposer au public européen et asiatique un véritable programme double en tournée.«Correria signifie \"course\".On est dans une société où il faut courir pour exister.C\u2019est un thème universel et au Brésil, ils courent encore plus que nous ! La scénographie est encore une fois légère.Ils portent des tenues très classiques avec des chemises blanches pour représenter la réussite.C\u2019est une certaine manière de montrer que parfois, pour en arriver là, il faut courir », dit le chorégraphe.Que ce soit avec Agwa ou Correria, Merzouki propose certaines prouesses de la danse hip-hop, favorisant notamment les ensembles avec ses 11 danseurs évoluant énergiquement à l\u2019unisson.Mourad Merzouki vient tout juste de terminer Yo Gee Ti, une création franco-taiwanaise pour cinq danseurs taiwanais dont la première a eu lieu en mars à Taipei.Il y mélange cette fois la danse contemporaine taiwanaise et le hip-hop.Le chorégraphe poursuivra également l\u2019aventure avec les 11 danseurs brésiliens de Agwa et Correria puisqu\u2019il travaille actuellement sur Käfig Brazil , une nouvelle pièce qu\u2019il présentera au mois de juin en France dans le cadre du Festival de Montpellier Danse.Agwa et Correria sont présentés du 12 au 14 avril au Théâtre Maisonneuve COMPAGNIE KÄFIG / Agwa et Correria Arts de rue sur scène PHOTO FOURNIE PAR LA PLACE DES ARTS Agwa est une pièce de 30 minutes sur l\u2019eau avec pour seule scénographie des gobelets alignés sur scène.«Il s\u2019agit de musiques du monde assez poétiques un peu décalées par rapport au style de danse brésilienne qui me permettent d\u2019éviter le côté carte postale.» \u2014 Mourad Merzouki llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 7 A V R I L 2 0 1 2 A R T S 13 DOSSIER MÉTROPOLES CULTURELLES PORTLAND LA COOL MARC CASSIVI ENVOYÉ SPÉCIAL PORTLAND OREGON \u2014 Dans l\u2019entrée du bureau du maire Sam Adams, à l\u2019hôtel de ville de Portland, un grand tableau d\u2019art naïf représente Isaac Brock, une guitare à la main, à côté d\u2019un sanglier.Isaac Brock est le leader de Modest Mouse, l\u2019un des groupes les plus réputés de Portland, devenue depuis quelques années la nouvelle Mecque du rock indépendant américain.Une ville dont l\u2019agglomération compte 2,2 millions d\u2019habitants, jeune et décontractée, baba cool et écolo, où hordes de hipsters boivent du café équitable en écoutant l\u2019un des nombreux groupes indie rock de la scène locale (The Decemberists, The Shins, The Dandy Warhols, Gossip, Wild Flag, Typhoon, A ge sA nd A g e s , H or s e Feathers, etc.).Pas un mois ne passe sans qu\u2019un média spécialisé \u2013 Spin, Rolling Stone, Pitchfork \u2013 ne vante les mérites d\u2019un nouveau groupe de Portland.Ce n\u2019est d\u2019ailleurs pas un hasard si le tableau grandeur nature d\u2019 Isaac Brock trône dans l\u2019entrée du bureau du maire.Illustration claire, s\u2019il en faut, de l\u2019ouverture de l\u2019administration municipale à tout ce qui concerne la culture.Maire de Portland depuis quatre ans, Sam Adams, luimême photographe, «acteur» (dans la série télé Portlandia, voir encadré) et admirateur des Decembrists, a ouvert grandes les portes de sa ville aux artistes, qui viennent désormais de partout aux États-Unis pour s\u2019y établir.À l\u2019image de Robin Pecknold, le chanteur de Fleet Foxes, qui s\u2019est installé à Portland il y a quelques mois, enrichissant une scène musicale diversifiée qui compte aussi Pink Martini ou encore Esperanza Spalding.« Portland est une ville progressiste très axée sur les arts.Et le maire est un allié des artistes, me confirme Cary Clarke, adjoint du maire en matière de culture.Il y a beaucoup d\u2019artistes qui viennent s\u2019installer à Portland parce qu\u2019il est possible de s\u2019y loger à bas prix, plus que dans toute autre ville de la côte Ouest.» Cary Clarke, la jeune trentaine et originaire de Los Angeles, est arrivé à Portland comme bien d\u2019autres, il y a 10 ans, pour fonder un groupe de musique.C\u2019est le maire luimême qui a recruté le jeune fondateur du Festival PDX Pop Now et chroniqueur rock à l\u2019hebdo culturel The Mercury, il y a deux ans.«J\u2019ai trouvé ça inhabituel et très inspirant que le maire me propose de m\u2019impliquer», dit-il.À gauche et à droite dans les médias américains, on parle depuis cinq ans de Portland comme de la «nouvelle Austin» ou du «nouveau Brooklyn» (comme Montréal d\u2019ailleurs, lors du dernier Festival SXSW.à Austin).La nouvelle scène musicale dans le vent.L\u2019équivalent de ce qu\u2019était Seattle, ville rivale de l\u2019État voisin de Washington, il y a 20 ans, à l\u2019époque de l\u2019éclosion du grunge.« Port land a bénéf ic ié, avec un certain décalage, des contrecoups de la vague grunge, croit Curtis Knapp, qui dirige Marriage Records, spécialisé dans le punk.Il y a plein de labels ici, mais aucun qui est dominant.La mentalité Do It Yourself est bien ancrée.Portland, ce n\u2019est pas seulement un buzz.C\u2019est un état d\u2019esprit.» Le cliché veut qu\u2019un musicien de Portland porte la barbe ou la moustache, une tuque, une chemise à carreaux, des lunettes au à la monture noire rétro, et joue du folk rock.Les artistes de Portland n\u2019aiment pas cette étiquette qu\u2019ils jugent réductrice, mais elle n\u2019est certainement pas sans fondement.Presque tous ceux que j\u2019ai rencontrés \u2013 du vieux chauffeur de taxi fan de jazz au conseiller en vins promoteur de musique classique \u2013 étaient liés de près ou de loin à la scène musicale.Et j\u2019ai aperçu à Portland plus de hipsters au mètre carré que dans le seul quartier du Mile End à Montréal, où ces jeunes gens branchés se trouvent en très forte concentration.Autour de la mythique librairie Powell\u2019s, dans le Cultural District, tous ces mélomanes ont accès à une quantité impressionnante de magasins de 33-tours et de CD, neufs ou d\u2019occasion, comme Jackpot Records, 360 Vinyl, EM ou Tender Love Empire.Rebecca Gates est une figure reconnue de la scène rock indépendante de Portland.Elle a connu les années grunge avec son groupe des années 90, The Spinanes, sur la célèbre étiquette Sub Pop.«Je fais partie de la première génération de musiciens qui ne sont pas partis faire carrière ailleurs, dit-elle.Portland a commencé à attirer des musiciens d\u2019ailleurs.C\u2019est devenu une ville très jeune, écolo, intéressée par le développement durable.Les quartiers industriels se sont enrichis de restaurants et de studios d\u2019art.Et la scène musicale a pris son envol.» La s cène mus ic a le de Portland a toujours été effervescente, sans toutefois que les artistes soient très reconnus à l\u2019extérieur du nord-ouest des États-Unis.«Mais depuis cinq ans, on semble connaître \"notre moment\", dit Mike Jones, qui a joué dans des groupes dans les années 80 avant de fonder une étiquette et une maison de distribution de disques.Montréal s\u2019est donné jusqu\u2019à 2017 pour devenir une authentique métropole culturelle.En attendant, nous sommes allés à Berlin, à Milan et à Portland, trois villes comparables à Montréal par la taille et la population, voir comment s\u2019y porte la culture.D\u2019une ville à l\u2019autre, nous avons découvert des scènes culturelles très différentes, mais qui ont en commun avec Montréal un appétit pour la création et la créativité.Dernier constat : Montréal a peut-être encore deux ou trois choses à envier aux autres métropoles culturelles, mais plus pour très longtemps.Retrouvez nos reportages sur Berlin et Milan, parus dans ces pages les samedis 24 et 31 mars, sur lapresse.ca/metropoles.TROIS MÉTROPOLES CULTURELLES The Dandy Warhols The Gossip llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 14 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 7 A V R I L 2 0 1 2 De jeunes musiciens déménagent à la dizaine à Portland.Pas en espérant être repêchés par des majors, mais parce qu\u2019il y a une qualité de vie, que les loyers ne sont pas trop chers et qu\u2019il y a un vrai sens de la communauté.Plusieurs employeurs comprennent le besoin de musiciens de conserver un emploi stable tout en faisant des tournées et acceptent d\u2019aménager des horaires flexibles.On ne trouve pas ça partout.C\u2019est une ville où, de manière générale, on permet aux gens d\u2019être créatifs.» Maire courage Tous ceux que j\u2019ai rencontrés pendant ce long week-end de février s\u2019entendent pour dire que le maire Sam Adams a joué un rôle prépondérant dans le nouveau souffle que connaît Portland, qui est la ville des cinéastes Todd Haynes et Gus Van Sant, ainsi que de multinationales comme Nike ou Intel.L\u2019un des principaux objectifs du maire est d\u2019ailleurs de créer un fonds annuel pour le soutien des arts de 15 à 20 millions, ce qui est, aux États- Unis, où le soutien public aux arts reste minimal, une initiative très remarquée.«Le maire comprend comment l\u2019influence artistique d\u2019une ville peut créer non seulement du dynamisme, mais de l\u2019emploi », dit Curtis Knapp, qui n\u2019a pas 40 ans mais dirige, en plus d\u2019une étiquette de disques, une maison d\u2019édition et un ambitieux centre d\u2019art contemporain, YU, dans le quartier en pleine ébullition de Central Eastside.Cette ancienne buanderie centenaire a été reconvertie il y a quatre ans en lieu dynamique de diffusion d\u2019oeuvres d\u2019art, de poésie, de cinéma et d\u2019événements multidisciplinaires.«L\u2019art contemporain est un peu le parent pauvre à Portland, dit Knapp.Nous tentons d\u2019offrir un lieu aux créateurs, qui n\u2019auront plus besoin de s\u2019exiler à New York ou L.A.pour faire connaître leur art.Et qui puisse aussi attirer en ville les artistes de réputation internationale.» Curtis Knapp est arrivé à Portland à 23 ans en jouant, lui aussi, dans un groupe de musique, en écrivant de la poésie, et en gérant une salle de spectacles.Il s\u2019occupait à la fois d\u2019un squat en ville, qui hébergeait clandestinement plusieurs musiciens, dont ceux des Decembrists, le groupe-phare de la scène musicale indépendante.«Leur succès a certainement ouvert la porte à plusieurs autres, dit-il.Mais Portland n\u2019est pas seulement une ville de rock indépendant.» C\u2019est entre autres pour son esprit communautaire, et pour la camaraderie entre musiciens, que la musicienne et militante des droits des artistes Rebecca Gates est revenue récemment vivre à Portland, après des séjours à Chicago, Austin et New York.«L\u2019attention médiatique frise parfois le ridicule ! croit cette francophile qui a en partie enregistré son dernier album à l\u2019Hotel 2 Tango, dans le Mile End de Montréal.Colin Meloy (le chanteur des Decembrists) me disait récemment à la blague que le New York Times devrait être interdit de séjour à Portland!» La fièvre du samedi soir Portland est une ville qui vibre.Le samedi soir où j\u2019y étais, le Doug Fir, petite salle de spectacle très fréquentée, faite de murs de billots de bois, était archi comble pour le lancement de l\u2019album du groupe local Lost Lander.Le même enthousiasme animait les Mississippi Studios, où Thee Silver Mount Zion Orchestra, groupe post rock du Mile End à Montréal (on y revient invariablement), jouait à guichets fermés.Devant le Roseland Theater, des dizaines de jeunes faisaient la file pour un spectacle de hip-hop.Filles en hot pants et en soutien-gorge, garçons aux jeans sous les fesses, malgré la soirée fraîche.Noirs, blancs, latinos, témoignant d\u2019un caractère multiethnique qui fait souvent défaut dans les descriptions de Portland.Le lendemain, au Holocene, autre salle de spectacle branchée du Central Eastside, les hipsters étaient majoritaires pour assister à une soiréebénéfice du Dill Pickle Club, un mouvement citoyen qui regroupe bien des militants écologistes et des artistes de Portland.En écoutant de la musique folk et jugeant un concours de cornichons marinés par les plus grands chefs de Portland, qui s\u2019est aussi développée une réputation enviable de destination gastronomique.Sur une grande murale de Portland, on trouve ce credo: «Keep Portland Weird».La ville l\u2019est.À Portland, l\u2019extravagance est la norme.J\u2019ai croisé des freaks sur Broadway.Une jeune Asiatique obèse, habillée en nourrice, qui semblait tout droit sortie du cirque de Jim Rose.Une punkette rousse accompagnée d\u2019un garçon portant des fleurs dans les cheveux.De jeunes punks dignes des années 70, épingles à linge et coupes de cheveux en hérisson, dans le parc qui longe la rivière Willamette.« Portland est une ville décontractée, de bon café, de bonne bouffe, et d\u2019art.Ses citoyens sont à cette image, en symbiose avec leur environnement », remarque Larry Crane, propriétaire des studios Jackpot! qui s\u2019est fait un champion du regretté Elliott Smith \u2013 longtemps résidant de Portland \u2013, et est l\u2019instigateur de la compilation Portland Covers Portland, constitué de reprises de chansons de groupes de Portland de toutes les époques.«Quand la caravane aura passé, dit-il, Portland sera toujours Portland!» Samedi 24 mars Berlin explose Samedi 31 mars Milan : L\u2019art autrement Aujourd\u2019hui Portland, la cool 90 LE RÊVE DESANNÉES La série humoristique Portlandia est devenue un succès culte de la télévision câblée aux États-Unis, dès sa création l\u2019an dernier sur la chaîne IFC.Une troisième saison est prévue en janvier 2013.Cette hilarante émission à sketches, mettant en vedette de nombreux personnages interprétés par Fred Armisen (Saturday Night Live) et Carrie Browstein (du groupe Sleater-Kinney), se veut un condensé de tous les clichés sur Portland, la ville écolo-grano-hipster la plus «verte» des Etats-Unis.Là « où les jeunes gens viennent pour prendre leur retraite» et où «le rêve des années 90 est toujours vivant», comme le veut l\u2019irrésistible Song of Portlandia.La caricature de Portlandia n\u2019est jamais très loin de la réalité dans cette ville où un salon de bronzage propose un traitement au vaporisateur biologique.Portlandia, qui n\u2019hésite pas à mettre en scène des artistes de la ville \u2013de Gus Van Sant à Isaac Brock, en passant par le maire Adams lui-même, qui joue l\u2019assistant du maire (Kyle McLachlan) \u2013, a certainement contribué à ce que les projecteurs restent braqués sur Portland.Certains adorent.D\u2019autres moins.«Plusieurs trouvent qu\u2019il y a trop d\u2019attention portée sur Portland depuis un an à cause de l\u2019émission, dit Mike Jones, qui travaille dans l\u2019industrie du disque.Mais c\u2019est une émission comique, qui réussit très bien, avec beaucoup d\u2019autodérision, à dépeindre le côté baba cool de notre ville.» Portlandia PHOTO THE NEW YORK TIMES Isaac Brock de Modest Mouse Rebecca Gates GRAPHISME CATHERINE BERNARD, LA PRESSE / PHOTOMONTAGE LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 7 A V R I L 2 0 1 2 A R T S 15 ARTS THÉÂTRE Occupy Wall Street, la grève étudiante, manifestation pour le Jour de la Terre, l\u2019auteure et metteure en scène Annie Ranger n\u2019avait rien prévu de tout ça.Ces mouvements de contestation donnent toutefois plus qu\u2019un vernis d\u2019actualité à sa dernière pièce, qui interroge l\u2019effet de l\u2019usure du temps sur l\u2019engagement.ALEXANDRE VIGNEAULT La fébrilité d\u2019Annie Ranger est palpable.Avec raison.Sa pièce L\u2019effet du temps sur Matèvina prend l\u2019affiche dans un contexte social imprévisiblement effervescent.Depuis des semaines, des étudiants descendent dans la rue en grand nombre.Le matin de l\u2019entrevue, plusieurs dizaines d\u2019entre eux venaient d\u2019être arrêtés par la police au terme d\u2019une manifestation rapidement déclarée illégale.«On s\u2019en va vers quoi?», s\u2019interroge l\u2019auteure et metteure en scène.L\u2019effet du temps sur Matèvina ne répond pas directement à cette question, mais en soulève plusieurs autres qui lui sont liées : fautil tenter de changer le système de l\u2019intérieur ?L\u2019attaquer de front dans la rue?Poser des bombes?L\u2019indignation passet- elle avec la jeunesse?Matèvina, lieu imaginaire où est campée la pièce, est une île que son élite souhaite intégrer à l\u2019économie mondiale en accueillant un sommet économique mondial de type G8 ou G20.Soon, Pia et Yako font partie des opposants.Après l\u2019échec d\u2019une manifestation traditionnelle, ils optent pour une stratégie de type cheval de Troie.Mais leurs convictions tiendront-elles assez longtemps pour mener à terme cette opération de longue haleine?La source d\u2019inspiration d\u2019Annie Ranger, c\u2019est bien sûr le mouvement de contestation altermondialiste.Les sommets où le pouvoir économique s\u2019attable avec les politiques l\u2019effraient.Le moteur de son écriture a toutefois été son propre rapport à l\u2019engagement, le décalage entre la nécessité que des gens manifestent pour attirer l\u2019attention sur certains enjeux et sa propre absence «pour X, Y ou Z raisons ».« J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019on est nombreux à être en colère, chacun chez soi», dit-elle.En 2012, l\u2019engagement est une chose diffuse.On prend part à la discussion sur Facebook, on signe des pétitions en ligne \u2013«On se donne l\u2019impression de faire quelque chose», croit l\u2019auteure\u2013, mais on ne fait pas souvent des gestes concrets.«Je trouve qu\u2019on est un peu endormis au Québec.Et là, c\u2019est en train de changer », constate-t-elle.L\u2019effet du temps sur Matèvina effleure quantité d\u2019enjeux.Les plus troublants sont que l\u2019indignation est peut-être une chose passagère, que les manifestations n\u2019ont pas toujours de grand impact et qu\u2019une tendance répressive se dessine dans des pays pourtant démocratiques.« J\u2019ai comme une frustration que les manifestations n\u2019aient pas plus de résonance, admet Annie Ranger.Ou que, comme à Toronto, on arrête des jeunes le matin dans un gymnase, alors qu\u2019ils n\u2019ont encore rien fait.Où est le droit à la parole ?On dirait qu\u2019on est en train de l\u2019étouffer.» En toile de fond, on perçoit même le spectre d\u2019un régime totalitaire.«Je n\u2019ai pas voulu appuyer sur ça, mais j \u2019ai l\u2019impression que j\u2019aurais pu, constate-t-elle aujourd\u2019hui.J\u2019avais écrit que 300 manifestants avaient été arrêtés.Quand il y en a eu 1000 à Toronto, j\u2019ai changé mon chiffre.J\u2019essayais d\u2019écrire une fiction qui était pire que la réalité, mais la réalité m\u2019a rattrapée.» Histoire de coller encore plus à l\u2019actualité, des événements ont été greffés aux représentations de L\u2019effet du temps sur Matèvina.Une projection du film République, un abécédaire populaire, à 19h, sera suivie d\u2019une discussion avec Dominic Champagne en vue du Jour de la Terre.Le 18 avril, la représentation sera suivie d\u2019une discussion avec Elsie Lefebvre (conseillère au district Villeray), Nima Machouf (épidémiologiste et militante) et Ramon Ponce (organisateur communautaire dans Villeray).L\u2019effet du temps sur Matèvina sera présenté du 10 au 28 avril 2012 au Théâtre aux Écuries ANNIE RANGER / L\u2019effet du temps sur Matèvina Se ranger ou tout faire sauter ?Le réputé marionnettiste canadien était ici il y a deux ans pour présenter son spectacle Billy Twinkle, Requiem for a Golden Boy, délirant récit non biographique sur les hauts et les bas.d\u2019un marionnettiste.Le voici de retour avec sa nouvelle création, Penny Plain, qui ne raconte rien de moins que les derniers jours précédant la fin du monde.JEAN SIAG L\u2019idée de ce nouveau spectacle de marionnettes, créé à Edmonton l\u2019automne dernier et joué plus de 120 fois, Ronnie Burkett l\u2019a eue en écoutant une entrevue avec David Suzuki, il y a plusieurs années.«Quelqu\u2019un lui avait posé la question: \"est-ce que la planète peut survivre aux changements climatiques et à la pollution croissante ?\", raconte-t-il.Suzuki avait répondu: \"La planète va survivre, oui, nous, c\u2019est moins sûr.\" Ça m\u2019a beaucoup fait réfléchir.» N\u2019allez pas croire que Penny Plain est un drame écologique pour autant.Ce serait mal connaître ce créateur singulier qui se sert de son humour absurde comme ressort pour donner vie à ses petites et grandes marionnettes burlesques qu\u2019il sculpte lui-même et qui vont vivre à fond leurs derniers moments sur la planète.«Le propos est sérieux, mais en même temps, je ne fais qu\u2019évoquer, avec un certain humour, ce qui pourrait advenir si on ne fait rien.» Penny Plain est donc une comédie noi re qui nous fait vivre les trois derniers jours sur Terre avant la fin du monde tel que nous le connaissons.La pièce met en scène une vieille femme aveugle, Penny Plain, et son chien parlant, Geoffrey.Les nouvelles sont mauvaises.Et ce chien raffiné décide de quitter sa maîtresse pour vivre, le temps qu\u2019il lui reste, une vie.d\u2019homme.Penny Plain passe donc des entrevues avec plusieurs chiens pour le remplacer.C\u2019est finalement une jeune ado qui obtient le poste d\u2019accompagnateur en se faisant passer pour un chien! Dès le début de la pièce, on entend des extraits sonores de bulletins d\u2019information télévisés.Les textes ont été écrits par Burkett, mais ils sont lus par de vrais chefs d\u2019antenne d\u2019un peu partout au pays, notamment de CBC.« Certains sont sérieux, et d\u2019autres assez drôles, précise Ronnie Burkett.Catastrophes écologiques, pénur ie de pétrole, pandémie de grippe, engloutissement de l\u2019Islande, etc .Mais on peut aussi entendre la voix de Jeanne Beker, animatrice de Fashion Television, qui annonce l\u2019organisation, par la communauté gaie, d\u2019une soirée-bénéfice Fashion Fights The Flu pour protester contre la fermeture des bars et des clubs de danse!» Le marionnettiste « pour adultes» (ne faites pas l\u2019erreur d\u2019amener vos enfants) jure que c\u2019est un hasard si sa pièce est présentée en 2012, justement l\u2019année de la fin du monde selon le calendrier maya.«Si j\u2019étais un homme d\u2019affaires averti, j\u2019aurais dit : \"Tiens, on va fêter les 25 ans de ma compagnie en 2012 avec cette pièce sur la fin du monde! (rires).\" Ce n\u2019est qu\u2019en travaillant sur ma pièce que j\u2019ai réalisé cette coïncidence.Je me suis dit : \"Merde, c\u2019est cette année!\"» Revenons à Penny Plain, qui est la tenancière d\u2019une pension.«Tous les pensionnaires entrent avec ces mauvaises nouvelles et ressortent dans le monde extérieur en claquant la porte, explique le manipulateur et comédien.C\u2019est un peu comme une farce.À mesure que les pensionnaires quittent la maison, la nature envahit la maison de Penny Plain.Au travers de tout ça, on voit comment les gens réagissent à toutes ces tuiles qui leur tombent sur la tête.Penny Plain représente le dernier vestige de notre civilisation, elle représente tout ce qu\u2019il y a de meilleur en nous.Elle est comme un hibou qui observe le comportement des autres.» Ronnie Burkett, qui interprète une dizaine de voix tout en manipulant une trentaine de marionnettes à longs fils, est beaucoup moins visible sur scène que dans son précédent spectacle où il se trouvait mêlé à l\u2019histoire, partageant le rôle du marionnettiste avec son personnage de Billy Twinkle.« J\u2019ai toujours été très présent sur scène avec mes marionnettes.Mais là, j\u2019avais envie de leur laisser toute la place, pour voir si elles peuvent jouer seules.Je suis encore un peu visible, mais 90% du temps, je suis dans l\u2019ombre.Et je pense que ça marche bien!» Penny Plain est présenté à la Cinquième salle de la Place des Arts du 12 au 21 avril.RONNIE BURKETT / Penny Plain La fin du monde selon Ronnie PHOTO FOURNIE PAR LA PLACE DES ARTS La pièce Penny Plain, du marionnettiste Ronnie Burkett, nous fait vivre les trois derniers jours sur Terre avant la fin du monde tel que nous le connaissons.«Le propos est sérieux, mais en même temps, je ne fais qu\u2019évoquer, avec un certain humour, ce qui pourrait advenir si on ne fait rien.» PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE L\u2019inspiration de l\u2019auteure et metteure en scène Annie Ranger trouve sa source dans le mouvement de contestation altermondialiste.«J\u2019ai comme une frustration que les manifestations n\u2019aient pas plus de résonance.Ou que, comme à Toronto, on arrête des jeunes le matin dans un gymnase, alors qu\u2019ils n\u2019ont encore rien fait.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 16 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 7 A V R I L 2 0 1 2 ARTS THÉÂTRE Le comédien français Jonathan Capdevielle est de retour à Montréal avec un spectacle solo multidisciplinaire, Adishatz/Adieu, spectacle autobiographique qui oscille entre le tour de chant et les numéros de cabaret.Fascinant et émouvant.LUC BOULANGER COLLABORATION SPÉCIALE PARIS Un bel avant-midi de printemps parisien, à la terrasse d\u2019un café Place de Châtelet, Jonathan Capdevielle, casquette vissée sur la tête et barbe de deux jours, se fond dans la foule.L\u2019acteur de 35 ans, originaire du sud-ouest de la France, vit à Paris depuis quelques années.Or, la plupart du temps, il est sur la route dans des festivals d\u2019avant-garde pour jouer ses étranges solos interdisciplinaires et intimes.On l\u2019a d\u2019ailleurs déjà vu à Montréal : en février 2010, Capdevielle a présenté le troublant Jerk au Théâtre La Chapelle.L\u2019interprète français est de retour dans la métropole avec un autre solo, Adishatz/Adieu, qu\u2019il a lui-même conçu et mis en scène, pour trois représentations seulement dès mercredi à l\u2019Usine C.«C\u2019est ma pièce la plus personnelle, autobiographique, dit-il.J\u2019y parle de mon adolescence dans ma ville natale (Tarbes dans les Pyrénées) de ma famille, de la mort prématurée de mère et ma soeur (toutes deux du cancer), de mon rapport avec mon père, et aussi de sexualité, de fantasmes.» Bien sûr, l\u2019interprète pluridisciplinaire ne raconte pas sa vie de façon linéaire ou convenue.Il interprète d\u2019abord des chansons pops a capella dans un répertoire éclectique qui va de Madonna à Francis Cabrel (il peut aussi ajouter des airs de Purcell, car l\u2019acteur est un contre-ténor).Ensuite, il se travestit et se déhanche sur un tube de Lady Gaga ; il évoque ses soirées paillardes avec des joueurs de rugby et les brumes des fins de nuit dans des discothèques de province ; pour finir avec des chansons traditionnelles de sa région natale ! Au départ, Adishatz/Adieu était un simple tour de chant, tout de même qualifié de « sublime et génial » par la revue branchée Les Inrockuptibles.Puis, le spectacle a évolué pour devenir «un roman familial trouble et éclaté ».«Enfant, je faisais déjà du lipsych sur des tubes de Vanessa Paradis, Jean-Jacques Goldman et Annie Lennox, se souvient-il.Adolescent, quand j \u2019ai découvert Madonna , je suis tout de suite devenu fan de la chanteuse.Pour un jeune adolescent homosexuel à Tarbes, petite ville de militaires, de cheminots et de rugbymen, Madonna a été un élément déclencheur pour assumer ma sexualité et mes fantasmes.» Une rencontre déterminante Après une formation d\u2019acteur, Jonathan Capdevielle va quitter Tarbes au milieu des années 90 pour aller étudier l\u2019art de la marionnette à Charleville.Là-bas, il fait la rencontre d\u2019une étudiante qui aura une grande influence sur son parcours artistique : Gisèle Vienne.Il sera l\u2019interprète fétiche de la metteure en scène dans une demi-douzaine de pièces, dont Jerk (création en 2008), un solo pour comédien, ventriloque et marionnettiste à gaine sur un texte de l\u2019écrivain américain Dennis Cooper.Il y incarne David Brooks, un tortionnaire de garçons et complice d\u2019un tueur en série emprisonné à perpétuité au Texas dans les années 70.Dans Jerk, son jeu précis, troublant et impressionnant reconstitue les crimes monstrueux de Brooks et ses complices.Il a été salué par la critique d\u2019ici et d\u2019ailleurs.A r t i s t e p lu r i d i s c i p l i n a i r e , Capdevielle a exploré le chant, la danse, le théâtre.mais il demeure fasciné par la marionnette.« Avec la marionnette, un acteur peut créer tout seul une quantité de personnages en un tour de main.La marionnette a un pouvoir symbolique.C\u2019est un objet mort, inanimé, qui prend vie soudainement et qui devient une prolongation de notre esprit, de notre imaginaire.C\u2019est fascinant le potentiel de la marionnette sur une scène ! » Toutefois, cette dernière n\u2019apparaît pas dans Adishatz/Adieu.Mais Capdevielle ne délaisse pas l\u2019artifice pour autant.Le comédien se transforme en une blonde aguichante au milieu du spectacle.Assis devant un miroir, il se maquille cérémonieusement et enfile perruque et vêtements sexy pendant qu\u2019on entend la voix de l\u2019acteur reproduisant une conversation téléphonique entre son père et lui.Beau moment évoquant l\u2019incommunicabilité dans la famille, le clivage des générations et les non-dits avec nos proches.Cette pièce singulière devient alors un carnet intime et émouvant.Adishatz/Adieu, conçu et interprété par Jonathan Capdevielle, du 11 avril au 13 avril à l\u2019Usine C.JONATHAN CAPDEVIELLE À l\u2019origine PHOTO FOURNIE PAR L\u2019USINE C Jonathan Capdevielle revient à Montréal pour présenter un autre de ses étranges solos interdisciplinaires et intimes.«C\u2019est ma pièce la plus personnelle, autobiographique.J\u2019y parle de mon adolescence dans ma ville natale, de ma famille, de la mort prématurée de mère et ma soeur.» \u2014 Jonathan Capdevielle llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 7 A V R I L 2 0 1 2 A R T S 17 305, rue Sainte-Catherine Ouest \u2022 maisondufestival.ca heures d\u2019ouverture La Médiathèque Jazz/La Presse \u2022 3e étage La Galerie Lounge TD \u2022 2e étage L\u2019Expo Bell des Légendes du Festival \u2022 2e étage Lundi : fermé Mardi : 11 h 30 à 18 h* Mercredi au samedi : 11 h 30 à 21 h Dimanche: 11 h 30 à 17 h* * jusqu\u2019à 21h les soirs de spectacle à L\u2019Astral EntréE LibrE! Projection gratuite! revIveZ Les CoNCerts PAssÉs du FestIvAL sur ÉCrAN Ce mercredi,19h: a night out with the funk brothers, 2004 18 avril, 19h: holly Cole, 2003 LE FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ DE MONTRÉAL Célèbre 25 ANS d\u2019affiches RÉTROSpECTIVE ET OEuVRES INÉDITES DÈS MAINTENANT JuSQu\u2019Au 20 MAI Jeudi 26 avril \u2022 20h30 Mercredi 2 mai \u2022 20h Mercredi 11 avril \u2022 20h Mercredi 25 avril \u2022 20h Mercredi blues À l\u2019affiche à Pour toute la programmation, consultez sallelastral.ca Billetterie 1 855 790-1245 \u2022 admission.com \u2022 ticketmaster.ca David Gogo Ron Di Lauro Kind of blue Eliades Ochoa hommage à Miles Davis Alex Bellegarde duo François Jalbert trio Bomata du Balmoral Club de jazz Gratuit délicieuse cuisine d\u2019inspiration française et club de jazz.réservations: 514 288-5992 7 avril 12 avril 13-14 avril Ce soIr ! Jeudi: 20h et 21h \u2022 Vendredi et samedi: 21h, 22h et 23h MG3-Montréal Guitare Trio et California Guitar Trio le bluesman virtuose ! un des plus célèbres membres du buena Vista Social Club ! deux des meilleursensembles de guitare acoustique au monde sur scène! Calendrier des activités en collaboration avec ARTS ENTRACTE entracte@lapresse.ca JOSÉE LAPOINTE EN HAUSSE.EN BAISSE LISA LEBLANC Elle est née à Rosaireville, au Nouveau- Brunswick, qui compte entre 39 et 42 habitants.À 16 ans, elle se faisait accompagner par sa mère dans les bars pour pouvoir y chanter légalement.Dans les coulisses, le folk-rock trash et à fleur de peau de Lisa LeBLanc, qui a remporté le Festival de la chanson de Granby en 2010, fait jaser depuis un bon moment.Mais depuis la sortie de son premier album Cerveau ramolli il y a deux semaines, qui a même devancé Adele et Madonna dans le palmarès des ventes iTunes Canada, c\u2019est la consécration pour l\u2019auteure-compositrice-interprète qui a charmé les téléspectateurs de Tout le monde en parle, dimanche dernier.Avec raison, car en entrevue, la jeune femme est sympathique et authentique.Une fille qui a des «balls», comme elle le dit si bien.RADIO-CANADA On s\u2019y attendait, et le couperet est tombé.Ce n\u2019est pas la fin, mais le budget conservateur a imposé une réduction de 10% au financement du diffuseur public, ce qui chambardera ses effectifs et sa programmation.Perte de 650 emplois à CBC/Radio-Canada, dont 243 dans les services français.On introduira de la publicité à Espace Musique, on élimine l\u2019émission de nuit à la Première Chaîne, on abandonne les projets de chaînes spécialisées, Radio-Canada International ne diffusera plus que sur le web.Bref, c\u2019est une réduction du budget mais aussi du développement de la SRC dans la concurrence féroce de l\u2019espace médiatique.SÉPARÉS À LA NAISSANCE On le sait, le chanteur d\u2019Aerosmith, Steven Tyler, a beaucoup bourlingué dans sa vie de rockeur.Cela a donné d\u2019ailleurs une superbe fille, la comédienne Liv Tyler.La comédienne et cinéaste Maïwenn, réalisatrice de l\u2019excellent Polisse, serait-elle une autre enfant illégitime de la star ?Eh non, son père est Patrick Le Besco.Mais il y a quelque chose dans la mâchoire et les lèvres de Maïwenn qui nous fait douter.Nos remerciements à Joël Paquet pour la suggestion.Steven Tyler Maïwenn LA PHOTO D\u2019HERBY ILS, ELLES ONT DIT «S\u2019il faut développer mon potentiel hétérosexuel pour accéder à votre ciel, je préfère mon enfer.» \u2014 Dany Turcotte à Mgr Christian Lépine à Tout le monde en parle.«Cette chanson me donne envie de vomir.Je ne devrais pas dire ça, mais vraiment, elle me donne envie de vomir.» \u2014 Kate Winslet à propos de My Heart Will Go On de Céline Dion, tirée de la bande originale de Titanic.Herby: «Quel est ton rapport avec ton téléphone?» Guy A.Lepage: «C\u2019est ma vie.» Herby: «C\u2019est ta vie?» Guy A.Lepage: «Oui c\u2019est ma secrétaire, c\u2019est mon amour secret, je peux pas vraiment rentrer mon pénis dedans, mais si je pouvais, je l\u2019essayerais.» \u2014 Guy A.Lepage à District V «Ça va être dur de faire du cinéma maintenant parce que moi qui m\u2019embête sur les tournages, avec des metteurs en scène comme Claude Miller, je pouvais faire du cinéma.» \u2014 Guy Marchand, en réaction à la mort du cinéaste Claude Miller «Moi, je fais de la télévision, et si on me demande de le faire dans les conditions qui me conviennent, on verra.Mais j\u2019ai déjà fait autre chose dans la vie.» \u2014 Jean-Luc Mongrain, qui ne sait pas encore s\u2019il sera de retour à LCN à l\u2019automne, au journaliste Richard Therrien Jean-Luc Mongrain PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE PHOTO LA PRESSE CANADIENNE Voici Rosie, la nouvelle coanimatrice du talk-show de Pénélope McQuade.L\u2019animatrice retrouvera son studio mardi prochain avec de nouveaux musiciens, mais également de nouveaux collaborateurs dont Yves P.Pelletier et André Sauvé, qui viendront s\u2019ajouter aux MC Gilles et Martin Petit maintenant devenus des incontournables de l\u2019émission.Pour sa première semaine, Pénélope McQuade nous proposera de belles surprises: un duo de Véronic DiCaire et Lise Dion et le grand retour en chanson de Véronique Béliveau.Pénélope, à compter du mardi 10 avril à 21h sur les ondes Radio Canada.MOTS CROISÉS DES ARTS SOLUTION de la semaine dernière 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 www.nicolehannequart.com 1786 HORIZONTALEMENT 1 Pièce présentée jusqu\u2019au 28 avril au Théâtre d\u2019Aujourd\u2019hui.2 Papillon de Madagascar \u2013 Abattue à ras de terre.3 Longue et ennuyeuse énumération \u2013 Sans aucune valeur.4 Céans \u2013 Prénom de l\u2019interprète de Natalie dans Les Parent \u2013 S\u2019esclaffe.5 Qui ont vu le jour \u2013 Prénom de l\u2019animatrice de Soins intensifs, à Télé-Québec.6 Il a réalisé Cadavres exquis \u2013 Qui ont reçu un prix.7 Mantra \u2013 Album d\u2019Etta James (The .).8 Chalutier \u2013 Peintre et graveur belge né en 1860.9 Il a perfectionné la mécanique du piano \u2013 Pays en développement \u2013 Il est employé pour consolider les assemblages de menuiserie.10 Garde du sabre japonais \u2013 Film d\u2019Elia Kazan (À l\u2019est d\u2019.).11 Infusion \u2013 On peut la voir dans la pièce Les bonnes, présentée au Théâtre du Rideau Vert jusqu\u2019au 28 avril (.Turcot).12 Que l\u2019on ne peut montrer en public (pas .) \u2013 Se couvre de gouttes d\u2019humidité.VERTICALEMENT 1 Elle joue dans le film Miroir miroir.2 Prénom de l\u2019interprète de Sylvain dans Toute la vérité \u2013 Prénom de l\u2019interprète du cheikh Ali dans Lawrence d\u2019Arabie \u2013 Sert à appeler.3 Parties d\u2019un bobsleigh \u2013 Explorer de la main.4 On y forme des techniciens en aéronautique \u2013 Canards marins.5 Cigarillo \u2013 Langue râpeuse de la plupart des mollusques.6 (Au) milieu (de) \u2013 Une pointe \u2013 Rôle de Marc Messier dans Les Boys.7 Enduisit d\u2019une préparation colorée \u2013 Héros des BD de Michel Rabagliati.8 Initiales de celui qui anime C\u2019est juste de la TV \u2013 Se dit d\u2019une étoffe usée \u2013 C\u2019est-à-dire.9 Prénom de l\u2019interprète d\u2019Étienne dans Trauma \u2013 Peines pécuniaires.10 Délinquants \u2013 À partir de.11 Nommer à une fonction \u2013 Excepté.12 Rognures \u2013 Prénom de l\u2019actrice Zellweger.1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 S E R G E M A R Q U I S 2 O V A I R E A U T E L 3 L E S T E E T E I N T 4 I L E I O D E L A 5 T Y R A N N I S E E A 6 U N S T O T T S A R 7 D E T T E H A I G R 8 E A R E C R E N E E 9 S I R E E M I N E N T 10 A S I E I A N T E 11 A G E N T E N E E E 12 C O M T E S S E T A S www.nicolehannequart.com 1785 1 877 683-2325 operationenfantsoleil.ca Les petits miracles n\u2019arrivent pas seuls.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 18 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 7 A V R I L 2 0 1 2 Vivez l\u2019expérience photo vidéo en ligne 1 800 363 3535 Plus de 7000 Produits à un clic! ARTS ARTS VISUELS La Foire montréalaise d\u2019art contemporain sur papier est l\u2019événement d\u2019art visuel le plus fréquenté au Québec.Sa cinquième présentation, Papier 12, aura lieu du jeudi 12 au dimanche 15 avril sur la place des Festivals.Le chapiteau accueillera des oeuvres de 389 artistes provenant de 38 galeries d\u2019art canadiennes.ÉRIC CLÉMENT Julie Lacroix, la nouvelle directrice générale de l\u2019Association des galeries d\u2019art contemporain (AGAC) qui organise Papier 12, se réjouit.Organiser un tel événement n\u2019est pas simple, mais au moins, son équipe et elle ne travaillent pas dans le vide: l\u2019engouement pour l\u2019art à Montréal ne se dément pas.On l\u2019a constaté l\u2019automne dernier avec l\u2019affluence au Mois de la photo et encore le mois dernier, lors de l\u2019ouverture officielle d\u2019Arsenal, le nouveau complexe d\u2019art contemporain.«Il y a une effervescence nouvelle autour de l\u2019art contemporain et de l\u2019acte de collectionner, dit Julie Lacroix.Cela intéresse de plus en plus de monde.» Deuxième foire canadienne Les galeries d\u2019art s\u2019activent donc pour faire connaître leurs poulains lors de cette deuxième foire en importance au Canada.Sur les 38 galeries présentes cette année, une dizaine vient de l\u2019extérieur de la province.Parmi elles, on note pour la première fois la présence d\u2019une galerie de Halifax, Page&Strange.Il y a comme d\u2019habitude une forte représentation torontoise, avec sept galeries, notamment KWT Contemporary, Birch Libralato e t l a ga le r ie renommée Stephen Bulger, spécialisée dans la photographie contemporaine et historique.Parmi les artistes dont des oeuvres seront exposées et vendues, citons Nadia Myre, Marion Wagschal, Bal int Zsako, Derek Evans, Annie Baillargeon, Martin Bourdeau, Raphaëlle de Groot, René Derouin, Éliane Excoffier, Adad Hannah et même des oeuvres du célèbre photographe hongrois André Kertész.La foire présentera aussi un solo de sculptures de l\u2019artiste Shayne Dark juste à côté du chapiteau.« Il s\u2019agit d\u2019oeuvres présentées récemment à Sherbrooke, dit Julie Lacroix.Une danseuse en danse contemporaine, Elise Legrand, qui a été séduite par l\u2019exposition, a produit une chorégraphie inspirée de ces oeuvres.Elle fera une performance qui s\u2019appelle Les créatures de Shayne Dark.» On peut voir des extraits de la performance sur le site vimeo.Des visites guidées et une série de conférences et de tables rondes commanditées par la Fondation de la famille Claudine et Stephen Bronfman font partie de la programmation de Papier 12.«Il y aura chaque jour une table ronde avec cinq intervenants, notamment des collectionneurs de l\u2019événement Collectionner du Réseau Accès-Culture qui se déroule dans les maisons de la culture ce printemps», dit Julie Lacroix.Comme chaque année, des entreprises et des sociétés d\u2019État friandes d\u2019oeuvres d\u2019art font des promesses d\u2019achat avant l\u2019événement.Au moment d\u2019aller sous presse, quelque 70 000$ d\u2019acquisitions avaient été promis.Engagement d\u2019Hydro « Parmi les grands noms, Caisses populaires Desjardins et Senvest seront présents, dit Julie Lacroix.On a aussi de belles nouvelles, entre autres Hydro- Québec qui s\u2019est engagé à acheter pour 10% de son budget d\u2019acquisition à Papier 12 cette année, soit pour 20 000$.Loto- Québec avait acheté pour plus de 85 000$ l\u2019an dernier.Ils ont le même budget d\u2019acquisition cette année, mais ce n\u2019est pas une promesse d\u2019achat!» La foire Papier est l\u2019événement annuel d\u2019art visuel qui a le plus de retombées financières pour les artistes québécois.L\u2019an dernier, les ventes totales de Papier 11 ont atteint 695 000$ pour une affluence d\u2019environ 9000 personnes.Cette année, l\u2019AGAC vise accueillir 2000 visiteurs de plus.«En quatre ou cinq ans, la foire a fait des progrès énormes, dit Jean-François Bélisle, ex- di rec teu r généra l de l\u2019AGAC.Le grand défi, cette année, est de s\u2019assurer que la population connaisse l\u2019événement pour qu\u2019elle ait le réflexe de le visiter chaque année.» Comme toujours, l\u2019événement débute jeudi par une soirée VIP.Quelque 150 personnes ont déjà acheté un billet de 135$ pour avoir le privilège d\u2019être les premiers à voir.et surtout à pouvoir acquérir des oeuvres rares.Pour le public, la visite est gratuite et débutera le lendemain, vendredi, à midi.Infos : papiermontreal.com PAPIER 12 L\u2019art contemporain sur papier PHOTO FOURNIE PAR PAPIER 12 La foire Papier 12 présentera notamment un solo de sculptures de l\u2019artiste Shayne Dark juste à côté du chapiteau.«Il y a une effervescence nouvelle autour de l\u2019art contemporain et de l\u2019acte de collectionner.Cela intéresse de plus en plus de monde.» \u2014 Julie Lacroix, directrice générale de l\u2019Association des galeries d\u2019art contemporain llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 7 A V R I L 2 0 1 2 A R T S 19 Cette exposition est organisée par leWhitney Museum of American Art, New York, en collaboration avec leMusée des beaux-arts de Montréal, et avec le soutien de la Terra Foundation for American Art et de l\u2019Association des bénévoles du Musée.Lyonel Feininger (1871-1956), Carnaval (détail), 1908.Berlin, Nationalgalerie, Staatliche Museen.© The Lyonel Feininger Family LLC / SODRAC (2012).Photo bpk, Berlin /Jörg P.Anders / Art Resource, NY nocturnes les mercredis (à moitié prix) jusqu\u2019à 21h horaire des visites guidées disponible sur mbam.qc.ca/feininger gratuit pour les enfants de 12 ans et moins* *Accompagnés d\u2019un adulte.Non applicable aux groupes.«C\u2019est spectaculaire ce qu\u2019il fait.Un artiste extrêmement polyvalent.Il y a peu d\u2019artistes à ce point complets qui peuvent toucher à tout avec autant de réussite.» \u2013 C\u2019est bien meilleur le matin mbam.qc.ca/feininger D I R E C T E U R M U S I C A L K E N T NAGANO R É S I D E N C E DE L \u2019OSM MAI S ON SY M P H O N I QU E D E MONTR É A L Partenaires publics Collaborateur de saison Diffuseur officiel S A ISON 2012-2013 OSM COMME JAMAIS DÈS LE 7 MAI 2012 OSM.CA Si vous étiez une chanson?Je serais Pourquoi t\u2019es dans la lune des B.B.ou Space Oddity de David Bowie, parce que je suis très distraite.Autant, je peux être cartésienne et rigoureuse, autant je suis parfois une vraie blonde! Dans quel roman aimeriez-vous vivre?J\u2019aimerais vivre dans la collection Pour les nuls : le chapitre 5 du Sexe pour les nuls, le chapitre 3 de L\u2019argent pour les nuls, tous ceux de Culture générale pour les nuls ! Quel était votre premier disque et votre premier livre?On partait chaque année en voilier avec mon père.On s\u2019arrêtait dans toutes les marinas entre Montréal et le lac Champlain.Un été, j\u2019ai acheté Station to Station de David Bowie.Le premier livre qui m\u2019a marquée est La grosse femme d\u2019à côté est enceinte de Michel Tremblay.Ce livre a semé la graine de chroniqueuse en moi.Quelle est votre citation favorite ?«Tout ce qui résiste casse.» Josélito Michaud est souvent venu me visiter à l\u2019hôpital en réadaptation, après mon accident.Il m\u2019a dit cette phrase qui, m\u2019est, restée.Si vous ne pouviez plus pratiquer votre métier, quelle profession feriez-vous ?La semaine, je serais travailleuse humanitaire, et le week-end, j\u2019aurais une école de plongée, peut-être en Asie du sud-Est.Quel est votre dernier coup de coeur ?Le mouvement étudiant.Je le trouve bien organisé et il s\u2019exprime bien.Quel est votre dernier coup de gueule?Tous ceux qui gueulent contre les étudiants et qui se disent pris en otage.Je me demande si ce n\u2019est pas les mêmes personnes qui chialent contre l\u2019immobilisme des jeunes ! Quel est votre rêve le plus fou?Changer de pays, de carrière et me réinventer ailleurs.J\u2019ai ce fantasme-là ! Si je n\u2019avais plus mes parents, c\u2019est peut-être ce que je ferais.ARTS PHOTO NINON PEDNAULT, LA PRESSE Q R STÉPHANIE VALLET De retour pour la deuxième saison sur les ondes de Radio-Canada, Pénélope McQuade s\u2019est donné pour mission d\u2019avoir du fun, de moins réfléchir, de travailler moins fort et surtout d\u2019être moins rigoureuse!» En reprenant l\u2019été dernier le micro de France Beaudoin et de ses Bons Baisers de France à l\u2019antenne depuis six ans, Pénélope McQuade dit être sortie de sa zone de confort, mais désire cette année offrir un rendez-vous avec plus de variétés et de nouveautés.«Je suis sortie du monde culturel en entrant dans le monde de la politique et de la société à débattre à la télé.L\u2019année passée, j\u2019étais beaucoup dans ma tête .On était dans la continuité des dernières années avec France Beaudoin et l\u2019équipe était déjà à 90% composée quand je m\u2019y suis greffée.Tout le monde s\u2019est vite rendu compte que pour faire différent, il faut aussi une équipe différente.Alors, les musiciens ont changé, l\u2019équipe de réalisation et une partie du décor aussi», explique l\u2019animatrice.Pénélope McQuade sera épaulée par la conceptrice Manuelle Légaré (fille de Pierre Légaré), qui a travaillé pendant de nombreuses années avec Guy A.Lepage à Tout le monde en parle.C\u2019est donc sur un ton plus léger et avec humour, tout en gardant la formule classique du talk-show, que Pénélope McQuade fera son retour avec ses collaborateurs Mc Gilles, Martin Petit, André Sauvé et Chantale Lamarre.«L\u2019année 2012 est celle des fins du monde, que ce soit chez les Mayas ou pour certains groupes chrétiens.Alors, mes collaborateurs vont venir nous dire quoi faire avant la fin du monde.Tous les lundis, on aura aussi des numéros qui vont s\u2019appeler La minute de gloire, où on fera découvrir quelqu\u2019un qui fait quelque chose d\u2019assez inusité.On va aussi avoir des musiques des étés précédents, réactualisées, modernisées ou dans leur version la plus kitsch », ajoute-t-elle.Sa confession sur le divan: «J\u2019ai un projet télé qui supposerait que je voyage tout l\u2019automne, mais pour le moment.à suivre ! C\u2019est en développement, en attente de financement.» SUR LE DIVAN Pénélope McQuade MUSIQUE ORQUESTA TIPICA FERNANDEZ FIERRO J\u2019ai eu le bonheur de voir récemment ce collectif dans sa propre salle de spectacle de Buenos Aires où il se produit toutes les semaines.Cette dizaine de musiciens à l\u2019attitude rock and roll revisitent le tango de leur quartier avec trois bandonéons, une contrebasse, un violoncelle, des violons, un piano et un chanteur théâtral.L\u2019album Fernandez Fierro est disponible sur iTunes.IPAD YELLOW SUBMARINE Après le célèbre film d\u2019animation des années 60 et le livre plus récent, voici le livre interactif de Yellow Submarine pour iPad, iPhone et iPod Touch qu\u2019on peut télécharger gratuitement dans l\u2019iBookstore.Dessins magnifiques, animations, extraits du film et de chansons des Beatles, il y a là tout ce qu\u2019il faut pour faire un beau voyage \u2013en anglais \u2013 dans le célèbre sous-marin jaune.DVD AU FOND DES BOIS Sorti uniquement sur DVD chez nous, ce film de Benoît Jacquot met en vedette son actrice fétiche, Isild Le Besco.La soeur de Maïwenn (Polisse) y incarne une jeune femme du XIXe siècle séduite et enlevée par un homme des bois.À voir surtout pour l\u2019unique Le Besco dont le personnage, tout aussi mystérieux et pas moins manipulateur que celui de son ravisseur.TÉLÉSÉRIE LILYHAMMER Après avoir dénoncé un mafieux, Frank Tagliano demande la protection du FBI qui, à sa demande, l\u2019expédie en Norvège.Un choc des cultures très drôle, mené rondement par Steve Van Zandt, mieux connu comme le Silvio Dante des Soprano et le guitariste de Bruce Springsteen.On peut voir les huit épisodes de cette télésérie sur Netflix, le diffuseur de films sur le web.LECTURE LUZ OU LE TEMPS SAUVAGE Dans ce roman paru en 2000, l\u2019Argentine Elsa Osorio se sert brillamment de la fiction et du suspense pour raconter une période sombre de l\u2019histoire de son pays.Une jeune femme «adoptée » par un militaire pendant la guerre sale part à la recherche de ses origines et se découvre des liens avec des opposants au régime et une prostituée.Passionnant.CHOIX HEBDOS LA LISTE PLUS ULTRA D\u2019ALAIN DE REPENTIGNY llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 20 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 7 A V R I L 2 0 1 2 "]
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