Le bulletin des agriculteurs /, 1 novembre 1919, samedi 8 novembre 1919
(ÉÉÉë : fflltiiirf''ffi(i |VOL™ 4 5rW4^ ^| Montréal, 8 nov.1919] S» ) A ST-HYACINTHE, I\Q.Cours de 1919-1920 Cours Anglais — English Course et Cours des Candidats-Inspecteurs December 3rd to 20th — Du 3 au 20 Décembre Cours Français pour Experts-Essayeurs de Lait et Fabricants de Beurre et de Fromage 1920 1er Cour- — Du 7 au 29 Janvier 2ième Cours— Du 3 au 24 Février 3ième Cours— Du 3 au 26 Mars CONDITIONS D'ADMISSION Tous les cours sont gratuits.Les seuls déboursés que doivent faire les élèves sont pour défrayer leurs dépenses d'entretien durant leur séjour à Saint-Hyacinthe.Les élèves, lors de leur entrée à l'école, doivent connaître au moins les quatres règles simples de l'arithmétique.Celui qui se propose de fréquenter l'Ecole de Laiterie devra donc se préparer en conséquence soit en étudiant à domicile soit en prenant des cours privés de l'instituteur ou de quelque personne compétente de sa paroisse.Chaque cours dure trois semaines.L'entrée a lieu le lundi et le premier cours est donné le mardi à S heures, a.m.CONVENTION DES INSPECTEURS Du 6 au 12 Avril 1920 Cette convention, à laquelle tous les inspecteurs doivent assister est très importante.Le plan de campagne pour travailler efficacement à l'amélioration de l'industrie laitière clans la province y sera tracé Les inspecteurs généraux donneront les instructions qu'il faudra suivre.ECOLE DE LAITERIE PROVINCIALE, A.T.Charron.^Dircctcur. CREDIT CANADIEN (Incorpora) ACHAT ET VENTE D'OBLIGATIONS M^ffiï&2ïï~ PRETS SUR HyrOTHEQUE ET SUR TITRES 99, rue St-Jacques - - Montréal TEL.i MAIN 2926 et 2927 CHS-ED.ARPIN, BOITE POSTALE 1180 Directeur-Gérant.TO ADVERTISERS: LE BULLETIN DES AGRICULTEURS The onlj Agricultural Paper Published Weekly In the Prorlnce of Quebec Is the best medium to reach the most up-to-date class of farmers in the Province of Quebec.Its columns are opened for the patronage of those only with whom its readers can deal with profit and satisfaction.Circulation: 10,000 copies.For advertising rates, write to •* THE DIRECTOR," 63 William Street, Montreal, P.Q.BANQUE D'HOCHELAGA FONDÉE EN 1874 Capital autorisé - - - $10,000.000 Capital versé et réserve - $ 7.800.000 Total de l'actif - - - - $57,000,000 J.-A.VAILLANCOURT.président; L/hon.F.-L.BEI QUE.vice-président; BEAUDRY LEMAN, gérant général.253 Succursales et Sous-Agences en Canada Nous allouons l'intérêt au plus haut taux courant sur tout dépôt de $1.00 ou plus à notre Département d'Epargne.=L'allumette = Ne s'éteint "Safety First" pfs au vent Demandez-la à votre fournisseur ELLE EST FABRIQUEE DANS LA PROVINCE DE QUEBEC Quaud tous faites affaire arec uos annonceur! mentionnes toujours " Le Bulletin des A(ricaltesra " pour nourrir les bestiaux •////« —réduit de moitié* le coût de la nourriture —augmente le rendement du lait —fait engraisser le bétail, lea chevaux et les porcs —conserve la santé à tous les animaux.c doz.No.1.62c " SIROP D'ERABLE MAPLE SYRUP En canistres de Y> ou In cans of \i or 1 gallon 1 gallon impérial (imperial).No.1.S2.20 gall.No.2.2.10 " No.3.1.95 " En canistres ou barils In cans or barrels of de 5 gallons ou plus: S gallons or more: No.1.S2.05 gall.No.2.2.00 " No.3.1.80 " Les barils ne sont pas Barrels are not returned remis à l'expéditeur.to shippers.SUCRE D'ERABLE MAPLE SUGAR No.1.2fic lb.kJJo.2.25Kc " No.3.2f)Kc " MILL Blanc No.1 HONEY .21c .20c I No.3.17c Ambré I No.1.18c Amber \ No.2.17c White 1 No- 2 Brun Brown FEVES f No.1 No.2 I No.3 Blanches White No.1 ! Trices à la main \ I Hand picked.J ' No.2 .No.3 .17c .16c lac BEANS 8c Ib.Jaunes et autres variété; Yellow and other kinds .r No.1 .7c No.6c No.3.•»!*¦ LAINE Lavée—Washed No.1.No.2.No.3.Non lavée— Unwashed LIEVRES.60c le couple WOOL .69c lb.6Sc " .66c " No.1.50c lb No.2.49c " No.3.47c " VOLAILLES VIVANTES LIVE POULTRY / Choix .29c lb Poulets—Chickens ^ }>20c" I No!3'.!.!'!!!!."Î7c" I No.1.2Sc lb.Poules—Fowls J No.2.23c " I No.3.16c " VOLAILLES ABATTUES—Dressed Poultry Po u 11 ¦ t s— Ch it ke n s Extra choix.43c Choix.39c No.1.35c No.2.31c No.3.27c D i n d es— Turkeys No.1.42c No.2.No.3.3 Sc.34c Poules—Fowls No.1.'-'r No.2.2Sc No.3.24c Coqs.2!c Oies—Ceese No.1.28c No.2.2">c No.3.21c MILK FED CALVES VEAUX ENGRAISSES AU LAIT No.1.26c lb No.2.25 He No.3.W/>c " No.4.2lMc ' LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 3 THE MARKET The fallateing priced are furnidhed by the Quebec Cheete Maker*' Agricultural Co-Operat/Ce Society ad being fhode obtained and paid to the memberj of thll Society during the tjteek ending at the "Bulletin'd date of iddue.PORCS ABATTUS DRESSED HOGS Pesant de 90 à 140 lbs —1 22 „ Weighing from 90 to 140 lbs.— i "° " IGNEAUX ABATTUS DRESSED LAMBS No.1.20c No.2.19c No.3.17c VIEUX MOUTONS SHEEPS No.1.14c lb.No.2.13c " No.3.II He " No.4.10c " CHEVREUIL DEER No.1 .17c lb.No.2 .16c " No.3 .14^c " PEAUX HIDES f moins de 50 lbs.\ Ih Peaux de vaches .1 less than " M'c 1D-Beef hides.I plus tie 50 lbs \ ,0 >< [ more than " / "J"c Peaux de taureaux lourds—Heavy hull hides .,25c Peaux de moutons: de.$1.75 a 3.00 chacune Sheep skins ; from.S 1.7;"> to $3.00 each Peaux de veaux de champs j 25c ]D Peaux de veaux de lait \ y- i.Calf s skins / Peaux de chevaux SS.OO à $13.00 chacune, suivant grandeur.Horse hides, $S.OO lo $13.00 each according lo size.ANIMAUX VIVANTS Vendus par chars complets seulement.BOUVILLONS STEERS No.1.8^c lb.No.2.Se " So.:,.7c " Xo.4.6Xc " VACHES COWS No.1.8Hclb.No.2.7]jc " No.3.6^c " No.4 (maigres) (thin).5.10 le- 100 " No.5 (très maigres) (wry thin).4.85 " " fAURES HEIFERS No.1.8#c lb.No.2.8c " No.3.7c " No.4.6 He " Tauraille No.I—yearlings.$5.45 les 100 " No.2— " .5.40 " TAUREAUX BULLS No.1.6}4c lb.No.2.6c " No.3.5^'c " No.4.514c " 13c LIVE STOCK Sold in Carload Lots only.BOEUFS OXEN No.1 .SKc lb.No.2 .7Xc " No.3 .6 He " No.4 .5#c » PORCS VIVANTS LIVE HOGS No.1, 150 à (lo) 200 lbs.17c lb.No.2, 200 a (to) 300 lbs.16c " No.3, 300 et au dessus (300 and above).lôc " No.4, moins de (less than) 151) lbs.15c " Imoins de 350 lbs.Ï less than " i ' ' ' ' 350 lbs.et plus 1 in " " and above f'-c Stags.10c " MOUTONS SHEEP No.1.7j jeunes ans, le milieu même où ils avaient grandi cl les circonstnees qui ont entouré leur jeune—e, étaient destinés à devenir Icspilicrsdc l'agriculture, laisser la terre paternelle pour aller chercher dans des milieux plus populeux un peu d'aise et d'argent.Plusieurs raisons ont été données en vue d'expliquer cette dépopulation malheureuse des' campagnes eu laveur des villes.Toutes se résument, en lin de compte, à ceci: d'un côté pas d'attraction, pas d'intérêt; de l'autre l'attirance d'une vie facile, d'un lion salaire, du luxe, des plaisirs, etc., etc.Mais pourquoi le jeune homme (ou la jeune fille, car le problème se pose également pour les deux sexes) né et élevé sur la ferme, ne s'y nlta-clie-t-il pas?Il semblerait tout à fait naturel, en effet, qu'un fils de cultivateur habitué, dès son bas âge, à tous les travaux île la ferme embrassât la profession agricole lorsque l'heure esl venue de choisir une carrière.Cependant le contraire arrive trop souvent.Le jeune homme préfère les positions urbaines, souvent inférieures, à la culture du sol.Probablement parce (pie l'on ne lui a pas suffisamment donné, dès sa plus tendre enfance, l'occasion de faire quelque chose par lui-même et pour lui-même, à son propre compte.L'on n'a pas suffisamment développé, chez lui, le sens de la responsabilité personnelle.L'on ne l'a pas assez habitué à gagner son propre argent.Le salarié de la ville gagne un peu d'argent qui est le sien.Il mène son affaire à sa guise et emploie le fruit de ses labeurs à sa guise selon ses .goûts et trop souvent ses caprices.La propriété ersonnelle est naturellement l'ambition de la liberté individuelle.Si l'on ne donne pas à l'individu libre le privilège d'acquérir quelque chose par lui-même et pour lui-même, il ira invariablement chercher à l'étranger ce qu'il ne peut réaliser chez lui.Sur la ferme le père est seul propriétaire, il garde toute la responsabilité de l'entreprise comme il en retire tous les bénéfices.Les enfants suivent trop souvent la routine familiale en ce (pli concerne la culture du sol sans avoi1 la satisfaction de mettre à l'épreuve leur propre jriitiative Cl ceci à leur compte.La culture (le a ferme e>t trop souvent une entreprise de famille où l'enfant n'a aucune initiative ni responsabilité personnelle.Il n'a donc pas l'avantage de développer ses propres qualités d'essayer ses force- en vue de pouvoir conduire lui-même plus tard son propre domaine.Donnez-lui cette occasion, lui confiant à lui seul une partie du travail avec la responsabilité et les bénéfices qui en découlent, toujours sou- l'oeil vigilant des parents, bien entendu, et vous .1110/ vite fait de le lier irrémédiablement à la terre en ouvrant entre lui et le sol cet altaclieiuent si caractéristique des pionniers de la Nouvelle France.Vous aurez fait des convaincus.( ai l'on a dit avec beaucoup de vérité: l'on ne s'instruit qu'à l'école de sa propre expérience.• )n ne s'al tache à une chose en autant qu'on l'aime et on aime son travail, sa profession, en autant (pion la comprend bien, qu'on prend un contact journalier avec ses devoirs, ses obligations, ses plaisirs.à plus forte raison si ce contact existe depuis la plus tendre jeunesse.("est dans le but de faire comprendre à nos jeunes de la campagne le véritable rêile de l'agriculture et de les attacher au sol que les diverses organisations agronomiques (lu pays ont à leur programme des expositions dites scolaires. li BULLETIN DES AGRICULTEURS 9 l'ai ( h l'avantage de constater tout le bien • |m-peuvent faire ces organisai ions.Il m'a clé donné celle année de suivre dans tous leurs détails les treize expositions scolaires qui OUI eu lieu 'i.ms les comtés réunis de Dnndns, Stormont et Glengarry.Les élèves apportent à ces expositions le pi nil (le leur travail personnel, manuel ou autre, ri les plus beaux spécimens des divers légumes ou céréales cultivés sur leur jardin à domicile dit "parcelle scolaire." Ici chaque élève a droit à une couvée d'oeufs et à une semence de légume ou de céréale.Ces grains ou i.ifa sont envoyés, par l'intermédiaire de l'agronome, aux instituteurs cl institutrices pour Être distribués aux élèves, avec des instructions sur la meilleure méthode d'en tirer le plus de Durant la saison de l'été des juges font sur plaie, l'appréciation des récoltes sur pied.[ 'i il corde ensuite des prix pour les parcelles les mieux réussies.J'ai fait moi-même, celte année, la visile rdins du Canton d'Osnabruck (au nombre ¦ ' soixante) cl j'ai élé étonné du merveilleux (les enfants et de l'émulation bienfaisante ¦ u't créée cette organisation entre les représentants ries diverses écoles.Ail jour fixé, si la salle municipale OU l'école locale est trop petite, on érige sur les lieux une tente ou deux fournies gratuitement par le Département de l'Agriculture.Sous celte im-nieii-e tente d'au delà de soixante pieds de long par une quarantaine de large on installe des tables que l'on recouvre de papier et les exhibits s'alligncnl par catégories, classes, sections, etc., etc.A l'extérieur les jeunes animaux et les produits de la liasse Cour s'amènent.Tandis qu'à l'extérieur l'on fait la parade des enfants des diverses écoles, que l'on organise les courses, et nitres concours.joules oratoires, concours d'attelage etc., les juges se mettent à l'oeuvre après avoir fait préalablement évacuer la salle.L'appréciation terminée, tout le inonde, enfants et parents, sont admis à constater le résultai de l'appréciation qui est impartiale et consciencieuse, puisque tous les juges sont de l'extérieur et n'ont aucune raison d'être iniïucn-1 .A cet effet toutes les entrées sont faites -mis enveloppes cachetées de sorte que le juge ne connaît en réalité le nom du propriétaire que lorsque tout est jugé.Pendant une heure tout le monde peut à loisir constater le résultat du travail des élèves et tirer des leçons pour leur propre compte.Viennent ensuite quelques expli-itions sur la manière de faire la sélection des produits de la ferme, quelques conseils d'ordre pratiques, remerciements, etc., etc.Ces expositions sont suivies avec un intérêt vraiment caractéristique.Nous avons eu des assistances se chiffrant à au delà de deux mille personnes et dans plusieurs cas des entrées au nombre de quatre cents et plus.Combien de fois n'avons nous-pas été obligés de consoler, à maintes reprises, Jean ou Jeannette parce que l'on n'avait pas remporté le prix que l'on s'attendait de décrocher.Je revois encore un petit bonhomme bien campé devant un juge et le regardant bien en face pour lui dire: "Si je n'ai pas le premier prix pour mon poullll cet le année, vous ne me verrez plus à cette exposition." Le petit homme était déters miné el sa confiance ne fut pas déçue.Nou-pouvions le voir à la fin de la journée, se promener avec une quinzaine de premiers et seconds prix attachés à la boutonnière de son gilet.ce qui ne lui rapporta pas moins d'une quinzaine de dollars.Voilà un quelqu'un qui fera bientôt sa marque dans nos grandes expositions.Il ne sera certes pas tenté de quitter la ferme pour une position urbaine parce qu'il sail que l'agriculture paie et qu'il peut y faire de l'argent.L'exposition scolaire lui aura appris le secret de son métier: mettre sur le marché des produits supérieurs.Ici les expositions scolaires ont battu à plate couture les expositions locales.Ce mouvement du simple point de vue éduca-tionncl est bienfaisant et régénérateur.Cultivateurs, donnez à vos fils l'occasion de faire quelque chose par eux-mêmes afin qu'ils acquièrent un peu d'expérience.Mettez-les à la tête de quclqu'enlreprise agricole, si petite soit-elle, ne serait-ce que la surveillance d'un carré de légumes, l'élevage d'un petit troupeau de poules, d'un porcelet, d'un poulain, d'un veau.Que celte entreprise soit bien la leur.Qu'ils en aient toute la responsabilité comme tous les bénéfices.Kni'ouragez.-les à mettre leurs économies à la banque, à la fin de l'année afin de les investir dans une entreprise plus considérable la saison suivante.Initiez-les petit à petit au métier et vous serez surpris de leur attachement au sol lorsque l'heure de s'établir sera définitivement sonnée pour eux.C'est en permettant à la jeunesse de s'empar r du sol que nous assurerons à l'agriculture les bras vaillants qui lui permettra de conserver dans notre vie nationale la place qu'elle a su garder jusqu'ici.Aujourd'hui plus (pie jamais nous avons besoin d'agriculteurs progressifs et expérimentés, car les terribles démêlées de la Grande Guerre nous ont été la preuve évidente que la Grande Amie était en définitive la véritable nourricière du genre humain.Ferdinand I.arose, L.Th.D.S.A. 10 L£ BULLETIN DES AGRICULTEUR* TRIBUNE LIBR CETTE LACUNE Oc toutes les causes de la dépopulation des campagnes, il en est une en particulier qui inquiète nos sociologues.Il paraîtrait que l'enseignement donné à nos jeunes filles dans les pensionnats et les académies «le campagne comporte une grosse lacune puisque cet enseignement inspire à nos jeune- filles un tel dégoût îles choses de la terre et de ceux qui la cultivent, qu'elles refuseront absolument d'unir leur sort à celui îles fils de cultivateur à moins (pie ceux-ci n'abandonnent la terre pour aller demeurer à la ville.El le remède à cela serait, parait-il, de faire donner dans ces maisons une instruction à base foncièrement agricole.Je ne vois pas bien comment on pourrai) établir sur une base agricole l'enseignement du français, du catéchisme, du calcul, de la géographie et de l'histoire.El la bienséance, le savoir-vivre et les arts d'agrément que l'on enseigne dans ces établissements ne sont pas, il me semble, incompatibles avec le rôle que la femme est appelée à jouer comme épouse du cultivateur.Il resterait donc, si je comprends bien le désir de ces messieurs, à ajouter au programme déjà surchargé de ces institutions un cours forcément abrégé d'agriculture à l'usage de ces demoiselles.Cette addition au programme aurait peut-être du bon, encore qu'il ne soit pas certain que les goûts de nos jeunes filles instruites soient profondément modifiés par la lecture d'un manuel d'agriculture, et il faudrait être par trop naifs pour s'imaginer qu'au retour d'une conférence sur la manière de planter les (houx, ces demoiselles vont toutes aller se jeter dans les bras de nos garçons d'habitant-.Il sera toujours vrai de dire qu'une jeune fille possédant une instruction qui lui permet de gagner sa vie honorablement pourra toujours se montrer plus difficile sur le choix d'un mari; il est tout naturel à cet âge des illusions et .li-rèves qu'elle éprouve plus d'attraits poiu les jeunes gens bien mis.au beau langageel aux belles manières, et il est évident que, sur le terrain (les manières et du langage, il est à peu près int|.il |< aux lils de cultivateurs de lutter avec avantage.Cependant il faut compter avec les papa- qui veillent au grain.Ceux-ci, ayant souvent plusieurs filles à marier et ne tenant pas du tout à avoir nue armée de gendres à faire vivo, se fatiguent vite des belles manières et des beaux discours, s'ils ne sont pas appuyés par quel.pu chose de plus substantiel.De sorte que si lo -iluation n'est pas des plus brillantes pour les tils de cultivateurs, elle n'est pas en tout i as désespérée* N'ayant rien à attendre du côté des manières et des discours, les fils de cultivateurs, s'il- veulent réussir, doivent se résoudre à employer d'autres moyens avec lesquels, du reste, on ne manque jamais -on coup.Oui- le jeune homme qui veut demeurer à la campagne y |X use longtemps d'avance, qu'il n'oublie jamais que n'et pas cultivateur qui veut, et (pie pour s'établir sur une terre et surtout pour y rester, il faut avoir un certain capital en argent, la connaissance pratique du métier avec une bonni dose de volonté, de courage, d'énergie et d'endurance: qu'il se rapelle toujotirsque c'est par 1'.plication constante au travail cl par la pratique de la plus stricte économie qu'il pourra qi ce bagage.Avec cela, s'il est sobre, honnête ' intelligent, ce qui ne veut pas toujours dire tn instruit, et s'il a bonne mine, il ne tardera pa-à s'apercevoir qu'un jeune cultivateur aux mains calleuses et aux manières un peu rustres peut encore se trouver une compagne parmi le plus distinguées graduées de nos pensionnats et de nos académies de campagne.HABITANT AUTO M N E IL y a dans l'air, ces matins-ci, quelque chose de coupant qui doit couper davantage l'homme qui s'est trop gratté le menton en se rasant lui-même.S'il s'était servi d'un rasoir de sûreté Gillette, il se réjouirait certainement de se raser chaque jour, il paraîtrait toujours à son avantage.11 ne se couperait ni ne s'irriterait la peau.Bien plus, dans le même temps qu'il prend pour affiler et repasser son vieux rasoir, il aurait fini de se raser avec le Gillette.Repasser et affiler son rasoir serait pour lui une chose du passé.Cela seul vaut §5.00: le prix d'un Votre fournisseur s'il est anxieux de fournir aux hommes tout ce qui leur est nécessaire, sera heureux de vous montrer les différents écrins de Gillette.Voyez-les aujourd'hui si possible.DE FABRICATION ^s^mUmM»^^^ CANADIENNE Rasoir de Sûreté 12 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Une expérience de trois ans résumée dans un petit article.Le hasard ) it ii pu- nationale, il est possible que l'on adopte un nom pour ce nouveau parti politique.Le Conseil National d'Agriculture est une association qui représente plutôt les idées politiques des cultivateurs de l'Ottesl Canadien, bien que les Fermiers-Unis de l'Ontario lui soient affiliés.Le programme qui sera élaboré pourra-t-il être accepté par les cultivateurs de tout le pays?la prochaine décision du Conseil National d'Agriculture sera attendue avec intérêt.UNE VENTE D'ANIMAUX LAITIERS RACE PURE DE Durant l'exposition nationale d'industrie laitière qui a été tenue récemment à Chicago, il y eut une vente d'animaux laitiers de race pure.Ce fut, dit-on, l'une des plus fructueuses qui aient été tenues jusqu'à présent, quoique dans l'ensemble aucun des animaux offerts ne détenait de ces records fabuleux qui font sensation, mais lotis les sujets offerts étaient delà plus haine qualité, rien ne pourrait le prouver mieux (pie les prix obtenus: en effet, chaque animal s'est vendu en moyenne à S'MiO l'unité.Les 112 animaux qui oui été vendus ont rapporté-une somme totale de §99,835, I e Ke.uni de la vente l'ut obtenu par un veau de trois mois qui s'est vendu Sti.tHM).Un taureau de I ans arriva bon second, ayant été adjugé à $5,000.l'as moins de 26 sujets furent vendus à plus de $1,000 chacun.Vous avox tout intérêt w | r% i ./ FABRICANTS- nlalro venir vos fourni- lACunh rfiVllPl* ïl"PP PAPETIERS ET .res d, bureau d, chez J UdCjJll fi Ufi lUCt y LACC NEGOCIANTS Atelier de reliure, typo'graphie.gaufrage et relief.Papeterie mercantile.Expor-tatlon et importation.Livres de comptabilité 1 feuillets mobiles.Agent» du célèbre appareil " Mimeograph." Un essai voum convaincra—Lcnvez ou venes â :'.10, rue Notre-Dame Ouest, coin St-Pierre, TELEPHONE MAIN 444 el 445.MONTREAL 16 LE BULLETIN DES AGRICVITEU P 12 T IT13 S AIV IV ONCES A VENDRE L'Abattoir Coopératif de Princcvillc offre en vente à sa station avicole: C'ochets Plymouth Rocks Barrés .Sélectionnés.55 00 Cachets Plymouth Rocks Barrés.1.00 Cochcts Rhodes-Island Rouges Sélectionnés.$5.00 Cochets Rhode-Island Rouges.II.00 C'ochets Leghorn."!.00 S'adresser à L'ABATTOIR COOPERATIF DE PRINCEVILI.E, Princeville, Cté d'Arthabaska.Paons, faisan^, pintades, outardes domestiques, raccoun, lapins " Géants des Flandres " et angoras blancs, cochons des Indes, chiens "collie" blancs écossais, pigeons "Homer." boulants et dragons.Veuillez inclure un timbre de trois sous pour réponse.S'adresser à .1.1.GAREAU, St-Roch l'Achignn, Que.A ACHETER Je désire acheter deux cochons reproducteurs enregistrés.Berkshire et Chester blancs.Lu écrivant, veuillez donner la longueur, la pesanteur et l'âge.J.A.GODBOI T, St-Viial de Latnbton, 44-45 Cté Iteauce.A VENDRE Fabrique combinée, recevant environ 1,225,000 livres de lait par saison.Outillage en parfait ordre.Vend pour cause de santé.S'adressera ZENON CAZA, St-Anicet.44-45 Cté Huntingdon, ()ué.Plusieurs beaux veaux Ayrshire* âgés de deux à quatorze mois.Mères enregistrées au Livre d'Or.Père célèbre, taureau qui a remporté le 1er prix à l'exposition de Toronto.1.EDGAR BEAUREGARD, St-Dnmnse, Cté Sl-Hyacinthc.Deux beaux verrats Tamworlh et quelques truies.Cochels Plymouth Rock barrés.$3.00 chacun.Dindes bronzées: sujets de choix.ALPHONSE DORE, Lac aux Sables, Cté Portneuf, (lue.BEURRE pains d'une livre, mites de I asteurisc: en 50 livres, 65 cts.Pasteurisé solide: Boites de .56 lbs.l>\}-> cts.No 1 (choix): en pains d'une livre, boites de 50 livres, U\Vi cts.No 1 (choix) Solide: Moites de 56 11».64 cts.PETITS FROMAGES RLANCS deux Dana des boites spéciales contenant fromages, de 20 à 25 livres chacun.Fromage fort: 34 cents la livre.Fromage doux: 31c.Pour un seul fromage, K cent la livre de plut que le prix indiqué, soit: Fromage fort: 34 K cent la livre.Fromage doux: 'M )/>c, SAINDOUX Solide en boites de 56 lbs." en seaux de 20 lbs." en chaudières de 10 lbs.En pains de 1 Ib (Htes de 50 lbs).3:ic 34c 35c 30 Hc 3ôJ^c 3!c VIANDES FUMEES Jambons S à 14 Ibs.14 à 20 Ibs.21 et plus.36c 34c olc FLANCS DE JEUNES PORCS SALES En irils de 225 Ibs.d'environ 100 lbs.30c 31c FEVES (Par poches de 120 livres) Hlanchts — No 1.9c No 2 (belle qualité).Se No 3.6c lavoirs — No 1.Se Soulrces, No 1.Se Commande de 25 Ibs et plus,coût de la poche 20c Commande de 12()lbs et plus, le coût de la poche n'est pas chargé.MIEL Blanc—En chaudières de 30 Ibs.,2'2c la livre Brun—En chaudières de 30 11*.ISc la livre La Société Coopérative Agricole des Fromagers de Québec, 63, rue William, Montréal.Tél.Main G8S7.cornmlnrisn den vitrei da canada.urrntr no I—10920 acilité d'adaptation Le séparateur à petit-lait " DE I.A VAL" est non seulement un appareil sûr et économique mais il offre, en outre, un avantage décisif: celui de s'adapter sans peine aux besoins le.s plus divers.Produit de quarante années d'expérience dans la fabrication des séparateurs, il est supérieurement construit et s'adapte, aussi bien l'été que l'hiver, à la séparation du petit-lait de toute espèce de frontage, il fonctionne toujours à merveille, que ce soit au Texas, au Canada, sur le.s bords île l'Atlantique ou sur la côte du Pacifique.Outre qu'il est fabriqué en cinq dimensions, le "DE LAVAL" peut être nui indifféremment par l'électricité, par courroie ou à ht vapeur.Il s'adapte aux besoins de toutes les fromageries.Adressez-vous à nos plus proches salles de vente d'où l'on se fera toujours un plaisir de vous envoyer notre catalogue de séparateurs à petit-lait, lequel en explique les caractéristiques exclusives et les avantages.The De Laval Company, Limited MONTREAL PETERBORO WINNIPEG VANCOUVER 50,000 SUCCURSALES ET AGENCES LOCALES VAflS LE MOJWE ENTIER Quand tou» faite* aflairo aïec no» annonceur» mentionnez toujour! 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