Le bulletin des agriculteurs /, 1 janvier 1919, samedi 25 janvier 1919
Le ministère de l'Agriculture est dans notre province l'agent d'avancement agricole le plus efficace, le mieux outillé, le plus important, le mieux établi qu'il y ait.Trop de gens des classes rurales le méconnaissent ; trop de gens de?classes dirigeantes l'ignorent.C'est le ministère le plus important de tous, celui qui devra avoir à sa disposition les plus puissants moyens financiers— puisqu'il active l'industrie la plus importante de toutes.Le ministère de l'Agriculture est le placement le plus sûr qu'ait la nation.Il faut que tous les citoyens de cette province et, naturellement, d'une manière toute spéciale, les cultivateurs sachent bien que la sauvegarde et l'avancement des intérêts agricoles de cette province sont confiés à ce ministère ; que rien ne se fait en matière de progrès qui n'ait été suivi ou encouragé par lui ; que ses fonctionnaires, ses agronomes et ses experts sont absolument au service des classes rurales et que dans toutes les branches de la pratique agricole ils peuvent donner des directions éclairées et profitables ; que les municipalités prospères, comme les individus, sont celles qui ont demandé et suivi les méthodes par eux préconisées ; que les différents services dont se composent le ministère suscitent, surveillent, stimulent, guident, défendent et encouragent moralement et financièrement les initiatives agricoles de notre province, qu'elles soient publiques ou privées.Le Ministère de l'Agriculture. I-G "LE BULLETIN DES AGRICULTEURS" ORGANE DE La Société Coopérative Agricole des Fromagers de Québec et des sociétés coopératives agricoles affiliées.Journal hebdomadaire entièrement consacré à l'avancement de la coopération agricole et de l'agriculture dans la province de Québec.REVUE DU MARCHE—COOPERATION —CULTURE PRATIQUE — ELEVAGE— INDUSTRIE LAITIERE — AVICULTURE— APICULTURE—ACTUALITES AGRICOLES mXECTIOJV ET AVMIJilST-RATION : 65, rue William, MONTREAL Adresser toute correspondance au " Directeur du Bulletin " ABONNEMENT Sociétaires de la Coopérative des Fromagers et des coopératives agricoles affiliées.$0.50 par an.Non Sociétaires.1.50 " " TARIF DES AflMOflCES : Pour yi, 14 ou 1 page : demander conditions au " Directeur ".Pour petites annonces : 50c pour chaque insertion de 25 mots ou moins ; 1 cent par mot additionnel.Toute annonce sujette à l'approbation du " Directeur ".Vol.4 Montréal, le 25 Janvier 1919 No 3 SOMMAIRE PAGES Marché.2-3 Editorial—La baisse du marche aux viandes, AUG.TR.UDEL.4 Industrie laitière—Pour l'avancement de l'industrie fromagère, la compétence du fabricant est d'importance primordiale, E.BOURBEAU 5 La Basse Cour—Une visite aux poulailliers de la Ferme Expérimentale Centrale d'Ottawa, RAOUL DUMAINE.9 Causerie Agricole—Théorie et fabrique, FERD.I.AROSE.7 Propos et Commentaires—Quelques ruses de maquignon, A.LETOURNEAU S Revue de Presse—Coupures cl Commentaires, L'HOMME QUI LIT.9 Chronique Agricole—Faut savoir attacher sa char clic, A.LETOURNEAU.10 Les Potins agricoles —Rumeurs journalistiques, .11 Economie Rurale—Tous les sols.les terres fortes, A.DESILETS B.S.A.12 Le marché des porcs vivants—Des renseignements dont il imported^ tenir compte 13 Xotes, petites annonces, etc.14 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS LE MARCHE L*s prix ci-d*ssous sont fournis par la Société Coopératif* Abricot* d*s Froma^srs d* Quitte.C* 4ont 1*4 prix qui ont été obt*nu*4 *t payê4 aux m*mbrm4 d* e*tt* société durant fm 4*main* finissant^ la dot* qam port* I* "Bulletin.Semaine du 25 Janvier BEURRE No.1.54c No.2.-.53c Marché stationnairc.FROMAGE Blanc No 1 .24iour donner à la queue un port élégant, spécial à presque tous les chevaux de sang.12.La fausse queue appliquée au cheval aueuc de rat.13.La teinte donnée aux poils bluncs des tempes et ries sourcils des vieux chevaux et quelquefois à la robe, en totalité ou en partie, pour travestir un cheval connu pour ses tares ou ses vices.14.L'application d'enduit poisseux et mielleux avec poils disséminés artistement sur les cicatrices des genoux des chevaux couronnés.15.Le mastic sur les seimes, pour les dissimuler.16.Les fers il éponges épaisses, afin de grandir le cheval, ou très couverts, s'il faut masquer une fourmilière.17.L'arrangement des dents et le sciage, avec ou sans contre-marque, pour rajeunir le cheval.1S.Le dressage pour la montre, dans lequel la redoutable chambrière le rend craintif et l'invite à chaque instant à porter la tête haute, A rectifier ses aplombs, à paraître tout feu el flamme au sortir de l'écurie et, enfin, à se présenter convenablement.19.La gymnastique sur place de l'homme, quand le cheval trotte médiocrement.20.Les plaies ou excoriations de la peau faite sur les membres ou les capclcts, pour simuler une contusion récente, quand le cheval est atteint d'une boiterie ou d'un capclct chroniques.Il y en a, il doit y en'avoir bien d'autres.Nous ne parlons pas, bien entendu, du discours circonstancié et onctueux qu'un bon maquignon tient en face de l'acheteur.On connaît la belle façon de certains commis de magasin ; ce n'est rien auprès des invitations papelardes des vendeurs de mauvais chevaux, car, la plupart du temps on n'a pas a louangcr excessivement une bonne marchandise.Elle parle d'elle même.ARMAND LETOURNEAU LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 9 Revue de Presse Coupures et Commentaires Au Conseil d'Agriculture.A sa dernière séance, le cabinet provincial a nomme M.Eugène Godbout, agriculteur de St-EIoi, membre fie ce conseil, en remplacement de feu M.Donat Caron, M.P.P.L'agriculture dans le comté (le St-Jean.Les membres de la Société d'Agriculture du comté de St-Jean, ont fait la nomination des directeurs comme suit : pour la cité de St-Jean, M, le notaire A.X.Déland ; pour la paroisse de St-Jean, M.Emile Dextrateur ; pour I.acadie, M.Levi Toupin ; pour St-HIaisc, M.Marccllin Robert, M.P.P.; pour St-I.uc, M.Emile Mo-rcau : pour St-Paul de l'Ile aux N'oi.x, M.Wilfrid Bisaillon ; pour St-Valentin, M.Ernest Bouchard : pour I.acolle, village, M.Wilfrid Girard; pour I.acolle, paroisse, M.Zépllirin I lupuis.Patrie du 18 courant.Ce délai va-t-il expirer.Un journaljde Québec réclame avec à-propo* l'admission en franchise des tracteurs agricoles d'une valeur inférieure à $1400.00.i in sait que ce délai expire le 7 février prochain.On devrait, en effet, le prolonger d'au moins un an.L'usage des tracteurs ne fait rpie commencer dans notre province.Il est encore peu répandu dans l'Ontario quoiqu'on disent les fabricants on ta riens.Le ministère de l'Agriculture de Québec s'oc-cupe depuis quelques mois de faciliter l'achat des tracteurs et offre, pour cette fin, des conditions avantageuses aux cultivateurs.Mais pour continuer ce travail, il faudrait prolonger autant que possible le délai pour l'entrée en franchise de ces instruments.Ottawa n'y perdrait pas grand chose.Et l'agriculture y gagnerait.On pourrait ajouter, en note finale, (pic certains fabricants de machines agricoles ont lait des profits scandaleux en 1918.Ils veulent être aidés.Oit l'Action Catholique du 21 en communiqué d'Ottawa :—Les propriétaires d'abattoirs ont eu une entrevue, hier, avec Sir Thomas White, premier ministre intérimaire et ministre des Finances, pour discuter la situation qui leur est faite par l'annulation des commandes du gouvernement anglais.Les abattoirs ont des stocks considérables de bacon et autres viandes, et on croit qu'il y aura une baisse dans les prix.10.000 livres d'oleomargarine pnr jour ! Du " Soleil ", de Québec, 24 janvier, cette nouvelle que nous voudrions être connue de tous les fabricants de beurre : I.e comité des finances présidé par l'échevin Jos.Collier a reçu, hier soir, au cours d'une séance régulière, une demande d'exemption de taxes, pour dix ans, de la part de M.Eugène I.eclcrc, représentant " The Canadian Oleomargarine Co., Ltd., " dont il est un des promoteurs.Cette compagnie est nouvellement formée : elle exploitera son industrie, coin des rues Franklin et Boulevard Langelier, où elle a acquis une propriété au coût de $S,000.Elle se propose pour commencer, d'employer une vingtaine d'employés pour augmenter graduellement jusqu'à 40 ou 50 personnes et de produire 10,000 livres d'oleomargarine par jour.La somme de $16,000 a été dépensée jusqu'à présent pour l'installation de l'outillage.Le capital souscrit et pavé de la compagnie est de $20,000.Le comité parait des mieux disposés à l'égard de la compagnie, mais pour suivre la filière régulière, l'on demandera à la compagnie de produire les plans de cette nouvelle industrie, et on en viendra à une décision ensuite.Convention des Producteurs de Sucre d'Erable.La septième convention annuelle des producteurs de sucre d'érable sera tenue cette année à Joliette, le 18 février prochain, dans la salle du marché, sous les auspices de la Société coopérative des producteurs de sucre et sirop d'érable purs de la province de Québec.Cette société a été créée en 1913 à Waterloo, par des experts dans cette industrie et compte aujourd'hui au-delà de S00 membres.Il y a actuellement 35,000 producteurs de sucre dans la province de Québec et sur ce nombre 800 sont enrôlés dans la société.L'HOMME QUI LIT. 10 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Faut savoir attacher sa charrette.A plus d'une reprise, in direction du " Bulletin des Agriculteurs", d'organe par excellence des cultivateurs rpii ont jugé par expérience cpie l'union fait la force» a mis ses lecteurs en garde contre le danger de se rallier à des associations professionnelles qui n'offrent pas toutes les garanties désirables.Plusieurs journaux d'ailleurs ont fait remarquer la même chose à leur abonnés.Citons à titre curieux : "La Presse", "La Patrie", "Le Devoir", "L'Action Catholique", de Québec, le "Journal d'Agriculture", etc.Evidemment, c'est signe que l'idée a une grande importance.Pour quelqu'un qui observe un peu de près les choses agricoles il est facile de noter plusieurs symptômes d'un besoin d'union, d'un sentiment de mutualité au sein des classes rurales.Ce sentiment s'excusc-t-il davantage ?En d'autres ternies, inètiera-t-il loin?lui tout cas, il existe.C'est justement pour le renforcir, le stimuler et l'éclairer que, île partout sans distinction de parti, partent à l'adresse des cultivateurs de précieux encouragements à persister dans cette voie.On applaudit à cette initiative régénératrice.On signale les bienfaits qui peuvent en résulter.Mais on a raison de mettre les intéressés en garde contre les dangers qu'il y a à se rallier à des associations qui sont mortes-nées, conçues dans un but politique pour faire mousser un homme ou une eut reprise privée.Sous une forme plus concrète, on pourrait dire qu'on leur conseille de n'attacher leur charrette qu'à des causes solides et saines.Nous disions tout à l'heure que des homines et des journaux de tous les partis ont prévenu le public.Nous recueillons aujourd'hui l'opinion d'un homme dont l'opinion n'est pas suspecte, certes et qui a toujours pris fait cl cause pour les agriculteurs lui-même étant, sauf erreur, un peu agriculteur.Nous voulons parler du Chef de l'Opposition provinciale.Invité le 5 janvier, à St-Benoit, à donner son opinion sur ce sujet, monsieur Sauvé, déclara, d'après la "Presse" du S janvier, que l'union faisant toujours la force, il ne peut y avoir de mal dans le projet d'une association île cultivateurs Mais il désire que cette union soit réelle et non une cause de- division, et qu'elle soit conduit! et administrée par des cultivateurs compétents, sans subir l'influence du fanatisme politique ou de quelques aventuriers.Les cercles agricoles ont été fondés pour être des chambres d'agriculture où devaient se discuter et se résoudre les problèmes agricole-.Un manque d'initiative en a fait généralement rater le but.S'associer et s'unir dans le but de trouver les moyens de rendre l'agriculture plus rémunératrices et plus facile, voilà, celles, un but louable et qui mérite d'être poursuivi avec énergie par les cultivateurs les plus capables Dans tous les pays, les cultivateurs entrent dans la voie corporative.Il se forme entre l'individu et l'Etat, des associations où se débattent des intérêts économique-, des questions relatives à la vente ou à l'achat des produits, l'n économiste a écrit avec raison: Toute corporation agricole doit avoir pour objet : " L'amélioration des conditions morales et matérielles des agriculteurs par l'entretien de l'esprit de mutualité, par l'instruction et par la protection, le développement du sentiment de la conscience professionnelle, la représentation des intérêts corporatifs et la défense des intérêts économiques, "t'es associations, dans la défense de ieurs intérêts, doivent éviter la lutte des préjugés contre les autres classes Ce n'est pas par haine pour les autres classes qu'elles sont fondées, niais plutôt pour être utiles à leur pays et pour retirer de l'agriculture le plus grand bénéfice possible, telles, elles devront s'organiser pour empêcher '.oui empiétement réel, mais non fictif." A R M A NI) I.ETO U R N EAU. LE BULLETIN DES AGRICULTEURS II Rumeurs Journalistiques Nous assistons aujourd'hui h une recrudescence d'activité en matière de journalisme agricole.Il se fait du travail.On se propose de faire du travail.Et tout cela fait que les potins vont leur train.11 n'y a pas que les dames et les politiciens qui potinent.C'est le propre «les humains de parler.Tous parlent ; la masse parle ; On en rencontre de temps a autre qui ne parlent pas trop ; il y en a qui font parler les autres et d'autres qui en sont rendus à déparler.Tout cela forme une masse, nullement homogène, qui s'appelle le potin.Il y a des lions et des mauvais potins.On n'a jamais que nous sachions prouvé que les potins de la campagne sont meilleurs que ceux de la ville, loin de là.Mais ceux dont nous voulons parler aujourd'hui sont toute bienveillance.Ils roulent sur le journalisme agricole.Il est rumeur qu'une revue soit publiée par le personnel et les élèves de l'une de nos écoles d'Agricult ure.Un éditeur québécois publie depuis quelques mois une instructive petite revue avicole.I.e Chef du Service provincial de l'Apiculture publie également une fort jolie petite revue destinée à vulgariser l'apiculture dans notre province.Il n'y a pas jusqu'au directeur du " Bulletin des Agriculteurs " qui n'ait fait part de ses projets d'avenir à ses lecteurs.Et puis ce n'est pas tout.Il y a peut-être encore anguille sous roche.Ces réflexions vous sont venues dernièrement à l'esprit à la lecture d'une statistique sur le nombre et la nature des journaux agricoles en Russie.Pour l'information de nos lecteurs et pour leur prouver indirectement quelle importance doit avoir pour eux un journal agricole, donnons en style " express " quelques détails sur ce sujet : Au total, en Russie, les organes de la presse périodique, consacrés exclusivement aux questions agricoles et à l'agronomie sociale ou qui, du moins, s'occupent beaucoup de ces questions, étaient en automne 1914 au nombre de 352.De ceux-ci, 237 organes, soit plus de 07%, étaient des organes exclusivement agricoles, dont 135 traitant d'agriculture générale et d'agronomie sociale, et 102 consacrés aux différentes branches de l'agriculture.Ensuite, S3 organes ou à peu près 24% du total, étaient consacres aux questions et aux branches de connaissances étroitement liées à l'agriculture dans l'acception la plus large du mot, comme, par exemple, la médecine vétérinaire, l'économie forestière, la co-opération rurale, la pêche pisciculture, la petite industrie à domicile, etc.Enfin, 32 organes ou 9'',' du total, étaient des organes d'intérêt général, mais accordant beaucoup de place à l'agriculture et aux questions qui s'y attachent étroitement, tels que les organes de la presse périodique des zemstvos, les organes qui s'occupent de l'étude en général des conditions locales naturelles, agricoles et économiques, etc.Les 237 organes spécialement agricoles se divisaient comme suit : 13") traitant l'agriculture en général et l'agronomie sociale ; 2ô traitant l'expérimentation, la pédologie et la météorologie agricole ; 19 traitant l'élevage des animaux ; 19 traitant l'apiculture ; 17 traitant l'horticulture, la pomologie, la culture maraichaire, l'aviculture, l'œnologie, lu botanique appliquée : 5 traitant la lutte contre les animaux et les insectes nuisibles à l'agriculture ; 2 la mécanique agricole ; 7 traitant les cultures industrielles ; S traitant les améliorations agricoles.BOUQUET SPIRITUEL Tout bon cultivateur doit recevoir — en Russie comme " par chez nous , un ou deux journaux agricoles.Les recevoir, ce n est pas tout : il faut les lire.Les lire ce n est pas tout : il faut mettre en pratique autant que possible ce «pi il y est conseillé.ARMAND LETOURNEAU. 12 LE BULLETIN DES AGRICULTEUR.S ECONOMIE RURALE Tous les Sols.Les terres fortes On divise les différents sols, selon leur nature chimique, en quatre espèces : les sols glaiseux, les sables, les terres noires et les calcaires.Et, chacun «le ces sols a, à l'état naturel, ses qualités et >es dé-fauts.Les sols glaiseux, très connus et très appréciés, sont les plus riches et les plus inépuisables.Ils contiennent, dans leur argile, un des éléments «le fertilité les plus indispensables aux végétaux et l'un de ceux qui sont le plus difficile à restituer quand ils viennent à manquer.Cet élément si précieux c'est la potasse.Le cultivateur qui possède une terre argileuse, forte, riche en glaise, possède un trésor.Cependant celte terre peut fort bien ne pas donner de plus beaux rendements qu'une terre plus légère et plus pauvre en argile.En effet, il existe un défaut général à ces terres, c'est le croutage, la dureté de la couche arable où les jeunes plantes sont étranglées par la pesanteur du sol, par sa compacité et son humidité froide.Pour que les terres glaiseuses donnent tout leur rendement il faut donc corriger leurs défauts naturels.Le principal correctif a apporter c'est le travail du sol.Un labour énergique, un défoncemenl s'il le faut, effectués à l'automne et répétés au printemps de bonne heure ameubliront suffisamment les terres fortes.Ces façons culturalcs, accompagnées d'une application de chaux sur le labour d'automne auront raison des glaises les plus dures et les plus pesantes.Les terres ainsi traitées deviendront assez meubles pour favoriser le plein développement des plantes-racines, betteraves, choux-de-siames, navets et carottes.Mais, pour la culture des grains, avoine, blé.orge et seigle, de même que pour la formation de bonnes plairies à trelie, nous savons qu'il faut aussi un sol chaud ou du moins tempéré.("est pourquoi, les terres fortes ont plus besoin que d'autres d'être assainies, ("est aussi pour la même raison que le drainage s'impose à ces terres.Le drainage souterrain, en enlevant le surplus d'eau, réchauffe le sol et le sous-sol parce qu'il en aille l'aération.Une terre forte, bien retournée par la charrue et la herse, ameublie profondément, chaulée si nécessaire et surtout bien assainie par des fossés ou ties drains, poussera naturellement toutes les semences qu'on lui confie.Tour le cultivateur soigneux, ne mettant en title que des semences pures et nettes, ces travaux ne paraîtront pas inutiles.Il les effectuera avec l'assurance d'une rémunération payante.Car nous savons que la préparation du sol est la raison première des forts rendements.Ainsi que dit le proverbe : "Tel on fait son lit on se couche", tel est le résultat assuré dans la récolte des semences qu'on a couchées dans un lit bien moelleux et bien réchauffé.A.DESILETS, B.S.A. LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 13 Le" Marché des Porcs Vivants Des renseignements dont il importe de tenir compte D une importante maison de salaison, nous recevons la communication suivante : " Nous sommes informés par le Ministère de I Agriculture d Ottawa, par I entremise de notre bureau-chef, qu à 1 avenir nous devrons faire les diminutions de prix suivantes : 2 cents par livre sur tous les porcs pesant moins de MO livres, au point de livraison ; I cent par livre sur tous les porcs pesant plus de 250 livres ; o cents par livre sur toutes les truies ; .") cents par livre sur tous les vieux porcs." Nul doute que ce nouveau règlement ne sera pas sans vous causer quelqu ennui durant une semaine ou deux, mais comme toutes les maisons de commerce du pays seront forcées de faire ces réductions, nous avons confiance qu il ne faudra pas longtemps pour convaincre les cultivateurs de garder leurs porcs." Nous vous serions reconnaissants de vouloir bien donner à cette affaire votre attention immédiate, car nous devrons, en cas où vous nous expédieriez des porcs, vous faire les diminutions de prix plus haut mentionnées.Nous ferons d abord remarquer aux lecteurs du Bulletin que cette réduction de prix a trait aux porcs expédiés vivants.Quant aux porcs gelés, comme nous 1 avons déjà dit et le répétons encore aujourd hui, le marché est tout à fait inactif et il est préférable à tous points de vue de il en pas expédier.Mais I on conseille par cette lettre aux cultivateurs, à cause de cette situation particulière de garder même les porcs vivants qui tombent dans l'une des catégories énumérées dans cette lettre.C'est une recommandation dont.1 on voudra bien tenir compte, pour s'éviter de subir la baisse de plusieurs sous par livre, indiquée plus haut.Détachez — faites signer et envoyez-nous ce coupon./î^^^\ ACTIONS! ABONNEMENTS! "BULLETIJM "DE SOUSCRIPTION La Société Coopérative Agricole des Fromagers de Québec, 63, rue William, Montréal Je demande par la présente mon admission comme membre de"LA SOCIETE COOPERA TIVE AGRICOLE des FROMAGERS de QUEBEC" el je déclare vouloir souscrire au capital de cette société.action.de DIX DOLLARS chacune, payables $2.00 par année par action.Veuillez en même temps m'inscrire sur la liste des abonnés du "BULLETIN DES AGRICULTEURS".Je vous envoie avec la présente la somme de CINQUANTE CENTINS, prix d'abonnement pour un an à compte) de.Signature.Adresse.Date.Comté de.\J-
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