La presse, 14 avril 2012, C. Arts
[" ARTS www.lapresse.ca/arts RADIO RADIO TROUVERSON «CHEZ-SOI» INTÉRIEUR PAGE 7 LES SIXTRAVAUX D\u2019AMALUNA PAGES 18 ET 19 BLOGUE Découvrez l\u2019actualité musicale et discutez-en dans notre blogue de musique sur lapresse.ca/ blogue-musique.Qu\u2019est-ce qui détermine ce que nous sommes?Notre bagage génétique?Notre entourage?Nos valeurs?Nos choix?S\u2019inspirant de l\u2019univers de Star Wars, la célèbre épopée galactique de George Lucas, la firme montréalaise X3 a conçu une exposition ludique qui explore les facettes visibles et moins visibles de l\u2019identité, présentée en première mondiale au Centre des sciences de Montréal.Darth Vader est déjà là et attend de vous placer face à votre destin: irez-vous vers lumière ou vers le côté sombre de la Force?Un reportage d\u2019Alexandre Vigneault à lire en pages 14 et 15 STAR WARS IDENTITÉS GRAHISME ET ILLUSTRATION KEVIN MASSÉ, LA PRESSE HUGO DUMAS CHRONIQUE CAPILLAIRE PAGE 2 MONTRÉAL SAMEDI 14 AVRIL 2012 NocturNes les mercredis (à moitié prix) jusqu\u2019à 21 h mbam.qc.ca/feiNiNger Cette exposition est organisée par leWhitney Museum of American Art, New York, en collaboration avec leMusée des beaux-arts de Montréal, et avec le soutien de la Terra Foundation for American Art et de l\u2019Association des bénévoles du Musée.Lyonel Feininger (1871-1956), Carnaval (détail), 1908.Berlin, Nationalgalerie, Staatliche Museen.© The Lyonel Feininger Family LLC / SODRAC (2012).Photo bpk, Berlin / Jörg P.Anders / Art Resource, NY ARTS Coucou les fashionistas branchouilles ! C\u2019est l\u2019heure de la rubrique top tendance mode beauté.Alors, les nouveaux cheveux de Pénélope McQuade, estce que l\u2019on craque vraiment grave?Ou trouve-t-on ça un peu trop néo-trash façon bobohipster- chic de Williamsburg?Bref, comme le disent si bien nos cousins français, la nouvelle coiffure de l\u2019animatrice de Radio-Canada, c\u2019est hot or not ?Trêve de langage de «modeux extrême », revenons sur les débuts du t alk- show de Pénélope McQuade, qui a repris l\u2019antenne cette semaine pour sa deuxième saison.Avouez-le: avant même que l\u2019animatrice n\u2019ouvre la bouche mardi soir, vous aviez scanné sa robe, son tatouage, son corps filiforme et sa tignasse blonde peignée vers l\u2019avant.C\u2019est extrêmement superficiel, oui, mais c\u2019est la réalité d\u2019une industrie basée sur l\u2019image.Personne n\u2019y échappe.Pas même les Céline Galipeau ou Sophie Thibault, qui exercent des professions dites sérieuses.Demandez aux artisans du showbiz, particulièrement aux femmes, quel type de commentaires ils ou elles reçoivent le plus après leur passage au petit écran.Les réponses débouleront comme ceci: tu étais trop maquillée, tu avais l\u2019air fatiguée, pourquoi ils t\u2019ont coiffée comme ça, qui a choisi tes vêtements, c\u2019est quoi ça ce rouge à lèvres-là ou tu leur diras de mettre la pédale douce sur le fond de teint la prochaine fois.Avec la haute définition, ou la haute démolition, comme la rebaptisent ses détracteurs, c\u2019est encore pire.On commente les rides, les cicatrices d\u2019acné, les boutons et même la grosseur des pores de la peau des gens qui défilent sur nos écrans plats.Jadis confinées à la machine à café, toutes ces observations aboutissent, depuis quelques années, sur les médias sociaux, qui les propagent en quelques secondes.Invitée mercredi soir chez Pénélope, Ariane Moffatt a bien résumé la situation actuelle : «Je le sais que nous sommes dans une ère où l\u2019on va parler de ma robe et de mes cheveux sûrement plus que de la chanson que j\u2019ai chantée.» Pénélope McQuade a aussi goûté à cette médecine 2.0 cette semaine.Au lieu de commenter la nouvelle disposition de son plateau qui favorise les échanges entre les convives, les discussions ont tourné, en grande partie, autour de sa chevelure.Je le sais, j\u2019ai moi-même participé \u2013 un peu \u2013 à cette conversation collective de salon de coiffure.C\u2019est dommage.Autant j\u2019aime l\u2019audace de Pénélope McQuade dans ses choix vestimentaires et capillaires, autant je me rends compte que cet aspect de sa personnalité lui a joué un mauvais tour cette semaine en prenant complètement le dessus sur son côté professionnel.Car Pénélope a bien fait ses devoirs.Son talk-show, par rapport à l\u2019an dernier, est beaucoup plus vivant et allumé.La reconfiguration du décor et l\u2019élimination des fauteuils en rangée rendent l\u2019émission plus conviviale, comme si l\u2019animatrice nous recevait dans son propre salon, son adorable Rosie à ses côtés.Et ça se voit que Pénélope McQuade est plus détendue dans cet environnement qui lui ressemble pas mal plus.Elle semble moins obsédée par la performance et on la sent plus encline à suivre ses invités dans leur univers, plutôt que de leur imposer une série de questions écrites sur des cartons.Maintenant, posez la question dans votre entourage: as-tu regardé Pénélope McQuade cette semaine?Assurément, sa «coiffe» reviendra sur le tapis.En télé, les apparences dominent et il faut toujours en tenir compte dans la construction d\u2019une émission.Aurait-il fallu que Pénélope arbore un look sévère de chef d\u2019antenne ?Non.Cela n\u2019aurait pas du tout collé avec son tempérament.Aurait-il fallu qu\u2019elle dompte un peu sa houppette?Peut-être.Ce type de commentaire futile a toujours existé.Mais il prend de plus en plus d\u2019importance.Tenez, je viens de pondre 700 mots sur ce sujet, somme toute, assez anodin.Et vous les avez lus jusqu\u2019au dernier.Qu\u2019est-ce que cela dit sur nous, collectivement ?Que nous vivons en 2012 et que le slogan «image is everything » de la société Canon, popularisé par le joueur de tennis André Agassi en 1990, est toujours aussi pertinent.Je lévite Avec les nouvelles pubs de TELUS.Vous savez, celle où une dame, visiblement malade, texte à son patron qu\u2019elle passe la journée au lit avec un Russe?Non, avec un rhume! Maudit autocorrecteur.Comment faiton pour l\u2019enlever ce bidule-là?Je l\u2019évite À ma manière, 11 grands succès de Marie-Chantal Toupin.La râleuse, euh, la rockeuse québécoise tombe dans tous les pièges associés à l\u2019album de reprises.Souvent, elle imite très mal le phrasé des artistes dont elle reprend la chanson.Parfois, elle dénature affreusement la pièce.Ajoutez à ça des arrangements dignes d\u2019un karaoké et un abus de trémolos irritants et vous obtenez un disque gênant, qui a l\u2019air d\u2019avoir été fabriqué sur le coin d\u2019une table.S Pour joindre notre chroniqueur : hdumas@lapresse.ca Chronique capillaire HUGO DUMAS CHRONIQUE PHOTO NINON PEDNAULT, LA PRESSE Pénélope McQuade a goûté à la médecine 2.0 cette semaine.Au lieu de commenter la nouvelle disposition de son plateau qui favorise les échanges entre les convives, les discussions ont tourné, en grande partie, autour de sa chevelure.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 4 A V R I L 2 0 1 2 Cuisine aromatique du printemps Découvrez toutes les recettes simplissimes du duo Chartier/Modat Offert en librairie ou sur librairie.lapresse.ca 3 « \u2026 pièce magnifiquement écrite\u2026 traduite avec humour et sensibilité par Monique Duceppe\u2026 un petit bijou\u2026 Tous les acteurs méritent d\u2019être applaudis, leur performance étant remarquable\u2026 Normand D\u2019Amour digne de mention\u2026 Emmanuel Bilodeau un pur ravissement\u2026mise en scène astucieuse et très efficace de Claude Maher\u2026 pièce remarquable à ne pas manquer.» Le Journal de Montréal « Vraiment très touchante\u2026 Magnifique scénographie\u2026 Distribution impeccable\u2026 Normand D\u2019Amour tellement juste, tellement intense\u2026 Emmanuel Bilodeau est parfait\u2026 vraiment très bonne production\u2026 » C\u2019est bien meilleur le matin, Première Chaîne « \u2026 mise en scène admirable\u2026 belle distribution\u2026 Gabriel Sabourin est admirable.» Samedi et rien d\u2019autre, Première Chaîne « \u2026 relève le défi d\u2019ébranler nos convictions\u2026 distribution talentueuse et très attachante.» patwhite.com Du 4 avril au 12 mai en collaboration avec de Lee Hall mise en scène de Claude Maher traduction de Monique Duceppe Marc Beaupré Emmanuel Bilodeau Normand D\u2019Amour Denis Houle Marie Michaud Mélanie Pilon Gabriel Sabourin Serge Thibodeau décor Michel Demers costumes Daniel Fortin éclairages Guy Simard vidéo Yves Labelle musique Michel Smith accessoires Normand Blais Les Peintres du charbon ARTS Dans sa tête, Andrée Lachapelle a parfois 5 ans, parfois 50 ans, mais rarement son âge, 80 ans.L\u2019âge, c\u2019est un état d\u2019esprit, dit celle qui a joué tous les rôles, de jeune première à femme mûre, de mère à grand-mère, et qui se prépare à devenir au théâtre une féministe de 76 ans en fin de vie, un personnage qui ressemble plus à son auteure Joyce Carol Oates qu\u2019à la lumineuse comédienne qui l\u2019incarne.NATHALIE PETROWSKI Sage comme une image au centre de la causeuse fleurie, Andrée Lachapelle semble à peine consciente de l\u2019objectif de l\u2019appareil photo qui la scrute et la mitraille à répétition.Nous sommes au deuxième étage du théâtre Prospero, rue Ontario, à une porte de PoutineVille, un bistro qui vend toutes sortes de déclinaisons de poutine.À l\u2019évocation du mot poutine, Andrée Lachapelle éclate de rire, racontant la première fois qu\u2019elle a osé goûter à une poutine.C\u2019était à Tadoussac à la fin des années 90 avec ses camarades de la tournée d\u2019Albertine en cinq temps, renversées d\u2019apprendre que la belle n\u2019avait jamais mangé de poutine de sa vie.Parce qu\u2019elle est une fille d\u2019équipe et qu\u2019elle n\u2019avait pas envie de passer pour snob, la comédienne a donc commandé et dégusté une authentique poutine.Autant dire que ce fut la première et la dernière fois qu\u2019une poutine devenait aussi intime avec Andrée Lachapelle.Assise à quelques mètres d\u2019elle, je l\u2019observe du coin de l\u2019oeil, impressionnée par son beau visage sur lequel le temps a laissé peu de traces, mais surtout par l\u2019incroyable lumière qui s\u2019en dégage et qui refuse de s\u2019éteindre, comme si Andrée Lachapelle était née avec une ampoule interne conçue pour durer mille ans.Je lui rappelle notre dernière rencontre dans un café de l\u2019avenue Laurier, la veille de son 75e anniversaire, et lui fais part de mon étonnement de savoir qu\u2019elle a maintenant 80 ans, 81 ans en novembre prochain.«Y\u2019a rien là, lancet- elle en rejetant sa tête en arrière avec un large sourire.Je suis en santé.Je fonctionne bien.Je suis heureuse.Mes trois enfants sont en santé.Quand je regarde autour de moi, tous ces gens mal pris ou mal en point, je remercie ma chance.» Plus tard dans la conversation, l\u2019actrice apportera une nuance à cette soi-disant chance qui bénit sa vie.«En réalité, dira-t-elle, je n\u2019ai pas eu une vie facile.J\u2019ai vécu beaucoup d\u2019épreuves.J\u2019ai vu mes frères mourir de maladie très jeunes, l\u2019un à 18 ans, l\u2019autre à 25 ans.J\u2019ai perdu l\u2019homme de ma vie et le père de mes trois enfants alors que je n\u2019avais que 30 ans.Mon métier a très certainement été mon amant le plus fidèle.Pour le reste, ça n\u2019a pas toujours été très drôle, mais je ne me suis jamais laissé abattre.J\u2019aurais pu tomber dans la frustration ou l\u2019amertume, mais je me suis toujours ressaisie et je n\u2019ai jamais hésité à replonger dans une nouvelle aventure.Peut-être est-ce parce que je suis un peu folle.Et si je ne suis pas folle, disons que j\u2019en ai beaucoup joué [des folles]», dit-elle dans un autre grand éclat de rire.L\u2019amour de Tchekhov Andrée Lachapelle rit beaucoup, semble légère, effervescente, un brin frivole, en un mot : blonde.Mais je la soupçonne de se servir de sa blondeur joyeuse comme d\u2019un écran de fumée pour cacher sa vraie nature ou, du moins, sa face plus sombre.Elle me le confirme à sa manière en affirmant que son auteur préféré, toutes catégories confondues, est Tchekhov, celui dont la petite musique triste est parfois impossible à jouer tant elle exige de finesse, de subtilité et de quasi-abnégation de ceux qui la jouent.Si Andrée Lachapelle était une pièce, ce serait La cerisaie de Tchekhov.Et si elle était un personnage: ce serait Lioubov Ranevskaia, la propriétaire de la cerisaie, une femme criblée de dettes, forcée de vendre aux enchères ses souvenirs sous les cerisiers en fleurs.«Je n\u2019ai pas eu la même vie qu\u2019elle, mais je m\u2019identifie beaucoup à elle.Je l\u2019ai jouée au théâtre il y a quelques années et je me souviens d\u2019être sortie de scène le soir de la première complètement défaite.J\u2019étais déçue de ne pas être allée assez loin.C\u2019est difficile de jouer Tchekhov.Il faut de la simplicité, de la retenue, un grand dépouillement.Il ne faut pas jouer.Il faut être.Ce n\u2019est pas toujours évident.» L\u2019éclipse En 1976, entre Un tramway nommé désir qu\u2019elle a joué à Paris et la mort de sa mère, Andrée Lachapelle s\u2019est enfuie en Europe de l\u2019Est par amour du théâtre.Pologne, Hongrie, Russie, Tchécoslovaquie, autant de pays que de théâtres où elle a vu des dizaines de pièces, dans des langues qu\u2019elle ne comprenait jamais, mais dont la musique et la musicalité la touchaient droit au coeur.Dernièrement, quand elle a appris qu\u2019elle jouerait dans une pièce de Joyce Carol Oates, elle a plongé dans l\u2019oeuvre immense de cette auteure qu\u2019elle ne connaissait que de nom, sans même savoir que Joyce Carol Oates était la lauréate du Grand Prix du festival littéraire Metropolis Bleu de 2012.Andrée Lachapelle ne sait pas encore si Joyce Carol Oates aura, au lendemain de la remise de son prix, le temps ou l\u2019envie de se rendre au Prospero voir la première version française de L\u2019éclipse.La comédienne serait très flattée de la savoir dans la salle.En même temps, en grande amoureuse des mots, Andrée Lachapelle pourrait très bien se satisfaire du monde que l\u2019auteure lui a fait découvrir à travers ses écrits sans jamais avoir à la rencontrer.« J\u2019ai tout appris dans les livres et au théâtre, affirme-t-elle.Comment vivre.Comment tomber amoureuse.Comment s\u2019assumer, comment refuser des choses, comment en accepter d\u2019autres.Je ne savais rien.Le théâtre et la littérature m\u2019ont tout appris.» Difficile pourtant de savoir ce que la comédienne a appris en jouant la Murielle de L\u2019éclipse, une féministe, frustrée de n\u2019avoir pu réaliser certains de ses rêves, qui vit avec sa fille, féministe d\u2019une autre génération.Entre deux délires, Murielle finit par comprendre qu\u2019elle doit partir pour que sa fille puisse enfin vivre.«Ce que j\u2019ai appris ?Quand il faut y aller, il faut y aller.J \u2019a ime beaucoup ma vie actuelle.Je suis très contente d\u2019avoir eu 80 ans.De m\u2019être rendue jusque-là.Et j\u2019avoue que je suis curieuse de savoir combien de temps tout cela va encore durer.En même temps si je deviens sénile ou gâteuse, je ne veux pas d\u2019acharnement thérapeutique, je veux qu\u2019on me laisse m\u2019en aller.» Pour toutes ses camarades de jeu, et dieu sait si elles sont nombreuses, les jeunes comme les moins jeunes, Andrée Lachapelle est un modèle, une source d\u2019inspiration, la preuve qu\u2019on peut vieillir en beauté et en sérénité et sans perdre ses moyens.À ce sujet, elle raconte que dans la vie de tous les jours, elle cherche ses mots et oublie le nom des gens.Sur scène pourtant, il n\u2019y a pas un mot, pas une réplique, pas une tirade qui lui échappe.On sent l\u2019immense fierté qu\u2019elle en retire.Pou r le res te , And rée Lachapelle affirme qu\u2019elle se lève chaque matin, heureuse d\u2019être en vie, émerveillée par le soleil comme la pluie, prête à passer une autre belle journée sur terre avec ses livres et l\u2019homme de sa vie et à repousser le temps, sur le pas de la porte, qu\u2019il attende encore un peu avant de fermer la lumière.ANDRÉE LACHAPELLE LA VIEILLESSE, CONNAIS PAS «J\u2019ai tout appris dans les livres et au théâtre.Comment vivre.Comment tomber amoureuse.Comment s\u2019assumer, comment refuser des choses, comment en accepter d\u2019autres.Je ne savais rien.Le théâtre et la littérature m\u2019ont tout appris.» PHOTO VALÉRIAN MAZATAUD, COLLABORATION SPÉCIALE «J\u2019aime beaucoup ma vie actuelle.Je suis très contente d\u2019avoir eu 80 ans.De m\u2019être rendue jusque-là.Et j\u2019avoue que je suis curieuse de savoir combien de temps tout cela va encore durer », raconte Andrée Lachapelle.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 4 A V R I L 2 0 1 2 A R T S 3 ARTS LECTURES CHANTAL GUY SIGNET Gel, hausse, gratuité.Tout le débat entourant la grève étudiante concerne l\u2019argent.L\u2019accessibilité au savoir, mais très peu le savoir en lui-même.Et dans ce conflit qui divise les étudiants, mais aussi la population, on comprend une chose: il y a ceux pour qui le savoir est une aspiration, et ceux pour qui c\u2019est un diplôme.Ceux pour qui les lieux du savoir devraient être des bastions de la pensée libre et de la transmission des valeurs fondamentales de notre société, et ceux pour qui il s\u2019agit d\u2019un tremplin vers la carrière, qui se doit d\u2019être «compétitif ».Deux livres à lire pour réfléchir dans ce printemps chaud: L\u2019empire de l\u2019illusion de l\u2019Américain Chris Hedges qui vient d\u2019être traduit chez Lux, et Je ne suis pas une PME du Québécois Normand Baillargeon, dans la collection Essai Libre de Poètes de Brousse.Hedges, journaliste au New York Times et Prix Pulitzer, livre l\u2019une des charges les plus violentes qu\u2019on ait pu lire sur la décadence de la culture américaine, dominée par l\u2019État-entreprise (un mot à utiliser contre « gouvernemaman »), et des valeurs carrément psychopathes qui font passer le Patrick Bateman de Bret Easton Ellis pour un prophète.Un chapitre est consacré à l\u2019éducation, « L\u2019illusion du savoir ».Hedges nous décrit la dérive épouvantable des institutions d\u2019élite américaines, où seuls peuvent étudier les enfants de l\u2019oligarchie, qui y apprennent surtout comment se tailler une place dans le système qui les avantage et jamais à le remettre en question.La mainmise des entreprises sur les départements \u2013 et vous pouvez être certains qu\u2019elles ne se précipitent pas sur les « humanités », agonisantes, mais les secteurs qui leur profiteront vraiment \u2013 et comment elles tiennent les recteurs par les couilles, recteurs qui passent plus de temps à les flatter pour maintenir leur financement et le standing de l\u2019institution, qu\u2019à s\u2019occuper d\u2019éducation.C\u2019est aussi dans cet te logique capitaliste que les étudiants voient l\u2019éducation comme un passage obligé vers le succès et l\u2019argent, et absolument rien d\u2019autre, et surtout pas pour d\u2019autres que pour eux-mêmes.Cette élite, c\u2019est Bush comme Obama, ce sont les banquiers de Wall Street et les dirigeants de multinationales.Hedges n\u2019y va pas de main morte: «Une culture se condamne elle-même à mourir si elle ne saisit pas l\u2019interaction essentielle entre morale et pouvoir, si elle confond sagesse et techniques de management et si elle ignore que c\u2019est à l\u2019aune de sa compassion qu\u2019on évalue une civilisation, et non à celle de son efficacité ou de sa consommation.La morale est le produit d\u2019une civilisation, mais les membres de l\u2019élite ne savent pratiquement rien de ces traditions, car ils sont, eux, le produit d\u2019un vide moral.» Enfin, le coup de grâce : «L\u2019élite du pouvoir est habitée par une foi aveugle dans le système politique et financier qui l\u2019a éduquée, l\u2019a enrichie et lui a conféré sa puissance.Elle est cependant incapable de résoudre les problèmes auxquels la société est confrontée.» C\u2019est que pour ça, il faut des idées générales \u2013 grandes, pourrait-on dire \u2013 que les spécialistes, dans leurs spécialisations, n\u2019abordent pas.La mission de l\u2019éducation Normand Baillargeon interroge dans son pamphlet ce «pacte faustien» que les universités québécoises sont en train de signer en se frottant de trop près à l\u2019entreprise, ce déchirement entre la «vie de l\u2019esprit » et les exigences de rentabilité qui deviennent la norme dans l\u2019enseignement supérieur.«S\u2019il est vrai que l\u2019université n\u2019avait aucunement répugné jusqu\u2019ici à entretenir des liens avec les institutions économiques et à leur apporter diverses contributions souvent appréciables, ce n\u2019est pas la même chose que d\u2019en adopter les normes, les principes et les modes de fonctionnement.Or, c\u2019est cela qui est radicalement nouveau et qu\u2019il s\u2019agit de comprendre au moment où le capitalisme lie son destin à celui de l\u2019économie du savoir et où l\u2019université, tout comme l\u2019éducation en général, est sommée de se repenser et de se remodeler selon les exigences propres à une telle économie.» Le débat dépasse largement la hausse de 1625$.Le véritable enjeu concerne la mission même de l\u2019éducation.Un étudiant n\u2019est pas seulement un futur employé, mais aussi un citoyen; lui aura-t-on donné les moyens de penser «en dehors de la boîte» économique?En lisant ces deux essais, on voit autrement ces images de manifestations à la télévision.Ces étudiants qui veulent franchir les piquets de grève, parce qu\u2019ils ne veulent pas perdre leur semestre, parce qu\u2019ils veulent leur diplôme, parce qu\u2019une carrière les attend.Certains les voient comme des jeunes lucides, responsables et mûrs, au contraire de ceux qui «jouent à la révolution».Ils sont en effet le fier produit de l\u2019éducation-entreprise et ils ont bien appris leurs leçons.S Pour joindre notre journaliste: cguy@lapresse.ca L\u2019université et le «pacte faustien» «La morale est le produit d\u2019une civilisation, mais les membres de l\u2019élite ne savent pratiquement rien de ces traditions, car ils sont, eux, le produit d\u2019un vide moral.» \u2014 Extrait de L\u2019empire de l\u2019illusion, de Chris Hedges Avec Griffintown, Marie Hélène Poitras propose un western poétique dans l\u2019univers des cochers du Vieux-Montréal, ces derniers cow-boys urbains au même tragique destin que leurs montures.Une virée dans le «Far-Ouest » qu\u2019on n\u2019est pas près d\u2019oublier.CHANTAL GUY L\u2019homme et la bête étaient présents dès son premier roman, Soudain le Minotaure, récit très dur d\u2019une agression, du point de vue de la victime et du point de vue de l\u2019agresseur, récompensé par le prix Anne-Hébert en 2003.Le meilleur prix qu\u2019on pouvait lui offrir, car il y a ce souffle poétique et cette violence «hébertiennes» qui traversent tous ses écrits.Cette fois, elle campe l\u2019intrigue dans un « Far-Ouest » montréalais où semblent se superposer les époques, le passé à la fois glorieux et douteux d\u2019un monde où les chevaux dominaient, jusqu\u2019à cette modernité qui les menace.On lit : «Comme les cochers, les chevaux qui échouent à Griffintown traînent plusieurs vies derrière eux.On les prend tels qu\u2019ils sont.C\u2019est pour eux aussi, bien souvent, le cabaret de la dernière chance.» Cela faisait des années que l\u2019écrivain rêvait de nous offrir ce magistral tour de calèche dans un univers qu\u2019elle connaît bien et que la plupart des Montréalais ne connaissent pas.Marie Hélène Poitras a conduit une calèche pendant deux étés, mais sa passion des chevaux remonte à loin.Enfant, elle vivait dans l\u2019Outaouais, il y avait une écurie pas très loin, elle a piaffé d\u2019impatience avant d\u2019avoir la taille requise pour pouvoir monter son premier cheval.«Tout de suite, j\u2019ai été folle de ça, se souvient-elle.Il y a beaucoup de petites filles qui ont ce casting, discrètes, sensibles, dans la lune, mais qui apprennent à maîtriser quelque chose de sauvage et de fougueux, et à s\u2019affirmer à travers ça.Je suis tombée à cheval un million de fois, j\u2019ai une grande cicatrice dans le dos, beaucoup de blessures.Mais j\u2019avais toujours envie de remonter.J\u2019aime les chevaux nerveux, qui ont le sang chaud.» Marie Hélène Poitras ressemble bien sûr à Marie, personnage central de Griffintown, une «pied-tendre» qui veut se tailler une place dans le cercle fermé et difficile des cochers.Par elle, nous découvrons une galerie de portraits pittoresques de ce milieu mystérieux, peuplé d\u2019hommes et de femmes qui en ont bavé.Plusieurs personnages sont inspirés de cochers qu\u2019elle a connus, et le roman est dédié à celui qui l\u2019a prise sous son aile.«Quand je dis que c\u2019est le lieu de la dernière chance, c\u2019est pour les chevaux comme pour les hommes qui les conduisent, précise-t-elle.Les cochers ont souvent leurs légendes, en raison du personnage qu\u2019ils jouent pour les touristes quand ils conduisent la calèche.Mais tu finis par connaître la vraie histoire.Un tel s\u2019en va en prison à l\u2019automne, tel autre revient d\u2019Afghanistan, un autre est un ancien itinérant.» Ce sont ces hommes qui lui ont offert sa plus belle expérience d\u2019écrivain, lorsqu\u2019elle a écrit la nouvelle La mort de Mignonne, qui donne son titre à son recueil de nouvelles paru en 2005.Mignonne, jument mythique, qui a traversé la ville dans une course folle, et dont le fantôme traverse Griffintown.« Quand Mignonne est morte, j\u2019ai écrit une nouvelle et je l\u2019ai donnée à Alice, l\u2019un des rares cochers dont je n\u2019ai pas changé le nom dans le roman.Je me souviens, cette journéelà, les cochers se passaient la nouvelle en dessous des bancs de calèche.Il y en avait qui pleuraient, d\u2019autres qui me disaient que j\u2019avais changé plein de détails.C\u2019est la plus belle expérience de lecture que j\u2019ai vécue comme auteure.» La littérature à bride abattue La passion de la littérature s\u2019est ajoutée à celle des chevaux lorsque Marie Hélène Poitras est allée étudier à Montréal, où elle a quand même rapidement déniché les écuries du Vieux- Montréal.Elle ne s\u2019étonne pas que les chevaux se retrouvent dans ses romans, ni qu\u2019elle les cherche dans d\u2019autres, comme De si jolis chevaux de Cormac McCarthy qu\u2019elle cite en exergue de Griffintown.«Lorsque tu mets un cheval dans un livre, c\u2019est tout le rapport aux instincts, au territoire et à l\u2019animal en nous qu\u2019on explore.Je fais attention de ne pas trop les \"anthropomorphiser\".Quelqu\u2019un m\u2019a dit un jour que je donnais une âme aux chevaux.Mais je ne sais même pas si j\u2019en donne une aux humains!» C\u2019est en se tournant vers le polar \u2013 un genre dont elle raffole \u2013 que le côté western de Griffintown lui est apparu.«Je me suis retapé les films Il était une fois dans l\u2019Ouest, Le bon, la brute et le truand.Tu as tout le temps une espèce de lyrisme qui traverse les images et la musique de Morricone, et je voulais rendre ce lyrisme à travers l\u2019écriture.» Pari tenu.Il y a à l\u2019intérieur des frontières de Griffintown des méchants qui traitent les hommes de chevaux comme des bêtes, alors que ceux-ci ne sont que tendresse pour elles, malgré la dureté de leur vie.C\u2019est que Griffintown est envahie par les promoteurs immobiliers.Les chevaux et leurs cochers vont-ils disparaître?«C\u2019est la question, dit Marie Hélène Poitras.Les chevaux font partie de notre histoire, ils ont été super importants à une époque.Est-ce que nous voulons protéger ça?À Québec, ils ont pris en charge les écuries, les calèches, les cochers.Il me semble qu\u2019avec le Vieux- Montréal sans calèches, il manquerait quelque chose.» MARIE HÉLÈNE POITRAS / Griffintown Une pied-tendre dans la ville PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Marie Hélène Poitras a conduit une calèche pendant deux étés, mais sa passion des chevaux remonte à loin.Enfant, elle vivait dans l\u2019Outaouais, il y avait une écurie pas très loin, elle a piaffé d\u2019impatience avant d\u2019avoir la taille requise pour pouvoir monter son premier cheval.Griffintown Marie Hélène Poitras Alto 210 pages «Les cochers ont souvent leurs légendes, en raison du personnage qu\u2019ils jouent pour les touristes quand ils conduisent la calèche.Mais tu finis par connaître la vraie histoire.Un tel s\u2019en va en prison à l\u2019automne, tel autre revient d\u2019Afghanistan, un autre est un ancien itinérant.» \u2014 Marie Hélène Poitras llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 4 A V R I L 2 0 1 2 ARTS MUSIQUE Jason Mraz est loin de sa vie beach bum zen de la Californie où il jouait de la guitare dans un café de San Diego au début des années 2000.Il est devenu une star de la pop, qui vend des millions d\u2019albums.Avec Love Is a Four Letter Word, il propose son quatrième disque en carrière.ÉMILIE CÔTÉ Au lendemain de sa performance sur le plateau de Star Académie, Jason Mraz enfile des entrevues dans un chic hôtel du centreville.Il fait froid dehors, mais le chanteur frêle garde son look californien de gars de plage avec une tuque enfoncée sur la tête.Sur un papier, il a griffonné le mot «love», avec la même typographie géométrique que sur la pochette de son nouvel album, Love Is a Four Letter Word.«J\u2019ai eu l\u2019image du art-work de l\u2019album en voyant les lettres du mot love dans une image avec un rectangle, un rond, un triangle et un carré (voir la pochette)», raconte-t-il.Si l\u2019amour peut être dans des formes géométriques, il peut être partout.C\u2019est ce qui importe davantage dans la vie, et si on le cherche, on va le trouver, clame le chanteur.Jason Mraz ne s\u2019en cache pas: il propose un album rassembleur, qui respire «le bonheur, l\u2019espoir, la beauté et l\u2019optimisme », avec des pièces à la fois sensibles et positives qui ont pour titre Living in the Moment, The Women I Love, I Won\u2019t Give Up et The Freedom Song.Il désire voir les gens chanter ses nouvelles chansons en choeur, avec un sourire sur les lèvres, à l\u2019image de son tube I\u2019m Yours, qui a défoncé les palmarès des radios en 2008.«Je veux faire du bien et faire une différence dans la vie de mes fans qui écoutent ma musique dans des moments heureux ou pour d\u2019autres quand ils ont besoin d\u2019un coup de pouce», dit-il.Musicalement, Jason Mraz n\u2019a pas voulu prendre de virage majeur, mais son mélange de ballades romantiques et de mélodies accrocheuses est bonifié d\u2019une touche soul créative et d\u2019un groove blues entraînant.«C\u2019est une continuité de l\u2019autre album», dit celui qui a travaillé avec le réalisateur Joe Chiccarelli (The White Stripes, My Morning Jacket).Sur sa chanson The World As I See It, il chante: Every man makes a difference/And every mother\u2019s child is a saint/From a bird\u2019s eye view I can see, we are spiralling down in gravity.Jazon Mraz a beau vendre des millions d\u2019albums, il mène une vie verte et crudivore plutôt que d\u2019avoir un quotidien de débauche rock\u2019n\u2019roll.Le musicien s\u2019inspire de son régime crudivore, lui qui possède une plantation d\u2019avocats.Associé à plusieurs organismes, Mraz a également participé à une mission environnementale en Antarctique, à l\u2019invitation d\u2019Al Gore, avec d\u2019autres personnalités comme Richard Branson.«J\u2019étais honoré, dit Mraz, qui a tenu un blogue sur son aventure (jasonmraz.com/ journal/2012/on-thin-ice).«C\u2019est simple, mais tout ce que nous faisons pour l\u2019environnement fait une différence.Et en allant en Antarctique, tu vois que l\u2019impact n\u2019est pas nécessairement à côté de toi.Tu vois la fonte des glaces et l\u2019effet sur les animaux et l\u2019écosystème.» Jason Mraz, dont la maison solaire est neutre en émissions de carbone, prépare par ailleurs un film sur son expérience en Antarctique.Mais revenons à la musique pour souligner que Jason Mraz ne sera pas de retour en spectacle à Montréal dans le cadre du festival Osheaga, mai s au Centre Bel l , le 8 septembre.C\u2019est l\u2019artiste Christina Perri qui assure la première partie de son Tour Is a Four Letter Word.JASON MRAZ / Love Is a Four Letter Word Messager de l\u2019amour POP-ROCK JASON MRAZ LOVE IS A FOUR LETTER WORD ATLANTIC/ WARNER En magasin mardi PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Jason Mraz propose un album rassembleur, qui respire « le bonheur, l\u2019espoir, la beauté et l\u2019optimisme».«Je veux faire du bien et faire une différence dans la vie de mes fans qui écoutent ma musique dans des moments heureux ou pour d\u2019autres quand ils ont besoin d\u2019un coup de pouce.» \u2014 Jason Mraz llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 4 A V R I L 2 0 1 2 A R T S 5 156 activités 10pays 5 langues JEUDI 19 AVRIL 17 h 30 Mille mots d\u2019amour Mille mots d\u2019amour en lecture et en chanson au profit de l\u2019organisme Les Impatients.Pendant une heure, Kim Thúy, Sylvie Tremblay, Geneviève Paris et Alain Labonté font la lecture de lettres d\u2019amour issues des coffrets Mille mots d\u2019amour.Tout cela, enrobé de quelques chansons.19 h Le bateau phare Rendez-vous littéraire qui permet de naviguer sur l\u2019océan de livres qui nous entoure.Conçue comme un plateau d\u2019émission littéraire, la rencontre se déploie autour d\u2019un thème.Des écrivains discutent de la littérature, de leur travail, de la vie, du monde tel qu\u2019il va.Avec Ananda Devi, Patrice Lessard, Olivia Rosenthal, Jocelyne Saucier.Animé par Marie- Andrée Lamontagne.20 h 30 Read dating: un événement littéraire joue les entremetteurs Three Matches et Metropolis bleu vous proposent de rencontrer l\u2019âme soeur, amoureux des livres.Venez rencontrer des participants du festival avec votre livre préféré sous le bras, suivant le concept du speed-dating : une nouvelle rencontre toutes les 7 minutes ! Vous pouvez débattre sur Dostoïevski, discuter sur Tolstoï et même flirter sur Kipling.Les profits seront reversés à la Fondation Metropolis bleu.VENDREDI 20 AVRIL 20 h 30 Saint-Denys Garneau Bien que l\u2019oeuvre intégrale du poète québécois Saint-Denys Garneau ait été modeste, sa réputation ne cesse de prendre de l\u2019ampleur chaque jour.Winston McQuade prête sa voix lors d\u2019une séance de lecture de poèmes dans un cadre intime et feutré.SAMEDI 21 AVRIL 15 h Le roman noir se met à table Lupin et le champagne, Brunetti et le tiramisu : nombreux sont les personnages de romans policiers appréciant la bonne chair.Avec Jean-Jacques Pelletier, Chrystine Brouillet vous propose un parcours des oeuvres des auteurs gourmands.Présentation d\u2019une courte histoire des poisons et de succulentes anecdotes sur le champagne ! 17 h 30 Écrivains en péril: Eduardo Manet Eduardo Manet, écrivain francocubain, quitte Cuba dans les années cinquante et s\u2019exile en Europe afin d\u2019y entamer une nouvelle vie d\u2019écrivain.Une discussion intime sur la fuite et la quête d\u2019inspiration.Animé par Jean Fugère.À la librairie Las Américas.18 h 30 Face à face avec la gagnante du Grand Prix Metropolis bleu 2012 Joyce Carol Oates Ne manquez surtout pas l\u2019entrevue de Joyce Carol Oates, gagnante du Grand Prix Metropolis bleu 2012, par Eleanor Wachtel.Cette soirée promet d\u2019être l\u2019événement littéraire de la saison avec l\u2019un des écrivains contemporains les plus connus et prolifiques.Entrevue en anglais, questions bilingues.À la Grande Bibliothèque.DIMANCHE 22 AVRIL 13 h Translam Unanimement adulé et apprécié, un favori du public revient cette année : le célèbre Translation Slam au Festival Metropolis bleu.Avec Francis Catalano, Diego Creimer et Antonio D\u2019Alfonso.14 h 30 Devenir un écrivain Comment ces auteurs en sont-ils venus à l\u2019écriture et quelle importance cela avait-il pour eux de se faire publier ?Avec France Daigle, Perrine Leblanc et Jocelyne Saucier.Animé par Caroline Montpetit.Jocelyne Saucier ©Cyclopes Chrystine Brouillet ©La Haye Joyce Carol Oates ©Eva Haggdahl Ananda Devi Patrice Lessard ©D.Lafond Kim Thuy ©Sarah Scott Hôtel OPUS 10, rue Sherbrooke Ouest St-Laurent La programmation du Festival Metropolis bleu et du Festival des enfants TD-Metropolis bleu est disponible au metropolisbleu.org Info Festival : 514-937-BLEU Billets en vente sur le réseau Admission ARTS MUSIQUE Le temps vient à bout de bien des choses : de l\u2019amour, de l\u2019indignation et parfois même de nations entières.À cet effritement apparemment inéluctable, Le vent du nord oppose Tromper le temps, un disque qui commence par un cri de victoire.ALEXANDRE VIGNEAULT Qu\u2019un groupe de musique traditionnelle fasse référence à l\u2019histoire ancienne tombe sous le sens.Que Le vent du nord écrive une Lettre à Durham en 2012 sous la forme d\u2019une chanson à répondre a néanmoins quelque chose d\u2019inusité.Faire du vieux avec du neuf n\u2019est pas dans l\u2019ordre des choses, sans compter que, par sa seule existence, la chanson montre encore combien l\u2019administrateur colonial s\u2019est mépris sur l\u2019avenir du français en Amérique.Intituler leur septième disque Tromper le temps, c\u2019est bien sûr une manière pour Nicolas Boulerice, Olivier Demers, Simon Beaudry et Réjean Brunet de rappeler que, un peu moins de 200 ans après le tristement célèbre rapport Durham, on parle et on chante encore en français au Québec.Une fierté que les musiciens du Vent du nord ressentent aussi sur le plan strictement personnel.«Faire de la musique traditionnelle québécoise depuis 10 ans, chanter en français et en vivre en faisant partie d\u2019un seul groupe, pour moi, c\u2019est aussi ça tromper le temps», affirme d\u2019ailleurs Simon Beaudry, qui joue de la guitare et du bouzouki au sein de ce fleuron de la musique traditionnelle québécoise.Se montrer fier de ses racines n\u2019est pas incompatible avec l\u2019ouverture sur le monde.Le 21 janvier dernier, quelques semaines après avoir souligné sa première décennie d\u2019existence au Club Soda, le quatuor québécois a d\u2019ailleurs été l\u2019hôte d\u2019un concert spécial du festival Celtic Connections de Glasgow au cours duquel il a joué avec les groupes Vasen (Suède), Dervish (Irlande) et Breabach (Écosse).Simon Beaudry ne trouve pas étonnant que son groupe ait fait l\u2019objet d\u2019un tel hommage au Royaume-Uni.«On fait 80% de nos concerts à l\u2019extérieur du Québec, souligne le musicien, qui jouera de l\u2019Alaska à la Nouvelle- Zélande au cours des prochains mois.Un concert comme ça aurait été plus surprenant pour nous s\u2019il avait eu lieu au Québec.» Du vieux avec du neuf Tromper le temps sonne comme un retour à la normale pour Le vent du nord après un détour symphonique qui a donné lieu à un magnifique album en 2010.Son nouveau disque aligne de nouveau des chansons à répondre, des reels et des complaintes nourries aux violons, à la guitare, à l\u2019accordéon et à la vielle à roue.Sous cet apparent retour à un son connu, on déniche néanmoins quelques nouveautés, comme de la guitare électrique atmosphérique dans Le diable et le fermier \u2013 où il est question de l\u2019exploitation des richesses \u2013 ou un piano presque jazz dans La soirée du hockey.On remarque surtout que les compositions originales occupent une place grandissante dans le répertoire du groupe.La difficulté de trouver du nouveau dans le répertoire festif, qui a beaucoup été mis de l\u2019avant par les ensembles québécois ces dernières décennies, explique en partie la présence de ces chansons nouvelles faites dans un style ancien sur Tromper le temps.«On a tous des influences diverses, ajoute par ailleurs le guitariste.Mais ça ne veut pas dire non plus que le prochain disque sera plus pop ou qu\u2019il y aura encore plus de guitare électrique.» Simon Beaudry n\u2019entend pas s\u2019éloigner de la musique traditionnelle \u2013 « j\u2019ai baigné là-dedans toute ma vie», dit-il \u2013, mais il entrevoit néanmoins un changement de dynamique avec le répertoire.«Ce n\u2019est plus juste du folklore, mais aussi de la musique inspirée du folklore, croit-il.On est rendu à se dire que la musique traditionnelle va devenir une musique qu\u2019on aborde davantage comme un style que comme un répertoire dans les années à venir.» LE VENT DU NORD / Tromper le temps Souffle nouveau TRAD LE VENT DU NORD TROMPER LE TEMPS BOREALIS PHOTO JOCELYN BERNIER, LE SOLEIL Après un détour symphonique en 2010, le nouveau disque de la formation Le vent du nord renoue avec les chansons à répondre, les reels et les complaintes nourries aux violons, à la guitare, à l\u2019accordéon et à la vielle à roue.«Faire de la musique traditionnelle québécoise depuis 10 ans, chanter en français et en vivre en faisant partie d\u2019un seul groupe, pour moi, c\u2019est aussi ça tromper le temps.» \u2014 Simon Beaudry 6 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 4 A V R I L 2 0 1 2 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS MUSIQUE Les trois amis de Radio Radio ralentissent le rythme avec leur troisième album Havre de Grâce, fait avec des amis entre un chalet de la Louisiane et le bord d\u2019un lac en Nouvelle-Écosse.C\u2019est un album plus introspectif et varié dans les styles, mais Arthur Comeau, Gabriel Malenfant et Jacques Doucet assurent que ce sera autant le party sur scène.Entretien philosophique avec le trio acadien électro-rap chiac dans une maison de thé du Vieux-Montréal.ÉMILIE CÔTÉ Arthur Comeau, Gabriel Louis Bernard Malenfant et Jacques Alphonse Doucet nous donnent rendez-vous dans une maison de thé du Vieux-Montréal.L\u2019endroit est calme, zen.Derrière notre table, une chute d\u2019eau coule au son d\u2019une musique chinoise.C\u2019est justement le sentiment que nous avons éprouvé en écoutant Havre de Grâce.Comme si les membres du trio électrorap acadien avaient décidé de s\u2019arrêter pour faire le point.\u2014 Plus instropectif et groundé votre disque, les gars?«Des chaleurs, des studios et des amis», résume Jacques.Radio Radio a enregistré du matériel à Montréal, mais surtout dans un chalet en Louisiane baptisé Floating Light, de même que dans un «camp» au bord d\u2019un lac en Nouvelle-Écosse.«Rien n\u2019était planifié» pour la préparation du troisième album, indique Radio Radio.«Nous sommes allés au festival international de Louisiane à Lafayette l\u2019an dernier et nous sommes tombés amoureux de la place, raconte Gabriel.En étant acadiens, il y a un lien d\u2019appartenance qui existe.un lien familial de générations.Ce sont des music lovers tout court et il y a des partys enflammés.donc pour nous, la Louisiane est un perfect match.» « En plus, les gens nous comprennent quand on parle là-bas!», ajoute Jacques.Un an a séparé les séances d\u2019enregistrement entre la Louisiane et la Nouvelle-Écosse, alors le son de Havre de Grâce a évolué.«Un album, tu ne peux pas le planifier.C\u2019est comme quand t\u2019abordes une fille.Tu plonges», illustre Gabriel.Cela explique pourquoi Radio Radio affirme que c\u2019est son album le plus «éclectique» (sonorités country, cajun et acid jazz) avec un «son plus vaste».«C\u2019est peut-être moins trashy que des chansons comme Jacuzzi et Kenny G-Non Stop, mais c\u2019est toujours la fête », signale Arthur.Havre de grâce comprend même t rois chansons de lovers, dont Chambralit, où les gars chantent avec leur chiac unique: C\u2019est la Big Dipper vico sipper/Veux-tu voir le Milky Way/ Good To The Last Drop/Worry-pas du life struck.Plusieurs invités Les gars de Radio Radio ont beaucoup tourné avec les chansons de Belmundo Regal, ici comme ailleurs en Europe, au Mexique et aux États-Unis.Avec Havre de Grâce, ils ont voulu faire état des rencontres qu\u2019ils ont chéries au fil du temps.Poncho French figure sur deux pièces.«Poncho French a deux vitesses: over drive et super vite.Il a un volume et c\u2019est olé super fort.Il a tellement d\u2019énergie.Il est high on life », dit Jacques.La poète acadienne Georgette Leblanc, lauréate du prix Félix- Leclerc, entre en selle sur le premier extrait, Galope.Il y a également des intrumentations de Julien Sagot, Stéphane Bergeron, Éloi Berthelet et de l\u2019accordéoniste Horace Trahan, qui ajoute une touche unique à la chanson Y\u2019en a qui connais.Mamoru Kobayakawa a également joué de la basse sur quelques pièces par hasard, lui qui devait tourner un film avec des «grosses têtes en papier mâché comme dans le clip de Lisa LeBlanc», indique Jacques.En ent rev ue , A rt hu r Comeau, Gabriel Louis Bernard Malenfant et Jacques Alphonse Doucet sont connus pour jouer les comiques, mais ils sont également capables de paroles philosophiques et sages : «Laisser les choses se placer d\u2019elles-mêmes », « les faire pour des bonnes raisons» et la «métaphysique» de la musique.\u2014 C\u2019est ça, le Havre de Grâce?«Poncho vient du Maryland.On conduisait ensemble des États-Unis pour le show du 16 décembre et on a vu une ville appelée Havre de Grâce», raconte Arthur.«Le mot te force à ralentir, poursuit-il.Si t\u2019es on the run, c\u2019est un sentiment d\u2019accueil et de chaleur.» «C\u2019est un état, une place où t\u2019as la paix.où tu reviens à la source », renchérit Gabriel.Et Arthur de conclure:«Quant tu voyages beaucoup, t\u2019as pas besoin d\u2019une maison, mais t\u2019as besoin d\u2019un chez-vous.Et si tu peux le créer dans un son.» RADIO RADIO / Havre de Grâce Trouver son «chez-soi » intérieur HIP-HOP RADIO RADIO HAVRE DE GRÂCE BONSOUND En magasin mardi PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Les gars de Radio Radio ont beaucoup tourné avec les chansons de Belmundo Regal, ici comme ailleurs.Avec Havre de Grâce, ils ont voulu faire état des rencontres qu\u2019ils ont chéries au fil du temps.«Un album, tu ne peux pas le planifier.C\u2019est comme quand t\u2019abordes une fille.Tu plonges.» \u2014 Gabriel Louis Bernard Malenfant llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 4 A V R I L 2 0 1 2 A R T S 7 mis en scène par diane paulus prÉsenTÉ par commandiTaires officiels parTenaires mÉdias Dès le 19 avril vieux-Port de Montréal billets en vente Maintenant cirquedusoleil.com reHausseZ VoTre eXpÉrience eT ViVeZ une soirÉe vip Rouge™.PreMière MonDiale ARTS MUSIQUE Le Festival Musique Multi-Montréal investit de nouveau la Plaza St-Hubert jusqu\u2019à samedi prochain avec sa programmation faite de rythmes du monde, de chanson et de jazz.Inauguration ce soir au Théâtre Plaza en compagnie du folkloriste Nicolas Pellerin& Les Grands Hurleurs et du groupe MAZ, qui offre sa propre définition du renouveau trad québécois.PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE MAZ se situe « entre jazz modal électrique et musique traditionnelle québécoise acoustique », nous précise son fondateur, le compositeur et guitariste Marc Maziade.Fusion de jazz et de trad ?Évidemment qu\u2019on songe à la Bottine Souriante, qui a connu ses beaux jours en équipant sa musique festive d\u2019une rutilante section de cuivres façon big band.«La Bottine est allée chercher l\u2019époque swing du jazz, ajoute Maziade.Ce faisant, ils rappelaient l\u2019époque où le jazz était une musique de danse, et c\u2019est là à mon sens le lien de parenté primordial entre notre musique traditionnelle et le jazz : la danse.» Et avant la Bottine, feu Yves Albert, autre précurseur de la rencontre entre jazz et tradition québécoise, ainsi que les enregistrements du violoneux Jos Bouchard, «si tu veux remonter plus loin dans le temps», dit Maziade.«À l\u2019époque où il enregistrait [de la fin des années 30 à la fin des années 50], il se faisait accompagner par un guitariste, dont on reconnaît la touche jazz, la \"walking bass\", les motifs.C\u2019est clairement une de mes inspirations.» Là où la Bottine Souriante cherchait à user nos semelles, MAZ tente de susciter un autre type d\u2019écoute de la part de son auditoire.L\u2019approche du quartet, explique le fondateur, «est davantage inspirée de l\u2019ère \"cool jazz\", pour ainsi dire.C\u2019est un voyage plus méditatif, qui ne renie cependant pas le côté dansant des deux styles musicaux.Côté jazz, nos influences sont plus électriques, voire même funk, façon Herbie Hancock.» Ladémarche, ajouteMaziade, est très inspirée du new grass revival des années 70 et 80 défendu par Béla Fleck, ou encore de la modernisation du répertoire klezmer opérée par un John Zorn.Mais restons humbles : si MAZ n\u2019atteint pas le niveau de virtuosité du premier, ni la vision avant-gardiste du second, la proposition est par contre aussi séduisante que pertinente.«L\u2019idée n\u2019est pas de transformer la musique traditionnelle québécoise ou d\u2019en faire des collages avec d\u2019autres genres musicaux, mais plutôt de la rendre moderne à nouveau.Comment amener la musique traditionnelle ailleurs sans pour autant la métisser, la maquiller?» Des musiciens bien enracinés Fondé en 2007 grâce à une invitation lancée par le festival Sainte-Rose en Blanc au Lavallois Maziade, MAZ est le produit de quatre musiciens bien enracinés dans les scènes jazz et world montréalaises.Le violoniste et mandoliniste Pierre-Olivier Dufresne peut être entendu au sein de Gadji Gadjo.Benoît Coulombe, à la contrebasse, et Gabriel Godbout-Castonguay, claviers et Rhodes, rencontrés à l\u2019université, baignent tous deux dans la scène jazz montréalaise.«Ado, j\u2019ai fait de la musique populaire.Puis un DEC en musique classique, un bac en arrangement jazz à Concordia, puis une maîtrise en composition à l\u2019Université de Montréal qui portait sur la composition de musique traditionnelle.» C\u2019est à travers cette trajectoire éclectique que Marc Maziade a découvert des liens entre le jazz modal, la musique classique et la musique traditionnelle québécoise.« À force de m\u2019éparpiller partout, j\u2019ai fini par trouver un sens à ce projet.MAZ, c \u2019est l\u2019opposition entre le côté acoustique, celtique, de la mandoline et du violon, et le jazz plus exploratoire, moderne et électrique de la guitare, du Moog, du Rhodes.» Peu connu ici, MAZ a pourtant déjà été remarqué sur le circuit folk.Son premier disque, Télescope, paru l\u2019année dernière, était en nomination aux Junos dans la catégorie Meilleur album \u2013 instrumental.Un second disque est déjà en chantier, et le quartet a déjà les yeux rivés sur le circuit des festivals folk pour répandre sa captivante vision de notre héritage musical.MAZ, ce soir à 20h au Théâtre Plaza.Deuxième partie : Nicolas Pellerin&Les Grands Hurleurs FESTIVAL MUSIQUE MULTI-MONTRÉAL / MAZ Trad modal pour temps modernes PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Le contrebassiste Benoît Coulombe, le violoniste et mandoliniste Pierre-Olivier Dufresne, le guitariste Marc Maziade et le claviériste Gabriel Godbout-Castonguay forment MAZ, groupe qui fait se rencontrer jazz et musique traditionnelle.> Grand ConcertMMM de samedi prochain En clôture du Festival Multi- Montréal, on nous sert le klezmer façon jazz avec l\u2019ensemble Nozen (avec Samian Nisenson au saxophone, Bernard Falaise à la guitare, Pierre Tanguay à la batterie, entre autres), qui proposera de nouvelles compositions, accompagné pour une première fois de la chanteuse Michelle Heisler.La première partie sera assurée par l\u2019orchestre Mehdi Nabti&Nass Lounassa et la chanteuse Irem Bekter.> Lancement de l\u2019album Egologico Recycle de Rommel Ribiero Dans la série Les Étoiles montantes du festival, présentée au Petit Medley, on ira découvrir la chanson du jeune Montréalais aux racines brésiliennes Rommel Ribiero ce lundi, 20h.Dans la grande lignée des étoiles du MPB que sont Veloso, Lenine et Gil, Ribiero expose sa pop lusophone dans un kaléidoscope d\u2019influences africaines, latines, afro-américaines et jamaïcaines.> 6@8 Jazz du Monde Le bon plan de cette présentation du Festival : quatre spectacles gratuits présentés au Gainsbarre à l\u2019heure de l\u2019apéro.Dans l\u2019ordre: le trio du pianiste d\u2019origine guadeloupéenne Sylvain Ransy (dimanche), le duo formé par Nathalie Cora et Diely Mori Tounkara (lundi), l\u2019afrojazz du trompettiste Elias Kokou Damawou (mardi) et, enfin, le trio de Harold Faustin.Vous a-t-on dit que c\u2019était gratuit?\u2014Philippe Renaud, collaboration spéciale Infos : www.festivalmmm.ca À NE PAS MANQUER AU FESTIVAL MMM «L\u2019idée n\u2019est pas de transformer la musique traditionnelle québécoise ou d\u2019en faire des collages avec d\u2019autres genres musicaux, mais plutôt de la rendre moderne à nouveau.Comment amener la musique traditionnelle ailleurs sans pour autant la métisser, la maquiller ?» \u2014 Marc Maziade TOUS LES SCÉNARIOS\u2026 CINÉMA Tous les samedis dans La Presse llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 4 A V R I L 2 0 1 2 CINÉ-CONFÉRENCE AVEC LIONEL ET CYRIL ISY-SCHWART L\u2019INDE «AU MILLIARD DE REGARDS» UN VOYAGE INOUBLIABLE! SORTEZ VOIR LE MONDE 2011.2012 514 521.1002 1800 558.1002 LesGrandsExplorateurs.com Longueuil Théâtre de la Ville 14 et 15 avril Laval Salle André-Mathieu 17 au 26 avril LaPrairie École de la Magdeleine 30 avril et 1er mai RÉSERVEZ VOTRE SIÈGE MAINTENANT! Pygmalion 14 Avril 19h30 Marie-Élaine Thibert fête ses 30 ans avec Rêves d\u2019enfants 18 Avril 20h00 Joan Bluteau chante Dalida 21 Avril 20h30 Paris Vagabonde 28 Avril 20h30 ChubbyCheckeretTheWildcats 12 mAi 20h30 Simplement Broadway 2 JUiN 20h30 514 770-7773 5723, av.du Parc Forfaits souper-spectacle et prix de groupe disponibles Location du théâtre 514-268-7069 theatrerialto.ca 1er et 2 juin 2012 - 1248, av.Bernard Ouest, 514 495-9944 Réseau Admission : 514 790-1245 \u2022 www.admission.com EN SPECTACLE PARTOUT AU QUÉBEC PAGE FACEBOOK: SPECTACLES AU QUÉBEC \u2022 PREMIER CIEL PRÉSENTE HARMONIUM www.partoutauquebec.com autorisé par serge Fiori MONTRÉAL \u2022 QUÉBEC \u2022 SHERBROOKE \u2022 TROIS-RIVIÈRES PREMIER CIEL P R É S E N T E HARMONIUM IDÉE-CADEAU POUR LA FÊTE DESMÈRES ARTS MUSIQUE Chris de Burgh est né en Argentine, a grandi en Écosse et a vécu en Afrique avant de s\u2019établir en Irlande.Faut-il s\u2019étonner que ses chansons soient plus populaires au Brésil, en Russie, en Allemagne et au Québec que dans les grands marchés anglophones ?ALAIN DE REPENTIGNY Chris de Burgh est un conteurné.Son deuxième album qui l\u2019a révélé chez nous dans les années 70 s\u2019intitulait Spanish Train and Other Stories, et il a rappliqué l\u2019an dernier avec Moonfleet and Other Stories.S\u2019il porte le nom de sa mère, explique-t-il, c\u2019est parce qu\u2019il se passionne pour les plus de 1000 ans d\u2019histoire de la famille de Burgh qui compte parmi ses illustres membres Guillaume le Conquérant et l\u2019évêque de Bayeux.Paradoxalement, malgré le succès planétaire de sa ballade des années 80 The Lady In Red, ce n\u2019est pas en Angleterre et surtout pas aux États-Unis que ses contes en chansons ont séduit les fans qui lui ont permis de vivre de son art depuis près de quatre décennies.«À ce jour, j\u2019ai dû chanter dans 34 ou 35 pays, dit-il de Munich où il fait la promotion de sa prochaine tournée européenne.Mon premier album a marché en Amérique du Sud, mais nulle part ailleurs.À l\u2019époque de Spanish Train, un représentant canadien de la compagnie de disques A&M m\u2019a averti qu\u2019il se passait un phénomène très étrange au Québec.À l\u2019époque, CHOM faisait jouer des albums au complet et Montréal est devenu un tremplin pour plusieurs artistes comme moi et Supertramp.La dernière fois que j\u2019ai chanté à Montréal, au Saint-Denis en 2005, le public s\u2019est levé et m\u2019a acclamé pendant environ quatre minutes.J\u2019en avais les larmes aux yeux.Et ça va se répéter.Je ne sais pas si c\u2019est parce que je parle français, à cause du son de ma voix ou de mes mélodies, mais ils adorent ce que je fais.» Avant de chanter à Montréal, de Burgh s\u2019arrêtera à Sherbrooke et à Québec.«Il y plusieurs années, je pouvais chanter devant 150 spectateurs dans une foutue boîte de Seattle, mais on me disait: \"T\u2019en fais pas, quand tu vas arriver à Montréal.\" On pouvait jouer deux ou trois soirs au Forum ou une semaine au Saint-Denis ou encore à la Place des Arts, qui fut très importante pour moi à mes débuts.» Après une absence de sept ans, au cours de laquelle il a enregistré un duo avec MarieÉlaine Thibert (Loin de moi) et a chanté aux récentes auditions de Star Académie, de Burgh nous revient avec un groupe de cinq musiciens pour un long spectacle de près de trois heures comprenant des chansons de Moonfleet and Other Stories, les classiques que lui réclame son public, quelques surprises et pas plus d\u2019une ou deux reprises qui constituent l\u2019essentiel de ses récents albums Footsteps et Footsteps 2.«Il y en a une qui passe vraiment bien en concert : Africa, du groupe Toto.Ceux qui ne m\u2019ont jamais vu auparavant ne doivent pas s\u2019attendre à ce que je leur susurre The Lady In Red pendant trois heures.C\u2019est un show rock et les gens vont vouloir bouger.» Des chansons marquantes Sur le tout nouveau Footsteps 2, de Burgh reprend des chansons très connues de la façon la plus fidèle qui soit, comme autant de coups de chapeau à des auteurs-compositeurs qui l\u2019ont marqué.«Je ne pense pas qu\u2019il puisse y avoir d\u2019autres façons de faire des chansons comme While You See a Chance de Steve Winwood, qui est très chatouilleux sur la façon dont on reprend ses chansons, Let It Be des Beatles ou Long Train Running des Doobie Brothers», explique-t-il.Par contre, sa version de S.O.S.est fort différente de celle d\u2019ABBA : « La plupart des gens ne saisissent pas que cette chanson parle d\u2019un échec amoureux catastrophique.Ça s\u2019intitule S.O.S., mais à cause de la réalisation dynamique, on ne s\u2019en rend pas compte.Un ami m\u2019a dit l\u2019autre jour que c\u2019était la première fois qu\u2019il écoutait les paroles de cette chanson.» Chris de Burgh étonne également en reprenant une chanson obscure du groupe est-allemand Karat parue en 1979 : Seven Bridges, dont le texte a déjoué les censeurs de la RDA.« Ils ont conclu que ça parlait d\u2019un homme qui connaissait une mauvaise journée alors que c\u2019était le peuple est-allemand, épris de liberté, qui filait un mauvais coton », explique de Burgh.Puis il ajoute : «Je suis un artiste qui apprend des autres, mais je n\u2019entends pas beaucoup de nouvelles chansons intéressantes de nos jours.Peut-être que je n\u2019écoute pas la bonne musique?» Chris de Burgh sera en spectacle à la salle Wilfrid-Pelletier, les 7 et 8 mai.CHRIS DE BURGH / Footsteps 2 Revenir chez soi PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION Sur Footsteps 2, Chris de Burgh reprend des chansons très connues de la façon la plus fidèle qui soit, comme autant de coups de chapeau.POP CHRIS DE BURGH FOOTSTEPS 2 JUSTIN TIME En magasin mardi «La dernière fois que j\u2019ai chanté à Montréal, au Saint-Denis en 2005, le public s\u2019est levé et m\u2019a acclamé pendant environ quatre minutes.J\u2019en avais les larmes aux yeux.» \u2014 Chris de Burgh llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 4 A V R I L 2 0 1 2 A R T S 9 « Olivier Choinière a frappé en plein dans le mille.» AQCT CHANTE AVEC MOI OlIVIEr CHOINIèrE MONTréAl SUr lE CONCEPT DU VISAGE DU FIlS DE DIEU rOMEO CASTEllUCCI CESENA « Un acte bouleversant d'amour et d'humanité » La Croix « Intelligent et savoureux » Le Devoir SOlITUDES SOlO DANIEl léVEIllé MONTréAl CHUTES INCANDESCENTES ClArA FUrEy + bENOîT lACHAMbrE MONTréAl lIFE AND TIMES - EPISODE 1 KElly COPPEr + PAVOl lIšKA NEw yOrK NOUVEAUX SPECTAClES DE VIDéOs sur fTA.QC.CA @fTAmOnTreAl / #fTA2012 nICOlAs CAnTIn mélAnIe Demers DAnIÈle DesnOYers ClArA fureY + BenOÎT lACHAmBre DAnA GInGrAs DAnIel léVeIllé emmAnuel sCHWArTZ AnnABel sOuTAr + CHrIs ABrAHAm JulIe AnDrée T.IsABelle VAn GrImDe &&&&& & &&& ANTOINE DEFOOrT + HAlOry GOErGEr lIllE + brUXEllES GOODbyE MélANIE DEMErS MONTréAl SIDEwAyS rAIN GUIlHErME bOTElHO GENèVE lA PéréGrIN CHérUbINIqUE JOVETTE MArCHESSAUlT + POl PEllETIEr MONTréAl SOUS lA PEAU, lA NUIT DANIèlE DESNOyErS MONTréAl Une oeuvre ludique, tonique et sensuelle Danseurs et chanteurs orchestrent l\u2019émerveillement.Transcendant.CESENA + EN ATENDANT ANNE TErESA DE KEErSMAEKEr brUXEllES DANCE THEATrE 6E éDITION MONTréAl FESTIVAl TrANSAMérIqUES 24 MAI 09 JUIN 2012 DANSE THéâTrE bIllETS ET FOrFAITS EN VENTE JUSqU\u2019à 40 %DEréDUCTION àl\u2019ACHATD\u2019UN FOrFAIT BILLETS ENVENTE AUJOURD\u2019HUI ÀMIDI! Billetterie MÉTROPOLIS 1 855 790-1245 admission.com \u2013 ticketmaster.ca L\u2019ASTRAL (Maison du Festival Rio Tinto Alcan) 1 855 790-1245 admission.com \u2013 ticketmaster.ca THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE 514 866-8668 tnm.qc.ca PLACE DES ARTS 514 842-2112 \u2013 1 866 842-2112 laplacedesarts.com CLUB SODA 514 286-1010 clubsoda.ca LES KATACOMBES 1 855 790-1245 admission.com \u2013 ticketmaster.ca BÉNÉFICIEZ D\u2019AVANTAGES AVEC LE PROGRAMME DE RÉCOMPENSES VISA DESJARDINS AU 1 877-BILLETS POUR TOUT CONNAÎTRE DE NOS SPECTACLES EN PRÉVENTE ET NOS EXCLUSIVITÉS, INSCRIVEZ-VOUS À L\u2019INFOLETTRE DES FRANCOS: f r a n c o f o l i e s .c o m / i n f o l e t t r e Le22mai, on annonce plus de 150spectacles extérieurs gratuits! (France) Après avoir passé l\u2019année sur la route avec son spectacle intime Vallières au coin de la rue, Vincent s\u2019arrête aux Francos pour nous donner la chance de le voir! Et pour nous gâter, le musicien originaire de Sherbrooke, dont le dernier album Le monde tourne fort a été certifié platine, enrichit son spectacle d\u2019une section cuivre ! À la demande générale, l\u2019ami Murat rapplique deux ans après sa dernière escale aux FrancoFolies, alors qu\u2019il nous avait offert un Cours ordinaire des choses enregistré en terre américaine, à Nashville, au Tennessee.Aujourd\u2019hui, l\u2019Auvergnat et ses fidèles acolytes Fred Jimenez et Stéphane Reynaud nous DU 7 AU 16 JUIN 24e édition Francofolies.com Achetez un billet de 26$ ou plus (avant taxes et frais) et recevez un billet gratuit pour un spectacle à prix francofou de votre choix.Offre disponible uniquement à la billetterie du Métropolis.Quantité limitée.Spectacles à prix FRANCOFOUS INFO-FRANCOS 514 876-8989 - 1 855 Francos - francofolies.com PLUSDE 80SPECTACLES! 2 pages à conserver, présentées en exclusivité par Trois ans après un 1er album qui l\u2019avait révélée au public, Marie-Pierre Arthur s\u2019impose sur la scène rock québécoise avec la sortie de son 2e opus, Aux alentours.Et armée de ses riffs de guitare addictifs et de ses mélodies inoubliables, elle nous fait l\u2019honneur de sa rentrée, en band avec François Lafontaine de Karkwa comme chef musical ! Un double spectacle qui réunit la nouvelle garde du rap français et un des rappeurs les plus respectés et les plus influents de la communauté hip-hop québécoise! D\u2019un côté, le phénomène médiatique Undoubleneufcinq, 5 MC et un DJ passés maîtres dans l\u2019art du freestyle déchaîné, et de l\u2019autre Imposs, élu Artiste francophone de l\u2019année au Gala SOBA 2009.Qui a oublié l\u2019euphorisante kermesse qu\u2019il a présidée sur la place des Festivals, pas plus tard que l\u2019été dernier?Joie et bonheur: Cali se ramène.Cette fois, c\u2019est pour présider à une cérémonie plus intime, à L\u2019Astral, en compagnie de nul autre que ARTS STÉRÉO LE DISQUE DE LA SEMAINE Se perdre dans le plaisir Avec sa voix puissante, Amylie s\u2019est fait connaître par son premier tube radio Mes oreilles.Trois ans plus tard, elle est de retour avec son deuxième album, Le royaume.La pochette du disque à la végétation luxuriante évoque le printemps et un univers coloré.C\u2019est à l\u2019image de sa musique, fort rythmée et hop la vie, avec une instrumentation et des arrangements des plus foisonnants.L\u2019ambiance est très cabaret et cinématographique, particulièrement sur une pièce comme La fête.Éclectique est certainement un autre mot qui décrit Le royaume, réalisé et arrangé par Antoine Gratton.D\u2019une chanson à l\u2019autre, on change de décor et de style: sonorités électro, groove rock, cuivres rétro, percussions festives, harmonies doo-wop, orchestrations «walt-disneyéennes », etc.Résultat : c\u2019est créatif à souhait, mais ça manque de repères pop.Pour réutiliser notre métaphore de végétation luxuriante, disons qu\u2019on se perd un peu dans la forêt (surtout sur une pièce comme La bête), mais que l\u2019exploration n\u2019est pas déplaisante pour autant.Notre question: à part les titres plus rock, pop et mélodiques (La fête, Les filles, On se trouve), dans la recherche de quel état d\u2019esprit désiret- on réécouter Le royaume?C\u2019est ici que nous n\u2019avons pas encore trouvé de réponse.\u2014 Émilie Côté À télécharger : Les Filles Question de s\u2019encanailler Les rimes sont mâchonnées.Ce joual n\u2019est pas intégralement mis en bouche.Les voix sont approximatives, les instruments à peine domptés.À l\u2019instar de Daphné Brissette et Annie Carpentier, qui portent (surtout) ces mots pour le groupe Canailles, on finit par s\u2019en balancer.Aucune maîtrise apparente.Ni musicale ni littéraire.Ce qui surgit dans les oreilles tient plutôt de la force de l\u2019onde.Canailles n\u2019est pas une affaire de maîtrise mais le résultat d\u2019une émotion collective, complice à souhait.Aventure d\u2019amateurs en voie de professionnalisation: depuis la finale des Francouvertes l\u2019an dernier à laquelle Canailles a pris part, ces jeunes gens ont parcouru la distance nécessaire à la sortie d\u2019un premier album plus qu\u2019honnête, de surcroît coréalisé par Socalled.Ce dernier en a deviné la vérité, apprécié le mouvement vibratoire pour ainsi contribuer à son amélioration tangible.Blues, country, bluegrass, zydeco, keb folk, gospel, touches de jazz primitif ou de pow wow amérindien, effluves d\u2019alcool et d\u2019herbes folles.Qu\u2019on ne s\u2019y méprenne pas, Canailles ne fait pas exclusivement dans le festif, on ne s\u2019y étourdit certes pas que pour faire briller la nuit ou catalyser le désir.On peut s\u2019y engourdir la caboche pour des motifs plus sombres; amours brisées, malaise dans le portefeuille et autres vicissitudes.Inutile d\u2019ajouter qu\u2019on y mange du bois.\u2014 Alain Brunet À télécharger : Parle-moi Manque d\u2019énergie La revanche de la machine.En 2009, la formation française Caravan Palace avait fait beaucoup de bruit avec son heureux mélange d\u2019électro et de jazz avec en prime, une chanteuse charismatique au scat dégourdi.Pour ce deuxième effort, la caravane musicale a repensé un peu sa proposition, développant les deux axes à la base du projet : les influences des années 30 et 40 et les bidouillages électro.Le résultat, touffu, est toujours dansant.Les sonorités acoustiques plus palpables sur le premier album sont toutefois moins présentes sur Panic.On entend bien des instruments (guitares, violon, clarinette, trombone, vibraphone), mais tout passe dans le filtre des machines, qui leur ajoutent un grain vintage, qui les transforment, qui les marient à des programmations.Même les voix sont souvent reléguées au second plan.L\u2019effet n\u2019est pas inintéressant.Mais devant cette proposition plus intellectuelle, aux accroches moins évidentes, on s\u2019ennuie un peu de l\u2019énergie d\u2019avant.\u2014 Geneviève Bouchard, Le Soleil À télécharger : Rock it For Me Docteur ès americana Americana des pieds à la tête, jusqu\u2019au bout des ongles et des poils de barbe.Piano honky tonk, guitares blues, country, rock, voix graveleuse et surtout de bons textes ciselés par un songwriter d\u2019expérience.Natif de l\u2019Oklahoma, ce Ray Wylie Hubbard, 65 ans, est un autre de ces remarquables trous de notre culture americana.Le mec chante depuis le milieu des années 60, enregistre depuis 1971, a fait des études de lettres à la prestigieuse North Texas University.Il a maintes fois partagé la scène avec les mauvais garçons sévissant à l\u2019intérieur des terres, dont Waylon Jennings et Willie Nelson à l\u2019époque où ces derniers étaient étiquetés hors-la-loi.Grifter\u2019s Hymnal est le 16e album de Ray Wylie Hubbard.Chansons réalistes, autobiographiques, d\u2019un certain réalisme, d\u2019un humour certain, sans pompe ni brillantine.Les vraies affaires, dénuées de tout polissage.Pourquoi s\u2019en préoccupe-t-on si tard au nord de la frontière?Parce que ces chansons qui traînent leurs bottes dans la poussière acquièrent la valeur du temps.Parce que les mots simples écrits par de tels paroliers futés et sans prétention exhalent sagesse et beauté aux trois quarts de leur trajectoire.Parce que ces riffs patrimoniaux ont une aura.Parce que l\u2019expérience et la persévérance ne se démentent pas.Parce que.\u2014 Alain Brunet À télécharger : Coochy Coochy Heureux mélange islandais La Sala Rossa était archi-pleine mercredi soir dernier pour le spectacle de la formation islandaise Of Monsters and Men.Rassurez-vous, le groupe folk-rock-pop islandais sera de retour en ville à l\u2019été pour le festival Osheaga.Of Monsters and Men pourrait connaître un grand succès avec ses chansons rassembleuses et sensibles qui rappellent Mumford and Sons et The New Pornographers, avec un soupçon de The Decemberists et d\u2019Arcade Fire (les hey! de Funeral).Le sextette ficelle un heureux tricot de folk-rock, de trad, de pop et de mélodies rassembleuses qui ont un effet à la fois sensible et rassurant.Avec des arrangements celtiques et qui évoquent de vastes territoires, les chansons de My Head is An Animal sont prenantes et galopantes.Les voix masculine et féminine doublées de Ragnar Porhallsson et Nanna Bryndis Hilmarsdottir ajoutent beaucoup de douceur et de profondeur à l\u2019ensemble.Des pièces comme Little Talks respirent peut-être trop la recette ou la volonté de faire un single, mais l\u2019auditeur ne boude pas son plaisir pour autant.À l\u2019inverse, des ballades up-tempo comme Dirty Paws et From Finner atteignent parfaitement leur cible.\u2014 Émilie Côté À télécharger : Dirty Paws Vrai, beau et terriblement bon Avant même que la critique de l\u2019album nous soit confiée, nous avons écouté des dizaines de fois Adventures in Your Own Backyard.À chaque essai, c\u2019est comme une sorte de messe, d\u2019ivresse et de moments où on a tout simplement l\u2019impression que les chansons « atteignent le vrai » de ce que devrait être la musique.Il y a les arrangements de cordes, les cuivres de mariachis, les rythmes qui changent habilement les ambiances et bien entendu la voix de loup et les mélodies prenantes de Watson.Mais comme le disait l\u2019auteur-compositeur en entrevue, les chansons d\u2019Adventures in Your Own Backyard ne sont pas à écouter avec sa tête mais avec son coeur.Des ballades comme Lighthouse et Words in The Fire sont belles à pleurer, alors que le premier extrait, Into Giants, est une injection de bonheur instantanée.Quant à la finale de ø, c\u2019est tout simplement un grand moment de rock.Pour son quatrième album, Watson a décidé de se travailler avec ses fidèles et amis musiciens de façon intime dans un lieu unique (son loft du boulevard Saint- Laurent).Ça se sent : c\u2019est un disque qui respire.\u2014 Émilie Côté À télécharger : Morning Sheets Au coeur du temps Simon Beaudry, Nicolas Boulerice, Réjean Brunet et Olivier Demers ont mis au point un quartette trad de grande qualité et cet album est une autre pierre à l\u2019édifice.On s\u2019y relance sur le mépris des francophones conquis, inscrit jadis dans le rapport Durham.On y évoque le mythe d\u2019un preux chevalier emmuré dans un château.On y incarne une narratrice qui rompt avec son cher amant, rimes puisées dans un cahier de Lucie Bournival pour lequel on a composé une musique dans l\u2019esprit trad.On s\u2019y fait un autre adieu, celui de l\u2019homme à sa Marie, texte traditionnel interprété dans un style countryfolk contemporain, continuité d\u2019un patrimoine maîtrisé.On y raconte le pacte malsain d\u2019un diable et d\u2019un fermier.Ainsi se chevauchent les époques de notre patrimoine passé et présent, assurément vivant.Les écrits d\u2019antan s\u2019y déploient sur une tradition actualisée, les sujets d\u2019aujourd\u2019hui s\u2019écrivent sans renier les manières du passé.Cette fusion littéraire arrive parfois à ses fins.mais peut aussi s\u2019asseoir entre deux chaises, particulièrement lorsque l\u2019écriture s\u2019embourbe.Dans le cas qui nous occupe, la qualité première de ce Vent du nord se trouve côté musique: cohésion du jeu, puissance du groove, justesse des voix, précision des instruments, solidité des propositions, actualisation de la forme.\u2014 Alain Brunet À télécharger : Le diable et le fermier FOLK-ROCK PATRICK WATSON ADVENTURES IN YOUR OWN BACKYARD HHHH 1/2 SECRET CITY RECORDS FOLK-ROCK OFMONSTERS ANDMEN MY HEAD IS AN ANIMAL HHH 1/2 UNIVERSAL TRAD LE VENT DU NORD TROMPER LE TEMPS HHH 1/2 BOREALIS POP AMYLIE LE ROYAUME HHH AUDIOGRAM INDIE POP CANAILLES MANGER DU BOIS HHH 1/2 GROSSE BOÎTE ÉLECTRO CARAVAN PALACE PANIC HHH DISKCARAVAN AMERICANA RAY WYLIE HUBBARD GRIFTER\u2019S HYMNAL HHHH BORDELLO llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 12 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 4 A V R I L 2 0 1 2 ARTS COMÉDIE MUSICALE ALAIN DE REPENTIGNY Stanley A.Meyer était du noyau de créateurs qui ont mis au monde la comédie musicale Beauty and the Beast à Broadway en 1994.Quelques années plus tôt, ce même Meyer, le chorégraphe Matt West et le metteur en scène Rob Roth avaient tenté sans succès de convaincre le grand patron de Disney, Michael Eisner, de mettre sur pied une division théâtrale.« Eisner nous a dit que c\u2019était une très bonne idée, mais qu\u2019il ne voyait pas pourquoi Disney devrait s\u2019installer à Broadway.Revenez me voir dans quelques années, nous a-t-il dit.Tout de suite après le film Beauty and the Beast, on nous a relancés pour le transposer sur scène.C\u2019était la première incursion de Disney dans l\u2019univers de la comédie musicale.Beaucoup d\u2019eau a coulé sous les ponts depuis.» Depuis 1994, Beauty and the Beast a tenu l\u2019affiche pendant 13 ans à Broadway et a fait le tour du monde.Elle a préparé le terrain à une autre comédie musicale de Disney, la spectaculaire The Lion King.En août 2005, la troupe de tournée de Beauty and the Beast s\u2019est installée à la salle Wilfrid-Pelletier où la première a été catastrophique : pannes de son, mauvaise synchronisation des décors, bref, un ratage total qui a forcé les producteurs locaux à offrir d\u2019autres billets aux spectateurs lésés.On a vite apporté les correctifs nécessaires pour les autres représentations, mais le mal était fait.«On m\u2019a dit qu\u2019on n\u2019avait pas eu suffisamment de temps pour l\u2019installation », se souvient Meyer.Le spectacle de clôture des FrancoFolies le samedi soir n\u2019avait pas permis à l\u2019équipe de techniciens de disposer des quatre jours nécessaires pour tout installer correctement, avait écrit La Presse à l\u2019époque.Une adaptation moins littérale Le spectacle dont on donnera huit représentations à Wilfrid-Pelletier du 24 au 29 avril est différent de celui qu\u2019on a vu en 2005, précise Meyer.Il s\u2019agit d\u2019une nouvelle production créée il y a deux ans par le même noyau qu\u2019au début des années 90.À l\u2019époque, poursuit Meyer, la commande de Disney était très claire : on voulait voir le dessin animé vivre sur scène dans une adaptation très littérale.«Au début, le décor qu\u2019on a proposé à Eisner était une rose géante dont les pétales s\u2019ouvraient une à une pour y camper une scène.C\u2019était trop avant-gardiste pour la toute première comédie musicale de Disney à Broadway.Cette fois, les patrons de la division théâtrale de Disney craignaient qu\u2019on s\u2019éloigne un peu trop de ce qui a fait le succès de ce spectacle, mais on leur a fait quelques présentations qui les ont convaincus.» L\u2019auteure Linda Woolverton a retouché son livret et quelques pièces musicales ont été ajoutées par le compositeur Alan Menken et le parolier Tim Rice, mais on a évidemment conservé les succès du film Beauty and the Beast, dont la chanson-titre qui avait servi de tremplin à Céline Dion aux États-Unis.Plus magique « Je préfère nettement le travail que j\u2019ai fait dans ce nouveau spectacle, affirme Meyer.C\u2019est plus évocateur, moins littéral et on a fait un grand pas en avant par rapport à la scénographie d\u2019origine.Ça ressemble plus à ce qu\u2019on ferait pour un opéra ou un ballet : on occupe l\u2019espace scénique avec des éléments graphiques stylisés et des couleurs plutôt que d\u2019installer littéralement une porte ou une fenêtre.Il y a des projections, des superpositions, des textures différentes.C\u2019est très simple et, pourtant, c\u2019est peut-être plus magique que la production d\u2019origine.Une approche trop littérale peut mener le théâtre à sa perte.C\u2019est ce que je trouve tellement avant-gardiste des spectacles du Cirque du Soleil : on propose au public des idées substantielles, mais c\u2019est dans la tête des spectateurs que tout se passe.» Meyer vante également la distribution actuelle qu\u2019il a vue à l\u2019oeuvre récemment à Pittsburgh:«Cesontdebrillants jeunes acteurs qui, avec leur sensibilité moderne influencée par les médias sociaux, font des choix différents de ceux d\u2019il y a 20 ans.On a eu droit à quelques- unes des mei l leurs critiques de l\u2019histoire de ce spectacle.» Beauty and the Beast, salle Wilfrid-Pelletier, du 24 au 29 avril.BEAUTY AND THE BEAST Place à l\u2019imagination PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION Le spectacle Beauty and the Beast, dont on donnera huit représentations à Wilfrid-Pelletier du 24 au 29 avril, est différent de celui qu\u2019on a vu en 2005.Il s\u2019agit d\u2019une nouvelle production créée il y a deux ans par le même noyau qu\u2019au début des années 90.Dix-huit ans après sa création à Broadway, la comédie musicale Beauty and the Beast repasse par Montréal.Un spectacle rafraîchi qui se veut une adaptation moins littérale du dessin animé de Disney.Explications du concepteur de la scénographie.«Je préfère nettement le travail que j\u2019ai fait dans ce nouveau spectacle.C\u2019est plus évocateur, moins littéral et on a fait un grand pas en avant par rapport à la scénographie d\u2019origine.» \u2014 Stanley A.Meyer llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 4 A V R I L 2 0 1 2 A R T S 13 4 \u2014 12 SEPT.2012 JAMES THIÉRRÉE « (.) un spectacle d\u2019une grande poésie, brillamment orchestré et recréant une atmosphère irréelle et magique (.)»\u2014La Presse « (.) un bestiaire somptueux et fascinant.»\u2014Voir « Raoul au pays des merveilles!»\u2014Patwhite.com « D\u2019une fabuleuse créativité.(.) Un spectacle inspirant.» \u2014Journal de Mtl « Knockoutés par son délire, on quitte la Tohu habités.Conquis.»\u2014Le Devoir « Thiérrée isamasterful clown,amasterful mime and amasterful presence (.) » \u2014The Gazette ÉCRIT, MIS EN SCÈNE ET JOUÉ PAR ENFIN DE RETOUR! 514 376-TOHU (8648) 1 888 376-TOHU (8648) 2345, RUE JARRY EST BILLETS EN VENTE: TOHU.CA ARTS Anakin Skywalker Originaire de Tatooine, planète où a aussi été élevé Luke, Anakin Skywalker est un enfant esclave lorsque Qui- Gon Jinn découvre qu\u2019il a le potentiel de devenir un Jedi extrêmement puissant.«Anakin est notre personnage principal, celui qu\u2019on suit à toutes les étapes de sa vie», explique Geneviève Angio-Morneau, conceptrice de Star Wars identités.C\u2019est notre fil conducteur.Luke est un fil conducteur secondaire, mais on le place au même niveau parce qu\u2019on voulait faire des parallèles entre les trajectoires de ces deux héros, le père et le fils.» La comparaison de ces deux parcours doit mettre en relief l\u2019importance de l\u2019entourage, de nos valeurs et de nos choix dans la construction de notre identité.STAR WARS IDENTITÉS Qu\u2019est-ce qui a fait basculer Anakin Skywalker du côté sombre de la Force?Son fils, Luke, était-il prédestiné à suivre ses traces ?La trame entière des six films de Star Wars tient en ces deux questions.Star Wars identités les décortique dans une exposition interactive qui mêle sciences et jeu de rôles.ALEXANDRE VIGNEAULT Le Centre des sciences a fait accourir les foules l\u2019an dernier avec une exposition basée sur l\u2019univers du célèbre archéologue Indiana Jones.L\u2019institution du Vieux-Port risque d\u2019être à nouveau très fréquentée dans les prochains mois.Ses nouveaux invités sont plus mythiques encore : Darth Vader, Luke Skywalker, Yoda et une foule d\u2019autres bons et méchants qui peuplent l\u2019épopée cinématographique Star Wars.La firme X3, qui avait monté l\u2019exposition présentée l\u2019été dernier, a aussi été chargée de Star Wars identités.Le consortium montréalais a pour ainsi dire gagné le gros lot en remportant ces deux appels d\u2019offres lancés parallèlement par Lucasfilm, entreprise du scénariste, réalisateur et producteur George Lucas, à qui l\u2019on doit bien sûr les séries Star Wars et Indiana Jones ainsi que les films American Graffiti et THX 1138.Au fil du temps, plusieurs expositions ont exploré l\u2019univers de Star Wars: sous l\u2019angle de la robotique, des moyens de transport, des costumes ou encore ses liens avec la mythologie.X3 a pourtant trouvé une porte d\u2019entrée originale : la firme se sert en effet des personnages et de l\u2019univers de Star Wars pour explorer la construction de l\u2019identité.« L\u2019exposition soulève beaucoup de questions plutôt que d\u2019y répondre», précise d\u2019entrée de jeu Geneviève Angio- Morneau, l\u2019une des conceptrices de Star Wars identités.Qu\u2019est-ce qui relève de notre biologie?De notre héritage familial?De l\u2019influence du groupe ?Qu\u2019en est-il des choix qu\u2019on fait ?«Quand on regarde les films dans cette perspective, on trouve un peu partout des éléments de la construction de l\u2019identité », assure la muséologue.Fort juste.Il s\u2019agit même d\u2019un enjeu capital : Luke Skywalker doit affronter son destin, selon Yoda, mais a-t-il vraiment une prise sur son devenir alors qu\u2019il partage le bagage génétique de Darth Vader, le mal incarné?Parcours interactif Le propos semble complexe, mais l\u2019équipe qui a conçu l\u2019exposition le décline sous la forme d\u2019un jeu de rôles.Star Wars identités propose au visiteur, qui a reçu un bracelet électronique à l\u2019entrée, de choisir l\u2019espèce à laquelle il appartient parmi celles qui existent dans la galaxie de George Lucas.Humain ?Wookie ?Ewok?« La beauté de la chose, c\u2019est qu\u2019on ouvre la porte : les gens peuvent répondre en fonction de ce qu\u2019ils sont ou faire preuve de fantaisie», souligne Geneviève Angio- Morneau.Tout le long de l\u2019exposition, le visiteur est invité à répondre à des questions qui le concernent, lui ou le personnage qu\u2019il s\u2019invente.À la fin, en compilant ses réponses, une borne électronique lui confère une « identité Star Wars ».«Les visiteurs pourront devenir Luke ou Anakin, ils vont faire leurs choix, comme ces deux personnages, et au cours du processus, ils vont apprendre à leur sujet», se réjouit Laela French, directrice de la collection de Lucasfilm.Geneviève Angio-Morneau précise que l\u2019exposition aurait pu être plus pointue et tenter de cerner la personnalité de chacun des visiteurs, mais, de concert avec le comité scientifique du Centre des sciences, il a été établi que la proposition devait garder un caractère ludique.«On n\u2019a pas la légitimité pour poser des diagnostics», dit-elle.L\u2019un des derniers gestes qu\u2019accomplit le visiteur avant de recevoir son «identité», c\u2019est de choisir d\u2019aller vers la lumière ou vers le côté sombre de la Force.Ce n\u2019est pas innocent, confirme la muséologue : «Il était important pour nous de souligner que, comme dans la vie, on a toujours le choix.» GRAHISME ET ILLUSTRATION KEVIN MASSÉ, LA PRESSE R2-D2 et C-3PO La robotique n\u2019est pas une composante importante de l\u2019exposition du Centre des sciences.Or, la présence des deux droïdes les plus sympathiques de la galaxie permet de soulever la question de l\u2019espèce.«D\u2019un point de vue identitaire, quelle est la différence entre un robot et un être humain ?En tant qu\u2019être humain, on a la possibilité de faire des choix, de décider de son destin.On n\u2019est pas programmé.Les robots sont conçus par quelqu\u2019un et programmés pour quelque chose.Ce qui est intéressant, dans l\u2019univers de George Lucas, c\u2019est qu\u2019il change la nature de ses robots puisque certains robots, dont R2-D2 et C-3PO, sont dotés de libre arbitre », fait remarquer Geneviève Angio-Morneau.Du sens de l\u2019humour, même! llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 14 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 4 A V R I L 2 0 1 2 ARTS Chewbacca L\u2019incontournable et attachant Chewbacca est exposé auprès de Leïa et d\u2019autres membres de l\u2019Alliance rebelle qui combat l\u2019Empire.« Il illustre l\u2019importance des amis dans le fondement de l\u2019identité.Il a aussi droit à une section spéciale qui racontera son évolution en tant que personnage.À l\u2019origine, il n\u2019était pas un Wookie, mais un chien.George Lucas avait un gros chien poilu et il voulait faire allusion à cet animal qu\u2019on dit le meilleur ami de l\u2019homme.Chewbacca a donc été pensé comme un chien avant de devenir un Wookie et a été conçu pour être le meilleur ami, le fidèle allié de Han Solo.» Yoda Grand maître du Conseil des Jedi, Yoda est un genre de moine bouddhiste d\u2019une espèce inconnue.Plus porté sur la méditation que sur l\u2019action, il a formé des Jedi pendant des siècles avant l\u2019arrivée de son dernier élève, Luke Skywalker, dont il tentera d\u2019apaiser le tempérament vif et trop émotif.«Yoda, c\u2019est vraiment la figure mythique du mentor et il met en valeur le rôle que ces modèles jouent dans la vie d\u2019un individu, souligne la conceptrice.Il apparaît aussi dans le thème des valeurs, pour parler notamment de celles que défendent les chevaliers Jedi.» Darth Vader L\u2019énigme qui englobe Star Wars tient en deux questions : comment Anakin Skywalker est-il devenu Darth Vader ?Luke suivra-t-il ses traces ?L\u2019imposant seigneur noir \u2013un être mi-homme mi-machine\u2013 est le clou de l\u2019exposition présentée au Centre des sciences.Devant lui, les visiteurs sont placés devant un choix crucial : rejoindre ou non le côté sombre de la Force.Geneviève Angio- Morneau précise qu\u2019il était capital pour les créateurs de Star Wars identités de mettre l\u2019accent sur le pouvoir que nous avons sur notre destinée, sur les valeurs auxquelles nous adhérons et qui régissent notre vie.Anakin et Luke Skywalker ont choisi des camps différents.Et vous ?ALEXANDRE VIGNEAULT Darth Vader n\u2019a pas besoin de se montrer menaçant pour être traité aux petits oignons.Pendant que plusieurs ouvriers s\u2019affairent au montage de l\u2019exposition, une femme de l\u2019équipe dépêchée à Montréal par Lucasfilm défroisse consciencieusement sa cape à l\u2019aide d\u2019un appareil à vapeur.Le seigneur noir est traité selon son rang.«Quand on présente Darth Vader, il faut s\u2019assurer qu\u2019il soit fidèle à l\u2019image qu\u2019il projette dans les films », précise Laela French, principale conservatrice de la collection personnelle de George Lucas.Ce souci du détail \u2013 préoccupation constante à Lucasfilm \u2013 n\u2019explique pas à lui seul le soin qu\u2019on apporte à la tenue du seigneur Sith: ce costume est aussi très fragile.« Toute la collection demande un soin particulier, assure Laela French.Contra i rement aux peint res de la Renaissance ou à Michel-Ange, qui créaient avec l\u2019espoir que leurs oeuvres durent, ces pièces ont été conçues pour un moment dans un film: 3, 5 ou 30 secondes, parfois 5 minutes.Ensuite, c\u2019est fini.«La magie du cinéma, c\u2019est de faire en sorte que les choses aient l\u2019air extraordinaires à l\u2019écran, c\u2019est tout.Les accessoiristes n\u2019ont pas besoin de créer des objets durables », explique la conservatrice, qui a amorcé sa carrière dans le domaine des beaux-arts avant d\u2019entrer chez Lucasfilm, il y a une dizaine d\u2019années.La conservation des costumes exige une attention particulière en raison de la vulnérabilité des étoffes.C-3PO, lui, a besoin d\u2019entretien afin que sa peinture ne pèle pas.Pour d\u2019autres objets, c\u2019est la colle qui sèche ou, dans les cas de Chewbacca et de Yoda, le latex qui se détériore.«Le latex n\u2019est pas une matière faite pour durer.Il faut contrôler la température de manière très stricte, affirme Laela French.Ce sont des pièces de musée.» La conservatrice affirme par ailleurs que ces objets, habituellement entreposés dans un bâtiment du Skywalker Ranch de George Lucas, sont plus délicats que bien des oeuvres avec lesquelles elle a travaillé dans le passé, y compris des tableaux de grands maîtres.«Les modèles réduits et les sculptures sont si fragiles qu\u2019on doit les manipuler comme si c\u2019était le David de Michel-Ange ou un tableau de la Renaissance », assure-t-elle.LAELA FRENCH «CE SONT DES PIÈCES DE MUSÉE» PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Geneviève Angio-Morneau, muséologue, et Laela French, archiviste chez Lucasfilm.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 4 A V R I L 2 0 1 2 A R T S 15 ARTS THÉÂTRE LUC BOULANGER COLLABORATION SPÉCIALE CRITIQUE Dans le progr amme du Théât re La Chapel le, on annonce la nouvelle création de Transthéâtre, Leçon d\u2019hygiène, bestialités et mets canadiens , avec une photo d\u2019une enseigne kitsch d\u2019une pizzeria.Cette image fait référence au titre et à l\u2019un des personnages : un livreur de pizza qu\u2019on sacrifie sur l\u2019autel de l\u2019Art.Mais à notre avis, elle résume très bien ce spectacle qualifié par ses créateurs de « jouissif et hors-norme».Car la proposition de Michel Monty et ses trois collaborateurs ressemble à une pizza jumbo toute garnie alléchante a priori, mais indigeste au final.En entrant dans la salle, le public est invité sur la scène, tandis que les comédiens sont assis dans les gradins, déjà dans leur personnage, nous observant.Chimène Rodrigue, un maître de cérémonie transgenre interprété par Monty \u2013 qui signe également la mise en scène \u2013 s\u2019adresse alors aux spectateurs.Il leur explique le déroulement d\u2019un curieux protocole dicté par Zoutan, artiste de renommée internationale qui a inf luencé les Pina Bausch, Jean Paul Riopelle, Keith Richards, pour ne nommer qu\u2019eux, et qui prétend que pour sauver « l\u2019humanité de sa perte imminente, il faut créer une révolution artistique ».Puis, il nous demande de regagner nos sièges.Et qui dit révolution, dit sacrifices humains.Chimène lance un appel pour trouver un premier volontaire : ce sera donc ce livreur de pizza d\u2019origine russe (Igor Ovadis).Mais avant qu\u2019il ne meure à petit feu au nom de la Révolution artistique, on verra défiler sur la scène des personnages incroyables : un poète fou et cruel, obsédé par Antonin Artaud, qui fait lire à des spectateurs des vers de son cru ; un chorégraphe de l\u2019avant-garde tout aussi exalté ; sa complice, une artiste du burlesque sourde-muette ; un peintre « vi rtuose et sauvage né dans une poubelle de São Paulo».Le rôle de l\u2019artiste Tout ça, bien sûr, est abordé de manière complètement ludique et chaotique.Sur le mode du délire, la troupe remet en question le rôle de l\u2019artiste dans la société, notre rapport à l\u2019art, etc.«On rit de nous aussi.On rit des artistes trop engagés, trop prétentieux », a dit en entrevue Michel Monty.Et c\u2019est là notre malaise et notre incompréhension ressentis durant la représentation.À l\u2019heure où un gouvernement de droite coupe les vivres aux créateurs et à leurs compagnies ; où une animat r ice de télévision méprise en ondes une chorégraphe de renommée internationale (Margie Gillis) ; où des chroniqueurs populistes dénoncent ad nauseam la culture subventionnée.pourquoi donc reprendre ces clichés insignifiants sur les artistes ?Sans autre éclairage que l\u2019autodérision, l\u2019exubérance et la volonté d\u2019«abolir le quatrième mur ».Mais il n\u2019était pas déjà tombé, ce mur ?Et ce n\u2019est pas la petite morale sur l\u2019innocence de l\u2019enfance à la fin qui rend cet te g rosse pi z z a plus digeste.Leçon d\u2019hygiène, bestialités et mets canadiens.Idée originale de Michel Monty et Bruno Rouyère.Mise en scène et dramaturgie de Michel Monty.Au Théâtre La Chapelle, Jusqu\u2019au 21 avril.LEÇON D\u2019HYGIÈNE, BESTIALITÉS ET METS CANADIENS Pizza artistique PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION Un curieux protocole dicté par Zoutan prétend que pour sauver « l\u2019humanité de sa perte imminente, il faut créer une révolution artistique».Et qui dit révolution, dit sacrifices humains.ALEXANDRE VIGNEAULT CRITIQUE Mêlant allègrement histoire savante et culture populaire, Rick Miller propose une (ré) vision à la fois instructive et ludique de l\u2019histoire de celui que la chrétienté désigne comme le fils de Dieu.Le comédien vu dans Lipsynch de Robert Lepage met cartes sur table dès le début du spectacle: il a été élevé dans la foi catholique, il a été marqué par liturgie chrétienne, mais ne croit pas un instant à ce Jésus né d\u2019une mère vierge et ressuscité d\u2019entre les morts.Que fait-il là, sur scène, à parler d\u2019un culte auquel il n\u2019adhère pas ?Il veut proposer une lecture « rationnelle » du mythe du Christ et en dénoncer l \u2019instrumentalisation, hier comme aujourd\u2019hui .Bigger Than Jesus se sert ainsi de recettes éprouvées, c\u2019est-à-dire l\u2019arc dramatique de la vie du Christ et le rituel de la messe, pour s\u2019en moquer un peu, mais aussi pour rappeler certaines des valeurs humanistes prêchées par « le fils de Dieu ».Rick Miller et le metteur en scène Daniel Brooks font preuve d\u2019une extraordinaire ingéniosité dans ce spectacle qui est pourtant d\u2019une grande simplicité.L\u2019espace dépouillé est exploité et démultiplié de brillante manière par l\u2019usage d\u2019une caméra et d\u2019un minimum d\u2019accessoires.Le spectacle, qui commence comme un cours sur l\u2019histoire des Évangiles, transporte en effet l\u2019assistance dans un vol vers Jérusalem et même dans le climat parfois aride de la capitale que se disputent Juifs et Palestiniens.Amalgames Bigger Than Jesus trouve sa pertinence théâtrale dans de multiples amalgames entre culture populaire et fragments de rites chrétiens.Ici, le ton des prêcheurs évangéliques est associé à la musique populaire.Là, des éléments de BD et les Beatles servent à illustrer les différences entre les récits des évangélistes Marc, Matthieu, Paul et John, des auteurs qui, selon toute vraisemblance, n\u2019ont pas connu ce Jésus dont ils parlent de manière si intime.La scène la plus hilarante du spectacle est toutefois cette reconstitution de la Cène, faite à l\u2019aide de figurines empruntées à Star Wars, au Magicien d\u2019Oz et au dessin animé The Simpsons.On verse alors dans le théâtre d\u2019objets particulièrement inspiré.Le rire détrônet- il la réflexion?Par moments, oui.Mais le ton sert aussi parfaitement le propos du spectacle, qui cherche à déboulonner un mythe.En mêlant continuellement l\u2019histoire du Christ à une foule d\u2019icônes ou de mode de divertissement de masse, Bigger Than Jesus cherche à replacer Jésus dans le monde auquel il appartient : celui de la fiction.«Le monde serait un bien meilleur endroit si les gens considéraient les textes religieux comme des oeuvres inspirées.de littérature », dit d\u2019ailleurs le comédien.En 2012, alors que la religion continue de jouer un rôle important \u2013 et souvent funeste \u2013 dans les relations entre les peuples et les États, on acquiesce facilement.Jusqu\u2019au 24 avril à la salle Fred-Barry.BIGGER THAN JESUS La déconstruction du Christ PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION Que fait-il là, sur scène, à parler d\u2019un culte auquel il n\u2019adhère pas?Rick Miller veut proposer une lecture «rationnelle» du mythe du Christ et en dénoncer l\u2019instrumentalisation, hier comme aujourd\u2019hui.Pourquoi donc reprendre ces clichés insignifiants sur les artistes ?Sans autre éclairage que l\u2019autodérision, l\u2019exubérance et la volonté d\u2019«abolir le quatrième mur».Mais il n\u2019était pas déjà tombé, ce mur ?La scène la plus hilarante du spectacle est cette reconstitution de la Cène, faite à l\u2019aide de figurines empruntées à Star Wars, au Magicien d\u2019Oz et au dessin animé The Simpsons.On verse alors dans le théâtre d\u2019objets particulièrement inspiré.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 16 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 4 A V R I L 2 0 1 2 35e SaiSon 2012-2013 Orchestre symphOnique de trOis-rivières - Jacques LacOmbe directeur artistique www.ostr.ca \u2022 1 866 416-9797 \u2022 Photo:M&MPhotographie À cOmpter de 84,48 $ (taxes et frais de service en sus) ARTS THÉÂTRE Alice Ronfard désirait créer une pièce d\u2019Evelyne de la Chenelière qui voulait jouer avec Violette Chauveau.Leur rencontre donne un hymne à la mémoire et à l\u2019amour qu\u2019elles livrent sur la scène d\u2019Espace Go, dès le 24 avril.Trois femmes d\u2019aujourd\u2019hui qui rendent hommage à un couple d\u2019hier et parlent des enfants de l\u2019avenir.LUC BOULANGER COLLABORATION SPÉCIALE Alice Ronfard a beau dire que le couple de Jean et de Simone dans Une vie pour deux représente «deux personnages d\u2019une pièce».le souvenir de son père et de sa mère transperce la fiction.On les entend dans les répliques.On se souvient des mots qu\u2019ils ont dits ou écrits.Et on imagine leur intimité qu\u2019ils pouvaient si bien transformer en art.Marie Cardinal et Jean-Pierre Ronfard formaient un couple d\u2019artistes et d\u2019intellectuels atypiques et attachants.Ils ont disparu au tournant d\u2019un siècle qu\u2019ils avaient traversé ensemble ou séparément.Après une longue maladie, l\u2019auteure des Mots pour le dire est partie la première.Jean-Pierre Ronfard l\u2019a suivie deux ans plus tard, laissant en héritage le théâtre de la rue Fullum qu\u2019il dirigeait avec l\u2019ami Gravel.Les fins de siècle sont des carrefours peuplés de morts prématurées.«C\u2019est sûr, quand j\u2019y pense, c\u2019est papa et maman que je mets en scène, dit Alice Ronfard.En plus, c\u2019est à partir d\u2019une histoire vraie qui leur est arrivée en Irlande.Mais je les vois vraiment comme des personnages.Mon deuil remonte à 10 ans déjà; et la pièce évoque bien d\u2019autres choses, comme le combat de tous les artistes qui essaient de se dépasser, de briser la routine, de faire autrement, de questionner et de nommer les choses.» Fiction intime Sans prétendre remettre Marie Cardinal à la mode, Evelyne de la Chenelière s\u2019est inspirée d\u2019Une vie pour deux \u2013 un roman paru en 1978 \u2013 pour écrire cette pièce (son texte est publié chez Leméac sous le titre de La chair et autres fragments de l\u2019amour).«Ce qui me fascine dans l\u2019oeuvre et dans la vie de Marie Cardinal, c\u2019est son rapport de l\u2019écriture avec l\u2019intimité, dit l\u2019auteure de Bashir Lazhar.Pour Cardinal, toute forme d\u2019engagement, de positionnement social ou politique, ça passe par la revendication de l\u2019intime.On disait de ses livres qu\u2019ils étaient autobiographiques, ils sont à mes yeux une construction belle et littéraire de son espace intime.» «Cette chose plus compliquée et plus confondante que l\u2019harmonie des sphères: un couple », a écrit Julien Gracq.Une vie pour deux raconte l\u2019histoire d\u2019un couple qui part en vacances au bord de la mer d\u2019Irlande et qui tente de faire le point sur 20 ans de vie commune.«C\u2019est fondamentalement l\u2019histoire de deux êtres qui se sont aimés, qui s\u2019aiment et qui s\u2019aimeront.Malgré tous les aléas de la vie», tranche la metteure en scène.Lors d\u2019une promenade, le mari trouve le corps d\u2019une jeune femme morte sur la place.Le cadavre de la morte s\u2019immiscera dans la vie du couple, faisant resurgir les souvenirs et les regrets, des peurs et des obsessions.Les deux êtres revisitent leur amour pour se réinventer et continuer à nommer les choses.Même si la mort est tout au bout.«Ce n\u2019est pas seulement une histoire de couple, explique Violette Chauveau.Il est question du Nouveau Monde et de liberté, de famille et de séparation, de révolution et d\u2019identité, de solitude et de mort.» Et aussi de féminisme.La question féministe Marie Cardinal était une auteure féministe, bien qu\u2019en entrevue, elle ait toujours précisé «qu\u2019elle n\u2019était pas une figure de proue d\u2019un quelconque mouvement ».Ni une militante.«Juste un écrivain qui espérait que les femmes, un jour, trouveraient mieux leur place dans la société.» Non sans humour, comme le rappelle Simone dans Une vie pour deux : «Est-ce qu\u2019une féministe éprouverait un tel plaisir à plier les chemises de son mari?[.] Une intellectuelle a bien le droit de plier des chemises.» Plus tard, Jean répliquera à sa femme que « les femmes sont les pires ennemies des femmes ; que la solidarité féminine est une vue de l\u2019esprit».Ironiquement, les trois femmes ici interviewées prouvent tout le contraire.Elles se revendiquent de ces femmes auteures qui créent à partir du quotidien.Elles parlent «du déchirement entre leur devoir maternel, de curatrice », et leur travail artistique et intellectuel.Encore là, souligne Evelyne de la Chenelière, «le combat n\u2019est pas seulement social ; il est aussi intime».«C\u2019est ce que j\u2019aime avec Evelyne, intervient Alice Ronfard, elle me pousse toujours dans mes derniers retranchements.J\u2019explore des zones où je ne croyais jamais aller.» «C\u2019est très riche, bonifiant, pour une actrice de plonger dans cette écriture, dit pour sa part Violette Chauveau.Le paysage est disséqué comme un corps humain; et inversement, le corps est visité comme un lieu.» «Comment se fait-il que les années passent et que la sagesse ne vienne pas?», se désole Simone au début de la pièce.Une phrase en italique qui pourrait être écrite par Marie Cardinal ou Jean-Pierre Ronfard?On osera lui répondre: Parce qu\u2019on n\u2019est jamais sérieux quand on aime.Une vie pour deux.Par Evelyne de la Chenelière d\u2019après un roman de Marie Cardinal.Du 24 avril au 19 mai, au théâtre Espace Go.UNE VIE POUR DEUX Écrits de l\u2019intime PHOTO VALÉRIAN MAZATAUD, COLLABORATION SPÉCIALE Violette Chauveau, Alice Ronfard et Evelyne de la Chenelière dans le décor de la pièce inspirée du livre Une vie pour deux de Marie Cardinal.«C\u2019est ce que j\u2019aime avec Evelyne [de la Chenelière], elle me pousse toujours dans mes derniers retranchements.J\u2019explore des zones où je ne croyais jamais aller.» \u2014 Alice Ronfard llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 4 A V R I L 2 0 1 2 A R T S 17 D I R E C T E U R M U S I C A L K E N T NAGANO R É S I D E N C E DE L \u2019OSM MAI S ON SY M P H O N I QU E D E MONTR É A L Partenaires publics Collaborateur de saison Diffuseur officiel S A ISON 2012-2013 OSM COMME JAMAIS DÈS LE 7 MAI 2012 OSM.CA sallebourgie.ca .514-285-2000 (option 4) 1339, rue Sherbrooke Ouest Présenté par salle Bourgie Musée des beaux-arts de Montréal Printemps 2012 Photo : Paul Boisvert Jeudi 19 avril \\ 18h Les 5 à 7 en musique Musiciens de l\u2019orchestre Métropolitain Le vent de l\u2019Est OEuvres pour instruments à vent vendredi 20 avril \\ 18h30 Tableaux en musique louise Bessette, piano Hommage à Feininger dimanche 22 avril \\ 14h Les Dimanches-famille en musique la grande tortue Pour les 6 à 12 ans mercredi 25 avril \\ 19h30 Concert de la relève Nouvel Ensemble Moderne (NEM) Stéphane Tétreault, violoncelle Mira Benjamin, violon mercredi 2 mai \\ 19h30 CoMPleT et Jeudi 3 mai \\ 14h les Violons du roy L\u2019Estro Armonico de Vivaldi Eric Paetkau, chef vendredi 25 mai \\ 18h30 Tableaux en musique Hommage à leduc, Borduas et riopelle Quatuor Bozzini et Quatuor de saxophones Quasar vendredi 8 Juin \\ 18h30 Tableaux en musique les Jacobins Le Chant du Départ, ouvertures pour un Empereur ARTS CIRQUE DU SOLEIL LES SIX TRAVAUX D\u2019AMALUNA Équilibre autour d\u2019un bol d\u2019eau Le bol d\u2019eau est l\u2019un des éléments centraux du décor d\u2019Amaluna.Le Cirque du Soleil avait conçu un objet semblable pour le spectacle Zumanity (à Las Vegas), mais là, il a fallu concevoir un bol capable de voyager facilement pour la tournée.Posé à même la scène pivotante.Rempli, il pèse 6000 livres.C\u2019est le personnage de Miranda, jeune femme qui vit ses premières amours avec Roméo, que l\u2019on verra faire un numéro d\u2019équilibre sur cannes autour et à l\u2019intérieur du bol.C\u2019est l\u2019Ukrainienne Iuliia Mykhailova qui interprètera ce rôle, en alternance avec une équilibriste et contorsionniste mongole, qui a donné un aperçu du numéro aux médias la semaine dernière.À QUELQUES JOURS DE LA PREMIÈRE MONDIALE DU NOUVEAU SPECTACLE SOUS CHAPITEAU DU CIRQUE DU SOLEIL, LA PRESSE S\u2019EST ENTRETENUE AVEC LES CONCEPTEURS D\u2019AMALUNA POUR VOUS DONNER UN APERÇU DES SIX NUMÉROS QUI ONT ÉTÉ CRÉÉS SPÉCIFIQUEMENT POUR CETTE 32e PRODUCTION.JEAN SIAGC e spectacle «hommage aux femmes » qu\u2019a mis en scène l\u2019Américaine Diane Paulus s\u2019inspire notamment de La tempête de Shakespeare.Le célèbre personnage de Prospero, magicien et chaman exilé par son frère, a ainsi subi une petite transformation de genre pour devenir la reine Prospera, qui gouverne une île peuplée de déesses.C\u2019est dans cette île défendue par des amazones et où apparaissent toutes sortes de créatures bizarres, incluant des paons géants, que le Cirque nous mène cette fois.Après le Totem technologique de Robert Lepage, qui abordait le thème de l\u2019évolution de l\u2019espèce humaine, cet Amaluna (qui contient les mots mère et lune) est beaucoup plus épuré et puise dans les grands symboles de la mythologie grecque.On y suivra les aventures de la jeune Miranda, fille de Prospera, qui vivra son premier amour avec l\u2019un de ces hommes qui débarquent dans l\u2019île à la suite d\u2019une tempête provoquée par sa mère.Amaluna explore aussi la relation mère-fille et des liens filiaux, selon Diane Paulus, réputée pour ses comédies musicales sur Broadway.La metteure en scène a d\u2019ailleurs créé plusieurs segments chantés dans cette pièce acrobatique menée par 36 interprètes féminines (sur 52), incluant un girl band de huit musiciennes.Le Cirque du Soleil espère faire tourner son nouveau-né, produit au coût de 27 millions, pendant les 15 prochaines années, selon son directeur général, Daniel Lamarre.On pourra y voir les disciplines suivantes : planche sautoir, jeux icariens, unicycles et autres numéros d\u2019équilibre.Mais voici un coup d\u2019oeil sur les six numéros originaux d\u2019Amaluna.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 18 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 4 A V R I L 2 0 1 2 ARTS CIRQUE DU SOLEIL Sangles aériennes La particularité de ce numéro à trois est que les sangles sont accrochées à un carrousel de 7 mètres de diamètre, activé par trois moteurs qui le fait monter, descendre et tourner dans les deux directions.Un dispositif jamais utilisé.L\u2019une des trois interprètes qui survoleront le public s\u2019appelle Andréanne Nadeau, spécialiste du cerceau aérien diplômée de l\u2019École nationale de cirque en 2010.La jeune femme a dû s\u2019approprier cette nouvelle discipline en peu de temps.La plus grande difficulté, selon elle, était de créer la chorégraphie aérienne, «d\u2019imaginer les patterns de vol, pour ne pas qu\u2019il y ait de collision et pour ne pas que les fils se croisent ».Des sacs de sable ont été utilisés pour tester ces mouvements chorégraphiques.DANIEL LEMAY Dans une création axée sur la féminitude où, pour la première fois, la musique sera livrée soir après soir par un orchestre entièrement féminin, le Cirque du Soleil a confié la composition de ladite musique à.Bob&Bill.«Pour Amaluna, la commande était de sortir un peu du cycle world», explique Bob.Ou est-ce Bill ?Comme leur nom l\u2019indique \u2013 et contrairement , parc exemple, au trio français Twin Twin \u2013, Bob&Bill forment un vrai duo dont les membres, à la ville, répondent au nom de Guy Dubuc et de Marc Lessard.On leur doit la musique du jeu Splinter Cell (Ubisoft) et celle de Totem de Robert Lepage.Ce duo de 15 ans d\u2019âge a réalisé le CD Bahiatronica de Monica Freire et le remix Pink Floyd Redux.Au Cirque, ils ont travaillé à la bande sonore de Kooza et dirigé l\u2019orchestre lors de ce fameux Soleil de minuit du 25e Festival de jazz (2004) qui soulignait aussi le 20e anniversaire du Cirque.Bob&Bill, à ne pas confondre avec Bob&Pine, d\u2019une autre époque.Et Bill (c\u2019est peut-être Bob) de continuer : «Guy (Laliberté, le «guide ») voulait un son plus raw, pour surprendre, pas nécessairement plus rock mais on se retrouve quand même avec deux guitares.» Et une section rythmique lourde avec une batteuse ET une percussionniste, Mireille Marchal, une des premières Québécoises à pratiquer les percussions «à mains» sans être passée par le drum.«En tant qu\u2019ancienne gymnaste, j\u2019apprécie l\u2019engagement physique », nous dira Mireille Marchal qui a déjà joué dans un band entièrement féminin (dans Les SouveReines, un spectacle d\u2019Hélène Pedneault).«Je ne peux pas dire que j\u2019ai senti un aspect féminin dans la trame d\u2019Amaluna : c\u2019est bien musclé et certains spectateurs seront surpris par l\u2019énergie de cette bande de nanas.» Jusqu\u2019à l \u2019été, le band sera dirigé par le pianiste Sébastien Laurendeau, qui remplace Janine DeLorenzo , blessée.Out re Marchal, le band compte Rachael Wood et Angie Swan à la guitare, Teresa Morini à la basse, Nellyris «Didi» Negron à la batterie (voir YouTube !) et la violoncelliste Julie McInnes qui incarne aussi Prospera, la mère, personnage central d\u2019Amaluna.Les musiciennes, nous dit-on, seront «très visibles» et certaines pourront se déplacer sur la piste.Les habitués du Cirque n\u2019en seront pas pour autant dépaysés.La chanteuse Jenifer Aubry, même si «elle ouvre en masse » comme disent Bob&Bill, s\u2019inscrit parfaitement dans la tradition vocale du chapiteau bleu et blanc.Comme celles qui l\u2019ont précédée, la Québécoise chante dans ce «langage inventé» qui ne connaît pas la différence entre Moi et l\u2019Autre.Voix cosmique, puissante.et sans accent.MUSIQUE Un son plus cru Mâts chinois Un premier numéro à six mâts chinois sera présenté dans un tableau acrobatique baptisé La forêt enchantée.Les trois mâts accrochés au carrousel monteront et descenderont, créant un véritable mouvement.de carrousel.Trois interprètes féminines participeront à ce dialogue aérien avec trois hommes qui leur répondront sur des mâts fixes.Un numéro solo de mât fixe sera aussi présenté dans un autre segment.Un numéro incarné par le personnage de Roméo, l\u2019amoureux de Miranda, interprété par le Français Édouard Doye.Cerceau aérien Ce numéro exécuté par Marie- Michelle Faber est prévu juste avant celui d\u2019équilibre sur cannes.Dans le rôle de la déesse de la lune, l\u2019interprète fera son numéro de cerceau au-dessus du bol d\u2019eau tout en chantant.«C\u2019est un numéro acrobatique très exigeant, nous dit Rob Bollinger, notamment parce que Marie-Michelle doit aussi trouver le souffle pour chanter.» L\u2019acrobate Andréanne Nadeau s\u2019est également entraînée pour ce rôle, comme back up.Amaluna sera présenté sous chapiteau dans le Vieux-Port de Montréal à partir du 19 avril.Les barres asymétriques Sans doute le numéro-clé d\u2019Amaluna.L\u2019appareil lui même, qui compte deux triangles (un grand et un petit), a été conçu par le concepteur de l\u2019équipement acrobatique, Fred Gérard, qui s\u2019est inspiré des appareils utilisés dans les compétitions internationales de gymnastique.Le plus grand défi dans sa construction: «Allier légèreté et stabilité », répond-il.Les sept interprètes, toutes des filles, sont d\u2019ex-gymnastes, majoritairement américaines.Une Canadienne fait partie de l\u2019équipe, Brittany Urbain, originaire d\u2019Edmonton.«Nous voulions montrer la beauté et la force brute des filles, précise Rob Bollinger, concepteur de la performance acrobatique, qui a lui-même commencé sa carrière d\u2019artiste dans Mystère, il y a une vingtaine d\u2019années.«C\u2019est un numéro unique, qui n\u2019a jamais été fait auparavant », dit-il.L\u2019entraînement des filles, qui n\u2019avaient aucune expérience de cirque, a débuté au mois d\u2019août dernier, une fois l\u2019appareil construit.«Une des originalités de l\u2019appareil : certaines barres sont assez rapprochées, ce qui permet aux artistes de faire des figures plus artistiques ; d\u2019autres sont plus espacées, ce qui permet de pousser la performance acrobatique» a expliqué Rob Bollinger, qui a aussi travaillé à la conception acrobatique de Zaïa (à Macao).Le fil de fer Il s\u2019agit d\u2019un numéro à quatre (deux couples).La particularité de ce numéro créé par la compagnie française, Les colporteurs (Agathe et Antoine), est qu\u2019il compte quatre fils de fer de deux hauteurs différentes (cinq et six pieds), dans une configuration triangulaire.«Nous avons intégré ce numéro créé par Les colporteurs à la demande du Cirque pour illustrer la perte de repères des amoureux d\u2019Amaluna, qui se trouvent dans une sorte de purgatoire, suspendus entre ciel et terre» explique Rob Bollinger.Parmi les quatre interprètes, on retrouve une Québécoise, Madeleine Prévost-Lemire.PHOTOS FOURNIES PAR LE CIRQUE DU SOLEIL llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 4 A V R I L 2 0 1 2 A R T S 19 ENTRACTE entracte@lapresse.ca LA PHOTO D\u2019HERBY CHARLES DUBÉ SÉPARÉS À LA NAISSANCE La réputation de redoutable combattant de Thomas Mulcair, tout comme son regard intense, sa barbe fournie et ses cheveux coiffés vers la gauche, ont sûrement inspiré notre lecteur Éric Cormier qui voit une ressemblance frappante entre le nouveau chef du NPD et le chevalier Jedi Obi-Wan Kenobi, interprété par Ewan McGregor, dans Star Wars Episode III : The Revenge of the Sith.Devant les attaques qui ne sauront tarder de la part de son «Darth Harper », Thomas Mulcair devra assurément s\u2019inspirer du calme du mentor d\u2019Anakin et de Luke Skywalker, mais aussi préparer ses armes et ses troupes pour passer à l\u2019offensive et se défendre.Saura-t-il user de la force pour atteindre son but et éviter de tomber du côté sombre ?Thomas Mulcair EN HAUSSE.EN BAISSE Obi-Wan Kenobi (Ewan McGregor) BELLES-SOEURS Le théâtre musical inspiré par la célèbre pièce de Michel Tremblay a connu un vif succès en France.L\u2019oeuvre mise en scène par René Richard Cyr a été encensée quasi unanimement par la critique.Après une série de 24 représentations qui vient de s\u2019achever, le Théâtre du Rond- Point, à Paris, a invité la troupe pour 30 représentations supplémentaires en 2013-2014.«Les Français ont reconnu notre oeuvre fondatrice du théâtre moderne », a noté René Richard Cyr, qui sera avec plusieurs membres de la troupe à Tout le monde en parle demain.Belles-Soeurs sera présenté à Montréal du 20 au 29 septembre avant de partir en tournée au Québec.JEAN-RENÉ DUFORT Vraiment dommage qu\u2019on n\u2019ait pu en apprendre davantage dimanche dernier à Tout le monde en parle sur l\u2019intrigante affaire qui a opposé Jean-René Dufort et Normand Brathwaite.Rappelons que Dufort a été accusé de harcèlement psychologique à l\u2019endroit de Roxanne St-Gelais après être tombé follement amoureux d\u2019elle en 2005.Les trois animateurs partageaient le micro de Y\u2019é trop de bonne heure, à CKOI en 2005.Cette situation a brisé l\u2019amitié entre l\u2019animateur d\u2019Infoman et Brathwaite.Les patrons de Dufort ont finalement décidé de ne pas le blâmer.Sur le plateau de TLMP, Normand Brathwaite et l\u2019auteure de sa biographie, Isabelle Massé, ont fait des prouesses pour contourner ce sujet qui alimente bien des discussions dans le milieu culturel.ILS, ELLES ONT DIT «N\u2019est-ce pas étrange de voir quelqu\u2019un accusé d\u2019harcèlement se faire emmener par des policiers les menottes aux poignets, mais quand même sourire aux caméras?» \u2014 Alec Baldwin sur Twitter, à propos de Geneviève Sabourin, une actrice québécoise qu\u2019il accuse de harcèlement.«J\u2019ai été chanceuse, car on m\u2019a attribué un look angélique.Par contre, pour d\u2019autres filles, on peut être sûr que leur présentation se rapproche des fantasmes pédophiles.» \u2014 Le mannequin Rachel Blais qui dénonce certaines pratiques de l\u2019industrie à Tout le monde à parle «Il faut absolument impressionner les Américains pour avoir leur respect.J\u2019ai rencontré trop de gens là-bas et au Canada anglais qui ressentaient une haine profonde envers la race noire.C\u2019est quelque chose qu\u2019on ne voit jamais au Québec» \u2014 Normand Brathwaite à Tout le monde en parle En sortant du spectacle de la compagnie Käfig du réputé chorégraphe Mourad Merzouki, vous aurez soit envie de partir pour le Brésil soit de tout simplement de renouveler votre abonnement au gym.C\u2019est ce qu\u2019on appelle une performance musclée qui impressionne.Hip-hop, breakdancing, capoeira, les danseurs brésiliens à l\u2019énergie débordante savent tout faire.Ils vous le prouveront encore ce soir au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts puis en tournée au Québec.Informations: www.dansedanse.net.SOLUTIONde la semaine dernière MOTS CROISÉS DESARTS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 www.nicolehannequart.com 1787 HORIZONTALEMENT 1 Titre du dernier album de The Lost Fingers.2 Ils soignent des animaux \u2013Mise en ordre.3 Qui exprime du dédain \u2013 À cause d\u2019elles est le titre de son dernier album (.Souchon).4 Autour de l\u2019île d\u2019Orléans \u2013 Tours de reins.5 Initiales d\u2019un des animateurs des Francs-tireurs \u2013 Empeste \u2013 Film de Mankiewicz mettant en vedette Bette Davis.6 Chef militaire dans les pays musulmans \u2013 Très libre \u2013 Indique la durée.7 Appâtés \u2013 Associations culturelles.8 Trouble dans la vie personnelle \u2013 Se tâte.9 Distincte \u2013 Sièges.10 Chiffres romains \u2013 Prospérer.11 Passant \u2013 On y donne une formation technique en aérospatiale.12 Ouvrage en cours de construction \u2013 Il coule en Allemagne \u2013 On peut voir cet acteur dans The Tree of Life.VERTICALEMENT 1 Roman de Balzac.2 Il joue dans le film Roméo Onze \u2013 Un de ses albums s\u2019intitule Precious.3 En petits morceaux \u2013 Film d\u2019Eisenstein (.le Terrible) \u2013 En matière de.4 L\u2019interprète de Frédéric avait été victime d\u2019un, en avril 2004 \u2013 Normand, dans L\u2019auberge du chien noir.5 Reporté au pouvoir \u2013 Napperon \u2013 Ferrure.6 Pétioles de feuilles \u2013 Chemin de fer urbain.7 Cité biblique \u2013 La plus ancienne famille ethnique grecque.8 .Huppert \u2013 Vieux do.9 Appareils électroménagers.10 Échelonné \u2013 Répétée.11 Film de Howard Hawks (.Bravo) \u2013 Se trouve (à) \u2013 Rivière d\u2019Autriche.12 Rôle de Marc Labrèche dans La petite vie \u2013 Petit, c\u2019est la télévision.1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 J E P E N S E A Y U R 2 U R A N I E R A S E E 3 L I T A N I E N U L S 4 I C I A N N E R I T 5 A N E S C L A I R E 6 R O S I P R I M E E S 7 O M D R E A M E R 8 B A T E A U E N S O R 9 E R A R D P E D T E 10 R T S U B A E D E N 11 T H E L O U I S E E 12 S O R T A B L E S U E www.nicolehannequart.com 1786 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 20 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 4 A V R I L 2 0 1 2 Vous avez un événement à célébrer ?Soulignez-le ! tous les samedis dans Pour informations et tarifs 514 987-VENDU (8363) 1 866 987-VENDU (8363) celebrites@lapresse.ca CÉLÉBRITÉS.19 avril 2012 Félicitations à Jeannine et Laurent Tremblay pour votre 60e anniversaire de mariage La magie de l\u2019amour permet de vaincre les tempêtes et de gravir les montagnes mais surtout, elle dure toute une vie.Que la magie qui alimente votre amour soit au rendez-vous en ce beau jour et que les prochaines saisons vous permettent d'ajouter de beaux chapitres à votre histoire d'amour.Vos enfants (Lise, Larry, Gina et Josée) et petits-enfants ARTS DANSE Les Grands Ballets canadiens ont invité la célèbre compagnie de danse contemporaine new-yorkaise Alvin Ailey American Dance Theater à venir se produire à Montréal.La mythique troupe présentera trois nouvelles créations (In/Side, Takademe et The Hunt) signées par son nouveau directeur, Robert Battle, mais également deux oeuvres qui ont scellé la réputation de l\u2019institution (Revelations et Streams).STÉPHANIE VALLET Depuis sa première représentation en 1960, Revelations, pièce-culte d\u2019Alvin Ailey et pierre angulaire du répertoire afro-américain, a été interprétée aux quatre coins du monde, dont récemment à Montréal en 2007.Le chorégraphe y expose, sur un mélange de gospel, de blues et de ragtime, la souffrance des esclaves noirs dans les champs de coton et leurs pratiques religieuses.«La compagnie m\u2019a tellement inspiré ! Alvin Ailey a laissé un véritable héritage au monde et essentiellement pour les Afro-Américains.Le perpétuer est très important pour moi et je le fais avec fierté », explique Robert Battle, directeur du Alvin Ailey American Dance Theater depuis juillet dernier, succédant ainsi à Judith Jamison.« Revelations parle à tout le monde, les inspirant et leur racontant une histoire remplie d\u2019espoir, celle des Afro-Américains en Amérique du Nord.Elle a touché différentes générations et a inspiré de nombreux chorégraphes et chorégraphies.J\u2019avais 12 ans à Miami quand je l\u2019ai vu avec mes camarades d\u2019école », ajoute-t-il.Robert Battle a également choisi de présenter Streams, la première oeuvre abstraite de la défunte légende de la danse afro-américaine, alliant solos, duos et mouvements de groupes sur une musique méditative de Miloslav Kabelac.«Streams est très différente des autres pièces qui expriment vraiment la polyvalence et les divers intérêts d\u2019Alvin Ailey.Je voulais rappeler aux gens que si c\u2019est une icône, c\u2019est aussi un artiste très intéressé par tous les types de musique.Streams est presque dans la tradition du ballet et permet de montrer la virtuosité des danseurs, avec de difficiles transitions», précise le chorégraphe.Les nouvelles créations Classé parmi les «maîtres de la chorégraphie afro-américaine » par le Kennedy Center for the performing Arts en 2005, Robert Battle a créé trois nouvelles pièces en 1999 avec la collaboration de sa prédécesseure Judith Jamison et de Rennie Harris, inspirées par sa fascination pour la musique.Avec In/Side, un solo pour homme, le chorégraphe propose une vibrante et physique performance sur la voix de Nina Simone interprétant Wild is the Wind.«C\u2019est un solo très révélateur sur lequel on ne danse pas nécessairement sur la musique, mais sur son essence.J\u2019ai grandi à Miami, où les ouragans sont fréquents.J\u2019ai voulu plonger le danseur en plein milieu de ce chaos», dit-il.Puis avec Takademe, l\u2019une de ses premières créations, le chorégraphe a cette fois mélangé humour et pirouettes propres à la danse kathak, sur une musique de Sheila Chandra.«J\u2019ai étudié à Juilliard et je n\u2019ai jamais suivi le cours de danse indienne, mais je l\u2019ai toujours regardé, car j\u2019étais fasciné par son langage corporel.Mais ma première influence a été Michael Jackson dans les années 80.Quand je regarde cette chorégraphie, je vois vraiment une combinaison de ces deux influences », explique Robert Battle à propose de ce solo pour homme ou femme.Enfin avec The Hunt, une chorégraphie aér ienne et énergique pour six danseurs aux rythmes des Tambours du Bronx, flirtant entre le rock\u2019n\u2019roll et le style du collectif japonais Kodo, le directeur du Alvin Ailey American Dance Theater s\u2019est servi de sa formation en arts martiaux pour révéler dans cette pièce très physique le prédateur et le chasseur qui sommeille dans chaque être humain.« Les danseurs chassent et sont chassés », précise Robert Battle.Du 19 au 21 avril à la salle Wilfrid Pelletier.ALVIN AILEY AMERICAN DANCE THEATER Célébrer la culture afro-américaine PHOTO FOURNIE PAR LES GRANDS BALLETS CANADIENS Dans Revelations, le chorégraphe expose, sur un mélange de gospel, de blues et de ragtime, la souffrance des esclaves noirs dans les champs de coton et leurs pratiques religieuses.«La compagnie m\u2019a tellement inspiré ! Alvin Ailey a laissé un véritable héritage au monde et essentiellement pour les Afro-Américains.Le perpétuer est très important pour moi et je le fais avec fierté.» \u2014 Robert Battle, directeur du Alvin Ailey American Dance Theater llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 4 A V R I L 2 0 1 2 A R T S 21 AVIS D\u2019UNE ENTENTE DE RÈGLEMENT Le présent avis vous informe qu\u2019une entente de règlement est intervenue dans les recours collectifs intentés au Québec, en Alberta, au Manitoba et en Ontario en lien avec la vente de billets sur le site web www.ticketsnow.com.Les recours collectifs en question sont les suivants : \u2022 Marshall c.TicketsNow Entertainement Group Inc.et al., dossier no 500-06-000462- 099, Cour supérieure du Québec (« le recours au Québec »); \u2022 Murray v.TNOW Entertainment Group, Inc.and others, Cour du Banc de la Reine de l\u2019Alberta, recours no 0901-02400 (Calgary) (« le recours en Alberta »); \u2022 Labossiere v.TNOW Entertainment Group, Inc.and others, Cour du Banc de la Reine du Manitoba, dossier no CI-09-01-60049 (Winnipeg) (« le recours au Manitoba ») et ; \u2022 Krajewski and others v.TNOW Entertainment Group, Inc.and others, Cour supérieure de justice de l\u2019Ontario, dossier no CV- 09371983- 00CP (« le recours en Ontario »), en lien avec les billets achetés sur le site web www.ticketsnow.com.QUEL EST L\u2019OBJET DES RECOURS?Les requérants allèguent que certains des billets vendus sur www.ticketsnow.com ont été vendus à des prix supérieurs à ceux autorisés par certaines législations ou a des prix indûment augmentés par le fait de fausses représentations.Les tribunaux n\u2019ont rendu aucune décision sur le fond de ces allégations.QUI EST INCLUS DANS L\u2019ENTENTE DE RÈ- GLEMENT?Les personnes ayant acheté des billets sur le site web www.ticketsnow.com : \u2022 Depuis le 19 février 2006, pour des événements au Québec; \u2022 Entre le 17 février 2007 et le 31 octobre 2009, pour des événements en Alberta; \u2022 Depuis le 17 février 2007, pour des événements au Manitoba ou; \u2022 Depuis le 9 février 2007, pour des événements en Ontario.(Billets achetés individuellement ou collectivement, les « billets visés par l\u2019entente ») EST-CE QUE L\u2019ENTENTE DE RÈGLEMENT EST EN VIGUEUR?Non, l\u2019entente doit être approuvée par les tribunaux dans chacune des quatre juridictions avant d\u2019entrer en vigueur.À QUEL MOMENT SE TIENDRONT LES AUDIENCES?\u2022 Dans le recours au Québec : 20 juillet 2012 à 9 h 30; \u2022 Dans le recours en Alberta : 18 juillet 2012 à 10 h; \u2022 Dans le recours au Manitoba : 15 août 2012 à 10 h et ; \u2022 Dans le recours en Ontario : 29 juin 2012 à 14 h.QUELS BÉNÉFICES SONT PRÉVUS DANS L\u2019ENTENTE DE RÈGLEMENT?L\u2019entente de règlement prévoit un remboursement automatique, par chèque, de 36 $ par billet visé par l\u2019entente, sous réserve de certaines déductions.Les déductions devraient être inférieures à 8 $.S\u2019il y a des chèques qui ne sont pas encaissés, un paiement sera fait à une entité approuvée par les Tribunaux.L\u2019entente prévoit également des restrictions quant au marché secondaire et autres changements au site web.QUELLES SONT LES DÉDUCTIONS?Pendant ou après les auditions d\u2019approbation, les procureurs des requérants soumettront aux tribunaux leurs honoraires et frais juridiques pour approbation.Des déductions seront effectuées pour payer une partie de ces frais approuvés ainsi que pour verser certaines sommes prévues par la loi aux organismes de financement publics québécois et ontariens.QUELLES SONT MES OPTIONS?Si vous souhaitez participer à l\u2019entente de règlement et recevoir les prestations qui y sont prévues, vous n\u2019avez rien à faire.Si vous participez à cette entente, vous serez lié par la quittance prévue dans l\u2019entente de règlement et vous n\u2019aurez pas le droit d\u2019intenter des poursuites individuelles en lien avec les billets visés par l\u2019entente.Si vous ne souhaitez pas être lié par l\u2019entente de règlement, vous pouvez vous retirer du recours qui vous concerne.Dans ce cas, vous ne serez pas admissible aux bénéfices prévus â l\u2019entente de règlement, mais vous ne serez pas lié par la quittance et vous aurez le droit d\u2019intenter des poursuites individuelles en lien avec les billets visés par l\u2019entente.Si vous souhaitez commenter ou vous opposer à l\u2019entente proposée, vous devez le faire par écrit auprès de Me Normand Painchaud, n.painchaud@ sfpavocats.ca, au moins 7 jours avant l\u2019audience qui aura lieu dans la ou les province(s) où vous avez acheté des billets visés par l\u2019entente.Les avocats des requérants porteront à l\u2019attention du tribunal pertinent les objections et commentaires.Les tribunaux ne peuvent pas modifier l\u2019entente de règlement.Les objections et commentaires ne peuvent donc viser que l\u2019approbation de l\u2019entente telle que proposée.QUI ME REPRÉSENTE?Les personnes ayant acheté des billets pour des événements au Québec sont représentées par Sylvestre Fafard Painchaud, 514 937-2881.Les personnes ayant acheté des billets pour des événements en Alberta, au Manitoba ou en Ontario sont représentées par Sutts Strosberg LLP, 519 258- 9333, et Branch MacMaster LLP, 604 654-2999.Cet avis n\u2019est qu\u2019un résumé.Pour informations supplémentaires et pour consulter l\u2019entente de règlement proposée, veuillez visiter le www.sfpavocats.ca/TicketsNow.AVIS D\u2019AUDIENCES EN APPROBATION D\u2019UNE ENTENTE DE RÈGLEMENT DANS LE RECOURS COLLECTIF CONTRE TICKETSNOW, TICKETMASTER ET PREMIUM INVENTORY SI VOUS AVEZ ACHETÉ UN BILLET SUR WWW.TICKETSNOW.COM, VOUS POURRIEZ ÊTRE VISÉ PAR L\u2019ENTENTE PROPOSÉE.www.sfpavocats.ca/TicketsNow 500, rue Sherbrooke Ouest Métro McGill / 514 499-5087 lotoquebec.com/espacecreation COMMiSSaireS : lOuiS pelletier CléMenCe DeSrOCherS et DeS aMiS DeS iMpatientS atelierS De CréatiOn artS viSuelS MuSique Santé Mentale COMMunauté expOSitiOn Du 20 janvier au 20 mai 2012 la COlleCtiOn lOtO-québeC leS iMpatientS et . Si vous étiez une personnalité qui a marqué l\u2019histoire?Je serais Janette Bertrand pour son implication dans l\u2019évolution de la place de la femme dans la société.Si vous étiez un plaisir coupable ?Je serais une bonne vieille bouteille de vin syrah.Dans quel roman aimeriez-vous vivre?Les oiseaux se cachent pour mourir de Colleen McCullough Qui serait l\u2019invité d\u2019honneur au souper de vos rêves?L\u2019homme qui partage ma vie.Quels étaient votre premier disque et votre premier livre?Le disque de Patof et Martine à la plage ! Quelle est votre citation favorite ?«Un peu suffit chaque jour, si chaque jour acquiert ce peu» de Bossuet Si vous ne pouviez plus pratique votre métier, quelle autre profession feriez-vous ?La même, mais je l\u2019enseignerais À quoi êtes-vous accro?Aux animaux Qu\u2019apportez-vous partout avec vous ?Ma soie dentaire.Dans une île déserte, si je n\u2019en avais pas, sur moi, je deviendrais dingue ! Quelle est votre plus mauvaise habitude?Fumer Quel est votre rêve le plus fou?Quand j\u2019étais enfant, je rêvais de chanter au Forum, ce que j\u2019ai réalisé par la suite plus d\u2019une fois au Centre Bell ! Si vous étiez un film?Je serais Flucke, un film dans lequel un homme qui est mort se réincarne en labrador pour revoir sa femme et ses enfants.Quelle serait la trame sonore de votre vie?Total Eclipse of the Heart de Bonnie Tyler.C\u2019est ridicule à dire, mais ça fait partie de mon testament : quand je vais mourir à 100 ans avec le sourire aux lèvres, elle jouera en boucle à mes obsèques.Quel est votre plus beau souvenir ?Mon papa à Noël quand j\u2019avais 9 ans alors qu\u2019il avait décidé de ne pas consommer d\u2019alcool ce jour-là.ARTS CHOIX HEBDOS Q R Voyez Marie-Chantal Toupin sur le divan en vidéo sur la presse.ca LAPRESSE.CA DVD DOWNTON ABBEY L\u2019originalité de cette superbe série britannique est de nous dévoiler les coulisses des classes sociales au domaine de Downton Abbey, tout au début du XXe siècle.Il y a un peu d\u2019angélisme dans cette vision, mais l\u2019intrigue est passionnante et la réalisation, impeccable.On adore Maggie Smith en comtesse de Grantham, vieille chipie d\u2019un autre siècle, qui ne sait pas ce qu\u2019est un «weekend » ou qui nous sort des trucs comme : «Don\u2019t despair, it\u2019s so middle class.» iPAD MAD MEN 5e SAISON Comme nous ne captons pas la chaîne AMC, nous téléchargeons religieusement tous les lundis l\u2019épisode du dimanche de Mad Men.Oui, l\u2019interprétation de Zou Bisou Bisou par Jessica Paré dans le premier épisode était un moment d\u2019anthologie, mais nous sommes bien plus intéressée à voir les hommes et les femmes de Madison Avenue continuer leur avancée dans les eaux troubles des années 60.D\u2019autant plus que la crise de la quarantaine s\u2019annonce dure pour Don Draper.MUSIQUE LISA LEBLANC ET RADIO RADIO Mais que se passe-t-il au Nouveau-Brunswick?On dirait un «grand dérangement » musical qui déferle sur nous.Coup sur coup, deux très bons albums viennent de paraître, celui de Lisa LeBlanc, du blues sale avec des ovaires gros comme ça, et Havre de Grâce, le dernier des gars de Radio Radio, «bâtis pour veiller tard ».Nous v\u2019là rendu qu\u2019on fredonne en chiac, et ça nous rappelle presque quand, enfant, nous chantions tout croche des tounes en anglais en nous appuyant sur nos hallucinations auditives.LIVRES MAYONNAISE D\u2019ÉRIC PLAMONDON On entre encore plus facilement dans l\u2019univers de Plamondon avec ce deuxième tome de ce qui devrait être une trilogie inspirée par l\u2019oeuvre de Richard Brautigan.La prose érudite de l\u2019écrivain nous avait fait découvrir Johnny Weissmuller dans Hongrie- Hollywood Express, et cette fois, dans Mayonnaise, on en apprend encore plus sur Brautigan, père spirituel de Gabriel Rivages, sorte d\u2019alter ego de l\u2019auteur.Ça se lit d\u2019une traite, on a déjà hâte au troisième tome qui portera sur la vie de Steve Jobs.MAGAZINE NOUVEAU PROJET Ambitieux, ce Nouveau Projet, qui compte bousculer le paysage médiatique en misant sur un contenu dense et moins de vedettariat, autant en ce qui concerne les sujets que les auteurs des articles.« (Sur) vivre au 21e siècle», c\u2019est le thème de ce premier numéro, financé en grande partie par des mécènes qui ont répondu à l\u2019appel de Nicolas Langelier, fondateur de ce magazine semestriel.Ce Nouveau Projet, touffu, n\u2019est pas encore très clair dans ses grandes lignes, mais les bases sont jetées et nous sommes curieuse pour la suite.SUR LE DIVAN AVEC MARIE-CHANTALTOUPIN PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE STÉPHANIE VALLET Marie-Chantal Toupin vient de lancer À ma manière, son 9e album en carrière, sur lequel elle reprend 11 des 33 titres sacrés «chanson de l\u2019année» au gala de l\u2019ADISQ.«C\u2019est une idée de mon agent, Eduardo.Tous les Québécois connaissent ces mélodies et j\u2019ai dû faire ma sélection avec mon coeur», explique Marie Chantal Toupin.Pour chacun des titres, la chanteuse s\u2019est remémoré un souvenir ou un évènement qui a marqué sa vie.«Une colombe de Céline Dion me ramène au moment où elle a chanté pour le pape et je la trouvais tellement chanceuse! Alors que Je ne suis qu\u2019une chanson était la toune fétiche de mon père.Un beau grand bateau me rappelle le moment où je travaillais à la Banque Royale et que j\u2019ai appris le décès de Gerry Boulet.J\u2019étais anéantie.Je me disais que c\u2019était impossible qu\u2019il parte si jeune, surtout qu\u2019un jour j\u2019allais être une chanteuse et que j\u2019aurais pu chanter avec lui!», s\u2019exclame-t-elle.Si elle s\u2019attaque à de mythiques chansons qui ont marqué chacune à leur manière le paysage musical québécois, Marie-Chantal Toupin se les est réappropriées en y apportant sa touche.«J\u2019ai changé toutes les tonalités.J\u2019aurais pu m\u2019époumoner sur plusieurs titres, mais je voulais rester dans l\u2019intimité et un peu dans ma bulle», précise-t-elle.Bien souvent comparée à Marjo au cours de sa carrière, Marie-Chantal Toupin a également choisi de reprendre, Je sais, je sais sur cet album.«J\u2019étais craintive en la faisant, car je me suis dit : d\u2019un coup que je la chante comme Marjo et que je ne m\u2019en rends pas compte.Mais j\u2019ai réalisé que je ne roule pas mes R à la même place qu\u2019elle!», s\u2019amuse la chanteuse qui ne cache pas qu\u2019elle pense déjà à faire un tome 2.On retrouvera également Marie-Chantal Toupin sur l\u2019album Elles chantent Cabrel aux côtés d\u2019Anik Jean, Natalie Choquette, Mélanie Renaud, Annie Villeneuve et Joe Bocan, pour ne citer qu\u2019elles, à paraître le 23 avril prochain.Elle y interprète C\u2019était l\u2019hiver.La chanteuse donne un troisième rendez-vous à ses fans à l\u2019automne 2012 pour la sortie de son 10e album studio.«C\u2019est du vrai rock avec un nouveau son, mais toujours avec les mêmes complices, dont Guy Tourville», conclut-elle.SA CONFESSION SUR LE DIVAN «On va essayer de mettre mon prochain album et celui-ci pour faire un show de tournée.J\u2019aimerais qu\u2019il dure trois ou quatre heures!» LA LISTE PLUS ULTRA DE CHANTAL GUY llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 22 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 4 A V R I L 2 0 1 2 "]
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