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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2012-05-05, Collections de BAnQ.

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[" ARTS www.lapresse.ca/arts NATHALIE PETROWSKI ÀL\u2019ÉCOLEDELA MONTAGNEROUGE PAGE 3 MUSIQUES INDIENNES AU-DELÀDE BOLLYWOOD PAGES 12 ET 13 MUSIQUE Lisez les versions longues de notre dossier sur la musique indienne et découvrez des liens vidéo sur lapresse.ca/ musiqueindienne Fumeuse no1.1967, huile sur toile découpée, en deux parties, 276,6 x 216 cm.PHOTO FOURNIE PAR LE MBAM Wesselmann Le mal-aimé Warhol, Lichtenstein, Wesselmann.La sainte trinité du pop art américain.Mais le troisième n\u2019a pas encore été béatifié par les grands musées des États-Unis.La raison : trop de sexe dans son oeuvre.On a diabolisé l\u2019artiste.Le Musée des beauxarts de Montréal a décidé de sortir Wesselmann du purgatoire en consacrant à cet artiste mal-aimé sa première véritable rétrospective en Amérique du Nord.Un reportage de Jocelyne Lepage en pages 16 et 17.HUGO DUMAS J\u2019LÂCHE PAS! PAGE 2 MONTRÉAL SAMEDI 5 MAI 2012 Cette exposition est organisée par le Whitney Museum of American Art, New York, en collaboration avec le Musée des beaux-arts de Montréal, et avec le soutien de la Terra Foundation for American Art et de l\u2019Association des bénévoles du Musée.Lyonel Feininger (1871-1956), Carnaval (détail), 1908.Berlin, Nationalgalerie, Staatliche Museen.© The Lyonel Feininger Family LLC / SODRAC (2012).Photo bpk, Berlin / Jörg P.Anders / Art Resource, NY mbam.qc.ca/feininger HÂTeZ-VOUS! DerniÈre Semaine ! ARTS TÉLÉVISION HUGO DUMAS CHRONIQUE JE LÉVITE Avec Les Airoldi habillent leur cour.Comment je suis tombé là-dedans ?Aucune idée.Mais je ne suis plus capable d\u2019en sortir : le toit du spa électronique, les marches chauffantes de la galerie, les lustres en bouts de bois, l\u2019éclairage clair de lune ou l\u2019écran plat dans le gazebo, c\u2019est tellement exagéré (et commandité) qu\u2019on ne peut plus se décoller le visage du téléviseur.JE L\u2019ÉVITE Le petit couple des pubs de Desjardins.Nico pis moi, on pense pareil.Hein, mon Nico ?Premièrement, Nico pourrait s\u2019appeler Nigaud, on n\u2019y verrait que du feu.Et deuxièmement, chers créatifs en agence, ça fonctionne encore, des publicités où l\u2019homme est infantilisé et dominé par une femme qui, soit dit en passant, ne paraît pas mieux que lui dans cette mauvaise scène de ménage ?Hein, mon Nigaud?Confession gênante, pour débuter.J\u2019ai abandonné Mad Men après deux saisons.Oui, oui.La série américaine la plus acclamée, la plus récompensée et la plus regardée par les snobs qui se vantent tout le temps de, justement, ne jamais regarder la télévision.Sauf pour Mad Men, bien sûr.Après deux années et des poussières, je n\u2019en pouvais plus de la neurasthénie de Betty Draper, jouée par la très mauvaise, mais très jolie, January Jones.La petite Sally m\u2019énervait aussi.Bobby ne parlait jamais.Et je ne voyais pas le bout de toute l\u2019histoire tordue de Don Draper, alias Dick Whitman.Bref, comme dans une recette de chili de Ricardo, j\u2019ai laissé mijoter.Et j\u2019ai repris, malgré moi, et par obligation professionnelle, quand la Montréalaise Jessica Paré est débarquée chez Sterling Cooper Draper Pryce dans la peau de la souriante Megan Calvet.Évidemment, il m\u2019en manquait de grands pans.Quoi ?L\u2019agence a été rebaptisée et relogée dans des bureaux hyper modernes ?Fallait donc reprendre là où j\u2019avais abandonné Joan, Roger et Peggy, soit deux ans plus tôt.Cette fois-ci, le courant a passé et je me suis enfilé, comme un maniaque, les deux saisons manquantes en deux semaines.J\u2019ai redécouvert la forte mais fragile Joan, un de mes personnages favoris avec l\u2019élégant Roger Sterling, qui hérite des meilleures répliques de la série.Ces deux-là auraient dû former un couple depuis le début.Tout est superbe dans Mad Men.Les meubles, les vêtements, le générique d\u2019ouverture, le contexte historique, les publicités, la musique d\u2019époque, les textes, la lenteur du récit, la complexité des personnages et le jeu des acteurs (sauf celui de January Jones).Vous avez été plusieurs à m\u2019écrire que vous n\u2019embarquez pas, mais pas du tout, dans Mad Men et que vous ne comprenez pas l\u2019engouement généralisé autour du ténébreux Don Draper.Un conseil pour vous : ne lâchez pas.Ça vaut vraiment la peine.C\u2019est dans cet esprit de deuxième chance que je me suis raccroché aux Rescapés durant l\u2019hiver, avec toute la bonne volonté du monde.Peine perdue.Je n\u2019ai pas été capable de les suivre dans leurs multiples voyages dans le temps, malgré la distribution solide, notamment Guylaine Tremblay, que j\u2019adore, et l\u2019excellent Roy Dupuis.Ç\u2019a n\u2019a pas cliqué du tout.Ce n\u2019est pas de la mauvaise foi.Ça arrive même dans les meilleures familles.Ce qui nous transporte à la quatrième et dernière saison de Belle-Baie, qui a décollé le jeudi 26 avril à 20h sur les ondes de Radio-Canada.Ici, le scénario vécu avec Les rescapés se répète: les premiers contacts avec cette série acadienne ont été rugueux et difficiles en 2008.Il fallait donc accorder cette fameuse deuxième, voire troisième chance.Malheureusement, même après des efforts honnêtes, j\u2019ai encore dû abdiquer cette année.Pas ma tasse de thé.Dès le premier épisode, quand j \u2019ai entendu le personnage joué par Mélanie Maynard dire, au micro de la radio du village, « la sagesse de nos ancêtres enrichira le jardin de nos générations futures et empêchera Belle-Baie de sombrer dans une piscine de Botox», j\u2019ai su que c\u2019était fini à jamais entre Belle-Baie et moi.Le poisson est bel et bien mort.On n\u2019a pas a rejeter le blâme du naufrage sur Pascale Bussières, Jean-François Pichette, Emmanuel Bilodeau, Benoît McGinnis et la fabuleuse Maude Guérin.Le gros problème, ce sont \u2013 toujours \u2013 les textes juvéniles, truffés de gags faciles et dégoulinants de bons sentiments que les acteurs récitent.N\u2019importe qui, avec une mauvaise tuque calée sur la tête, aurait l\u2019air un peu ridicule en répétant «qu\u2019il a une envie de pipi du maudit ».Et il y a toujours des problèmes d\u2019accents, qui varient d\u2019un comédien à l\u2019autre.Et il y a toujours ces accords de guitare sèche qui appuient grossièrement chacune des scènes.Tout ça devient terriblement agaçant.Comme la t ragédie de l\u2019incendie du Poisson Doré, le resto exploité par Margot (Pascale Bussières).Peut-on en revenir, doux Jésus ?Me semble qu\u2019il y a des problèmes pas mal plus graves que ça à Belle-Baie, comme ces horribles urnes funéraires recyclées que souhaite commercialiser Gigi (Maude Guérin) .Vite, qu\u2019on lui envoie Clodine Desrochers ou Manon Leblanc, c\u2019est un S.O.S.S Pour joindre notre chroniqueur : hdumas@lapresse.ca J\u2019lâche pas! Cette fois-ci, le courant a passé et je me suis enfilé, comme un maniaque, les deux saisons manquantes en deux semaines.PHOTO THE ASSOCIATED PRESS Vous avez été plusieurs à m\u2019écrire que vous n\u2019embarquez pas, mais pas du tout, dans Mad Men et que vous ne comprenez pas l\u2019engouement généralisé autour du ténébreux Don Draper.Un conseil pour vous : ne lâchez pas.Ça vaut vraiment la peine.PHOTO FOURNIE PAR CANAL VIE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 5 M A I 2 0 1 2 ABONNEZ-VOUSMAINTENANT! 514 288-5034 2012-2013 DUCEPPE.COM ARTS Depuis le déclenchement de la grève, une poignée d\u2019étudiants en design graphique de l\u2019UQAM, inspirés par les affiches de Mai 68 et par les leçons du Black Mountain College des années 40, ont créé l\u2019École de la Montagne rouge, un collectif subversif, créatif et bénévole qui a donné à la grève une étonnante signature visuelle.NATHALIE PETROWSKI Ils ont un local à eux et au milieu du local, un bocal où nagent des centaines de petits carrés rouge en feutre.Ils ont une mallette remplie de faux billets de 325 millions à l\u2019effigie de Jean Charest en souvenir des millions engloutis en pure perte par l\u2019UQAM dans le gâchis de l\u2019îlot Voyageur.Ils ont un exemplaire usé et écorné d\u2019Universités inc., le brûlot d\u2019Éric Martin et de Maxime Ouellet portant sur les mythes de la hausse des droits de scolarité.Ils ont une collection complète de salopettes rouges achetées chez Uniformes St-Henri, tachées de peinture et portées fièrement dans les manifs.Ils ont des t-shirts frappés d\u2019un poing tendu et de l\u2019inscription «Printemps érable », une expression qu\u2019ils ont entendue en février à la radio et qu\u2019ils ont volée aux producteurs de sirop d\u2019érable pour l\u2019offrir à leurs camarades grévistes.Ils ont pour prénoms Guillaume, Cyrus, Eliot, Pierre Olivier, Shayne, Olivier et Valérie.Leur credo est en latin : hodie mihi, cras tibi.Aujourd\u2019hui pour moi, demain pour toi.Au téléphone, je leur ai demandé s \u2019i ls opéra ient d\u2019un local clandestin.Le cas échéant, j\u2019étais prête à m\u2019y rendre discrètement en ne révélant leur adresse à personne.Ça les a fait rigoler.«Notre local n\u2019est pas un secret.Il est dans le pavillon de design de l\u2019UQAM.Mais nous aimons bien l\u2019espèce de mystère autour de ce qu\u2019on fait.Ce ne sont pas tous les étudiants en grève qui savent qui nous sommes, mais ils savent que nous existons quelque part et que nous sommes une sorte de force invisible qui travaille pour la grève», m\u2019a lancé Guillaume Lépine, un grand gaillard qui est l\u2019instigateur et le fondateur de l\u2019École de la Montagne rouge.Le lendemain du coup de fil, je me suis pointée dans leur local, rue Sanguinet.Ils étaient sept, tous en salopette rouge.Il n\u2019y avait qu\u2019une seule fille dans la mêlée.Valérie Darveau est aussi la seule de la bande qui n\u2019étudie pas en design graphique, mais en journalisme.Création et militantisme Pour en revenir à la genèse de leur collectif, c\u2019est Guillaume Lépine qui, sentant la grève approcher, a lancé à ses camarades, tous en deuxième année de design graphique avec lui, l\u2019idée d\u2019un projet parallèle à mi-chemin entre la création et le militantisme.Au départ, personne ne l\u2019a pris au sérieux.Puis à mesure que le vote de grève approchait, le projet de Guillaume s\u2019est précisé.« L\u2019idée générale, c\u2019était d\u2019offrir à ceux qui n\u2019avaient pas envie de descendre manifester dans la rue l\u2019occasion d\u2019utiliser les arts comme moyen d\u2019action », explique Guillaume Lépine.«On voulait d\u2019abord être à la fois un atelier de création et un lieu de débats et de réflexion.Au début, on tenait des ateliers avec 60-70 personnes où ça discutait beaucoup et puis l\u2019accélération des événements nous a poussés vers la production», raconte Valérie Darveau.Le projet de Guillaume Lépine n\u2019était pas le pur produit de son imagination.Grand admirateur de l\u2019oeuvre de Cy Twombly,martiste américain à la croisée de l\u2019abstraction et de l\u2019expressionnisme, c\u2019est en lisant sur sa vie qu\u2019il découvert l\u2019existence du Black Mountain College, une université expérimentale fondée près d\u2019Asheville en Carolinedu- Nord en 1933.Créée en réaction aux universités traditionnelles par des profs davantage considérés comme des guides que comme les détenteurs du monopole du savoir, le Black Mountain College a accueilli sur ses bancs de grands artistes comme John Cage, Merce Cunningham et Willem de Kooning avant de fermer ses portes en 1957.Un rouge flamboyant Inspirés par son exemple, Guillaume et ses amis ont donc décidé d\u2019un commun accord de nommer leur projet L\u2019École de la Montagne rouge et d\u2019afficher leur parti pris pour un rouge flamboyant, unifiant et révolutionnaire.La décision a été prise 24 heures avant le vote de grève de l\u2019UQAM.Entre-temps, Guillaume avait rusé pour obtenir un accès illimité à un local au département de graphisme.Il avait aussi commandé des salopettes rouges chez Uni formes St-Henri.Les salopettes sont arrivées pendant l\u2019assemblée générale du 12 février.Guillaume s\u2019est empressé d\u2019enfiler la sienne et de demander en assemblée générale l\u2019appui f inancier et pol itique de l\u2019association étudiante.Il l\u2019a obtenu sur-le-champ.Ainsi est née l\u2019École de la Montagne rouge: un lieu, un local, un atelier, mais aussi une mini-usine de sérigraphie.Ainsi, dans la nuit du 21 au 22 avril, les membres de la Montagne rouge ont voulu battre un record établi par les affichistes improvisés de Mai 68, dont les affiches font l\u2019objet d\u2019un livre qu\u2019ils consultent régulièrement.Toute la nuit durant, trois équipes de graphistes ont travaillé d\u2019arrache-pied pour produire 2004 sérigraphies faites à la main sur du carton bouilli.Il s\u2019agissait dans les faits d\u2019une série de trois pancartes, reproduites à 600 exemplaires chacune : une première avec l\u2019inscription « Pr intemps érable », un deuxième intitulée « L\u2019État sauvage », évoquant un État qui refuse le dialogue et cogne sans discernement, et une troisième portant l\u2019inscription «Le combat est avenir», rappelant que les étudiants ne se battent pas tant pour euxmêmes que pour les générations à venir.Le matin de la manif, les gens de la Montagne rouge sont allés porter leurs pancartes dans les différents lieux de rassemblement.Ils ont aussi installé une table de sér igraphie por t ative pour ceux désirant avoir « Printemps érable » inscrit sur leur t-shirt.Puis, ils ont planté au pied du mont Royal 16 érables rouges qui , en poussant, formeront un jour un carré parfait, comme celui des petits carrés rouges.Les jeunes de la Montagne rouge ne sont pas les auteurs de tous les symboles visuels étonnants qui surgissent dans les manifestations.Parfois, ils ne font que donner un coup de main.Ainsi ont-ils aidé les étudiants en urbanisme de l\u2019UQAM à réaliser leur idée : draper les statues de la ville de rouge.Par contre, l\u2019immense cube de toile rouge qui culbute au-dessus de la tête des manifestants et se voit à des kilomètres à la ronde, c\u2019est d\u2019eux.Tout comme le graphisme et les illustrations de la revue Fermaille, publiée chaque semaine.«Au fil des semaines, les ateliers ont pris le bord et on s\u2019est transformés en boîte de design bénévole et expérimentale tout en cherchant dans la mesure du possible à maintenir un équilibre entre la production et la recherche», raconte Guillaume.Étudiants altruistes Tous sont unanimes : ils n\u2019ont jamais travaillé aussi fort ni appris autant sur l\u2019art et la vie qu\u2019au cours des 82 derniers jours.«On a énormément évolué depuis le premier jour de la grève.On est plus politisés, plus solidaires, notre interrogation s\u2019est élargie et porte aujourd\u2019hui sur l\u2019université même», affirme Valérie.Les gens de l\u2019École de la Montagne rouge sont prêts à perdre leur trimestre.«Ça fait longtemps qu\u2019on a mis une croix là-dessus, disent-ils en choeur.Perdre un trimestre, ce n\u2019est rien, surtout quand l\u2019avenir de plusieurs générations est en jeu.» Depui s le début , leu r devise est restée la même : aujourd\u2019hui pour moi, demain pour toi.«Ça, dit Guillaume, j\u2019espère que ça règle une fois pour toutes la question des enfants-rois, dans la mesure où on ne se bat pas pour nos droits de scolarité à nous.On finit dans un an.La hausse ne nous affectera pas vraiment.C\u2019est pour ceux qui suivront qu\u2019on se bat.Ce n\u2019est pas exactement ce qu\u2019on peut qualifier de comportement d\u2019enfant gâté.» Quand j\u2019ai quitté les jeunes de la Montagne rouge, ils mettaient la dernière touche à une nouvelle affiche et à un nouveau slogan, «Restons phares », des mots de circonstance pour des créateurs dont les oeuvres au rouge flamboyant, brillent comme des phares dans la nuit.SIGNÉ ÉCOLE DE LA MONTAGNE ROUGE «On a énormément évolué depuis le premier jour de la grève.On est plus politisés, plus solidaires, notre interrogation s\u2019est élargie et porte aujourd\u2019hui sur l\u2019université même.» PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE MONTREAL Les membres du collectif de l\u2019École de la Montagne rouge, tous vêtus de leur salopette rouge caractéristique: Cyrus Lognonné, Pierre-Olivier Hivon, Guillaume Lépine, Shayne Tupper, Olivier Charland, Eliot B.Lafrenière et Valérie Darveau.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 5 M A I 2 0 1 2 A R T S 3 ARTS LECTURES Personnage excessif, transgressif, passionné, Michel Vézina écrit, publie, édite et sème son amour de la littérature à tout vent.MARIE-CLAUDE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE «Je me souviens de l\u2019été où j\u2019ai tué pour la première fois de mes mains», écrit Michel Vézina dans Attraper un dindon sauvage au lasso, son autobiographie littéraire.Sa victime s\u2019appelait Roger.C\u2019était un gros lapin bien en chair.Il l\u2019a tué d\u2019un coup de hache bien placé, nous racontet- il, puis dépecé, écorché, et fait cuire «sur un feu clair et brillant».«Pendant des jours, nous avons mangé les restes de Roger, et il a fallu que je médite sur mon statut de mangeur de viande: je refusais de me contenter d\u2019être un tueur par procuration.Si je n\u2019arrivais pas à tuer, si j\u2019éprouvais du dédain à me mettre les mains dans les tripes et le sang, il était hors de question que je continue à manger de la viande.» Voilà.Vous avez là tout Michel Vézina.Homme sans compromis, sans peur, prêt à abandonner un projet qui ne répond plus à ses aspirations, quitte à vivre pendant presque deux ans sans-abri, ruiné, en dormant dans son bus ou squattant les canapés de ses amis.Prêt à vivre et mourir pour ses convictions.Une espèce, avouons-le, en voie de disparition.S\u2019il avait 20 ans aujourd\u2019hui («ou même 30!»), il serait sans aucun doute au front, dans le conflit étudiant, et ferait partie des casseurs.Il a d\u2019ailleurs longtemps été lui-même un bagarreur.Il a fait les 400 coups sur les scènes underground d\u2019ici et d\u2019ailleurs.A été punk.Cracheur de feu.A joué les clowns auprès des Béruriers Noirs.Il a fait mille métiers, fondé un théâtre ambulant, chroniqué, blogué, été maître de cérémonie et Veejay de Dub et Litté.Il a écrit des romans (Asphalte et Vodka, La Machine à orgueil, Élise\u2026) et créé une maison d\u2019édition, Coups de tête, qui fête ses cinq ans.Sa vie, Michel Vézina l\u2019a vécue et la vit encore à toute allure, en brûlant la chandelle par les deux bouts la plupart du temps.Même un infarctus qui a bien failli le terrasser il y a trois ans n\u2019est pas venu à bout de ses excès (ou si peu).« Je suis quelqu\u2019un qui assume son intensité, ses convictions, dit-il.J\u2019ai des coups de coeur gigantesques, des coups de foudre autant pour les êtres humains que pour des oeuvres.Dans une même journée, je passe du grand bonheur au grand malheur, je tombe en amour quatre fois par semaine, je n\u2019ai jamais voulu refuser ça.Pas de malheur, pas de bonheur, dit Richard Desjardins.Quand tu veux avoir des grandes extases, des grandes jouissances, il faut aussi que tu acceptes la douleur, le malheur, la noirceur.» Retour sur soi Dans Attraper un dindon sauvage au lasso, publié aux éditions Trois-Pistoles, Michel Vézina fait, à 51 ans, le bilan d\u2019une vie trépidante et sans compromis, qu\u2019il raconte avec un bonheur contagieux.Ses premières amours.Le cégep.Gauvreau, Rabelais, Lovecraft, mais aussi Tom Waits, le rock, les voyages\u2026 Tout y passe.En filigrane, se dessine une époque de révolte, une vie vécue à 100 à l\u2019heure dans la marge.« Qua nd V ic t o r - L év y Beaulieu m\u2019a contacté pour que j\u2019écrive ce livre, en 2007, je n\u2019avais publié que deux romans et un recueil de nouvelles.Je n\u2019avais aucune démarche d\u2019écriture.Je ne m\u2019étais jamais arrêté pour me demander pourquoi j\u2019écrivais.J\u2019ai d\u2019abord refusé, me sentant totalement imposteur.» Puis un jour, alors qu\u2019il peinait à écrire un roman, enfermé dans sa roulotte, isolé en pleine campagne, il s\u2019est rendu compte que le projet qu\u2019il attaquait lui demandait de faire un retour sur soi.«Ce roman-là était extrêmement différent de tout ce que j\u2019avais écrit.Il me faisait très peur \u2014 j\u2019attaquais un sujet qui allait déranger bien du monde.L\u2019histoire d\u2019un gars qui sait qu\u2019il doit mourir, et qui décide de faire tout ce qu\u2019il ne s\u2019était jamais donné le droit de faire \u2014 viol, anthropophagie, tout.Ce projet m\u2019a obligé à me questionner.Pourquoi lisaiton Sade et Bataille, malgré les horreurs qu\u2019ils décrivaient?À cause du style.» Mais son style à lui, quel était-il?Vézina est revenu en arrière pour comprendre.«Qu\u2019est-ce qui fa it ce que je suis ?Qu\u2019est-ce qui fait que j\u2019écris?Pourquoi avais-je toujours été fasciné par la démarche de Francis Bacon en peinture, l\u2019énergie du cri, sa quête ?Pourquoi à 18 ans, je n\u2019écoutais pas Beau Dommage ni Harmonium, mais les Sex Pistols et Iggy Pop?J\u2019ai pris des notes.Et je me suis rendu compte après 70 pages que j\u2019étais en train de faire le livre que Victor m\u2019avait demandé.» Ce que Vézina a découvert, et que nous découvrons en le lisant, c\u2019est sa grande disponibilité, son absence de jugement et son ouverture totale au monde, aux expériences, à la vie.«Pour écrire, il faut savoir.Il faut aimer.Il faut pouvoir tuer.Et savoir qu\u2019on n\u2019y arrivera jamais.Alors l\u2019amour, le désir, la pulsion.Il n\u2019y a que ça.» Attraper un dindon sauvage au lasso Michel Vézina Éditions Trois-Pistoles, 320 pages MICHEL VÉZINA Vivre à tue-tête Coups de tête, la maison d\u2019édition que Michel Vézina a fondée et qu\u2019il dirige, aura cinq ans mercredi.Un projet né d\u2019une discussion autour d\u2019une bière avec Serge Théroux, des éditions 400 coups, qui a mis l\u2019auteur au défi de devenir éditeur.Vézina a réagi comme il l\u2019a toujours fait: en fonçant tête baissée.Aujourd\u2019hui, la petite maison s\u2019est imposée.Un catalogue de près de 50 titres.Une trentaine d\u2019auteurs, dont Patrick Sénécal , Laurent Chabin, Nelly Arcan, Maxime Catelier, A la i n- Ulysse T rembl ay, François Barcelo, pour n\u2019en nommer que quelques-uns.Coups de tête a outrepassé son projet de départ, qui était de publier une littérature de genres.« Comme le dit Laurent Chabin, Coups de tête n\u2019a pas une littérature de genre, mais une littérature de style.Et ce style prend toutes sortes de formes: polar, roman contemporain, anticipation, horreur, fantastique\u2026 Des romans brefs dont le moteur est l\u2019action.» Bientôt, promet Vézina, on aura un Caroline Allard, et un polar d\u2019une auteure féminine assez connue \u2014 «Vous aurez la surprise à l\u2019automne».En attendant, Vézina et ses potes s\u2019apprêtent à fêter les cinq ans de la maison au Lion d\u2019or, dans un gros party ouvert à tous le 9 mai, le jour des 52 ans de Vézina.\u2014 Marie-Claude Fortin, collaboration spéciale Cinq ans de Coups de tête PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Michel Vézina, un hommesans compromis.«Quand tu veux avoir des grandes extases, des grandes jouissances, il faut aussi que tu acceptes la douleur, le malheur, la noirceur.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 5 M A I 2 0 1 2 À L\u2019AFFICHE JUSQU\u2019AU 6 JUIN TNM.QC.CA / 514.866.8668 COMPLET LES2PREMIÈRES SEMAINES ! UNE PRODUCTION AU CARRÉ DE L\u2019HYPOTÉNUSE \u2013 FRANCE / ABÉ CARRÉ CÉ CARRÉ \u2013 QUÉBEC / COMPAGNIES DE CRÉATION ARTS MUSIQUE En 2009, a la sortie de leur premier album Cite dfor, les membres de Chinatown ont ete qualifies de á rockers romantiquesâ.Avec Comment jfai explose, les Montrealais jouent toujours la carte de la seduction, mais effectuent un virage : cfest maintenant a un vieux synthetiseur analogique qufils offrent une ádeclaration dfamour â.GENEVIEVE BOUCHARD LE SOLEIL Lfa f f irmat ion a de quoi surprendre, mais lfauteurcompositeur Felix Dyotte, qui signe les chansons avec Pierre-Alain Faucon, lfassume completement.Le quintette a eu un veritable coup de coeur pour le synthetiseur, qui a oriente la creation dfun album aux contours moins lisses et aux sonorites un peu plus experimentales.áDans notre cas, ca apporte quelque chose de psychedelique, un cote futuriste de lfancien tempsâ, convient Felix Dyotte, decrivant comment leur pop-rock retro et un peu bonbon sfetait transformee au contact des synthetiseurs.áOn etait rendus la, ajoute-t-il.On avait besoin de realiser les fantasmes musicaux qui trainaient dans nos tetes.Trois ans plus tot, notre musique de reve ne contenait pas necessairement des synthes.Depuis, je me suis mis a ecouter beaucoup de musique a teneur electro.â Experimentation Le chanteur raconte que cfest le bassiste de Chinatown, Toby Cayouette, qui a un peu par hasard guide ses complices sur la voie de lfexperimentation sur claviers en apportant les siens au local de pratique.áCa sfest passe naturellement, explique-t-il.Amene nfimporte quel instrument et cfest certain qufon va lfessayer.Parfois, on ne savait pas trop quelle instrumentation donner a telle ou telle chanson.On passait dfun instrument a lfautre et chacun bricolait quelque chose jusqufa temps qufon aime ca.Cfa adonne qufun synthetiseur est devenu un instrument dans le groupe.Comme on ne voulait pas voler celui de Toby, on en a achete un pour le groupe et maintenant, on lfutilise tout le temps.â Ce recit resume bien lfesprit plus collectif qui a anime la creation de ce deuxieme album de Chinatown, une formation qui a a sa tete un duo dfauteurs-compositeurs et de chanteurs.Felix Dyotte et Pierre-Alain Faucon ont compose les textes et les structures melodiques, mais les autres (Julien Fargo, Toby Cayouette et Gabriel Rousseau) ont mis lfepaule a la roue pour donner leur forme finale aux chansons.Le batteur Gabriel Rousseau a quitte le navire .ásans gros drameâ, precise Felix Dyotte .apres lfenregistrement de lfalbum.Il a depuis ete remplace par á lfami â Maxime Hebert.Retour dans le passe Dyot te e t Faucon t ra - vai l lent ensemble depuis une quinzaine dfannees.Sur Comment jfai explose, ils nous rappellent leur áancien temps â avec un nouvel enregistrement plus epure de la piece Retour a Vega, popularisee par le groupe The Stills.áOn a ecrit cette chanson en 2001, relate Dyotte.Le groupe nfexistait pas encore et on lfavait donnee aux Stills.On sfest dit qufon allait revenir a cette version parce que les gens ne connaissent pas les arrangements et les interpretations de base.â Les fans retrouveront aussi sur ce nouvel album la chanson Cassez-moi la tete, une piece souvent interpretee en spectacle par ces musiciens qui ont su faire bon usage de leur passeport dans les dernieres annees.Avant meme de lancer leur premier album, ils ont ete invites a jouer en Asie et plus tard, cfest lfEurope qui a accueilli les chansons de Cite dfor.Un nouveau passage de lfautre cote de lfAtlantique est prevu pour lfautomne.CHINATOWN Pour lfamour dfun synthe Les membres de Chinatown se sont lances a fond dans lfaventure electronique.PHOTO LE SOLEIL POP-ROCK CHINATOWN COMMENT JfAI EXPLOSE TACCA MUSIQUE áOn etait rendus la.On avait besoin de realiser les fantasmes musicaux qui trainaient dans nos tetes.Trois ans plus tot, notre musique de reve ne contenait pas necessairement des synthes.Depuis, je me suis mis a ecouter beaucoup de musique a teneur electro.â .Felix Dyotte llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R E A L S A M E D I 5 M A I 2 0 1 2 A R T S 5 514.866.8668 LA DOULEUR .invitation internationale MARGUERITE DURAS PATRICE CHEREAU LES FEMMES SAVANTES.MOLIERE DENIS MARLEAU CHRISTINE, LA REINE-GARCON.MICHEL MARC BOUCHARD SERGE DENONCOURT LE ROI SEMEURT.EUGENE IONESCO FREDERIC DUBOIS JOCASTE REINE.NANCY HUSTON LORRAINE PINTAL LE CHANT DE SAINTE CARMEN DE LAMAIN.MICHEL TREMBLAY RENE RICHARD CYR DANIEL BELANGER de Lee Hall mise en scene de Claude Maher traduction de Monique Duceppe Marc Beaupre Emmanuel Bilodeau Normand DfAmour Denis Houle Marie Michaud Melanie Pilon Gabriel Sabourin Serge Thibodeau decor Michel Demers costumes Daniel Fortin eclairages Guy Simard video Yves Labelle musique Michel Smith accessoires Normand Blais en collaboration avec Du 4 avril au 12 mai 4DERNIERES REPRESENTATIONS Les Peintres du charbon ARTS MUSIQUE PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE «Honnêtement, quand j\u2019ai rencontré Tony pour la première fois il y a un an et demi, je ne savais même pas qu\u2019Ellen avait un DJ à son émission! confesse Jojo Flores.Et pourtant, mes filles l\u2019écoutent!» Originai re de Londres , Tony Okungbowa entretient en Californie ses deux passions, celles de DJ et d\u2019acteur (des rôles dans des séries télé américaines).Être DJ à la télé, c\u2019est un peu le meilleur des mondes.«C\u2019est aussi une émission qui a contribué à placer les DJ au premier plan, croit-il.On assiste aujourd\u2019hui à un retour du DJ-star ; t\u2019as qu\u2019à ouvrir la télé pour voir un DJ dans une pub.« Une chose à propos de l \u2019émission, enchaîne-t-il , c\u2019est qu\u2019elle rejoint un vaste public.Ça se voit dans la foule.Beaucoup de jeunes, des étudiants, des plus vieux, des hommes, des femmes.Les gens dansent pendant les pubs, on dirait presque un club!» Le roi de la Main F lo r e s , lu i , s e pa s s e pratiquement de présentation pour qui a fréquenté les clubs de la Main, surtout dans les années 90.Fier pourvoyeur de musique house, de funk et de rythmes afro-latins, le DJ et fondateur du label Got Soul organise ses soirées Therapy ici et à Toronto, entre autres métropoles.C\u2019est d\u2019ailleurs à Toronto qu\u2019il a rencontré Okungbowa pour la première fois.«Musicalement, ça a cliqué entre nous deux», dit-il.Quand le projet de faire une compilation de vieux disco s\u2019est présentée à lui, Flores a tout de suite pensé à son ami Tony, avec qui il partageait sa passion pour cette musique du début des années 80, une époque marquée par les succès des Indeep (Last Night A DJ Saved My Life), Shalamar (dont un succès a donné le titre à la compilation), Sylvester, Gino Soccio ou encore France Joli.Catalogue Unidisc Si on voulait être cynique, on pourrait voir le mix A Night To Remember comme une grosse publicité pour le label montréalais Unidisc, puisque les 32 mixés sont tous issus de son titanesque catalogue de succès disco, acquis au fil des ans et surtout à une époque où cette musique répudiée ne semblait plus avoir beaucoup de valeur.«C\u2019est vrai, concède Tony, mais tu as déjà vu le catalogue d\u2019Unidisc ?Le choix est si vaste, on a dû écouter énormément de titres avant de faire notre choix.» On imagine les heures de discussion pour aboutir à une liste définitive de 32 chansons à mixer, sans ajouter d\u2019effets, avec un minimum de manipulation des bandes originales, histoire de ne pas travestir la musique et conserver l\u2019esprit originel.D\u2019ailleurs, que reste-t-il à découvrir de cette époque maintes fois reprise, échantillonnée par les DJ et producteurs contemporains?«Ça fait une éternité qu\u2019une compilation du genre était parue, dit Jojo.Aussi, je remarque qu\u2019on assiste à un retour du son disco à travers les productions house et pop modernes.Enfin, à côté des gros succès de l\u2019époque, on a déterré plein de chansons moins connues.» Et il en reste beaucoup d\u2019aut res : la pai re de DJ promet déjà un deuxième volume, « peut- être plus porté vers les productions élect ro des années 80 », conclut Jojo.DISCO TONY OKUNGBOWA ET JOJO FLORES A NIGHT TO REMEMBER UNIDISC TONY OKUNGBOWA ET JOJO FLORES La disco d\u2019Ali-Baba Le premier est sans doute un des DJ les plus reconnus aux États-Unis, moins pour son flair musical que parce qu\u2019il apparaît souvent à la télé en tant que DJ officiel du talk-show d\u2019Ellen De Generes.Le second est, depuis presque 20 ans, un des piliers du nightlife montréalais.Tony Okungbowa et Jojo Flores partagent une même passion : celle du disco du début des années 80, dont ils ont sélectionné et mixé les meilleurs éléments sur A Night To Remember.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Jojo Flores, DJ et fondateur du label Got Soul, et Tony Okungbowa, originaire de Londres, qui entretient en Californie ses deux passions, celles de DJ et d\u2019acteur.«Ça fait une éternité qu\u2019une compilation du genre était parue.Aussi, je remarque qu\u2019on assiste à un retour du son disco à travers les productions house et pop modernes.» \u2014 Jojo Flores llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 5 M A I 2 0 1 2 VIDéOs sur fta.qc.ca @ftaMOntreal / #fta2012 6e édition montréal festival transamériques 24 mai 09 juin 2012 danse tHéâtre 28 spectacles percutants et audacieux ébranleront montréal! j -20 réservez vite! cHutes incandescentes clara furey + benoît lacHambre montréal 25, 26, 27 mai aGora de la danse life and times - episode 1 Kelly copper + pavol lišKa new yorK 30, 31 mai, 1 juin pda - cinquiÈme salle sous la peau, la nuit daniÈle desnoyers montréal 2, 3, 4 juin usine c la péréGrin cHérubinique jovette marcHessault + pol pelletier montréal 6, 7, 8, 9 juin éGlise sainte-briGide solitudes solo daniel léveillé montréal 7, 8, 9 juin tHéâtre rouGe du conservatoire spectacle D\u2019OuVerture une eXpérIence tHéÂtrale unIque et BOuleVersante une OEuVre MaGIstrale D\u2019une cHOréGrapHe IncOntOurnaBle créatIOn créatIOn créatIOn « Une bête de scène.» Le Devoir « Il faut les surveiller de près\u2026 Intelligent et savoureux » Le Devoir « Un moment de grâce » La Libre Belgique « Romeo Castellucci a une idée du théâtre qui n\u2019entre dans aucune case connue.» Le Point « Hypnotique.Saisissant » Le Temps sideways rain GuilHerme botelHo GenÈve 24, 25 mai pda - tHéâtre jean-duceppe sur le concept du visaGe du fils de dieu romeo castellucci cesena 31 mai, 1, 2, 3 juin pda - tHéâtre jean-duceppe cesena anne teresa de KeersmaeKer + björn scHmelzer bruxelles + anvers 1, 2 juin pda - tHéâtre maisonneuve BILLETTERIE montrealjazzfest.com POUR TOUT CONNAÎTRE DE NOS CONCERTS ET DE NOS EXCLUSIVITÉS, INSCRIVEZ-VOUS À L\u2019INFOLETTRE SPECTRA: MONTREALJAZZFEST.COM/INFOLETTRE CLUB SODA 514 286-1010 \u2022 clubsoda.ca MÉTROPOLIS \u20131 855 790-1245 ticketmaster.ca \u2022 admission.com Billets en vente MAINTENANT! CONCERTS EN SALLE Plus de 180 PLACE DES ARTS / MAISON SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL 514 842-2112 \u2022 laplacedesarts.com GESÙ \u2013 CENTRE DE CTÉATIVITÉ 1 855 790-1245 ticketmaster.ca \u2022 admission.com ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX SALLE WILFRID-PELLETIER, PDA \u202219h30 LES GRANDS CONCERTS THÉÂTRE MAISONNEUVE, PdA\u202221h30 SOMMETS ACOUSTIQUES MAISON SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL \u202219h LES RYTHMES MÉTROPOLIS \u202220h30 INVITATION COULEURS CLUB SODA \u202222h 4 AU 7 JUILLET \u2022 GESÙ\u2014CENTRE DE CRÉATIVITÉ Présenté en collaboration avec 24 ARTISTES SUR SCÈNE, CHANTEURS, DANSEURS ET MUSICIENS PREMIÈRE CANADIENNE 27 juin \u2022 19h30, 28 juin au 1er juillet \u2022 18 h Théâtre Maisonneuve, PdA Première partie : PARC X TRIO Formule cabaret Formule cabaret MILES SMILES avec KENNY GARRETT, WALLACE RONEY, DARRYL JONES, JOEY DEFRANCESCO etOMAR HAKIM GIANMARIA TESTA VITAMIA AN EVENING WITH VAN DER GRAAF GENERATOR JACK BRUCE, CINDY BLACKMAN, JOHN MEDESKI etVERNON REID SPECTRUM ROAD WAYNE SHORTER QUARTET CONCERT D\u2019OUVERTURE PATRICIA BARBER et KENNY WERNER DUO RICHARD GALLIANO FROM BACH TO PIAZZOLLA JORANE et L\u2019ORCHESTRE I MUSICI DE MONTRÉAL DORANTES, RENAUD GARCIA-FONS ET THEODOSII SPASSOV FREE FLAMENCO TRIO HARRY MANX WORLD AFFAIRS avec YESHE, KIRAN AHLUWALIA et CLAYTON DOLEY DUKE ELLINGTON orchestra COUNT BASIE orchestra VS Battle of the Bands V Qui remportera le prestigieux trophée cette année ?Didier Morissonneau présente EN DIRECT DE LAS VEGAS ! Avec Sammy, Frank, Dean et Joey ! Programme double Programme double EMELI SANDÉ AL STEWART MESHELL NDEGEOCELLO PETER APPLEYARD JOVANOTTI JOHNNY CLEGG STRUNZ&FARAH TANGERINE DREAM LIZA MINNELLI CONFESSIONS SEAL LILA DOWNS ZIGGY MARLEY WILD AND FREE TOUR Première partie : INWORD BILLY BRAGG SOLO ADAM COHEN Première partie : DAWN TYLER WATSON ET PAUL DESLAURIERS EMIR KUSTURICA Première partie : SERGIU POPA\u2013SHUKAR ROMA JANELLE MONÁE Première partie : ROMAN GIANARTHUR STANLEY CLARKE JEUDI 28 JUIN, 20h Théâtre Jean-Duceppe, PdA Une soirée acoustique avec Stanley Clarke et Hiromi VENDREDI 29 JUIN, 20h Théâtre Jean-Duceppe, PdA Stanley Clarke et le Harlem String Quartet SAMEDI 30 JUIN, 21h30 Théâtre Maisonneuve, PdA SMV\u2014Stanley Clarke, Marcus Miller et Victor Wooten DIMANCHE 1er JUILLET, 20h Théâtre Jean-Duceppe, PdA Stanley Clarke Band présente SOPHIE HUNGER SOLO CHANTE DYLAN SAMEDI 30 JUIN JEUDI 5 JUILLET DIMANCHE 8 JUILLET \u2022 14h SAMEDI 7 JUILLET \u2022 18h ET 21 h 30 JEUDI 28 JUIN VENDREDI 29 JUIN LUNDI 2 JUILLET MARDI 3 JUILLET MERCREDI 4 JUILLET JEUDI 5 JUILLET JEUDI 28 JUIN VENDREDI 29 JUIN VENDREDI 6 JUILLET MERCREDI 27 JUIN \u2022 20 h JEUDI 28 JUIN SAMEDI 30 JUIN \u2022 22 h MARDI 3 JUILLET MERCREDI 4 JUILLET JEUDI 5 JUILLET \u2022 18 h JEUDI 28 JUIN VENDREDI 29 JUIN DIMANCHE 1er JUILLET SAMEDI 7 JUILLET 28 JUIN AU 1er JUILLET LUNDI 2 JUILLET MARDI 3 JUILLET VENDREDI 6 JUILLET OLIVER JONES PLAYS OLIVER JONES MERCREDI 4 JUILLET, 18h Tord Gustavsen Ensemble avec Tore Brunborg, Mats Eilertsen et Jarle Vespestad JEUDI 5 JUILLET, 18h Tord Gustavsen Trio avec Hakon Kornstad et Jarle Vespestad VENDREDI 6 JUILLET, 18h Tord Gustavsen Solo SAMEDI 7 JUILLET, 18h Tord Gustavsen avec Solveig Slettahjell TORD GUSTAVSEN LES GRANDS CONCERTS CONCERT DE CLÔTURE DIRIGÉ PAR JEAN-MARIE ZEITOUNI SAMEDI 30 JUIN VENDREDI 6 JUILLET ARTS MUSIQUE Rire en musique avec Michel Leeb et l\u2019OSM L\u2019humoriste français Michel Leeb sera du festival Juste pour rire du 26 au 28 juillet afin de faire découvrir au public québécois le Hilarmonic Show, un spectacle présenté dans l\u2019enceinte de la Maison symphonique, qui conjuguera humour et musique classique et au cours duquel il dirigera l\u2019Orchestre symphonique de Montréa l.Mi-concert, mi-show, sous le signe de la parodie, Michel Leeb se moque des convenances de la musique classique et passe au crible tous ses clichés sans ménagement.Mais il en profitera pour dévoiler ses talents de chef d\u2019orchestre dans un véritable concert revisitant de mythiques pièces comme La chauve-souris de Strauss, la Symphonie n° 5 de Beethoven ou Cassenoise t te de Tchaïkovski .\u2013 Stéphanie Vallet FLASH PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE Michel Leeb Il est le guitariste de The Dears et il a mené le projet du groupe Black Diamond Day.Mais, à 32 ans, Patrick Krief lance son premier album solo qui sort de son « inconscient ».ÉMILIE CÔTÉ QTu as sorti un EP sous le nom de Krief, tu es guitariste du groupe The Dears et tu a mené un projet parallèle avec Black Diamond Bay.Dans quelles circonstances reviens-tu avec un vrai premier album solo?RJe suis toujours en train de composer.Peut-être une cinquantaine de chansons par année.C\u2019est beaucoup plus rare que je compose pour The Dears.Avec Black Diamond Bay, c\u2019était un peu la même démarche qu\u2019avec Krief solo : moi qui compose à la maison.Mais je voulais un nom de groupe.Quand les autres musiciens du projet se sont affairés à autre chose, je me suis dit «Let\u2019s go back to Krief!» QLa musique de ton albumest rock, mais aussi introspective avec des textes très personnels.Avais-tu une idée en tête au départ?R Dès que j\u2019avais une idée, j\u2019enregistrais les mots et les accords, qui sortaient rapidement dans mon studio ou avec mon iPhone.Je me suis retrouvé avec une vingtaine de chansons et je les ai gardées comme elles étaient sur le démo [.] J\u2019entendais des sons dans ma tête pour l\u2019ambiance, comme un film.J\u2019ai vu la pièce The Eyes of Isabelle comme une scène où je marche dans une tempête de neige.Donc, quand je fais les arrangements et l\u2019orchestration, je me réfère à ce visuel pour m\u2019inspirer.QAvec cet album, tu as dit combattre l\u2019anxiété que tu nourrissais à l\u2019idée d\u2019assumer que tu es un artiste.Cela explique-t-il pourquoi tu as signé des textes où il est question de regarder en avant sans appréhension?R Ce sont de loin les textes les plus personnels que j\u2019ai écrits.Je parle de trucs dans ma vie que je n\u2019ai jamais voulu aborder.C\u2019est bizarre, car c\u2019était inconscient .Je m\u2019en suis rendu compte quand c\u2019était fini [.] Un jour, quelqu\u2019un m\u2019a dit : tu dois abandonner le rêve.Pas le rêve d\u2019être un musicien, mais le rêve d\u2019avoir une vie normale.QCela change quoi de créer un album de A à Z plutôt qu\u2019en groupe?R J\u2019aime le fait de ne m\u2019en fa i re avec personne .Je peux passer 17 heures à trouver un son.Par contre, je n\u2019aime pas le fait de ne pas savoir quand arrêter.Mais cet album est le plus près du son parfait que j\u2019avais en tête.Tous les artistes disent cela en vieillissant, mais je pense que c\u2019est le meilleur matériel que j\u2019ai fait.Je joue de tous les instruments, mais j\u2019ai quand même invité des musiciens en studio.Roberto Piccioni, mon claviériste live et un collaborateur depuis sept ans, est celui qui m\u2019a aidé à avoir un second regard.J\u2019ai aussi invité Jeff Luciani, Mishka Stein (bassiste de Patrick Watson), Mur ray L igthbur n , une section de cordes (JP Saint- Cyr, Justin Wright et Kate Maloney) et Anna Ruddick et Maia Davies de Ladies of the Canyon aux voix.QQuelles sont tes attentes?Prendre une pause du groupe The Dears a-t-il été bénéfique?R Oui, je suis en contact avec les membres des Dea rs tous les jours par courriel.Nous avons des projets cet été [.] Mais c\u2019était nécessaire pour moi de faire ce move .Tu te ret rouves dans un état de panique où tu te dis que tu n\u2019as pas ton groupe et que tu n\u2019as pas d\u2019emploi, donc tu dois livrer la marchandise.PATRICK KRIEF S\u2019apprivoiser en solo PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE C\u2019était nécessaire pour moi de faire ce move, explique Patrick Kief, guitariste des Dears.Tu te retrouves dans un état de panique où tu te dis que tu n\u2019as pas ton groupe et que tu n\u2019as pas de job, donc tu dois livrer la marchandise.ROCK KRIEF HUNDRED THOUSAND PIECES PIRATES BLEND / SONY Tous les jours dans La Presse PLONGEZ DANS L\u2019ACTION SPORTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 5 M A I 2 0 1 2 montrealjazzfest.com Théâtre du Nouveau Monde 514 866-8668 \u2022 tnm.qc.ca 28 au 30 JUIN \u2022 2 et3JUILLET «Renversant! Ces jeunes Roms sont beaux et talentueux.Ils nous font danser, ils nous arrachent aussi quelques larmes.Je n\u2019ai jamais vu un public réagir avec autant d\u2019émotion.» -Tanya Lapointe, Radio-Canada Nouvelles «Un spectacle à la fois dynamique et touchant » -Journal de Montréal, 28 juin 2011 «De belles têtes, de bons danseurs, et aussi des conteurs fiers qui sont venus nous parler de leur réalité contemporaine.» -Sylvie St-Jacques, La Presse, 28 juin 2011 Théâtre duNouveauMonde \u2022 20h en collaboration avec 514 521.1002 1800 558.1002 LesGrandsExplorateurs.com 1 800 NOUVELLEZÉLANDE «PARADIS DES ANTIPODES» CINÉ-CONFÉRENCE AVEC SERGE OLIERO A ROAD MOVIE SORTEZ VOIR LE MONDE 2011.2012 L\u2019Assomption Théâtre Hector-Charland 6, 7 et 15 mai Dimanche, lundi et mardi 19h Montréal Salle Pierre-Mercure 8 au 13 mai Mardi, mercredi, jeudi 19h Vendredi 18h et 20h30 Samedi 16h Dimanche 13h30 et 16h30 RÉSERVEZ VOTRE SIÈGE MAINTENANT! ARTS MUSIQUE CLAUDE GINGRAS CRITIQUE La Symphonie dite du Nouveau Monde de Dvorak fait partie de ces oeuvres archijouées dont il semble impossible de tirer quoi que ce soit de neuf.Comme miraculeusement inspiré, Kent Nagano nous prouve le contraire avec cette lecture repensée à tous les niveaux.J\u2019ai rarement senti un tel mystère dans l\u2019introduction lente menant au premier Allegro, lequel est animé d\u2019un dramatisme inhabituel et redoublé par l\u2019exécution de la longue reprise de 16 pages.Nagano a revu la partition dans les détails.Ainsi, ces discrets rubatos qu\u2019il commande à la f lûte-solo.Au Largo extrêmement senti, le solo (toujours attendu) de coranglais et les ponctuations pleines de noblesse des quatre cors planent dans le silence de la salle comble et émue.Le Scherzo se déroule vivement, scandé par les énergiques timbales annonçant en quelque sorte le retour du drame à l\u2019Allegro final.Bref, une véritable redécouverte, cette Nouveau Monde.S\u2019avançant très lentement vers le Steinway, le pianiste brésilien Nelson Freire, 67 ans , joue le Concerto K.466 de Mozart sans fausse note et sans autre initiative personnelle que le choix des rares cadences de Carl Reinecke aux premier et troisième mouvements.Brendel, Gulda, Perahia ornementent au deuxième mouvement .Freire, pas.Il risque une seule (et brève) ornementation, au finale.Il a aussi tendance à presser légèrement dans les deux Allegros.En début de concert, la Sinfonietta de Janacek souligne la haute virtuosité de l\u2019OSM et de ses cuivres augmentés à 14 trompettes placées sur les hauteurs.Nagano avertit l\u2019auditoire que «cela va faire du bruit».À l\u2019ovation que suscite le Dvorak, il répond en rappelant ses trompettes pour un arrangement de la grande marche d\u2019Aida.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL.Chef d\u2019orchestre : Kent Nagano.Soliste : Nelson Freire, pianiste.Jeudi soir, Maison symphonique, Place des Arts; reprise aujourd\u2019hui, 20h, et demain, 14h30.PROGRAMME Sinfonietta (1926) \u2013 Janacek Concerto pour piano et orchestre no 20, en ré mineur, K.466 (1785) \u2013 Mozart Symphonie no 9, en mi mineur, op.95, B.178 (Z nového svéta) (1893) \u2013 Dvorak OSM Dvorak : une redécouverte llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 5 M A I 2 0 1 2 A R T S 9 BILLETTERIE PLACE DES ARTS 514 842-2112 \u2022 1 866 842-2112 laplacedesarts.com THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE 514 866-8668 \u2022 tmn.qc.ca MÉTROPOLIS et L\u2019ASTRAL, Maison du Festival Rio Tinto Alcan 1 855 790-1245 \u2022 admission.com \u2022 ticketmaster.ca CLUB SODA 514 286-1010 clubsoda.ca INFO-FRANCOS 514 876-8989 1 855-Francos Francofolies.com Spectacles à prix FRANCOFOUS Achetez un billet de 26$ ou plus (avant taxes et frais) et recevez un billet gratuit pour un spectacle à prix francofou de votre choix.Offre disponible uniquement à la billetterie du Métropolis.Quantité limitée.PLUSDE80SPECTACLESENSALLEDONT: 7 AU 16 JUIN 24e édition LES NUITS en collaboration avec MÉTROPOLIS \u2022 21 h LES GRANDS SPECTACLES en collaboration avec THÉÂTRE MAISONNEUVE, PdA \u2022 20 h TENDANCES CLUB SODA \u2022 19 h TOUT EN CHANSON en collaboration avec L\u2019ASTRAL \u2022 19 h 30 mardi 12 et vendredi 15 juin première partie 12 juin : DAVID GIGUÈRE première partie 15 juin : JALI (Belgique) première partie : BRIGITTE (France) mercredi 13 juin première partie : MERLOT (France) samedi 16 juin (France) première partie : TWINTWIN (France) jeudi 14 juin première partie : FRANCK DEWEARE dimanche 10 juin AVEC ISABELLE BOULAY ETAUTRES mercredi 13 juin (Belgique) première partie : AURÉLIE CABREL (France) jeudi 14 juin (France) (France) première partie : JIMMY HUNT DUO vendredi 8 et samedi 9 juin première partie : MARCO VOLCY jeudi 14 juin première partie : ÉRIC GOULET SOLO dimanche 10 juin au coin de la rue première partie : CLAIRE DENAMUR (France) mercredi 13 juin vendredi 8 et samedi 9 juin mercredi 13 juin en tête-à-tête jeudi 14 juin vendredi 15 et samedi 16 juin (France) en duo avec le pianiste STEVENIEVE samedi 9 et dimanche 10 juin mardi 12 juin Spectacle d\u2019ouverture vendredi 8 juin MAURANE et ses amis MICHEL FUGAIN (France) Marie-Pierre ARTHUR MARC DÉRYSOLO première partie : SOPHIE BEAUDET vendredi 8 juin (France) Ariane Moffatt Hugues AUFRAY première partie : ALEXISHKSOLO (France) L\u2019OPÉRA FOLK DE MICHEL RIVARD avec Daniel Boucher \u2022 Luce Dufault Bruno Pelletier \u2022 Marie Michèle Desrosiers Yves Lambert \u2022 Pascale Montreuil Catherine Sénart \u2022 Yves Soutière Carolanne D\u2019Astous Paquet et Jean-François Poulin ARTS STÉRÉO LE DISQUE DE LA SEMAINE Le synthé bien tempéré Cette dernière semaine de grisaille était idéale pour écouter en boucle R.I.P., troisième album du compositeur électronique anglais Darren J.Cunningham, alias Actress.On avait un peu vite associé Cunningham à la mouvance bass music à la sortie de Hazyville (Werk, 2008), or ses plus récentes parutions le marginalisaient considérablement dans le paysage électro.R.I.P.n\u2019est pas un album facile à apprivoiser, malgré ses qualités harmoniques évidentes.Il est constitué d\u2019une quinzaine de vignettes, dont presque la moitié sont dépourvues d\u2019instruments rythmiques, alors que seules les diffuses ponctions de basses et les diverses sonorités mélodiques donnent corps à ces compositions diaphanes et légères.C\u2019est dans la dynamique des contrastes, dans le choc des textures, qu\u2019émane toute la poésie de cet album auquel on s\u2019attache après des écoutes répétées.Actress joue à sa manière la carte du minimalisme, donne du corps et de la tension à sa musique dans la dernière moitié de l\u2019album.Moins abrupt que le précédent Splazch, R.I.P.forme un savoureux trip méditatif qui s\u2019écoute à plein volume pour mieux s\u2019y immerger.\u2014 Philippe Renaud, collaboration spéciale À télécharger : Shadow From Tartarus Lumineux Vers les lueurs, dixième album de Dominique A, a été créé avec formation rock, piano et quintette à vent.David Euverte en a créé les arrangements qui, à mon sens, font ici la différence entre un très bon album et un album majeur.Dominique Brusson et Géraldine Capart ont oeuvré au mix et au mastering.Voilà un opus ambitieux qui nous réjouit d\u2019être francophone.Le verbe y est sculpté selon les plus hautes normes.L\u2019auteur-interprète s\u2019y engage à fond dans la profondeur, en émerge la grande maîtrise.La forme, le fond et la charge émotive sont au confluent.Où sommes-nous donc ?Loin du soleil.Vers le bleu.Par les lueurs.Rendez-nous la lumière.Voilà autant de titres qui évoquent cette quête de beauté.Quête de ciels éclatants, paysages bucoliques, d\u2019espaces verts, agricoles ou forestiers.Outre l\u2019habitat naturel préservé de l\u2019humain, l\u2019auteur fait ici l\u2019éloge de l\u2019intimité des êtres, refuge d\u2019un monde en perdition où «d\u2019étranges animaux se jettent des collines», où « les marées ont la saveur du métal », où l\u2019on observe au loin ce convoi de fugitifs dont les participants « rêvent de fruits et de baies ».(Album disponible en ligne) \u2014 Alain Brunet À télécharger : Parfois j\u2019entends des cris Le bon docteur Mac Rebennack, 71 ans, a trouvé en Dan Auerbach, 32 ans, le complice idéal.Le guitariste et chanteur des Black Keys a réalisé un album réjouissant dans lequel il met en valeur le personnage du Night Tripper, l\u2019incarnation première de celui qu\u2019on appelle Dr.John depuis plus de 40 ans.On le voit dans toute sa splendeur sur la pochette et ça s\u2019entend dans l\u2019intro gris-gris de la chansontitre Locked Down et surtout dans les relents vaudou d\u2019Eleggua.Plutôt futé, Auerbach a su voir une parenté entre la musique organique de Dr.John et le funk africain (Ice Age, You Lie).Il a entouré son nouvel ami de musiciens qui groovent comme Leon Michels et Nick Movshon, deux gars de Brooklyn qu\u2019on a entendus avec Amy Winehouse, Rufus Wainwright ou Lee Fields.Avis aux amateurs d\u2019orgue et de piano omniprésents, de basses qui roulent, de guitares vitaminées et de cuivres bien gras sur des rythmes irrésistibles.Mais ne vous méprenez pas : Locked Down est d\u2019abord et avant tout l\u2019album de Mac Rebennack, un artiste unique qui puise dans le vaste creuset musical de sa Nouvelle- Orléans natale.Et qui a des choses à dire.\u2014 Alain de Repentigny À télécharger : Eleggua.Plus ça change\u2026 On le sait, le folk-rock a connu son âge d\u2019or durant la période 1965-1975.Voix harmonisées, chanteurs habités (et un peu givrés!), électrification partielle du mouvement folk américain des années 50, cette touche hippie, cet arôme de psychédélisme.Trois décennies plus tard, il se trouve des cohortes de kids encore scotchés à cet âge d\u2019or.Everything Changes, annonce le titre de l\u2019album de ces puristes fervents et habités.Enfin\u2026 les choses changent tout de même un peu car on y perçoit une certaine actualité dans les arrangements de cordes et de vents, respectivement créés par Marc Papillon-Ferland et Jérôme Dupuis-Cloutier.Autrefois nommé Jake and the Leprechauns et rebaptisé Harvest Breed (ce qui n\u2019est pas sans lien avec Harvest, classique de Neil Young), ce groupe sherbrookois ne réinvente pas la roue, mais il s\u2019avère fervent et incarné, comme en témoignent ce son et ce mix de qualité.Les harmonisations vocales y sont fort belles (menées par Charles-Antoine Gosselin), les guitares (acoustiques et électriques) et autres cordes (banjo, basse) sont pincées et grattées comme il se doit, le piano et l\u2019orgue joués comme il se doit.Everything Changes vibre bellement comme dans le bon vieux temps\u2026 et un tantinet comme aujourd\u2019hui.\u2014 Alain Brunet À télécharger : Haiku Marilou a grandi À 21 ans, Marilou n\u2019est plus l\u2019adolescente dont on se demandait parfois si son répertoire était en phase avec son âge.Cette nouvelle maturité s\u2019exprime en anglais sur son troisième album dont elle cosigne toutes les chansons.Marilou et son équipe y ont mis le temps et les moyens : en fait de production, 60 Thoughts a Minute se compare parfois même avantageusement à ce qui se fait dans l\u2019univers de la pop planétaire.Les musiques sont la plupart du temps accrocheuses avec ça et là quelques bons flashes, dont cette finale inattendue à la mandoline dans No Thanks To You.Il y a même dans les textes quelques trouvailles et juste ce qu\u2019il faut d\u2019ironie pour illustrer le propos d\u2019une jeune femme dégourdie.Je retiens surtout la réalisation dynamique et allumée de Jean-Benoît Lasanté et Samuel Joly et les nuances dans le chant de Marilou, dont le talent vocal n\u2019a jamais fait de doute.Par contre, je me serais passé de la ballade générique The Blame et de la surabondance de choeurs féminins simili éthérés.Je suis surtout curieux d\u2019entendre ce qu\u2019aura à dire la nouvelle Marilou dans son prochain album en français.\u2014 Alain de Repentigny À télécharger : No Thanks To You CHANSON DOMINIQUE A VERS LES LUEURS HHHH CINQ7/WAGRAM ÉLECTRO ACTRESS R.I.P.HHHH HONEST JON\u2019S ROCK-R&B DR.JOHN LOCKED DOWN HHH1/2 NONESUCH/ WARNER FOLK-ROCK INDIE HARVEST BREED EVERYTHING CHANGES HHH LANDLOCKED POP MARILOU 60 THOUGHTS A MINUTE HHH SONY MUSIC Vaughan Williams à Toronto Le Toronto Symphony et son chef Peter Oundjian consacrent à Vaughan Williams un disque paru sous l\u2019étiquette de l\u2019orchestre, TSO.Le contenu : les Symphonies nos 4 et 5.Coïncidence, l\u2019OSM jouera la 4e la saison prochaine.Deux hautes-contre Programme baroque original chez Virgin : des duos pour hautescontre.Les chanteurs : Philippe Jaroussky et Max Emanuel Cencic.Les compositeurs : Bononcini, Mancini, Conti, Porpora, Marcello et A.Scarlatti.Avec Les Arts Florissants, dir.William Christie.Frang : trois sonates La jeune violoniste norvégienne Vilde Frang a groupé trois sonates sur un disque EMI : l\u2019op.8 de Grieg et celle de Strauss, avec le pianiste Michail Lifits, et celle pour violon seul de Bartok.Brahms en choeur Chez Naxos, Anton i Wit dirige le Choeur et l\u2019Orchestre Philharmonique de Varsovie dans un programme d\u2019oeuvres pour choeur et orchestre de Brahms, y compris la Rhapsodie avec alto et Ewa Wolak comme soliste.Trois quatuors Le Windermere Quartet, qui joue sur instruments d\u2019époque, a groupé trois quatuors sur un récent disque de la marque torontoise Pipistrelle Music : K.465 de Mozart, op.33 no 2 de Haydn et op.18 no 4 de Beethoven.NOUVELLES DU DISQUE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 5 M A I 2 0 1 2 A R T S 11 Pour la fête des mères.Offrez-lui un billet et sOyez sOn invité ! Achetez un billet pour votre mère et obtenez le deuxième gratuitement ! offre vAlAble du 5 mAi Au 13 mAi.quAntité limitée.code promotionnel: mAmAn claude DUBOIS vendredi 15 juin SAlle Wilfrid-pelletier, pdA \u2022 20h Les Grands spectacLes en collaboration avec info-francos 514 876-8989 - 1 855 francos francofolies.com Billetterie Métropolis 1 855 790-1245 admission.com \u2022 ticketmaster.ca montrealjazzfest.com HÔTEL OFFICIEL JEUDI 7 JUIN 20h \u2022 MÉTROPOLIS PREMIÈREPARTIE:Gordie Johnson Sit down, Servant! l\u2019 iCÔne Du blues rOCK AMériCAin Àl\u2019OriGine Des fAMeuX BAD TO THE BONE et ONE BOURBON, ONE SCOTCH, ONE BEER est De retOur! ARTS Musique classique, indian electronica, rock indie, musiques de fusion et plus encore.En Inde, la musique d\u2019aujourd\u2019hui est un immense brassage de traditions nationales et d\u2019actualité planétaire.AU-DELÀ DE BOLLYWO D ALAIN BRUNET La musique indienne déborde largement l\u2019idée qu\u2019on s\u2019en fait.Trois semaines passées aux antipodes suffisent à s\u2019en convaincre.On y surnage dans un océan de propositions, bien au-delà de la musique classique et de cette pop légère liée à Bollywood, cette gigantesque industrie du cinéma indien qui produit 200 films par année ! Cette immersion en Inde pulvérise tous préjugés.D\u2019une part, la pop bollywoodienne est plus diversifiée qu\u2019on ne le croit, alors que l\u2019indienne classique est ouverte à l\u2019époque actuelle, tout en conservant une rigueur exemplaire et le respect absolu de ses traditions.À ces pôles se greffent d\u2019innombrables variations liées aux courants planétaires d\u2019aujourd\u2019hui : électro, rock, indie pop, hip-hop, heavy métal, jazz moderne, «DJisme» et plus encore.Pour s\u2019en rendre compte, nous vous proposons un modeste polaroïd d\u2019un corpus colossal.Celui d\u2019une Inde en pleine mutation culturelle, bien au-delà de la croissance économique dont font état tant d\u2019observateurs depuis l\u2019accession du pays au sein du BRIC.Continuez votre exploration sur notre site web avec des versions longues de ces interviews, le blogue d\u2019Alain Brunet, des liens vers ces musiques indiennes et des vidéos sur lapresse.ca/musiqueindienne.ANKUR TEWARI HINDI INDIE ! MIDIVAL PUNDITZ / GAURAV ET TAPAN, PIONNIERS DE L\u2019INDIAN ELECTRONICA NEW DELHI \u2013 Haus Khaz Village est considéré comme le quartier cool de New Delhi.Y converge la faune branchée de la capitale indienne, y fleurit une culture urbaine indie.à saveur indienne! S\u2019y trouvent cafés, clubs, ateliers d\u2019art, galeries, locaux de répétition et studios d\u2019enregistrement, dont celui de Midival Punditz, tandem formé de Gaurav Raina et Tapan Raj, considéré comme un des pionniers de la musique électronique indienne.« Nous qualifions notre musique d\u2019indian electronica, dit Gaurav.Elle provient de l\u2019Inde, elle est créée par des Indiens de jeunes générations immergées dans la club culture.Je pense au hip-hop, breakbeat, jungle, drum\u2019n\u2019bass, dubstep, etc.Nous avons grandi en écoutant ces musiques, mais dans un contexte social beaucoup plus traditionnel que celui de l\u2019Occident.Notre vie culturelle est un amalgame de folklore, de musique classique indienne et de la pop culture musicale de Bollywood.Nous, de Midival Punditz, voulons témoigner de cette tension savoureuse! C\u2019est l\u2019objet de notre démarche.» Adolescents, Tapan et Gaurav ont d\u2019abord été DJ.Après leur installation en Occident, leurs amis et les membres de leurs familles leur faisaient parvenir des albums de musique électronique et de hip-hop.Gaurav en raconte le brassage : « Nous avons commencé à mixer ces albums avec de la musique classique indienne.Nous avons beaucoup aimé ce mélange.Puis, nous avons enregistré le fruit de nos expériences avec un équipement de fortune.Après quoi, nous avons fait jouer ces mélanges lors de soirées.Ça a alors déclenché un véritable mouvement dans notre cercle d\u2019amis artistes.Ce style s\u2019est implanté, puis nous nous sommes sentis prêts à composer.Nous sommes allés de l\u2019avant.» \u2013 A.B.MUSIQUES INDIENNES PHOTO FOURNIE PAR LE SITE INTERNET MIDIVAL PUNDITZ PHOTO ALAIN BRUNET, LA PRESSE Amaan Ayaan et Ali Khan BOMBAY \u2013 À un jet de pierre du parc Shivaji, des centaines de jeunes se massent au pied de la scène extérieure pour assister à un concert indie.chanté en hindi.Ankur Tewari and The Ghalat Family se présentent.Séduction immédiate : changez la langue d\u2019expression et vous pouvez vous retrouver n\u2019importe où sur la planète ! Aucune trace de patrimoine musical indien n\u2019est repérable dans ces chansons d\u2019allégeance folk rock.Ankur Tewari endosse cette approche clairement issue de l\u2019Occident.L\u2019ar tiste se définit comme un raconteur.« J\u2019écris des histoires sous différentes formes, dit-il.J\u2019écris des textes de chansons, mais aussi des nouvelles et des scénarios de films.Je suis auteur-compositeur, écrivain, scénariste, cinéaste.Tout est lié au conte, en fait.Je l\u2019écris, je le filme, je le joue, je le chante.« Mes chansons sont simples, mes textes et mes musiques sont simples, poursuit-il.Encore là, c\u2019est l\u2019histoire qui l\u2019emporte.Je crois en cette idée de raconter les choses le plus honnêtement possible.» Né à Bruxelles il y a 35 ans, Ankur Tewari a grandi à Roorkee, petite ville universitaire située dans le nord du pays.Il a entrepris des études d\u2019administration hôtelière avant de réaliser que sa voie se trouvait dans sa capacité à raconter une histoire et la décliner sur différents médiums.À Bombay depuis neuf ans, il a lancé l\u2019album Jannat en 2010.De plus, il écrit des scénarios et en réalise parfois les tournages \u2014 notamment les films intitulés Girl Stars et Let\u2019s Enjoy.Comme c\u2019est le cas dans le milieu de la chanson originale, on l\u2019associe à l\u2019aile indie du cinéma indien, inutile de le préciser.\u2013 A.B.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 12 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 5 M A I 2 0 1 2 ARTS NEW DELHI .Ayaan et Amaan Ali Khan habitent chez leurs parents.Moderne et cossu, lfimmeuble est situe a Panchsheel Park, quartier huppe de New Delhi.Il peut heberger plusieurs generations de cette famille multimillionnaire.Ayaan, 32 ans, et Amaan, 34 ans, sont les fils dfAmjad Ali Khan, maitre du sarod et instrumentiste venere par les connaisseurs de la musique classique indienne.A lfinstar de leur pere, Ayaan et Amaan maitrisent ce luth hybride, descendant du dhrupad rabab indien et du rabab afghan.Ayaan aura tot fait de preciser que la transmission du grand savoir musical classique en Inde est le fait dfune lignee, sans etre une garantie de succes pour autant.á Mon frere et moi representons la septieme generation familiale de joueurs de sarod.Nous y voyons une chance inestimable de pouvoir nous exprimer.Nous nous savons privilegies, mais notre travail doit parler de lui-meme.Il nfy a pas de secret : malgre notre ascendance, il nous faut travailler et mettre les heures necessaires.Au-dela de ces efforts, le karma fait son oeuvre.â A son tour, Amaan insiste sur la notion dfhumilite.á Nous devons garder la forme, eviter tout negativisme, assumer notre role de musicien et faire honneur a notre pere.Nous ne voulons en aucun cas faire concurrence a sa musique, il demeure notre gourou.Notre objectif est de le rendre fier de nous et de ne jamais le mettre dans lfembarras.Ayaan et moi avons une grande responsabilite en ce sens.Ce qui fait la marque des meilleurs artistes se resume au travail soutenu et a lfhumilite.Plusieurs maladies peuvent etre gueries, lfarrogance nfa pas de remede connu.â .A.B.© AYAAN ET AMAAN ALI KHAN SEPT GENERATIONS DE SAROD BOMBAY .Fils du sitariste virtuose Kartick Kumar, il fut considere comme un enfant prodige.Sous la direction de son pere, il a appris lfinstrument des lfage de 4 ans, donne sa premiere performance publique a 6 ans, acquis une reputation nationale a lfadolescence.A 38 ans, sa renommee de virtuose est a lfechelle planetaire.Niladri Kumar accorde cette interview dans un cafe dfAndheri West, quartier aise de Bombay ou il vit, a quelques pates de maisons du voisinage ou il a grandi.Natif de Calcutta, il est arrive a Bombay lorsqufil etait aux couches.á Je represente la cinquieme generation dfune lignee de sitaristes â, indique-t-il fierement.Popularise en Occident par Ravi Shankar le sitar est lfinstrument central du khyal, soit lfecole musicale hindoustanie issue du nord de lfInde.á Meme aujourdfhui, resume le musicien, le sitar exige une maitrise de la tradition du Nord.Dfou que tu proviennes, tu dois apprendre les ragas hindoustanis.Apres quoi, tu peux faire ce que tu veux .par exemple, integrer les musique carnatiques (du sud de lfInde) qui comportent un autre repertoire de ragas.â Les ragas, rappelle Niladri Kumar, sont des phrases musicales composees qui constituent le repertoire classique de la grande musique indienne.á Cfest le debut dfune histoire qui mene le musicien a en ecrire plusieurs pages supplementaires, explique-t-il.Sfouvre alors le monde de la decouverte et de lfimprovisation.â Les interpretes classiques de lfInde doivent maitriser une plethore de ragas afin de sfexprimer ou dfamorcer un dialogue avec leurs collegues.á Ce qui nfempeche en rien les hybridations avec dfautres grandes traditions ou musiques modernes â, pense ce musicien qui pratique aussi une fusion de genres, de cultures et dfepoques.á Au fond, je ne connais vraiment que la musique classique indienne, tient-il a preciser.Je nfaborde le jazz, la musique classique europeenne ou la culture rock qufa partir de cette connaissance.Meme avec des instruments modernes, je poursuis cette meme tradition tout en restant moi-meme.Et si je transgresse ma propre tradition, cfest parce que jfen connais les regles.En ce sens, je suis la tradition.â .A.B.NILADRI KUMAR á JE SUIS LA TRADITION â BOMBAY .Situe en bord de mer, Juhu est un quartier chic de Bombay.Il nfest pas rare dfy croiser les vedettes de la pop culture indienne.On devine pourquoi les freres Salim et Sulaiman y ont construit leur studio ! On penetre dans le sous-sol dfun immeuble qui nfa lfair de rien et.surprise : star de la musique bollywoodienne au travail.Directeur musical, realisateur, compositeur et chanteur tres connu en Inde, Salim Merchant supervise lfenregistrement dfune chanson associee a la trame sonore dfun film.Lfequipement dernier cri et les installations nfont strictement rien a envier aux studios des grandes capitales du monde.á Nous avons de la chance, mais notre marche le permet.Apres tout, il existe plus de 150 studios dfenregistrement a Bombay â, explique le coproprietaire des lieux dont le succes commercial est tributaire de Bollywood, tres puissante industrie du divertissement qui domine la culture populaire en Asie meridionale.Puisque le cinema indien produit surtout des comedies musicales, une armee de musiciens est mise a contribution.Salim Merchant et son frere Sulaiman, respectivement clavieriste et percussionniste de formation, en sont parmi les generaux.Leur ascens ion profess ionnel le remonte aux annees 90.á Mon frere et moi avions entrepris dfenregistrer des musiques folkloriques de differentes parties du pays, raconte Salim.Nous avions mixe ces enregistrements aux studios de Peter Gabriel, en Angleterre.Cfetait trop tot, jfimagine, car son label (Real World) nfavait pas voulu sortir cet album qui a fini par sortir chez Virgin, trois ans plus tard.Trois annees dfattente ou jfai du composer des jingles publicitaires.á Puis jfai commence a creer les musiques instrumentales de films qui ont bien marche.Apres quoi, on mfa laisse en faire les chansons.Des chanteurs indiens mfont alors sollicite afin que je realise leurs tubes.Jfai lance mes propres chansons avec mon frere et notre carriere a fini par decoller.â .A.B.SALIM MERCHANT POP STAR.PAS TOUT A FAIT TYPIQUE BOMBAY .A son studio de repetition de Prabhadeavi, Taufiq Qureshi enseigne chaque mardi a des percussionnistes de tres bon niveau.á Ces garcons etudient avec avec moi depuis quelques annees.Ils deviendront probablement des artistes de fusion â, explique Taufiq Qureshi, 49 ans.Percussionniste des plus respectes, notre hote est le frere cadet du grand Zakir Hussain, soit le plus repute virtuose du tabla indien.Leur pere, Alla Rakha, etait aussi un grand maitre de lfinstrument et il a ete compagnon de route du legendaire sitariste Ravi Shankar, qui a 12 ans de moins que Zakir, Taufiq sfest demarque en optant pour dfautre tambours que le tabla.á Jfai grandi en apprenant de mon pere apres quoi jfai ete tres influence par le jeu de mon frere, jusqufa ce que je realise qufils avaient exploite le potentiel entier du tabla, du moins de mon vivant.De A (Alla) a Z (Zakir), ils ont tout dit ! Dfautant plus qufen Inde, vous soulevez une pierre et vous y debusquez 10 joueurs de tabla.á Il me fallait donc trouver un autre langage afin dfetre remarque, poursuit- il.Jfai alors decouvert le monde des congas, bongos, darbouka, djembe, doumbek, batterie, etc.Il y avait tant a explorer, jfai appris moimeme ces instruments tout en ecoutant leurs meilleurs interpretes.Apres les avoir imites, jfai choisi une autre strategie : adapter ma connaissance du tabla au jeu de ces instruments.Jfai, par la suite, explore les fondements de la musique indienne du Sud, la grande tradition carnatique, pour en enrichir mon jeu.Jfai ainsi cree mon propre langage.â .A.B.TAUFIQ QURESHI LE CHEMIN DU FILS CADET LA ROUTE DES INDES LfInde vous attire ?Lisez notre reportage sur Bienvenue au Marigold Hotel dans le cahier Cinema, une comedie sentimentale servie par le realisateur de Shakespeare in Love, en compagnie de quelques-uns des meilleurs acteurs anglais et indiens.PHOTO ALAIN BRUNET, LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R E A L S A M E D I 5 M A I 2 0 1 2 A R T S 13 ARTS MUSIQUE On la connaissait comme la dynamo de la formation Vénus 3.Puis le grand public l\u2019a perdue de vue.Quelques années et un coeur brisé plus tard, Vicky Martel reprend du service en solo.Et elle n\u2019a rien perdu de son énergie ! VICKY MARTEL La vie après Vénus 3 NATHALIE COLLARD C\u2019est souvent entre deux saisons, lorsque les émissions régulières quittent l\u2019antenne, que la Première chaîne diffuse ses meilleures séries.Qu\u2019on pense à L\u2019autre midi à la table d\u2019à côté de Francis Legault, ou à la série Les Cyniques de Mathieu Beauchamp.À par t i r de samedi, le réalisateur Mathieu Fournier nous propose Sans domicile fixe, une série en quatre épisodes consacrés à quatre lieux connus, visités, aimés, et nous propose de nous les faire découvrir sous un jour différent.A ni mé e pa r Rebe c c a Makonnen, la série, conçue comme un audioguide, nous conduit à l\u2019oratoire Saint- Joseph, dans le quartier Saint- Roch (à Québec), sur la colline parlementaire à Ottawa et dans la capitale du diamant, Yellowknife.Des «témoins (professeurs, spécialistes, journalistes) nous parlent de ces lieux de façon très personnelle (on y apprend ainsi qu\u2019élève au secondaire, not re col lègue Nathal ie Petrowski allait manger à la cafétéria de l\u2019Oratoire tous les midis.).Ceux qui souhaitent poursuivre l\u2019expérience «en chair et en os » peuvent télécharger l\u2019appl icat ion i Phone 360-Radio-Canada pour faire le circuit qui sera agrémenté de documents visuels.Bref, de la radio avec une petite touche expérimentale.Sans domicile fixe sera présenté tous les samedis de mai, à 11h, sur la Première chaîne de Radio-Canada (95,1).RADIO Sans domicile fixe Tous les mercredis et samedis dans La Presse LES VOYAGEURS EN PARTANCE POUR\u2026 VOYAGE PHOTO JEAN-MARIE VILLENEUVE, ARCHIVES LE SOLEIL Vicky Martel et son conjoint et complice musical, Sébastien Daigle.GENEVIÈVE BOUCHARD LE SOLEIL C\u2019est bien une rupture amoureuse qui a poussé la chanteuse originaire de Québec à reprendre la plume pour créer l \u2019a lbum Ton dépar t , arrivé dans les bacs le 1er mai.Ironiquement, c\u2019est avec la complicité de son actuel conjoint et complice musical, Sébastien Daigle, qu\u2019elle exorcise cette précédente relation.«Moi, je suis quelqu\u2019un qui écrit beaucoup après la douleur et non pendant.J\u2019ai besoin d\u2019un recul pour imager tout ça », note, volubile, l\u2019artiste qui dit s\u2019être aussi inspirée de son entourage dans l\u2019écriture de ces 12 nouvelles chansons.«J\u2019ai voulu parler des trentenaires que nous sommes, qui ont un pied sur le break et l\u2019autre sur le gaz, qui ont donc de la misère à se brancher dans la vie, résume-t-elle.C\u2019est un album autobiographique au pluriel parce qu\u2019il y a d\u2019autres personnes d\u2019impliquées ! » Prendre son temps Du temps de Vénus 3, au tournant des années 2000, Vicky Martel et sa bande ont connu un beau succès grâce à un ska-rock pimpant \u2013 dont le succès L\u2019une va sans l\u2019autre \u2013 et des performances scéniques bien dégourdies.Les années ont passé, les projets parallèles se sont multipliés, mais le groupe a mis du temps à se dissoudre.«Notre dernier show remonte à 2007.Mais, à cette époque, on jouait deux fois par année », relate la chanteuse.Parolière et figure de proue de la formation, Vicky Martel aurait pu se lancer plus vite en solo.L\u2019artiste n\u2019a toutefois pas voulu se presser.«Je n\u2019aurais pas pu lancer un album tout de suite après Vénus 3.Je n\u2019étais pas là pantoute.J\u2019avais le goût d\u2019avoir un vrai élan créatif avant de refaire quelque chose», explique celle qui dit avoir apprécié son temps «dans l\u2019ombre ».«Ma soeur s\u2019inquiétait.Elle pensait que je vivrais un petit down après Vénus, quand les gens arrêteraient de me reconnaître au restaurant, racontet- elle.Ça ne m\u2019a pas manqué.Moi, je suis une tripeuse de musique.C\u2019est pour ça que je fais ce métier.» Dans l\u2019ombre Elle s\u2019est faite moins visible, donc, mais la chanteuse n\u2019a pas manqué de musique.et elle n\u2019a jamais arrêté d\u2019en faire.Il y a eu Killing Venus, projet en anglais élaboré avec des collègues de Vénus 3.Elle a prêté sa voix à Karmadoza, qui lui a donné l\u2019occasion de reprendre, avec trois ex- Groovy Aardvark, des chansons des B-52\u2019s à la sauce stoner.Elle a aussi joué les choristes- claviéristes avec Plastik Patrik et les Brutes.À travers tout ça, elle cite sa «vache à lait », Young Soul, un groupe de reprises qui lui permet de gagner sa vie en chantant dans les bars.À deux Un coeur blanc fendu d\u2019un éclair orne Ton départ, le premier album solo de Vicky Martel.La chanteuse semble toutefois filer le parfait bonheur avec son amoureux, Sébastien Daigle, avec qui elle cosigne toutes les chansons.«Le coeur de la pochette, il peut se recoller ! », rigole celle qui dit avoir hésité un peu avant de concilier son couple et sa création.«D\u2019où le temps que ça a pris avant de faire de la musique en amoureux.Tu ne veux rien briser.Mais, à un moment, je me suis dit : \"Eille, la mère, réveille ! Il y a assez de talent sous notre toit pour qu\u2019on se lance ! \" », s\u2019exclame la chanteuse spontanée, qui donne maintenant dans un cocktail mordant de rock et d\u2019électro.Sébastien Daigle a intimement participé à la création de Ton départ, mais il refuse de s\u2019accorder trop de mérite.«C\u2019est son album.Ses textes n\u2019ont jamais été aussi personnels », assure le multi-instrumentiste, qui aime bien se décrire comme un « coffre à outils » musical.«T\u2019as besoin de quoi, on va le trouver ! », s\u2019esclaffe-t-il.À deux, dans l\u2019intimité de leur foyer, les musiciens ont réussi à tout faire eux-mêmes, même gérer « la bureaucratie » qui vient avec l\u2019autoproduction d\u2019un album.Maintenant, il leur tarde de présenter leur projet sur scène.Et pas question pour Vicky Martel de se mettre de la pression sur les épaules.«Je suis à une étape dans ma vie où je me dis : qui m\u2019aime me suive», lance-t-elle.De toute façon, on ne sauve pas des vies, on fait de la musique.On est là pour divertir ceux qui veulent prêter l\u2019oreille.» POP-ROCK VICKY MARTEL TON DÉPART VICKSTER MUSIQUE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 14 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 5 M A I 2 0 1 2 Le 8 mai 2012 à 19h30 La Tulipe (4530, av.Papineau Montréal) Avec entre autres : Clémence DesRochers Louis Champagne Isabelle Cyr James Hyndman Yves Marchand Claudine Mercier Pascale Montpetit Danielle Oddera Ingrid St-Pierre et Les Impatients MERCI AU MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX, GESTION PHILA AINSI QU\u2019À : TRANSCONTINENTAL EN LECTURE ET EN CHANSON Au profit des Impatients Billet : 30$ (taxes incluses) Admission.com 514 790-1245 La Tulipe 514 529-5000 ou à la boutique des Impatients (100 Sherbrooke Est, 4e étage) www.impatients.ca UNE SOIRÉE MAGIQUE REMPLIE D\u2019ÉMOTIONS.Jeudi 14 au samedi 16 juin\u202220h Chantent gaston miron douzehommesrapaillés info-francos 514 876-8989 - 1 855 Francos francofolies.com ThéâTredunouveau monde BilleTTerie: 514 866-8668 \u2022 tnm.qc.ca L\u2019événement Billetterie 514 770-7773 Forfaits souper-spectacle et prix de groupe disponibles Location du théâtre 514-268-7069 ChubbyCheckeretTheWildcats 12 mai 20h30 Motown 19 mai 20h30 Tango tabac, alcool, extasy 27 mai 20h00 Simplement Broadway 2 JUiN 20h30 Projeto Coisa Fina 23 juin 20h30 theatrerialto.ca Événement «portes ouvertes» au théâtre Rialto, dimanche 27 mai de 11 h à 17 h.Rendez-nous visite et découvrez notre programmation! ARTS Les critiques de cinéma vous diront que La Dame, le film de Luc Besson sur l\u2019opposante birmane Aung San Suu Kyi, est un film sirupeux, fleur bleue, un biopic convenu, une hagiographie sans esprit critique ni subtilité.Même les plus cléments ne pourront s\u2019empêcher de souligner qu\u2019avec ce film, le père de Nikita ne réinvente rien.Techniquement et formellement, ils auront sans doute raison, mais bien franchement, tant pis pour eux.Tant pis parce que dans des cas aussi extraordinaires que celui-là, la critique formelle d\u2019une oeuvre est à mes yeux une perte de temps, un exercice parfaitement stérile.Cela dit, avant d\u2019accabler davantage mes camarades, un mea-culpa s\u2019impose.Lundi matin, il a fallu que je me fasse violence pour aller au visionnement de presse du film.Jusqu\u2019à la dernière minute, j\u2019ai hésité, tergiversé, cherché une échappatoire, convaincue que le film de ce cinéaste dont je ne suis pas une grande fan était un remake d\u2019Indochine sans Catherine Deneuve.Si je me suis ravisée, c\u2019est dans le but purement journalistique d\u2019en apprendre un peu plus sur celle dont je n\u2019ai jamais réussi à prononcer le nom correctement quand je ne l\u2019ai pas carrément oublié.Anne Sue qui ?Dès que les lumières de la salle se sont éteintes, me parachutant en Birmanie (en Thaïlande, en réalité) avec la fabuleuse actrice Michelle Yeoh, instigatrice du projet, un constat s\u2019est imposé.Malgré tous ses défauts, La Dame fait la preuve, scène après scène, des limites de l\u2019information et de la force incontestable du cinéma.Je ne suis pas une spécialiste de la géopolitique ni de l\u2019actualité internationale.Et même s\u2019il m\u2019arrive à l\u2019occasion de lire le Courrier international, bien franchement, avant de voir La Dame, j\u2019avais une idée très floue de qui elle était.De son apparition intermittente sur les chaînes d\u2019informations en continu depuis plus de 20 ans, j\u2019avais retenu qu\u2019«Anne Sue qui?» était une frêle, mais belle madame, toujours bien mise, avec un jardin complet d\u2019orchidées dans les cheveux.J\u2019avais aussi saisi qu\u2019elle s\u2019opposait à un régime antidémocratique qui l\u2019a assignée à résidence pendant des années et qu\u2019elle avait un jour \u2013 il y a cent ans \u2013 remporté le prix Nobel de la paix.Pour le reste, le blanc complet au sujet de celle qu\u2019on surnomme la Dame de Rangoon ou l\u2019Orchidée de fer.Il y a sans doute beaucoup de gens mieux informés que moi à ce sujet, mais il y en a probablement davantage qui ignorent tout de la dame, le fait qu\u2019elle soit la fille d\u2019un grand général, sorte de René Lévesque de la Birmanie, assassiné par la junte militaire.Le fait qu\u2019elle ait épousé un prof britannique, avec qui elle a eu deux fils, et qu\u2019avant de retourner à Rangoon, au chevet de sa mère malade au milieu des années 80, elle était une femme au foyer à Oxford en Angleterre.Ce retour en Birmanie a tout fait basculer et a transformé cette femme qui coulait une existence tranquille en un monument de courage, de détermination et d\u2019entêtement farouches contre l\u2019une des plus brutales juntes militaires du monde.Grâce au film, nous entrons dans l\u2019intimité politique et personnelle d\u2019une battante, dont l\u2019image a clignoté de temps à autre dans les bulletins d\u2019information pendant deux bonnes décennie s , sans nous livrer l\u2019essentiel : à savoir l\u2019isolement de cette femme abandonnée par les pouvoirs de l\u2019Occident et luttant seule contre la junte.À savoir aussi, le soutien exemplaire de son mari qui, de l\u2019Angleterre, a tenté en vain de rallier l\u2019opinion publique occidentale à sa cause avant de succomber à un cancer.Le seul vrai reproche qu\u2019on peut faire au film, c\u2019est une fin dépassée par l\u2019actualité récente, qui ne fait pas mention de l\u2019élection d\u2019Aung San Suu Kyi aux dernières législatives et encore moins du fait qu\u2019elle siège depuis mercredi comme députée au Parlement de la Birmanie.Qu\u2019à cela ne tienne : je serai éternellement reconnaissante à Luc Besson de m\u2019avoir poussée à découvrir cette femme extraordinaire et fait comprendre par le cinéma ce que les bulletins d\u2019information n\u2019ont su m\u2019enseigner.Les critiques vont diront beaucoup de choses pas gentilles sur La Dame.Ne les écoutez pas et courez voir ce film.S Pour joindre notre chroniqueuse : npetrows @lapresse.ca Anne Sue qui?PHOTO FOURNIE PAR MÉTROPOLE FILMS Grâce au film, nous entrons dans l\u2019intimité politique et personnelle de la battante Aung San Suu Kyi.Je serai éternellement reconnaissante à Luc Besson de m\u2019avoir poussée à découvrir cette femme extraordinaire et fait comprendre par le cinéma ce que les bulletins d\u2019information n\u2019ont su m\u2019enseigner.NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 5 M A I 2 0 1 2 A R T S 15 D I R E C T EUR M U S I C A L K E N T NAGANO R É S I D E N C E DE L \u2019OSM MAI S ON SY M P H O N I QU E D E MONTR É A L Collaborateur de saison Diffuseur officiel S A ISON 2012-2013 OSM COMME JAMAIS DÈS LE 7 MAI 2012 OSM.CA ABONNEZ-VOUS! Un événement festif d\u2019une journée pour découvrir la musique classique en famille et entre amis! ConCerts aveC orChestre, sous la direCtion de Kent nagano et de Jean-François rivest _ ConCert du Choeur de Chambre de l\u2019osm sous la direCtion de andrew megill _ réCitals_ musique de Chambre maison sYmPhonique de montréal_ CinquiÈme salle_studio-théÂtre BILLETS DE 10$ à 30$ EN VENTE DÈS LE 7 MAI! taxes et frais de service inclus ToUs les déTails sUr osm.ca Partenaires publics 20 concerts DE 45 MINUTES PRÉSENTÉS EN RAfALE DANS TROIS SALLES! ARTS VISUELS Tom Wesselmann devant son tableau, Nu au crépuscule avec odalisque de Matisse.De tous les peintres célèbres classés sous l\u2019étiquette «pop art américain», TomWesselmann est le moins bien traité par les musées américains.Ils ont peur de lui.Trop impudique.Vraiment?Ne serait-il pas plutôt un descendant de Matisse?La réponse au Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) qui consacre au célèbre inconnu sa première grande rétrospective en Amérique du Nord.Célèbre inconnu JOCELYNE LEPAGE Tom Wesselmann (1931-2004) ne se considéra it pas comme un artiste «pop», dit Stéphane Aquin, le conservateur de l\u2019art contemporain au Musée des beaux-arts de Montréal.Il n\u2019aimait pas ce label qu\u2019il trouvait réducteur et qui attirait l\u2019attention sur ce qui était superficiel dans son oeuvre : le contenu.«Wesselmann est un plasticien, précise-t-il, un artiste sérieux, un peintre d\u2019atelier qui va d\u2019expérience en expérience.Lui-même se disait formaliste.» Grand admirateur de Willem de Kooning, il estimait ne pas pouvoir aller plus loin dans l\u2019abstraction, que tout avait été dit.Il a donc décidé de revoir l\u2019histoire de l\u2019art à sa manière, en en retenant les principaux genres : nus, natures mortes, paysages.Une manière figurative, une structure abstraite.Tom Wesselmann est un figuratif abstrait.Les nus Quand on pense à Warhol, on a la soupe Campbell en tête.Lichtenstein est associé aux comics américains.De Wesselmann, on retient surtout ses Great American Nudes, grands tableaux mettant en scène des femmes nues aux formes parfaites, affichant un érotisme joyeux, sans gêne, qui convenait à l\u2019hédonisme des années 60.Mais avec le mouvement féministe, dans les années 70, le vent a changé.«Il s\u2019est fait rentrer dedans!», dit Stéphane Aquin, commissaire de cette exposition avec Marco Livinstone.On l\u2019a perçu comme un macho qui exploite le corps des femmes alors qu\u2019il ne faisait que suivre la tradition.» Comme Matisse à qui il fait souvent référence dans son oeuvre.Et son modèle était presque toujours sa femme.L\u2019incompris Les musées américains n\u2019ont pas célébré Wesselmann comme ils l\u2019ont fait pour les autres artistes pop, en leur accordant de grandes rétrospectives.Ils ont eu peur, semble-t-il, des réactions d\u2019un public très prude qui n\u2019hésite pas à se soulever contre les institutions « fautives », comme ce fut le cas pour une exposition de photographies de Robert Mapplethorpe qui fit scandale dans les années 80.Wesselmann souffrait de cette indifférence même si elle ne s\u2019étendait pas au marché de l\u2019art qui le traite bien.Il en était assez indigné pour écrire lui-même sa biographie sous un pseudonyme : Slim Stealingworth.Une biographie tellement bien faite qu\u2019elle est devenue incontournable pour les historiens d\u2019art, estime Stéphane Aquin.À chacun son temps Matisse peignait à une époque donnée, dans des paysages de son temps.Les paysages que voyait Wesselmann étaient pleins d\u2019immenses enseignes publicitaires.C\u2019est ce paysage qui intéressait l\u2019artiste, un paysage typiquement américain en ces années de multiplication miraculeuse des produits de consommation.Il a fait de nombreuses démarches auprès des entreprises pour acquérir ces panneauxréclames dont il s\u2019est servi pour construire des tableaux, forcément giga ntesques .On en verra plusieurs dans l\u2019exposition.Cette oeuvre, par exemple, qui contient une bouteille de 7 UP de 5 pieds de hauteur (Still Life no 49).Cette autre que l\u2019on présentera sur une estrade, Volkswagen comprise (Landscape no 5).D\u2019autres oeuvres intègrent un lavabo (à côté d\u2019une reproduction d\u2019un tableau de Mondrian) ou encore une porte de réfrigérateur, un poste de radio allumé, un téléviseur.Le plaisir de Wesselmann, c\u2019est de se mesurer à ces objets.De «composer» avec ces formes imposantes.Dans la plupart de ses oeuvres, Wesselmann cite des artistes célèbres en reproduisant un de leurs tableaux (Les Tournesols de Van Gogh, par exemple, La Joconde de Vinci ou en leur empruntant la structure, celle de Mondrian en particulier.S\u2019il insère son oeuvre dans l\u2019histoire de l\u2019art, il y impose aussi des symboles américains: le drapeau et ses étoiles, les présidents Lincoln et Kennedy, les appareils ménagers, la pub joyeuse.Bref, l\u2019«American Way of Life».Une exposition imaginaire Au moment de notre visite au MBAM, il n\u2019y avait encore rien d\u2019installé dans les salles, sauf des feuilles de cahier à anneaux représentant toutes les pièces qui seront exposées (150 au total).Nous avons donc fait le tour d\u2019une exposition imaginaire en compagnie du commissaire Aquin dont l\u2019enthousiasme était contagieux.L\u2019exposition est divisée en quatre thèmes, explique-t-il.Le genre, la forme, la ligne, la composition.La rétrospective respecte l\u2019ordre chronologique.Ce qui permet de comprendre le processus de travail de l\u2019artiste souhaitant résoudre les problèmes plastiques au fur et à mesure qu\u2019ils surviennent.On commence donc par des petits collages.Puis des peintures sur panneaux- réclames qu\u2019il travaille à la manière d\u2019un collagiste.Les Great American Nudes, les Still Life et Landscapes en font partie.Ensuite les dessins en acier, les steal drawings.C\u2019est ici un autre aspect intéressant du travail de Wesselmann: le recours aux techniques industrielles qu\u2019il a poussées dans ses retranchements.Comme il aime la réflexion sur l\u2019art, les contrastes, les affrontements plastiques, il a décidé de transposer des dessins aux lignes fragiles en dessins en acier.Le mur est ainsi devenu le fond du tableau, qui n\u2019est plus un tableau, mais un objet, accroché au mur.Le résultat, dans le catalogue, est impressionnant.Enfin, dans la dernière partie de sa vie, Wesselmann se réconcilie avec l\u2019abstraction, mais reste en même temps fidèle à la figuration.Tout cela est formidable sur papier ! On a hâte de voir le résultat.La musique sera au rendez-vous, comme c\u2019est le cas ces dernières années dans les expositions du Musée des beaux-arts de Montréal.Ce sera la musique de Tom Wesselmann, chanteur et compositeur country.La guitare était son violon d\u2019Ingres.Tom Wesselmann : Au-delà du Pop, du 18 mai au 7 octobre 2012, au Musée des beaux-arts de Montréal, pavillon Desmarais, 1380, rue Sherbrooke Ouest, niveau 3.1Nature morte no35 1963, huile et collage sur toile 304,80 x 487,68 cm 2Tableau de chambre à coucher no38 1978, huile sur toile 213,36 x 246,38 cm 3Nature morte no 49 1964, techniques mixtes et assemblage sur panneau 152,40 x 121,92 x 36,19 cm 1 2 3 TOM WESSELMANN AU MBAM llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 16 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 5 M A I 2 0 1 2 ARTS VISUELS xMonica assise avec Mondrian (variation no 4) 1988, émail sur acier découpé, 154,9 X 105,4 cm Pop ou pas?Tom Wesselmann n\u2019aimait pas le label pop art auquel on l\u2018associait, le trouvant réducteur.Mais d\u2019où vient ce terme?« Il vient des Britanniques», dit Stéphane Aquin, conservateur de l\u2019art contemporain au MBAM et commissaire de l\u2018exposition.«Mais le terme s\u2019appliquait à beaucoup de choses, pas seulement aux arts visuels.Le pop art n\u2019est pas un mouvement organisé, il n\u2019y a pas de manifeste.C\u2019est un phénomène que l\u2019on a d\u2019abord qualifié de New Realism en Europe.Ce qui caractérise ceux que l\u2019on a regroupés sous l\u2019étiquette pop art aux États-Unis \u2014 Andy Warhol, Roy Lichtenstein, Tom Wesselmann, Jim Dine, Oldenburg , Rosenquist \u2014 c\u2019est l\u2019utilisation du matériau environnant comme les produits de consommation, par exemple, la publicité, le désir de rendre compte de la vie américaine.» Chanteur country Wesselmann était un passionné de musique country, lui-même musicien et compositeur accompli.Il a écrit plus de 400 chansons.« Il y avait une guitare dans l\u2019atelier », explique Monica Serra, assistante et amie de l\u2019artiste, dans le catalogue de l\u2019exposition.Un jour, il a chanté pour elle une chanson qui s\u2019intitulait Pictures on the Wall of Your Heart.« J\u2019ai été impressionnée par la fraîcheur de sa voix et la sincérité de son interprétation.» Une de ses chansons I Love Doing Texas With You, interprétée par Kevin Trainor, a connu une certaine notoriété.Elle est dans la bande sonore du film d\u2019Ang Lee, Brokeback Mountain.Les chansons country étaient complètement éloignées de l\u2019univers de Wesselmann, selon Monica Serra : « Tom était un homme sérieux, marié et père de famille, qui ne fumait pas et ne buvait pas.» Cachez ce sexe «Wesselmann réactive l\u2019aura scandaleuse de ces images licencieuses (Olympia.) devenues aujourd\u2019hui des symboles de beauté paradoxalement décoratifs.Visages sans regard, toutes lèvres ouvertes, mamelons dressés, orgasmes explicites, gros plans hypersexualisés.Comme Rodin ou Klimt dans ses dessins, il est dans le désir.Faudra-t-il attendre le siècle prochain pour regarder avec détachement ces tableaux politiquement incorrects car ils ne dénoncent rien et ne montrent que la beauté?.Cette liberté non censurée de jouer des images, ce plaisir ostentatoire donné à des femmes qui assument une liberté décomplexée de jouir de leur corps, c\u2019est féministe et moderne.loin des chastes Suzanne ou des Vénus pudiques antiques qui s\u2019offraient à un voyeurisme masculin drapé de mythologies.» \u2013 Nathalie Bondil, directrice du MBAM.Grand Nu Americain no53 1964, huile et collage sur toile 304,8 x 243,8 cm zEsquisse rapide à partir du train (Italie) no 2, 1987, émail sur acier découpé, 114,30 x 254 cm PHOTOS FOURNIES PAR LE MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 5 M A I 2 0 1 2 A R T S 17 ARTS THÉÂTRE Une nouvelle saison lancée et deux mises en scène d\u2019affilée : la directrice du Rideau Vert n\u2019arrête jamais.Parce que la vie, c\u2019est ici et maintenant.LUC BOULANGER COLLABORATION SPÉCIALE En mai 2002, lors d\u2019une rencontre avec Denise Filiatrault pour la promotion d\u2019Irma la douce, la femme de théâtre nous avait confié qu\u2019elle se donnait jusqu\u2019à 75 ans avant de prendre sa retraite\u2026 Dix ans plus tard, elle vient d\u2019annoncer ses choix pour la saison 2012-2013 du Rideau Vert et elle signera deux nouvelles mises en scène: Une vie presque normale pour sa compagnie, et Chantons sous la pluie pour le Théâtre Juste pour rire.À 80 ans, Denise Filiatrault pourrait s\u2019offrir le luxe de rester chez elle à la Cité du Havre ou dans son condo en Floride.C\u2019est bien mal la connaître.Elle ne fuit pas tant l\u2019ennui que la routine.Sa pire ennemie.Alors l\u2019octogénaire travaille, voyage, voit des spectacles et lit des textes, pensant sans cesse à un projet à monter ou à réaliser.Le suivant, c\u2019est cette Vie presque normale, une comédie musicale dont le sujet est la maniaco-dépression ! On y observe les répercussions de la maladie mentale d\u2019une mère qui a perdu un enfant en bas âge sur une famille américaine ordinaire.Next to Normal de Brian Yorkey (livret) et Tom Kitt (musique) a été créé en 2008 à New York, a récolté trois prix Tony et un Pulitzer.«Il s\u2019agit plus de théâtre musical, chanté presque d\u2019un bout à l\u2019autre, que d\u2019une comédie musicale, précise la metteure en scène.C\u2019est un opéra pop qui propose, outre un sujet d\u2019actualité, un univers musical très riche.» La directrice artistique reconnaît avoir hésité avant de produire cette pièce.«C\u2019est difficile à monter, parce que c\u2019est écrit comme un scénario de cinéma.Avec le scénographe (Jean Bard), on s\u2019est inspirés du décor de Broadway, qui facilite les changements de lieux.Mais on l\u2019a adapté aux dimensions plus réduites du Rideau Vert.» Depuis toujours, Denise Filiatrault donne la chance à de nouveaux venus de faire leurs premiers pas au théâtre: Karine Vanasse dans Irma la douce; Émily Bégin dans Nine; Véronique Claveau dans Revue et corrigée et maintenant dans Une vie presque normale.«Je ne me donne pas le mandat de lancer des carrières, rétorque-t-elle.C\u2019est plus égoïste de ma part : c\u2019est parce qu\u2019ils sont bons.En m\u2019entourant de solides comédiens, je doute moins de moi.» Le syndrome de Lola Lee À certains égards, l\u2019histoire de Denise Filiatrault fait penser à celle de Lola Lee, ce personnage de Michel Tremblay qu\u2019elle a créé dans Demain matin, Montréal m\u2019attend, en 1970.Une waitress de province venue faire carrière dans la chanson à Montréal.Lola Lee a monté une à une les marches du succès, mais elle n\u2019est jamais arrivé au bout de son insécurité\u2026 «Chaque fois que je chantais La complainte de Lola Lee en répétition, se souvient Denise, je pleurais et je n\u2019arrivais jamais à la finir ! Tellement qu\u2019André [Brassard] et Michel [Tremblay] se demandaient si je serais capable de la chanter à la première\u2026» Bien sûr, elle y est parvenue.Comme elle est arrivée à toucher à tout, avec succès.Au cours de 60 ans d\u2019une carrière qui l\u2019a menée de la Grand Jaune des Belles histoires\u2026 à Gina de Gilles Carle, en passant par Moi et l\u2019autre avec Dominique Michel.Puis la réalisation au cinéma, sans oublier ses pièces à succès qu\u2019elle porte à la scène depuis 25 ans.« Plus jeune, j \u2019étais trop insécure pour ne pas toucher à tout, dit-elle.Je ne voulais pas mettre tous mes oeufs dans le même panier.De nos jours, c\u2019est plus difficile.La compétition est forte.À mon époque, il n\u2019y avait (presque) personne qui pouvait tout faire, donc on me prenait chaque fois.«J\u2019ai eu une belle jeunesse et j\u2019ai une belle vieillesse.Je suis très chanceuse.Tant que j\u2019aurai la santé, je resterai à la direction artistique du Rideau Vert.» \u2013 Si on vous faisait une offre intéressante, remonteriez-vous sur les planches?\u2013 Non, non, non.Juste d\u2019apprendre un texte par coeur et d\u2019avoir à me maquiller chaque soir, ça ne me tente pas! « J\u2019a i fa it une journée de tournage pour Laurence Anyways, parce que je l\u2019aime bien, le petit Dolan.Je joue une serveuse de restaurant.Quand je me suis vue sur la bande-annonce, j\u2019ai trouvé ça terrible ! J\u2019ai l\u2019air d\u2019avoir 115 ans ! Jamais plus ils ne vont me reprendre.C\u2019est terminé!» Comme Denise aime le dire: on passe au prochain appel! Une vie presque normale, au Théâtre du Rideau Vert, à compter du 15 mai.DENISE FILIATRAULT / Une vie presque normale La vie d\u2019artiste > West Side Story.Le premier spectacle de Broadway que j\u2019ai vu avec mon mari à New York en 1957.> Cabaret.Pour l\u2019histoire qui dépeint la montée du nazisme et les chorégraphies extraordinaires de Bob Fosse.> Billy Elliot.Mon gros coup de coeur des 10 dernières années.La musique, le livret, la mise en scène, tout est bien fait.> My Fair Lady.Une pièce que j\u2019ai montée aussi au Rideau Vert, en 2006.Une belle musique et une histoire d\u2019amour entre une jeune femme et son Pygmalion.> Jesus Christ Superstar.Un chefd\u2019oeuvre que j\u2019ai vu au Festival de Stratford l\u2019été dernier.LE TOP 5 DES COMÉDIES MUSICALES DE DENISE FILIATRAULT PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Denise Filiatrault, Geneviève Charest et Jean Maheux dans le décor d\u2019Une vie presque normale.L\u2019acteur est à Montréal, sa partenaire de jeu à Genève.Une jeune troupe, à cheval entre ces deux villes, va les réunir dans la même aire de jeu\u2026 sans qu\u2019ils aient à prendre l\u2019avion.Un projet audacieux, mais totalement en phase avec les technologies et les questionnements de notre époque.ALEXANDRE VIGNEAULT Dieu est un DJ est un objet théâtral inusité.Un flou enveloppe en effet cette partition pour un homme et une femme.On ne sait jamais exactement où se trouve ce couple qui communique volontiers par l\u2019entremise d\u2019une caméra.Font-ils partie d\u2019une exposition d\u2019art contemporain ?D\u2019une espèce de téléréalité ?Sont-ils simplement absorbés par notre société de l\u2019image au point d\u2019avoir été avalés par elle ?En cherchant la façon la plus pertinente de monter ce texte de Falk Richter, Jul ien Brun e t Vincent de Repentigny, deux diplômés du programme de production de l\u2019École nationale de théâtre, ont eu une idée folle : monter la pièce dans deux villes, situées sur deux continents.Pascale Güdel, sur scène à Genève, et Étienne Blanchette, à Montréal, seront donc réunis en direct grâce à un procédé de téléprésence par l\u2019internet.« Dieu est un DJ n\u2019a pas été écrit en pensant à la téléprésence, mais l\u2019outil apparaît tout à fait adapté pour ce texte», affirme Vincent de Repentigny.L\u2019idée de la présence se trouve en effet au coeur du texte de Falk Richter.«Ce texte pose de multiples questions sur la frontière entre le réel et la fiction, la présence et l\u2019absence», précise Julien Brun.Ces préoccupations n\u2019ont rien de théorique à l\u2019heure de Skype, de Facebook et d\u2019autres médias sociaux qui transforment notre rapport à l\u2019autre.«On côtoie ces technologies tous les jours», fait valoir Vincent de Repentigny.L\u2019essor de la réalité virtuelle rapproche-t-il les gens où les enferme-t-il dans leur propre bulle?Insanë ne juge ni les personnages ni la technologie.Falk Richter non plus.«Il met en scène des gens qui font partie du système, qui ne se rebellent pas contre lui, et montre comment ils font pour rester humains », analyse Vincent de Repentigny.Intellectuellement et artistiquement, le projet d\u2019Insanë tient la route.Sa mise en oeuvre, elle, a constitué un défi.Surtout pour les interprètes.«La matière première de l\u2019acteur, c\u2019est la présence de l\u2019autre, signale Vincent de Repentigny.Il a fallu du temps pour créer un contact entre les comédiens.» Les jeunes artistes ont en effet constaté au cours du processus que la présence, ce n\u2019est pas que du son et de l\u2019image.Pour remporter leur pari, le spectacle doit faire la preuve du contraire.Paradoxe fascinant.Dieu est un DJ, les 11, 12, 18 et 19 mai, en simultanée au Théâtre de l\u2019Usine de Genève et à la Société des arts technologiques de Montréal.DIEU EST UN DJ Téléthéâtre 2.0 PHOTO FOURNIE PAR JEAN-GUY THIBODEAU En cherchant la façon la plus pertinente de monter ce texte de Falk Richter, Julien Brun et Vincent de Repentigny, deux diplômés du programme de production de l\u2019École nationale de théâtre, ont eu une idée folle : monter la pièce dans deux villes, situées sur deux continents.«Ce texte pose de multiples questions sur la frontière entre le réel et la fiction, la présence et l\u2019absence.» \u2013 Julien Brun llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 18 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 5 M A I 2 0 1 2 ARTS DANSE Pour clôturer sa saison, Tangente présente, du 10 au 12 mai au Monument-National, les onzièmes Bancs d\u2019essai internationaux.Un événement qui permet à cinq jeunes chorégraphes de faire valoir leur talent dans le cadre d\u2019une tournée d\u2019un mois qui les mènera de Montréal à Turin, en passant par Bordeaux, Cardiff et Schouwburg Arnhem (Pays-Bas).STÉPHANIE VALLET « Ce réseau favorise l\u2019essor de jeunes artistes qui sont déjà établis dans leur pays, mais qui n\u2019ont pas beaucoup tourné à l \u2019international , précise Dena Davida, codirectrice de Tangente.Mais il ne s\u2019agit pas non plus de premières oeuvres.Chaque pays choisit son artiste, puis tous se rassemblent et élaborent un programme qui sera présenté dans des salles d\u2019environ 150 places.Le cachet des artistes est ajusté aux standards en vigueur dans chaque pays.Ce qui nous a permis de travailler ensemble, car sinon les pays plus pauvres ne pourraient pas échanger avec la France, par exemple.» Depuis 1991, Tangente participe à ce réseau de tournées bisannuelles mettant en valeur des chorégraphes de la nouvelle génération provenant de divers pays.« Au cours des années 80, Tangente a commencé à échanger avec des villes comme New York, Bruxelles, Paris, Madrid, Boston et Toronto.Un jour, avec notre pa r tena i re en Belg ique, l\u2019organisme Danse Plus, on a pensé faire ces échanges avec plusieurs centres, et c\u2019est de là que sont nés les Bancs d\u2019essai européens qui se sont ensuite transformés en Bancs d\u2019essai internationaux avec l\u2019arrivée de Montréal, en 1989.Lors de notre toute première participation, notre partenaire allemand a ajouté l\u2019appellation Dance Roads », explique Dena Davida.Ainsi , cet te année , le Canada, la France, le pays de Galles, l\u2019Italie et les Pays- Bas sont chacun représentés par une pièce créée par un de leurs compatriotes.Le Canada sera représenté par Mar ia Kef irova, qui offrira au public sa pièce Corps.Relations, un duo qu\u2019elle danse avec elle-même.«Sur scène, on retrouve Maria, le corps et sur un moniteur, Maria la tête, en plein monologue.Ça m\u2019a complètement séduite comme concept », dit Dena Davida.Du côté de la France, c\u2019est Babacar Cissé, artiste en résidence à Bordeaux qui sera chargé de représenter l\u2019Hexagone.Dans Le syndrome de l\u2019exilé, le danseur d\u2019origine africaine se penche sur l\u2019exil aussi bien géographique qu\u2019intérieur ou spirituel.Le pays de Galles a jeté son dévolu sur Tanja Râman qui présentera Unattaching, explorant le territoire du doute quand vient le temps de faire un choix, alors que l\u2019Italien Daniele Ninarello dansera Bianconido, une création inspirée de l\u2019oeuvre de Francis Bacon, qui évoque l\u2019isolement l\u2019hystérie et la déformation du corps.Enfin, les Pays-Bas proposeront The Fifteen Project d\u2019Arno Schuitemaker, posant avec ce duo une nouvelle étape dans sa recherche sur la relation entre l\u2019être humain et notre époque.Les Bancs d\u2019essai internationaux, du 10 au 12 mai au Studio Hydro-Québec du Monument-National, à 19h30.Infos : danceroads.wordpress.com DANCE ROADS / BANCS D\u2019ESSAI INTERNATIONAUX Danse à cinq PHOTO FOURNIE PAR JOHN COLLINGSWOOD La danseuse Tanja Râman du pays de Galles (Unattaching) explore le territoire du doute.ALINE APOSTOLSKA COLLABORATION SPÉCIALE CRITIQUE Le Petit Prince créé par Didy Veldman pour les Grands Ballets est d\u2019une délicatesse fascinante.D\u2019une beauté onirique et captivante qui laisse bouche bée.En ce soir de première, jeudi, pas un souffle dans le Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts : chaque spectateur, le regard rivé sur ce qui lui est évoqué, plutôt que raconté, semble retenir son souffle.Comme pour ne pas risquer de faire évaporer la galaxie soudain matérialisée devant lui.Dès l\u2019instant où le Petit Prince apparaît, tous les sens sont hypnotisés par l\u2019univers singulier, parfaitement harmonieux, créé par la chorégraphe néerlandaise, qui signe ici sa troisième pièce pour les Grands Ballets.La technologie régie par le vidéaste Mark Delly tient une large place, mais une juste place.Tout ce qui se passe sur scène est projeté en fond de scène en hauteur, dédoublant chaque geste, chaque situation, comme dans un miroir.Donnant l\u2019impression que le tout se passe en apesanteur sur la voie lactée.Didy Veldman ne raconte pas l \u2019h is toi re de Sai nt- Exupéry, elle la transpose, utilisant 30 danseurs sur scène, en groupes minutieusement agencés ou en une multitude de personnages singuliers qui, comme dans le conte, rencontrent tour à tour le personnage principal.La signature chorégraphique est singulière.Fluide ou géométrique, il s\u2019en dégage une intense énergie.L\u2019originalité ludique et colorée des costumes signés Kimi Nakano parachève la dimension poétique, romanesque.Autant que l\u2019univers musical de Philip Feeney.Un paysage sonore insolite, inattendu, fait d\u2019arrangements d\u2019oeuvres non immédiatement identifiables.Ainsi Le Petit Prince de Didy Veldman, dans la lignée de celui de Saint-Exupéry, propose un univers unique qui laisse la part libre à l\u2019imaginaire de chacun.Ce n\u2019est pas la moindre des réussites de cette pièce.Le Petit Prince, jusqu\u2019au 12 mai au Théâtre Maisonneuve.LES GRANDS BALLETS CANADIENS / Le Petit Prince Onirique et captivant llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 5 M A I 2 0 1 2 A R T S 19 ARTS HUGO PILON LAROSE SÉPARÉS À LA NAISSANCE Le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin, n\u2019a peut-être pas comme meilleur ami un astronaute intergalactique, mais il a tout pour ressembler au célèbre Woody du film Histoire de jouets.Le nez pointu, le visage long et de grands yeux pour tout voir, rien ne lui échappe.Woody et Léo sont presque aussi connus par les amateurs du petit écran, tellement les leaders étudiants sont présents dans les émissions d\u2019information.Merci à André Guillaume pour cette suggestion ! ENTRACTE entracte@lapresse.ca Woody LES SÉRIES À RADIO-CANADA Quelle place occuperont les séries dramatiques à Radio-Canada l\u2019automne prochain?En voyant son budget amputé d\u2019environ 10%, faut-il croire que la société d\u2019État sera tentée de réduire la production québécoise pour acheter des séries étrangères ?Chose certaine, quelques séries phares ne reviendront pas sur notre petit écran.Adieu Roy Dupuis et Guylaine Tremblay, vedettes des Rescapés.Leurs voyages spatio-temporels sont terminés.Et comment ne pas faire le lien avec la fin abrupte de Mirador.Y a-t-il un avenir pour les bonnes séries qu\u2019on met du temps à bien écrire à la SRC?EN HAUSSE.EN BAISSE LES SOEURS BOULAY Les Soeurs Boulay ont donné tout un spectacle mardi dernier au Club Soda, remportant ainsi les plus grands honneurs des 16es Francouvertes.C\u2019est le côté intimiste de ce duo de Gaspésiennes qui semble charmer les mélomanes.Un seul micro suffit pour leurs deux voix qui vibrent au rythme de la guitare et du ukulélé.De la musique qui se prend bien au chaud dans le confort de son salon.ILS, ELLES ONT DIT «Ce n\u2019est pas mon problème.Si notre province peut rêver de devenir un pays, moi, je peux rêver de gagner la Palme d\u2019or.» \u2014 Le cinéaste Xavier Dolan, à Tout le monde en parle, répondant à ceux qui lui ont reproché d\u2019être déçu de ne pas être en compétition officielle à Cannes.«Triste année pour les clowns.Après Serge Grenier, c\u2019est difficile.Jean-Guy, c\u2019est une légende qui vient de mourir.» \u2014 Gilbert Rozon, exprimant sa tristesse face au décès de Jean-Guy Moreau.«La grève des étudiants et le mouvement social qui l\u2019accompagne expriment aussi le rasle- bol des Québécois face au manque d\u2019imagination de nos gouvernements [\u2026] ».\u2014 Guylaine Tremblay, qui appuie la cause étudiante.Pendant qu\u2019Alex Perron se chargeait de prendre les commandes au service au volant, Mahée Paiement, Jean-François Beaupré et Josée Boudreau, accompagnés d\u2019Audrey Bernard des restaurants McDonald\u2019s, ont distribué les repas à l\u2019intérieur.Mercredi après-midi, plusieurs artistes dont Véronique Cloutier et Sébastien Benoit ont participé au McDonald\u2019s de la rue de Touraine, à Boucherville, au 19e grand McDon qui a pour but d\u2019amasser des fonds pour plusieurs organismes dont le Manoir Ronald McDonald.Partout au Québec, 1$ sur la vente de chaque Big Mac était versé pour la bonne cause.LA PHOTO D\u2019HERBY Léo Bureau-Blouin PHOTO MICHEL PINAULT Guylaine Tremblay PHOTO ARCHIVES LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 20 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 5 M A I 2 0 1 2 Concert 47e anniversaire Quatuor en Si majeur, Op.67 J.Brahms 1er mouvement Variations sur un thème de Frank Bridge B.Britten Scaramouche D.Milhaud Orch.N.Cousineau Excursions J.Cousineau Concerto Op.3 no.9 A.Vivaldi 1er mouvement De la France au Québec J.Cousineau Suite Queue leu leu J.Cousineau Salle Pierre-Mercure du centre Pierre-Peladeau 300 boul.de Maisonneuve est ENTREE LIBRE Contribution volontaire Les sièges sont assignés Billetterie : 514-987-6919 lespetitsviolons.com Direction : Jean Cousineau et Marie-Claire Cousineau 6 16h00 mai © Julien Bastide 6229, Saint-Hubert Montréal, Québec 514 274 6577 1 800 363 3535 > Du 7 au 13 mai Conférences gratuites, Ateliers pratiques, Expositions, Promotions exceptionnelles PANORAMIQUE Tous les détails sur Lozeau.com PHOTO Vous avez un événement à célébrer ?Soulignez-le ! tous les samedis dans Pour informations et tarifs 514 987-VENDU (8363) | 1 866 987-VENDU (8363) celebrites@lapresse.ca CÉLÉBRITÉS.BRAVO à LOUISE BEAUDIN-DEMONTIGNY Cette globe-trotter connue s'envole pour FÊTER ses 80 ans en CHINE pour un séjour rêvé de 6 mois ! 2 mois comme Étudiante avec U de Mtl au Shandong, et par la suite, elle partira visiter d'autres régions connues ou inconnues, étant son 30e voyage dans ce pays d'adoption ! BONNE FÊTE \u2013 BON SÉJOUR \u2013 LONGUE VIE ! La Présidente de ton FAN CLUB XX SOLUTIONde la semaine dernière MOTS CROISÉS DESARTS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 www.nicolehannequart.com 1790 HORIZONTALEMENT 1 Réalisateur de Nous avons un pape.2 Il a réalisé Pater (.Cavalier) \u2013 Il se prénomme Gilles.3 Mange \u2013 Fuit.4 Son plus récent album s\u2019intitule Les grands espaces (son prénom) \u2013 Pied de vigne.5 Qui a vu le jour \u2013 Artiste célèbre au théâtre \u2013 Un des points collatéraux.6 Se trouve (à) \u2013 Victor Del Árbol est celui de La tristesse du samouraï.7 Revenu annuel \u2013 Glaciation quaternaire alpine.8 Qui a été mené à bien \u2013 Daniel Pennac en est l\u2019auteur (Journal d\u2019un .).9 Belles-filles \u2013 Inflorescence \u2013 Période historique.10 Bradypes \u2013 Prénom du chanteur Pelletier \u2013 Film documentaire musical sur Michael Jackson (This is .).11 Affluent du Congo \u2013 Laissent aller leur imagination.12 Sans réaction \u2013 Langue finno-ougrienne.VERTICALEMENT 1 Réalisatrice de Et maintenant, on va où ?2 Fruits rouges aigrelets \u2013 Prénom de l\u2019auteur de la pièce Une vie presque normale, bientôt au Théâtre du Rideau Vert.3 .Mouskouri \u2013 On peut y ranger des crayons.4 Plante voisine du haricot \u2013 Ressentis \u2013 Initiales de celui qui anime C\u2019est juste de la TV.5 En vogue \u2013 Provenant (de) \u2013 Unité élémentaire d\u2019information.6 Animatrice des Enfants de la télé.7 Ensemble des caractéristiques du premier stade de l\u2019évolution libidinale \u2013 Qui sont sans défaut moral.8 Dévoilé \u2013 On y projette des films.9 On y forme des techniciens en aéronautique \u2013Monnaie d\u2019Espagne \u2013 Ornement architectural.10 Dans la stéatite \u2013 Juste pour .\u2013 Préposition.11 Exécutées \u2013 Course disputée sur courte distance.12 Initiales de la danseuse Duncan \u2013 On peut y promener un enfant.1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 M E S A I E U X A P O 2 I N C E N D I E S I R 3 C L A R T E N E P E S 4 H A T E E A O M O R I 5 E C E R I G N E S N 6 L E S S I V E E T A I 7 L E E E R T S A R 8 E S C O U A D E L I E 9 Y T A R I E R E E G 10 E P I S S E S T A N A 11 O O I S I M O N R 12 H A N S E R E N A U D www.nicolehannequart.com 1789 ARTS HUMOUR Il est le «Hein Nico?» de la pub de Desjardins, où il se fait gentiment infantiliser par sa blonde jouée par Christine Beaulieu.Une pub qui fait jaser.Ce qu\u2019on sait moins, c\u2019est que Nicolas Pinson est un comédien et humoriste qui fait carrière en France et au Québec.ÉRIC CLÉMENT Connu des amateurs d\u2019improvisation au Québec, il connaît un beau succès avec la pub de Desjardins.«\"Hein Nico !\" ça marche au boutte ! dit-il.Ça a créé un buzz.Hier, j\u2019animais une journée pour les jeunes et ils criaient \"Hein Nico!, Hein Nico!\"» Ce diplômé en photo - graphie est né en 1975 à Montréal d\u2019un père d\u2019origine française, qui organisait les fêtes de la Saint-Jean à L\u2019Île- Bizard, et d\u2019une chanteuse du Lac-Saint-Jean.Jeune, Nicolas Pinson était un « p\u2019tit tannant toujours en retenue au primaire ».Il a étudié le théâtre à Sainte- Thérèse, de 1997 à 2001, avant de faire de l\u2019impro avec la LNI.«Stéphane Roy était mon coach quand j\u2019étais au Cégep du Vieux Montréal, préciset- il.Ensuite, on a formé la Plate Bande, avec Patrick Drolet, Simon Rousseau et Jean-François Paradis.Et j\u2019ai fait le National Juste pour rire quand c\u2019était télévisé.» I l a joué chez Duceppe pour Serge Denoncour t , avec Élise Guilbault et Yves Jacques, puis au Théâtre d\u2019Aujourd\u2019hui, et a vécu en France de 2003 à 2005.«Ça avait toujours été mon rêve vu que j\u2019avais la nationalité française », dit-il.C\u2019est là qu\u2019 i l a fa it la connaissance d\u2019un humoriste, Sylvain Samson, avec qui il a créé le duo Les Garson.Mais, amoureux d\u2019une Québécoise, il est revenu au Québec où il a enchaîné les rôles : Grande fille, sur TQS, Dieu merci! sur TVA, Roméo au Théâtre Denise- Pelletier, et Il n\u2019y a plus rien, au Théâtre du Rideau Vert.Philippe Vaillant, le mari de l\u2019humoriste Anne Roumanoff et le producteur du site Youhumour.com, l\u2019a remarqué quand Les garson se sont produits au Point-Virgule.«C\u2019est là qu\u2019il m\u2019a choisi pour le rôle du meilleur ami de Martin Matte dans C\u2019est la crise d\u2019Anne Roumanoff», indique-t-il.C\u2019est la crise est cette série télé française dans laquelle Martin Matte joue avec Anne Roumanoff.François Avard a collaboré au scénario.Depuis, Nicolas Pinson récolte ce qu\u2019il a semé.Il a été retenu pour présenter, du 16 au 28 juillet, le Cabaret à Nico au 30e Festival Juste pour rire.«Ce sera un cabaret de variétés dynamique, dit-il.J\u2019inviterai des comédiens, humoristes, poètes ou danseurs qui présenteront un numéro, le tout animé par un groupe de musique.J\u2019y ferai des entrevues avec eux.Il y aura des personnalités comme Anne Roumanoff et Laurent Paquin.» Il s\u2019agira d\u2019une répétition du Cabaret à Nico qu\u2019il présentera à L\u2019Abreuvoir Comédie Club de Montréal, un dimanche par mois, à compter de septembre.Mais l\u2019humoriste veut aussi créer son propre spectacle.«J\u2019ai commencé à faire du stand-up il y a deux ans.J\u2019ai écrit mon premier sketch solo.Je l\u2019ai joué à Saint-Lazare.Ça a marché super bien.» I l l e t e s t e r a pou r l a deuxième fois au Grand Rire Comédie Club le 20 juin, à Québec, avant de participer, le 23 juin à Saint-Étienne, en France, à l\u2019enregistrement télévisé d\u2019un spectacle Youhumour, comme celui capté à Laval, en février.Il veut poursuivre sa carrière en France.Avec son compère Samson, il sera en résidence en Alsace à l\u2019automne, puis de nouveau au Point-Virgule, à Paris.«Je suis québécois et j\u2019adore le Québec, mais je suis français aussi.Quand je suis en France, je suis bien.C\u2019est aussi naturel pour moi, là-bas qu\u2019ici.Alors, on verra.Mais mon rêve serait d\u2019avoir un talk-show, comme David Letterman, Jean-Pierre Coallier ou Arthur en France.» NICOLAS PINSON Quand Nico sort de son mutisme PHOTO CHRISTOPHE ELISE, FOURNIE PAR COMÉDIE! Martin Matte et Nicolas Pinson sont amis dans la nouvelle série télé française écrite par Anne Roumanoff, C\u2019est la crise, diffusée sur la chaîne Comédie ! Je suis québécois et j\u2019adore le Québec, mais je suis français aussi.Quand je suis en France, je suis bien.C\u2019est aussi naturel pour moi, là-bas qu\u2019ici.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 5 M A I 2 0 1 2 A R T S 21 305, rue Sainte-Catherine Ouest \u2022 maisondufestival.ca heures d\u2019ouverture La Médiathèque Jazz/La Presse \u2022 3e étage La Galerie Lounge TD \u2022 2e étage L\u2019Expo Bell des Légendes du Festival \u2022 2e étage Lundi : fermé Mardi : 11 h 30 à 18 h* Mercredi au samedi : 11 h 30 à 21 h Dimanche: 11 h 30 à 17 h* * jusqu\u2019à 21h les soirs de spectacle à L\u2019Astral Jeudi 10 et vendredi 11 mai \u2022 20h Jeudi 7 juin \u2022 19h30 Vendredi 8 et samedi 9 juin \u2022 19h30 Dimanche 10 juin \u2022 19h30 À l\u2019affiche à Pour toute la programmation, consultez sallelastral.ca Billetterie 1 855 790-1245 \u2022 admission.com \u2022 ticketmaster.ca Michel Rivard En concert Richard Séguin Domlebo Présente Chercher Noise École nationale de la chanson de Granby du Balmoral Club de jazz Délicieuse cuisine d\u2019inspiration française et club de jazz.5 mai 10-11-12 mai Jeudi: 20h et 21h Vendredi et samedi: 21h, 22h et 23h LE FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ DE MONTRÉAL Célèbre 25 ANS d\u2019affiches RÉTROSpECTIVE ET OEuVRES INÉDITES DÈS MAINTENANT JuSQu\u2019Au 20 MAI Réservations: 514 288-5992 Gratuit Ben Racine Duo avec Frankie Thiffault ce soir ! EntréE LibrE! pLus quE2sEmainEs! Miles Davis, Ella Fitzgerald, Pat Metheny, Diana Krall, Oscar Peterson, Ben Harper, Ray Charles, Jeff Beck, Leonard Cohen, Oliver Jones.Venez voir les instruments, vêtements de scène, trophées et objets personnels des grands artistes qui ont marqué l\u2019histoire du Festival : Une exposition permanente présentée gratuitement toute l\u2019année.Early Jazz band en trio [New-Orléans swing] Calendrier des activités en collaboration avec petit musée gratuit ! ARTS Si vous étiez une personnalité qui a marqué l\u2019histoire?J\u2019aurais aimé être Louis Pasteur.C\u2019est un homme que j\u2019admire énormément.Qu\u2019est-ce qui peut être plus satisfaisant à la fin de ses jours que d\u2019avoir mis au point un vaccin qui a sauvé des millions de gens ?Dans quel roman aimeriez-vous vivre?Vous avez la réponse intelligente où je vous dirais La promesse de l\u2019aube de Romain Gary.Et il y a cette inquiétude que le grand éternel vous prenne au pied de la lettre et que le lendemain, vous vous y réveilliez.Alors je prendrais une option pour Emmanuelle, d\u2019Emmanuelle Arsan.Qui serait l\u2019invité d\u2019honneur au souper de vos rêves?Audrey Hepburn et John F.Kennedy, accompagnés de Winston Churchill et peut-être Jacques Prévert.Quels étaient votre premier livre et votre premier disque?Mon premier livre était Et si c\u2019était vrai, mais je n\u2019ai jamais chanté (rires).Quelle est votre citation favorite ?«Celui qui est parti de zéro et qui n\u2019est arrivé nulle part ne doit rien à personne.» Elle est de Pierre Dac.Je la trouve irrésistiblement drôle.Si vous ne pouviez plus pratiquer votre métier, que feriez-vous ?Écrivain (rires).À quoi êtes-vous accro?À mes enfants et à ma femme.Quelle est votre plus mauvaise habitude?Manquer de sérieux.Quel est votre rêve le plus fou?Au fond de moi, c\u2019est de vivre très très vieux.Sinon, de passer mon brevet de pilote.Et si c\u2019était à refaire?Je referais plein de choses, mais sans regretter aucunement les erreurs que j\u2019ai pu commettre dans ma vie.Je n\u2019allumerais pas ma première cigarette et j\u2019essaierais de rencontrer ma femme plus tôt! CHOIX HEBDOS LA LISTE PLUS ULTRA D\u2019ALEXANDRE VIGNEAULT Q R STÉPHANIE VALLET De passage à Montréal pour le lancement de Si c\u2019était à refaire, son treizième roman en 12 ans, l\u2019auteur Marc Levy avoue écrire 15 heures par jour quand vient le temps de produire un nouveau roman.«Je suis complètement absorbé par mon histoire.Souvent, je dors sur le plancher dans mon bureau parce que je n\u2019ai même pas envie d\u2019aller me coucher, sachant que je vais devoir me relever pour écrire de nouvelles idées», raconte-t-il.Installé à New York depuis plus de trois ans, c\u2019est au coeur de la Grosse Pomme, mais aussi en Argentine, qu\u2019il a choisi de faire évoluer Andrew Stillman, un grand reporter du New York Times.Quelques jours après son mariage avec Valérie, son amour d\u2019adolescence, il est assassiné en faisant son jogging.Après quelques instants, il se retrouve 60 jours plus tôt.Il tentera alors de comprendre ce qu\u2019il a raté dans sa vie et de découvrir qui voulait le faire disparaître.Mais plutôt que de renverser son destin, il reviendra sur sa dernière enquête en Argentine pour la faire aboutir.«Je voulais que la profession de journaliste d\u2019investigation soit au coeur de ce roman.J\u2019avais besoin que mon personnage travaille dans ce qui est pour moi le temple de la presse et de l\u2019éthique journalistique: le New York Times.J\u2019aurais aimé être grand reporter, c\u2019est un rêve d\u2019adolescent et je suis passé à côté de ça», explique Marc Levy.L\u2019écrivain a tenu à s\u2019inspirer de faits réels pour construire son récit, au coeur d\u2019un reportage sur les enfants disparus en Chine, puis en Argentine.«Ce livre est une fenêtre sur la tragédie de la dictature en Argentine, dit l\u2019auteur.C\u2019est un exemple de démocratie extrêmement fragile dont l\u2019unique gardien est le journaliste, véritable contre-pouvoir aux politiques, aux lobbys et aux géants de la finance.» Déjà best-seller en France, Si c\u2019était à refaire sera traduit en 45 langues, tout comme les précédents romans de Marc Levy.Trois de ses livres ont déjà été adaptés au grand écran.«J\u2019ai eu des propositions aux États-Unis pour Si c\u2019était à refaire, mais je n\u2019ai encore rien signé», précise Marc Levy.SA CONFESSION SUR LE DIVAN «Je publierai l\u2019an prochain une nouvelle aventure d\u2019Andrew Stillman, mais ce n\u2019est pas la suite de mon dernier roman pour autant.Ça ne se passera pas à New York.» SUR LE DIVAN AVEC MARC LEVY LAPRESSE.CA Voyez Marc Levy sur le divan en vidéo sur la presse.ca MUSIQUE MASTER OF MY MAKE-BELIEVE M.I.A.ne m\u2019a pas jeté sur le derrière avec Maya.Santigold, sa demisoeur cosmique, me titille davantage les neurones et les sens avec Master Of My Make-Believe.Un brin moins nerveux que son prédécesseur, ce disque mêle une fois de plus électro, dub, rap et plein d\u2019autres choses encore dans une mixture ludique, sensuelle et hautement digeste.Santigold ne nous bouscule pas, mais n\u2019est jamais à court de surprises.ARTS VISUELS LA QUESTION DE L\u2019ABSTRACTION Qui va s\u2019intéresser à nos artistes si on ne s\u2019y intéresse pas nous-mêmes ?J\u2019irai assurément voir l\u2019exposition La question de l\u2019abstraction au Musée d\u2019art contemporain de Montréal.Par devoir, mais surtout pour le plaisir de renouer avec les oeuvres de Riopelle, de Pellan, de Borduas ou de Rita Letendre et me replonger dans leurs expériences formelles ou chromatiques.BANDE DESSINÉE TOTAL SWARTE Denoël Graphic a publié il y a plusieurs semaines déjà une anthologie de Joost Swarte, chef de file de la bande dessinée néerlandaise.Influencé par Hergé, comme en témoignent sa ligne claire et son univers, Swarte s\u2019en moque aussi beaucoup.Son personnage Jopo de Pojo est d\u2019ailleurs une caricature de Tintin: un gars plutôt naïf, mais pas asexué parachuté dans des aventures abracadrantes teintées d\u2019un humour féroce! THÉÂTRE BILLY (LES JOURS DE HURLEMENT) Une pièce qui dérange vraiment, c\u2019est rare.La nouvelle pièce de Fabien Cloutier est l\u2019une de ces exceptions.Billy (les jours de hurlement) met en scène des personnages bourrés de préjugés pour mieux démonter la mécanique du mépris ordinaire à laquelle on participe parfois inconsciemment.Ce n\u2019est pas beau, c\u2019est malaisant.Parce qu\u2019il y a beaucoup de vrai là-dedans.DVD FIFI BRINDACIER Le hasard a ramené Fifi Brindacier dans mon lecteur DVD.La petite rouquine est un très mauvais exemple pour les enfants: elle est mal élevée, pas toujours très propre et n\u2019hésite pas à régler ses problèmes avec la force.Mes filles l\u2019adorent! Elles sont transportées par son culot, son imagination et sa fantastique ménagerie.Moi, j\u2019éprouve un plaisir psychotronique devant cette esthétique terriblement datée.PHOTO NINON PEDNAULT, LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 22 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 5 M A I 2 0 1 2 "]
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