La presse, 13 septembre 2012, Z. Santé
[" www.lapresse.ca/sante SANTE COMPRIMÉS MATHIEU PERREAULT OBÉSITÉ Une tuile pour les césariennes Un bébé qui naît par césarienne risque deux fois de souffrir d\u2019obésité, selon une étude de l\u2019Université Harvard.Le risque d\u2019être obèse à 3 ans passe de 7,5% pour un enfant né par voie vaginale à 16% pour une naissance par césarienne.La raison serait le transfert, lors d\u2019une naissance vaginale, de bactéries qui aident à la formation de la flore du système digestif du bébé.L\u2019étude, qui portait sur 1255 naissances, est particulièrement importante à cause de la hausse du nombre de césariennes, qui sont passées de 13% à 24% des naissances au Québec depuis 1996.ÉTUDE AUSTRALIENNE Ménopause hâtive pour fumeuses La ménopause des fumeuses peut survenir d\u2019un à trois ans plus tôt, selon une étude australienne.Les femmes n\u2019ayant jamais fumé y arrivaient en moyenne à 49 ans, contre 46 ans pour celles qui avaient commencé avant 14 ans, n\u2019avaient jamais arrêté et fumaient plus de 20 cigarettes par jour.Les chercheurs de l\u2019Université de Queensland ont suivi plus de 3000 femmes pendant 21 ans.CARIES L\u2019acidité du lait de soya Le lait de soya pourrait donner plus de caries que le lait de vache, selon une nouvelle étude australienne.Les dentistes de l\u2019Université de Melbourne ont comparé la production d\u2019acides par des bactéries présentes dans la bouche, en éprouvette.La production d\u2019acides, qui favorisent l\u2019apparition de caries, était de trois à s i x f o i s plus importante quand les bactéries étaient nourries au lait de soya.Des coureurs se dévoilent PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE Le 23 septembre, le marathon de Montréal accueillera plus de 27 000 coureurs, qui prendront le départ de l\u2019une ou l\u2019autre des épreuves.Qui sont ces coureurs et qu\u2019est-ce qui les fait avancer, foulée après foulée ?Dix d\u2019entre eux se racontent et posent pour nous, avant et après l\u2019effort.Sueur, rougeurs et bonheur, c\u2019est un peu ça, la course à pied.REPORTAGE EN PAGES 2 ET 3.PHOTO.COM DRECHANTALGUIMONT LA SAISON DES RHUMES BALLON-CHASSEUR ON JOUE POUR LA FORME! PAGE 6 JEAN-MARIE LAPOINTE L\u2019ENTRAÎNEMENT PAR LE BATEAU-DRAGON PAGE 4 PAGE 4 Santé des grands et des tout-petits, mise en forme, alimentation NOUVEAU CAHIER et conseils d\u2019experts.À lire tous les jeudis.CHANTALGUIMONT ENFANTS La santé des petits vous préoccupe ?Consultez toutes nos nouvelles sur la santé des enfants au www.lapresse.ca/enfants MONTRÉAL JEUDI 13 SEPTEMBRE 2012 Je prends en main.Dossiers Renouvellements Rappels Inscrivez-vous en succursale ou sur Brunet.ca. SANTÉ À une dizaine de jours du marathon de Montréal, les coureurs, fébriles, mettent la touche finale à leur entraînement.Pendant des mois, ils ont couru à l\u2019aube ou à la nuit tombée.Ils sont sortis dans la neige ou sous la pluie.Ils ont souffert tantôt de courbatures, tantôt de découragement.Ils n\u2019ont pas lâché.Afin de célébrer l\u2019effort \u2013 mais aussi le plaisir de courir ! \u2013, nous avons demandé à 10 coureurs, qui participeront aux diverses épreuves du marathon, de poser pour nous.Inspirés d\u2019une série de portraits réalisée par le photographe français Sacha Goldberger, nous les avons photographiés avant une séance de course et immédiatement après.On a ainsi pu capter, sur le vif, ce fascinant mélange d\u2019épuisement, de satisfaction et de bienêtre que procure la course à pied.COORDINATION ET TEXTES : SOPHIE ALLARD PHOTOS: ANDRÉ PICHETTE 1 «Il y a quelques mois, j\u2019en ai eu marre d\u2019être obèse.J\u2019avais de la misère à courir 3 minutes, j\u2019étais inactif total.Je me suis mis à courir et j\u2019ai perdu 58 livres depuis.Faire une course était un rêve, mais c\u2019était inatteignable.Je suis maintenant en forme, je cours une heure par jour et, quand j\u2019arrête trop longtemps, j\u2019ai des impatiences dans les jambes.C\u2019est un besoin.Courir 21,1 km sera pour moi le summum, un rêve concrétisé.» 2 «L\u2019an dernier, je regardais le marathon, cigarette à la main.Quand je courrai dimanche prochain, cela fera un an, jour pour jour, que j\u2019ai cessé de fumer.J\u2019ai fait une croix sur la cigarette pour courir.Plus je courais, moins je fumais, et ça me gonflait de fierté.Je suis devenue non fumeuse et accro à la course.Je suis sortie de ma zone de confort.Ça me donne beaucoup d\u2019énergie, un sentiment de liberté et d\u2019accomplissement.» 3 «Depuis que ma fille a 3 ans, nous courons le p\u2019tit marathon (1 km) ensemble.C\u2019est un événement annuel auquel elle tient beaucoup, déjà une tradition.Ça tisse un lien et ça incite à adopter de bonnes habitudes de vie.Donc, on s\u2019entraîne et on court.Mes parents nous encouragent et on se réunit après pour un pique-nique familial.» 4 «À 16 ans, j\u2019étais en pleine forme, aucune complication de santé.Je rêvais de courir un marathon et je ne l\u2019ai pas fait.Aujourd\u2019hui, je suis diabétique de type 1, j\u2019ai été diagnostiqué à 25 ans, et je suis porteur d\u2019une pompe à insuline 24heures par jour.Je cours depuis plus de deux ans.Ma condition apporte plusieurs défis à mon entraînement, ça demande plus d\u2019ajustements des doses d\u2019insuline selon la durée et l\u2019intensité.Je défie le diabète.Je minimise les risques de complications futures.Plus que tout, je montre à mes filles que, dans la vie, tout est une question de volonté et d\u2019attitude.» 5 «Je cours depuis trois ans et je suis mentor bénévole pour Étudiants dans la course, qui parraine des jeunes de 16 et 17 ans issus de milieux « à risques » dans la préparation du marathon de Montréal.Je veux transmettre ma passion pour la course, en donnant de bonnes valeurs, qu\u2019ils viennent à se dépasser eux-mêmes, à être assidus à l\u2019entraînement, à acquérir une confiance en eux.C\u2019est merveilleux, on voit une évolution incroyable dans l\u2019attitude des jeunes.Ils sont plus extravertis, motivés, souriants.» APPEL À TOUS Pour réaliser ce photoreportage, nous avons lancé un appel à tous sur LaPresse.ca.Nous avons reçu plusieurs centaines de candidatures en 48 heures.Nous remercions toutes les personnes qui ont pris le temps de nous écrire.Notre sélection a été faite selon divers critères : disponibilité, diversité et, au final, un brin de hasard.Nous remercions, bien entendu, les coureurs qui ont accepté de jouer le jeu et qui ont osé se révéler.au naturel.Nous souhaitons à tous une bonne course ! 1 SIMON ST-GERMAIN, 30 ans Directeur de comptes publicitaires 21,1km 2 GENEVIÈVE BUJOLD, 34 ans Interprète en langue des signes, mère de 2 enfants de 11 et 8 ans 3 MICHEL BELVAL, 36 ans, ET CATHERINE, 7 ans Spécialiste en acquisition de talents 21,1km 1km 4 PATRICK FORGET, 42 ans Cadre commercial, père de 2 ados de 16 et 14 ans 21,1km 5 FRANÇOIS COMEAU, 30 ans Policier 42,2km CÉLÉBRER llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 S A N T É L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 1 3 S E P T E M B R E 2 0 1 2 SANTÉ 6 «J\u2019ai longtemps eu envie de courir, mon médecin me le déconseillait en raison d\u2019une vieille blessure au dos.Mes ados seront là pour m\u2019encourager.J\u2019ai quand même décidé de m\u2019y mettre cette année, motivée par la participation de mon conjoint au marathon.Je n\u2019ai pas plus de douleur qu\u2019avant, peut-être même moins.Je courrai avec mes deux soeurs.Mes enfants, qui souhaitent s\u2019inscrire l\u2019an prochain, seront là pour nous encourager !» 7 «Je suis père monoparental depuis un an et j\u2019ai commencé à courir lors de ma séparation.Ça m\u2019a servi d\u2019exutoire, à voir plus clair et à mieux gérer le stress.Ce fut le début d\u2019une passion fascinante et bienfaisante.J\u2019ai fait une dizaine de courses officielles.Je cours parfois à 3h du matin pour ne pas rater un entraînement ! Je veux me dépasser à tous les jours et montrer à mes enfants qu\u2019avec de la persévérance, de la discipline, et beaucoup de travail, on peut tout réussir, dans la course comme dans la vie.» 8 «Je cours d\u2019abord pour me mettre en forme et pour me libérer l\u2019esprit, mais chacune de mes courses officielles est dédiée à mon père, qui est malheureusement décédé du cancer il y a deux ans.Je cours donc à sa mémoire, lui qui, même dans les derniers temps, trouvait la force d\u2019aller marcher dehors.Il est mon inspiration.J\u2019encourage maintenant tous les gens que j\u2019aime à bouger et à ne donner aucune chance à la maladie.» 9 «J\u2019ai repris la course il y a trois ans.Plus jeune, j\u2019ai couru six marathons.C\u2019est un plaisir avant tout, c\u2019est important de le dire.Quand je commence à courir, les soucis disparaissent dans la sueur.Je relativise les choses, les vois moins compliquées qu\u2019elles me semblaient avant de m\u2019élancer.Je sens une énergie bienfaisante qui se glisse dans tout mon corps.Une chose est sûre : peu importe la vitesse à laquelle je cours, je n\u2019arriverai jamais à distancer mon ombre.C\u2019est quand même rassurant de savoir que si l\u2019on se perd, notre ombre sera toujours là pour nous retrouver.Est-ce que je cours après moi-même?Peut-être bien.» 10 «J\u2019ai très mal digéré mes 30 ans, ce qui m\u2019a depuis amenée à repousser mes limites : j\u2019ai obtenu une licence de pilote privé, j\u2019ai participé au Rallye Aïcha des gazelles, j\u2019ai plongé avec les requins.Quel défi relever après tout ça ?Sur un coup de tête, je me suis lancée dans la course.Et j\u2019adore ! Je suis déjà inscrite au demi-I ronman de Tremblant du printemps prochain.J\u2019en ai déjà le vertige.Je cours parce que je suis privilégiée, je cours pour tous ceux qui ne le peuvent pas.» L\u2019EFFORT DERNIERS PRÉPARATIFS « La semaine avant une course, durant l\u2019affûtage, on réduit le volume d\u2019entraînement, sans diminuer l\u2019intensité.Lors d\u2019une course, on devrait éviter de tenter de nouvelles expériences.Ce n\u2019est pas le moment de porter de nouvelles chaussures ou de modifier son petit-déjeuner.On s\u2019informe à l\u2019avance du type de parcours et du nombre de stations de ravitaillement.Le matin de la course, on arrive plus tôt pour se familiariser avec le milieu.Si c\u2019est une première course, on l\u2019aborde comme un entraînement.L\u2019important, c\u2019est de s\u2019initier et d\u2019avoir du plaisir.» François Lecot, kinésiologue et chargé de cours au département de kinésiologie de l\u2019Université de Montréal QUOI BOIRE OU MANGER?«De trois à cinq jours avant la course, on limite le gras et les fibres, pour diminuer les inconforts digestifs, et on favorise un apport élevé en glucides pour augmenter ses réserves d\u2019énergie dans les muscles.C\u2019est le temps de boire des jus de fruits, de manger des fruits séchés, des pâtes, etc.On devrait prendre un petitdéjeuner complet environ deux heures et demie ou trois heures avant la compétition.Une heure avant le départ, on prend une petite collation (ex.un muffin maison ou un pain aux bananes).On boit autour de 500 ml de liquide.Pendant la course, on s\u2019hydrate au besoin, au moins deux ou trois bonnes gorgées à toutes les 20 minutes et 30 à 60 grammes de glucides à l\u2019heure si l\u2019on court plus de 90 minutes, avec une boisson énergisante, des gels ou des jujubes, sans oublier les électrolytes s\u2019il fait chaud et humide.» Pour plus d\u2019infos : carb-loading.com.Mélanie Olivier, nutritionniste du sport, présidente de Vivaï MORTEL, LE MARATHON?« Le risque de mourir en courant un marathon est extrêmement faible.Selon les études, ce risque est de 0,8 sur 100 000.C\u2019est tellement bas qu\u2019il serait plus risqué d\u2019avoir un accident de voiture grave en roulant sur 42,2 km.Dans 95% des morts subites d\u2019athlètes jeunes, il s\u2019agit d\u2019une maladie cardiaque d\u2019origine congénitale.Chez les plus de 35 ans, il s\u2019agit le plus souvent d\u2019une maladie coronarienne non diagnostiquée.L\u2019important est d\u2019écouter son corps.Si on ne se sent pas bien, on arrête.» Dr Martin Juneau, cardiologue à l\u2019Institut de cardiologie de Montréal MOTS D\u2019EXPERTS + 10km 10km 21,1km 21,1km 10 JADE LAVEAUX CHARBONNEAU, 31 ans Chimiste 7 LEE NEVEU, 36 ans Technicien de laboratoire, père de 2 enfants de 6 et 3 ans 8 PATRICIA BÉLANGER, 25 ans Ergonome 9 BERTRAND GAUTHIER, 67 ans Écrivain jeunesse 6 MARIELLE AMIAUD, 43 ans Travailleuse autonome en informatique, mère de 4 ados de 12 à 17 ans 21,1km llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 1 3 S E P T E M B R E 2 0 1 2 S A N T É 3 SI OUI, VOUS POURRIEZ VOUS QUALIFIER POUR PARTICIPER À UNE ÉTUDE DE RECHERCHE CLINIQUE SUR UN NOUVEAU MÉDICAMENT CONTRE L\u2019OSTÉOPOROSE.L\u2019étude évalue l\u2019efficacité et l\u2019innocuité d\u2019un nouveau traitement pour cette maladie.Dr Richard Kremer et Dr David Grunbaum Les femmes ménopausées âgées de 60 ans ou plus et qui n\u2019ont pas reçu un traitement aux bisphosphorates (comme le fosamax ou l\u2019actonel) pendant plus de trois ans sont potentiellement admissibles à cette étude.Cette étude est effectuée dans de nombreux centres aux États-Unis et au Canada.Pour plus d\u2019information Veuillez contacter notre coordinatrice de recherche Suzanne Fontaine au 514 634-3444, poste 30 Centre de recherche Medialpha ÊTES-VOUS ATTEINTE D\u2019OSTÉOPOROSE?Chercheurs principaux : SANTÉ À la santé de.Jean-Marie Lapointe PHOTOS HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE Féru de bateau-dragon et de kayak de vitesse, Jean-Marie Lapointe est un grand sportif.Lorsqu\u2019il ne s\u2019entraîne pas, il est acteur et animateur, conçoit des documentaires et est engagé dans des fondations, dont le Défi sportif et Leucan.IRIS GAGNON-PARADIS COLLABORATION SPÉCIALE Comment êtes-vous tombé sous le charme du bateau-dragon?Une de mes amies m\u2019a invité à un entraînement de bateaudragon, un sport que je connaissais mais que je n\u2019avais jamais essayé.J\u2019ai eu un coup de foudre.Dix ans plus tard, c\u2019est toujours une immense passion.Ça a changé ma vie.du moins mes étés! Qu\u2019est-ce qui vous allume dans ce sport ?J\u2019ai toujours aimé les sports d\u2019équipe et le bateau-dragon m\u2019a fait renouer avec cette dynamique: il faut 20 personnes pour le faire avancer ! J\u2019adore le sentiment de pagayer ensemble, le synchronisme qui fait que le bateau avance.En plus, cela me permet de passer mes étés dehors.À quelle fréquence pratiquez-vous le bateau-dragon?Faire partie d\u2019une équipe élite comme celle de Verdun Adrénaline demande trois entraînements par semaine, d\u2019avril à la Coupe du Québec, les 15 et 16 septembre au bassin olympique de Montréal.L\u2019intensité augmente lorsque nous sommes en préparation pour un championnat du monde.Par quels autres moyens gardez-vous la forme ?L\u2019été, je fais du kayak de vitesse au bassin olympique.Je fais aussi un programme de musculation de quatre à cinq fois par semaine.L\u2019automne et l\u2019hiver, je pratique le yoga chaud une fois par semaine.Chaque soir, je médite.C\u2019est non négociable : si je veux être équilibré, je dois aussi entraîner mon esprit.Je mange santé, le plus bio possible, sans gluten.Ça me permet de m\u2019entraîner à un haut niveau malgré mes 47 ans! Avez-vous besoin de votre dose d\u2019adrénaline ?Oui.Je suis intense et je carbure à l\u2019intensité.Je ne suis pas un être équilibré en quête de passion, mais un être passionné en quête d\u2019équilibre! J\u2019ai besoin de mon rush d\u2019intensité, d\u2019adrénaline, d\u2019émotion forte pour être équilibré.Avez-vous des modèles ?Au bassin olympique, j\u2019ai la chance de côtoyer des athlètes d\u2019élite comme Hughes et Émilie Fournel, qui font du canotkayak, deux personnes que j\u2019adore et qui me poussent à me dépasser.Utilisez-vous des gadgets technologiques qui vous aident à demeurer en forme ?J\u2019ai une montre Garmin avec GPS qui me permet de calculer ma vitesse et la distance parcourue quand je m\u2019entraîne.Complétez la phrase : Pour moi, être en santé, c\u2019est.Avoir une bonne santé, c\u2019est la liberté d\u2019être autonome, d\u2019être capable de ne dépendre de personne ni d\u2019aucun équipement.Avoir une santé optimale, c\u2019est pousser sa machine corporelle et repousser ses limites.Ce n\u2019est pas seulement être bien dans sa peau, mais aussi dans sa tête.Dre CHANTAL GUIMONT COLLABORATION SPÉCIALE On entend souvent l\u2019expression \u201cattraper froid\u201d.Avec l\u2019arrivée prochaine de la saison froide clarifions cette grande question : comment attrape-t-on une infection virale ?La réponse est simple: par contact direct avec des virus, principalement par les sécrétions du nez, des yeux et de la bouche.Si vous êtes dans une pièce fermée et que quelqu\u2019un éternue, vous serez en contact avec des virus.Aussi, si vous touchez une surface où se trouve un virus, vous y êtes exposé.Si de surcroît vous frottez votre visage avec la main exposée au virus, bienvenue l\u2019infection! Courons-nous plus de risque d\u2019être malade si nous allons dehors par temps froid sans chapeau?Eh bien non.Il est vrai que les virus se multiplient plus facilement dans un environnement froid que dans un environnement chaud.Par contre, ils ne nous attaquent pas parce que nous avons froid.Porter un chapeau ou un foulard l\u2019hiver fera en sorte qu\u2019on sera plus confortable, et cela minimisera les risques d\u2019hypothermie ou d\u2019engelure.Mais cela ne protège aucunement contre les virus du rhume et de la grippe.Comment, dans ce cas, nous protéger contre ces infections?Par un simple lavage de mains, fréquent et efficace, et par de bonnes habitudes de vie.Les mains sont un vecteur de transmission important des virus.Afin d\u2019éviter de transmettre ou de contracter un virus, il suffit de les laver, et le tour est joué.Également, la toux et l\u2019éternuement au niveau du coude et l\u2019utilisation d\u2019un masque, dans des situations très précises, peuvent aider à limiter la transmission des virus.Si on doit prendre soin d\u2019un enfant, d\u2019une personne âgée ou d\u2019un conjoint malade, il est utile de porter soi-même un masque ou de demander à la personne malade d\u2019en porter un lorsque la proximité le requiert.Comme soignant, il est important de se protéger! Et la place de notre système immunitaire dans tout ça?Malgré un système immunitaire tout à fait compétent, un adulte peut contracter trois ou quatre rhumes par année; un jeune enfant, jusqu\u2019à 10 ou 12.C\u2019est par l\u2019exposition que les défenses (notre immunité) se développent.Un enfant en garderie sera exposé à des dizaines de nouveaux virus par semaine.À mesure que son corps apprend à reconnaître ces virus, le nombre d\u2019infections diminue.Notre corps a une mémoire immunitaire phénoménale.Lors d\u2019une exposition subséquente à un même virus, nos globules blancs se débarrassent du virus sans symptôme.Par contre, lors d\u2019une première exposition à un virus, les réactions inflammatoires se mettent en branle pour nous défendre.Les symptômes du rhume en témoignent: sécrétions nasales, toux, éternuement, fièvre.Cela reflète notre défense immunitaire.Pendant ce temps, certains de nos globules blancs apprennent à reconnaître le nouveau virus, en vue d\u2019une prochaine attaque.Peut-on garder notre système immunitaire alerte?Bien sûr! Une saine alimentation, riche en vitamines et en minéraux, stimule les défenses immunitaires.Un sommeil suffisant et réparateur aide également à maintenir notre capacité immunitaire à son maximum.L\u2019activité physique, apporte un certain bien-être et en améliore la circulation sanguine, ce qui favorise une réponse immunitaire précoce en cas d\u2019exposition à un virus.Alors, à vos chapeaux uniquement si vous aimez ça, et prévenons les infections virales si communes à l\u2019automne et à l\u2019hiver par ces simples mesures préventives: il s\u2019agit d\u2019une recette gagnante à bien des égards\u2026 Vous avez des questions ?sante@lapresse.ca Le froid, le rhume et nos mains\u2026 LA DOCTEURE RÉPOND Urgentologue, chercheuse en médecine d\u2019urgence pédiatrique, mère de trois enfants, sportive, laDre Chantal Guimont est aussi professeure au département de médecine familiale et de médecine d\u2019urgence de l\u2019Université Laval et coanimatrice de l\u2019émission Les Docteurs à Radio-Canada.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 S A N T É L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 1 3 S E P T E M B R E 2 0 1 2 1888 768-6669 PROMOTION COMPRENDRE LA FIBROSE PULMONAIRE IDIOPATHIQUE Une joUrnée à la fois et demain on verra La vie de Jean-Yves Trudeau, 68 ans, a basculé au mois de mars 2011, lorsqu\u2019il a appris qu\u2019il était atteint de la fibrose pulmonaire idiopathique.Avant cette journée fatidique, il n\u2019avait jamais entendu parler de cette maladie orpheline et maintenant, elle a pris le contrôle sur sa vie.Selon son médecin, il avait des symptômes depuis une dizaine d\u2019années sans jamais avoir été diagnostiqué.Malgré le fait qu\u2019il ne lui reste peut-être que deux années à vivre, Jean-Yves s\u2019est résolu à profiter du peu de temps qui lui reste à vivre avec cette maladie incurable.« J\u2019ai changé ma philosophie de vie le jour où j\u2019ai appris la nouvelle.Maintenant, c\u2019est une journée à la fois et demain on verra».Pour lui, demeurer positif et garder son sens de l\u2019humour est très important.Cette résilience, Jean-Yves la transmet à son épouse et à leurs deux enfants.Il ne veut aucunement s\u2019apitoyer sur son sort, et ce, même si son médecin lui a présenté un diagnostic peu encourageant.Il sait que la maladie peut agir rapidement.En effet, sa soeur cadette de 65 ans perdait récemment son combat face à la fibrose pulmonaire idiopathique.Le hasard de la vie a voulu qu\u2019elle soit diagnostiquée au même moment que lui par un médecin différent d\u2019un autre hôpital.Tout son quotidien se voit affecté par la maladie.Il n\u2019a plus la force ni l\u2019énergie pour accomplir la majorité de ses activités comme la tonte de la pelouse ou les réparations mineures dans la maison.Il a récemment participé à un protocole de recherche dans le but de trouver un traitement à la maladie, mais les médecins ont mis un terme à cette recherche en raison d\u2019un effet secondaire majeur du médicament.Il se trouvait chanceux de participer à un tel protocole puisqu\u2019il était suivi quotidiennement par un médecin, et qu\u2019une infirmière était à sa disposition à toute heure de la journée.En ce moment, les seuls médicaments qui lui sont proposés se limitent à diminuer ses symptômes.Malgré l\u2019adversité, Jean-Yves Trudeau a choisi de ne pas cultiver d\u2019amertume et de garder le sourire, jusqu\u2019au bout.ELLE SuIT près de 350 patients atteints de fibrose pulmonaire dont certains avec le diagnostic de fibrose pulmonaire idiopathique (FPI); la plupart, âgés de 45 à 60 ans.Ils sont parfois à un stade avancé de la maladie.Élyse Morin, infirmière clinicienne travaillant à la clinique des maladies interstitielles du Centre hospitalier de l\u2019université de Montréal (CHuM), se dévoue corps et âme pour les aider dans leur quotidien.Car, leur quotidien est loin d\u2019être facile, comme l\u2019explique Madame Morin.« Oui, je dois les aider dans leurs traitements, mais il y a aussi une grande partie de soutien psychologique.un des plus gros défis consiste à gérer l\u2019anxiété.Par exemple, une dame qui s\u2019empêchait d\u2019aller à des conférences parce qu\u2019elle toussait beaucoup».Et il y a aussi toute la peur associée à la maladie.Après un diagnostic de la fibrose pulmonaire idiopathique, madame Morin mentionne que plusieurs de ses patients craignent d\u2019arrêter de respirer et de mourir à tout moment.De concert avec la docteure Hélène Manganas, madame Morin s\u2019occupe du programme «Respir».Cette banque de données contient le dossier de tous les patients traités à la clinique depuis son ouverture, ce qui permet de faire un suivi personnel et continu avec ceuxci à l\u2019égard de leurs médications, leur oxygénothérapie ou toute autre question cruciale.La mise en place de cette clinique spécialisée et de son programme est rendu possible grâce à la collaboration de différents intervenants : médecins référents, consultants spécialistes en hypertension pulmonaire, rhumatologues, équipe de transplantation pulmonaire et autres membres de la communauté traitante comme les intervenants en soins à domicile et les équipes de réadaptation pulmonaire.Pour les patients atteints de la FPI, la seule chance d\u2019augmenter leur espérance de vie réside dans la greffe pulmonaire.Avec une liste d\u2019attente moyenne de deux ans, il arrive que, souvent, des patients décèdent avant d\u2019être arrivé en haut de la liste.« C\u2019est très dur de perdre un patient.Je les connais tous et chacun personnellement» déplore Élyse Morin.D\u2019où l\u2019importance d\u2019un diagnostic précoce et de continuer les efforts de recherche en vue d\u2019un traitement éventuel.DI A g n O S T I q u É E à l\u2019âge de 20 ans comme étant atteinte de la fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) au mois d\u2019octobre dernier, Hélène Campbell s\u2019efforce de sensibiliser à la fois le grand public et la communauté médicale à la FPI et au don d\u2019organes.En effet, avant que l\u2019histoire d\u2019Hélène ne captive des milliers de canadiens, très peu de gens avaient entendu parler de la FPI, une maladie mortelle qui s\u2019attaque aux poumons.« Cette maladie dégénérative est peu connue, et ce, même du milieu médical.Si peu de médecins sont familiers avec elle, il est alors très difficile pour ceux-ci de la diagnostiquer et d\u2019aider adéquatement leurs patients.» nous dit la docteure Hélène Manganas, chef de la clinique des maladies interstitielles du Centre hospitalier de l\u2019université de Montréal (CHuM).Après avoir subi en avril une double greffe de poumons, doublée d\u2019une longue convalescence, cette jeune femme de la région d\u2019Ottawa s\u2019est donnée pour mission de sensibiliser et d\u2019inciter la population à s\u2019inscrire au registre des donneurs d\u2019organes.Son combat n\u2019est pas passé inaperçu.En effet, elle a su s\u2019attirer, par son charisme, le soutien de nombreuses célébrités comme le chanteur Justin Bieber et la populaire animatrice Ellen Degeneres.Avec sa campagne menée dans les médias sociaux, Hélène Campbell a énormément fait avancer la cause du don d\u2019organe, plus que quiconque n\u2019aurait pu l\u2019espérer.Au-delà des initiatives comme celle d\u2019Hélène, il existe des organismes d\u2019aide et d\u2019accompagnement.On pense notamment à l\u2019Association pulmonaire du québec, qui est le seul organisme sans but lucratif à promouvoir la santé respiratoire et prévenir les maladies pulmonaires par l\u2019information préventive, l\u2019éducation et les services directs offerts aux personnes atteintes de maladies respiratoires et à leurs proches.En travaillant à l\u2019amélioration de la santé respiratoire des québécois, des conditions de vie des personnes souffrant d\u2019une maladie respiratoire et en les encourageant à prendre leur santé en main, l\u2019APq agit directement sur la condition des jeunes et des moins jeunes; ce qui entraîne des répercussions directes sur la santé publique.« La fibrose pulmonaire idiopathique est une maladie qui va beaucoup plus loin que le diagnostic individuel et son traitement.La collaboration de la communauté, des intervenants et du personnel soignant joue un rôle primordial dans la qualité de vie de ces hommes et ces femmes.» explique la docteure geneviève Dion, pneumologue à l\u2019Institut universitaire de Cardiologie et de Pneumologie de québec (IuCPq).Comme le mentionne Dominique Massie, directrice générale de l\u2019Association pulmonaire du québec, « Il faut continuer à consacrer des efforts pour rassembler, informer et soutenir les personnes, en aval et en amont de la maladie, afin d\u2019atténuer ses effets dévastateurs.Pour y arriver, tous doivent mettre l\u2019épaule à la roue ».La fibrose pulmonaire idiopathique (idiopathique voulant dire de cause inconnue) est la maladie pulmonaire interstitielle la plus répandue.Chez les patients souffrant de fibrose pulmonaire idiopathique (FPI), il y a un dépôt excessif de tissu cicatriciel dans l\u2019interstice pulmonaire (charpente du poumon).Avec le temps, la maladie provoque un rétrécissement et une rigidité des poumons, occasionnant ainsi une respiration courte et rapide.Les poumons deviennent également incapables d\u2019acheminer efficacement l\u2019oxygène dans le circuit de la circulation sanguine.Les organes vitaux et le cerveau viennent donc à manquer d\u2019oxygène.q En bref : 30 000 canadiens souffrent d\u2019une forme quelconque de fibrose pulmonaire (FP) 5 000 canadiens meurent chaque année de la fibrose pulmonaire 6 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année, et ce nombre augmentera sans doute avec le vieillissement de la population de 3 à 5 ans après leur diagnostic, les patients atteints de la FP meurent q Symptômes : Essoufflement Toux sèche Fatigue Perte d\u2019appétit Extrémités froides et bleutées (mains et pieds) Enflure des chevilles q Traitements : Aucun traitement n\u2019est en ce moment approuvé au Canada Il existe des médicaments pour soulager les symptômes les plus incommodants un apport d\u2019oxygène est souvent nécessaire lorsque la fibrose est avancée La transplantation pulmonaire est la seule intervention possible pour prolonger la durée de vie des patients atteints de FPI.soUtenir les personnes atteintes de fpi dans leUr qUotidien faire ConnaÎtre la fpi Au québec, l\u2019Association pulmonaire du québec est un organisme sans but lucratif qui intervient dans le domaine de la santé respiratoire.Membre de l\u2019Association pulmonaire du Canada, de l\u2019American Lung Association, de l\u2019union internationale contre la tuberculose et les maladies respiratoires, de même que de l\u2019Organisation mondiale de la santé, l\u2019Association pulmonaire a toujours été liée intimement au combat de tous les instants qu\u2019a mené la science contre les maladies pulmonaires.Pour parler à un professionnel de la santé au sujet de la fibrose pulmonaire idiopathique, téléphonez au 1 888-POUMON9 Pour faire un don à la recherche en santé pulmonaire, visitez le www.pq.poumon.ca SANTÉ JOUER POUR LA FORME PETITS SOINS STÉPHANE CHAMPAGNE, COLLABORATION SPÉCIALE Extrêmement populaire au cours des dernières décennies, le ballon-chasseur avait à peu près disparu.Mais il fait un retour en force, et pas seulement dans les cours d\u2019école.Une clientèle adulte nostalgique s\u2019y adonne pour garder la forme.Deux associations de joueurs existent à Montréal : la Ligue de ballon-chasseur du Québec (LBCQ) et Dodge Ball Montréal, qui organisent des rencontres amicales ou corporatives.Le retour du ballon-chasseur Qu\u2019est-ce que c\u2019est?Deux équipes de six chasseurs s\u2019affrontent.Le but : éliminer les joueurs de l\u2019équipe adverse avec le ballon.Si le ballon touche ou frôle l\u2019adversaire (son corps ou ses vêtements), puis retombe au sol, le chasseur est éliminé.Il doit laisser le ballon, passer par l\u2019extérieur du terrain pour se diriger derrière la ligne de fond de l\u2019équipe adverse.Il devient la vache et peut encore participer au match.Pour qui?À peu près tout le monde : hommes, femmes ou enfants.Il faut toutefois être en assez bonne forme physique.Les équipes peuvent être exclusivement masculines, féminines ou mixtes.Avec quoi?Un ballon de caoutchouc d\u2019environ 10 pouces de diamètre.Facultatifs et acceptés : les protecteurs de genoux, de coudes et de poignets, ainsi que les gants, très pratiques lorsque certains joueurs « descendent leur garnotte » avec beaucoup de vigueur.Combien?Moins de 10$ pour le ballon, en vente dans les magasins de sport.Pas cher pour s\u2019amuser ! Des frais peuvent être exigés pour la location de terrains.Où?Idéalement sur un terrain asphalté.Dimensions recommandées : 25 pieds de largeur sur 50 pieds de longueur.Une ligne centrale sépare le terrain en deux parties mesurant 25 pieds sur 25 pieds.On peut aussi jouer dans un gymnase.Pourquoi?Les bienfaits et autres avantages sont nombreux, selon Nicholas Pham, président et fondateur de la LBCQ.«On ne court pas sur de longues distances, mais on a toujours les genoux fléchis et on fait de courts sprints.Ça fait travailler les mollets, les cuisses, les genoux et, bien sûr, le cardio.Viser quelqu\u2019un à 25 pieds, ça prend de l\u2019énergie.En lançant le ballon, on n\u2019utilise pas seulement la force brute du bras, mais aussi de tout le torse.On acquiert beaucoup d\u2019agilité, soit en esquivant le ballon ou en se jetant par terre.Bref, ça requiert des qualités athlétiques », dit-il.«Au début, on pense que ça va être un jeu facile.Mais le calibre dans les ligues de ballon-chasseur est devenu très fort.On reconnaît les équipes qui pratiquent régulièrement.Malgré le niveau de compétition élevé, il y a beaucoup de fair play.Et j\u2019aime ça.[\u2026] Même si j\u2019habite maintenant à Lévis, je m\u2019organise pour descendre à Montréal quand il y a des tournois.Je fais du covoiturage pour réduire mes coûts de transport.Ma blonde trouvait ça fou que je dépense autant d\u2019argent juste pour aller jouer au ballon.» \u2014 Mathieu Marcotte, 28 ans, membre des «Great Balls of Fire ».340 Une personne de 68 kilos dépense 340 calories pour une heure de ballon-chasseur.Source : Plaisirs Santé PHOTOS ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE > PRIX: 1,99$ pour 72 g de salade de thon et six craquelins.> CE QUE DIT CLOVER LEAF: «Grâce à nos délicieuses salades de thon, il est facile de profiter des nombreux avantages pour votre santé de consommer du poisson.» > RÉALITÉ: Il est vrai que cet emballage pratique \u2013 on y trouve même une serviette et une petite cuiller \u2013 permet de manger du poisson en tout temps.Il suffit de le laisser dans le coffre à gants ou dans un tiroir au bureau.Bien qu\u2019elle contienne avec de la mayonnaise, la salade de thon au romarin et aux tomates séchées « renferme une teneur acceptable en sodium et en gras », analyse Mélanie Ladouceur, nutritionniste et présidente du centre NutriSoins.Les six craquelins fournis (surtout composés de farine blanche, d\u2019huile de soya et de sucre) ne donnent, par contre, qu\u2019un gramme de fibres.«Avec seulement 170 calories et 12 g de protéines, il est impossible d\u2019être rassasié par cet ensemble », souligne la nutritionniste.Il vaut mieux accompagner la salade de thon de pain de grains entiers, d\u2019un morceau de fromage allégé, de légumes, d\u2019un fruit et d\u2019un yogourt.L\u2019aliment sous la loupe PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE Marie Allard Ensemble de salade de thon au romarin et aux tomates séchées au soleil NATHALIE CÔTÉ COLLABORATION SPÉCIALE Mon fils de 2 ans a les chevilles qui versent un peu vers l\u2019intérieur.Par contre, il ne se plaint pas de douleur aux pieds ou aux jambes.Doit-il porter des orthèses ?Mieux vaut consulter un médecin pour en avoir le coeur net ! Même sans douleur, des chevilles ou des pieds mal alignés nécessitent une attention particulière.Les pieds sont comme les voitures, les problèmes augmentent en fonction du kilométrage ! Si leur position n\u2019est pas correcte, cela peut entraîner des douleurs aux genoux ou aux hanches, des foulures fréquentes, de l\u2019arthrose, des oignons ou des orteils marteaux.Sauf dans des cas sévères, rares sont les enfants de moins de 4 ans à qui on prescrira des orthèses.Souvent, on proposera l\u2019ajout d\u2019une petite correction dans le soulier et des exercices afin de résoudre le problème.Après 4 ans, on envisagera une orthèse plantaire sur mesure.Comme les os du jeune enfant ont encore une certaine flexibilité et qu\u2019il grandit rapidement, les traitements peuvent être efficaces.«Tout dépend de l\u2019âge et de la gravité du problème, mais il arrive qu\u2019on puisse le résoudre à 100%, indique Michel Langelier, orthésiste.L\u2019orthèse agit comme un tuteur pour aider l\u2019enfant à bien grandir.» Pour qu\u2019elles soient efficaces, les orthèses doivent donc être portées le plus souvent possible.Comme les petits pieds grandissent vite, leur durée de vie chez les enfants est d\u2019environ deux ans.Pour les nettoyer, un linge humide et un savon doux font l\u2019affaire ! Attention de ne pas les sécher sur une plinthe électrique ou près du foyer, car elles pourraient se déformer.Choisir les chaussures Pour bien faire leur travail, les orthèses doivent être placées à l\u2019intérieur de bonnes chaussures.Comment les choisir ?« Il doit y avoir un renfort à l\u2019arrière, c\u2019est-à-dire que lorsqu\u2019on essaie d\u2019écraser l\u2019arrière de la chaussure vers l\u2019intérieur, elle ne doit pas plier.De plus, quand on prend la semelle à chacune des extrémités, on ne doit pas être capable de la tordre», explique M.Langelier.Par ailleurs, plusieurs bottes d\u2019hiver sont trop larges pour accueillir des orthèses.Celles-ci auront tendance à bouger.Certains modèles lacés, semblables à des bottes de marche, peuvent mieux convenir.Votre jeune hockeyeur patine sur la bottine?Des corrections peuvent être collées dans les patins ou des orthèses moulées peuvent y être insérées.Gardez vos factures Les orthèses et chaussures orthopédiques (ou ayant été modifiées pour recevoir une orthèse) prescrites par un médecin sont remboursables en tout ou en partie par plusieurs assurances collectives.Sinon, elles peuvent aussi être incluses dans les frais médicaux sur la déclaration de revenus.De plus, ces produits sont exempts de taxes.Besoin d\u2019orthèses ?Saviezvous que\u2026 À la naissance, tous les enfants ont les pieds plats ! L\u2019arche se forme quand l\u2019enfant marche et développe ses muscles.Vers 3 ans, elle devrait normalement être bien formée.Pour les enfants plus âgés, un pied sans arche et dévié vers l\u2019interne peut être source de douleur.Une orthèse est alors recommandée.PHOTO OLIVIER PONTBRIAND LA PRESSE « Il arrive qu\u2019on puisse résoudre le problème à 100%», indique Michel Langelier, orthésiste.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 S A N T É L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 1 3 S E P T E M B R E 2 0 1 2 "]
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