La presse, 26 octobre 2012, Cahier A
[" 129e année No 6 58 pages, 4 cahiers 85¢ taxes en sus \u2013 Édition provinciale 95¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées MON CLIN D\u2019OEIL STÉPHANE LAPORTE Le maire Tremblay ne veut pas son 4%.Venez voir mon blogue ! www.lapresse.ca/laporte L-V 621 924 987 651 COMMISSIONCHARBONNEAU ET SÛRETÉ DUQUÉBEC «ILYATOUJOURS QUELQUECHOSE QUIBLOQUE» Les relations difficiles entre les deux organisations ont pesé lourd dans la décision d\u2019évincer l\u2019ex-DG de la Sûreté du Québec.PAGES A2 ET A3 EXCLUSIF QUÉBEC S\u2019ATTAQUE AUXFOURNISSEURS MALHONNÊTES Le Parti québécois déposera un projet de loi pour l\u2019ensemble des «marchés publics ».PAGE A5 UN REJETON FRANÇAIS POUR STARBUCK Après les version hollywoodienne et bollywoodienne, le film de Ken Scott sera adapté en France.ARTS JUSQU\u2019OÙVA L\u2019IMMUNITÉ DES TÉMOINS?YVES BOISVERT PAGE A4 PHOTO FOURNIE PAR CARAMEL FILM PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE LES 25000KGD\u2019EXPLOSIFS QUI DIVISENTMALARTIC C\u2019est aujourd\u2019hui ou demain que doit avoir lieu le sautage qui fera vibrer la ville pendant 37 secondes.AFFAIRES SCANDALE SEXUEL AU ROYAUME-UNI UNEVEDETTE DELATÉLÉ AURAITAGRESSÉ 300ENFANTS GRAND PRIX DE L\u2019ENTREPRENEUR LESPROJETS DESLAURÉATS AFFAIRES ANDRÉ PRATTE INVESTISSEMENTS ÉTRANGERS DES RÈGLES CLAIRES PAGE A20 LNH ADIEU, CALENDRIER COMPLET?Bettman a été ferme : si une entente ne survenait pas hier, la saison ne pourrait pas comporter 82 matches.SPORTS Jimmy Savile PAGE A18 Montréal vendredi 26 octobre 2012 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique MC L\u2019outil GRATUIT1 maGestionFinancièreMC de RBC Banque Royale vous propose de nouvelles fonctions pour suivre, planifier et atteindre vos objectifs financiers.Deux mots que l\u2019on voit rarement ensemble : budget simplifié.® / MC Marque(s) de commerce de la Banque Royale du Canada.RBC et Banque Royale sont desmarques déposées de la Banque Royale du Canada.1 Des frais d\u2019opération peuvent s\u2019appliquer aux virements de fonds et aux paiements de factures lorsque vous utilisez Banque en direct, selon votre forfait bancaire.Découvrez ces nouvelles fonctions dès aujourd\u2019hui à rbc.com/magestionfinanciere. Des sources bien informées ont fait part à La Presse de dysfonctionnements, de lacunes et de rivalités qui sabotent la collaboration et l\u2019échange d\u2019information au sein de l\u2019UPAC, mais aussi entre la Sûreté du Québec (SQ) et la commission Charbonneau (CEIC).Ce qui a provoqué le plus de remous dans les derniers mois et qui a accéléré le remplacement de Richard Deschesnes par Mario Laprise est l\u2019enquête Diligence.Centrée sur l\u2019infiltration du crime organisé dans le monde de la construction, elle est vite devenue un dossier très délicat, car elle s\u2019approchait parfois très près du monde politique, en particulier de l\u2019ancien gouvernement libéral.Selon nos sources, la SQ aurait caviardé des éléments de preuve dans le dossier Diligence qu\u2019elle a remis à la commissaire France Charbonneau.Irritée, cette dernière s\u2019en serait plainte à Québec.La Commission réclame un accès complet à cette documentation pour faire son travail de recherche et appuyer les déclarations des témoins qui seront appelés prochainement à la barre, dont un ancien enquêteur de Diligence.Interrogé cette semaine sur les frictions entre la SQ et la commission Charbonneau, le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, a éludé la question.« Posez votre question à la Sûreté du Québec », a-t-il dit.Il venait tout juste de rappeler que sa rencontre avec les dirigeants de l\u2019UPAC la semaine dernière visait à l\u2019harmonie entre tous les groupes touchant aux enquêtes dans cette unité intégrée.« Les bandes audio et les transcriptions de Diligence, ça traîne, ça traîne, il y a toujours quelque chose ou quelqu\u2019un qui bloque leur divulgation [à la CEIC]», déplore une source policière proche de la CEIC.Tous les renseignements glanés grâce à l \u2019enquête Diligence et aux enquêtes «satellites» (voir autre texte) seraient pourtant une vraie mine d\u2019or pour les limiers de France Charbonneau.Un chiffre démontre l\u2019ampleur de la collecte policière: 350 000 DÉPART DE RICHARD DESCHESNES LESTENSIONS ENTRELASQET LACOMMISSION CHARBONNEAU ONTPESÉLOURD VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca Les réticences de la Sûreté du Québec à communiquer à la commission Charbonneau des éléments de preuve issus d\u2019une vaste enquête qui touchait le monde interlope, le milieu syndical et la scène politique ont pesé lourd dans la décision d\u2019évincer l\u2019ex-DG de la SQ, Richard Deschesnes, et de le remplacer par Mario Laprise.PRÉCISIONS LA BELLE PROVINCE Dans un article publié en page A11, hier, portant sur une poursuite intentée par un couple de restaurateurs contre un «franchiseur» de La Belle Province (9045-6740 Québec inc.), nous avons écrit qu\u2019une entente a été conclue en avril entre les deux camps, mais que le couple estime l\u2019avoir signée sous pression devant l\u2019imminence d\u2019un procès.Or, l\u2019entente sur les griefs en litige est plutôt survenue pendant le procès et a été entérinée par un juge.POPULATION MUSULMANE Les musulmans représentent 23,4% de la population mondiale, et non pas 3,4%, tel qu\u2019il a été écrit dans La Presse de mercredi.Nos excuses.conversations écoutées pendant 18 mois, pour un total de 20 000 heures d\u2019écoute.Comme la GRC Parmi les pièces manquantes figureraient les écoutes et les vidéos de filature de l\u2019ancien dirigeant de la FTQ Construction, Eddy Brandone.L\u2019émission Enquête de Radio- Canada a révélé l\u2019été dernier que cette filature avait été interrompue 30 minutes après sa rencontre impromptue avec le premier ministre Jean Charest dans un hôtel de Dorval, le 6 mars 2009.Deux sources nous ont affirmé que d\u2019autres écoutes auraient été interrompues de même façon.On a de plus relaté à La Presse une «dispute qui aurait éclaté l\u2019hiver dernier parmi les enquêteurs de la Commission au sujet de l\u2019enquête Diligence, encore pour une histoire d\u2019informations tenues cachées ou considérées officiellement comme «non pertinentes», déplore l\u2019un de nos interlocuteurs.«Il y a eu bien des ratés et des obstinations, raconte une source policière.France Charbonneau veut la lecture complète du dossier, mais c\u2019est de la mésentente bébête\u2026 Le modèle d\u2019entente entre Charbonneau et la SQ n\u2019était pas au beau fixe, c\u2019était plus une histoire de personnalités entre les hommes de Charbonneau, de Marteau et de l\u2019UPAC.» Ajoutons un détail révélateur : les autres membres de l\u2019UPAC n\u2019ont pas accès à la banque de données criminelles de la SQ.qui fait pourtant partie officiellement de l\u2019UPAC.À la SQ, certains soutiennent qu\u2019ils sont parfois obligés d\u2019empêcher la divulgation d\u2019information pour préserver des enquêtes en cours.Mais la commission Charbonneau peut toujours s\u2019adresser aux tribunaux, comme elle l\u2019a fait dans le cas de la preuve accumulée par la GRC au cours du projet Colisée, nous dit-on.Au mois d\u2019avril, la Cour supérieure avait ordonné à la GRC de remettre à la CEIC tous les documents, y compris les photos et les vidéos, collectés entre 2002 et 2006 lors de cette vaste opération antimafia.Congédiement expéditif Richard Deschesnes a été remercié au début d\u2019octobre, huit mois avant l\u2019échéance prévue de son mandat.Contrairement à la tradition, le ministre Bergeron n\u2019a pas communiqué avec Richard Deschesnes pour le prévenir qu\u2019il était relevé de ses fonctions.Normand Proulx, son prédécesseur, avait eu un coup de fil du ministre Jacques Dupuis.Au même moment, Deschesnes, son subalterne, négociait ses futures conditions de travail avec le Conseil exécutif à Québec.À d\u2019autres dirigeants de la SQ, notamment Robert Lavigne, le gouvernement avait même donné un préavis de plusieurs semaines avant qu\u2019ils soient relevés de leur fonction.On a été bien plus expéditif avec M.Deschesnes, qui a appris son départ quelques minutes avant qu\u2019il soit officiel.Selon Jacqueline Aubé, porte-parole du ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron n\u2019avait pas à donner de préavis.«Je crois qu\u2019il n\u2019avait pas à le faire.Cela devait passer par le Conseil exécutif, l\u2019annonce [à Deschesnes] est passée par là, explique la porteparole du ministre.Pour la nomination de M.Laprise, on n\u2019a qu\u2019à émettre un décret qui remplace un précédent décret», conclut-elle.À l\u2019interne, on montre aussi du doigt une différence entre l\u2019approche philosophique de l\u2019ancien patron et celle du nouveau.Richard Deschesnes était considéré comme un policier de terrain, de la «route», pour reprendre leur jargon, tandis que Mario Laprise est plutôt vu comme pro-renseignement, donc du travail en amont.Or, nous dit-on, il y a eu des lacunes dans le domaine du renseignement, notamment lors du printemps érable.« L\u2019évaluation de la menace était au niveau \u201cmoyen\u201d le jeudi DENIS LESSARD FABRICE DE PIERREBOURG Selon nos sources, la SQ aurait caviardé des éléments de preuve dans le dossier Diligence qu\u2019elle a remis à la commissaire France Charbonneau.Irritée, cette dernière s\u2019en serait plainte à Québec.1 SOMMAIRE Amusez-vous ! SPORTS 8 Astrologie du jour AFFAIRES 14 Bourses AFFAIRES 10-11 Débats A 20 à 22 Décès AFFAIRES 14 Horaire télévision ARTS 8 Loteries A 18 Monde A 18, 19 et 23 Petites annonces AFFAIRES 4 ET 13 Sudoku AFFAIRES 4 Météo Brumeux par endroits en matinée, maximum 20, minimum 12.AFFAIRES 14 ACTUALITÉS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 2 L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 2 6 O C T O B R E 2 0 1 2 www.cartier.com ©2012 Cartier précédant le congrès du PLQ à Victoriaville, qui a dégénéré en émeute, au début mai.Il y a un gros ménage à faire.Laprise va le faire, et pas dans la dentelle», prédit un policier.Il ajoute que l\u2019attentat du Métropolis contre Pauline Marois a aussi joué en défaveur de Richard Deschesnes, comme Le Devoir l\u2019a déjà indiqué.Depuis, la police de Montréal n\u2019a pas aimé qu\u2019on l\u2019écarte de l\u2019enquête.Rien pour calmer la guerre des polices.La Sûreté du Québec n\u2019a pas voulu répondre aux questions de La Presse «parce que plusieurs de ces dossiers [liés à Diligence)]sont actuellement devant les tribunaux», a expliqué le lieutenant Michel Brunet, de la surveillance du territoire.Mais il tient à préciser «que la SQ collabore avec la commission Charbonneau.«Dans le cadre du projet Diligence, nous avons transmis aux enquêteurs de la Commission tous les renseignements demandés», a-t-il dit.Même mut isme à la commission Charbonneau: « Nous ne commentons jamais les enquêtes en cours et tout ce qui se fait en amont des audiences », a expliqué le porte-parole Richard Bourdon.Richard Deschesnes n\u2019a pas souhaité commenter, étant assujetti à un devoir de réserve, a-t-il fait savoir à La Presse.\u2014 Avec la collaboration de Vincent Larouche PHOTOS ARCHIVES LA PRESSE PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE DENIS LESSARD Après des mois de frictions entre l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC) et la Sûreté du Québec (SQ), les deux groupes ont tenté de trouver un modus vivendi à la suite de l\u2019ultimatum que leur a lancé le ministre de la Sécurité publique.Stéphane Bergeron a réclamé la semaine dernière que tous les corps policiers chargés de combattre la corruption collaborent davantage.Issu de la Sûreté du Québec, l\u2019inspecteur Louis Vincent deviendra le grand responsable des opérations de l\u2019UPAC.L\u2019organisation demeure sous la direction de Robert Lafrenière, ancien sous-ministre à la Sécurité publique.M.Lafrenière s\u2019était adjoint aux opérations Gilles Martin, issu de la fonction publique comme lui.Cet ancien policier était sous-ministre des Services correctionnels, sous la responsabilité directe de M.Lafrenière.Dans les dernières semaines, l\u2019escouade Marteau, qui relève de la SQ mais qui travaille sous l\u2019autorité de l\u2019UPAC, a multiplié les interventions sans nécessairement mettre dans le coup l\u2019escouade contre le crime organisé.« La Sûreté du Québec va intensifier la lutte contre la corruption.On veut redéfinir la relation entre les deux groupes, la resserrer », a expliqué le lieutenant Guy Lapointe, de la SQ, qui a confirmé le changement de responsable des opérations à l\u2019UPAC.M.Vincent est manifestement l\u2019homme du nouveau patron de la SQ, Mario Laprise.Les deux ont travaillé ensemble dans l\u2019escouade Carcajou, dans les années 90.M.Laprise était alors responsable de cette escouade, qui a mobilisé plusieurs corps policiers.Louis Vincent , qui était jusqu\u2019ici directeur adjoint des enquêtes criminelles de la SQ, sera «prêté» à l\u2019UPAC comme « directeur des opérations », a précisé le lieutenant Guy Lapointe.LA SQ RENFORCE SON EMPRISE SUR L\u2019UPAC Diligence, une vaste enquête menée en 2008 et 2009 à la suite d\u2019une plainte de l\u2019entrepreneur Paul Sauvé, était destinée à neutraliser l\u2019infiltration du crime organisé, en particulier des Hells Angels, notamment dans la construction et la maçonnerie.Le système, de l\u2019avis des policiers de la section de lutte contre la criminalité financière organisée (SEFCO), avait été échafaudé par le motard Normand Ouimet, surnommé Casper dans le milieu.Plusieurs personnages liés directement ou indirectement à la FTQ étaient sur le radar des policiers de la SQ.Le représentant syndical de la section locale 100 de la FTQ Construction, Guy Dufour, et l\u2019ex-dirigeant de Grues Guay, Louis-Pierre Lafortune, étaient ciblés.Ils ont été arrêtés en novembre 2009 et accusés.Mais ce n\u2019était pas la seule raison pour laquelle la FTQ intéressait tant les policiers.Un autre dossier satellite a valu à la centrale syndicale et à certains de ses dirigeants l\u2019attention des enquêteurs à la même époque.Celui de Jocelyn Dupuis, directeur général de la FTQ Construction, arrêté et accusé depuis pour fausses factures et comptes de frais gonflés.Son procès devrait avoir lieu en 2013.Quant à Michel Arsenault, il a dit en 2011 dans une entrevue accordée au défunt site ruefrontenac.com qu\u2019il avait été mis sur écoute par la police.Il en voulait pour preuve la lettre des autorités judiciaires l\u2019informant que ses communications avaient été épiées pendant un certain temps.Le président de la FTQ et du Fonds de solidarité était lui-même visé par une enquête de la Sûreté du Québec.Le principal intéressé l\u2019a confirmé à La Presse.Les policiers avaient déféré le dossier au bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales, qui a décidé de ne porter aucune accusation.\u2014 Fabrice de Pierrebourg et Denis Lessard DILIGENCE CRIME ORGANISÉ ET FTQCONSTRUCTIONDANS LA LIGNE DE MIRE DENIS LESSARD ET FABRICE DE PIERREBOURG QUÉBEC Leader «rassembleur» au «parcours impeccable».Le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, n\u2019a pas lésiné sur les hommages en décrivant le parcours de Mario Laprise, ce policier un peu hors norme qui dirigera désormais la Sûreté du Québec (SQ).Quelques jours après son arrivée, la Sûreté du Québec accroît son emprise sur l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC).Ancien chef d\u2019orchestre à Carcajou, escouade d\u2019élite mobilisée contre les motards, Laprise nomme à l\u2019Unité un de ses compagnons d\u2019armes de l\u2019époque, l\u2019inspecteur Louis Vincent, qui prendra la relève de Gilles Martin comme responsable des opérations.Au fil des ans, M.Martin, ancien policier, était vu comme un fonctionnaire, tout comme son patron, Robert Lafrenière.Une des sources des problèmes de Richard Deschesnes, mis sur la touche avant la fin de son mandat, a trouvé une solution hier.Bien que l\u2019ancien policier Robert Poëti ait soutenu que M.Laprise, « homme compétent », était sympathique au Parti québécois, le nouveau patron n\u2019a pas de couleur politique.Il est clair, toutefois, qu\u2019il a obtenu ses promotions quand le gouvernement était péquiste.Il était notamment dans les bonnes grâces du regretté Guy Coulombe, mandarin-bulldozer, civil nommé par le gouvernement Bouchard pour remettre de l\u2019ordre après le bref séjour de Serge Barbeau.Depuis sept ans, à la retraite de la SQ, M.Laprise était responsable de la sécurité à Hydro- Québec.Il avait la responsabilité de 500 enquêteurs et surveillants et profitait d\u2019un bien meilleur salaire que celui de patron de la police.Étonnamment, M.Laprise a un point en commun avec le patron de l\u2019UPAC, Robert Lafrenière: les deux ne feront pas de cadeaux à Jacques Duchesneau, député caquiste et ex-patron des policiers de Montréal.M.Duchesneau convoitait le poste de M.Lafrenière.Avec Laprise, les tensions sont plus anciennes.Dans les années 90, quand ce dernier était patron de l\u2019escouade mixte Carcajou, M.Duchesneau avait retiré avec fracas ses enquêteurs de l\u2019escouade pour avoir plus de contrôle sur les opérations.Rapport Poitras En janvier 1999, le rapport Poitras a porté un dur jugement sur le travail du policier Mario Laprise.Rappelons que la Commission devait mettre en lumière le travail des policiers dans une enquête interne dans la foulée de l\u2019affaire Matticks.Un juge avait conclu que des policiers avaient intentionnellement fabriqué de la preuve pour incriminer la famille Matticks.Dans son rapport, la commission Poitras a souligné que M.Laprise, avec trois autres officiers, avait montré «un manque de collaboration et de transparence.Ils ont démontré de la méfiance et de la réticence à l\u2019endroit des enquêteurs ».«Comme ils se sont cabrés, il était prévisible que leurs subalternes fassent de même, et cette attitude et ce comportement sont d\u2019autant plus inexcusables [\u2026] qu\u2019ils étaient impliqués au premier chef dans l\u2019opération policière.» La Commission a aussi relevé que M.Laprise avait écrit le rapport de la Sûreté du Québec sur la lutte contre les motards remis en 1998 à la Sécurité publique.Or, il s\u2019agissait «d\u2019un plagiat au moins partiel» d\u2019un rapport de la Communauté urbaine de Montréal, dirigée par Jacques Duchesneau.Les commissaires ont même constaté que ce rapport contenait surtout des remarques désobligeantes envers les autres corps de police qui participaient à Carcajou, «ou visant à mousser la contribution de la SQ à cette escouade».Relancé à ce sujet par La Presse cette semaine, le ministre Bergeron n\u2019a pas bronché.Malgré ces constats, Mario Laprise a toujours obtenu des promotions, un gage de sa compétence, a-t-il résumé.Précédemment, toutefois, une plainte en déontologie policière en mai 1993 avait empêché M.Laprise d\u2019être promu, en février 1996.La plainte, soumise aux audiences de la commission Poitras, accusait Laprise de «ne pas s\u2019être comporté à l\u2019égard d\u2019une citoyenne de manière à préserver la confiance et la considération que requiert sa fonction et d\u2019avoir abusé de son autorité ».La plaignante, employée civile de la SQ, soutenait avoir fait l\u2019objet de remarques désobligeantes sur son orientation sexuelle présumée.La plainte avait été retirée, et Laprise avait pu être promu capitaine, en juin 1996.Mario Laprise, policier hors norme 2 1- Le quartier général de la Sûreté du Québec, situé sur la rue Parthenais, à Montréal.2- L\u2019ex-patron de la SQ, Richard Deschesnes, a été remercié huit mois avant l\u2019échéance prévue de son mandat.«La Sûreté du Québec va intensifier la lutte contre la corruption.On veut redéfinir la relation entre les deux groupes, la resserrer.» \u2014 Guy Lapointe, lieutenant de la SQ ACTUALITÉS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 2 6 O C T O B R E 2 0 1 2 A 3 ACTUALITES Gi l l e s Su r p r e n a n t , comme tout le monde, a á lfimmunite â pour temoigner devant la commission Charbonneau.Est-ce que ca veut dire qufil ne peut etre poursuivi pour les crimes dont il sfavoue coupable ?Pas du tout.Ce que lfimmunite signifie, cfest que les paroles qufil prononce ne peuvent pas etre utilisees contre lui dans une poursuite.Point.La Loi sur les commissions dfenquete prevoit en effet que ánulle reponse donnee par une personne [c] entendue comme temoin ne peut etre invoquee contre elle dans une poursuite en vertu dfune loi, sauf le cas de poursuites pour parjure ou pour temoignages contradictoiresâ.Plusieurs ont en ce moment lfimpression que lfancien fonctionnaire corrompu vient de recouvrir toutes ses actions dfune sorte de protection.Il se serait mis a lfabri de la loi en racontant sa vie criminelle.Ce nfest evidemment pas le cas.Si la seule preuve dont dispose la police contre Surprenant est son temoignage, on ne pourra pas lfaccuser.Mais dfune part, il se peut fort bien qufil ait tout avoue a la police avant de temoigner.Cette confession est une preuve independante que la justice peut utiliser contre lui.Dfautre part, Lino Zambito et bien dfautres complices peuvent temoigner contre Surprenant.Meme chose pour une poursuite civile.On pense a Robert Abdallah, ex-directeur general de la Ville de Montreal.Lino Zambito ne peut pas etre poursuivi pour avoir dit qufil etait corrompu : cfetait dit devant la Commission.Si jamais on realise que Zambito, ou Surprenant, ou quiconque, a menti pour tromper la Commission, il peut par contre etre poursuivi pour parjure.¡¡¡ Mais revenons a lfessentiel de lfimmunite : la protection contre une poursuite criminelle.Lfimmunite, je lfai dit, ne touche que lfutilisation du temoignage.Si, par dfautres moyens independants, la police trouve la preuve, ces temoins seront poursuivis.On pourrait imaginer un cas ou un temoin tres important aurait une entente avec lfEtat: en echange de son temoignage, on ne le poursuivrait pas, ou pour des infractions moindres.Ce serait defendable si un temoin venait exposer un reseau dans toutes ses ramifications.Mais ca ne releve pas de la commission Charbonneau, qui nfa rien a voir avec de futures accusations.Il faudrait que le Directeur des poursuites criminelles et penales enterine ce genre dfentente.Et il ne semble pas qufil y ait de telles ententes dans lfair pour lfinstant.¡¡¡ Quel avantage a un temoin repentant, alors ?Dfabord, il faut comprendre que plusieurs sont deja un peu coinces.Gilles Surprenant est sur le radar policier depuis un bon bout de temps.Il a tout interet a collaborer avec la justice pour esperer une peine plus clemente le jour ou, de toute evidence, il sera accuse.Et je ne parle meme pas des considerations psychologiques qui se melent inevitablement aux calculs froids : le besoin de sfexpliquer ; de faire une ábonne actionâ pour racheter ses peches ; dfexpier sa faute en ayant lfimpression dfaider la societe; le desir, devant ses proches, dfetre du bon cote de la justice, au moins en partie.Je demandais mercredi a John Gomery pourquoi, dfapres lui, Jean Brault avait avoue ses fraudes et le financement illegal du Parti liberal du Canada.Sans doute pour obtenir une peine plus clemente, mais aussi pour ne pas se deshonorer comme lfavait fait Jean Lafleur quelques jours avant.Lafleur sfetait couvert de ridicule et de honte en jouant les idiots.áPeut-etre Brault etait-il un homme plus fierâ, a avance lfancien juge.La collaboration avec la commission Gomery nfa pas evite la prison a Jean Brault, mais elle lui a epargne au moins un an de detention.áA tous egards, le comportement de Jean Brault devant la Commission est un facteur attenuant important â, avait ecrit le juge Fraser Martin en infligeant deux ans et demi de penitencier au publicitaire.La juge Suzanne Coupal avait quant a elle condamne Jean Lafleur a trois ans et demi de penitencier, en plus de ses deux mois et demi en detention preventive.La fraude de Brault (1,2 million) et celle de Lafleur (1,6 million) ainsi que leur duree, se comparaient.Mais, a rappele la juge Coupal, Brault áa collabore dfune facon non equivoque a la commission Gomeryâ.¡¡¡ Gilles Surprenant reconnait avoir empoche au moins 700 000 $ en pots-de-vin, plus de nombreux avantages.Dfune certaine facon, son crime est bien plus grave que ceux de Brault et de Lafleur, dont la fraude a dure quelques annees seulement.Surprenant a reconnu avoir fait gonfler les couts des travaux publics a Montreal de 50 millions.Cfest un gigantesque complot pour fraude.Un abus de confiance colossal de la part dfun homme paye pour proteger les citoyens.Et sur une generation.En consultant les jugements canadiens, on voit mal comment le ministere public pourrait recommander moins de cinq ans de penitencier pour un tel crime.Mais en consultant les jugements canadiens, en veritec On ne voit aucun cas de corruption de fonctionnaire et de fraude equivalent ! Quoi qufil en soit, deux choses sont certaines : Gilles Surprenant nfest absolument pas a lfabri de la justice criminelle.Mais le jour de sa sentence, son juge tiendra compte de sa collaboration avec la commission Charbonneau.S Pour joindre notre chroniqueur : yves.boisvert@lapresse.ca Jusqufou va lfimmunite des temoins?YVES BOISVERT CHRONIQUE Gilles Surprenant est sur le radar policier depuis un bon bout de temps.Il a tout interet a collaborer avec la justice pour esperer une peine plus clemente le jour ou, de toute evidence, il sera accuse.JANIE GOSSELIN LfAlliance sociale a rappele au gouvernement Marois ses attentes, hier, tout en critiquant des decisions du precedent gouvernement qui, selon les representants, ont ouvert la porte au gaspillage, a la corruption et a la collusion.á On nfa pas eu besoin dfattendre la commission Charbonneau, on a deja vu le gaspillage â, a dit Richard Perron, president du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Quebec (SPGQ), lfune des organisations membres de lfAlliance.Il a denonce la sous-traitance dans la fonction publique pour ses couts eleves.Eviter la sous-traitance Le SPGQ presse le gouvernement dfabolir la regle instauree par son predecesseur de ne remplacer qufun fonctionnaire sur deux au moment des departs a la retraite.á Avec la sous-traitance, on ouvre la porte a la corruption, a la collusion, a souligne la vice-presidente du SPGQ, Maryse Rousseau.Avec la fonction publique, on a une garantie dfimpartialite ou dfimputabilite.â Le president de la FTQ, Michel Arsenault, nfa pas voulu commenter les temoignages de la commission Charbonneau, mais a souligne que álfargent qui va a la collusion, cfest moins dfargent dans les services publics â.Plusieurs demandes Les representants des organisations membres, dont la CSN, la Federation etudiante universita i re du Quebec (FEUQ) et la Federation etudiante collegiale du Quebec (FECQ), ont rappele leurs demandes dans une conference, notamment sur lfaccessibilite a lfeducation, lfabolition de la taxe sante et lfimportance du dossier des retraites.LfAlliance sociale a demande au gouvernement de renoncer a lfequilibre budgetaire pour lfinstant.Le regroupement a appele les partis de lfopposition a collaborer avec le Parti quebecois dans ses engagements pour eviter de nouvelles elections.LfAlliance sociale rappelle ses attentes LfAlliance sociale a demande au gouvernement de renoncer a lfequilibre budgetaire pour lfinstant.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 4 L A P R E S S E M O N T R E A L V E N D R E D I 2 6 O C T O B R E 2 0 1 2 Titulaires de permis, agences de la SAQ, comptoirs Vin en vrac et SAQ Depot exclus.Lfoffre Obtenez 15% de rabais a lfachat dfun minimum de 2 bouteilles de spiritueux au choix de 700 ml ou plus est en vigueur du 26 au 28 octobre 2012 seulement et sfapplique uniquement aux spiritueux offerts en succursale et dans SAQ.com.Le rabais de 15% est calcule sur le prix courant.Les produits commandes par lfentremise du service des commandes privees sont exclus de cette promotion.Aucune substitution possible.Ne peut etre convertie en credit.Lfoffre est en vigueur jusqufa la fermeture de la succursale ou lfepuisement des stocks, selon la premiere eventualite.Achats non cumulatifs.Aucune mise de cote nfest acceptee.18 ans ou plus.DU VENDREDI 26 AU DIMANCHE 28 OCTOBRE %DE RABAIS A LfACHAT DE 2BOUTEILLES DE SPIRITUEUX AU CHOIXOU PLUS APPLICABLE AUXPRODUITS DEJA REDUITS ACTUALITÉS DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Un projet de loi d\u2019une très grande portée destiné à garantir l\u2019intégrité des fournisseurs pour l\u2019ensemble des «marchés publics » sera déposé par le gouvernement Marois dans les premiers jours de la session parlementaire, qui débute la semaine prochaine.Cette annonce sera d\u2019ailleurs le plat de résistance du message inaugural dévoilé mercredi prochain, à l\u2019Assemblée nationale.Selon les informations recueillies par La Presse auprès de plusieurs sources gouvernementales, Québec a décidé de mettre de côté l\u2019approche de la loi qu\u2019a fait adopter le gouvernement Charest pour priver de contrats les entrepreneurs déclarés coupables de fraude fiscale ou d\u2019infractions criminelles (loi 35).D\u2019abord, on a décidé de toucher beaucoup plus que le seul secteur de la construction.En visant l\u2019ensemble des «marchés publics », la législation concernera tous les contrats, dans la construction mais aussi dans la fourniture de biens et services.Par exemple, une entreprise d\u2019informatique ou une société de déneigement pourra être privée de contrat si elle fait l\u2019objet d\u2019accusations de fraude en lien avec ses activités.Depuis plusieurs jours, la ministre du Travail, Agnès Maltais, fait gonfler les attentes sur ce projet de loi \u2013 qui risque d\u2019être le premier de l\u2019administration Marois.Elle a même soutenu devoir maintenir le plus grand secret sur ce projet pour freiner la curiosité du monde interlope.«La corruption est tellement rendue intégrée dans le système qu\u2019on est très, très prudents», a-t-elle dit, en décrivant le «tout petit cercle» qui connaît la proposition du gouvernement.«On ne veut pas que les gens se préparent à ce qu\u2019on fait, on ne veut pas qu\u2019il y ait de coulage », a-t-elle ajouté.Mercredi, à son arrivée à la réunion du Conseil des ministres, elle a indiqué que le projet de loi allait être déposé « très rapidement » après l\u2019ouverture des travaux à l\u2019Assemblée nationale.En fait, c\u2019est plutôt le président du Conseil du Trésor, Stéphane Bédard, qui parrainera le projet de loi pour lequel quatre ministères, Trésor, Travail, Justice et Sécurité publique, ont mis la main à la pâte.Le projet de loi visera non seulement les contrats du gouvernement du Québec, mais aussi ceux de l\u2019ensemble des municipalités.En prime, les maires, qui ont souvent fait valoir leurs inquiétudes d\u2019être l\u2019objet de pressions d\u2019entrepreneurs, disposeront d\u2019un mécanisme pour braquer les projecteurs sur les représentations indues.En campagne électorale, le Parti québécois (PQ) s\u2019est engagé à colmater les brèches de la loi 35, parrainée par Lise Thériault.De l\u2019aveu même du gouvernement libéral, cette loi nécessitait des améliorations.L\u2019entrepreneur reconnu coupable était privé de contrats, mais rien n\u2019empêchait son entreprise de conserver ses mandats en apportant des changements à la structure de l\u2019entreprise.Les firmes de Tony Accurso ont, par exemple, pu conserver leurs importants contrats de routes et de viaducs parce que la responsabilité des sociétés a été confiée à sa fille, Lisa, ingénieure.Cette brèche a permis à la famille Accurso de conserver ses contrats, par l\u2019entremise de la société en commandite Louisbourg SBC, même si Louisbourg Const ruct ion et Simard-Beaudry se sont reconnues coupables d\u2019accusations d\u2019évasion fiscale.Le nouveau projet de loi prend le problème à rebours.Au lieu de sortir les contrevenants, on établira en premier lieu un «registre d\u2019entreprises admissibles ».Pour y figurer, les firmes devront répondre à une série de critères, dont celui de ne pas faire l\u2019objet de poursuites.«Patte planche » À cause de l\u2019ampleur de la portée de la loi, ce ne sera plus la Régie du bâtiment qui reconnaîtra l\u2019accréditation des entreprises.Le Conseil du Trésor aura désormais la main haute sur cette liste de fournisseurs agréés.Pour justifier sa décision d\u2019écarter des firmes, le gouvernement soutiendra que pouvoir faire affaire avec l\u2019État ou les municipalités n\u2019est pas un droit fondamental, mais un privilège.Les firmes sont toujours libres de trouver leurs contrats ailleurs.«Pour faire affaire avec l\u2019État, il y aura des conditions, et l\u2019une d\u2019elles sera de montrer patte blanche du point de vue de l\u2019intégrité.» À leur arrivée aux affaires, les élus péquistes n\u2019ont pas eu à soupeser longtemps les scénarios envisagés par le gouvernement libéral pour colmater les brèches de la loi.Malgré les engagements publics de Jean Charest et de l\u2019ex-ministre Lise Thériault, les cartons du gouvernement étaient vides, littéralement.Même du point de vue des fonctionnaires en poste, rien de conséquent n\u2019était amorcé pour déposer une seconde mouture de la loi jugée déficiente.Adoptée en décembre 2011, la loi 35 empêche un entrepreneur d\u2019obtenir des contrats publics pour une durée de cinq ans lorsqu\u2019il est reconnu coupable d\u2019une fraude fiscale ou d\u2019une infraction criminelle grave \u2013 gangstérisme, banditisme, importation de drogue, production de cannabis.Durant la campagne électorale, les libéraux s\u2019étaient engagés à ce que l\u2019interdiction soit imposée dès qu\u2019un entrepreneur était accusé, sans attendre qu\u2019un verdict soit prononcé.Pas moins de 46 entrepreneurs en construction étaient dans cette situation il y a quelques semaines.Le Parti libéral s\u2019était aussi engagé à procéder rapidement.Les libéraux voulaient ajouter l\u2019extorsion, la corruption, l\u2019abus de confiance et le complot à la liste des infractions graves.Il faudra montrer «patte blanche» Le PQ déposera un ambitieux projet de loi sur l\u2019intégrité des fournisseurs de services publics EXCLUSIF «La corruption est tellement rendue intégrée dans le système qu\u2019on est très, très prudents.» \u2014 Agnès Maltais, ministre du Travail BRUNO BISSON L\u2019ingénieur à la retraite de la Ville de Montréal Gilles Surprenant a dit regretter, hier, de s\u2019être mis durant près de 10 ans au service d\u2019un groupe d\u2019entrepreneurs qui a gonflé les prix, corrompu des fonctionnaires et « arrangé » des dizaines d\u2019appels d\u2019offres publics.« Je regrette amèrement, amèrement tout ce qui s\u2019est passé, a-t-il déclaré durant son contre-interrogatoire, hier, devant la commission Charbonneau.«Mes 10 dernières années à la Ville de Montréal ont été catastrophiques, a-t-il ajouté.Ça n\u2019aurait jamais dû exister, je n\u2019aurais pas dû accepter cet argent.Mes amis, des parents, mes enfants m\u2019ont pardonné.Mais moi, je ne me pardonnerai jamais d\u2019avoir fait ça.» Les quest ions acérées des avocats du parti Union Montréal et de la Ville de Montréal, portant notamment sur ses relations avec d\u2019autres ingénieurs soupçonnés d\u2019avoir trempé dans des activités similaires, n\u2019ont pas permis d\u2019en apprendre plus sur l\u2019étendue de la corruption au sein des services municipaux.À la fin de ce long contreinterrogatoire et après quatre jours de témoignage, on n\u2019en sait guère plus sur les motivations de cet homme, qui a affirmé plusieurs fois n\u2019avoir jamais pris plaisir à collecter des enveloppes bourrées d\u2019argent, dont il ne savait que faire de toute façon.Et pourtant, à plus de 90 reprises entre 1988 et 2009, M.Surprenant est allé dans des bureaux d\u2019entreprises de construction, des restaurants, des cafés ou au coin d\u2019une rue quelconque pour recueillir des pots-de-vin de milliers de dollars, en échange de ses services.Entre 2000 et 2009, i l a ainsi collaboré au trucage de dizaines de contrats d\u2019égouts et de conduites d\u2019eau totalisant 175 millions.En incluant les « pourboires » touchés en 1998 et dans les années 1995 à 2000, avant l\u2019émergence du cartel des égouts, Gilles Surprenant a admis avoir touché 736 000$ en espèces, sans compter les voyages de golf, les repas, les bouteilles de vin ou d\u2019autres cadeaux.«Du vol, a souligné le procureur de la Commission, Me Denis Gallant.De l\u2019argent des contribuables qui vous a été remis en partie par d\u2019autres voleurs qui ont fraudé le système.» «Oui, a-t-il répondu.Tout à fait.» Contre-interrogatoire de l\u2019ex-ingénieur de la Ville de Montréal à la commission Charbonneau Surprenant exprime d\u2019amers regrets PHOTO FOURNIE PAR LA COMMISSION CHARBONNEAU Le contre-interrogatoire de Gilles Surprenant, hier, n\u2019a pas permis d\u2019en apprendre plus sur l\u2019étendue de la corruption dans les services municipaux.L\u2019ingénieur retraité a admis avoir touché plus de 700 000$ en pots-de-vin.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 2 6 O C T O B R E 2 0 1 2 A 5 CURIEUX BÉGIN ce soir 21h Avec Christian Bégin Un festival de plats mijotés et réconfortants en compagnie de la comédienne Marie-Joanne Boucher.Au menu : jarrets d\u2019agneau braisés au miel et amandes, dessert aux pommes et caramel.L \u2019 A U T R E T É L É telequebec.tv Party de cocottes ! ACTUALITÉS PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD Malgré une crédibilité constamment attaquée et des signes d\u2019impatience en provenance de Québec, Gérald Tremblay a promis hier midi qu\u2019il n\u2019imiterait pas son voisin lavallois et resterait en selle jusqu\u2019à la fin de son mandat, l\u2019automne prochain.«Je vais au moins finir mon mandat, c\u2019est très clair, a-t-il affirmé.J\u2019ai été élu en 2009 pour un mandat complet.» Le maire a assuré qu\u2019il avait des explications convaincantes à donner pour se disculper, au moment où les révélations s\u2019enchaînent à la commission Charbonneau.Il refuse toutefois de les exposer ailleurs que devant les commissaires.«Est-ce qu\u2019il y a de la collusion ou de la corruption à Montréal?Je réponds un oui affirmatif, mais ceci, depuis des décennies », a-t-il déclaré pour ouvrir sa courte déclaration.«Je souhaite ardemment que j\u2019aurai l\u2019opportunité d\u2019expliquer tout ce que nous avons fait comme administration et tout ce que j\u2019ai fait personnellement depuis 2001, mais vous conviendrez que je ne peux pas le faire aujourd\u2019hui.Quand on prend des engagements sous serment, on n\u2019a pas le droit de trahir ce serment.» Pas d\u2019appel de la commission Charbonneau «Si j\u2019étais un citoyen ordinaire et que je n\u2019avais pas toute l\u2019information, a-t-il ajouté en anglais, je serais très, très inquiet de ce qui se passe à Montréal.Je le réalise.» Pendant la conférence de presse, le maire a refusé de dire si la commission Charbonneau l\u2019avait convoqué.Son attachée de presse a précisé par la suite qu\u2019il n\u2019avait reçu aucune invitation.Résignation et colère Comme à leur habitude, les partis de l\u2019opposition ont durement critiqué Gérald Tremblay pour son attitude à l\u2019égard des allégations de corruption qui s\u2019accumulent.La chef de Vision Montréal, Louise Harel, a réitéré sa volonté de voir le ministre des Affaires municipales nommer «un commissaire à l\u2019éthique avec des pouvoirs d\u2019enquête et de sanction à la Ville de Montréal».Selon Richard Bergeron, de Projet Montréal, il faut se résigner à voir le maire s\u2019accrocher à son siège, car aucun mécanisme de renvoi n\u2019est applicable.De toute façon, « son administration sera paralysée pour la prochaine année », s\u2019est consolé l\u2019élu municipal.«Il est neutralisé.On va devoir souffrir la personne de Gérald Tremblay peut-être jusqu\u2019à l\u2019élection du 3 novembre prochain.» Mais «pour la population, ça change beaucoup de choses », lui a répondu Mme Harel, qui continue d\u2019exiger sa démission.De retour ou pas ?Par ailleurs, Gérald Tremblay a affirmé qu\u2019il annoncera bientôt s\u2019il sera candidat à sa propre succession, mais il a soutenu qu\u2019il ne le fera pas à l\u2019occasion de sa conférence devant la chambre de commerce du Montréal métropolitain.« Je vous dis d\u2019entrée de jeu que je n\u2019ai pas l\u2019intention de vous informer de mon avenir politique à ce moment-là.Je le ferai un peu plus tard», a-t-il dit.Hier matin, La Presse a révélé que Gérald Tremblay déposera les armes à la fin de son mandat et ne tentera pas de se maintenir à l\u2019hôtel de ville.Il veut préciser publiquement ses intentions avant que Denis Coderre se porte candidat, selon les sources de La Presse.ATTAQUÉ DE TOUTES PARTS Gérald Tremblay s\u2019accroche PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE Le maire de Montréal Gérald Tremblay dit comprendre les inquiétudes des citoyens et affirme avoir des explications convaincantes pour se disculper.Il refuse toutefois de les fournir ailleurs que devant la commission Charbonneau, qui ne lui aurait pas demandé de témoigner.« Je souhaite ardemment que j\u2019aurai l\u2019opportunité d\u2019expliquer tout ce que nous avons fait comme administration et tout ce que j\u2019ai fait personnellement depuis 2001.» \u2014 Gérald Tremblay llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 6 L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 2 6 O C T O B R E 2 0 1 2 Échangeur Turcot 20 720 Av.Atwater 15 20 15 Fermeture partielle de longue durée (déjà en place) Fermeture complète Les détours seront balisés à l\u2019aide de panneaux de signalisation.En cas de conditions météorologiques défavorables, ces interventions seront reportées.ENTRAVEMAJEURE RISQUE DE CONGESTION FIN DE SEMAINE DU 26 OCTOBRE 2012 Fermeture complète de jour et de nuit A-15 NORD DANS L\u2019ÉCHANGEUR A-15 nord dans l\u2019échangeur DE 23 H 59VENDREDI À 23 H 59 SAMEDI* * Selon la progression des travaux, cette fermeture pourrait se terminer plus tôt.Note : Des fermetures de nuit de différentes bretelles de l\u2019échangeur sont également prévues cette fin de semaine. ACTUALITÉS TOMMY CHOUINARD QUÉBEC \u2014 Le député libéral Robert Poëti a affirmé hier ce qu\u2019aucun de ses collègues ni aucun péquiste n\u2019a osé dire jusqu\u2019à maintenant : le maire de Montréal, Gérald Tremblay, devrait quitter ses fonctions pendant un certain temps.En marge d\u2019une rencontre des libéraux en prévision de la rentrée parlementaire, l\u2019ex-policier a soutenu que Gérald Tremblay devrait imiter son homologue de Laval, Gilles Vaillancourt.Selon lui, le maire de la métropole «doit personnellement se poser quelques questions» à la suite des révélations faites par l\u2019ingénieur à la retraite Gilles Surprenant devant la commission Charbonneau.«On est devant des allégations, mais on a un témoin qui parle aujourd\u2019hui, qui dit à la Commission qu\u2019il a fait des choses qui touchent directement l\u2019intégrité de l\u2019administration.Je ne parle pas de la personne de M.Tremblay, mais de l\u2019administration publique de la Ville de Montréal.Je pense qu\u2019il serait sage qu\u2019il fasse un examen de conscience et peut-être aussi, le temps de l\u2019enquête, qu\u2019il permette au comité exécutif de continuer à gérer la ville et qu\u2019il prenne un peu de recul », a-t-il affirmé.Gérald Tremblay devrait-il donc se retirer comme Gilles Vaillancourt ?«Je pense que ça pourrait être une sage décision », a répondu le député de Marguerite-Bourgeoys, à Montréal.Aucun élu libéral ou péquiste n\u2019est allé aussi loin jusqu\u2019ici.Le gouvernement Marois laisse entendre que M.Tremblay devrait laisser son siège.Il ne l\u2019affirme pas directement.Le ministre responsable de la métropole, Jean-François Lisée, a déclaré mercredi que M.Tremblay doit «s\u2019interroger sur sa capacité à diriger une grande ville comme Montréal».Robert Poëti croit que M.Vaillancourt a fait le bon choix en quittant temporairement ses fonctions.« Les allégations sont sérieuses, et on voit beaucoup de mouvement de la part des policiers.Le contexte actuel est assez lourd pour l\u2019intégrité du poste qu\u2019il occupe actuellement.Je pense qu\u2019effectivement, c\u2019est une sage décision de se retirer.Le fait qu\u2019il se retire pour une raison de maladie ou une autre, c\u2019est une excellente idée.» Le député lavallois Jean Rousselle, lui aussi un expolicier, qualifie également de «sage» la décision de M.Vaillancourt.Sa collègue de Saint-Henri\u2013Sainte-Anne, Marguerite Blais, estime que c\u2019était « la meilleure chose à faire dans les circonstances ».Ces deux élus ont refusé de dire si le maire devrait démissionner.Ils ont esquivé les questions sur Gérald Tremblay.Tremblay doit se retirer, selon Robert Poëti PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE Le libéral Robert Poëti est le premier député à dire ouvertement que Gérald Tremblay devrait quitter ses fonctions pendant un certain temps.« Je pense qu\u2019il serait sage qu\u2019il fasse un examen de conscience et peut-être aussi, le temps de l\u2019enquête, qu\u2019il permette au comité exécutif de continuer à gérer la ville et qu\u2019il prenne un peu de recul.» \u2014 Robert Poëti PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD Après avoir évolué dans l\u2019ombre du maire Gilles Vaillancourt pendant des années, le comité exécutif de la Ville de Laval s\u2019est timidement distancié de lui, hier après-midi.Le numéro deux de la Ville s\u2019est adressé aux médias moins de 24 heures après l\u2019annonce du retrait temporaire du «roi de Laval» pour des raisons de santé.« La seule crise [dont] on peut parler à Laval actuellement, c \u2019est la crise qui affecte M.Vaillancourt.C\u2019est une crise personnelle et pas une crise autre que cela », a fait valoir le vice-président du comité exécutif, Basile Angelopoulos.« Le comité exécutif n\u2019est pas corrompu.» L\u2019élu municipal avait convié les médias à l\u2019hôtel de ville pour rassurer les Lavallois.Contrairement à la conférence de presse tenue mercredi, M.Angelopoulos était seul au micro, sans ses collègues du comité exécutif.Inondé de questions sur son degré de confiance envers Gilles Vaillancourt, M.Angelopoulos a refusé de dire s\u2019il croyait toujours en l\u2019honnêteté de son collègue.« Le maire a cette période de réflexion et nous avons l\u2019intention de la respecter », a-t-il simplement dit à plusieurs reprises, en réponse aux questions portant sur la probité du premier magistrat.«Je ne suis pas à l\u2019abri de la tromperie, je ne pense pas que personne ne peut dire qu\u2019il est à l\u2019abri de la tromperie», a-t-il ajouté, au sujet de la possibilité qu\u2019une partie du monde municipal lavallois soit corrompue.Le reste du comité exécut i f « est sol idai re », a assuré Basile Angelopoulos.«L\u2019administration de la Ville va continuer d\u2019opérer.» Le conseiller municipal a aussi admis que le retrait du maire pour cause de maladie ne devrait pas perdurer jusqu\u2019aux prochaines élections municipales, prévues en novembre 2013.«Je ne pense pas que ce sera aussi long», mais «il n\u2019y a pas de date précise» pour le retour, a-t-il toutefois tenu à souligner.L\u2019opposition n\u2019est pas surprise Les partis de l\u2019opposition ont poursuivi leurs attaques, hier.Robert Bordeleau, chef du Parti au service du citoyen (PSC), a notamment affirmé qu\u2019il n\u2019avait pas été surpris de savoir que l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC) était à la recherche de dizaines de millions de dollars dans les comptes de Gilles Vaillancourt.«Je ne suis pas surpris.Ça fait 20 ans que je fais de la politique municipale, ça fait 20 ans que j\u2019entends les mêmes rumeurs, les mêmes allégations», a-t-il affirmé.LAVAL Le comité exécutif se distancie timidement du maire PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE Vice-président du comité exécutif et conseiller municipal de Laval, Basile Angelopoulos, estime que personne n\u2019est « à l\u2019abri de la tromperie ».llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 2 6 O C T O B R E 2 0 1 2 A 7 Investir sans risque.C\u2019est possible.Avez-vous pensé au CPG à rendement accru BMO lié aux marchés financiers?Comme c\u2019est le cas pour tous les CPG, votre placement initial est protégé à 100%.En plus, il y a une possibilité d\u2019obtenir un rendement potentiel lié à la performance des actions de 10 sociétés canadiennes de premier ordre.Pour en savoir plus, passez à une succursale ou visitez bmo.com/CPGrendementaccru./BMOcommunaute Jusqu\u2019à 8,00%* pour une durée de 2 ans.* Il ne s\u2019agit pas d\u2019un taux annuel.Le taux annuel maximal est de 4,00%, non composé.Ce taux présentement en vigueur peut être modifié sans préavis.Le CPG à rendement accru BMO est émis par la Société hypothécaire Banque de Montréal (SHBM) et est garanti par la Banque de Montréal.La SHBM versera un rendement minimal garanti sur le CPG.De plus, la SHBM versera un rendement variable fondé sur le rendement des titres sous-jacents, mais il n\u2019y a aucune garantie que vous toucherez un rendement variable.Le taux de rendement total ne pourra pas dépasser le taux de rendement maximal préétabli.Pour obtenir de plus amples renseignements sur le CPG à rendement accru BMO, passez à une succursale de BMO Banque de Montréal.Le taux est en vigueur jusqu\u2019au 31 octobre 2012.MD Marque de commerce déposée de la Banque de Montréal. POLITIQUE Le Parti libéral (PLQ) accuse le gouvernement Marois d\u2019utiliser la plus récente étude de Statistique Canada pour « alimenter les divisions et repartir en guerre linguistique ».Le gouvernement Marois a soutenu mercredi que le recul du français à Montréal doit être combattu par le renforcement de la loi 101.Selon le député libéral Marc Tanguay, porteparole en matière linguistique, l\u2019étude montre que la défense du français est un « défi », qu\u2019il faut « rester vigilant ».Mais adopter une nouvelle loi 101 comme l\u2019a promis le Parti québécois (PQ) n\u2019est pas nécessaire à ses yeux.Le PLQ s\u2019oppose à l\u2019engagement du PQ d\u2019assujettir les cégeps et les entreprises de 11 à 49 employés à la Charte de la langue française.Marc Tanguay voit une bonne nouvelle dans l\u2019étude de Statistique Canada : la proportion des personnes de langue maternelle autre que le français et l\u2019anglais qui parlent le français à la maison est passée de 20,4% en 2001 à 24,1% en 2011.\u2014 Tommy Chouinard Langue LePQ veut «alimenter les divisions», selon le PLQ PAUL JOURNET ET TOMMY CHOUINARD DRUMMONDVILLE \u2014 Le gouvernement Marois pourrait changer la loi pour suspendre un maire qui fait l\u2019objet d\u2019accusations criminelles touchant directement ses fonctions.«La chose honorable dans ce genre de circonstances serait effectivement de se retirer.Cela dit, notre cadre législatif actuel ne permet pas encore de contraindre un élu à se retirer.Mais on envisage des changements», a indiqué le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, au caucus de pré-session du Parti québécois à Drummondville.Ce cas pourrait s\u2019appliquer au maire de Mascouche, Richard Marcotte, qui fait face à six chefs d\u2019accusation, dont fraude, complot et corruption.Le ministre des Affaires mu n i c i p a l e s , S yl v a i n Gaudreault, a dit examiner « différents scénarios » législatifs, sans donner de détails.« Les lois actuelles ne nous permettent pas d\u2019intervenir suffisamment », a simplement noté le ministre.Il existe un « vide juridique » qui «embête » le gouvernement Marois, a renchéri Jean-François Lisée, ministre responsable de la métropole.Il a lui aussi annoncé hier matin que son gouvernement pourrait présenter un projet de loi pour régler ou prévenir de telles situations.Peu après ces déclarations, à Québec, le député libéral Marc Carrière a demandé au gouvernement Marois de mettre en place un mécanisme pour suspendre un maire accusé au criminel.Il a eu du mal à expliquer pourquoi son parti n\u2019a pas adopté cette mesure lorsqu\u2019il était au pouvoir.Surtout que M.Marcotte a été accusé en avril et que plusieurs réclament sa suspension depuis.La lutte contre la corruption, «c\u2019est un work in progress ».«On a donné la chance, le pouvoir, aux enquêteurs, aux policiers de tout faire ce qu\u2019ils ont à faire.On voit que ça donne des résultats.On doit maintenant aller plus loin.Un processus de suspension viendrait un peu boucler la boucle», a-t-il soutenu.La tutelle écartée Autre option pour le gouvernement Marois : mettre une ville en tutelle.La Coalition avenir Québec dit qu\u2019on «ne peut pas exclure» cette option.C\u2019est ce que demandait le Parti québécois (PQ) dans l\u2019opposition.En novembre 2010, son député Bertrand St-Arnaud a demandé la tutelle pour Laval.Et durant la campagne électorale, le PQ a promis de mettre «Mascouche sous tutelle si la paralysie du conseil municipal devait perdurer ».Depuis leur arr ivée au pouvoir, les péquistes ont changé d\u2019idée.« Pour aller sous forme de tutelle, il faut constater que la municipalité ne fonctionne plus à toutes fins pratiques, que le conseil de ville n\u2019est plus capable d\u2019adopter des résolutions, de ramasser les ordures.Dans le cas de Mascouche, Laval et Montréal, ils sont capables de fonctionner », a expliqué le ministre Gaudreault.La tutelle est un processus complexe.Il faut passer par la Commission municipale, organisme indépendant, et prouver que le conseil municipal est paralysé.La destitution n\u2019est pas plus simple.Il faudrait déposer une requête en inhabilité en Cour supérieure.La cause ne serait probablement pas réglée avant les prochaines élections municipales, en novembre 2013.Le député Pierre Moreau, candidat à la direction du Parti libéral, a accusé les péquistes de faire preuve de « valse-hésitation » et d\u2019une «improvisation totale et absolue ».«Lorsqu\u2019ils étaient dans l\u2019opposition, ils semblaient avoir trouvé toutes les solutions, et là, j\u2019ai écouté certaines entrevues, tout d\u2019un coup, on se trouve dans un vide juridique.Vous ne trouvez pas ça curieux ?Ils ne voyaient pas de vide juridique avant l\u2019élection.» Les péquistes font la démonstration selon lui qu\u2019« ils ne savent pas quoi faire ».Le PQ veut pouvoir suspendre un maire accusé au criminel PAUL JOURNET ET TOMMY CHOUINARD DRUMMONDVILLE \u2014 Le Parti libéral devrait mener une enquête interne sur les allégations de corruption et de financement illégal à son sujet.Et il devrait s\u2019excuser d\u2019avoir laissé les «bandits faire le sale travail », a tonné hier Bernard Dra invi l le, ministre des Institutions démocratiques.Les députés péquistes se sont réunis à Drummondville pour leur caucus de présession.Selon la première ministre Pauline Marois, les libéraux sont «en partie responsables » des scandales de corruption et de collusion.«Ils auraient pu prendre la décision de créer une commission et de mandater la commissaire il y a trois ans déjà.Ils ne l\u2019ont pas fait », a-t-elle déploré.« Il n\u2019est pas question de nous excuser, a répliqué le député libéral Marc Carrière.On regarde les résultats que ça donne aujourd\u2019hui, et je crois que le ménage est en train de se faire.» Le porte-parole libéral en matière d\u2019affaires municipales a fait valoir que le gouvernement Charest a adopté des lois pour lutter contre la corruption et la collusion et qu\u2019il a mis sur pied l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC) avant de créer de la commission Charbonneau.« Ce sont les conditions qu\u2019on a mises de l\u2019avant [\u2026] qui font en sorte que ça donne des résultats aujourd\u2019hui », a-t-il avancé.M.Carrière a assuré que les policiers «avaient les mains libres» pour mener leurs enquêtes à Laval lorsque le Parti libéral était au pouvoir.La réponse de M.Drainville a été cinglante: «Ils devraient avoir honte de nous avoir mis dans le pétrin et d\u2019avoir laissé les bandits et les entrepreneurs véreux faire le sale boulot qu\u2019ils ont fait.» Le ministre note que les libéraux sont les seuls à ne pas appuyer sa proposition de plafonner à 100$ les dons annuels aux partis politiques provinciaux.Jean-François Lisée, ministre responsable de la métropole, accuse les l ibéraux d\u2019avoir contribué au gaspillage des fonds publics.«Il est très clair que si les libéraux avaient répondu à la demande massive des Québécois [\u2026] de créer il y a deux ans une commission d\u2019enquête, les contribuables auraient économisé des centaines de millions de dollars.C\u2019est une certitude.Et le crime organisé serait moins riche qu\u2019il ne l\u2019est.» « Pourquoi n\u2019y a-t-il pas enquête interne au Parti libéral en ce moment?», demande-t-il.ALLÉGATIONS DE CORRUPTION ET DE FINANCEMENT ILLÉGAL Les libéraux «devraient avoir honte», dit Drainville VAILLANCOURT DEVAIT SE RETIRER, CROIT LE PQ Gilles Vaillancourt devait quitter la mairie de Laval, et pas en raison des ses ennuis de santé allégués, croit le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault.« L\u2019étau s\u2019est resserré autour du maire de Laval.Dos au mur, il n\u2019avait pas le choix de prendre la décision qu\u2019il a prise.Maintenant, on va suivre avec très grand intérêt la suite des choses et la conclusion de sa réflexion.» Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, «doit aussi réfléchir à la situation et à ce qui est le mieux pour les Montréalais », ajoute M.Gaudreault.La Presse a révélé hier que le maire annoncera bientôt qu\u2019il ne se présentera pas aux prochaines élections municipales.\u2014 Paul Journet et Tommy Chouinard «Les lois actuelles ne nous permettent pas d\u2019intervenir suffisamment.» \u2014 Sylvain Gaudreault, ministre des Affaires municipales PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE Le ministre des Institutions démocratiques Bernard Drainville a accusé le PLQ « d\u2019avoir laissé les bandits et les entrepreneurs véreux faire le sale boulot qu\u2019ils ont fait ».llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 8 L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 2 6 O C T O B R E 2 0 1 2 Très 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retenue.L\u2019intérêt n\u2019est pas appliqué sur le versement mensuel si le paiement minimum dû est effectué avant la date d\u2019échéance apparaissant sur l\u2019état de compte mensuel.Dans le cas où les conditions précitées ne sont pas respectées, l\u2019intérêt annuel applicable sur la carte de crédit du détenteur est alors calculé au taux de 19,5% annuellement sur les sommes en souffrance.Il n\u2019y a aucuns frais de renouvellement ou d\u2019adhésion.Détails en magasin.Si votre solde quotidien moyen est de : 100$ 500$ 1000 $ Les frais de crédit pour une période de 30 jours seront de : 1,60$ 8,01$ 16,03 $ Exemple de frais de crédit pour un cycle de facturation de 30 jours : versements sans intérêt* jusqu\u2019en octobre 2015 sur les matelas 36 Payez en LIVRAISONGRATUITE 7 JOURS SUR 7, MÊME LE DIMANCHE! 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sombre du bâtiment défraîchi.Le propriétaire de l\u2019abattoir, Thelbert Rice, explique qu\u2019une vingtaine de consommateurs montréalais achètent sa viande halal chaque semaine.Les rites entourant ce genre d\u2019abattage ne semblent pas toujours respectés.L\u2019animal doit être en parfaite santé et être tué dans des conditions sanitaires irréprochables pour que sa viande soit considérée comme halal.Le propriétaire ne s\u2019inquiète toutefois pas de la qualité de la viande.«Il n\u2019y a personne de mort, se défend-il.J\u2019ai des enfants, j\u2019ai une conscience, quand même!» Questionné sur la fréquence des inspections de son entreprise, M.Rice affirme avoir la certification de l\u2019Environmental Health Services, un organisme de Kahnawake.Sur un mur de l\u2019abattoir, La Presse a d\u2019ailleurs pu apercevoir un certificat d\u2019inspection datant de 2006.«Je ne me souviens plus de la dernière inspection », avoue le propriétaire.L\u2019organisme mohawk a néanmoins confirmé qu\u2019il y fait des vérifications une fois par année.« Nous regardons les couteaux, les savons», a simplement dit l\u2019inspecteur Mark Horne.Tout abattoir sur le territoire québécois, y compris dans les réserves autochtones, se doit pourtant d\u2019être agréé par le ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation du Québec (MAPAQ) ou l \u2019Agence ca nad ienne d\u2019inspection des aliments (ACIA).Dans un cas comme dans l\u2019autre, les entreprises d\u2019abattage doivent se soumettre à des inspections régulières.Vérification faite, Rice\u2019s Livestock n\u2019est inscrit ni au fédéral ni au provincial.«Si la viande est vendue en dehors du territoire mohawk, c\u2019est illégal de ne pas être agréé », assure Caroline Fraser, relationniste du MAPAQ.Tombé entre deux chaises Ni l\u2019ACIA ni le MAPAQ n\u2019étaient au courant de l\u2019existence des installations de Kahnawake.Les sanctions prévues par l\u2019ACIA pour les cas d\u2019insalubrité sont sévères, mais elles ne s\u2019appliquent qu\u2019aux établissements agréés, selon l\u2019agent de communication Guy Gravelle.Il laisse donc la responsabilité entre les mains de la province.Au MAPAQ, des amendes de 5000$ à 15 000$ peuvent être données pour la première infraction.«Ça peut atteindre 45 000$ en cas de récidive», précise Caroline Fraser.Encore une fois, ces dispositions ne concernent que les abattoirs déjà agréés.«Dans le cas de Rice\u2019s Livestock, comme il est en territoire autochtone, les sanctions ne relèvent pas de notre compétence », expose-telle avant de renvoyer la balle dans le camp du fédéral.Service au volant Marc, producteur bovin de la Montérégie qui a demandé à taire son nom, a eu l\u2019occasion de visiter l\u2019abattoir.Il dit avoir été surpris par l\u2019insalubrité des installations.«La viande est plus ou moins comestible, c\u2019est certain! » lance-t-il.Il y vend tout de même ses vaches malades.«Au printemps passé, j\u2019ai vendu une grosse vache qui faisait de la fièvre, a-t-il admis.Je fais 300$ cash en la vendant là-bas.» Bien qu\u2019il croie que des vaches saines sont aussi transportées à Kahnawake, il précise qu\u2019il y a un «bon lot de vaches qui sont malades ».Selon lui, les animaux sont conduits jusqu\u2019à la réserve par un transporteur de bétail après avoir transité par l\u2019encan de Saint-Hyacinthe.«Là-bas, tout le monde se connaît.Quand quelqu\u2019un a une vache à problème, il peut la passer de camion à camion au lieu de la débarquer à l\u2019encan», explique Marc.Certains animaux malades sont ainsi vendus avant l\u2019encan officiel.Le directeur général de l\u2019encan de Saint-Hyacinthe, Mario Maciocia, est bien au fait de ce commerce de stationnement.Il reconnaît que « les transporteurs et les producteurs se donnent parfois rendez-vous avant la vente aux enchères pour échanger des bêtes ».Thelbert Rice nie pour sa part que des animaux malades se retrouvent dans son abattoir.«Les gens qui se plaignent sont seulement jaloux parce que je suis indien et que je fais de l\u2019argent sans vendre des cigarettes », se défend-il.KAHNAWAKE Un abattoir halal échappe à toute surveillance PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Ni l\u2019ACIA ni le MAPAQ n\u2019étaient au courant de l\u2019existence des installations de Rice\u2019s Livestock, à Kahnawake.«Dans le cas de Rice\u2019s Livestock, comme il est en territoire autochtone, les sanctions ne relèvent pas de notre compétence.» \u2014 Caroline Fraser, relationniste du MAPAQ PIERRE-OLIVIER FORTIN LE SOLEIL En dépit du recul du français mis en lumière par le dernier recensement, Justin Trudeau, prétendant à la direction du Parti libéral du Canada (PLC), croit que le Parti québécois (PQ) fait fausse route en voulant renforcer la loi 101.« Mon inquiétude, c \u2019est qu\u2019on se retrouve à punir les Québécois francophones qui veulent que leurs enfants développent une capacité en anglais, la langue du commerce international.Je pense que ce n\u2019est pas d\u2019aller dans la bonne direction», a estimé hier M.Trudeau, en marge de l\u2019assemblée de l\u2019Union interparlementaire, au milieu de sa deuxième journée de visite à Québec.Il s\u2019oppose donc au PQ qui souhaite interdire aux francophones de fréquenter le cégep en anglais.Pauline Marois veut aussi exiger la francisation des petites entreprises, interdire les écoles-passerelles et revoir les ententes permettant à certaines grandes entreprises d\u2019utiliser l\u2019anglais comme langue de travail.Toutes ces mesures ont pour objet la protection de la langue de la majorité québécoise dont l\u2019usage recule au Canada, selon les données du recensement publiées mercredi.Elles montrent notamment une légère baisse quant au nombre de Canadiens dont la langue maternelle est le français.«Mais je ne suis pas inquiet », a expliqué le père de famille de 40 ans, qui voit davantage l\u2019effet de la dénatalité.Justin Trudeau a tenu à préciser qu\u2019il «appuie» la loi 101.«Elle aide le Québec à demeurer d\u2019abord et avant tout français, dans un pays bilingue.» Mais de là à en étendre l\u2019application, comme le propose Mme Marois, il y a un pas que le libéral refuse de franchir.Il s\u2019agit selon lui « de vieux débats» dont les électeurs n\u2019ont pas envie d\u2019entendre parler.LOI 101 Le PQ erre, selon Trudeau llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 10 L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 2 6 O C T O B R E 2 0 1 2 Achetez vos billets en ligne voyagez à travers des paysages époustouflants et découvrez l\u2019histoire mémorable de la construction du premier chemin de fer transcontinental au canada.MEILLEUR FILM G AG N A N T G S C A- 20 1 2 MEILLEURE PHOTOGRAPHIE G AG N A N T G S C A - 2 0 1 2 Rencontre avec l\u2019artiste dimanche 28 octobre de 13 h à 16 h Exposition du 28 octobre au 15 novembre 2012 7903, rue Saint-Denis, Montréal (514) 381-2247 crichelieu@bellnet.ca Du mardi au dimanche, de 10 h à 17 h Stationnement \u2022 Métro Jarry www.galerierichelieu.com Artistes du Québec et d\u2019ailleurs LOUIS HUGHES L\u2019exposition NIcOLE TaILLON se poursuit jusqu\u2019au 30 novembre. vw.ca *Le PDSF du modèle Jetta 2013 de 2,0 L neuf de base et non immatriculé avec boîte manuelle à 5 vitesses est de 16 385 $ (frais de transport et inspection de prélivraison de 1 395 $ inclus).Modèle montré : Jetta Sportline 2013 de 2,5 L avec options et accessoires, 25 485 $.Modèle montré à titre indicatif seulement.Assurances, immatriculation, frais d\u2019inscription, jusqu\u2019à 46 $, au RDPRM, droits, options et taxes applicables en sus.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Une commande ou un échange entre concessionnaires peut être requis.Visitez votre concessionnaire Volkswagen ou vw.ca pour les détails.« Volkswagen », le logo Volkswagen, « Das Auto et dessin » et « Jetta » sont des marques déposées de Volkswagen AG.© Volkswagen Canada 2012.LA JettA 2013 MAintenAnt à PARtiR De 16 385 $* Impossible de dire « nein ».essayez, pour voir.Pendant que vous y êtes, dites aussi « garnitures chromées » et « banquette arrière rabattable et divisée 60/40 ».impressionnant.et ce n\u2019est qu\u2019un aperçu des caractéristiques de série qui font que cette offre est exceptionnelle. ACTUALITÉS MARTIN CROTEAU OTTAWA \u2014 L\u2019abolition par le CRTC d\u2019un fonds pour la télévision généraliste oblige la Société Radio-Canada (SRC) à réduire son budget de 28,4 millions de dollars d\u2019ici deux ans, a fait savoir le diffuseur public hier.Cette nouvelle inquiète le syndicat des employés et a été vivement dénoncée par l\u2019opposition à Ottawa.La SRC était le plus important bénéficiaire du Fonds pour l\u2019amélioration de la programmation locale (FAPL), dont l\u2019abolition progressive d\u2019ici trois ans a été annoncée l\u2019été dernier.Cette enveloppe de 106 millions a été créée en 2009 pour aider les télévisions généralistes comme Radio-Canada, TVA et V à traverser la récession.Le FAPL était financé par les télédistributeurs comme Vidéotron et Bell, qui étaient forcés de verser 1,5% de leurs revenus, une facture qui était refilée aux consommateurs.La SRC, qui a reçu 47 millions du FAPL au cours de la dernière année, s\u2019était dotée d\u2019un plan pour combler une éventuelle diminution du Fonds.Mais elle a été prise de court par son abolition pure et simple.«La décision du CRTC d\u2019éliminer complètement le Fonds signifie que la Société doit maintenant réduire son budget d\u2019une somme additionnelle de 28,4 millions de dollars d\u2019ici 2013-2014», écrit la direction dans une note rendue publique hier.Radio-Canada annule donc des plans pour quatre nouvelles stations de radio, diminue la production d\u2019émissions «de grande envergure» et réduit les fonds alloués à des émissions produites en région.Le diffuseur public n\u2019a fourni aucun détail sur les pertes d\u2019emplois qui découleront des compressions.«Compressions perpétuelles» Le Syndicat des communications de Radio-Canada estime que ses membres vivent dans un climat de « compressions perpétuelles» et souhaite que le CRTC mette sur pied une commission indépendante pour étudier le financement de la SRC.Son président, Alex Levasseur, affirme qu\u2019Ottawa a progressivement coupé les vivres au diffuseur public, une tendance qui s\u2019est accélérée sous les conservateurs de Stephen Harper.«C\u2019est un gouvernement qui se préoccupe davantage du déficit pour les générations futures, mais qui est en train de saboter et de saborder un puissant outil culturel canadien, explique M.Levasseur.C\u2019est une approche très idéologique qu\u2019a développée le gouvernement actuel.» Les compressions s\u2019ajoutent à celles de 115 millions d\u2019ici trois ans annoncées en mars dans le budget fédéral, souligne le Nouveau Parti démocratique.Cette mesure a forcé la SRC à sabrer 650 emplois.En 2009, le gouvernement conservateur avait réduit le budget de la SRC de 171 millions, ce qui a mené à la suppression de 800 postes.«Le gouvernement conservateur a fait un régime minceur où il n\u2019y a plus de marge de manoeuvre pour Radio-Canada, a dénoncé le critique néo-démocrate en matière de patrimoine, Pierre Nantel.Et là, quand ils se font couper le Fonds d\u2019aide, ça a une incidence immédiate.Quand tu es rendu à l\u2019os, tu coupes dans l\u2019os.» Au bureau du ministre du Patrimoine, James Moore, on souligne que c\u2019est le CRTC et non le gouvernement qui a pris la décision d\u2019abolir le Fonds d\u2019aide à la programmation locale.Aux Communes, le secrétaire parlementaire du ministre, Paul Calandra, a aussi fait valoir que son gouvernement a été élu sur la promesse de restaurer l\u2019équilibre budgétaire, et que la SRC doit elle aussi pousser à la roue.«Nous leur avons demandé de participer dans ce projet, a souligné le député Paul Calandra.Et ils l\u2019ont fait d\u2019une manière qui maintient la capacité de Radio-Canada de rejoindre les Canadiens partout au pays et de remplir son mandat dans les deux langues officielles.» Ottawa verse chaque année 1,1 milliard au diffuseur public.RADIO-CANADA Des compressions additionnelles de 28 millions « C\u2019est un gouvernement qui se préoccupe davantage du déficit pour les générations futures, mais qui est en train de saboter et de saborder un puissant outil culturel canadien.» \u2014 Alex Levasseur, président du Syndicat des communications de Radio-Canada PASCALE BRETON Avec le printemps érable, les étudiants ont posé des questions « fondamentales », auxquelles il faut répondre en organisant de véritables états généraux sur les universités, affirme le président du Conseil supérieur de l\u2019éducation, Claude Lessard.L\u2019université a bien changé depuis une quinzaine d\u2019années.Elle se tourne de plus en plus vers le business et l\u2019entrepreneuriat.«On a fait une série de petits compromis et les étudiants nous ont réveillés.[\u2026] Ils ont posé des questions fondamentales.Il faut les traiter », croit M.Lessard.Il faisait partir d\u2019une vingtaine de participants \u2013 représentants étudiants, recteurs, professeurs, élus \u2013 invités à débattre hier de leur vision de l\u2019université dans le cadre du sommet « L\u2019université publique du XXIe siècle », organisé par la Fédération québécoise des professeurs d\u2019université (FQPPU).Sur la question de la gouvernance des universités, « à l\u2019évidence, la CREPUQ (Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec) et les recteurs ne sont pas capables de se réguler », a affirmé M.Lessard en faisant référence aux campus satellites qui ont ouvert et à la compétition que se livrent les universités entre elles.Un «pilote» doit intervenir pour stopper cette dérive et c\u2019est à l\u2019État québécois que revient cette responsabilité.Or, il n\u2019est pas en mesure de le faire puisque la fonction publique «est dans un état critique », car elle a perdu beaucoup de son expertise au cours des dernières années, déplore M.Lessard.« Si on avait une fonction publique un peu plus solide, qui pouvait mieux analyser toutes les données que la CREPUQ donne, les députés seraient à même de poser les bonnes questions et de savoir si les réponses qu\u2019ils reçoivent sont crédibles.» Un prélude Le sommet organisé par les professeurs d\u2019université « se veut un peu le prélude», une sorte de répétition générale du sommet qui sera organisé par le gouvernement dans les prochaines semaines, a indiqué le président de la FQPPU, Max Roy.« Il va servir à mettre au clair un certain nombre de questions et de principes qui sont pour nous essentiels lorsqu\u2019on réf léchit à l\u2019université.» Comme le président du Conseil supérieur de l\u2019éducation et plusieurs intervenants qui ont pris la parole hier, M.Roy réclame de véritables états généraux sur les universités.La dernière réf lexion en profondeur date du rapport Parent, en 1963, qui découlait de la Commission royale d\u2019enquête sur l\u2019enseignement au Québec.Les états généraux sur l\u2019éducation, en 1996, ont laissé une très petite place à la question des universités.Pour mener une réflexion constructive sur l\u2019avenir et la mission des universités, la question du financement est cruciale, a pour sa part souligné le sociologue Guy Rocher.« Je réclame une étude sérieuse, claire et nette sur le financement, le sous-financement ou le mal-financement des universités.Sans cela, nous allons continuer de nous affronter et ce que je crains, c\u2019est que le forum [du gouvernement] n\u2019aboutisse pas sur quelque forme d\u2019orientations que ce soit.» L\u2019étude de la CREPUQ chiffrant le sous-financement des universités a été une nouvelle fois mise en doute hier.«Le Québec est l\u2019endroit au Canada où il y a le plus de dollars investis par étudiant », a lancé Gabriel Nadeau-Dubois, ex-porte-parole de la Coalition large de l\u2019Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE).« Quand on considère l\u2019ensemble des dépenses, dont les fonds de recherche et les fonds d\u2019immobilisation, c\u2019est vrai qu\u2019il y a plus d\u2019argent », a expliqué plus tard M.Zizian en entrevue.Cette donnée est imprécise, selon lui, puisque le Québec obtient une large part des fonds fédéraux pour la recherche, des fonds dédiés, a-t-il souligné en expliquant que l\u2019étude de la CREPUQ se base plutôt sur les fonds de fonctionnement, qui donnent une image plus juste selon lui.Le financement de la recherche, la place de l\u2019entreprise privée, le retour d\u2019un conseil des universités et, surtout, la diminution constante du nombre de professeurs ont aussi été au coeur des discussions.Le nombre d\u2019étudiants a considérablement augmenté, surtout aux études de 2e et 3e cycle.Pendant ce temps, le nombre de professeurs diminue, car ils sont remplacés par des chargés de cours.Les tâches liées à l\u2019enseignement et à la recherche augmentent, mais le nombre de professeurs-chercheurs diminue, a expliqué Michel Ubriaco, professeur, chercheur et auteur de nombreux documents sur le financement et la gestion des universités.AVENIR DES UNIVERSITÉS De véritables états généraux sont réclamés « Je réclame une étude sérieuse, claire et nette sur le financement, le sous-financement ou le mal-financement des universités.Sans cela, nous allons continuer de nous affronter et ce que je crains, c\u2019est que le forum [du gouvernement] n\u2019aboutisse pas sur quelque forme d\u2019orientations que ce soit.» \u2014 Guy Rocher, sociologue PHOTO NINON PEDNAULT, LA PRESSE Une vingtaine de participants ont débattu hier de leur vision de l\u2019université dans le cadre du sommet « L\u2019université publique du XXIe siècle », organisé par la Fédération québécoise des professeurs d\u2019université.Parmi eux, il y avait Luc Godbout, Daniel Zizian, Françoise David, Martine Desjardins et Louis Gill.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 12 L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 2 6 O C T O B R E 2 0 1 2 www.fillion.ca MONTRÉAL : 5690, Sherbrooke Est, Qc, H1N 1A1 T : 514-254\u20136041 LAVAL : 2323, Aut.des Laurentides, Qc, H7S 1Z7 T : 450-688-0333 A l\u2019achat d\u2019un ampli NAD C356DAC, recevez un câble USB de haute qualité Audio Quest d\u2019une valeur de $105.00 L\u2019audio numérique pour tous Vous vous posez des questions ?Nous vous donnons des réponses ! Comment fonctionne l\u2019audio numérique?Quels sont les différents formats?Quel est le rôle du DAC ?Comment importer la musique d\u2019une façon optimale ?Confirmez votre présence avant le 26 octobre.Séminaire gratuit! Montréal le 27 octobre 10h Laval le 3 novembre 10h ACTUALITÉS DAPHNÉ CAMERON La présidente de l\u2019Ordre des psychologues du Québec, Rose- Marie Charest, estime que l\u2019État devrait rembourser les frais de psychothérapie des Québécois en détresse qui doivent se tourner vers le privé faute de place dans le réseau public.Un sondage publié hier par l\u2019Ordre des psychologues révèle d\u2019ailleurs que les coûts trop élevés et l\u2019attente trop longue avant d\u2019avoir accès à un psychologue empêcheraient la majorité des Québécois de consulter.Le coup de sonde, mené auprès de 600 personnes par la firme Jolicoeur et associés, révèle que 61% des répondants estiment qu\u2019un coût trop élevé les empêcherait de faire une psychothérapie et que 55% ne consulteraient pas en raison d\u2019une attente trop longue.Le doute envers l\u2019efficacité de la thérapie dissuaderait 28% des gens.S\u2019ils devaient consulter un psychologue, 47% se tourneraient vers le système public et 53% vers un bureau privé, dont les consultations, coûtant de 80$ à 120$ par séance, sont parfois remboursées partiellement par les assureurs.«C\u2019est carrément un système à deux vitesses, c\u2019est-à-dire ceux qui ont de l\u2019argent peuvent facilement avoir accès à un psychologue, car il n\u2019y a pas de pénurie de psychologues dans le réseau privé.Mais ceux qui ne peuvent pas payer les coûts vont dans le réseau public où il y a de longues listes d\u2019attente.Le sondage n\u2019a fait qu\u2019objectiver l\u2019impression qu\u2019on avait déjà », explique Mme Charest.Plusieurs mois d\u2019attente Seulement 2000 des 8500 psychologues du Québec travaillent dans le réseau public, dont une grande proportion à temps partiel.Une personne doit souvent attendre plusieurs mois avant d\u2019avoir accès à des soins de santé mentale.«Comme société, on a le devoir d\u2019offrir des services aux personnes qui souffrent, car la souffrance psychologique, ce n\u2019est pas parce qu\u2019elle ne saigne pas et qu\u2019elle ne paraît pas aux urgences qu\u2019elle fait moins mal.Lorsque l\u2019état de la personne le justifie, je pense qu\u2019il devrait y avoir des programmes qui donnent accès à la psychothérapie rapidement, dans le réseau public le plus possible, mais remboursée si c\u2019est au privé.» À la question du choix de traitement en cas de dépression, 32%des répondants ont affirmé qu\u2019ils opteraient uniquement pour une psychothérapie, 46% une combinaison de psychothérapie et de médicaments, et 6% choisiraient seulement les antidépresseurs pour y faire face.« Seulement 6 % de la population souhaiterait un traitement uniquement aux antidépresseurs, mais compte tenu du manque d\u2019accessibilité au service des psychologues, il y en a beaucoup plus qui se retrouvent dans cette situation, tout en n\u2019ayant pas le traitement psychologique qu\u2019ils souhaitent et dont ils ont besoin.Ça, on le déplore, on le dénonce », dit Mme Charest.Les psychologues en ont plein les bras Québec devrait rembourser les soins prodigués au privé, dit la présidente de l\u2019Ordre Aucune accusation ne sera finalement portée contre des syndiqués de la construction qui avaient coupé la source d\u2019alimentation en oxygène de deux scaphandriers, il y a un an, lors de la fermeture forcée d\u2019un chantier à Trois-Rivières.«Des témoins ont été rencontrés.On a remis un dossier à l\u2019attention du procureur.Il a décidé de ne pas déposer d\u2019accusations.De notre côté, le dossier est fermé», explique l\u2019agent Michel Letarte, porte-parole de la Sécurité publique de Trois-Rivières.\u2014 Marie-Ève Lafontaine, Le Nouvelliste Scaphandriers intimidés Aucune accusation Un incendie majeur a forcé l\u2019évacuation de dizaines de personnes à Longueuil, hier soir.En tout, 15 personnes ont dû être transportées vers l\u2019hôpital Pierre- Boucher, selon le porte-parole de la Coopérative des techniciens ambulanciers de la Montérégie (CETAM), Patrick Jasmin.Elles ont toutes été incommodées par la fumée.Deux d\u2019entre elles ont aussi eu des malaises qui seraient probablement d\u2019origine cardiaque.D\u2019autres personnes ont été traitées sur place par les équipes d\u2019urgence.\u2014 Janie Gosselin Incendie majeur à Longueuil llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 2 6 O C T O B R E 2 0 1 2 A 13 Et le double de points Primes HBC\u2020 Lorsque vous utilisez votre carte MasterCard HBC ou votre carte de crédit HBC avec votre carte Primes HBC, à la Baie.Certaines exceptions s\u2019appliquent.Précisions sur le programme Primes HBC au www.hbc.com/primes.24 paiements modiques et aucun intérêt pendant 24mois sur tous les meubles, gros électros, matelas et appareils électroniques lorsque vous utilisez votre carte MasterCardMD HBC\u2020 ou votre carte de crédit HBC.Achat minimal de 499$ (avant taxes).Taxes et frais de livraison payables à l\u2019achat.Sur approbation du crédit.Paiement mensuel minimal requis.Précisions en bas de page.Nos plus bas prix de la saison Jusqu\u2019à 6O%sur les autres duos-sommeil Exceptions : collections iSeries et iComfort de Serta.Installation et livraison locale sans frais à l\u2019achat d\u2019un duo-sommeil.Précisions en magasin.788$ 1 410$ de rabais SIMMONS Ord.2 198$ Duo-sommeilàplateau standard Cranbrook V, collection Beautyrest Canada\u2019s Best deSIMMONS Le matelas de renommée mondiale.Bordure BeautyEdge en mousse sur tout le périmètre permettant de dormir même près du bord.jours labaie Dernière chance! 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SANTÉ SARA CHAMPAGNE Après 20 ans à la tête de l\u2019Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ), Gyslaine Desrosiers ouvrira son dernier congrès annuel lundi, sur le thème «Les solutions infirmières ».Celle qui lui succédera sera élue dimanche au cours d\u2019une assemblée générale des membres.Mais avant de quitter ses fonctions, Mme Desrosiers a l\u2019intention de demander au nouveau ministre de la Santé, le Dr Réjean Hébert, de mettre au-dessus de sa pile de dossiers l\u2019exigence d\u2019un baccalauréat obligatoire pour les infirmières.Lors d\u2019un entretien avec La Presse, Gyslaine Desrosiers a tracé le bilan de ses années à la direction de l\u2019un des plus imposants ordres professionnels du Québec.«Quand je regarde en arrière, je constate qu\u2019avant, les infirmières ne pouvaient prendre aucune décision sans consulter le médecin.Aujourd\u2019hui, elles peuvent prendre des décisions.Elles sont devenues des professionnelles de la santé à part entière.» Selon elle, le lancement de la ligne Info-santé, l\u2019arrivée des infirmières au triage dans les urgences et des infirmières dans les cliniques des CLSC ont joué un rôle important.Mais c\u2019est l\u2019adoption du projet de loi 90 en 2002, qui a nécessité 10 ans de négociations, qui a marqué un tournant dans la profession.Cette loi a permis de déléguer certains actes aux infirmières, comme celui de distribuer des anovulants (contraceptif empêchant l\u2019ovulation) dans les écoles.Nouveau personnel et baccalauréat Le premier dossier auquel devra s\u2019attaquer la prochaine directrice de l\u2019Ordre, selon Mme Desrosiers, sera l\u2019implantation d\u2019infirmières praticiennes spécialisées (IPS) dans le réseau.Et d\u2019obtenir le bac obligatoire.Actuellement, il n\u2019y a que 153 IPS dans le réseau, et environ 150 aux études.Il n\u2019y a pas d\u2019entente pour qu\u2019elles puissent pratiquer dans les urgences ou dans les centres hospitaliers de soins de longue durée.«J\u2019ai commencé à parler des IPS il y a 30 ans, rappelle Mme Desrosiers.Dans les autres provinces, elles sont bien implantées depuis des années.C\u2019est l\u2019une des solutions pour alléger le réseau.On pourrait en avoir des milliers et ça ne coûterait pas tellement plus cher.Vous savez, une IPS pourrait facilement voir 75% des cas, et ce, pour un salaire de 85 000$ par année.Ce qui est beaucoup moins que celui d\u2019un médecin.» La dirigeante de l\u2019OIIS part avec le regret de ne pas être parvenue à une entente finale avec le gouvernement pour implanter le baccalauréat qui est devenu essentiel, selon elle, dans le contexte des soins de plus en plus pointus.Tout juste avant les élections provinciales, l\u2019ancien ministre Yves Bolduc s\u2019était engagé à présenter le projet au gouvernement cet automne.«On a obtenu l\u2019appui de l\u2019Association québécoise des établissements de santé et de services sociaux du Québec.Également, celui de la centrale syndicale CSN-FSSS.Il faut y voir parce qu\u2019on ne verra pas les résultats avant 2019.Actuellement, seulement 35% de nos infirmières possèdent un bac, comparativement à 45% en Ontario.Il faut y voir parce que si ça continue, ce sont les médecins qui vont faire du nursing.» Enfin, Mme Desrosiers quitte l\u2019Ordre avec l\u2019espoir qu\u2019un jour, les infirmières obtiennent des pouvoirs accrus de prescription.Elle pense aux médicaments pour soigner les plaies, souvent dans le cadre de soins à domicile.Elle estime que les infirmières pourraient amorcer des traitements contre le tabac et prescrire certains médicaments à la suite d\u2019analyses en laboratoire.«Vous savez, ce n\u2019est pas une lubie de la part des infirmières, dit Mme Desrosiers.Elles ne veulent pas prendre la place des médecins.Il est clair qu\u2019on va rencontrer beaucoup d\u2019adversité, mais nous en sommes rendues là.Nous avons la confiance de la population.Les infirmières ne sont plus des substituts maternels au chevet des malades.» ORDRE DES INFIRMIÈRES ET INFIRMIERS DU QUÉBEC Gyslaine Desrosiers part la tête haute PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Gyslaine Desrosiers quittera sous peu la direction de l\u2019Ordre des infirmières et infirmiers.MATHIEU PERREAULT Des cardiologues montréalais vont dévoiler ce matin à Miami, dans le cadre d\u2019un important congrès de médecine vasculaire, un nouveau type de valve cardiaque qui pourrait être utile à des milliers de Québécois.La valve mitrale, testée à l\u2019Institut de cardiologie de Montréal, pourrait être utilisée pour la première fois chez l\u2019humain en 2013, selon Marc Jolicoeur, qui l\u2019a mise au point avec son équipe et des ingénieurs de la société Neovasc, de la Colombie-Britannique.Elle a jusqu\u2019à maintenant été testée sur des cochons et sur des moutons.« Il y a eu une révolution il y a 10 ans en cardiologie, explique le Dr Jolicoeur.Nous avons pu remplacer par cathéter des valves aortiques.Mais pour l\u2019instant, il est impossible de remplacer de la même manière la valve mitrale, qui se situe à l\u2019intérieur du coeur.Jusqu\u2019à maintenant, les seules prothèses testées avaient un taux de survie qui ne dépassait pas 24 heures chez l\u2019animal.Nous sommes arrivés à 100 jours.» Environ 10% des gens de 70 ans ont une fuite dans la valve mitrale, selon le Dr Jolicoeur.Mais comme une opération à coeur ouvert est nécessaire pour la remplacer, ce n\u2019est généralement pas fait.Grâce à ce cathéter qui se glisse dans les vaisseaux sanguins jusqu\u2019au coeur, la donne change.Taux de mortalité « Une fuite dans la valve mitrale dilate le coeur et cause de l\u2019arythmie, explique le Dr Jolicoeur.Ceux qui en souffrent ont aussi une moins bonne qualité de vie et sont victimes d\u2019essoufflement.Et sur 10 ans, la mortalité augmente de 20% à 30%.» Selon le cardiologue, le tiers des patients qui ont une telle fuite seraient admissibles à recevoir la nouvelle valve.La valve est née d\u2019une collaboration entre le Dr Jolicoeur et Schmuel Banai, du centre médical de Tel-Aviv, qui est directeur médical de Neovasc.«Quand j\u2019ai fini mon fellowship, j\u2019étais spécialisé en traitement de l\u2019angine réfractaire, dit le Dr Jolicoeur.La société de Schmuel avait une prothèse dans ce domaine et je me suis proposé pour la tester.Quand Neovasc a acheté l\u2019entreprise de Schmuel, j\u2019ai continué à travailler avec eux.» L\u2019idée d\u2019une valve mitrale a initialement été proposée par Neovasc.Une percée montréalaise en cardiologie EXCLUSIF «Nous avons la confiance de la population.Les infirmières ne sont plus des substituts maternels au chevet des malades.» \u2014 Gyslaine Desrosiers, présidente sortante de l\u2019Ordre des infirmières et infirmiers A 14 L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 2 6 O C T O B R E 2 0 1 2 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Espace Santé Beauté Johanne Verdon 1278, rue Jean-Talon Est, Montréal 514 279-3709 Espace Santé Beauté Johanne Verdon 2750, Chemin Ste-Foy, bur.109, QC 418 656-1266 Vitavie au naturel 5455, boul.des Forges, Trois-Rivières Commandes postales : 819 378-7777 Ligne sans frais : 1 877 511-3368 Espace Santé Beauté Johanne Verdon 1600, Le Corbusier (Centre Laval) 450 688-5455 Boutique Luc Mathieu 2622, rue King Ouest À l\u2019arrière de l\u2019édifice 2630 Sherbrooke 819 823-3322 Espace Santé Beauté Johanne Verdon 341-A, boul.St-Joseph, Gatineau 819 770-3645 Néo-Santé 495, rue St-Georges, St-Jérôme 450-436-5548 Espace Santé Beauté Johanne Verdon 127-A, boul.Des Promenades, St-Bruno 450 653-6009 Boutique Luc Mathieu 227, rue Principale ouest, Magog 819 868-3368 Espace Santé Beauté Johanne Verdon Galeries Rive-Nord 100, boulevard Brien, Repentigny 450 657-2032 Boutique Luc Mathieu 104, route du Président-Kennedy, Lévis 418 833-5933 Vitavie au naturel 3333, du Carrefour Promenade, Beauport 418-667-0070 Ferti 2000 Commandes postales Tél.: 514 272-1365 Ligne extérieure : 1 800 272-1365 Lundi au vendredi : 9h à 17h Samedi et dimanche : 8h30 à 17h Santé en direct Ligne ouverte avec Johanne Verdon sur les ondes de CJLV 1570AM samedi et dimanche de 8h à 11h 450-680-1570 1-866-895-3142 Disponible aux endroits suivants: Les vitamines Phytobec vous donnent l\u2019énergienécessairepour entreprendre votre train-train quotidien.Ses quarante éléments complètent votre nutrition et vous gardent en santé.De la Diversité, De la Diversité, De la Diversité De la Diversité avant toute chose.Voilà un type d\u2019alimentation logique ! 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d\u2019au moins une plainte portée contre lui par un avocat et de trois décisions défavorables de la Cour fédérale.Nommé en 2009 par les c on se r va t eu r s , Edward Aronoff a derrière lui une longue carrière d\u2019avocat en droit civil et commercial.Mais il est loin de faire l\u2019unanimité.« Je ne connais aucun autre commissaire qui fasse l\u2019objet à la fois de plaintes de nos membres et de décisions défavorables de la Cour fédérale, dit David Chalk, président de l\u2019Association québécoise des avocats et avocates en immigration (AQAADI ).C\u2019est exceptionnel et inquiétant.» Des propos sexistes La Cour fédérale infirme rarement les décisions des commissaires.C\u2019est pourtant ce qui est arrivé en juin dernier, quand elle a reconnu le caractère sexiste de remarques que M.Aronoff avait adressées à une demandeuse d\u2019asile pakistanaise.Fatima*, 27 ans, avait fui son pays et les violences de sa belle-famille, qui ont culminé le jour où sa belle-mère l\u2019a aspergée de kérosène.A-t-elle voulu la brûler vive ?Lors de l\u2019audience, M.Aronoff n\u2019en est pas convaincu.Fatima n\u2019a pas vu d\u2019allumettes dans la main de sa belle-mère avant de se réfugier chez des voisins.Et la police pakistanaise n\u2019a pas pris sa plainte.«Évidemment, si elle vous avait brûlée, je crois que la police aurait eu une attitude différente, non?», lance-t-il à la jeune femme, selon une transcription consultée par La Presse.Aujourd\u2019hui encore, Fatima est atterrée : «Il parlait comme si j\u2019aurais dû être brûlée vive.J\u2019ai eu l\u2019impression d\u2019être de nouveau au Pakistan.» Son avocat, Dan Bohbot, a porté l\u2019affaire devant la Cour fédérale, qui a autorisé la jeune femme à présenter sa demande à un autre commissaire.Dans son ordonnance, rendue en juin, le juge Shore estime en outre que « de telles remarques, telles qu\u2019elles sont perçues, n\u2019ont pas leur place dans un tribunal au Canada ».Après une plainte à la CISR classée sans suite contre M.Aronoff, Dan Bohbot, inquiet des réflexions qu\u2019il a faites à plusieurs de ses clients, a de nouveau exprimé ses inquiétudes.Il n\u2019a eu aucune réponse.« Il y a un grossier manque de volonté de la CISR de résoudre le problème », déplore-t-il.Manque d\u2019empathie En plus de cette ordonnance rendue par le juge Shore en juin 2012, deux autres jugements de la Cour fédérale ont cassé les décisions de M.Aronoff au cours de l\u2019année 2011.Dans l\u2019un, la Cour lui reproche le «mépris total» des directives de la CISR au sujet la persécution fondée sur le sexe dont il a fait preuve dans ses questions à une jeune fille pakistanaise; l\u2019autre relève «qu\u2019il ne semble avoir eu aucune écoute» visà- vis d\u2019un demandeur d\u2019asile iranien.Mais M.Aronoff n\u2019est pas critiqué que dans les dossiers de demandeurs d\u2019asile déboutés en première instance.Fabiola* vient d\u2019obtenir le statut de réfugié.Les sévices dont cet te Mexicaine et sa fille Gabriela* ont été victimes sont documentés sur des dizaines de pages.Viols, coups et blessures, harcèlement : le conjoint de Fabiola, fonctionnaire au secrétariat de la Marine, n\u2019a rien épargné à sa femme et à sa propre fille, qu\u2019il a enlevée et cachée pendant 11 mois en 2005.Il l\u2019a même livrée aux appétits sexuels d\u2019un collègue de travail.Elle avait 7 ans.Pendant près d\u2019un an, Fabiola a remué ciel et terre pour retrouver sa fille, en vain.La police a refusé d\u2019agir.Son conjoint occupait un poste de haut rang dans la fonction publique et l\u2019enlèvement par un parent n\u2019est pas un crime au Mexique.Malgré les documents fournis à la CISR, M.Aronoff s\u2019explique mal cet épisode et sa durée.Après une première audience chaotique, à laquelle son avocat de l\u2019époque était mal préparé, Fabiola est de nouveau convoquée à la CISR en septembre.Sa nouvelle avocate, Anita Mar tinez, demande alors à M.Aronoff de déclarer Fabiola et sa fille « personnes vulnérables ».Cette déclaration, qui n\u2019a rien d\u2019inhabituel dans le cas des victimes de viols et des enfants, fait en sorte que les demandeurs d\u2019asile bénéficient d\u2019un certain ménagement aux audiences.Mais M.Aronoff refuse d\u2019accorder ce statut à Fabiola et à sa fille.« Je ne comprends pas qu\u2019un commissaire agisse de la sorte », dit Anita Martinez.Elle estime que M.Aronoff manque d\u2019empathie à l\u2019égard des victimes de violence.Devant le commissaire, Fabiola , el le , rev it son cauchemar.«Il me disait que c\u2019était ma faute si ma fille avait été enlevée ; il me demandait ce que j\u2019avais fait pendant 11 mois, se souvient-elle.Le commissaire a la même mentalité que les autorités mexicaines envers les victimes et les femmes : c\u2019est la même agressivité.» Plaintes La CISR confirme que la Cour fédérale casse moins de 1% des décisions des commissaires.Selon elle, peu de décisions de M.Aronoff ont été cassées «si l\u2019on tient compte du nombre total de décisions rendues au cours de son mandat ».Seule l\u2019ordonnance du juge Shore critique directement le commissaire, estime la CISR: les autres critiques relevées dans les deux jugements de 2011 s\u2019appliquent au processus décisionnel.« Tous les commissaires, à la fin de leur mandat, doivent subir une évaluation de rendement rigoureuse et seulement ceux qui reçoivent une évaluation positive seront recommandés par le président pour un renouvellement de leur mandat », explique la CISR.«Si le fait que la Cour fédérale fasse des remarques négatives au sujet d\u2019un commissaire n\u2019est pas un motif d\u2019évaluation négative, il est difficile de comprendre ce qui peut l\u2019être», s\u2019étonne David Chalk.Le mandat de M.Aronoff a été renouvelé jusqu\u2019en novembre 2015.Il n\u2019a pas été possible de lui parler pour cet article.La CISR n\u2019autorise pas les commissaires à s\u2019adresser aux médias.* Les prénoms ont été changés.COMMISSION DE L\u2019IMMIGRATION ET DU STATUT DE RÉFUGIÉ Un commissaire controversé voit son mandat renouvelé « Je ne connais aucun autre commissaire qui fasse l\u2019objet à la fois de plaintes de nos membres et de décisions défavorables de la Cour fédérale.C\u2019est exceptionnel et inquiétant.» \u2014 David Chalk, président de l\u2019Association québécoise des avocats et avocates en immigration PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Devant le commissaire Edward Aronoff, Fabiola* a revécu son cauchemar.« Il me disait que c\u2019était ma faute si ma fille avait été enlevée.Le commissaire a la même mentalité que les autorités mexicaines envers les victimes et les femmes : c\u2019est la même agressivité.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 2 6 O C T O B R E 2 0 1 2 A 15 MONTRÉAL - 505 Avenue du Président Kennedy Tél.514-350-9070 - montreal@roche-bobois.com LAVAL - Quartier Laval - 660 Boulevard Le Corbusier, L7 Tél.450-688-6000 - laval@roche-bobois.com TORONTO - 101 Parliament Street Tél.416-366-3273 - toronto@roche-bobois.com STATIONNEMENT GRATUIT *Offre unique, ne peut être jumelée à aucune autre promotion.Voir conditions en magasin.19-28 octobre EXCEPTIONNELS JOURS Une seule fois par an, des prix exceptionnels dans toutes les collections ACTUALITÉS CHRISTIANE DESJARDINS Avant de sortir pour aller chercher des pâtes, le soir du 23 février 2008, Patrick Deschatelets s\u2019est assuré que sa compagne de jeux sadomasochistes était enchaînée nue dans le sous-sol, mais «confortable ».Il se réjouissait d\u2019avance de l\u2019effet que son absence allait produire sur sa prisonnière consentante.Mais à son retour, la femme ne respirait plus.« Vous étiez conscient que la situation pouvait changer en trois ou quatre minutes.Vous êtes parti.Vous êtes pompier.Vous n\u2019avez pas pensé qu\u2019il pourrait y avoir un feu, ou que vous pou rr iez avoi r un acc i - dent », a demandé, avec des reproches dans la voix, la procureure de la Couronne Marie-Claude Morin, hier, lorsqu\u2019elle a contre-interrogé M.Deschatelets.L\u2019homme de 45 ans, qui est jugé pour des accusations de négligence criminel le et d\u2019homicide involontaire, a bredouillé qu\u2019il n\u2019y avait pas pensé.Position confortable ?Lucie, (nom fictif ), était la partenaire sexuelle de M.Deschatelets depuis environ trois mois, quand elle est morte pendue avec un collier, au bout d\u2019une chaîne, dans le sous-sol de monsieur.Tous deux s\u2019adonnaient au sadomasochisme et avaient eu des expériences similaires auparavant, selon l\u2019accusé.Selon les explications de M.Deschatelets, quand il est parti faire sa course ce fameux soir, sa compagne de 39 ans était debout dans le sous-sol, le cou enserré d\u2019un collier de métal d\u2019environ trois pouces de largeur, attaché à une chaîne retenue au plafond, les pieds écartés par un écarteur et les mains menottées dans le dos.Elle avait toutefois réussi à sortir sa main droite de la menotte, assure-t-il.Elle n\u2019avait ni bandeau ni cagoule sur la tête, soutient-il.Lucie avait-elle accepté d\u2019être attachée de la sorte?Oui, est convaincu l\u2019accusé, car elle avait «réagi de façon normale dans le contexte du jeu».De plus, elle avait acquiescé quand M.Deschatelets lui avait demandé si elle était « confortable », juste avant qu\u2019il parte.L\u2019accusé a précisé qu\u2019il avait lui-même déjà expérimenté une telle position par le passé, avec une autre partenaire, quand il avait joué le rôle du dominé.Il n\u2019avait jamais eu peur, même quand sa dominatrice s\u2019était absentée de la maison.«Attendre seul attaché crée de l\u2019anticipation, et après, le plaisir est magnifié », a-t-il expliqué hier.Il était dans cet état d\u2019esprit quand il s\u2019est absenté pour aller acheter des pâtes à l\u2019épicerie, vers 19h le soir en question.Panique En revenant chez lui, il est descendu au sous-sol et il lui a fallu « une minute » pour comprendre que quelque chose n\u2019allait pas.Lucie était toujours suspendue au bout de la chaîne, mais elle avait les genoux pliés, ne bougeait pas et avait les yeux ouverts.Il s\u2019est précipité et a cherché un pouls, sans succès.Il a paniqué, a défait les liens à toute vitesse.« J\u2019ai tout défait, j\u2019ai tout garroché partout.» Il a tenté des manoeuvres de réanimation, a obtenu deux râles, puis plus rien.Il a appelé le 911.Ambulanciers et policiers sont arrivés.« Je suis en état de panique complet, je suis sur le bord de m\u2019effondrer.Je demande de continuer les manoeuvres », a-t-il relaté.Dans les heures suivantes, M.Deschatelets a été interrogé par les policiers.Il ne leur a pas dit que Lucie avait une main libre lorsqu\u2019il l\u2019avait découverte.Il n\u2019y a pas pensé sur le coup, cela lui est revenu par la suite, a-t-il assuré hier.La Couronne a plutôt tenté de démontrer qu\u2019il s\u2019agissait à tout le moins d\u2019une contradiction.Hier, une pathologiste embauchée par la défense, Yasmine Ayroud, a évoqué la possibilité que Lucie se soit étouffée elle-même avec son lourd collier de métal, en faisant de l\u2019autoérotisme.Il faut être prudent dans les conclusions, a-t-elle dit.Le procès qui se tient devant le juge Claude Provost se poursuit ce matin.L\u2019accusé est défendu par Me Jean-Paul Perron.Rappelons que l\u2019événement tragique s\u2019est produit dans le domicile de l\u2019accusé, à Saint- Bruno, dans le contexte d\u2019une fin de semaine de sadomasochisme au cours duquel Lucie devait «mériter son collier».SÉANCE DE SADOMASOCHISME Morte pendue par son lourd collier DANIEL RENAUD Giuseppe De Vito n\u2019est plus détenu en isolement.Alors que le mafioso de 46 ans comparaissait devant la Cour supérieure hier, à Montréal, pour débattre d\u2019une requête visant à faire modifier ses conditions de détention, on a appris qu\u2019il se trouvait maintenant avec la population générale au pénitencier à sécurité maximum de Donnacona, et ce, depuis le 19 septembre.Condamné à 15 ans de prison pour complot en vue d\u2019importer de la cocaïne, De Vito a d\u2019abord été détenu au Centre régional de réception de Sainte-Annedes- Plaines, le temps qu\u2019on lui trouve un pénitencier.C\u2019est là que, de la fin de juin à septembre, il a été maintenu en isolement.Fâché de cette situation, il a présenté une requête en habeas corpus en Cour supérieure pour retourner avec la population carcérale générale.Mais comme il a changé d\u2019établissement depuis, le juge Michael Stober a déclaré hier que sa requête était sans objet.L\u2019avoca te de De Vito , Me Sylvie Bordelais, estime pourtant que le problème n\u2019est pas réglé, puisque son client a passé quatre jours en isolement à Donnacona du 3 au 7 octobre derniers, sans savoir pourquoi.Elle veut connaître les motifs pour lesquels son client a été placé en isolement et pourrait encore l\u2019être à tout moment.«C\u2019est une épée de Damoclès au-dessus de la tête de M.De Vito.Est-ce que je devrai présenter une requête en habeas corpus devant la Cour supérieure chaque fois qu\u2019il sera envoyé en isolement?», a-t-elle demandé au juge Stober.Ce dernier l\u2019a invitée à discuter avec son homologue de la Couronne fédérale pour obtenir les motifs, ajoutant qu\u2019elle pourra ensuite s\u2019adresser à la Cour fédérale, le cas échéant.Un dissident Dans des documents qui accompagnent la requête de De Vito, on apprend que la police le considère comme formellement dissocié du clan Rizzuto et qu\u2019il est même en conflit avec des membres de celui-ci.«Sa sécurité serait compromise par le clan adverse et lui-même compromettrait la sécurité de membres du clan Rizzuto.Ils nous est impossible dans un établissement comme le Centre Régional de Réception, où chaque jour de nouveaux détenus sont admis, d\u2019assurer, en pavillon, la sécurité du détenu De Vito», peut-on lire dans les documents.De Vito de retour avec les autres détenus Le mafieux veut savoir pourquoi il a été mis en isolement DANIEL RENAUD Ancien producteur d\u2019un groupe musical, horticulteur et intervenant auprès des jeunes à ses heures, Paul Lebrasseur était sur le bon chemin en 2009 lorsqu\u2019une amie l\u2019a appelé parce que des individus cherchaient quelqu\u2019un pouvant les aider à sortir une tonne de haschisch du port de Montréal.On lui a alors présenté un certain Francesco, un trafiquant espagnol de haut niveau qui lui aurait offert au moins 200 000$ pour son aide.Lebrasseur a décidé de se lancer.Le hic, c\u2019est que le fameux Francesco était en réalité un enquêteur de la GRC, pivot d\u2019une enquête baptisée Chocolat visant des importateurs de haschisch.Lebrasseur et une demi-douzaine de personnes ont été arrêtés en octobre 2010 et accusés de complot.En arguant la «provocation policière », Paul Lebrasseur, 56 ans, a demandé l\u2019arrêt du processus judiciaire, ce qu\u2019a refusé la juge Johanne St-Gelais, de la Cour supérieure, il y a quelques semaines.Mais hier, la magistrate a tout de même tenu compte de l\u2019appât tendu par les policiers en condamnant Lebrasseur à six ans de prison, alors que la poursuite en réclamait sept.Depu i s f év r i e r 2 011 , Lebrasseur était détenu dans un secteur super maximum du Centre de prévention Rivièredes- Prairies, en compagnie de criminels endurcis.Il a exprimé des craintes de se retrouver dans ce secteur et la juge l\u2019a considéré en calculant en temps et demi plutôt qu\u2019en temps simple les 20 mois passés en détention préventive.Il lui reste donc 42 mois à purger.Un trafiquant de haschisch écope d\u2019une peine clémente PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Patrick Deschatelets est jugé pour des accusations de négligence criminelle et d\u2019homicide involontaire llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 16 L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 2 6 O C T O B R E 2 0 1 2 LE MONDE AGNÈS GRUDA Comme vous l\u2019aimez UN PETIT QUIZ COMME VOUS L\u2019AIMEZ Testez vos connaissances lapresse.ca/quizlapresse Qui fut le premier chroniqueur à tenir un blogue sur lapresse.ca ?4828, boul.St-Laurent (entre Villeneuve et boul.St-Joseph) 514-844-9159 www.oppens.ca Collections automne/Hiver Kokomarina SimonChang Eileen Fisher Woman Lauren Vidal Spanx.et plus.Spécialistes demode pour tailles fortes de 14 à 24 lundi-mercredi: 10h-18h jeudi-vendredi: 10h-19h samedi: 10h - 17h dimanche: 12h - 17h lluunnddii-meerrccrreeddii:: 1100hh-1188hh Vente surprise ! 25% de rabais* 1 journée seulement: samedi le 27 octobre *sur marchandises sélectionnées Vous nous l\u2019avez demandez, nous vous avons écouté: Nous sommes maintenant ouvert 7 jours sur 7 ! POLITIQUE HUGO DE GRANDPRÉ OTTAWA\u2014 Le Bloc québécois souhaite remettre la question référendaire à l\u2019ordre du jour à Ottawa et forcer ses adversaires à clarifier leur position.C\u2019est ce qu\u2019a indiqué hier le chef bloquiste, Daniel Paillé, à la suite du dépôt d\u2019un projet de loi destiné à abroger la Loi sur la clarté référendaire, adoptée par les libéraux de Jean Chrétien en 2000.Le projet de loi du député bloquiste André Bellavance s\u2019appuie sur la reconnaissance de la nation québécoise par la Chambre des communes en 2006 pour faire valoir qu\u2019« il appartient à la nation québécoise et non au gouvernement fédéral de décider de l\u2019avenir du Québec au sein du Canada ».Pas un piège Le chef du Bloc québécois s\u2019est défendu de vouloir tendre un piège aux membres des autres partis.En particulier, la loi controversée, qui a été adoptée dans la foulée du référendum de 1995, pourrait déplaire à certains des 58 députés du Nouveau Parti démocratique (NPD) au Québec.« J\u2019invite les parlementaires, les 308, avec un accent particulier sur les 75 du Québec, à voir si c\u2019est encore utile d\u2019avoir la Loi sur la clarté, et on verra », a néanmoins lancé Daniel Paillé en point de presse.Un projet de loi comme celu i de M.Bel lava nce dev r a i t fo r c e r tou s l e s partis à se prononcer à la Chambre des communes dans des votes et des discours dès le mois de décembre.Habituellement, une telle initiative fait l\u2019objet d\u2019un vote libre.Une question du passé Les députés des autres partis ne se sont pas bousculés pour entrer de nouveau dans ce débat.Le bureau du premier ministre a fait savoir qu\u2019à son avis, c \u2019était une question du passé.Au NPD, plusieurs députés ont refusé de fa i re des commenta ires, tandis que d\u2019autres ont affirmé que la règle du 50% plus un de leur «Déclaration de Sherbrooke » n\u2019allait pas à l\u2019encontre des termes de la loi.Le chef libéral Bob Rae a quant à lui réitéré son appui à cette loi et accusé le Bloc de ne chercher qu\u2019à favoriser la souveraineté, ce que Daniel Paillé n\u2019a pas nié.«Nous, on est ici pour faire avancer l\u2019idée de la souveraineté à notre manière, selon les pouvoirs qu\u2019on a.On croit que d\u2019abolir la Loi sur la clarté en est un», a-t-il déclaré.Le Bloc veut ramener le référendum au premier plan MARTIN CROTEAU OTTAWA \u2014 Le député conservateur Ted Opitz garde son siège à la Chambre des communes.Dans un jugement partagé \u2013 quatre juges contre trois \u2013, la Cour suprême a cassé hier la décision d\u2019un tribunal ontarien qui annulait son élection.M.Opitz a remporté la circonscription torontoise d\u2019Etobicoke- Centre par seulement 26 votes en mai 2011.Le candidat libéral défait, Borys Wrzesnewskyj, a contesté le résultat devant la Cour supérieure de l\u2019Ontario, en alléguant plusieurs «irrégularités » dans la tenue du scrutin.Bien qu\u2019il ne soupçonnait aucun parti d\u2019avoir agi de manière illégale ou frauduleuse, le tribunal de première instance a convenu que plusieurs électeurs ont voté sans être dûment inscrits.Et plusieurs enregistrements ont été perdus.La Cour a donc rejeté 79 votes et annulé l\u2019élection.Or, dans une décision partagée, le plus haut tribunal du pays restaure 59 de ces votes.À ses yeux, il n\u2019est pas établi que les personnes dont le vote a été rejeté n\u2019avaient pas le droit de participer au scrutin.«M.Wrzesnewskyj s\u2019est fondé entièrement sur une preuve circonstancielle pour établir que l\u2019élection doit être annulée, peuton lire dans la décision.Il n\u2019a apporté aucune preuve directe pour démontrer qu\u2019un des votes, et notamment les 79 votes écartés par le juge saisi de la requête, émanait d\u2019une personne qui n\u2019avait pas le droit de voter.» Le système électoral n\u2019est pas parfait, conviennent les juges majoritaires, et les imperfections un jour de scrutin sont «inévitables».La Cour estime que seules les «erreurs administratives graves qui peuvent miner l\u2019intégrité du processus électoral» doivent être considérées comme des irrégularités.«Si des élections pouvaient être annulées à la légère, cela augmenterait aussi la \u201cmarge de contestation \u201d, c\u2019est-à-dire l\u2019éventail des résultats électoraux suffisamment serrés pour entraîner des poursuites judiciaires après l\u2019élection », peut-on lire dans la décision.Satisfaction Le député Opitz s\u2019est réjoui de la décision.«Le droit de voter est primordial, a-t-il indiqué en entrevue.Plus de 52 000 personnes ont voté dans ma circonscription, elles l\u2019ont fait dans les règles, et nous ne croyions pas que leur voix devait être remise en cause.» Le premier ministre Stephen Harper a affirmé aux Communes qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un «grand jour pour la démocratie».Bien qu\u2019il ait perdu sa cause après avoir investi des milliers de dollars de sa poche en frais juridiques, M.Wrzesnewskyj s\u2019est déclaré satisfait de la décision, car, à ses yeux, elle force Élections Canada à resserrer la manière dont elle administre les scrutins à l\u2019avenir.D\u2019ailleurs, le candidat libéral persiste à croire que des «irrégularités » ont été commises le jour du vote.Il souhaite que le gouvernement fédéral modifie les lois qui encadrent la tenue des élections.Le député conservateur Ted Opitz garde son siège, tranche la Cour suprême JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Stephen Harper reconnaît que son gouvernement conservateur a commis «une erreur» lorsqu\u2019il a nommé un anglophone unilingue, Michael Ferguson, au poste de vérificateur général l\u2019an dernier.Le premier ministre a fait cette admission la semaine dernière à l\u2019occasion de la réunion hebdomadaire de son caucus, qui a lieu tous les mercredis à huis clos quand la Chambre des communes siège.Selon des informations obtenues par La Presse, M.Harper a informé ses députés durant cette réunion que le gouvernement appuiera finalement le projet de loi privé du Nouveau Parti démocratique (NPD) obligeant les agents du Parlement, dont le vérificateur général, à être bilingues au moment de leur embauche.«Le premier ministre a dit que la nomination d\u2019un candidat unilingue au poste de vérificateur général était une erreur et qu\u2019on ne pouvait pas faire une autre erreur de ce genre», a indiqué une source conservatrice présente à cette réunion qui a requis l\u2019anonymat.Le gouvernement Harper compte toutefois soumettre quelques amendements au projet de loi privé du NPD avant de l\u2019appuyer.Entre autres choses, il ferait passer de 10 à 8 le nombre d\u2019agents soumis à l\u2019obligation de maîtriser les deux langues officielles au moment de leur embauche.Certains députés conservateurs ont mal réagi à la décision du premier ministre d\u2019appuyer le projet de loi du NPD.Ils ont affirmé que cette mesure pourrait être discriminatoire envers les Canadiens unilingues, toujours selon des informations obtenues par La Presse.Projet de loi néo-démocrate La députée néo-démocrate Alexandrine Latendresse a présenté ce projet de loi au printemps dans la foulée de la nomination controversée de M.Ferguson en novembre 2011, laquelle était survenue quelques semaines seulement après que le gouvernement Harper eut nommé un autre anglophone unilingue, le juge Michael Moldaver, à la Cour suprême du Canada.Ce projet de loi sera mis aux voix d\u2019ici quelques semaines.Les convictions en matière de bilinguisme des troupes conservatrices seront donc mises à l\u2019épreuve, même si Stephen Harper a indiqué que le gouvernement donnera sa bénédiction à une version amendée du projet de loi.Le Parti libéral et le Bloc québécois appuient aussi l\u2019initiative du NPD.Or, le ministre du Patrimoine et des Langues officielles, James Moore, avait soutenu que ce projet de loi n\u2019était pas nécessaire, avant de faire marche arrière le lendemain en disant qu\u2019aucune décision n\u2019avait été prise à ce sujet.En privé, des conservateurs ont convenu que le gouvernement Harper, déjà impopulaire au Québec, ne pouvait se permettre de rejeter cette mesure, d\u2019autant plus qu\u2019un gouvernement souverainiste est au pouvoir à Québec et que ce dernier pourrait utiliser un nouveau faux pas dans le dossier linguistique pour attiser la flamme indépendantiste.Autre facteur important, les données du recensement publiées cette semaine démontrent que le français est en recul au pays.Au bureau du premier ministre, le porte-parole Carl Vallée a refusé de commenter les informations obtenues par La Presse.Il a soutenu que le gouvernement Harper étudie toujours le projet de loi en question.Durant la tempête provoquée par sa nomination, l\u2019an dernier, Michael Ferguson avait promis de déployer tous les efforts afin de maîtriser le français dans un délai d\u2019un an.Or, M.Ferguson a été incapable, cette semaine, de répondre en français aux questions de journalistes après avoir présenté son plus récent rapport au Parlement.Nomination d\u2019un anglophone unilingue au poste de vérificateur général Une erreur, reconnaît Harper EXCLUSIF PHOTO SEAN KILPATRICK, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE Le vérificateur général Michael Ferguson avait promis l\u2019an dernier d\u2019apprendre le français dans un délai d\u2019un an.Or, M.Ferguson a été incapable, cette semaine, de répondre en français aux questions de journalistes.Stephen Harper a informé ses députés que le gouvernement appuiera finalement le projet de loi privé du Nouveau Parti démocratique obligeant les agents du Parlement à être bilingues au moment de leur embauche.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 2 6 O C T O B R E 2 0 1 2 A 17 8300, chemin Devonshire, Montréal 514.342.0050 meublesfraser.com Ouvert ce dimanche de 10 h à 17 h 25 27 26 la % * 70 vente à sens dessus octobre dessous 28 Nous rénOvOns.prOfitez du désordre.*sur la marchandise sélectionnée.vente finale. MONDE LE TOUR DU GLOBE Jimmy Savile, vedette de la télévision et de la radio britannique, est accusé d\u2019actes de pédophilie par 300 victimes et décrit comme « l\u2019un des pires délinquants sexuels de l\u2019histoire du pays ».Et la très sérieuse BBC est prise dans l\u2019oeil du cyclone, rapporte notre collaborateur.TRISTAN DE BOURBON COLLABORATION SPÉCIALE LONDRES \u2014 Avec sa longue tignasse blonde, devenue blanche au fil des années, son cigare, ses chaînes en or et ses improbables tenues multicolores, Jimmy Savile figurait jusqu\u2019à sa mort, l\u2019année dernière à 84 ans, comme l\u2019une des vedettes britanniques du petit écran.Des stars, à l\u2019image de Benny Hill, comme seul le Royaume-Uni sait en produire.Pendant 30 ans, cet excentrique a ainsi occupé une place de choix auprès des jeunes grâce à sa présentation sur la BBC des émissions Top of the Pops (1964-1984) et Jim\u2019ll Fix It (1975-1994).Par son ascension sociale \u2013 il était issu d\u2019une famille pauvre du Nord industriel \u2013, il incarnait aussi parfaitement l\u2019Angleterre de la première ministre Margaret Thatcher, avec qui il a passé 11 fêtes du Nouvel An consécutives avant d\u2019être anobli à la suite de son soutien, en 1990.Depuis le 4 octobre, son image a pourtant volé en éclats.La chaîne publique ITV a diffusé ce soir-là un reportage dans lequel il est accusé de viols et d\u2019actes pédophiles par cinq femmes, dont quatre ont témoigné de manière anonyme.Toutes expliquent avoir été violées dans les années 60 et 70 à l\u2019intérieur de la loge du présentateur, dans les studios de la BBC, après leur participation à l\u2019une de ses émissions.Comme Jimmy Savile est mort, l\u2019histoire aurait pu s\u2019éteindre si ces révélations n\u2019avaient pas poussé de nombreuses autres personnes à joindre les autorités pour des crimes similaires.Scotland Yard a ainsi annoncé la fin de semaine dernière avoir enregistré plus de 200 témoignages contre l\u2019ancien présentateur.Il a lancé une enquête officielle sur cette affaire «d\u2019une échelle sans précédent» qui fait de l\u2019ancienne vedette « l\u2019un des pires délinquants sexuels de l\u2019histoire du pays».Hier, la police a annoncé avoir recensé 100 victimes possibles supplémentaires, parmi lesquelles figurent deux hommes.La BBC blâmée L a vénér a ble BBC s e retrouve à son tour prise dans cette spirale infernale, traitée à la une de tous les journaux nationaux depuis déjà une semaine.L\u2019institution est tout d\u2019abord critiquée pour avoir annulé, il y a déjà un an, la diffusion d\u2019un reportage d\u2019une de ses propres équipes à propos de ces accusations.Plusieurs journalistes d\u2019enquête avaient appris qu\u2019une plainte avait déjà été déposée en 2007 contre Jimmy Savile (réfutée après l\u2019interrogatoire de l\u2019accusé pour cause de manque de preuves), filmé 10 témoignages de victimes et obtenu l\u2019accord de leur responsable Peter Rippon pour diffuser leur documentaire d\u2019une dizaine de minutes.M.Rippon avait finalement changé d\u2019avis, officiellement en raison du manque de preuves de son équipe; selon certains d\u2019entre eux, c\u2019est parce que le calendrier se serait révélé catastrophique puisque la chaîne BBC1 avait prévu de présenter pour son programme de Noël un hommage à Jimmy Savile\u2026 qui a bien eu lieu.Peter Rippon a été écarté de son poste le week-end dernier et il devra répondre à l\u2019enquête interne lancée par la direction.En attendant, le directeur général du groupe, George Entwistle, est passé lundi sur le gril du comité parlementaire britannique sur les médias.Il a avoué ne pouvoir «regarder le passé qu\u2019avec horreur sachant que les activités de Jimmy Savile se sont poursuivies aussi longtemps sans être détectées».La police n\u2019est pas satisfaite par cette version.Elle a décidé d\u2019enquêter sur l\u2019influence de «personnes de haut rang», selon des sources citées par la presse britannique, qui auraient permis au présentateur de poursuivre ses méfaits en toute impunité.L\u2019affaire n\u2019a pas fini de secouer le Royaume-Uni.Scandale de pédophilie à la BBC Savile aurait fait 300 victimes PHOTO MATTHEW FEARN, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS Toutes les personnes qui se présentent comme des victimes de Jimmy Savile (à droite), mort l\u2019an dernier à 84 ans, expliquent avoir été violées dans les années 60 et 70 à l\u2019intérieur de la loge du présentateur, dans les studios de la BBC, après leur participation à l\u2019une de ses émissions.Syrie Armée et rebelles s\u2019engagent à la trêve Régime et rebelles en Syrie ont accepté d\u2019observer à partir d\u2019aujourd\u2019hui et pendant les quatre jours de la fête musulmane de l\u2019Aîdha une trêve âprement négociée par l\u2019émissaire de l\u2019ONU, chaque partie se réservant toutefois le droit de riposter en cas de violation.\u2013 AFP Birmanie Violences entre bouddhistes et musulmans Après quelques semaines d\u2019accalmie, les violences entre bouddhistes et musulmans ont repris de plus belle dans l\u2019ouest de la Birmanie, y faisant au moins 20 morts depuis dimanche et forçant des milliers de civils à rejoindre les 75 000 autres déjà déplacés depuis juin.\u2013 AFP Grande-Bretagne Documents militaires publiés sur WikiLeaks Le site WikiLeaks, fondé par Julian Assange (notre photo), a commencé à publier une centaine de documents émanant du ministère américain de la Défense, regroupés sous le titre «Politiques sur les détenus », dont un manuel sur le traitement des prisonniers dans le centre de détention de Guantánamo.\u2013 AFP 315 La couronne aux sept pointes de la statue de la Liberté va rouvrir ses portes au public dimanche, jour anniversaire du monument offert par les Français à l\u2019Amérique, après un an de travaux de rénovation.«On autorise 315 visiteurs par jour.C\u2019est complet pour un mois», a dit une porte-parole.\u2013 AFP PHOTO REUTERS PHOTO ASSOCIATED PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE PRESS PHOTO ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE > 1926: naissance à Leeds > 1947: début de sa carrière de DJ > 1958: début de sa carrière médiatique à Radio Luxembourg > 1964: présentation de la première émission de Top of the Pops > 1990: anoblissement > 2011 : mort à 84 ans > 2012: 300 personnes disent avoir été victimes d\u2019actes de pédophilie de sa part JIMMY SAVILE EN SEPT DATES llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 18 L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 2 6 O C T O B R E 2 0 1 2 Promotion Salon Mieux-Vivre 50+ Un cahier spécial à ne pas manquer ce mardi dans LA PRESSE Résultats des tirages du : En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.04 06 15 22 50 2012-10-25 06 41 09 44 10 46 11 49 18 52 20 56 26 58 28 63 30 67 36 68 9455260 01 MAI 53 SAGITTAIRE 511 8935 02 10 11 21 40 Jour - Mois - Année - Signe Déco pas chère : des étudiants donnent la leçon MaIsoN SAMEDI tous les samedis dans MONDE ANABELLE NICOUD Le Parlement géorgien a entériné hier la nomination au poste de premier ministre du milliardaire Bidzina Ivanichvili , plus de trois semaines après la victoire de sa coalition aux élections législatives.«Nous allons prendre soin de chaque individu, faire avancer les institutions démocratiques et établir un État de droit », a promis Ivanichvili, hier, devant les parlementaires.Bidzina Ivanichvili était encore un inconnu, il y a un an, quand il s\u2019est lancé contre toute attente en politique.Le nouveau premier ministre est pourtant un homme d\u2019affaires qui a fait fortune dans les années 90 dans les banques, la pharmacie et l\u2019immobilier en Russie.Né dans un village à 150 km de Tbilissi, Bidzina Ivanichvili quitte la Géorgie pour la Russie en 1982.Il y accumule sa fortune et y passe près de 20 ans, avant de s\u2019établir en France \u2013 il possède, selon Le Monde, une villa tropézienne et une résidence parisienne.Il retourne ensuite en Géorgie.Il se défend bien d\u2019être trop favorable à Moscou, ce dont l\u2019ont accusé ses adversaires et le président Mikheïl Saakachvili au cours de la campagne électorale.Une ouverture à la Russie Hier, le nouveau premier ministre a confirmé qu\u2019i l voulait « lancer le dialogue » avec la Russie et normaliser les relations entre les deux pays, interrompues depuis le conflit de 2008, à l\u2019issue duquel Moscou a reconnu uni l a té r a lement l \u2019i ndépendance de deux régions géorgiennes sécessionnistes et pro-russes, l\u2019Ossétie du Sud et l\u2019Abkhazie.« La priorité déclarée de notre équipe est d\u2019aller vers l\u2019intégration européenne et de devenir membre des structures euro-atlantiques », a répété Bidzina Ivanichvili.Bidzina Ivanichvili , un philanthrope qui a financé de grands projets dans sa région natale, est aussi décrit comme un milliardaire excentrique.Sa maison est un palais de glace et d\u2019acier que ne renierait pas James Bond, raconte un journaliste du Guardian, dans un portrait consacré à ce politicien hors norme.Des oeuvres d\u2019art contemporain y sont exposées et sa propriété compte un jardin botanique, un zoo et un café qui peut accueillir jusqu\u2019à 150 invités.Des promesses particulières S\u2019il a choisi de se lancer en politique et de prendre la tête de la coalition Le rêve géorgien, c\u2019est surtout en réaction aux dérives dictatoriales, selon lui, du président Saakachvili, porté au pouvoir lors de la révolution de 2003.« J\u2019ai 56 ans.J\u2019ai décidé de me lancer en politique à cause de notre gouvernement de style soviétique », a-t-il dit, avant son élection, au Guardian.Si le président a fait savoir qu\u2019il collaborerait avec un gouvernement d\u2019opposition, les divisions restent marquées entre les deux camps.«Nous considérons que les promesses du Rêve géorgien sont irréalistes et populistes », a déclaré Giorgi Baramidze, député et ministre au sein du gouvernement sortant.Bidzina Ivanichvili a renouvelé une promesse faite au cours de sa campagne.: celle d\u2019abandonner le pouvoir dans un an et demi, pour laisser le gouvernement aux mains de ses alliés de la coalition.\u2014 Avec AFP, Reuters, Le Monde et The Guardian Bidzina Ivanichvili devient premier ministre de la Géorgie L\u2019excentrique milliardaire veut « lancer le dialogue » avec la Russie PHOTO DAVID MDZINARISHVILI, REUTERS Bidzina Ivanichvili a promis de démissionner pendant son mandat afin de laisser le gouvernement aux mains de ses alliés de la coalition qu\u2019il dirige.PHOTO ARCHIVES REUTERS Des décennies seront peut-être nécessaires pour que le poisson de Fukushima redevienne comestible.Dix-huit mois après l\u2019accident à la centrale nucléaire de Fukushima, le poisson de la région est toujours radioactif.Cela signifie qu\u2019il y a une contamination importante des sédiments marins et que la centrale laisse toujours s\u2019écouler de l\u2019eau radioactive dans la mer.C\u2019est du moins la conclusion d\u2019une étude américaine sur 9000 échantillons de poisson pêchés autour du Japon, qui est publiée aujourd\u2019hui dans la revue Science.Les poissons pêchés ailleurs qu\u2019à Fukushima, par contre, ne sont pas contaminés.«Nous avons été surpris de voir que la situation ne s\u2019améliorait pas», explique Ken Buesseler, de l\u2019Institut océanographique fédéral Woods Hole au Massachusetts, qui a analysé les données d\u2019échantillonnage des communiqués de presse du gouvernement nippon.«Les poissons de fond et les poissons d\u2019eau douce sont particulièrement touchés.» Environ 40%des poissons pêchés dans la région de Fukushima sont impropres à la consommation, selon les normes japonaises.Ces normes sont cinq ou six fois plus basses qu\u2019en Amérique du Nord et en Europe, parce que les Japonais mangent plus de poisson.« Il faudra des années, et peut-être même des décennies, pour que le poisson redevienne mangeable», dit M.Buesseler.Les poissons d\u2019eau douce sont plus touchés que les poissons de mer parce que les ions de l\u2019eau salée déplacent le césium radioactif dans le corps du poisson.\u2013 Mathieu Perreault Le poisson de Fukushima toujours radioactif AGENCE FRANCE-PRESSE ET THE ASSOCIATED PRESS Le passage de l\u2019ouragan Sandy au large d\u2019Haïti dans la nuit de mercredi à hier a fait 9 morts et 3 disparus selon un bilan gouvernemental provisoire, tandis que 11 morts ont été signalées hier soir à Cuba, dans les provinces de Santiago et de Guantanamo, par la Défense civile cubaine.L\u2019ouragan devrait bientôt entrer en collision avec une tempête hivernale et frapper l\u2019est des États-Unis la semaine prochaine, provoquant une méga-tempête.Le ministre haïtien de l\u2019Intérieur, Léon Ronsard Saint- Cyr, a souligné hier qu\u2019après le passage de l\u2019ouragan quelque 10 000 personnes avaient été déplacées , plusieurs régions inondées, des routes coupées, des ponts effondrés et des maisons détruites.Des dégâts ont aussi été causés dans l\u2019agriculture.Tempête « historique» Les météorologues du gouvernement américain ont affirmé hier qu\u2019il y avait 90%de risques que l\u2019est du pays reçoive des vents puissants, de fortes pluies, des inondations et peut-être de la neige entre dimanche et mercredi.Cette méga-tempête pourrait causer jusqu\u2019à 1 milliard US de dommages.Le pire devrait survenir mardi matin, mais les intempéries se poursuivront jusqu\u2019au milieu de la semaine.La région de New York pourrait recevoir jusqu\u2019à 127 millimètres de pluie durant la tempête, tandis que certaines régions de l\u2019intérieur pourraient recevoir de la neige.Les météorologues pensent que la méga-tempête entrera dans l\u2019histoire.Ouragan Sandy Neuf morts en Haïti, onze à Cuba llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 2 6 O C T O B R E 2 0 1 2 A 19 Espace Santé Beauté Johanne Verdon 1278, rue Jean-Talon Est, Montréal 514 279-3709 Espace Santé Beauté Johanne Verdon 2750, Chemin Ste-Foy, bur.109, QC 418 656-1266 Vitavie au naturel 5455, boul.des Forges, Trois-Rivières Commandes postales : 819 378-7777 Ligne sans frais : 1 877 511-3368 Espace Santé Beauté Johanne Verdon 1600, Le Corbusier (Centre Laval) 450 688-5455 Boutique Luc Mathieu 2622, rue King Ouest À l\u2019arrière de l\u2019édifice 2630 Sherbrooke 819 823-3322 Espace Santé Beauté Johanne Verdon 341-A, boul.St-Joseph, Gatineau 819 770-3645 Néo-Santé 495, rue St-Georges, St-Jérôme 450-436-5548 Espace Santé Beauté Johanne Verdon 127-A, boul.Des Promenades, St-Bruno 450 653-6009 Boutique Luc Mathieu 227, rue Principale ouest, Magog 819 868-3368 Espace Santé Beauté Johanne Verdon Galeries Rive-Nord 100, boulevard Brien, Repentigny 450 657-2032 Boutique Luc Mathieu 104, route du Président-Kennedy, Lévis 418 833-5933 Vitavie au naturel 3333, du Carrefour Promenade, Beauport 418-667-0070 Santé en direct, ligne ouverte avec Johanne Verdon sur les ondes CJLV 1570AM samedi et dimanche de 8h à 11h 450-680-1570 1-866-895-3142 Ferti 2000 Commandes postales Tél.: 514 272-1365 Ligne extérieure : 1 800 272-1365 Lundi au vendredi : 9h à 17h Samedi et dimanche : 8h30 à 17h Disponible aux endroits suivants : Une explosion oxydative, une explosion agressive des polluants de toutes sortes qui envahissent l\u2019environnement, des agressions tant physiologiques que psychologiques.L\u2019activité physique est un des meilleurs remèdes qui soient contre le stress.Le stress est entraîné par des stressants qui viennent de partout, sous toutes les formes, d\u2019une surcharge de travail, de conflits interpersonnels, de fumée de cigarettes, d\u2019embouteillages quotidiens, d\u2019une mauvaise alimentation, etc.Il n\u2019y a pas de remède universel contre le stress.À chacun de nous d\u2019élaborer la stratégie qui convient le mieux.On ne peut échapper au stress, mais on peut se défendre contre lui.Il faut mettre au point une technique de défense simple et efficace.L\u2019activité physique constante et modérée est l\u2019un des meilleurs remparts qui soient contre le stress.Il faut également surveiller son alimentation.Un régime équilibré et un corps en activité permettent d\u2019éliminer certains agents stresseurs, sinon ça casse\u2026 ça nous casse.Comment briser le stress avant qu\u2019il ne nous brise?Il convient, au début, d\u2019apporter à notre métabolisme le carburant nerveux nécessaire, sinon il vient à manquer.bio-sirum formule stress, une toute nouvelle formule, peut faire partie de notre stratégie de lutte tout autant contre le stress oxydatif par ses antioxydants externes que contre tout stress psychologique par son groupe de nutriments préventifs.bio-sirum formule stress, pour aider à contrer les dommages à tout genre de stress.ÇA PASSE OU ÇA CASSE\u2026 *Jusqu\u2019à épuisement des stocks.PROMOTION www.bio-actif.com Bio-Sirum: produit de santé naturel homologué NPN 02242501 Deux formats de bio-sirum pour le prix d\u2019un, en vigueur du samedi 27 octobre au mardi 30 octobre 2012 ÉDITORIAL DROITS RÉSERVÉS / serge.chapleau@lapresse.ca OPINION LAPRESSE.CA/DEBATS André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Éric Trottier > Vice-président à l\u2019information et éditeur adjoint Mario Girard > Directeur principal de l\u2019information André Pratte > Éditorialiste en chef DEBATS >ÉLÈVES«NORMAUX»ETSURDOUÉS:DESACCOMMODEMENTSDÉRAISONNABLES Un texte à lire en exclusivité sur lapresse.ca/debats OPINION PHILIPPE FAUCHER L\u2019auteur est professeur au département de science politique et chercheur associé au Centre d\u2019études et recherches internationales de l\u2019Université de Montréal.Le ministre de l\u2019Industrie, Christian Paradis, a annoncé que le gouvernement n\u2019autorisait pas l\u2019acquisition de Progress Energy Resources Corp.par Petronas, une multinationale publique de Malaisie.La raison: conformément avec la Loi sur l\u2019investissement, la transaction ne présente pas « d\u2019avantage net » pour le Canada.Cette décision est justifiée.Le capital ne connaît pas les frontières.Il est normal que les milieux financiers et autres chambres de commerce déplorent la décision gouvernementale.Cependant, assurer les conditions de notre développement économique imposait une intervention.Il y a lieu de s\u2019interroger sur ce qui constitue un «avantage net».Que souhaite-t-on d\u2019un investisseur étranger?Qu\u2019il investisse, développe la production locale, crée des emplois et contribue, par l\u2019apport de nouvelles technologies, à la compétitivité de l\u2019entreprise.Les précisions, annoncées par le gouvernement, demeureront toujours trop floues au gré des investisseurs.Elles devront le rester de manière à ce que le gouvernement conserve la marge de manoeuvre indispensable à la conduite de sa politique économique.De manière plus fondamentale, la proposition d\u2019achat de Progress Energy par Petronas présente des caractéristiques qui mettent en cause notre modèle de développement.Dans un premier temps, il s\u2019agit du secteur de l\u2019énergie, et en second lieu, l\u2019offre provient d\u2019un monopole public.Qu\u2019est-ce que souhaite acquérir Petronas ?Les réserves en hydrocarbures détenues par Progress, son savoir-faire technologique et ses parts de marché, le tout pour 6 milliards qui iront dans les poches des actionnaires, sans autre bénéfice pour l\u2019économie canadienne.Nous avons choisi de confier au secteur privé, encadré par les règles fiscales et autres règlements, la responsabilité d\u2019exploiter les ressources énergétiques du pays.La production d\u2019hydrocarbures approvisionne le marché canadien et est exportée essentiellement à destination du marché américain.C\u2019est dire que les investissements, et donc le rythme d\u2019exploitation de la ressource, sont déterminés par la demande du marché nord-américain.Ce lien commercial privilégié est la source de la prospérité du secteur énergétique.L\u2019expor tation à grande échelle d\u2019hydrocarbures vers l\u2019Asie, quand elle sera économiquement possible, ne saurait se faire au détriment de l\u2019approvisionnement des marchés canadiens et américains.Pour gérer l\u2019exploitation des réserves et prévenir le risque de dilapidation, il convient de conserver la propriété de la ressource ; tous les grands pays producteurs l\u2019ont compris.L\u2019offre d\u2019achat de 15,1 milliards annoncée par la société d\u2019État chinoise CNOOC pour Nexen Inc., une multinationale de Calgary dans le secteur de l\u2019énergie, soulève le même problème.Ottawa devrait, en toute cohérence, s\u2019y opposer.Les entreprises publiques dans les pays émergents, dont la Malaisie et la Chine, sont avant tout des instruments au service des stratégies nationales de développement.Ces entreprises servent d\u2019instruments pour acquérir sur les marchés internationaux des actifs détenus par d\u2019autres pays.Ce n\u2019est pas un enjeu de sécurité, c\u2019est une question de concurrence.Les entreprises d\u2019État ne fonctionnent pas selon les règles qui régissent les entreprises privées.L\u2019économie chinoise est planifiée, les choix d\u2019investissements font donc peu de cas des notions de profit et de risque; les prix sont administrés en fonction des objectifs fixés pour la production.Cela signifie que la gestion des actifs étrangers doit obéir aux impératifs de la politique chinoise de croissance.Cette priorité subordonnera dans tous les cas les décisions (production, transformation, exportations) normalement effectuées sur une base commerciale par le secteur privé.Les marchés savent que le Canada demeure très ouvert aux investissements étrangers et ne s\u2019étonneront pas des limites que notre souveraineté économique bien comprise impose.Non aussi à CNOOC Les entreprises publiques des pays émergents servent avant tout les stratégies nationales de développement L\u2019exportation à grande échelle d\u2019hydrocarbures vers l\u2019Asie, quand elle sera économiquement possible, ne saurait se faire au détriment de l\u2019approvisionnement des marchés canadiens et américains.LOUIS DION L\u2019auteur est un retraité de Saint-Jérôme.L\u2019État providence québécois est-il dépassé, a-t-il fait son temps ?À moins qu\u2019il ne soit dépassé par l\u2019incapacité où il se trouve présentement de satisfaire tous les besoins des citoyens dans des domaines où il veut garder jalousement le monopole.Peu importe le sens à donner au terme «dépassé », l \u2019État providence doit se remettre en question.La social-démocratie et l\u2019État providence sont indissociables.Par souci de justice et pour assurer les meilleurs services aux citoyens, l\u2019État privilégie la centralisation.Et il a besoin d\u2019une bureaucratie imposante.Les exemples québécois sont frappants.Pour assurer la garde des enfants en bas âge, l\u2019État a créé un modèle unique en laissant une place bien mince aux initiatives privées.Plutôt que de concentrer les ressources dans les milieux défavorisés où les besoins sont criants, on a imposé un modèle identique partout, même là où les citoyens s\u2019étaient déjà très bien organisés.Cela par souci de justice sociale avec un résultat pourtant paradoxal : des familles aisées profitent d\u2019un service au rabais pendant que, dans les milieux défavorisés, plusieurs mères célibataires préfèrent s\u2019occuper elles-mêmes de leurs enfants en bénéficiant de l\u2019aide sociale.Puis, devant le peu de succès de la formule en milieux défavorisés pour bien préparer les enfants à l\u2019école, même quand ils fréquentent les CPE, et peut-être ainsi lutter contre le décrochage scolaire, voici que l\u2019on veut instaurer à grands frais des maternelles à 4 ans dans ces milieux.Et le pire des paradoxes, c\u2019est que les CPE, implantés par un État très préoccupé par la justice sociale, ne sont même pas accessibles à tous ! On prétend qu\u2019une demande insoupçonnée dépasse l\u2019offre de service alors qu\u2019au fond on n\u2019avait peut-être pas les moyens d\u2019offrir ce service unique et coûteux pour la collectivité.Situation analogue dans le service de santé.On tolère le privé comme un mal nécessaire, mais on est incapable d\u2019offrir un médecin de famille à chaque citoyen.Par entêtement idéologique, on interdit même la possibilité d\u2019assurer à ceux qui n\u2019ont pas le choix de recourir aux médecins désengagés.Et que dire de la bureaucratie de notre système de santé centralisé à outrance ! Il faut le constater, l\u2019État providence québécois dépense beaucoup pour nourrir une lourde bureaucratie et mettre en place des services qu\u2019il ne peut même pas offrir à tous.Et il est incapable de faire respecter certaines lois pourtant fort généreuses.L\u2019État providence dépassé?L\u2019État providence québécois dépense beaucoup pour nourrir une lourde bureaucratie et mettre en place des services qu\u2019il ne peut même pas offrir à tous.LE BLOGUE DEL\u2019ÉDITO Le mystère de Laval par Ariane Krol LA QUESTION DU JOUR Le gouvernement Marois entend créer un organisme indépendant, formé de policiers et de civils, pour enquêter sur les incidents impliquant des policiers.Êtes-vous d\u2019accord ?Oui \u203a 77 % Non \u203a 19 % Je ne sais pas \u203a 4 % Résultats à 19 h, hier \u2013 11 289 répondants ANDRÉ PRATTE apratte@lapresse.ca Le gouvernement Harper devrait annoncer sous peu s\u2019il autorise ou non l\u2019achat de la pétrolière canadienne Nexen par la société d\u2019État chinoise China National Offshore Oil Corporation (CNOOC), au coût de 15 milliards.Du même coup, Ottawa devrait dévoiler les critères plus précis qui guideront désormais ses décisions en matière d\u2019acquisition d\u2019entreprises canadiennes par des investisseurs étrangers.Les choix du gouvernement dans ce dossier sont cruciaux.La décision relative à la transaction CNOOC-Nexen aura un impact certain sur l\u2019avenir des relations économiques entre la Chine et le Canada.Les nouvelles règles encadrant les investissements étrangers seront déterminantes pour le développement de l\u2019économie canadienne.Plusieurs groupes et personnes ont exprimé des inquiétudes au sujet de l\u2019achat de Nexen par CNOOC.«On ne peut pas laisser notre pétrole aux Chinois», dit-on.Ces craintes sont exagérées.D\u2019abord, Nexen est un joueur relativement mineur dans l\u2019exploitation des sables bitumineux canadiens.Il en sera de même de CNOOC si la transaction se concrétise.Ensuite, CNOOC ne siphonnera pas le pétrole albertain vers la Chine.Elle fera comme n\u2019importe quelle autre multinationale: elle le vendra sur le marché international.Les Canadiens ne perdront donc pas plus le contrôle de leur pétrole que si Esso ou Total achetait Nexen.Pour ce qui est des règles sur l\u2019investissement étranger, il est plus que temps que le gouvernement les clarifie.Le processus actuel, fondé sur des critères vagues et le secret, a toutes les apparences d\u2019un système arbitraire.Le rejet de l\u2019offre de BHP Billiton pour PotashCorp il y a deux ans, décision qui n\u2019a jamais été clairement expliquée, a renforcé cette impression.Les nouvelles règles devront préciser les attentes du Canada en ce qui a trait aux avantages que doit apporter l\u2019acquisition d\u2019une société canadienne par des intérêts étrangers, notamment quand l\u2019acheteur appartient à un gouvernement.De plus, ces règles devront prévoir que le gouvernement publie les raisons de ses décisions.Il s\u2019établira ainsi une jurisprudence qui servira de guide autant aux décideurs qu\u2019aux investisseurs.Le Canada a absolument besoin de capitaux étrangers pour développer son extraordinaire potentiel en ressources naturelles.Il lui faut aussi avoir accès aux marchés en croissance, notamment celui de la Chine.Par contre, il doit protéger sa souveraineté et établir des règles du jeu claires à cet égard.Les décisions prochaines du gouvernement devront trouver le point d\u2019équilibre entre ces considérations aussi importantes les unes que les autres.«C\u2019est une question délicate et nous n\u2019avons pas le droit de nous tromper», a confié une source gouvernementale au Globe and Mail.On ne saurait mieux dire.INVESTISSEMENTS ÉTRANGERS Des règles claires Le processus actuel, fondé sur des critères vagues et le secret, a toutes les apparences d\u2019un système arbitraire.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 20 L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 2 6 O C T O B R E 2 0 1 2 C\u2019est un raisonnement faux que d\u2019attribuer au lait maternel toutes les vertus du monde et c\u2019est encore plus faux de prétendre qu\u2019un enfant sera meilleur parce qu\u2019il a reçu le sein.C\u2019est l\u2019ensemble de ce que l\u2019on donne à un enfant qui contribue à ce qu\u2019il deviendra : de l\u2019amour, du temps, de la chaleur, de la bienveillance, de la nourriture saine, de l\u2019air pur, du jeu, de la stimulation, de l\u2019attention, de la stabilité, en plus des valeurs et des connaissances transmises.\u2014 Julie Trépanier, Gatineau À BIEN Y PENSER DEBATS ALAINDUBUC COLLABORATION SPÉCIALE adubuc@lapresse.ca PIERRE PAQUETTE Professeur d\u2019économie au collège de Maisonneuve, l\u2019auteur a été député du Bloc québécois.Que Graham Fraser se rebiffe d\u2019entendre que l\u2019anglais est une «langue étrangère» au Québec, on le comprend, il est le commissaire aux langues officielles du Canada.De voir les partis de l\u2019opposition monter aussi aux barricades, c\u2019est plus difficile à saisir.En effet, l\u2019Assemblée nationale du Québec a décidé, il y a longtemps, que la langue officielle de la nation québécoise, c\u2019est le français.La minorité anglo-québécoise a des droits qui sont reconnus et respectés, mais cela ne fait pas de l\u2019anglais l\u2019une des langues officielles de la nation québécoise.La connaissance d\u2019une ou de plusieurs langues secondes est un atout personnel.D\u2019ailleurs, nos concitoyens l\u2019ont bien compris puisque, selon les données du recensement de 2011 publiées par Statistique Canada mercredi, la hausse du bilinguisme au Canada provient principalement de l\u2019accroissement du nombre de Québécois bilingues.La connaissance de la langue commune, le français, est une richesse non seulement individuelle, mais aussi collective.Le français est au coeur de l\u2019identité québécoise et constitue la langue commune de tous les Québécois, peu importe leur origine.C\u2019est la langue de la délibération dans l\u2019espace public et la langue qui cimente la cohésion de la nation québécoise dans toutes les sphères d\u2019activité, que ce soit la culture, l\u2019économie ou la solidarité sociale.La force de la langue française est le gage d\u2019un Québec fort, et non pas du folklore.Bien avant l\u2019adoption de la Charte de la langue française, les Québécois ont voulu que leur État légifère pour défendre et promouvoir leur langue commune, conscients de l\u2019environnement anglophone en Amérique du Nord et du rôle négatif du gouvernement canadien.Je pense entre autres à sa politique du multiculturalisme qui freine l\u2019intégration harmonieuse des nouveaux arrivants à la société québécoise et au refus du fédéral d\u2019accepter que la Charte de la langue française s\u2019applique sur le territoire québécois aux 250 000 travailleurs des entreprises sous sa juridiction.Les données du recensement 2011 montrent à quel point la situation du français est catastrophique au Canada et fragile au Québec.Une révision en profondeur de la Charte du français est nécessaire et les idées avancées par le gouvernement du Parti québécois méritent d\u2019être débattues avec sérieux.Favoriser la présence du français dans les CPE et faciliter les succès académiques des enfants d\u2019immigrants lors de leur entrée au primaire en français, c\u2019est leur rendre service.Entre le secondaire et le collégial, un transfert important se fait vers le réseau anglophone qui est fréquenté pour la moitié des effectifs par des allophones et des francophones.On ne peut pas camoufler cette réalité.Pour réduire la place démesurée que tient l\u2019anglais dans le monde du travail à Montréal, une nouvelle Charte devra aussi renforcer la présence du français dans les milieux de travail en élargissant sa portée, mais aussi en s\u2019assurant de son application effective.Comme le rappelait Camille Laurin, « la langue est le fondement même d\u2019un peuple, ce par quoi il se reconnaît et il est reconnu, qui s\u2019enracine dans son être et lui permet d\u2019exprimer son identité ».Et c\u2019est toujours vrai.Une Charte à renforcer Devant la fragilité du français au Québec, les idées du gouvernement Marois méritent d\u2019être débattues ISABELLE BÉGIN L\u2019auteure est une biochimiste de Saint-Lazare.Les médecins que je côtoie sont marocains, algériens ou québécois, bien sûr.Il serait trop long de nommer l\u2019origine de toutes les infirmières que j\u2019ai rencontrées dans ma vie.Mon pharmacien favori était d\u2019origine chinoise.Mon agent d\u2019assurances est d\u2019origine tunisienne.Je travaille en science et j\u2019ai travaillé avec des gens d\u2019origine indienne, pakistanaise, iranienne, argentine, grecque et haïtienne.Au restaurant et dans les magasins, je rencontre des Québécois d\u2019origines variées.Pourtant, lorsque je m\u2019assois devant mon téléviseur, je ne retrouve pas cette diversité.La dernière fois que j\u2019ai regardé un gala, je ne voyais que des Blancs dans la salle.J\u2019avais l\u2019impression de regarder un congrès républicain.Dans les téléromans, les « non-Blancs » ont la plupart du temps un rôle secondaire ou de figurant.Jamais de rôle principal.On ne les voit que très peu dans les jeux-questionnaires et les talk-shows.Bien sûr, il y a quelques exceptions (des Kiwis et des hommes, District V, par exemple).Pas besoin de tout regarder ce qui se fait en télévision.Regardez une heure de télévision et observez les acteurs, animateurs et chroniqueurs qui y sont annoncés.Vous verrez.C\u2019est très monochrome.La galère, Mauvais Karma et Unité 9 sont trois téléromans où 13 femmes tiennent les rôles principaux.Combien sont d\u2019une autre couleur ou d\u2019une autre ethnie ?Aucune.Même pas un faible 1%.Je serais curieuse de savoir si c\u2019est aussi blanc chez les coiffeurs, maquilleurs, habilleurs, scripteurs, recherchistes, auteurs et scénaristes.Même au Téléjournal, lorsqu\u2019on fait des vox pop, on questionne presque exclusivement des Blancs.Le théâtre m\u2019apparaît encore plus fermé.Seul le monde de l\u2019humour semble plus ouvert (Sugar Sammy, Anthony Kavanagh, Eddy King, Rachid Badouri).Si je ne me trompe, tous les journalistes et chroniqueurs photographiés dans ce journal sont blancs (sauf Richard Hétu).Même chose pour vos nouveaux collaborateurs de lettres d\u2019opinion (Jocelyn Coulon, Martin Coiteux, Claudette Carbonneau, Gaétan Frigon et Mélanie Dugré).Il semble que ce soit la même chose dans le journal concurrent, si on se fie à la dernière publicité mettant en vedette leurs chroniqueurs.Pourquoi est-ce ainsi, puisque le reste de la société s\u2019est diversifié ?Ne serait-ce pas un des mandats de la télévision publique d\u2019oser présenter un téléroman dont les acteurs ou les actrices principaux seraient des non-Blancs (svp, pas seulement Normand Brathwaite)?Ou au moins, une série écrite par un auteur d\u2019une autre origine?Ici, je n\u2019espère pas la parité.Juste un peu plus de représentation.Et surtout pas un (e) Noir (e) qui joue un rôle de Noir (e), mais bien quelqu\u2019un qui joue un rôle de père ou de mère, d\u2019ami ou d\u2019amoureux.Même votre journal ne pourrait que s\u2019en porter mieux en nous présentant d\u2019autres points de vue sur l\u2019actualité.Ah oui, j\u2019oubliais de spécifier.Je suis ce qu\u2019on appelle une «pure laine».Comme mon conjoint, mes enfants, mes soeurs, mon frère et mes beauxfrères.Si j\u2019étais d\u2019origine étrangère, je suis presque sûre que je ne regarderais pas la télévision québécoise puisque je ne m\u2019y reconnaîtrais pas.Je regarderais CBC, CTV ou un réseau américain (puisqu\u2019ils sont plus multiethniques) et je m\u2019angliciserais.Je crois que l\u2019avenir du français et de notre culture passe par l\u2019inclusion.Le monde culturel et journalistique est-il en train de creuser notre propre tombe en ne s\u2019ouvrant pas assez sur la diversité?Les minorités invisibles Télé et journaux ne reflètent pas notre diversité culturelle L\u2019avenir du français et de notre culture passe par l\u2019inclusion.Favoriser la présence du français dans les CPE et faciliter les succès académiques des enfants d\u2019immigrants lors de leur entrée au primaire en français, c\u2019est leur rendre service.LE DÉBAT DU JOUR > Faut-il renforcer la loi 101 ?lapresse.ca/debats/debat-du-jour Bien des Québécois n\u2019aiment pas le gaz de schiste.Ils n\u2019aiment pas non plus l\u2019idée d\u2019exploiter du pétrole dans le Golfe, ni dans l\u2019île d\u2019Anticosti.Ils détestent le pétrole sale de l\u2019Alberta.Et ils aiment encore moins l\u2019extraction de l\u2019uranium.Mais les Québécois, souvent les mêmes, tiennent au filet de sécurité sociale.Ils en voudraient même plus, comme la gratuité scolaire.Ils ne veulent pas qu\u2019on touche à la santé ou aux services sociaux.Ils n\u2019aiment pas payer plus d\u2019impôts, même pas un « petit 200 $ » pour éviter des compressions en santé.Ils savent aussi que nous traînons une grosse dette que nous allons refiler à nos enfants.Comment fait-on pour concilier le premier paragraphe et le second?On s\u2019assoit, on réfléchit, on se comporte en adultes plutôt qu\u2019en ados gâtés.Et on constate que, pour atteindre les objectifs du deuxième paragraphe, on a besoin de croissance, notamment celle que peuvent permettre les éléments du premier.Dit autrement, il faut trouver un point d\u2019équilibre entre le rêve et la réalité.Ça ne veut pas dire qu\u2019il faut faire n\u2019importe quoi au nom de la croissance, mais plutôt essayer de définir ce qui est acceptable et raisonnable.Mais les Québécois sont dans des espèces de limbes.Écolos en paroles, mais pas en actes.Contre le développement, sans en accepter les conséquences.Un flou intellectuel que l\u2019on masque avec des termes comme moratoire, concept totalement creux si on n\u2019en précise pas le sens.Un moratoire, c\u2019est une suspension.Ça ne veut rien dire en soi si on ne dit pas pourquoi, pour combien de temps, à quelles conditions.Cette confusion nous mène à une foule de contradictions.Nous sommes contre le gaz de schiste, mais presque le tiers du gaz que nous importons en est.Nous ne voulons pas du pétrole des sables bitumineux qui parviendra peut-être à Montréal par oléoduc, mais nous acceptons que 40% de celui que nous consommons arrive par bateau de l\u2019Algérie.Le gouvernement Marois veut réduire notre dépendance à l\u2019énergie étrangère, surtout en réduisant notre consommation d\u2019hydrocarbures.C\u2019est bien, car 15 milliards sortent chaque année du Québec pour acheter des produits pétroliers, et deux autres milliards pour le gaz.Mais la meilleure façon d\u2019y parvenir, c\u2019est de compter sur notre propre gaz et notre propre pétrole.Ce n\u2019est pas le gouvernement Marois qui a créé cette confusion, mais il l\u2019encourage par ses messages contradictoires et par la nomination de Martine Ouellet comme ministre de l\u2019Énergie et des Ressources.Une militante qui, dès sa nomination, a dit qu\u2019elle ne voyait pas de jour où le gaz de schiste serait exploitable.Elle a été forcée de nuancer ses propos depuis, mais son attitude à l\u2019égard de cette ressource qu\u2019elle estime être à «haut risque» n\u2019a pas changé.Et pourtant, le gaz de schiste a révolutionné les États-Unis, comme moteur de croissance et outil d\u2019indépendance énergétique.Et si la France a décrété un moratoire, le reste de l\u2019Europe \u2013 Espagne, Suède, Pays-Bas, Irlande, Danemark, Allemagne \u2013 étudie sérieusement la filière.On ne souhaite certainement pas que Mme Ouellet ait l\u2019enthousiasme débridé de Nathalie Normandeau sur le sujet.On est tous d\u2019accord pour s\u2019opposer à l\u2019exploitation de ce gaz non conventionnel s\u2019il comporte des risques environnementaux ou s\u2019il menace la qualité de vie.Mais on s\u2019attend à ce que la ministre ait un esprit ouvert quand nous aurons les résultats de l\u2019Évaluation environnementale stratégique, et qu\u2019elle joue un rôle de facilitateur pour surmonter les obstacles et assurer le développement de cette ressource si cela peut se faire dans de bonnes conditions.Il est assez évident que si la ministre est contre en partant, ça n\u2019arrivera jamais.La maturité énergétique PHOTO PHOTOS.COM Le français constitue la langue commune de tous les Québécois, peu importe leur origine.C\u2019est la langue qui cimente la cohésion de la nation québécoise dans toutes les sphères d\u2019activité, que ce soit la culture, l\u2019économie ou la solidarité sociale.La meilleure façon de réduire notre dépendance à l\u2019énergie étrangère, c\u2019est de compter sur notre propre gaz et notre propre pétrole.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 2 6 O C T O B R E 2 0 1 2 A 21 DEBATS POURNOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 VOUS AVEZ UNENOUVELLEÀNOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTREOPINION?forum@lapresse.ca RÉDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca Seule La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement PETITES ANNONCES 514.987.8363 ou 1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca DÉCÈS 514.285.6816 deces@lapresse.ca CARRIÈRES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca PUBLICITÉ 514.285.6931 debats@lapresse.ca HOWARD DEAN Candidat à l\u2019investiture démocrate en vue de l\u2019élection présidentielle de 2004, l\u2019auteur a été président du Parti démocrate de 2005 à 2009.La course présidentielle américaine s\u2019est considérablement resserrée au cours des deux dernières semaines.Parmi les neuf « swing states », la Caroline-du-Nord semble acquise à Mitt Romney, tandis que le Nevada et le Wisconsin paraissent revenir à Obama.Le choix du prochain président est désormais entre les mains de six États : la Floride, l\u2019Ohio, la Virginie, l\u2019Iowa, le New Hampshire et le Colorado.La Floride semble pencher vers M.Romney.Nate Silver, blogueur au New York Times, croit que parmi les cinq États qui restent, c\u2019est l\u2019Ohio qui déterminera qui sera le prochain président des États-Unis.Le principal problème du président Obama, c\u2019est que son adversaire a convaincu les électeurs américains qu\u2019il constituait un bon candidat pour le poste de président.Pendant tout l\u2019été, l\u2019ex-gouverneur Romney a détourné l\u2019attention des sujets sur lesquels sa campagne était axée par son refus de publier plusieurs de ses déclarations de revenus, ses gaffes diplomatiques à Londres et en Pologne et ses diverses tractations au sein de Bain Capital.L\u2019organisation de Barack Obama a su dépeindre Mitt Romney comme un homme d\u2019affaires riche et déconnecté de la réalité qui ne comprend pas les Américains de la classe moyenne et ne se soucie pas d\u2019eux.Chaque semaine, l\u2019exgouverneur a obligeamment donné un coup de main aux démocrates en soulevant des questions qui ne faisaient pas partie de son plan de campagne, lequel était axé exclusivement sur l\u2019économie.Depuis le premier débat, le 3 octobre, quand tout le monde a conclu que M.Romney avait offert une bonne performance contre M.Obama, le président a perdu son avance dans les sondages, et les deux candidats se sont retrouvés au coude à coude.Ce n\u2019est pas la première fois qu\u2019on assiste à un tel phénomène.En 1980, Ronald Reagan était perçu comme t rop ext rémiste pour les Américains jusqu\u2019à ce qu\u2019il monte sur scène aux côtés du président Carter et que, par son style bienveillant, il convainque les téléspectateurs qu\u2019il constituait une alternative plausible à ce dernier.En 2004, le sénateur John Kerry avait huit points de retard dans les sondages sur le président George W.Bush.Le premier débat présidentiel lui a permis de montrer sa capacité à s\u2019exprimer et de prouver qu\u2019il était un candidat intéressant pour diriger le pays.Il a diminué l\u2019écart à un seul point et, au bout du compte, les élections se sont jouées en Ohio comme cela risque de se produire cette année.Si M.Kerry avait remporté cet État, il serait peutêtre en train de terminer son deuxième mandat en tant que 44e président des États-Unis.Et maintenant, que va-t-il se passer ?Depuis le début de la campagne, la carte électorale favorise la réélection de M.Obama.Il est en tête en Iowa et en Ohio, et s\u2019il remporte ces deux États, il devient impossible pour M.Romney de gagner les élections.Barack Obama a de bonnes chances de remporter le New Hampshire et peut-être aussi la Virginie, où la solide campagne pour les élections au Sénat qu\u2019a menée l\u2019ex-gouverneur Tim Kaine pourrait lui être profitable.Cependant, depuis le premier débat, la course a changé de façon irrémédiable.L\u2019exgouverneur Romney a franchi le seuil que tout candidat doit franchir pour posséder une quelconque chance de se faire élire.Est-ce que le peuple américain peut le percevoir comme un président?La question a été réglée le 3 octobre.Maintenant, la marge entre les deux candidats est très mince.Obama a la meilleure machine pour faire sortir le vote, tandis que la conjoncture est favorable à Mitt Romney.Si l\u2019élection avait lieu aujourd\u2019hui, je prédirais que pour la quatrième fois de l\u2019histoire des États-Unis, et la première depuis 2000, le peuple américain élira un président qui obtient moins de voix au suffrage universel que son adversaire, mais davantage de votes électoraux.Et son nom est Barack Obama.Une marge très mince Barack Obama a la meilleure machine pour faire sortir le vote, mais la conjoncture est favorable à Mitt Romney Si l\u2019élection avait lieu aujourd\u2019hui, je prédirais que pour la quatrième fois de l\u2019histoire des États-Unis, le peuple américain élira un président qui obtient moins de voix au suffrage universel que son adversaire.Et son nom est Barack Obama.STÉPHANE PARADIS L\u2019auteur est un intervenant jeunesse en estime de soi.J\u2019assiste à la d é c h é a n c e d\u2019un cycliste porté aux nues par sept titres au Tour de France, après tant d\u2019années de déni et de mensonges.Un autre héros de plus s\u2019ajoutant à la trop longue liste de tricheurs : un ex-entrepreneur devenu délateur \u2013 et que l\u2019on accueille avec tant de complaisance sur le plateau de Tout le monde en parle, un haut fonctionnaire autrefois respecté, des conseillers financiers des plus gourmands, etc.Mais qu\u2019est-il arrivé à ces «leaders sans titres» pour qu\u2019ils aient choisi la voie d\u2019une aussi choquante facilité ?Ne faut-il pas manifester un tel manque d\u2019estime de soi pour s\u2019enrichir aux dépens de ses semblables?En cette ère du n\u2019importe quoi et du n\u2019importe comment, la tricherie est érigée en système.Scrupules, morale, principes et convictions, tout ceci n\u2019a plus sa place, pas plus qu\u2019un devoir n\u2019a de préséance sur ce qu\u2019est devenu le droit individuel.Faire tourner les têtes à tout prix, créer LE scandale pour augmenter sa « cote réseaux sociaux », vivre à même une opulence faussement méritée, calomnier sans filtre, couper la file d\u2019automobilistes par la droite, c\u2019est ce qu\u2019on me dépeint comme la ligne à suivre.À défaut de quoi je suis condamné à la survie.Défier les règles écrites et non écrites, c\u2019est décrocher un rôle de choix au téléroman du plus fort.C\u2019est succomber à la tentation de rouler à même l\u2019accotement pendant qu\u2019on se contente de klaxonner à gauche.Il y a péril en la demeure : l\u2019enseignement découle bien souvent de l\u2019action, le verbe devenant secondaire en présence de gestes à la voix si forte.Les dommages collatéraux ne se calculent plus, nos enfants assistant, oreilles et yeux bien éveillés, au spectacle désolant qu\u2019on leur dessine quotidiennement.Au cirque du «je me regarde le nombril» faisant la une de trop de publications, de trop de médias qui salivent à l\u2019idée de se réserver la plus grosse pointe de tarte.À quand l\u2019indigestion, le fond du baril?Il y a urgence.Où sont nos héros, les vrais, les grands ?J\u2019ai espoir qu\u2019ils n\u2019aient pas tous été honorés par leur place au dictionnaire.J\u2019ai encore la naïveté de croire qu\u2019un héros se cache derrière cet enseignant qui fait la différence et qui tente de façonner notre demain à coup de respect, de valorisation, d\u2019autorité assumée.Chez ce parent qui apprendra à son enfant que le mot AMOUR s\u2019épelle aussi T-E-M-P-S.Chez cette policière soucieuse d\u2019ennoblir sa profession par des interventions inspirées et inspirantes, ou cet humoriste qui contribuera, avec finesse et engagement, à nous faire redécouvrir l\u2019acquis.Chez ce politicien pour qui la tolérance zéro ne sera pas que promesse électorale.Chez ce diffuseur qui comprendra enfin que désirer n\u2019a rien à voir avec les tribulations de pauvres marionnettes parachutées sur des plages de Californie.Et si nous étions nousmêmes ces héros, pleinement conscients que nos actes résonnent à l\u2019infini?Il faut tout un village pour élever un enfant, j\u2019en ai la profonde conviction.Encore faut-il que nous, villageois, saisissions l\u2019urgence de se tenir la main, de contribuer sans relâche à ce que chaque enfant prenne conscience de sa valeur et de l\u2019inestimable trésor caché en lui.Enseignons à nos enfants l\u2019altruisme, l\u2019interdépendance de chacun dans la poursuite de cet immense spectacle, soyons les plus grands metteurs en scène qu\u2019ils n\u2019aient jamais connus! Sur tout , réalisons qu\u2019à défaut de toujours travailler pour l\u2019estime de soi de nos jeunes, il est impératif de s\u2019engager, tous, à ne pas travailler contre.Même s\u2019il faut, pour cela, accepter qu\u2019il y ait toujours des chauffards pour nous dépasser par la droite.Et la tentation d\u2019aller les rejoindre.Où sont les vrais héros ?Scrupules, morale, principes et convictions n\u2019ont plus leur place en cette ère où la tricherie est érigée en système À défaut de toujours travailler pour l\u2019estime de soi de nos jeunes, il est impératif de s\u2019engager, tous, à ne pas travailler contre.PHOTOS ARCHIVES REUTERS ET ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 22 L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 2 6 O C T O B R E 2 0 1 2 MONDE PHOTO THE NEW YORK TIMES ET AGENCE FRANCE-PRESSE Le président américain Barack Obama a participé à un rassemblement tenu à Denver, hier, où un participant déguisé en Big Bird lui a fait l\u2019accolade.De son côté, le candidat républicain Mitt Romney a rencontré des gens dans un café de Cincinnati, en Ohio.NICOLAS BÉRUBÉ LOS ANGELES \u2014 Une insulte lancée par le président Barack Obama durant un entretien avec le magazine Rolling Stone a suscité des réactions, hier, pendant que le président poursuivait son marathon électoral dans les États clés, tout en prenant le temps d\u2019aller voter à Chicago, à 12 jours du scrutin.Hier matin, le magazine Rolling Stone a rendu public un extrait d\u2019une entrevue de 45 minutes réalisée avec le président dans le bureau Ovale de la Maison-Blanche, le 11 octobre.À la fin de l\u2019entretien, Eric Bates, directeur général du magazine, a dit qu\u2019il avait demandé à sa fille de 6 ans de lui donner un message pour le président.«Dis-lui : \"Tu peux y arriver \" », a relaté M.Bates.Le président Obama a alors éclaté de rire.«C\u2019est le seul conseil dont j\u2019ai besoin, a-t-il répondu.Les enfants ont un bon instinct.Ils voient l\u2019autre, et disent : \"Lui, il dit des conneries (He\u2019s a bullshitter), c\u2019est évident.\"» Des questions Hier le porte-parole de la Maison-Blanche, Dan Pfeiffer, a dit aux médias qu\u2019il n\u2019avait pas lu l\u2019article en question.«La confiance est une composante très importante de cette élection.Le président dit ce qu\u2019il pense, et agit en conséquence.Les réponses données par le gouverneur Romney durant les débats soulèvent des questions» sur son intégrité, a-t-il dit, avant d\u2019ajouter qu\u2019il ne fallait pas se laisser «distraire» par le mot employé par le président.Les républicains répliquent À CNN, le conseiller de Mitt Romney, Kevin Madden, a dit que l\u2019utilisation du gros mot montre que le président est désespéré.« Le président Obama est secoué et il est sur la défensive.Il n\u2019a plus rien à dire, alors il se tourne vers les attaques et les insultes.» L\u2019entrevue, rédigée par l\u2019historien présidentiel Douglas Brinkley, sera en kiosque le 8 novembre, mais a été diffusée en ligne hier après-midi par le Rolling Stone.Après avoir pris part à des rassemblements en Floride et en Virginie, le président Obama a fait un arrêt à Chicago, hier, où il en a profité pour voter de façon anticipée.C\u2019était la première fois qu\u2019un président américain en exercice votait par anticipation.«À tous ceux qui n\u2019ont pas encore voté par anticipation, je veux montrer à quel point c\u2019est un processus incroyablement efficace, grâce notamment au travail des gens remarquables à mon bureau de vote », a dit Obama, qui a voté près de la maison familiale, dans le quartier Kenwood.«Je ne peux pas vous dire pour qui j \u2019ai voté », a-t-il ajouté, pince-sans-rire.Le président poursuivra sa tournée des États clés, aujourd\u2019hui , et doit aussi accorder une entrevue à MTV qui sera diffusée en direct.PRÉSIDENTIELLE AMÉRICAINE Obama insulte Romney Mitt Romney était dans l\u2019Ohio, hier, où il a martelé qu\u2019un vote pour le président Barack Obama était un vote pour le statu quo.«Vous voulez du vrai changement dans ce pays ?Vous en aurez le 6 novembre ! », a-t-il lancé à Cincinnati dans une entreprise de fabrication de blindage et d\u2019équipements aéronautiques, a rapporté l\u2019AFP.Hier, le sondage quotidien Gallup a révélé que 50% des Américains appuient Romney, alors que 47% appuient Obama.Il s\u2019agit d\u2019un resserrement par rapport aux jours précédents, où Romney avait une avance plus marquée.Hier, les statisticiens du New York Times ont calculé que l\u2019avance du président Obama dans certains États clés lui donnait 71% des chances de remporter l\u2019élection, contre 29% pour Romney.\u2014 Nicolas Bérubé ROMNEY, CANDIDAT DU «CHANGEMENT» Un policier de New York a été accusé, hier, d\u2019avoir voulu enlever, violer, torturer et tuer des femmes repérées sur l\u2019internet dans l\u2019intention de les faire cuire et de manger des parties de leur corps.L\u2019agent Gilberto Valle, âgé de 28 ans, a été arrêté mercredi.Selon l\u2019acte d\u2019accusation, il menait une double vie et aurait envoyé plusieurs courriels et messages sur l\u2019internet à propos de son projet morbide.Le FBI affirme avoir intercepté des courriels échangés entre le suspect et un complice non identifié.«Je pensais fixer des parties de son corps sur un dispositif [.] la faire cuire à feu doux, la garder en vie le plus longtemps possible », aurait écrit Gilberto Valle dans un courriel daté de juillet.D\u2019après les éléments retrouvés dans son ordinateur, il avait répertorié au moins 100 femmes, inscrivant leur nom, leur âge et joignant des photos.Selon l\u2019acte d\u2019accusation, il affirmait connaître plusieurs d\u2019entre elles, mais Gilberto Valle n\u2019aurait pas fait de victime.Certaines des informations avaient été obtenues en faisant un usage non autorisé de banques de données policières.Une des femmes visées a indiqué au FBI qu\u2019elle connaissait M.Valle et qu\u2019elle avait dîné avec lui en juillet, sans plus.\u2014 The Associated Press New York Un policier aurait voulu enlever des femmes pour les torturer et les manger llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 2 6 O C T O B R E 2 0 1 2 A 23 Offert en librairie ou sur librairie.lapresse.ca Les bonnes adresses de Marie-Claude Lortie 37 coups de coeur de l\u2019année 157 restos 12 épiceries à ne pas manquer SAMEDI EN OCTOBRE Cinquante personnes gagneront le livre «Carnet d\u2019une flâneuse à new York» et un sac réutilisable "]
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