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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2012-11-17, Collections de BAnQ.

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[" www.lapresse.ca/arts M O N T R É A L S A M E D I 17 N OV E M B R E 2012 HUGO DUMAS C'EST FINAL, BÂTON PAGE 3 SUR LE DIVAN SUGAR SAMMY PAGE 20 ARTS DISQUES Découvrez toutes nos critiques de disques à lapresse.ca/cd JAZZ / EMILIE-CLAIRE BARLOW PAGE 8 EN FRANÇAIS SVP GUITARES « Je dis toujours aux gens de laisser traîner des instruments dans la maison, peut-être que les jeunes vont en prendre un et qu'une passion va naître», dit Richard Séguin.Au moment où paraît le coffret-anthologie Ma demeure, Séguin se raconte à travers ses guitares, le violon de son grand-père, l'accordéon de son père et les autres instruments avec lesquels il a cheminé depuis une quarantaine d'années.À lire en pages 10 et 11 MOI, MES PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE \f 2 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 NOVEMBRE 2012 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll PANORAMA Agenda Musique L'Afrique vient à nous PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION Théâtre La Veillée revisite Strindberg et La danse de la mort.Dans une mise en scène de Gregory Hlady, avec les comédiens Paul Ahmarani, Denis Gravereaux et Danielle Proulx.Triangle d'amoureux ou triangle des Bermudes du couple ?À partir de mardi, jusqu'au 15 décembre au Prospero LA DANSE DE LA MORT Guitariste, chanteur compositeur d'origine guinéennne, s'exprimant en français et en anglais, en malinke, en sousou et en fouloni, trois fois lauréat d'un Juno, Alpha Yaya Diallo est un artiste hautement respecté au Canada où il réside depuis nombre d'années.Aujourd'hui, l'artiste offre un spectacle des plus ambitieux, présenté par les Productions Nuits d'Afrique : pas moins d'une dizaine de musiciens, chanteurs et danseurs embraseront les planches du Cabaret du Mile-End, chorégraphies à l'appui -imaginées par le Colombien Alejandro Ronceria.L'objectif de ce West African Summit est de créer une véritable immersion dans la culture et l'esprit mandingues.Le plateau d'artistes conviés à cette opération d'envergure comprend le virtuose malinké de la kora Prince Diabaté, le balafoniste guinéen Naby Camara et les danseuses N'nato et Mariama Camara.On y prévoit 90 minutes de dépaysement au rythme de l'Afrique de l'Ouest, particulièrement la Guinée, le Sénégal et le Mali.Ce soir, 20h30, Cabaret du Mile-End.Infos : www.festivalnuitsdafrique.com - Alain Brunet La citation de la semaine « Elle a pelleté pour moi.J'ai récolté les pommes de son pommier.Elle a été ma plus grande source d'inspiration.» PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE SLM 14 15 16 17 18 19 NOVEMBRE AUJOURD'HUI > Lectures croisées avec Catherine Mavrikakis (Les derniers jours de Smokey N elson) et Éric Dupont (La fiancée américaine), 12h00.> Les bienfaits de la pédiatrie sociale, avec le Dr Gilles Julien.14h30.> L'histoire du Québec pour les nuls, avec l'historien Éric Bédard, 18h00.> Aurélien Bellanger, Marie-Sissi Labrèche, Alain Lefèvre, Patricia MacDonald, Francine Noël, Kathy Reichs, Anne Robillard, Simple Plan « En solo, Louis-Jean Cormier sonne plus « américain ».Les indications qu'il donne à ses musiciens en répétition le confirment : il mentionne Neil Young, The Band, The Byrds et les Stooges.Des noms qui étonnent un peu dans la bouche d'un rockeur dont le groupe aimait citer l'influence de Steve Reich et qui a été si souvent comparé à Radiohead.» - Alexandre Vigneault LOUIS-JEAN CORMIER Musique - Céline Dion à propos de Ginette Reno à Tout le monde en parle dimanche dernier.SÉANCES DE DÉDICACE DEMAIN > L'heure du conte en pyjama, avec Mélanie Watt, Bruno St-Aubin, Bïa et Winnie la sorcière.10h.> Raconter l'histoire, avec Jean-Pierre Charland (Félicité), Michel Langlois (Ce pays de rêve) et Louise Chevrier (Les chroniques de Chambly), 11h30.> Le développement minier au Québec, Eldorado ou mirage?, avec Normand Mousseau (Le défi des ressources naturelles) et Alain Deneault (Paradis sous terre).> Alain Beaulieu, Michelle Blanc, Mario Bolduc, Jean-Pierre Ferland, Robert Lalonde, Louise Penny, Michel Rabagliati, Dr Alain Vadeboncoeur.Mercredi et jeudi à 19 h au Club Soda SÉANCES DE DÉDICACES Finalistes aux Prix des libraires La fiancée américaine d'Éric Dupont?Mayonnaise d'Éric Plamondon ?Et au pire, on se mariera de Sophie Bienvenu ?Au-delà de l'éclatement stylistique et thématique de ses 13 titres, la liste des finalistes du Prix des libraires du Québec, rendue publique hier au Salon du livre, confirme le changement de la garde.Dans la catégorie « Roman hors Québec », les libraires d'ici auront à choisir parmi 12 titres dont cinq ­ un record sauf erreur ­ sont sortis chez Grasset.Notre favori ?À quoi jouent les hommes ?de Christophe Donner.Ils jouent aux courses, bien sûr.Voir les listes complètes sur www.prixdeslibraires.qc.ca.- Daniel Lemay PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE PHOTO AFP Après Londres et avant New York, Moscou, Séoul et Berlin, Patricia Kaas s'arrête à Montréal avec son spectacle Kaas chante Piaf.La chanteuse reprend 21 chansons de la Môme comme sur le disque éponyme enregistré avec le Royal Philharmonic Orchestra.Jeudi à 20 h à l'Olympia PATRICIA KAAS Musique \f LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 NOVEMBRE 2012 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 3 ARTS C'est final, bâton Séparées à la naissance Martine Ouellet Aure Attika HUGO DUMAS CHRONIQUE S' Elles sont nées à quelques mois d'intervalle, portent pommettes saillantes et sourire irrésistible.La nouvelle ministre des Ressources naturelles québécoise Martine Ouellet est ingénieure de formation.Aure Attika est une ingénieuse actrice française qui joue aussi bien le drame que la comédie.Fille d'un père français et d'une mère marocaine, elle est même apparue dans le film de Ken Scott, Les doigts croches, en 2009.Merci à Jean Tétrault pour sa suggestion.- La Presse il y a une grande finale de s é r ie d r a m a t iq ue qu'il ne faut absolument pas manquer, c'est bien celle de Toute la vérité que TVA diffuse lundi à 21 h.C'est probablement le meilleur épisode de tout l'automne, qui a été très chargé (euphémisme, ici) pour les procureurs Brigitte, D o m i n iq u e , M a r c , Vé r o , Maxime et Sylvain.Encore une fois, les auteurs Bernard Dansereau et Annie Piérard nous amènent là où on ne les attendait pas du tout.Vraiment.Les dernières minutes de cette superbe conclusion ressemblent aux belles années du thriller Fortier tellement le stress nous ronge comme téléspectateur.Vous croyez savoir ce que révélera le test de paternité du petit Hippolyte ?Vous vous trompez royalement.Jamais je n'ai vu venir ce punch, que je ne vous révélerai pas, bien sûr.Voilà une des grandes forces de cette émission : son imprévisibilité.Ça, et l'intelligence des intrigues.L'enquête sur le violeur de Brigitte (Hélène Florent), le sujet », glisse Renée-Claude Brazeau.D'ailleurs, les images du « dernier » souper de M me Baer sur la charrette à bottes de foin, au coucher du soleil, étaient superbes lundi soir.L'auteure promet de boucler toutes les intrigues en suspens, dont celle de l'idylle entre Fred et Hugo, qui font partie de la même famille reconstituée.La présence de Paul Ahmarani sera aussi bien expliquée.Dirige-t-il une secte à laquelle appa rtiend ra it le nouveau copa i n de M i m i ( Brigitte Lafleur) ?Sinon, le choix des chansons en anglais, qui closent la plupart des épisodes de La galère, n'est pas un geste politique, rappelle Renée-Claude Brazeau.« Nous avons essayé de mettre des chansons en français.Quand les paroles sont en anglais, les téléspectateurs se concentrent plus sur les images et ne sont pas dérangés par le texte.D'un point de vue artistique, je l'assume totalement.Je choisis la chanson qui convient le plus, je prends celle qui me touche le plus », indique la scénariste Voilà une des grandes forces de cette émission Toute la vérité : son imprévisibilité.Ça, et l'intelligence des intrigues.très visqueux Henry Levasseur (Alexandre Goyette), prendra une tangente tout aussi surprenante qu'inattendue.Tout ça, grâce à l'enquête maison de la téméraire Julia (Lorrah Cortesi).Attendez également de voir comment l'épouse de Henry, la glaciale Karine Beauvais (excellente Louise Cardinal), se comportera quand l'étau se resserrera autour de son couple.Quand Misery de Stephen King rencontre Borderline de Marie-Sissi Labrèche.Toute la vérité reviendra après les Fêtes.En même temps, mais sur les ondes de Radio-Canada, Renée-Claude Brazeau et sa soeur Mimi ferment le cinquième chapitre de La galère, qui devrait, selon toute vraisemblance, revenir l'automne prochain.En entrevue, Renée-Claude Brazeau l'admet sans gêne: «je suis pour le suicide assisté », dit-elle.Mais qu'en est-il quand une femme en pleine santé comme M me Baer (Andrée Lachapelle) désire en finir avec la vie?Cette élégante dame est riche, belle et a encore toute sa tête.Aurait-elle le droit de se faire aider à mourir, s'il s'agit de son souhait le plus cher ?« C'est un très beau et productrice.Sans renier l'importance du français, Renée- Claude Brazeau prône l'enseignement de l'anglais le plus rapidement possible au primaire.Et en immersion totale, de préférence.« Il faut que nos enfants parlent anglais.C'est un outil de travail.Tu es désavantagé si tu ne le parles pas », remarque-t-elle.Toujours à propos des finales, celle de Mauvais karma a été parfaite mardi soir.Le problème ?C'était le dernier des derniers épisodes de cette comédie, l'auteure Isabelle Langlois ayant décidé de ne pas accoucher d'une quatrième saison.C 'est t rès déceva nt , ca r Mauvais karma a atteint cette année son rythme de croisière.Les personnages étaient délira nts et les répliques, cinglantes.La douce folie qui se dégageait de cette oeuvre nous manquera beaucoup.M e r c r e d i , j 'a i m i s u ne légère pression sur Isabelle Langlois afin qu'elle ponde une nouvelle série au plus vite : grouille-toi, Isabelle, car on n'a pas le goût de devenir des Kim Wright qui s'enivrent en attendant ton retour, bon.PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION Musique Mary Poppins à la salle Wilfrid-Pelletier Une des plus célèbres nannies du monde, Mary Poppins, débarque à Montréal.La comédie musicale inspirée des histoires de P.L.Travers et du film classique de Disney a été créée à Londres en 2004, et elle est à l'affiche depuis 2006 sur Brodway, au New Amsterdam Theatre.Plus de 9 millions de spectateurs ont déjà vu cette pièce dont quatre productions sont en circulation sur trois continents, et qui a remporté 44 prix théâtraux depuis ses débuts.La tournée nord-américaine amorcée en 2009, qui réunit l'équipe originale de création, s'est déjà arrêtée dans une trentaine de villes et passera pour la première fois chez nous, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, pour huit représentations du 21 au 25 novembre.Un spectacle supercalifragilisticexpidélilicieux, en version anglaise seulement.- Josée Lapointe En hausse, en baisse Coup de coeur francophone.Le 26e festival de chanson francophone de Montréal a attiré plus de spectateurs que jamais en présentant une affiche à tête chercheuse.De grand noms, mais beaucoup, beaucoup de nouveautés.Bravo pour l'audace! Dépêchez-vous avant que cette production d'horreur, vraiment bien foutue, ne quitte les cinémas.Ethan Hawke y incarne un auteur de livres policiers qui se rapproche dangereusement de son dernier sujet d'étude, une famille retrouvée pendue dans la cour arrière de sa maison.Plusieurs clins d'oeil à The Shining dans ce film, qui vous fera crier malgré vous.Avec le film Sinister de Scott Derrickson JE LÉVITE Le cinéma québécois.C'est un secret de polichinelle que la fréquentation du cinéma québécois a chuté depuis quelques années en salles chez-nous.Au même monent, toutefois, plusieurs films d'auteurs remportent énormément de succès à l'étranger.Être ou ne pas être commercial, voilà la question.Ils tapissent les magazines du groupe, remplissent les émissions de TVA et inondent les magasins Archambault.Voilà maintenant que les académiciens de la cuvée 2012 annoncent les vertus du téléphone Samsung Galaxy SIII dans des publicités du câblodistributeur Vidéotron.Me semble qu'il y a des limites à faire du multitâche au sein d'un même empire, non ?Les académiciens et la pub JE L'ÉVITE 5723, av.du Parc 514 770-7773 theatrerialto.ca Souper MarCO Calliari 25 novembre Martine St-Clair 2 DÉCembre 7 & 21 DÉCembre MOtOWn Spectacle & rePlaY tHe BeatleS 8 & 22 DÉCembre 28 & 29 DÉCembre la BOttine SOUriante 1, 13, 14 & 31 DÉCembre BiG BanD PartY \f 4 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 NOVEMBRE 2012 ARTS LECTURE DJEMILA BENHABIB llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll À L'ENVERS DU PRINTEMPS Avant même qu'elle ne songe à se présenter pour le Parti québécois dans TroisRivières et que son nom, si joli et facile à prononcer, ne devienne le cauchemar phonétique du maire Jean « la la » Tremblay, Djemila Benhabib s'est envolée pour Le Caire.Le printemps érable faisait vibrer le Québec, mais c'est le Printemps arabe et ses lendemains amers qui l'intéressait.Djemila y a puisé la matière d'un nouveau livre, Des femmes au printemps, paru cette semaine chez VLB.temps, je ne peux m'empêcher de noter que quoi que Djemila fasse, la controverse lui colle aux talons hauts comme une gomme tenace.La publication de son premier livre Ma vie à contre-coran, a mis le feu aux poudres et les intégristes musulmans, aux abois.Avec Les soldats d'Allah à l'assaut de l'Occident, qualifié par mon ca ma rade Ma rc Cassivi de « brûlot catastrophique sur l'Islam», le cercle de ses détracune question se pose: est-ce que Djemila court après la controverse ou est-ce la controverse qui lui court après elle ?Elle me regarde de ses grands yeux noirs, hésite, cherche ses mots.«J'ai toujours voulu aller au bout de ma démarche et ne pas mentir, commence-t-elle.Je ne cours après rien.Je prends position, chose que font rarement les élites québécoises qui sont engagées dans une logique consensuelle.Or, à mon avis, par moments, il faut trancher.Pour que les démocraties avancent, il faut des ruptures significatives.» Les ruptures significatives, Djemila en connaît un rayon sur le sujet.C'est précisément une rupture significative qui l'a amenée au Québec en 1997, seule avec ses valises et ses 25 ans.Sans prévenir ses parents, elle avait décidé de faire table rase du passé et de recommencer à neuf, loin de la France où elle vivait à l'étroit depuis cinq ans.Ce n'était pas la première rupture ni le premier exil.En réalité, Djemila est née en exil.C'était en 1972 en Ukraine où s'étaient réfugiés ses parents, déjà très engagés politiquement.Son père algérien étudiait la physique, sa mère chypriote, les mathématiques.À l'âge de 2 ans, Djemila quitte l'Ukraine pour NATHALIE PETROWSKI M inijupe à plis, blouse blanche de corsaire ajustée, talons hauts vernis, Djemila Benhabib marche vers moi, l'air crispé.Une nouvelle tuile lui est tombée dessus le matin-même : son « ami » le maire Tremblay du Saguenay est revenu dans l'actualité à cause des propos de Gérard Bouchard à Tout le monde en parle la veille.Commentant pour la première fois la désormais célèbre affaire Benhabib, l'historien et sociologue a accusé le maire de Saguenay d'intégrisme religieux, lequel maire n'a pas manqué de répliquer le lendemain.Prise à partie malgré elle, Djemila a multiplié les entrevues dans les médias toute la journée.Et ça l'emmerde royalement.«Moi, je veux parler de mon livre, pas encore de cette histoire-là!», maugrée-t-elle en prenant place au café.Je la rassure en lui affirmant que nous allons parler de son livre, Des femmes au printemps en long et en large.En même « Par ce livre, je cherche à sensibiliser les lecteurs au destin complexe du monde arabe pour mieux faire connaître et comprendre ce qui s'y passe.» teurs s'est élargi à Marc Cassivi et Patrick Lagacé, mais aussi à la Fédération des femmes du Québec et à Françoise David.Puis, il y a eu l'affaire des crucifix à l'Assemblée nationale et la sortie du maire de Saguenay refusant de se faire dicter la loi par une fille même pas née ici avec un nom à coucher dehors.À travers tous ces soubresauts, Djemila Benhabib vient de publier Des femmes au printemps.Chypre puis, un an plus tard, à la veille du coup d'État des colonels, elle part à Oran, vivre chez ses grands-parents paternels avec son frère et ses parents.En 1994, ses parents, engagés, militants et aussi doués qu'elle pour la controverse, font l'objet d'une condamnation à mort décrétée par les intégristes algériens.Cette fatwa marquée au fer rouge sera paradoxalement une bénédiction pour Djemila.Pas tout de suite, évidemment.La famille est obligée de quitter l'Algérie en catastrophe et de s'établir en banlieue de Paris.Mais en 1997, trois mois seulement après son arrivée au Canada, cette fatwa lui permettra d'obtenir un statut de réfugiée politique et de tout recommencer.«Au début, ditelle, je voulais tout savoir sur le Québec.Je posais mille et une questions à mes amis.J'étais comme un Dracula qui veut tout absorber.Je me baladais à Montréal, à la fois assommée par le fait que personne dans la rue ne me connaissait alors qu'à Oran, c'était le contraire, mais en même temps, cet anymomat était très exaltant.» · RENOIR · DEGAS · MONET · GAUGUIN · Calendrier des activités en collaboration avec THE DJANGO REINHARDT DORADO SCHMITT, LUDOVIC BEIER, PIERRE BLANCHARD, FRANCKO MEHRSTEIN ET XAVIER NIKQ ALLSTARS Mercredi 21 et jeudi 22 novembre · 20 h À l'affiche à CAROL WELSMAN Vendredi 30 novembre · 20 h LE RETOUR ATTENDU DE KIM CHURCHILL Mardi 4 décembre · 20 h Première partie : Maia Billetterie : 1 855 790-1245 · admission.com · ticketmaster.ca Pour toute la programmation, consultez sallelastral.ca Délicieuse cuisine gourmande et inspirée I L É TA I T U N E F O I S L'IMPRESSIONNISME Chefs-d'oeuvre de la peinture française du Clark VENEZ DÉCOUVRIR LE MENU TABLE D'HÔTE 21 $ dès 21 h ! 514 288-5992 · bistrobalmoral.ca CLUB DE JAZZ DU BALMORAL FÉLIX STÜSSI ET INVITÉS CE SOIR ! Gratuit FRANÇOIS JALBERT TRIO « Vraiment, à ne pas manquer ! » - Claude Deschênes, Radio-Canada 17 novembre Tous les jeudis, vendredis et samedis dès 20 h 30 22, 23 et 24 novembre Renseignements : 514 288-5992 · bistrobalmoral.ca Corde d'espérance, 2010 © Marcel Barbeau / Photo : Daniel Roussel JUSQU'AU 23 DÉCEMBRE 2012 POUR UN SOIR SEULEMENT ! Mouvements, rythmes et accords Marcel Barbeau Entrée « À voir : beaucoup de Renoir, mais surtout d'excellents Degas, Pissarro, Monet, Sisley.Avec un parcours éducatif très bien mené.[.] À elle seule, [la sculpture Petite danseuse de quatorze ans de Degas] mérite une visite.» - Nicolas Mavrikakis, Voir BILLETS À 1/2 PRIX* les mercredis de 17 h à 21 h Gratuit pour les enfants de 12 ans et moins et les jeudis et vendredis de 17 h à 19 h *Applicable à l'achat d'un billet au prix courant de 20 $ Accompagnés d'un adulte.Non applicable aux groupes.VISITES GUIDÉES ET AUDIOGUIDE Horaire et forfaits sur renoiramonet.com libre UNE PERFORMANCE MUSICALE UNIQUE EN PRÉSENCE DE MARCEL BARBEAU ET DU TRIO JAZZ ÉRIC LAGACÉ, AU COEUR DE L'EXPOSITION TAUREY BUTLER Achetez vos billets dès maintenant renoiramonet.com Une présentation de Mouvements, rythmes et accords ÉRIC LAGACÉ LE JEUDI 22 NOVEMBRE de 17 h à 19 h Entrée libre R.S.V.P.514 288-8882 · galeriedufestival@montrealjazzfest.com JEAN-PIERRE ZANELLA MD La Médiathèque Jazz/La Presse · 3e étage La Galerie Lounge TD · 2e étage L'Expo Bell des Légendes du Festival · 2e étage HEURES D'OUVERTURE Lundi : Mardi : Mercredi au samedi : Dimanche : 305, rue Sainte-Catherine Ouest · maisondufestival.ca * jusqu'à 21 h les soirs de spectacle à L'Astral Cette exposition est organisée par le Sterling and Francine Clark Art Institute, Williamstown, Massachusetts.La présentation canadienne est produite en collaboration avec le Musée des beaux-arts de Montréal.Auguste Renoir, Une loge au théâtre (Au concert) (détail), 1880.© Sterling and Francine Clark Art Institute, Williamstown, Massachusetts, USA fermé 11 h 30 à 18 h* 11 h 30 à 21 h 11 h 30 à 17 h* \f LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 NOVEMBRE 2012 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 5 ARTS LECTURE DJEMILA BENHABIB EN QUATRE DATES 1 Naissance en Ukraine d'un père algérien qui étudie la physique et d'une mère chypriote et mathématicienne.1972 2 Djemila vit à Oran en Algérie avec ses parents et son frère cadet lorsque le Front islamique pour le djihad armé lance une fatwa contre la famille.Ils quittent Oran pour Saint-Denis, près de Paris.1994 3 Voulant se détacher de sa famille et aspirant à l'autonomie, Djemila quitte la France, prétextant passer le Nouvel An à Montréal.Trois mois plus tard, elle obtient son statut de réfugiée politique.1997 4 2012 PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE Battue par seulement 1000 voix dans Trois Rivières, Djemila décide de s'installer pour de bon à Trois-Rivières, quitte son poste au fédéral, publie Des femmes au printemps et commence à écrire un essai sur la transmission des valeurs entre les mères et les filles.sont plus voilées que jamais.Elles ne peuvent exister dans l'espace public qu'en renonçant à leur identité de femmes.Il y a aussi toute la question de la sexualité réprimée, refoulée et qui contraint les femmes à se cacher pour ne pas attiser le désir des hommes.Tant qu'il n'y aura pas de révolution sexuelle dans le monde arabe, les femmes ne seront pas libres.» Djemila parle avec intensité et émotion.Mais lorsqu'elle écrit, elle semble coincée dans une sorte de burqa stylistique qui dessert son propos.Ses analyses sont souvent sèches, académiques et dénuées de fantaisie et de liberté.C'est dommage parce que ce qu'elle a à dire dans Des femmes au printemps est important.Défaite seulement par 1000 voi x da n s T rois - R iv ières , Djemila n'a pas abandonné la partie pour autant.Elle a quitté son poste au gouvernement fédéral et en décembre prochain, elle déménagera pour de bon à Trois-Rivières avec son compagnon, l'ex-journaliste de La Presse, Gilles Toupin.Une fois de plus, la rupture appelle Djemila.Depuis, Djemila est retournée à plusieurs reprises en Algérie.Elle a d'ailleurs toujours un passeport algérien.Mais au printemps dernier, ce n'est pas ta nt l'A lgérie qui l'attirait que l'Égypte et la T u n isie, berceau x du Printemps arabe.En partant, elle ne se faisait pas trop d'illusions : « Je connaissais l'état des forces en place, je savais qu'électoralement, ça allait se jouer entre les intégristes et les mouvements de résistance.Je savais que la liberté des femmes était menacée.Peut-être que ceux qui liront ce livre vont trouver que je pète leur balloune du Printemps arabe.Pour ma part, je n'ai jamais eu de balloune à ce sujet.» Entre Le Caire et T unis, Djemila a donc promené son regard et tendu l'oreille, cherchant à recueillir la parole des femmes : celle de ses amies com me celles des fem mes chez le coiffeur, au hammam, à l'épicerie, au café ou dans la rue.«Par ce livre, je cherche à sensibiliser les lecteurs au destin complexe du monde arabe pour mieux faire connaître et comprendre ce qui s'y passe, et aussi pour accompagner ceux qui se battent pour défendre les mêmes valeurs que nous.» Mais encore.Qu'est-ce que ce livre apporte de plus aux dizaines d'articles de journaux et de reportages sur le sujet?«À ma grande déception, la plupart de ces reportages n'ont pas fait de place ou très peu, à la situation des femmes.Or à mon avis, le statut des femmes EST la question centrale, celle qui remet en cause le dogme islamique.Au Caire et à Tunis depuis le Printemps arabe, les femmes une présentation « .mise en scène exceptionnelle.texte fort et poignant.Josée Deschênes au sommet de son art.La mise en scène est excellente à tous les égards.Le choix des acteurs est brillant.magnifique pièce.» Le Journal de Montréal « Le texte soulève avec gravité et humour des questions sur les choix qu'on a (ou pas) dans la vie.Josée Deschênes, toujours aussi magnétique, brille dans ce rôle.Chantal Baril et Andrée Lachapelle, hilarantes.» La Presse « Josée Deschênes mène le jeu avec aplomb.Andrée Lachapelle méconnaissable et craquante.belle mise en scène.ça vaut le déplacement.» Samedi et rien d'autre, Première Chaîne « On rit souvent.thématiques très intéressantes sur les inégalités.veut divertir et faire réfléchir, c'est en plein dans le mille.» Puisqu'il faut se lever, 98,5 FM « .le talent de ses interprètes et la brillance des dialogues valent clairement le détour.» patwhite.com DU BON MONDE Michel Marc Bouchard mise en scène une création de mise en scène de Pierre Bernard traduction de Maryse Warda de David Lindsay-Abaire Serge denoncourt céline Bonnier et catherine Bégin, david Boutin, éric Bruneau, louiSe cardinal, Jean-FrançoiS caSaBonne, Mathieu handField, roBert lalonde, Magalie lépine-Blondeau, gaBriel SaBourin conception françois barbeau, amélie bruneaulongpré, carol gagné, martin labrecque, guillaume lord, julie measroch, elaine normandeau, philip pinsky avec Josée Deschênes Benoît Gouin Andrée Lachapelle Chantal Baril Amélie Chérubin-Soulières Simon Lacroix concepteurs Geneviève Lizotte Mérédith Caron Guy Simard Catherine Gadouas Normand Blais En collaboration avec à l'aFFiche ! tnm.qc.ca 514.866.8668 Du 31 octobre au 8 Décembre \f 6 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 NOVEMBRE 2012 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll STÉRÉO LE DISQUE DE LA SEMAINE CHANSON LANA DEL REY PARADISE HHH 1/2 INTERSCOPE/ UNIVERSAL POP-ROCK ROCK ONE DIRECTION TAKE ME HOME HHH SONY HHHH ANGELO FINALDI'S DÉSORIENTED VOYAGE ANGELO FINALDI DISQUES ARTIC La douce revanche de Lana Lana Del Rey aura réussi à faire parler d'elle en début et en fin d'année, même si elle s'est fait quelque peu oublier puisqu'elle n'a pas tourné depuis la sortie de son album Born To Paradise, somme toute vendu à trois millions d'exemplaires.Avec Paradise, le belle Lana Del Rey désire plaire à ses premiers admirateurs: ceux qui avaient succombé au charme des trois premiers extraits mélancoliques et non aux autres titres électro-pop léchés du reste de l'album.Les huit titres de Paradise sont langoureux, lents, et vaporeux, avec un ensemble tout de même assez pop, malgré le spleen ambiant.On se berce avec la voix relâchée de lolita de Lana.Les titres sont plus suaves qu'accrocheurs, mais nos oreilles finissent par les redemander après quelques écoutes.Avec ses longs cheveux de princesse, ses lèvres pulpeuses et ses longues robes de soirée satinées, Lana Del Rey évoque une vamp de soap américain.Quand elle reprend Blue Velvet (comme dans la pub d'H&M), elle nous plonge dans un film d'époque, qui donne envie de se faire un martini pour noyer son spleen.- Émilie Côté Pop juvénile Il faut vraiment n'avoir aucun enfant ou adolescent dans son entourage immédiat pour ne pas connaître le quintette One Direction.Le boys band anglo-irlandais est composé de Louis, Liam, Niall, Zayn et Harry.Tous d'ex-participants individuels de la septième saison du concours musical télévisuel X Factor, à qui le juge Simon Cowell a suggéré de former un groupe.Take Me Home est leur deuxième album.Si on fait fi du faible apport artistique des cinq beaux gosses, c'est de la pop très bien ficelée et formatée de main de maître.Il y a même des titres écrits par une autre coqueluche du public juvénile, Ed Sheeran, et d'autres produits par des réalisateurs suédois pop de renom (Carl Falk, Shellback).Résultat : un mélange accrocheur et rassembleur de titres pop-rock vitaminés (Live While We're Young) et de ballades acoustiques sensibles (Little Things).De quoi faire danser et faire pleurer les fans ! Annoncé en avril dernier, le groupe sera en spectacle au Centre Bell le 4 juillet 2013 ! À chacun ses BackStreet Boys.- Émilie Côté Dans la tête d'Angelo Opéra-bouffe indie exprimé en trois langues ?Impossible d'en résumer simplement la trame dramatique.Comment, au fait, orchestrer toutes ces créatures qui peuplent l'imaginaire d'Angelo Finaldi ?Il vaut mieux les regarder courir dans toutes les directions ! Sans chercher à y mettre de l'ordre.Il vaut mieux boire d'un trait cette allégorie faussement historique où amiral italien, robot musical, amérindiens, francophones, immigrants italos, déesse de la dolce vita, aspirant chien-ténor bref une distribution hallucinante de personnages caracolent dans un scénario abracadabrant.De l'Italie du XVIIe siècle à la Nouvelle-France en passant par le centre-ville de Montréal et les banlieues ! Voilà ce qui grouille dans la tête d'un créateur assumé.S'y greffe une déferlante de styles musicaux dont le musicien fait usage avec grande maîtrise : funk, pop, jazz, rock, hip hop et autres grooves ouest-africain ou antillais.Angelo Finaldi fut naguère associé à la pop culture, pari de flamboyants musiciens d'origine italienne.Depuis une dizaine d'années, ses propositions ont atteint un niveau encore plus élevé, certes davantage Nino Rota que Gino Vannelli.- Alain Brunet À télécharger : Désoriented Voyage À télécharger : Blue Velvet À télécharger : Rock Me GERONIMO STILTON HHH HUMANID JEUNESSE POP-ROCK JOHNNY HALLYDAY L'ATTENTE HHH WARNER SOUNDGARDEN KING ANIMAL HHH REPUBLIC ROCK HARDCORE DEATH GRIPS NO LOVE DEEP WEBB HHHH AUTOPRODUCTION Une autre avenue Ce disque des chansons de la comédie musicale est vraiment différent de tout ce qui se fait en musique pour enfants.Serge Postigo, qui signe l'adaptation du livre pour la scène - à l'affiche en décembre - en a écrit le livret, et s'est associé à un jeune compositeur, Olivier Boyer-Massuti.Les deux compères se la jouent musical : ils abordent différents styles (celtique, disco, gothique, gospel) mais n'ont pas peur de créer de véritables chansons à choeurs et à trémolos, pop et très mélodieuses.Bien sûr, on est chez les enfants, alors la ballade sirupeuse Trolls Story est truffée de « mots de toilette » et les thèmes restent accessibles.On frôle la copie parfois, mais le disque comprend aussi des coups de génie : le slam de Pas la peine est parfait.Les textes sont parfois trop « écrits », les voix transformées des interprètes - tous très bons - peuvent agacer, mais voilà un disque qui a le courage d'essayer autre chose, dans lequel se retrouveront surtout les enfants à qui l'univers de la célèbre souris journaliste est déjà familier .- Josée Lapointe Pour Miossec.Incroyable quand on y pense : L'attente est le 76e album de Johnny Hallyday.D'autres auraient depuis longtemps jeté l'éponge.Mais comme un vieux guerrier du rock, Johnny s'acharne et revient au front.Encore.C'est tout à son honneur remarquez, d'autant que ce nouvel album ne transpire pas trop la fatigue.Appuyé par le parolier Miossec, qui collabore à six titres sur l'album, le chanteur révèle un côté mature qui lui va plutôt bien.Amant délaissé sur L'attente (musique de Daran), vétéran assagi sur 20 ans, conjoint longue durée sur Un nouveau jour, survivant de l'amour sur À l'abri du monde, Johnny assume son âge et « livre » avec beaucoup de feeling, preuve que des textes bien foutus peuvent parfois faire la différence.Dommage que le reste de l'album ne soit pas aussi convaincant.De l'amour peut prendre froid (duo complètement artificiel avec Céline Dion) à La femme aux cheveux longs (déjà, le titre.) en passant par l'affligeante Un tableau de Hooper.Est-ce que L'attente en valait la peine ?Personnellement, on aurait attendu plus longtemps.Inégal, malgré les temps forts.- Jean-Christophe Laurence L'agréable anachronisme Plus foncé que noir « Been Away Too Long », hurle Chris Cornell sur la chanson qui ouvre King Animal, sixième album du légendaire groupe de Seattle.En effet : après 16 ans de silence, Soundgarden sentait le besoin de revenir à l'avant-scène alors que rien ne l'obligeait à le faire, le groupe nous ayant laissés sur une bonne note en 1996 avec Down on the Upside.Leur rock n'a pas pris une ride, ni même tenté de se fondre dans le paysage sonore de 2012.De la première à la dernière chanson, c'est du Soundgarden classique : la voix de Cornell, les guitares pesantes et criardes de Kim Thayil, la section rythmique entêté des Shephard, sa grosse basse, et du batteur Cameron.On ne se contera pas d'histoires, personne ne s'attendait à un disque de la trempe des Badmotorfinger et Superunknown.Mais, dans la sincérité et la puissance des A Thousand Days Before, Blood on the Valley Floor et Been Away Too Long se trouve le bon souvenir du quartet qui injectait une dose de métal au grunge d'antan.- Philippe Renaud, collaboration spéciale En plus du pénis en érection ornant cette pochette, on peut être vachement secoué par les déflagrations ici suggérées.Death Grips répand la poudre la plus explosive de digital hardcore et de hip hop industriel que l'année 2012 nous aura offerte.Propos nihilistes, pessimistes, fatalistes, le moins qu'on puisse dire.Ton bien au-dessus de l'idée qu'on se fait de l'agressivité, gracieuseté de MC Ride.Lendemains apocalyptiques, rimes de nonretour, ambiances de messes plus foncées que noires, décadence pornographique dans les gravats d'une civilisation détruite, mutants barricadés dans leurs décombres, paysages de désintégration, mort dans l'âme: «it's all suicide», «somebody killed me I got that feeling».Irruption de créativité, pourtant.Cette lave de sons fait son chemin dans les travers de l'esprit, son feu en éclaire les synapses jusqu'à ce qu'on y trouve de la beauté.Paradoxalement, cette expression issue du mauvais bord comporte de vrais filons artistiques.Parmi les plus abrasifs de l'heure, trois artistes californiens expriment ce que tant d'êtres ressentent aujourd'hui, perchés au bord du précipice.- Alain Brunet À télécharger : C'est la faute aux lutins À télécharger : Un nouveau jour À télécharger : A Thousand Days Before À télécharger : Black Dice CHANSONS À TÉLÉCHARGER ÉMILIE CÔTÉ RÉÉDITIONS JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE MEMORIA, INDOCHINE En attendant le 12e album studio d'Indochine qui sortira le 12 février, Black City, le groupe a dévoilé jeudi dernier le premier extrait, Memoria.C'est une ballade mid-tempo réussie, qui réunit ce qu'on aime du catalogue d'Indochine, soit une mélodie porteuse et prenante, et un ton émotif à la fois sombre et légèrement fleur bleue.Je reviendrai tout recommencer/ Comme un amoureux à tes pieds, chante Nicola Sirkis.Soulignons qu'Indochine a collaboré avec Lescop et Air en plus de travaillé avec le réalisateur Shane Stoneback (Sleigh Bells, Vampire Weekend, Cults).Prometteur.ENFIN, LÉVEILLÉE-GAGNON! Il y a quelques années, nous avions demandé aux lecteurs de La Presse quels disques québécois ils aimeraient voir rééditer.Beaucoup s'étaient prononcés pour le microsillon Léveillée-Gagnon, enregistré en 1965 chez Columbia.Il aura fallu du temps, mais leur souhait est finalement exaucé, puisque la compagnie Audiogram vient de relancer l'album en format numérique, soit 11 titres pour 35 minutes de musique.«Cela fait mon plaisir plus que mon orgueil» souligne André Gagnon, qui considère avant tout cet album comme un disque de Claude Léveillée.Même si le pianiste a son nom sur la pochette, ce projet musical à deux pianos était clairement une idée du chanteur, qui souhaitait immortaliser sur disque les «instrumentaux» que Gagnon et lui jouaient sur scène depuis le début des années 60.Comment expliquer qu'il ait autant marqué les esprits?C'est probablement grâce à sa grande qualité musicale.En plus des deux «vedettes», qui dialoguent à quatre mains, Léveillée-Gagnon réunit les jazzmen le plus «hip» de l'époque, comme Don Abib et Roland Desjardins (contrebasse) Nick Ayoub (vents) Yvan Landry (vibraphone) ou Nicole Perrier (voix).Pour cette raison, Claude Léveillée l'a toujours considéré comme un album de jazz.Mais André Gagnon modère: «Je trouvais ça un peu naïf de penser ça, lance le pianiste, qui le voit plutôt comme un disque de musique instrumentale avec des «odeurs de jazz».Mais est-ce qu'on vraiment besoin de catégoriser?», conclut-il.«Pour moi c'est surtout un disque qui méritait de renaître.Tant mieux s'il rencontre le public une deuxième fois», pense André Gagnon.Fait intéressant, c'est grâce à René Angélil, qui a fait jouer ses contacts à Toronto, que Sony a cédé la licence de l'album à Audiogram.La multinationale a, depuis longtemps, la réputation de sous-exploiter son catalogue québécois.Maintenant que la porte est ouverte, laissera-t-elle «partir» le reste du catalogue Columbia de Léveillée, qui dort dans ses caves?On peut toujours rêver.Indochine FIRE IN THE WATER, FEIST Les bandes originales des films Twilight font toujours appel à des artistes indie-rock de talent.Celle du dernier film ne fait pas exception à la règle.Outre la douce et belle chanson brumeuse de Feist avec des arrangements de corde, Fire In The Water, on retrouve des titres originaux de Passion Pit, St.Vincent, Green Day et Ellie Goulding.À acheter à la pièce.Léveillée-Gagnon Disques Audiogram \f Une mise en scène de Pierre Bernard andresauve.com DU 12 AU 20 JUILLET 2013 / THÉÂTRE MAISONNEUVE 514 842-2112 24 AU 27 JUILLET 2013 / BROSSARD 450 676-1030 31 JUILLET AU 3 AOÛT 2013 / LAVAL 450 667-2040 \f 8 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 NOVEMBRE 2012 ARTS MUSIQUE TRIO MUSIQUE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Un road-trip musical avec Metric Son équipe de gérance est à Montréal, le groupe était de passage récemment sur le plateau de Tout le monde en parle, Metric est presque considéré comme un groupe local.Après de multiples spectacles au Festival Osheaga, la bande d'Emily Haines se produira pour une première fois au Centre Bell mercredi soir (et au Colisée de Québec le lendemain), avec les amis de Stars en première partie.Tout va pour le mieux pour Metric depuis la sortie de son quatrième album, Synthetica.Le clip du deuxième extrait, Breathing Underwater, montre le groupe un peu partout en tournée.Un beau road-trip musical ! ­ Émilie Côté Place à la légende Gilberto Gil Ministre de la Culture du Brésil de 2003 à 2008, maître de la musique brésilienne, l'illustre chanteur et guitariste Gilberto Gil se produit vendredi soir à la Place des Arts.L'auteur-compositeurinterprète fait partie de l'histoire.Pour avoir mis en branle le mouvement artistique tropicaliste au caractère révolutionnaire, Caetano Veloso et lui ont été emprisonnés par les militaires en 1969.Après sa libération, Gil s'est exilé en Grande-Bretagne avant de retourner au Brésil.Plus de 30 albums vendus à 5 millions d'exemplaires vendus plus tard, il est une légende à voir ou revoir en spectacle.Vendredi au Théâtre Maisonneuve ­ Émilie Côté Roger Daltrey (à gauche) et Pete Townshend, du groupe The Who.PHOTO MARK J.TERRILL, ARCHIVES AP The Who, avec Townshend « Je ne peux être les Who sans mon pote », a dit Roger Daltrey l'an dernier à Wilfrid-Pelletier à la toute fin du concert dans lequel il reprenait l'opéra-rock Tommy.Le chanteur des Who espérait ramener sur les planches en 2012 Pete Townshend, auteur-compositeur-guitariste et seul autre survivant du groupe anglais, qui souffre de surdité.Mardi, Townshend sera de la partie.Ils nous referont en entier Quadrophenia, un opéra-rock tout aussi ambitieux, mais moins connu que Tommy.Ils profiteront de ce premier spectacle à Montréal depuis une éternité pour nous servir quelques-uns de leurs grands succès en rappel.Mercredi au Centre Bell Mardi au Centre Bell ­ Alain de Repentigny Gilberto Gil PHOTO FOURNIE PAR LE FESTIVAL DE JAZZ DE MONTRÉAL EMILIE-CLAIRE BARLOW Réinventer des standards en français Même si elle ne parle français que depuis cinq ans, la Torontoise Emile-Claire Barlow a pris l'habitude de chanter dans notre langue sur disque et en concert.Elle nous revient avec un album entièrement en français avec l'ambition avouée de faire des chansons qu'elle a empruntées de nouveaux standards.ALAIN DE REPENTIGNY « J'ai choisi des chansons aux styles très différents que j'ai tissées ensemble pour qu'elles aient une certaine cohésion, explique Emilie-Claire Barlow de son nouvel album.J'espère que ça marche.» PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE présente À la MéMoire de marco calliari Jérôme cHarlebois robert cHarlebois steeve diamond cirque eloize claude GautHier rick HuGHes david Jalbert ian kelly maxime landry daniel lavoie claire Pelletier marie-denise Pelletier nelka Pelletier soPHie Pelletier martin Petit qW4rtz trio bbq mise en scène JérôMe Charlebois ingrid Falaise Emilie-Claire Barlow vend beaucoup plus de disques au Québec que n'importe où ailleurs au Canada.Si elle habite encore à Toronto, ditelle avec une certaine candeur, c'est qu'elle y fait beaucoup de doublage, notamment dans des émissions pour enfants.La relation privilégiée entre la chanteuse ontarienne et son public québécois est relativement récente, cimentée par de fréquentes apparitions dans des festivals.Elle a vite pris la bonne habitude d'inclure dans ses disques des chansons françaises ou québécoises, certaines consacrées, d'autres moins connues qui prouvent qu'elle se donne la peine de chercher.On ne s'étonne donc pas que son récent album Seule ce soir, qu'elle interprétera le 23 novembre à L'Astral, soit entièrement en français et qu'elle y reprenne Petit matin de Sylvain Lelièvre.N'est-ce pas la même dame qui, sur un album précédent, avait emprunté à la grande Pauline Julien Comme je crie, comme je chante écrite par le poète Gilbert Langevin et François Cousineau, dont elle nous propose une nouvelle relecture sur Seule ce soir ?« Petit matin, c'est une histoire, c'est comme un tableau pour moi, explique-t-elle dans sa cha mbre d'u n hôtel du Vieux-Montréal.Le français est très poétique et romantique.C'est l'une des choses que j'adore de cette langue et qui ne se traduit pas toujours en anglais.Il fallait donc que je m'approprie cette chanson et j'en ai fait une valse jazzée pour voir si ça pouvait convenir au texte.» Au départ, elle voulait faire une compilation des huit chansons francophones déjà parues sur ses albums précédents et en ajouter six autres.Elle a finalement décidé de toutes les réenregistrer.« Comme je crie, comme je chante est très différente de la version sur l'album The Beat Goes On : il n'y a plus de cuivres, uniquement le piano de Julie Lamontagne.Comme je ne compose pas, j'exprime ma créativité en créant de nouveaux arrangements dans l'espoir de faire découvrir quelque chose de différent dans les cha nsons que je reprends.J'ai enregistré Les yeux ouverts « Ça m'excite de garder ces chansons bien en vie et de les présenter à une nouvelle génération, qui va peut-être fouiller un peu et découvrir la version d'origine.» (Dream a Little Dream Of Me) il y a cinq ans, mais je l'ai chantée dans tous mes spectacles pendant ces cinq années.La nouvelle version est très différente de l'originale dans ma façon de la chanter.Aujourd'hui, je suis plus à l'aise avec les mots.Et comme j'ai les mêmes musiciens depuis longtemps, cette cohésion s'entend sur le nouveau disque.» mots ressortent.Ce sont deux chansons qui vont bien ensemble et avec lesquelles je devrais amorcer le spectacle.» E m i l ie - C la i re B a rlow reprend également des chansons popularisées par Sylvie Va r t a n / M ic hèle R ic h a r d , Sting et Ginette Reno dont Les croissants de soleil devient tout à coup une chanson plus langoureuse, quelque part entre la Diana Krall qui tripe musique brésilienne et Burt Bacharach.« J'aime beaucoup la version de Ginette Reno, c'est très puissa nt, dit-elle.Mais le texte est très romantique et pour moi, il n'y a rien de plus sexy que la bossa-nova.On dirait que les mots appellent ce genre de musique.» Plus tard, elle ajoute : « Je ne veu x pas avoir l'air de m'accorder trop d'importance, mais ça m'excite de garder ces chansons bien en vie et de les présenter à une nouvelle génération, qui va peut-être fouiller un peu et découvrir la version d'origine.Comme dans tous mes disques, j'ai choisi des chansons aux styles très différents que j'ai tissées ensemble pour qu'elles aient une certaine cohésion.J'espère que ça marche », conclut-elle en riant.Chose certaine, à L'Astral, ses sept musiciens (guitare, basse, batterie, piano, flûte, saxophone et trompette) lui fourniront tous les outils nécessaires pour aller où bon lui semble.Redécouvrir l'essence Dès le départ, sa version abrégée du classique Quand le soleil dit bonjour aux montagnes tient plus de l'hymne que de la ballade country.Elle se fond tout naturellement dans le piano lent qui sert d'intro à Petit matin.« J'ai dépouillé Quand le soleil.de toutes ses couches pour redécouvrir son essence même.C'est une chanson simple, mais tellement bien écrite et je voulais que les POP JAZZ SEULE CE SOIR EMILIE-CLAIRE BARLOW EMPRESS MUSIC GROUP Emilie-Claire Barlow, à L'Astral, le 23 novembre ; au Gesù, le 22 février 2013.28 novembre dès 20H 4530 avenue PaPineau Montréal théâtre La tuLipe Concours Courez la ChanCe de gagner l'un des biLLetterie 514 529-5000 1 855 790-1245 viP 150$ Parterre 50$ balcon 35$ trois forfaits familiaux pour une sortie à la maison théâtre Pour participer, rendez-vous sur lapresse.ca/concours animation JasMin roy ingrid Falaise directeur aux événements allain basque Les règlements sont disponibles à La Presse.Le tirage aura lieu le 3 décembre aux bureaux de La Presse.© suzane o'neill \f LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 NOVEMBRE 2012 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 9 ARTS MUSIQUE Neil Young en pleine action lors du Global Citizen Festival le 29 septembre dernier, à Central Park, New York.PHOTO SHANNON STAPLETON, REUTERS NEIL YOUNG / Une autobiographie Une vie bien remplie Personne ne pourra accuser Neil Young de ne pas s'être livré corps et âme dans son Autobiographie.C'est plutôt le contraire qui eût été étonnant.ALAIN DE REPENTIGNY L e même Nei l You ng qu i plongera tête première dans un long jam avec Crazy Horse vendredi au Centre Bell nous entraîne dans un récit échevelé où la ch ronologie est aléatoire, les redites et les digressions, fréquentes, et les apa rtés, récu rrents.Young le sait trop bien, qui écrit, à la page 137 : « Comme vous avec dû vous en apercevoir si vous êtes toujours là, je ne suis pas très calé en self control.Jusqu'ici, je n'ai réécrit qu'un seul paragraphe de ce livre.» Pourtant, ce livre de plus de 500 pages est aussi fascina nt que son auteur, un fils du nord de l'Onta rio, transplanté à Winnipeg après le d ivorce de ses pa rents et qui, déjà dans la jeune vingtaine, sera un musicien adu lé joua nt avec Bu f fa lo Springfield et Crosby, Stills and Nash en Californie.Un homme libre qui abhorre les compromis et a tendance à prendre ses distances quand il sent la routine s'installer.« J 'a i me tout fa i re moimême, je déteste dépendre de l'avis de quelqu'un ­ à quoi bon, puisque je sais que j'ai raison.La preuve, c'est que ça ma rc he », éc rit-il.Neil Young est un être plein de contradictions parfaitement assu mées qui collection ne les bagnoles vintage, mais planche depuis des années sur la LincVolt, une voiture hybride de luxe.Un homme de conviction, surtout, prêt à convaincre les majors du disque et à se battre contre Apple s'il le faut pour mettre sur pied et imposer Pono, u ne solution de remplacement au mp3 et à la dégradation radicale du son.Yo u n g e s t é v id e m m e n t le c r é a t e u r s u r d o u é q u i , dans la même après-midi de 1968, a pondu Cinnamon Girl, Cowgirl in the Sand et Down By the River, et qui pourtant, au moment d'écrire ce livre, s'inquiétait de ne plus avoir é c r it de c ha n son s depu is qu'il avait cessé de fumer de l'herbe.« Jusqu'ici, j 'a i toujou rs écrit défoncé », confesse-t-il.C'est un artiste têtu qui, dans les années 80, a incité David Geffen à le poursuivre pour lui avoir livré trois albums qui ne sonnaient pas comme du Neil Young, mais un artiste adulé par des musiciens plus jeunes qui le prennent pour modèle.On ne s'étonne pas que le producteur de cinéma en lui soit un grand admirateur de Jean-Luc Godard et ses « longs plans-séquences qui racontent une histoire à eux seuls ».Le titre a nglais de cette autobiographie, Waging Heavy Peace, décrit bien le parcours tumultueux de l'homme.Le divorce de ses parents et la séparation d'avec son père Scott, journaliste et écrivain réputé qui sombrera dans la démence.Le drame de ses deux fils handicapés, Zeke et Ben.Les graves problèmes de santé de Young lui-même, qui a souffert de la polio, a dû porter un corset jusque dans la vingtaine, a fait des crises d'épilepsie et, plus récemment, a été opéré au cerveau pour un anévrisme et a failli mourir au bout de son sang à sa sortie de l'hôpital.Autou r de lu i , d 'aut re s musiciens ont eu moins de chance, dont le premier guitariste de Crazy Horse, Danny Wh itten , mor t d 'u ne su rdose d'héroïne au début des années 70, et Ben Keith, son bras droit, dont il compare la disparition récente à celle de Clarence Clemons pour son ami Bruce Springsteen.Young écrit : « Je ne vais pas engager un autre joueur de pedal steel pour remplacer Ben, et je sais que Bruce ne jouera pas avec un autre sa xophoniste.Ça n'arrivera pas.» Euh.Young est ce même homme qui transportait son premier g roupe, les Squ i res , d'u n concert à l'autre dans son corbillard et qui, plus tard, a fait de la musique avec Charles M a nson ­ « plutôt doué », écrit-il ­ chez Dennis Wilson des Beach Boys.Il qualifie son ami Stephen Stills de génie et affirme que CSN Y était profondément en phase avec sa génération, mais pas aussi Crazy Horse uni par la même alchimie qui cimentait Buffalo Springfield.Il est surtout élogieux envers son vieux Crazy Horse : « Ce groupe me permet de m'élever vers des régions cosmiques que nul ne me permet d'atteindre.» Un peu plus loin, il ajoute : « Je rêve de partir dans une de nos longues improvisations et de flotter au-dessus du troupeau tel un condor.» C'est ce qu'on se souhaite tous vendredi.Neil Young, Une autobiogrphie Neil Young Éditions Robert Laffond 552 pages HHH1/2 Neil Young avec Crazy Horse, au Centre Bell le 23 novembre.En première partie : Patti Smith.Courez la chance de gagner l'un des 10 forfaits familiaux pour voir CE JEUDI ! JEUDI 22 NOVEMBRE · 20 h THÉÂTRE MAISONNEUVE, PdA BILLETS montrealjazzfest.com Album de l'année Jazz interprétation ADISQ 2012 Pour participer, rendez-vous sur lapresse.ca/concours Le règlement est disponible à La Presse.Le tirage aura lieu le 26 novembre 2012 aux bureaux de La Presse.La valeur totale approximative des prix est de 1 800 $.SUSIE ARIOLI EN TOURNÉE Québec / 17 novembre CE SOIR ! Shawinigan / 25 janvier Waterloo / 26 janvier Valleyfield / 22 février Laval / 9 mars Saint-Eustache / 23 mars Terrebonne / 5 avril Jonquière / 17 avril La Tuque / 18 avril Québec / 19 et 20 avril « Un album qui se distingue par sa subtilité et son goût.» ALBUM EN VENTE MAINTENANT - Alain de Repentigny, La Presse - The Gazette susiearioli.com \f 10 A R T S LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 NOVEMBRE 2012 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll LA GUITARE COMME COMPAGNE DE VIE Pour marquer les 40 ans du premier album des Séguin et son 60e anniversaire, Richard Séguin lance le coffret Ma demeure et le CD Les classiques.Il nous parle des instruments qui l'ont accompagné et des rencontres qu'ils ont provoquées au fil des ans.RICHARD SÉGUIN ALAIN DE REPENTIGNY D ébut ja nvier 19 96 , le téléphone sonne dans la m a i s o n q u ' h a bite depuis longtemps R icha rd Séguin à Saint-Venant, dans les Cantons-de-l'Est.Bruce Springsteen est à Montréal, mais ses instruments n'ont pas suivi et il cherche une guitare pour répéter dans sa chambre d'hôtel.Séguin lui prêtera sa Gibson 1956 qu'il récupérera avant le concert solo du Boss à Wilfrid-Pelletier.« L es prem ières conver sations qu'on a eues c'était autou r de s g u it a re s , leu r pr ove n a n c e , le u r â ge , s e souv ient Ség u i n .P u is on a bifurqué sur Kerouac.Il le connaissait, mais savait plus ou moins tout l'apport de l'héritage québécois sur Kerouac.Quand j'ai rencontré Cabrel pour la première fois, on a également parlé de guitares.Il avait la sienne dans les mains, moi j'en avais une fabriquée au Québec et on a commencé à échanger sur nos instruments.» Ce lien qui unit les musiciens est encore plus fort dans la tradition folk où on se refile des instruments comme on se passe des chansons.Il y a une quarantaine d'années, R ic h a r d S é g u i n a a c he té une guitare Martin à Claude G aut h ie r.C laude D u b oi s venait de lancer au Québec la mode des 12 cordes et Séguin s'est servi de cette nouvelle guitare dans plusieurs des chansons du duo qu'il formait avec sa jumelle Marie-Claire : Génocide, Hé Noé !, Le roi d'à l'envers.« Pou r moi, c 'éta it v ra iment importa nt d'avoir la guitare de Claude Gauthier.Gauthier, c'était Le grand six pieds, la période des boîtes à chansons, la génération avant nous.C'est avec sa guitare que j'ai écrit notre première chanson Som Séguin qu'on a créée au spectacle Amisqua ( pou r la nation crie de la Baie-James) où on a rencontré Joni Mitchell, Peter, Paul and Mary et surtout Gérald Godin et Pauline Julien.J'ai dû la vendre qua nd j'ai traversé une période difficile au début des années 80.Plus tard, j'ai voulu la racheter, mais on ne l'a pas retrouvée.» Plus récem ment, Séguin a donné à Vincent Vallières une autre 12 cordes, la Guild qu'il était allé chercher aux É t a t s - U n i s à l 'é p oq ue de Fiori-Séguin.« Si on était des peintres, je dirais qu'on est du même mouvement , V i ncent et moi , ex pl ique Séguin.C'est un gars de l'Estrie, on a travaillé dans les mêmes studios à Sherbrooke, j'ai écouté son premier album avant qu'il sorte, je suis allé voir ses premiers spectacles.Comme il avait toujours des références très dylaniennes et qu'on partageait cette approche-là du folk, quand j'ai su qu'il n'avait pas de 12 cordes, je lui ai donné la mienne.symboliquement, oui, comme Joh n ny Ca sh ava it don né s a g u it a re à Nei l You ng .L'instrument doit voyager et poursuivre son chemin avec quelqu'un avec qui tu as une filiation.» Pas un collectionneur Séguin est convaincu que chaque guitare « suggère des façons d'aborder une chanson ».Chacune joue pour lui un rôle précis, de la guitare E mperador des a n nées 6 0 dont il se sert juste pour le plaisir de jouer - « Peut-être que j'y retrouve un plaisir d'origine », dit-il - à sa guita re patchwork qu'il ga rde dans son atelier de gravure à Saint-Venant.C haque i nstr u ment de musique a sa petite histoire et évoque des souvenirs précis.Pas étonnant que vers l'âge de 28 ans, Séguin ait décidé de rapatrier le violon de son gra nd-père Sa muel et l'accordéon de son père Lucien pendant que sa soeur Ma rie- Claire se retrouvait avec le piano familial.Ces i n st r u ments , qu 'i l uti l ise peu , sont des témoi ns de la filiation qui a fait de lui un musicien.Mais Séguin n'est pas un collectionneur.Outre les instruments qu'il a apportés à La Presse, il possède trois ou quatre guitares, dont une Telecaster 1976, et des instruments de l'époque des Séguin, comme un violoncelle.« Si l'instrument ne joue pas, t'es mieux de ne pas le garder », dit-il simplement.« Cette mandoline de 1952 marque mes 60 ans.Je l'ai reçue en cadeau d'Hugo Perreault et de Simon Godin cette année après la tournée De colère et d'espoirs.Simon et Hugo jouent tous deux de la mandoline.Quand tu composes avec une mandoline, ce que je n'ai jamais fait, tu simplifies tellement la forme, encore plus qu'à la guitare.Forcément, ça va être plus mélodique.J'ai hâte.» MANDOLINE GIBSON 1952 > > « J'ai découvert l'harmonica, à 14 ans, sur la face B du 45-tours Daydream des Lovin' Spoonful qui s'intitulait Night Owl Blues.C'était un blues incroyable mené à l'harmonica que je faisais tout le temps jouer dans le jukebox.Puis j'ai découvert le Paul Butterfield Blues Band et John Mayall.Je me souviens d'avoir fait un solo d'harmonica dans Le train du nord en première partie de John Mayall.Fallait que je sois arrogant.Ou innocent.» HARMONICA HOHNER 580 MEISTERKLASSE 2010 > « La plus récente, c'est avec elle que je travaille en tournée et en studio.Une guitare de très bonne qualité, fabriquée ici à Montmagny, par Boucher, les successeurs de Norman.Ils l'ont fabriquée selon mes spécifications : le manche, qui ressemble à celui de ma Gibson, la couleur, la sorte de bois.Du beau travail de lutherie.» GUITARE BOUCHER CHERRY GOOSE 2006 \f LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 NOVEMBRE 2012 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 11 ARTS FOLK-ROCK RICHARD SÉGUIN LES CLASSIQUES 1 CD (17 CHANSONS) SPECTRA MUSIQUE/SÉLECT ACCORDÉON HOHNER 1942 « C'est le violon de mon grand-père Samuel « Som » Séguin qui est arrivé du Wisconsin à 10 ans.On ne mesure pas tout de suite l'influence que ta famille peut avoir sur ton parcours, mais je dis toujours aux gens de laisser traîner des instruments dans la maison, peut-être que les jeunes vont en prendre un et qu'une passion va naître.On vivait dans l'est de Montréal, mon père ne faisait pas un gros salaire, mais la musique transcendait toutes les difficultés qu'on pouvait avoir.Je me suis servi de ce violon uniquement pour une chanson de mon dernier album, À quoi bon courir ?dans laquelle mon grand-père m'apparaît en rêve.» VIOLON, TCHÉCOSLOVAQUIE 1936 > « Je tenais à garder l'accordéon de mon père Lucien.Je m'en suis servi dans mon spectacle solo tout de suite après Microclimat pour accompagner le poème Art poétique de Gaston Miron.L'accordéon était comme une présence sur la scène dès le tout début du spectacle.Je n'en joue pas beaucoup, mais je l'apporte au chalet dans le bois avec ma guitare acoustique dès les premières vapeurs de l'été.» PHOTOS IVANOH DEMERS, LA PRESSE > Son ancien guitariste Jeff Smallwood, lui, est un fanatique d'instruments.Il connaît leur histoire et sait où aller les chercher.« Pendant les tournées des années 80-90, c'est lui qui nous dénichait des guitares », rappelle Séguin.C'est Smallwood qui est allé chercher à Nashville la Gibson 1956 que les musiciens et les techniciens de la tournée Aux portes du matin ont donnée à Séguin au début des années 90.« Jeff disait qu'il fallait absolument que j'aie une guitare mythique, une Gibson, et le jour de mes 40 ans, lors de mon dernier rappel, cette guitare est littéralement descendue sur scène comme un rideau.Je fais toutes mes tournées avec cette guitare-là, c'est celle qui me sert le plus.» Étrenner un nouvel inst r u ment a q uelq ue c ho s e d'intimidant, confie Séguin : les premières marques sur la guitare, les coups de pick.« Moi, la façon dont je me l'approprie, c'est en y collant tout de suite du gaffer tape qui me permettra d'y serrer mes picks.Mes luthiers n'aiment pas tellement ça.» Une guitare mythique Chez le luthier Pour Richa rd Séguin, la g u it a re , et pa r ex ten sion tout instrument de musique, n'a pas qu'un rôle utilitaire.Quand il se sentait emporté dans un tourbillon et qu'il s 'éloig n a it de l 'e ss ent iel , il trouvait refuge chez son luthier Michel Fournel, celuilà même qui a mis plus de deux ans à remonter une guitare de Félix Leclerc abîmée par une inondation.« J'arrivais chez lui le matin, je m'assu rais que je ne le dérangeais pas puis je m'installais et je cha ngeais des cordes.Je regardais comment il travaille son bois et moi je polissais des guitares dans l'atelier.Je voyais le monde entrer, chacun parlait de son instrument, de ses propriétés, de ce qu'il voulait jouer.Les luthiers, c'est du monde qui travaille en silence, on n'échangeait pas tellement.Mais d'être dans cet environnement, de humer l'odeur du bois et des vernis, ça me ramenait à l'amour de l'instrument, à la première passion que j'ai éprouvée en écoutant le son de la guitare.» FOLK-ROCK RICHARD SÉGUIN MA DEMEURE - ANTHOLOGIE 3 CD (50 CHANSONS) + 1 DVD EN SPECTACLE + 1 LIVRET SPECTRA MUSIQUE/SÉLECT « La guitare des tournées Journée d'Amérique et Aux portes du matin.Un bon outil fiable, mais pas une guitare de collection, donc je pouvais me permettre de la changer un peu.Elle était dans mon atelier de gravure et j'ai décidé de la décorer comme ça au début de l'année pour mes 60 ans, avec des photos tirées d'un petit livre qu'on vendait en tournée.C'est ma guitare patchwork.» GUITARE TAKAMINE 1986 > > > > « La guitare des Séguin et même d'avant.Mon père m'avait acheté ma première guitare au Miracle Mart, mais ce n'était pas jouable.Par la suite, je suis allé me chercher cette guitare à cordes de nylon.Pour l'époque, c'était une bonne guitare.Je la trouve encore bonne : elle a traversé toutes les saisons alors que la plupart des guitares espagnoles craquaient en hiver.C'est une guitare qui accompagne les conversations, c'est facile à jouer.» GUITARE EMPERADOR 1964-1965 « Je suis allé chercher quatre guitares Guild à l'entrepôt de Westerly au Rhode Island en 1975, à l'époque de Fiori-Séguin : u n e 12 co rd e s e t u n e 6 cordes pour Serge Fiori et, pour moi, une 6 cordes que je me suis fait voler, et cette 12 cordes que j'ai donnée à Vincent Vallières.Elle m'a souvent accompagné en spectacle, quand on a fait l'album Deux cents nuits à l'heure et au début d e s a n n é e s 8 0, av a n t Double vie.» GUITARE GUILD 1975 GUITARE GIBSON 1956 « Les techniciens et les musiciens de la tournée Aux portes du matin m'ont donné cette guitare que Jeff Smallwood était allé chercher à Nashville.Elle a un son extraordinaire en studio.La compagnie Boucher veut faire une sélection de 25 guitares qui ont appartenu à des gars comme Rivard et moi et ils m'ont dit : \"On ne peut pas faire ton modèle sans imaginer du gaffer tape.\" C'est ce qu'ils ont fait ! » \f 12 A R T S LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 NOVEMBRE 2012 ARTS OPÉRA llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll MICHÈLE LOSIER / Médée En haut de l'affiche La Montréalaise tient la vedette dans Médée à Paris, après une saison partagée entre Covent Garden, le Met et le Festival de Salzbourg.LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLL ABOR ATION SPÉCIALE rait se prendre pour une diva.Ou presque.Au moment où je la renc ont re , el le t ient le h aut de l'affiche au Théâtre des C ha mps- É lysées ( T C E), magnifique salle A rt déco de 1913, dans le rôle-titre de Médée de Ma rc-A ntoine Cha rpentier (1693).Après cinq représentations supplémentaires à l'opéra de Lille, elle enchaînera avec les Contes d'Hof fmann d 'O f fenba c h , d'abord en version concert avec les Musiciens du Louvre pu is en ver sion s cén ique au gra nd théâtre L iceu de Barcelone.Avant de terminer l'année avec L'Enfance du Christ en décembre avec l'orchestre symphonique de Montréal en décembre.Sur son agenda, elle a noté des engagements jusqu'à la fin de la saison 2013-2014.Ajoutons à la liste un nouveau contrat au TCE en 20142015 : « Elle jouera Phoebé dans Castor et Pollux de JeanPhilippe Rameau, nous dit son directeur général, Michel Franck.Ce sera son troisième rôle chez nous.Michèle Losier est encore toute jeune, mais c'est indéniablement l'une des mezzos qui montent et qui montent sur toutes les scènes internationales, dans le baroque, la musique française et allemande.Elle fait partie de la nouvelle relève.» PARIS - Michèle Losier pour- dans Iphigénie en Tauride, au Met, en compagnie de Placido Domingo et Susan Graham.Elle venait de mettre le doigt dans l'engrenage : « Il est sûr, dit-elle, que les directeurs d'opéra, notamment anglosaxons, se parlent entre eux et voient ce qui se passe les uns chez les autres.Il y a un lien entre le concours du Met, ma prestation de Charlotte dans Werther à Sydney en 2009, et mes débuts à Covent Garden en 2011.» Entre-temps, sa victoire en 2008 au concours international de la Reine de Belgique attire sur elle les projecteurs : « Elle est de loin l'interprète la plus intéressante, écrit un critique de Bru xelles, une artiste pleinement accomplie.Son Schubert est vraiment à pleurer : couleur, ton, sûreté vocale, diction, expression.» Elle avait déjà tenté sa chance en Europe, dès l'an 2000 à Avignon, mais sans lendema i n .Aujou rd 'hu i , on la sollicite pour des premiers rôles : Sesto dans la Clémence de Titus, en 2013 au théâtre de la Monnaie de Bruxelles, puis au Staatsoper de Vienne, Id ma nate da ns Idomeneo à Bâle, le Prince dans Cendrillon de Massenet au Liceu en 2014.Elle fait désormais partie des chanteurs dont on commente les performances.Dans sa critique de Médée, Le Monde la classe dans « la fine fleur du chant français », mais la juge « un rien décevante ».Elle est égratignée par Les Échos, qui par ailleurs démolit toute la production.Mais La Tribune estime qu'elle « campe parfaitement le personnage de Médée, avec sa voix profonde et dure ».Quant au Figaro, il se répand en éloges ; « Couplée à u ne gra nde présence, la voi x c u iv r é e , au x r e f le t s parfois étranges, de la jeune Canadienne Michèle Losier lui permet de ca mper une Médée impressionnante.» L a Montréa la ise, moitié acadienne par son père qui continue d'avoir des engagements multiples et variés au Québec (OSM, Les Violons du Roy, le festival de Lanaudière, etc.), voit sa carrière pencher du côté de l'Europe.Cela ne tombe pas trop mal puisque son fiancé est un Français profession nel du t héât re : « J'étais établie à Bruxelles et je vis aujourd'hui dans mes valises, dit-elle.Je crois que nous allons nous installer en France.Pas à Paris, bien sûr, c'est tellement cher ! Et puis je chante toujours dans les grandes villes et j'ai besoin de ca mpag ne.Nous i rons sans doute dans le sud de la France.» De toute façon, ce sera près d'un grand aéroport.La vie d'une chanteuse d'opéra ressemble aussi à celle d'une hôtesse de l'air.La critique « Je ne peux pas dire qu'il y ait eu un tournant dans ma carrière.C'est plutôt une accumulation d'événements.» PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION Modeste L a principa le intéressée a beau préciser qu'elle « ne reçoit pas des centaines de propositions par année », ce qu'on lui propose depuis deux ans n'est pas mal du tout.Pendant la saison 2011-2012, elle a fait ses débuts à Covent Garden dans le rôle de Siebel du Faust de Gounod avant de le reprendre quelques semaines plus tard au Met de New York.La même saison, elle a interprété trois fois le rôle de Dorabella (Cosi fan tutte), à Covent Garden, au Festival de Salzbourg et au théâtre des Champs-Élysées.Sans compter un premier prix au prestigieux Alice Tully Hall, qui jouxte l'école Juilliard de New York, où elle avait poursuivi ses études.À 35 ans ­ elle tient à préciser son âge ­, elle a déjà fréquenté les plus grandes m a i s o n s d 'o p é r a d a n s le monde.Même si, insiste-telle, « [lorsqu'elle est] passée à la Scala de Milan, c'était seulement pour jouer Mercédès, un second rôle dans Carmen ».Mademoiselle Losier, malg ré u n pa l m a rè s i mpre s sionnant, fait dans le genre modeste : « Je me souviens de toutes ces années pas si lointaines où j'ai survécu grâce à des bourses, où il fallait une subvention pour aller passer une audition au Met de New York.Aujourd'hui je suis très heureuse de pouvoir vivre ­ et bien vivre ­ du chant.Je me trouve privilégiée.» Quelques jours plus tôt, su r la scène de ce théâtre des Champs-Élysées, elle est quand même la vedette en titre, une impressionna nte Médée coiffée à la Cléopâtre au milieu d'un décor contemporain.Au rendez-vous fixé pour l'interview, je l'aurais difficilement reconnue si elle n'était pas arrivée avec un quart d'heure d'avance dans u n bist rot presque déser t voisin de l'Opéra-Bastille : À 35 ans, Michèle Lauzier a déjà fréquenté les plus grandes maisons d'opéra dans le monde.pas de maquillage, l'allure étudiante, vêtements plutôt baba cool.De Montmartre, où elle a loué un appartement pour l'automne, elle est venue en métro.Et elle repartira de même.Elle n'a pas vraiment l'impression d'être enfin arrivée : « Je ne peux pas dire qu'il y ait eu un tournant dans ma carrière.C'est plutôt une accumulation d'événements.» Elle ajoute, comme si elle avouait un péché de gourmandise : « Les concours ont joué un rôle.Depuis l'âge de 20 ans, je suis une bête de concours : j'ai commencé par les plus petits, et après j'ai fait les grands.» Son rang de finaliste aux célèbres Auditions du Met en 2005 n'a pas nui : « La sélection est régionale, alors je me suis inscrite dans la région des Grands Lacs, où je suis arrivée première.Ce qui me plaçait dans les 24 demi-finalistes.Puis j'ai fait partie des 12 lauréats, qui se produisent en concert avec l'orchestre.» D e u x a n s plu s t a rd , el le décrocha it u n second rôle « Une bête de concours » \f LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 NOVEMBRE 2012 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 13 ARTS MUSIQUE DUCHESS SAYS Cette Duchess dit bien des choses ALAIN BRUNET Annie-Claude, Ismaël, Simon S et Phil C font parler les oracles depuis 2003.Remplissent des salles partout où ils passent, répandent la bonne nouvelle en Europe comme en Amérique.Sans compromis, ils poursuivent une oeuvre prosélyte au service d'une étrange congrégation: Church of Budgerigars, soit l' Église des Perruches dont le verdoyant oiseau est le symbole et leader spirituel.Voici la trajectoire d'un groupe, Duchess Says, sans compromis qui électrise ses fidèles.Début des années 90, AnnieClaude et Ismaël sont ados et ne se destinent pas à une ex istence t ra nqu i l le da n s leur Lévis natal.Ils fondent alors le groupe électro Radio Laundromat, dont l'idée est de rendre un culte à la Perruche, « religion abstraite » dont la musicienne aurait déniché les documents fondateurs dans le grenier de sa grand-mère.Constitué en 2003, Duchess Says en est la continuité et construit sur les fondations de The Church of Budgerigars.Animisme absurde et débridé, chants sacrés d'un tout autre type et dont les dévots seraient de plus en plus nombreux si l'on s'en tient aux dires de la prêtresse venue à notre rencontre.« Pa rtic ulièrement en Europe, cette église fait du chemin et nous suit de près.Nos fans y font régulièrement référence.Un jour, j'aménagerai un lieu consacré à la Quiconque a déjà assisté à un spectacle d'Annie-C et ses potes, les Duchess Says, sait que tout peut s'y produire.PHOTO CHRISTINE GROSJEAN, COLLABORATION SPÉCIALE perruche afin que les fidèles puissent s'y retrouver », indique Annie-Claude Deschênes, chanteuse, guitariste et compositrice dont la Duchess se produit ce sa medi dans le cadre de M pour Montréal.Ce souhait d'aménager un temple de la Perruche s'accompagne d'un sourire dont on ne peut absolument déterminer s'il est goguenard ou béat.Après tout, la foi transporte les montagnes et les groupes rock! A n n ie - C laude, que l'on sait parmi les plus farouches bêtes de scène que le Québec ait engendrées, a étudié arts visuels et littérature avant de choisir définitivement la musique et de migrer vers la grande ville.Elle a fait l'école Musitechnic.Époque pendant laquelle le duo avec Ismaël est devenu quartette.«Nous étions deux avec de l'électronique et des séquences préenregistrées.Nous avons connu Phil C, qui était plus punk et hardcore.Puis Simon S nous a rencontrés alors que nous faisions un show à trois au Petit Campus.» Le quartette a fait du chemin depuis lors.Tourné maintes fois au Québec, au Canada, aux États-Unis et en Europe.Enregistré un maxi et deux a lbu m s .Un t roisième est actuellement en préparation, la Duchess estime en avoir encore long à raconter.Quiconque a déjà assisté à u n spec tacle don né pa r Annie-C et ses potes sait que tout peut s'y produire : « Nous essayons toujours de présenter des shows différents, des ambiances différentes, de nouvelles projections nous accompagnent.On peut transformer les chansons parce que nous sommes ouverts à l'improvisation.Nous pouvons très bien partir sur une dérape ! La transe ?Il m'arrive de me Déraper sur scène retrouver dans un autre état sur scène, alors que je suis une fille normale dans la vie de tous les jours.» Électro, new wave, no wave, bruitisme, synth punk, punk, minimalisme, expérimental font partie de la palette de Duchess Says, dont le dernier opus (In A Fung Day T) a été consacré « albu m pu nk de l'année » au récent GA MIQ.Punk ?Pas tout à fait, pense Annie-Claude: «Nous écoutons de tout et je trouve réjouissant de ne pouvoir inscrire le groupe dans une catégorie précise.D'accord, notre musique n'est pas compliquée.bien que cela reste relativement compliqué d'être minimaliste; il faut trouver précisément ce que tu veux exprimer simplement.» Malgré cette activité intense, ce foisonnement créatif, malgré l'implantation de Duchess Says dans les circuits internationaux, l'existence n'est pas facile pour ces artistes dévoués à la Perruche.« Nous n'avons pas fait les choix les plus faciles, convient notre interviewée.Nous avons refusé d'associer nos chansons à la pub ou à des sites internet qui n'avaient rien à voir avec notre démarche.Nous avons aussi résisté à composer sous la pression des producteurs.Nous menons notre ba rque sa ns manager et avons l'intention d'en faire davantage au cours des mois à venir.Donner un bon coup, maintenir le cap.» Duchess Says, ce soir à 22 h, aux Katacombes.OF MONSTERS AND MEN Succès de souche ÉMILIE CÔTÉ L'été dernier, Of Monsters and Men a suscité un engouement monstre au Festival Osheaga.Le groupe islandais jouait sur la scène verte qui était aménagée sur un nouveau terrain plus vaste auquel il fallait accéder par un pont.C'était la cohue avec une attente de plus de 20 minutes et une foule de près de 10 000 personnes.« Vous êtes tellement nombreux ! », avait alors lancé la c ha nteuse Na n na Br y nd ís Hilmarsdóttir.T rois mois plus ta rd , la j e u n e fe m m e n o u s p a r l e du confort de son foyer, à Reykjavik, au beau milieu de l'Atlantique.Elle vient de participer au festival Iceland A i r wave s , l 'é vé n e m e n t qui a révélé son groupe Of Monsters and Men, il y a deux ans.L'intérêt « imprévu » que le groupe a suscité à Osheaga est à l'image de son succès.Un succès de souche qui part des admirateurs et non de l'industrie.Le groupe indiefolk venait à peine de sortir son premier album lorsqu'il a rempli la Sala Rossa, en av r i l der n ier.L e s bi l let s pour son spectacle ce soir au Métropolis ont tous trouvé preneu r en moi ns de 4 5 minutes, et au cours des derniers jours, des fans faisaient des pieds et des mains pour obtenir un billet.« Nous connaissons des gens à Montréal », indique Nanna.C 'est même la réa lisatrice montréalaise Mihai Wilson et son équipe de We Were Monkeys qui ont réalisé le clip acclamé et viral du tout premier succès d'Of Monsters and Men, Little Talks.« Son travail est brillant », dit-elle.Le groupe islandais a commencé à remplir des salles, car son indie-folk-rock (qui rappelle Mumford and Sons et Arcade Fire) s'est fait entendre dans plusieurs séries télé, dont Gossip Girl.Le groupe a semé un buzz partout sur son passage, que ce soit au Festival South by Southwest (SXSW) ou à M pour Montréal, il y a un an.Son album My Head Is An Animal fait partie des succès indie de l'année.« Pour nous, c'est un album spécial.C'était le premier et nous ne savions pas ce que nous faisions.Nous avons adoré le processus », raconte Nanna.Avant de participer au festival Iceland Airwaves, les six membres d'Of Monsters and Men étaient des camarades d'école.«Avant, notre musique était essentiellement acoustique.En studio, on voulait que ce soit plus appuyé, qu'il y ait quelque chose de rassembleur qui captive l'auditoire.» R a ssembleu r est le mot approprié pour décrire la musique d'Of Monsters and Men.« Il faut toujours être ouvert au changement et laisser sa musique évoluer, dit Nanna.Quand nous avons commencé le travail en studio, on a enregistré de façon très épurée (raw).Puis pendant six mois, on a enregistré sans cesse des couches supplémentaires.On ne devait pas avoir un son aussi gros.» Les mélodies l'emportent tout de même sur les arrangements.«Il faut que la chanson se tienne, qu'elle soit forte juste à la guitare.Nous sommes obsédés par les mélodies!», lance Nanna.Elle a comme co-chanteur Ragnar \"Raggi\" ÞOrhallsson.Rassembleur « C'est mon meilleur ami.Il est le meilleur ami de mon chum.Quand nous avons commencé à écrire ensemble, il arrivait souvent qu'il ait une idée, qu'il ne sache pas comment l'achever, et que moi, j'arrive avec une proposition qui colle.On sait ce que l'autre pense.» Et comment gèrent-ils leur succès ?« C'est arrivé vite.Nous ne le réalisons pas et je crois que c'est bien.De revenir à la maison, ça ramène à soi-même et à l'essentiel », fait-elle.Au cou rs des procha i ns mois, beaucoup de spectacles sont toujours au menu de la formation isla ndaise, mais aussi un deuxième album.« Depuis quelque temps, j'ai hâte et je suis enthousiaste, dit Nanna.Au début, j'avais peur, car j'appréhendais la pression.Cet hiver, nous allons écrire.Ici (en Islande, dans l'obscurité de l'hiver), c'est parfait pour ça.Nous ne pouvons rien forcer.» Of Monsters And Men sème un buzz partout sur son passage.PHOTO FOURNIE PAR UNIVERSAL ribué Celui qui a Cont la musique à redéfinir ienne! populaire brésil Of Monsters and Men, ce soir au Métropolis.Jeudi 6 décembre à 17 h Handel : Les Hymnes du couronnement Daniel Taylor & Theatre of Early Music Église Saint-Léon de Westmount Billetterie : 514-989-9668 www.festivalbachmontreal.com 1 er bre em éc d 13 au Première partie: Rômmel Ribeiro BILLETERIE m o n t re a l j a z z fe s t .c o m \f 14 A R T S LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 NOVEMBRE 2012 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll JACQUES PRIMEAU / Montréal, métropole culturelle Dynamiser le centre-ville Comment renforcer l'importance de la culture dans le développement de Montréal ?Tel est l'objectif du Rendezvous 2012, Montréal métropole culturelle, une rencontre organisée le 26 novembre à la TOHU.Dans ce cadre, La Presse a rencontré Jacques K.Primeau, un des piliers de la scène culturelle québécoise et nouveau président du C.A.du Partenariat du Quartier des spectacles.Le producteur de Tout le monde en parle et d'artistes tels que Guy A.Lepage, Yves Pelletier et les Denis Drolet nous parle de ses ambitions pour dynamiser le centre-ville montréalais.ÉRIC CLÉMENT Jacques K.Primeau, nouveau président du conseil d'administration du Partenariat du Quartier des spectacles.PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Le Rendez-vous 2012 Q ­mi-parcoursmétropolesurvient à du Plan d'action 20072017 Montréal, culturelle.Est-ce vraiment utile cette rencontre ?pense que oui.Avec tout qui RseJerassemblerMontréal, on pascejuste se passe à a besoin de pour définir ce qui va mal, mais aussi ce qui va bien et ce qui est porteur pour l'ensemble de la culture à Montréal.Nous allons montrer où en est le Quartier des spectacles puisqu'on était un des projets moteurs du Rendez-vous de 2007.ça soit prioritaire.À Montréal, on a une façon particulière de développer le cinéma, différente de Toronto.On a une niche à trouver à partir de ce qu'on a.Vous étiez du L'été culturel Q Plus particulièrement ?Q Partenariatvice-présidentdes spec- R mement varié,montréalais, extrêdu Quartier c'est important, tacles depuis 2003 avant de devenir, cet mais ça commence à être pas mal comOn aimerait automne président.Quel a été pense pas que modèle R sa question duaborder par exemple dans la création du Partenariat ?votre rôle plet.Je ne Le soit applicableledans sera la cinéma, notamment d'Édimbourg son de diffusion.La problématique intégralité.modèle montréalais avec l'ON F, avec la Cinémathèque, L'idée était dans l'air dans les montréalais.Il permettra de superde même que la situation des festivals R années 90.En 2001, alors que poser des événements, mais pas de de cinéma dans le quartier pour que j'étais président de l'ADISQ, on s'est les noyer dans une espèce de magma.réunis à six ou sept pour réfléchir sur ce qui serait stimulant pour la culture à Montréal.Une des propositions était le Quartier des spectacles.Gérald Tremblay l'a créé en 2003.Si des organismes veulent se mettre ensemble, c'est leur choix.Chaque festival a son autonomie.Mais les événements qui ont lieu à l'extérieur de l'été sont importants.Coup de coeur francophone, par exemple.Il faut qu'il y ait de l'activité toute l'année, d'où l'idée de la patinoire l'hiver.privilégiez-vous pour QdeQueconcurrence des salles faire face à la de spectacles l'extérieur de l'île ?une étude R On est en train de fairedu public sur la fréquentation pour développer ensuite un plan d'ac- Quel Q ans debilan faites-vous de ces neuf gestion du Quartier des spectacles avec Charles Lapointe ?Il s'agissait d'abord d'une phase de concertation pour savoir où on s'en allait avec la Ville et avec les gens du spectacle.Puis, on a débuté les aménagements en 2007.La place des Festivals, la Promenade, la rue SainteCatherine piétonnière.On est rendu au travail de contenu et d'animation des places publiques et de soutien des éléments créateurs du quartier.Quelle a été depuis neuf ans la Q belle?réalisation du Quartier desplus spectacles Le lumière.Il est parti R d'unParcourspilote lieuxade diffusion projet qui abouti à un plan lumière pour les R Présenté par OSM& analekta présentent ANGÈLEDUBEAU&LAPIETÀ LES VIOLONS D'ENFER DE RETOUR SUR SCÈNE Le concert applaudi par plus de 100 000 mélomanes, incluant quelques primeurs du nouvel album MUSIQUE DE JEUX VIDÉO.Des textes de MICHEL RIVARD.Avec MARIO SAINT-AMAND, comédien.culturels.Et on va créer dès la fin de l'année des projections simultanées sur huit façades différentes.Il faut comprendre qu'on est rendu à mi-étape de ce que peut faire le Partenariat.Il reste beaucoup à faire, l'aménagement de l'édifice Wilder, important pour la danse, la patinoire de la rue Clark, l'aménagement du pôle est.Pendant ce temps, 40 festivals dont le Jazz et Juste pour rire, profitent des installations pour aller plus loin.Que pensez-vous de la proposition Q dede festivals l'étéde créer une masse Gilbert Rozon critique dans ce quartier, comme à Édimbourg ?tion pour se repositionner.On revient au fondement de ce pour quoi on a créé tout ça.Il faut plus de places de BIXI, améliorer les transports en commun, notamment en allongeant les heures de services, ajouter plus de stationnements et améliorer la signalisation avec du jalonnement dynamique.Notre but est d'avoir plus de spectacles et plus de spectateurs.Car Leonard Cohen, il ne passera pas à Laval, mais dans le Quartier des spectacles.êtes donc optimiste quant Q Vousdans les annéesQuartier?desau développement du spectacles à venir Je suis très optimiste.J'accepte ce R remplacer Charles Lapointe n'est mandat avec beaucoup d'humilité, car pas rien.Il a fait un travail extraordinaire.La barre est haute, mais on a une vitesse de croisière, une équipe extrêmement qualifiée et une qualité de création exceptionnelle à Montréal, avec de nouvelles choses chaque année.C'est ce qui fait la force du Quartier des spectacles.SOIRÉE MÉMORABLE AVEC JEUDI NOVEMBRE 29 20 H NATALIE CHOQUETTE SPECTACLE BÉNÉFICE POUR Pour les enfants qui souffrent de maladies neuromusculaires QUELQUES PRIMEURS DU NOUVEL ALBUM, EN CONCERT ! QUAND : HEURE : LE 24 NOVEMBRE 2012 19 h 30 SALLE ÉMILE LEGAULT, CÉGEP SAINT-LAURENT 625, avenue Sainte-Croix, Montréal (Québec) H4L 3X7 65 $/pers.* * Les prix varient pour les rangées A à D RÉSERVATION : 514 508-9798 www.fondationailesdupapillon.com Partenaire Partenaires publics \f LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 NOVEMBRE 2012 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 15 ARTS VISUELS PIERRE BLANCHETTE / SIGNES Abstraction foisonnante À l'occasion de son 30e anniversaire, la Maison de la culture Marie-Uguay présente une rétrospective des oeuvres du peintre Pierre Blanchette, lauréat 2010/2011 de la bourse de carrière Jean-PaulRiopelle du Conseil des arts et des lettres du Québec.ÉRIC CLÉMENT Peintre de l'abstraction depuis quelque 35 ans, Pierre Blanchette a accepté à reculons de présenter un échantillon de sa production à la maison de la culture MarieUguay dans le but d'illustrer l'évolution de son art.« Je n'avais pas envie de reculer et de sortir mes vieilles choses, dit-il.Mais ça m'a été demandé si gentiment ! Et puis, je suis finalement content de l'avoir fait, car c'est une façon de rebondir et d'être plus conscient de ce que j'ai fait.» I n f luencé pa r la liber té de penser et par la passion pou r les cou leu r s de son amie Marcelle Ferron, Pierre Bla nchette a eu de belles périodes de création.Après son séjour à Paris dans les années 80, il a eu une phase de blanc atmosphérique.Ses couleurs deviennent ensuite plus académiques, avant qu'il ne subisse l'influence newyorkaise, vers la fin des années 90.« Cela a fait surgir le fait que je suis Nord-Américain avec le rapport à l'espace et les grands formats, explique-t-il.À Paris, on me demandait plus de formats domestiques ! » M a is , peu i mpor te les périodes, le style de l'artiste Pierre Blanchette est lui-même surpris par la cohérence de son oeuvre.« D'autant que je fonctionnais d'abord avec le plaisir.» PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE se réfère à l'axe géométrique de l'art pariétal, soit toutes ces formes et figures issues de la mathématique que l'on retrouve dans les peintures préhistoriques.« E n utilisant l'abstraction, je suis du côté géométrique, plutôt que de celui de la narration.Le champ que j'ai investi est plus dans le poétique.» Expliquant qu'il s'est longtemps posé la question des « raisons de son engagement » artistique, il dit « commencer à voir cla ir ».« En installant cette exposition, j'ai été surpris par la cohérence, dit-il.D'autant que je fonctionnais d'abord avec le plaisir.Et là, je trouve que tout se tient.» Ces der n ières a n nées , on note dans ses toiles une géométrie et u n espace mieux maîtrisé et une utilisation magnifique des couleurs vives.Son abstraction s'oriente parfois à la limite du figuratif.Par exemple, on subodore le Soleil et la Terre dans sa Peinture no 522 (2002) et on distingue des sensations d'automne dans Peinture no 586 (2009).« Mes toiles rassemblent mes observations de ce qui m'entoure, avance-t-il.On ne pourrait pas parler de paysage, mais d'une globalité de la chose, d'une observation sensible.» Ses dernières toiles sont riches d'évocation.On sent que ça foisonne au bout de la main.« Avec la maturité, on tourne moins en rond.Quand Ulysse Comtois peignait un tableau et que cela lui avait pris une heure, il disait que ça lui avait pris toute une vie.On arrive plus facilement à ce que l'on veut avec la maturité.» Avec humilité, il dit avoir été honoré d'obtenir la bourse Riopelle.« La bourse est associée à un projet de recherche : je travaille sur l'occupation d'un lieu avec ma peinture, u n projet pou r lequel j 'a i beaucoup de plaisir.Et puis, je dois dire que j'ai tellement plein d'énergie pour la suite des choses.Le meilleur est à venir.» SIGNES, de Pierre Blanchette, à la Maison de la culture Marie-Uguay jusqu'au 25 novembre.CONCERT PRESTIGE BEETHOVEN avec MAXIM VENGEROV Au profit du Concours Musical International de Montréal Fier partenaire depuis 20 ans.PIANO & PERCUSSION LE CONCOURS NATIONAL D'INTERPRÉTATION 73e ÉDITION DU 21 AU 24 NOVEMBRE 2012 OFFRE EXCLUSIVE ASSISTEZ AUX FINALES ET OBTENEZ 2 BILLETS POUR 100$* POUR LE CONCERT DU LAURÉAT.Le lundi 13 mai 2013, à 19 h 30 Maison symphonique de Montréal TRIPLE CONCERTO & 7e SYMPHONIE E OFFR ALE SPÉCI estige t pr Concer violon STÉPHANE TÉTREAULT violoncelle piano SERHIY SALOV -30 Billets % L'OSM VOUS OUVRE SA MAISON LES FINALES À LA MAISON SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL! POUR LA PREMIÈRE FOIS, PORTES OUVERTES AU PUBLIC LORS DE LA JOURNÉE DES FINALES, VOUS RECEVREZ UN CODE PROMOTIONNEL.L'Orchestre de chambre I Musici de Montréal et Jean Marie Zeitouni, chef le avant 013.vier 2 15 jan CONCERTDU LAURÉAT DIMANCHE 7 AVRIL 2013 14H30 JEAN-FRANÇOIS RIVEST chef d'orchestre LAURÉAT DU GRAND PRIX DU 73e CONCOURS OSM STANDARD LIFE L'Apprenti sorcier, scherzo symphonique rendu célèbre grâce au film Fantasia des studios Disney.DUKAS, L'Apprenti sorcier OEUVRE CONCERTANTE INTERPRÉTÉE PAR LE LAURÉAT FRANCK, Symphonie en ré mineur LES FINALES SAMEDI 24 NOVEMBRE PERCUSSION, 9 H À 11 H PIANO CLASSE B, 13 H À 15 H PIANO CLASSE A, 16 H À 18 H SUIVIES DE LA CÉRÉMONIE DE LA REMISE DE PRIX FORFAITS EN VENTE MAINTENANT ! En collaboration avec PRÉSENTÉ PAR À PARTIR DE 39,25 $* DIFFUSEUR OFFICIEL Partenaires publics *Taxes en sus.Certaines restrictions s'appliquent.\f 16 A R T S LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 NOVEMBRE 2012 ARTS THÉÂTRE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L'obsession de la beauté, avec Anne-Élisabeth Bossé, met en scène une chicane de couple qui, comme bien des chicanes de couple, prend sa source dans une remarque qui se veut anodine.PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE ANNE-ÉLISABETH BOSSÉ / L'obsession de la beauté Cinéma, petit écran, théâtre, webtélé, depuis sa sortie de l'école de théâtre il y a cinq ans, Anne-Élisabeth Bossé à déjà exploré bien des facettes de son métier.La jeune actrice retourne à La Licorne où elle jouera dans L'obsession de la beauté, comédie noire du provocateur Neil LaBute.Faire face à son image ALEXANDRE VIGNEAULT D'aussi loin qu'elle se souvienne, Anne-Élisabeth Bossé a toujours voulu être comédien ne.Son désir n'a pas seulement été exaucé, il a été rapidement conforté : en mars 2011, moins de quatre ans après sa sortie du Conservatoire d'art dramatique de Montréal, la jeune comédienne était en lice pour un prix Génie pour son rôle de la « fille à lunettes » dans Les amours imaginaires de Xavier Dolan.Elle n'a pas remporté le trophée, qui se trouve quelque part dans les affaires de l'actrice britannique Minnie D r ive r ( B a r n e y's Ve r s i o n) .N'empêche, c'est une belle r e c o n n a i s s a nc e p ou r u ne actrice en début de parcours.« Les amours imaginaires, ç'a été une super vitrine pour moi, c on f i r me A n ne - É l i s abet h Bossé.J'ai vraiment aimé ça tourner avec Xavier.» L a c o m é d ie n ne m e s u r e sa chance d'être désirée par des réalisateurs et des metteurs en scène.Elle la tente, aussi : après deux saisons de 30 vies, elle a pris le risque de se retirer pour se ménager du temps pour jouer au théâtre.« L'adrénaline de jouer devant des gens, j'aime ça ! », lance-t-elle.« Ce n'est pas tant la beauté qui est le sujet de la pièce que la communication et le langage qu'on emploie.» Cet appel des planches lui est venu très tôt.Dès l'enfance.Elle en parle comme un désir « inexplicable, plus fort que tout ».D'auta nt plus inexplicable que les parents de la jeune femme née à SorelTracy n'avaient pas d'affinités pour cet art.Elle a vu sa première « vraie pièce » à 15 ans : Le barbier de Séville, au TNM.« J'avais demandé des billets pour Noël », se rappelle-t-elle.Un peu plus d'un an après, au terme d'une « lutte acharnée », elle a convaincu ses parents de la laisser venir étudier à Montréal dans un collège qui donnait des cours de théâtre.« C'est l'affaire pour laquelle j'ai le plus tenu mon bout dans ma vie, assuret-elle.Je ne suis pas sûre que je pourrais mener une aussi grosse bataille aujourd'hui.» Pou r la scène, toutefois, elle est d'attaque.Dès lundi, Anne-Élisabeth Bossé jouera dans L'obsession de la beauté, pièce à succès du dramaturge américain Neil LaBute (In the Company Of Men, Autobahn) r é pu t é p ou r s o n hu m ou r grinçant et son sens de la provocation.« Ce n'est pas OFFRES EXCLUSIVES AUX ABONNÉS DE ······························································ Comédie grinçante du théâtre d'été », confirme la comédienne.L'obsession de la beauté met en scène une chicane de couple qui, comme bien des chicanes de couple, prend sa source dans une remarque qui se veut anodine.Greg, en voyant arriver une super belle fille dans l'usine où il travaille, se fait la remarque que sa blonde, une coiffeuse interprétée par Anne-Élisabeth Bossé, a une face plus « ordinaire ».Le jeu du téléphone fait son oeuvre.Et la chicane éclate.« Ce n'est pas tant la beauté qui est le sujet de la pièce que la communication et le langage qu'on emploie, signale AnneÉlisabeth Bossé.De l'extérieur, je pense qu'on voit bien que ces deux-là pourraient s'entendre.Mais ils font juste s'enfoncer et ne pas se comprendre.» « Ça m'intéresse beaucoup ça : la mécanique du langage, la mécanique du conflit, le fait qu'on ne voit bien que ce qu'on veut voir », ajoute l'actrice, qui décrit la pièce comme une « grosse joute verbale ».Un jeu qui lui permettra de mettre en valeur son sens de la comédie.« J'aime beaucoup la comédie parce que je vois ça comme une mécanique.Il faut trouver le meilleur timing pour faire les affaires, précise-t-elle.J'ai une espèce de souci de perfection et d'efficacité en comédie.Et je suis quelqu'un qui aime rire.On est des comiques chez nous, ma vie est habitée par des jokes.» EN COLLABORATION AVEC Du 19 novembre au 14 décembre à La Licorne.PROFITEZ RLAP2$ DE ······························································ 2 $ DE RABAIS À L'ACHAT D'UN BILLET AU TARIF RÉGULIER POUR L'EXPOSITION MUSIK - DU SON À L'ÉMOTION Cette offre est valide uniquement à la billetterie du Centre des sciences de Montréal, du 2 novembre 2012 au 1er mars 2013.UN PEU PLUS SUR ANNE-ÉLISABETH BOSSÉ Elle a joué la fille à lunettes dans Les amours imaginaires de Xavier Dolan, rôle lui a valu une nomination aux prix Génie ; la travailleuse sociale Karine Pagé dans 30 vies de Fabienne Larouche ; et soeur St-New-York-des-ronds-dansl'eau dans Inès Pérée, Inat Tendue de Réjean Ducharme.Elle joue Anne-Élisabeth dans Les Appendices ; Claudie dans Les Bobos de Marc Brunet et Marc Labrèche ; et Stéphanie dans L'obsession de la beauté de Neil LaBute à La Licorne dès mardi.Elle jouera une prostituée dans Saison deux, nouvelle série écrite par les auteurs de Les Invincibles, Jean-François Rivard et François Létourneau.« C'est probablement mon plus grand défi à la télé, juge-t-elle.J'ai beaucoup de jours de tournage, c'est une série plus lourde, ça va être tourné la nuit et l'hiver, il y aura peut-être un peu de nudité.» La diffusion est prévue en 2013 à Radio-Canada.­ Alexandre Vigneault ······························································ Simple et rapide! Visitez lapresse.ca/privileges · · · · · · · · · · · · · · · 10%À 30% sur une sélection de livres des Éditions LA PRESSE D'ESCOMPTE \f LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 NOVEMBRE 2012 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 17 ARTS THÉÂTRE CHRISTINE LA REINE-GARÇON Beauté baroque CRITIQUE M ic hel M a r c B ouc h a rd a connu, en 1987, son premier grand succès avec un drame romantique à saveur historique : Les Feluettes.À en juger par l'accueil du public jeudi, il triomphera à nouveau cet automne au TNM.On reconnaît dans sa nouvelle création les leitmotivs de l'auteur et scénariste : amour impossible, a mbiguïté sex uelle, sentiments nobles trahis.Dans le théâtre de Bouchard, le destin est trouble ou ne sera pas.D'ailleurs, une scène érotique entre la reine Christine et son amante, la comtesse de Sparre, commentée par les figures de l'autorité morale et sociale, rappelle Bilodeau qui épie les ébats entre Vallier et Simon dans Les Feluettes.La comparaison s'arrête là.Car la production du TNM est d'un autre cru : nous sommes LUC BOULANGER dans l'histoire avec un grand H, avec des personnages épiques et des enjeux (politiques, moraux, religieux) plus vastes.Au début de Christine la reine-garçon, l'intrigue met un peu de temps à s'installer.Le jeu aussi.(C'est normal, un soir de première.) Certains personnages secondaires frisent la caricature : Descartes, plus fou du roi que philosophe.Or, le rythme se resserre par la suite.Le texte semble battre au rythme du coeur de Christine de Suède qui, à force d'affronter des obstacles sur son chemin, se consume entre raison et passion.De tous les dra maturges québécois contempora i ns , Bouchard est (avec Normand Chaurette) celui qui se soucie le plus de la beauté de la langue au théâtre.Pour le meilleur et pour le pire.Ici, son texte propose un bel équilibre entre le lyrisme et l'érudition (il contient des David Boutin et Céline Bonnier, sublime Christine lors du deuxième acte.ne PHOTO FOURNIE PAR LE TNM perles de d ia log ues ent re ces grands esprits) et le récit théâtral.L'auteur des Muses orphelines est un fin observateur de la n at u re hu m a i ne , i l sait, à l'instar de Tennessee Williams, que personne ne peut compter sur la gentillesse des étrangers.Encore plus, si ces derniers se trouvent dans notre entourage.parmi la cour d'un palais en Suède au XVIIe siècle.Ou pire : dans sa propre famille.Christine de Suède, qui a reçu une éducation virile, est rejetée dès le berceau par sa mère qui souhaitait un garçon pour le trône.Christine est défendue avec fougue et passion par Céline Bonnier.Si la comédienne semblait hésitante au début, el le e s t t o u t s i m ple m e n t sublime au deuxième acte, alors que la femme vulnérable succède à la souveraine colérique.Parmi le reste de cette distribution haut de gamme, on se régale du jeu de Catherine Bégin en marâtre.Et aussi des performances très solides d'Éric Bruneau, de David Boutin et de Magalie Lépine-Blondeau.Serge Denoncou r t sig ne une mise en scène léchée (certaines images font penser à des tableaux de Magritte, de Lemieux et de maîtres hollandais).Le décor de Guillaume Lord est impressionnant, mais pas trop imposant.Les éclairages de Martin Labrecque soignés.Et les costumes de François Barbeau sont tout si mplement des pièces de musée.Au TNM jusqu'au 8 décembre.OLIVIER LETELLIER ET DANIEL DANIS / La Scaphandrière Savoir faire image Étoile montante du théâtre français, le metteur en scène Olivier Letellier, qui a remporté il y a deux ans le Molière du meilleur spectacle jeune public pour la pièce Oh boy !, présente sa nouvelle création aux Coups de théâtre.Fruit d'une collaboration avec le Québécois Daniel Danis, La Scaphandrière, conte contemporain sur la dépendance, a été jouée cet automne au Théâtre Chaillot de Paris et arrive auréolée d'une excellente réputation.JOSÉE LAPOINTE « Tous les contes sont cruels , dit en souriant Olivier Letellier, qui est lui-même conteur.Mais la vie est super dure pour les gamins! Ils s'en prennent plein la gueule et plein les yeux tout le temps.Il ne faut pas avoir peur de leur dire la vérité: c'est pas facile, mais on en cause.» Pas question de faire du théâtre éducatif ou moraliste, précise-t-il toutefois.Tout est dans la façon de raconter l'histoire, et c'est ce qu'il s'évertue à trouver dans chacune de ses pièces, qui abordent des sujets difficiles comme la maladie et l'abandon dans Oh boy ! et la dépendance dans La Scaphandrière.« Mes sujets sont forts et contemporains.Il s'agit de faire entrer du merveilleux dans le quotidien, et il y a toujours de la lumière à la fin.» C'est pour cette capacité d'a ller da ns la métaphore qu'il apprécie le travail de Daniel Danis, qu'il a connu au Festival d'Avignon en 2008.« J'y ai vu sa pièce Kiwi, ça m'a transformé.J'aime sa poésie qui sait faire des images.Cette poésie-là ne me fait pas peur.C'est l'autre, la lyrique, que je fuis.» Olivier Letellier a demandé à Daniel Danis s'il voulait faire un projet avec lui, et La Scaphandrière est née de leurs multiples échanges.« Ç'a été une émulsion d'échanges, raconte l'auteu r québécois qui vit à Québec.J'ai écrit 11 versions du texte ! Celle qui est publiée n'est d'ailleurs pas la même qu'on voit sur scène.Même la fin est différente.J'en ai beurré plus large, et lui a choisi des passages.» C ol laborer ave c Ol iv ier Letellier a été stimulant pour Daniel Danis, qui a apprécié son désir d'aller au-delà du premier degré.« C'est une thématique pas évidente, sur la difficulté d'aborder son avenir et sur les solutions de l'existence.» « Ce que je veux, c'est mener les histoires jusqu'au bout, précise Olivier Letellier.Avec Daniel, quand ça devient insupportable, on plonge dans le fantastique, et c'est comme si on disait : c'est juste une histoire.» La Scaphandrière se déroule dans un environnement très technologique: deux caméras et trois vidéoprojecteurs sont installés sur scène pendant ce solo, et 90% des projections sont en direct.«Oh boy! est fait de bric et de broc, c'est très différent.Ce qui unit mes mises en scène, c'est le métissage entre les langages artistiques et le thème de la famille et de l'enfance malmenée.» Et l'intérêt pour une langue forte, qu'il apprécie particulièrement chez les auteurs québécois.Il profitera d'ailleurs de son passage au Québec pour en rencontrer quelques-uns.«J'aime leur franc-parler, leur Après Paris, La Scaphandrière est présenté à Montréal.PHOTO FOURNIE PAR LES COUPS DE THÉÂTRE manière frontale d'aborder les choses.C'est certain que je vais renouveler l'expérience.» Oh boy!: prenant Avec 500 représentations au compteur, Oh boy! est un véritable succès en France.«C'est audelà de toutes nos espérances», admet Olivier Letellier.En voyant la pièce cette semaine, lors d'une représentation scolaire à l'Usine C, on comprend pourquoi cette adaptation du livre de Marie-Aude Murail a su toucher le coeur des gens, et pourquoi le phénomène a dépassé le cadre du théâtre jeunesse ­ une appellation que n'aime d'ailleurs pas beaucoup le metteur en scène.Cette histoire d'une famille reconstituée, racontée pa r Barthélémy, jeune homme qui se retrouve à la tête d'une fratrie et qui malgré son insouciance devient un véritable pilier pour trois enfants abandonnés, est aussi drôle que touchante.L a m ise en scène épu rée, ingénieuse et réglée au quart de tour, très près du théâtre d'objet ­ les enfants sont évoqués par.des livres ­, et la performance solo époustouflante de Lionel Lingelser, qui incarne tous les personnages en changeant parfois une simple intonation, font de Oh boy! une expérience théâtre unique, ludique, bouleversante.et résolument pour tous.> La Scaphandrière, ce soir, demain et lundi au Théâtre Outremont.Dès 9 ans.> Oh boy !, au Centre culturel de Beloeil demain à 15 h.Dès 9 ans.DES PREMIÈRES QUÉBÉCOISES AUX COUPS DE THÉÂTRE Plusieurs pièces québécoises seront créées ou présentées pour la première fois à Montréal cette semaine.Dubé au bout du Bic Un spectacle de chansons pour l'auteure à succès Jasmine Dubé.6 ans et plus.GalápaGos avec Maxime Jean Les îles enchantées Un nouveau texte de JeanRock Gaudreault, le retour à la scène de la metteure en scène Jacinthe Potvin.6 ans et plus.Les auteurs de Beauté, chaleur et mort, Pascal Brullemans et Nini Bélanger, continuent leur réflexion sur le deuil.9 ans et plus.Le plus court chemin entre l'école et la maison Francis Monty présente le frère de Léon le nul, Étienne.12 ans et plus.Petit bonhomme en papier carbone Vipérine Petite fête chez Barbe bleue Joël da Silva se frotte encore au célèbre conte.7 ans et plus.­ Josée Lapointe www.coupsdetheatre.com Jordi Bonet PRÉSENTÉ AU L'HOMME SOLEIL OU L'ART DES VISIONNAIRES ciné-conférence CENTRE D'EXPOSITION DU VIEUX PRESBYTÈRE DE SAINT-BRUNODE-MONTARVILLE 'AU 16 DÉCEMBRE 2012 EXPOSITION PROLONGÉE JUSQU Le Centre est situé au 15, rue des Peupliers, à Saint-Bruno-de-Montarville.Il est ouvert du mercredi au dimanche, de 13 h à 16 h 30.RENSEIGNEMENTS : www.stbruno.ca 450 441-8331 réservez votre place maintenant ! laval la prairie Montréal-nord Salle André-Mathieu 17 au 22 novembre 26 et 27 novembre École de la Magdeleine Salle Désilets 28 au 29 novembre Aussi présenté au Collège Ahuntsic, St-Jean, La Salle et St-Jérôme.LesGrandsExplorateurs.com 514 521.1002 / 1 800 558.1002 \f 18 A R T S LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 NOVEMBRE 2012 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Le box-office n'est pas tout NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE I l ne manquait qu'une tache de sa ng ou peut- être u n trou de balle, à la manchette d 'u n t a bloïd mo n t r é a la i s bien con nu cette semaine.Au-dessus du titre, Crise au cinéma québécois, deux chiffres, ceux du box-office du nouveau James Bond : 2,4 millions.Et ceux de Tout ce que tu possèdes le dernier Bernard Émond : 28 0 0 0 $.Loser, loser, criait le sous-texte invisible de ce chiffre misérable au milieu d'une manchette malhonnête et démago.Car on ne peut pas compa rer u ne f ra nc h ise commerciale qui dure depuis 50 ans avec un film discret et intimiste fait au Québec avec u n budget total qui équivaut probablement à l'argent dépensé pour les sandwichs sans croûte de Mister Bond et de son équipe.Pas plus qu'on ne peut opposer un film à l'affiche de 10 petites salles avec une pompe à fric comme Skyfall lancée sur 138 écrans, au Québec seulement ! Remarquez, le soir où je suis allée voir Skyfall chez le distributeur à popcorn Guzzo ­ Vincenzo de son prénom ­ nous étions une cinquantaine dans une salle de 800.Au Beaubien à la même heure pour Tout ce que tu possèdes, ils étaient 48 dans une salle de 200.C'est qui le loser, hein Vincenzo ?qualité.À preuve, la vaste majorité des superproductions américaines qui font sonner les caisses et dégouliner le beurre transgénique sur le popcorn de Vincenzo sont presque toujours absents de la course aux Oscars.Même Rotten Tomatoes con firme leur nullité.On ne se cachera pas qu'à 4 %, la part de marché du cinéma québécois cette année e s t la plu s fa ible de pu i s longtemps.La concurrence féroce des films à franchise à la sauce Ja mes Bond , Spiderman ou Twilight, n'a pas a idé.Pas plus que la Voir le cinéma uniquement à travers le succès au box-office, c'est adhérer à une logique marchande qui ne produit pas des films, mais des objets de consommation vides de sens et bourrés de calories.Mais ce qu'il faut retenir de cette crise un brin fabriquée, c'est que le box-office ce n'est pas tout.Voir le cinéma uniquement à travers ce prisme, c'est adhérer à une logique marchande qui ne produit pas des films, mais des objets de consommation vides de sens et bourrés de calories.Et puis un bon box-office n'est pas toujours un gage de cadence frénétique de la sortie des films américains.Avant, un film québécois devait se battre contre deux ou trois canons américains simultanément.Ma intena nt, c 'est contre sept ou huit.C'est en partie pourquoi les Québécois ne se sont pas rués sur les films d'ici comme à l'époque des Boys, de Bon cop Bad Cop, d'Aurore, de Crazy ou même d ' Inc e ndie s et de Monsie ur Lazhar.Le producteur Roger Frappier croit pourtant qu'il suffirait d'un seul film qui fasse huit millions ce moisci pour que la part de marché de notre cinéma grimpe instantanément.Pour Roger Frappier et la demi-douzaine de producteurs rencontrés par La Presse cette semaine, le cinéma d'ici se por te bien , merci.Nos films sont invités dans les festivals du monde dont les plus prestigieux comme Cannes, Berlin et Venise.Notre cinéma a gagné un Oscar grâce à Denys Arcand et deu x nominations deu x ans de suite : du jamais vu pour une si petite et jeune cinématographie.Cette année seulement, sept films québécois ont été lancés en France dans un marché, traditionnel lement hosti le à not re cinématographie.Non seulement nos films s'exportent, mais nos cinéastes aussi.En ce moment, Ken Scott, Denis Villeneuve, C ha rles Oliv ier M ic haud , Jean Marc Vallée et Philippe Falardeau travaillent sur des films à l'étranger.Une crise ?Vous voulez rire ?Il y a plus d'un mois, mes patrons de La Presse m'ont demandé d'animer une soirée à L'Astral avec des invités de mon choix.J'ai choisi d'inviter Philippe Falardeau, Luc Dionne, Émile Gaudreault et Micheline Lanctôt non pas pour pa rler de crise, mais de cinéma.Nous parlerons peut-être ou peut-être pas de box-office, mais surtout des raisons pour lesquelles ils font des films et de ceux pour qui ils les font.Ça se passe à L'Astral, au 305, rue SainteCatherine Ouest, mardi soir à 19 h 30.Il reste encore des billets.Nous vous attendons en grand nombre, même si le popcorn n'est pas fourni.S Pour joindre notre chroniqueuse : npetrowski@lapresse.ca ON EN PARLE TROP Noël.Dans les magasins, les pharmacies, à la radio, à la télé, dans les pubs.Allo ! Noël, c'est dans 38 jours.On peut-tu se calmer un peu ! Si ça continue, moi je passe à Pâques directement.ON N'EN PARLE PAS ASSEZ Les Mutants à la Licorne jusqu'au 1 er décembre.Magnifique et inspirante création collective qui fait se rencontrer Michèle Richard, Hubert Aquin, notre passé insouciant et notre avenir inquiet.À voir pour ne pas vieillir trop vite.Plus qu'une exposition de livres, il s'agit du parcours d'un penseur dans l'histoire, depuis l'Antiquité, et dans son siècle.PHOTO FOURNIE PAR LA GRANDE BIBLIOTHÈQUE RAYMOND KLIBANSKI À LA GRANDE BIBLIOTHÈQUE Le savant.Le juste.Le témoin.DANIEL LEMAY L e ph i losophe R ay mond Klibanski a consacré sa vie à l'histoire.Non pas à l'histoire, classique, de la guerre et des conquêtes, mais à l'histoire des idées, des idées qui pouvaient soutenir le dialogue au service de la tolérance et de la justice.Une histoire, pourrait-on dire, de la conquête de l'Homme par l'Homme.Que cet Allemand de naissance ait été un amant des livres ne surprendra personne ; au siècle dernier, fréquenter Platon ou Nicolas de Cues - le premier à poser le problème de la connaissance scientifique - ne pouvait se faire autrement que par les livres.La bibliothèque de Klibanski, toutefois, par le nombre et la qualité des ouvrages, a de quoi impression ner - ou émouvoi r - quiconque aime les livres, spécialiste ou profane.G eorges Leroux a étudié avec Klibanski à l'Université de Montréal et il l'a souvent visité à son bureau du pavillon Leacock de McGill où le maître entassait une partie de son impressionnante collection.« dans une pièce interdite aux visiteurs ».« Jamais je n'aurais pensé qu'un jour j'aurais accès à ces trésors de l'humanité », dira Georges Leroux, commissaire de l'exposition Raymond Klibanski (1905-2005) ­ La bibliothèque d'un philosophe, inaugurée cette semaine à la Grande Bibliothèque.Plus qu'une exposition de livres, il s'agit là du parcours d'un penseur dans l'histoire, depuis l'Antiquité, et dans son siècle.Bibliothèque et Archives nationales du Québec a eu la bonne idée de confier la mise en scène à l'homme de théâtre Alexis Martin.« J'ai voulu m'éloigner de la ligne droite et du rectangle », nous a expliqué ce féru d'histoire antique.Il en résulte un parcours en ellipse où les 200 oeuvres et leur mise en contexte se déploient de façon quasi muséale en sept zones dont une, au fond dans une rupture de l'ellipse, évoque les autodafés du régime nazi.Klibanski, qui était juif, s'est enfui à Londres avant la guerre en emportant avec lui une grande partie des 80 000 ouvrages de la bibliothèque de l'historien de l'art Aby Warburg.Alexis Martin a découvert entre autres que Raymond Klibanski, « un esprit hyperstructuré », s'était intéressé longuement à la mélancolie, « un sentiment diffus ».Et quel livre de l'expo l'a troublé, lui, le diplômé de philosophie ?« Le Timée de Platon, une édition de 1575.» C'est là le génie de la chose : chacun trouvera dans cette e x p o s i t io n s u r R ay m o n d Klibanski au moins un titre qui le raccordera à l'histoire des idées.Et au rôle de ce grand humaniste dont le rôle, selon Georges Leroux, était de « rendre possible la discussion rationnelle dans un monde à la recherche de la paix ».À la Grande bibliothèque jusqu'au 25 août.MOTS CROISÉS DES ARTS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 www.nicolehannequart.com 1818 6 Étain ­ Qui a la faveur du plus grand nombre.7 Tenu à l'écart ­ On peut le faucher.8 Qui date de longtemps ­ Troublé.9 Ment sur la valeur de quelque chose ­ Initiales de l'auteur de Fondation ­ Premier.10 Ressenti ­ Personnage principal de L'avare de Molière.11 Se donner beaucoup de fatigue ­ Marie Cardinal en est l'auteure (L'.).12 Prénom de l'interprète de Sara dans En thérapie ­ Dieu de l'ancienne Égypte.1 Son dernier album s'intitule Havoc and Bright Lights.2 On les utilise pour repeupler les étangs ­ Subterfuge.3 Prénom de l'acteur Phoenix, mort en 1993 ­ Capucin ­ Aucun (pas .).4 Prénom du réalisateur du Baiser du barbu ­ Inclinée de côté.SOLUTION de la semaine dernière 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 P A T R 3 T G V 4 E L E 2 E N A M O U R E TOUS LES SCÉNARIOS.I 5 R E L U 6 M E U L 7 A 8 C 9 L 10 E 11 O 12 D R E L E E A G A I E I L R S I C K B R U S N I A N T S C O E U C H I P S E R T H E N E E R E G E N A I R S U T I E A S E L L E T S S E N T I R E P A R S A I L L I E L A S S E L I E E C 1817 CINÉMA Tous les samedis dans La Presse www.nicolehannequart.com VERTICALEMENT 1 Comédie musicale présentée à la Place des Arts le 23 novembre prochain.2 Prénom du réalisateur de Taken 2 ­ Il joue dans le film Mars et Avril (.Ahmarani).3 Désirent vivement ­ Dans HORIZONTALEMENT le titre du premier roman de Dany Laferrière.4 Compositeur américain mort en 1954 ­ Poisson voisin de la sardine.5 Devant Elton John ­ Écrivain japonais, prix Nobel en 1994 (.Kenzaburo) ­ Offre publique d'échange.5 Conifère ­ On lui doit le texte de Christine, la reine-garçon, au TNM jusqu'au 8 décembre.6 Montagne de Grèce ­ Se soumettre par force.7 Praséodyme ­ Dont on a vanté les mérites ­ Oiseau grimpeur.8 Un des auteurs de Mafia inc.­ Démentant.9 Leur bois est utilisé en sculpture ­ Initiales de l'acteur Pacino ­ Vieille.10 Appendice de nombreux animaux aquatiques ­ Initiales du peintre français Debré.11 Fidèle ­ Protéger par certaines précautions.12 Redressée ­ Nombre qui exprime l'unité ­ Ferrure.Soirée de menteries LE MARDI 20 NOVEMBRE À 19 H 30 Des conteurs très menteurs se mettent au défi.Qui l'emportera?La Sainte-Catherine Ne manquez pas les contes et la musique de la Veillée de la Sainte-Catherine, le samedi 24 novembre à 19 h 30 Info : 514 935-8136 2146, PLACE DUBLIN, MONTRÉAL (QUÉBEC) w w w .m a i s o n s a i n t - g a b r i e l .q c .c a LE DIMANCHE 25 NOVEMBRE À 13 H Animation, musique, fabrication et dégustation de la fameuse tire \f L'HISTOIRE OFFICIELLE « Un livre de 300 pages, à mi-chemin entre le scrapbook et la biographie, truffé d'anecdotes et d'images inédites » - Marc Cassivi, La Presse « Un livre fouillé, détaillé, qui se dévore.» - Émilie Perreault, Puisqu'il faut se lever, 98,5 FM « Un accès à la trajectoire des Montréalais dans les moindres détails [.] » - Nicolas Houle, Le Soleil INTENANT MA E BRArIReI.ca ENr LIrairie.lap ess lib et su \f 20 A R T S LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 NOVEMBRE 2012 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll CHOIX HEBDOS LA LISTE PLUS ULTRA DE MARC-ANDRÉ LUSSIER Voyez nos choix en vidéo sur lapresse.ca TÉLÉ (FRANCE) ON N'EST PAS COUCHÉ MUSIQUE LES 25 MEILLEURES CHANSONS POP DE RENÉE MARTEL WEB DVDENFRANCAIS.COM BLU-RAY / DVD DARK HORSE TÉLÉ (É.-U.) FAREED ZAKARIA GPS Oui, c'est souvent trop long.Parfois même plus de 3h30 sans pause.Mais le talk-show du samedi soir de France 2 avec Laurent Ruquier suscite régulièrement des discussions intéressantes.TV5 diffuse l'émission avec une semaine de retard, mais on peut quand même l'attraper dès le lendemain de sa diffusion à RFO, le dimanche soir.Avant de devenir la reine du country, Renée Martel a été une icône de la musique pop des années 60.Xavier Dolan a d'ailleurs fait entendre Viens changer ma vie dans Les amours imaginaires.Impérativement, il faut mettre la main sur les enregistrements originaux.Et constater que Je vais à Londres est le meilleur single jamais produit au Québec à l'époque.Un outil de référence indispensable pour quiconque s'intéresse au cinéma maison.Dirigé par des passionnés de cinéma, ce site web québécois offre une mise à jour des calendriers de sorties en Bluray / DVD des productions cinématographiques, mais aussi télévisuelles et musicales.Les infos pertinentes y sont regroupées de façon très rigoureuse.Le plus récent film de Todd Solondz n'a peut-être pas eu droit à une sortie en salle chez nous, mais il n'en suscite pas moins l'intérêt.Vrai que Dark Horse n'est pas du calibre de Happiness ou de Life During Wartime, mais les admirateurs de l'auteur cinéaste y trouveront assurément leur compte.Jordan Gelber est remarquable dans le rôle d'un trentenaire mal dans sa peau.Tous les dimanches matin à 10h (rediffusion à 13h) à CNN, Fareed Zakaria traite de géopolitique internationale avec maîtrise et intelligence.Surtout, le chroniqueur du magazine Time aborde l'actualité mondiale sous un angle inédit dans le paysage audiovisuel nord-américain.Passionnant, différent, et instructif.Sur le divan avec Sugar Sammy STÉPHANIE VALLET Après avoir présenté en février dernier You're Gonna Rire, un spectacle bilingue écrit sur mesure pour son public montréalais, Sugar Sammy sera de retour mardi sur les planches de l'Olympia avec En français SVP !, une performance 100 % francophone, adaptée pour l'ensemble du Québec.« Il y a eu de nombreuses nouvelles sources d'inspiration depuis les neuf derniers mois : les élections, la commission Charbonneau, les manifestations, etc.dont je ne pouvais me priver ! Le Québec a changé depuis un an et forcement j'ai dû m'adapter.Quand les gens me demandent pourquoi j'ai fait le spectacle en français, je réponds souvent à la blague : « Le PQ m'a forcé à le faire dès qu'il est entré au pouvoir, Pauline m'a appelé directement et m'a dit : \" Écoute Sucre, c'est fini ton spectacle bilingue !\" », lance Sugar Sammy.L'humoriste poursuivra sa tournée québécoise avec plus de 60 spectacles au Québec, adaptant chaque soir son spectacle à un nouveau public et taquinant de nombreux spectateurs dans la salle.« Je m'amuse beaucoup plus avec le spectacle 100 % franco.Avec le show bilingue, je voulais rapprocher les deux solitudes sans me dénaturer, en restant baveux et taquineur.Le danger était que les francophones puissent se sentir ridiculisés devant les anglophones.Avec ce spectacle, je suis seul sur scène devant le Québec, alors je peux aller beaucoup plus loin », explique-t-il.Sugar Sammy poursuivra tout de même sa carrière internationale.Il revient d'ailleurs de six spectacles à Miami et de six autres à Houston.« Au Québec, on a des préoccupations uniques par rapport au reste de la planète.J'étais à Miami pendant la campagne électorale américaine.Tout le monde parlait de Romney et d'Obama et à quel point le résultat allait changer le cours de l'évolution de la planète, pendant qu'au Québec, sur Twitter et dans les journaux, tout le monde ne parlait que de l'affaire Wagner/Thibert ! Il y a des gags qui s'écrivent vraiment tout seuls ! », lance l'humoriste.Sa confidence « La France, c'est pour bientôt.C'est pour ça que je fais le tour du Québec en rodage ! (rires), mais avant je vais faire une tournée canadienne en anglais l'année prochaine.» QR Qu'est-ce qui te fait rire dans la vie ?Avec qui rêverais-tu de travailler ?Avec Eddie Murphy.Sinon, je rêverais de tourner sous la direction de Quentin Tarantino.Ça serait malade! En quoi ou en qui te réincarnerais-tu ?En athlète.Je les admire beaucoup.Moi, je m'entraîne une heure et je ne suis presque plus capable ! C'est dur de m'amener au gym.De voir des gens qui font ça tous les jours et qui surpassent un niveau humain dans un sport, je trouve ça cool.Si je devais choisir, je me réincarnerais en Wayne Gretzky des années 80.Quel serait le litre de ta biographie ?Sugar Sammy, Shit Disturber, ce qui signifie « fouteur de merde » en français.Ça me ressemble, non ?Te souviens-tu de ton premier slow ?J'étais en 5e année, et la fille était en 6e.Je visais haut ! Elle m'a demandé de danser sur Live To Tell de Madonna.C'est zéro romantique, ça parle de la mort et d'un assassinat, mais c'est une chanson qui dure plus de cinq minutes.C'était l'été, tout le monde avait chaud et elle Mon frère ! Il me fait rire tout le temps.Il sort toujours des blagues alors que tu t'y attends le moins.Honnêtement, je trouve que toute ma famille est plus drôle que moi ! Je pense que mon sens de l'humour est une fusion de celui de mes parents avec celui de mon frère et de ma soeur.Parfois, je suis bloqué dans l'écriture d'un gag et je demande conseil à mon frère et à ma soeur.Ils trouvent toujours le bon punch ! Ce sont vraiment mes deux cobayes.avait mis ses bras autour de mon cou.Je me suis alors aperçu qu'elle avait des poils sous les bras et, comme je n'ai aucun filtre (surtout à cette époque), je le lui ai fait remarquer.Autant dire que mon premier slow était raté, après ça ! Le film qui t'a le plus marqué ?Pulp Fiction de Quentin Tarentino.C'est sorti de nulle part en 1995 et ça a changé la façon de voir le cinéma, en redéfinissant ce qui était permis au grand écran.Je l'ai revu, il y a deux mois, et je le trouve encore meilleur aujourd'hui.PHOTO FRÉDÉRIC GUIRO, LA PRESSE \f "]
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