La presse, 13 novembre 2012, Q. Portfolio
[" www.lapresse.ca/portfolio M O N T R É A L M A R D I 13 N OV E M B R E 2012 MAÎTRISE EN ARCHITECTURE DE PAYSAGE ET EN ÉPIDÉMIOLOGIE PAGE 2 UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL MCGILL PAGE 4 POUR VALORISER LA MÉDECINE FAMILIALE PROGRAMMES UNIVERSITAIRES UQAM: ENCORE DES MAÎTRISES ! UNIVERSITÉS Retrouvez notre dossier au www.lapresse.ca/programmes-universitaires PORTFOLIO GÉNIE ÉLECTRIQUE ET MÉDIAS SOCIONUMÉRIQUES PAGE 8 D'AUJOURD'HUI.LES UNIVERSITÉS QUÉBÉCOISES ONT ENTENDU L'APPEL : LA SOCIÉTÉ ÉVOLUE ET ELLES ONT RÉAGI.LEURS PROGRAMMES RÉPONDENT À DES BESOINS FORMULÉS PAR LES EMPLOYEURS, L'INDUSTRIE ET LES INSTITUTS DE RECHERCHE QUI LEUR ONT TENDU LA MAIN.LE MONDE DONC.LES UNIVERSITÉS ONT ADAPTÉ LEURS PROGRAMMES OU EN ONT CRÉÉ DE TOUTES PIÈCES.RÉSULTAT : CHACUNE PROPOSE DES COURS INÉDITS À DÉCOUVRIR.À L'ÉCOUTE DE LA SOCIÉTÉ ET DE DEMAIN timement Un meiLLeUr avenir.Je bâtis mon avenir aUX CYCLes sUPÉrieUrs.· Un choix parmi plus de 200 programmes offerts aux cycles supérieurs.· Des bourses et salaires d'études à plus de 10 000 étudiants chaque année.· Des professeurs-chercheurs passionnés et reconnus mondialement dans plusieurs domaines de pointe.ulaval.ca/cyclessup \f 2 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 13 NOVEMBRE 2012 XXXXXXXX PROGRAMMES UNIVERSITAIRES PORTFOLIO UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Maîtrises en architecture de paysage et en épidémiologie MARTINE LETARTE COLL ABOR ATION SPÉCIALE Un programme de maîtrise en architecture de paysage a démarré cet automne à l'Université de Montréal (UdeM).« Les enjeux en architecture de paysage se sont complexifiés ces dernières années et les gens sont de plus en plus sensibles au paysage », affirme Paula Meijerink, directrice de l'École d'architecture de paysage à l'UdeM.Récemment arrivée de Harvard, elle remarque que plusieurs programmes du genre sont mis en place en Amérique du Nord et en Europe.« Il y a un mouvement, affirme-telle.L'architecture de paysage concerne de plus en plus de gens et les grands projets d'aménagement engagent maintenant plusieurs dimensions comme le développement durable, les paysages patrimoniaux, l'agriculture urbaine, la densification des villes.» La maîtrise s'adresse aux titulaires d'un baccalauréat dans des disciplines comme l'architecture, l'urbanisme, la géographie et l'environnement.Les premiers étudia nts du programme ont commencé cet automne dans la concentration design avancé.« Elle est axée sur le design des espaces et des territoires », affirme M me Meijerink qui a le mandat d'implanter le programme de maîtrise.La concentration grands paysages sera offerte prochainement.Elle sera axée sur l'élaboration de plans d'action et de modes d'intervention pour préserver, mettre en valeur et bien gérer les paysages régionaux, ruraux et métropolitains.La maîtrise en architecture de paysage est professionnelle ; elle vise à former des architectes de paysage et non des chercheurs dans le domaine.« Le programme offre une formation de pointe en vue d'adhérer à l'Association des architectes paysagistes du Québec, précise Paula Meijerink.La maitrise permet vraiment de trouver sa niche, alors que le baccalauréat, qui se donne maintenant en trois ans plutôt que quatre, permet d'acquérir des connaissances plus générales dans le domaine.» Les architectes de paysages peuvent travailler dans différents types d'organisations.« Les villes et les ministères les embauchent pour travailler sur la mise en valeur de paysages, par exemple dans des parcs nationaux, ou pour réaliser de grands projets d'aménagement.Les firmes privées en embauchent aussi.» Maîtrise en épidémiologie Un programme de maîtrise en épidémiologie vient également d'être approuvé par l'UdeM.« Les premiers étudiants devraient commencer en 2014 », indique Louise Potvin , directrice intérima ire du département de médecine sociale et préventive à l'UdeM.Pour créer ce programme, l'UdeM s'est servie de son expertise acquise dans le domaine de la santé publique depuis des décennies.« Notre programme s'intéressera à l'épidémiologie de la santé de la popu lation .O n exa m i nera ent re autres les déterminants sociaux de la santé, par exemple en se penchant sur la pauvreté et la santé.Il sera aussi question d'épidémiologie environnementale avec, par exemple, les questions des changements climatiques, de la qualité de l'air, des îlots de chaleur », affirme M me Potvin.L e p r o g r a m m e s 'a d r e s s e r a à des gens de différents profils qui ont un intérêt pour la santé et ses déterminants du point de vue de la population.« On pourra retrouver des gens qui ont étudié par exemple en biologie, en Paula Meijerink, directrice de l'École d'architecture de paysage à l'Université de Montréal.PHOTO FRANCOIS ROY, LA PRESSE chimie, mais aussi en statistiques, ou encore en démographie ou en sociologie quantitative, affirme M me Potvin.L'épidémiologie est très quantitative.Elle demande une habileté et un intérêt pour les chiffres et les méthodes, mais c'est appliqué aux problématiques relativement concrètes de la santé des populations.» La maîtrise pourra être professionnelle ou de type recherche pour ceux qui voudront poursuivre leurs études au doctorat.«Le doctorat en santé publique offre d'ailleurs une option en épidémiologie.» Découvrez tout votre potentiel.Gestion des services de la santé et des services sociaux MARTINE LETARTE COLL ABOR ATION SPÉCIALE ÉCOLE NATIONALE D'ADMINISTRATION PUBLIQUE PORTES OUVERTES Le samedi 10 novembre 2012 et le mardi 5 février 2013 Bourses d'entrée et soutien financier disponibles La concentration en gestion des services de santé et des services sociaux pour la maîtrise et le diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) en administration publique pour gestionnaires est offerte depuis l'an dernier à l'École nationale d'administration publique (ENAP).«Pour construire le programme, nous nous sommes appuyés sur des documents produits par le ministère de la Santé et des Services sociaux ainsi que par l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal qui décrivent les compétences requises pour les gestionnaires », affirme Louis Demers, coordonnateur des programmes en santé à l'ENAP.La grande majorité des étudiants de ces programmes sont des professionnels infirmières, travailleurs sociaux et ergothérapeutes, notamment.«Souvent, ils n'ont pas de formation en gestion et ils se retrouvent avec des tâches de coordination à réaliser ou avec un poste en gestion.Ces programmes leur permettront d'apprendre des notions et d'acquérir des compétences en gestion.» Le DESS vise à attirer des gens qui ont de l'expérience dans le réseau de la santé et des services sociaux.La maîtrise exige plutôt une expérience en gestion dans le réseau.Ces programmes permettent également aux étudiants du milieu de la santé et des services sociaux d'être en contact avec des gens venant d'autres secteurs de l'administration publique.« Il y a des étudiants qui viennent des administrations municipales, d'autres de la fonction publique provinciale et fédérale.Certains cours permettent des contacts entre ces étudiants de différents horizons, donc c'est intéressant pour eux de voir ce qui se fait ailleurs.Cela peut aussi nouer des collaborations.» L'ENAP avait déjà un programme court de 15 crédits dans le domaine.« On avait évoqué la possibilité à l'époque de créer aussi un DESS et une maîtrise.Avec le temps, on a recruté de plus en plus de professeurs dans le domaine, puis on a offert les programmes.De toutes époques, un étudiant sur six à l'ENAP vient du secteur de la santé et des services sociaux », indique M.Demers.La clientèle visée par ces programmes est en emploi, donc plusieurs cours sont offerts le soir.« Il y a aussi d'autres formules, comme un vendredi de cours toutes les deux semaines », explique M.Demers.L es progra m mes sont offerts à Québec et à Montréal, mais ils pourraient l'être aussi en région s'il y a suffisamment de demandes.Louis Demers, coordonnateur de programmes à l'ENAP.PHOTO LE SOLEIL \f PROMOTION NOUVELLEMENT AUTONOME, LA TÉLUQ MISE SUR L'ACCESSIBILITÉ, LA FLEXIBILITÉ ET LA PERTINENCE DE SON OFFRE DEPUIS LE MOIS D'AOÛT DERNIER, LA TÉLUQ EST UNE ENTITÉ AUTONOME, INDÉPENDANTE DE L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL À LAQUELLE ELLE ÉTAIT RATTACHÉE DEPUIS 2005.DÉSORMAIS RECONNUE COMME ÉTABLISSEMENT D'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR À PART ENTIÈRE DU RÉSEAU DE L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC, ELLE DISPOSE AUJOURD'HUI DE TOUTE LA LATITUDE VOULUE POUR POURSUIVRE SON DÉVELOPPEMENT ET CONCLURE LES PARTENARIATS QU'ELLE JUGERA UTILE.Au moment où l'ensemble des établissements universitaires du Québec et d'ailleurs consacrent une partie croissante de leurs activités à l'enseignement à distance, la TÉLUQ y est entièrement vouée depuis sa création en 1972.Elle offre aujourd'hui plus de 400 cours et 75 programmes à tous les cycles d'études, dans un contexte où l'étudiant peut poursuivre sa formation dans les conditions qui lui conviennent.« Le marché change et nous déployons beaucoup d'efforts pour permettre à l'étudiant de cheminer à son rythme pour arriver à la réussite, explique Martin Noël, directeur de l'enseignement et de la recherche à la TÉLUQ.Cette flexibilité nous distingue et contribue énormément à l'accessibilité à nos programmes.» Ce qui distingue aussi l'établissement, c'est une gamme riche et originale de cours et de programmes.Parmi ceux-ci, signalons notamment le programme en Gestion du tourisme offert conjointement avec l'UQAM et complètement en ligne , un autre en Gestion des services de santé et services sociaux, en Santé mentale et en Formation à distance.On compte également des cours en Enseignement efficace et en Littérature pour enfants.« Ces cours et programmes sont très appréciés de nos étudiants, souligne Martin Noël.Il s'agit de créneaux originaux, porteurs et utiles à la société, mais où tout le monde ne va pas nécessairement et que n'offrent généralement pas les autres universités.» Outre ces programmes offerts aux étudiants provenant de multiples horizons, d'autres sont aussi conçus à l'intention de clientèles particulières, qu'il s'agisse d'entreprises ou d'organisations de diverses natures.La TÉLUQ offre par ailleurs de plus en plus de programmes de deuxième cycle, notamment une maîtrise en Technologies de l'information et une autre en Formation à distance, en plus d'un doctorat en Informatique cognitive.« Cette offre croissante de programmes de deuxième et troisième cycle répond à une tendance marquée de nombreux employeurs à exiger une spécialisation accrue de leurs employés », précise M.Noël.« Nous travaillons actuellement à développer des créneaux aux cycles supérieurs, entre autres en gestion des ressources humaines, en gouvernance des TI et en gestion durable.» La formation à distance est clairement entrée dans les moeurs et pour le directeur de l'enseignement et de la recherche de la TÉLUQ, cela demeure un atout extraordinaire pour favoriser l'accessibilité aux études supérieures.« Nous donnons la chance à beaucoup de gens.Certains arrivent ici sans diplôme d'études collégiales et ils se rendent jusqu'au bout.Nous travaillons aussi beaucoup sur la reconnaissance des acquis académiques et d'expérience et cela donne des résultats probants.À cet égard, nous avons clairement une longueur d'avance sur les autres universités.» UNE AUTONOMIE ENCADRÉE POUR L'ÉTUDIANT La perception de la formation à distance a beaucoup changé au fil des ans.Si au début bien des gens doutaient de sa valeur par rapport à la formation magistrale traditionnelle, ce n'est vraiment plus le cas aujourd'hui.« Le niveau de formation offert par la formation à distance est équivalent à ce qui est donné dans les établissements traditionnels.Tous nos étudiants nous le disent », affirme Martin Noël, directeur de l'enseignement et de la recherche à la TÉLUQ.« Chaque étudiant est affecté à une personne qui lui offre un encadrement personnalisé, qui connaît la matière et est en mesure de répondre à toutes ses questions.» En effet, si la formule pédagogique de TÉLUQ est axée sur l'autonomie de l'étudiant, celui-ci peut toujours compter sur une personne-ressource qui l'assiste constamment dans sa démarche d'apprentissage.LA TÉLUQ FAIT SA PLACE À L'INTERNATIONAL Solidement établie au Québec dans un créneau de formation de plus en plus reconnu à l'échelle planétaire, la TÉLUQ est désormais prête à investir les marchés internationaux.« La TÉLUQ aura à relever beaucoup de défis dans l'avenir notamment celui d'une concurrence croissante avec l'émergence de la formation à distance mais nous sommes prêts à le faire.Non seulement ici au Québec, mais aussi à l'échelle internationale », dit Martin Noël, directeur de l'enseignement et de la recherche à la TÉLUQ.Déjà, l'institution développe des programmes de formation en France, en Suisse, en Haïti et au Maroc et entend élargir de plus en plus son offre à d'autres pays.Elle entend y déployer beaucoup d'efforts à l'avenir.Martin Noël « POUR DONNER UN NOUVEL ÉLAN À MA CARRIÈRE MON CHOIX, LA TÉLUQ.Sara, étudiante au Certificat en gestion des ressources humaines + FORMATION UNIVERSITAIRE À DISTANCE ET EN LIGNE + 75 PROGRAMMES ET 400 COURS INSCRIVEZ-VOUS DÈS MAINTENANT POUR L'HIVER 2013 teluq.ca/monchoix | 1 888 843-4333 « \f 4 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 13 NOVEMBRE 2012 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll PORTFOLIO PROGRAMMES UNIVERSITAIRES CONCORDIA Environnement et développement durable à l'honneur NATHALIE CÔTÉ COLL ABOR ATION SPÉCIALE À la faculté de médecine de l'Université McGill, on ne se cache pas pour dire qu'on souhaite inciter les étudiants à opter pour une carrière en médecine familiale.PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE MCGILL Valoriser la médecine familiale NATHALIE CÔTÉ COLL ABOR ATION SPÉCIALE L'Université Concordia s'intéresse à la santé de la planète et des humains qui y vivent par l'entremise, entre autres, de la création de l'Institut de recherche sur l'eau, l'énergie et la durabilité.L'Institut a été fondé grâce à une subvention de 1, 6 m illion accordée l'été dernier par le Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie.Dans la foulée, de nouveaux programmes sur le thème du développement durable sont en préparation.Ils devraient accueillir leurs premiers étudiants dès janvier 2013.« Nous travaillons à leur mise en place.Il s'agira de formations de deuxième et de troisième cycle », indique Catherine Mulligan, vice-doyenne de recherche et des études supérieures à la faculté d'ingénierie.La subvention permettra la formation d'une vingtaine d'étudiants pa r a n née.Des pa r tena i res sont actuellement recherchés a fin d'en accueillir davantage.Le nouvel institut s'intéressera à la recherche de solutions durables dans différents domaines tels que l'énergie solaire, le traitement des eaux et les immeubles intelligents.« Nous envisageons notamment un projet afin d'intégrer les énergies durables dans un édifice.Ce serait un bâtiment fonctionnant pratiquement sans énergie de l'extérieur, illustre M me Mulligan.Un projet vise également à réduire la production de gaz à effet de serre dans le traitement des eaux usées.Nous pourrions utiliser le méthane généré par le processus pour créer de l'énergie.» Des chercheurs de différentes disciplines y travailleront de concert.D'autres universités de la région de Montréal, mais aussi de l'étranger, notamment de Kyoto et de Hanoi, sont également partenaires de l'institut.«Cela permettra à nos étudiants de faire des stages à l'étranger et à ceux d'ailleurs de venir chez nous», souligne M me Mulligan.Afin de mieux s'adapter aux exigences de la société moderne, la faculté de médecine de l'Université McGill est en train de revoir son programme et réserve une place de choix à la médecine générale.« Nou s avon s ent a mé not re réflexion il y a deux ans.Nos programmes sont bons, mais nous voulions être sûrs de bien répondre aux valeurs et aux besoins de la société, explique David Eidelman, doyen de la faculté de médecine.Or, les médecins de famille sont des personnesclés dans les soins de première ligne.Dès le mois d'août, tous nos étudiants de prem ière a n née en méde c i ne devront donc passer du temps deux fois par mois dans le bureau d'un médeci n de fa m ille.» L'objec ti f : inciter les étudiants à opter pour une carrière en médecine familiale.Convaincre les médecins déjà fort occupés de prendre un étudiant sous leur aile représentait un défi, que l'Université a réussi à relever.L'institution mise également sur une meilleure collaboration entre ses étudiants en médecine et les autres professionnels de la santé comme les infirmières et les spécialistes de la réadaptation.« Le travail d'équipe fait maintenant partie de la pratique moderne.C'est important que nos jeunes médecins soient bien formés pour le faire », souligne M.Eidelman.Bâtir un monde meilleur.L'Institut de recherche sur l'eau s'intéressera à la recherche de solutions durables dans différents domaines, explique Catherine Mulligan, vice-doyenne de recherche et des études supérieures à la faculté d'ingénierie de l'Université Concordia.PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE BISHOP'S Ouverture de trois labos de calibre mondial ANNIE BOURQUE COLL ABOR ATION SPÉCIALE Présente sur la scène universitaire québécoise depuis plus de 40 ans, l'Université du Québec à Trois-Rivières joue un rôle prépondérant dans la formation d'une main-d'oeuvre qualifiée, prête à relever les défis inhérents au monde du travail d'aujourd'hui et de demain.Grâce aux talents de ses professeurs-chercheurs, qui n'hésitent pas à sortir des sentiers battus en proposant des projets innovateurs, l'UQTR contribue également activement à l'avancement du savoir.Cette année, l' Université Bishop's ouvre trois laboratoires de recherche de calibre mondial spécialisés en sciences environnementales, en psychologie de la santé et du mieux-être et en sciences informatiques.« Il y a deux ans, nous avons aussi investi 7 millions dans la rénovation complète des laboratoires d'enseignement des sciences dont la biologie, la biochimie, la chimie et les sciences environnementales », explique BenoitAntoine Bacon, doyen de la faculté des arts et des sciences et vice-recteur associé à la recherche.Le 3 octobre, on a inauguré le laboratoire en sciences environnementales axé sur les changements climatiques.Sur place, on trouve des équipements à la fine pointe de la technologie, dont de puissants microscopes et une gamme d'accessoires afin de faciliter le travail sur le terrain.« Les étudiants y reçoivent une formation pratique qui cadre bien avec notre mission », ajoute M.Bacon.Situé dans le secteur Lennoxville, dans la région de Sherbrooke, l'établissement construit en 1843 compte aussi un observatoire d'astrophysique doté d'un nouveau télescope.Le 29 novembre, l'Université célébrera l'ouverture d'un laboratoire en psychologie de la santé et du bien-être.« Nos départements de biologie et psychologie ont créé des programmes axés sur la santé.Les futurs médecins y suivent par exemple des cours de biologie, de physiologie ou de génétique.» En psychologie, le cours va au-delà de la formation générale.Les étudiants acquièrent des notions sur la psychologie de la santé, du sport, de la nutrition et du mieux-être.De plus, certains d'entre eux poursuivent des recherches sur un sujet qui touche de nombreux travailleurs, l'épuisement professionnel.Finalement, en janvier, le laboratoire en sciences de l'informatique sera inauguré.« On assiste de nouveau à un engouement pour l'informatique en réponse à l'arrivée des nouveaux iPad et iPhone », indique M.Bacon.L'ouverture de ces trois laboratoires est rendue possible grâce à une subvention de 1,5 million provenant en partie de la Fondation canadienne en innovation (FCI) du gouvernement fédéral.À l'Université Bishop's, la moitié des 2400 étudiants choisissent les sciences humaines ou sociales.Cette année, l'établissement sherbrookois propose un nouveau programme en arts libéraux (Liberal Arts) qui est offert dans plusieurs collèges de la Nouvelle-Angleterre.« Cette formation vise à donner une base solide à l'étudiant qui suivra des cours sur les civilisations occidentales, dont les études classiques, la philosophie, la religion, la littérature, mais aussi en sciences sociales et en langues modernes », précise M.Bacon.Les grands thèmes abordés sont entre autres l'éthique, le pouvoir et la citoyenneté.« Nous croyons important de former des étudiants, mais nous voulons surtout qu'ils développent leur pensée critique, leur réflexion et leur leadership.» L'ensemble des étudiants ont l'occasion d'apprendre une ou plusieurs la ngues, dont l'a ngla is, fra nça is, l'allemand, le japonais, l'italien et l'espagnol.L e vice-rec teu r associé conclut l'entretien en précisant que le nombre d'étudiants a augmenté de 40 % au cours des cinq dernières années.Le quart de la population étudiante est francophone.Programme des arts libéraux Psychologie de la santé et mieux-être \f LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 13 NOVEMBRE 2012 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 5 PORTFOLIO PROGRAMMES UNIVERSITAIRES UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE Droit et politique dans la même classe ANNIE BOURQUE COLL ABOR ATION SPÉCIALE Suzanne Manningham, directrice des programmes de psychoéducation à l'Université Laval.PHOTO ÉRICK LABBÉ, LE SOLEIL UNIVERSITÉ LAVAL Psychoéducation MARTINE LETARTE COLL ABOR ATION SPÉCIALE Parmi les nouveautés de l'automne 2012, l'Université de Sherbrooke offre une nouvelle méthode d'enseignement bidisciplinaire aux 18 étudiants inscrits aux différentes maîtrises en droit et en études politiques appliquées.Le nouveau cheminement allie le droit et la politique internationale.« Nous faisons du team teaching [coenseignement].Cela signifie que deux professeurs, dont l'un formé en droit et l'autre en politique, enseignent en même temps dans la même classe », explique Geneviève Dufour, coresponsable de ce programme inédit.« Aujourd'hui, il n'est plus possible de faire du droit international sans tenir compte de l'influence des enjeux politiques.Nous formons des gens capables de réfléchir à la problématique de ces deux notions », ajoute-t-elle.Le personnel enseignant comprend des personnalités connues, dont Sami Aoun, professeur titulaire à l'École de politique appliquée, spécialiste du Formation axée sur la pratique Le continuum de formation baccalauréat-maîtrise en psychoéducation est offert à l'Université Laval depuis 2010.L'établissement procède à un écrémage au moment de l'admission au baccalauréat.« Nou s recevon s de 5 0 0 à 6 0 0 demandes par année, mais nous acceptons de 80 à 85 étudiants », affirme Suza n ne Ma n ningha m , directrice des programmes de premier et de deuxième cycle en psychoéducation à l'Université Laval.« Ainsi, nous évitons un trop grand contingentement à la maîtrise, précise-t-elle.Le continuum de formation dure cinq ans.Les étudiants ont leur diplôme de baccalauréat après leurs trois premières a n nées de formation, mais nous leur assurons qu'ils accéderont à la maîtrise si la moyenne de leurs résultats est de 3,2 ou plus.Nous nous disons que si ces étudiants sont forts pour entrer au baccalauréat, ils le resteront pour la maîtrise.» Pour obtenir le titre de psychoéducateur, le diplôme de maîtrise est exigé.Les étudiants provenant des régions sont encouragés à y retourner pour faire leurs stages et ensuite leur carrière.« Nous avons une plateforme vidéo qui sert à superviser à distance les étudiants en stage dans les régions », précise M me Manningham.Les psychoéducateurs travaillent dans le milieu de l'éducation, mais aussi dans le réseau de la santé et dans d'autres établissements comme les centres jeunesse, les maisons de transition, les centres de crise et les bureaux privés.Moyen-Orient et de l'islam.On note aussi la présence d' Hervé Cassan, professeur titulaire à la faculté de droit et ancien conseiller de Boutros Boutros Ghali, ex-secrétaire général de l'Organisation des Nations unies à New York.L'enseignement est par ailleurs fortement axé sur des expériences pratiques.« Nos étudiants simulent par exemple la tenue d'une assemblée du Conseil de sécurité des Nations unies et débattent de l'entrée possible du Kosovo », précise M me Dufour.Quelques étudiants pourront bientôt vivre une expérience unique sur le plan international en participant à un concours de plaidoiries en Roumanie.Le 26 novembre, une dizaine d'autres se rendront à la Conférence de Doha, au Qatar, afin d'assister aux négociations internationales sur les enjeux climatiques de l'après-Kyoto.À la fin de leurs études, certains pourront faire un stage ici ou à l'étranger, et réaliser un mandat réel pour une entreprise ou une organisation spécialisée en relations internationales dans une ONG ou à l'intérieur d'un ministère, notamment.Geneviève Dufour, coresponsable du nouveau cheminement en droit international et politique internationale appliqués.PHOTO FOURNIE PAR L'UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE L'innovation a une adresse.Parmi les 50 plus grandes entreprises du Québec, 21 ont des activités de recherche et d'innovation avec l'ÉTS.Près de 75% des activités de recherche et d'innovation sont effectuées en collaboration avec l'industrie, dont de nombreuses PME.Quelle que soit la taille de votre entreprise, quel que soit votre marché, nous avons des idées pour répondre à vos besoins d'innovation et satisfaire vos ambitions.Visitez-nous au www.etsmtl.ca/innovation et découvrez pourquoi.514 396-8598 · INNOVATION@ETSMTL.CA \f 6 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 13 NOVEMBRE 2012 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll PORTFOLIO PROGRAMMES UNIVERSITAIRES INRS De nouveaux équipements à la fine pointe NATHALIE CÔTÉ COLL ABOR ATION SPÉCIALE L' I n s t it u t n a t io n a l d e l a recherche scientifique (INRS), établissement universitaire spécialisé dans les sciences de haut niveau, bénéficie depuis peu de deux nouveaux laboratoires et d'équipements à la fine pointe de la technologie.De nouvelles formations sont aussi en préparation pour les étudiants.En octobre, des subventions totalisant plus de 800 000$ ont servi à équiper deux laboratoires du centre EMT (Énergie Matériaux Télécommunications) de l'I N RS.Le premier sera consacré à des travaux de recherche afin de créer des interfaces d'ordinateur intelligentes capables de s'adapter à l'état mental, à la santé mentale et à l'environnement de l'usager.Cette technologie laisse entrevoir de nombreuses applications dans le domaine de la santé.Le second permet de faire des recherches sur les nanopa r tic u les lu m i nes centes .L'objectif est de concevoir des outils capables de diagnostiquer et de traiter plus rapidement et efficacement des maladies comme le cancer.P a r a i l le u r s , l ' I n s t i t u t Armand-Frappier a acquis des équipements de pointe d'une valeur de près de 1 million.Ils permettront d'étudier les interactions entre les cellules dans la transmission de maladies.Les chercheurs pourront aussi analyser avec grande précision la réponse immunitaire à la suite d'une infection ou d'une vaccination.« Nous formons des étudiants en recherche par la recherche.Il y a des cours magistraux, mais l'essentiel de la formation est sur le terrain, dans des laboratoires.Ce type d'infrastructures nous permet d'offrir des milieux de formation très riches », note Ph ilippe-Edw i n Béla nger, directeur du service des études supérieures et postdoctorales de l'INRS.De nouvelles formations Pa r ailleu rs, l' I N R S s ou h a ite me t t re e n pla c e davantage de courtes formations.« L'objectif est d'offrir des formations universitaires ciblées pour répondre à des besoins précis d'entreprises, i nd iq ue M .B éla nge r.C e sont des formations adaptées aux gens déjà en milieu de travail et qui ont besoin de perfectionnement professionnel.» D'ailleurs, un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) en pratiques de recherche et d'action publique ainsi qu'un programme court en mobilisation et transfert de connaissances commenceront en janvier.D'autres devraient suivre au cours des prochaines années.De plus, l'université souhaite que ses étudiants à la maîtrise et au doctorat acquièrent certaines compétences.« On souhaite continuer à leur offrir une formation scientifique de haut niveau, mais aussi des cours permettant d'augmenter leur employabilité.On pense notamment à la gestion de projets, à la communication et à la rédaction scientifique », explique M.Bélanger.Ceux-ci Philippe-Edwin Bélanger, directeur des études supérieures et postdoctorales.PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE seront éventuellement inclus aux programmes de formation existants.Cet automne, un projet-pilote a été mis en place avec M itacs, organisme de Vancouver.« Il offre une première formation en gestion de projets accréditée par le Project Ma nagement I nstitute au x États-Unis.Elle n'est toutefois pas créditée pour l'instant.» Enfin, des partenariats avec des universités étrangères, Projets internationaux d a n s l e b u t d 'o f f r i r d e s progra m mes com mu ns, devraient être annoncés sous p e u .I l s per me t t r ont au x étudiants de décrocher deux diplômes et d'étudier un an dans un autre pays.Des discussions sont en cours avec des universités d'Europe et d'Afrique du Nord.E n 2 010 , u ne pre m ière entente a été conclue avec u ne u n iversité ma ro c a i ne afin de proposer une maîtrise en sciences de l'eau.POLYTECHNIQUE Au service de la santé, de l'environnement et de l'aérospatiale NATHALIE CÔTÉ COLL ABOR ATION SPÉCIALE Le génie au service du système de santé, du développement durable et de l'aérospatiale : voilà notamment ce que propose l'École polytechnique à ses étudiants.S'inspirer de l'industrie pou r a mél iorer la per for mance des hôpitaux ?C'est l'idée der rière les pro gra m mes d'i ngén ierie des systèmes de santé.Ils sont offerts en diplôme d'études supér ieu res spéc ia lisées (DESS) et à la maîtrise (le premier s'imbrique dans la seconde).« I l existe des méthodes de génie industriel dans les entreprises pou r résoud re un ensemble de problèmes.On ne peut pas les appliquer directement, on ne gère pas une usine de la même manière qu'u n hôpita l.I l y a u ne façon différente de travailler, m a i s le s pr i n c ip e s s ou s jacents du génie industriel sont les mêmes, soutient Jean Dansereau, directeur adjoint aux affaires académiques et internationales et directeur des études supérieures.Je pense que ce sera très utile à l'avenir pour gérer notre système de santé de manière plus efficace.» Par ailleurs, l'institution a également réaménagé ses pr o g r a m m e s e n d é velo p pement durable afin qu'ils soient m ieu x adaptés au x besoins des étudiants.« Nous avions créé, au fil des ans, c i nq D E S S d i f fé r e n t s e n développement durable, touchant chacun un thème particulier.La difficulté, c'était que des étudiants voulaient pou r su iv re à la m a ît r ise .Ma is cela dema nde des Développement durable éléments qu'on ne trouve pas dans un DESS.Cela dit, nous voulions ga rder les DESS, car cela convient mieux à certaines personnes », explique M.Dansereau.Pour régler le problème, la structure des programmes a été revue.L'École polytechnique propose maintena nt u n m ic roprogra m me en développement du rable et cinq options différentes pour le DESS.Les mêmes options sont en su ite of fer tes à la maîtrise.« L'étudia nt peut commencer avec le microprogramme et finalement poursuivre jusqu'à la maîtrise.Tous ses cou rs lu i seront reconnus.Les programmes s ont c om me de s p ou p é e s russes, ils s'imbriquent les uns dans les autres », précise M.Dansereau.Il espère que la nouvelle structure attirera davantage d'étudiants.Éric Germain, responsable de la promotion des programme académiques.PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE ETS Répondre aux besoins du milieu ANNIE BOURQUE COLL ABOR ATION SPÉCIALE Dès janvier, l'ETS (École de technologie supérieure) offrira deux nouveaux programmes de maîtrise.Le premier est axé sur la gestion des infrastructures urbaines et le second, sur la sécurité au travail.« Nous répondons à la demande des municipalités, de l'industrie de la construction et du milieu de la recherche.Les défis en construction sont énormes et nous avons besoin de former des gens qualifiés », explique Éric Germain, responsable du bureau de la promotion des programmes académiques à l'ETS.Jusqu'à ma i ntena nt, les ingénieurs apprenaient ces notions directement sur les chantiers de construction au contact de leurs collègues ou de leurs patrons.spécialistes en sécurité du travail.Ce programme de 45 crédits a été conçu en tenant compte des ex igences du Consei l canadien des professionnels en sécurité agréés (CCPSA).« L e s profe s sion nel s en ingénierie, dont les ingénieurs en génie mécanique ou industriel, ont intérêt à suivre ces cours dont l'accent porte sur la sécurité au travail », note le porte-parole de l'ETS.Les préalables sont un baccalauréat en génie, sciences pures, sciences appliquées, science de l'activité physique, médecine du travail, sciences de l'environnement ou administratives.L a m a î t r i s e e n ge s t io n des infrastructures urbaines donne droit à 45 crédits.L'objectif est l'acquisition de connaissances en tenant compte de l'aménagement du territoire, de l'urbanisme et de la gestion pluviale.Le programme s'adresse aux titulaires d'un baccalauréat en génie, en urbanisme, en sciences appliquées ou administratives.La période d'inscription est en cours.Dans les critères d'admission, une note laisse entrevoir qu'il est préférable de maîtriser l'anglais puisqu'un grand no m br e d e m a nu el s s o n t publiés dans cette langue.Maîtrise en gestion des infrastructures urbaines L'ETS prévoit aussi offrir une nouvelle formation de maîtrise en génie des risques de santé et de sécurité.Ce cours vise à répondre à la pénurie appréhendée de Maîtrise en génie des risques de santé et de sécurité Chaque étudia nt aura le choix de rédiger un mémoire ou d'entreprendre une réalisation plus concrète.« Chez nous à l'ETS, on se démarque par notre projet d'intervention en entreprise qui est supervisé à la fois par un professeur et par un répondant dans l'entreprise.Cela n'est pas un stage.L'étudiant intègre ses connaissances en concevant par exemple un projet inédit ou en mettant en place un processus afin d'améliorer les procédés », précise M Germain.Si l'étudiant réussit son projet en entreprise, cela équivaut à 15 crédits, soit le tiers de sa maîtrise, ou 675 heures de travail.« C er t a i n s optent plu tôt pour la rédaction d'un mémoire d'une centaine de pages qui répond à des critères de rigueur scientifique.Le travail sera alors supervisé par l'un de nos professeurs.» De plus, dès l'an prochain, l'ETS diffusera sa maîtrise en gestion de projets d'ingénierie dans toutes les régions du Québec.Il reste encore des modalités de fonctionnement à mettre en place avant d'en faire l'annonce officielle.Projet d'intervention en entreprise \f LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 13 NOVEMBRE 2012 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 7 PORTFOLIO PROGRAMMES UNIVERSITAIRES UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À TROIS-RIVIÈRES Un premier programme en criminalistique MARTINE LETARTE COLL ABOR ATION SPÉCIALE Une concentration en criminalistique est maintenant offerte dans le cadre du baccalauréat en chimie de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).C'est une première au Québec.« On est en train de créer un nouveau métier au Québec : le généraliste de la trace », affirme Frank Crispino, professeur en criminalistique nouvellement recruté par l'UQTR.C et te d is c ipl i ne appa r t ient au vaste domaine des sciences légales.Elle s'intéresse à l'exploitation et à l'étude des traces physiques, vestiges d'activités criminelles, délictueuses ou accidentelles.Le profil a été créé à l'UQTR grâce à la collaboration de l'École nationale de police du Québec et du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale.L' École des sciences criminelles de l'Université de Lausanne, pion nière da ns le doma ine de la criminalistique, a aussi fourni une assistance.Les employeurs potentiels des diplômés sont les laboratoires de services en criminalistique, les corps policiers, l'industrie de la sécurité, les services d'expertise en sinistre, ainsi que les services gouvernementaux de laboratoire, de surveillance, d'inspection, de détection et d'investigation en matière d'accidents, de sinistres et d'activités litigieuses.« Un diplômé pourrait travailler par exemple sur des cas de contrefaçon.On peut récupérer sur des objets des renseignements sur le mode de fabrication qui peuvent nous mener à la manufacture », précise le professeur expert L'UQTR offre dorénavant une concentration en criminalistique.PHOTO LE NOUVELLISTE en criminalistique, qui a servi près de 30 ans dans la Gendarmerie nationale française.Les cours offerts dans le profil sont variés : photographie scientifique, traces humaines, identification d'objets, narcotiques, stupéfiants et toxicologie, enquêtes sur les lieux, droit et preuve matérielle, etc.« C'est un champ d'expertise très exigeant et pluridisciplinaire, affirme M.Crispino.Nous commençons par bien asseoir le profil, mais nous pensons aussi à la création de programmes de cycles supérieurs.» L e ba c c a lau ré a t e n c h i m ie de l'UQTR est reconnu par l'Ordre des chimistes du Québec.UNIVERSITÉ DU QUÉBEC EN OUTAOUAIS Nouveau laboratoire lié à la santé des familles ANNIE BOURQUE COLL ABOR ATION SPÉCIALE L'Université du Québec en Outaouais (UQO) implante cet automne un nouveau laboratoire lié à la Chaire de recherche sur la santé psychosociale des familles.On y fait l'étude de nombreux phénomènes, dont l'impact d'un deuil ou de la naissance d'un enfant, le stress, la dépression, les difficultés conjugales.« C'est un projet unique au Canada.De g ra nds laboratoi res ont été construits dans les deux campus de l'UQO situés à Gatineau et à SaintJérôme.Ils sont reliés par un système de télécommunications de haute technologie », indique Francine de Montigny, professeure en sciences infirmières et titulaire de la chaire.Déjà, des parents des régions des Laurentides et de l'Outaouais participent au x différents projets du Centre d'études et de recherche en intervention familiale, qui compte 14 chercheurs.« Nous enregistrons, par exemple, la rencontre d'un groupe de parents endeuillés qui se tient à Gatineau.Cet enregistrement est retransmis dans le laboratoire de SaintJérôme.L'image est projetée sur un mur et non sur un écran de télévision.Nous avons l'impression qu'ils sont directement dans notre salle même si 2 0 0 k m nous sépa rent », raconte M me de Montigny.Le témoignage des parents est essentiel pour les étudiants en psychoéducation, en sciences infirmières ou en travail social.Des professionnels travaillant dans les hôpitaux participent aussi à la formation.« On leur montre des modèles d'intervention.Devant le récit d'un père endeuillé, par exemple, que va suggérer la future infirmière ?Les parents, de leur côté, savent que leur expérience servira de matériel pour améliorer les soins aux familles.» Francine de Montigny, titulaire de la Chaire de recherche sur la santé psychosociale des familles.PHOTO FOURNIE PAR L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC EN OUTAOUAIS En 2013, l'UQO projette par ailleurs l'ajout d'un nouveau baccalauréat en enseignement en adaptation scolaire du secondaire.« Ce programme existe déjà chez nous, mais seulement pour le primaire.Nous allons former des spécialistes dans l'intervention auprès des jeunes vulnérables, susceptibles de décrocher.C'est un enjeu important dans notre société.Nous constatons une pénurie d'enseignants spécialisés dans ce domaine », explique Denis Dubé, vice-recteur à l'enseignement et à la recherche à l'UQO.Spécialistes de la persévérance scolaire FIERS DE VOUS REPRÉSENTER DES PERSONNES COMME VALÉRIE FONT DE MCGILL UNE UNIVERSITÉ DE CLASSE MONDIALE.NÉE À FLEURIMONT EN ESTRIE, L'ÉTUDIANTE VALÉRIE GRAND'MAISON a remporté trois medailles et a signé un record du monde au 200 mètres quatre nages aux Jeux paralympiques de Londres 2012.McGill se classe 18e parmi les meilleures universités au monde et 1re au Canada*.Quel est le lien?L'Université McGill ne serait pas ce qu'elle est sans le talent, le travail assidu et l'engagement des professeurs, employés et étudiants exceptionnels comme Valérie.Et tout comme elle, nous sommes fiers de représenter le Québec et le Canada sur la scène internationale.UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À RIMOUSKI Enseignement 2.0 et laboratoire sous-marin NATHALIE CÔTÉ COLL ABOR ATION SPÉCIALE Université du Québec à Rimouski rime avec technologie.En effet, l'institution a créé le premier programme de baccalauréat en enseignement totalement en ligne.Elle aura également sous peu un tout nouveau laboratoire pour explorer les fonds marins un peu partout dans le monde.L e s c ou r s s u r le web ava ie n t commencé à faire leur place dans le bacca lau réat en enseig nement profession nel depuis u n moment.Mais ce dernier vient d'être reconnu com me progra m me totalement en ligne par le ministère de l'Éducation du Québec (M ELS).Actuellement, 650 étudia nts de partout au Québec suivent ce prog ra m me .« L es t rois qua r ts sont d e s e n s eig n a n t s d e s c e n t r e s d e formation professionnelle.Ce sont de s s pé c ia l i ste s de c ontenu .I l s doivent maintena nt faire u n bacca lau réat en enseignement, indique Marie Alexandre, responsable du pr o g r a m me .L e s au t r e s s o n t des personnes encore actives dans leu r i ndustrie, ma is qu i veu lent devenir enseigna nts en formation professionnelle.» I l va s a n s d i r e q u e p o u r c e s ét ud ia nts , la for mation en l ig ne constitue un avantage de taille pour concilier travail, famille et études.« L es cou rs sont offerts de façon asynchrone, c'est-à-dire que les étudiants peuvent accéder au contenu n'importe qua nd.I ls n'ont pas à être devant leur écran à un moment précis », souligne M me A lexa ndre.Différents outils comme un forum de discussion, la vidéoconférence, le courriel et le téléphone permettent aux étudiants de communiquer entre eux et avec leurs professeurs.De plus, tout le matériel de cours est en format numérique.Ce baccalauréat permet d'enseigner dans l'un des 140 programmes de for mation profession nel le du Québec.Par ailleurs, l'Institut des sciences de la mer de l'UQA R pourra dès l'été prochain étudier les effets du réchauffement climatique et de la contamination par les hydrocarbures sur les algues à Rimouski.Le financement du projet n'est pas terminé, mais à lui seul, le laboratoire mobile coûtera environ 660 000 $.« L'avantage avec ce type d'équipement, c'est que toutes les variables sont contrôlées, comme dans un vrai laboratoire, mais en milieu naturel.Et comme il est dans deux gros conteneurs, on peut le transporter », note Gustavo Ferreyra, chercheur à l'origine du projet.Le laboratoire peut émettre pa r satellite, ce qui permet l'accès aux données en temps réel.Plusieurs universités sont partenaires.Le laboratoire voyagera en Argentine, au Brésil et au Mexique.Éventuellement, il pourrait même être utilisé dans les régions polaires (en été seulement).Les chercheurs et les étudiants des différentes institutions pou r ront en bénéfic ier.L'équipement peut aussi être adapté facilement pou r réa liser d'autres types de recherches.Étudier les fonds marins de l'Amérique * Palmarès universitaire mondial QS 2012 \f 8 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 13 NOVEMBRE 2012 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll PORTFOLIO PROGRAMMES UNIVERSITAIRES UNIVERSITÉ DU QUÉBEC EN ABITIBI-TÉMISCAMINGUE Une maîtrise pour l'industrie minière ANNIE BOURQUE COLL ABOR ATION SPÉCIALE L' Université du Québec en A bit ibi-Té m i s c a m i ng ue (UQAT) se démarque par ses initiatives inédites, dont une nouvelle spécia lisation en gestion appliquée à l'industrie minière.Il s'agit d'un projet-pilote de la maîtrise en administration des affaires (MBA pour cadres), un programme de l' UQA M offert en extension à l'UQAT.« Cette spécialisation en f ra nça is est u ne prem ière mondiale qui a été élaborée chez nous grâce au soutien de la Chaire en entrepreneuriat minier UQAT-UQA M , avec la collaboration de l' I nstitut de recherche en mines et environnement de l'UQAT », explique Suzanne Durand, professeure-chercheuse et responsable du programme.« On s'adresse à des cadres en entreprise ou à des gens qui travaillent dans les mines ou ailleurs.Ils viennent chercher une base sur les entreprises minières, mais avec un point de vue de gestionnaire.» Les professeurs de ce programme ont tous une expertise dans le domaine minier.Un projet de recherche unique au monde portant sur la prévention de la violence scolaire a aussi vu le jour cette année.En août, en pleine canicule, 14 enseignants du secondaire de la com mission scola ire Harricana ont entrepris une formation d'une semaine qui s'échelonnera sur les trois prochaines années à raison de 10 jours par année.Contrer la violence scolaire Dès le début des classes, en septembre 2012, plusieurs participants de la formation ont commencé à établir une relation significative avec l'élève.« Le but du projet Bâtir la paix dans ma classe un élève à la fois est de donner des outils aux professeurs afin d'établir un mode de fonctionnement qu i pou r ra it préven i r les comportements dérangeants », précise la chercheuse Martine Cou rnoyer, qui fa it pa rtie du projet avec deux autres chercheurs.M me Cournoyer, professeure en psychoéducation, rappelle qu'il n'existe pas de recette magique.« L a violence en milieu scolaire atteint des proportions inimaginables.Cela va au-delà de la simple bagarre ou de la bousculade.Certains ont des comportements très agressifs envers leurs pairs et leurs enseignants.» Dès le début des classes, en septembre 2012, plusieurs participants de la formation ont commencé à établir une relation significative avec l'élève.« Durant le programme, ils ont appris à être sensibles au comportement de l'enfant agressif et à comprendre sa souffrance », ajoute M me Cournoyer.Manon Belzile, directrice de l'école secondaire La Calypso, à A mos, observe déjà des retombées positives.« L es enseignants ne parlent plus aux élèves de la même façon.Les élèves ne se sentent pas attaqués et ils se sentent même compris.On assiste à un beau climat de collaboration.» Le projet est même exportable.Les chercheurs Alexandre Beaulieu et André Gagnon ont d'ailleurs participé à un colloque mondial sur la violence à l'école qui s'est tenu en avril Suzanne Durand, professeure-chercheuse à l'UQAT et responsable du programme de maîtrise qui s'adresse aux cadres.PHOTO FOURN IE PAR MATHIEU DUPUIS, UQAT 2011 à Mendoza, en Argentine.« De nombreux pays étaient intéressés par notre projet », dit Stéphanie Duchesne, agente d'information de l'UQAT.D e pu i s u n a n et dem i , l' UQAT a mis en place un partenariat avec les communautés inuites de Puvirnituq Formation à distance avec les Inuits et d'Ivujivik, au nord-est du territoire de la Baie-d'Hudson.La vidéoconférence permet notamment l'enseignement à distance.Le projet répond aux besoins de formation des futurs enseignants inuits.À partir de Rouyn-Noranda, la professeure Glorya Pellerin peut par exemple superviser une étudiante en stage dans une classe située dans le Nord-du-Québec.UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À CHICOUTIMI Le bois fait sa place dans le génie civil ANNIE BOURQUE COLL ABOR ATION SPÉCIALE Depuis le début de l'automne, l ' Un iver sité du Q uébe c à Chicoutimi (UQAC) a ajouté le volet « Structure en bois » dans son programme de génie civil.« Cela comble un besoin.Au Québec, nous formons des Dans plusieurs facultés de génie civil, les cours de matériau et de structures en bois sont généralement optionnels (donc non obligatoires).À l' UQAC, les étudiants sont obligés de suivre les cours « M atériau x renouvelables pour l'ingénieur » et « Bases de conception des structures en À l'UQAC, les étudiants en génie civil sont obligés de suivre les cours « Matériaux renouvelables pour l'ingénieur » et « Bases de conception des structures en bois ».De plus, le bois est intégré dans quatre autres cours permettant d'apprendre comment calculer et concevoir des bâtiments dans ce matériau.ingénieurs civils spécialisés en béton et en acier, mais ils ne connaissaient pas ou très peu le bois, parce qu'il n'y avait pas de formation sur ce matériau », explique Sylvain Ménard, professeur en génie civil, structu re en bois, à l'UQAC.bois ».De plus, le bois est intégré dans quatre autres cours permettant d'apprendre comment calculer et concevoir des bâtiments dans ce matériau.M.Ménard a été formé à l'École nationale supérieure des technologies et industries du bois, en France, et à l'École polytech nique fédéra le de Lausanne, en Suisse.L'ingénieur forestier et civil parle de l'accueil chaleureux de la part de ses 26 étudiants.« Ils incorporent maintenant le bois à leurs projets de structure et restent plus longtemps aux Travaux pratiques.J'y vois là une grande motivation et un réel engouement de leur part.» Penda nt leu r for mation , les futu rs i ngén ieu rs font des visites concrètes dans les entreprises spécialisées dans le secteur du bois.DES COURS OUTRE-MER POUR 3500 ÉTUDIANTS Depuis 1970, l'UQAC réalise des collaborations scientifiques avec des établissements situés un peu partout dans le monde.Au milieu des années 90, des ententes ont été conclues afin d'offrir des formations à l'étranger.Au Maroc, l'UQAC présente par exemple son programme « délocalisé » de maîtrise en gestion des organisations dans quatre villes : Fès, Rabat, Casablanca et Marrakech.« Notre avons 3500 étudiants qui suivent nos cours à l'étranger, dont 2000 en Chine.On se démarque chez nous par notre ouverture sur le monde, et cela profite à nos professeurs et à nos étudiants », explique Jean Wauthier, directeur du Bureau des affaires publiques de l'UQAC.En Chine, la toute première collaboration a été réalisée en 1985 avec l'Université scientifique de Chine.Depuis ce temps, d'autres formations sont offertes dans ce pays par l'intermédiaire de l'UQAC, dont la maîtrise en gestion de projets et les baccalauréats en informatique de gestion, en animation 3D et en design numérique.« En septembre, nous avons présenté pour la première fois la maîtrise de gestion des organisations au Viêtnam et nous avons des projets avec d'autres pays, dont le Pérou, la Colombie, le Brésil.Tout cela est rendu possible grâce à notre Bureau de développement international qui signe ces ententes », précise M.Wauthier.- Annie Bourque, collaboration spéciale Nouveau programme Depuis septembre, 29 étudiants sont inscrits au nouveau programme en sciences (réadaptation) de l'Université McGill, offert par extension à l'UQAC.Ce baccalauréat permettra la formation de futurs physiothérapeutes.« C 'e s t t r è s p o p u l a i r e , puisque nous avons reçu 118 demandes d'admission », indique Jean Wauthier, directeur du Bureau des affaires publiques de l'UQAC.UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL Des maîtrises en génie électrique et en médias socionumériques MARTINE LETARTE COLL ABOR ATION SPÉCIALE L' Un iversité du Québec à Montréal ( UQA M) propose maintenant une concentration en médias socionumériques dans le cadre du programme de maîtrise en communication ainsi qu'une maîtrise en génie électrique.directeur du programme de maîtrise en génie électrique.L e professeu r don ne l'exemple de sociétés pharm a c eut iq ue s q u i peuvent faire des tests automatisés pour vérifier l'effet de produ it s s u r de s s ubs t a nc e s biologiques.O n a ssiste éga lement à une multiplication d'objets « Le programme met vraiment l'accent sur la conception de systèmes puisque c'est ce qui se fait en Amérique du Nord alors que la production est une industrie plus lourde qu'on trouve davantage en Asie ».- Guy Bégin, directeur du programme de maîtrise en génie électrique « E n plu s d e s s e c t e u r s traditionnels comme l'informatique et la téléphonie, la maîtrise en génie électrique ouvre la porte au développement de nouveaux champs d'applications dans cette discipline », affirme Guy Bégin, intelligents dont la conception nécessite le t rava i l d'ingénieurs.« Je pense aux panneaux afficheurs qui détectent la présence de gens, affirme-t-il.En santé, on parle d'avoir des réseaux sur la personne pour prendre son pouls, sa tension artérielle, etc.Il y a aussi les chaussures de course qui calculent la vitesse et les kilomètres parcourus.L'auto démarre maintenant sans clé et un système s'occupe de la position du siège.Il y a aussi les cartes à puce pour les transports en commun.» L a ma ît r ise a u n prof i l recherche et les d iplômés pou r ront donc pou rsu iv re leurs études au doctorat.Les employeurs potentiels pour les d iplômés sont au ssi nombreux.« Le programme met vraiment l'accent sur la conception de systèmes puisque c'est ce qui se fait en Amérique du Nord, alors que la production est une industrie plus lourde qu'on trouve davantage en Asie.Ici, il y a énormément de petites et de moyennes entreprises actives, par exemple, dans le domaine du transport ou du contrôle de procédés.» Avec cette maîtrise, l'UQAM permettra ainsi notamment à De nouvelles maîtrises sont maintenant offertes à l'UQAM.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE ses diplômés du baccalauréat en génie microélectronique de poursuivre leurs études au deuxième cycle.Le profil médias socionumériques de la maîtrise en communication de l' UQA M a accueilli ses premiers étudiants cet automne.« Le nouveau profil permettra de réfléchir et de porter un regard critique sur ces nouveaux outils et leurs enjeux », affirme André Mondoux, professeur à l'École des médias de l'UQAM, qui a participé à la Maîtrise en communication profil médias socionumériques création du programme.I l précise que plusieu rs éléments seront au coeur de la formation : circulation de données privées dans l'espace public, surveillance, journalisme citoyen.La maîtrise pourra se faire à temps complet ou partiel.« Le programme s'adresse donc à la fois aux jeunes qui terminent leur baccalauréat et à des gen s en emploi , i nd ique M .Mondou x.I ls peuvent t rava iller pa r exemple da ns les méd ias, la publicité ou le marketing et souhaiter réfléchir à ces nouveaux outils et à leurs conséquences.» \f "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.