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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2012-08-02, Collections de BAnQ.

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[" ARTS www.lapresse.ca/arts YVES SCHAËFFNER NEWYORK «Pour ceux qui l\u2019ont oublié, je suis celui qui foutait des raclées aux enfoirés.» Il est 20 h 15 et Mike Tyson vient d\u2019entrer sur la scène du Longacre, un élégant théâtre de Broadway.Il n\u2019a pas fini sa phrase que la salle entière l\u2019ovationne comme s\u2019il avait envoyé Evander Holyfield au tapis.L\u2019ancien boxeur est visiblement en terrain conquis pour sa première new-yorkaise en ce mardi soir.Dans les premiers rangs, il y a ses amis rappeurs, 50 Cent et Kanye West, venus le soutenir.Au 36e balcon, il y a ses plus ardents partisans, qui ont cassé leur tirelire pour venir voir leur héros (les places valent de 85$ à 300$).Sauf qu\u2019un spectacle sur Broadway n\u2019a rien d\u2019un match de boxe.Zézayant quelque peu, l\u2019ancien champion poids lourd a l\u2019air d\u2019un poids plume sur scène.On se demande même comment il va pouvoir maintenir l\u2019intérêt des spectateurs pendant deux heures.Puis les premières images liées à sa vie apparaissent derrière lui sur un écran géant, notamment un gros plan de sa mère.C\u2019est la seule photo que l\u2019ex-boxeur possède d\u2019elle.«Je ne sais pas grandchose de ma mère, sauf qu\u2019elle buvait beaucoup», lâche Tyson.Sa mère était une prostituée.Son père était un pimp; il a plié bagage lorsque son fils avait 2 ans.Enfant grassouillet à la voix haut perchée, Mike Tyson n\u2019a pas tardé à devenir un dur à cuire de Brooklyn.À 13 ans, il avait déjà été arrêté à plus de 30 reprises! Mike Tyson et Spike Lee REUTERS MIKE TYSON SUR BROADWAY TOUJOURS AUSSI COMBATIF À mi-chemin entre le stand-up et l\u2019exercice de contrition publique, Undisputed Truth, le spectacle de Mike Tyson sur Broadway, se révèle tout à la fois troublant et fascinant.S\u2019il n\u2019est pas un grand conteur, l\u2019exboxeur a assurément une grande histoire entre les mains : la sienne.TÉLÉVISION RADIO-CANADA RÉCUPÈRE SOTCHI ET RIO MARCCASSIVI UNE CAMPAGNE SANS CULTURE ?PAGE 2 OSHEAGA UNSITE AGRANDI PAGE 6 PAGE 3 OSHEAGA Lisez notre dossier Osheaga à lapresse.ca/ osheaga Voir TYSON en page 2 MONTRÉAL JEUDI 2 AOÛT 2012 1 888 858-5258 MAGASINEZ EN LIGNE PARTOUT AU QUÉBEC CAPRIS,BERMUDAS ET POLOS 50% JUSQU\u2019À DE RABAIS À PARTIR DE 29,98$ 55$ POUR SOLDED\u2019ÉTÉ 2 ARTS Divers/Cité, la fête montréalaise de la diversité sexuelle, artistique, musicale et sociale, fête cette année son 20e anniversaire dans le Vieux- Port.Les activités débutent ce soir avec le spectacle 1, boulevard des rêves et s\u2019achèveront dimanche avec le Grand Bal.ÉRIC CLÉMENT Changement de décor pour Divers/Cité, mais même formule axée sur le plaisir et le défoulement en danse, musique et chansons.Le festival quitte la rue Berri (à cause de la reconfiguration de la gare d\u2019autocars) pour le quai Jacques-Cartier, qui accueille les réjouissances avec une technologie qui permettra de réduire le bruit pour les résidants du quartier.«Cette année, il y a énormément de danse, de performances à la Broadway et de gros événements de DJ house, dit Suzanne Girard, cofondatrice et directrice de Divers/Cité.Je pense que, cette année, on aura une plus grande mixité encore que les années précédentes.» Le spectacle 1, boulevard des rêves commence à 18h ce soir avec la DJ Sandy Duperval, qui chauffera l\u2019atmosphère avant le spectacle de 20h, au cours duquel se produiront Stefie Shock, Marie-Denise Pelletier, Alexandre Désilets, Johanne Blouin et une douzaine d\u2019autres artistes dans une sorte de cabaret à ciel ouvert.Demain, une soirée intitulée Apocalipstik se tiendra à partir de 18h.Animée par Val Desjardins, elle mettra en vedette Sarah Neufeld d\u2019Arcade Fire, qui se produira en solo, Fanny Bloom, le projet Foxtrott de Marie-Hélène L.Delorme, la formation torontoise Dirty Mags, une performance du collectif montréalais Glam Gam Productions et une autre du DJ B\u2019Ugo.Samedi, le Sunset Party commencera à 15 h avec la DJ Alyson Calagna, David Herrero et Hector Romero, suivi de l\u2019habituelle Mascara, la nuit des drags, un spectacle animé par Mado et ses Queens.Les amateurs de danse seront de retour sur le quai Jacques-Cartier dimanche à 14 h pour La grande danse, le plus grand rassemblement de musique house à ciel ouvert en Amérique du Nord.Puis, le Grand Bal clôturera les spectacles extérieurs gratuits de Divers/Cité avec Black Divas, Sandy Superval, DJ Abeille, le Boogie Wonder Band et TYP (The Young Professionals), duo i s raél ien formé du chanteur Ivri Lider et de Yonathan Goldstein, jeune producteur-compositeur.Info : www.diverscite.org 20E DIVERS/CITÉ DANS LE VIEUX-PORT Le gros party de la mixité PHOTO FOURNIE PAR DIVERS/CITÉ Demain, une soirée intitulée Apocalipstik, à laquelle participera Fanny Bloom, se tiendra à partir de 18h.L\u2019humoriste André Sauvé a dû annuler ses engagements des deux prochaines semaines pour cause de maladie.« Il est allé voir son médecin et celuici lui a demandé de se reposer pour les deux prochaines semaines.Il va bien, mais il doit faire une pause.On a annulé tout ce qu\u2019il faisait pendant cette période, et il sera remplacé », explique Véronique Trépanier, productrice de Juste pour rire d\u2019André Sauvé.C\u2019est donc Mario Jean qui le remplacera sur la scène du Festival de la Rouge de Mominingue, ce soir, alors que Laurent Paquin sera au Festivent de Lévis dimanche.\u2014 Stéphanie Vallet ANDRÉ SAUVÉ EN CONGÉ DE MALADIE POUR DEUX SEMAINES Le film français Un bonheur n\u2019arrive jamais seul de James Huth sera présenté en clôture du 36e Festival des films du monde (FFM), a annoncé l \u2019organisation hier.Le film met en vedette Sophie Marceau et Gad Elmaleh.Par ailleurs, le court métrage d \u2019animation MacPher son de Martine Chartrand, film relatant l\u2019amitié entre Félix Leclerc et l\u2019ingénieur- chimiste jamaïcain Frank Randolph MacPherson, sera projeté en première partie du film d\u2019ouverture le 23 août.Produite par Marc Ber trand et Marcel Jean pour l\u2019Office national du film (ONF), l\u2019oeuvre évoque la naissance de cette amitié interraciale au coeur d\u2019un pays d\u2019hiver.Le 36e FFM aura lieu du 23 août au 3 septembre.La programmation sera dévoilée mardi prochain.\u2014 La Presse UN BONHEUR N\u2019ARRIVE JAMAIS SEUL EN CLÔTURE FFM HUMOUR MARC CASSIVI CHRONIQUE Souvent présente, voire déterminante, dans les récentes campagnes électorales fédérales, la culture ne devrait pas jouer un rôle prépondérant dans la campagne provinciale qui s\u2019amorce.Entre les débats sur la corruption et la hausse des droits de scolarité, le milieu culturel ne s\u2019attend pas à ce que les questions de culture occupent beaucoup d\u2019espace médiatique au cours du prochain mois.Ce qui ne veut pas dire qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019enjeux culturels primordiaux auxquels devraient s\u2019intéresser les candidats des différents partis.Si les questions culturelles ne risquent guère d\u2019alimenter les débats en prévision du scrutin du 4 septembre, c\u2019est que les partis semblent s\u2019entendre sur l\u2019importance de la culture et du financement de la culture, peu importe les allégeances et la position des uns et des autres sur l\u2019échiquier politique.Alors que le gouvernement conservateur, qui ne cesse de sabrer les programmes culturels depuis qu\u2019il est au pouvoir, soulève régulièrement l\u2019ire de l\u2019ensemble des artistes et organismes culturels québécois, la campagne électorale actuelle n\u2019inquiète pas le milieu des arts outre mesure.Ce qui ne veut pas dire que tout est rose.«Au Québec, contrairement à bien d\u2019autres endroits dans le monde, il existe parmi les partis politiques un relatif consensus sur le fait qu\u2019il n\u2019est pas question de régler les problèmes budgétaires en s\u2019attaquant à la culture, remarque Simon Brault, président fondateur de Culture Montréal et vice-président du Conseil des arts du Canada.C\u2019est un consensus qui intéresse et étonne beaucoup les intervenants des forums internationaux auxquels je participe.» Simon Brault, qui a épluché les programmes des partis provinciaux en matière de culture, estime que les distinctions à faire entre les propositions du PLQ, du PQ, de la CAQ et de Québec solidaire restent ténues et s\u2019apprécient dans leurs nuances.« Il n\u2019y a pas de recul au Québec, contrairement au fédéral, dit-il.Tous les partis reconnaissent que les institutions et les instruments culturels sont importants.Il y a peu de variation dans leur discours sur la culture ou la langue.Ils pourraient se démarquer, par exemple, dans leur volonté et leur capacité de s\u2019éloigner d\u2019un discours affairiste et clientéliste.Le gouvernement actuel donne beaucoup d\u2019argent aux producteurs de grands festivals, mais néglige des questions moins glamour comme les ateliers d\u2019artistes.» C\u2019est dans le financement de la culture que les partis pourraient surtout se distinguer les uns des autres, croit aussi Solange Drouin, directrice générale de l\u2019ADISQ.«On a raison de parler d\u2019éducation et de santé, mais il faut aussi parler de culture, qui a aussi besoin d\u2019investissements importants, dit-elle.Si on n\u2019investissait pas dans le cinéma québécois et qu\u2019on se fiait aux règles du marché, on n\u2019aurait pas de cinématographie.Dans l\u2019industrie du livre ou de la musique, qui ne profite pas d\u2019un soutien aussi important, il va aussi falloir donner un coup de barre, entre autres dans l\u2019aide à la commercialisation, si on ne veut pas régresser de 30 ans.Protéger les acquis, ce n\u2019est pas suffisant.Il faut agir.» La culture ne sera sans doute pas un enjeu majeur de la campagne électorale qui se profile, mais pour qu\u2019elle ne soit pas complètement évacuée des débats, à quels enjeux les différents partis devraient-ils s\u2019intéresser ?À quoi s\u2019attendre du prochain gouvernement ?« On s\u2019attend à beaucoup de participation du Québec dans les enjeux fédéraux, dit Solange Drouin.Même s\u2019il s\u2019agit de questions de juridiction fédérale, il faut occuper le terrain.Il faut aussi se donner de nouveaux moyens collectifs de financement.» L\u2019éducation culturelle est aussi une question que Simon Brault aimerait voir apparaître dans le programme des différents partis.« C\u2019est un enjeu fondamental, croit le directeur de l\u2019École nationale de théâtre.Le Québec sera incapable de maintenir la fréquentation de sa production culturelle s\u2019il n\u2019y a pas d\u2019éducation en ce sens sur les bancs des écoles primaires et secondaires.Le public ne se renouvelle pas.Le Québec s\u2019illusionne s\u2019il croit qu\u2019un bon budget et un bon ministère sont suffisants pour assurer l\u2019avenir de notre culture.» Ce n\u2019est pas pour être cynique, mais je doute qu\u2019entre le crêpage de chignon des chefs et autres épluchettes de blé d\u2019Inde, on en arrive à discuter de telles questions.En espérant que j\u2019aie tort.Le poil à gratter Gore Vidal, mort mardi à 86 ans , fut l \u2019amant de Tennessee Williams et de Jack Kerouac, un ami des Kennedy et de Truman Capote, un romancier et un scénariste (entre autres du sulfureux Caligula), un aspirant politicien, un snob autoproclamé, un polémiste invétéré et un démocrate controversé, qui a dénoncé sans relâche l\u2019interventionnisme des États-Unis (même pendant la Deuxième Guerre mondiale).Un personnage qui a nourri sa légende, à force de jouer son rôle de poil à gratter.On en prendrait bien d\u2019autres comme lui.S Pour joindre notre chroniqueur : mcassivi@lapresse.ca Une campagne sans culture?Alors que le gouvernement conservateur soulève régulièrement l\u2019ire de l\u2019ensemble des artistes et organismes culturels québécois, la campagne électorale actuelle n\u2019inquiète pas le milieu des arts outre mesure.Ce qui ne veut pas dire que tout est rose.PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE L\u2019humoriste André Sauvé À défaut d\u2019être spectaculaire, son show, mis en scène par Spike Lee, table sur la franchise.Le boxeur s\u2019y dévoile sans artifice.Il touche à tout : ses hauts, ses bas, sa jeunesse, ses trois mariages, sa condamnation pour viol, la cocaïne, les prostituées, sa conversion à l\u2019islam, la mort de sa fille.Sa vie est assurément un tourbillon dans lequel il est difficile de ne pas se laisser emporter.Surtout, l\u2019ex-boxeur se présente comme un comeback kid, un repenti.Il est après tout un végétalien qui essaie de devenir un bon père de famille pour les sept enfants qui lui reste.S \u2019 i l c abot i ne, i l s a i t aussi se montrer émouvant.Particulièrement quand il parle de la mort de sa fille, Exodus, ou de son mentor, l \u2019entraîneur de boxe Cus D\u2019Amato, qui l\u2019a pris sous son aile, ado, et lui a permis de devenir le plus jeune champion poids lourd de l\u2019histoire.Ce deuxième «père », Blanc et ronchonneur, l\u2019ex-boxeur le porte visiblement dans son coeur.Ce qui n\u2019est évidemment pas le cas de tout le monde.Il ridiculise ainsi avec un plaisir évident son ex-promoteur, Don King, ou son exfemme, l\u2019actrice Robin Givens.«Je suis sûr qu\u2019elle va trouver un moyen de relancer sa carrière grâce à mon spectacle sur Broadway», dit-il, hilare.Écrit par sa femme actuelle, Kiki Tyson, ce spectacle présenté pour 12 soirs seulement ne marque sans doute pas la naissance d\u2019un grand acteur, mais il révèle assurément que le grand boxeur n\u2019a rien perdu de sa combativité.Toujours aussi combatif TYSON suite de la page 1 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 2 A O Û T 2 0 1 2 ARTS ALEXANDRE VIGNEAULT Patrick Stewart et William Shatner, figures emblématiques de l\u2019univers de Star Trek, partageront la même scène lors du Comiccon de Montréal.Ils dominent une longue liste d\u2019acteurs, d\u2019auteurs et de dessinateurs, parmi lesquels se trouvent également Mike Mignola (Hellboy), Jean-Pierre Talbot (le Tintin original) et une partie de la distribution de Being Human, série fantastique tournée à Montréal.Ce sa lon de la f ic tion de genre \u2013 science-fiction, horreur, fantastique, etc.\u2013, calqué sur des événements similaires tenus depuis des années aux États-Unis, en est à sa quatrième présentation à Montréal.Sa croissance va bon train, puisque le Comiccon de Montréal passe de la Place Bonaventure au Palais des congrès pour l\u2019édition 2012, qui se tiendra du 14 au 16 septembre.Star Trek est à l\u2019honneur en cette année marquée par le 25e anniversaire de Star Trek : The Next Generation.En plus des interprètes des capitaines Kirk et Jean-Luc Picard, le Commiccon recevra également Brent Spiner (androïde Dat a ) e t Wil l Wheat o n (Wesley Crusher).Dans un tout autre registre, soulignons aussi la présence de Malcolm McDowell, le terrible Alex d\u2019Orange mécanique, qui fut également le non moins terrifiant Caligula de Tinto Brass.C omme t o u t e C o m i c Convention qui se respecte, le salon montréalais recevra un bon nombre de dessinateurs de superhéros, dont George Perez.Quelques auteurs de bandes dessinées francophones seront aussi de la partie tels Michel Rabagliati (Paul), Réal Gobout et Pierre Fournier (Red Ketchup), ainsi que François Lapierre et Patrick Boutin-Gagné (pour La bête du lac).La websérie québécoise La Reine rouge sera représentée par Patrick Senécal, la comédienne Véronique Tremblay et le maquilleur d\u2019effets spéciaux Rémy Couture, en attente d\u2019un procès pour diffusion de matériel obscène sur son site Inner Depravity.Parmi les curiosités, signalons un volet consacré à la culture steampunk \u2013 une forme de rétro futurisme marquée par l\u2019esthétique victorienne \u2013 et la présence de quelques véhicules célèbres : la Batmobile du Batman de Tim Burton, le Gran Torino de Starksky&Hutch et la «mystérieuse machine» de la série Scooby Doo.COMICCON DE MONTRÉAL Kirk et Picard à bord Ce dossier traînait depuis très longtemps déjà et il a enfin été classé hier : Radio-Canada rapatrie sur ses ondes les Jeux d\u2019hiver de Sotchi en 2014 et ceux d\u2019été de Rio de Janeiro en 2016.La SRC a présenté ses dernières olympiades à Pékin en 2008 pour perdre ensuite Vancouver (2010) et Londres (2012) au profit de l\u2019alliance formée par V et RDS.«Nous avons toujours un peu gardé la fièvre olympique », glisse François Messier, directeur des sports de Radio-Canada.En tant qu\u2019actionnaire majoritaire, pour employer une image du monde des affaires, Radio- Canada orchestrera les deux prochaines couvertures olympiques.«Nous sommes les seuls signataires au bas du contrat», rappelle François Messier.Toutefois, la SRC s\u2019associera inévitablement à une autre chaîne pour partager les coûts astronomiques exigés par le Comité international olympique (CIO) pour la retransmission des compétitions.«Du côté français, on pourrait penser que RDS se situe sur la liste.Et peut-être TVA Sports.Je reste ouvert à l\u2019idée », souligne François Messier.Hier, TVA n\u2019a pas répondu à nos courriels et RDS s\u2019est dit prêt à collaborer avec Radio- Canada, comme dans le bon vieux temps.Car entre 2000 et 2008, Radio-Canada a codiffusé cinq Jeux olympiques avec RDS.Mais comme la SRC payait plus cher, elle hébergeait bien sûr les épreuves les plus populaires à son antenne, RDS héritant souvent des sports plus marginaux (restons polis).Ce scénario risque donc de se répéter en 2014 et en 2016.L\u2019argent, comme toujours, a été au coeur des longues et pénibles discussions entre le CIO et les diffuseurs canadiens.À l\u2019automne 2011, Radio-Canada et Bell Média (TSN, CTV et RDS) ont d\u2019abord formé une alliance dans le but d\u2019obtenir conjointement Sotchi et Rio.Ils ont déposé deux offres, que le CIO a jugées trop basses.L\u2019offre globale du consortium Radio-Canada-Bell a été évaluée à 70 millions pour Sotchi et Rio, soit 20 millions de moins que pour les deux derniers Jeux ayant été organisés à l\u2019extérieur du Canada: Turin (28 millions) et Londres (63 millions).Quand les Jeux se déroulent au pays, la facture pour les chaînes canadiennes explose : les droits de Vancouver ont coûté 90 millions.Le 25 juin dernier, après les deux refus, l\u2019alliance entre Radio-Canada et Bell a été dissoute.La SRC, faisant désormais cavalier seul, a soumis une proposition plus généreuse, dont le montant n\u2019a pas été dévoilé publiquement, qui a finalement été accueillie par le CIO.à 18 mois de la cérémonie d\u2019ouverture de Sotchi, une station balnéaire sur la mer Noire, en Russie.«Nous sommes en retard sur l\u2019échéancier normal», concède François Messier, de Radio-Canada.Au Québec, Bell Média n\u2019aurait pas pu décrocher les droits de diffusion de 2014 et 2016 en solo, car le groupe ne possède pas de chaîne généraliste, une des conditions fixées par le CIO pour mettre le grappin sur les Jeux.Et comme V ne veut plus rien savoir de loger du sport à son antenne, la chaîne spécialisée RDS s\u2019est retrouvée le bec à l\u2019eau.Regardez ce qui se passe présentement avec Londres : V ne fa it que prêter ses ondes à RDS, qui les remplit avec ses chefs d\u2019antenne et ses contenus.C\u2019est absurde comme situation.Le retour des Jeux olympiques à Radio-Canada arrive à un bien drôle de moment.En avril, la SRC a torpillé son projet de chaîne sportive spécialisée, semblable à TVA Sports.Même si la licence d\u2019exploitation est val ide jusqu\u2019en juin 2013, pas question de relancer cette opération.Pour l\u2019instant, du moins.Et depuis quelques années, le budget alloué au module des sports ne cesse de ratatiner, et la société d\u2019État a perdu des marques sportives importantes comme les droits sur les matchs de l\u2019Impact.Pour Sotchi, un point crucial reste toujours à éclaircir.Les vedettes de la Ligue nationale de hockey (LNH) pou rront- el les y j ouer ?Cette participation aux Jeux olympiques fera partie de la négociation du contrat de travail entre les joueurs professionnels et la LNH, qui expire en septembre.Sans les vedettes de la LNH, Radio-Canada risque de perdre de gros commanditaires pour ses matchs de hockey olympiques.«Ça fait partie du calcul des risques », rappelle François Messier.Sonne la cloche à RDS Non, il ne s\u2019agit pas des cloches du hameau ou de celles qui ramènent la jeune Maria au couvent dans La mélodie du bonheur.Nous entendons bien des sons de cloches pendant des épreuves disputées à l\u2019intérieur comme le plongeon, la natation et la gymnastique.Non, votre téléviseur n\u2019est pas détraqué et vous n\u2019êtes pas victime d\u2019acouphènes.Tout ça est bien réel.Ces bruits de cloche se mêlent aux applaudissements de la foule et grondent longtemps en arrière-plan.D\u2019où viennent-i ls ?RDS n\u2019a pas fourni d\u2019explications hier.Selon un lecteur connaisseur en audiovisuel, il s\u2019agirait «d\u2019un effet sonore de déphasage dû aux nombreux micros insta llés à différents endroits dans les amphithéâtres ».C\u2019est désagréable, certes, mais ce ne sera jamais aussi agressant que les vuvuzelas en Afrique du Sud, il y a deux ans.Les trompettes du diable hurlaient systématiquement pendant chacun des matchs de la Coupe du monde de soccer.Insupportable.Radio-Canada récupère les Jeux de Sotchi et de Rio HUGO DUMAS CHRONIQUE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 2 A O Û T 2 0 1 2 A R T S 3 À L\u2019AFFICHE DÈS LE 17 AOÛT VERSION FRANÇAISE QUÉBÉCOISE CE N'EST PAS EN ÉTANT NORMAL QU'ON DEVIENT UN HÉROS.Émilien Néron Alexis Plante Catherine Brunet Jean-Carl Boucher Mitsou Gélinas et Éric Salvail l\u2019un des 50 LAISSEZ-PASSER QUADRUPLES pour LA PREMIÈRE DU FILM EN PRÉSENCE DES VOIX QUÉBÉCOISES au cinéma StarCité Montréal, le lundi 13 août, à 19 h.Pour participer, visitez le vivafilm.com et inscrivez l\u2019indice: HÉROS Ce concours est publié dans La Presse du 2 au 4 août.Le tirage au hasard aura lieu le 6 août.Les 50 gagnants recevront un laissez-passer quadruple par la poste.Valeur totale des prix offerts: 2000$.Règlement disponible chez AllianceVivafilm.vous offre la chance de GAGNER ÉMILIE CÔTÉ La superficie du site d\u2019Osheaga augmente du tiers cette année, au parc Jean-Drapeau.Et au terme de notre visite des lieux, hier, on peut conclure que l\u2019événement entre officiellement dans les ligues majeures des festivals de musique nord-américains.«On attend 40 000 personnes par jour et on veut s\u2019assurer que les gens aient une bonne expérience », indique Jacques Aubé, viceprésident exécutif et directeur général du promoteur evenko.Osheaga annonce déj à une foule record de plus de 100 000 personnes pour les trois jours du festival, de vendredi à dimanche (contre 81 000 spectateurs l\u2019an dernier).« Il fallait penser plus grand, souligne Nick Farkas, vice-président aux concerts et événements.Il reste à peine 1500 billets pour le vendredi.Ce sera la première journée sold-out d\u2019Osheaga.» Le promoteur evenko a apporté plusieurs modifications au site : deux portes d\u2019entrée au lieu d\u2019une, un coin aménagé pour les enfants et le déménagement de la scène verte et de la scène des arbres dans de nouveaux lieux plus vastes.La scène électronique investit l\u2019ancien espace de la scène verte, libérant ainsi les alentours de la statue de Calder, où seront installées des tables à pique-nique pour que les gens puissent relaxer au bord de l\u2019eau.Hier, près de 350 ouvriers s\u2019activaient sur le site, où l\u2019aménagement des installations était terminé aux deux tiers.« Je vous garantis que vendredi midi, tout sera prêt », a expliqué Patrick Fortaich, directeur de la production chez evenko.Plusieurs fois durant la visite du nouveau site, les gens d\u2019evenko ont parlé de « l\u2019expérience du festivalier ».Quand les spectateurs circulent ou attendent, leurs désirs doivent être comblés, avec de multiples aires de repos et de flânage.L\u2019espace servant de carrefour entre les scènes principales et secondaires a été réaménagé pour favoriser la circulation d\u2019un plus grand f lot de personnes.« On a agrandi l\u2019espace en bâtissant des plateformes sur l\u2019eau pour les concessions », explique Patrick Fortaich.Scènes secondaires bonifiées Les changements les plus impressionnants concernent les deux scènes secondaires.qui n\u2019ont justement plus rien de secondaire ! L\u2019ancien terrain de la scène des arbres est transformé en village des arts, alors que deux ponts de cinq mètres de hauteur permettent de se rendre à la scène des arbres et à la scène verte.Cette dernière a maintenant une capacité de 10 000 personnes, sur un terrain vert qui s\u2019étend des gradins permanents du parc Jean-Drapeau au bord de l\u2019eau, avec le pont Jacques-Cartier comme décor.Magnifique.Loin des scènes principales ?Quelque peu.« Dix minutes », dit evenko.Avec la circulation, on verra si cet te est imat ion t ient la route.ARTS D\u2019APRÈS AFP ET AP LOS ANGELES \u2014 L\u2019homme de lettres Gore Vidal est mort mardi des suites d\u2019une pneumonie à son domicile de Los Angeles.Il était âgé de 86 ans.Auteur de romans, de pièces de théâtre et d\u2019essais, Gore Vidal était une célébrité audelà de ses oeuvres littéraires, en raison de ses prises de position tranchées, que ce soit sur la politique, la religion ou le sexe.Connu pou r s e s suc - cès comme Bur r et Myra Breckenridge, Gore Vidal a évoqué ouvertement l\u2019homosexualité dès ses premiers livres, notamment dans Un garçon près de la rivière, publié en 1948.«À la fin de sa vie, M.Vidal [.] se tenait pour le dernier représentant d\u2019une espèce, et il avait sans doute raison », note le New York Times dans sa nécrologie.Ami des Kennedy Fils d\u2019un officier de l\u2019armée de l\u2019air américaine, Eugene Luther Gore Vidal naît le 13 octobre 1925 à l\u2019Académie militaire de West Point dans une famille patricienne.Après le divorce de ses parents, sa mère se remarie avec Hugh Auchincloss, qui épousera ensuite la mère de Jackie Kennedy.Gore Vidal deviendra l\u2019ami intime du président Kennedy et de sa famille.En 1948, il choque la critique américaine avec son troisième roman, Un garçon près de la rivière, qui aborde le thème de l\u2019homosexualité.Vidal, qui vivra en Italie avec Tennessee Williams et aura l\u2019écrivain Jack Kerouac comme amant , s \u2019insurge cont re le conservat isme moral.L\u2019identité sexuelle sera à nouveau le thème de son roman Myra Breckinridge (1968).Auteur de 25 romans, inspirés de l\u2019histoire et de la vie politique américaines (Burr, Lincoln, 1876) ou satiriques (Kalki, Duluth), Gore Vidal signe aussi nombre d\u2019essais, de pièces de théâtre et de scénarios de films (Soudain l\u2019été dernier, Ben-Hur), en plus d\u2019une autobiographie remarquée, Palimpseste.Mort de Gore Vidal, enfant terrible des lettres américaines CLAUDE GINGRAS CRITIQUE Le seu l défaut du pro - gramme Beethoven de Stewart Goodyear mardi soi r, au Festival de Lanaudière, est qu\u2019il était trop court .Un tour d\u2019horloge d\u2019à peine plus d\u2019une heure renfermait, à la fois, le mot de bienvenue, les trois sonates annoncées, les applaudissements, l\u2019entracte et le rappel.Tellement court, ce programme, qu\u2019une dame m\u2019a demandé, en sortant, si le pianiste avait joué l\u2019Appassionata au complet ! Oui, madame.Il a même fait la longue reprise au finale.Mais t rès court quand même, ce récital : à 21 h 10, tout était fini.Ce programme, le deuxième que S tewa r t Goodye a r consacrait aux sonates de Beethoven, ne comportait que les opus 54, 57 et 79, qui datent de la période 1804-09.Les sonates jouées la veille datent aussi de cette période.Explication du Festival : les oeuvres de Beethoven programmées cet été ont toutes été puisées à cette période.C\u2019est une décision sans doute valable.Une décision plus valable encore, à mon sens, eût été d\u2019inclure à chaque programme de M.Goodyear l\u2019une des ultimes sonates (opus 101 à 111), dont il a signé un enregistrement exceptionnel.Ce choix eût produit des programmes plus variés, plus substantiels et, surtout, plus longs.L\u2019enregistrement en question marque d\u2019ailleurs le début d\u2019une intégrale des 32 sonates réalisée par le pianiste torontois de 34 ans pour la petite marque canadienne Marquis.L\u2019intégrale est terminée et sortira en coffret le 11 septembre.Stewart Goodyear vient de réaliser un exploit digne du Guinness Book of Records : le 9 juin, à Toronto, il jouait en une seule journée les 32 sonates, soit 10 heures de musique.Mardi soir, à Lavaltrie, c\u2019est un autre genre d\u2019exploit qu\u2019il a accompli : renouveler l\u2019écoute d\u2019oeuvres aussi familières que l\u2019Appassionata.Penché sur son clavier et bougeant à peine, le petit homme à la peau noire et aux grands yeux d\u2019enfant étonné s\u2019engage dans l\u2019acte musical avec l\u2019énergie d\u2019un possédé.La réverbération du lieu n\u2019affecte que les toutes premières minutes, le pianiste ayant immédiatement sondé le terrain et ajusté sa sonorité en conséquence.La technique est éblouissante et la vélocité des deux mains sur le même dessin mélodique souligne sans cesse le drame musical.Mais ce qui distingue d\u2019abord le jeu, c\u2019est la force inhabituelle de la main gauche, qui provoque un dialogue extrêmement stimulant entre ce qui est écrit en clé de sol et ce qui est écrit en clé de fa.La basse est rageuse, l\u2019aigu éclate comme un cri.Pourtant, Stewart Goodyear ne change rien au texte : il en fait simplement ressortir des éléments qui, il faut bien le dire, échappent à la plupart des pianistes.Un vent de folie traverse les mouvements rapides ; en même temps, le calme des mouvements lents n\u2019est jamais sacrifié.Rappelé par l \u2019auditoi re debout, le pianiste se glisse dans le premier mouvement de la célèbre Clair de lune, terminant sur un soupir, comme s\u2019il allait jouer le mouvement suivant.L\u2019enregistrement des dernières sonates m\u2019avait impressionné au plus haut point.J\u2019aurais pu parler alors de pianiste génial car cet absolu, ce récital me l\u2019a révélé.J\u2019irai plus loin : Stewart Goodyear m\u2019apparaît comme le successeur d\u2019Anton Kuerti au panthéon canadien des grands interprètes de Beethoven.STEWART GOODYEAR, pianiste.Mardi soir, église de Lavaltrie.Dans le cadre du 35e Festival de Lanaudière.Programme consacré à Ludwig van Beethoven: Sonate no 22, en fa majeur, op.54 (1804) Sonate no 25, en sol majeur, op.79 (1809) Sonate no 23, en fa mineur, op.57 (Appassionata) (1804-05) Stewart Goodyear : génial MUSIQUE/ festival Osheaga Les organisateurs voient plus grand PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE Le promoteur d\u2019Osheaga a apporté plusieurs modifications au site : deux portes d\u2019entrée au lieu d\u2019une, un coin aménagé pour les enfants et le déménagement de la scène verte et de la scène des arbres dans de nouveaux lieux plus vastes.«On encourage les gens à utiliser le métro, indique Jacques Aubé.On s\u2019est assuré que la STM comprenne l\u2019ampleur d\u2019Osheaga cette année.» Pour éviter les files d\u2019attente, il est possible de récupérer ses billets d\u2019avance à la billetterie du Centre Bell.L\u2019application mobile permet aussi de connaître tous les groupes à l\u2019affiche et comprend un plan du nouveau site.Pour les trois jours du festival, les portes ouvriront à midi et fermeront à 23h.Les soirées se poursuivront en musique au Belmont, au Corona, à la Sala Rossa ou au Corona.INFOS PRATIQUES GALERIE DE PHOTOS Ne manquez pas notre galerie de photos du site d\u2019Osheaga à www.lapresse.ca LAPRESSE.CA llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 2 A O Û T 2 0 1 2 HERBY DANS LES COULISSES HERBY MOREAU SHOWBUSINESS MARIO CANTONE: AU GESÙ AVANT BROADWAY Le public de Just for Laughs a pu voir en avant-première au Gesù le spectacle que Mario Cantone présentera dans quelques mois sur Broadway.Bien connu pour son rôle de meilleur ami gai dans Sex and the City, l\u2019humoriste, qu\u2019on voit ici tout juste sorti de scène, est aux côtés de Jerry Dixon, son directeur musical, avec qui il s\u2019est marié en octobre dernier après 20 ans de vie commune.Depuis que je suis sorti de la première du film Liverpool, lundi soir à l\u2019Impérial, j\u2019ai dans la tête la chanson titre du film.Aviez-vous, tout comme moi, oublié qu\u2019avant de devenir un long métrage de Manon Briand, Liverpool a été un succès interprété par Renée Martel dans les années 60 ?Près de 50 ans plus tard, la réalisatrice a choisi de rythmer sa comédie dramatique de ce petit air rétro.Et pour son retour derrière la caméra, 10 ans après La turbulence des fluides, Manon Briand nous présente un film 2.0 où les réseaux sociaux occupent une place de choix.Espérons que, malgré le beau temps et les Jeux Olympiques, elle réussira à faire déplacer les foules comme dans la scène finale de son film, qui rappelle les manifestations du printemps dernier.« I l y a 10 ans, la mode était de nourrir son Tamagotchi ; aujourd\u2019hui, on alimente son compte Facebook », constate la réalisatrice, qui espère séduire une nouvelle génération de cinéphiles avec son film, en salle demain.PREMIÈRE DE LIVERPOOL À L\u2019IMPÉRIAL: AMBIANCE RÉTRO ET 2.0 La chimie opère vraiment entre Stéphanie Lapointe et Charles-Alexandre Dubé, qui donne, dans Liverpool, une performance plus que convaincante pour son premier rôle au cinéma depuis sa sortie du Conservatoire.LES NOUVEAUX MARIÉS LOUIS MORISSETTE ET VÉRONIQUE CLOUTIER: «Louis avait oublié son alliance à la maison.J\u2019avais donc pour mission de la lui apporter sur le tapis rouge», m\u2019a révélé Véronique Cloutier, qui interrompait ses vacances pour venir encourager celui qu\u2019elle peut enfin appeler son mari.SORTIE DE FAMILLE: Roger Frappier, producteur de Liverpool, entouré de sa conjointe Caroline Dumas (à gauche) et de sa fille Félize Frappier (à droite), ici aux côtés de son conjoint, le réalisateur Philippe Falardeau.Pascale Hébert, vice-présidente et directrice générale de Remstar (distributeur de Liverpool), accompagnée de son conjoint, le cinéaste Charles Binamé.Sur le tapis rouge avec les comédiennes Magalie Lépine-Blondeau et Julie Gayet, de passage au Québec pour le tournage de L\u2019autre maison, premier long métrage de fiction de Mathieu Roy (Surviving Progress).Chef vedette au petit écran, Giovanni Apollo, ici aux côtés de la réalisatrice Manon Briand, fait ses débuts au cinéma dans le rôle d\u2019un mafieux coloré qui n\u2019hésite pas à se mettre à nu (ou presque) en «Speedo Leopard » dans unescène du film.Malgré leur carrière impressionnante au théâtre et à la télévision, Gilles Renaud et sa conjointe Louise Turcot m\u2019ont révélé que c\u2019est dans Liverpool qu\u2019ils partagent pour la première fois une scène au cinéma.« J\u2019ai vu en Louis Morissette des traits du personnage de David : fragilité et arrogance », a confié Manon Briand sur le tapis rouge de Liverpool.Le comédien s\u2019est d\u2019abord présenté avec l\u2019équipe du film, puis a refait le tapis rouge au bras de sa femme, Véronique Cloutier.Mahée Paiement, coanimatrice d\u2019Et que ça saute ! à l\u2019antenne de V, accompagnée de son conjoint, était venue découvrir les talents d\u2019acteur de son collègue, le chef Giovanni Apollo.Annie Horth, styliste de Céline, de Véronic DiCaire et de Julie Snyder, accompagnée ici d\u2019Alexandre de Bellefeuille, était venue applaudir Mario Cantone, dont elle est une grande fan.PHOTOS COURTOISIE JUST FOR LAUGHS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 2 A O Û T 2 0 1 2 "]
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