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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2012-10-22, Collections de BAnQ.

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[" www.lapresse.ca/arts ARTS JOCELYNE LEPAGE Yann Martel a raison.Ang L ee , l e c i néa s t e qui a porté L\u2019histoire de Pi à l\u2019écran, a respecté l \u2019esprit du roman, comme on a pu le constater lors de l\u2019avant-première, samedi, à Montréal, où le film était présenté au Festival du nouveau cinéma.Mais Lee apporte le son, et une dimension, la troisième, qui rendent l\u2019odyssée du jeune Indien époustouf lante et accessible à un jeune public de 7 à 77 ans.Cyniques s\u2019abstenir.En 2001, quand il a publié Life of Pi, Yann Martel s\u2019attendait, au mieux, à ce que son livre devienne un roman-culte auprès d\u2019un petit public.« Le mélange zoologie et religion ne va pas de soi », a-t-il dit au cours d\u2019entrevues données à la chaîne aux journalistes qui formaient une sorte de haie d\u2019honneur au cinéma Nova Scotia.Voilà qu\u2019après avoir obtenu le Man Booker Prize en 2002, et après plus de sept millions d\u2019exemplaires vendus en 40 langues, la version filmée s\u2019annonce aussi populaire.Et promise, même, à quelques Oscars.Les prouesses techniques y sont éblouissantes, et la performance de la jeune vedette qui porte le film sur ses épaules, Suraj Sharma, remarquable.Celle de Roger Parker, le tigre, aussi.Le romancier n\u2019a pas participé à la scénarisation du film.Il a rencontré le réalisateur un soir, a fait quelques remarques sur l\u2019anglais utilisé qui devrait sonner indien et non américain selon lui, puis il a lâché prise.« Je suis un romancier, a-t-il dit, je ne sais pas comment écrire un scénario.» Mais la transposition le réjouit.«Quand on lit le roman, on oublie sa dimension indienne.Dans le film on la retrouve, très présente.» Bien sûr, admet-il, il y a des choses absentes.Mais ceux qui n\u2019ont pas lu le livre ne s\u2019en apercevront pas.On a eu droit samedi à la version finale de Life of Pi, version achevée mardi, a expliqué Martel.Celle présentée au Festival de cinéma de New York était finie à 95% et elle a été accueillie plutôt chaleureusement par la critique.Le film sera présenté bientôt à Chicago et sa sortie générale est prévue pour le 21 novembre.À temps pour les Fêtes.UNE ODYSSÉE RENVERSANTE L\u2019HISTOIRE DE PI EN 3D ET CETERA RIGOLADE AVEC LAMORT PAGE 6 LESDENISDROLET L\u2019ABSURDE À L\u2019AUTRE GALA DE L\u2019ADISQ CMJ 2012 LE MARATHON MUSICAL DE NEWYORK PAGE 3 PAGE 2 AGENDA Envie d\u2019une sortie culturelle cette semaine ?Consultez notre agenda culturel sur lapresse.ca/agenda VoirMARTEL en page 4 MONTRÉAL LUNDI 22 OCTOBRE 2012 DU 15 OCTOBRE AU 5NOVEMBRE2012 À L\u2019ACHATDEBiLLE TS DE SPECTACLE, ÉCHANGEABLES CHEZ LES RESTAURATEURS ET SALLES DE SPECTACLES PARTiCiPANTS OU À LA ViTRiNE.* PLUS25.CA Quantités limitées.Certaines conditions s\u2019appliquent.Règlement disponible à plus25.ca et au guichet des salles de spectacles participantes.*Applicable à l\u2019achat de billets de spectacle au prix régulier effectué sur le Web ou au guichet des salles de spectacles participantes, sauf les abonnements, les billets de groupe, les billets rabais de dernière minute et sous réserve des disponibilités.Réclamation de chèques-cadeaux au plus tard le 5 novembre 2012.LE QUARTiERDES SPECTA CLES VOUS OFFRE 25% DU MONTANT EN CHÈQUES-CADEAUX. ARTS MUSIQUE PHOTO ROBERT MAILLOUX, ARCHIVES LA PRESSE Les Denis Drolet, Vincent Léonard et Sébastien Dubé, animeront pour la première fois l\u2019Autre Gala de l\u2019ADISQ.Ce soir, les Denis Drolet, Sébastien Dubé et Vincent Léonard, animeront pour la première fois l\u2019Autre Gala de l\u2019ADISQ.Le duo d\u2019humoristes, lauréat d\u2019un Félix pour son premier spectacle d\u2019humour en 2004, célèbrera donc la grande fête de la musique dès 19 h30, en direct du Théâtre St-Denis, en promettant au public une soirée à la fois burlesque et absurde.L\u2019AUTRE GALA DE L\u2019ADISQ Trois questions aux Denis Drolet ÉMILIE CÔTÉ Présenté pour la deuxième fois au Théâtre St-Denis, l\u2019Autre Gala de l\u2019ADISQ sera diffusé ce soir, à 20 h, sur les ondes de MusiquePlus et MusiMax.Au total, 23 prix Félix seront remis, dont une nouvelle récompense lancée cette année, le prix de la critique, où sont finalistes Richard Desjardins, Avec pas d\u2019casque, Canailles, Lisa LeBlanc et Fred Pellerin.« C\u2019est une catégorie qui repose sur la qualité du disque », a expliqué à La Presse Solange Drouin, directrice générale de l\u2019ADISQ, qui désirait créer une distinction similaire au prix Polaris.À l\u2019image de son mandat, l\u2019Autre Gala récompense tous les styles musicaux (hip-hop, country, électronique, classique, jazz, jeunesse, humour, reprises).C\u2019est aussi ce soir que seront remis les prix du meilleur vendeur et du meilleur album anglophone, catégorie où la compétition est forte cette année avec Leonard Cohen (Old Ideas), Ian Kelly (Diamonds & Plastic), Ariane Moffatt (MA), Simple Plan (Get Your Heart On!) et Patrick Watson (Adventures in Your Own Backyard).Il est parfois étonnant de voir dans quelle catégorie certains artistes sont inscrits.Dans la catégorie du meilleur album rock, par exemple, Bodh\u2019a ktan, Dumas , le s Cowboys Fringants, Pépé et Kamakazi sont en nomination.Et dans la catégorie alternative, on retrouve Fanny Bloom, Antoine Gratton, les Dales Hawerchuk, Ngâbo et Orange Orange.Côté prestations, le public pourra voir Canailles, Kaïn, Catherine Major et le rappeur Koriass, qui vient de gagner le prix Echo de la SOCAN (qui honore les chansons les plus créatrices et artistiques de la dernière année), pour le texte et la musique de son succès St-Eustache.L\u2019AUTRE GALA DE L\u2019ADISQ Les catégories à surveiller STÉPHANIE VALLET Il a atteint le sommet du classement des ventes d\u2019albums aux États-Unis avec Duets I et II et dès demain, il lancera Viva Duets, un disque sur lequel il reprend ses plus grands succès en carrière aux côtés de vedettes latinoaméricaines comme Vicente Fernandez, Marc Anthony et Gloria Estefan.À 86 ans, le crooner n\u2019est pas prêt d'accrocher son micro puisqu\u2019il travaillera à nouveau avec son amie Lady Gaga, avec qui il concocte un album de jazz.Habitué du Festival de jazz de Montréal, Tony Bennett devrait venir à deux reprises cette année dans la Belle Province, tout d\u2019abord pour présenter une exposition de ses toiles inspirées par Rembrandt , Vélasquez et Rodin, mais aussi sur scène.Il lancera également demain Viva Duets, un album de standards américains chantés en duo avec de grosses pointures latines comme Luis Guerra, Thalia, Vicente Fernandez, et Chayanne, entre autres.Un album, neuf pays Un disque qui l\u2019a mené dans près de neuf pays, de l\u2019Espagne au Mexique en passant par la Colombie et le Chili, pour enregistrer 12 duos.«Ces artistes ont eu la gentillesse d\u2019accepter de chanter avec moi, alors je me suis dit qu\u2019il serait plus agréable de venir jusqu\u2019à eux.Ç\u2019a été une expérience internationale extraordinaire et on en a profité pour filmer chacun des artistes en studio.Ils ont été très reconnaissants et je n\u2019oublierai jamais leur amour et leur enthousiasme », explique Tony Bennett.Fidèle à son public, le crooner de 86 ans n\u2019a sélectionné que de grands succès de son répertoire comme Return To Me, The Best is Yet To Come, ou The Way You Look Tonight ; mais pas question pour lui de les chanter en espagnol.«Quand j\u2019étais jeune, j\u2019ai grandi alors que le pays était en crise financière et ma famille me disait : \" S\u2019il te plaît chante en anglais, car tu n\u2019auras jamais de travail si tu le fais en italien \".Ils m\u2019ont découragé d\u2019apprendre des langues étrangères, alors je ne parle ni italien ni espagnol ! Je suis toujours resté loin des styles de musique à la mode comme le rap, le disco, etc.C\u2019est peut-être là le secret de ma longévité, d\u2019avoir toujours gardé mon intégrité et de ne jamais avoir essayé de tromper mon public », précise le chanteur.Pour Tony Bennett, Viva Duets est avant tout l\u2019occasion de montrer à la communauté latino-américaine qu\u2019elle n\u2019est pas en reste, mais surtout l\u2019énorme succès qu\u2019elle connaît à travers la planète en collaborant avec des monstres sacrés comme Vicente Fernandez, avec qui il a enregistré Return to Me dans son ranch mexicain.«Son ranch est absolument phénoménal.Je n\u2019avais jamais vu de toute ma vie un artiste posséder deux stades sur sa propriété de 500 acres : un pour le rodéo et l\u2019autre pour son public.Il a aussi un studio d\u2019enregistrement, mais aussi un studio de tournage ! Il prend soin de toutes sortes d\u2019animaux aussi.Ça a été une expérience incroyable », s\u2019exclame Tony Bennett.« J\u2019ai aussi beaucoup aimé faire For Once In My Life avec Marc Anthony, car c\u2019est tout un performeur! Il dansait au beau milieu du studio et c\u2019était juste génial», ajoute le crooner.Album de jazz avec Gaga En duo avec Lady Gaga sur Duets II, Tony Bennett s\u2019est lié d\u2019amitié avec la reine de la pop, qui l\u2019a même laissé la peindre nue.Une collaboration qui semble avoir porté ses fruits puisqu\u2019ils travailleront ensemble sur un album au cours des prochains mois.« J\u2019ai reçu un bel appel d\u2019Australie il y a trois mois de Lady Gaga me disant qu\u2019elle voulait faire un disque avec moi.Il s\u2019agit d\u2019un album sur lequel on sera accompagné par un grand orchestre de swing avec qui on risque d\u2019avoir beaucoup de plaisir ! C\u2019est une chanteuse exceptionnelle.Je veux révéler un autre côté de Lady Gaga que vous ne connaissez pas encore, mais qui va vous éblouir, je vous le promets », conclut-il.VIVA DUETS Tony Bennett, le « latin lover » PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION À 86 ans, Tony Bennett n\u2019est pas prêt d'accrocher son micro puisqu\u2019il travaillera à nouveau avec son amie Lady Gaga, avec qui il concocte un album de jazz.PHOTOS AFP ET LA PRESSE Leonard Cohen et Ian Kelly se disputeront le prix du meilleur albumanglophone.ÉMILIE CÔTÉ QVous animerez ce soir pour la première fois l\u2019Autre Gala de l\u2019ADISQ.Êtes-vous à un tournant de votre carrière ?R On ne voit pas ça vraiment comme un tournant, mais plutôt comme un beau défi et une expérience de plus dans notre bagage.L\u2019animation, c\u2019est quelque chose avec laquelle on est très à l\u2019aise, étant donné qu\u2019on joue des personnages, et de pouvoir animer une soirée aussi géniale que l\u2019Autre gala, pour nous, c\u2019est du bonbon.QAvez-vous dû adapter votre humour pour mieux célébrer la fête de la musique?R On a choisi de délaisser le côté trash et de miser sur le côté burlesque et absurde des Denis.Il n\u2019y aura pas d\u2019autres personnages, à part bien sûr notre danseur JUST-TO-BUY-MYLOVE, qui sera responsable de remettre les trophées aux artistes.On le verra aussi dans quelques sketchs avec nous.QQuelle place occupe la musique dans votre vie ?R Elle occupe une place majeure.On est des grands consommateurs de musique.C\u2019est notre plus grande passion.On adore plusieurs styles, de Tom Waits à Gilles Vigneault, mais on en déteste beaucoup aussi.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 2 2 O C T O B R E 2 0 1 2 ARTS Avec 1300 spectacles en cinq jours, le CMJ Music Marathon de New York est assurément un exercice d\u2019endurance pour les tympans.Petit survol des performances les plus intéressantes de cette 32e présentation.YVES SCHAËFFNER COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK \u2014 Éparpillé dans plus de 80 salles de la ville, le CMJ Music Marathon porte bien son nom, puisqu\u2019on passe son temps à courir d\u2019une salle à l\u2019autre pendant cinq jours.Les groupes qui multiplient les concerts afin de se faire remarquer passent la semaine à déballer et à remballer leurs instruments dans un ballet joyeusement cacophonique et étourdissant.Si quelques noms plus connus apparaissent ici et là dans la programmation, le CMJ reste d\u2019abord et avant tout un festival consacré à la découverte de nouveaux talents.En voici 10 qui nous ont impressionnés.Metz Le trio post-punk de Toronto débarquait à New York avec un premier album sous le bras et une réputation explosive.Il n\u2019a pas déçu et il a laissé bien des tympans en état de choc, mardi dernier, dans l\u2019hyper bondée Cameo Gallery de Brooklyn.Guitare, basse, batterie, tous décibels dehors : la recette n\u2019est peut-être pas nouvelle, mais elle est efficace.Deap Vally Imaginez les White Stripes, mais une version dans laquelle Jack et Meg White auraient été remplacés par deux «vixens» tout droit sorties d\u2019un film de Russ Meyer: voici le duo californien Deap Vally.Attitude, décolletés et gros rock de garage sale : le mélange s\u2019est révélé irrésistible sur scène.Death Grips Plus connus que la moyenne des groupes du CMJ, les Californiens de Death Grips comptent déjà de nombreux fans.Leur mélange de hiphop hardcore et de noise apocalyptique est la chose la plus viscéralement agressive vue sur scène de tout le CMJ.Un véritable torrent de rage mû par un batteur incandescent et un MC en transe.Verdict d\u2019Ali Shaheed Muhammad qui officiait en tant que DJ à la soirée : « C\u2019est le meilleur set que j \u2019a i vu de toute l\u2019année.» Conveyor Lunettes hipsters, guitare turquoise, attitude positive : le chanteur du quatuor de Brooklyn possède la personnalité la plus sympathique qu\u2019on ait vue sur scène au CMJ.Conveyor, qui fa it dans l\u2019indy-pop entraînante mais ciselée, pourrait devenir le prochain Vampi re Weekend qu\u2019on ne serait pas surpris.Savages C ompo s é d e q u a t r e Anglaises, Savages est un des groupes qui a généré le plus de buzz cette année.Et pour cause : les filles ont du style et du charisme.Mais surtout, leur post-punk est solide, noir et mélodique, évoquant à la fois Nick Cave, Joy Division et Mission of Burma.DIIV Le quatuor de Brooklyn, connu notamment pour les chemises XXXL de son filiforme chanteur Zachary Cole Smith, verse dans l\u2019indy-pop aérienne, rêveuse et accrocheuse.Prometteur.Angel Haze Désignée comme la prochaine Azealia Banks (qui, ironiquement, n\u2019est vraiment sortie de l\u2019anonymat que l\u2019an passé), Angel Haze était la rappeuse la plus populaire du festival.Elle fera assurément parler d\u2019elle.Port St.Willow Accompagné d\u2019un batteur et d\u2019une claviériste pour la durée du CMJ, le guitariste et chanteur Nick Principe possède une voix unique, envoûtante, à la fois haut perchée et presque fantomatique.Les morceaux lancinants et atmosphériques du groupe devraient plaire aux fans de Radiohead.Tashaki Miyaki Le trio lo-fi de Los Angeles a le nom le plus improbable qui soit (inspiré du réalisateur japonais Takashi Miike).À les voir sur scène, on imagine plutôt la batteuse, la bassiste et le guitariste dans un film de Sofia Coppola.Hundred Waters Signé avec le label de Skrillex, le quintette de la Floride n\u2019a absolument rien en commun avec le roi chevelu du dubstep.Hundred Waters verse plutôt dans le «folk digital» soigné, rehaussé de touches de jazz.La voix de la chanteuse principale, Nicole Miglis, n\u2019est pas sans rappeler celle de Björk.CMJ DE NEW YORK Le marathon musical en 10 groupes Attitude, décolletés et gros rock de garage sale : le mélange proposé par les filles de Deap Vally s\u2019est révélé irrésistible sur scène.PHOTOS YVES SCHAËFFNER, COLLABORATION SPÉCIALE Le trio post-punk de Toronto Metz a laissé les tympans en état de choc.M POUR.MANITOBA Le groupe peut-être le plus attendu de la quatrième présentation de M pour Montréal au CMJ?Royal Canoe du\u2026 Manitoba.Bizarrement, une bonne partie des artistes présentés par M pour Montréal cette année n\u2019avaient que des liens ténus avec la ville.Outre Royal Canoe, il y avait notamment Absolutely Free et Moon King, qui viennent de Toronto.Le chanteur de ce dernier groupe, Daniel Woodhead, trouvait luimême cela étonnant.«Mais on se connaît tous très bien, on forme une grande famille», a expliqué le chanteur, qui joue également dans le groupe Doldrums avec son frère (qui, lui, habite à Montréal).Le festival Pop Montréal organisait également un événement au CMJ, son deuxième en autant d\u2019années.Le festival, qui n\u2019a pas pour principale mission de représenter les artistes de sa ville, proposait quand même une affiche plus montréalaise avec les groupes Valleys, Goose Hut, Solar Year, Blue Hawaii, CTZNSHP et Mozart\u2019s Sister.Du lot, c\u2019est l\u2019électro de Blue Hawaii qui a attiré la plus grosse foule, après avoir fait l\u2019objet d\u2019une mention sur le site du New York Times.Le Rendez-vous des Grands, présenté par le Concours international d\u2019orgue du Canada, comprendra cette année quatre concerts.Le premier, le 2 novembre, 19h30, à la basilique Notre-Dame, réunira trois lauréats de concours internationaux d\u2019orgue: l\u2019Autrichien Michael Schöch, l\u2019Américain Christian Lane et le Britannique David Baskeyfield.Le 3 novembre, 17h, salle Bourgie: programmeMozart par l\u2019organiste Jean-Willy Kunz et un trio instrumental.Le 4 novembre, 16h, à l\u2019église St.Andrew and St.Paul: Requiem de Duruflé par le Choeur de l\u2019église, la mezzo Renée Lapointe et l\u2019organiste Jonathan Oldengarm, qui ajoutera des Wagner et Debussy en transcription.Le même jour, 19h30, Redpath Hall: le Suédois Hans-Ola Ericsson, nouveau professeur d\u2019orgue à McGill.\u2014 Claude Gingras MUSIQUE Concerts d\u2019orgue Lancé en mai au Festival de Cannes, le court métrage Chef de meute de Chloé Robichaud sera présenté en compétition à l\u2019American Film Institute (AFI) Fest de Los Angeles, du 1er au 8 novembre.« L\u2019AFI Fest est l\u2019un des plus importants festivals en Amérique.Et le film fera aussi l\u2019ouverture du Festival du cinéma international en Abitibi- Témiscamingue.Je suis comblée », lance Chloé Robichaud, qui se trouve actuellement à Abou Dabi pour présenter son court métrage.Mettant en vedette Ève Duranceau, Chef de meute a été présenté dans une douzaine de pays et dans près de 25 festivals.En septembre, il a remporté le prix du meilleur court métrage au Collecchio Video Film Festival en Italie.\u2014 André Duchesne CINÉMA QUÉBÉCOIS Chef de meute au AFI Fest Le Festival du nouveau cinéma de Montréal a annoncé hier les lauréats de sa 41e présentation: \u2022 La Louve d\u2019or est allée à Ici et là-bas (Aqui y alla) d\u2019Antonio Méndez Esparza (États-Unis/ Espagne/Mexique, 2012).\u2022 Le prix d\u2019interprétation remis pour la meilleure performance d\u2019acteur ou d\u2019actrice dans l\u2019ensemble des films de la sélection internationale a été remis à Alice De Lencquesaing pour La tête la première, d\u2019Amelie van Elmbt (Belgique/France, 2012).\u2022 Le prix de l\u2019innovation Daniel Langlois est allé à Blancanieves, de Pablo Berger (Espagne/France, 2011).\u2022 Deux lauréats se sont partagé le prix de l\u2019Association québécoise des critiques de cinéma, pour le meilleur long métrage de la sélection internationale : Boy Eating the Bird\u2019s Food, d\u2019Ektoras Lygizos (Grèce, 2012) et Sudoeste, d\u2019Eduardo Nunes (Brésil, 2011).\u2022 Le prix du meilleur long métrage issu de la section Focus est allé à Stories We Tell, de Sarah Polley (Québec/Canada, 2012).\u2022 Le prix du public a été remis à Wolf Children (Les enfants loups), de Mamoru Hosoda (Japon, 2012).\u2014 La Presse FESTIVAL DU NOUVEAU CINÉMA La Louve d\u2019or à Ici et là-bas PHOTO D\u2019ARCHIVES, LA PRESSE Chloé Robichaud llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 2 2 O C T O B R E 2 0 1 2 A R T S 3 ARTISTES EN PERFORMANCE ANIMATION LES DENIS DROLET LUNDI 22OCTOBREà 20h CATHERINEMAJOR KAÏN KORIASS CANAILLES FONDS HAROLD GREENBERG ARTS RENAUD LORANGER COLLABORATION SPÉCIALE MARSEILLE \u2014 Le baryton québécois Jean-François Lapointe a récemment tenu l\u2019affiche d\u2019une production de Carmen de Bizet à l\u2019opéra de Marseille.Un engagement important qui a inauguré une saison faste pour le chanteur, dont l\u2019emploi du temps, en Europe, est particulièrement bien rempli.Si sa feuille de route est impressionnante, c\u2019est néanmoins dans une discrétion toute relat ive que Jean- Françoi s Lapointe mène son exceptionnelle carrière, plutôt à l\u2019ombre des projecteurs et du star-système de l\u2019opéra.Et pourtant, à Paris comme à Amsterdam, Barcelone ou Bruxelles, on célèbre l \u2019adéquat ion évidente de sa voix et de sa personnalité aux grands rôles du répertoire français, rôles qui lui permettent de briller sur quelques-unes des plus prestigieuses scènes lyriques du Vieux Continent.À Marseille, la semaine dernière, il régnait une ambiance agréable, bonhomme («méditerranéenne », serait-on tenté d\u2019ajouter) et dès l\u2019entrée en scène du valeureux toréador Escamillo, au second acte, le courant passait entre Lapointe et le public de la maison, peu avare d\u2019affection pour un artiste qui lui est remarquablement fidèle.C\u2019est sur ces mêmes planches qu\u2019il campait, l\u2019année dernière, un Don Juan mozartien salué par le public et la critique, avant d\u2019y offrir le truculent Rimbaud du Comte Ory rossinien, quelques mois plus tard.Il y sera de nouveau en 2013 pour la rarissime Cléopâtre de Jules Massenet, opus méconnu qui le verra partager la scène avec une autre Québécoise, la soprano Kimy McLaren.Charisme Au-delà d\u2019une polyvalence manifeste, d\u2019un physique plus qu\u2019avantageux, d\u2019un charisme remarquable et d\u2019une indéniable maturité artistique, le parcours récent et les projets du chanteur dessi nent une forme de constante.Escamillo, puis Zurga, des Pêcheurs de perles, du même Bizet, le marquis de la Force dans Les dialogues des Carmélites de Poulenc à Toronto, après un retour attendu à l\u2019Opéra Comique à Paris : c\u2019est avant tout dans sa langue maternelle que l\u2019on veut entendre chanter Jean- François Lapointe, un peu partout dans le monde.À ce titre, une rare incursion chez les Italiens (le père Germont dans La Traviata de Verdi, à Francfort) semble être l\u2019exception qui confirme la règle.La langue française est loin d\u2019être facile à apprendre et à maîtriser, encore moins à chanter.Sur la très cosmopolite et globalisée planète-opéra, les qualités de diction que l\u2019on retrouve souvent chez les chanteurs québécois les rendent pratiquement incontournables.Dans les moments le s plus tendus de l\u2019oeuvre, tout comme dans les passages les plus délicats, Lapointe chante et projette le texte clairement, avec précision et souplesse, non sans un certain mélange presque paradoxal d\u2019élégance et de robustesse.Paradoxe qui, dans ce cas précis, si l\u2019on peut supposer qu\u2019il soit cultivé à la fréquentation assidue de la mélodie et du lied allemand, est bien l\u2019un des mystères de son art et, de façon plus générale, du métier de chanteur d\u2019opéra.OPÉRA L\u2019automne provençal de Jean-François Lapointe PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION Le baryton Jean-François Lapointe mène une exceptionnelle carrière à l\u2019ombre des projecteurs du star-système de l\u2019opéra.1022 17h00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC Privé de sens Union fait la force Le Téléjournal 18 h 30 vies Les Parent L'auberge du chien noir / Pas pire papa La galère Le Téléjournal 22h45 Nouv.sports 23h05 Alors on jase! \" TVA 16h55 TVA nouvelles TVA nouvelles Le Tricheur Tranches de vies Occupation double Yamaska Toute la vérité TVA nouvelles 22h45 Denis Lévesque 23h45 Signé M \" V Duo / Mario Jean La guerre des clans Atomes crochus Un souper parfait Les touristes Rire et délire CSI: NY / De vieilles connaissances CSI: NY Séduction Un gars le soir Les touristes Instant Gagnant \" TQc 1, 2, 3.Géant Toc toc toc Kaboum Tactik Légitime dépense .monde dehors Les ailes du Soleil Questions de société / Métal hurlant 24 heures chrono / De 21 h à 22 h Une pilule, une p'tite granule CBC CBC News: Montreal Lang and O'Leary George S.Coronation Street Over the Rainbow Who Do You Think Murdoch Mysteries / War on Terror CBC News: The National CBC News: LN George S.CTV-M The Dr.Oz Show CTV News eTalk Big Bang Theory Dancing w/ the Stars Partie 1 de 2 Two and Half Men Mike & Molly Castle / An Embarassment of Bitches CTV National News CTV News \" GBL-Q 16h30 ! Young & R.Ricardo Evening News Global National E.T.Canada Ent.Tonight Bones / The Past in the Present Parenthood / I'll Be Right Here NCIS / Safe Harbor News Final E.T.Canada ABC The Dr.Oz Show ABC 22 News ABCWorld News ABC 22 News TMZ Dancing w/ the Stars Partie 1 de 2 Presidential Debate ABC 22 News 23h35 Nightline \" CBS Channel 3 News The :30 Channel 3 News CBS Evening News Ent.Tonight Big Bang Theory 2 Broke Girls Presidential Debate Channel 3 News 23h35 Letterman \" FOX 30 Rock The Office Two and Half Men Two and Half Men Big Bang Theory LMB Baseball / Cardinals de St.Louis c.Giants de San Francisco - Séries de championnat de la Ligue Nationale (if necessary) (D) News at 10:30 Met Your Mother NBC First at Five 5:30 Now News NBC Nightly News Jeopardy! Wheel of Fortune The Voice / The Battles Continue Presidential Debate News 23h35 Jay Leno \" PBS-P Wild Kratts Homework Hotline BBC News America Nightly Business PBS NewsHour Antiques Roadshow Presidential Debate BBC World News Charlie Rose \" ARTV Anne, la maison aux pignons verts L'Héritage Visite libre Un gars, une fille .Vous danser?Créer / Boucar Diouf , Simon Leclerc.Made in Hollywood Profession: It girl Lire CD C'est incroyable! J'ai frôlé la mort! / Code rouge L'exterminateur L'exterminateur Repreneurs d'avions Terre, population / Flots déchaînés Police scientifique / Patrick Riposo Grand Rire de Québec Cinépop 15h30 ! LA FOIRE AUX VANITÉS (2004) 17h55 LE SECRET DU BONHEUR (1994) avec John Rurturro, Robin Williams.SOIE (2007) avec Alfred Molina, Michael Pitt, Keira Knightley.21h55 COUPABLE OU NON-COUPABLE (1999) Bill Pullman.LES AVEN.\" EV Embarquement immédiat À quoi tu joues?/ Japon Sur le pouce Partie 1 de 2 Anthony Bourdain: Sans réservation Mtl bouche à bouche / Guy-Concordia Dans tes yeux Dans tes yeux Canadarama HI Fièvre encans Pawn Stars Pawn Stars Restauration Profession: brocanteur Dans un cinéma / À première vue NCIS enquêtes / Affaires internes Secrets de musées Tank: Les grands combats MMAX Les tops et les flops / Jennifer Aniston Relooking de Star Starmag L'index québécois Lisa Leblanc L'autre Gala de l'ADISQ Smash Le rôle de ma vie MP Maîtres tatoueurs Top musique Buzz Débat critique L'autre Gala de l'ADISQ Skins Bret Michaels RDI Le Téléjournal RDI Le National RDI économie 24 heures en 60 minutes Les grands reportages Débat présidentiel aux États-Unis Commission Charbonneau S+ La loi et l'ordre: Crimes sexuels Victimes du passé Bones / Redresseur de tort Heartland Castle / Course contre la montre C.S.I: Miami Zoe Hart / Piratesgiving SE 15h40 ! LE TEMP.WELCOME TO THE RILEYS (2010) avec Kristen Stewart, James Gandolfini.19h25DANGEREUSE OBSESSION (2011) Charisma Carpenter.Salle des nouvelles 22h15 True Blood 23h10 Ric.Gervais 23h35 Ric.Gervais TFO La quête MotelMonstre Qui vient jouer?1, 2, 3.Géant! Jam Xpression graffiti BRBR La portée des mots UN CONDAMNÉÀMORT S'EST ÉCHAPPÉ (1956) 22h35 Cinéma selon Carte de visite Micheline Presle \" TV5 Prendre sa place 17h50 Questions pour un champion Journal France 2 Ma caravane au Québec / Québec Secrets d'histoire / Henri IV: Le roi de coeur Vues d'en haut En thérapie De médecine TV5 le journal 23h35 Apocalypse \" VIE Chic Shack À louer Bye-Bye Maison Idées de grandeur Bye-Bye Maison Secrets de style Échangé nos mères / Thomas et Hill Médium Médium Décore ta vie Académie Airoldi Maigrir oumourir / Jack Zeste Côté cuisine Julie Bon chef, bad chef 1 ingrédient Les menus express Boss de la cuisine Cuisiner Heston Cauchemar en cuisine / Le Café Tavolini Le tour du monde / Confrontaciao Cucina Sabrina Boss des gâteaux Boss des gâteaux 1 ingrédient Ztélé Nikita / Dangereuses alliances XIII / Révélations Les Nerdz Comment c'est fait Grimm / Sans toit ni foie Le sanctuaire / Acolyte Ringer / Matador Sales Jobs / Sage-femme pour poissons RDS Le 5 à 7 Hockey 360° Athlètes de force LMB Baseball / Cardinals de St.Louis c.Giants de San Francisco - Série de championnat de la Ligue nationale (D) Sports 30 Combats ultimes \" SPN Prime Time Sports Sportsnet Connected UEFA Magazine MLB Pre-game Baseball SN Connected TSN Off the Record Interruption (D) SportsCentre NFL Monday Night Countdown (D) LNF Football / Lions de Détroit c.Bears de Chicago (D) SportsCentre \" Disney Agent spécial Oso Docteur La Peluche Les Doodlebops Jake et les pirates TicketyToc Maison de Mickey Harry & dinos Justin rêve Les Doodlebops Aladdin 101 Dalmatiens Tibère.maison La bande à Picsou Harry & dinos TTF Johnny Test Johnny Test Les Simpson Johnny Test Chair de poule Heure de terreur Heure de terreur Les Simpson American Dad Family Guy South Park Les Simpson Dans l'canyon VRAK Dans le trouble Victorious Les menteuses / Dans la remise 90210 Beverly Hills Grenade avec ça?VRAK la vie Big Bang Theory Big Bang Theory Les testeurs Je t'ai eu! M.changement Fan Club VOILÀ! VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Votre guide télé surWWW.LAPRESSE.CA/TELE Sur la très cosmopolite et globalisée planète-opéra, les qualités de diction que l\u2019on retrouve souvent chez les chanteurs québécois les rendent pratiquement incontournables.MARC-ANDRÉ LUSSIER LOS ANGELES \u2014 Lors d\u2019un entretien accordé à La Presse à l\u2019occasion de la sortie prochaine de Flight, un film de Robert Zemeckis dont la tête d\u2019affiche est Denzel Washington, Melissa Leo a confié être ravie de faire partie de la distribution de Prisoners, le film que tournera bientôt Denis Villeneuve aux États-Unis.«J\u2019ai eu l\u2019occasion de rencontrer Denis à New York récemment et de discuter avec lui, a révélé l\u2019actrice, lauréate d\u2019un Oscar grâce à sa performance dans The Fighter [David O.Russell].J\u2019ai rencontré un véritable gentleman.Un homme délicieux.Je me suis vite rendu compte à quel point ses intentions étaient honnêtes et pures, même s\u2019il aborde un sujet très difficile dans son film.Ayant vu Incendies, je sais que je serai dirigée par un excellent cinéaste.Et ça c\u2019est important.Prisoners ne sera pas qu\u2019un simple thriller.Ce sera un vrai film.J\u2019ai très hâte !» Produit par la société américaine Alcon Entertainment, Prisoners relate l \u2019histoire d\u2019un père de famille qui, à la suite de la disparition de sa fille, décide de retracer lui-même celui qu\u2019il soupçonne être l\u2019auteur du méfait.Hugh Jackman tient le rôle principal dans ce film scénarisé par Aaron Guzikowski (Contraband) qui, outre Melissa Leo, compte aussi dans ses rangs Jake Gyllenhaal et Paul Dano.«Honnêtement, je n\u2019étais pas certaine au début, précise Melissa Leo.Le sujet du film me semblait très dur, très difficile.Mais mes craintes se sont toutes dissipées lors de ma rencontre avec Denis.Et le personnage que j\u2019interpréterai est fascinant.Je ne peux malheureusement pas vous en dire davantage pour le moment !» Le tournage de Prisoners devrait avoir lieu au cours de l\u2019hiver à Atlanta.Le film sera distribué par le studio Warner Bros.Selon imdb.com, la date de sortie serait déjà fixée au 20 septembre 2013.Rappe lons que Den is Villeneuve a tourné à Toronto au cours de l\u2019été An Enemy, une adaptation du roman de José Saramago, L\u2019autre comme moi, dont les vedettes sont Jake Gyllenhaal et Mélanie Laurent.On ver ra pa r a i l leu r s Melissa Leo dès le 2 novembre dans Flight, un film où elle tient un rôle bref mais déterminant, et au printemps dans Oblivion, un film d\u2019action réalisé par Joseph Kosinski, dans lequel l\u2019actrice donne la réplique à Tom Cruise.CINÉMA / Flight Melissa Leo, ravie de tourner avec Denis Villeneuve L\u2019histoire de Pi est celle d\u2019un petit garçon né à Pondichéry qui passe son enfance dans le zoo que possède son père.Pi souhaite pratiquer au moins trois religions.Mais la famille doit quitter l\u2019Inde pour le Canada et embarque avec les animaux dans un cargo japonais qui fera naufrage.Pi finira par se retrouver seul à bord d\u2019un canot de sauvetage en compagnie d\u2019un tigre de Bengale qu\u2019il devra dompter s\u2019il veut survivre.Cette odyssée en mer forme la partie principale du film.Après avoir montré des images idylliques d\u2019oiseaux et d\u2019animaux qui se promènent joyeusement dans le zoo, et au-dessus de la tête des spectateurs grâce au 3D, on se retrouve dans l\u2019enfer de la mer menaçante et déchaînée.Nous sommes submergés.D\u2019émotions.Et de grandes questions existentielles devant l\u2018immensité des cieux au-dessus de la mer.On en a le souffle coupé.Le roman est différent.S\u2019il a connu un aussi grand succès, ce n\u2019est pas seulement pour l\u2019esprit oecuménique qui y règne (et peut même en déranger certains), c\u2019est aussi pour son côté encyclopédique.Yann Martel a dû faire des recherches considérables pour atteindre un résultat aussi intéressant.On en apprend autant sur les moeurs des animaux que sur les différences entre les religions.Sans oublier les notions d\u2019histoire, de géographie, etc.Un exemple : une scène du film nous montre Pi sur une île faite d\u2019algues où il est accueilli par un million de suricates.Le roman prend quelques pages pour décrire les moeurs curieuses de cet animal qui ressemble à la belette.Le film les montre, sans explication.Mais quelle image, quand même! L\u2019histoire de Pi, de Ang Lee, est le film à voir pendant les Fêtes avec les enfants.En France il portera le titre de L\u2019Odyssée de Pi.Et les vagues berceront ceux qui s\u2019intéressent particulièrement aux effets spéciaux qui sont, ici, toujours justifiés.Le film incitera peut-être à lire, ou à relire, le roman de Yann Martel que l\u2019on vient tout juste de rééditer au Québec, chez XYZ.En attendant le prochain ouvrage de l\u2019auteur, où il sera question du Portugal, nous a-t-il dit.Et, bien sûr, d\u2019animaux.Une odyssée renversante MARTEL suite de la page 1 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 2 2 O C T O B R E 2 0 1 2 ARTS Seize productions, dont 14 créations, de la visite rare, des collaborations, des lieux de diffusion variés: le festival de théâtre jeunesse Les Coups de théâtre a annoncé cette semaine la riche programmation de sa 12e présentation, qui aura lieu du 14 au 25 novembre.On pourra y voir la pièce qui a remporté le Molière du meilleur spectacle jeune public en 2010, Oh boy!, du Théâtre du Phare, qui présentera aussi La Scaphandrière, un texte du Québécois Daniel Danis.La compagnie française du Sillage présentera deux spectacles, duos chorégraphiques adulte-enfant: Ces deux-là!, en ouverture de festival, et À petits pas, des Québécois Francine Caron et Jacque Pasquet.Neuf troupes québécoises seront au festival et six y présenteront une création en première mondiale.Info: www.coupsdetheatre.com.\u2014 Josée Lapointe Jeunesse Seize Coups de théâtre NATHALIE COLLARD MÉDIAS L\u2019été dernier, la vidéo d\u2019une fusillade en plein coeur de Times Square a fait le tour du web.On y voyait un individu poursuivi par des policiers, eux-mêmes poursuivis par des dizaines de passants qui filmaient l\u2019incident avec leur téléphone intelligent (on peut revoir cette vidéo dans la section City Room du New York Times du 11 août dernier).C\u2019est devenu un réf lexe chez plusieurs: dès qu\u2019ils sont témoins d\u2019un incident qui sort de l\u2019ordinaire, ils sortent leur téléphone et appuient sur le bouton « enregistrer ».Ces petits films amateurs, qui alimentent par exemple la section iReport de CNN, s\u2019inscrivent désormais dans une catégorie en soi, la mobilographie, qui fait l\u2019objet d\u2019une recherche universitaire, a-t-on appris la semaine dernière dans le journal Forum de l\u2019Université de Montréal.À la tête de cette recherche, le professeur adjoint en études cinématographiques Richard Bégin, qui s\u2019intéresse depuis plusieurs années aux représentations du désastre au cinéma.«Les heures qui ont suivi le tsunami au Japon, le 11 mars dernier, m\u2019ont fait réaliser qu\u2019une nouvelle forme de représentation du désastre et de la violence voyait le jour grâce aux téléphones portables intelligents, explique Richard Bégin dans une entrevue réalisée par courriel avec La Presse.Il existe depuis quelques années déjà de nombreux festivals de \"mobile film\" qui offrent une grande variété d\u2019oeuvres produites à l\u2019aide de téléphone portable.Il m\u2019est apparu important d\u2019étudier ce type d\u2019images, puisqu\u2019il prolonge une expérience spatiale et corporelle du sujet, et permet ensuite, grâce à l\u2019internet, la circulation de ce que j\u2019appelle une écriture de la mobilité, soit littéralement une mobilographie, qui tend maintenant à s\u2019étendre à la sphère artistique.» L\u2019apparition des premiers films mobiles remonterait à 2004, moment où les premiers téléphones équipés d\u2019une caméra ont fait leur entrée sur le marché.Richard Bégin rappelle que 2004 est aussi l\u2019année du tsunami de Phuket et que la première présentation du festival «Pocket film», organisé par le Forum des images à Paris, a eu lieu dès l\u2019année suivante.Depuis, plusieurs petits films tournés à l\u2019aide d\u2019un téléphone ont été primés dans des festivals.Il existe également des films plus longs, toujours tournés à l\u2019aide d\u2019un téléphone et qui, selon le professeur Bégin, sont en voie de révolutionner la cinématographie.Un exemple: Téhéran sans autorisation de Sepideh Farsi, documentaire tourné au printemps 2008 dans les rues de Téhéran.«Une véritable oeuvre \"citoyenne\", précise Richard Bégin, parce qu\u2019elle ne s\u2019embarrasse pas du matériel utilisé habituellement pour tourner un documentaire.» Mais tous ces petits films amateurs peuvent-ils vraiment être qualifiés d\u2019oeuvres cinématographiques?Où s\u2019arrête le voyeurisme et où commencent l\u2019art et la créativité?« Il y a certes une part de voyeurisme, répond Richard Bégin.Mais je crois surtout que le témoin est également habité par un désir de partager une émotion, davantage qu\u2019une information.Les chaînes d\u2019information télévisées utilisent souvent ces images afin d\u2019ajouter un degré supplémentaire d\u2019émotion à un reportage qui ne cherche d\u2019abord qu\u2019à informer.Même si on ne voit rien de l\u2019événement, on ressent ses effets.» Le professeur de l\u2019Université de Montréal observe d\u2019ailleurs l\u2019influence que ces films exercent désormais sur les médias d\u2019information.«Qu\u2019on pense à des capsules comme \"mon topo\" ou encore au nombre croissant de sites web consacrés au \"journalisme citoyen\", notet- il, le néophyte est devenu en quelques années un témoin privilégié de l\u2019événement, et on ne peut plus en minimiser l\u2019impact sur les médias de masse en général et sur le monde journalistique en particulier.Il faut également prendre en considération l\u2019impact de ces films sur le média cinématographique lui-même.Non seulement l\u2019appareil permet à quiconque le souhaite de réaliser une \"oeuvre\", mais les nombreuses applications permettent en outre à l\u2019utilisateur d\u2019être un véritable studio ambulant.» Au cours des deux prochaines années, le professeur Bégin et son équipe vont donc recueillir le plus grand nombre possible d\u2019images de désastre, de violence et de catastrophe tournées à l\u2019aide de téléphones por tables .Objectif : constituer un fonds d\u2019archives afin d\u2019empêcher que ces films disparaissent.«À partir de ces archives, en confrontant ces images avec les discours auxquels elles ont donné lieu, nous pourrons démontrer qu\u2019il existe désormais un nouveau mode de représentation du désastre, poursuit-il.Ce n\u2019est pas rien, dans la mesure où ce nouveau mode entraîne également une nouvelle esthétique de la violence, soit une nouvelle manière d\u2019être sensible aux événements.» Les résultats de cette recherche devraient être publiés d\u2019ici deux ans.LA MOBILOGRAPHIE Sur un téléphone près de chez vous! « Je crois surtout que le témoin est également habité par un désir de partager une émotion, davantage qu\u2019une information.» \u2014 Richard Bégin, professeur adjoint en études cinématographiques à l\u2019UdeM ALEXANDRE VIGNEAULT CRITIQUE L\u2019aveu a fait sursauter.En entrevue, le metteur en scène Gaétan Paré a dit plus d\u2019une fois que son premier contact avec Hamlet est mort.Gravité zéro fut une rencontre avortée.Il ne s\u2019est pas rendu au bout du texte d\u2019Ewald Palmetshofer, jeune auteur autrichien né en 1978.Il lui a fallu un coup de pouce du traducteur français de la pièce pour trouver une «clé» qui lui permette d\u2019en ouvrir le sens.Après une telle mise en situation, vous avez déjà compris que cette production du Théâtre de la Pacotille n\u2019a rien d\u2019un amusegueule qui explose de limpides saveurs une fois mis en bouche.L\u2019approche du metteur en scène est relativement simple, mais la quête de sens qu\u2019il propose au spectateur n\u2019en est pas moins déroutante.Une dizaine de chaises blanches sont disposées par paires et quelques plantes trop vertes pour être vraies sont placées sur un plateau peint d\u2019un noir laqué.Un non-lieu empreint d\u2019un certain chic dans lequel on remarque aussi deux micros sur pied, confessionnal décloisonné où passeront tour à tour les six personnages \u2013 trois couples.Tout a déjà eu lieu au moment où la pièce commence.Ce qui se passe sous nos yeux, c\u2019est la répétition, ou la représentation, d\u2019un seul et même jour marqué par deux événements: la mort d\u2019un ami commun des deux jeunes couples et l\u2019anniversaire de la vieille grand-mère de deux d\u2019entre eux.Jour tragique, sinistre, aussi marqué par des coups de feu.Non, ce n\u2019est pas un thriller.Plutôt une peinture dévastatrice et sans pitié d\u2019un monde où le ciel est vide \u2013 sans Dieu, donc \u2013 et décrit comme une machine à distribuer des numéros.Si tu en as un, tu comptes, sinon.Mani (Sébastien Dodge) et Dani (Ève Landry), qui sont frère et soeur, n\u2019ont pas obtenu leur ticket (vers le bonheur?vers la réussite?), mais leurs amis Oli (Dany Boudreault) et Gaby (Sophie Cadieux), oui.L\u2019envie est palpable derrière l\u2019indifférence feinte.On songe brièvement à Huis clos, de Sartre, devant cette tragicomédie ultra-noire.Ici, l\u2019enfer ce n\u2019est pas tant les autres que l\u2019absence d\u2019horizon dans un monde de morts-vivants outrageusement dominé par le discours économique (sardoniquement parodié, ici).La langue de Palmetshofer est toutefois bien plus torturée.Elliptique, souvent amputée des verbes d\u2019action, elle est inerte et enragée, parfois empreinte d\u2019un humour sombre qui n\u2019a cependant pas beaucoup de portée dans la mise en scène de Gaétan Paré.Sa direction d\u2019acteur et ses interprètes (la distribution est complétée par Monique Spaziani et Normand Daoust) sont en revanche extrêmement convaincants.Faut-il voir dans ce Hamlet est mort autre chose que le portrait impitoyable d\u2019un monde qui fonce droit dans le mur, où l\u2019amour et la compassion sont morts eux aussi?Deux des six personnages semblent s\u2019en sortent.Est-ce suffisant pour faire naître l\u2019espoir ?Questions sans réponses, à l\u2019image de cette pièce difficile, menée avec courage et conviction, mais sans issue de secours.Hamlet est mort.Gravité zéro, jusqu\u2019au 3 novembre Aux Écuries.THÉÂTRE / Hamlet est mort.Gravité zéro Noirs destins PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION Dani (Ève Landry) et Mani (Sébastien Dodge) envient leurs amis et leur ticket vers le bonheur derrière une indifférence feinte.JEAN SIAG CRITIQUE La nouvelle proposition d\u2019Olivier Choinière est audacieuse.Mais elle est aussi extrêmement exigeante.D\u2019abord pour les comédiens, qui ont la difficile tâche de nous faire visualiser ce drame familial par la simple parole.Exigeante aussi pour le public, qui doit être en état d\u2019éveil constant pour capter tous les sens de ce récit aride.Sur la scène dépouillée de tout accessoire, les trois personnages de Nom de domaine jouent constamment sur deux tableaux : le monde réel et le monde virtuel.Au-delà de la réflexion sur les dérives ou les bienfaits de la communication à l\u2019ère du 2.0, le dramaturge s\u2019intéresse à notre nature profonde, celle qui se cache derrière les apparences.Derrière «tous ces sourires mis en scène».On pense spontanément au film American Beauty, qui faisait craquer le vernis d\u2019une famille modèle américaine.Olivier Choinière fait pareil.En mettant en exergue les pires pulsions des personnages, nés de leur sentiment de culpabilité à la suite d\u2019un drame.Au centre de Nom de domaine se trouve donc le spectre d\u2019une petite fille de 8 ans, morte accidentellement.Le deuil des survivants de cette famille désormais incapable de communiquer entre eux se fera par le biais d\u2019un jeu vidéo en ligne, dont le but est de faire mourir le personnage de la petite fille.Un jeu cruel où chacun des personnages revisite ses rapports avec elle.En noircissant le portrait.Un exercice masochiste, qui donne un peu froid dans le dos.À mesure que l\u2019histoire se déploie, les éléments du décor apparaissent subitement, en sortant du plancher.Animant ces pulsions non censurées, qu\u2019elles soient sexuelles ou de nature violente.On se croirait par moments dans une maison hantée.L\u2019auteur nous fait voir le côté sombre des personnages, qui perdent la maîtrise d\u2019eux-mêmes en devenant les avatars de ce jeu électronique étrange où les bonnes actions sont récompensées et où les mauvaises mènent à des punitions.Si Olivier Choinière explorait la mécanique du consentement dans Chante avec moi, avec Nom de domaine il y a une mécanique de la dépossession de soi.Du dédoublement aussi.L\u2019image que nous projetons de nousmêmes est-elle fidèle à qui nous sommes vraiment ?Les comédiens \u2013 Dominique Leduc, Jean-François Pronovost et Stéphane Jacques \u2013 interprètent habilement ces personnages qui multiplient les jeux de rôle.Malgré ses qualités dramatiques, Nom de domaine est une pièce lourde avec ses multiples enchevêtrements entre le vrai et le faux et ses nombreux thèmes abordés dans le désordre.Il y a aussi une certaine confusion dans le récit du drame et du deuil vécus par les membres de cette famille.Et puis leur jeu cruel sur le web prend totalement le dessus sur le processus de guérison censé se faire grâce à lui.Au final, il manque un peu de lumière pour faire contraster tout ce noir.Jusqu\u2019au 10 novembre au Quat\u2019Sous.THÉÂTRE / Nom de domaine Crime et châtiment L\u2019image que nous projetons de nous-mêmes est-elle fidèle à qui nous sommes vraiment ?llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 2 2 O C T O B R E 2 0 1 2 A R T S 5 UN PETIT QUIZ COMME VOUS L\u2019AIMEZ Testez vos connaissances lapresse.ca/quizlapresse Combien de films Marc Cassivi a-t-il vus au cours de la dernière année ? ET CETERA QUI M\u2019AIME ME SUIVE LA MARCHE DES ZOMBIES DE MONTRÉAL RIGOLADE AVEC LAMORT CHANTAL GUY Ne jamais sous-est imer les zombies.C\u2019est la leçon retenue par Jarrett Mann, président du Festival SPASM, derrière l\u2019organisation de la deuxième Marche des zombies de Montréal, tant la première avait dépassé les attentes.«Nous avions été un peu dépassés par l\u2019événement », avoue-t-il, sans s\u2019en plaindre, bien sûr.Plutôt que de bloquer le centre-ville, on a choisi cette fois de partir du Quartier des spectacles pour aller jusqu\u2019à la place Jacques-Cartier.Ils étaient donc quelques milliers samedi à prendre d\u2019assaut les rues de Montréal, au grand bonheur des badauds et des touristes du Vieux- Montréal par où le cortège «funèbre» passait.Des zombies de toutes les couleurs (bleus, verts, gris, jaunes, etc.), de toutes les professions, des deux sexes et de tous les âges.Beaucoup de parents et d\u2019enfants zombies \u2013 les petits, loin d\u2019être terrorisés, adorent ce jeu du déguisement et l\u2019impression de faire peur, ainsi que la permission de crier en pleine rue.Jouer au zombie, c\u2019est renouer avec le cerveau reptilien en soi, exercer le cri primal en public, et se donner le droit non pas d\u2019être laid, mais carrément affreux.Et certains ont mis un temps fou à se maquiller, comme quoi il faut aussi savoir souffrir pour être horrible.Phénomène particulier de notre temps, il y avait samedi autant de photographes amateurs que de zombies, comme si la photographie numérique depuis l\u2019apparition des téléphones intelligents était devenue une sorte de zombification du réel \u2013 mais ça, c\u2019est un autre débat.À part quelques automobilistes excédés de voir la rue bloquée par cette horde grotesque marchant trop lentement à leur goût (chez les zombies, la force du nombre est plus importante que la vitesse), la réaction unanime face à ce défilé macabre est l\u2019hilarité.Tout au long du parcours des zombies, que des sourires, des rires, des cris de joie (et des photos).Pourquoi cette jubilation?Selon le sociologue Maxime Coulombe, qui vient de publier l\u2019essai Petite philosophie du zombie aux éditions PUF, il s\u2019agit d\u2019une réappropriation carnavalesque de nos peurs les plus profondes.«C\u2019est la rencontre de plusieurs phénomènes, explique-t-il.Le côté enfantin, avec le maquillage, comme une Halloween pour adultes, la capacité de reprendre la rue, en s\u2019amusant, en riant, en jouant avec la mort.Clairement, cela répond à quelque chose.Nous sommes dans la société la plus hygiénique de l\u2019histoire, obsédée par les microbes, les virus et les épidémies, nous cachons les vieux et les morts, alors c\u2019est une façon de se réapproprier le dialogue avec la mort, comme dans toutes les civilisations qui avaient ce type de moments ritualisés.Rire de la mort, c\u2019est une vieille tradition qui date du Moyen Âge.» Ce qui le fascine est justement le côté «increvable » de la créature dans la culture.Tous ces films, ces jeux vidéos, la série télé Walking Dead, sont là pour prouver que le zombie continue de nous parler, comme s\u2019il était une métaphore sans cesse renouvelable.En toile de fond, cette éternelle peur de l\u2019apocalypse, de la destruction de la civilisation, du retour à un monde sauvage.Les interprétations sont nombreuses.Pour Jarrett Mann, même si la marche est apolitique, on peut quand même y lire plusieurs messages.«Cela demeure un regard sur notre société, croit-il.Une façon de dire que nous sommes tous devenus des zombies, que la culture de masse nous mène, comme une sorte d\u2019autocritique qui nous montre ce qu\u2019à l\u2019extrême, nous pourrions devenir.» Montréal rattrape ainsi plusieurs villes dans le monde où l\u2019on organise ces populaires «Zombies Walks ».«Cela fait 10 ans que Toronto en fait une, dit Jarrett Mann, et ce qu\u2019on aimerait, c\u2019est que ce soit à Montréal que la plus grosse marche ait lieu!» PHOTOS MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 2 2 O C T O B R E 2 0 1 2 "]
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