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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Q. Portfolio
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2012-10-04, Collections de BAnQ.

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[" Les plus importantes coopératives et sociétés mutuelles du monde sont classées dans le palmarès Global 300 de l\u2019Alliance coopérative internationale.Voici un aperçu des cinq chefs de file mondiaux situés en France et au Japon.MARTINE LETARTE COLLABORATION SPÉCIALE Le Crédit Agricole, en France, est la plus importante coopérative dans le monde d\u2019après le classement réalisé par l\u2019Alliance coopérative internationale à partir des données financières de 2008.Au deuxième rang, toujours en France, on retrouve le Groupe Caisse d\u2019Épargne.La troisième place est occupée par Zen-Noh, la Fédération nationale des associations coopératives agricoles au Japon.On retourne en France pour la quatrième position avec la Confédération Nationale du Crédit Mutuel.La cinquième position est occupée par la coopérative japonaise Zenkyoren, active dans le domaine de l\u2019assurance.Pourquoi les coopératives sont-elles si fortes en France et au Japon?Benoît Tremblay, directeur du Centre d\u2019études Desjardins en gestion des coopératives de services financiers à HEC Montréal, apporte d\u2019emblée une mise en contexte à ce palmarès.« Le Global 300 classe les coopératives selon leur chiffre d\u2019affaires.La France et le Japon sont des pays riches qui produisent des choses à très haute valeur ajoutée.C\u2019est ce qui explique que leurs coopératives arrivent au sommet du classement », explique Benoît Tremblay.Il ne faut donc pas conclure de ce palmarès que d\u2019autres pays n\u2019ont pas une tradition aussi forte, sinon plus, en matière de modèle coopératif.«Par exemple, en Inde, il y a beaucoup plus de gens membres de coopératives qu\u2019en France et au Japon, mais la production a moins de valeur ajoutée, précise M.Tremblay.De plus, la production est souvent en grande partie consommée par les membres de la famille, donc cela n\u2019entre pas dans le chiffre d\u2019affaires.» Les services bancaires en France On retrouve trois coopératives françaises du domaine bancaires dans les cinq premières positions du Global 300.«Environ 60%des opérations bancaires en France sont faites par des banques coopératives», indique Benoît Tremblay.«La France a un historique communiste, socialiste, bref, une histoire de solidarité qui fait que le mouvement coopératif est assez présent dans le pays », remarque Michel Séguin, spécialiste du modèle coopératif à l\u2019École des sciences de la gestion (ESG) de l\u2019UQAM.Au sommet du palmarès, on retrouve le Crédit Agricole.«Il a été créé pour aider les petites entreprises agricoles à s\u2019organiser, affirme M.Tremblay.Aujourd\u2019hui, il sert l\u2019ensemble des clientèles et offre les différents services bancaires et produits d\u2019assurance.Le Crédit Agricole a des filiales dans différents pays et il se classe généralement dans le top 10 des plus grandes banques du monde.» Au deuxième rang, on retrouve le Groupe Caisse d\u2019Épargne.«Au début des années 80, François Mitterrand a décidé de nationaliser toutes les banques et à la fin des années 80, il a décidé de toutes les privatiser, indique M.Tremblay.Par contre, chaque préfecture avait sa caisse d\u2019épargne très ancrée régionalement.Ces caisses avaient toujours appartenu à l\u2019État.Les gens se sont révoltés contre ce projet de privatisation et on a finalement créé une coopérative avec ces caisses.C\u2019est ainsi qu\u2019est né le Groupe.» Michel Séguin affirme que parmi toutes les banques coopératives de France, celle qui ressemble le plus à Desjardins est le Crédit Mutuel.« Les deux organisations fonctionnent de la même façon, précise- t-i l .Elles ont des caisses autonomes, des unions régionales, une confédération.» L e C réd i t Mutuel e t Desjardins ont les mêmes origines.« Le monde ordinaire et l\u2019Église, renchérit Benoît Tremblay.Les deux organisations ont été créées pour organiser l\u2019épargne, une valeur prônée par l\u2019Église.» L\u2019agriculture au Japon Le modèle coopératif s\u2019inscrit dans une longue tradition au Japon dans le secteur agricole.Ce n\u2019est donc pas étonnant aux yeux de Benoît Tremblay que Zen-Noh, la Fédération nationale des associations coopératives agricoles au Japon, se retrouve en troisième place du classement mondial.« Historiquement, les producteurs agricoles japonais étaient nombreux et on parlait de petites productions, précise M.Tremblay.Pour se développer et améliorer leur productivité, ils avaient besoin de soutien.L\u2019État a donc aidé au départ le développement du modèle coopératif qui touche à l\u2019ensemble des besoins des agriculteurs : assurances, approvisionnement, mise en marché, banque, etc.» D\u2019ailleurs, en cinquième place du c lassement, on r e t rouve l a coopéra t ive Zenkyoren active dans le domaine de l\u2019assurance : médicale, vie, dommages, etc.« En fait, Zenkyoren est liée à Zen-Noh, indique M.Tremblay.La coopérative spécialisée en assurances a comme base de clientèle les agriculteurs et les coopératives agricoles.PALMARÈS DES PLUS IMPORTANTES COOPÉRATIVES ET SOCIÉTÉS MUTUELLES DU MONDE - à partir des données financières de 2008 \u2013 Rang Nom Pays Secteur Milliards US 1 Groupe Crédit Agricole France Banques/coopératives de crédit 103,58 2 Groupe Caisse d\u2019Épargne France Banques/coopératives de crédit 58,54 3 Zen-Noh Japon Agriculture/foresterie 56,99 4 Confédération Nationale du Crédit Mutuel France Banques/coopératives de crédit 56,69 5 Zenkyoren Japon Agriculture/foresterie 52,33 6 Groupe ReWe Allemagne Biens de consommation/détail 49,6 7 E.Leclerc France Biens de consommation/détail 48,3 8 Rabobank Group Pays Bas Banques/coopératives de crédit 43 9 National Agricultural Cooperative Federation Corée du Sud Agriculture/foresterie 32,39 10 CHS Inc États-Unis Agriculture/foresterie 32,17 Source : Global 300 List - Alliance coopérative internationale PORTFOLIO COOPÉRATIVES LES PLUS IMPORTANTES COOPÉRATIVES DU MONDE France et Japon, terres de géants Le Crédit Agricole, basé en France, est au sommet du classement des plus importantes coopératives et sociétés mutuelles de l\u2019Alliance coopérative internationale.Qu\u2019est-ce que le Crédit Agricole exactement ?Dominique Lefebvre, président de la Fédération nationale du Crédit Agricole, a accepté de répondre aux questions de La Presse.MARTINE LETARTE COLLABORATION SPÉCIALE « Le Crédit Agricole est le premier acteur bancaire en France et l\u2019un des plus grands groupes bancaires mondiaux avec plus de 35 milliards de produits nets bancaires et 170 000 collaborateurs dans le monde qui sont au service de nos clients », affirme Dominique Lefebvre, qui participera à une table ronde à l\u2019occasion du Sommet international des coopératives, à Québec.Dernièrement, le Groupe Crédit Agricole a identi fié quatre secteurs avec de bonnes perspectives de développement : le logement, l\u2019agriculture et l\u2019agroalimentaire, la santé et la prévoyance, l\u2019économie et l\u2019environnement.«Comme réalisations récentes, nous avons pris des engagements clairs en matière d\u2019éthique et de transparence, notamment sur le plan de la rémunération de nos conseillers, indique Dominique Lefebvre.De plus, nous préparons une offre de prêt immobilier sur Internet et nous finançons les énergies nouvelles et renouvelables.» Économie et réglementation Le Crédit Agricole a toutefois un défi majeur à relever : réaliser ses nombreux projets alors que le monde est en grande transformation sur le plan économique et réglementaire.«La crise a focalisé l\u2019attention du monde politique et des régulateurs sur les banques, remarque M.Lefebvre.Nous devons veiller à ce que les nouvelles règles n\u2019aboutissent pas au résultat inverse de celui recherché en restreignant les capacités de financement de l\u2019économie.» Le Crédit Agricole repose sur un socle de 39 banques coopératives régionales.Les clients peuvent devenir sociétaires et participer à la gouvernance.Au sein du Groupe, on retrouve Crédit Agricole S.A.qui est une société cotée en Bourse.« L\u2019ouverture au capital de Crédit Agricole S.A.permet d\u2019associer des investisseurs à notre projet de développement », précise M.Lefebvre.Le Crédit Agricole a été créé pour fournir du financement adapté aux besoins des agriculteurs.C\u2019était en 1885.Aujourd\u2019hui, le Crédit Agricole est actif pour l\u2019ensemble des clientèles pour ses besoins en matière de services bancaires, d\u2019assurances et d\u2019immobilier.CRÉDIT AGRICOLE Cap sur la santé, le logement et le développement durable Dominique Lefebvre est président de la Fédération nationale du Crédit Agricole, premier acteur bancaire en France.«La crise a focalisé l\u2019attention du monde politique et des régulateurs sur les banques.\u203a llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 4 O C T O B R E 2 0 1 2 Le mouvement coopératif est intimement lié aux valeurs du Fonds de solidarité FTQ et de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ).Tout en travaillant au développement économique d\u2019ici et d\u2019ailleurs, les coopératives sont un modèle de solidarité et de responsabilité sociale.Elles participent activement à FAIRE TOURNER L\u2019ÉCONOMIE D\u2019ICI, dans tous les sens du terme.Que le Sommet international des coopératives 2012 soit une source d\u2019inspiration pour tous et toutes ! fondsftq.com ftq.qc.ca Le Québec compte 3300 coopératives et mutuelles regroupant 8,8 millions de membres.Parmi celles-ci, on retrouve quelques géants, mais aussi une multitude de petites organisations dans différents domaines.Le secteur de la santé et des services sociaux est celui où il s\u2019en crée le plus actuellement, mais celui de l\u2019habitation est loin devant en terme de nombre.NATHALIE CÔTÉ COLLABORATION SPÉCIALE Entre 1994 et 2008, le nombre de coopératives de santé et de services sociaux a grimpé de 22 à 108.Parmi celles-ci, on retrouve 54 cliniques sous forme coopérative.La plupart sont relativement jeunes.«Nous avons connu un pic de création entre 2006 et 2009, note Benoît Caron, directeur général de la Fédération des coopératives de services à domicile et de santé du Québec.Entre 10 et 15 projets sont en cours d\u2019élaboration.» Pour plusieurs communautés, particulièrement en milieu rural, c\u2019est une façon de remplacer un médecin qui part à la retraite.«Parmi les jeunes médecins, plusieurs ne souhaitent pas devenir entrepreneurs.Dans une coopérative, l\u2019administration ne leur incombe pas», explique M.Caron.Pour lui, l\u2019accès à un médecin à proximité est déterminant pour garder les aînés et les jeunes familles dans les milieux ruraux.Néanmoins, M.Caron croit qu\u2019il y a aussi un potentiel en ville, mais qu\u2019il est peu exploité à ce jour.Prochaine étape La prochaine étape pour les coopératives de santé: développer le volet de la prévention et diversifier l\u2019offre de services en attirant d\u2019autres professionnels.Quant aux coopératives de soutien à domicile, elles comptent 6000 employés et fournissent 5,6 millions d\u2019heures de service annuellement.Depuis quelques années, la situation stagne malgré le vieillissement de la population.«L\u2019aide financière allouée aux usagers n\u2019a pas bougé depuis 1997 alors que les tarifs augmentent.La demande devrait croître avec le vieillissement, mais elle stagne.Nous croyons que les usagers n\u2019ont pas les moyens de payer, avance M.Caron.Nous avons réussi à obtenir une augmentation de l\u2019aide de 25% en mai.On souhaite que le nouveau ministre de la Santé maintienne cet engagement.» Des logements pour les aînés Du côté des coopératives d\u2019habitation, on s\u2019affaire aussi à répondre aux besoins de la population vieillissante.«La nouvelle tendance est de créer des coopératives d\u2019habitation destinées aux aînés autonomes ou ayant une légère perte d\u2019autonomie.Les premières sont nées dans deux villages de l\u2019Estrie vers 2005.L\u2019arrivée des coopératives de solidarité permet aux aînés de s\u2019impliquer et à des gens de la communauté de leur prêter main-forte », explique Jacques Côté, président de la Confédération québécoise des coopératives d\u2019habitation.Cela dit, des coopératives d\u2019habitation traditionnelles continuent d\u2019apparaître.«Pour des raisons d\u2019efficacité et de gestion, elles sont de plus en plus grosses.Par exemple, celle que je dirige compte 260 logements dans 46 immeubles, indique M.Côté.Avoir un gestionnaire permet une meilleure stabilité au conseil d\u2019administration, car la tâche n\u2019est pas trop lourde.» Un grand défi attend toutefois les coopératives d\u2019habitation autour de 2020.Après 35 ans, les conventions entre la SCHL et les premières coopératives arriveront à terme.« Cela signifie la fin de l\u2019aide directe aux personnes ayant un faible revenu.Il va falloir trouver un moyen de pallier ce problème et convaincre le gouvernement de continuer à aider, souligne M.Côté.En même temps, c\u2019est une opportunité pour se réinventer.» Plus de 60 000 personnes habitent dans des coopératives au Québec.Environ 30% sont des ménages ayant des revenus de moins de 15 000$ et 39% bénéficient d\u2019une aide gouvernementale pour payer leur loyer.TOTAL DE 3300 COOPS ET MUTUELLES AU QUÉBEC Boom en santé et en habitation QUELQUES GRANDES COOPÉRATIVES ET MUTUELLES QUÉBÉCOISES DESJARDINS > 5,6 millions de membres > 44 645 employés > 13,2 milliards de chiffre d\u2019affaires LA COOP FÉDÉRÉE > 90 000 membres regroupés dans 103 coopératives > 10 000 employés > 4,6 milliards de chiffre d\u2019affaires AGROPUR > 3349 membres > 5700 employés > 3,6 milliards $ de chiffre d\u2019affaires SSQGROUPE FINANCIER > 1,1 million de mutualistes > 1961 employés > 2,5 milliards de chiffre d\u2019affaires LA CAPITALE > 230 930 mutualistes > 2256 employés > 1,7 milliard de chiffre d\u2019affaires PROMOTUEL > 542 000 mutualistes > 1680 employés > 553 millions de chiffre d\u2019affaires EXCELDOR > 225 membres > 900 employés > 400 millions de chiffre d\u2019affaires NUTRINOR > 1200 membres > 375 employés > 323 millions de chiffre d\u2019affaires GROUPE COOPÉRATIF DYNACO > 3700 membres > 500 employés > 200 millions de chiffre d\u2019affaires COMAX > 1100 membres > 200 employés > 200 millions de chiffre d\u2018affaires Agropur se retirera de l\u2019Argentine sous peu, mais demeure résolument tournée vers l\u2019étranger.Elle garde l\u2019oeil ouver t pour de nouvelles occasions d\u2019affaires, particulièrement aux États-Unis.Attirée par les faibles coûts du lait, Agropur s\u2019est associée à Adecoagro dans une usine en Argentine en 2007.« C\u2019était une très petite unité et, pour l\u2019instant, l\u2019expérience n\u2019est pas des plus concluantes, juge Serge Riendeau, président.Nous allons donc nous retirer prochainement.Mais ça ne veut pas dire qu\u2019on ne continue pas à regarder de ce côté.» Aux États-Unis, par contre, les affaires vont plutôt bien.Installée chez l\u2019Oncle Sam il y a cinq ans, la coopérative laitière compte y poursuivre son développement.« Au Canada, l\u2019industrie laitière est très rationalisée.Les trois principaux joueurs, dont nous faisons partie, transforment 75% à 80% du lait canadien.Si on veut assurer notre croissance, on doit regarder à l\u2019extérieur.C\u2019est pourquoi nous avons investi aux États-Unis ces dernières années, explique M.Riendeau.Notre accent est plus nord-américain, mais s\u2019il y a une occasion intéressante ailleurs, c\u2019est sûr qu\u2019on va la regarder.» Cette vision du développement n\u2019est pas nouvelle pour la coopérative qui célébrera son 75e anniversaire l\u2019an prochain.« Les producteurs laitiers qui ont fondé la Société coopérative agricole du canton de Granby, qui est devenue Agropur, avaient déjà une vision plus large que le simple développement local qui était la norme à l\u2019époque.Déjà, le slogan était : \u201cNotre coopérative n\u2019aura pas de frontières\u201d », rappelle-t-il.De ce côté-ci de la frontière, la coopérative ne reste pas les bras croisés non plus.Aliments Ultima, dont Agropur est actionnaire avec Agrifoods, vient de lancer sa gamme de yogourts Iögo.«Nous sommes en avance sur nos prévisions», dit M.Riendeau.\u2014 Nathalie Côté, Collaboration spéciale AGROPUR LA CROISSANCE PASSE PAR LES ÉTATS-UNIS La Coop fédérée discute avec une coopérative indienne pour établir une usine d\u2019urée, un fertilisant agricole, à Bécancour.Le coût total de construction de l\u2019usine est évalué à 1,2 milliard de dollars et des pourparlers sont en cours quant à la participation de la Coop fédérée dans le projet.«C\u2019est une possibilité à court terme», confirme son président Denis Richard.Ce n\u2019est pas la première fois que la Coop fédérée fait affaire avec des partenaires étrangers.« Nous avons, notamment, formé un groupe avec des coopératives américaines et européennes pour faire de la recherche sur l\u2019alimentation animale », précise-t-il.Mais la Coop fédérée lorgne surtout le reste du Canada.«On se développe de plus en plus hors Québec.Nous fourn issons 50 % des approvisionnements en grains minéraux en Ontario alors que nous y étions à peine présents il y a cinq ans, explique-t-il.Nous avons aussi pénétré le marché de l\u2019Ouest canadien il y a environ un an, principalement dans le secteur végétal.Nous sommes à l\u2019affût.» Parallèlement, la Coop fédérée poursuit sa transformation entamée il y a cinq ans avec le projet Chrysalide.« Il s\u2019agit d\u2019une grande restructuration.On essaie de créer une synergie pour avoir des coûts de production aussi bas que si nous étions une seule entreprise, mais en demeurant plusieurs.C\u2019est un défi de taille.Et il faut aussi regarder ce qu\u2019on fera de notre réseau à long terme afin d\u2019être plus efficace », dit M.Richard.En décembre, la Coop fédérée célébrera son 90e anni vers a ire.Née de l a fusion de trois centrales coopératives, elle regroupe aujourd\u2019hui 103 coopératives dans plusieurs provinces canadiennes.\u2014 Nathalie Côté, Collaboration spéciale COOP FÉDÉRÉE UN IMPORTANT PROJET DANS L\u2019AIR Monique Leroux souhaite que le Québec devienne un centre d\u2019excellence et une référence en matière de création, développement et gestion de coopératives.« C\u2019est une belle occasion d\u2019exprimer le leadership québécois en matière de modèles coopératifs », estime la présidente du Mouvement Desjardins.Le Sommet international permettra de se pencher sur les grands enjeux du modèle coopératif, mais également de faire du réseautage avec d\u2019éventuels partenaires de partout dans le monde.Le Mouvement, par l\u2019intermédiaire de Desjardins Développement international, a déjà des projets dans plus d\u2019une quarantaine de pays où il oeuvre avec une soixantaine de partenaires.L\u2019objectif est de rendre des services financiers accessibles aux populations défavorisées.«Nous commençons aussi à travailler de façon plus active sur nos activités aux États-Unis pour accompagner certains de nos membres qui y ont des affaires, indique Mme Leroux.Nous avons également signé un accord de coopération avec le Crédit Mutuel de France en 2011.Il vise à nous permettre réciproquement d\u2019aider nos membres.Cela nous a amenés à ouvrir un bureau de représentation en Europe.» Par ailleurs, Desjardins mise sur la formation en relançant, cette année, l\u2019Institut coopératif Desjardins, soit « l\u2019université d\u2019entreprise» du Mouvement.«Nous avons plus de 45 000 employés et 6000 dirigeants, c\u2019est beaucoup de monde.Nous avons une approche extrêmement complète en formation et développement des personnes, dit Mme Leroux.Après le Sommet, nous allons commencer à ouvrir cette formation à d\u2019autres groupes coopératifs qui peuvent avoir les mêmes besoins que nous.» Aujourd\u2019hui, Desjardins est le premier groupe financier au Québec.Il compte 5,6 millions de membres au Canada et en Floride.\u2014 Nathalie Côté, Collaboration spéciale DESJARDINS DES PROJETS DANS UNE QUARANTAINE DE PAYS Serge Riendeau, président d\u2019Agropur.PHOTO FOURNIE PAR AGROPUR Denis Richard, président de la Coop fédérée.PHOTO FOURNIE PAR LA COOP FÉDÉRÉE Monique Leroux, présidente du mouvement Desjardins.PHOTO EDOUARD PLANTEFRÉCHETTE, LA PRESSE PORTFOLIO COOPÉRATIVES llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 4 O C T O B R E 2 0 1 2 3 PORTFOLIO COOPÉRATIVES Sempiternelle tension typique des coopératives : les membres veulent du service et des bas prix tandis que les cadres cherchent le meilleur rendement.GUY PAQUIN COLLABORATION SPÉCIALE « Dans toutes les coops du monde, c\u2019est le même problème, résume Tarek Mansour, associé chez McKinsey Canada.Les membres veulent que les excédents soient systématiquement réinvestis dans la communauté tandis que les cadres pensent à l\u2019avenir.N\u2019y a-t-il pas un autre placement plus rentable qui assurerait mieux la pérennité de l\u2019institution?» Nicolas Marcoux, associé et leader national, transactions, pour PwC, est d\u2019accord.«C\u2019est vrai qu\u2019il y a une tension constante sur l\u2019usage des capitaux, dit-il.Réinvestir dans l\u2019économie du Saguenay ou acheter un Credit Union albertain?» Prenons le cas de Desjardins, la plus connue des coops québécoises.«Quand vous contrôlez 40% du marché, souligne Benoît Tremblay, directeur du Centre d\u2019études Desjardins à HEC Montréal, vous commencez à ressembler à une banque.Et il y a de fortes chances que vos rivales commencent à imiter vos comportements.Il faut préserver ses valeurs dans une économie de marché qui en a d\u2019autres.» Les coops affichent des valeurs qui leur sont propres: démocratie, équité, solidarité, parmi bien d\u2019autres.«Si vous comparez la rémunération de Monique Leroux avec celles des dirigeants des banques, vous ne trouverez pas d\u2019options d\u2019achat d\u2019actions dans son portefeuille.Dans une coop, le principe de la propriété collective est incontournable.» La notion de profit n\u2019a pas non plus le même sens dans une coopérative que dans une entreprise privée.«Pour toutes les coops que je connais, le profit est un résultat, non l\u2019objectif fondamental », assure Tarek Mansour.De plus, une partie des profits (qu\u2019on appelle excédents) sont redistribués en partie aux membres sous forme de ristournes.«Comme la recherche frénétique du bénéfice à court terme n\u2019est pas si obsédante pour un cadre de coop, il ou elle peut se consacrer davantage sur le moyen et le long terme», dit-il.Cela dit, toutes le coops ne sont pas pareilles.«Une coop alimentaire, par exemple, peut redistribuer les fonds autogénérés immédiatement à ses membres, dit M.Mamsour.Une mutuelle d\u2019assurance doit avoir un coussin important pour les coups durs.Cela affecte la gouvernance et les valeurs concrètes.» Démocratie sous tension Au sein d\u2019une coopérative, la croissance crée ses propres crises identitaires et de valeurs.Prenons, à nouveau, l\u2019exemple de Desjardins.« Il va de soi que dans une caisse pop la gouvernance démocratique est immédiate, dit Suzanne Gendron, vice-présidente, soutien à la présidence du Mouvement Desjardins.On va à l\u2019assemblée, on propose et on vote.Mais dès qu\u2019on parle de fédérat ions , de délégués, de représentants, l\u2019immédiateté et la proximité s\u2019amenuisent.Et il se crée une distance entre les membres et la direction.» GESTION DES PROFITS Le dilemme du service ou du rendement GUY PAQUIN COLLABORATION SPÉCIALE Mondragon, ça pourrait s\u2019appeler le capitalisme coopératif à très vaste empreinte géographique.Ce qui a commencé au Pays basque en 1955 par la création d\u2019une coopérative et le lancement d\u2019une toute petite entreprise de produits électriques (frigos et climatiseurs) est devenu une multinationale gigantesque.Présente dans trois continents, la coop basque a fait un chiffre d\u2019affaires de 14,8 milliards d\u2019euros en 2009! Il y aurait donc un modèle coopératif multinational ?«Il n\u2019y a pas que les capitalistes purs et durs qui ont droit aux économies d\u2019échelle, répond Michel Séguin, titulaire de la Chaire de coopération Guy- Bernier à l\u2019UQAM.Que les coops soient touchées par la mondialisation, c\u2019est vrai.Mais elles ne le sont ni plus ni moins que les autres formes d\u2019entreprises.Et puis, la solidarité peut être efficace à grande échelle.» Exporter les valeurs Il s\u2019agirait donc d\u2019exporter les vertus coopératives, en quelque sorte ?«En effet, répond M.Séguin.Mais il faut que les valeurs et méthodes coopératives ne soient pas oubliées en cours de route.Ce qui ne va pas de soi.» Un exemple plus près de chez nous, le cas d\u2019Agropur.Elle est la propriété de 3349 membres, producteurs de lait.En 2011, la coopérative a fait un chiffre d\u2019affaires de 3,6 milliards.Depuis quelques années elle s\u2019est lancée dans une vaste opération d\u2019expansion.En 2008, elle acquiert coup sur coup Trega Foods au Wisconsin (fromages divers) et Schroeder au Minnesota (lait, fromages, jus).En décembre 2010 c \u2019est le tou r de Mai n St re e t I ng red i e n t s , encor e au Wisconsin (ingrédients fonctionnels divers).Comment expliquer que l\u2019on exporte les profits d\u2019une coopérative à l\u2019extérieur du pays, qu\u2019on crée ou maintiennent des emplois non coopératifs ailleurs?« Dès que vous atteignez une certaine taille, vous êtes dans la logique \u201cacquérir ou être acquis\u201d, répond Michel Lafleur, directeur de l\u2019Institut de recherche sur les coopératives et mutuelles de l\u2019Université de Sherbrooke.« De t o u t e év i denc e , Mondragon est un coopérant en Espagne, mais pas systématiquement ailleurs où il agit parfois comme un simple capitaliste traditionnel.Et Agropur agit comme un holding ordinaire avec ses acquisitions américaines.De toute évidence, le modèle de la coop internationale reste à définir et c\u2019est une des questions les plus urgentes et les plus brûlantes de ces dernières années.» Elle fera l\u2019objet d\u2019une des plus importantes séances du Sommet international des Coopératives qui s\u2019ouvre le 8 octobre prochain à Québec.McKinsey&Company déposera au Sommet trois études sur le mouvement coopératif et l\u2019une traite, entre autres, de la perception de la mondialisation par le mouvement coopératif mondial.Il se trouve des coopératives qui redoutent la mondialisation et d\u2019autres qui y voient une occasion à ne pas manquer.Civiliser la mondialisation?Peut-on civiliser la mondialisation, la rendre coopérative?Pierre Pagesse, président du Mouvement pour une organisation mondiale de l\u2019agriculture, écrit : «Nous sommes tous pour le libre-échange.La question fondamentale est la suivante : Comment fautil organiser le libre-échange pour le rendre équitable et durable?» Pour ce Mouvement , la volatilité actuelle du cours des matières premières agricoles serait encore amplifiée par une libéralisation totale des échanges.Selon lui, «seuls les agriculteurs les plus riches des pays exportateurs y gagneraient.» Que fa ire ?Répondre à l\u2019urgente et brûlante question que soulève Michel Lafleur, de l\u2019Université de Sherbrooke: inventer le modèle coopératif international.Les coops à l\u2019heure de la mondialisation PHOTO FOURNIE PAR PWC Nicolas Marcoux, associé chez PricewaterhouseCoopers, confirme les « tensions constantes sur l\u2019usage des capitaux» au sein des coopératives.PHOTO IMACOM Michel Lafleur, président de la Confédération québécoise des coopératives d\u2019habitation, croit que la définition de la coop internationale constitue l\u2019«une des questions les plus urgentes et les plus brûlantes de ces dernières années».llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 4 O C T O B R E 2 0 1 2 PORTFOLIO COOPÉRATIVES GUY PAQUIN COLLABORATION SPÉCIALE Les coopératives ont été frappées par la crise de crédit et par le ralentissement économique mondial qui a suivi.Mais la plupart d\u2019entre elles ont moins souffert que leurs contreparties capitalistes pures et dures, estiment des spécialistes.« Les coops financières et les autres ont un défaut qui les rend relativement imperméables aux crises, juge Nicolas Marcoux, associé chez PwC.Elles sont financièrement ennuyantes !» M.Marcoux entend par là que les coops veulent des rendements pépères mais stables.« Elles sont conservatrices parce qu\u2019elles sont là pour durer.Dans leur échelle de valeurs, la pérennité passe avant l\u2019augmentation de la marge bénéficiaire.» Ce que confirme Jean-Louis Bancel, président de l\u2019International Cooperative Banking Association.Dans le rapport Global 300 de l\u2019International Cooperative Alliance (ICA), il note que les coops ont une vue à long terme et ne dépendent pas des marchés financiers pour se capitaliser.Résilience du modèle Chez nous, le Mouvement Desjardins a essuyé la tempête sans trop tanguer.Ses actifs totaux sont même passés de 157 milliards en 2009 à 190 milliards deux ans plus tard.De plus, l\u2019exercice 2011 s\u2019est terminé avec un excédent record de 1,6 milliard de dollars.Cela, sans aide du gouvernement et sans cesser de prêter aux consommateurs et aux PME, rappelle Suzanne Gendron, vice-présidente, soutien à la présidence, du Mouvement Desjardins.«C\u2019est le modèle coopératif qui a épargné le pire aux coopératives financières, ajoutet- elle.Elles n\u2019offrent pas de primes au rendement à leurs cadres, du moins pas sur le rendement à court terme.Et elles ne sont pas à la merci des hoquets de la Bourse.» Certains affirment même que la crise a favorisé les coops financières et les sociétés d\u2019assurance coopératives.C\u2019est ce que dit l\u2019étude «Résilience du modèle d\u2019affaires en temps de crise », de l\u2019Organisation internationale du Travail.Ce texte soutient que la part du marché européen des banques coopératives était en augmentation à la fin des années 2000.Il représentait 20% du marché bancaire européen en 2009.Aux Pays-Bas, par exemple, c\u2019est la moitié des Néerlandais qui ont un compte chez Rabobank, la grande coopérative financière.Difficultés Cela dit, des géants coopératifs de la finance ont quand même été frappé, surtout dans la zone euro.Le Crédit Mutuel, grande banque française, a vu son bénéfice net fondre de 84% en 2008.En 2007, le groupe avait mis 300 millions d\u2019euros de côté pour couvrir des papiers commerciaux toxiques.L\u2019année suivante c\u2019est 1,4 milliards qui furent contaminés! L\u2019agence de cotation Fitch l\u2019a dégradé de AA à A+ en 2009.Autre grand groupe financier coopératif français, le Crédit Agricole a dû aussi se résoudre à prendre des mesures de crise.En décembre 2011, il annonçait son plan de restructuration: suppression de postes et cessation de son implantation dans 21 pays.Par a il leurs , cer ta ines familles de coops ont gravement souffert de la crise et de ses répercussions.C\u2019est le cas des coops agricoles.Won-Byung Choi est président de l \u2019International Cooperat ive Agr icultural Organization.Son analyse de la situation, publiée dans le Global 300, ne fait pas dans la dentelle.« Le sec teur coopérati f agricole est durement frappé.D\u2019abord, beaucoup de consommateurs ont carrément abaissé leurs dépenses alimentaires.Ensuite, le prix des grains fait l\u2019objet de spéculations à court terme et subit une augmentation en flèche.Ensuite les capitaux frais se font extrêmement rares.» Depuis la crise, les coopératives de consommateurs sont en train de revoir leur approche, du moins en Europe.Rodrigo Gouveai, Secrétaire Généra l d\u2019EURO COOP, énonce la nouvelle stratégie dans Global 300 : « Pour traverser la crise, les coops de consommateurs doivent fusionner ou acquérir des marques privées.» Les coops alimentaires sont particulièrement touchées par les malheurs qui frappent le monde agricole.Pour augmenter leur pouvoir d\u2019achat et maintenir les prix au plus bas, la fusion est donc la stratégie naturelle.Small is not always beautiful.«Dans l\u2019échelle de valeurs des coops, la pérennité passe avant l\u2019augmentation de la marge bénéficiaire.» \u2014 Nicolas Marcoux, PwC Plus imperméables aux chocs économiques ?ILLUSTRATION DANIEL RIOPEL, LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 4 O C T O B R E 2 0 1 2 5 Grâce à la coopération, la Ville de Lévis et ses partenaires bâtissent de grandes choses. PORTFOLIO COOPÉRATIVES YVES THERRIEN LE SOLEIL Dans la région de Québec, plusieurs types de coopérative existent, que ce soit en habitation ou pour les achats regroupés, mais rares sont les coopératives de travail qui voient le jour avec l\u2019objectif d\u2019intégrer les immigrants dans la communauté.C\u2019est pourtant la volonté de Nettoie-Prêt, spécialisée dans l\u2019entretien.Ses objectifs vont plus loin que le simple travail, car il s\u2019agit tout autant d\u2019intégrer des travailleurs immigrants dans la communauté québécoise en prônant les valeurs coopératives.«L\u2019idée de fonder une entreprise est née en 2011», précise Margarita Molina, cofondatrice de la coopérative Nettoie Prêt, avec Julian Quintero et Pedro Ramirez.Par contre, avant de partir pour de bon en affaires, le groupe a suivi une formation avec le Fonds d\u2019emprunt Québec, de novembre 2011 jusqu\u2019en avril 2012.Au moment de produire le plan d\u2019affaires, le projet de coopérative a pris forme, car l\u2019entreprise devait être incorporée.Avec les objectifs d\u2019ouverture à tous et l\u2019esprit de partage, le mode coopératif correspondait mieux aux intentions des fondateurs.Nettoie-Prêt a donc été mis sur pied avec l\u2019aide du Fonds d\u2019emprunt Québec, du centre local de développement (CLD) et de la Coopérative de développement régional (CRD).«Nous ne voulons pas simplement une entreprise pour créer des emplois, ajoute Julian Quintero, mais un lieu où les gens sont participants à part entière.» La coopérative, qui compte une quarantaine de personnes intéressées à devenir membres, veut intégrer les immigrants au monde du travail, mais aussi à la communauté locale.Au départ, ils étaient cinq dans le conseil d\u2019administration de la coopérative qui s\u2019organise autour de trois axes: les opérations de l\u2019entreprise d\u2019entretien ménager, l\u2019organisation des finances et le marketing incluant la mise en marché et la recherche de contrats dans le nettoyage des bureaux et des établissements commerciaux.Pas question d\u2019entretien ménager dans les maisons privées pour l\u2019instant.«Nous avons fait quelques soumissions et reçu des lettres d\u2019intention, indique Margarita Molina.Toutefois, nos projets ont mis plus de temps à se réaliser avec la création de la coopérative et nous avons manqué la période idéale des grands ménages du printemps pour dénicher des contrats.» Parmi les gens intéressés à la coopérative, il y a une majorité d\u2019immigrants, mais aussi quelques Québécois prêts à se lancer dans l\u2019aventure.En attendant la signature des contrats, les membres actuels se réunissent toutes les semaines pour apprendre les règles de fonctionnement d\u2019une coopérative et ils évaluent l\u2019avancement des différents projets.Volet recyclage L\u2019équipe développera en même temps que le ménage un volet recyclage en coopération avec l\u2019entreprise Arteau Récupération, tout en utilisant des produits de nettoyage biologique.Même si le travail n\u2019est pas encore commencé, Margarita Molina et Julian Quintero parlent déjà d\u2019avenir.Avec l\u2019aspect coopératif, l\u2019équipe en place veut développer un aspect social dans leur vision d\u2019intégration.Si la première étape se passe bien, ils veulent développer d\u2019autres volets comme l\u2019entretien paysager et le déneigement, toujours dans l\u2019esprit d\u2019une coopérative.On peut joindre la coopérative Nettoie Prêt par courriel à nettoiepret@gmail.com IMMIGRANTS Une coop de Québec allie travail et intégration LESCOOPÉRATIVES PAR SECTEURS AU QUÉBEC HABITATION > 1180 coopératives > 190 millions de chiffre d\u2019affaires > 28 595 membres > 299 emplois AGRICULTURE ET PÊCHERIES > 207 coopératives > 9,6 milliards de chiffre d\u2019affaires > 35 926 membres > 22 562 emplois SERVICES PROFESSIONNELS ET TECHNIQUES > 152 coopératives > 82 millions de chiffre d\u2019affaires > 19 578 membres > 1508 emplois SANTÉ ET SERVICES SOCIAUX > 114 coopératives > 146 millions de chiffre d\u2019affaires > 142 675 membres > 4468 emplois ALIMENTATION > 100 coopératives > 529 millions de chiffre d\u2019affaires > 135 101 membres > 3114 emplois SCOLAIRES > 83 coopératives > 150 millions de chiffre d\u2019affaires > 535 727 membres > 1884 emplois ARTS ET CULTURE > 43 coopératives > 7 millions de chiffre d\u2019affaires > 1050 membres > 99 emplois FORESTERIE > 63 coopératives > 224 millions de chiffre d\u2019affaires > 5644 membres > 4068 emplois TÉLÉCOMMUNICATIONS > 36 coopératives > 34 millions de chiffre d\u2019affaires > 30 117 membres > 165 emplois *Données de 2009 (Source : Développement économique, Innovation et Exportation Québec) PHOTO LE SOLEIL Fondé par Julian Quintero et Margarita Molina, Nettoie-Prêt a pour objectif d\u2019intégrer des travailleurs immigrants dans la communauté québécoise en prônant les valeurs coopératives.«Nous ne voulons pas simplement une entreprise pour créer des emplois, mais un lieu où les gens sont participants à part entière.» \u2014 Julian Quintero llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 4 O C T O B R E 2 0 1 2 NOUS SOMMES NOMBREUX À CROIRE QUE LES ENTREPRISES COOPÉRATIVES BÂTISSENT UN MONDE MEILLEUR.Bégin SUIVEZ LE SOMMET ! @SommetCoop2012 Hôtes LES ENTREPRISES COOPÉRATIVES : Le PIB des 300 plus grandes coopératives au monde équivaut à la 9E ÉCONOMIE MONDIALE EMPLOIENT 100 millions de personnes et regroupent 1 milliard de membres dans le monde Les 300 plus grandes coopératives au monde ont un CHIFFRE D\u2019AFFAIRES cumulé de 1,6 trillion $US Joignez-vous aux délégués provenant de coopératives et de mutuelles de partout dans le monde pour discuter des solutions aux enjeux et défis d\u2019aujourd\u2019hui et de demain.Ne manquez pas cette occasion d\u2019influencer l\u2019avenir de la coopération.www.sommetinter2012.coop DAME PAULINE GREEN Présidente Alliance coopérative internationale (ACI) Suisse MONIQUE F.LEROUX Présidente et chef de la direction Mouvement Desjardins Canada DR.J.COLIN DODDS Président et recteur Université Saint Mary\u2019s Canada MADELEINE K.ALBRIGHT Ex-secrétaire d\u2019État des États-Unis (1997-2001) Présidente, Albright Stonebridge Group États-Unis JACQUES ATTALI Économiste et écrivain Directeur, PlaNet Finance France DOMINIC BARTON Directeur général mondial McKinsey & Company Royaume-Uni CARLO BORZAGA Président EURICSE, Université de Trente Italie DR.RÜDIGER KRECH Directeur du secteur de l\u2019éthique, de l\u2019équité du commerce et des droits de l\u2019homme Organisation mondiale de la Santé (OMS) Allemagne PETER MARKS Chef de la direction The Co-operative Group Royaume-Uni ROSABETH MOSS KANTER Professeure-titulaire de la Chaire Ernest L.Arbuckle Harvard Business School États-Unis ANTONELLA NOYA Analyste senior des politiques Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) France RICCARDO PETRELLA Économiste, politologue et altermondialiste Italie DR.NOURIEL ROUBINI Professeur d\u2019économie, président Stern School of Business (Université de New York), Roubini Global Economics États-Unis MICHAEL SABIA Président et chef de la direction Caisse de dépôt et placement du Québec Canada FELICE SCALVINI Vice-président Alliance cooperative internationale (ACI) Italie A.MICHAEL SPENCE Prix Nobel d\u2019économique (2001) États-Unis Hôtes Plus de 150 conférenciers de partout à travers le monde, incluant : ."]
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