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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. La Presse édition spéciale. Journal du congrès 2012
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2012-11-16, Collections de BAnQ.

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[" ÉDITION WEEK-END/SAINT-SAUVEUR 16, 17 et 18 novembre 2012 Le plus grand quotidien français d'Amérique PP40046169 FPJQ: RESTER CRÉDIBLE DANS UN MONDE POLARISÉ PAGES 8 ET 9 PAGE 3 UN MOT SUR LE TITRE PROFESSIONNEL BRIAN MYLES ÉDITION SPÉCIALE JOURNAL DU CONGRÈS 2012 LE POIDS DES MOTS, LE CHOC DU RÉSEAU MÉDIAS SOCIAUX LA CRISE ÉTUDIANTE PAGE 4 LE PROCÈS DELISLE PAGE 5 DES ÉLECTIONS À LA VITESSE DE L'ÉCLAIR PAGES 12 ET 13 PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE PAGE 11 DÉBAT SUR LA DIFFUSION DE L'ENTREVUE DE RICHARD BAIN RADIO NOTRE GUIDE DE SURVIE À SAINT-SAUVEUR PAGE 16 VOYAGES PAGE 10 LA FIN DU AM À QUÉBEC PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE DRAMES FAMILIAUX FRANÇOISE DAVID ET JEAN-MARTIN AUSSANT PAGE 14 FORUM Y A-T-IL UNE BONNE MANIÈRE D'EN PARLER?PAGE 6 Pour toute question sur le cancer Pour connaître les enjeux liés à cette maladie Pour obtenir des chiffres et faits à jour Pour coordonner des entrevues avec nos bénévoles et employés Contactez-nous 514 255-5151 abeaulieu@quebec.cancer.ca cancer.ca facebook.com/sccquebec La Société canadienne du cancer a plus d'impact contre plus de cancers dans plus de communautés que n'importe quelle autre organisation au pays.\f \f LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 16 NOVEMBRE 2012 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 3 CONGRÈS FPJQ Sans titre À pareille date l'an dernier, les membres de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) apprenaient avec stupéfaction que le projet de création d'un statut professionnel de journaliste était dans l'impasse, les principaux partenaires de l'aventure étant incapables de s'entendre à la fois sur les modalités d'attribution, ainsi que sur la finalité du titre.Prenant acte de la volonté de l'assemblée générale de donner « une dernière chance » au titre, le conseil d'administration a écrit à la ministre de la Culture et des Communications de l'époque, Christine St-Pierre, en janvier dernier.Au moment de mettre sous presse, pour reprendre l'expression consacrée, nous attendions toujours une réponse.BRIAN MYLES ont i nc ité hu mblement la F PJQ à s'en remettre à la ministre de la Culture et des Communications.Elle seule de respecter les principes d'ouverture et d'autogestion que la Fédération a toujours observés dans ce débat qui ne C ette lettre à la ministre résumait la position de la FPJQ : l'instauration d'un titre serait un facteur positif dans le développement de l'information, sous réserve qu'il ne soit pas imposé de force à ceux qui n'en veulent pas, et que le milieu journalistique reste aux commandes des modalités d'attribution.Définir qui est journaliste, ou qui ne l'est pas, est une question complexe qui ne saurait reposer entre les mains de bureaucrates ou d'une nouvelle organisation se rapportant ultimement à l'Assemblée nationale, tel que le souhaitait le ministère.La liberté de presse est trop précieuse, et les acquis sont trop fragiles pour permettre une intrusion si manifeste de l'État dans les affaires de la presse.La lettre faisait également le constat de l'incapacité de la FPJQ à fédérer les organisations du milieu journalistique autour de sa proposition initiale de titre autogéré, dans une perspective d'ouverture et de tolérance à l'égard des opposants.Nos partenaires l'entendaient autrement.Le Conseil de presse du Québec a vu dans la création d'un titre l'occasion de contraindre toutes les entreprises de presse à reconnaître son autorité suprême en matière de déontologie, en observant un code de déontologie unique et en contribuant à son financement.Le CPQ a même suggéré qu'il faille éventuellement détenir le titre pour accéder à la Tribune de presse de l'Assemblée nationale.Ces positions hégémoniques n'ont jamais été débattues au sein de son propre conseil.Certa ins sy ndicats de journalistes ont confondu le titre professionnel avec un permis de travail, quand ils n'éta ient tout si mplement pas contre l'idée même d'un titre.À leurs yeux, le titre et le code de déontologie devaient être imposés par une loi à tous les journalistes syndiqués et aux entreprises de presse.Ils cherchaient non seulement à uniformiser la profession autou r de normes communes, mais aussi à protéger les syndiqués de représailles potentielles de leur employeur.Au fi na l , ces profondes divergences philosophiques C'est grâce à la contribution de ses membres et au soutien de ses partenaires que la Fédération peut poursuivre sa mission.détenait le pouvoir de donner suite au x volontés contradictoires exprimées pa r le milieu journalistique, avonsn o u s r a p p elé .E l le s e u le pouva it présenter u n pro jet de loi que la Fédération s'engageait à appuyer, noir su r bla nc .À la cond ition fera jamais l'unanimité.C 'éta it en ja nv ier 2 011.Depuis, le débat sur le titre est entré dans sa phase hivernale.La FPJQ aura tout fait pour obtenir ce statut professionnel tant convoité par une bonne partie de ses membres.Tout, sauf renier ses principes.En terminant, je m'en voudrais de ne pas souligner la contribution exemplaire de Lise Millette, rédactrice en chef du Trente, et des artisans de La Presse.Ils ont travaillé de pair pour produire le jou rnal du congrès que vous tenez entre vos mains.Au nom de la FPJQ, je leur dis merci.C'est grâce à la contribution de ses membres et au soutien de ses pa rtenaires que la Fédération peut poursuivre sa mission.Je vous souhaite à tous un excellent congrès, à la hauteur de vos attentes et de vos ambitions.Brian Myles Président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) Christine St-Pierre, ancienne ministre de la Culture et des Communications, en discussion avec Brian Myles, président de la FPJQ.PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE \f 4 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 16 NOVEMBRE 2012 CONGRÈS FPJQ llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Une crise étudiante salutaire pour les médias ?MARC GOSSELIN Radio-Canada reconnaît tout de même que la suspicion a soustendu le discours de bien des utilisateurs des réseaux sociaux à l'égard du travail des médias lors de cette crise.«Les médias se sont fait servir leur propre médecine.» « Les citoyens qui ont accusé les médias de parti pris pendant la crise des médias se sont trompés.Certes, il y avait du contenu favorable ou défavorable aux deux parties [étudiants et gouvernement], mais c'était d'abord pour des chroniques et de l'éditorial plutôt que pour des reportages », explique Daniel Giroux, directeur du Centre d'études sur les médias (CEM).Le CEM a profité de l'occasion pour mener une étude sur le travail des médias lors de la crise étudiante.L'ensemble du matériel publié dans les quatre plus importants quotidiens montréalais (La Presse, Le Devoir, Le Journal de Montréal et The Gazette) a été passé au peigne fin par l'équipe du CEM.Les indices allaient de deux points (un article très favorable) à moins deux points (article très défavorable) aux protagonistes, c'est-à-dire le mouvement étudiant, le gouvernement et le mouvement étudiant opposé à la grève.Premier constat: c'est le gouvernement Charest qui a été le plus défavorisé dans la catégorie «nouvelle, brève, portrait et entrevue», tandis que le mouvement étudiant l'a également été, sauf dans Le Devoir, dans la catégorie «chronique et éditorial».Deuxième constat: les lettres d'opinion et le courrier du lecteur ont accentué les positions éditoriales de certains quotidiens comme Le Devoir et The Gazette.« C'est tout à fait normal, car les lecteurs s'identifient à ce qu'ils lisent dans leur journal », explique M.Giroux.«On ne peut pas dire que les médias ont dérapé ce printemps, commente Florian Sauvageau, président du Centre d'études sur les médias et professeur émérite de l'Université Laval.Par exemple, je me rappelle que j'étais directeur de la rédaction au Soleil lors du Front commun de 1972 et de l'emprisonnement des trois chefs syndicaux.Je peux vous dire qu'on accordait plus d'importance aux manifestations qu'à l'état des finances publiques.» Les résultats complets de cette étude du CEM seront présentés durant le congrès.Le photographe du Devoir, Jacque s Nadeau , n 'a r ien manqué de la crise étudiante.« J'ai travaillé 119 jours sur une séquence de 120 », dit-il.Jacques Nadeau croit qu'à titre de photographe de presse, « il faut que tu saches à qui tu as affaire ».Pas question, par exemple, de braquer ta caméra devant des membres du Black Bloc.Tu ne leur verras pas le visage, dit-il.«Le job d'un photographe de presse consiste à anticiper le mouvement et ne pas avoir peur d'aller dans la circulation», un peu à l'image d'un joueur de hockey marquant ses buts de l'enclave.Reste qu'à une occasion, Jacques Nadeau aurait préféré ne pas se retrouver au milieu de la cavalerie.Un cheval l'a chargé, le 16 mai, alors qu'il couvrait une manifestation en marge de l'assemblée annuelle des actionnaires de Power Corporation.« C'est une peur difficile à décrire.Souvent, la peur monte tranquillement, mais dans ce cas-ci, on peut parler d'une peur soudaine.Le cheval m'a fait tomber en une fraction de seconde.Un des trois appareils photo que je portais s'est brisé.En fait, le choc a été tellement violent que la lentille s'est retrouvée complètement dans le boîtier », explique le photographe.« Si le cheval avait été le moi nd rement mé c ha nt , i l m'aurait piétiné.Je continue de croire que c'était un attentat.Le trottoir où je me trouvais, rue Saint-Antoine, était large de 10 pieds.La cavalière disposait d'amplement d'espace pour m'éviter », raconte-t-il.Même si la poussière est retombée, le propos de Jacques Nadeau est toujours aussi vif.L e photographe tire des leçons de la crise étudiante.D'un point de vue personnel, il dit n'avoir jamais vu une telle énergie au Québec.Journalistiquement parlant, la crise a montré l'importance d'être su r le ter ra i n pou r regarder ce qui se passe.« On doit aller sur le terrain, parler aux gens, aux manifestants, aux policiers.Ça ne s'applique pas seulement aux reporters, mais aussi aux chroniqueurs.Qu'ils sortent », ajoute-t-il.Des médias à la hauteur Maintenant que les étudiants sont de retour dans en classe, un temps d'a rrêt s'impose pour faire le point sur le travail des médias lors de la crise étudiante.«Notre couverture de la crise étudiante a été faite selon les normes de la profession.Le débat a été tellement polarisé que certaines parties l'ont mal pris parce que les nouvelles et les reportages n'allaient pas dans le sens qu'elles voulaient», soutient Pierre St-Arnaud, journaliste à La Presse Canadienne et à NTR.Un point de vue que corrobore David Santerre, journaliste à La Presse.C'était impossible d'avoir une argumentation avec bien des manifestants, dit-il.« La crise a atteint son paroxysme lors de la reprise des cours en août.C'était devenu difficile de faire notre travail.» Les journalistes, les photographes et les cameramans ont également eu maille à partir avec les policiers.«J'ai décidé de rester avec les manifestants lors d'une prise en souricière de 500 personnes, à proximité de la rue Saint-Denis.J'ai rapporté des conversations entre les manifestants et les policiers.Surtout, je voulais voir comment ça se passait de l'intérieur.Je peux vous dire que le SPVM n'était pas content, le lendemain, de la publication de ce texte.» Le professeur de journalisme de l'École des médias de l'UQA M, Jean-Hugues Roy, abonde dans le même sens.Si on ne vit pas la manifestation comme un manifestant, comment peut-on couvrir celle-ci?demande-t-il.« C'est difficile de rapporter ce qui se passe vraiment quand on reste sur les lignes de côté», image-t-il.Les médias sociaux ont permis à plusieurs journalistes de mettre leur nez dans la circulation virtuelle.Toutefois, les collègues interrogés dans le cadre de ce reportage n'ont pas tous fait la même utilisation des médias sociaux lors de la crise étudiante.Pierre St-Arnaud, Les représentants des médias ont eu maille à partir avec certains étudiants et policiers.PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE RÉPARTITION DE LA COUVERTURE DU CONFLIT ÉTUDIANT Selon les genres journalistiques, par quotidien, sur l'ensemble de la période.LE JOURNAL DE MONTRÉAL LA PRESSE LE DEVOIR THE GAZETTE Nouvelle Chronique Lettre d'opinion et courrier du lecteur Analyse Éditorial Brève Portrait Entrevue 46 % 34 % 11 % 2% 0% 4% 1% 2% 42 % 24 % 17 % 3% 4% 6% 2% 3% 36 % 13 % 33 % 7% 4% 1% 3% 1% 49 % 15 % 23 % 5% 4% 2% 2% 0% Total 100 % 100 % l'heure à laquelle une manifestation n'était plus tolérée.» David Santerre raconte à quel point les réseaux sociaux sont devenus un véritable téléphone arabe pendant la crise.«Je me souviens d'une photo de mon collègue Ivanoh Demers, publiée à la une de La Presse durant le week-end du Grand Prix, où on pouvait voir un agent frapper durement un manifestant.Au fil des retweets, la mention que cette photo venait de La Presse est 100 % 100 % Médias sociaux et journalisme vétéran journaliste à La Presse Ca nadien ne et à N T R , ne tourne pas autour du pot : « Je n'ai pas de temps à perdre avec Twitter et Facebook.Mon boulot, c'est de rapporter ce qui se passe sur le terrain.De toute manière, n'importe qui y dit n'importe quoi.» En fait, le seul tweet utile lors de la crise était celui du SPVM déclarant une manifestation illégale, ajoute-t-il.« Ça nous permettait de préciser partie et à un certain moment, on a d it que ce n'est pas La Presse qui montrerait de telles photos!» Le professeur de journalisme de l'École des médias de l'UQA M, Jean-Hugues Roy, ne partage pas l'opinion de ses anciens collègues.La crise étudiante est plutôt l'une des rares occasions où les journalistes ont constaté que leur travail était surveillé.«C'est une bonne affaire.» L'a nc ie n j ou r n a l i s te de Une peur soudaine SUR TOUTES LES TRIBUNES scfp.qc.ca @SCFPQuebecInfos SCFP-Québec Infos \f LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 16 NOVEMBRE 2012 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 5 CONGRÈS FPJQ Couverture journalistique et live-tweeting du procès Delisle OLIVIER PARENT Le procès de Jacques Delisle s'a n nonça it historique.L e verdict du jury l'a confirmé en condamnant, pour la première fois au Canada, un ancien juge accusé de meurtre prémédité.L a cause au ra ma rqué les annales judiciaires du Québec pour une autre raison : les journalistes ont pu rapporter sur Twitter la teneur des audiences depuis la salle de cour.Une pratique mise au ban par certains observateurs ­ dont le fils de l'accusé ­ et encouragée par de nombreux lecteurs.Retour sur le livetweeting du « #procèsDelisle ».J'ai été parachuté au procès Delisle, the talk of the town à Québec.Je me suis joint à son live-tweeting, déjà amorcé par d'autres médias, avec les yeux brillants d'un jeune premier et la rigueur comme point d'honneur.J'y ai été affecté lors de la deuxième semaine, alors qu'un respecté collègue a dû s'absenter pour des raisons de santé.Le live-tweeting a été mis en branle tout naturellement par des confrères du Journal de Québec, du FM93 et de TVA.Ceux-ci ont obtenu auprès des constables spéciaux la permission d'utiliser leur appareil mobile à l'intérieur de la cour afin de limiter leurs allers et venues dans la salle.Les iPhone, Blackberry et iPad sont tolérés pour la durée du procès ?Profitons-en pour tweeter ! C'est à peu près le raisonnement qui s'est fait.Auparavant, seul le procès des Shafia, en Ontario, avait suscité un intérêt aussi grand sur Twitter, mais là encore, les journalistes s'y ruaient seulement à l'extérieur de la salle de cour ­ le juge ayant balisé l'utilisation des appareils électroniques.On compte aussi quelques causes médiatisées au Canada où le juge a donné le feu vert au live-tweeting à partir de la salle de cour, dont celle de l'ancien colonel Russell Williams, en 2010.Mais T witter n'avait alors pas le rayonnement qu'il a aujourd'hui.Le juge chargé du procès Delisle n'a émis aucun avis sur l'utilisation des appareils électroniques et des médias sociau x à l'intérieur de la salle.La couverture en direct sur Twitter s'est ainsi imposée au sein du groupe de journalistes réguliers.Dès la sélection du jury, trois ou quatre journalistes se sont remué les pouces pour y livrer les moindres détails.Ces premiers tweets ont été adoptés par les abonnés des journalistes, qui ont rapidement vu leur nombre de « suiveux » exploser, et le mot-clic « #procesdelisle » a ainsi fait son nid dans la twittosphère.Si bien qu'à la deuxième semaine du procès, Les journalistes de Québec ont utilisé à profusion la plateforme Twitter durant le procès de l'ex-juge Jacques Delisle.PHOTO JOCELYN BERNIER, ARCHIVES LE SOLEIL Aucun avis il était devenu incontournable de se mettre au live-tweeting.Sinon, on se sentait dépassé et hors jeu.Donc, sans même qu'on me le dema nde, j'ai voulu mettre ma couleur dans la couverture en direct et y représenter le média pou r lequel je travaille.J 'ig nora is encore da ns quelle aventu re je m'éta is embarqué.D 'abord , l'écoute attentive des témoignages et des contre-interrogatoires relève de l'exploit à travers les notes, les tweets et les breaking news.Bien sûr, nos gazouillis aident à synthétiser et à mettre en for me la preuve des deu x parties.Mais encore faut-il s'adonner à un tri dans le déluge d'informations débité devant la cour.À un certain point que, pendant le procès, nous en étions à détailler le diamètre de la balle ayant tué la femme de Jacques Delisle ou le curriculum vitae d'un expert appelé à la barre.Une fois dans la salle de presse, les questions fusaient de toutes parts pour s'échanger les informations loupées entre deux échanges de 140 caractères et s'assurer de la véracité de nos gribouillis.Les débats (toujours amicaux) sur notre compréhension des choses n'auraient sans doute pas été si nombreux sans les distractions de Twitter.Et la chasse aux « scoops », aussi e x a c erbé e .P a r s c o op, on entend ici les détails et spéculations qu'il fallait pianoter le premier pour s'assurer d'un ma ximu m de retweets.Qui est cette femme toujours aux côtés de Jacques Delisle ?Quel roman feuillette-t-il pendant les temps d'attente ?À quel moment son ancienne maî- J'ai voulu représenter le média pour lequel je travaille.J'ignorais encore dans quelle aventure je m'étais embarqué.tresse viendra-t-elle témoigner ?Même s'ils survivaient rarement aux versions finales de nos articles et topos, ces faits croustillants nous permettaient de nous démarquer par rapport aux informations relayées par tous.Dans cette course instantanée, quelques journalistes se sont fait accuser d'avoir un biais pro- Couronne ou d'esca moter le principe de présomption d'innocence en condamnant à l'avance l'exjuge de la Cour d'appel.Les tweetfights avec des observateurs ont certes animé nos discussions, mais n'ont pas manqué Véracité de l'information de remettre en question notre façon de livrer l'information sur Twitter.Vrai qu'elle était parfois hâtive, parfois sans nuance ni contexte en raison du nombre limité de caractères qui nous est imparti, et nous nous en confessions.De l'intérieur comme de l'extérieur, le live-tweeting a créé une certaine intensité autour du procès Delisle, le rendant encore plus palpitant qu'il l'était en réalité, soit très technique en raison de la preuve balistique.Une intensité qui a atteint son paroxysme le jour du verdict, après quelque 15 heures de délibération du jury.Des journalistes (moi compris) avaient peine à contenir leur fébrilité à quelques minutes du dénouement du procès qui les avait tenus éveillés pendant près de six semaines.Nous tweetions pour tweeter, parce que nous nous savions lus.Nous avons fait le décompte avant l'arrivée de Jacques Delisle, parlé de sa famille, des avocats de part et d'autre, des curieux, de l'ascenseur qui monte à l'étage.Des faits laconiques, presque sans saveur.important que de saisir l'émotion et la gravité dans la salle.Pour le reste, quelques souvenirs confus.Il a d'ailleurs fallu se concerter entre journalistes pour remettre de l'ordre dans les derniers instants de liberté de Jacques Delisle, que nous avons passés en partie les yeux rivés sur nos téléphones intelligents respectifs.Son né pa r le verdict, le fils de Jacques Delisle s'est emporté contre les journalistes toujours présents dans la salle alors que son père, reconnu coupable du meurtre prémédité de sa mère, était menotté et escorté par les policiers.« Je peux pas croire qu'en tant que société, on est rendus là.Criss, j'étais dans l'auto, esti, pis ça tweetait.\"Vite, vite, vite\", j'étais même pas rendu ! Ç'a pas de bon sens, [il y a] quelque chose de fucké.Ça marche pas, Twitter, ç'a pas de bons sens », a-t-il fulminé.Tout juste avant sa diatribe contre Twitter, je m'activais à y relater qu'il s'était vu refuser par les policiers un « câlin » à son père.La situation était d'une ironie déstabilisante.Avant de quitter le palais de justice, le fils Delisle nous a appelé, deux collègues et moi, à réfléchir à ses propos.Près de six mois plus tard, la réf lexion est loin d'être terminée.Le fils s'emporte Le moment attendu À la tombée du verdict, je me souviens parfaitement du moment où mon t weet « Jacques Delisle est déclaré coupable » est devenu plus \f 6 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 16 NOVEMBRE 2012 CONGRÈS FPJQ llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Le Conseil de presse du Québec se penchera sur la question de l'effet d'entraînement.PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE Drames familiaux : l'effet d'entraînement existe-t-il ?NATHALIE CÔTÉ Le procès de Guy T urcotte a fa it cou ler énor mément d'encre au printemps 2011.L'abonda nce de reportages a-t-il pu engendrer un effet d'entraînement ?Le coroner Yvon Garneau craint que oui.Dans son rapport sur un drame familial survenu en mai 2011 à Saint-Edmondde-Grantham, il recommande au C o n s ei l d e pr e s s e d u Québec « que la diffusion d'informations sur les drames intrafamiliaux soit restreinte et pertinente ».Dans le document, il cite la psychologue Suzanne Léveillée : « Ils (les personnes vivant difficilement une rupture) peuvent se sentir victimes du système judiciaire, en colère et en détresse.Ces person nes présentent u ne personnalité fragile et, face à certains stress, n'arrivent pas à se contenir et passent à l'acte.De plus, durant cette période de fragilité intense, il est fort possible qu'ils deviennent influençables devant les commentaires des gens autour d'eux, incluant les propos et événements (d ra mes fa miliaux) relatés dans les médias.» Le président de la FPJQ, Brian Myles, se dit « indigné du manque de sérieux du rapport du coroner ».« Le coroner s'est improvisé expert pour un champ dans lequel il n'a aucu ne compétence, soit l'a na lyse du discou rs médiatique et de ses effets.Il n'avance pas les preuves pour soutenir sa recommandation.Il le pense et par conséquent, il se permet de l'affirmer.Ça ne vaut ni plus ni moins que l'opinion d'un citoyen.Il n'y a rien là-dedans qui nous aide à faire le débat sur la couverture des drames familiaux », tranche-t-il.E n entrev ue, le coroner admet ne posséder aucune é t ude dé mont r a nt q ue la médiatisation de drames familiaux peut avoir un effet d'entraînement.Voilà une raison pour laquelle il recommande au comité d'experts de l'Université Laval chargé de l'étude des dossiers de drames familiaux au Québec, « de produire Manque de sérieux un rapport le plus rapidement possible étant donné l'urgence de la situation ».Cela dit, le simple fait de s'interroger sur un lien de cause à effet justifie, selon lui, « d'amener cette recommandation au Conseil de pr e s s e p ou r q u 'o n e n discute ».Par ailleurs, M.Garneau établit un parallèle entre les drames familiaux et les suicides.« On s'est aperçu que la médiatisation des suicides avait un effet d'entraînement.Depuis, une éthique journalistique s'est écrite, soulignet-il.Il y a bien des façons de parler des drames familiaux sans entrer dans les détails sordides.On peut donner de la publicité à des organismes aidant des gens en détresse au lieu d'en donner au tueur.» Dans le cas des suicides, l'Association des psychiatres du Ca nada (A PC) a effectivement publié des lignes d i re c t r ic e s de c ouver t u re médiatique.« L'explication simpliste du suicide, le compte rendu détaillé à l'excès, le ton Comme les suicides ?sensationnel ou morbide, des renseignements précis sur le moyen, l'idée que le suicide est la solution à des problèmes, ou l'accent exclusif sur les caractéristiques positives de la victime sont vus en général comme des façons de favoriser la contagion du suicide », écrit-on.D e tel le s r e c o m m a nd a tions n'existent toutefois pas pour les drames familiaux.D'ailleurs, l'APC dispose de peu de données à ce sujet.Une rare étude a été publiée en 2009 en Espagne et montre un certain effet d'entraînement dans les cas de meurtre du conjoint.Une autre, réalisée en 1989 aux États-Unis, indique que la médiatisation des meurtres et des suicides de masse a un impact sur le taux de suicide, mais pas sur le nombre d'assassinats.Le président de la FPJQ, lui, doute que la médiatisation des drames familiaux ait un effet d'entraînement.« L'impact des médias (au sens large) sur les comportements humains a été beaucoup étudié, notamment la question de la violence à la télé.Or, les études longitudinales les plus sérieuses montrent que l'exposition à la télévision n'entraîne pas plus de violence chez les jeunes.Les déterminants sociaux sont beaucoup plus importants.» De son côté, le Conseil de presse se penchera sur la question.« Nous sommes entrés en contac t avec le groupe de recherche de l'Université Laval qui étudie les drames familiaux et nous allons examiner tout ça.Il nous faut des informations plus fouillées et plus précises qui analysent les liens entre la couverture journalistique et la commission de drames familiaux », indique Guy Amiot, secrétaire général.M a is en attenda nt , ta nt M.Amiot que M.Myles rappellent qu'un certain nombre de balises encadrent déjà la couver tu re jou r na listique.« Le code de déontologie n'est pa s dépou r v u de ce côté, rappelle M.Amiot.Ce n'est pas la liberté totale où on se fout des conséquences de la couverture.» Le Conseil de presse se penche sur la question \f LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 16 NOVEMBRE 2012 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 7 CONGRÈS FPJQ Les médias québécois s'intéressent au journalisme de données depuis peu.PHOTO ARCHIVES THE ASSOCIATED PRESS JOURNALISME DE DONNÉES Y a-t-il un hacker dans la salle (de rédaction) ?STEVE PROULX S e lo n le m a g a z i n e T h i nk Quaterly (mars 2011), avant 2003, l'humanité avait généré cinq milliards de gigabits de données.Aujourd'hui, c'est la quantité que nous générons.tous les deux jours.Ce sont les déluges de statuts Facebook, de gazouillis sur Twitter, de requêtes sur Google.Ce sont aussi les millions de bases de données, publiques ou privées, renfermant à peu près tout ce que l'homme peut collectionner, compiler, calculer ou mesurer.Les données sont déjà le pain et le beurre d'une multitude d'entreprises qui en tirent des profils de consommateurs, évaluent votre cote de popularité dans les réseaux sociaux et décodent le génome humain.Or, les données peuvent aussi raconter le présent.Elles sont les artefacts du grouillement des sociétés.Et pour les médias, elles sont désormais d'i ncontou r nables sou rces d'informations.Il faudra y plonger à deux mains.J'en ai l'infime conviction : dans un avenir rapproché, des experts capables de dompter ces données et leur tirer les vers du nez seront au s si i nd i s pen s a ble s au x salles de presse que le sont aujourd'hui les photographes.Une partie de l'évolution de la profession passera par le journalisme de données.Mais comment se développera la profession ?Et où en sommesnous au Québec ?Une révolution en marche Ça grouille autour des données.La Columbia Graduate School of Journalism a lancé un programme portant sur le journalisme numérique et le journalisme de données.On y accepte surtout des pros de l'informatique, car on juge qu'il est plus facile d'apprendre à un programmeur les principes journalistiques que d'apprendre à un journaliste à coder.Plus modestement, à l ' U QA M , le ba c c a lau r é a t en communication ( journalisme) veut intégrer chez les fi n issa nts des réf lexes de « débrouillardise numérique », selon Jean-Hugues Roy, journaliste et professeur à l'École des médias de l'UQAM.L e N e w Yo rk T i m e s , T h e Guardian ou encore la BBC ont déjà des équipes spécialisées dans le « data journalism ».Au Q uéb e c , le s g r a nd s médias en sont pour la plupart au stade de l'expérimentation.Le quotidien The Gazette a un journaliste de données, Roberto Rocha.La Presse s'est frottée aux données pendant la dernière campagne électorale avec sa carte interactive « Pour qui ont voté vos voisins ».Le Journal de Montréal a aussi donné dans la géomatique récemment avec sa controversée carte des « agresseurs sexuels ».L'auteur de ces lignes s'est également converti au journalisme de données il y a un a n en fonda nt l'agence 37e AVENUE, qui se spécialise dans la visualisation de données au service des entreprises de presse.Nous avons produit des graphiques pour Protégez-Vous, Métro, Châtelaine, Jobboom et Yahoo ! Québec.Or, l'éclosion d'une véritable communauté québécoise de journalistes de données se heurte pour l'instant à un problème de compétences.et de moyens.Car il faut le dire, si les e f fo r t s m i s a c t u e l l e m e n t pour convaincre les gouvernements de com mu n iquer leurs données sont une cause de jou r na l istes , fabr iquer du sens avec cette matière brute représente avant tout u n déf i tec h nologique.I l faut des programmeurs pour manipuler ces données, les nettoyer, les structurer et les faire parler.Et si les compétences en informatique sont utiles pour mener à bien des projets de journalisme de données, des connaissances en statistique ou en design graphique interactif le sont tout autant.E n bref , le jou r na l isme de données risque fort de se pratiquer en équipe.J'ai en effet peu d'espoir qu'un seul super journaliste puisse avoir dans son baluchon toutes les con naissa nces spécialisées requises.Pour voir émerger un journalisme de données à la québécoise, il faudra donc réunir différents talents autour de la table.Et dans ce contexte hautement techno, le journaliste pourrait bien évoluer en une sorte de gestionnaire dont la tâche serait de diriger les opérations, et d'insuffler à son équipe de hackers les valeurs qui a niment la profession journalistique.C e l u i q u 'o n n o m m e r a « journaliste de données » aura donc le rôle de raconter les données.$ CONSOMMATION AU QUÉBEC L'information, c'est la liberté.La diversité de l'information, c'est l'assurance de la liberté ! POUR TOUT SAVOIR SUR LES QUESTIONS DE Abonnez-vous aux fils de presse RSS csq.qc.net twitter.com/csq_centrale Service de relations de presse CSQ Marjolaine Perreault · 514 235-5082 · perreault.marjolaine@csq.qc.net Claude Girard · 514 237-4432 · girard.claude@csq.qc.net 1213-24 www.protegez-vous.ca \f 8 CONGRÈS FPJQ PROGRAMME DE LA FIN DE SEMAINE VENDREDI 16 NOVEMBRE certes utiles pour améliorer vos compétences journalistiques.Mieux encore, votre formatrice vous explique également comment intégrer votre information dans l'image.Il s'agit d'un cours de photo spécifiquement conçu pour les journalistes.Avec Caroline Hayeur, photographe de presse, Agence Stock Photo et chargée de cours à l'Université de Montréal Bernard Blanchard, Adjoint au Rédacteur en chef Journaux Régionaux Québec chez Québecor Media Un cadre du Journal de Montréal Yann Pineau, directeur principal et amélioration continue, La Presse Julie Gobeil, coordonatrice de contenu, Protégez-vous Marcel Courchesne, rédacteur en chef au Téléjournal de Radio-Canada Charles Grandmond, rédacteur en chef adjoint, L'actualité Michelle Richardson, City editor, The Gazette et d'autres cadres à confirmer * La participation au speed dating est gratuite mais cette activité est strictement réservée aux membres de la FPJQ afin de permettre des contacts plus directs et plus productifs avec les cadres.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Fédération professionnelle des journalistes du Québec 1012, av.Mont-Royal E., bureau 105, Montréal, QC, H2J 1X6 Téléphone 514 522-6142 Télécopieur : 514 522-6071 info@fpjq.org www.fpjq.org Invités Alain Gravel, animateur, Enquête, Radio-Canada Martin Bourassa, rédacteur en chef, Le Courrier de Saint-Hyacinthe Julian Sher, journaliste d'enquête, Toronto Star Animation: Daniel Renaud, journaliste, La Presse 9h à 22h > Table d'inscription Ateliers de perfectionnement professionnel Tom Kent, responsable des normes journalistisques, Associated Press Daniel Leblanc, journaliste au Globe and Mail, qui n'a pas peur d'exprimer ses opinions sur Twitter Animation: Sylvain Larocque, journaliste, La Presse Canadienne Plusieurs journalistes se sont fait arrêter et relâcher plus ou moins facilement lors des manifestions étudiantes du printemps.Des policiers ont parfois tout fait pour écarter les journalistes des lieux de leurs interventions et les empêcher de faire leur travail.Invités Le coût des ateliers de perfectionnement du vendredi n'est pas inclus dans les frais d'inscription au congrès.On s'y inscrit séparément.Ateliers d'une demi journée: 25$ (membres de la FPJQ) ou 50$ (non membres).Ateliers d'une journée: 45$ (membres de la FPJQ) ou 90$ (non membres) Inscriptions obligatoires avant le vendredi 9 novembre 2012 à la FPJQ au 514 5226142 ou en ligne à fpjq.org.7.Police et journalistes Structurez un texte magazine À l'aide d'exemples bien réels, vous apprendrez ce qui fait la différence entre un texte qu'on abandonne dès le départ et un texte qu'on ne peut lâcher avant d'être arrivé à sa chute.L'écriture magazine est un art raffiné qui s'apprend et qu'on peut perfectionner même quand on possède déjà une certaine expérience.Avec Louise Gendron, rédactrice en chef Reportages, Châtelaine 3.Les journalistes doivent-ils tenir compte des sensibilités locales?Quand les journalistes couvrent une petite localité peu ou pas couverte en temps normal, doivent-ils porter une attention particulière à présenter un portrait équilibré des lieux?Invités Marc Parent, directeur du Service de police de la Ville de Montréal Gabrielle Duchaine, journaliste, La Presse Autre invité à confirmer Animation à confirmer Invités Pierre Marceau, journaliste, Radio-Canada Mauricie Mariève Paradis, journaliste indépendante Autre invité à confirmer Animation: Lise Millette, journaliste, La Presse Canadienne 10h à 16h Faire carrière à la pige 1 et 2 (journée complète) Le tour de la question en une journée.Comment trouver de bonnes idées d'articles, comment rédiger un synopsis convaincant, comment parvenir à vendre un article, comment profiter du web.Comment exécuter le travail, de la commande à la livraison finale, comment négocier, comment garder le contrôle, comment utiliser le droit d'auteur, comment entretenir des relations fructueuses avec les rédacteurs en chef.Comment gérer vos affaires: les mauvaises créances, le fisc, les déductions, les assurances, la publicité et l'organisation commune du travail.Avec Jean-Benoît Nadeau, journaliste indépendant et auteur de nombreux livres 13h30 à 16h 18h à 21h > Cocktail de bienvenue Offert par CNW Telbec Comment organiser des enquêtes complexes Les pistes à suivre lorsqu'on veut entreprendre une enquête de fond sur un sujet donné.Par où commencer?Comment s'organiser?Comment structurer son enquête?Cette session vous sera utile pour connaître les étapes à suivre au fur et à mesure que votre enquête progresse.Avec Julian Sher, journaliste d'enquête, Toronto Star Remise de la bourse Arthur-Prévost Mises en candidatures pour le conseil d'administration de la FPJQ 4H30 À 15H30 > ATELIERS 12h15 à 14h > Déjeuner Vernissage de l'exposition Photos de presse du Québec 2012, les 40 meilleures photos de presse de l'année, finalistes du prix AntoineDesilets 2012.En partenariat avec Lozeau et Encadrex 11H À 12H > ATELIERS 4.Où tracer la ligne?La grève étudiante a amené des journalistes à afficher le carré rouge au travail et à exprimer leurs opinions personnelles sur les réseaux sociaux.Situation conjoncturelle ou volonté de changer les règles du jeu?SAMEDI 17 SAMEDI 17 NOVEMBRE 8.Gouvernement ouvert: la vérité, toute la vérité?Le concept de gouvernement ouvert se répand partout, y compris au Québec et dans des villes comme Montréal.L'information contenue dans les bases de données publiques commence timidement à être mise à la disposition du public.Poudre aux yeux ou espoir d'atteindre réellement une plus grande transparence gouvernementale?L'utilisation journalistique des réseaux sociaux Cette session s'adresse à ceux et celles qui utilisent déjà les principaux réseaux sociaux et qui veulent en maximiser l'utilisation.Les thèmes abordés: trouver l'information - les crises - les interviews - Les nouveaux formats - développer une communauté vivante - promouvoir ses écrits (publier et créer sa marque) éthique et prudence.Avec Florent Daudens, journaliste aux réseaux sociaux, Radio-Canada Invités Laura Kneale, journaliste militante et directrice, CUTV Marie-Michèle Sioui, journaliste, La Presse Canadienne Alain Saulnier, ancien directeur général de l'information, RadioCanada (2006-2012) Animation: Myriam Gauthier, journaliste, Le Quotidien Créez votre site WordPress 1 et 2 (journée complète) Vous aimeriez avoir un site web mais vous trouvez que c'est trop compliqué?Que ce soit pour bloguer, entretenir un portefolio ou un curriculum vitae, partager vos articles ou un projet personnel, créer un site WordPress est plus facile qu'il n'y paraît et le tout peut se faire à un coût minimum! Cet atelier vous permettra de réaliser votre projet, de A à Z.À la fin de la journée, votre site est prêt.On vous oriente vers les choix les plus judicieux pour organiser votre site, comprendre les notions de base requises et commencer à personnaliser votre présentation.Vous avez besoin d'une carte de crédit et d'un portable bien chargé.Prévoyez des frais de$10 à$40 pour l'enregistrement de votre nom de domaine et par la suite de$5/ mois pour les frais d'hébergement.Avec André Parent, ancien journaliste-rédacteur à TVA et chargé de cours à l'Université de Montréal 7h30 à 18h > Table d'inscription 9H À 10H30 > ATELIERS 1.Avons-nous bien couvert le conflit étudiant?Les journalistes méritaient-ils motions de méfiance votées par les associations étudiantes?Ont-ils été trop proches du pouvoir ou des grévistes ou ont-ils servi de punching bag aux deux parties?Ont-ils trop mis l'accent sur les manifestations au détriment des enjeux de fond?Invités Suzanne Legault, Commissaire à l'information du Canada Henri-François Gautrin, député de Verdun et auteur du rapport Gouverner ensemble: comment le Web 2.0 améliorera-t-il les services aux citoyens?Linda Gyulai, journaliste, The Gazette Animation: Fabien Deglise, journaliste, Le Devoir 15h à 16h > Assemblée générale du Conseil de presse 16H30 À 17H45 > ATELIER 5.Radio-Canada est-il en train de s'éteindre à petit feu dans l'indifférence générale?Une compression budgétaire n'attend pas l'autre à Radio-Canada.À la toute veille des audiences du CRTC sur l'avenir du diffuseur public et dans le silence tonitruant du public, faut-il s'inquiéter du sort qui attend l'information publique?Invités Daniel Giroux, Secrétaire général du Centre d'études sur les médias.Il présentera les résultats d'une vaste étude sur la couverture de la grève étudiante.Gabriel Nadeau-Dubois, ex-porte-parole de la CLASSE Pierre Tourangeau, ombudsman, Radio-Canada.Animation: Lisa-Marie Gervais, journaliste, Le Devoir Speed dating pour étudiants et pigistes* Une activité particulièrement intéressante pour les étudiants en journalisme et les journalistes pigistes.Des cadres d'entreprises de presse variées sont sur place pour rencontrer les participants en petits groupes.C'est l'occasion idéale pour établir un contact professionnel précieux qui pourra se poursuivre lors du cocktail.16h30 à 17h45 Invités Michel Arpin, vice-président du CRTC (2005-2010) Autre invité à confirmer Animation: Nathalie Collard, journaliste, La Presse 9.Les «Angryphones» sont-ils de retour?Le programme électoral du PQ et l'arrivée au pouvoir de Pauline Marois a déchaîné plusieurs columnists anglos.Le ton a monté, les accusations de xénophobie ont fusé.Ces coups de gueule seront-ils passagers ou deviendront-ils the new normal?10h à 12h30 Photojournalisme: entre composition et information Difficile de s'improviser photographe de presse! Il est pourtant courant qu'on demande aux journalistes de prendre quelques clichés lors de leurs déplacements.Comprendre les principes de base d'une photo, les prises de vue, les règles de composition de l'image vous sera Invités Éric Latour, chef de l'information, Astral Média Pierre Martineau, directeur des nouvelles, COGECO Louise Dugas, rédactrice en chef, Elle Québec 2.Les dessous des sources confidentielles Comment gagner la confiance des sources confidentielles et ne pas la trahir ?Quand accorder la confidentialité ?Des pros partagent leurs façons de faire : utilisation de noms de code, choix des lieux de rendez-vous, vérifications de la crédibilité.6.Les journalistes doivent-ils être aseptisés sur les médias sociaux?L'Associated Press a adopté un code strict qui interdit à ses journalistes d'exprimer toute opinion sur les médias sociaux, même Facebook.Est-ce aller trop loin?Invités Martin Patriquin, chef du bureau de Montréal, Maclean's Yves Boisvert, columnist, La Presse Autre invité à confirmer Animation: à confirmer \f llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 9 CONGRÈS FPJQ PROGRAMME DE LA FIN DE SEMAINE journalistes.Sert-il ou dessert-il les médias?Comment le journaliste peut-il éviter de cannibaliser le scoop qu'il diffusera plus tard dans son reportage?Peut-on tout tweeter?Nathalie Côté, journaliste pigiste Une journaliste de Châtelaine Animation: Marianne White, journaliste, Le Journal de Québec 10.Ces journalistes qui ont quitté la profession - pour un monde meilleur?Des journalistes font le grand saut et quittent la profession.Pour toutes sortes de raisons, mais parfois parce que le journalisme ne répond plus à leur désir d'influencer le cours des événements dans un monde qui se polarise.Invités Émilie Dubreuil, journaliste, RadioCanada, et ancienne journaliste, Le Journal de Montréal Judith Lussier journaliste pigiste qui co-écrit un livre sur le travail à domicile Pierre-Yves McSween, comptable, chargé de cours et chroniqueur à Radio-Canada,sur les dispositions fiscales liées au travail à la maison Animation: Nathalie Deraspe, rédactrice en chef, Flèche, le magazine des Laurentides 19H > DINER ET SOIRÉE DE REMISE DE PRIX Invités Katheryne Lamontagne, journaliste, Le Journal de Québec Philippe Teisceira-Lessard, journaliste, La Presse Animation: Étienne Phénix, chef de pupitre et adjoint au Directeur de l'information, Montréal et Réseau du Québec, Astral Media 13.Québec 2012: a-t-on pris le virage du multipartisme?Le système parlementaire bipartite vole en éclats.Les médias ontils pris le virage et adapté leur couverture électorale à l'émergence de formations politiques plus petites, mais représentatives de courants réels dans la population?Remise des prix JulesFournier et RaymondCharette 2012 Remise des prix AntoineDesilets 2012 Remise des prix JudithJasmin 2012 Animation: Jean-Philippe Wauthier, animateur de La une qui tue (Télé-Québec) et de La soirée est (encore) jeune (radio de Radio-Canada) Invités Pierre Duchesne, ministre de l'Enseignement supérieur et ex-journaliste, Radio-Canada (1987-2012) Nathalie Roy, députée de Montarville, CAQ, avocate et ex-journaliste à TQS, Radio-Canada et TVA Alexis Deschênes, étudiant à l'École du Barreau et ex-journaliste à TVA et à Radio-Canada Animation: Jean-Hugues Roy, professeur, École des médias, UQAM 12.Les cadeaux déforment-ils l'information?Dans certains secteurs de couverture comme la santé-beauté, la gastronomie ou la culture, les journalistes croulent sous les cadeaux de ceux qui veulent faire parler d'eux.Les journalistes peuvent-ils rester indépendants et critiques devant ce déluge de petites attentions?Invités Jean-Martin Aussant, chef, Option nationale Autre invité à confirmer Autre invité à confirmer Animation: à confirmer Bureau de vote pour les élections au c.a.Cocktail 14h30 à 18h 17h à 18h30 DIMANCHE 18 NOVEMBRE 14.À la maison, les journalistes! Le travail à la maison, en dehors d'une salle de rédaction, est depuis toujours le lot des pigistes.Il devient aussi celui de certains salariés.Quels sont les avantages et inconvénients de cette formule?Offert par le Conseil supérieur de la langue française Assemblée générale annuelle de la FPJQ 12H > FIN DU CONGRÈS 10h à 12h 16H À 17H > ATELIERS Invités Alexandre Pratt, directeur principal du contenu hebdo et numérique, responsables des cahiers Voyage, Gourmand et Maison, La Presse 11.Les périls du live-tweeting Le live-tweeting est une pratique en expansion rapide parmi les FORMULAIRE D'INSCRIPTION Vous pouvez aussi vous inscrire en ligne à www.fpjq.org, simplement et en toute sécurité.Le congrès est ouvert au grand public.Employeurs, payez à vos journalistes l'inscription au congrès! Les frais d'inscription et de déplacement assumés par les médias employeurs comptent parmi les dépenses de formation qu'ils doivent effectuer chaque année en vertu de la Loi sur le perfectionnement du Québec.TARIFS DE L'INSCRIPTION AU CONGRÈS, TAXES INCLUSES Inscription hâtive Inscription normale (jusqu'au vendredi 9 novembre inclus) (après le 9 novembre) MES CHOIX · Inscription au congrès: ____$ ou · Combo adhésion à la FPJQ + inscription au congrès: ___$ Je joins le formulaire d'adhésion à la FPJQ (disponible à www.fpjq.org).Oui__ Non__ Si vous vous inscrivez en ligne, l'adhésion et l'inscription au congrès doivent se faire en même temps.Repas additionnels (taxes et service inclus) Membres professionnels Membres professionnels à tarif réduit* Membres associés** Membres étudiants en journalisme (sans repas) Non-membres Non-membres étudiants en journalisme (sans repas) 189$ 129$ 129$ 39$ 299$ 59$ 219$ 159$ 159$ 49$ 339$ 69$ Mes choix supplémentaires: (Le lunch du samedi midi est déjà compris dans l'inscription sauf pour les tarifs étudiants) * Membres à tarif réduit: membres professionnels gagnant moins de 25 000$ ** Membres associés: étudiants et professeurs en journalisme, journalistes retraités, journalistes à temps partiel ou journalistes bénévoles de médias communautaires, ethniques et étudiants.· Petit déjeuner du samedi 22$ X __ = ____$ · Petit déjeuner du dimanche 22$ X ___ = ____$ · Cocktail dînatoire du samedi soir 60$ X___=____$ Ateliers de perfectionnement du vendredi: · Atelier___________________________________ Coût_____ $ · Atelier___________________________________ Coût_____ $ Montant total: ____$ Nom ___________________________________________ Prénom _________________________________________ Fonction _________________________________________ Média/entreprise ___________________________________ Adresse _________________________________________ Téléphone _______________________________________ Courriel _________________________________________ Vous pouvez vous inscrire au congrès En ligne à www.fpjq.org Par la poste (adresse plus bas) Par télécopieur 514 522-6071 Par téléphone 514 522-6142 (Leslie) Par chèque à l'ordre de la FPJQ Facturation (pour les entreprises seulement) Par PayPal (en ligne seulement) Par Interac ou comptant (à la FPJQ seulement) Par Visa Par Mastercard No de carte de crédit__________________ Vos coordonnées L'inscription au congrès comprend: le cocktail du vendredi soir, les ateliers du samedi, la pause café du samedi matin, le repas du samedi midi (sauf pour les tarifs étudiants), le cocktail du samedi et l'assemblée générale du dimanche matin.SPÉCIAL COMBO (ADHÉSION À LA FPJQ POUR 12 MOIS + CONGRÈS) Des économies à saisir.Devenez membre de la FPJQ en même temps que vous vous inscrivez au congrès et économisez! Le congrès ET l'adhésion à la FPJQ reviennent moins cher que le congrès seulement quand vous n'êtes pas membre! Trois combos possibles (taxes incluses) · Membres à plein tarif: adhésion à la FPJQ (158$) + congrès (189$) = ne payez que 289$ au lieu de 347$.Sera 377$ après la fin de l'offre de combo le 9 novembre.Économisez 88$ par rapport aux prix normaux.· Membres à tarif réduit* et membres associés**: adhésion à la FPJQ (74$) + congrès à tarif réduit (129$) = ne payez que 169$ au lieu de 203$.Sera 233$ après la fin de l'offre de combo le 9 novembre.Économisez 64$ par rapport aux prix normaux.· Étudiants en journalisme: adhésion à la FPJQ (42$) + congrès sans repas (39$) = ne payez que 69$ au lieu de 81$.Sera 91$ après la fin de l'offre de combo le 9 novembre.Économisez 22$ par rapport aux prix normaux.Cette offre de combos est valable seulement jusqu'au vendredi 9 novembre 2012.Faites parvenir votre inscription au congrès en même temps que le formulaire d'adhésion (télécharger à www.fpjq.org ou procédez directement en ligne) Modalités d'inscription Choix du mode de paiement Date d'expiration____ Signature de la carte____________________________________ TPS: R121 286 637 TVQ: 1 006 093 252 HÉBERGEMENT Réservez dès maintenant votre chambre au tarif privilégié de 129$ (plus taxes) en occupation simple ou double au Manoir Saint-Sauveur.Le stationnement extérieur est gratuit.Réservez directement au 1 800 361-0505 en mentionnant que vous faites partie du congrès de la FPJQ.La date limite pour réserver votre chambre à ce prix de faveur est le vendredi 26 octobre 2012.Après cette date, ni la disponibilité ni les tarifs ne sont garantis.LA FPJQ REMERCIE SES MÉDIAS PARTENAIRES Partenaire Argent: Gesca Partenaires Bronze: Astral Media, RadioCanada, Rogers, Sélection du Reader's Digest \f 10 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 16 NOVEMBRE 2012 CONGRÈS FPJQ llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Mourir dans la dignité, version radio PIERRE ST-ARNAUD Merci.Voilà la dernière chose qui aura été entendue sur la bande AM à Québec.CHRC 800, dernière station AM toujours en ondes dans la Vieille Capitale, a cessé d'émettre le dimanche 30 septembre à 18 h 06, tournant une page importante de l'histoire médiatique québécoise.À 18 h 06, c'est dire que l'on a commis le péché capital en radio, soit de défoncer la grille horaire.Personne n'en voudra cependant à ces artisans, dont certains comptaient plus d'une trentaine d'années d'expérience en radio, car ils ont tous, un à un dans un montage fort touchant, pris le temps de saluer et de remercier leurs collègues, leurs commanditaires, même leurs patrons, mais aussi et surtout, leur auditoire.Pour une rare fois en radio, ce f ut u ne sor tie da n s la dignité.Alors qu'on ne compte plus les fermetures brutales, parfois sauvages, presque toujours sans préavis, la sortie de piste de CHRC aura été d'une rare élégance, la direction avisant ses artisans dès le 14 septembre qu'on ne pouvait maintenir la barque à flot et qu'on devrait fermer.Deux semaines de préavis peuvent sembler peu.En radio, c'est une éternité.Mais CHRC vivait déjà « sur du temps emprunté » comme le veut l'expression, jusqu'à la dernière minute.« Il y a plusieurs groupes qui sont venus voir.[.] Certains sont même venus visiter nos installations, mais malheureusement, nous n'avons pas pu en arriver à des conclusions heureuses.On a essayé de trouver la meilleure façon de faire les choses tout en protégeant les artisans de la station.Mais nous n'avons pas eu d'offre formelle », a-t-il laissé tomber.CHRC était en effet aux prises avec les mêmes difficultés que tous les diffuseurs qui ont abandonné la bande AM au cours des dernières années, à commencer par les coûts de transmission en modulation d'amplitude.(Les termes AM et FM sont directement calqués de l'anglais et ont toujours résisté à la traduction.Ils font référence au mode de diffusion du signal, soit la modulation d'amplitude, MA, et la modulation de fréquence, MF.) « Le coût d'opération est extrêmement élevé.Ça doit être dans les 6500 -7000 $ par mois seulement en électricité.C'est plusieurs fois plus cher que d'opérer un transmetteur FM », explique Alain Dufresne.Lorsqu'on dit que CH RC émettait avec une puissance de 50 000 watts, c'est exactement cela que ça implique : une consommation de 50 kilowatts pour transmettre le signal.Outre cette réalité, il y a la qualité du signal, souligne le journaliste Bruno Perron, un vétéran de la radio québécoise qui n'en était pas à sa première fermeture de station, ayant vécu celle de CKCV AM en 1990.« Il fallait bien se rendre à l'évidence un jour , le temps de la bande A M est révolu.Les gens se sont habitués à la qualité sonore d'écoute de la bande FM.» De plus, CHRC n'a pas été aidée par son isolement en tant que seule station sur la bande AM, où il n'y a plus de « trafic passant ».Au-delà de toutes ces considérations, la fin de CHRC signale véritablement la fin d'une époque.CHRC était à Québec ce que CKAC était à Montréal, c'està-dire LA radio de référence durant la plus grande partie du XXe siècle.« C'est un monument, fondé en 1926, qui s'éteint après 86 ans d'histoire.Ça ne peut pas faire autrement que de nous faire un pincement au coeur », reconnaît Bruno Perron.Et un monument comme celui-là ne s'éteint pas sans créer une certaine onde de choc, fait valoir Alain Dufresne.« Le sentiment d'appartenance et de proximité des gens de Québec avec leur radio était très très étroit.Les gens ont entendu des reportages de la Seconde Guerre mondiale sur CH RC, ils ont suivi la crise d'Octobre à CHRC.Par le truchement de CHRC, ils ont vécu les grands moments de l'histoire des 86 dernières années du Québec, du monde entier et, avant toute chose, de la région de Québec.» Il ne restait plus que deux journalistes dans la salle de nouvel les de C H RC .E l le en comptait encore sept au moment de la vente par Corus, il y a quatre ans, ce qui représ ent a it déj à u ne éro sion , alors que CHRC embauchait près d'une vingtaine de journalistes à l'époque glorieuse de la radio dans les années 70 et 80.« C 'est u ne référence en termes journalistiques qui s'éteint da ns la région de Q uébe c .O n ne peut q ue le dé plore r », no te A la i n Dufresne.La disparition des radios A M, tant à Montréal qu'à Québec, a créé un vide que les diffuseurs ont mis beaucoup de temps à comprendre et à combler.Cependant, l'idée de faire de la radio parlée sur la bande FM ne vaut plus l'anathème, souligne Bruno Perron.« La remontée de la radio parlée au FM démontre clairement qu'il y avait un manque.Les stations FM ont commencé à vouloir le combler et les gens se sont habitués à la qualité sonore d'écoute de la bande FM.» En contrepartie, si la radio parlée retrouve ses lettres de noblesse, les grandes salles de nouvelles des stations de radio privées, comme celle de CHRC, à l'époque, semblent perdues pour de bon.Inconvénients du AM La dernière station de radio de Québec émettant sur la bande AM a fermé ses portes le 30 septembre dernier.PHOTO JEAN-MARIE VILLENEUVE, ARCHIVES LE SOLEIL r a c o n t e s o n e x- d i r e c t e u r adjoint aux programmes, Alain Dufresne, en rappelant l'achat de la station moribonde en 2008 par les propriétaires des Remparts de Québec, le groupe Cadrin-Tanguay-Roy.« La radio A M à Québec est malade depuis longtemps.Le miracle, c'est que des gens Respirateur artificiel d'affaires, il y a quatre ans, aient décidé de racheter cette station pour essayer de la faire survivre com me moyen de diffusion pour, avant tout, les matchs des Remparts.C'est un miracle qu'on ait pu survivre de 2008 à 2012, mais déjà, on avait annoncé la mort de cette station lorsque le groupe Corus l'avait mise en vente en 2008.À ce moment-là, les gens d'affaires avaient décidé de s'impliquer et de racheter la station.Maintenant, après leurs meilleurs efforts et des pertes accumulées de quelques centaines de milliers de dollars, on a décidé de jeter l'éponge tout simplement.» Et pourtant, lors de la fermeture, le président Claude Rousseau, a révélé en ondes qu'il y avait eu de l'espoir mIchEnER Connaissez-vous le Prix MiChener?Ce Prix, qui a été créé en 1970, est décerné annuellement depuis plus de 40 ans.Il porte le nom d'un ex-Gouverneur général du Canada, le très honorable Roland Michener, qui en a été le premier parrain.Ce Prix s'adresse à tous les médias d'information du Canada, grands ou petits : journaux quotidiens, hebdomadaires, magazines, radio et télévision (stations ou réseaux) , ainsi qu'agences de presse.Ce Prix a de particulier qu'il est attribué non pas à un ou à des journalistes, mais à un ou des médias d'information.Au fil des ans, le Prix Michener est devenu la plus prestigieuse récompense journalistique au pays.Le Prix Michener reconnaît l'excellence en journalisme d'intérêt public.Dans l'examen des candidatures, le jury tient compte de la taille des médias et des ressources dont ils disposent.La Presse a remporté le Prix Michener à deux reprises (2007 et 2003) en plus d'être finaliste à quatre autres reprises au cours des 10 dernières années.Le Devoir a obtenu le Prix en 1989.Radio-Canada et la Presse canadienne (en compagnie du réseau CBC) l'ont obtenu en 2008.Et Télé-Métropole (en compagnie du quotidien Kitchener-Waterloo Record) l'a reçu en 1981.Radio-Canada (Montréal) a été finaliste à quatre reprises depuis 2002, Le Courrier de St-Hyacinthe et Le Devoir, chacun une fois.La date limite pour s'inscrire au Prix 2012 sera en février 2013.Pour plus d'informations, consultez le site de la Fondation Michener à http://www.prixmichener.ca/ Le PRIX etles BOURSES Salle de rédaction restreinte Connaissez vous les Bourses MiChener-DeaCon?Les Bourses Michener-Deacon (du nom de l'ex-Gouverneur général du Canada, le très honorable Roland Michener, et du regretté Paul Deacon, un dirigeant de médias et ex-président de la Fondation), d'une valeur de 35 000 $ chacune, sont remises annuellement à des journalistes d'expérience leur permettant de prendre un congé de quatre mois pour suivre des études dans une école de journalisme reconnue au Canada ou pour compléter une enquête journalistique dans l'intérêt public.La première de ces Bourses a été attribuée en 1987.Traditionnellement, une seule Bourse Michener-Deacon était accordée annuellement.Mais depuis 2011, avec l'aide de la Banque de Montréal, une seconde Bourse a été créée, ce qui permet d'en attribuer une pour compléter des études dans une école de journalisme et une autre pour réaliser un travail d'enquête.Chaque Bourse est de 30 000 $ auxquels peuvent s'ajouter jusqu'à 5 000 $ pour dépenses personnelles, ce qui fait que ces Bourses sont considérées parmi les plus généreuses au pays.Au cours des années, de nombreux journalistes québécois ont obtenu cette Bourse Michener-Deacon.Mentionnons Pierre Duchesne (2002), Martine Turenne (2001), Catherine Cano (2000), Jean-Pierre Rogel (1998), Michel Venne (1997) Pierre Sormany (1995), François Brousseau (1994) et Christian Rioux (1993).La date limite pour s'inscrire aux Bourses Michener-Deacon 2013 sera en février 2013.Pour plus d'informations, consultez le site de la Fondation Michener à http://www.prixmichener.ca/ \f LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 16 NOVEMBRE 2012 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 11 CONGRÈS FPJQ Des funérailles nationales ont été tenues en l'honneur de Denis Blanchette, ce technicien qui aurait été tué par Richard Henry Bain, le soir des élections.PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE Devait-on diffuser l'entrevue de Richard Henry Bain ?LISE MILLETTE Le mercredi 19 septembre devait marquer la fin du suspense.Sur le coup de 16 h, la première ministre péquiste Pauline Marois allait enfin dévoiler les ministres de son premier cabinet.Depuis le soir du 4 septembre, les rumeurs allaient bon train devant une sélection somme toute restreinte de 54 députés, composée de quelques grosses têtes d'affiche « ministrables ».Cette effervescence changeait des jours précédents où parler politique sans parler de la victime Denis Blanchette ou de la sécurité de la première ministre était pratiquement impossible.Ainsi, lorsque vers 15 h 30, sur Twitter, certains ont annoncé que Richard Henry Bain, soupçonné d'être l'auteur de l'attentat du Métropolis, avait téléphoné à CJAD pour s'entretenir avec une journaliste pendant 38 minutes, et qu'Astral radio allait diffuser l'entrevue à 16 h, les esprits se sont échauffés.« How did they get that ?», s'est exprimé un collègue anglophone, à la fois étonné et envieux.CJAD venait de mettre la main sur une bombe.À 16 h, l'Assemblée nationale avait du retard sur son programme, de sorte que plusieurs ont syntonisé les chaînes d'Astral, qui n'ont finalement présenté que quelques petits extraits, totalisant moins de 30 secondes.Le lendemain, plusieurs ont fait un procès d'intention au réseau.Sur les ondes du 98,5 FM, l'animateur Paul Arcand aborde de front l'exclusivité de son concurrent.Dans une chronique intitulée La Commission Bazzo Dumont, Marie-France Bazzo se campe d'entrée de jeu : « Je suis encore collée au plafond ! », dit-elle.« Tu prends un désaxé et tu le mets en ondes pendant un temps, infini en ce qui me concerne.C'est innocent, c'est imbécile ! C'est vraiment jeter de l'huile sur le feu.C'est provoquer des tensions et je me demande s'il y a quelque chose de concerté venant de la part de CJAD », a-t-elle ajouté.Son vis-à-vis, Mario Dumont, a acquiescé, affirmant qu'il avait encadré à grands traits sur ses feuilles de notes le mot « indécent ».L'indécence, toutefois, ne s'était pas encore manifestée lorsque l'équipe de recherchistes de l'émission du 98,5 FM avait demandé la veille, et à plusieurs reprises, une copie des extraits.Cette demande faite auprès de la direction d'Astral a été déclinée.Tout comme celle d'accorder une entrevue.MarieFrance Bazzo, qui a vertement décrié la diffusion de segments, a appris plus tard que les recherchistes du 98,5 FM avaient tenté d'en obtenir copie.Dans un communiqué diffusé le 20 septembre, Astral a répondu à la grogne.«Astral Radio insiste sur le caractère entièrement apolitique de cette diffusion, qui relevait plutôt d'une démarche journalistique réfléchie et rigoureuse.Rappelons également qu'il a été décidé, pour des raisons éthiques, de ne diffuser qu'une courte partie des 38 minutes qu'a duré la conversation avec Richard Henry Bain afin de ne pas accorder de tribune publique à ses opinions.» À aucun moment, les propos de Bain n'ont porté sur les événements du Métropolis.La journaliste a tenté de le questionner, mais il a répondu qu'il n'avait pas le droit d'aborder ce sujet.Les reportages ont présenté des fragments sur son obsession des volontés divines et son état mental.Quelques opinions ont été soulevées, comme les visées de Bain quant à la partition de Montréal.Éric Latour, directeur de l'information chez Astral, a voulu rectifier certains faits.« D'abord, Richard Henry Bain n'a pas accordé une entrevue, il a téléphoné dans une salle de nouvelles.On a répondu \"oui, allo\" et on a même failli le flusher.Au début, on pensait que c'était une blague, un canular, les justiciers masqués ou n'importe quoi », a affirmé Éric Latour.L'entrevue a duré 38 minutes et au terme de l'entretien, le véritable questionnement s'est amorcé.« On s'est demandé : \"On fait quoi avec ça ?\" Et notre premier réflexe a été de faire authentifier la voix », a expliqué le directeur de l'information.L'avocate de Richard Henry Bain a été contactée, de même que quatre autres personnes qui le connaissent personnellement.L'avocate semblait étonnée que son client ait pu téléphoner de l'infirmerie du centre de détention.« Elle nous a dit : \"Il a de la misère à me rejoindre.Je trouve ça bizarre qu'il ait réussi à vous appeler aussi facilement.Ne diffusez rien, je vais aller le voir à Rivière-des-Prairies.Donnez-moi 90 minutes\" », a précisé Éric Latour.Il était alors presque midi.Des avis juridiques ont été demandés et une décision a été prise.Il y a eu consensus sur lequel il était est d'intérêt public qu'un suspect, détenu et à l'infirmerie, soit en mesure de tenir une conversation avec un média durant 38 minutes consécutives, sans aucun problème et sans aucune entrave.« On s'est dit qu'on ne sortirait pas la nouvelle tant que l'avocate ne nous aurait pas confirmé qu'il s'agissait bien de son client », a insisté Éric Latour.La confirmation de l'avocate est arrivée peu avant 15 h 30 et la principale motivation pour diffuser des portions d'entrevue a été la crainte de voir le matériel saisi d'une injonction ou visé par un interdit de publication.Astral a donc décidé de jouer la nouvelle à 16 h, sur les ondes de CJAD 800 AM à Montréal, du réseau NRJ et du réseau Rouge FM.L'explication d'Astral « Indécence » .et aux questions des journalistes.514 832-0871 www.hema-quebec.qc.ca LI GNE M É DIA S 2 4 / 7 DONNEZ DU SANG.DONNEZ LA VIE.\f 12 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 16 NOVEMBRE 2012 CONGRÈS FPJQ llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll La couverture électorale hyperlocale CÉCILE GLADEL ET STÉPHANIE LALUT et qui nous a donné le pouls réel de la population.Il ne faut pas oublier que l'équipe de RueMasson.com repose sur des bénévoles, qui ont tous des emplois rémunérés ailleurs.Au début, nous devions rédiger quelques articles par semaine sur les nouvelles de la campagne, en plus des entrevues-portraits des candidats.En bout de piste, nous avons pratiquement fait deux articles par jour, en plus d'une présence constante sur Facebook et T witter, ta nt l'actualité était florissante.Pour la première fois, RueMasson a dû faire appel à des collègues de l'extérieur.Notre pri ncipa l regret demeure le manque de ressources.Une des idées était de suivre Fra nçoise David et Nicolas Gira rd penda nt 48 h lors des deux derniers j ou r s , de le s f i l me r, e t c .Mais il aurait fallu quatre journalistes en même temps.C'est donc à regret, et une pointe de jalousie, que nous avons regardé des collègues du Journal de Montréal, de La Presse et de L'actualité réaliser tout ça.Mais nous avons terminé la campagne avec le sentiment du devoir accompli et d'avoir bien informé les citoyens.La preuve, nos articles ont été beaucoup lus et nous avons battu tous nos records de visites sur le site, dépassant pour la première fois les 40 000 visiteurs uniques.Sa ns su r pr ise, la bata ille serrée da ns G ouin a dicté la couvertu re de l'élection de RueM asson .com .Cette ci rconsc ription a été plus couverte que sa voisine de Rosemont.Le point le plus difficile a probablement été de se faire accuser de favoritisme.Dès que nous parlions de Québec solidaire, des partisans du Parti québécois nous accusaient d'être partiaux, et quand nous parlions du PQ, des partisans de QS faisaient la même chose.Da ns les derniers jou rs, nous en sommes même venus à compter les mots des articles concernant Nicolas Girard et Françoise David pour être parfaitement équitables.Rue M a s s on .c om , méd ia du quartier Vieux-Rosemont à Montréal s'est lancé, cette année encore, dans la couverture de la campagne électorale.Après les élections fédérales de 2011 et la partielle municipale du printemps dernier, la campagne provinciale a certainement été un véritable jackpot journalistique pour notre petite équipe.R ue M a s s on .c o m c ouv re habituellement quelques rues dans Mercier et HochelagaMaisonneuve.Pour l'élection, nous nous som mes donc concentrés sur les deux circonsc riptions pri ncipa les : Gouin et Rosemont.L oi n de présenter des « poteaux », ces deux circonscriptions comptaient la co-chef Des ressources limitées Cécile Gladel, du site RueMasson.com, a eu l'occasion de faire du porte-à-porte avec la co-porte-parole de Québec solidaire, Françoise David (à droite), durant la campagne électorale.PHOTO CÉCILE GLADEL, COLLABORATION SPÉCIALE de Québec solidaire et un député vedette du PQ et dans l'autre un nouveau candidat ministrable qui n'a pas la langue dans sa poche.En tout, 16 candidats s'y présentaient, dont deux se sont désistés en cours de route.Le plan initial de campagne consistait à faire des entrevues avec tous les candidats, sans exception.Dans la mesure où il était possible de les joindre ! Dans certains cas, il a pratiquement fallu traquer chez Un droit de parole pour tous eu x les orga nisateu rs.Pa r contre, plusieurs autres ont bien collaboré et étaient vraiment heureux qu'on leur offre ce qui a été, au final, leur seule entrevue de la campagne.Le PQ nous a même proposé une entrevue avec Pauline Marois sur un plateau d'argent, que nous n'allions certainement pas refuser, même si cette possibilité n'était pas prévue.Par souci d'équité, nous avons choisi d'offrir des entrevues aux autres chefs.Résultat : deux entrevues supplémentaires à écrire et la gestion des autres demandes, qui elles, n'ont finalement pas abouti.Da ns le feu de l'action , nous avons décidé de suivre tous les candidats en porteà-porte.Cécile Gladel s'est prêtée au jeu et en a ti ré quelques articles, mais surtout une présence « live » sur Twitter pendant ces séances.Elle a fait du porte-à-porte à deux reprises avec Françoise David et Nicolas Girard et les a suivis presque pas à pas lors des quatre derniers jours.Une excellente idée qui a été imitée Impartialité et objectivité PIERRE APRIL L'impartialité pure et dure, dans notre noble profession de journaliste est difficile à saisir.Dans un contexte contemporain où l'information afflue de partout et à travers une multitude de médias, privés, publics et sociaux, le simple reporter éprouve de plus en plus de mal à se faire une tête totalement objective.On a la nette impression, plus ou moins fondée dans le monde ordinaire, que les médias de masse et leurs journalistes sont devenus imperceptiblement de subtils manipulateurs.À la télévision, par exemple, le journaliste est perçu comme un commentateur et un analyste dont le rôle est de choisir pour son auditoire ce qu'il doit savoir, voir et entendre.Au cours de la dernière campagne électorale, j'ai été étonné quand Radio-Canada et TVA, entre autres, ont décidé de ne pas transmettre les conférences de presse des chefs des différentes formations politiques.Ces grands médias, leur direction de l'information et les reporters, ont convenu de nous relayer partiellement la seule période de questions des journalistes.Des questions qui ignoraient généralement le contenu de la conférence de presse consacrée à un engagement, privant ainsi leurs auditoires d'informations pertinentes.Le recours aux médias sociaux, aux sondages et aux opinions d'experts, d'ex-politiciens imperceptiblement teintés de leur passé partisan, pour expliquer ce que l'électeur devait comprendre a aussi étonné.Entendre, entre autres, un Jean-Marc Léger, de Léger Marketing, nous expliquer ce que nous devions retenir de son sondage démontrait un certain mépris des auditeurs ou des lecteurs capables, sans aucun doute, de juger de sa pertinence et de son objectivité.Le professeur Stephen Ward, de l'Université du Wisconsin, spécialiste des médias de masse, a déjà décrit l'impartialité en ces termes : « En journalisme, l'impartialité signifie croire suffisamment en la recherche de la vérité, pour ne pas décider de la fin de l'histoire avant la fin de l'enquête; être prêt à prendre un recul critique face à ses propres croyances; creuser chacun des faits, peu importe où ils mèneront.» Un survol des reportages de la campagne 2012 a démontré que, justement, le journalistereporter-analyste avait tendance à tirer sa propre conclusion pour ensuite chercher dans la nouvelle ou l'événement les éléments qui confirmeraient sa perception personnelle.Au cours de la dernière campagne électorale, les électeurs ont été inondés de sondages, de rumeurs, de débats stériles et d'attaques sournoises sur, entre autres, un référendum appréhendé que les formations souverainistes ou fédéralistes ne souhaitaient pas.Plus souvent qu'autrement, les véritables enjeux ont cédé la place à des débats sur des perceptions plutôt que sur le fond.La presse publique ou privée, leurs journalistes et analystes se sont chargés de modifier l'agenda.À maintes reprises, d'anciens politiciens, devenus subitement dizaine d'années pour le quotidien Montréal-Matin, propriété de l'Union nationale.Pendant toutes ces années, jamais, on m'a ouvertement demandé de modifier un texte pour plaire au propriétaire ou à un organisateur.La subtilité venait plutôt des choix de couverture, des manchettes, des titres et de l'espace accordé à une nouvelle à caractère politique.Parmi les facteurs qui peuvent aussi altérer l'impartialité, il y a le copinage et les liens jugés malsains entre un politicien, son personnel, une formation politique et un journaliste.Gilles Lesage, journaliste politique émérite au Devoir, écrivait ceci en 1996, dans un recueil soulignant le 125e anniversaire Au cours de la dernière campagne électorale, j'ai été étonné quand Radio-Canada et TVA, entre autres, ont décidé de ne pas transmettre les conférences de presse des chefs des différentes formations politiques.de « sages » commentateurs, nous ont fait des confidences émanant de sources sûres nonidentifées, à l'intérieur d'un ou l'autre des partis.On nous a décortiqué des théories et précisé des astuces sans intérêt réel pour les électeurs et nettement subjectives.Ce n'est pas d'hier que les médias et les journalistes sont exposés et quelquefois succombent aux influences indues et aux informations calculées.Au tout début de ma carrière de 47 ans, j'ai travaillé pendant une de la Tribune de la presse du Parlement du Québec : « Les reporters gouvernementaux dépendent de leurs sources pour tout.[.] De façon fort compréhensible, ils hésitent beaucoup avant de les offenser.Plus encore, ils cultivent ces sources avec soin.Sans elles, ils sont démunis.[.] » Mais cela ne signifie peut-être pas que le journaliste doit exercer un certain devoir de réserve lorsque vient le temps de révéler une vérité choquante pour une de ses sources.C'est là que Tirer sa propre conclusion la retenue devient une affaire de conscience professionnelle.La même gêne devrait aussi s'appliquer pour le journaliste qui songe à briguer les suffrages pour une formation politique alors qu'il a encore le micro du reporter à la main.O n a dé c r ié u n cer t a i n temps la candidature péquiste d'un journaliste de la colline parlementaire.P uis, on l'a acceptée sans plus.On s'est dit qu'un Pierre Laporte ou un René Lévesque avaient été, eux aussi, des journalistes lorsqu'ils ont rejoint le Parti libéral du Québec.Que d'autres formations politiques comptaient d'anciens scribes dans leurs rangs et qu'il n'y avait pas vraiment de raisons de se scandaliser.Après tout, on ne déchire pas sa chemise dans les salles de rédaction quand un politicien défait devient journaliste, chroniqueur politique et analyste.Finalement, l'entrée en scène des médias sociaux, les Twitter, Facebook, YouTube et cie, ne modifiera pas davantage les perceptions souvent brouillées que se font les simples citoyens de leurs élites politiques à travers leurs médias préférés.Cette affluence de sources a produit des blogueurs et des milliers de journalistes amateurs qui ont ajouté à la confusion des genres.D'autant plus qu'on sait qu'il n'y a plus un seul journaliste professionnel qui ne s'approvisionne pas à l'occasion à même ces réseaux populaires.L'auteur est retraité de La Presse Canadienne depuis 2002.\f LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 16 NOVEMBRE 2012 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 13 CONGRÈS FPJQ SOIRÉE ÉLECTORALE On tue la une GUILLAUME LEPAGE 4 s e p t e m b r e , 11 h 5 8 .L e Québec vit un moment historique.La première première ministre de l'histoire de la province prononce son discou rs de victoire da ns u n Métropolis plein à craquer.Puis, ses gardes du corps font irruption pour la sortir de la scène.Dehors, un tireur venait de se présenter pour attenter à la vie de Pauline Marois, chef du Parti québécois.À partir de ce moment, les événements ont défilé, prolongeant du même coup une soirée électorale qui tirait à sa fin sur les deux principaux réseau x d'information.Du coup, dans les autres salles de presse, l'heure de tombée a été repoussée.Martine Biron, corresponda nte pa rlement a i re pou r Radio-Canada à Québec, était au Métropolis et se préparait à entrer en ondes pour analyser le discours de M me Marois.Son collèg ue, Sébastien Bovet, était en studio avec le chef d'antenne Patrice Roy et l'analyste politique Michel C.Auger.Ils s'apprêtaient à mettre un point final à la soirée électorale.Ce scénario a basculé et Martine Biron a été appelée à commenter les évènements dès les premières secondes.« Je sava is que si on la sortait de cette façon-là, c'est qu'il se passait quelque chose de grave.J'étais complètement perplexe et je n'avais aucune information.J'y suis allée de manière très candide, j'ai dit que je n'avais aucune idée de ce qui se passait », se souvient-elle.C'est à ce moment que le maître de cérémonie, Yves Desgagnés, est revenu sur scène pour indiquer qu'il ne s'agissait que d'une balle assourdissante, qu'il n'y avait aucun blessé, mais que les gens devaient tout de même quitter la salle.D ehor s , u n me m br e de l'équipe télé de Radio-Canada était posté pour capter la marche de Pauline Marois entre le Théâtre du Nouveau Monde, d'où elle regardait la soirée électorale, et le Métropolis.C'est pour cette raison que le caméraman Martin Bouffard se trouvait à l'extérieur au moment des événements.Pendant que Pauline Marois discutait encore de la possibilité de poursuivre son discours avec ses gardes du corps, Radio-Canada diffusait les premières images de l'intervention policière derrière le Métropolis.C'est là qu'on a aperçu, pour la première fois, l'arme du tueur.À partir du moment où les gardes du corps de Pauline Marois l'ont escortée hors de la scène du Métropolis, les événements ont défilé, prolongeant du même coup une soirée électorale qui tirait à sa fin.PHOTO CHRISTINNE MUSCHI, REUTERS « J'ai réalisé l'ampleur de l'événement quand on a vu les images de l'arrestation et de tout ce qui se passait derrière.On découvrait les images en même temps que les téléspectateurs », a avoué M.Bovet.À partir de la diffusion des i mages exclusives, Rad io Canada a consacré près de deux heures d'émission spéciale à l'attentat, alternant a vu les images sur son moniteur lorsque la chef péquiste a repris la parole sur scène.« Je voyais et j'entendais mieux que quiconque à l'intérieur ce qui se passait dans la ruelle.Jamais, je n'aurais pensé que quelqu'un venait pour tuer », raconte-t-elle.À l'intérieur du Métropolis, les gens se sont mis à partir immédiatement après le « J'étais complètement perplexe et je n'avais aucune information.J'y suis allée de manière très candide, j'ai dit que je n'avais aucune idée de ce qui se passait.» - Martine Biron, journaliste de Radio-Canada entre les éléments de nouvelle, l'analyse de Sébastien Bovet et des membres du Club des ex.«On tombe dans une espèce de tourbillon où l'on cherche de l'information, où il faut dire des choses en essayant de ne pas trop se répéter.J'ai vraiment eu le sentiment que l'heure et demie d'émission spéciale a passé en quelques minutes à peine», relate M.Bovet.Martine Biron, qui était toujours à l'intérieur de la salle, départ de Pauline Marois, si bien qu'après quelques minutes, il ne restait plus que les membres des médias.Adrénaline « L'i n for m at ion a r r iva it de partout et on n'avait pas nécessairement le temps de la vérifier avant d'aller en ondes.On se protégeait en disant que telle rumeur circulait sur Twitter, mais qu'elle n'était pas confirmée par les sources officielles », a concédé Sébastien Bovet.Avec lui, sur le plateau, le panéliste M ichel C .Auger surveillait son compte Twitter, évoquant les informations qui y circulaient.M.Bovet juge que le filtre que les journalistes s'imposent habituellement à l'égard des réseaux sociaux était difficile à appliquer dans cette situation.« On a dû s'adapter très rapidement.C'est un peu frustrant quand on est loin comme ça et que tout ce qu'on a, c'est un angle de caméra qui ne nous donne pas toute l'histoire.J'ai pu expliquer un peu tout ce qui entoure la sécurité d'un premier ministre parce que je m'y étais déjà intéressé », explique-t-il.Martine Biron, elle, diffusait l'information qu'elle r e c eva it de s me m br e s de l'entourage du Parti québécois pendant que ses collègues tentaient d'en savoir plus depuis les studios.« Ce qui nous frappe, c'est que ce qu'on voit généralement à la télévision aux États-Unis ou dans d'autres pays s'était produit ici, au Québec.On se questionnait à savoir si c'était vraiment un geste politique ou bien l'oeuvre d'un désaxé », a ajouté Sébastien Bovet, étonné par la célérité avec laquelle les journalistes sur le terrain se sont adaptés.« Je savais qu'on était équipés pour sortir des images de l'extérieur, mais je ne savais pas qu'on était aussi mobiles avec l'appareil sans fil de notre caméraman », explique-t-il.Avec le rec u l , c 'est u ne étra nge i mpression que conserve quant à elle Martine Biron.« J'avais l'impression que je décrivais la situation en éta nt u n peu détachée de l'événement, un peu comme si j'avais une aura de protection autour de moi, ce qui est complètement absurde parce que j'aurais bien pu y passer si le tueur avait procédé.» Et si cette soirée s'est déroulée à la vitesse de l'éclair pour la plupart des journalistes, il est clair qu'elle laisse de profondes cicatrices dans l'histoire politique du Québec.Les images resteront gravées à ja mais da ns la mémoire collective, de même que les noms des victi mes, Den is Blanchette, qui a perdu la vie, et Dave Courage, blessé par balle.L'Office à votre service L'Office québécois de la langue française met à votre disposition des services gratuits à partir de son site www.oqlf.gouv.qc.ca · Le grand dictionnaire terminologique (GDT) Des termes en français, en anglais et en d'autres langues comme l'espagnol, le portugais et l'italien Deux cents domaines d'activité · La Banque de dépannage linguistique (BDL) Quelque 2500 articles sur les difficultés courantes de la langue française Vous aVez les questions ?nous aVons les experts ! L'équipe des relations de presse loge à la même adresse : media@desjardins.com 514 281-7000 ou 1 866 866-7000 nathalie Genest, porte-parole Poste 7275 Caroline phemius, conseillère Poste 7646 Francine BlackBurn, conseillère Poste 7544 andré Chapleau, directeur principal Poste 7229 richard lacasse, conseiller (lévis) 418 835-8444 ou 1 8866 835-8444 Poste 3163 sarah twomey, advisor (toronto) 416 926-2700 ou 1 877 906-5551 Poste 2015 desjardins.com/salledepresse Relations avec les médias Martin Bergeron Téléphone : 514 873-6567 Vous ne trouvez pas réponse à vos questions en consultant notre site?Immédi@t, notre service gratuit d'assistance personnalisée aux médias, peut vous aider.Pour joindre un spécialiste de la langue : 1 866 275-0191 ou medias@oqlf.gouv.qc.ca \f 14 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 16 NOVEMBRE 2012 CONGRÈS FPJQ MÉDIAS ET PARTIS POLITIQUES llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Prendre le virage du pluralisme F R A N ÇO I S E DAV I D L'auteure est députée de Gouin et porte-parole de Québec solidaire L ors de la der n ière campagne électorale, les médias québécois ont fait un effort important pour tenir compte du pluralisme qui caractérise désormais le paysage politique.Pourtant, certains réflexes qui désavantagent les partis émergents perdurent.Les salles d'informations ont concentré leurs reportages sur la lutte entre les trois partis aspirant au pouvoir à court terme et ont trop souvent éclipsé Québec solidaire de l'équation politique et médiatique.Selon les données d'Influence communication, Québec solidaire a obtenu 7,06 % du poids média, contre 33,02 % pour le PQ, 30,8 % pour la CAQ, 27,67 % pour le PLQ et 1,45 % pour Option nationale.Une amélioration quantitative par rapport à 2008 qui cache un poids qualitatif plus marginal.L'angle mort des médias Nous avons fait élire un député en 2008.Amir Khadir a vraiment marqué l'imaginaire québécois.Cela nous a aidés à structurer notre légitimité médiatique.En conséquence, nous avons été inclus dans certains débats, dont celui du débat des chefs du consortium des diffuseurs publics.Évolution « culturelle » très importante pour nous, car elle a eu des conséquences salutaires pour notre parti.Je regrette cependant l'absence de JeanMartin Aussant à ce débat en l'absence d'arguments convaincants pour justifier la décision du consortium.Malgré cette amélioration, nous sommes trop souvent restés dans l'angle mort des salles de presse et des journalistes.Particulièrement la dernière semaine de campagne.Bien des reportages n'ont mentionné que les trois « principaux » partis.Des débats, des tables rondes n'incluaient que des représentants de ces trois partis.La présence de Québec solidaire n'était pas régulière et elle s'opérait au cas par cas.Certaines rédactions invoquaient leur liberté éditoriale tout en basant leurs décisions sur des critères « objectifs » variables et plutôt arbitraires: intentions de vote, nombre d'élus, possibilité de former le prochain gouvernement, etc.À quelques exceptions près, nos candidates et candidats sont aussi demeurés dans l'angle mort des médias nationaux.L'attention donnée à Québec solidaire a massivement été tournée vers Amir Khadir et moi-même.Selon Influence communication, 17% de la couverture obtenue par Québec solidaire nous a été consacrée (pour les trois partis plus favorisés, ce poids oscille plutôt entre 43% et 55%).Cette situation nous a défavorisés dans des luttes locales où nous avions de bonnes chances de l'emporter.CARICATURE PASCAL ÉLIE Rester crédible dans un monde polarisé JEAN-MARTIN AU S S A N T L'auteur est chef d'Option nationale Alors que les trois principaux partis bénéficiaient d'une couverture constante dans les médias nationaux, il nous fallait au quotidien solliciter les salles de presse avec des résultats souvent positifs, parfois décevants.Force est de constater que les médias nationaux ne disposaient pas des ressources nécessaires pour effectuer une couverture constante de nos sorties: des médias ont souvent invoqué le manque de ressources pour justifier leur absence lors d'événements de presse.Le manque de ressources a été aussi l'argument principal invoqué alors que nous testions l'intérêt des médias pour nous accompagner dans un autobus de tournée.Nous avons donc abandonné le projet.Pour l'avenir, je souhaite que l'évolution culturelle amorcée s'approfondisse et que les médias considèrent avec ouverture et sympathie l'évolution politique de la scène politique québécoise : il sera désormais normal que plusieurs partis crédibles et pertinents entrent dans la bataille électorale puisque nous vivons à l'ère du pluralisme des idées.La présence de plusieurs formations politiques en témoigne et ça n'est pas près de s'arrêter.Si les médias composent aujourd'hui avec trois partis, pourquoi pas quatre ou cinq ?Plusieurs ont commencé à le faire, c'est donc possible.Les directions des entreprises de presse gagneraient à clarifier leurs critères d'attribution des ressources ou d'invitation à de grands événements médiatiques en période électorale.Journalistes, politiques, et grand public, nous aurions alors une base commune pour évaluer leurs décisions.De plus, les médias pourraient, à défaut de pouvoir mobiliser plus de ressources, envisager de les mettre en commun, suivant le modèle parfois employé pour les campagnes politiques fédérales.La démocratie ne peut que sortir gagnante d'une présence plus équilibrée dans l'espace public des différentes options politiques, les majoritaires comme les minoritaires, particulièrement en campagne électorale.Une sollicitation médiatique plus ardue Des solutions ?En tant que chef d'Option nationale, un tout nouveau pa r t i q u i traversait ses premières élections générales, il me serait difficile, voire impossible, de poser un regard complètement objectif sur la campagne du 4 septembre.En fait, je pourrais ironiser et dire que je suis comme un journaliste finalement.Ce que les médias ne contrôlent pas : la multiplication des partis Avec le thème «Rester crédible dans un monde polarisé», il ne faut toutefois pas oublier que la politique québécoise est de plus en plus atomisée.Au déclenchement des élections, cinq partis étaient représentés à l'Assemblée nationale du Québec (PLQ, PQ, QS, CAQ, ON).Il est évident qu'un système parlementaire conçu pour deux partis d'alternance n'est plus applicable au Québec.Il entraîne de plus en plus d'iniquité dans l'allocation des sièges en respectant de moins en moins le vote populaire.Pour le monde journalistique, la multiplication des options politiques et la fin du bipartisme demandent toute une adaptation.Il a semblé plus simple et habituel durant la campagne de se demander ce que pensaient le PLQ (Parti libéral du Québec), le PQ (Parti québécois) et l'ADQ/CAQ (Coalition avenir Québec) que d'avoir à couvrir, en plus, ON (Option nationale) et QS (Québec solidaire), qui avaient pourtant des candidats partout eux aussi.Mais il faudra bien que ça vienne, sinon on ne parle plus d'une information complète et objective.L'exclusion d'Option nationale des débats des chefs a été la plus grande faille des médias.PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE couverts que le contenu du petit-déjeuner de François Legault.Si certains journalistes omettaient trop souvent de parler de nous dans leurs topos quand ils faisaient leur «tour d'horizon» de la colline, je préfère aussi croire que la partisanerie n'y a joué aucun rôle.Même quand l'un d'entre eux chaussait quelques jours plus tard les souliers de candidat pour le parti qui aurait le plus avantage à voir Option nationale disparaître.L'exclusion d'Option nationale des débats des chefs a été la plus grande faille des médias, selon moi.La loi électorale, dans son esprit, aurait dû faire en sorte que j'y sois avec les quatre autres partis afin que les cinq partis à l'Assemblée nationale y soient représentés.Le DGEQ a été d'une mollesse déplorable dans cet épisode, mais les médias auraient tout de même pu être plus responsables.Tous les arguments qui étaient utilisés pour exclure ON s'appliquaient aussi à l'un des partis inclus aux débats.Option nationale a donc été délibérément exclue des débats pour des raisons partisanes, ce qui est inacceptable, selon moi.Il faudra un jour clarifier la loi électorale sur ce plan afin d'éviter que pareille injustice se reproduise de la part des médias.C'est une tendance lourde : les sondages prennent de plus en plus d'espace dans les campagnes électorales.Les débats des chefs Dans les faits, la population est davantage informée du taux d'appui envers les partis que des idées et plateformes desdits partis.Ce n'est tout simplement pas normal.Il faudra penser à interdire la publication de sondages en période électorale (désolé pour les belles premières pages qu'ils permettent de faire).La publication à outrance de sondages a fortement encouragé le vote stratégique, qui est l'expression la plus triste des failles d'un système conçu pour deux partis.Deux choses me sautent aux yeux en ce qui concerne l'évolution des médias au Québec.Premièrement, alors que les partis se multiplient, les médias se concentrent.Cette réalité rendra encore plus difficile une couverture variée, c'est mathématique.Des médias plus nombreux mèneraient à des lignes éditoriales plus variées.Deuxièmement, la multiplication des chroniqueurs et la quasi-disparition de journalistes objectifs et professionnels sont inquiétantes.Certains chroniqueurs ne donnent que dans l'anecdote, ne font aucune vérification des faits et émettent des opinions provocatrices pour vendre de la copie.J'en suis fort aise pour le propriétaire du média concerné, mais c'est désolant pour l'information du public qui lit un journal ou écoute un bulletin de nouvelles comme s'il s'agissait de la vérité L'évolution des médias On m'a souvent demandé si les journalistes avaient suffisamment couvert Option nationale, qui a somme toute été peu visible malgré le fait que le parti avait un député à l'Assemblée nationale et qu'il présentait pas moins de 120 candidats partout au Québec.La réponse ne peut pas être oui ou non.Certains médias nous ont donné une couverture très respectable.D'autres, non.J'ai toujours pensé qu'il s'agissait davantage d'un réflexe de couvrir ce qu'on connait plutôt que d'un complot visant à nuire à l'émergence d'Option nationale.J'appliquerais cette observation à la période préélectorale également, durant laquelle certains événements majeurs d'Option nationale étaient moins Ce que les médias contrôlent : les décisions de couverture L'omniprésence des sondages \f LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 16 NOVEMBRE 2012 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 15 CONGRÈS FPJQ BELL-ASTRAL Une bonne nouvelle pour les journalistes québécois ?JÉRÔME LABBÉ Dans quelques jours, le CRTC fera con na ître sa décision concernant la vente d'Astral à Bell.Cette transaction de 3,4 milliards ­ la plus importante de l'histoire des médias au Canada ­ entraînerait notamment la création d'une nouvelle chaîne francophone d'information en continu.Pour une fois, la concentration des médias aurat-elle un effet bénéfique sur la diversité des voix au Québec?Quant aux journalistes, y trouveront-ils leur compte?« Moi, je pense que pour le Québec, on est gagnants, estime Daniel Giroux, secrétaire général du Centre d'études sur les médias de l'Université Laval.Parce qu'en plus, ils promettent d'investir davantage que ne le faisait Astral pour des productions québécoises.Cette transaction-là cause plus de problèmes au Canada anglais, où la concentration est encore plus vive.Ici, ça renforce la concurrence à Québecor, alors que là-bas, ça consolide le principal acteur.» Bell est effectivement en situation d'omniprésence dans l'univers médiatique canadien avec ses services de télédiffusion et de téléphonie mobile, ses chaînes de télévision (dont CTV et TSN), ses stations de radio et sa participation financière dans le Globe and Mail.Or, l'entreprise ne produit pratiquement aucun contenu au Québec.Le directeur de l'information d'Astral Radio, Éric Latour, s'attend à être impliqué dans le projet.« Je ne pense pas que Bell va lancer une chaîne d'information en continu sans collaborer avec les journalistes de la radio, concède-t-il.Ce serait un non-sens.Astral emploie 60 journalistes au Québec dans 24 stations de radio.Il y a les journalistes de CTV de l'autre côté de la rue [Papineau, au centre-ville de Montréal], il y a des journalistes sportifs qui travaillent déjà pour RDS Télé, peut-être bientôt pour RDS Radio1.C'est clair que Bell a déjà une bonne base pour démarrer un projet comme celui-là.» Sans se positionner officiellement sur la question, le président de la FPJQ, Brian Myles, espère que l'arrivée d'un nouveau joueur entraînera un nivellement par le haut des normes journalistiques.«On peut faire de l'agrégation de contenu ou de l'information à rabais, mais le journalisme, ça nécessite des ressources.Nous, ce qu'on veut, c'est encourager le rehaussement des standards et non une baisse.Parce qu'il y a déjà assez de perroquets qui répètent et reprennent le contenu des autres en ce moment.Ce dont on a besoin, c'est du contenu original et de qualité.» Pour vos assurances auto, habitation et entreprise, mieux vaut être à la bonne place.Un partenariat qui vous offre des tarifs préférentiels, ainsi que des protections et un service personnalisés.1 888 476-8737 Certaines conditions s'appliquent.DEMANDEZ UNE SOUMISSION lapersonnelle.com/fpjq La bonne combinaison.\f 16 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 16 NOVEMBRE 2012 CONGRÈS FPJQ SAINT-SAUVEUR llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 1 2 4 7 10 ve n GUIDE DE SURVIE 3 Au-delà du profil majestueux de ses montagnes, la Vallée de Saint-Sauveur est reconnue pour son night life, sa panoplie de restaurants et la qualité de ses boutiques et galeries d'art.La rue principale et le parc GeorgesFilion, avec son agora nouvellement aménagée, constituent le rendezvous par excellence des touristes et villégiateurs.Côté bouffe, une multitude de choix sont offerts en fonction du portefeuille et des goûts.Restauration rapide, sushis, mets italiens ou asiatiques, tout se trouve à quelques pas de marche des lieux du congrès.VOICI QUELQUES ADRESSES POUR SE SUSTENTER 1 LE ST-HUB RESTO-BAR 725 chemin Jean-Adam ( $ $) 2 LA CAGE AUX SPORTS 75, avenue de la Gare ( $ $) Ru e 6 ue De La Gar e A D on at Sa in 9 11 u en Av t-D en e eD G La a re 3 3 PIZZA HUT 75, avenue de la Gare ( $ $) 4 SUSHI SHOP 5 CRÊPERIE 224C-220 du Lac-Millette ( $ $) is 2 Av en ue ha r 8 ue H oc Av en N ur La f le ue Av en e Ru Pri n ci À LA GOURMANDISE BRETONNE 396 rue Principale, Saint-Sauveur ( $ $) 1 6 LE CAFÉ DE LA GARE pa 90, avenue de la Gare ( $ $ $) Vous avez des questions ?On a des réponses.Avec un CPA, le dernier mot est toujours un chiffre.Relations avec les médias : 514 288-3256 [3024] · 1 800 363-4688 [3024] le 7 LE SUSHI TAXI 100, avenue de la Gare ( $ $ $) 8 LE VIEUX FOUR 252, rue Principale ( $ $ $) Ru e Ru e Lé P 9 PIZZEDELIC 16, avenue de la Gare ( $ $ $) RESTAURANT SUBWAY 191 avenue de la Gare ( $) 40 NORTH STEAKHOUSE BAR 235, rue Principale ( $ $ $ $) c rin ip a le on ar d n ve A Ch FELICIANO 415 Rue Principale ( $ $ $ $) *Apportez votre vin em 5 u in J eM ea n QUELQUES ENDROITS POUR SORTIR Plusieurs restos proposent d'étirer le plaisir tard en soirée.C'est le cas notamment du resto-bar Carol à gogo, qui propose des musiciens en direct les vendredis et samedis 1 (16, avenue de la Gare).Le café-bar Le Lounge s'anime également dès la tombée du jour 2 (193, avenue de la Gare).Par ailleurs, quiconque visite Saint-Sauveur se doit de découvrir Les vieilles portes, une résidence historique de style victorien construite en 1886.Après avoir servi de résidence, l'endroit fut reconverti en lieu de villégiature puis en pension, en plus d'abriter la première banque du village ; sa voûte est toujours à la cave.La propriété a ensuite servi d'auberge aux skieurs, pour devenir, en 1980, un bar à spectacles 3 (185, rue Principale).Ad a 12 o t ne m te Convention de Poste Publications No 40046169 No d'enregistrement 4585585 / Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada à FPJQ, 1012, Mont-Royal est, bureau 105, Montréal, Qc, H2J 1X6 \f "]
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