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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
samedi 10 janvier 1920
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1920-01, Collections de BAnQ.

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1 aUft'* A.11 k VOL.5 MONTREAL LE 10 JANVIER 1920 No 2 | Voir à la page 7: Le rendement des vaches laitières dans la province de Québec, par J.N.Ponton. PAGE 2 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 10 JANVIER 1920 L'Honorable Jos.-Ed.Caron, ministre de l'A griculture, a signé un contrat avec la "Cleveland Tractor Company of Canada, Limited," de Windsor, Ontario, en vertu duquel le ministère de l'Agriculture de la province de Québec devient le distributeur du tracteur CLETRAC pour la province.Ce tracteur, qui est déjà en usage sur un bon nombre de fermes de la province de Québec, est certainement l'un de ceux qui convient le mieux aux conditions de culture de la province et qui répond le mieux aux besoins des cultivateurs.La convention intervenue entre la compagnie et le ministère permet à ce dernier de vendre le tracteur CLETRAC à des conditions très avantageuses qui seront communiquées sur demande.Le ministère est en mesure d'accepter des commandes pour livraison immédiate.Tous les cultivateurs qui sont intéressés à l'achat de tracteurs peuvent communiquer immédiatement avec lui.Le sous-ministre de l'Agriculture, J.-Antonio Grenier. 10 JANVIER 1920 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE 3 Courant d'Air même imperceptible est souvent la cause d'un rhume, d'une bronchite, d'un catarrhe, dont les suites et complications, surtout chez les personnes âgées, peuvent devenir fatales.Les personnes âgées sont aussi plus sujettes aux rhumes que les jeunes, c'est pourquoi elles devraient toujours avoir à la maison un flacon du fameux au Goudron à l'Huile de Foie de Morue et autres extraits curatifs.Quelques UCLOS.Le BullcLiii des Agriculteurs Journal Hebdomadaire publié pur La Société Coopérative Agricole des Fromagers de Québec Direction et Administration: (î.'t, nie William, Montréal.TELEPHONE: MAIN G867.ABONNEMENT.Canada: 91.00 par année, payable d*avance.Etats-Unis et pays étrangers: $i!.oo par aimée.TARIF DES ANNONCES.Petites annonces; Sets du mot, pour chaque insertion, minimum SOcts pour chaque annonce.Grandes annonces: Demandez conditions au gérant de publicité.Tonte annonce est sujette à l'approbation du directeur.La copie doit être fournie au moins 10 iours avant la date de la publication* Ce journal est imprimé par VAgence Canadienne de Pubtititi Limiter, au Ko CS-i Ouest, rue Latfluchetiire, à Muntrial.Vol r> Montréal, le 10 Janvier 1020 No.2 SOMMAIRE Editorial—Organisation Coopérative.Une Semaine Agricole .'.La basse-cour—L'élevage des oies.L'Industrie laitière—La vache Holslcin.Rendement de vaches laitières-La consommation du fromage Petites inventions utiles aux cultivateurs.Chronique vétérinaire.Le Marché.Revue des Marchés.Autour du foyer—Cuisine.Courrier de Ninon—La mode du jour.Causerie Médicale.Qualités que doit avoir un cultivateur pour réussir.La Mosaïque—Maladie des patates.PAGES 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 20 21 PHOTOGRAPHIES Nous serons heureux de reproduire dans notre journal toutes photographies susceptibles d'intéresser nos lecteurs:— résidences et bâtiments modernes, animaux primés aux expositions, troupeaux d'élite, beaux légumes, fruits etc.Adressez-nous ces photographies et nous vous les renverrons en bon état.LE BULLETIN.CORRESPONDANCE Notre journal est entièrement au service des cultivateurs.Ceux-ci sont donc invités à nous faire toutes suggestions au sujet de la rédaction et à faire usage de nos colonnes pour traiter tout sujet susceptible d'intéresser la classe agricole:—correspondance, articles, méthodes de culture, d'élevage, rapports de conventions, etc., Les sociétés coopératives agricoles sont spécialement invitées à nous faire parvenir pour publication le rapport annuel de leurs opérations.Aucune communication anonyme ne sera considérée.Tous les cultivateurs pratiques devraient recevoir le Bulletin des Agriculteurs.Si vous connaisse/ quelqu'un qui désire s'abonner faites signer et envoyez-nous ce coupon.BULLETIN D'ABONNEMENT Le Bulletin des Agriculteurs.63, rue William, Montreal.Veillez m'inscrire sur la liste des abonnés du " BULLETIN DES AGRICULTEURS." Je vous envoie, avec la présente, la somme de UN DOLLAR ($1X0) prix d'abonnement pour un an à compter de.Signature.Adresse.Date.Comté de.SOURCE CAMILLE EAU MINERALE NATU- imci.ij'.nu mssiN nie "VICHY" Vente autorisée par le gouvernement de la République T'ian-;;.iso.Rceominuiulce par la profession in&licntc contre' Rhumat'smo, Goutte, Dyspepsie, Diabète Acide Uriquo, etc.Approvisionnez-vous de suite chez votre pharmacien on votre épicbi car 1.» quantité rte .cet te eau minérale supérieure* sut le ma relié, est limitée.Napoléon Morissette IMI'OKTATEUK 16-18, Place Jacques-Cartier MONTREAL La Vie Illustrée de ^— ST-ANTOBNE DE PADOUE contenant 10 gravures sur cuivre des célèbres dessins de M.Jackson, vous sera expédiée gratis sur demande a La Cie Jian-Pcrtzzi, Enr.Edilic.du Stininiiio - MONTREAL LE MEILLEUR Tabac Canadien SI II LE MARCHE QUESNEL Monufaciure par THE ROCK CITY TOBACCO CO LIMITED queblc aceo fcgojtitmtci.Les griefs font toujours plus de bruit que a reconnaissance.L'opinion n'est pa« plu» apte à cr^cr une oliliquc qu'un chef d'oeuvre de la plume >U du pinceau.Tout ce qu'on pcul lui rc-onnatttc, c'est l'api il ud • à y.gjr ce qu'elle liait incapable de produire.Etienne I.a.my. PAGE 4 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 10 JANVIER 1920 SIMPLICITE Le séparateur à petit-lait DE LAVAL est remarquablement simple de construction, ce qui en facilite la manupulation et l'entretien, lesquels n'exigent ni connaissance spéciales ni outillage particulier.Cette simplicité, qui assure la durée et un minimum de réparation, est le produit de plus de quarante années de suprématie reconnue dans la fabrication de séparateurs centrifuges.Chacune des pièces des DE LAVAL a ete portée à son plus haut degré de simplicité et d'efficacité.Le séparateur à petit-lait DE LAVAL s'est fait une réputation enviable dans les fromageries de tout l'univers.Nous nous faisons toujours un plaisir de vous envoyer notre catalogue de séparateurs à petit-lait qui vous en expliquera les caractéristiques exclusives et les avantages.THE COMPA Y« Limited MONTREAL, I WINNIPEG, : PETERB0R0, VANCOUVER.50,000 succursales cl agences locales dans le monde cn'ier.Assurance-Aiitomobi es Feu—Vol—Transport 'Ta Prévoyance" assure votre automobile contre la perte ou les dommages occasionnés par: l'Incendie provenant de quelque cause que ce soit, y compris l'explosion, la combustion spontanée et la foudre; le vol ou Larcin; les Accidents du wagon de chemin de fer, ou du vaisseau dans lequel se trouvait votre automobile.Pour plus amples renseignements s'adresser à "La Prévoyance", 189 me St-Jacques, Montréal.Tél.Main 1626 et 1627 J.ci Gagna, Directeur-Gérant.La Prévoyance La Machine Agricole Nationale, Limitée de MONTMAGNY, Que.Offre aux capitalistes canadiens et aux petits épargnistes l'occasion de participer dans les profits énormes réalisés par l'.ndustrie du fer et de l'acier, en souscrivant à son Emission de $2,000,000 d'Obligations Echéant du 1er Novembre 192ô au 1er Novembre 1929.Prix: le pair (ÎOO) et intérêt accru.Garanties par l'actif liquide et permanent actuel dépassant $4.000,000 et portant intérêt à G 1°/ 2 fn semi-annuellement à Montréal, pour cent par an, payable sf mi-annuellement à Mo.O Québec, Paris et Ncio York- Tout le monde connaît les profita énormes réalisés par les grandes Industries Nationales du Fer et de l'Acier: le Creusot en France, le Bethlehem Steel aux Etats Unis et le Krupp en Allemagne .industries dont les profits ont pu créer les fortunes immenses des Schneider, des Carnegie, des Krupp, des Schwab, etc.La Machine Agricole Nationale.Limitée avec ses 200.000 pieds carrés de constructions modernes érigées et ses 140.000 pieds carrés maintenant en construction.le tout sur un terrain de 200 acres, est appelée à atteindre un développement tout aussi considé able, à réaliser des profits tout aussi intéressants.Cultivateurs, Achetez des Obligations de La Machine Agricole Nationale, Limitée C'est non seulement un placement absolument sûr et rémunérateur, mais un placement qui vous intéresse tout particulièrement car.comme tous les cultivateurs progressifs, vous vous servez de machinerie agricole et vous devrez vous en servir encore davantage pour économiser la main d'oeuvre et augmenter la production.Les Souscriptions à cette Emission seront reçues à La Banque Nationale, à toutes ses succursales dans la Ville et dans la Province de Québec, ainsi qu'aux bureaux de Le Placement National, Limitée Immeuble "La Sauvegarde" MONTREAL où l'on pourra se procurer tous les renseignements, les formules de souscription, prospectus et dépliant donnant des vues des usines de la Machinerie Agricole Nationale.Limi éc, à Montmagny, Qu£.Consultez votre notaire à c sujet, puis écrivez-nous.S£^jstn& Mira gnCTPJglJg^BJaiiîii i^îj rr.nii^jjlî^idiir^as^ Vue partielle des Usines de ta Machine agricole Nationale, Limitée, Monlmagny, Qui. 10 JANVIER 1920 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE 5 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS DIRECTION ET ADMINISTRATION: GS, VIVE WILLIAM MON T R E A I, ORGANE DE LA SOCIETE COOPERATIVE AGRICOLE DES FROMAGERS DE QUEBEC.TELEPHONE MAIN 6 S 5 ~7 VOLUME 5 MONTREAL, LE 3 JANVIER 1920 NUMERO 2 SANS vouloir reprendre chacun des articles du programme que nous avons tracé dans notre premier numéro, nous tenons cependant à rappeler encore une fois que " Le Bulletin des Agriculteurs " est avant tout: l'organe de la coopération agricole.Le fait d'être publié par la Société Coopérative Agricole des Fromagers fie Québec fixe déjà son caractère.Mais pour ceux qui seraient (entés de croire qu'il se bornera à parler exclusivement de ce qui pourrait intéresser les membres de cette société, nous déclarons immédiatement que nous avons des horizons plus vastes et voulons consacrer tous nos moyens et toutes nos ressources à l'avancement de la coopération en général chez nos cultivateurs.Ceci posé, personne ni' pourra nous faire un reproche, si occasionnellement nous faisons la large pari dans nos colonnes à la Coopérative des Fromagers cl à ses entreprises, puisque la majorité peut-être de nos lecteurs se recrutera parmi les membres de cette société.Notre entier dévouement à la coopération ne veu< pas dire (pic nous allons entreprendre de discourir charpie semaine sur les principes qui sont a la base de la coopération, ni entrer dans de longues dissertations sur les beautés du système coopératif.Non pas que nous entendons négliger de rappeler à l'occasion un principe fondamental car il importe que tous comprennent bien ce cpi'est la coopération.Mais nous voulons plutôt suggérer des moyens de faire avancer la coopération chez les cultivateurs à la lumière des connaissances que nous avons pu acquérir durant dix années de pratique, et surtoul enseigner par l'exemple, en ne perdant pas une occasion de citer tel cas concret où des cultivateurs ont pu obtenir de meilleurs prix pour leurs produits grâce à la coopération ; acheter à meilleur compte, grâce toujours à la coopération.Il importe, avant tout, de démontrer aux cultivateurs qu'une coopérative est une institution pratique et utile à tous points de vue.L'un des principaux obstacles, ce nous semble, au succès d'un grand nombre des sociétés coopératives qui ont été organisées jusqu'à maintenant, ce fut leur impuissance à s'assurer les services d'un gérant ou secrétaire compétent.Un homme réunissant toutes les qualités désirées eut en effet demandé, pour consacrer à la société ,tout ou la plus grande partie de son temps, une rémunération que ses affaires, tant dans le département des ventes que dans celui des achats, ne permettaient pas de lui accorder.Il importe donc de surmonter ce premier obstacle au bon fonctionnement des sociétés coopératives et procurer à celles-ci les moyens de faire des affaires assez considérables pour qu'elles puissent assurer à leurs gérants ou secrétaires une rétribution convenable.Il nous a été par ailleurs plus d'une fois donné de constater que lorsqu'une coopérative vivote, ses membres perdent vite confiance au système, ORGANISATION COOPERATIVE tandis que les membres d'une société coopérative prospère n'onl jamais _ manqué de témoigner leur entière satisfaction.Comme première solution au problème, nous proposons aux coopératives locales qui ont l'ambition de faire des affaires actives au cours de l'année qui s'ouvre, de se mettre en relations constantes avec la grande coopérative centrale: la Coopérative des Fromagers.S'agira-t-il d'obtenir de l'aide pour compléter l'organisation; s'agira-i-il de préparer l'expédition des produits?La Coopérative centrale pourra s'arranger pour envoyer son represent an l sur les lieux, lequel aidera à mettre l'organisation dans la bonne voie, donnera aux membres de la société des explications sur la classification, le mode d'expédition, la manipulai ion cl la vente des produits et fournira Ions les renseignements et toutes les explications que l'on pourra désirer.Par la coopérative centrale, le gérant ou secrétaire de la coopérative locale sera régulièrement renseigné cl, s'il csl actif et diligent, celle-ci pourra lui procurer plus d'une occasion de faire des affaires profitables pour sa société aussi bien que pour lui-même.Il importe qu'un gérant de coopérative locale se renseigne bien d'abord et qu'il se préoccupe également de bien renseigner ses sociétaires.C'est ici cpie le Bulletin des Agriculteurs pourra lui être d'un puissant secours.La Coopérative des Fromagers se plaît à reconnaître que son journal a été le principal facteur de l'expansion extraordinaire de ses affaires en ces dernières années.Il aura la même salutaire influence tout aussi bien sur les affaires d'une coopérative locale.C'est pourquoi nous serions heureux de proposer à (oui gérant de coopérative locale qu'il soit notre représentant dans sa localité.Car de toute nécessité, il faut à un journal de cette importance des représentants attitrés dans toutes les paroisses, cpii s'occuperont de recueillir des abonnements, devoir à la distribution, etc.De ce chef, un gérant de coopérative locale pourra ajouter encore à son revenu, ce qui n'est certainement pas à négliger.Mais les localités où il y a fies coopératives sont encore le petit nombre dans notre province.Par contre, il y en a assez peu où la Coopérative des Fromagers ne compte un sociétaire ou le Bulletin des Agriculteurs un abonné.Notre journal pourrait faire clans ces endroits un excellent travail de préparation.Il faut qu'il y pénètre sans plus tarder.Nous demandons donc à nos amis de.se mettre en communication avec nous: nous serons heureux de leur soumettre nos propositions.Il est important de parfaire l'organisation agricole dans notre province.Il importe surtout que ceux qui ont à cœur le succès de la coopération s'entendent pour travailler d'un commun accord et suivant un plan d'ensemble.AUGUSTE TRUDEL PAGE fi LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 10 JANVIER 19'.' = UNE SEMAINE AGRICOLE = Rapport du congrès des Fermiers-Unis—Les discours des chefs, par Jean-Marie Filteau.Le congres tics Fermiers-Unis, l'évènc-iiiciii le plus important de la semaine agricole torontoniciiiie, s'est ouvert mercredi matin, à la grandi' salir Masses' qui bientôt s'est remplie jusqu'à la seconde gallcric; il y avail environ 2500 délégués représentant tous les comtés de la Province.Le travail initial fui assez lent vu l'assistance nombreuse cl les difficultés inhérentes à uni- telle organisation; cependant, grAce à l'énergie et à la compétence des chefs, M.Ilalbcrt, président cl M.Morrison, secrétaire, tout s'arrangea pour le mieux et en peu de temps.Après quelques remarques du président, le secretaire présenta snn rapport annuel, établissant que les Fermiers-Unis d'Ontairo comptent I 100 cercles actifs, avec 48,000 membres, cl une balance en caisse de plus de SI5.000.M.Morrison lit un chaleureux appel aux délégués, leur demandant de ne pas se reposer sur leurs lauriers, mais de se préparer à de nouvelles luttes sur un champ plus vaste.M.Morrison voulait sans doute faire allusion aux élections fédérales que nous pourrions avoir axant longtemps; le fait que M.Crcrar, le chef du parti agraire aux C miniums, esl venu exposer son programme au cours de ce congres confirme bien CCttC idée qui a d'ailleurs été comprise dans ce sens par les congressistes.Il aurait éié bien difficile .le trouver, parmi ces 2500 délégués, un partisan du gouvernement unioniste et niGmc un ami sincère cl convaincu de l'un nu de l'autre des anciens partis politiques.Le succès ne semble pas avoir tourné la tête aux chefs îles Fermiers-Unis; un a proposé d'augmenter les contributions annuelles et inêiiii' de créer un fonds de campagne politique.Les deux propositions mu éié battues sur la recommandation même des chefs.On ne veut pas que personne soit forcé de contribuer à un mouvement qu'il n'aime pas; ceux qui s'enrôlent sous la bannière des Fermiers-Unis n'abdiquent pas leur liberté personnelle, ils sont absolument libres de se joindre ou non au mouvement politique; et s'ils décident dans l'aflirmative, ils doivent être assez convaincus pour fournir volontiers, comme l'automne dernier, les fonds nécessaires aux campagnes électorales.Le président : M.M.II.Ilalbcrt commença son discours officiel par ces remarques qui semblent renfermer toute une profession de foi: "Depuis notre dernière assemblée annuelle, il y a eu de nombreux changements.Les cultivateurs ont progressé par bonds prodigieux et nous voila avec le gouvernement de la province à nos charges; quoique nos hommes élus soient exposés comme tous les autres à faire des erreurs, nous avons confiance qu'ils vont nous donner tin gouvernement honnête, stable, sain, économique; non pas un gouvernement soumis aux grands financiers pas plus que valet de la classe agricole, mats un gouvernement représentant avec justice les aspirations et les besoins de la grande masse du peuple."La justice, l'inlérêt, la bonté doivent être les principes fondamentaux de notre organisation; notre mouvement n'en esl pas un île quelques meneurs, tuais nu mouvement du peuple avec le peuple; son succès dépendra de la sagesse de son programme et de ses chefs! Après avoir parlé de la somme énorme île travail que les chefs de l'organisation ont dû faire an cours de l'année, M.Ilalbcrt continue: "Je tiens à vous mettre en garde contre deux dangers imminents: la tendance à trop commercialiser notre société et l'enivrement que peuvent produire les succès politiques remportés, La guerre nous a donné de rudes leçons et nous apprend, mieux que jamais, la nécessité d'une mentalité canadienne, sincère et sans alliage."Nous avons parmi nous un grand nomine île gens qui ne semblent pas comprendre que les pionniers de ce pays leur ont laissé un immense héritage, non seulement dans les acres défrichés d'un sol aussi lertile qui soit sous le soleil, tuais surtout dans l'avantage d'être né au Canada.C'est notre devoir de créer ici une mentalité essentiellement canadienne, une liberté basée sur la charité, la liberté de conscience, la liberté de parole, la liberté de reli.gion.Rapppelons-nous que nous en avons parmi nous qui n'ont pas les avantages que nous avons, ils n'ont pas reçu cet héritage.Nous avons assumé une grande responsabilité et nous ne pouvons remplir nos devoirs ni faire un Canada uni en lançant des pierres aux autres."Je croyais autrefois que le politicien qui pillait le trésor public était le pire ennemi de la nation mais, à mon sens, il y en a un de beaucoup plus dangereux: c'est celui qui, pour une raison ou pour une autre, attise le feu des passions de race et de religion, réveillant ainsi des instincts qui sont une véritable menace au bien-être public.Ces instincts devraient être détruits, et détruits de telle sorte qu'ils ne pourront plus jamais surgir de l'oubli où ils devraient, pour toujours, él te ensevelis, afin que nous puissions travailler ensemble pour faire dtt Canada le plus agréable pays qui soit au monde, Ces instruments de conciliation et de cordiale entente ne sont pas partagés seulement par quelques chefs qui pourraient en faire parade pour des fins politiques, mais ils sont ceux de la masse, delà grande masse itu peuple ontaricii; les applaudissements enthousiastes, l'ovation que reçut M.Ilalbcrt en reprenant son siège en sont des preuves bien évidentes.N'oublions pas que ces milliers de personnes, venues fie tous les coins de la Province, représentaient la véritable opinion publique; ce n'était pas un groupe de gens venant d'une partie quelconque du pays, enthousiasmés par un chef idolâtre, mais bien des hommes choisis par leurs associés, leurs voisins, pour venir représenter leurs idées à ce congrès, et dont plusieurs entendaient M.Ilalbcrt pour la première fois.N'avons-nous pas raison de croire en une orientation nouvelle de la mentalité ontarienne ?Le Vice-Président Après M.Ilalbcrt vint un autre chef estimé des Fermiers-Unis, M.\Y.A.Autos qui, pour avoir moins de popularité, n'en contribue peut-être que plus à donner une sage et heureuse direction aux affaires des Fermiers-Unis.M.Amos est un ex-ministre presbytérien, c'est un homme très modeste.M.Amos parla d'abord des débuts obscurs et même difficiles des Fermiers-Unis: "Le but premier était d'enrayer l'exode des jeunes gens de la campagne vers les villes, de sauvegarder l'industrie fondamentale de la terre et d'inculquer dans le coeur île tous un plus grand respect pour la profession de cultivateur.Son champ d'action était de défendre l'agriculture contre les conspirations de ses ennemis."Nous n'aurions dû trouver aucun adversaire û une semblable organisation, mais la réception que nous reçûmes du public tut moins que favorable.Nous rencontrâmes même une indifférence inexplicable de la part de ceux qui auraient dû être nos plus ardents compagnons de travail.La marche des Fermiers-Unis continua de l'avant malgré tous les obstacles.Alors ses ennemis cherchèrent à jeter le ridicule sur ses chefs, puis enfin pendant la dernière campagne politique on cria partout que les Fermiers-Unis demandaient une législation de classe.Cela ne contribua qu'à mieux attacher les cultivateurs et la masse du peuple à notre société.La journée du vingt octobre dernier a été la réponse à toutes les calomnies lancées contre nous." Un Canadien-Français.Un canadien-français, M.J.A, Caron,' du Comté de Preseott.a adressé la parole au cours île ce congrès; il était facile de constater que c'était un canadien-français par sa prononciation anglaise assez défectueuse.Cependant il fut écoulé avec attention et même applaudi polus d'une fois.M.Canin réclama pour ses compatriotes, le droit d'être traités avec justice et équité dans toutes les parties du Canada.Il fit allusion à la campagne de mensonges et de calomnies faites par la presse ontarienne contre les canadiens-français en !'J17." Nous avons été profondément attristés, dit M.Caron, par ces mensonges et ces calomnies, mais nous n'en tenons lias responsable le peuple de cette Province Nous avons saisi avec empressement l'occasion offerte par les Fermiers-Unis de faire meilleure connaissance avec les cultivateurs de langue anglaise afin de leur prouver que si nous ne considérons pas toutes les choses tie la vie toujours d'un même point de vue, nous faisons cependant tout en notre pouvoir pour être aussi bons citoyens cl même aussi bons cultivateurs qu'ils le sont."Ne tentez pas tie fondre les deux nationalités ensemble, vous les gâteriez nulles les deux*, mais développez leurs qualités respectives par des moyens que suggèrent la nature et le bon sens, par une organisation adéquate.Vous savez que les croisements sont difficiles et même coûteux.Kt qui, en ce pays, voudrait vendre son droit à sa langue maternelle, à sa mentalité pour un plat quelconque de réforme sociale?Un Canadien doit se sentir chez soi, en aucune partie du Canada, quelle que soit la langue qu'il parle à ses enfants, quel que soit l'autel où il adore son I lieu."Prenons ce qu'il y a de bon, tout ce qu'il y a de bon, chez les canadiens-français,— si vous cherchez un peu vous en trouverez,-—unissons cela pour l'organisation, aux nombreuses qualités tics Anglais, afin de mieux coopérer au bien-être et à la prospérité de notre patrie commune 'le Canada." M.Caron parla aussi en français, il fut tout aussi bien écouté et applaudi.C'est là, croyons-nous, un délicat hommage rendu à la minorité canadienne-française d'( tularin, peu gâtée, on l'avouera, par des procédés de bonne et cordiale camaraderie.On demande l'annulation de la charte de "La Chambre Commerciale des Cultivateurs Ltée." et de la "Chambre des Cultivateurs Ltée." Ces jours derniers, le Procureur Général de In Province tic Québec a présenté à la Cour Supérieure, à Montréal, une requête demandant que les chartes obtenues par ces deux compagnies soient annulées.On allègue que ces compagnies ont commencé leurs opérations avant de s'être conformé à toutes les obligations auxquelles elles sont tenues par la loi, spécialement qu'elles n'ont pas encore remis au Trésorier de la Province un certificat attestant que au moins dix pour cent de leur capital autorisé a été souscrit, et qu'elles se livrent à des opérations qui ne sont pas prévues par leurs cliartcs.Cette affaire intéressera les cultivateurs de notre province, spécialement ceux qui ont souscrit des actions au capital de ces sociétés.Nous nous ferons un devoir de les tenir au courant. 10 JANVIER 1920 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE 7 LA BASSE-COUR L'ELEVAGE DES OIES Par VICTOR PORTIER, L'oie est un tic nos oiseaux de basse-cour les plus intéressants et un de ceux dont l'élevage est le plus facile et le plus rémunérateur.Il serait désirable que cet élevage devint plus général dans nos campagnes.Races.— Les oies spécialement avantageuses à élever, à l'exclusion de l'oie commune de petite taille qui consomme presque autant île nourriture et donne moins de profit, sont les races de Toulouse, de Embdcn, Africaine, etc.Toutes ces races se développent très vite et engraissent facilement.Logement.— Souvent on loge les oies et les canards avec les poules; c'est une pratique défectueuse.Ces oiseaux n'ont ni les mêmes besoins, ni les mêmes mœurs.Les palmipèdes ne perchent pas, et, couchant par terre, ils reçoivent sur le dos les déjections des poules ou des dindons cpii liassent la nuit sur les perchoirs.Les maies de chaque espèce vivent toujours en mauvaise intelligence, se battent à tout propos et finissent même assez souvent par se tuer.Le logement peut être extrêmement simple, mais il faut qu'il soit sain, propre, aéré, exempt d'humidité, et que les oies n'y soient pas entassées les unes sur les autres.Le sol devra être recouvert d'une litière tpii sera fréquemment renouvelée, ou au moins recouverte de paille fraîche.Le oies aiment beaucoup la propreté.C'est pour elles une question de santé.L'eau leur est fort utile, quoiqu'elle ne leur soit pas absolument indispensable.Celles qui sont élevées sur le bord de l'eau sont beaucoup plus belles et " mieux venantes ' que les .autres; leurs plumes acquièrent plus de qualités et comme elles constituent une partie du produit de l'oiseau, cette condition n'est pas à négliger.Reproducteurs.— Un jars féconde plusieurs femelles, de quatre à six.Il est du reste, avantageux de n'avoir dans la basse-cour que le moins de mules possible, afin d'éviter des scènes de jalousie qui se terminent toujours par des combats lesquels enlèvent, aux vainqueurs comme aux vaincus, une partie de leur vigueui et les empêchent de remplir convenablement leurs fonctions.On devra les accoupler de bonne heure à l'automne.Si l'on attend au mois de janvier pour les réunir, il est fort probable que les femelles ne produiront rien de l'année.Les oisons de l'année sont de médiocres reproducteurs, ceux de deux ans sont meilleurs.Bien que les oies puissent vivre très vieilles ce n'est que de trois à cinq ans qu'elles sont dans les meilleures conditions possibles.Nourriture des adultes.— L'oie aime une nourriture très variée; elle préfère surtout l'herbe et la verdure.Tous les grains lui conviennent ainsi que les pommes de terre cuites, les topinambours, les légumineuses, les fruits.Un parcours leur est à peu près indispensable, cependant elles ne sont pas coureuses.On peut les cantonner dans un champ, les faire paître dans une certaine partie jusqu'à ce qu'elles en aient consommé l'herbe, et les conduire ensuite dans une autre partie.Les oies ne doivent jamais paître dans les champs ensemencés car elles causeraient de grands dégâts; elles broutent les plantes jusqu'au collet de la racine, en fouillent le cœur avec leur bec dentelé comme une scie, et arrêtent toute végétation.Lu outre leur fiente, qui est très caustique, brûle les plantes.On ne devra pas non plus les laisser courir dans les pâturages réservés aux animaux de la ferme.Ponte et incubation.— On reconnaît que le moment de la ponte est proche lorsque l'oie se promène portant à son bec des pailles ou des brindilles de bois.Il convient alors de lui procurer une grosse botte de paille brisée et molle, afin que l'oie puisse y faire sa trouée pour cacher sa ponte.On enlève les œufs au fur et à mesure, en en laissant cependant toujours un ou deux pour que l'oie ne s'aperçoive pas qu'on les lui dérobe et n'aille pas pondre ailleurs.La ponte terminée, on met dix à quinze œufs dans le même nid ou dans un autre presque plat préparé par terre.Il doit être assez grand pour que la couveuse s'y trouve à l'aise et placé dans un endroit isolé, afin que personne ne la dérange.Il est également nécessaire d'éloigner le jars pendant l'incubation car il pourrait déranger l'oie et causer des ennuis aux personnes chargées de surveiller les couveuses.Durant l'incubation on met à portée des couveuses de l'eau pure, du grain bouilli et un peu de verdure.Les oies en quittant leur nid pour aller manger, boire et Renter, recouvrent les œufs de plumes duveteuses ou de quelques brins de paille.Parfois, les premiers jours on enlève doucement l'oie du nid pour la faire manger; il faut alors s'assurer avec soin qu'aucun œuf n'est resté sous ses ailes.L'éclosion des oisons dure environ 48 heures; l'expérience commande de laisser les petits se dégager seuls de JÊÊÊÊÊ m yiiw)j .-• la coquille; en leur venant en aide d'une manière quelconque, on risquerai! de les blesser mortellement car la respiration physiologique ne s'établit qu'après la rupture naturelle des enveloppes factales.Elevage.— Durant l'éclosion, on empêche la couveuse de sortir avec les petits en les lui enlevant.On les place dans un panier garni de ouate ou de laine chaude, ou dans une éleveuse.L'éclosion terminée, on confie les oisons à la mère qui les soigne avec beaucoup d'attachement; on peut alors faire revenir le jars, qui aide la mère et qui conduit les oisons avec beaucoup d'affection.Uicn que les oisons soient d'une rusticité remarquable, ils sont cependant, dans le bas âge, sensibles au froid et à la pluie.Il vaut mieux ne pas les laisser sortir avant l'âge de six jours; ils peuvent alors, vers le milieu du jour accompagner leur mère, mais il faut tâcher de les retenir dans les environs de l'habitation pour les faire entrer en cas de pluie.Le jars veille avec soin sur la couveuse, pendant toute la durée de l'incubation, et montre pour elle la plus grande solii-tude; c'est un palmipède très dévoué qui s'occupe beaucoup des oisons, et les pro- tège et les défend avec énergie.A ce moment le jars, qui a du reste, en général, un caractère assez peu accommodant, peut devenir réllemeni dangereux; il voit partout des ennemis, et il attaque volontiers tous ceux qui paraissent vouloir s'approcher un peu nop de sa jeune famille; parfois même il attaque les enfants, et, comme il est nés vigoureux, il peut leur causer de sérieuses blessures.Il devient nécessaire de l'éloigner.La femelle est parfois, à celle époque, également assez agressive.Soins.— Dans les premiers jours on donnera aux oisons de la mie de pain, du son mouillé avec de la farine de recoupe, e.la boite "Quinquinol" (Tonique des Volailles) 7!)^clb.No.2.7c " No.3.6J^c " No.4.6c " VEAUX ENGRAISSES MILK FED AU LAIT CALVES Choix.20c Ib.Choice.20c lb.No.1.18c " No.3.14c " No.2.16c " No.4.10c " VEAUX SOIGNES WELL FED CALVES No.1 .10c Ib.No.2 .9Xc " No.3.8^c " EXPEDIEZ-NOUS VOS PORCS ABATTUS Le marché est actuellement très avantageux et nous pourrons obtenir cle bons prix à nos sociétaires pourvu qu'ils nous expédient des porcs de belle qualité, abattus et préparés suivant les exigences du marché.Les porcs frais doivent être expédiés par express.Il est aussi préférable d'expédier par express les porcs gelés.Mais par grandes quantités, ils peuvent aussi êt-e expédiés par fret, car à cette époque-ci de l'année la température est assez froide pour qu'il n'y ait aucun danger de détérioration advenant un léger retard dans la livraison.LA SOCIETE COOPERATIVE AGRICOLE DES FROMAGERS DE QUEBEC 57-59-G1-63 rue William, Montréal 10 JANVIER 1920 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE 13 REVUE DES MARCHES Du 29 décembre au 3 janvier inclusivement BEURRE Rien de nouveau à mentionner au sujet îles prix du beurre.Toute la quantité reçue cette semaine a été facilement vendue aux prix de la semaine dernière.On ne prévoit aucun changement dans les prix.La situation du marché reste la même pour les beurres d'herbe, quoique la demande ne soit pas très forte, comme c'est généralement le cas à cette époque-ci de l'année.FROMAGE Nous ne pouvons que répéter ce que nous avons dit à ce sujet dans les numéros précédents du "Bulletin." La demande est absolument nulle et l'on attribue cette situation toujours à la infime raison: absence complète de commandes pour exportation sur le marché européen.On espère qu'il se fera sous peu un rajustement dans les cours du change, ce qui amènera sans doute immédiatement de nouvelles commandes suffisantes pour absorber les quantités disponibles.FEVES ET POIS Le marché aux fèves n'offre aucun intérêt particulier.Les prix se maintiennent toujours à peu près au même niveau avec une demande normale des marchés locaux.D'autre part l'offre des fèves canadiennes est toujours très limitée.Comme nous l'avons dit plusieurs fois, les pois cuisant bien et de belle qualité sont toujours très rares sur le marché.Un grand nombre d'échantillons soumis comme pois cuisant bien ont dû être refusés, parce qu'ils ne répondaient pas aux garanties données.Les prix restent toujours très fermes, à SI.50 et S4.60 le minet, pour les pois de belle qualité, par quantités de chars.MIEL Le marché reste toujours;! peu près dans le même état.Comme nous le disions la semaine dernière, on s'attend à une plus forte demande après l'époque des fêtes, durant laquelle la vente de ce produit est plus OU moins difficile.On croit que les quantités en entrepôts seront facilement absorbées par la demande de nos différents marchés du pays.OEUFS Comme nous l'avons mentionné la semaine dernière, les arrivages d'oeufs strictement frais deviennent de plus en plus forts.Malgré cette augmentation, le marché est resté jusqu'à présent très ferme.La Coopérative (les Fromagers a pu disposer des quantités que'llc a reçues à des prix variant de S1.00 à SI.05 la douzaine.Si la température continue d'être favorable à la ponte, on peut s'attendre à une augmentation assez considérable des arrivages, qui aura pour effet de provoquer une forte baisse d'une semaine à l'autre.La Coopérative des Fromagers conseille donc aux gérants de sociétés coopératives locales et à tous ses sociétaires de mettre les ceufs sur le marché le plus tôt possible, afin de bénéficier des hauts prix actuels POULES VIVANTES La demande pour les poules bien engraissées est toujours forte sur le marché de Montréal.Nous sommes loin, de ce temps-ci de fournir à toute la demande.Les arrivages ont été à peu près les mêmes que la semaine précédente.Par suite delà grande demande qu'elle icçoit, la Coopérative des Fromagers informe ses sociétaires qu'il est plus avantageux actuellement d expédier les poules vivantes plutôt qu'abattues.Le marché est très ferme et a la hausse.ANIMAUX DE BOUCHERIE (vivants) BOEUF Comme la semaine précédente, très peu de bons animaux de boucherie ont été offerts en vente, cette semaine.Ce qu'il y avait a été vendu de bonne heure dans la journé de lundi.La demande pour les animaux de qualité inférieure, taureaux, tauraillcs et vaches communes était lente et la tendance était plutôt ;\ la baisse pour les animaux de cette qualité.Nous prévoyons une meilleure demande et un marché plus actif pour la semaine prochaine.VEAUX ENGRAISSES AU LAIT Les arrivages ont été à peu près les mêmes que la semaine dernière.La demande pour les jeunes veaux vivants de 4 à 5 semaines est très forte.Les acheteurs désireraient beaucoup qu'il y en ait plus d'offerts en vente.Le marché se maintient ferme.AGNEAUX Ce sont les animaux les plus recherchés sur le marché depuis quelque temps.Les arrivages de cette semaine ont été assez nombreux.La Coopérative des Fromagers a eu, pour sa part, quelques chars complets sur le marché de lundi; elle en a reçu également plusieurs lots les jours subséquents.Tout s'enlève très vite.La demande devient de plus en plus forte.Le marché devra se maintenir encore très actif durant quelque temps.MOUTONS La qualité de ceux qui ont été reçus sur le marché de Montiéal s'est beaucoup améliorée depuis quelque temps, ce qui a eu pour effet de créer une meilleure demande et de faire hausser les prix.Les arrivages de cette semaine n'ont pas été très nombreux.Nous pouvons compter maintenant que le marché demeurera ferme pour longtemps.PORCS Comme les agneaux, les porcs continuent d'être en très grande demande.Notre marché local semble absorber tout ce qui arrive.Les arrivages ne répondaient pas a la demande cette semaine, ce qui a eu pour effet de faire encore hausser les prix.Nous prévoyons un marché plutôt ferme pour quelque jours encore.ANIMAUX DE BOUCHERIE (abattus) PORCS Les arrivages ont été considérables cette semaine.La Coopérative des Fromagers en a reçu par tous les trains d'express.Mais comme la demande paraissait illimitée', elle a pu en disposer assez facilement pour le plus grand avantage de ses sociétaires.Cependant le marché a semblé vouloir ralentir un peu ces jours derniers.Les marchands de détail sont assez bien approvisionnés pour quelques jours et ne semblent pas disposés à faire de nouveaux achats.Mais nous ne croyons pas que cela ait pour effet île faire ralentir l'activité qui règne dans le marché aux porcs depuis quelque temps.AGNEAUX ET MOUTONS Ceux qui sont abattus suivants les exigences du marché sont très recherchés.Les prix se maintiennent fermes.La demande est limitée par contre pour les agneaux et moutons mal préparés, mal gelés, et mal expédiés.Il est plus avantageux, pour ceux qui le peuvent, d'expédier vivant.PEAUX Les arrivages se font de plus en plus nombreux.Les sociétaires semblent s'être donné le mot pour expédier des peaux à la Coopérative des Fromagers, Des quantités considérables lui arrivent île partout.Le marché s'est très bien comporté depuis quelques jours.La demande est bonne et le marché est plutôt A la hausse.VOLAILLES ABATTUES Les arrivages continuent d'être assez forts.Les quantités reçues tous les jours sont vite absorbées par suite d'une plus forte demande qui vient a la Coopérative des lrromngers de différents endroits de notre province mais surtout du district des Trois-Rivières, plus particulièrement de la ville des Trois-Rivières même et de Shawinigan et de Grand-Mère.Cependant la proportion de volailles gelées reçues cette semaine a été un peu trop forte, ce qui a eu pour effet de faire faiblir légèrement le marché.(Voyez note au bas de la page.) Nous prévoyons un marché assez ferme pour la semaine prochaine.DINDES La demande pour les dindes fraîchement abattues continue d'être très forte.Les acheteurs les recherchent de préférence aux dindes gelées.Le marché est ferme.OIES Il n'y a eu aucun changement cette semaine.La demande s'est maintenue très bonne, les acheteurs recherchant de préférence les oies fraîchement abattues, bien emballées et expédiées par express.La demande pour les oies gelées s'est beaucoup ralentie.Nous prévoyons que le marché restera ferme pour la semaine prochaine.PATATES Le marché est dans un état pratiquement stationnairc.Les derniers froids ont considérablement entravé l'expédition de la campagne aux marchés.Les cultivateurs d'autre part semblent hésiter à se départir de leurs belles patates en prévision d'une hausse qu'ils escomptent comme prochaine, bien que la récolte ait été abondante en bien des endroit s et que la qualité soit généralement satisfaisante.On cote actuellement les patates ronges il S2.25 et les blanches à S2.50 les 90 livres.FOIN Le marché semble se ressentir de la période des fêtes.On observe, en effet, qu'il est plutôt calme en ce moment, mais la tendance n'en est pas moins à la hausse ce qui peut être attribué au fait que le taux du transport par nier vient d'être réduit de $_'().DU à SI 2.00 par tonne.Il s'est fait très peu d'affaires ces jours-ci, mais on prévoit qu'avec l'améliorai ion des chemins de campagne les livraisons reprendront leur cours normal.Les cotations de fin de semaine étaient: Mil Nu 2.$26.00 f.o.b.Montréal Mil No 3.$25.00 " Trèfle.$25.00 " AVOINE L'acalmic constatée pour le foin s'applique également à l'avoine.La tendance à la hausse est néanmoins accentuée par le fait que l'on éprouve beaucoup de difficulté à s'en procurer.Cela lient, paraît-il, au fail que dans l'Ouest le transport du blé a la priorité sur celui de tous les autres grains.Nous colons: No 2 C.W.1.08 No 3 C.W.1.05 Ex.No 1 Feed.1.05 No 1 Feed .1.03 No 2 Feed.1.01 Ces prix sont sur la base du fret de Montréal.Expédiez-nous vos Volailles Abattues ! Les poulets soigneusement engraissés et de bonne qualité sont en très grande demande en ce moment.A cet égard nous conseillons fortement à nos sociétaires de NE PAS LAISSEZ GELER les volailles qu'ils destinent au marché.Il faut expédier frais et par express.Confiez-nous la vente de tous vos oiseaux de basse-cour: poules, poulets, dindes, oies, canards, etc., si vous voulez obtenir les plus hauts prix du marché.La Société Coopérative Agricole des Fromagers de Québec S7-S9-61-63, RUE WILLIAM, :: :: :: :: MONTREAL PAGE 14 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 10 JANVIER 1920 ENTRE NOUS Kli bien! chères amies, nous voilà pour la deuxième fois réunies autour du foyer pour nous entretenir des grrrr.mules questions qui nous pré-occ ii pe ii t tant, nous, f e in m e s et filles: foyer, économie domestique, inoilcs, cuisine et tant d'autres.Je nie préparais à vous causer des fêles, des réunions familières, des soirées intimes cl des ('tiennes qu'on est toujours si heureuses de recevoir et encore plus heureuses de donner, N'cst-CC pas, chères amies?Mais tout à coup je songe que tout ce bavardage ne nous avancera pas à grand'chosc, et comme nous avons de grandes choses à accomplir, mettons-nous à l'œuvre tout de suite.J'ai reçu, ces jours derniers, une lettre d'une de nos amies qui signe " Marie-Rose," fille et sœur de cultivateurs.Quelle est sini|>le et charmante celte qualification — fille et sœur de cultivateurs! Plus tard, sans doute, que Marie-Rose voudra y ajouter une autre — celle de femme, et elle signera alors fille, femme et sœur de cultivateurs.Mais pour que cela puisse arriver, il faudra que Marie-Rose soit plus lièrc, plus satisfaite
de

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