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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
L. Cahier spécial. Forum de la francophonie canadienne
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2012-05-26, Collections de BAnQ.

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[" Découvrez la francophonie canadienne et des Amériques! 28 ET 29 MAI 2012 organisé par le Secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes FORUM DE LA FRANCOPHONIE CANADIENNE CAHIER SPÉCIAL 2 MOT DU PRÉSIDENT JEAN-LOUIS ROY À l\u2019occasion du Forum de la francophonie canadienne et du 5e anniversaire de la loi 50 qui l\u2019a créé, le Centre de la francophonie des Amériques est heureux de s\u2019associer au Secrétariat des affaires intergouvernementales canadiennes pour la production de ce cahier spécial.Cette publication montre avec force l\u2019importance des composantes de la francophonie canadienne et de la francophonie des Amériques, la multiplicité et la qualité de leurs actions et réalisations.Leur vitalité aussi, les enjeux et défis qui confrontent les 33 millions de francophones et francophiles vivant depuis le Nunavut jusqu\u2019aux confins de la Terre de Feu.Développement rural dans l\u2019Ouest canadien, éducation et enseignement du français aux États-Unis et en Amérique du Sud, économie solidaire dans les Caraïbes, développement culturel et économique en Acadie et en Ontario, dossier de l\u2019immigration dans les grands territoires canadiens et succès de l\u2019Office québécois de la langue française à l\u2019international ; nos communautés et la langue qu\u2019elles ont en partage se manifestent et se consolident de multiples façons.Vivant dans un contexte minoritaire au sein de ce vaste continent, les francophones et francophiles démontrent une volonté de se positionner dans toutes les sphères d\u2019intervention.Une volonté aussi de consolider une reconnaissance politique que leur histoire et leurs contributions actuelles fondent sans conteste.Le contenu de ce cahier est le reflet du dynamisme de la francophonie canadienne et de la francophonie dans les Amériques.Il illustre la nécessité et la fécondité des réseaux et des liens qui les constituent et contribuent fortement à leur pérennité.Jean-Louis Roy Président du Centre de la francophonie des Amériques MESSAGE DU MINISTRE YVON VALLIÈRES Avec sa population majoritairement francophone et la présence de nombreux francophiles, le Québec constitue un pan important de la francophonie canadienne, ce vaste ensemble d\u2019individus d\u2019expression française et des communautés qu\u2019ils forment dans toutes les provinces et territoires du Canada.La francophonie canadienne s\u2019est enrichie d\u2019une histoire aux ramifications nombreuses qui a traversé les siècles.Elle est aujourd\u2019hui dépositaire de cultures et d\u2019accents variés qui lui confèrent un attrait puissant ainsi qu\u2019une force renouvelée pour poursuivre, avec fierté et détermination, sa marche dans le XXIe siècle.Ces jours-ci, j\u2019ai l\u2019immense joie d\u2019accueillir à Québec, à l\u2019occasion d\u2019un grand forum, les chefs de file de la francophonie canadienne.Cette rencontre marque une étape déterminante dans l\u2019évolution de nos relations.Elle permettra de donner un élan nouveau à nos actions en appui à cette francophonie qui nous tient à coeur.Je suis convaincu qu\u2019il jaillira de nos échanges des idées fortes qui contribueront à renforcer encore davantage nos liens.La Politique du Québec en matière de francophonie canadienne concrétise l\u2019engagement du Québec auprès de ses partenaires des communautés francophones et acadiennes et des gouvernements provinciaux et territoriaux avec lesquels il a signé des ententes.De ces collaborations découlent un rapprochement et une meilleure connaissance mutuelle entre le Québec et les communautés, la mise sur pied de partenariats et la poursuite d\u2019échanges fructueux dans de nombreux secteurs.En hommage à l\u2019apport inestimable des francophones à notre histoire commune et à notre patrimoine d\u2019expression française, par respect pour l\u2019héritage reçu de nos parents et pour celui que nous voulons léguer dans notre langue à tous ceux qui nous suivront, je souhaite longue vie au fait français ! Yvon Vallières Ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes et de la Francophonie canadienne et ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques et de l\u2019Accès à l\u2019information LE FORUM DE LA FRANCOPHONIE CANADIENNE: UN ÉVÉNEMENT FORT ATTENDU! Au cours des prochains jours, la ville de Québec vibrera au rythme de la francophonie avec la tenue, les 28 et 29 mai, du Forum de la francophonie canadienne.En marge de cet événement se dérouleront plusieurs rencontres d\u2019organismes qui ont saisi cette occasion exceptionnelle de se rassembler à Québec, faisant pour quelques jours de la ville un carrefour de la francophonie canadienne.Dans toutes les provinces et tous les territoires au Canada, les francophones et Acadiens se sont regroupés, au fil du temps, en différentes associations dont la mission est de les représenter, notamment auprès des gouvernements.Ces organismes sont au fait des enjeux, préoccupations et défis propres aux populations qu\u2019ils représentent.À cet égard, le Forum constitue un moment de rencontre privilégié pour la concertation entre le gouvernement du Québec et ses partenaires.C\u2019est une occasion extraordinaire de renforcer les liens qui unissent les Québécois, les francophones et les Acadiens de partout au pays ! UN RASSEMBLEMENT QUI PORTE FRUIT Le Forum des 28 et 29 mai est un événement fort attendu, le plus récent remontant à mai 2004.Cette précédente rencontre avait été l\u2019occasion de dresser le bilan des relations entre le Québec et les communautés francophones et acadiennes.Les participants avaient, de plus, été consultés sur la pertinence d\u2019adopter une nouvelle politique en matière de francophonie canadienne et de créer un centre de la francophonie des Amériques.À peine deux ans plus tard, la Politique du Québec en matière de francophonie canadienne était lancée, le 7 novembre 2006, et la Loi sur le Centre de la francophonie des Amériques était adoptée à l\u2019unanimité par l\u2019Assemblée nationale du Québec le 13 décembre 2006.Le Centre de la francophonie des Amériques fut inauguré le 17 octobre 2008 par le premier ministre du Québec et le président de la République française.Production : Centre de la francophonie des Amériques et Secrétariat aux Affaires intergouvernementales canadiennes Textes : Association de la presse francophone Jean-Benoît Nadeau Crédits photos : Page 3 Monique Giroux : Reine-Marie Mattera, Serge Bouchard : Marie-Christine Lévesque Page4 La Sacrée : Balestra Productions Page6 Photo de Lisa LeBlanc : Journal Le Voyageur (Sudbury) Photo de jeunes Cadiens et Acadiens : Marc-André LeBlanc (SNA) Page7 Photos de Damien Robitaille et de la foule : Fabiana Fornara Page8 Photo avec Haïtiens : COSAFH Photo Guadeloupe: Wesly Benjamin (Centre de la francophonie des Amériques) Page9 Photo Centrallia : ANIM Page 10 Photos de Janaina Nazzari Gomez: Centre de la francophonie des Amériques Page 11 Photo du Cirque du Soleil : Laurence Labat (Studio Labat) FORUM DE LA FRANCOPHONIE CANADIENNE CAHIER SPECIAL 3 LE LUNDI 28 MAI ¡ 8h30 a 9h15: Ouverture officielle du Forum ¡ 9h15 a 9h30: Portrait de la francophonie canadienne ¡ 9h30 a 10h30: Grande conference de Serge Bouchard : Les francophones dfAmerique : une communaute de destins ¡ 10h45 a 11h15: Evolution des relations entre le Quebec et les communautes francophones et acadiennes LE MARDI 29 MAI ¡ 13h45 a 15h: Talk-show anime par Monique Giroux ¡ 15h15 a 15h45: Allocution de cloture du Forum par le ministre Yvon Vallieres ¡ 16h a 16h30: Conference de presse Pour suivre en direct les travaux et activites du Forum, rendez-vous sur le site Internet du Secretariat aux affaires intergouvernementales canadiennes a lfadresse : www.saic.gouv.qc.ca Cette rencontre des principaux acteurs de la francophonie canadienne sera animee par Monique Giroux, figure de proue de la francophonie et personnalite reconnue pour son engagement a lfegard de la langue francaise et des cultures dfexpression francaise.Avec pour fil conducteur le theme á La francophonie @ coeurâ, le Forum sfouvrira avec une grande conference de Serge Bouchard, anthropologue, homme de radio, passionne dfhistoire, auteur de nombreux ouvrages et grand communicateur.Dans cette conference intitulee Les francophones dfAmerique : une communaute de destins, monsieur Bouchard portera un regard inedit sur lfAmerique francophone.DES TRAVAUX INSPIRANTS POUR LfAVENIR DE LA FRANCOPHONIE Element central de la programmation, les travaux du Forum porteront sur les enjeux auxquels font face les francophones dfaujourdfhui en matiere de langue francaise, de culture et de developpement economique.Dans le cadre dfateliers et de tables rondes, les participants seront invites a travailler ensemble a degager une vision commune de ces enjeux afin dfidentifier des orientations et des perspectives dfavenir pour toute la francophonie canadienne.Ces resultats seront portes par quatre jeunes ambassadeurs au Forum mondial de la langue francaise, evenement auquel est associe le Forum de la francophonie canadienne, qui se tiendra a Quebec du 2 au 6 juillet prochain.Le Forum de la francophonie canadienne est organise par le Secretariat aux affaires intergouvernementales canadiennes avec la collaboration de plusieurs partenaires, soit le ministere de la Culture, des Communications et de la Condition feminine, le ministere du Developpement economique, de lfInnovation et de lfExportation, le Centre de la francophonie des Ameriques, la Federation des communautes francophones et acadienne du Canada, la Societe Nationale de lfAcadie et la Federation culturelle canadienne-francaise.LE FORUM EN DIRECT SUR LE WEB Grace a une presence sur le Web et les reseaux sociaux, le Forum pourra etre suivi en direct partout dans le monde.Quelque 400 representants du Quebec et des communautes francophones et acadiennes ont repondu avec enthousiasme a lfinvitation, lancee par le gouvernement quebecois, de se reunir pour le Forum de la francophonie canadienne.Les 28 et 29 mai, ils afficheront leurs couleurs dans la ville de Quebec et participeront a de nombreuses activites thematiques, dont certaines pourront meme etre suivies en direct sur Internet ! LA FRANCOPHONIE CANADIENNE A QUEBEC LES 28 ET 29 MAI 2012 LE FORUM EN DIRECT SUR LE WEB Mme Monique Giroux M.Serge Bouchard UNE COMMUNAUTE DE DESTINS FORUM DE LA FRANCOPHONIE CANADIENNE CAHIER SPÉCIAL 4 Fortement représentée du temps des premières explorations, la population francophone a cependant été progressivement assimilée à la majorité anglophone.Ce n\u2019est qu\u2019au début des années 1980 que la communauté s\u2019est mobilisée pour défendre son identité et faire valoir ses droits linguistiques et culturels.Au cours des trente dernières années, la collectivité francophone a pu faire montre de sa vitalité, notamment par la création de nouveaux services comme l\u2019Association franco-yukonnaise, qui opère le Centre de la francophonie, la garderie du Petit cheval blanc, ou encore, l\u2019école secondaire francophone Émilie- Tremblay à Whitehorse.D\u2019ailleurs, ces nouveaux services qui permettent aux francophones des Territoires de vivre pleinement leur francophonie sont également des atouts pour attirer de nouveaux arrivants dans leur coin de pays.Si la coutume veut que ce soit un nouveau pays que les immigrants choisissent, le gouvernement du Yukon a trouvé un moyen d\u2019inciter les immigrants à arrêter leur choix sur un territoire tel que le Yukon pour y élire domicile.En fait, non seulement le Programme territorial de candidature à l\u2019immigration rend-il possible de sélectionner de potentiels candidats à l\u2019immigration, en fonction de la contribution qu\u2019ils pourraient apporter au niveau des besoins prioritaires pour les industries et l\u2019économie du territoire, mais l\u2019évaluation explore également la chance de ceux-ci de s\u2019intégrer à la société yukonnaise.Soulignons que faciliter l\u2019immigration francophone est également dans la mire du comité directeur de l\u2019immigration francophone depuis sa création en avril 2010.C\u2019est le Réseau de développement économique et d\u2019employabilité Yukon, une filiale de l\u2019Association franco-yukonnaise, qui est responsable de ce dossier.La communauté francophone des territoires du Canada se dote peu à peu des services dont elle a besoin pour assurer sa vitalité.Loin d\u2019être le seul territoire à faire des avancées en ce qui concerne la francophonie, le Yukon s\u2019inscrit dans la même vague de dynamisme que les communautés francophones des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut.C\u2019est ainsi qu\u2019on inaugurait dans les Territoires du Nord-Ouest, en avril dernier, le nouveau Secrétariat aux affaires francophones.La principale mission de ce secrétariat sera de formuler des recommandations linguistiques auprès du gouvernement ténois.Le Secrétariat servira également de lien entre la communauté francophone et l\u2019appareil gouvernemental.De leur côté, bien qu\u2019ils soient dispersés sur le territoire, les francophones du Nunavut se sont dotés d\u2019un point de rendez-vous francophone, le Franco-Centre.En fait, cet espace culturel permet autant aux francophones de louer des DVD en français, aux artistes francophones de se produire en spectacle qu\u2019aux membres de la communauté de se rassembler dans un contexte social.Cet endroit où la francophonie flotte dans l\u2019air contribue certainement à la vitalité de celle-ci.La présence francophone au Yukon ne date pas d\u2019hier.De grands noms comme Joseph Ladue, fondateur de Dawson City, ou Émilie Tremblay, pionnière du Klondike, témoignent encore aujourd\u2019hui du lien qui unit les francophones aux terres du Nord.LA FRANCOPHONIE TERRITORIALE S\u2019ORGANISE Situées aux quatre coins de la province, certaines régions comptent une plus grande proportion de francophones que d\u2019autres.Par exemple, la municipalité de Hearst dans le nord de l\u2019Ontario agit un peu à titre de village gaulois.En s\u2019y promenant, on constate que le français y est beaucoup plus présent que la langue de Shakespeare.Malgré la distance géographique qui sépare parfois les francophones, ceux-ci peuvent compter sur le Groupe Média TFO pour rassembler les gens autour d\u2019émissions de télévision franco-ontariennes.Cette chaîne de télé, qui prend son mandat éducatif au sérieux, n\u2019hésite pas à diffuser des émissions qui mettent en valeur la francophonie ontarienne via sa programmation diversifiée.Par ses activités, la chaîne s\u2019inscrit naturellement dans le paysage francophone de l\u2019Ontario.Perçue comme l\u2019une des villes les plus diversifiées culturellement, Toronto abrite une communauté francophone vibrante.Bien que la Ville Reine soit davantage connue pour son quartier des affaires et ses grands édifices, les racines même de la ville sont liées aux Français.Fondée en 1750, Toronto est un ancien fort français qui portait le nom de fort Rouillé.Ainsi, l\u2019héritage francophone de cette ville est encore bien présent.Il suffit de s\u2019arrêter au Centre francophone de Toronto, au Théâtre français de Toronto ou, encore, de visiter la cinquantaine d\u2019écoles francophones qu\u2019on retrouve dans la région pour saisir l\u2019ampleur de la francophonie torontoise.D\u2019ailleurs, cette présence francophone très forte à certains endroits aura permis l\u2019éclosion de nombreux organismes culturels à travers le temps.Également dans le nord de l\u2019Ontario, la ville de Sudbury a vu plusieurs espaces ou rendez-vous culturels s\u2019y installer dont la Galerie du Nouvel- Ontario, le Théâtre du Nouvel-Ontario et la Nuit sur l\u2019étang.La culture n\u2019est pas étrangère à ce sentiment de vivre pleinement sa francophonie en Ontario.Entre 1975 et 1985, le groupe franco-ontarien Cano a laissé sa marque à tel point qu\u2019encore aujourd\u2019hui, les membres de ce groupe de style musical folk rock et rock progressif sont invités à se réunir le temps d\u2019un spectacle.Un peu plus récemment, l\u2019artiste Damien Robitaille a repris le flambeau en faisant briller la culture franco-ontarienne au-delà de la frontière provinciale.Il s\u2019est d\u2019ailleurs taillé une place de choix dans le coeur des francophones.Originaire de Lafontaine, non seulement s\u2019est-il distingué sur le plan musical, mais il a également fait partie de la distribution du premier long métrage humoristique franco-ontarien, La Sacrée, qui a fait sensation dans la francophonie canadienne depuis sa sortie à la fin septembre 2011.INSTITUTION FRANCOPHONE Malgré toute la place que prend la culture franco-ontarienne, l\u2019aspect institutionnel pour les droits des francophones n\u2019est pas en reste.Bien que répartis inégalement sur l\u2019ensemble du territoire ontarien, le nombre tout de même élevé de Franco-Ontariens explique pourquoi le gouvernement de l\u2019Ontario a un rôle à jouer en terme d\u2019offre de services en français.Un peu à l\u2019image du Commissariat aux langues officielles qui tente de garder le gouvernement fédéral dans le droit chemin en ce qui concerne les services offerts aux francophones du pays, l\u2019Ontario a son propre vigile de la Loi sur les services en français.De fait, c\u2019est depuis 2007 que l\u2019avocat François Boileau occupe les fonctions de commissaire aux services en français.D\u2019ailleurs, la preuve que celui-ci joue un rôle clé au sein de la francophonie ontarienne : sa toute première recommandation a été mise en oeuvre.Peu après qu\u2019il ait proposé de modifier la définition de ce qu\u2019est un francophone en Ontario, afin que celle-ci soit plus inclusive, les changements ont été apportés.Si avant 2009, un francophone en Ontario se limitait à toute personne qui a le français comme langue maternelle, dorénavant, même les personnes dont la langue maternelle n\u2019est ni l\u2019anglais ni le français, mais qui ont une bonne connaissance de la langue de Molière et qui l\u2019utilisent à la maison, sont considérées francophones.« Je crois sincèrement que cela va générer et même renforcer le sentiment d\u2019appartenance à la communauté franco-ontarienne », affirmait M.Boileau à la suite de l\u2019adoption de cette nouvelle définition.Forte des 580 000 personnes qu\u2019elle représente, la communauté francophone de l\u2019Ontario se fait une fierté d\u2019intégrer les francophiles de la province à sa culture.Il n\u2019est donc pas surprenant que l\u2019Ontario abrite le deuxième plus grand groupe de francophones au Canada.La vitalité de ceux-ci s\u2019exprime tout autant au plan institutionnel que culturel.VOYAGE EN ONTARIO FRANÇAIS Les deux comédiens principaux de La Sacrée, les Franco-Ontariens Marc Marans (François Labas) et Louison Danis (Martine Bottineau) FORUM DE LA FRANCOPHONIE CANADIENNE CAHIER SPÉCIAL 5 La Politique du Québec en matière de francophonie canadienne, lancée le 7 novembre 2006, traduit la volonté du Québec de participer pleinement à la francophonie canadienne.Cette politique incarne une vision fondée sur deux principes.Le premier établit le renforcement des liens entre tous les francophones du Canada comme condition incontournable à l\u2019accroissement de leur présence et de leur influence.Le deuxième pose le Québec comme leader rassembleur.Parce qu\u2019il est au coeur de la francophonie canadienne et qu\u2019il constitue le seul État francophone en Amérique du Nord, le Québec a une responsabilité particulière à l\u2019égard des communautés francophones et acadiennes, responsabilité qui l\u2019appelle à jouer un rôle plus actif auprès de ces dernières, dans le respect de leur diversité.Différents leviers d\u2019action permettent au gouvernement du Québec, de concert avec ses partenaires de la francophonie canadienne, de mettre en oeuvre cette vision.Parmi ceuxci, mentionnons les programmes de soutien financier en matière de francophonie canadienne, les comités de concertation régionaux, pancanadien et jeunesse, la Conférence ministérielle sur la francophonie canadienne, le Centre de la francophonie des Amériques et, bien entendu, le Forum de la francophonie canadienne.Le gouvernement du Québec est membre à part entière de la Conférence ministérielle sur la francophonie canadienne depuis 2003 et y a assuré un leadership important.Il en a également assumé la présidence en 2008, l\u2019ayant accueillie à Québec en septembre de la même année.Ce forum intergouvernemental en matière de francophonie canadienne revêt un caractère stratégique puisqu\u2019il permet une meilleure coordination entre les actions des gouvernements, ce qui contribue de façon significative au développement de la francophonie canadienne.Pour plus d\u2019information sur la Conférence ministérielle sur la francophonie canadienne, consultez son site Web: www.cmfc-mccf.ca Le gouvernement du Québec attache une grande importance aux rapports qu\u2019entretiennent les sociétés civiles du Québec et des communautés francophones et acadiennes.Le Programme d\u2019appui à la francophonie canadienne s\u2019adresse justement aux organismes de la société civile, tant du Québec que de l\u2019extérieur du Québec, et il soutient en priorité des projets porteurs et structurants qui donneront à ces communautés des moyens tangibles et durables de consolider le statut du français au Canada.Les initiatives soutenues ont des retombées à la fois au Québec et au sein des communautés francophones et acadiennes.Toutes les provinces et tous les territoires sont partie prenante de ces initiatives.Dans le cadre de ce programme, les occasions de réseautage, d\u2019échange d\u2019expertise et de connaissances se sont multipliées dans tous les secteurs d\u2019intérêt.Depuis 1996, plus de 2200 projets ont été soutenus par le gouvernement du Québec pour un montant de près de 23 millions de dollars.Le Secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes consacre annuellement près de 1,3 million de dollars à ce programme.Quelques exemples : .Dans le domaine de la culture, des échanges dans le secteur des arts de la scène ont été favorisés en appuyant le réseautage de grands organismes de diffusion tels ROSEQ, RADARTS, RIDEAU et Coup de coeur francophone.Dans le domaine du développement économique, des missions d\u2019entreprises touchant différentes régions du Québec ainsi que plusieurs provinces et territoires et des échanges sur l\u2019entrepreneuriat jeunesse ont été soutenus.En éducation, le secteur de la gestion scolaire et celui de la conception de matériel pédagogique ont également bénéficié d\u2019un soutien qui a permis l\u2019augmentation des échanges au sein de la francophonie canadienne.Les gouvernements qui se sont succédés depuis les années soixante ont mis en place différentes mesures d\u2019appui aux francophones du Canada.En 1969, le Québec signait les premiers accords de coopération en matière de francophonie canadienne avec les gouvernements du Nouveau-Brunswick et de l\u2019Ontario.Aujourd\u2019hui, le gouvernement du Québec peut s\u2019enorgueillir d\u2019avoir signé des accords de coopération en matière de francophonie canadienne avec l\u2019ensemble des gouvernements des provinces et territoires au Canada.Cette coopération intergouvernementale assure une meilleure coordination entre les actions du Québec et celles des autres gouvernements.Ces accords couvrent de nombreux domaines, parmi lesquels la culture et les communications, l\u2019éducation, le développement économique et la santé, qui favorisent des échanges tant au niveau de la société civile que des gouvernements.Le gouvernement du Québec entretient des liens de coopération très actifs avec l\u2019ensemble des gouvernements, particulièrement avec ceux de l\u2019Ontario et du Nouveau-Brunswick, qui regroupent ensemble près de 800 000 francophones.Par son action en matière de francophonie canadienne, le Québec noue des liens avec les francophones de partout au Canada afin de contribuer à la pérennité de la langue française et à son rayonnement dans toutes les sphères de la société canadienne.Il favorise ainsi une francophonie plus unie et plus forte, dans le respect de la diversité des peuples et des communautés qui la composent.La vision du gouvernement du Québec se matérialise notamment grâce au Programme d\u2019appui à la francophonie canadienne.Le gouvernement soutient des initiatives qui visent à favoriser l\u2019établissement de liens entre le Québec et les communautés francophones et acadiennes.LE QUÉBEC: UN ACTEUR CLÉ AU SEIN DE LA FRANCOPHONIE CANADIENNE LE QUÉBEC, MEMBRE ACTIF DE LA CONFÉRENCE MINISTÉRIELLE SUR LA FRANCOPHONIE CANADIENNE LE PROGRAMME D\u2019APPUI À LA FRANCOPHONIE CANADIENNE LA COOPÉRATION INTERGOUVERNEMENTALE EN MATIÈRE DE FRANCOPHONIE CANADIENNE Politique duQuébecen matière defrancophonie canadienne L\u2019 avenir en français C\u2019est au moyen du Programme de coopération intergouvernementale que se concrétisent notamment les collaborations entre le Québec et les autres gouvernements.Les projets soutenus font l\u2019objet de contributions financières équivalentes des deux gouvernements.Depuis 1996, plus de 10 millions de dollars ont été alloués pour soutenir une moyenne de 150 projets par année.Des initiatives importantes ont été menées, favorisant notamment : ¦ des échanges qui visent le renforcement de l\u2019expertise et le développement de programmes d\u2019enseignement entre l\u2019ensemble des collèges francophones des communautés et les cégeps du Québec; ¦ des échanges d\u2019expertise en matière de santé en français; ¦ la diffusion du cinéma québécois et francophone de l\u2019extérieur du Québec; ¦ le rayonnement d\u2019artistes du Québec au sein des communautés francophones et acadiennes et, à l\u2019inverse, d\u2019artistes des communautés auprès du public québécois.LE PROGRAMME DE COOPÉRATION INTERGOUVERNEMENTALE FORUM DE LA FRANCOPHONIE CANADIENNE CAHIER SPÉCIAL 6 Acadiens, francophones et francophiles du Canada, nous avons rendez-vous en Acadie des terres et forêts du 8 au 24 août 2014.Soyons-y! Principalement parlé dans le sud-est du Nouveau-Brunswick et ailleurs en Acadie, le chiac est un mélange de mots français, anglais et de vieux français.Désormais installés à Montréal, tant Lisa LeBlanc et son album éponyme que le trio originaire de la Nouvelle-Écosse font voyager l\u2019accent acadien au-delà des frontières géographiques de l\u2019Acadie.Plutôt que de se cacher pour s\u2019exprimer avec toute la couleur que revêt leur accent, Lisa LeBlanc et les membres de Radio Radio font rayonner l\u2019accent acadien, non seulement lorsqu\u2019ils sont invités sur des plateaux de télévision, lorsqu\u2019ils montent sur scène, mais chaque fois que quelqu\u2019un écoute l\u2019une de leurs chansons.Ces artistes qui ont tenu à se distinguer en affichant fièrement leur bagage culturel, incluant leur accent, se sont presque instantanément transformés en porteparole de leur coin de pays.Sans qu\u2019elles se rejoignent au niveau du genre musical, les carrières de Lisa LeBlanc et de Radio Radio ont quand même quelques similitudes, notamment en ce qui concerne les endroits qu\u2019ils ont visités.La Néo-Brunswickoise et les Néo-Écossais ont, entre autres, fait une virée dans les Provinces atlantiques, dont l\u2019Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador, et monté sur les planches à Lafayette (Louisiane) et à Vancouver dans le cadre des Jeux olympiques d\u2019hiver 2010.Avant même de lancer son premier album, Lisa LeBlanc a pris part en janvier à Contact ontarois, de Réseau Ontario, afin d\u2019y présenter sa musique.Celle qui a profité de l\u2019occasion pour inciter les diffuseurs à acheter son spectacle et boucler une tournée dans la francophonie canadienne a également partagé l\u2019importance qu\u2019elle accorde à son accent.«Ce qui sort habituellement de moi est quand même assez direct, souvent c\u2019est moi qui ai écrit les chansons.Je ne suis pas dans un personnage, c\u2019est vraiment moi qui parle, c\u2019est vrai, c\u2019est cru et c\u2019est ce que je pense.L\u2019accent est vraiment juste venu naturellement parce que moi, c\u2019est comme ça que je l\u2019utilise.C\u2019est sûr qu\u2019avant, je le camouflais plus, mais là depuis un bout, je l\u2019assume.Il est gros, je pourrais le couper avec un couteau, mais pourquoi pas, je m\u2019amuse avec », explique-t-elle.Même son de cloche du côté de Radio Radio, qui a lancé Havre de grâce, son troisième album, en avril dernier.Si ce nouvel opus explore un genre musical différent du disque précédent, l\u2019accent, lui, pour notre plus grand bonheur, demeure constant ! Que ce soit le chiac qu\u2019on retrouve sur les disques de Radio Radio ou sur celui de Lisa LeBlanc, qui vient à peine de lancer son premier disque, l\u2019accent acadien a présentement la cote dans l\u2019industrie musicale.LE CHIAC SONNE COMME DE LA MUSIQUE À NOS OREILLES Lisa Leblanc LES CADIENS SE RÉVEILLENT De la Nouvelle-Orléans, à Lafayette en passant par Houma et le Lac Charles, le Grand Réveil acadien (GRA) qui s\u2019est tenu en octobre 2011 en Louisiane, a été organisé pour en appeler «aux descendants des Acadiens et en particulier à la jeune génération, pour qu\u2019ils réalisent que les Louisianais de souche acadienne vivent sous la menace de la perte de leur langue d\u2019origine, qui est le français, ainsi que de leur culture, mais aussi de leurs terres côtières ».Le but du GRA était d\u2019encourager des partenariats et d\u2019élaborer des solutions concertées pour revitaliser tous les aspects de la culture distincte du sud de la Louisiane et de l\u2019environnement qui la nourrit.Des jeunes Acadiens du Nouveau-Brunswick et des Cadiens louisianais fraternisent à l\u2019occasion du Grand Réveil acadien de 2011 FORUM DE LA FRANCOPHONIE CANADIENNE CAHIER SPÉCIAL 7 Dans les pays où la langue française ne jouit pas d\u2019un statut particulier, les professeurs regroupés dans des associations de professeurs et d\u2019enseignants forment l\u2019un des principaux piliers au développement du français.Et ils ont l\u2019appui de diverses institutions comme les lycées et collèges français, la Fédération internationale des professeurs de français, les ministères, les universités.Selon Elda Dagnino, présidente de la Commission pour l\u2019Amérique latine et la Caraïbe de la Fédération internationale des professeurs de français, les membres sont parfois si militants qu\u2019ils réussissent à renverser des tendances.« La Colombie réintroduit le français dans le programme secondaire, dit-elle, tout comme la République Dominicaine.» Le paysage est contrasté.Au Costa Rica, petit pays d\u2019Amérique centrale, le nombre d\u2019apprenants du français \u2013 250 000 \u2013 est supérieur à celui du Mexique! Mais au Salvador, c\u2019est une autre histoire.«Nous n\u2019avons aucun appui des autorités d\u2019aucune sorte », dit Kary Rodriguez, présidente de l\u2019Association salvadorienne des professeurs de français, qui compte trente membres.Il leur faut, en tous les cas, rester très inventifs.À Cuba, trois professeurs, dans le cadre de travaux de maîtrise, ont conçu un intéressant programme d\u2019enseignement de niveau avancé où les élèves travaillent à organiser un tour de cyclotourisme en français.«Nous n\u2019avons pas encore la bande passante pour le mettre en application à Cuba, mais les professeurs d\u2019ailleurs peuvent mettre le programme en application », dit Raquel Pollo, professeure à l\u2019Alliance française de La Havane.Bien qu\u2019absente du Québec, l\u2019Alliance française est un autre acteur très important.Il s\u2019agit d\u2019un réseau hybride école-centre culturel créé à Paris en 1883.Dans les Amériques, il y a 400 implantations, qui enseignent à près de 200 000 élèves \u2013 à ne pas confondre avec les quelque 150 lycées et collèges français.Aida Ramírez Romero, professeure de français et chargée culturelle à l\u2019Alliance française de San Salvador, organise plusieurs activités culturelles chaque semaine.«Avant hier, c\u2019était une troupe de danse marseillaise, dit-elle.Demain, ce sera la reprise de notre festival artistique.» Le Cubain Felino Martinez en a très long à dire sur la présence du français sur son île.Professeur de français, il a monté plusieurs grands projets de formation en français pour le tourisme, en plus de rédiger le guide Échos du Québec pour initier les apprenants à la variation linguistique.Récemment, il s\u2019est amusé à faire le décompte des apprenants du français sur son île : les 7000 de l\u2019Alliance française, ceux des six universités pédagogiques cubaines, ceux de l\u2019Université de La Havane, où le français est matière obligatoire pour les étudiants de biologie, de droit et dans les 18 centres régionaux de formation professionnelle.«En tout, je suis arrivé à 15 000 élèves/personnes », dit-il \u2013 ce qui serait six fois supérieur à l\u2019estimé de l\u2019Observatoire de la langue française ! En avril 2010, le Centre de la francophonie des Amériques était l\u2019invité d\u2019honneur de la 15e édition du Congrès latino-américain des professeurs de français, le SEDIFRALE, qui réunissait 700 professeurs à Rosario, en Argentine.POINTS D\u2019APPUI Lors du SEDFRALE de 2010, plus de 5 000 personnes avaient assisté à Rosario, en Argentine, à la prestation de Damien Robitaille. FORUM DE LA FRANCOPHONIE CANADIENNE CAHIER SPÉCIAL 8 En fait, plutôt que de baisser les bras devant la rapidité avec laquelle les francophones étaient assimilés, c\u2019est en se retroussant les manches que les Fransaskois ont mis au point un projet qui leur permet de se distinguer en tant que collectivité.Sachant qu\u2019il existe une certaine disparité entre les francophones qui vivent dans des milieux urbains et ceux qui habitent dans des régions rurales, l\u2019Assemblée communautaire fransaskoise ainsi que l\u2019Institut français de l\u2019Université de Regina ont voulu faire d\u2019une pierre deux coups.Tout en mettant un frein à des situations telles que l\u2019exode, le vieillissement et la diminution du nombre de petits producteurs agricoles, le Projet du terroir ouvre la porte à une nouvelle façon de mettre de l\u2019avant des produits typiquement fransaskois.Alliant à la fois le développement économique et la construction identitaire afin d\u2019agir sur la migration, le Projet du terroir interpelle directement les agriculteurs francophones qui veulent offrir un produit qui leur ressemble.Prenant en partie exemple sur leurs cousins français et québécois, une délégation de la Saskatchewan a mis la main à la pâte afin, non seulement de concevoir des produits du terroir, mais également de les faire découvrir aux autres.Rien n\u2019est laissé au hasard en terme d\u2019organisation du Projet du terroir : la communauté fransaskoise s\u2019est entourée de gens qui s\u2019y connaissent, notamment en participant à des échanges avec un groupe de Charlevoix et en invitant des gens de plusieurs régions canadiennes et un groupe de la France au colloque Terroir, identité et séduction qui a eu lieu à Saskatoon en 2009.Par définition, un terroir est « un espace géographique délimité dans lequel une communauté humaine construit au cours de son histoire un ensemble de traits culturels distinctifs, de savoirs et de pratiques ».Dans le cas de la Saskatchewan, le Projet du terroir a élu domicile dans la région de Batoche, située à environ une heure au nord de Saskatoon et où la représentation francophone est élevée.C\u2019est donc en s\u2019affairant à un projet bien concret que les Fransaskois nourrissent leur réflexion quant à leur avenir au sein même d\u2019une province dont le gouvernement a désigné 2012 l\u2019Année des Fransaskois.Cette reconnaissance vise à souligner le siècle de mobilisation et d\u2019action communautaire des francophones menées par l\u2019Assemblée communautaire fransaskoise qui a vu le jour en 1912.«Nous sommes la France en plein milieu de l\u2019Amérique, mais nous avons toujours tourné le dos au continent », explique Marie- Luce Lafages, dirigeante d\u2019Epsilon Innovation et fondatrice d\u2019une ONG guadeloupéenne dont l\u2019une des ambitions est de faire prendre conscience de la francophonie aux départements français d\u2019Amérique.Marie-Luce Lafages a accueilli la première mission exploratoire du Centre de la francophonie des Amériques dans ces trois départements en décembre 2011.Convaincue qu\u2019il faut aller bien au-delà du tourisme, elle met en place des actions de coopération dans les domaines de la culture, de l\u2019éducation, du social et de l\u2019économie et tente d\u2019implanter l\u2019expertise québécoise en matière d\u2019économusées.Elle voudrait que les jeunes Antillais s\u2019insèrent dans le programme Radio Jeunesse des Amériques.Elle cherche également à susciter des échanges avec la Louisiane.Elle participera même à Centrallia, la grande foire francophone des affaires, au Manitoba en octobre 2012, en emmenant une délégation de chefs d\u2019entreprise des départements français d\u2019Amérique.HAÏTI : UNE AUTRE VISION Ceux qui montrent la voie en ce qui concerne les liens avec les Amériques, ce sont les Haïtiens, qui ont même plusieurs longueurs d\u2019avance en la matière.Plusieurs personnalités, comme Dany Laferrière ou Michaëlle Jean, n\u2019ont plus besoin de présentation.D\u2019autres Haïtiens, comme Béleck Georges, directeur de la Comédie Sans Frontières d\u2019Haïti, sont bien connus dans toute la Caraïbe.« Les universités québécoises ont également de très anciens rapports avec les universités haïtiennes », dit Pierre Noreau, vice-recteur de l\u2019Agence universitaire de la Francophonie.Cette vision francophone est l\u2019une des grandes différences culturelles entre Haïti et les Antilles françaises, pourtant toutes proches.«Dans nos têtes, on a oublié qu\u2019on faisait partie de l\u2019Amérique », affirme Marie-Luce Lafages, qui pense assister à un renversement.«Ça commence à bouger.Nos jeunes ont envie de connaître le Canada, le Québec, oui, mais aussi la Saskatchewan, la Colombie-Britannique.» Ces transformations s\u2019inscrivent dans la volonté des Guadeloupéens, des Martiniquais et des Guyanais, afin d\u2019avoir de meilleurs rapports avec leur voisinage.Pendant longtemps, ils n\u2019ont entretenu aucun commerce avec les îles ou les pays voisins.La politique de l\u2019État français ainsi que la conjoncture économique fait que nous allons vers une plus grande autonomisation.Quoique depuis le 17e siècle, la francophonie fasse partie du paysage culturel de la Saskatchewan, ce n\u2019est pas sans avoir surmonté quelques défis que les Fransaskois réussissent encore aujourd\u2019hui à faire briller leur langue à travers ce qu\u2019ils entreprennent.Imaginez un territoire aussi grand que la rive sud du fleuve Saint-Laurent, de Valleyfield à Gaspé, et déplacez-le en Amazonie et sur trois territoires français.Voilà ce que représentent la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane française, où vivent un million de Français à cinq heures de vol de Montréal, Rio de Janeiro ou de Mexico.CULTIVER LA RÉUSSITE EN FRANÇAIS EN SASKATCHEWAN REGARDS CARIBÉENS VERS LES AMÉRIQUES '''%&+(\")()#!$)%)#%*( À gauche, Béleck Georges, homme de théâtre et directeur de la COSAFH, avec quelques-uns des membres oeuvrant au sein de ce centre culturel situé à Port-au-Prince.Joseph Dunn, directeur du CODOFIL à Lafayette, en Louisiane, était l\u2019une des huit personnes à se joindre à la mission du Centre de la francophonie des Amériques lors du colloque Tourisme et francophonie dans l\u2019espace des Amériques en décembre 2011, à Deshaies, en Guadeloupe. FORUM DE LA FRANCOPHONIE CANADIENNE CAHIER SPÉCIAL 9 Rendu possible grâce au soutien de : Chef de file : Partenaire collaborateur : Partenaires : Connectez votre entreprise auxpossibilités d\u2019affaires internationales àWinnipeg, Manitoba.Assistez à Centrallia 2012 Forum mondial de la PME Ne ratez pas cette occasion de rencontrer des centaines de partenaires commerciaux potentiels venus de partout dans le monde.Pour de plus amples renseignements, visitez le site centrallia.com.La francophonie canadienne à l\u2019honneur lors de Centrallia.Soyez-y! Ayant bâti une relation de confiance en termes d\u2019échanges commerciaux au fil de ses cinq années d\u2019existence, voilà que l\u2019Agence bilingue d\u2019échanges commerciaux du Manitoba (ANIM) rejoint le Regroupement des centres de commerce mondiaux (World Trade Centers Associations - WTCA).Si jusqu\u2019à maintenant les relations nationales et internationales, le développement d\u2019affaires et l\u2019immigration francophone étaient les trois principaux champs d\u2019action de l\u2019ANIM, le développement commercial prendra dorénavant plus d\u2019ampleur avec l\u2019obtention de la licence de la WTCA.Le World Trace Center (WTC) de Winnipeg étant un projet conjoint de l\u2019ANIM et de la Chambre de commerce de Winnipeg, il n\u2019est pas surprenant que celui-ci soit bilingue.Déjà familier avec les enjeux de la francophonie manitobaine, l\u2019ANIM deviendra l\u2019agence responsable des dossiers francophones sous le parapluie du WTC.En fait, dans la mesure où tout se passe comme prévu, c\u2019est en janvier 2013 que le World Trade Center de Winnipeg lancera ses activités.WINNIPEG DANS LA COUR DES GRANDS DU COMMERCE INTERNATIONAL LES SAVEURS DU TERROIR: UNE VITRINE POUR LA FRANCOPHONIE Dans la même veine que la Saskatchewan, les Britanno-Colombiens ont eux aussi choisi de mettre en valeur leurs produits du terroir.En fait, un tout nouveau circuit culinaire et culturel en français, soit Les saveurs du terroir de Vancouver, Côte et Montagnes, s\u2019est ajouté aux deux autres circuits du même genre qui sont à l\u2019honneur sur le site www.tourisme-cb.com de la Société de développement économique de la Colombie-Britannique.Ce circuit propose de parcourir une boucle d\u2019environ 700 kilomètres en six jours.Considérée comme l\u2019une des régions agricoles les plus productives du Canada, la région de Vancouver regorge de vignobles, d\u2019un grand nombre de fermes laitières, de fleurs et de plantes, de potagers et de vergers où il est possible de faire la cueillette.En plus des marchés fermiers, plusieurs producteurs de vin, de fromages, de condiments, de miel et de chocolats font partie de cette route culinaire unique.Une soixantaine d\u2019ambassadeurs francophones et francophiles sont inclus dans la centaine d\u2019adresses proposées dans ce tour auto guidé.Lors du forum international Centrallia 2010, 600 chefs d\u2019entreprise de plus de 40 régions du monde ont fait le plein de rencontres d\u2019affaires.LES FRANCO-ALBERTAINS SE TOURNENT VERS L\u2019ÉNERGIE VERTE La municipalité de Saint-Isidore en Alberta a misé sur un échange interprovincial pour en apprendre davantage sur la production d\u2019énergie de la biomasse.Grâce à la mission économique organisée en mars dernier par le Conseil de développement économique de l\u2019Alberta, une délégation franco-albertaine a eu l\u2019occasion de se familiariser avec une entreprise de la région de la Matapédia, au Québec, qui transforme en énergie des matières organiques et des déchets végétaux des secteurs forestier, agricole et industriel.Ce sont en partie la proximité de la forêt et la responsabilité de la municipalité envers le site d\u2019enfouissement, où on retrouve des copeaux de bois, qui incitent le conseiller municipal du Northern Sunrise County pour la région de Saint-Isidore, Evans Lavoie, à s\u2019intéresser à ce procédé.Quoique quelques endroits en Alberta se soient déjà tournés vers l\u2019énergie de la biomasse, le secteur n\u2019est pas particulièrement développé dans la province.Malgré l\u2019intérêt que la municipalité porte à ce projet, il reste plusieurs étapes à franchir avant que celui-ci se concrétise. FORUM DE LA FRANCOPHONIE CANADIENNE CAHIER SPÉCIAL 10 Appuyez la demande des Francophones auprès du CRTC! Les Francophones hors Québec veulent être plus visibles et plus présents en télévision canadienne Au mois de juin 2012, les communautés de langue française vivant en situation minoritaire au Canada demanderont au Conseil de la radio et des télécommunications canadiennes (CRTC) le droit d\u2019exploiter une nouvelle chaîne de télévision de langue française favorisant le partage de leurs expériences, de leurs cultures, des enjeux qu\u2019elles ont en commun et des accents qui les distinguent d\u2019un océan à l\u2019autre.La chaîne de télévision ACCENTS jouera un rôle de complémentarité aux contenus de qualité que diffusent Radio-Canada et TFO.Appuyez la demande des Francophones auprès du CRTC : www.accentstv.ca Outre sa licence en lettres françaises et portugaises de l\u2019Université fédérale du Rio Grande do Sul, elle a organisé depuis trois ans toute une série d\u2019événements et de travaux pour mieux faire connaître le français du Québec et du Canada dans son pays.En plus de donner des cours privés à une quinzaine de personnes (dont dix qui veulent immigrer au Québec), elle a monté un programme pour la promotion de la francophonie dans quatre universités et un cours sur la diversité du français dans le cadre du congrès de la Fédération brésilienne des professeurs de français, en plus de réaliser une enquête sur une ancienne colonie française de 40 familles établies dans le sud du Brésil au 19e siècle.Et pour chacun de ses ateliers, elle se fait toujours un point d\u2019honneur de présenter un entretien sur Skype ou une vidéo qui présentent les différentes variantes de français au nord du Rio Grande.Le français, elle l\u2019a découvert par sa mère, qui était professeure de littérature.Mais le «vrai » français, elle l\u2019a découvert à Moncton, alors qu\u2019elle participait au programme des Jeunes ambassadeurs du Centre de la francophonie des Amériques, qui réunit chaque année une cinquantaine de jeunes de partout dans les Amériques.«C\u2019est là que j\u2019ai découvert la tension entre l\u2019anglais et le français et la problématique que vous avez de vous identifier à une langue ou l\u2019autre.Ça m\u2019a donné une idée de thèse », explique-t-elle, et elle a étudié le processus par lequel un étudiant lusophone peut finir par s\u2019identifier au français.«Comment arrive-t-on à être soi-même en français?» Beau sujet de thèse, en effet ! Najine Shariat, une nutritionniste iranienne ayant grandi à Montréal et qui vit à Santa Rosa, dans la vallée de Napa, au nord de San Francisco, inaugurera le 20 août prochain la première école d\u2019immersion française de la côte ouest.« J\u2019espérais une soixantaine d\u2019inscriptions.Mon mari était un peu plus optimiste : il en attendait 80.Finalement, il y aura 260 élèves à l\u2019ouverture, le 20 août, et autant sur la liste d\u2019attente », dit la nutritionniste, qui ne serait pas surprise de voir une autre école semblable voir le jour d\u2019ici quelques années.Fait encore plus remarquable : la Santa Rosa French American Charter School est une école publique payée par l\u2019État, sous juridiction du district scolaire.Le dispositif légal derrière ce genre de pirouette est le système des charter school (écoles à charte), qui permet de créer une école publique, entièrement financée par l\u2019État, mais avec un projet spécial.Depuis quelques années, les francophones ont compris le parti qu\u2019il pouvait en tirer, si bien que les initiatives du genre se multiplient \u2013 à la Nouvelle- Orléans, à New York, et même à Kansas City.«Nos élèves viennent de tous les horizons, comme d\u2019ailleurs le comité fondateur, qui était composé d\u2019une Française, de deux Iraniens ayant vécu au Québec et de deux Américains.» Ce succès n\u2019a pas surpris outre mesure Gabrielle Durana, présidente d\u2019Éducation française Bay Area, un organisme voué à l\u2019organisation de cours de français après l\u2019école dont elle a eu l\u2019idée en 2008.Elle s\u2019est inspirée d\u2019une expérience similaire à New York : offrir aux francophones des cours de langue française après l\u2019école, au prix de 17$ l\u2019heure à raison de trois heures par semaine, dans des groupes très encadrés d\u2019un professeur pour 8 élèves.Elle aussi a été prise de court par le succès.La première année, elle a dû gérer 225 inscriptions dans neuf écoles.Trois ans plus tard, ils sont 550 élèves dans 22 écoles.«Pour reprendre notre souffle, dit-elle, nous avons dû refuser neuf écoles cette année.» Les initiatives du genre se multiplient, comme à New York et dans le Maine.«Nous venons de faire une expérience dans deux écoles primaires à Augusta et Auburn», dit Rita Dubé, directrice générale du Centre d\u2019héritage francoaméricain de Lewiston, qui étendra l\u2019expérience à d\u2019autres écoles cette année.Selon Gabrielle Durana, le succès de telles initiatives repose sur l\u2019appui des parents francophones, que les professeurs de français ont parfois du mal à joindre.Il faut dire que les francophones, contrairement aux Hispaniques, ont tendance à se mêler à la population et forment rarement une communauté clairement définie en un lieu particulier.«Quand nous avons annoncé notre projet, les parents francophones ont été nombreux à se manifester », dit Gabrielle Durana, qui a été surprise par la demande venant de non-francophones \u2013 40% de la clientèle, dans des classes séparées.Après la pause de 2011-2012, cette agrégée d\u2019économie, qui a enseigné quatre ans avec l\u2019Éducation nationale en France, lancera cet été un tout nouveau projet : un camp de jour en français, bon marché et de qualité.«Par contre, on va se restreindre à une très large majorité de francophones.On ne veut pas percer la bulle francophone.» Janaína Nazzari Gomes, de Porto Alegre, a pris fait et cause pour le français.La Californie, c\u2019est bien connu, est le lieu de toutes les expérimentations.C\u2019est aussi le cas de l\u2019apprentissage du français! LA DYNAMO BRÉSILIENNE LES ÉCOLES QUI BOUGENT Des jeunes du programme français EFBA lors d\u2019une sortie au Palais de la légion d\u2019honneur à San Francisco.La dynamo brésilienne présentant la francophonie dans les Amériques à des étudiants brésiliens.Janaína Nazzari Gomes au Nouveau-Brunswick, lors de la deuxième édition du Forum des jeunes ambassadeurs de la francophonie des Amériques. FORUM DE LA FRANCOPHONIE CANADIENNE CAHIER SPÉCIAL 11 Le Québec est la seule province canadienne qui fait activement la promotion du français et de la culture francophone dans les Amériques.Treize de ses 32 bureaux et antennes extérieurs sont situés dans les Amériques.Le Centre de la francophonie des Amériques et l\u2019Association internationale d\u2019études québécoises font également partie du dispositif, de même que de très nombreux programmes de soutien à la langue et à la culture.Robert Keating, jusqu\u2019à tout récemment sous-ministre adjoint aux relations bilatérales du Québec depuis 2009, a passé toute sa carrière à « vendre le Québec ».Il explique que les représentants québécois disposent de très belles cartes de visite, tant en arts de la scène (les arts du cirque, Robert Lepage), qu\u2019en musique (Karkwa, Ariane Moffat), en cinéma (Monsieur Lazhar de Philippe Falardeau), en agroalimentaire (ses fromages), en littérature (livres pour enfants), en ingénierie (Bombardier), en nouvelles technologies (les jeux vidéo).«Même le Plan Nord, dit-il.Les Brésiliens sont très sensibles aux occasions d\u2019affaires, mais aussi à notre démarche en matière de relations autochtones.» Une autre carte très forte, insoupçonnée, se trouve dans le site web de l\u2019Office québécois de la langue française (OQLF).Il s\u2019agit du Grand dictionnaire terminologique en ligne, qui reçoit chaque année 54 millions d\u2019interrogations, soit vingt fois plus que n\u2019en reçoit l\u2019Académie française \u2013 et la moitié de ces demandes viennent de l\u2019étranger ! Danielle Turcotte, directrice générale des services linguistiques, lancera le 7 juin prochain une nouvelle interface qui risque de faire des vagues jusqu\u2019en Patagonie.« Actuellement, l\u2019interface est bâtie autour du français et de l\u2019anglais, dit-elle.Mais le nouveau moteur de recherche pourra fournir des équivalences avec six langues latines, dont l\u2019espagnol et le portugais.» Bien que le premier objectif de l\u2019OQLF soit de favoriser l\u2019intégration des immigrants, Danielle Turcotte est consciente que cette évolution aura un impact extérieur.« Avec le système actuel, basé sur le français et l\u2019anglais, un Mexicain qui veut traduire en français un terme espagnol doit passer par l\u2019anglais pour ensuite arriver au français.Avec notre nouvelle interface, il pourra faire cette traduction directement.» Majoritaires au Québec, mais minoritaires sur le continent, les Québécois défendent non seulement leur langue, mais ils prennent les moyens pour porter leur culture hors des frontières.C\u2019est là le sens de toute une série d\u2019initiatives extérieures.Le Québec a beaucoup pesé pour obtenir la signature de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles.Actuellement, sa politique d\u2019appellations contrôlées pour protéger les savoir-faire attire l\u2019attention sur tout le continent.LA CARTE QUÉBEC: LE QUÉBEC EN DEMANDE ASSEMBLEECIVICUS.ORG /CIVICUS @CIVICUSALLIANCE/#CIVWA AGISSONS ENSEMBLE POUR UN MONDE PLUS JUSTE ! Des événements à ne pas manquer! inm.qc.ca/ee2012 ecoledete @ee_inm | #ee2012 CO-HÔTES Amaluna, le plus récent spectacle du Cirque du Soleil.PARTENAIRES PRINCIPAUX Depuis sa création, le Centre poursuit l\u2019objectif de se faire connaître sur l\u2019ensemble du territoire des Amériques.Pour ce faire, il se déplace le plus souvent possible à l\u2019occasion de missions ou d\u2019évènements corporatifs.Le Centre s\u2019est notamment rendu dans plusieurs régions du Canada incluant plusieurs villes du Québec.Il est allé aussi à la rencontre des francophones de l\u2019Ouest, des Acadiens et des Franco-Ontariens.Il a également rencontré les communautés francophones aux États-Unis, dans les Caraïbes et en Amérique latine, touchant ainsi des milliers de personnes.Programmes phares du Centre, le Forum des jeunes ambassadeurs de la francophonie des Amériques et l\u2019Université d\u2019été sur la francophonie des Amériques visent principalement les 18-35 ans.Le premier outille les jeunes pour démarrer des projets sur la francophonie, le second jette un éclairage plus académique sur celle-ci.+ de 500 candidatures + de 200 participants + de 100 villes du Québec, du Canada, des États-Unis, des Caraïbes et de l\u2019Amérique latine.Depuis ses débuts, le Centre n\u2019a eu cesse de s\u2019impliquer au sein de divers rassemblements touchant tant aux sphères culturelle et sportive, qu\u2019économique et éducative.Parmi ceux-ci, citons au passage les congrès de professeurs de français langue première et langue seconde, les colloques, les conférences ainsi que des tables rondes au Canada, aux États-Unis, dans les Caraïbes et en Amérique latine où le Centre a su promouvoir la francophonie des Amériques auprès des communautés locales.Chaque année, le Centre propose des concours à toute la communauté francophone des Amériques dont @nime ta francophonie et Jeunesse francophone en action, qui depuis + de 190 projets reçus + de 70 bourses attribuées Ces projets créatifs, émanant du Canada, des États-Unis, de la Caraïbe et d\u2019Amérique latine, sont la démonstration de la grande vitalité de notre francophonie des Amériques.POUR QUE RAYONNE Découvrez le Centre, sa mission, ses valeurs et ses actions en photos, vidéos et articles sur le www.francophoniedesamerqiues.com 2, côte de la Fabrique Case postale 110, Succ.Haute-ville Québec (Québec) CANADA G1R 4M8 418 646-3300 1 877 646-3322 418 646 3232 Participation aux grands rassemblements Programmes phares du Centre Missions et représentations Les concours "]
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