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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2012-05-29, Collections de BAnQ.

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[" 128e année No188 50 pages, 4 cahiers 85¢ taxes en sus \u2013 Édition provinciale 95¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées L-V 6 21924 98765 1 CRISE ÉTUDIANTE LES NÉGOS SE POURSUIVENT 36HEURES CRUCIALES USINE À CHIOTS UNENOUVELLE LOI SANS MORDANT?Des militants pour la protection des animaux restent sur leur faim.PAGES A12 ET A13 PORTE-DRAPEAU AUX JEUX DE LONDRES?DESPATIE HÉSITERAIT À DIRE OUI SPORTS JOURNÉE SOMBRE POUR DES QUOTIDIENS ANGLOPHONES The Gazette supprime des postes.The National Post ne publiera plus le lundi cet été.PAGE A8 PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE, PHOTOMONTAGE LA PRESSE TERRES RARES LE SAGUENAY ENTREDANS LACOURSE Une société est certaine d\u2019être assise sur un gisement de métaux essentiels à plusieurs produits technologiques.AFFAIRES CHINE UNMILLIARD DECARTESSOLEIL?L\u2019ambitieux virage santé de Pékin.PAGE A16 PHILIPPE CANTIN L\u2019IMPACT PRÉSENTE MARCO DI VAIO «C\u2019EST UNHONNEUR D\u2019ÊTRE ICI» Le joueur étoile italien a fait bonne impression hier.SPORTS PATRICK LAGACÉ LE MANIFESTANT FANTÔME PAGE A4 MON CLIN D\u2019OEIL STÉPHANE LAPORTE Ce sont les négociations de la douzième dernière chance.Venez voir mon blogue ! www.lapresse.ca/laporte PHOTOMONTAGE LA PRESSE PHOTOMONTAGE LA PRESSE HUGO DUMAS LE JUDAS DE L\u2019ÉGLISE CATHODIQUE ARTS PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Le premier ministre Jean Charest a convoqué une réunion extraordinaire demain avec ses députés.PAGES A2 ET A3 VINCENT MARISSAL LA DERNIÈRE CARTE DE JEAN CHAREST PAGE A3 Les rues de Montréal ont encore été le théâtre de manifestations aussi calmes que festives, hier soir.Le plongeur Alexandre Despatie PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE Le grand patron de l\u2019Impact, Joey Saputo, et son nouveau joueur.Montréal mardi 29 mai 2012 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique CRISE ÉTUDIANTE PASCALE BRETON Plus touchées par la grève étudiante que les universités anglophones, les universités francophones risquent davantage de retarder le début de leur trimestre d\u2019automne.Mais peu importe l\u2019établissement, tous devront trouver des arrangements les étudiants qui arrivent du cégep.La loi spéciale (78) adoptée par Québec oblige les universités à tout mettre en oeuvre pour que les cégépiens admis à l\u2019université à l\u2019automne puissent entreprendre leur trimestre comme prévu, même si leur cégep a été en grève.L\u2019exercice promet toutefois d\u2019être compliqué, reconnaît la porte-parole de l\u2019Université Concordia, Christine Mota.«Il est difficile de dire en ce moment comment on va les accueillir, mais nous allons le faire.» À peine 1% des nouveaux étudiants inscrits à l\u2019Université Concordia proviennent d\u2019un cégep francophone touché par la grève, estime l\u2019administration.Cela correspond à environ 400 étudiants sur les 40 000 que compte le campus.«Le trimestre commencera comme prévu le 4 septembre », précise Mme Mota.Des accommodements seront trouvés pour les étudiants qui n\u2019auront pas terminé leur programme collégial à cette date.Quelques groupes pourraient commencer leur trimestre le 1er octobre.En vertu de la loi spéciale, les cégeps touchés par la grève doivent en effet avoir terminé leur trimestre d\u2019hiver au plus tard le 30 septembre.À l\u2019Université McGill, le trimestre d\u2019automne commencera aussi à la date prévue, soit le 4 septembre.Seulement 330 des 6000 nouveaux étudiants inscrits à l\u2019automne proviennent d\u2019un cégep où il y a eu un boycottage des cours.Rattrapage Pas question de retarder le début du trimestre, affirme le vice-principal aux relations externes, Olivier Marcil.«Nous sommes en train d\u2019examiner les meilleures options pour leur permettre [aux cégépiens touchés par la grève] de commencer tout en terminant leur diplôme d\u2019études collégiales (DEC) en parallèle», indique M.Marcil.Ces étudiants ont déjà été joints par l\u2019administration.Ils sont également conviés à une séance d\u2019information vendredi.L\u2019organisation des calendriers de rattrapage revient à chaque université, précise le président et directeur général de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ), Daniel Zizian.Tout un casse-tête SOMMAIRE Amusez-vous ! ARTS 7 Astrologie du jour AFFAIRES 15 Bourses AFFAIRES 12 et 13 Débats A 18 et 19 Décès AFFAIRES 15 Horaire télévision AFFAIRES 16 Loteries A 16 Monde A 16 et 17 Petites annonces AFFAIRES 14 Sudoku AFFAIRES 4 Météo Orageux en matinée, maximum 29, minimum 17.AFFAIRES 14 Les universités forcées de remanier leurs horaires TOMMY CHOUINARD ET DENIS LESSARD «On est près d\u2019en arriver avec un règlement, les discussions vont se poursuivre », a lancé le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin, en fin de soirée hier.Il s\u2019adressait alors à des manifestants qui s\u2019étaient rendus devant l\u2019édifice où ont débuté les négociations avec Québec, hier.Alors que la police procédait à des arrestations pour manifestation illégale \u2013 dont le négociateur de la CLASSE, Philippe Lappointe \u2013, Léo Bureau-Blouin a invité la centaine d\u2019étudiants au calme et a tenté de convaincre les policiers de laisser la foule se disperser.«Si on évite les arrestations ou qu\u2019on évite que les choses virent mal, on va réussir à en arriver à quelque chose de bien», a-t-il dit aux manifestants.Les policiers continuaient toutefois les arrestations au moment de mettre sous presse \u2013 l\u2019itinéraire de la manifestation ne leur avait pas été fourni.Les autres leaders étudiants se sont refusés à tout commentaire à la sortie de la rencontre, vers 22 h.Les négociations vont reprendre aujourd\u2019hui, à 13h.A u g o u v e r n e m e n t , l\u2019échéance est déjà inscrite pour les négociations.Geste très inusité, le premier ministre Jean Charest a convoqué son Conseil des ministres et son caucus des députés pour une réunion en fin de journée demain.Dans les officines libérales, on a vite compris que le gouvernement aura à ce moment tiré ses conclusions sur les négociations.On s\u2019attend à ce que Jean Charest soumette alors sa décision pour l\u2019expliquer à l\u2019ensemble des élus libéraux.De telles réunions extraordinaires sont rarissimes.La décision de déposer un projet de loi spéciale dans l\u2019espoir de régler le conflit \u2013 le projet de loi 78 \u2013 était passée par le même corridor de réunions et de discussions avant d\u2019être annoncée.Déjà, hier après-midi, la ministre de l \u2019Éducation, Michelle Courchesne, et les leaders étudiants ont défini un « cadre de négociation » prévoyant des discussions «jusqu\u2019à mercredi », selon une source étudiante.En soirée, des sources gouvernementales, informées des discussions à huis clos, ont indiqué que le gouvernement comme les leaders étudiants « ét a ient d \u2019une ext rême prudence» dans leurs échanges.«Ils ont progressé, mais lentement », a-t-on résumé.Autour de la table, les émissa i res du gouvernement \u2013 Mme Courchesne, le ministre délégué aux Finances, Alain Paquet, et le négociateur Pierre Pilote \u2013 restaient « confiants » devant le ton des échanges.On a souligné que les discussions étaient beaucoup plus faciles avec la FECQ et la FEUQ.«Pour la CLASSE, c\u2019est vraiment autre chose», a-t-on précisé.Mai s les négoc ia t ions se sont suffisamment bien déroulées pour que les parties se donnent de nouveau rendez- vous aujourd\u2019hui.Signal positif, la CLASSE a décidé de rester à la table, du moins pour le moment.Elle avait menacé de la quitter si Québec faisait preuve de «fermeture» au sujet de ses demandes.En soirée, le gouvernement n\u2019avait pas encore clairement indiqué qu\u2019il était disposé à revoir la hauteur de l\u2019augmentation des droits de scolarité.On n\u2019avait pas mis de proposition sur la table encore.Le ministre des Finances, Raymond Bachand, a toutefois signalé en entrevue que Mme Courchesne a reçu «un mandat précis» pour «mettre des choses sur la table», comme La Presse l\u2019a indiqué hier.Pour parvenir à une entente, Québec devra revoir la hausse des droits de scolarité et suspendre au moins en partie la loi d\u2019exception, ont indiqué les leaders étudiants juste avant d\u2019entreprendre les négociations.«S\u2019il y a une fermeture complète sur ça, 36 HEURES POUR UNE Les représentants des étudiants et du gouvernement ont discuté de longues heures sans parvenir à un accord hier.Geste très inusité, le premier ministre Jean Charest a convoqué son Conseil des ministres et son caucus des députés pour une réunion en fin de journée demain.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 2 L A P R E S S E M O N T R É A L M A R D I 2 9 M A I 2 0 1 2 LA PRÉCISION EST MON INSPIRATION CRISE ETUDIANTE VINCENT MARISSAL CHRONIQUE Vendredi soir, 20h, douce soiree dfete dans Ahuntsic, jfentends les premiers tintements de casseroles se rapprocher.Jfappelle ma fille de 9 ans : .Bea, si tu veux voir les casseroles, tu devrais sortir, elles seront la sous peu.Je ne veux pas seulement voir les casseroles, je veux en jouer moi aussi ! La voila donc sur le trottoir, a attendre la procession, avec son petit frere de 6 ans et quelques petits voisins, tous armes de casseroles et de cuilleres en bois.Explication de ma fille aux petits manifestants en pyjama qui ne comprennent pas trop ce qui se passe, mais qui sont neanmoins tres enthousiastes : .Le gouvernement ne veut plus qufon manifeste, alorsc on manifeste ! Ah ben mince alors! ai-je pense, me voila pris avec une mini-Gabriel Nadeau-Dubois sous mon toit ! Une cellule dormante revolutionnaire.Du coup, jfai (presque) eu un leger mouvement de sympathie pour Jean Charest.Imaginez, si les enfants de 9 ans fomentent des revoltes et manifestent parce qufon leur interdit, justement, de le faire! A lfecole, en classe et dans la cour de recreation, ma fille avait entendu parler la semaine derniere de la replique aux casseroles contre la loi speciale (78).La question de la hausse des droits de scolarite nfa ete que tres vaguement evoquee.Cfest beaucoup plus large, comme le mouvement des casseroles lui-meme.Traitez-moi de chroniqueur dfhumeur qui ne comprend rien au serieux des chiffres ni au grand capital, mais comme bien dfautres, il y a longtemps que jfai compris que la ácriseâ actuelle deborde largement la seule cause etudiante.En principe, la reaction de ma fille et de ses camarades de classe devrait mfinquieter.Va-t-elle sortir les casseroles chaque fois qufelle voudra contester mon autorite ?Papa, si tu ne mfachetes pas un nouveau iPod, je sors les Lagostina! Ca promet ! Cela ne mfinquiete pas, en fait.Jfaurai toujours plus de facilite a lui expliquer la necessite, dans toute organisation, du respect dfune autorite juste que de lui dire de se soumettre a des contraintes abusives.De toute facon, pas besoin dfexpliquer.Les enfants comprennent tres bien cela.Je lfai ecrit et je le repete, il nfest pas facile pour un gouvernement de negocier avec des associations eparses, dont les leaders ne controlent pas necessairement les membres et qui ont trop longtemps fait preuve dfinflexibilite.Cela dit, le gouvernement est en grande partie lfartisan de son propre malheur.Sfil avait pris le mouvement etudiant au serieux, nous nfen serions pas la.Sfil nfavait pas reduit sa contre-offre dfavril a un vulgaire slogan commercial (50 cents par jour) et sfil avait plutot insiste sur les gains appreciables faits par les etudiants au regime des prets et bourses, on aurait pu desamorcer la crise.Sfil avait entretenu la discussion avec ceux qui sont áparlables â plutot que de diaboliser le plus radical.Surtout, sfil nfavait pas joue les matamores avec une loi speciale qui, en plus, nfa rien regle.Et sfil avait accepte de parler de cette hausse brusque et injuste, sujet litigieux numero un.¡¡¡ Bon je sais, avec des sic Trop tard pour refaire lfhistoire.Il vaudrait mieux se poser des questions pour la suite, dfautant qufun echec (previsible) des negociations de la derniere chance risque dfaggraver la crise.Sans vouloir jouer les oiseaux de malheur, qufest-ce qufon fait si les pourparlers achoppent encore une fois?Jfai pose hier la question sur Twitter.Dans le lot, deux reponses revenaient plus souvent : elections ou moratoire sur la hausse des droits de scolarite.Quelques abonnes ont combine les deux solutions : moratoire, suivi dfelections a lfautomne.Cette idee semble effectivement la plus raisonnable.Elle permet de sauver ce qui peut encore etre sauve de ce trimestre et elle calmerait le jeu dans la rue, au grand soulagement des organisateurs de festivals.Bien sur, cela ne mettrait pas necessairement fin aux manifs et aux casseroles, qui sont devenues des activites sociales et festives, mais les etudiants devraient accepter ce qufils reclament depuis des mois.Personne nfa evoque la demission de Jean Charest, ce qui, pourtant, devrait, au moins theoriquement, faire partie des options.En cas dfechec aujourdfhui, ou demain, Jean Charest pourrait-il decider dfen appeler au peuple, dans un geste solennel, lui dire que lfintransigeance des etudiants et du Parti quebecois ne lui laissent pas le choix, et declencher des elections maintenant (scrutin au debut du mois juillet)?Cfest douteux, mais pas impossible.Rien ne lfempecherait de le faire, et on sait qufun faible taux de participation electoral favorise les liberaux.La convention veut toutefois qufon ne tienne pas dfelections au Quebec entre la Fete nationale et la fete du Travail.Ce scenario doit neanmoins etre tentant pour Jean Charest, survivant politique ultime.Sfil y a une bonne nouvelle pour lui a la fin de ce printemps, cfest que malgre toute la grogne ambiante, malgre les manifs et les casseroles, le PLQ reste competitif, au point ou des strateges liberaux parlent de la perspective dfun gouvernement Charest minoritaire avec un certain enthousiasme.Au point ou ils en sontc Il semble en effet que le grand perdant politique des derniers mois soit le PQ.Position changeante, recuperation de cause, passe douteux aux yeux des etudiants, Mme Marois nfa pas reussi a se detacher en tete de peloton durant cette crise.Quebec solidaire, par contre, pourrait sortir grand gagnante de cette saison agitee.Cela ne parait pas dans les sondges nationaux, mais le son des casseroles dans certains quartiers de Montreal pourrait etre precurseur de victoires dans (en plus de Mercier) Rosemont, Gouin, Hochelaga- Maisonneuve, Sainte-Marie-Saint-Jacques.S Pour joindre notre chroniqueur : vincent.marissal@lapresse.ca La derniere carte de Charest á Tous les etablissements sont a pied dfoeuvre pour favoriser lfarrimage entre les trimestres dfhiver et ceux dfautomneâ, assure-t-il.Les universites francophones ont ete plus touchees par la greve.Dans plusieurs departements, des cours doivent etre repris en juin et en aout pour terminer le trimestre dfhiver avant le debut du trimestre dfautomne.LfUniversite du Quebec a Montreal (UQAM) est particulierement touchee.Seule lfEcole des sciences de la gestion a ete epargnee par la greve.Il est question de retarder le trimestre dfautomne au 1er octobre pour tous les etudiants.La Commission des etudes doit determiner le calendrier final au cours de sa prochaine reunion, la semaine prochaine.Dfautres accommodements ont aussi ete approuves.Il y aura ainsi de nouvelles dates dfexamen pour lfepreuve unique que doivent reussir les cegepiens pour obtenir leur DEC.Admis sous certaines conditions, des etudiants pourront aussi terminer jusqufa trois cours collegiaux (au lieu dfun habituellement) tout en etant a lfuniversite.Une tache difficile attend toutefois ces etudiants, reconnait M.Zizian.Certains termineront leur cegep quelques jours a peine avant le debut de leur programme universitaire.áIls vont entreprendre leur annee universitaire en ayant six semaines de cours au collegial.Cfest plus demandant, on ne peut le nier.â PHOTO PATRICK SANFACON, ARCHIVES LA PRESSE La greve dans les cegeps force les universites a faire des contorsions pour accueillir les nouveaux etudiants au moment de la rentree scolaire.pour la rentree pour accueillir les nouveaux etudiants áTous les etablissements sont a pied dfoeuvre pour favoriser lfarrimage entre les trimestres dfhiver et ceux dfautomne.â .Daniel Zizian, de la CREPUQ PHOTO EDOUARD PLANTE-FRECHETTE, LA PRESSE cfest sur, on va remettre en question notre participationâ aux discussions, a prevenu Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de la CLASSE.Il ne participe pas lui-meme aux discussions ; la CLASSE est representee par son comite de negociation.Selon Martine Desjardins, presidente de la FEUQ, áil faut traiter de la hausse des droits de scolarite et, de facon inevitable maintenant, de la loi 78, de la suspension des articles qui visent a reduire la liberte dfexpression, la liberte dfassociation, la liberte de manifestation pacifique.Les deux sont lies et devront etre abordesâ.Les leaders etudiants ont refuse de dire ce que serait une offre acceptable a leurs yeux.Leo Bureau-Blouin a deja indique que les etudiants seraient prets a accepter une hausse moindre que celle annoncee par le gouvernement.A la table, les negociateurs de la CLASSE plaideront pour un gel, comme le prevoit leur mandat, mais ils tenteront dfarracher la ámeilleure entente possible â, une formule qui leur laisse une marge de manoeuvre.Mar ti ne Des ja rd i ns a indique que les associations etudiantes ont á des propositions qui se rejoignent â.Mais á il nfy aura pas dfoffre commune formelle de la part des associations etudiantes â, a dit Gabriel Nadeau-Dubois.áOn considere que cfest la responsabilite du gouvernement de repondre a nos demandes.â Michelle Courchesne a entrepris cette rencontre de la derniere chance ásans etre fermee a rienâ, áavec ouvertureâ.áJe me presente avec toute lfenergie et la confiance voulues.Nous avons tous une obligation de resultat, pas juste le gouvernement â, a-t-elle affirme.Mais selon les leaders etudiants, á la balle est dans le camp du gouvernementâ.áEtant donne que la session est suspendue, il nfy a pas de pression sur les votes de greve, on ne sent pas beaucoup de pression, a dit Gabriel Nadeau-Dubois.La pression est peut-etre davantage sur le gouvernement.La saison touristique approche, et le milieu des affaires sfattend a un reglement pour eviter qufil y ait des perturbations cet ete.â Et comme la loi speciale est áun echec, tous les regards sont tournes vers les liberauxâ, a-t-il ajoute.La Table de concertation etudiante du Quebec participe aussi aux negociations.ENTENTE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R E A L M A R D I 2 9 M A I 2 0 1 2 A 3 ACTUALITES PATRICK LAGACE CHRONIQUE Le saviez-vous ?La police a tue quelqufun, dans une manif, la semaine derniere.Sur Facebook et sur Twitter, lfhistoire est devenue virale, le symbole dfune certaine brutalite policiere.Le premier mort du printemps erable.Mais bon, personne nfen parle.Surtout pas les medias.Trop sensible, trop hot, trop delicat.Comment je le sais?Je lfai lu sur le web.Ce week-end, le temoignage de quelqufun (qui ?) racontant tenir dfun urgentologue (non identifie, bien sur) que lfhomme battu par les policiers etait maintenu en vie ar ti f ic iel lement a lfhopital Saint-Luc (a Sacre- Coeur, selon une autre version) sfest mis a circuler furieusement.Non, en fait, selon dfautres internautes, il etait bel et bien mort, ce week-end.Ou paralyse, on ne sait trop, sa moelle epiniere ayant ete brisee pendant lfarrestation musclee.Dfa i l leur s , i l y a une photo du type.Une photo de La Presse.Horrible : le gars est en sang, inanime, entoure de policiers et dfambulanciers.Evidemment, aussi coupables que les flics dans les commentaires relayant cette histoire, selon les messages recus : les medias.Mais si, les medias ! Les medias qui, on-le-sait-ben, ont choisi de taire cette histoire pour proteger la police.Mais bon, selon une autre version, les medias nfont rien choisi : les f lics ont ordonne aux journalistes de se taire.On a ecoute, bien sur.Mais, vous entends-je me demander, la famille du type, elle ne proteste pas?Elle nfappelle pas J.E.?Mais non! Le type nfa pas de famille! Il nfy a donc personne pour protester pour lui, pour sfindigner en premiere page du journal, comme Richard Barnabe, comme Fredy Villanueva.Comment je le sais?Je le sais parce que cfest ecrit sur le web, cfest ecrit dans les 17 millions de messages que jfai recus ce week-end relayant cette histoire devenue virale.Dans ces 17 millions de messages qui me traitent de salaud parce que je cache, moi et mes salopards de collegues journalistes, cette information capitale.¡¡¡ Sauf que je ne cache rien.Mes collegues non plus.Car le martyr, La Presse lfa cherche.La Presse le cherche encore ! Imitee, sans doute, par dfautres medias montrealais.Sans trahir de secret dfentreprise, disons que nous deployons des t resors de ressources et dfimagination pour le trouver, le fantome.Tous les canaux reguliers par lesquels on verifie dfordinaire assez facilement lfauthenticite de ce genre dfhistoire .les hopitaux, Urgences-sante, amis, famille, temoins oculaires, etc.restent muets, cette fois-ci.Pourquoi ?I l y a deux facons de voir ca.Primo, il y a une conspiration du silence.Quelqufun, quelque part, ne veut pas que lfhistoire du martyr fantome sorte.Deuzio, lfhistoire du martyr fantome est une legende urbaine.Cfest ce que je crois : le gars nfest ni mort ni dans le coma.¡¡¡ Il y a, dans cette histoire, tous les ingredients classiques de la legende urbaine.Dfabord, le narrateur impossible a retracer.Ensuite, le temoin a la credibilite en beton (lfurgentologue).Et, bien sur, ce detail (commode) : le gars nfa pas de famille.On peut blamer Twitter.On peut blamer Facebook.Mais la legende urbaine a toujours existe : les medias sociaux ne font qufaccelerer un trait de la nature humaine, celui qui essaie de comprendre un monde complexe en tordant les faits par le cou.Le Journal o f Ame r i can Folklore analyse ces jours-ci les legendes urbaines qui ont suivi le desastre de Katrina, a La Nouvelle-Orleans, en 2005.Les legendes les plus perturbatrices aux yeux des gens, nous apprend lfarticle, sont celles qui offrent le plus grand defi a leur idee de ce qufest lfordre.En ce printemps de desordre, en ce printemps ou les matraques fessent parfois sans discernement, ou les boules de billard volent, il nfest pas etonnant que les legendes urbaines fusent.á Le role de ces elucubrations est de creer des histoires qui rendent vrais des evenements qui defient notre sens de la justice et de la normalite, ecrit le professeur Carl Lindahl.Les legendes urbaines basees sur des desastres ne rapportent peut-etre pas les faits, mais elles constituent notre facon de dire comment nous nous sentons , et dfadapter les evenements a nos convictions.â Qufun tas de faits averes soient suffisants pour nous occuper longtemps nfy change rien : 17 millions de personnes aimeraient que cette histoire de martyr fantome, tue dans le plus grand secret par les flics, soit vraie.Parce que notre sens de la normalite est defie.Cfest ca, le hic : en ce printemps troublant, les faits et les croyances sont au corps a corps, dans une danse macabre.A la fois causes et symptomes du delire ambiant.Quant a lfhomme sur la photo, il serait gentil de bien vouloir se manifester.Sa veritable histoire est surement interessante, elle aussi.Le manifestant fantome En ce printemps troublant, les faits et les croyances sont au corps a corps, dans une danse macabre.PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE Le martyr, La Presse lfa cherche.La Presse le cherche encore ! Imitee, sans doute, par dfautres medias montrealais.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 4 L A P R E S S E M O N T R E A L M A R D I 2 9 M A I 2 0 1 2 L E S C O U R S M O N T - R O Y A L 5 1 4 .2 8 4 .3 3 1 5 .C E N T R E R O C K L A N D 5 1 4 .7 3 5 .6 2 2 7 harryrosen.com Qufest-ce qui rend Joey Saputo si confiant ?Joey Saputo, president du tres attendu stade Saputo et de lfImpact de Montreal : la troisieme et plus recente equipe canadienne de la MLS (Major League Soccer) est un passionne et un ardent defenseur du soccer.á Je suis persuade que les equipes professionnelles du Canada developperont de jeunes joueurs qui brilleront au niveau international et profiteront a notre equipe nationale, dit-il.Jfai confiance en lfavenir du soccer au Canada et je suis tres heureux de contribuer a son succes.â Voyez notre entretien video avec Joey Saputo en visitant le harryrosen.com.Monsieur Saputo porte ici des vetements Tom Ford.Son conseiller vestimentaire est Kirk Witt de notre magasin des Cours Mont-RoyalaMontreal.Pour le remercier de sa participation a cette publicite, un don a ete fait en son nom a lforganisme PROCURE pour aider a prevenir et a guerir le cancer de la prostate. CRISE ÉTUDIANTE PAUL JOURNET QUÉBEC \u2014 Gabriel Nadeau- Dubois, accusé d\u2019outrage au tribunal, risque la prison s\u2019il n\u2019en tient qu\u2019au plaignant.Alors que les négociations viennent de reprendre à Québec, le co-porte-parole de la CLASSE comparaît ce matin au palais de justice de Québec.Il est accusé d\u2019avoir appelé au non-respect d\u2019une injonction obtenue par un étudiant en arts visuels de l\u2019Université Laval, Jean-François Morasse.On lui reproche ces propos dits à RDI en avril: «Je crois qu\u2019il est tout à fait légitime pour les étudiants de prendre les moyens de respecter le choix démocratique qui a été fait d\u2019aller en grève.C\u2019est tout à fait regrettable qu\u2019il y ait une minorité d\u2019étudiants et d\u2019étudiantes qui utilisent les tribunaux pour contourner la décision collective qui a été prise.On trouve ça tout à fait légitime que les gens prennent les moyens nécessaires pour faire respecter le vote de grève.Et si ça prend des lignes de piquetage, on croit que c\u2019est un moyen tout à fait légitime.» Pour cette déclaration, la peine minimale correspondrait à des travaux communautaires ou encore à une amende de «quelques milliers de dollars», selon Me Maxime Roy Martel, l\u2019avocat de M.Morasse.Mais il souhaite une peine plus sévère.«S\u2019il y a culpabilité, j\u2019entends demander l\u2019emprisonnement, annonce-t-il.La peine maximale est d\u2019un an.Je pourrais demander quelques mois, car l\u2019outrage est grave.Il comporte un élément public, on a incité d\u2019autres gens à ne pas respecter l\u2019ordonnance de la Cour.Et cette incitation avait une grande portée, car [Gabriel Nadeau- Dubois] est très médiatisé.» M.Nadeau-Dubois est représenté par Me Giuseppe Sciortino, qui a défendu la CLASSE à quelques reprises durant le conflit.Il offre un «rabais» à l\u2019association étudiante, qui paie la défense de son porte-parole.La CLASSE a préféré ne pas commenter davantage le dossier hier.M.Morasse avait plaidé seul ses demandes d\u2019injonction.Ses frais de dossier lui avaient coûté environ 500$.Cette fois, des « dons de particuliers » devraient lui permettre de payer ces coûts, a-t-il dit à La Presse.Contributeur au PLQ Il a demandé au Barreau de Québec de l\u2019aider à trouver un avocat.Me Roy Martel, qu\u2019il ne connaissait pas, s\u2019est porté volontaire et travaillera bénévolement.De 2009 à 2011, le jeune avocat a donné 1785 $ à la caisse du PLQ.Ces dons ont été faits après l\u2019entrée en politique de Michel Pigeon, ancien recteur de l\u2019Université Laval.Il voulait «aider » cet homme qu\u2019il connaît « très bien » et pour qui il a « le plus grand respect».Me Roy Martel assure qu\u2019il ne cherche pas à obtenir la tête du porteparole de la CLASSE pour des raisons politiques.«Je le fais par conviction de la primauté du droit, explique-t-il.On a le droit de contester les décisions [de la cour] et les lois.Mais il faut le faire par les tribunaux.Dans ce cas-ci, on a fait le contraire.On présume que les injonctions sont mal fondées et on les viole au lieu d\u2019aller en appel.Comme avocat, ça me choque.» On prévoit que les audiences avec plaidoiries commenceront en juillet.LA «CLAUSE NADEAU-DUBOIS» Une clause de la loi spéciale adoptée le 18 mai dernier pour encadrer le droit de manifester touche directement ce litige.L\u2019article 31 de cette loi controversée prévoit l\u2019abandon des injonctions.Par contre, on y précise que cela «n\u2019a pas pour effet d\u2019empêcher que des demandes de condamnation pour outrage au tribunal soient introduites ou continuées».Cet article ne ciblait en fait qu\u2019un recours: celui intenté contre le co-porte-parole de la CLASSE.Le PQ l\u2019avait baptisé la «clause Nadeau- Dubois».«Encore une fois, les libéraux s\u2019acharnent sur moi», avait alors dit M.Nadeau-Dubois.\u2014 Paul Journet Gabriel Nadeau-Dubois accusé d\u2019outrage au tribunal La poursuite réclame la prison «Je le fais par conviction de la primauté du droit ».\u2014 Me Maxime Roy Martel, avocat du plaignant llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L M A R D I 2 9 M A I 2 0 1 2 A 5 HALIFAX 5 JUIN\u20133 SEPT.2012 À PARTIR DE 119$+75$ TAXES/FRAIS/ SUPPLÉMENTS 194$ WINNIPEG 8 JUIN\u20133 SEPT.2012 À PARTIR DE 159$+87$ TAXES/FRAIS/ SUPPLÉMENTS 246$ ST.JOHN\u2019S (T.-N.-L.) 5 JUIN\u20133 SEPT.2012 À PARTIR DE 174$+89$ TAXES/FRAIS/ SUPPLÉMENTS 263$ CALGARY EDMONTON 8 JUIN\u20133 SEPT.2012 À PARTIR DE 199$+93$ TAXES/FRAIS/ SUPPLÉMENTS 292$ REGINA SASKATOON 8 JUIN\u20133 SEPT.2012 À PARTIR DE 199$+93$ TAXES/FRAIS/ SUPPLÉMENTS 292$ VANCOUVER 8 JUIN\u20133 SEPT.2012 À PARTIR DE 219$+96$ TAXES/FRAIS/ SUPPLÉMENTS 315$ NEWYORK 13 JUIN\u20133 SEPT.2012 À PARTIR DE 109$+89$ TAXES/FRAIS/ SUPPLÉMENTS 198$ LOSANGELES 13 JUIN\u20133 SEPT.2012 À PARTIR DE 199$+118$ TAXES/FRAIS/ SUPPLÉMENTS 317$ HOUSTON 13 JUIN\u20133 SEPT.2012 À PARTIR DE 232$+95$ TAXES/FRAIS/ SUPPLÉMENTS 327$ NASSAU 29 MAI\u20133 SEPT.2012 À PARTIR DE 179$+82$ TAXES/FRAIS/ SUPPLÉMENTS 261$ BARBADE 29 MAI\u20133 SEPT.2012 À PARTIR DE 219$+88$ TAXES/FRAIS/ SUPPLÉMENTS 307$ MEXICO 29 MAI\u20133 SEPT.2012 À PARTIR DE 179$+203$ TAXES/FRAIS/ SUPPLÉMENTS 382$ Service aux personnes malentendantes (ATS ): 1 800 361-8071.Les prix indiqués incluent maintenant les taxes, frais et suppléments et sont basés sur des vols sans escale.Là où Air Canada n\u2019exploite pas de vols sans escale, le prix total peut varier selon l\u2019itinéraire.Certaines destinations peuvent nécessiter des correspondances ; dans ces cas-là, le prix total peut être différent ou plus élevé en raison de la variabilité des taxes, frais et autres suppléments.Voyages intra-Canada: des frais allant jusqu\u2019à 20$ CA l\u2019aller sont exigés pour un deuxième bagage enregistré.Voyages transfrontaliers entre le Canada et les États-Unis (y compris Hawaii): des frais allant jusqu\u2019à 25$ (CA/US) l\u2019aller pour un premier bagage enregistré et jusqu\u2019à 35$ (CA/US) l\u2019aller pour un deuxième bagage enregistré sont exigés dans le cas d\u2019un vol entre leCanada et les États-Unis.LesAntilles et leMexique: des frais allant jusqu\u2019à 20$ (CA/US) l\u2019aller pour un deuxième bagage enregistré sont exigés dans le cas d\u2019un vol entre leCanada et lesAntilles ou leMexique.Pour le détail de la franchisedebagages, consultez aircanada.com/bagages.Dans le casd\u2019un vol exploité par unpartenaire commercial d\u2019Air Canada, les frais relatifs aux bagages enregistrés peuvent différer.Les billetsdoivent êtreachetés au plus tard le 4 juin 2012.Les voyages doivent être effectués durant les périodes indiquées ci-dessus.L\u2019achat à l\u2019avance est requis.Les tarifs peuvent différer selon le trajet, les taxes applicables, les fluctuations des taux de change et les dates de départ et de retour.Les billets sont non remboursables.Les tarifs sont en vigueur au moment de la publication et applicables aux nouvelles réservations seulement.Le nombre de places est limité et fonction de la disponibilité.Des restrictions quant aux heures et aux jours peuvent s\u2019appliquer.Destinations canadiennes:àmoins d\u2019avis contraire, les vols peuvent être assurés par des appareils d\u2019Air Canada ou des transporteurs aériens Air Canada ExpressMC (Jazz Aviation LP, Central Mountain Air, Sky Regional Airlines Inc., Air Georgian ou ExploitsValleyAir Services Ltd.).Destinations américaines: l\u2019achat des billets 14 jours à l\u2019avance est requis.Les voyages doivent être effectués durant les périodes indiquées ci-dessus.À moins d\u2019avis contraire, les vols peuvent être assurés par des appareils d\u2019Air Canada ou des transporteurs aériens Air Canada ExpressMC (Jazz Aviation LP, Central Mountain Air, Sky Regional Airlines Inc., Air Georgian ou ExploitsValleyAir Services Ltd.).Les vols peuvent également être assurés par des appareils de United Airlines, membre du réseau Star AllianceMD, ou des transporteurs aériens United Express (SkyWest Airlines, Chautauqua Airlines, Shuttle America, Trans States Airlines, GoJet Airlines ouMesa Airlines).Les Antilles et le Mexique: l\u2019achat des billets 7 jours à l\u2019avance peut être requis.Les tarifs sont sous réserve de l\u2019approbation gouvernementale.Les voyages doivent être effectués durant lespériodes indiquéesci-dessus.Les vols peuvent également êtreassurés par des appareils de UnitedAirlines,membredu réseauStarAllianceMD,oudes transporteursaériens United Express (SkyWest Airlines, ChautauquaAirlines, Shuttle America, Trans States Airlines, GoJet Airlines ouMesa Airlines).Pour obtenir une prime de 50%de milles-bonis Aéroplan, vous devez effectuer votre réservation en ligne sur aircanada.com (éditions canadienne et américaine seulement).Les réservations faites par l\u2019entremise des centres d\u2019appels d\u2019Air Canada ne seront pas admissibles à la prime de 50%demilles-bonis Aéroplan.La prime de 50%demilles-bonis Aéroplan s\u2019appliquera au solde de milles accumulés selon la distance parcourue et les règles d\u2019accumulation de milles des options tarifaires.Par souci de clarté, la prime ne prend pas en compte les milles-bonis accordés en fonction de la classe de service ni les milles-privilèges d\u2019Air Canada.Pour accumuler des milles Aéroplan grâce à une réservation effectuée sur aircanada.com, vous devez être un résidant du Canada ou des États-Unis et membre Aéroplan au moment de la réservation.Si vous n\u2019êtes pas encore membre Aéroplan, vous pouvez le devenir en vous inscrivant dès maintenant sur le site Web d\u2019Aéroplan (www.aeroplan.com).L\u2019activation des inscriptions au programme peut prendre jusqu\u2019à 72 heures.Pour recevoir la prime de milles-bonis Aéroplan, votre agent de voyages ou vous-même devez fournir votre numéro Aéroplan et celui de vos compagnons de voyage faisant partie de la même réservation lorsque vous effectuez l\u2019achat en ligne sur aircanada.com.Les milles-bonis Aéroplan pour les vols admissibles réservés sur aircanada.com seront accordés pour toute nouvelle réservation faite entre le 29 mai et le 4 juin 2012 pour des voyages effectués entre le 29mai et le 3 septembre 2012.Seuls les vols assurés par des appareils d\u2019Air Canada ou des transporteurs aériens Air Canada Express au Canada, entre le Canada et les États-Unis de même qu\u2019entre le Canada et les destinations soleil dans les Antilles et au Mexique sont admissibles à cette offre.Pour être admissibles, les segments de vol doivent être effectués avec les options tarifaires (classes de réservation) suivantes: Tango, Tango Plus, Latitude, classe Affaires (Plus bas tarif ou Flexible).Lesmilles-bonis Aéroplan ne sont pas des milles-privilèges d\u2019Air Canada (ils ne concourent pas à l\u2019obtention d\u2019un statut supérieur d\u2019Air Canada),mais ils s\u2019ajoutent à votre solde de milles Aéroplan.Vous devez vous identifier en donnant votre numéro de membreAéroplan avant de faire votre réservation.Aucun mille Aéroplan ne sera accordé si vous faites votre réservation en tant qu\u2019invité sur aircanada.com.Le numéro demembreAéroplan ne peut être ajouté et lesmillesAéroplan ne peuvent être crédités rétroactivement une fois la réservation finalisée.D\u2019autres conditions et restrictions s\u2019appliquent.Visitez aircanada.com/cyberaubaines pour les détails.MCAir Canada Express est une marque de commerce d\u2019Air Canada.MDStar Alliance est une marque déposée d\u2019Air Canada au Canada.MDAéroplan est une marque déposée d\u2019Aimia inc.CANADA: exemples de prix ALLER SIMPLE au départ de Montréal.Les voyages doivent être effectués durant les périodes indiquées ci-dessous.ÉTATS-UNIS: exemples de prixALLER SIMPLE au départ de Montréal.Les voyages doivent être effectués durant les périodes indiquées ci-dessous.Réservez sur aircanada.com, en nous appelant au 1 888 247-2262 ou encore, en communiquant avec votre agent de voyages.DESTINATIONS SOLEIL: exemples de prixALLER SIMPLE au départ de Montréal.Les voyages doivent être effectués durant les périodes indiquées ci-dessous.L\u2019Amérique du Nord en solde.Faites vite! L\u2019offre prend fin le 4 juin 2012.ACCUMULEZ 50%DE MILLES-BONIS AÉROPLANMD ! Des soldes qui ensoleillent la journée. CRISE ÉTUDIANTE DAPHNÉ CAMERON Environ 500 juristes vêtus de leur toge ont manifesté hier soir au centre-ville de Montréal contre la loi spéciale (78), qu\u2019ils considèrent comme une grave atteinte aux droits et libertés.La marche «silencieuse» a quitté le palais de justice de Montréal en début de soirée et s\u2019est terminée dans le tintamarre des casseroles, à la place Émilie-Gamelin, point de rendez- vous de la 35e manifestation nocturne contre la hausse des droits de scolarité.Cer tains avocats parmi les plus éminents, comme Me P i e r r e P ou pa r t e t Me Véronique Robert, qui représente certains des étudiants arrêtés depuis le début du mouvement de grève, étaient du groupe.Ils arboraient l\u2019emblématique carré rouge sur leur toge.Les notaires et les avocats descendent très rarement en tant que groupe dans la rue pour protester.Les organisateurs ont expliqué qu\u2019ils portaient la toge afin «de rappeler la dignité inhérente à leur profession, et au système de justice fondé sur la primauté du droit et le respect des libertés fondamentales ».Les badauds applaudissent La marche s\u2019est déroulée dans le calme, sous les applaudissements des badauds.Comme le prévoit la loi qu\u2019ils contestent, les organisateurs ont fourni leur trajet au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).La manifestation n\u2019a donc pas été déclarée illégale, contrairement à la manifestation nocturne des étudiants.Selon l\u2019un des organisateurs, Me François Desroches- Lapointe, avocat à la SAAQ, les malaises concernant la loi d\u2019exception sont multiples.«Par rapport au droit de manifestation, comment l\u2019exercice de manifestations est encadré, cela peut être problématique aux yeux de certains.Beaucoup de personnes m\u2019ont aussi dit que les amendes qui peuvent être imposées sont préoccupantes.La délégation de pouvoirs semble aussi problématique pour plusieurs», a-t-il expliqué.Les juristes voulaient aussi montrer leur préoccupation devant la perte de confiance prévisible d\u2019un nombre croissant de citoyens envers les institutions judiciaires à la suite de l\u2019adoption de cette loi, a-t-il dit.\u2014 Avec David Santerre et La Presse Canadienne Manifestation contre la loi d\u2019exception Des centaines de juristes dans la rue Pendant que les leaders étudiants négocient à Québec, des milliers de manifestants ont encore pris la rue hier soir, à Montréal mais aussi dans plusieurs autres villes, comme Gatineau et Québec, où la police a procédé à des arrestations de masse.À Montréal, il y en a eu de toutes les couleurs.Deux tonitruantes manifestations de joueurs de casserole ont animé les rues.L\u2019une d\u2019elles était formée des groupes de Villeray et de la Petite-Patrie, et devait regrouper entre 3000 et 4000 personnes à son plus fort.Au début de ce désormais populaire mouvement, les artistes de la batterie de cuisine manifestaient en petits groupes sur les trottoirs et traversaient les rues aux feux rouges.Mais ils sont aujourd\u2019hui de plus en plus frondeurs: ils bloquent les rues, y marchent à contresens et y font de bruyants sit-in.De la place Émilie-Gamelin, la 35e manifestation nocturne s\u2019est aussi mise en branle après avoir été déclarée illégale par le SPVMen vertu du règlement municipal P6, avant même qu\u2019un pied ne soit mis dans la rue.De nombreux feux d\u2019artifice ont été lancés, mais aucun méfait n\u2019était signalé au moment de mettre sous presse.\u2014 Daphné Cameron et David Santerre Manifestation nocturne Des joueurs de casserole de plus en plus frondeurs! PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE La marche des juristes s\u2019est déroulée dans le calme, sous les applaudissements des badauds.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 6 L A P R E S S E M O N T R É A L M A R D I 2 9 M A I 2 0 1 2 © 2012 Research In Motion Limited.Tous droits réservés.BlackBerryMD, RIMMD, Research In MotionMD et les marques commerciales, noms et logos associés, sont la propriété de Research In Motion Limited et sont déposés et/ou utilisés aux États-Unis et dans d\u2019autres pays du monde.Dorénavant, tous vos appareils mobiles BlackBerry®, iOSetAndroid personnels ou d\u2019affaires peuvent accéderàvos données et applications commerciales sans problèmeàpartir d\u2019une seule etmêmeplateforme de gestion sécuritaire.Pour savoir comment cette nouvelle approche mettra fin au chaos de la mobilité, visitez blackberry.com/mobilefusion.VOICI BLACKBERRY MOBILE FUSION. ACTUALITÉS MARIE ALLARD La présence de mauvaises herbes résistantes aux herbicides a été confirmée dans cinq localités du Québec l\u2019été dernier, contre une seule en 2010.En Montérégie et dans les Laurentides, des plants de petite herbe à poux \u2013 dont le pollen cause le rhume des foins \u2013, mais aussi de morelle noire de l\u2019Est et d\u2019amarante à racine rouge ont survécu à l\u2019épandage d\u2019herbicides dits du groupe 2.« La résistance à ces herbicides passe souvent sous le radar, mais ça peut causer des problèmes aux producteurs agricoles », a expliqué à La Presse François Tardif, professeur au département de phytologie de l\u2019Université de Guelph.C\u2019est l\u2019équipe de M.Tardif qui a formellement identifié ces plantes récalcitrantes à l\u2019occasion de tests effectués en laboratoire, l\u2019hiver dernier.Dans la province, un total de six espèces résistantes à différents herbicides a été répertorié au fil des ans, a indiqué Danielle Bernier, agronomemalherbologiste au ministère de l\u2019Agriculture (MAPAQ).Le Québec n\u2019est pas encore officiellement touché par la résistance au glyphosate, très populaire désherbant utilisé avec les semences génétiquement modifiées Roundup Ready de Monsanto, mais cela ne saurait tarder.Deux mauvaises herbes résistantes au glyphosate ont été détectées en Ontario, soit la grande herbe à poux en 2009 et la vergerette du Canada en 2010.«Dans le cas de la vergerette du Canada résistante au glyphosate, ç\u2019a été comme une explosion, a illustré M.Tardif.On est passé d\u2019un seul cas en 2010 à au moins une centaine de champs doc umenté s présentement.» Probablement déjà des cas au Québec Chaque plant de vergerette produit «de 10 000 à 100 000 semences, qui peuvent se répandre par le vent à plus de 500 km», a indiqué le professeur.L\u2019arrivée au Québec de plants résistants venant de l\u2019Ontario ou des États-Unis est donc prévisible, si ce n\u2019est déjà fait.«Cela nous préoccupe beaucoup, a confirmé Mme Bernier.Personne ne m\u2019a encore envoyé de plant pour confirmation, mais ça ne m\u2019étonnerait pas qu\u2019il y en ait déjà.Les risques sont très élevés.» Les pesticides agricoles les plus vendus au Québec en 2009 ont été les acides phosphoriques et leurs dérivés, ce qui comprend le glyphosate, avec 41,6% des ventes.Ailleurs au Canada, l\u2019émergence d\u2019une troisième espèce résistante au glyphosate, le kochia, a été confirmée en janvier en Alberta par Agriculture et Agroalimentaire Canada.Sommet sur les plantes résistantes à Washington Les États-Unis sont plus durement touchés par la propagation des mauvaises herbes résistantes aux herbicides, au point où la National Academy of Sciences a organisé un sommet national sur la question à Washington, le 10 mai.Plus de 380 mauvaises herbes résistantes sont répertoriées chez nos voisins du Sud.« La résistance est devenue assez grave pour que les législateurs s\u2019y intéressent, a dit M.Tardif, qui s\u2019est rendu au sommet.Cela a un impact sur le déficit commercial des États-Unis, puisque les exportations de blé, de soya et de maïs sont importantes.Dans certains États du Sud, des producteurs ont perdu leur ferme parce qu\u2019ils n\u2019étaient plus capables de contrôler les mauvaises herbes et que les prêts leur ont été coupés.» Pour mater les plantes résistantes, les agriculteurs font appel à d\u2019autres herbicides ou à des cocktails d\u2019herbicides, ce qui inquiète aussi.«Dans le Midwest américain, certaines mauvaises herbes sont maintenant résistantes à quatre ou cinq groupes d\u2019herbicides différents », a expliqué le professeur.« La résistance des mauva i s e s herbes démont re que l\u2019utilisation des herbic ides a ses l imite s , a affirmé Christine Gingras, agronome et présidente de Vigilance OGM.I l serait franchement temps d\u2019utiliser adéquatement la rotation des cultures et de revenir aux bonnes pratiques agro-environnementales.» Des mauvaises herbes récalcitrantes poussent maintenant au Québec Des agronomes s\u2019inquiètent de la présence de souches résistantes aux herbicides L\u2019abattoir Levinoff-Colbex, le seul d\u2019importance dans l\u2019est du Canada, cesse ses activités pour une durée indéterminée.«La situation financière de l\u2019entreprise ne lui permet plus de maintenir ses activités habituelles», a annoncé hier en fin d\u2019après-midi la Fédération des producteurs de bovins du Québec dans un communiqué.L\u2019abattoir de Saint-Cyrille-de-Wendover a aussitôt suspendu ses achats d\u2019animaux.Actionnaire de l\u2019abattoir depuis 2006, la Fédération est ainsi obligée de reporter la mise en place d\u2019un projet de relance, qui prévoit la création d\u2019une coopérative.La Fédération a déjà investi 36 millions dans cet abattoir de bovins de réforme, mais c\u2019est Québec qui assurait sa survie depuis 2010 en garantissant une marge de crédit de 10 millions.Des rencontres avec les créanciers sont prévues.\u2014 Marie Allard L\u2019abattoir Levinoff-Colbex suspend ses activités La commission parlementaire sur le projet de loi visant à modifier la façon dont sont allouées les sommes provenant de la «taxe santé» s\u2019ouvre aujourd\u2019hui à Québec.Au départ, le Fonds de financement des établissements de santé et de services sociaux (FINESS) devait servir uniquement à financer les établissements.Si ce projet de loi est adopté, le gouvernement pourra utiliser ces sommes pour financer à peu près tout dans le domaine de la santé, des groupes de médecine de famille (GMF) à la procréation assistée, en passant par la formation des infirmières praticiennes spécialisées (IPS).Contrairement à l\u2019Association québécoise des établissements de santé et de services sociaux (AQESSS), qui y voit un risque de dérapage, la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) estime qu\u2019il est impératif que la contribution de 200$ des citoyens aille dans les soins de première ligne.\u2014 Sara Champagne Débat sur l\u2019utilisation de la «taxe santé» NATHALIE COLLARD MÉDIAS La salle de rédaction du quotidien The Gazette sera amputée d\u2019environ un cinquième de ses effectifs au cours des prochains jours.Il s\u2019agit d\u2019une des nombreuses mesures d\u2019austérité imposées aux 10 journaux de la chaîne canadienne Postmedia en réponse à la chute de ses revenus publicitaires.L\u2019éditeur Allan Allnut en a fait l\u2019annonce à ses employés hier après-midi.Il a en outre invité les employés qui le désiraient à se prévaloir d\u2019un programme de départs volontaires au cours des prochaines semaines.Dans une note interne que La Presse a obtenue, Allan Allnut fait référence au Times- Picayune de La Nouvelle- Orléans qui, après 175 années d\u2019existence, vient d\u2019annoncer qu\u2019il ne publiera plus que trois numéros par semaine.«Voilà une preuve de plus que les médias en Amérique du Nord font face à des défis de taille en raison de la chute des revenus publicitaires.» Il ajoute que dans le cas des journaux comme The Gazette, «ne rien faire n\u2019était pas une option».Tous les postes de la rédaction seront donc révisés à la lumière des besoins du numérique.Qu\u2019est-ce que cela signifie concrètement?La présidente de la Guilde des employés de journaux de Montréal, Mona Leroux, l\u2019ignorait encore hier après-midi.«Je sors d\u2019une réunion et je n\u2019en sais pas plus que ce qui est écrit dans la note.Combien de gens exactement seront touchés dans la salle de rédaction?Est-ce que c\u2019est 20 ou 25 personnes?Je ne le sais pas.Les directeurs de chaque section doivent rencontrer leurs employés au cours des prochains jours.» De son côté, Paul Godfrey, grand patron de Postmedia joint par La Presse en fin de journée hier, n\u2019était pas en mesure de dévoiler le nombre exact d\u2019employés qui allaient perdre leur emploi au pays.«Nous sommes en train de regarder ça, a-t-il déclaré.Nous voulons réduire le coût de nos infrastructures et nous concentrer sur le numérique», a-t-il ajouté, sans toutefois préciser sous quelle forme.Une version iPad de The Gazette ou d\u2019un autre journal de la chaîne Postemedia n\u2019est pas prévue à court terme.Est-ce que Postmedia a envisagé de concentrer ses activités sur le web seulement?«Cette option n\u2019était pas sur la table », a répondu Paul Godfrey.En plus des coupes dans la salle de rédaction, The Gazette doit revoi r le nombre de pages et la répartition de ses cahiers, ainsi que l\u2019impression du journal afin de réduire le nombre de presses utilisées.Chaque section devra tenter de «faire plus avec moins».La mise en page des journaux de Postmedia sera plus que jamais concentrée à Hamilton, déjà responsable d\u2019une grande partie des activités de révision, de titrage, etc.« Les salles de rédaction vont se concentrer là où elles peuvent être compétitives, c\u2019est-à-dire dans les nouvelles locales», a expliqué Paul Godfrey à La Presse.The Gazette n\u2019est pas le seul journal de la chaîne Postmedia à subir des coupes sévères.Trois autres quotidiens \u2013 Calgary Herald, Edmonton Journal et Ottawa Citizen \u2013 voient disparaître leur parution dominicale, alors que le National Post ne publiera plus le lundi pour le troisième été consécutif.«Ensuite, nous étudierons l\u2019horaire de publication du National Post et nous aviserons», a déclaré Paul Godfrey.C\u2019est la deuxième fois en moins d\u2019un mois que Postmedia réduit ses dépenses.Au début du mois de mai, son agence de nouvelles interne, Postmedia News, a retranché 25 postes de son bureau d\u2019Ottawa et annoncé le retour des 10 journaux de la chaîne dans le giron de La Presse Canadienne.Dans une note qu\u2019il a fait parvenir à l\u2019ensemble des employés de Postmedia, Paul Godfrey n\u2019a pas caché son amertume à l\u2019endroit des Huffington Post et Google de ce monde.«Nous savons que les revenus publicitaires de la presse écrite sont en déclin dans l\u2019ensemble de notre industrie, a-t-il affirmé.Une grande partie de ces revenus perdus sont redirigés vers des entreprises numériques de propriété étrangère qui, sans aucune réglementation, ont accès à l\u2019auditoire canadien et sont responsables de l\u2019érosion des revenus de nos médias.» On devrait savoi r plus précisément quels employés seront touchés au cours des prochains jours.Lundi noir à The Gazette PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE The Gazette a pignon sur rue depuis quelques années rue Sainte-Catherine.«Une grande partie de ces revenus perdus sont redirigés vers des entreprises numériques de propriété étrangère qui, sans aucune réglementation, ont accès à l\u2019auditoire canadien et sont responsables de l\u2019érosion des revenus de nos médias.» \u2013 Paul Godfrey, grand patron de la chaine Postmedia llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 8 L A P R E S S E M O N T R É A L M A R D I 2 9 M A I 2 0 1 2 le 4 et 5 juin 2012 1240 S.P.\u2022 514.397.2511 le 7 et 8 juin 2012 C.R.\u2022 514.341.5426 le 9 et 11 juin 2012 F.P.C.\u2022 514.697.5180 le 19 et 20 juin 2012 P.S.-B.\u2022 450.461.0011 En tant que l\u2019un des plus prestigieux bijoutiers et marques de confiance en Amérique du Nord, Birks vous offre un service hors pair pour la vente sécuritaire de vos vieux bijoux.Nous vous invitons à contacter votre magasin Birks pour prendre un rendez-vous.Notre acheteur de métaux précieux sera sur place de 10h à 17h les dates suivantes : Échangez vos anciens bijoux pour de nouveaux souvenirs www.birksechangedor.com AUCUNE COMPARAISON, AUCUN COMPROMIS.SEULEMENT CHEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE FORD.quebecford.ca LES ACHETEURS AVISES LISENT LES PETITS CARACTERES.Les vehicules illustres peuvent etre dotes dfequipements offerts en option.Les concessionnaires peuvent louer a prix moindre.Ces offres sfadressent a des particuliers admissibles uniquement, sur approbation du credit par Credit Ford.Certains clients pourraient ne pas etre admissibles au taux dfinteret annuel le plus bas.Ces offres excluent les frais dfimmatriculation, les assurances, le plein de carburant, lfinscription au RDPRM (pour les vehicules loues), la taxe ecologique sur les pneus neufs, la TPS et la TVQ.Tous les prix et rabais sont appliques a partir du prix de detail suggere par le constructeur (PDSC).Ces offres sont dfune duree limitee et peuvent etre annulees en tout temps sans preavis.Pour obtenir tous les details, consultez votre concessionnaire Ford, ou appelez le Centre des relations avec la clientele Ford au 1 800 565-3673.La Serie F est la gamme de camionnettes la plus vendue au pays depuis 46 ans selon les statistiques de vente de decembre 2011 etablies par lfAssociation canadienne des constructeurs de vehicules.*Louez le F-150 XLT 4X4 2012 equipe dfune cabine double et dfun moteur de 3,7 L / F-150 XLT 4X4 2012 equipe dfune cabine double et dfun moteur de 5,0 L / F-150 SUPERCREW XLT 4X4 2012 equipe dfun moteur Ecoboost au taux dfinteret annuel de 4,99 % pour un terme allant jusqufa 36 mois et un acompte de 3 995 $ pour une mensualite exigible de 369 $ / 369 $/ 399 $ incluant 7 500 $ / 8 500 $ / 8 000 $ en rabais du constructeur et 1 350 $ / 1 000 $ / 1 800 $ en contribution du concessionnaire.Lfobligation locative totale est de 17 279 $ / 17 279 $ / 18 359 $, la valeur de rachat optionnelle est de 15 990 $ / 16 400 $ / 18 554 $ et le prix total dfacquisition est de 30 149 $ / 30 499 $ / 33 349$.Les taxes sont exigibles sur lfacompte et sur le montant total du prix de financement a la location, apres deduction de tout rajustement de prix.Certaines conditions et une limite de 20 000 km par annee pour une periode de 36 mois sfappliquent.Un cout de 0,16 $ par kilometre sfapplique au-dela de la limite permise, en plus des taxes exigibles.} Cotes de consommation de carburant estimatives pour le F-150 XLT 4x4 a cabine double 2012 equipe dfun moteur de 3,7 L.Les cotes de consommation de carburant sont etablies selon des methodes dfessai approuvees par Transports Canada.\u2021 Cette offre est en vigueur du 3 avril au 31 mai 2012 (á la periode de lfoffre â) seulement et sfadresse aux residants canadiens membres en regle de Costco, en date du 31 mars 2012 ou avant.Profitez de cette offre aux membres de Costco de 1 000 $ CAN de reduction a lfachat ou a la location de la plupart des vehicules Ford ou Lincoln 2012 ou 2013 neufs (a lfexception des Fiesta, Focus, Raptor, GT 500, Mustang Boss 302, Transit Connect EV et camions de poids moyens) (chacun etant un á vehicule admissible â).Le vehicule neuf doit etre livre ou commande a lfusine par votre concessionnaire Ford ou Lincoln participant durant la periode de lfoffre.Cette offre nfest valable que chez les concessionnaires participants et est assujettie a la disponibilite des vehicules, et peut etre annulee ou modifiee en tout temps sans preavis.Une seule offre est applicable a lfachat ou a la location dfun (1) vehicule admissible par membre admissible de Costco, jusqufa concurrence de deux (2) vehicules par numero de membre de Costco seulement.Cette offre est transferable aux personnes vivant dans le meme foyer qufun membre admissible de Costco.Les taxes sfappliquent avant la deduction de 1 000 $ CAN.õõc 2012 SIRIUS Canada Inc.á SiriusXMf â, le logo SiriusXM, de meme que les noms et logos des stations sont des marques de commerce de SiriusXM Radio Inc.utilisees en vertu dfune licence.De serie sur la plupart des vehicules Ford avec abonnement de 6mois prepaye õõ VOUSVOULEZLEMEILLEUR?VOUSLfAVEZTROUVE.SERIE-F.AUCUNE COMPARAISON.AUCUN COMPROMIS.LAPUISSANCEDUMOTEURV8DE5,0L POURLEMEMEPRIX.LfECONOMIEDUMOTEURV6DE3,7L OBTENEZ OU LA GAMME DE CAMIONNETTES LA PLUS VENDUE DEPUIS 46 ANS.LES MEMBRES COSTCO ADMISSIBLES OBTIENNENT UN RABAIS ADDITIONNEL DE 1 000$\u2021 DERETOUR á ENCORE AUJOURDfHUI, LE F-150 DEMEURE, ET DE LOIN, LA CAMIONNETTE LA PLUS POPULAIRE AU PAYS.â -JEAN-FRANCOIS GUAY, LfAUTO 2012 .La puissance dfun V8 alliee a lfeconomie de carburant dfun V6 .La meilleure capacite de remorquage de la categorie, soit 5 126 kg (11 300 lb) .Une puissance de 365 ch et un couple de 420 lb-pi 30$* DE PLUS PARMOIS POUR SEULEMENT F-150XLT2012SUPERCREW LAPUISSANCE LfECONOMIEETDUMOTEURECOBOOSTMC F-150XLT4X42012DOTEDfUNECABINEDOUBLE 9,8 L / 100 km SUR ROUTE 13,4 L / 100 km EN VILLE} 369$* 8 850$ EN RAJUSTEMENTS DE PRIX TAUX DE FINANCEMENT ANNUEL DE 4,99 %.TERME DE 36 MOIS.LIMITE DE 20 000 KM PAR AN I N C L UA N T PARMOIS ACOMPTE DE 3 995 $.0 $ DEPOT DE GARANTIE.FRAISDETRANSPORTETTAXESURLECLIMATISEURINCLUS.1000$\u2021 LES MEMBRES COSTCO ADMISSIBLES OBTIENNENT PLUS LOUEZ POUR SEULEMENT NOS F-150 SONT EQUIPES DfUNE FOULE DE CARACTERISTIQUES .Climatisation .Controle de stabilite antiretournement avec fonction de stabilisation de la remorque .Entree sans cle a telecommande .Regulateur de vitesse .Systeme antidemarrage Securilock .Jante de 17 po en aluminium usine .Verrouillageelectrique des portes/glaces electriques .Console au pavillon avec bacs de rangement et lampes de lecture .Radio satellite SIRIUS Et bien plus. ACTUALITÉS KARIM BENESSAIEH Parce qu\u2019elle pourrait être « considérablement affectée » par le rapport de la commission Charbonneau, la Ville de Montréal demande à y avoir le statut de participante.Ses avocats pourraient ainsi accéder à l\u2019ensemble de la preuve, proposer ou contre-interroger des témoins, convoquer des experts et faire des plaidoiries.Ils auront 15 minutes, le 4 juin prochain, pour convaincre la Commission de la pertinence de cette demande.La Commission d\u2019enquête sur l\u2019octroi et la gestion des contrats publics dans l\u2019industrie de la construction, présidée par la juge France Charbonneau, a été annoncée le 19 octobre 2011.Il s\u2019agissait de la réponse du gouvernement Charest à plus de deux ans de reportages dévastateurs sur la collusion et la corruption d\u2019entrepreneurs et d\u2019élus, notamment.« À l\u2019échelle du Québec, la Ville de Montréal est l\u2019un des principaux donneurs d\u2019ouvrage en mat ière de construction, peut-on lire dans le sommaire décisionnel remis aux membres du comité exécutif.Son intérêt important et direct aux travaux de la Commission est évident [.].La Ville rencontre donc tous les critères d\u2019un participant.» La décision de demander ce statut a été prise par le comité exécutif mercredi dernier.On rappelle dans ce document que le conseil municipal de Montréal s\u2019est unanimement prononcé à deux reprises, le 1er décembre 2009 et le 2 février 2010, sur la nécessité d\u2019instituer une telle enquête publique.L\u2019intérêt de la contribution de la Ville aux travaux est « indéniable », juge-t-on.Obtenir le statut de participante permettra également à la Ville d\u2019avoir accès à toute la documentation déposée devant la Commission «pour poursuivre son travail de révision des processus d\u2019octroi de contrats en vue de contrer la collusion, la corruption ou les conflits d\u2019intérêts ».Une quinzaine de demandes La commission Charbonneau offre deux statuts aux personnes et aux groupes qui ont un intérêt à ses travaux: participant et intervenant.Le premier implique un «intérêt important et direct» ainsi que la possibilité d\u2019être touché par le rapport.Dans le second cas, l\u2019intérêt doit simplement être «réel» ou reposer sur une expertise particulière.À la date limite, hier à 17h, 15 personnes ou organismes avaient demandé un statut particulier, notamment l\u2019Association de la construction, le Barreau du Québec, la FTQ-Construction, le gouvernement du Québec et le maire de Mascouche, Richard Marcotte.Tous pourront s\u2019expliquer le 4 juin prochain.La commission Charbonneau ne donnera pas sa réponse séance tenante, mais «peu après», a précisé son porte-parole, Richard Bourdon.La semaine dernière, le comité exécutif de Montréal a en outre mandaté son service des affaires juridiques pour représenter les fonctionnaires et employés appelés à témoigner.Le 15 mai dernier, le conseil municipal avait confirmé que les élus dans cette situation pourraient également obtenir de l\u2019assistance judiciaire.Celle-ci n\u2019est toutefois pas garantie à ceux qui obtiendraient le statut de participant ou d\u2019intervenant: ils devront démontrer que la protection assurée par la Loi sur les cités et villes s\u2019applique à leur cas.COMMISSION CHARBONNEAU Montréal demande le statut de participant Pendant plus de 40 ans, Bernard Desroches, considéré comme un grand connaisseur dans le milieu de l\u2019art canadien et québécois, a tenu une galerie d\u2019art à Montréal.Aujourd\u2019hui, à 85 ans, il pourrait se retrouver en prison.En 2009, M.Desroches a plaidé coupable à des accusations de vol de tableaux.En fait, il a vendu une trentaine de tableaux qui lui avaient été confiés en consignation et a gardé l\u2019argent.La procureure de la Couronne, Marie-Ève Rodrigue, demande une peine de prison ferme de 12 à 18 mois.Elle estime à environ 300000$ la valeur des tableaux, parmi lesquels on comptait un Riopelle, un Cosgrove et un Laliberté.Me Luc Trempe, qui représente l\u2019accusé, a fait valoir l\u2019âge avancé de son client.«Il s\u2019est retrouvé dans une situation très difficile, il était saisi à gauche, à droite.Il croyait toujours à un remboursement.Mais comment se refait-on à 80 ans?», a demandéMe Trempe.L\u2019avocat a par ailleurs expliqué que M.Desroches a des problèmes rénaux et qu\u2019il a été traité pour dépression.M.Desroches a déjà eu des démêlés avec la justice en 1999 dans une affaire semblable, pour laquelle il a été absous en 2001.La victime dans ce cas était Marc Bellemare, qui allait devenir ministre de la Justice.\u2014 Christiane Desjardins Justice À 85 ans, un marchand d\u2019art risque la prison PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE Si la Ville de Montréal obtient le statut de participante à la commission Charbonneau, ses avocats pourront accéder à l\u2019ensemble de la preuve, proposer ou contre-interroger des témoins, convoquer des experts et faire des plaidoiries.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 10 L A P R E S S E M O N T R É A L M A R D I 2 9 M A I 2 0 1 2 Nous offroNs fièremeNt de l\u2019assuraNce au Québec depuis 1845 L\u2019expertise et le soutien de nos courtiers partenaires ont aidé la RSA à devenir l\u2019un des plus grands fournisseurs d\u2019assurances au Canada.Ensemble, nous offrons une gamme complète de solutions d\u2019assurance pour les par ticuliers et les entreprises du monde entier.Nous offrons fièrement de l\u2019assurance au Québec depuis 1845.© 2012.rsa est un nom commercial déposé de la royal & sun alliance du canada, société d\u2019assurances.le nom et le logo « rsa » sont des marques de commerce utilisées avec l\u2019autorisation du rsa insurance Group plc.cote « a+ » de standard & poor\u2019s.cote « a » de moody\u2019s et d\u2019am best.assuraNces des eNtreprises et des particuliers | courtierrsa.ca BRUNO BISSON Le ministère des Transports du Québec (MTQ) et ses partenaires de la région métropolitaine investiront plus de 26 millions dans la promotion et la création de nouveaux services de transports en commun, afin de pallier la congestion routière découlant des 1400 chantiers d\u2019infrastructures prévus dans la région de Montréal d\u2019ici à la fin de l\u2019année.Le «comité sur la mobilité des personnes et des biens», formé il y a un an par Québec et les municipalités de la région métropolitaine, a rendu publique hier une nouvelle série de mesures anticongestion visant principalement à mieux communiquer les renseignements sur les entraves et à offrir des solutions de rechange fonctionnelles à l\u2019usage de l\u2019automobile.Des voies réservées aux autobus seront aménagées sur 33 km de routes et de grandes artères (voir encadré) afin d\u2019accélérer les déplacements des usagers ou de contourner des chantiers majeurs comme ceux du pont Pie-IX, entre Laval et Montréal, et de l\u2019échangeur A20/A25/ route 132, sur la Rive-Sud.Stationnements incitatifs Le site internet Québec 511, qui répertorie déjà les chantiers routiers du MTQ, présentera désormais les chantiers d\u2019infrastructures des municipalités et de la société fédérale des ponts Jacques-Cartier et Champlain, de même que la localisation des stationnements incitatifs des gares de train de banlieue et d\u2019autobus.Les usagers pourront aussi obtenir des choix d\u2019itinéraires en fonction des travaux routiers en cours.Des efforts particuliers seront aussi faits afin de persuader les automobilistes de modifier leurs habitudes de déplacement en leur offrant des passages gratuits ou des rabais à l\u2019achat d\u2019un premier abonnement annuel aux services de transports collectifs de la région métropolitaine.Certains services d\u2019autobus seront bonifiés, des chantiers prévus pour cette année seront reportés et des centaines de places de stationnement seront ajoutées dans des gares d\u2019autobus et de trains de banlieue à Montréal, à Laval et sur la Rive-Sud.La plupart de ces mesures seront mises en oeuvre pour la rentrée de septembre ou peu après au cours de l\u2019automne.Un des projets les plus prometteurs, soit l\u2019aménagement de voies réservées aux autobus sur l\u2019autoroute 40 entre les boulevards Saint-Charles et Cavendish, dans l\u2019ouest de l\u2019île de Montréal, n\u2019est toutefois prévu que pour l\u2019an prochain.Ce comité a été créé l\u2019an dernier à la demande des élus de la région métropolitaine, qui se plaignaient de l\u2019absence de coordination entre leurs services et le MTQ.L\u2019automne dernier, une série de mesures totalisant 110 millions ont été mises en place sur les routes et dans les réseaux de transports collectifs, en collaboration avec le Ministère, les villes et les sociétés de transports en commun.ACTUALITÉS PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Au total, 1400 chantiers d\u2019infrastructures sont prévus dans la région de Montréal d\u2019ici à la fin de l\u2019année.NOUVEAUXSERVICES DETRANSPORTSCOLLECTIFS !33 km de voies réservées a) Pour la rentrée 2012 \u203a Boulevard Pie-IX (Lava l) : du boulevard Saint-Martin au pont Pie-IX (direction sud) \u203a Boulevard Pie-IX (Montréal): entre les rues Jarry et de Charleroi (direction nord) \u203a Boulevard Henri-Bourassa: entre les boulevards Saint-Michel et Lacordaire (deux directions) \u203a Boulevard Léger: entre les boulevards Lacordaire et Henri-Bourassa (direction ouest) \u203a Boulevard de la Concorde, à Laval (direction est) \u203a Route 132 (Boucherville), entre le boulevard de Montarville et l\u2019échangeur A25/A20/route 132 (direction ouest) b) Automne 2012 Prolongement de la rue Marc-Cantin (Technoparc) et aménagement des voies réservées dans les deux directions c) Pour 2013 Voies réservées sur l\u2019A40 entre les boulevards Saint-Charles etCavendish (dans les deux directions) @ 819 places de stationnement \u2013 trains de banlieue \u203a Gare Vimont \u2013 environ 200 places \u203a Gare Pointe-Claire \u2013 environ 100 places \u203a Gare Saint-Constant \u2013 environ 200 places \u203a Gare Candiac \u2013 319 places et 6 quais d\u2019autobus (automne 2012) # 785 places de stationnement \u2013 gares d\u2019autobus \u203a Châteauguay \u2013 185 places et 5 quais d\u2019autobus additionnels \u203a Laval \u2013 100 places dans l\u2019axe du boulevard de la Concorde \u203a Laval \u2013 400 places temporaires sur le boulevard Saint-Martin \u203a Chambly \u2013 100 places et 5 quais d \u2019autobus addit ionnels (automne 2012) DESMESURES INCITATIVES \u203a Distribution aux automobilistes de 50 000 laissez-passer valides pour cinq allers-retours sur tous les réseaux de transports collectifs (avec inscription à la carte OPUS).\u203a Un mois gratuit à l\u2019achat d\u2019un premier abonnement annuel aux transports en commun (rentrée 2012).\u203a Abonnement annuel aux transports collectifs pour 2013 au même coût qu\u2019en 2012.CHANTIERS ROUTIERS 26 millions pour promouvoir les transports en commun llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L M A R D I 2 9 M A I 2 0 1 2 A 11 L\u2019Association des concessionnaires Cadillac du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d\u2019une durée limitée, réservées aux particuliers et s\u2019appliquant aux modèles neufs berline CTS à transmission automatique 2012 (6DM69/1SB/MX0) et SRX TA 2012 (6NG26/1SA).Les frais liés à l\u2019inscription au RDPRM, si applicables, et les droits sur les pneus sont en sus et payables à la livraison.Le modèle illustré peut comprendre certaines caractéristiques offertes en option à un coût additionnel.1.Prix à l\u2019achat de 38 135 $ pour la CTS à propulsion arrière, de 40 310 $ pour la CTS à traction intégrale et de 42 693 $ pour le SRX.Paiements mensuels basés sur une location de 48 mois, à un taux de location de 0,9 % pour la berline CTS et de 1,9 % pour le SRX.Sur approbation de crédit de la FinanciaLinx Corporation.Limite annuelle de 20 000 km ; 0,20 $ par kilomètre excédentaire.Première mensualité exigible à la livraison.Aucun dépôt de sécurité requis.Transport (1 550 $) et taxe de climatisation (100 $) inclus.Immatriculation, assurance, droits et taxes en sus.Comprend un rabais (avant les taxes) de 2 500 $ pour la berline CTS et de 1 000 $ pour le SRX.Ce rabais est un crédit de livraison offert au concessionnaire par le fabricant et est offert aux particuliers seulement.2.Programme Entretien supérieur de Cadillac sans frais de 4 ans ou 80 000 km.Selon la première éventualité.Ces offres sont exclusives aux concessionnaires du RMAB Québec (excepté la région de Gatineau - Hull) et ne peuvent être combinées avec aucune autre offre ni aucun autre programme incitatif d\u2019achat, à l\u2019exception des programmes de La Carte GM, de prime pour étudiants et de GM Mobilité.La GMCL se réserve le droit de modifier, de prolonger ou de supprimer ces offres, en tout ou en partie, à tout moment et sans préavis.Le concessionnaire peut vendre ou louer à prix moindre.Une commande ou un échange entre concessionnaires peuvent être requis.Pour de plus amples renseignements, passez chez votre concessionnaire, composez le 1 888 446-2000 ou visitez gm.ca.COMPREND LE TRANSPORT ET LA TAXE DE CLIMATISATION DISPONIBLE POUR 20$ DE PLUS PAR MOIS1 PAIEMENT 489$1/MOIS 445$1/MOIS 382$1/MOIS LOCATION 48/MOIS 48/MOIS 48/MOIS BERLINE CTS 2012 PROPULSION ARRIÈRE 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ACTUALITÉS Le député péquiste André Simard s\u2019impatiente.Après avoir fait pression sur l\u2019Assemblée nationale pour que soit adopté le projet de loi 51, les résultats se font toujours attendre, dénonce l \u2019élu de Kamouraska-Témiscouata et por teparole de l\u2019opposition en matière d\u2019agriculture et d\u2019alimentation.Le ministre de l\u2019Agriculture, Pierre Corbeil, a adopté son projet de loi en décembre.Mais les histoires d\u2019usines à chiots continuent d\u2019éclabousser le milieu.M.Simard accuse le ministre Corbeil de prendre ce dossier à la légère.« La population trouve la situation scandaleuse depuis longtemps, il ne manque qu\u2019une volonté politique pour nous donner les outils de contrer légalement et criminellement les délinquants.» Vétérinaire de formation, André Simard a ce dossier particulièrement à coeur.« L\u2019amélioration sera toujours possible, tout n\u2019est pas réglé, mais je suis aussi conscient que c\u2019est un pas dans la bonne direction », indique-t-il à propos du projet de loi.LA CROISADE D\u2019UN DÉPUTÉ DES AVANCÉES NON NÉGLIGEABLES DÈS LE 14 JUIN 2012 > Toute personne possédant plus de cinq chiens ou chats devra tenir un registre sur leur provenance.> Des normes de garde viseront à faciliter le travail des inspecteurs sur le terrain.> Les animaux devront être toilettés pour prévenir inconforts et maladies, mais aucun examen médical n\u2019est rendu obligatoire.> Le propriétaire devra avoir un protocole d\u2019exercice.> Les chatons et chiots ne pourront être sevrés avant l\u2019âge de 8 semaines.> Aucun animal ne pourra être euthanasié en présence d\u2019un autre animal.Malgré un projet de loi et de nouveaux règlements visant à mieux protéger les animaux, les défenseurs des bêtes restent sur leurs gardes : la loi manque de mordant, dénoncentils, et elle ne parviendra pas à enrayer les usines à chiots.Des consultations ont lieu depuis hier à l\u2019Assemblée nationale concernant le projet de loi P-51, qui modifie la Loi sur la protection sanitaire des animaux.Le 14 juin, le règlement sur la sécurité et le bienêtre des chats et des chiens entrera aussi en vigueur.Il était temps, selon l\u2019Animal Legal Defense Fund, un organisme à but non lucrati f américain qui protège les intérêts des animaux dans le système judiciaire.L\u2019organisme place le Québec au bas du classement des provinces en mat ière de législation sur la protection des animaux.Juste avant le Nunavut.PROTECTION DES ANIMAUX AU QUÉBEC UNE LOIQUI ABOIEMAIS Il est considéré comme le meilleur ami de l\u2019homme et vit dans près d\u2019un foyer québécois sur deux.Mais dans la loi québécoise, le chien est un simple bien comme les autres.Et rien n\u2019indique que cela changera à court terme.Regardez notre vidéo sur lapresse.ca/videos PHOTO FOURNIE PAR MICHELINE ROBITAILLE Au Québec, il est souvent moins coûteux de payer une amende, lorsqu\u2019on enfreint la loi provinciale, que d\u2019apporter aux installations les modifications requises.PHOTO FOURNIE PAR MICHELINE ROBITAILLE Au Québec, ceux qui maltraitent des animaux sont passibles d\u2019amendes de 600$.HUGO MEUNIER STÉPHANIE VALLET « Cette année, le classement reste inchangé malgré les modifications apportées récemment à la loi, car elles sont insuffisantes», explique Sophie Gaillard, directrice adjointe, défense des animaux SPCA.Un bien comme les autres Si les cas ext rêmes de cruauté envers les animaux sont assujettis au Code criminel, donc du ressort du gouvernement fédéral (voir encadré), la loi provinciale n\u2019entraîne que des amendes et, en de rares cas, l\u2019interdiction de garder des animaux.L\u2019application de cette loi a été confiée à ANIMA-Québec, qui a des inspecteurs et une entente de service avec la SPA de l\u2019Estrie.Actuellement, au Québec, ceux qui maltraitent des animaux sont passibles d\u2019amendes de 600$ (1800 $ en cas de récidive).En Ontario, la même infraction peut valoir une amende de 60 000$ assortie d\u2019une peine de 24 mois d\u2019emprisonnement.Au Québec, il est donc souvent moins coûteux de payer l \u2019amende que d\u2019appor ter aux installations les modifications requises, a relevé le rapport sur le bien-être des animaux de compagnie, dirigé par Geoffrey Kelley en 2009.«Le projet de loi P-51 parle de 600 à 75 000$ potentiellement selon les infractions», précise Hélène Trépanier, médecin vétérinaire à la direction de la santé animale et de l\u2019inspection des viandes du MAPAQ.Les nouveaux règlements La directrice de la défense des animaux à la SPCA de Montréal, Alanna Devine, a fait partie du comité Kelley sur les nouveaux règlements qui entreront en vigueur le 14 juin.Elle interviendra aujourd\u2019hui à l\u2019Assemblée nationale aux consultations publiques concernant le projet de loi P-51.«La loi a encore besoin de nombreuses modifications.Il y a déjà une bonne amélioration concernant les amendes, mais le statut psychologique des animaux n\u2019y est nullement mentionné.De plus, aucune distinction n\u2019est faite entre un chenil ou un refuge temporaire et une usine à chiots, où les chiens sont gardés en cage de manière permanente», précise Mme Devine.La juriste croit également que le projet de loi améliorera les conditions de vie des animaux mais ne fera pas disparaître les usines à chiots.«Le projet de loi P-51 ne limite pas le nombre d\u2019animaux gardés au même endroit et ne laisse la porte ouverte à aucune réglementation concernant la stérilisation des chats et des chiens dans les refuges.Rien non plus sur la vente d\u2019animaux par internet, qui est un autre gros problème, car cela ne permet aucune traçabilité ni comptabilité », ajoute-t-elle.Inspecteurs mandatés Selon Hélène Trépanier du MAPAQ, la principale avancée de la réglementation est de préciser certains éléments de la Loi sur la protection sanitaire des animaux.Le règlement insiste sur les normes d\u2019habitat : les structures, le bâtiment, les cages.«On va chercher d\u2019autres éléments comme tenir des registres.On dit aux gens quoi faire pour que les animaux soient en santé et en sécurité.La coalition nationale des animaux de compagnie avait défini une usine à chiots comme \"un élevage où la qualité est inférieure\".En précisant et en renforçant les règles, on va s\u2019assurer d\u2019une meilleure qualité », explique-t-elle.De son côt é , Mar ti ne Lachance, professeure de droit à l\u2019UQAM et directrice du Groupe de recherche international en droit animal (GRIDA), souligne que les conditions de garde des chiens et des chats ont certes été précisées, mais non renforcées.« On peut encore garder un animal toute sa vie dans une cage.On vient de créer de beaux murs dorés autour de l\u2019animal.C\u2019est une chose d\u2019établir des normes, mais une autre de les faire respecter.C\u2019est là que le bât blesse et c\u2019est la différence entre le Québec et l\u2019Ontario», précise-t-elle.En Ontario, on compte plus de 200 inspecteurs mandatés pour faire respecter une des lois les plus strictes et coercitives d\u2019Amérique du Nord.Bien que depuis 2005 le MAPAQ ait augmenté le nombre de ses inspecteurs de 5 à 40, il s\u2019agit, selon sa propre définition, de personnes ayant été désignées par le ministre, soit des employés d\u2019ANIMA-Québec, mais également des SPA et des SPCA.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 12 L A P R E S S E M O N T R É A L M A R D I 2 9 M A I 2 0 1 2 ACTUALITÉS Les cas extrêmes de cruauté envers les animaux relèvent du Code criminel, donc du gouvernement fédéral.Plusieurs dispositions de la loi, qui datent du XIXe siècle, considèrent toujours l\u2019animal comme un objet.«On a tenté à plusieurs reprises depuis 10 ans de définir ce qu\u2019est un animal et de faire reconnaître son caractère sensible, car il n\u2019existe aucune mention à ce sujet où que ce soit du point de vue législatif », précise la spécialiste en droit des animaux Martine Lachance.Une vraie définition ferait pourtant toute la dif férence puisqu\u2019elle reconnaîtrait une vie psychologique au meilleur ami de l\u2019homme.En 2003, le projet de loi C-10B définissait l\u2019animal comme «toute entité autre qu\u2019un être humain capable de ressentir la douleur».Appuyé par la plupart des groupes de l\u2019industrie animale, par des groupes de protection des animaux ainsi que par les partis de la Chambre des communes, il n\u2019a cependant pas été adopté au Sénat avant le déclenchement des élections.«Il ne faut pas oublier que ce changement de statut aurait un impact notamment sur les animaux de laboratoire.Pensezvous que les lobbys agricoles, de chasse, autochtones et pharmaceutiques auraient laissé passer ça?», demande Me Lachance.Seulement 1% des plaintes en matière de cruauté entraînent des poursuites, dont le tiers seulement mènent à des condamnations en raison des difficultés à prouver le geste.DES DISPOSITIONS DU XIXe SIÈCLE QUI NEMORDPAS 2008 2009 2010 2011 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 Ontario Manitoba Nouveau- Brunswick NouvelleÉcosse Saskatchewan Yukon Colombie- Britannique Île-du- PrinceÉdouard Alberta Québec Nunavut «LES ÉLEVEURS SONT MORTS DE RIRE» «Service de secours et urgence animale», peut-on lire au bas de la carte de visite de Micheline Robitaille, menue blonde en croisade depuis des années contre la cruauté envers les animaux.L\u2019inaction des autorités et des instances reconnues l\u2019a d\u2019abord motivée à se transformer en justicière de la cause animale.Les usines à chiots demeurent ses cibles principales.Elle a débuté en organisant des conférences pour sensibiliser les gens à l\u2019existence des usines à chiots.« Les gens ont alors commencé à m\u2019écrire pour dénoncer toutes sortes de choses », souligne cette militante.Depuis, elle rapporte toutes sortes de situations et porte plainte auprès des organismes reconnus.Plusieurs restent lettre morte, mais Mme Robitaille persiste, insiste et surtout, dérange.Elle qualifie de «mauvaise» sa relation avec ANIMA-Québec et le MAPAQ, où se trouvent les seuls inspecteurs reconnus.«On me répond toujours la même chose : nous accusons réception de votre plainte », déplore-t-elle.Elle critique durement la nouvelle loi, qui n\u2019impose aucune limite au nombre de chiens que l\u2019on peut garder dans un chenil.« Les éleveurs sont morts de rire.Tant que le ministère du Revenu ne s\u2019en mêlera pas, on ne verra pas de gros changements.» La militante est épuisée de voir à la télévision des histoires d\u2019usines à chiots démantelées.Mais pas au point d\u2019abandonner sa lutte.« Je n\u2019ai pas le choix\u2026 », soupire-t-elle.En Ontario, on compte plus de 200 inspecteurs mandatés pour faire respecter une des lois les plus strictes et coercitives d\u2019Amérique du Nord, contre 40 au québec.PHOTO FOURNIE PAR ANIMA QUÉBEC Des dispositions de la loi, datant du XIXe siècle, considèrent toujours l\u2019animal comme un objet.Le Québec occupe la 12e place du classement canadien par province en matière de législation pour la protection des animaux mis sur pied par l\u2019Animal Legal Defense Fund.L\u2019Ontario reste en tête avec l\u2019une des législations les plus mordantes d\u2019Amérique du Nord adoptée en 2008.Territoires du Nord-Ouest Terre-Neuveet- Labrador llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L M A R D I 2 9 M A I 2 0 1 2 A 13 Photos des véhicules à titre indicatif seulement.*Les taux de financement sont fournis par Services financiers MINI, sous réserve d\u2019approbation du crédit.Les concessionnaires sont libres de fixer leurs propres prix et exiger des frais d\u2019administration, ce qui modifie le taux de financement.L\u2019offre est valide jusqu\u2019au 31 mai 2012.Le véhicule doit être livré au plus tard le 31 mai 2012.Certaines conditions s\u2019appliquent.Consultez un concessionnaire MINI pour obtenir tous les détails.\u2020Les modèles MINI 2012 achetés au Canada d\u2019un concessionnaire autorisé sont couverts par un programme d\u2019entretien sans frais de 3 ans ou 50 000 km, selon la première éventualité.©MINI Canada, 2012.« MINI », le logo MINI, tous les noms de modèles MINI et toute autre famille de marques, d\u2019images et de symboles relatifs à MINI sont la propriété exclusive et/ou des marques déposées de BMW AG utilisées sous licence.MINI.CA Lesjoyauxde laCouronne.VOICI NOS TOUTES NOUVELLES ÉDITIONS SPÉCIALES.Tirant leur nom de trois célèbres quartiers de Londres, nos rutilantes et toutes récentes MINI Édition spéciale rendent hommage à notre fier héritage britannique.Nous avons pris les modèles préférés de tous et les avons tirés à quatre épingles, avec des couleurs exclusives, des badges personnalisés, des roues sur mesure et plusieurs autres caractéristiques.Aucun doute, vous attirerez l\u2019attention.0,9%* Taux de financement àpartir de Faites vite.L\u2019offre se termine le 31 mai.FAITES LA CONNAISSANCE DES MINI BAYSWATER, BAKER STREET ET HIGHGATE.MINI Brossard 8500, boul.Taschereau Ouest Brossard (Québec) 450 445-MINI (6464) MINIbrossard.com MINI Laval 2450, boul.Chomedey Laval (Québec) 514 773-MINI (6464) MINIlaval.ca MINI Mont Royal 4070, rue Jean-Talon Ouest Montréal (Québec) 514 289-MINI (6464) MINImontroyal.ca Pour plus de détails, passez chez l\u2019un de nos concessionnaires ou visitez MINI.ca 3 ans / 50 000 km SUR TOUS NOS MODÈLES \u2020 POLITIQUE CHARLES CÔTÉ La fermeture de cinq laboratoires fédéraux qui surveillent la pollution chimique dans les lacs et les océans soulève l\u2019indignation dans les milieux scientifiques au pays.Environ 200 chercheurs et professeurs demandent au premier ministre Stephen Harper de revenir sur cette décision prise par Pêches et Océans Canada dans la foulée du dernier budget fédéral.Peter Hodson, professeur de biologie à l\u2019Université Queen\u2019s, à Kingston, a fait parvenir une lettre en ce sens hier à M.Harper.«En dernière analyse, les programmes de recherche qui protègent les poissons et les mammifères marins sont les mêmes qui vont protéger les Canadiens et leur économie des effets néfastes de la contamination chimique », écrit M.Hodson dans une lettre que La Presse a obtenue.Les cinq laboratoires de Pêches et Océans Canada qui étudient les polluants chimiques ont subi des coupes importantes ou des fermetures au cours des dernières semaines.Ils sont situés à Sidney (C.-B.), Winnipeg, Burlington (Ontario), Mont-Joli, Moncton et Dartmouth (N.-É.).Depuis plusieurs décennies, ils jouent un rôle crucial dans l\u2019identification des menaces chimiques sur l\u2019environnement.Ces laboratoires ont prouvé, par exemple, la contamination des bélugas par les produits chimiques industriels ou l\u2019effet du phosphore des détergents sur les lacs.Le ministre fédéral des Pêches et Océans, Keith Ashfield, a jusqu\u2019ici refusé de répondre aux questions de La Presse sur les raisons de la fermeture des laboratoires.Hier, aux Communes, il a évoqué la possibilité de privatiser l\u2019un des cinq laboratoires, l\u2019Experimental Lakes Area.«Les conservateurs veulent travailler dans l\u2019ombre, affirme de son côté Philip Toone, député néodémocrate de Gaspésie\u2013Îlesde- la-Madeleine et critique en matière de pêches et océans pour la côte Est.Ils ne veulent plus voir d\u2019études sur les impacts des développements économiques qu\u2019ils proposent, surtout les hydrocarbures.Le pouvoir discrétionnaire des ministres explose et la surveillance scientifique disparaît.» Discipline ciblée Les réponses officielles sur les raisons des coupes sont venues des fonctionnaires du Ministère.Ils rappellent que 400 postes sur 11 000 disparaîtront à Pêches et Océans Canada, soit 4%, pour une économie de 79,3 millions.«Mais c\u2019est 55 emplois et 100% de tous les postes en écotoxicologie et en chimie de l\u2019environnement, répond M.Hodson.Ils éliminent complètement la discipline.» Pourquoi cette discipline a-t-elle été ciblée?«Pêches et Océans Canada repositionne l\u2019utilisation de ses ressources consacrées à la recherche vers des secteurs prioritaires qui soutiennent directement la gestion des pêches et la conservation», affirme-t-on.«Le Ministère mettra fin aux activités de recherche sur les effets biologiques des contaminants et des pesticides.Le Ministère mettra sur pied un groupe consultatif pour assurer que les priorités ministérielles sont atteintes.Un fonds de recherche de 1,4 million sera établi pour permettre au Ministère de faire face aux priorités.» Parmi les scientifiques qui ont perdu leur poste, mentionnons le biologiste Peter Ross, de l\u2019Institut des sciences de la mer de Sidney, en Colombie- Britannique.Il est l\u2019un des plus grands experts mondiaux de la pollution chimique touchant les mammifères marins.Le vétérinaire pathologiste Daniel Martineau, de la faculté de médecine vétérinaire de l\u2019Université de Montréal, est signataire de la lettre.Selon lui, les coupes fédérales sont «dévastatrices autant pour la science que pour le milieu environnemental » et elles témoignent d\u2019un choix idéologique.«Avec tous les problèmes environnementaux que l\u2019on a maintenant, le gouvernement Harper a choisi simplement de supprimer les moyens qu\u2019il avait de détecter la pollution», dit-il.«Les mammifères marins, c\u2019est comme les humains, ajoutet- il.Ils sont en haut de la chaîne alimentaire.On a d\u2019abord trouvé que les bélugas étaient contaminés.Ensuite, Peter Ross a trouvé que les orques l\u2019étaient encore plus.Ça nous montre ce qui va nous arriver par la suite.On voit que les mères inuites sont contaminées par des produits chimiques et transmettent les contaminants à leurs enfants par le lait maternel.Et, dans une moindre mesure, les mères du reste du continent aussi.Tout ça a commencé par être observé chez les mammifères marins.C\u2019est de la recherche qui a été faite en partie à Pêches et Océans Canada.» Émilien Pelletier, éminent chimiste, titulaire de la chaire de recherche du Canada en écotoxicologie marine, estime que «ces coupes sont désastreuses non seulement pour le ministère des Pêches et Océans, mais pour tout le Canada».«Il n\u2019y a plus aucune voix à l\u2019intérieur du Ministère pour discuter des risques environnementaux au milieu marin», a-t-il affirmé dans un courriel à La Presse.PÊCHES ET OCÉANS CANADA Une centaine de scientifiques JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 En imposant de nouvelles règles d\u2019admissibilité au programme d\u2019assurance- emploi, le gouvernement Harper va inévitablement condamner des travailleurs saisonniers à l\u2019aide sociale, ce qui alourdira le fardeau financier des provinces, selon les partis de l\u2019opposition.Le Nouveau Parti démocratique (NPD) et le Parti libéral (PLC) ont profité de la première journée de la reprise des travaux parlementaires, hier, pour dénoncer la réforme que propose le gouvernement conservateur au programme de l\u2019assurance-emploi.La ministre des Ressources humaines, Diane Finley, a indiqué la semaine dernière que certains chômeurs devront accepter n\u2019importe quel emploi à moins d\u2019une heu re de route de leu r domicile s\u2019ils veulent rester admissibles aux prestations d\u2019assurance-emploi.Selon les nouvelles règles, le «prestataire fréquent » devra accepter « tout travail » pour lequel il est qualifié, à 70%de la rémunération précédente, après six semaines de prestations, ce qui inclut les deux semaines du délai de carence initial.À l\u2019unisson, les premiers ministres des provinces atlantiques ont critiqué ces nouvelles mesures, d\u2019autant plus que le gouvernement Harper n\u2019a pas consulté les provinces avant d\u2019accoucher de cette réforme et qu\u2019il n\u2019en a pas été question durant la dernière campagne.Aux Communes, hier, le chef du NPD, Thomas Mulcair, a accusé les conservateurs de tout mettre en oeuvre pour créer «du cheap labor pour McDonald\u2019s».«Personne ne devrait être surpris de l\u2019attitude des conservateurs : c\u2019est leur premier ministre qui a dit que les gens de l\u2019Atlantique ont une culture de perdants, qu\u2019ils dépendent de l\u2019assurance-emploi.Et, pour la ministre des Ressources humaines, l\u2019assurance-emploi, c\u2019est attrayant, c\u2019est même lucratif.Un beau cadeau pour les paresseux qui vivent de la pêche, de l\u2019agriculture et de la forêt», a ironisé M.Mulcair.Le chef du NPD a ajouté que des candidats conservateurs défaits aux dernières élections sont traités aux petits oignons par le gouvernement Harper en obtenant des postes au sein de l\u2019appareil de l\u2019État, alors que les chômeurs, eux, se font couper les vivres.Le chef intérimaire du PLC, Bob Rae, a pour sa part affirmé que cette réforme, combinée aux changements annoncés au programme de sécurité de la vieillesse (l\u2019âge d\u2019admissibilité passera graduellement de 65 ans à 67 ans), entraînera d\u2019énormes coûts pour les provinces.«Il n\u2019y a pas que les travailleurs et les employeurs qui seront affectés par ces changements.C\u2019est aussi une question qui troublera les provinces.Cette question va au fond de la fédération, au fond de la nature du Canada.Pourquoi augmenter les coûts des provinces sans même les consulter?», a lancé M.Rae.Le ministre des Affaires étrangères, John Baird, a rejeté ces accusations.«Le but de notre politique est d\u2019assister les personnes au chômage pour qu\u2019elles trouvent un emploi.C\u2019est la raison pour laquelle le projet de loi est devant la Chambre et c\u2019est la raison pour laquelle on agit afin d\u2019aider les gens à trouver un vrai emploi, afin qu\u2019ils puissent soutenir leur famille», a-t-il dit.Nouvelles règles de l\u2019assurance-emploi Les travailleurs saisonniers sont condamnés à l\u2019aide sociale, juge l\u2019opposition Avec la réforme de l\u2019assuranceemploi annoncée par le gouvernement fédéral, il est plus que jamais nécessaire de rapatrier ce programme, plaide le PQ.Ses députés Bernard Drainville et Dave Turcotte ont réitéré cette demande du parti, hier.Selon M.Turcotte, cela permettrait de gérer le programme «selon[les] valeurs» des Québécois.Le PQ s\u2019inquiète particulièrement pour les régions, où beaucoup d\u2019emplois dépendent d\u2019industries saisonnières et cycliques comme le tourisme.La réforme fédérale incitera ces travailleurs à se trouver un autre type d\u2019emploi dans leur région, ou carrément à déménager.Selon M.Drainville, la réforme est davantage conçue «pour les besoins de l\u2019Alberta que pour ceux du Québec».En plus d\u2019adapter le programme aux besoins du Québec, son rapatriement permettrait d\u2019économiser 200 millions par année, selon Michel Bédard, ancien actuaire en chef du programme fédéral d\u2019assuranceemploi de 1990 à 2003.\u2014Paul Journet Assuranceemploi LePQ souhaite un rapatriement «Il n\u2019y a plus aucune voix à l\u2019intérieur du Ministère pour discuter des risques environnementaux au milieu marin.» \u2014 Émilien Pelletier, chimiste MARTIN CROTEAU OTTAWA \u2014 Le gouvernement Harper est passé de la parole aux actes, hier, lorsqu\u2019il a déposé un projet de loi d\u2019exception qui forcera le retour au travail des employés du Canadien Pacifique (CP).Une décision qui enrage leur syndicat et l\u2019opposition, qui accusent Ottawa de priver les travailleurs de leur droit de grève.La ministre du Travail , Lisa Raitt, a fait savoir dès la semaine dernière qu\u2019elle interviendrait si le conflit de travail devait perdurer.Elle a mis sa menace à exécution hier, jour où les parlementaires rentraient à la Chambre des communes après une semaine de relâche.Le gouvernement Harper calcule que la grève qui paralyse le transport de certaines marchandises coûte un demimilliard par semaine à l\u2019économie canadienne.Il a dépêché cinq ministres à une conférence de presse pour défendre son projet de loi spéciale.Les ministres du Travail, des Transports, de l\u2019Agriculture, des Ressources naturelles et de l\u2019Industrie ont tous souligné l\u2019impact de la grève du CP sur les différents secteurs de l\u2019économie.«Les entreprises font leurs libres choix d\u2019affaires, a affirmé le ministre des Transports, Denis Lebel.Mais quand l\u2019ensemble de l\u2019économie de notre pays nous demande d\u2019intervenir, c\u2019est ce que nous faisons.» Consolider la reprise économique Les conservateurs affirment que leur projet de loi vise à consolider la reprise économique.Ils ont demandé à l\u2019opposition de l\u2019appuyer et ont accusé le Nouveau Parti démocratique (NPD) de défendre les «intérêts syndicaux» plutôt que «l\u2019intérêt public ».Mais le NPD a opposé un refus catégorique à cette demande.Son critique en matière de travail, Alexandre Boulerice, affirme que la loi spéciale est une attaque directe contre le droit des travailleurs \u2013 et pas la première, puisque les conservateurs ont aussi forcé le retour au travail des employés de Postes Canada et d\u2019Air Canada.« Les conservateurs nous disent qu\u2019ils veulent défendre l\u2019économie, a-t-il souligné.Eh bien, l\u2019économie, c\u2019est les travailleurs et les travailleuses qui dépensent dans leur communauté, dans leur ville, dans leur village.Si on coupe leur salaire, si on coupe leur pension, puis le régime de retraite, ça fait du mal à l\u2019économie, ça.» Arbitre Le projet de loi pourrait être adopté dès jeudi.Une fois en vigueur, il forcera le retour au travail des 4800 employés du CP, en grève depuis mercredi dernier.Il placera aussi l\u2019issue du conflit de travail entre les mains d\u2019un arbitre.Ottawa nommera en effet une tierce partie afin d\u2019imposer une convention collective aux travailleurs.Le syndicat des Teamsters, qui représente les travailleurs, a réservé un accueil poli au projet de loi d\u2019exception.Il estime que la nomination d\u2019un arbitre forcera la direction à négocier avec plus de sérieux.Son vice-président, Doug Finnson, a accusé la direction du CP d\u2019avoir négocié de mauvaise foi au cours des derniers jours.« Les pourparlers ne sont allés nulle part, et je crois qu\u2019ils ne devaient jamais aller nulle part, a affirmé son vice-président, Doug Finnson.Le CP a toujours compté sur l\u2019aide du gouvernement.» Le régime de retraite des travailleurs est le principal point de litige dans les pourparlers.La porte-parole du Canadien Pacifique, Breanne Feigel, n\u2019a pas rappelé La Presse.Le projet de loi spéciale pour mettre fin à la grève au CP est déposé PHOTO DARRYL DYCK, LA PRESSE CANADIENNE Le syndicat des Teamsters, qui représente les travailleurs du CP, a réservé un accueil poli au projet de loi d\u2019exception.Il estime que la nomination d\u2019un arbitre forcera la direction à négocier avec plus de sérieux.«Personne ne devrait être surpris de l\u2019attitude des conservateurs : c\u2019est leur premier ministre qui a dit que les gens de l\u2019Atlantique ont une culture de perdants, qu\u2019ils dépendent de l\u2019assurance-emploi.» \u2014 Thomas Mulcair llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 14 L A P R E S S E M O N T R É A L M A R D I 2 9 M A I 2 0 1 2 MONDE MARTIN CROTEAU OTTAWA \u2014 Les démentis du régime de Bashar al-Assad n\u2019ont pas impressionné la communauté internatio - nale : les Nations unies et plusieurs de ses membres ont blâmé le gouvernement syrien, hier, pour le massacre qui a fait une centaine de morts dans le village de Houla, dont le tiers étaient des enfants.Dans une déc la ra t ion adoptée à l\u2019unanimité, le conseil de sécurité de l\u2019ONU a déclaré le gouvernement syrien responsable de la « série de bombardements par des tanks et l\u2019artillerie gouvernementale contre un quartier résidentiel ».Le Conseil « exige » aussi que le gouvernement syrien « ce s s e imméd ia tement d\u2019utiliser des armes lourdes » dans les villes syriennes r ebel le s e t « re t i re immédiatement ses troupes et ses armes lourdes » des villes pour les cantonner dans leurs casernes, conformément au plan de paix du médiateur Kofi Annan.La résolution a été adoptée par les 15 membres du conseil, y compris la Russie, a l l iée f idèle du rég ime al-Assad.Pression sur la Russie Le secrétaire britannique aux Affa i res étrangères , William Hague, n\u2019a guère hésité lui non plus à accuser le gouvernement syrien, hier.I l s\u2019est envolé pour Moscou afin de tenter de convaincre la Russie d\u2019utiliser son influence auprès de son allié syrien pour qu\u2019il mette fin aux massacres.À Washington, la Maison- Blanche a fustigé des actes « innommables, d\u2019une brutalité inhumaine ».À Paris, le ministre f rançais des Affaires étrangères Laurent Fabius a condamné « les atrocités inf ligées quotidiennement à son propre peuple par Bachar al-Assad et son régime », soulignant que « la communauté internationale doit se mobiliser encore davantage pour arrêter le martyre du peuple syrien ».M.Fabius, selon un communiqué du quai d\u2019Orsay, s\u2019est entretenu hier avec Kofi Annan pour faire le point sur la situation.Les deux hommes sont convenus de « rester en contact étroit , notamment dans la perspective de la tenue prochaine à Paris de la réunion du Groupe des pays amis du peuple syrien».À Ottawa, samedi, le gouvernement Harper ne laissait déjà aucun doute quant à ses soupçons sur les origines de la tuerie.«Le nombre d\u2019enfants présumés morts est un reflet fidèle du mépris total du régime pour l\u2019humanité et la décence », a dénoncé le ministre des Affaires étrangères, John Baird, dans une déclaration.Selon le critique du Nouveau Parti démocratique en matière d\u2019Affaires étrangères, Paul Dewar, le gouvernement canadien doit emboîter le pas à la stratégie britannique.Il souhaite que le ministre Baird s\u2019envole à son tour pour Moscou afin de tenter de convaincre la Russie d\u2019intervenir.« Il y a une occasion pour la Russie de faire la différence, a souligné M.Dewar.Ils n\u2019ont pas été très impliqués jusqu\u2019ic i , plusieurs l\u2019ont critiqué pour cela, mais s\u2019ils le choisissent, ils peuvent définitivement jouer un rôle maintenant.» M.Dewar affirme «qu\u2019une ligne a été franchie » avec la tuerie de Houla.Il croit que cette tragédie risque d\u2019augmenter la pression internationale sur le régime al-Assad et ses alliés.Dans un communiqué, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s\u2019est dit « écoeuré » par les massacres en Syr ie.I l a accusé l\u2019 I ran et son allié le mouvement chiite libanais Hezbollah d\u2019en être les complices.Annan débarque Ces développements sont survenus quelques heures avant l\u2019arrivée de l\u2019émissaire spécial des Nations unies et de la Ligue arabe, Kofi Annan, qui débarquera à Damas ce matin.Quelque 250 observateurs de l\u2019ONU ont été déployés en Syrie pour véri f ier la trêve censée être entrée en vigueur le 12 avril dans le cadre du plan de sortie de crise proposé par M.Annan.Mais ce cessez-le-feu est violé chaque jour, malgré leur présence.Colère internationale Le gouvernement syrien au banc des accusés pour le massacre de Houla PHOTO SHAAM NEWS, AFP Des observateurs de l\u2019ONU à la morgue de Houla.Le massacre survenu samedi dernier dans cette ville de Syrie a indigné toute la communauté internationale.«Le nombre d\u2019enfants présumés morts est un reflet fidèle du mépris total du régime pour l\u2019humanité et la décence.» \u2014 John Baird, ministre des Affaires étrangères De petits corps ensanglantés, cordés dans leurs linceuls blancs, dans une morgue improvisée.On avait presque oublié la guerre que se l ivrent opposants et gouvernement en Syrie, depuis 15 mois, voilà que se conflit resurgit sur nos écrans, avec des images d\u2019une cruauté insoutenable.Sur plus d\u2019une centaine de morts, au moins 32 sont des enfants.Certains ont péri sous des tirs d\u2019artillerie, d\u2019autres ont été froidement exécutés.Cela s\u2019est passé samedi, à Houla, près de la frontière du Liban.Ces scènes atroces ont provoqué l\u2019indignation.Même le Conseil de sécurité, réuni d\u2019urgence hier, est parvenu pour une rare fois à parler d\u2019une seule voix, avec une résolution qui condamne le massacre.S \u2019agi ra it- i l donc d \u2019un de ces moments charnières qui, par leur horreur, forcent le monde à réagir ?Un peu comme le massacre de Srebrenica a contribué à clore la guerre qui a ensanglanté la Bosnie pendant trois ans ?J\u2019ai beau chercher, je ne t rouve aucune ra ison de voir, dans les événements de Houla, le moindre signe annonciateur d\u2019une éventuelle embellie.Quand on y regarde de plus près, la résolution même du Conseil de sécurité montre que la condamnation de ces assassinats de masse n\u2019est pas si unanime que ça.Au lendemain de la tuerie, la France, l\u2019Angleterre et les États-Unis l\u2019ont rapidement attribuée à l\u2019armée syrienne.Le gouvernement de Damas, lui, a blâmé des « terroristes.» Mais les observateurs de l\u2019ONU, présents en Syrie depuis la signature d\u2019un cessez-le-feu, en avril, ont jugé que ces crimes portaient bel et bien la signature de Damas.L\u2019armée syrienne a bombardé des quartiers ré s identiel s de Hou la à l\u2019artillerie lourde.Ce fait est incontestable.Mais alors, qui étaient les tueurs qui ont exécuté des bambins à bout portant ?Pour faire plaisir à la Russie, qui continue de soutenir la thèse de Damas, le Conseil de sécurité a coupé la poire en deux.Sa résolution se garde bien d\u2019attribuer ces meurtres-là aux troupes du régime, tout en blâmant Damas pour les obus et les mortiers.Comme si un doute pouvait vraiment subsister à ce sujet.Comme si les opposants armés présents à Houla avant l\u2019offensive du régime, avaient profité de l\u2019offensive gouvernementale pour assassiner leurs propres enfants.Cet te thèse ne t ient pas debout.Mais pour avoir la signature des Russes, il fallait faire comme si elle était crédible\u2026 Pas que les opposants de Bachar al-Assad n\u2019aient rien à se reprocher.Le dernier rapport de la Commission d\u2019enquête internationale sur la Syrie distribue des blâmes aux deux parties.Mais prends bien la peine de mentionner que « les violations les plus graves appartiennent à l\u2019armée et à la sécurité syriennes.» Voici, en gros, leur modus operandi, selon ce rapport, publié la semaine dernière.Les forces syriennes encerclent et bombardent une ville ou un quartier contrôlé par l\u2019opposition ou abritant des membres de l \u2019Armée syrienne libre.Puis ils y font irruption et installent leurs tireurs d\u2019élite sur les toits.Enfin, ils partent à la recherche d\u2019opposants, maison par maison.«Dans certains cas, des familles entières ont été exécutées.» Le régime ne se gêne pas pour viser des enfants, souligne aussi ce rapport.Des garçons âgés d\u2019aussi peu que 10 ans sont régulièrement arrêtés et torturés.D\u2019autres sont tués par des snipers.L\u2019Opposition, elle, est de plus en plus militarisée.Le rapport lui reproche d\u2019exécuter de façon sommaire soldats et collaborateurs du régime, et de recourir aux kidnappings , y compr is comme moyen de f ina ncement .Mais l\u2019assassinat de civils et d\u2019enfants dans les quartiers qu\u2019elle contrôle, ce n\u2019est pas sa tasse de thé.Mais une fois qu\u2019on a dit ça, on fait quoi ?Tant que la Russie et la Chine soutiennent Damas, le Conseil de sécurité est condamné, au mieux, à des résolutions édu lcorées , voi re à pas de résolutions du tout.La population syrienne reste divisée, le risque d\u2019un scénario à l\u2019irakienne refroidit les ardeurs de ceux qui, en d\u2019autres temps et en d\u2019autres lieux, auraient pu envisager l\u2019option d\u2019une intervention militaire étrangère.Et une récente série d\u2019attentats suicide laisse penser que ce scénario-là a peut-être déjà commencé à se mettre en place\u2026 Finalement, ce qui s\u2019est passé à Houla, ce week-end, n\u2019aura peut-être servi qu\u2019à une chose : faire voler en éclats un cessez-le-feu fragile, qui n\u2019avait fait qu\u2019apaiser les hostilités, sans les arrêter.Je vous laisse sur cette question poignante, lancé par Mulham al-Jundi, un opposant Syrien que je suis sur Twitter depuis plusieurs moi s .« Ça se passe su r terre, maintenant ! Pouvezvous faire quelque chose ?» demandait-il, hier.Apparemment, non\u2026 «Ça se passe sur terre, maintenant» AGNÈS GRUDA CHRONIQUE S\u2019agirait-il donc d\u2019un de ces moments charnières qui, par leur horreur, forcent le monde à réagir?Un peu comme le massacre de Srebrenica a contribué à clore la guerre qui a ensanglanté la Bosnie pendant trois ans?llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 2 8 M A I 2 0 1 2 A 15 MONDE Depuis 2009, le gouvernement chinois a entrepris d\u2019investir 190 milliards dans son système de santé.Plus de 150 000 médecins de famille seront embauchés d\u2019ici à 2016.Il faut dire que la Chine part de loin : sa dernière liste de priorités inclut l\u2019installation de latrines.Pour mieux comprendre ce chantier titanesque, La Presse a suivi vendredi dernier le ministre chinois de la Santé, Chen Zhu, durant une visite d\u2019une journée à Montréal, où il a donné deux conférences, au CORIM et à l\u2019IRCM.MATHIEU PERREAULT Créer le plus grand système d \u2019assu ra nce malad ie du monde, pour 1,3 milliard d\u2019habitants : c\u2019est la tâche à laquelle s\u2019est attelé Chen Zhu, hématologue de 59 ans, quand il est devenu ministre de la Santé de la Chine en 2009.Le boum économique de l\u2019empire du Milieu a créé d\u2019immenses inégalités.Les plus riches ont accès à des soins à la fine pointe, alors que les plus pauvres se font souvent snober par les cliniques qui souhaitent surtout vendre des médicaments et des services à profit.M.Chen, qui a été nommé ministre sans même être membre du Parti communiste, a réussi à faire des miracles.La proportion de la population couverte par l\u2019assurance maladie étatique a bondi de 30% à 96% entre 2003 et 2011, et le remboursement moyen des frais est passé de 14% à 47%, selon une récente étude publiée dans la revue The Lancet.M.Chen a également réussi à inverser une tendance lourde qui favorisait les investissements publics en santé dans les secteurs riches, selon les chercheurs du Lancet.Au Québec, 75% des dépenses en santé sont publiques, selon l\u2019Institut canadien d\u2019information sur la santé (ICIS).«Le gouvernement permettait aux hôpitaux de percevoir une commission sur les médicaments », a expliqué M.Chen durant une conférence au Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM), vendredi matin.«Ça a mené à une surprescription de médicaments.Il va nous falloir changer cela et rémunérer en fonction de l\u2019efficacité.» Rappelons que M.Chen a été classé au troisième rang des personnes les plus influentes en santé dans le monde en 2009 par le magazine Forbes.Médecins de famille Selon la Banque mondiale, 40% des dépenses en santé de la Chine concernent les médicaments, soit le double de la proportion québécoise, selon les chiffres de l\u2019ICIS.Depuis 2009, le gouvernement chinois a entrepris d\u2019investir 190 milliards dans son système de santé \u2013 la somme originale prévue était de 124 milliards.Plus de 600 millions de Chinois ont été inscrits à un registre médical électronique \u2013 quelque 4500hôpitaux et 25 000 cliniques participent au projet.Plus de 150 000 médecins de famille seront également embauchés d\u2019ici à 2016.Les investissements publics en santé permettront également de faciliter la transition de l\u2019économie chinoise pour la faire passer d\u2019une économie axée sur les exportations à une augmentation de la demande intérieure.«La consommation doit augmenter plus rapidement, et la santé jouera un rôle dans ce changement, dit M.Chen.Nos réformes en santé commencent déjà à jouer un rôle dans la transition vers un développement durable sur le plan macroéconomique.» L\u2019un des instruments que M.Chen veut continuer à mettre en place est l\u2019assurance catastrophe, qui augmente la couverture gouvernementale à 90% des frais médicaux et à 100% pour ceux qui gagnent moins de la moitié du salaire médian d\u2019une région.Huit maladies sont déjà couvertes, ce qui touche 13% de la population chinoise.Et 12 autres, en majorité des cancers, le seront d\u2019ici à 2015.Permis de résidence L\u2019assurance catastrophe devrait inciter les Chinois à épargner moins et à consommer davantage.Mais cela ne sera possible que si l\u2019économie continue à progresser à son rythme actuel, ce dont doutent plusieurs experts à cause du déficit démographique \u2013 il y a de moins en moins d\u2019enfants en Chine.Le ministre Chen doit aussi composer avec des obstacles en apparence insurmontables.L\u2019un des obstacles à la réforme de la santé est le système de permis de résidence (hukou), qui empêche les campagnards venus travailler en ville de bénéficier des soins de santé publics urbains.Or, durant une entrevue avec La Presse après sa conférence du CORIM, M.Chen a refusé à deux reprises de commenter la réforme des hukou.Le défi titanesque du ministre chinois de la Santé Créer 1,3 milliard de cartes-soleil À la mi-mai, une délégation d\u2019experts de la santé publique de Shanghai sont venus visiter leurs vis-à-vis montréalais.C\u2019était leur deuxième visite en six mois.Guy Gélineau, directeur général de la Société du quartier de la santé de Montréal, espère que cela mène à une exportation de l\u2019expertise québécoise dans le domaine de la santé.«Très tôt, quand Shanghai a été jumelé à Montréal, on a fait des démarches pour inscrire la santé publique dans la relation, explique M.Gélineau.On l\u2019a mis au programme lors de la visite du maire il y a deux ans et on a convenu d\u2019un protocole l\u2019automne dernier, avec un échange de professeurs, de résidents, des projets de recherche communs.Notre direction de la santé publique a 500 à 600 médecins de toute nature, c\u2019est une des plus importantes masses critiques en Occident.En mai, ils ont visité le laboratoire de santé publique sur la Transcanadienne pour s\u2019en inspirer pour le laboratoire qu\u2019ils veulent construire.On ne fabulera pas, ils ont 24 millions d\u2019habitants et nous,1,5 million.Mais on a l\u2019espoir de pouvoir les appuyer dans la construction d\u2019hôpitaux et d\u2019autres projets.Et qui sait, peut-être que les sociétés québécoises qui construisent les hôpitaux universitaires pourront en profiter.» \u2014 Mathieu Perreault L\u2019EXPERTISE QUÉBÉCOISE Le ministre Chen est venu à Montréal grâce à Michel Chrétien, ancien directeur de l\u2019Institut de recherches cliniques de Montréal.Le Dr Chrétien a connu M.Chen en 1979, alors qu\u2019il était invité à Shanghai par ses parents, des endocrinologues.En 1995, quand il dirigeait l\u2019IRCM, le Dr Chrétien a invité M.Chen pour trois mois comme professeur invité.Lors de sa conférence à l\u2019IRCM vendredi, le ministre Chen a expliqué ses travaux sur l\u2019utilisation d\u2019une plante chinoise et de l\u2019arsenic pour traiter la leucémie, qu\u2019il mène toujours à Shanghai avec sa femme.L\u2019arsenic est utilisé par la médecine traditionnelle chinoise depuis deux millénaires.\u2014 Mathieu Perreault CHEN ZHU ET MONTRÉAL PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS PHOTO REUTERS/CHINA DAILY Campagne de vaccination à Huaibei, dans la province d\u2019Anhui : 96% des Chinois sont désormais couverts par l\u2019assurance maladie publique.Kenya Explosion dans un centre commercial Une violente explosion a fait une trentaine de blessés hier dans un centre commercial en plein centre de la capitale kényane, Nairobi.Le premier ministre du pays a dénoncé un «acte de terrorisme», Nairobi ayant été la cible de nombreuses attaques à la grenade au cours des derniers mois.Les violences récentes sont liées à l\u2019intervention militaire du Kenya pour déloger les rebelles islamistes en Somalie.\u2014 Agence France-Presse llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 16 L A P R E S S E M O N T R É A L M A R D I 2 9 M A I 2 0 1 2 REJOIGNEZSAINT-LAURENT,SAINTE-CATHERINE,SAINT-JOSEPH,SAINT-VIATEUR,SAINT-DENIS,SAINT-DOMINIQUE,SAINT-MICHELETSAINT-URBAINPOURVIVRE.UN DIMANCHE AU PARADIS Pour tout savoir et s\u2019inscrire > Parcours inédit accessible à tous > 50 km, 3 relais, 11 arrondissements > Défi Tour de l\u2019Île Pour cyclistes avertis, 30 km/h, 1 h 30 Une ville sans autos.comme au paradis! UN DIMANCHE AU PARADIS NOUVEAU Jour - Mois - Année - Signe Résultats des tirages du : En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.lotoquebec.com lotoquebec.com lotoquebec.com lotoquebec.com lotoquebec.com lotoquebec.com 02 08 20 45 49 Pour les 30 ans du Lotto 649, en plus des millions annoncés, 30 lots bonis de 100 000 $ seront tirés du 30 mai au 30 juin.03 46 05 50 10 52 14 53 16 54 19 59 31 61 33 62 35 64 38 65 8032330 616 5077 05 SEPTEMBRE 05 SAGITTAIRE 2012-05-28 04 13 18 19 27 MONDE Tibet Double immolation Deux Tibétains se sont immolés par le feu devant un temple prisé par les touristes à Lhassa.C\u2019est la première fois que la vague de suicides par le feu de contestataires du régime chinois atteint la capitale tibétaine étroitement surveillée.L\u2019un des deux hommes est mort et le second a été hospitalisé après le geste désespéré commis dimanche devant le temple de Jokhang.Au moins 34 immolations par le feu ont été recensées depuis mars 2011.\u2014 AP Égypte Attaque contre les locaux d\u2019un candidat Les locaux du candidat à la présidentielle égyptienne Ahmad Chafiq, ancien premier ministre de Hosni Moubarak, ont été attaqués hier soir au Caire par des inconnus.Un millier de manifestants se sont aussi rassemblés sur la place Tahrir pour protester contre la présence au second tour de la présidentielle de M.Chafiq, un ancien chef d\u2019état-major de l\u2019armée de l\u2019air qui fut le dernier chef de gouvernement de M.Moubarak.\u2014 AFP Pérou Manif contre une mine Des employés du secteur minier et des villageois ont de nouveau affronté les forces de l\u2019ordre hier au Pérou, au huitième jour d\u2019un mouvement déclenché contre le groupe suisse Xstrata, accusé de polluer des cours d\u2019eau voisins d\u2019une mine de cuivre.La police a fait usage de gaz lacrymogène et les manifestants ont répliqué en lançant pierres et objets divers.Ce mouvement de protestation a été lancé contre une apparente pollution chimique de deux fleuves.\u2014 AFP LE TOUR DU GLOBE Le procès d\u2019un ancien enseignant rwandais poursuivi pour participation au massacre de près de 2000 Tutsis lors du génocide de 1994 a commencé hier à Ottawa.L\u2019accusé a plaidé non coupable.Il s\u2019agit du deuxième procès du genre au Canada, intenté grâce à la loi contre les crimes de guerre adoptée en 2000.Jacques Mungwarere, 39 ans, est accusé d\u2019avoir pris part à un massacre sur le terrain d\u2019un hôpital où des Tutsis s\u2019étaient réfugiés dans la préfecture de Kibuye.Il est notamment accusé d\u2019avoir tué des enfants et violé des femmes.Immigré au Canada, employé dans une usine de Windsor, en Ontario, où il vivait avec sa femme et ses trois enfants, le suspect a été reconnu à bord d\u2019un bus par un de ses anciens élèves.Il a été arrêté en 2009, au bout d\u2019une enquête de six ans.\u2014 Agence France-Presse Rwanda Jugé pour génocide à Ottawa PHOTO FREDRIK PERSSON, ASSOCIATED PRESS Retour des manifestants, place Tahrir, en Égypte.AGENCE FRANCE-PRESSE DAMAS \u2014 Le médiateur international Kofi Annan s\u2019est dit «horrifié».Les Syriens, eux, ont crié leur colère grandissante après le massacre de Houla, qui marque un tournant dans l\u2019escalade de la violence en Syrie.« Je suis personnellement choqué et horrifié par les événements tragiques d\u2019il y a deux jours », a déclaré M.Annan à son arrivée à Damas, en référence au massacre perpétré dans cette ville où 108 personnes, dont une cinquantaine d\u2019enfants, ont péri vendredi, selon l\u2019ONU.Selon son porte-parole, M.Annan doit rencontrer le président Bachar al-Assad, le général Robert Mood, chef des observateurs en Syrie, ainsi que des représentants de l\u2019opposition et de la société civile.Cette visite en Syrie, la deuxième de M.Annan depuis sa désignation comme émissaire il y a trois mois, intervient alors que le cessezle- feu instauré le 12 avril dans le cadre de son plan est plus que jamais ignoré.Dimanche, 87 personnes ont été tuées, selon l\u2019Observatoire syrien des droits de l\u2019homme (OSDH), l\u2019un des bilans les plus lourds depuis la trêve.«L\u2019ONU nous tue» Hier, 36 personnes ont encore péri, dont 15 soldats et 2 rebelles, dans de violents combats près de Damas.En soirée, l\u2019OSDH a fait état de tirs et d\u2019explosions entendus dans le village de Taldo, proche de Houla.Des manifestations massives se sont déroulées pour le troisième jour consécutif pour dénoncer le massacre de Houla.À Habite, dans la province d\u2019Idleb, une banderole proclamait «L\u2019ONU nous tue», témoignant de la colère grandissante des militants contre la communauté internationale accusée d\u2019inaction.Le Conseil de sécurité de l\u2019ONU a condamné les autorités pour l\u2019attaque à Houla.Il a dénoncé dans une déclaration adoptée à l\u2019unanimité «des bombardements par les chars et l\u2019artillerie gouvernementale contre un quartier résidentiel».Après l\u2019horreur, la colère en Syrie PHOTO LOUAI BESHARA, AGENCE FRANCE-PRESSE Kofi Annan à son arrivée à Damas, hier.Le gouvernement Harper a demandé de nouvelles sanctions contre la Syrie, hier, mais il n\u2019entend pas envoyer d\u2019observateurs canadiens dans ce pays.Il exclut également un recours à la force comme en Libye.Le ministre des Affaires étrangères, John Baird, a de nouveau joint sa voix au concert de réprobation contre le régime de Bashar al-Assad dans la foulée du massacre de Houla.Mais cette fois, selon le chef de la diplomatie canadienne, les mots ne suffisent plus.Il souhaite que le Conseil de sécurité adopte des sanctions plus sévères contre Damas.À cet égard, le ministre s\u2019est réjoui de la condamnation par la Russie de la tuerie de vendredi, attribuée aux forces gouvernementales, \u2014 Martin Croteau OTTAWA DURCIT LE TON llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L M A R D I 2 9 M A I 2 0 1 2 A 17 Pour tout savoir sur les activités culturelles de BAnQ et pour réserver des billets : banq.qc.ca EDITORIAL DROITS RESERVES / serge.chapleau@lapresse.ca OPINION Andre Desmarais > President du conseil dfadministration Guy Crevier > President et editeur Eric Trottier > Vice-president a lfinformation et editeur adjoint Mario Girard > Directeur principal de lfinformation Andre Pratte > Editorialiste en chef DEBATS ROBERT TREMBLAY Lfauteur est un retraite de lfenseignement.Il reside a Laval.Quand jfentends les amis du regime proclamer que les mecontents devraient attendre le jour des elections pour exprimer leur desaccord, la rage monte en moi.Comme si la democratie ne pouvait sfexercer qufune fois tous les quatre ou cinq ans.La democratie est un droit que nous devons exercer tous les jours.Cfest vrai qufon ne peut pas encore comparer Jean Charest a Pinochet ni a tous ces dictateurs renverses par le Printemps arabe, mais si on laisse faire, si on ne parle qufune fois tous les quatre ou cinq ans, cfest ce qui va nous arriver.Ce qui se passe actuellement dans les rues de Montreal et de plus en plus ailleurs en province nous indique que notre democratie ici est encore bien vivante, car le peuple peut encore parler, manifester son desaccord et exprimer ses opinions.Par la loi speciale (78), le gouvernement a tente de brimer cette democratie, mais le peuple a reagi, ouf ! Notre democratie est encore vivante malgre Jean Charest, le peuple a desobei, et cfest bien ainsi.Certes, il y a eu des derapages, des arrestations, des gestes dfimpatience des manifestants et des policiers.Toutefois, si on fait un rapport entre ces evenements et le nombre de participants, les casseurs representent a peine 1% des manifestants.Va-t-on jeter le bebe avec lfeau du bain ?La democratie vaut bien plus que cela.Le debat deborde maintenant les demandes etudiantes du gel des droits de scolarite.Le peuple en a assez de Jean Charest et du magouillage du PLQ avec des gens plus ou moins mafieux pour le financement du parti.Le peuple en a assez de ces primes au rendement de plusieurs millions verses a des gestionnaires lorsqufils prennent leur retraite.Moi, jfai enseigne pendant 34 ans, et a ma retraite, mon patron mfa donne un beau stylo a 19,95$ ainsi qufune belle carte de remerciements.On sfest donne la main, je lfai remercie pour le beau stylo et je suis parti.De plus, ma rente de retraite est loin de celle qufobtiennent ces gestionnaires et hauts fonctionnaires de lfEtat.Il faut aussi compter tous ces voyages 5 etoiles en premiere classe et ces repas fastueux et bien arroses payes sur le bras du gouvernement, cfest-a-dire des contribuables.Le peuple en a aussi assez de payer les routes, les ponts, les edifices gouvernementaux plus cher que partout au Canada.Comment , dans un tel contexte, peut-on faire confiance a Jean Charest lorsqufil nous parle du Plan Nord?Qui en profitera?Ses petits amis plus ou moins mafieux du monde de la construction, ou encore les entreprises minieres pretes a lfengager dans leur conseil dfadministration apres sa carriere politique, lui assurant ainsi un revenu sans doute tres superieur au mien.M.Charest, nous ne vous laisserons pas devenir le Pinochet du Quebec.Vous devez abroger la loi speciale (78), et instituer un moratoire jusqufaux prochaines elections en ce qui concerne les droits de scolarite.Jfirais meme jusqufa vous dire de demissionner du poste de chef du Parti liberal avant que la commission Charbonneau vous salisse irremediablement et que lfhistoire parle de votre regne comme etant celui de la deuxieme grande noirceur.Sfil faut sacrifier le Grand Prix et tous les festivals, il faut le faire, car la democratie vaut bien plus que toutes ces frivolites si rentables.La democratie, chaque jour Cfest un droit qui ne sfexerce pas seulement aux elections tous les quatre ou cinq ans Par la loi speciale (78), le gouvernement Charest a tente de brimer cette democratie, mais le peuple a reagi, ouf ! PHOTO EDOUARD PLANTE-FRECHETTE, ARCHIVES LA PRESSE Les casseurs representent a peine 1% des manifestants.Va-t-on jeter le bebe avec lfeau du bain ?La democratie vaut bien plus que cela.LAQUESTION DUJOUR Croyez-vous que le boxeur Lucian Bute redeviendra un jour champion du monde?Oui .40% Non .45% Je ne sais pas .15% LAPRESSE.CA/DEBATS >ROUGES.DE COLERE LE BLOGUE DELfEDITO On va sfennuyer des jeunes par Ariane Krol PHOTO ERICK LABBE, ARCHIVES LE SOLEIL Resultats a 18h, hier: 8032 repondants DIVERSION Pendant que toute lfattention des medias est concentree sur les manifestations des etudiants et des casseroles, le gouvernement federal modifie sans consultation les conditions de lfassurance-emploi.Les repercussions du projet de loi C-38 seront tres nefastes pour la grande majorite des travailleurs canadiens.Mais lfattention est ailleurs.Richard Nault, Sainte-Sophie PROTEGER LE TOURISME Ce nfest pas parce que le gouvernement Chares t demande une rencontre avec les etudiants qufil souhaite pour autant leur bien.Il nfy a rien de plus faux.La veritable raison demeure la sauvegarde de la saison touristique, car les visiteurs annulent leur sejour, autant a Quebec qufa Montreal.Cela a de graves repercussions sur la vente des billets de spectacles a un point tel que les festivals accusent un serieux retard.M.Charest, par surcroit, desire proteger le Grand Prix de Montreal et ses revenus de taxes.Entre vous et moi, cfest drole de voir qui le premier ministre desire proteger ou pas ! .Simone St-Laurent LE SENS DE LA COMMUNAUTE Je ne suis pas etudiant.Je ne mfinteresse pas a la question des droits de scolarite.Mais jfai maintenant un besoin visceral de participer aux manifestations.Dfou peut bien provenir un tel sentiment ?Jfavais perdu le sens de la communaute et je lfai retrouve.Je ne voyais pas dfespace public et jfen ai vu un.La question est plus grande et oppose une generation qui tarde a laisser la place a la suivante.Francois Tremblay, Montreal LE ROI EST NU Afin de retrouver la paix sociale, il nous faut travailler a convaincre M.Charest de demissionner.Cet homme a fait assez de mal depuis qufil detient le pouvoir.Je demande aux membres du Parti liberal, dont je suis loin de partager les idees, de finalement remercier M.Charest.Car contrairement a beaucoup de citoyens, tous partis confondus, M.Charest semble le seul a ne pas realiser que le roi est nu et nfa plus aucune credibilite.Sa demission est le premier pas afin de retrouver la paix dans la province.Nous meritons mieux que cet homme qui nous enfonce de plus en plus dans la mediocrite.Jean Chenay, Sherbrooke MARIOROY mroy@lapresse.ca Aforce de mijoter dans la marmite (!) du conflit etudiant, de ses retombees et de ses exces , on en oubl ie presque quf i l existe une vie hors Quebec.Notamment dans les regions du globe qui ont eu droit a ce fameux áprintempsâ, le vrai, qui inspire tant les memorialistes et adulateurs de notre psychodrame local.Consac rer auj ou rd fhui quelques minutes a ce survol invite a relativiser les choses.A redonner un sens aux mots banalises depuis trois mois par un emportement lyrique qui, dans trois mois encore, ne provoquera probablement plus que des sourires nostalgiques et attendris.¡¡¡ En Syrie, la brutalite nfest pas policiere, mais militaire.Elle nfutilise ni le gaz irritant ni le cheval de parade, mais la mitrailleuse lourde et le char dfassaut.Elle a fait 13 000 morts en moins de 15 mois.Pendant cette periode, la communaute internationale s fest montree tota lement impuissante a faire cesser ce bain de sang.Vendredi dernier, la determination du regime de Bachar al-Assad a demeurer en place sfest affichee dans toute son abjection.Quelque 108 civils, dont une cinquantaine dfenfants, ont ete massacres dans la ville de Houla (centre), lfevenement etant documente a la tele et sur le web par des images sordides.Hier, le mediateur designe, Kofi Annan, sfest dit á horrifie â, mais nfavait evidemment pas de solution a offrir.Le bourreau de Damas est soutenu a divers degres par Moscou, Pekin et Teheran.En Egypte, quel type de droite faudra-t-il conspuer lorsqufil sfagira de critiquer le pouvoir ?Chose sure, le premier tour de lfelection presidentielle a degage, en vue du second tour des 16 et 17 juin, deux candidats dont aucun ne vehicule lfimage du progres.Lfu n , Ahmad Cha f iq , est un ancien militaire qui a brievement ete premier ministre sous Moubarak .un lourd heritage dont il ne parvient pas a se distancer.Lfautre, Mohammed Morsi, est l fhomme des F reres musulmans et affirme qufil est temps de mettre en pratique le slogan de la fraternite voulant que á lfislam est la solution â.Prudent, il presente cette sorte dfenigme a laquelle nous ont habitues certains leaders issus des autres á printemps arabes â : quel niveau de proximite entre lfislam et lfEtat pronera-t-il ?Certains indices ne permettent pas de debordements dfoptimisme.Et les deux chambres du Parlement egyptien sont deja sous le controle des islamistes.En Indonesie, limiter la liberte dfexpression ne se fait pas par lfimposition de quelques regles aux manifestants, mais par la menace pure et simple.Lady Gaga a du renoncer a sfy produire comme prevu, dimanche prochain.Cer tes, on peut considerer la chanteuse comme la championne du á syndrome MTV â, c fest-a-dire de la provocation, generalement a teneur sexuelle, comme outil de vente.Mais cela ne change rien a lfaffaire.Devant le danger reel qui se profilait, le producteur de la tournee de Lady Gaga a du ceder aux menaces proferees par le Front des defenseurs de lfislam (7 millions de membres), en colere contre á le peche apporte par ce monstre destructeur de la morale â.Nul doute que les artistes, si chatouilleux en matiere de liberte dfexpression, protesteront (en portant un carre dec soie transparente ?) contre cette censure directe.Brutale.Fasciste, comme on le dit depuis trois mois a propos de tout et nfimporte quoi.Pendant ce tempsc cil se passe des choses graves en Syrie, en Egypte, en Indonesie.DEBATS@LAPRESSE.CA llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 18 L A P R E S S E M O N T R E A L M A R D I 2 9 M A I 2 0 1 2 POURNOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 VOUS AVEZ UNENOUVELLEÀNOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTREOPINION?forum@lapresse.ca RÉDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca Seule La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement PETITES ANNONCES 514.987.8363 ou 1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca DÉCÈS 514.285.6816 deces@lapresse.ca CARRIÈRES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca PUBLICITÉ 514.285.6931 Grâce à Jean Charest et cie, toute une génération de Québécois aura pris plaisir aux bienfaits de la marche.Agenda caché?Faut-il y voir un dessein machiavélique pour promouvoir la santé préventive et, du même coup, réduire les sommes faramineuses consacrées au budget de la santé ?Bravo! Lâchez pas ! \u2014 Laurier Trahan, Gatineau À BIEN Y PENSER DEBATS PIERRE CÉRÉ L\u2019auteur est porte-parole du Conseil national des chômeurs.Nous savions d e p u i s l e dépôt du budget Flaherty à la fin du mois de mars, et donc dans le cadre du projet de loi C-38, que le gouvernement conservateur avait l\u2019intention d\u2019abroger l\u2019article 27 de la loi de l\u2019assurance-emploi ayant trait à la définition de l\u2019emploi non convenable.Ce faisant, il bouleversait tout ce qui encadre et définit la relation de droits et d\u2019obligations entre le prestataire d\u2019assurance-emploi et la Commission.Ainsi, l\u2019emploi «non convenable» qu\u2019un prestataire pouvait refuser sans crainte de perdre «son chômage » deviendrait «convenable », et son refus entraînerait la perte des prestations.On nous annonçait du même coup qu\u2019une nouvelle définition serait inscrite aux règlements de l\u2019assurance-emploi, règlements qui ne nécessitent pas l\u2019approbation du Parlement.Nous avons l\u2019imagination fertile, je l\u2019avoue, mais jamais nous n\u2019aurions pu anticiper le projet déposé par la ministre des Ressources humaines, Diane Finley, le 24 mai, tant il relève d\u2019un esprit calculateur et pernicieux.Ainsi, on prévoit créer trois catégories de chômeurs, distinguant les «travailleurs de longue date » (ils ont cotisé 7 des 10 dernières années et perçu moins de 35 semaines de prestations), les «prestataires fréquents» et les «prestataires occasionnels » (peu d\u2019expérience de travail), l\u2019une et l\u2019autre de ces catégories ne disposant pas des mêmes droits et n\u2019étant pas soumises aux mêmes obligations.Les prestataires fréquents sont les premiers stigmatisés parce qu\u2019il ont déposé au moins trois demandes de chômage au cours des 5 dernières années ou reçu 60 semaines et plus de prestations.Ils ne disposeront plus, dorénavant, d\u2019aucun délai raisonnable pour chercher un emploi selon leur domaine d\u2019expérience, et ils devront dès la première semaine de chômage élargir leur recherche d\u2019emploi à tous les secteurs, être disposés à accepter un emploi à 80% de leur salaire et 70% à partir de la septième semaine ! La loi qui sera bientôt abrogée les aurait en partie protégés.Ce ne sera plus le cas.Ce faisant, 70 ans de jurisprudence s\u2019en vont à la poubelle.C\u2019est aux travailleurs saisonniers qu\u2019on s\u2019en prend tout particulièrement.Observons qu\u2019ils sont surtout concentrés dans l\u2019est du Canada, représentant 34% des prestataires d\u2019assurance-emploi au Québec, 46% au Nouveau- Brunswick, 51 % à Terre- Neuve, alors qu\u2019ils ne sont que 19% en Ontario, 14% en Colombie-Britannique et 9% en Alberta.C\u2019est comme si l\u2019Ouest déclarait la guerre à l\u2019Est en s\u2019en prenant nommément aux saisonniers.Cela sans parler de l\u2019abolition des projets-pilotes mis en place en 2004 et 2005 par Paul Martin (cinq semaines supplémentaires de prestations pour éviter le « trou noir », calcul du taux à partir des 14 meilleures semaines de travail) pour adoucir les effets les plus néfastes des compressions imposées quelques années plus tôt au régime d\u2019assurance-emploi.Ces projets- pilotes visaient les régions à haut taux de chômage, soit 6 des 12 régions administratives québécoises de l\u2019assuranceemploi.Non seulement ces régions reviennent à la situation d\u2019avant 2004, mais on y ajoute de nouveaux resserrements visant lesdits prestataires fréquents.Il y aura, à partir de 2013, des coupes massives de prestations visant les saisonniers, mais aussi tous les salariés qui ne travaillent pas à l\u2019année (employés de soutien et de garderie en milieu scolaire, chargés de cours, intermittents du monde du spectacle et du cinéma, etc.).Tout cela affectera à coup sûr leur vie familiale, mais aussi l\u2019économie locale et régionale.Rappelons une évidence : les prestations de chômage servent à payer les comptes et l\u2019épicerie.Quel sera le coût humain de ces mesures annoncées et celui sur l\u2019économie des régions et des provinces?Stigmatiser ceux d\u2019entre nous vivant dans des régions où l \u2019act ivité saisonnière domine les réalités économiques, leur en faire porter la responsabilité, les discriminer en créant une nouvelle sous-classe de chômeurs appelée « prestataires fréquents », pointer à statut précaire, relève non seulement d\u2019une mesquinerie sans nom, mais entraînera des conséquences très graves.En sontils conscients à Ottawa?Bien sûr que oui.La sous-classe de chômeurs Le gouvernement Harper stigmatise les prestataires fréquents C\u2019est comme si l\u2019Ouest déclarait la guerre à l\u2019Est en s\u2019en prenant nommément aux travailleurs saisonniers.VINCENT GELOSO L\u2019auteur est économiste et candidat au doctorat en histoire économique à la London School of Economics et se définit comme un anglophone qui a choisi d\u2019être un Québécois.Un texte plus long est publié par L\u2019Idée fédérale et accessible en ligne (www.ideefederale.ca).Depuis quelque temps, les appels à restreindre le nombre d\u2019immigrants admis annuellement au Québec au nom de la protection du fait français se sont intensifiés.Ces appels se fondent sur la croyance que la langue française serait menacée.Pourtant, rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité.En regardant les données des différents recensements compilées par Statistique Canada ainsi que celles de l\u2019Office québécois de la langue française, on peut voir que la connaissance du français chez les allophones est passée de 68,6% à 75,3% de 1991 à 2006.Au cours de la même période, leur connaissance de l\u2019anglais s\u2019est maintenue à 67,5%.On observe la même tendance du côté des anglophones, dont la connaissance du français s\u2019est hissée de 60,7% à 70,3%.Par ailleurs, lorsque les immigrants allophones décident d\u2019abandonner leur langue maternelle comme langue d\u2019usage, c\u2019est majoritairement au profit du français qu\u2019ils le font.Chez les immigrants arrivés entre 2001 et 2006, les trois quarts d\u2019entre eux choisissent le français lorsqu\u2019ils abandonnent leur langue maternelle.Cela explique pourquoi Statistique Canada estime qu\u2019en 2006, 24%des allophones du Québec utilisaient le français comme langue principale à la maison comparativement à seulement 21% pour l\u2019anglais.En outre, lorsqu\u2019ils ont le droit pour la première fois de choisir leur langue d\u2019enseignement au niveau collégial, les jeunes allophones choisissent majoritairement le français.Selon le Conseil supérieur de la langue française, 69% d\u2019entre eux ont choisi le français comme langue d\u2019enseignement en 2009 alors qu\u2019ils n\u2019étaient que 16% à le faire en 1981.Comment peut-on parler de crise du français au Québec alors que les allophones y sont de plus en plus nombreux à choisir le français au Québec?En choisissant le f rançais, les immigrants répond e n t no t amme n t à d e puissants incitatifs économiques.L\u2019économie du Québec s\u2019est très nettement francisée au cours des dernières décennies.Il suffit de considérer la proportion des entreprises détenues majoritai rement par des actionnaires francophones pour le constater.En 1961, seulement 47% de l\u2019ensemble des entreprises et 26% des entreprises du secteur financier étaient détenues majoritairement par des francophones.En 2003, ces proportions atteignaient respectivement 67% et 60%.Cette croissance du pouvoir économique des francophones s\u2019est traduite par une augmentation de l\u2019attrait économique de la langue française.Conformément à ce que prédit la littérature scientifique en économie, les immigrants qui acquièrent une meilleure connaissance de la langue prédominante de leur société d\u2019accueil augmentent considérablement leurs revenus.Depuis 1970, ce sont les francophones \u2013 autant bilingues qu\u2019unilingues \u2013 qui ont vu leurs revenus augmenter le plus.Les anglophones ont également vu leurs revenus augmenter, mais dans une moindre mesure que les francophones.En fait, tant chez les hommes que chez les femmes, ce sont les anglophones unilingues qui ont vu leurs revenus augmenter le moins.On ne peut donc nier l\u2019attrait économique croissant du français.C\u2019est cet attrait qui explique les progrès considérables du français tant auprès des allophones que des anglophones.Certes, il ne faut pas s\u2019attendre à ce que les immigrants allophones arrivés au Québec à l\u2019âge adulte abandonnent complètement leur langue maternelle.Celle-ci fait partie de leur identité personnelle.Toutefois, si ceux-ci ont quitté leur société d\u2019origine, c\u2019est d\u2019abord et avant tout pour améliorer leur sort ainsi que celui de leurs enfants.Ce sont ces meilleures perspectives économiques liées à la connaissance du français qui expliquent leur volonté d\u2019intégration croissante à leur société d\u2019accueil.Il faut donc cesser les campagnes de peur liées à l\u2019immigration.Le français n\u2019a jamais été en aussi solide position que maintenant au Québec.Plus solide que jamais Comment peut-on parler de crise du français au Québec alors que les allophones sont de plus en plus nombreux à le parler ?La croissance du pouvoir économique des francophones s\u2019est traduite par une augmentation de l\u2019attrait économique de la langue française.PHOTO BLAIR GABLE, REUTERS Nous avons l\u2019imagination fertile, je l\u2019avoue, mais jamais nous n\u2019aurions pu anticiper le projet déposé le 24 mai par la ministre des Ressources humaines, Diane Finley (photo), tant il relève d\u2019un esprit calculateur et pernicieux.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L M A R D I 2 9 M A I 2 0 1 2 A 19 Vous aimez travailler à votre façon et selon un horaire un peu différent des autres?Certains employeurs, à la recherche de compétences comme les vôtres, accepteraient que vous travailliez de la maison.Et le meilleur endroit pour les trouver, c\u2019est sur Workopolis.Pourquoi attendre?Commencez votre recherche dès aujourd\u2019hui et libérez-vous de votre carcan.workopolis.com/ouvrez Ouvrez la porte à une nouvelle façon de travailler."]
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