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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
samedi 7 décembre 1918
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1918-12, Collections de BAnQ.

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Montréal, 7 Dec.1918 Cfc ¦ m > .¦¦¦v1r ÏRE A L'AVANCEMENT de la COOPERATION ET DE L'AGRICULTURE DANS LA PROVINCE DE QUEBEC. Criblures, blé-dinde et pain de lin Le ministère de l'Agriculture de Québec offre aux sociétés d'agriculture, cercles agricoles, sociétés coopératives et autres associations agricoles, blé d'Inde, pain de lin, criblures de blé, aux conditions suivantes : Blé d'Inde : SI.40 le niinot de 50 livres, f.o.b.Cissons.< >nt.Chaque wagon contient de 1.401» à 1.50(1 minots.Pain de lin moulu, en >acs de 200 livres : $62.00 la tonne, f.o.b.Buffalo ou S66.00 la tonne f.o.b.Montréal, taxe de guerre non comprise.Pain de lin non moulu : en sacs de 275 .'i 350 livres, S5S.00 la tonne, f.o.b.Montréal.Chaque wagon contient .>(' tonnes.Criblures de blé non moulu : f.o.b.l'on William, $35.00 la tonne, pour toutes les commandes reçues avant le 1er décembre, S36.00 pour celles reçues après le 1er décembre.Chaque wagon contient environ 33 tonnes.MODE DE PAIEMENT Comptant sur livraison : traite attachée au connaissement.l'ouïe commande sujette à acceptation.REMARQUES Nous ne vendons pas de wagons assortis ni en quantités de moins d'un char.Nous ne tenons pas du tout à vendre ces diverses marchandises et nous vous encourageons à donner vos commandes aux marchands, lorsque ceux-ci pourront vous donner les mêmes avantages.Il v va cependant de l'intérêt de tous les cultivateurs de se procurer dès maintenant tous les engrais dont il- peuvent avoir besoin jusqu'au printemps prochain.Les engrais alimentaires seront très rares cet hiver et il est très important de s'en procurer pendant que les chemins de fer peuvent les transporter facilement.Achetez avant que.- les stocks ne .-oient épuisés ou avant que la marchandise ne soit passée entièrement aux mains des cultivateurs des autres provinces, à qui les mûmes avantages sont offerts.Les chemins de fer peuvent encore aujourd'hui tran.-porter le fret assez rapidement.N'attendez pas que le trafic soit congestionné.Hue les cultivateurs cpii ont besoin d'engrais s'cntendenl ensemble et qu'ils prennent une décision prompte.Voici l'analyse du pain de lin : Humidité.8.41% Protéine.35.55% Gras.S.15% Hydrate de carbone.33.69% Fibre.S.1S% Cendres.6.02% Le Ministère de l'Agriculture. "LE BULLETIN DES AGRICULTEURS" ORGANE DE La Société Coopérative Agricole des Fromagers de Québec et des sociétés coopératives agricoles affiliées.Journal hebdomadaire entièrement consacré à l'avancement de la coopération agricole et de l'agriculture dans la province de Québec.REVUE DU MARCHE—COOPERATION —CULTURE PRATIQUE — ELEVAGE— INDUSTRIE LAITIERE — AVICULTURE— APICULTURE — ACTUALITES AGRICOLES DIRECTION ET ADMINISTRATION : 63, rue William, MONTREAL Adresser toute correspondance au " Directeur du Bulletin " ABONNEMENT Sociétaires de la Coopérative des Fromagers et des coopératives agricoles affiliées.SO.50 par an.Non Sociétaires.1.50 " " TARIF DES AfifiOf/CES .- Pour )4, Vi ou 1 page : demander conditions au " Directeur ".Pour petites annonces : 50c pour chaque insertion de 25 mots ou moins ; 1 cent par mot additionnel.Toute annonce sujette à l'approbation du " Directeur ".Vol.3 Montréal, le 7 Décembre 1918 No 45 SOMMAIRE PAGES Marché.2-3 Editorial—Un voyage d'élude aux Etats-Unis.L'exposition des bestiaux à Chicago, AUG.TRUDEL.4-5 Les semaines agricoles, A.D ESI LETS.6 L'engraissement des jeunes bœufs—Logement et alimentation, JOS.PÀSQUET 7 La Société d'Industrie Laitière de la province de Québec.S Ce qui se passe dans le monde agricole—The Canadian Council of Agriculture, COOPERATEUR 9 Propos et commentaires, A.LETOURNEAU.10 Coopération Agricole—La réponse des sociétaires à l'appel de la Coopérative des Fromagers, AGRICULTEUR.•.11 Préparation des volailles pour le marché.'.12 Notes, petites annonces, etc.13-14 Annonce de la Coopérative des Fromagers.15 2 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS LE MARCHÉ Lu prix ci-dtjjouj sont fourni* par la Société Coopératif* Aéricotm dms Fromaffmrs dm Québec.Cm sont fej prix qui ont été obtmnums mt payés aux mmmbrms dm cmttm société durant ta smmainm finîs*ant à) ta datm qum portm im Huttmtin, Semaine du 7 Décembre BEURRE No.1.53c No.2.52c Marché stationnaire.Les arrivages sont presque nuls, parce que sans doute les approvisionnements de la campagne requièrent la production presque toute entière.FROMAGE Blanc No 1.24?4c ANIMAUX VIVANTS vendus par chars complets seulement.En général, marché très ferme et à la hausse. 4 LE BULLETIN DES AGRICU L.TJEIUZK !» EDITORIAL s Un voyage d'étude aux États-Unis m L'EXPOSITION DES BESTIAUX A CHICAGO Il n'y a pas de meilleur moyen de mener à bonne fin une entreprise que de mettre à profit l'expérience des autres.Egalement l'enseignement par l'exemple est certainement l'un des plus efficaces.Aussi bien la Coopérative ne saurait-elle mieux parfaire son organisation qu'en la calquant sur les institutions du même genre, et ne saurait-elle mieux faire adopter les réformes qu'elle préconise qu'en citant ce que l'on fait dans les pays plus avancés que le nôtre en agriculture.C'est ce double objet qui nous conduisait ces jours derniers à Chicago, où se tenait, comme d'habitude à la même époque chaque année, la grande exposition d'animaux de boucherie et de chevaux de trait."The Live Stock Show", c'estlenom sous lequel est connue officiellement cette exposition, est un des grands événements agricoles de l'année, non seulement aux Etats-Unis, mais dans toute l'Amérique du Xord.Aussi y attire-t-il chaque fois des foules considérables, les gens s'y rendant de toutes les parties de l'Amérique.La province de Québec y était représentée cette année par plusieurs professeurs des diverses écoles d'agriculture et des éleveurs les plus connus.Aucune des expositions agricoles de notre pays ne saurait donner une idée exacte de ce qu'est le Live Stock Show de Chicago.Le seul terrain de l'exposition couvre une superficie de plusieurs acres de terre sur lequel sont érigées des constructions à deux étages remplis d'animaux de ferme.Le visiteur, à la fin d'une journée complète passée sur les lieux, ne saurait pouvoir affirmer qu'il n'a pas oublié quelques pavillons remplis de sujets intéressants.Tout de même ce qu'il en a vu est plus que suffisant pour l'émerveiller.A l'exposition de décembre, l'on n'exhibe que les seuls animaux de boucherie : boeufs, porcs, moutons, etc., et les chevaux de trait.Les races d'animaux de boucherie ne sont presque pas connues dans notre pays, principalement dans notre province, parce que l'on a toujours fait de l'élevage en vue de la production du lait.Dans certaines régions des Etats-Unis au contraire, et surtout dans les Etats avoisinants la ville de Chicago, l'Illinois, le Wisconsin, etc.l'on fait une spécialité de l'élevage de ces races d'animaux spécialement productrices de viande.Aussi le visiteur pouvait-il voir à l'exposition des sujets de deux ou trois familles de la race Durham (ils étaient les plus nombreux), des Dovon, des Red Poland, et d'autres encore de diverses races et familles.Dans la section des porcs, les Yorkshires prédominaient ; venant ensuite les Chester Blancs et les Bcrkshires.C'est tout simplement merveilleux de constater jusqu'à quel point l'on peut perfectionner une race par une sélection rigoureuse des sujets, degeneration en génération, et comment l'on peut arriver à faire produire cette quantité énorme de chair qui caractérise ces races d'animaux de boucherie.j m- m LE BULLETIN DES AGRICULTEURS C'est par centaines que l'on pouvait voir à cette exposition des bœufs rapportant au-dcla de 2,000 livres de viande.Aussi notre étonnement n'a-t-il pas été trop grand quand nous avons appris les prix fantastiques auxquels ont été vendus certains des animaux exposés.Des chars complets d'animaux ont été achetés à des prix variant de 50 à $2.50 la livre.Ce ne sont sans doute pas les cours ordinaires du marché.Ils sont plutôt le résultat de la concurrence entre les diverses grandes compagnies qui exploitent des abattoirs, lesquelles, afin de faire de l'annonce, mettent sur ces animaux ordinairement vendus à l'enchère des prix fabuleux.Quoiqu'il en soit, c'est l'éleveur qui en retire tout le bénéfice, à part de celui qu'il réalise en temps ordinaire par les hauts prix qu'il est toujours certain d'obtenir pour ses sujets de race perfectionnée.Avec les animaux de boucherie l'on expose au Live Stock Show de décembre, * des chevaux de trait.Certains des principaux éleveurs rencontrés sur le terrain de l'exposition nous faisaient justement remarquer à ce sujet combien les nécessités de la guerre ont provoqué des réformes radicales même dans l'élevage.Les sujets de luxe ont fait place aux sujets susceptibles d'être de quelque utilité dans le domaine de la production.C'est ainsi, nous disait-on, que certains grands propriétaires qui jusque-là avaient affecté des sommes fabuleuses à l'élevage de chevaux trotteurs et de chevaux de parade, se sont mis dès le début de la guerre à élever plutôt des chevaux de trait.Les populations elles-mêmes ont clairement manifesté dès le début leur approbation de ce changement dans un sens plus pratique.Les foules qui fréquentent ces grandes expositions témoignent maintenant plus d'intérêt à toute entreprise susceptible d'aider à l'accroissement de la production agricole.Les chevaux montrés étaient pour la plupart des Percherons, des Clydes et des Belges.11 y en avait des centaines de chaque race.Les Percherons et les Belges surtout étaient de toute beauté.Un éleveur averti de la province de Québec, que nous avons eu l'avantage de rencontrer sur les lieux ne cessait de redire son admiration du succès que les Américains ont obtenu dans l'industrie chevaline.Les Américains ont, il est vrai, le sens pratique.Aussi ont-ils réussi à faire de l'élevage du cheval une affaire payante.Grâce à un système rationnel d'importation, perfectionné d'année en année, ils en sont venus à tirer de la France et de la Belgique les plus beaux types de chevaux Percherons et Belges.Puis par une sélection très soignée, ils ont réussi à constituer des troupeaux complets de chevaux Percherons et de Belges de race absolument pure, à tel point que nous nous sommes laissés dire qu'il y a plus de types de ces deux races aux Etats-Unis qu'il n'y en avait en France et en Belgique au début de la guerre.Et nous n'avons pas de difficultés à le croire, à en juger par le nombre de chevaux qui étaient exposés à Chicago.Il est temps, nous faisait remarquer le même éleveur de notre province, que l'on entreprenne chez, nous quelque chose dans le même sens mais sur un plan rationnel.Car il est pénible de constater que les essais faits jusqu'ici ont plutôt abouti à des échecs lamentables, faute de méthode, il faut reprendre le temps perdu, si nous voulons que notre province tienne une place honorable dans l'industrie chevaline.Somme toute, l'exposition des animaux gras qui vient de se tenir à Chicago est remarquable.Les seuls animaux de boucherie n'offrent pas cependant d'intérêt particulier aux cultivateurs de notre province qui élèvent plutôt des troupeaux laitiers.Mais nous avons profité de l'occasion pour visiter quelques-unes des fermes laitières les plus renommées des Etats-Unis et nous en dirons un mot la semaine prochaine.AUGUSTE TRUDEL. 6 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Les semaines agricoles Il y a cinq ans, l'honorable J.E.Caron, ministre de l'Agr'culture de cette province, inaugurait un système d'enseignement agricole spécial aux cultivateurs qui n'ont ni le temps ni l'avantage de pouvoir suivre des cours réguliers dans nos écoles d'Agriculture.Cet enseignement, adapté aux conditions particulières de chaque région, a donné des résultats tels que l'on a décidé de le continuer chaque année, durant trois ou quatre mois d'hiver, époque où le travail presse moins sur la ferme, et d'en perfectionner de plus en plus le programme et l'exécution.Dix-neuf professeurs, dans les diverses branches d'activité agricole, et trois conférencières en économie domestique, forment le groupe enseignant de cette Ecole d'Agriculture ambulante.Tous les sujets sont abordés, exposés et discutés, selon les intérêts des auditeurs.Nous avons vu a chaque endroit, tous les ans, un bon nombre de cultivateurs progressistes questionner les instructeurs, réclamer plus de détails, poser des objections et entreprendre la discussion sur des points absolument intéressants pour la généralité.Et de ces entretiens pratiques ont jailli des lumières et des conclusions qui gravent pour toujours, dans la mémoire, les principes nécessaires à la bonne direction d'une exploitation agricole.Les matières enseignées sont les suivantes : Apiculture (industrie des abeilles).Aviculture (soin des volailles).Conserves alimentaires.Coopération agricole (sociétés provinciales et paroissiales).Culture des céréales (grains).Culture des fourrages.Culture forestière.Culture fruitière.Economie rurale et comptabilité agricole.Elevage des animaux de ferme.Engrais chimiques et naturels.Enseignement ménager.Fabrication du sucre er du sirop d'érable.Hygiène domestique.Industrie laitière.Jardinage privé et commercial.Médecine et hygiène vétérinaires.Chaque conférence est appuyée de démonstrations pratiques sur le sujet traité, grûce au matériel de démonstration qui accompagne les professeurs, ce qui fait mieux comprendre, et surtout mieux retenir, les leçons théoriques.De plus, chaque soir, des projections lumineuses illustrent l'enseignement donné clans la journée.Les cours se donnent durant une semaine, à raison de deux séances par jour, l'après-midi et le soir.Tous les avant-midis, les professeurs se mettent a la disposition des cultivateurs, et des citadins pour visiter leurs bâtiments, poulaillers, ruches en cave, ou en silos, caves n légumes et à fruits, jardins d'hiver, etc., et pour donner des renseignements sur place, à domicile.Deux matinées, dans la semaine, sont également consacrées A l'étude de conformation su r des animaux sains ou défectueux amenés aux professeurs d'élevage et de médecine vétérinaire.Ces leçons démonstratives ont toujours été très appréciées partout.Des centres dont l'accès est difficile aux cultivateurs éloignés, a cause de la distance, de la température ou du mauvais état des chemins, des conférenciers se rendent dans les paroisses avoisinantes ou éloignées pour y donner deux ou trois séances de conférences sur les sujets les plus utiles à la région.Les semaines agricoles ont été suivies jusqu'ici par une assistance journalière variant de 250 à 000 personnes.Et ceci dit assez que la classe agricole comprend son intérêt et qu'elle trouve en ce mode de propagande un véritable moyen d'améliorer de plus en plus ses méthodes cultu-ralcs et d'augmenter ses rendements.Cependant, on nous fait observer un peu partout un fait toujours déplorable.C'est que la plupart de ceux'qui s'abstiennent de suivre les conférences sont précisément ceux qu'on désigne comme étant le plus susceptibles d'en profiter.C'est pourquoi nous faisons un appel "au secours " A nos fidèles amis du " Bulletin des Agriculteurs " et de la coopération bien inspirée, et nous leur demandons instamment d'user de leur influence et de leur dévouement pour que, dans leurs paroisses respectives, ils convertissent les incroyants et les amènent A l'Evangile de la bonne parole agricole.Ceux-là auront alors rendu à ceux-ci un fier service.En ces temps où toutes les ressources du sol ont besoin de se développer rapidement et sûrement, tous les cultivateurs, sans exception, voudront considérer comme un devoir de profiter des avantages faciles qui leur sont offerts pour l'avancement du progrès moral et matériel des individus et de la nation.H.DESILETS, B.S.A. LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 7 L'engraissement des jeunes boeufs Logement et Alimentation Nous avons conseillé à nos lecteurs—vu l'état du marché—d'engraisser leurs jeunes animaux (botivillons et taures) et de les vendre quand ils seront en bonne condition et que les prix auront remonté.Nous leur donnons aujourd'hui quelques indications qui seront peut-être utiles.LOGEMENT Faut-il loger les animaux d'engraissement dans des étables ou dans de simples hangars ouverts ?Aux Etats-Unis, les expériences ont été concluantes en faveur des hangars.Il est encore difficile de se prononcer ici, sur ce point.Jusqu'à ce que des expériences sérieuses soient faites, il est prudent de préférer des étables économiques mais bien saines, ayant un bon 6ystcme de ventilation.Dans les étables doit-on mettre les animaux en stalles et attaches soit par des chaînes, soit par des carcans, ou doit-on les loger ensemble dans des loges, eu liberté?Les engraisseurs sont loin de partager la même opinion sur ces deux méthodes.Chacune d'elles a des partisans et permet d'ailleurs de réussir.Sans vouloir prendre définitivement parti, nous nous permettons de recommander au moins pour cette année, la méthode en liberté qui ne demandera peu ou pas de frais d'installation.D'ailleurs, l'engraissement en loges présente bien des avantages en tout temps : 1.Economie de main d'oeuvre dans la distribution du fourrage et l'enlèvement du fumier.2.Meilleur appétit des animaux, ce qui permet de faire utiliser par les animaux de grosses quantités de fourrages grossiers.3.Moins de maux de pattes et de jambes ; meilleur préparation pour le transport au marché.Les expériences du Collège de Guclp (Ontario) comme celles de la Ferme expérimentale d'Ottawa sont en faveur de l'engraissement en loges.Voici les résultats d'une expérience d'Ottawa : Gain en Coflt des 129 jours 100 lbs Bœufs attachés.275 lbs S5.30 Boeufs non attachés.311 lbs 4.75 ALIMENTATION L'alimentation d'hiver demande de la part de l'éleveur, beaucoup d'intelligence et d'habileté.Une longue pratique est une garantie de succès.On_ peut cependant réussir en s'inspirant des trois principes suivants : I.L'engraissement doit être mené le plus rapidement possible avec des aliments économiques.De ce que mange l'animal, une bonne partie est utilisée pour son entretien.Il ne sert à rien de prolonger la distribution de cette ration d'entretien.Il vaut mieux faire faire le plus possible de livres de- viande dans le moins possible de jours.II.Pour arriver à ce résultat, la variété dans l'alimentation est un point essentiel.Des aliments succulents et variés excitent l'appétit de l'animal.Le foin est un excellent aliment.La paille même peut être utilisée.L'ensilage de blé d'Inde et surtout les racines constituent les deux aliments les plus succulents, les plus appréciés et aussi les plus économiques.Le blé d'Inde, l'orge, le pain de lin, le^tour-tcau de coton, les déchets de meunerie sont parmi les meilleurs concentrés à employer cette année, III.Graduer la digestibilité et la richesse de la ration.C'est-à-dire, commencer^ avec des fourrages grossiers seulement : foin, paille, racines, ensilage ; ensuite donner une petite quantité de concentrés qu'on augmente petit à petit.On commence par des concentrés légers comme le son et on finit avec des aliments très riches comme les tourteaux : Comme exemple, les bœufs peuvent recevoir : A—Une ration constante de : 20 livres d'ensilage.20 livres de Choux de Siam.10 livres de foin.Paille à volonté.B—Une ration de concentrés, qu'on augmenté graduellement : 1ère semaine.2ème semaine.3ème semaine, 1 livre de son.4ème semaine, 2 livres de son.Sème semaine, 2 livres de son et 1 livre de tourteau de lin.6ème semaine, 2 livres de son et 1 livre de tourteau et 1 livre de blé d'Inde.7, 8 et 9èmc semaine, 2 livres de son et 2 livres de-tourteau et 2 livres de blé d'Inde.10, 11 et 12ème semaine, augmentation si les gains correspondent à la dépense.JOSEPH PASQUET, Professeur de Zootechnie.Ecole d'agriculture de Ste-Anne de la Pocatière. La Société d'Industrie Laitière de la Province de Québec Cette société a tenu la semaine dernière à Valleyfield, sous la présidence de son actif président, Monsieur Gustave Boyer, M.P.son congrès annuel.Y assistaient des cultivateurs venus pour la plupart des localités environnantes, des fabricants de beurre et de fromage, des inspecteurs et un grand nombre d'autres personnes intéressées en industrie laitière.Deux ministres provinciaux, Monseigneur de Valleyfield, et plusieurs personnalités des pfus en vue dans le monde agricole avaient accepté de porter la parole à certaines des séances." La Presse " a pris occasion de cette réunion pour faire du travail de cette importante société une appréciation que le Bulletin des Agriculteurs est heureux de faire sienne.Nous nous permettons de la reproduire ci-après : "Depuis trente-six ans elle n'a cessé de grandir et d'affirmer sa merveilleuse vitalité.Grâce à elle, nos .producteurs de beurre et de fromage ont pris place sur les grands marchés du monde ; grâce à elle, leurs produits ont soutenu avantageusement la concurrence, et tout fait prévoir qu'un avenir brillant leur est réservé.Partout où la Société étend son influence, il a surgi des centres prospères et progressifs.C'est un bienfait très appréciable pour la province de Québec.Trois facteurs principaux ont contribué au succès de la Société d'industrie laitière : l'inspection, l'école de laiterie, la coopération.Elle a sous ses ordres, subventionnés par le gouvernement, deux inspecteurs généraux, sept sous-inspecteurs généraux et 51 experts diplômés, appelés aussi inspecteurs de districts.Ce sont là des soldats d'élite, conduits par d'habiles officiers, qui, pendant six mois de l'année, sillonnent en tous sens nos régions rurales, visitent les fabricants et les patrons (fournisseurs de lait), distribuent force conseils pratiques, signalent les erreurs et les fautes, tiennent des réunions, soulèvent des discussions d'où jaillit la lumière.Ensuite, les inspecteurs font rapport à leurs chefs, qui, mis ainsi au courant, peuvent soit combler les lacunes, soit donner un essor nouveau â l'industrie qui est devenue nationale.L'ins- pection donne une force, et la Société s'en sert à merveille.L'École de laiterie est le cerveau de l'industrie, dans notre province.Fondée à Saint-Hyacinthe, il y a 25 ans, elle n'a cessé, depuis, de fournir à nos fabriques des hommes de science qui ont changé la face des choses.C'est elle qui a donné le coup de grâce à la routine.Le personnel enseignant comprend des sommités agricoles, telles que MM.J.D.Leclair, E.Bourbeau, A.T.Charron, G.Cayer, L.Bibeau, L.P, Lacour-sière, P.Gendrcault, O.'fessier, O.E.Dalaire, P.Bouchard et autres.Son rôle consicte â analyser, approfondir, suivre le progrès, d'année en année, s'informer des procédés nouveaux de fabrication, pour nous en faire bénéficier.Avant tout, elle a pour but de former des ouvriers experts.Elle donne donc des cours très sérieux et distribue des diplômes au mérite.Ainsi, en 1918, elle a conféré 90 certificats d'experts essayeurs de lait et de crème, GS diplômes de fabricants de beurre, M9 diplômes de fabricants de fromage et 12 diplômes d'inspecteurs, c'est-à-dire un total de 318.La direction de cette belle institution est confiée à M.O.E.Dalaire, secrétaire de la Société d'industrie laitière.Mais l'organisation ne serait pas complète, si l'on ne donnait pas au patron et au fabricant le moyen d'écouler leurs produits.La coopérative a été fondée dans ce but.Par elle, 1,942 fabriques de la province de Québec ont un endroit unique où transporter le beurre et le fromage, avec la certitude que ces produits trouveront place sur le marché et seront vendus à des prix rémunérateurs.En outre, par l'affiliation à la " Société coopérative des fromagers de Québec " la classification des produits laitiers est devenue obligatoire.De la sorte, chaque fabricant est récompensé selon son mérite.C'est un grand stimulant à l'émulation industrielle et, partant, au progrès de la fabrique.Le chiffre d'affaires de la Coopérative, cette année, s'élève à 56,000,-000.C'est la preuve la plus éclatante de la prospérité de notre industrie laitière. LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Ce qui se passe dans le monde agricole The Canadian Council of Agriculture The Canadian Council of Agriculture compose de délégués de diverses associations agricoles de l'Ouest Canadien, auquels sont venus se joindre des représentants des United Farmers of Ontario, vient d'adopter, à sa dernière réunion qui a eu lieu la semaine dernière à Winnipeg, tout un programme qui a causé de l'émoi dans le monde politique.On n'était vraiment pas accoutumé à tant d'audace de la part des cultivateurs qui se sont toujours laissés guider d'une façon plus ou moins passive.Aussi, il y a quelques années à peine, se seraient-on bien moqués des prétentions de la classe agricole.Mais voilà, les cultivateurs de l'Ouest ont maintenant de puissantes associations et ils sont en état de parler fort ; et si les gouvernements ne veulent pas leur accorder ce qu'ils croient juste et raisonnable, ils semblent tout décidés à prendre les grands moyens.Il est vrai que ce programme politique comporte des réformes absolument radicales.Entre autres choses, il ne préconise rien moins que l'adoption du traité de réciprocité entre le Canada et les Etats-Unis, lequel a été la cause de la chute du Ministère Laurier en 1911.11 est évident que les cultivateurs sont loin de rencontrer là-dessus les vues du gouvernement actuel dont pourtant l'un des ministres est précisément l'une des têtes dirigeantes d'une association de Grain Growers.Il ne nous paraît pas à propos d'étudier ici en détail tout ce programme politique que vient d'adopter The Canadian Council of Agriculture.Mais nous tenons plutôt à signaler ce fait, que, sans associations professionnelles, les cultivateurs n'auraient jamais pu, avec chance de succès, faire entendre leurs voix.Le Bulletin des Agriculteurs a déjà eu plusieurs occasions essayé de faire voir à ses lecteurs la puissance des associations de cultivateurs de l'Ouest Canadien et le rôle important qu'elles y jouent.Ces sociétés ont, dans le seul domaine du commerce, atteint un succès considérable.Elles vendent elles-mêmes les produits de leurs sociétaires, elles leur fournissent les instruments aratoires et toutes marchandises nécessaires à l'exploitation de leurs fermes.Leurs succès dès le début, leur ont permis de réunir des capitaux considérables qu'elles ont utilisés â la construction d'élévateurs à grain, d'entrepôts, à l'acquisition de wagons, à l'établissement d'un journal qui prend rang aujourd'hui parmi les plus grandes publications agricoles du pays.Devenus indépendants dans le domaine des affaires, les cultivateurs de l'Ouest ont commencé à prendre également des allures d'indépendance dans le domaine politique.Ils avaient jusqu'ici tiré le meilleur parti possible des luttes entre les divers partis politiques.Mais les voilà rendus à formuler un programme qui est essentiellement leur et qu'ils semblent décidés à vouloir faire triompher en dépit de toutes les oppositions.L'idée n'est pas, en faisant ces commentaires, de suggérer aux cultivateurs de notre province d'emboîter le pas et de suivre aveuglement leurs confrères de l'Ouest (à plusieurs points de vue, certains articles de leur programme pourraient être à bon droit discutés) mais bien de faire remarquer que ceux-ci sont bien plus avancés que nous sous le rapport de l'organisation.Pourtant la bonne organisation agricole va sûrement son chemin dans notre province depuis quelques années.Déjà les sociétés coopératives, ou du moins certaines d'entre elles, ont obtenu un succès remarquable.II est à espérer que sous peu plusieurs de ces sociétés pourront être avantageusement comparées, à tous points de vue, capitaux, chiffre d'affaires, nombre de sociétaires, etc., etc., à la plus importante des associations similaires de l'Ouest.Car il est urgent que les cultivateurs de notre province s'organisent fortement, s'ils veulent tenir leur bout dans tous les domaines.COOPERATEUR. 10 LE BULLETIN DES AGRICULTEUR La Rente Seigneuriale Nous avions l'occasion, ces jours derniers, d'accompagner un cultivateur qui allait payer sa "taxe du seigneur".Nous n'étions pas seuls d'ailleurs, une bonne cinquantaine de "petits rois de la création", comme les appellent les littérateurs poussiéreux, s'amenaient eux aussi payer leur dette ( ?) à un noble lord anglais qui, après s'être donné la peine de naître, mange de la rente depuis sans trop de douleur.Dans la localité où nous nous trouvions les percepteurs avaient convié—on ne peut Otre plus aimable—les intéressés de trois ou quatre paroisses dans un petit village.On assure que les voyages sont instructifs et il est certain que ceux qui ont fait une dizaine de milles au froid et dans la boue pour accomplir ce geste auguste de soumission ont dû en rapporter des impressions très profitables.Les percepteurs se trouvaient être deux jeunes "barbes" fra îchement déballés de la ville et pleins de l'arrogance qui caractérise certains petits subalternes.Aller chercher l'argent des cultivateurs leur paraissait évidemment un sport hygiénique et original.Un par un les "débiteurs" sont amenés dans un espèce de confessionnal.Après un accueil aussi rogue que possible, on leur fait payer l'agrément très particulier d'avoir un seigneur qui s'occupe de leurs affaires.Et puis bonjour ! Ou plutôt, pas de bonjour.C'est inutile avec-des habitants croient ces petits messieurs.Et l'on a coutume de dire : payez et vous serez considéré I Après cette salutaire besogne, il reste à s'en retourner délesté.Il y a des cultivateurs qui préfèrent se "racheter" en payant une certaine grosse somme une fois pour toutes.Font-ils mieux que les autres ?—Nous l'ignorons.Dans les circonscriptions électorales où sévit la rente seigneuriale, il est du devoir de tout candidat à la deputation de promettre l'abolition de la "taxe du seigneur".Cette promesse est une vieille machine que l'on sort aux jours d'élection.Elle ne va guère plus loin.Sauf erreur, on a déjà vaguement essayé dans le passé, d'instruire cette question devant l'Assemblée Législative.Elle n'a pas fait plus de chemin là qu'ailleurs—moins qu'ailleurs même.C'est .le sort de bien des problèmes que de trouver fin dans les oubliettes des Parlements.II ne reste plus qu'au candidat ou au député de promettre la même chose aux prochaines élections.Là où sévit l'esprit de parti, on est sûr que ça collera encore.Nous a-t-il fait assez piétiner sur place et chicaner stérilement, l'esprit de parti?On s'ingénie, ces années-ci, dans les ministères de l'Agriculture à trouver les moyens d'intensifier (qualitativement et quantitativement) la production agricole.On met en jeu toutes les activités.On institue des concours, des expositions ; on octroie des subventions, des primes, etc.On atteint ainsi quelques cultivateurs.Un bon moyen d'encourager tout le monde ne serait-il pas de réclamer l'abolition de ces charges onéreuses que sont les rentes seigneuriales.Les coopérateurs de l'avenir ne devront pas utiliser leur énergie exclusivement cri matière de transactions commerciales.Us devront prendre la défense de leurs intérêts sociaux.Nous indiquons rapidement ici une voie dans laquelle cette activité pourrait se manifester.ARMAND LETOURNEAU. LE BULLETIN DES AGRICULTEURS II COOPERATION AGRICOLE La réponse des sociétaires à l'appel de la Coopérative des Fromagers Par l'intermédiaire du " Bulletin des Agriculteurs ", la Coopérative des Fromagers annonçait, à la fin d'octobre dernier, que ses directeurs avaient décidé d'accorder un escompte de 5% à tous les sociétaires qui acquitteraient par anticipation leurs actions avant le premier décembre.Quelles raisons motivaient cette décision?Tous les sociétaires le savent bien, car ils n'auraient pas répondu avec tant d'empressement à l'appel, s'ils n'avaient pris en considération celles qui ont été successivement exposées dans noire journal.En eiïet, sans entrer dans des détails qui n'intéresseraient que faiblement nos lecteurs, nous pouvons dire que le résultat a été au-delà des espérances.Dans l'espace de quelques jours, la Société a encaissé sur'ses actions plusieurs milliers de dollars ; elle a en outre enregistré 101 nouvelles actions et émis 851 reçus.Evidemment ces chiffres démontrent que tous les sociétaires ne se sont pas rendus à la demande qui leur a été faite.Il faut compter que la plupart avaient d'excellentes raisons.Tout de même c'est un succès considérable à plusieurs points de vue.En effet en un seul mois, la Société a recouvré un grand nombre de versements arriérés, et quelques uns depuis de nombreuses années.II est en effet des sociétaires qui chaque année font des affaires régulièrement avec la Société, mais qui oublient complètement que leur seule qualité de sociétaire comporte pour eux l'obligation de verser annuellement un dollar sur chacune des actions qu'ils ont souscrites.L'état de compte qui a été envoyé à chaque sociétaire à l'occasion de cet escompte spécial est venu fort à propos rappeler cette obligation aux sociétaires et ceux-ci se sont exécutés de bonne grâce.Etant en frais et de crainte de commettre un oubli semblable à l'avenir, certains se sont dit qu'ils valait mieux en finir une fois pour toutes et ils ont versé le plein montant de leurs actions.C'est remarquable en effet que ce montant de plusieurs milliers de dollars recueilli durant cette période a surtout été formé de petites sommes.Plusieurs sociétaires cependant ont versé des sommes importantes.C'est là un témoignage de confiance que la société a accepté avec reconnaissance." Je vous envoie, disait l'un d'entre eux, S600 moins 5% destinés à acquitter 00 actions au capital de la Coopérative des Fromagers.Vous voudrez bien les attribuer en nombre égal à moi-même et à trois de mes enfants.En outre vous voudrez bien encore affecter le dividende annuel au paiement de nouvelles actions." Des versements de ce genre, la Société eut beaucoup désiré en recevoir en plus grand nombre.Et décidément ils sont nombreux les sociétaires qui eussent pu le faire, s'ils eussent fait la revue de leurs finances.Combien y en a-t-il en effet qui laissent leurs économies à la banque à 3% d'intérêt, combien encore qui ont fait à l'automne des placements autrement moins avantageux que ce que leur offrait la Coopérative des Fromagers.Il faut bien en effet remarquer que celle-ci ne demandait de faveur à personne.C'est tout simplement une proposition d'affaires qu'elle soumettait ;\ ses sociétaires.Et ceux-là l'ont bien compris qui ont versé des sommes aussi importantes que le leur permettaient leurs ressources.En tenant compte de l'escompte de 5%, du dividende annuel de 8% qui sera déclaré au premier janvier prochain, cet argent rapportera 13%.Mais si l'on tient compte que cet argent a été versé dans le dernier mois de la présente année, ce taux d'intérêt serait encore bien supérieur.Nous serions heureux de connaître les cultivateurs qui ont pu faire cette année des placements aussi avantageux, tout en faisant travailler leur argent à leur propre bénéfice.Dans tous les cas le résultat définitif de cette campagne, c'est que le capital de la Coopérative des Fromagers a été augmenté de plusieurs milliers de dollars.Nous ne dirons pas que c'est c'est suffisant pour remplir tout son programme.Mais cette somme l'aidera certainement à accomplir les œuvres les plus urgentes en attendant le jour où ayant à sa disposition un capital de plusieurs centaines de mille dollars, elle pourra se placer au rang des plus grandes institutions agricoles de notre pays.AGRICULTEUR. 12 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Préparation des volailles pour le marché ABATAGE Avant de tuer le poulet, il faut avoir soin de le faire jeûner durant 24 heures afin que ses intestins se débarrassent des produits de la digestion, ce qui assure une meilleure conservation de la chair et l'empêche de perdre sa saveur.Pour la infime fin et pour provoquer un déplumage plus facile, de l'eau doit être donnée aux sujets avant l'abatage.Pour tuer la volaille on la pend par les pattes et on lui saisit la tête de la main gauche, la crête tournée vers le sol, De la main droite on introduit dans la gorge un couteau à lame aiguë, tenue horizontalement.Quand la pointe est arrivée à la hauteur de l'orcillon, on fait faire au couteau un quart de tour, de manière à ce que le tranchant se trouve en bas, et on le tire à soi en appuyant légèrement.Par cette opération les artères se trouvent coupées.On fait ensuite suivre au couteau, le dos tourné vers le bas, la fente palatiale jusqu'à ce que la pointe rencontre une résistance dure.Puis on enfonce le couteau en ce point et l'on broie cette résistance, en faisant faire plusieurs demi-tours au couteau.La pointe touche alors la cervelle dans un endroit appelé communément " centre de la peur." Si à ce moment l'oiseau pousse un cri, on a la preuve que l'opération a bien réussi.Ensuite on accroche à la mandibule inférieure un vase pour recueillir le sang.Quand la cervelle est bien défoncée, le déplumagc se fait très facilement, les plumes tombent presque d'elles-mêmes, à condition toutefois que l'on se hâte de plumer dès qu'on a retiré le couteau, [ci, il s'agit de ne pas perdre une seconde et d'opérer pendant que l'animal est encore chaud.DEPLUMAGE On commence d'abord par déplumer le cou, de haut en bas, avec les deux mains, et, immédiatement après, on saisit les ailes du poulet de la main gauche, tandis que, de la droite, on plume la poitrine à grandes poignées, en allant vers les côtés ; en remontant, on enlève les plumes du haut de la cuisse.On arrache les plumes des cuisses elles-mêmes, de bas en haut, en tenant celles-ci bien serrées.Les plumes de la queue s'enlèvent ensemble d'un demi-tour de main, non pas en tirant, mais en tordant.On ne prend qu'une aile à la fois et, d'un seul coup, on arrache les rémiges primaires et secondaires.Durant cette opération il faut, de la main gauche, tenir bien fermement l'aile près du corps afin de ne pas déchirer la peau.Pour l'abdomen, le bouffant, on relève le poulet de telle façon que cette partie soit du côté de l'opérateur, puis on arrache les plumes vivement: On laisse autour du cou, près de la tête, un collier de plumes d'environ deux pouces.Aussitôt que le poulet est déplumé, on le saisit par les pattes et le cou, et, en le secouant, on dégage le bec et la gorge du sang qui aurait pu s'y coaguler, puis on le met sous presse.Cette dernière opération lui donne une apparence plus compacte, plus bombée ; les poulets ainsi pressés se vendent à un prix plus élevé que ceux qui sont expédiés tels quels.La presse se compose de deux planches de 7 pouces ou plus (selon la grosseur des volailles) clouées à angle droit, de façon à former une auge.Elle doit être inclinée en arrière.On la place sur l'un ou l'autre sens, selon la grosseur des poulets.Avant de mettre l'oiseau sous presse, on lui replie les cuisses le long de la poitrine, la partie postérieure appuyée contre l'arrière de la presse, la poitrine en bas et la tête pendante.On recouvre le poulet d'une feuille de papier et on lui pose sur le dos une brique, avec une autre à côté, pour le maintenir en position.Il faut voir à ce que le bréchet appuie bien sur la presse.Lorsqu'une déchirure se produit, il faut recoudre la peau avec du fil blanc et faire en sorte qu'elle soit dissimulée le plus possible.Les poulets doivent être refroidis complètement avant l'emballage.On estime que 10 à 12 heures suffisent, mais si la température est élevée, un temps plus iong est nécessaire.Beaucoup de beaux poulets sont perdus pour la vente parce qu'ils ont clé emballés trop tôt.Au cours du transport ils sont souvent soumis a une température assez élevée, soit dans les chars d'express, soit dans les stations de chemin de fer où les marchandises séjournent plus ou moins longtemps.Sous l'influence de la chaleur, si les sujets ne sont pas très bien refroidis avant l'emballage, ils s'échauffent, la chair verdit et ils deviennent invendables.C'est là un défaut dont se plaignent les commerçants de Montréal et de Québec.EMBALLAGE On couvre tout l'intérieur de la boîte avec du papier parchemin ('1 feuilles) ; ce qui reste des quatre feuilles servira à rteouvrir les poulets.Ce papier coûte depuis la guerre un centin la feuille, mais en gros beaucoup moins.Les poulets sont placés en deux rangées dans la boite, le dos en l'air, la partie postérieure touchant aux parois de la caisse, et les cous se croisant au milieu.Ils doivent être emballés bien soigneusement et bien solidement.S'il reste des vides, on les remplit avec des morceaux de papier bouchonnés.On cloue le couvercle et l'on tient le tout dans un milieu frais jusqu'au moment de l'expédition, laquelle doit être faite le plus tôt possible.Une caisse de volailles ne doit contenir que des sujets d'à peu près le même poids et de même qualité.N'emballez pas des poulets avec des vieilles poules.Au cours du voyage il faut éviter d'exposer les boîtes aux rayons du soleil ou à une trop grande chaleur.Pour les envois au loin, il n'est pas mauvais de désinfecter à la formaline le papier d'emballage, afin de prévenir les germes de moisissure.Lorsque l'expédition est faite aux marchands, on conseille de la leur faire au commencement de la semaine autant que possible.Mettez toujours bien visiblement sur les «isses l'indication denrées périssables, ainsi que votre.nom et adresse. LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 13 PORC ABATTU Comme lions l'avions prévu, le porc abattu est à la hausse.Aussi les commerçants s'empressent, paraît-il, d'aller à la campagne faire des achats qui leur rapporteront gros profits.C'est aux cultivateurs d'être sur leurs gardes et de ne pas se laisser enlever leurs porcs à des prix inférieurs aux prix courants.Le meilleur moyen de s'assurer les plus hauts prix, c'est de confier la vente de ses porcs à la Coopérative des Fromagers.Comme par les années passées, celle-ci est en état de vendre à des prix avantageux pour les expéditeurs.Ceux qui pourraient avoir des doutes trouveront profit à consulter les prix à la page du marché.PORCS VIVANTS La Coopérative des Fromagers a reçu la semaine dernière de la région de Montmagny un char de porcs vivants d'excellente race et de poids voulu qu'elle a pu vendre à un prix tel qu'il est resté aux expéditeurs 17 cents la livre, tous frais payés.Il est, parait-il, des cultivateurs de cette niéïne région, qui ont vendu leurs porcs à sacrifice, à raison de 15 et 16c la livre, dans le temps de l'encombrement des marchés.Ceux-ci peuvent se rendre compte de la perte qu'ils ont volontairement subie pour n'avoir pas un peu pris patience.ANIMAUX VIVANTS Les prix des animaux vivants de boucherie se sont considérablement raffermis durant ces dernières semaines.Les animaux de toutes espèces, bœufs, porcs, moutons, se vendent à la hausse.Il faut remarquer spécialement à la page du marché tic notre journal le prix qui ont été obtenus cette semaine pour les jeunes porcs pesant de 150 à 250 livres.Les animaux expédiés vivants doivent tous être pesés séparément.Les expéditeurs voudront bien se le rappeler.OIES-DINDES Comme toujours à l'approche des fêtes de Noel et du premier de l'an les oies et les dindes sont en grande demande et les prix sont à la hausse.La Coopérative des Fromagers a pour sa part, reçu déjà d'importantes commandes en prévision de ces fêtes.C'est dire qu'elle sera en état d'obtenir les prix les plus avantageux à ses expéditeurs.Les cultivateurs doivent bien se garder par conséquent de céder leurs oies et leurs dindes aux colporteurs ou aux marchands locaux qui chaque année s'assurent de jolis profits à leur détriment.Etant donné sa clientèle de choix tant à Montréal qu'à l'étranger, la Coopérative des Fromagers est en état de recevoir n'importe quelle quantité de volailles.Elle pourra même en recevoir des chars complets.Aussi est-il à conseiller aux coopératives locales qui peuvent réunir le nombre suffisant d'adopter ce mode d'expédition.Egalement plusieurs cultivateurs peuvent se mettre ensemble pour expédier de la même façon.Ils peuvent compter sur une classification impartiale, une vente aux plus hauts prix du marché et des remises promptes.A VENDRE Porcs Chester blancs enregistrés ; 1 mâle et 3 femelles nés en avril ; aussi une portée née en octobre.ZENON BERUBE, 2 f.St-Donat, Co Kimouski.A VENDRE Fabrique de beurre et de fromage.Bâtisse il deux étages ; le tout réparé à neuf en 1914.Planchers en ciment.Reçoit 7000 livres de lait par jour.Située dans le village.A vendre pour cause de santé.Conditions faciles.S'adresser à J.S.A.DESROCHERS, St-Eugènc de Grantham, Comté de Drummond. H LE BULLETIN DE Ventes Avantageuses VOLAILLES ABATTUES Pour le compte de : JOSEPH PROVENCHER, Ste-Sophie, comté de Mégantic, 11 poulets, 5 classés Choix, pesant 30 livres, 6 classés No 1, pesant 27 livres ; 13 poules, 5 classés No 1, pesant 21 livres, S classées No 2, pesant 26 livres, qui ont rapporté S32.9G.MAJOR1QUE LEMAY, Yamachichc, comté de St-Mauricc, 10 poulets, 11 classés No 1, pesant 03 livres, 4 classés No 2, pesant 23 livres, 1 classé No 3, pesant 3 livres, qui ont rapporté .$29.01.ESDRAS GAL1PEAU, St-Isidore, comté de Prcscott, 4 poulets classés No 1, pesant 19 livres, 4 poulets classés No 2, pesant 19 lbs, 3 poules classées No 3, pesant 7 livres, 1 dinde classé No 1, pesant 10 livres, 1 classés No 2, pesant 7 livres, qui ont rapporté S1S.GS.AMABLE VANASSE, membre de la Société Coopérative Agricole de St-Guillaumc, comté de Yamaska, 24 poulets, G classés Choix, pesant 31 li.rej, IS classés No 1, pesant S4 livres, qui ont rapporté $39.17.BARTIIELEMI COTE, Plcssisville, comté de Mégantic, 20 poulets, 4 classés Extra Choix, pesant 20 livres, 11 classés Choix, pesant 95 livres, 5 classés No 1, pesant 24 livres qui ont rapporté S50.SS.A.D.CHARLEBOIS, St-Isidorc, comté de Prcscott, 22 oies classés No 1, pesant 241 livres, qui ont rapporté $59.43.WILFRID CARON, Village Bon Secours, comté de l'islct, 20 poules, 18 classées No 1, pesant S0 livres, 2 classées No 2, pesant S livres, qui ont rapportées $27.23.GEOUGliS MARTINEAU, St-Théodorcd'Ac-ton, comté de Bagot, 12 poulets classés No 1, pesant 54 livres, qui ont rapporté $20.73.UNE PETITE ANNONCE dans notre journal rapporte toujours profit.Plusieurs en ont fait l'expérience dans le cours de la présente année.C'est le journal par excellence où annoncer des animaux de race pure, parce qu'il touche les cultivateurs les plus progressifs de notre province, qui ont le souci de l'amélioration des troupeaux.j^^^ Détachez — faites signer et envoyez-nous ce coupon.ACTIONS ! ABONNEMENTS! -BULLETIN DE SOUSORirTIOJV La Société Coopérative Agricole des Fromagers de Québec, 63, rue William, Montréal Je demande par la présente mon admission comme membre de"LA SO-CIE TE COOPERA TIVE A G RI COLE des F ROM A GERS de Q UEBEC ' et je déclare vouloir souscrire au capital de cette société.action.de DIX DOLLARS chacune, payables $2.00 par aimée par action.Veuillez en même temps m'inscrire sur la liste des abonnés du "BULLETIN DES AGRICULTEURS".Je vous envoie avec la présente la somme de CINQUANTE CENTINS, prix d'abonnement pour un an à complet de.Signature.Adresse.Date.Comté de.O %J LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 15 A VENDRE Nous offrons aux Sociétés Coopératives locales, aux cercles ou coopératives de consommateurs, aux marchands détaillants et même aux particuliers, les produits suivant aux prix indiqués : BEURRE Pasteurisé : en pains d'une livre ; boîtes de 50 livres, 52 cts.Pnsteurisé : solide, boîtes de 56 livres, 51 V6
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