La presse, 24 décembre 2012, C. Arts
[" www.lapresse.ca/arts M O N T R É A L LU N D I 24 D ÉC E M B R E 2012 MÉDIAS PAGE 2 DES REVUES DE L'ANNÉE PERSONNALISÉES PINOCCHIO PAGE 3 UN CONTE INSPIRÉ ARTS CRITIQUES Vous avez vu un film le week-end dernier ?Faites-en la critique à lapresse.ca/critiques EXPOSITION GÉRALD GODIN À LA GRANDE BIBLIOTHÈQUE PAGE 6 LE CONTE DES TROIS ACCORDS Quand nous leur avons proposé d'écrire un conte de Noël, les Trois Accords n'ont fait ni une ni deux.D'un commun accord, ils ont confié au chanteur Simon F.Proulx le mandat de coucher sur papier cette histoire dans laquelle un tout petit boulon met en péril l'excursion du père Noël.À lire en pages 4 et 5 Charles Dubreuil, Simon F.Proulx, Pierre-Luc Boisvert et Alexandre Parr PHOTO ROBERT SKINNER ILLUSTRATIONS CHARLOTTE DEMERS-LABRECQUE, LA PRESSE Tome 8 : Les femmes Tome 1 : Tome 2 : Tome 3 : Tome 4 : Tome 5 : Tome 6 : Tome 7 : Marie Serge Les hommes Confessions Montréal Ernest Latulippe Charleston La chronique québécoise qui réchauffe l'hiver ! Plus d'un million d'exemplaires vendus dans toute la francophonie.NOUVEAUTÉ 64 pages · 24,95 $ \f 2 ARTS L A PRESSE MONTRÉAL LUNDI 24 DÉCEMBRE 2012 Des revues de l'année personnalisées NATHALIE COLLARD ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll MÉDIAS I l n'y a pas si longtemps, l'exercice de la revue de l'année était assez simple et plutôt consensuel.Des grands événements (politiques, artistiques, sportifs) marquaient l'année, et comme il n'y avait qu'une poignée de chaînes de télévision et que tout le monde ou presque regardait le même bulletin de nouvelles à la fin de la journée, on arrivait à une liste qui reflétait grosso modo u ne ex périence com mu ne.Cette époque est vraiment révolue.Aujourd'hui, la réalité de X est complètement différente de celle de Y, qui est pourtant son voisin.Dema ndez aux membres d'une famille vivant sous le même toit ce qu'ils ont retenu de 2012 et vous risquez d'avoir des réponses fort différentes d'une personne à l'autre.Au fond, ce n'est pas si étonnant: nos choix de divertissement, tout comme nos façons de nous informer, sont désormais taillés sur mesure selon nos goûts et nos intérêts et viennent à nous par l'entremise de notre tablette, de notre ordinateur ou de notre téléphone.Des choix personnalisés, donc, qu'on consomme individuellement.Résultat: une vision du monde qui tourne beaucoup autour de notre nombril.Bien sûr, il y a encore de grands événements rassembleu rs (en 2012 : les Jeu x olympiques, les élections, la crise étudiante, Unité 9), mais ils sont de moins en moins nombreux.Nous vivons côte à côte dans nos silos respectifs, Pour Twitter, les Jeux olympiques de Londres et les élections américaines occupent le sommet de la liste en 2012, suivis par.les MTV Awards, et bien avant l'ouragan Sandy (notre photo) ou la mort de Whitney Houston.PHOTO CHARLES SYKES, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS et nos réalités sont de plus en plus éclatées.La meilleure illustration de ce phénomène, ce sont toutes ces rétrospectives de l'année publiées par les réseaux sociaux comme Facebook, Twitter et YouTube ou encore la revue de l'année de Google.On y de trois films: The Hunger Games, The Avengers et The Walking Dead.Or, à l'exception de Hunger Games, qu'on peut qualifier de mini-phénomène, on ne peut pas dire que les deux autres films aient vraiment « marqué» 2012 dans le sens où on l'entend habituellement.La Nous vivons côte à côte dans nos silos respectifs, et nos réalités sont de plus en plus éclatées.retrouve des points communs, bien sûr, mais il y a aussi des différences qui montrent bien que nous vivons parfois dans des univers parallèles.Sur la liste des sujets les plus discutés de Facebook, par exemple, on retrouve dans les trois premières places les titres mort de Whitney Houston, la candidature de Mitt Romney et la vidéo Kony 2012 viennent avant les Jeux olympiques de Londres.Magic Mike, l'insupportable Gangnam Style et le livre pseudo-porno Fifty Shades of Grey terminent cette liste qui relève dava ntage du concou rs de popularité que d'une véritable revue de l'année.En effet, aucune mention de la Syrie ou de la Libye, deux événements qui ont pourtant monopolisé l'information internationale.Aucun sujet économique non plus alors que la crise inquiète, que les gens sont endettés et craignent pour leur sécurité financière.De son côté, Twitter a choisi de prendre le «pouls de la planète» pour 2012.Sur son site, on découvre que les Jeux olympiques et les élections américaines occupent le sommet de la liste, mais sont suivies par.les MTV Awards et ce, avant même l'ouragan Sandy ou la mort de Whitney Houston.Encore là, les intérêts des utilisateurs de Twitter en 2012 ne reflètent pas totalement la réalité.Les MTV Awards ont peut-être été très importants dans leur vie le soir de leur diffusion, mais dans le grand tout, il s'agit d'un événement insignifiant qu'on avait oublié la semaine suivante.Google aussi propose une rétrospective des moments marquants de l'année à travers les mots les plus recherchés sur son moteur de recherche (la vidéo de deux minutes Zeitgest 2012 produite par Google, vaut la peine d'être visionnée).Au Canada, il semble que les internautes se sont d'abord intéressés à Pinterest, puis à l'ouragan Sandy, aux Jeux olympiques et au jeu vidéo Diablo 3.L'émission Star Académie (seule entrée québécoise) figure au 7e rang des recherches les plus tendances de 2012 sur Google Canada, illustrant encore le principe des deux solitudes au pays.Si G oogle, T w itter et Facebook s'étaient donné la peine de dresser des listes des mots, sujets ou mots-clics les plus populaires au Québec, ils seraient sans aucun doute arrivés à d'autres résultats, reflétant une réalité québécoise bien différente de celle de ses voisins des autres provinces.Cet éclatement des visions, des perceptions et des expériences va s'accentuer au cours des prochaines années.Déjà, Facebook et Twitter nous proposent un outil qui permet de faire la revue de NOTRE année: quels sont les événements, les sujets de discussion et les commentaires qui ont marqué 2012 de notre point de vue à NOUS.La tendance est claire: on ne s'ouvre plus sur le monde extérieur qui peut nous sembler incertain et menaçant et sur lequel on exerce de moins en moins de contrôle.On se replie plutôt sur nous-mêmes, sur cet univers connu et rassurant qui ne risque surtout pas d'ébranler nos certitudes et de nous remettre en question.Plus narcissique que ça.MEILLEUR ACTEUR MEILLEURE ACTRICE DE SOUTIEN MEILLEURE CHANSON ORIGINALE HUGH JACKMAN ANNE HATHAWAY «SUDDENLY» 4Meilleur film ® ® ® NOMINATIONS POUR UN GOLDEN GLOBE ® BRANLE-BAS DE COMBAT ! Tous les jours dans La Presse SPORTS FOX TV, JAKE HAMILTON COMÉDIE MUSICALE « SENTIMENTAL ET HILARANT.STREISAND ET ROGEN FORMENT LE DUO COMIQUE PARFAIT! » «UN DES MEILLEURS FILMS DE L'ANNÉE.» Peter Travers (VERSION FRANÇAISE DE «THE GUILT TRIP») «UNE OEUVRE SPECTACULAIRE IMPOSÉE.» Adam Green À L'AFFICHE CONSULTEZ LE GUIDE HORAIRES DES CINÉMAS «L'EXPÉRIENCE ÉPIQUE LA PLUS ÉBLOUISSANTE QUE VOUS VIVREZ AU CINÉMA DURANT LES FÊTES.» Marlow Stern MEILLEURS FILM DE L'ANNÉE AFI OFFICE NATIONAL DU FILM ROLLING STONE · NEW YORK POST THE HUFFINGTON POST · UN DES 11 NOMINATIONS POUR LE PRIX DE LA CRITIQUE 4 NOMINATIONS POUR UN SCREEN ACTORS GUILD AWARDS ® NCLUANT MEILLEUR FILM MEILLEUR RÉALISATEUR · MEILLEUR ACTEUR MEILLEURE ACTRICE DE SOUTIEN INCLUANT MEILLEURE DISTRIBUTION D'ENSEMBLE MEILLEUR ACTEUR MEILLEURE ACTRICE DE SOUTIEN INCLUANT Petit prix.Grande nouvelle.514 683-2030 BANDE SONORE SUR REPUBLIC RECORDS © 2012 UNIVERSAL STUDIOS Volkswagen des Sources 3850, boul.des Sources, D-D-O (3e feu au nord de la 40) ÀL'AFFICHEDEMAIN! Consultez le Répertoire des Cinémas ou www.universalpictures.ca pour l'horaire des films DÉCONSEILLÉ AUX JEUNES ENFANTS * Offre de location sur les modèles Jetta 2013 de 2,0 L / Tiguan 2.0T 2013 neufs et non immatriculés de base avec boîte manuelle.Frais de transport et inspection de prélivraison de 1 395 $ / 1610 $ et taxe d'accise de 100 $ sur le climatiseur, si applicable, inclus dans le paiement mensuel.Acompte de 0 $ / 2 641 $ ou échange équivalent, dépôt de sécurité de 0 $ / 350 $ requis.Frais de 12 ¢ / 15 ¢ du kilomètre après 60 000 km / 64 000 km en sus.Assurances, immatriculation, frais d'inscription, jusqu'à 46 $, au RDPRM, droits sur les pneus neufs, options et taxes applicables en sus.PDSF du modèle de base : 16 385 $ / 29 585 $.** Première mensualité gratuite offerte avec une location de 36 / 48 mois pour les modèles Jetta 2013 / Tiguan 2013 (modèles TDI Diesel propre et Jetta GLI exclus) jusqu'à concurrence de 400 $ / 500 $ (taxes exclues).Offres en vigueur jusqu'au 2 janvier 2013.Visitez vw-sources.com pour les détails.\f L A PRESSE MONTRÉAL LUNDI 24 DÉCEMBRE 2012 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 3 ARTS PINOCCHIO Un conte inspiré CRITIQUE ALEXANDRE VIGNEAULT Qui est Pinocchio ?Un garçonnet naïf, victime des filous, exploiteurs et autres esprits mal intentionnés comme le raconte Disney ?Un garnement malcommode qui écrase sans scrupule le sage cricket parlant, comme dans le feuilleton original de Carlo Collodi ?Hugo Bélanger, l'ingénieux directeur artistique du théâtre Tout à trac, a préféré ne pas choisir entre ces deux camps.Pinocchio, pour lui, c'est d'abord l'histoire d'un petit garçon à qui il reste beaucoup à apprendre et qui, pas plus fou qu'un autre, est très sensible aux sirènes de la loi du moindre effort.En une heure d'un spectacle dense et fabuleusement mené, il évoque le long parcours de ce pantin de bois pas toujours sympa à travers les épisodes-clés du conte que l'on connaît : sa « naissance » aux mains d'un pauvre fabricant de jouets nom mé G epetto, sa rencontre avec deux filous (M.Renard et le Chat) qui lui font miroiter la célébrité et la richesse instantanées, son tour de piste dans le théâtre de Mangefeu, la virée périlleuse au pays des jouets, etc.Tout est là.Avec, en plus, une multitude de clins d'oeil astucieux à notre époque.Hugo Béla nger sou lig ne en ef fet combien ces rêves qu'on fait miroiter au jeu ne P inocchio sont présents dans la vie des jeunes d'aujourd'hui.et de leurs parents.Célébrité instantanée rime en effet avec téléréalité.Quand M.Renard promet à Pinocchio que ses quelques pièces d'or seront bientôt un million s'il les investit dans sa Bourse, on entend clairement les escrocs à cravate qui, comme Vincent Lacroix, ont floué des investisseurs aussi crédules que.cupides.Pinocchio, cela dit, demeure d 'a b ord e t ava nt tout u n p é t i l l a n t e t d i ve r t i s s a n t voyage da ns l'i magi na i re.Un monde où les objets et les animaux parlent, un théâtre où la plupart des manipulations et trucages se font à la vue de tous et qui émerveillent d'autant plus qu'on a conscience de se la isser mener en bateau.Ce modus operandi, fréquent au théâtre Tout à trac, est une manière i ntel l igente de c ré er u ne connivence intime et engageante entre le spectateur et le spectacle.Hugo B éla nger fa it u ne fois de plus preuve d'u ne grande mæstria dans la mise en commun des talents d'une foule d'artisans de qualité.Les masques et les costumes du Chat et de M.Renard sont Plan large 3 interprète à sa façon le travail des artisans de 12 films sortis en 2012 au Québec à travers les oeuvres de six photographes.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Quand M.Renard promet à Pinocchio que ses quelques pièces d'or seront bientôt un million s'il les investit dans sa bourse, on entend clairement les escrocs à cravate qui, comme Vincent Lacroix, ont floué des investisseurs aussi crédules que.cupides.superbes, le cricket parlant est un personnage inspiré de sa drôle de tête au bout de la longue tige où il se tient, le décor qui évoque le début de l'industrialisation, un basculement du monde qui fait écho à l'actuelle révolution numérique est fort éloquent.Que de bons mots aussi pour la dyna mique distribution c om p o s é e de M a r ie - È ve Millot (Pinocchio), Christian Perrault (M.Renard), Claude Tremblay (rôles multiples) et d'une comédienne dont nous avons malheureusement raté le nom et qui a remplacé au pied levé, avec brio, celle q u i d e va it i n t e r pr é t e r le Chat.Parfait pour les petits (à partir de 5 ans) et tout aussi réjouissant pour leurs accompagnateurs ! Plan large sur le cinéma québécois ANDRÉ DUCHESNE Si vous passez par le Quartier latin du ra nt le temps des Fêtes, prenez le temps de vous arrêter rue Émery, devant le cinéma Quartier Latin pour jeter un oeil sur Plan large 3, exposition de photographies qui rend hommage en grand format au cinéma québécois des 12 derniers mois.Prélude aux Rendez-vous du cinéma québécois (RVCQ), cet événement interprète à sa façon le travail des artisans de 12 films sortis en 2012 au Québec à travers les oeuvres de six photographes : Maude Chauvin, Dominique La fond, Leda & St-Jacques, Jean-François Lemire, Jocelyn Michel et Guillaume Simoneau.Les photos rendent hommage à des films tels Inch'Allah, Avant que mon coeur bascule, C amion , Liver pool , etc .O n y voit les Évelyne Brochu, A n a ï s B a rbeau - L ava let te , Rafaël Ouellet, Michel Côté, Su z a n ne C lément , X av ier D ola n , P od z , Luc P ic a rd , Martin Villeneuve, Caroline Dhavernas et autres artisans plongés dans des décors singuliers, mais toujours en lien avec les films auxquels ils sont associés.Après deux années d'exposition , place P a steu r, r ue Saint-Denis, Plan large a déménagé rue Émery afin de capter l'attention des cinéphiles du cinéma Quartier Latin, note Dominique Dugas, directeur des RVCQ.« Nous av ions envie de nous rapprocher du coeu r des RVCQ dont u ne bonne partie se déroule dans ce cinéma, dit-il.C'est aussi une forme de sensibilisation des gens au cinéma québécois parce que la lutte n'est jamais terminée.C'est la mission première des RVCQ et de Québec Cinéma.» M.Dugas espère que ces photos pourront intéresser les cinéphiles qui se rendent au Quartier Latin pour voir des films qui ne sont pas nécessairement québécois.Les RVCQ auront lieu du 21 fév rier au 3 ma rs.L'exposition de photos prendra fin le 19 mars et partira ensuite en tournée à Québec, T rois-Rivières et Saguenay (arrondissement Chicoutimi).Connivence intime 2 NOMINATIONSAUXGOLDENGLOBE MEILLEUR FILM EN LANGUE ÉTRANGÈRE EN NOMINATION AUX ® ______________________________________________________________________________________ MEILLEURE ACTRICE MARION COTILLARD « LE BOX-OFFICE QUÉBÉCOIS A TROUVÉ SON CHAMPION DE L'ANNÉE ! » ® PRIX SCREEN ACTORS GUILD _______________________________________________________________________________________________________________________________ MEILLEURE ACTRICE MARION COTILLARD BFI LONDON FILM FESTIVAL « C'est LE film FAMILIAL DU TEMPS DES FÊTES ! » « Rappelle la spontanéité de LA GUERRE DES TUQUES ! » ÉMILIE PERREAULT, 98.5 FM « Guy Nadon est vraiment GÉNIAL ! » GAGNANT · MEILLEUR FILM Jusqu'au 30 décembre à la Cinquième Salle de la Place des Arts.En tournée dès janvier.LE NOUVEL OBSERVATEUR LES INROCKUPTIBLES LE PARISIEN L'EXPRESS « Un FILM À VOIR EN FAMILLE sans crainte d'être déçu ! » « Des scènes de HOCKEY EXTRÊMEMENT DYNAMIQUES.» CLAUDE DESCHÊNES, RADIO-CANADA «UN COUP DE FOUDRE!» «SI JE NE POUVAIS VOIR QU'UN FILM, JE REVERRAIS DE ROUILLE ET D'OS.» MARC CASSIVI, LA PRESSE «DOIT ABSOLUMENT ÊTRE INSCRIT SUR LA LISTE DES FILMS À VOIR D'ICI LA FIN DE L'ANNÉE!» MAXIME DEMERS, LE JOURNAL DE MONTRÉAL «ON CONNAISSAIT LE TALENT IMMENSE DE MARION COTILLARD, ATTENDEZ DE DÉCOUVRIR CELUI DE MATTHIAS SCHOENAERTS.» NORMAND PROVENCHER, LE SOLEIL COMPÉTITION CANNES 2012 SÉLECTION OFFICIELLE .com LesPeeWee3Der MARION COTILLARD Rendez-vous su r Pinocchio et son univers sont incarnés par une distribution dynamique qu'on voit ici en répétition.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE DE ROUILLE AUDIARD D'OS ET JACQUES UN FILM DE WWW.SONYCLASSICS.COM MATTHIAS SCHOENAERTS Faites un don au pour particip ours au Grand Conc www.derouilleetdos-lefilm.com PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE! CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS PARTOUT AU QUÉBEC LE 4 JANVIER! PRÉSENTEMENT AU CINÉMA ! LesPeeWee3D.com PeeWeeLeFilm CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS Sylvia Day a déjà conquis 2 millions de lecteurs anglophones.À L'ÉCHELLE INTERNATIONALE « se révèle un peu plus piquant dans les descriptions de scènes érotiques que FIFTY SHADES OF GREY.» - ELLE 416 p. 24,95 $ Lisez le chapitre 1 UN RAZ-DE-MARÉE DÉVOILE-MOI \f 4 ARTS L A PRESSE MONTRÉAL LUNDI 24 DÉCEMBRE 2012 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll LE CONTE DES TROIS ACCORDS SIMON F.PROULX COLL ABOR ATION SPÉCIALE Le 24 juillet 1991, un tout nouveau modèle de traîneau allait enfin mis à l'épreuve, qui incluait le dernier cri en matière d'équipement de traîneau moderne.La création de ce nouveau bolide avait nécessité des années de travail, des tables à dessin des lutins designers aux tables de calculs des lutins ingénieu rs.Depuis leu rs bureaux fenestrés à stores horizontaux, les lutins aux achats y avaient aussi mis tout leur coeur, faisant des appels d'offres dans toutes les langues et dégotant les meilleurs prix grâce à leur incroyable pouvoir d'achat.Mère Noël était contente, le père Noël était content.Bref, c'était un grand jour pour toute l'équipe.Après les bisous de mise et les poignées de main protocolaires, au milieu des cris de joie de la foule en délire, la sécurité dégagea la piste des hordes de lutines fanatiques portant des pancartes.Sous les yeux béats de la plèbe au bord de la piste, l'équipage se mit en place pour cet important vol d'essai.Plein de choses avaient traversé l'esprit des rennes1 durant les 30 secondes que dura le décompte, mais aucun d'entre eux n'avait anticipé un tel départ, « le décollage le plus rapide que le pôle Nord avait connu à ce jour »2 .En une fraction de seconde, le coeur dans les genoux et les yeux plissés, l'équipage était déjà loin et gagnait sans cesse de la vitesse.Les nouvelles sangles de polyester reliant les colliers des rennes au traîneau étaient plus légères, plus flexibles et plus solides que les traditionnelles sangles de cuir qu 'i ls ava ient uti l isées depu is toujours.«Plus vite!», criait le père Noël, sentant que son traîneau n'avait jamais été aussi rapide et facile à manoeuvrer.Ce fut une accélération sans faille jusqu'à la vitesse de pointe, atteinte au-dessus de la cordillère des Andes où, malgré l'excitation qui le gagnait, il prit un moment pour fermer les yeux et inspirer profondément.Là-haut dans le ciel gelé, le vent froid dans les moustaches, debout à la barre de son nouveau vaisseau, il se sentait un peu comme le capitaine Kirk, mais avec une c o m bi n a i s on plu s c h aude .O u comme l'amiral Nelson, mais avec plus de dents.des rennes du père Noël n'avaient jamais réussi à calmer cette angoisse fébrile de début de baril.Il fixait la ligne d'horizon à sa gauche lorsqu'elle s'enfuit vers le bas.Il garda la tête de côté, cherchant tout autour un point autre qu'une étoile auquel se rattacher.Puis, l'ouest apparut et le sol défila sous lui comme un long, long générique.Lorsqu'il vit enfin la ligne d'horizon redescend re jusqu'au point où elle devait se trouver, il poussa un soupir de soulagement.Comète en avait vu, des choses.Il en avait volé, des kilomètres.Ce fils de rennes brouteurs, provenant d'une C'était un coup risqué : jamais aucun traîneau avant celui-ci n'avait réussi cette manoeuvre.Qu'à cela ne tienne, les fidèles rennes, le museau en l'air et le dos arqué, amorçaient la boucle.Il trouva alors en lui la force d'aller encore plus loin afin de tester les véritables limites de son appareil.Il était prêt pour l'épreuve ultime.Les rennes reçurent alors le signal c'est bien connu, le père Noël communique en morse avec eux à l'aide des rênes.D'un morse autoritaire, le père Noël leur fit une épellation du dos avec le mot : « SIGNA L ».C'était donc un signal.À la tête de l'attelage, Éclair et Furie3 penchèrent en même temps la tête vers la droite et virent l'horizon tourner devant eux comme une pale de ventilateur.À leur suite, le cortège en torsion entreprit la périlleuse figure du baril.Dans la tête de Comète, au troisième rang derrière les harnais, le temps s'arrêta.Comme pour un amateur de poulet frit, toute l'expérience et les saisons dans l'uniforme famille de rennes typique du nord de la Laponie, ne semblait en rien destiné à vivre de telles aventures.Élève dissipé et peu doué, ayant reçu dès son plus jeune âge un diagnostic de trouble du déficit de l'attention, il avait un don exceptionnel pour apporter de la joie aux enfants, ce qui en avait fait un choix de première ronde au repêchage cette saison-là.Il est devenu l'un des plus jeunes rennes de l'histoire à pourvoir ce prestigieux poste auprès du père Noël.Mais ces années de jeunesse et de folie étaient maintenant bien loin.C'est donc dans l'allégresse du soulagement du moment de sentiment du devoir accompli que le message suivant vint le frapper comme un coup de poing da ns le cou : « AU T R E SIGNA L FOIS DEUX » « AUTRE SIGNAL FOIS DEUX ».Il regarda Danseur (qui préfère d'ailleurs se faire appeler Danseuse, parce que c'est une fille) droit dans les yeux et vit sur le blanc entourant ses iris la même chose qu'il y avait sur son blanc à lui : de la peur.Et sous cette couche assez épaisse de peur, un apprêt de frousse cachant à peine un vernis de crainte indécapable.Mais avant même qu'il ait pu comprendre ce qui se passait au complet, la troupe avait déjà entrepris la seconde figure : une double boucle arrière.Si le père Noël avait pris le temps d'épeler les chiffres avec des lettres, comme certains le font pour écrire leur adresse devant la maison, c'est que ça fait plus sérieux.Et s'il voulait que ça fasse sérieux, c'est qu'il savait l'importance de la commande.C'était un coup risqué : jamais aucun traîneau avant celui-ci n'avait réussi cette manoeuvre.Qu'à cela ne tienne, les fidèles rennes, le museau en l'air et le dos arqué, amorçaient la boucle.C'est lors de ce premier tour, alors qu'il avait la tête en bas, que pour la première fois Comète vit le film de sa vie.Cette projection lui fit également rater la deuxième moitié de la première boucle (c'est-à-dire le deuxième quart de la figure totale), ce qui le réjouit pour un bref instant.La deuxième montée se fit quant à elle plus difficilement, les rennes étant pour la plupart, à ce stade, désorientés et étourdis.Fatigués par la première partie, haut-le-coeur à la main, certains commencèrent à perdre la raison et même à tomber dans les pommes dans n'importe quel ordre, sans aucun respect du protocole.C'est à ce moment flou que le père Noël comprit enfin ce qu'il avait fait.Grisé par le pouvoir du contrôle routier, il avait eu le vent dans la voile, et celle-ci lui était arrivée plus haut que le trou.Il était en train de perdre son équipage dans un terrible incident fâcheux.\f L A PRESSE MONTRÉAL LUNDI 24 DÉCEMBRE 2012 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 5 ARTS PHOTOS ROBERT SKINNER ILLUSTRATIONS CHARLOTTE DEMERS-LABRECQUE, LA PRESSE Puis, le silence.Au tout début du dernier quart, alors que les rennes peinaient et que tous avaient encore la tête en bas, le boulon retenant le harnais de bois au traîneau avait cédé.C'est bien connu, les rennes ne volent que lorsqu'ils sont attachés au traîneau du père Noël.Mais les lutins aux achats, qui avaient fait une économie d'échelle historique sur une commande à leur fournisseur de Taipei, n'avaient pas songé que toute l'entreprise reposerait éventuellement sur les épaules de ce boulon.Le fournisseur de Taipei ne s'en doutait pas non plus lorsqu'il réduisit les prix payés à l'usine de vis de Kampong Chhnang et à l'usine d'écrous de Florange afin d'éponger cette baisse de revenus.Pas plus d'ailleurs que le propriétaire de l'usine cambodgienne, dont le seul client était Taipei et qui traversait un difficile divorce, lorsqu'il avait décidé de couvrir ses pertes en réduisant le pourcentage d'acier doux dans ses vis, diminuant ainsi de façon significative la capacité de résistance des boulons.Quand le père Noël reprit connaissance, il sut parfaitement où il se trouvait.Couché par terre, la joue droite refroidie par la neige et la joue gauche chauffée par le soleil, il ouvrit les yeux tranquillement.Ses amis les rennes avaient probablement été projetés à des centaines de kilomètres de là, compte tenu de la vitesse à laquelle ils allaient.Il était seul.Il avait parcouru ces lieux à travers ciel tellement de fois qu'il connaissait chaque kilomètre de cette chaîne de montagnes infinie, et qu'il savait très bien qu'il était beaucoup trop loin pour entreprendre un voyage à pied.La meilleure décision était donc d'attendre l'arrivée peu probable des secours.Assis sur la confortable banquette en cuir italien de son épave de l'année, il ne lui restait plus qu'une chose à faire : écrire ses mémoires pour la postérité.Sans intervieweur sous la main, sans caméraman, sans preneur de son, il devrait encore faire tout le travail lui-même et écrire de ses propres gants blancs.Il prit son calepin et commença à noter : Monsieur le père Noël, bonjour ! B onj ou r ! Vou s p ouve z me vouvoyer. D'accord.Alors, bienvenue.Êtesvous confortablement installé ? Eh bien, le cuir est froid en hiver.Je compte donc sur la chaleur de votre accueil pour me ramener à la température de la pièce. Plaît-il.Je passerai donc sur votre coiffure de barbe, qui semble avoir mangé un petit coup de défraîcheur dans l'accident de cette nuit, et mettrai plutôt l'accent sur la blancheur de vos gants, qui vous sied à souhait.D'ailleurs, à cet égard, on raconte. Qui raconte ? Des gens. Quels gens ? Eh bien, dans les entreprises de vente pyramidale, les bottins téléphoniques spécialisés et les bars, certa ins com menta ires au ra ient été émis, selon lesquels vous vous approprieriez une grande part du crédit pour le travail des autres.Est-ce vrai ? J'aurais tendance à dire que oui, mais j'aimerais mieux en parler à mon avocat avant de répondre. Aussi, certains racontent. Qui ? Certains. Aaaaaah bon ! Donc, certains racontent que des villes précises auraient priorité quant à la distribution de cadeaux.Que vous commenceriez toujours par Drummondville, par exemple. C'est ridicule.Pourquoi commencer par le centre ?On commence par l'extrémité.C'est logique, il me semble. Dans un communiqué officiel, daté du 21 septembre 1988, vous affirmiez pourtant que ces villes de départ étaient sélectionnées au hasard, sans égard à leur situation géographique.Est-ce toujours vrai ? Ma is ou i.Ce ti rage se fa it sous la supervision de notre firme comptable. Et qui supervise la firme de supervision ? Personne.C'est un mécanisme d'autorégulation.Nos experts nous disent que ça fonctionne. C'est un tirage ? Oui. Alors pourquoi nous parliezvous d'extrémités tout à l'heure ? Mais qu'est-ce que ça fait de toute manière ?Les enfants ont tous des cadeaux. Mais pourquoi l'extrémité ? Écoutez, monsieur, je n'aime pas votre ton.Et qu'est-ce que ça fait si j'aime les extrémités ?Je suis presque outré.Si j'avais quelque part où aller, j'irais.Poursuivez, s'il vous plaît. Est-il vrai qu'au départ, vous portiez un long manteau brun et que vous avez accepté une commandite précisant que vous deviez porter un manteau rouge? Vous voulez des réponses ? Avez-vous commandé le manteau rouge ? Vous voulez des réponses ? J 'esti me avoi r d roit à u ne réponse. Vous voulez des réponses ? Je veux la vérité ! Vous ne sauriez qu'en faire de la vérité.Nous vivons dans un monde qui grandit sans cesse, mon cher, et il y a de plus en plus d'enfants et de sapins de Noël.Savez-vous combien de sapins ça fait, une explosion démographique ?Quels moyens ça prend pour fabriquer tous ces cadeaux?Vous avez le luxe de critiquer mes méthodes.Vous avez le luxe de pleurer la disparition du manteau brun.Mais je sais que, si triste que soit sa disparition, elle a probablement sauvé des vies.Les vies de plusieurs cadeaux de Noël.Parce que c'est ce que nous faisons, monsieur : des cadeaux de Noël.A lors, je ne resterai pas ici à écouter quelqu'un qui se roule dans les C A DE AU X DE NOË L QU E J'APPORTE et qui critique ensuite la manière dont je les apporte.Un simple merci ferait l'affaire.Sinon, je vous suggère de prendre un lutin et de faire vous-même le boulot. Avez-vous commandé le manteau rouge ?J'ai fait ce qu'il fallait. AVEZ-VOUS COMMANDÉ LE MANTEAU ROUGE ? OUI, JE L'AI COMMANDÉ ! (long silence) Selon vous, est-ce que la morale de cette histoire est qu'on n'est jamais si bien servi que par soi-même ? Mais bien sû r que non.L a morale de cette histoire, c'est qu'il ne faut pas faire de ragoût de pattes avec ses amis si on veut qu'ils mettent l'épaule à la roue. Merci.Je n'ai plus de questions, M.le père Noël.1.Depuis l'acte de 1974 sur les vols d'essai et tests d'équipement de Noël, les rennes reçoivent une permission spéciale et peuvent ainsi voler la veille et le jour du Noël du campeur.2.Freidrich Lutini III, Mémoires d'un lutin chronométreur, Lapons des livres, 1994, p.112.3.Exceptionnellement pour ce vol, Rudolph était absent: il s'était foulé une cheville de renne.\f 6 ARTS L A PRESSE MONTRÉAL LUNDI 24 DÉCEMBRE 2012 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS InvItent 150 personnes à la premIère du fIlm « russell crowe offre une performance percutante» - jonathan dekel, post medIa Une exposition sur le poète Gérald Godin est tenue à la Grande Bibliothèque.PHOTO LA PRESSE GÉRALD GODIN « ÊTRE OU NE POÈTE » Sous la douche poétique DANIEL LEMAY Le titre fait sourire d'emblée : Gérald Godin « Être ou ne poète ».Derrière le calembour d'inspiration shakespearienne se trouve non pas un humoriste, mais celui qui tenait la poésie pour « le champ de la liberté totale », un champ où « les mots dominent absolument ceux qui croient s'en servir ».Vu de la lorgnette socioprofessionnelle, Gérald Godin a été tour à tour journaliste, recherchiste, éditeur, scénariste, député, ministre sous René Lévesque.Toute sa vie, toutefois, il a été poète, un champ où les élites ont longtemps fait semblant de ne pas le voir: «Il a fallu, écrira-t-il, faire le détour politique pour qu'on me reconnaisse comme écrivain, quelle humiliation!» Tout en replaça nt le T rif luvien da ns son époque, l'exposition de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) se concentre sur Godin le poète et propose une façon tout à fait nouvelle de mettre en images, en paroles et en musique l'oeuvre de l'auteur des Cantouques (Éd.Parti Pris, 1966).Ces poèmes « trimballent les sentiments » comme le cant-hook aidait les bûcherons de la HauteMauricie à tourner les billots : « Perdu au fond des tripes, entêté jappant sans cesse le cri bêlant d'un pays à naître ».Pour intégrer la relève au processus de création, la directrice de la programmation culturelle de BAnQ a eu l'idée de faire appel à de jeunes photographes, à un slameur et à une diseuse nouveau genre.«Je voulais donner une voix aux jeunes», nous dira Nicole Vallières, au lendemain de l'ouverture de l'exposition présentée dans l'espace Art et Littérature (au niveau 1 de la Grande Bibliothèque.).Dans ce «lieu de passage», des panneaux ordinaires retracent en textes et en photos la vie et la carrière de Gérald Godin.À côté, dans le parcours conçu par le designer Philippe Legris, s'élèvent six stations-dômes sur autant de thèmes établis par André Gervais, éditeur et ami de Godin, à partir de l'oeuvre du poète: les amours, les camarades, le temps, les mots, les certitudes, les gens.Sur les murs des dômes, inspirées du thème de chacun, sont exposées en hémicycles des photos d'étudiants en photographie.Au dessus du spectateur-auditeur, un haut-parleur unidirectionnel diffuse des poèmes de Godin interprétés par le slameur Ivy et D.Kimm, leader de la compagnie interdisciplinaire Les Filles électriques.Le tout sur des musiques de Philippe Brault et de Guido Del Fabbro, qui complètent l'«expérience» de ce que Nicole Vallières appelle les «douches poétiques».B e r t r a n d C a r r iè r e , pr o fe s s e u r et coordon nateu r du prog ra m me Photographie et arts graphiques du cégep André-Laurendeau, a supervisé le travail de ces jeunes artistes qui avaient accepté la « commande » en travaillant hors du cadre collégial, car le projet s'est mis en branle pendant le « printemps érable ».« J'ai servi de passeur dans cette mission qui consistait non pas à illustrer la poésie de Gérald Godin elle a sa vie propre , mais à laisser de jeunes artistes se l'approprier et l'interpréter.» Après une conférence sur l'oeuvre et le visionnement du documentaire Godin de Simon Beaulieu (godin-lefilm.com), les jeunes sont partis en ville avec leur caméra «Pour le thème camarades, j'ai souligné que Gérald Godin aurait été dans la rue avec les manifestants» et en ont rapporté des moments inspirés de leur propre vision des six «mots-clés».« On s'est tenu loin de l'illustration », répète Bertrand Carrière, que d'aucuns connaissent peut-être pour la suite photographique de Wanderer Essai sur le Voyage d'hiver de Franz Schubert de Georges Leroux (publié chez Nota Bene, Prix du Gouverneur général 2011).Très loin de l'illustration, le spectateur s'en rendra vite compte en passant sous la «douche poétique» de l'amour et des certitudes mouvantes, des camarades et des gens, du temps et des mots, où les graffitis remplacent en les évoquant ces «mauvais mots» qui n'en sont pas moins «citoyens de la poésie»: comme un oiseau en cage mes yeux couraient fous du cygne au poêle.Gérald Godin - «Être ou ne poète», exposition gratuite présentée au niveau 1 de la Grande Bibliothèque, jusqu'au 10 novembre 2013.www.banq.qc.ca.Une simple preuve peut devenir une arme dangereuse.le mercredI 16 janvIer à 19 h au cInéma cIneplex odeon QuartIer latIn (350, rue emery, montréal) concoursLesFilmsSeville.com Le concours débute sur le site web le 21 décembre et se termine le 3 janvier 2013.Le tirage au hasard aura lieu le 4 janvier.Les 75 gagnants recevront par la poste une invitation à la première pour deux personnes.Règlements du concours disponibles chez Les Films Séville et sur www.concoursLesFilmsSeville.com.concourslesfilmsseville.com pour partIcIper, vIsIteZ Pour participer, visitez au cInéma dès le 18 janvIer \f "]
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Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.