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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
samedi 3 avril 1920
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1920-04, Collections de BAnQ.

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VOL.5 MONTREAL, LE 3 AVRIL 1920 Voir à la page 19 : Recrutement d'abonnés No.14 PAGE 2 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 3 AVRIL 1020 Avis très important aux expéditeurs de veaux Vous êLes instamment priés de remplir deux cartes dont vous avez la composition ci-contre, d'en placer une à l'intérieur du veau, en dedans de la toile d'emballage et l'autre, à l'extérieur, attachée à la toile d'emballage.Ce qui arrive parfois Quand vous n'attachez qu'une étiquette à l'extérieur, cette étiquette se détache parfois; alors, les employés de chemins de fer, trouvant ces adresses sur le plancher, les ramassent et, sans pouvoir retracer à quel veau elles appartienent, les attachent à l'un quelconque des envois.Expédié par.Adresse (Po Quantité.Lbs.VOTRE NOM Adresse (Postale).Comté de.Attachez une carte bien remplie h chaque boîte ou paquet Pour être délivré à la Coopérative Centrale des Agriculteurs de Québec 57-59-61-63 rue William, .MONTREAL Modèle de carie d'expédition Cest là une source d'erreurs que vous seuls pouvez contrôler Nous voulons vous donner justice et satisfaction; aidez-nous en observant ce détail souverainement important.Les expéditions doivent toujours nous être faites au commencement de la semaine, de façon qu'elles nous parviennent au plus tard le jeudi.Coopérative Centrale des Agriculteurs de Québec N.B.Nous envoyons des étiquettes à ceuxjjui en font la demande.De la ferme à Pabattoir par la Coopérative Centrale ============== des Agriculteurs ========== LE MARCHE AUX BESTIAUX a repris, durant ces derniers temps, son cours à peu près normal et les prix se sont beaucoup raffermis.Il est donc très avantageux d'offrir en vente, dès à présent, les animaux que vous avez mis à l'engrais.Nous sommes en état de recevoir tous les animaux vivants que vous nous expédierez, pourvu que toutes les recommandations que nous avons déjà données soient suivies.1.N'expédiez que des chars complets que vous divisez tel qu'indiqué sur le cliché ci-dessus et sur le fond desquels vous mettez du sable ou de la cendre et une bonne couche de paille; 2.Entendez-vous avec nous avant de nous faire des consignations; 3.Avertissez-nous, par télégramme, de la date du départ de votre expédition; 4.Envoyez également, aussitôt que possible, les documents nécessaires : feuilles de pesées et connaissements, etc.Dans ces conditions, nous pourrons certainement vous obtenir des prix avantageux durant les prochaines semaines.Adressez les animaux vivants à: " COOPERATIVE CENTRALE DES AGRICULTEURS DE QUEBEC." MONTREAL STOCK YARDS, Pointe St.Charles • .MONTREAL •1 AVRIL 1!>2() LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE 3 Messieurs les Cultivateurs ! Pourquoi ne profiteriez - vous pas d'une partie de l'espace que le "Bulletin" consacre à l'annonce ?Les maisons de commerce, même de petite envergure, n'hésistent pas à débourser des sommes assez rondes pour faire connaître leurs produits par le moyen de la publicité.Nous vous engageons donc à essayer au moins nos petites annon-ces pour vous convaincre de l'efficacité de la publicité par le BULLETIN DES AGRICULTEURS CRANKSHAW & CRANKSHAW AVOCATS 97, rue St- Jacques MONTREAL J.Craskfhiw, C.R.J.Crinkihaw, Fill TELEPHONE: MAIN 2218 - BOIS DE PULPE -i Acheté F.A.U.par quantité de chars seulement et avances faites sur connaissement.Les plus hauts prix payés.Correspondances arec commerçant eollt-citâcfl.The JOST Co., Limited 28S Hearer Hnll Hill - MONTREAL Banque d'Hochelaga FONDEE EN 1874 Capital autorisé $10,000,000 Capital versé et réserve .$ 7,800,000 Total de l'actif $57,000,000 J.A.VAILLANCOURT.Président L'hon.F.-L.BEIQUE.V.-Prcsident BEAUDRY LEMAN.Gér.Gén.253 Succursales et Sous-Agences en Canada Nous allouons l'intérêt au plus haut Inux courant sur tout dépôt de $1.00 o)i plus à notre Département d'Epargne.Le Bulletin des Agriculteurs Juurnnl hebdomadaire publié par tu Coopérative Centrale des Agriculteurs de Québec Direction et administration: 63, rue William, Montreal.Rédacteur: J.N.PONTON, li.A.It.S.A.TELEPHONE! MAIN 6857.ABONNEMENT.Cunndn: $1.0(1 pur année, payable d'avance.Ktnw-TJnlN ot P»ïh étrangère* 52.00 par année.TARIF DES ANNONCES.Petite» nnnoncen: 25 mots: 50 conte pour chaque insertion] 2 cent» par mot additionnel.Minimun GO cent» par annonce.Grandes nnnonrcn: Demandez conditions au gérant de publicité.Toute annonce est sujette & l'approbation du directeur.La copie doit être fournie au moins W jours avant la date de la publication.Ce journal est imprimé par l'Agence Canadienne de.Publicité Limitée, au No B8i Ouest, rue Lagauchetière, à Montréal.Vol.5 Montréal, le 3 Avril 1920 No Î4 SOMMAIRE PACKS Editorial.5 Entre nous.6 Compétition et Coopérai ion.7 Les œufs.8 Le bétail à courtes cornes.9 Assembleeaniuielledel'Associationdcs Proclucteursdcsemcnces 10 Pour avoir des patates.11 Le marché.12 Revue des marchés.13 Autour du foyer.14 La mode du jour.15 Petites annonces; à vendre.20 PHOTOGRAPHIES ET CORRESPONDANCE Nous serons heureux de reproduire duns notre journal toutea photographies susceptibles d'intéresser nos lecteurs:—résidences ct bâtiments modernes, animaux primes aux expositions, troupeaux d'élite, beaux légumes, fruits etc.Adressez-nous ce» photographies et nous vous les renverrons en bon état Notre journal est entièrement au service des cultivateurs.Ceux-ci sont donc invités à nous faire toutes suggestions au sujet de la rédaction et à faire usage de nos colonnes pour traiter tout sujet susceptible d'intéresser la classe agricole:— correspondance, articles, méthodes de culture, d'élevage, rapports de conventions, etc Les sociétés coopératives agricoles sont spécialement invitées à nous faire parvenir pour publication le rapport annuel de leur3 opérations.Aucune communication anonyme ne sera considérée.Tous les cultivateurs pratiques devraient recevoir lo Bulletin dos Agriculteurs Si VOUS connaisse* quelqu'un qui désirs s'abonnor, faites signer ot nnvoyez-nous co coupon.BULLETIN D'ABONNEMENT Lo Bulletin des Agriculteurs, 63, rue William, Montréal.Veuilez m'inscrire sur la liste des abonnés du "BULLETIN DES AGRICULTEURS " Je vous envoie, avec la présente, la somme de UN DOLLAR (SI.00) prix d'abonnement pour un an à compter de.Signature.Adresse Date.Comté de La chaudière à lait hygiénique "DAISY" s'Impose il tOtti les producteurs de lait parce Qu'elle est hygiénique Q\ empêche de répandre le produit de l.i traite.Le prix de plus en plus 6Icvé du lait donne une valeur encore plus grande i\ la célèbre chaudière DAISY " Ktle est recommandée par tcsautorttéa les plus marquantes eu industrie laitière.Prix: $3.75 l'unité Di'initndrz-IA «I» suit»* a votre immiiund local on adressez-vous directement A La Compagnie "DAISY" FABRICANTS 78a, rue Inspecteur - Montréal Voici le temps de commander votre charrue "Oliver" No 7 La charrue "Oliver" No 7 répond exactement a tous les besolnsi Kite accomplit un labour uniforme dans loua les sol»; elle est d'une solidité telle nu'ellc peut résister aux plus durs travaux.Son contre roulant, combiné d'une rosette, lui permet «le recouvrir entièrement toute la matière végétale de la surface.Kite est pourvue d'un système de régulateur ipti mandent l'unifor.mité de profondeur du labour.Le tracteur Forci son allège lo travail do la forme.Le tracteur Fordson et ta charrue Oliver No 7 constituent une excellente combinaison.Voyea votre vendeur '* Ford " ou RICHER-AYERS, Limited, IHSTItlIIUTKUKS, 1246, rue Ste-Cstherine Est, Montréal Vont t • '¦ t tout I il ifc (' i a ffdra venir to« fonr-nilui ¦ -e.de tjurci.rj de cbei Joseph Portier, Ltée FAnniOANTS-PAPETIEÏtfl ET NEGOCIANTE* Atelier de reliure, typographie, ta uirs.se et relief.Papeterie mercantile.ExporUtioa et Importation.LIrres de comptabilité à feuilleta mobller.Agents du célèbre appareil "Mlmeoarapb." Un essai tous cod-rainera—HcrlTta ou renés I 210, rue Notre-Dame Ouest, coin St-Pierre TELEPHONE MAIN 444 et 445.« MONTREAL PAGE 4 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 3 AVRIL 1920 SERVICE LE séparateur à petit-lait "DE LAVAL " est construit pour donner un excellent service.Il est toujours prêt au travail et l'on n'éprouve jamais le moindre embarras à le faire fonctionner.Sa construction et sa confection sont d'une si irréprochable qualité que le séparateur à petit-lait "DE LAVAL " persistera à donner, de nombreuses années durant, le meilleur des services, même s'il n'est l'objet que de soins ordinaires.Le " DE LAVAL " est vendu par des milliers d'agents locaux disséminés dans le monde entier, lesquels sont spécialement choisis pour s'acquitter de leur tâche avec intelligence et promptitude.En fait.la Compagnie estime qu'à partir du moment où vous achetez un "ALPHA" ses obligations envers vous ne font que commencer.Adressez-vous à notre plus proche salle de ventes d'où l'ou se fera un p'aisir de vous envoyer un exemplaire de notre catalogue de séparateurs à petit-lait qui en explique les caracférisques exclusives et les avantages.C'est à Juste iitre^quc le "DE LAVAL ' a été surnommé le " séparateur par excellence." The De Laval Company, Ltd.Montréal, Peterboro, Winnipeg, Edmonton, Vancouver 50,000 succursales et agences locales dans le monde entier.Aux Cultivateurs A VF.Z-VOUS i-ens* à la rareté générale de la main-d'œuvre agricole qui se fait surtout Hcntir à l'époque des (oins et des récoltes?Si vous y avez songé sérieusement, vous n'nt-(cmlrcz pas que le tempH des travaux soit venu pour commander une fourche à foin et en faire l'installation de façon ft pouvoir travailler rapidement et économiser de la main-d'œuvre La qualité de notre marchandise est trop bien connue pour que nous ayons à insister auprès de vous pour vous en donner l'assurance.Nous avons tout ce qu'il vous faut en fait de rails, de chariots à foin et de fourches fabriqués par la Louden Machinery Company of Canada -LIMITED ————— Stul représentant pour l'est de la Precinct de Québee à.L.GAREAU Eorg, - 18, 7me rue Limoilou, Québec Service prompt, salis/action garantit.Téléphone 28 La Constipation, c'est l'ennemi de la Santé, qu'il faut combattre efficacement avec l'Eau Purgative le remède populaire de la Constipation, parce qu'il agit sûrement, promptement, sans causer aucun malaise.SOCIETE DES EAUX PURGATIVES HIGA.40.ruo Plessls, MontrCnl.N.B.—Cartes à marquer ix)iir euchre (tailles) gratis sur demande.Expédiez vos peaux brutes à la maison de confiance Hiram Johnson - LIMITEE- 410, rue St.Paul Ouest MONTREAL et obtenez les plus hauts prix avec une entière satisfaction Demandez notre liste de prix Employez Toujours la FARINE PREPAREE XXX BMODÎE ; depuis au-delà inadiennes parce C'est une farine parfaite employée d d'un demi siècle parles mfnagcrcsca qu'elle facilite la ptlpartition des pâtisseries.\ ous n'avez ;\ ajouter à la Farine Brodic ni poudre à p.lte, ni levain, ni crûne de tartre, ni soda, ni sel— lille vous permettra de préparer économiquement et rapidement des Crêpes appétissantes, des gâteaux délicieux et des pâtisseries légères et de digestion facile.Elle est eu vente partout en paquets de 6 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remplissez le coupon ci-desnous et adressez-nous le avec un timbre de 3 sous pour la réponse.Nous vous enverrons, par la retour du courrier, l'information que vous désirez.Bulletin des Agriculteurs, 63, rue William.Montréal Veuillez m'indiquer où je pourrais me procurer Nom Adr 3 AVRIL 1020 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE 5 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS DIRECTION ET ADMINISTRATION: 63.RUE WILLIAM MONTREAL LE JOURNAL INDISPENSABLE A TOUS LES FOYERS Le trait d'union entre le producteur et le consommateur TELEPHONE MAIN 6857 VOLUME 5 MONTREAL, LE 3 AVRIL 1920 NUMERO 14 LES MEMBRES DES COOPERATIVES LOCALES NOUS avons déjà parlé assez longuement des relations qu'il faudrait établir entre la Coopérative Centrale et les Coopératives Locales pour faire de ces deux organisations qui se complètent un tout harmonieux, homogène et efficace.Nous nous sommes appliqués à démontrer que le succès des coopératives locales est intimement lié à l'honnêteté, à l'activité et à la perspicacité de la tête de ces organisations.Nous avons établi qu'il est de l'intérêt des membres de faire de la position de gérant une occupation vraiment lucrative car, avons-nous dit, il n'est: ni juste ni pratique d'exiger d'un gérant ou d'un secrétaire de coopératives locales, de consacrer son temps et son énergie à l'avancement de la Société à seul titre de dévouement et avec l'unique perspective de la reconnaissance.Aujourd'hui nous voudrions tracer aux membres des coopératives locales la marche à suivre pour assurer l'efficacité du travail de leurs gérants et le succès de leurs propres organisations.Pour y arriver, nous placerons le long de leur route trois jalons qui, à notre sens, sont essentiels pour conduire a la formation de coopérateurs convaincus et au bon fonctionnement de la Coopérative en général.Le coopérateur rural doit d'abord être un homme persévérant, c'est-à-dire qu'il doit se tracer un programme défini et qu'il doit s'en tenir à ce programme jusqu'à ce que l'effet qu'il recherche lui ait été entièrement démontré.Ainsi, pour découvrir si la vente des produits par l'intermédiaire de la Coopérative est plus avantageuse que la vente par l'intermédiaire des commerçants ordinaires, il ne faut pas se contenter d'un seul essai.En coopération, comme en toute autre entreprise, il ne faut: pas se baser sur un fait séparé pour établir une moyenne.S'il arrivait, par hasard, qu'un cultivateur ferait sa première expédition à la Coopérative au moment où les prix des produits qu'il désire vendre sont à la baisse et que les retours accusent des prix inférieurs à ceux qu'aurait: pu lui offrir, dans le temps, un commerçant local, il ne faudrait pas que ce cultivateur juge la Coopérative uniquement sur cette circonstance particulière.Ceux qui sont familiers avec la marche des prix du marché ne s'étonnent pas de ses variations.Ce cultivateur devra donc continuer d'expédier à la Coopérative, et l'occasion lui sera vite fournie de constater que les bénéfices qu'il réalisera par les hausses des prix surpasseront de beaucoup les pertes que lui occasionnent les baisses soudaines.Car bien que la Coopérative ne fasse pas de miracle, elle n'a d'autre intérêt que de servir ses membres, le mieux possible, et de leur obtenir pour leurs produits les plus forts rendements.De sorte que, si elle ne peut pas éviter toutes les baisses, elle fait toujours bénéficier le cultivateur de toutes les hausses.Le coopérateur qui veut faire subir une épreuve loyale à la Coopérative doit donc inclure, comme premier article de son programme de relations avec la Coopérative, la persévérance; qu'il expédie à la Coopérative tous ses produits, qu'il lui en confie la vente pendant au moins une année entière, et alors il sera en état de juger.En second lieu, le cultivateur qui veut devenir coopérateur doit voir dans la Coopérative sa propre affaire.La Coopérative locale, pas plus que la Coopérative Centrale, m- lui est étrangère.Ces organisations sont ce que le cultivateur les veut.Ce sont les cultivateurs qui les constituent.Les cultivateurs doivent donc les surveiller.Les membres de Coopératives doivent savoir ce qui se passe dans leurs organisations.S'il arrivait qu'un gérant: ou qu'un secrétaire détournât, à son propre profit, le commerce de la Coopérative, il faudrait être en état de se rendre compte de ce fait et de le corriger le plus tôt possible.S'il arrivait que des commerçants locaux, cultivateurs et membres de la coopérative iraient acheter les produits de la paroisse pour 1rs expédier ensuite à la Coopérative Centrale, à leur propre nom, il faudrait encore que les organisations locales interviennent afin de ne pas laisser la coopération dégénérer en commerce ordinaire.La coopération veut l'élimination de tous les intermédiaires inutiles et personne n'est mieux placé que le cultiva teur lui-même pour voir à ce que cette clause de programme des Coopératives soit observée.Le cultivateur doit: donc surveiller soigneusement toutes les opérations, au moins de sa coopérative locale.En troisième lieu, nous mentionnerons comme condition du succès de la Coopération, l'étude et: l'observation.Le coopérateur qui ne sait pas ce qui se passe à l'étranger n'est pas en mesure d'apprécier les événements locaux; le coopérateur qui ne suit: pas le développement de l'agriculture n'est pas non plus en mesure d'apprécier son progrès personnel.L'étude est donc aussi nécessaire à la coopération qu'au commerce ordinaire.C'est par l'étude et l'observation que les pionniers de la coopération sont arrivés à en comprendre toute l'importance; c'est par le raisonnement que les premiers expéditeurs sont arrivés à améliorer leurs produits de façon à nous permettre de les classifier maintenant numéro " 1 " au lieu de numéro " 3 " ou " 4 " comme autrefois; c'est par l'étude et l'observation encore qu'ils sont arrivés à se débarrasser des préjugés que les commerçants locaux s'efforçaient de semer contre la classification.L'étude et l'observation sont donc nécessaires au bon fonctionnement des Coopératives.Nous avons la conviction intime que l'observation, de la part des membres, de ces trois principes, ajoutée à l'honnêteté, à l'activité et au dévouement des gérants ou secrétaires des Coopératives locales, donneront à la Coopération, dans la province de Québec, la force qui caractérise les vieilles coopératives établies en Europe.AUG.T RU DEL. PAGE (i LE BULLETIN DES AGRICULTEURS •1 AVRIL 1U2II oooooooooooooooooo in* "jvt rin TT> "l^ "j^t àT^l ttc' oooooooooooooooooo oooooooooooooooooo fjj [y( \i J\ JQj I nJ \_P O oooooooooooooooooo LE CONCOURS Avez-vous pense sérieusement à l'opportunité que vous offre notre concours pour le recrutement de nouveaux abonnés, vous qui souhaitez vous procurer un bon reproducteur?Si oui, mettez-vous à l'œuvre immédiatement, car les $350 destinés à l'achat de deux veaux, iront incontestablement aux deux concurrents qui auront donné la plus grande somme de travail.Vous êtes-vous arrêtés pour calculer sommairement ce que vous vaudrait le recrutement de 10 abonnés?Si non, voyons ensemble: 10 abonnements vous donnent droit à 30 livres d'avoine " BANNIERE " enregistrée; avec 30 livres d'avoine de la qualité de celle que nous vous enverrons, vous pouvez ensemencer un demi-arpent de terre; la récolte d'un demi-arpent de terre bien préparée vous donnera facilement 25 minots d'avoine " BANNIERE " que vous pourrez faire enregistrer, si vous vous conformez aux règlements de l'ASSOCIATION CANADIENNE DES PRODUCTEURS DE SEMENCE.Essayez d'acheter 25 minots d'avoine " BANNIERE " enregistrée et vous verrez ce que ça vaut.Et puis, si vous pouvez recuillir 20 abonnements, vous doublerez les chiffres précédents, et ainsi de suite; nous n'avons pas mis de limite, parce que nous voulons que les amis de la cause reçoivent une récompense adéquate pour leur travail: autant de fois 1 abonnement, autant de fois 3 lbs d'avoine.LE BULLETIN est votre affaire; à vous d'y voir.LA SOUSCRIPTION Les souscriptions au capital de la COOPERATIVE CENTRALE DES AGRICULTEURS DE QUEBEC arrivent nombreuses ci bien nourries.Ceux qui ont à cœur l'amélioration du son lin cultivateur el l'avancement de l'agriculture dans la province de Québec trouvent une bien douce satisfaction dans cette expression de saine logique de la classe agricole.Sa contribution volontaire et empressée à l'oeuvre essentiellement indépendante qu'est la ( :< (OPERATIVE CENTRALE, est l'indice du développement du sens de responsabilité individuelle el d'initiative qui s'effectue lentement niais sûrement chez le cultivateur.La ni telle à laquelle il avail été soumis, depuis de longues années, avait partiel emeni paralysé ses ambitions, son esprit d'organisa-linn et d'entreprise.Comme le disait justement le Dr J.w.Robertson, lors de l'assemblée annuelle de l'Association Canadienne des Producteurs de Semences, à Ottawa, le 20 mars dernier, il arrive dans la vie des organisations publiques un moment où elles doivent acquérir une indépendance d'action complète ou rendre manifeste leur liberté si elles en jouissent déjà.C'est ce que les cultivateurs de la province ont compris.La bonne volonté et l'empressement qu'ils apportent à souscrire au capital de " LEUR SOCIETE " en est le signe évident.Ils ont maintenant la conviction profonde que la COOPERATIVE CENTRALE DES AGRICULTEURS DE QUE-BEC est " LEUR SOCIETE "; ils la peuvent diriger eux-mêmes, indépendamment de toutes forces ou de toutes contraintes extérieures.Ils se reconnaissent la faculté de penser, de vouloir et d'agir en affaires comme en agriculture pratique-Cette heureuse évolution est le gage assuré de leurs succès et nous ne saurions mieux faire que de les inviter à continuer leur marche dans cette voie et à s'efforcer d'y entraîner tous ceux dont les intérêts sont communs aux leurs.SUCRERIE-ECOLE Apprenons à faire du beau sucre, encore mieux, du bon sucre On est à l'école toute sa vie, dit-on; mais bien souvent l'expérience est notre seul maître.Cette fois, on nous promet des professeurs compétents.L'honorable ministre de l'agriculture voulant développer de plus en plus, dans notre province, la bonne fabrication du sucre d'érable, n'a cru mieux faire epic d'établir une " sucrerie modèle " OÙ les fabricants de sucre, principalement, les jeunes et les débutants, peuvent étudier tous les procédés modernes pour faire un beau produit.La pension des élèves est payée par le ministère de l'agriculture.Cette sucrerie-école est à Ste-Louise, comté de 1'Islet, et le régisseur est M.L.-J.-A.Dupuis.Pour être admis comme élève, il faut au préalable en faire la demande au chef du service de l'industrie sucrière, ministère de l'agriculture, Québec.De plus, les élèves s'engagent à faire, sous la surveillance du régisseur, tous les travaux concernant l'exploitation d'une érablière, tels que: entaillage.récolte de la sève, fabrication, etc.Que tous ceux qui désirent s'inscrire à cette école — et ils sont nombreux sans doute — se hâtent d'en faire la demande.La saison du sucre commence; l'entaillagc est le premier travail, mais non le moins important.Si l'on dit souvent: "Tout est bien qui finit bien," l'on ne dit pas moins avec raison: " Tel commencement, telle fin." Le sucre sera d'autant meilleur que la sève est belle: et pour cela, il y a des précautions à prendre.Des cours théoriques accompagnent les démonstrations.CONSOMMATEURS, ORGANISEZ-VOLS EN COOPERATIVE DE CONSOMMATION Nous avons maintes fois attiré l'attention du consommateur sur les avantages qu'il y aurait à s'organiser en coopérative.Nous avons cité l'exemple de coopératives de ce genre à qui la COOPERATIVE CENTRALE DES AGRICULTEURS DE QUEBEC fournissait clii beurre pasteurisé à 56 cents la livre, pendant que ce même beurre se vendait sur les marchés aux prix de 65, 70 et même 75 cents la livre.Nous disions alors que, par une mise de fonds relativement peu considérable, les membres de ces sociétés avaient fait, sur le seul achat de leur beurre, des épargnes importantes.Attendu que nous arriverons bientôt à l'époque de grande production des denrées de la ferme, il serait à désirer que les groupes d'employés d'une même maison ou d'ouvriers d'une même manufacture s'organisent afin de se procurer leurs provisions au temps de la production abondante, au lieu de laisser les récoltes tomber entre les mains des intermédiaires qui les leur distribueront ensuite, après s'être grassement dédommagés pour leur manipulation et leur entreposage et pour les risques qu'ils ont encourus durant cette période.Il serait donc à souhaiter que les hommes (l'esprit public de ces groupes s'emparent de ce problème et s'efforcent de le résoudre.Un peu d'organisation,qui permettrait au consommateur de s'entendre amicalement avec le producteur, serait de nature à améliorer le sort des deux.LA TUBERCULOSE Les statistiques que publiera bientôt la branche fédérale de l'industrie animale sur la progression épouvantable de la tuberculose dans les troupeaux du pays, vont faire ouvrir les yeux à ceux qui croient que la tuberculose n'existe encore que dans l'esprit des scrupuleux et des théoriciens.Au taux où se iléau terrible s'est répandu depuis dix ans, l'année 1930 verrait la presque totalité de la population animale du pays affectée.Il est maintenant établi, au-delà de tout doute, cpte les germes de cette maladie qui lue les animaux, se transmettent aux hommes et les tuent également.Que les éleveurs cpii s'opposent aux différents règlements pour l'enrayement de ce Iléau pensent à leur propre vie, si l'intérêt public n'est pas assez puissant pour les forcer à la réflexion.Pour aucune considération, l'on ne devrait garder un animal atteint de la tuberculose: la santé de votre troupeau, votre santé personnelle et celle de votre famille, la santé publique sont entre VOS mains: qu'allez-vous en faire?EMIGRATION L'on rapporte cpte c'est par centaines cpie les Européens qui s'étaient établis dans l'Ouest canadien, durant la dernière décade, retournent dans leur pays d'origine dans l'espoir de s'établir sur les terres qui ont été confisquées à la noblesse el aux grands propriétaires agricoles de Unir pays.Les gouvernements de l'Europe centrale distribueraient gratuitement, dit-on, ces terres aux cultivateurs de bonne foi.Toutes les banques privées de Winnipeg-Nord, de même que les agences de transport ont été assaillies, durant les deux derniers mois, par leurs clients en quête, qui de leurs dépôts, qui tic billets de transport.On dit même que la prohibition contribue dans une certaine mesure à cet exode et que certains habitants des Iles Britanniques avouaient, à leur départ, qu'ils retournaient chez eux parce qu'on les avaient privés de leur " chopinc quotidienne." La plupart de ces emigrants sont accompagnés de leurs familles.Ils jouissent apparemment d'une bonne aisance qui, par suite de la dépréciation de la livre, s'améliorera encore lorsque leurs capitaux seront convertis en monnaie anglaise.Couches chaudes Si vous désirez quelques renseignements au sujet des couches chaudes, allez au No 12, page 16, du Bulletin des Agriculteurs. .{ AVRIL 1!I20 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE 7 LA COMPETITION ET LA COOPERATION La coopération doit-elle admettre la compétition entre les coopêratcurs ?Dans un éditorial du Farmer's Sun du 20 mars, il était dit: " Les cultivateurs d'Ontario commencent à comprendre que la coop'ration et non In compétition donne la vie au commerce." Sous le titre " Les progrès de l'industrie laitière' coopérative en Nouvelle-Zélande", la branche de l'industrie laitière d'Ottawa publie le rapport suivant que nous offrons à la méditât ion des intéressés.RAPPORT I)Lr COMMERCE DES ETATS-UNIS Il n'y a peut-Ctrc pas de pays au monde où la fabrication des produits laitiers se soit développée d'une façon aussi rapide ou aussi colossale qu'en Nouvelle-Zélande, ni où les détails scientifiques et mécaniques de la fabrication aient fait des progrès aussi merveilleux.La Nouvelle-Zélande a peut-être aujourd'hui les beurreries et les fromageries les plus grandes et les mieux montées du monde, et ses cultivateurs emploient plus d'écrémeuscs et plus de trayeuses mécaniques que tous les autres.Mais ce n'est pas seulement par ce développement mécanique et scientifique, ni par la somme totale de la production laitière que les Néo-Zélandais ont manifesté leur énergie ou leur habileté.Ils ont aussi accompli de grands résultats dans l'organisation coopérative et financière.Les anciennes beurreries et fromageries, appartenant a des particuliers, sont presque toutes devenues des établissements coopératifs dans lesquels les patrons sont les actionnaires principaux et même le plus souvent les actionnaires uniques.Toutes ces organisations sont naturellement conduites entièrement dans l'intérêt des cultivateurs laitiers.Certaines compagnies achètent des engrais chimiques, îles outils, des machines et d'autres fournitures pour leurs membres et même avancent de l'argent pour l'achat d'animaux, de machines, etc.; elles fournissent des instructeurs qui renseignent les cultivateurs débutants sur l'exploitation des vaches laitières, la culture des plantes fourragères et aussi, naturellement, sur le moyen d'augmenter et d'améliorer la production du lait.En ces derniers temps les différentes fabriques ont manifeste une tendance à joindre leurselTorts, et de même les coopératives ont cherché à s'amalgamer.La province d'Auckland, où l'industrie laitière a fait des progrès remarquables, nous fournit des exemples frappants de ce développement.La société d'industrie laitière de la Nouvelle-Zélande est née d'une compagnie privée, formée en 1901.Avant d'être lancée comme compagnie coopérative, cette organisation fabriquait 1,200 tonnes de beurre par an.Elle est devenue, sous le nouveau système, une très grande maison ayant 3,500 patrons et fabriquant 6,000 tonnes de beurre et 1,00(1 tonnes de fromage par an, tandis que le chiffre total de ses ventes annuelles s'élevait ;\ près de 87,300,000.Dernièrement, cette société s'est amalgamée avec la compagnie coopérative de laiterie de Waikato, laquelle avait commencé en 1909-10, par une production de 150 tonnes de beurre et un chiffre d'affaires de 873,000; en 1913-14 la production était montée a 1,100 tonnes de beurre et le chiffre d'affaires à §600,000.En 1918-19 la product ion était de 1,000 tonnes de beurre et 2,500 tonnes de fromage et le chiffre d'affaires était de S2,920,00O.La nouvelle amalgamation, qui a pris le titre rie Coopérative Laitière de la Nouvelle-Zélande, limitée, est, dit-on, la plus grande coopérative du genre au monde.Elle aura 5,000 patrons et recevra le produit d'environ 100,000 vaches.Elle a huit beurrerie, dix fromageries et six fabriques de |>oudie de lait.La production du beurre cette saison est évaluée a 8,500 tonnes, celle du fromage à 2,500 tonnes, le lait en poudre à 2,000 tonnes et la caséine à 300 tonnes.Le chiffre total d'affaires sera approximativement de 812,166,255.ON DEMANDE Rats Musqués Nous payons les plus hauts prix du marché.Une consignation d'essai vous convaincra.Envoyez toutes vos fourrures brutes, vison, castor, péran A EDWARD P0LLAK Co., Ltd.208 ™ 5^2î!0ue5t> La maison qui garantit satisfaction et promptes remises.Demandez notre liste de prix et nos étiquettes d'cxpëdition.Rats Musqués Demandés r^w.—:.-3i3HMUMiJM i il im ¦ n m ¦ »,frninwMWimmrnimvmmsu LES PLUS HAUTS PRIX DU MARCHE Remises promptes—Classification consciencieuse Expédiez immédiatement à CUMMINGS & CUMMINGS 109b rue St.Paul Ouest MONTREAL.MOT D'ORDRE DE L'AVÏ CULTURE EN 1920 Le mot d'ordre de l'aviculture dans la province de Québec, pour l'année 1920, est " Faire couver îles œufs de race pure seulement." Rien de plus a propos, la politique qui doit donner un élan au grand mouvement avicole qui se dessine dans la province de Québec, c'est de ne mettre eu incubation que des oeufs provenant d'une variété de volailles pures et recommaiidables.Il n'est pas nécessaire d'insister longuement sur ce point; tout le monde sait (je le crois du moins) que pour avoir des œufs de qualité uniforme» mettre sur le marché, il faut que ces leufs soient produits par un troupeau formé de sujets qui se ressemblent.Il est impossible d'avoir un troupeau de poules croisées qui se ressemblent beaucoup; donc il faut des poules de race pure |K>nr qu'elles soient uniformes en grosseur et en couleur.Il faut aussi des troupeaux de race pure, pour que la chair de poulets que nous aurons a vendre ;\ l'automne soit de première qualité afin d'obtenir les plus hauts prix offerts sur le marché.Sachant que les demandes d'eeufs provenant de troupeaux sélectionnés sont beaucoup plus grandes que l'offre de cette précieuse marchandise, je croirais être utile a bon nombre de lecteurs, en donnant quelques adresses de propriétaires de troupeaux de race pure demeurant aux environs de la Station expérimentale de Stc-Annc de la Pocatière, et de l'école d'agriculture de ce même endroit.J'ai moi-même visité ces troupeaux et eu connais la valeur économique: M.Arthur Dionue, IS poules, Plymouth Rock barrées; M.Alphonse Hioune, 15 poules, Plymouth Rock barrées; M.F.X.Pelletier, IS poules Plymouth Rock barrées M.Elcuthèrc Pelletier, 10 poules Plvmouih Rock lunées, M.L.P.Pelletier, 20 poules Plymouth Rock barrées; M.|.IL Pelletier.10 poules Plymouth Rock barrées; M.Alp.Sirois, 2S poules Plymouth Rock barrées; M.Arthur N.Oucllclle, 18 poules Plymouth Rock barrées; M.L.P.Sirois.15 poules Plymouth Rock barrées; Melle Aima Lcclerc, 15 poules Plymouth Rock barrées; M.Georges Houchaid, 18 poules Rhode Island rouges, crêtes.Tous les propriétaires des troupeaux ci-haut mentionnés sont de la paroisse tic Stc-Aline de la Pocatière, Une.RAOUL DUMAINE, Aviculteur adjoint du Dominion.L'on annonce que les Fermiers-Unis rie l'Ontario ont décidé d'opposer un candidal à l'honorable Win.AlcKenzic-King, chef de l'opposition, à la prochaine élection fédérale.Une convention sera tenue a New-Market, le 10 avril, a laquelle l'on s'attend de voir le nom de M.R.\V.E Burnnby, président des U.I".O., proposé comme candidat.LA SOCIETE COOPERATIVE AGRICOLE DE ST-BONAVENTURE, CO.BONA VENTURE Depuis son établissement jusqu'il date.Année Capital souscrit Capital paye Montant d'affaires Mdei exported Mdca Importées Ponds de réserve (bénéfic.) Dividendes payes Nombre «le membres l'U i $ 830 Sso S270.7X S270.7K ¦ •• 1915 1.350 135 5.645.12 964.02 S 1,681.10 $93.31 IJ5 I9l(i 1,590 184 9.729.02 6.729.32 2,999.70 206.26 ,55 1017 2.K00 198 29,195.19 10,250.64 19,238.55 •131.73 $27.72 275 1918 3,150 70S 46,082.24 11,007.31 35,074.63 635.03 15 90 II" 1919 3.170 I.0J2 37387.48 12,(15 vs 1 2S.SU.01 f,(,S.(I.X 61.32 312 Total.$J.I7(i f 1.022 S129.I09.8J SII.2H2.2I $87.827.62 S2,034.41 SI 11.91 312 sais, dans un article intitule: " Soins à donner aux œufs," les lacunes qui existent dans le commerce tics œufs; et dans un antre intitulé: " Inspection cl classification des œufs," je mettais BOUS les yeux des intéressés les règlements imposés par le gouvernement |x>ur l'exportation de ce produit; mais alors, je n'agissais qu'en philanthrope (pour parler à la vingtième siècle).Voilà, cependant, (pie mes conseils sont en voie de devenir directement et indirectement des ordres du gouvernement, lîn effet, aux règlements déjà existants, s'est ajoutée une clause (pli se lit comme suit : " Toute caisse contenant des leuls cpii sont expédiés OU délivrées au Canada devra |K>rtcr, sur ses deux extrémités, les indicalions de la catégorie et de la qualité des (culs qu'elle contient, et le nom du pays d'origine, si ces œufs ne proviennent pas du ( allai!,i.l'our parler d'um' manière plus ci incrèl c, tout marchand de ville ou de campagne faisant le commerce des oufs, ipii expédiera une caisse d'œtlfs OU plus, devra classer sis oufs cl marquer les caisses aux deux extrémités, (es marques seront faites avec des lettres moulées n'ayant pas moin-d'un quart de pouce de hauteur.Cette clause qui, à mon humble avis, devrait exister depuis longtemps, n'a pas encore force de loi: elle n'est qu'à l'état de projet.Nous l'éludions cependant sur toutes ses formes.Nous eu Faisons ressortir tous ses avantages et nous nous efforçons de détruire les objections quelle engendre.On veut, par là, et vous l'avez compris, surveiller légalement le commerce des icufs, depuis la production jsiupi'à la consommation ou, en d'autres terme , on veut que les (eufs produils -oient consommés autant que faire se pourra.Il est tout à fait déplorable de compter la quantité d'œufs fidèlement pondus pourtant, qui ne parviennent pas à la lin 11ni leur est marquée, l'our une simple négligence ils deviennent la pâture des microlies, de la moisissure et de l.i |w>urri-lurc et partant, impropres à la consommation, la production est assez minime dans le Québec qu'on devrait en prendre bien s"in A cette époque de l'année il faut recourir aux l'.lal- Unis cl à l'Ontario pour alimenter nos villi s.Une seule maison de commerce de Montréal, dans la première semaine de mars, importail quatre chars d'oeufs américains pour alimenter la vil'c de Montréal.I .es marchands de campagne s'accordent ion- à dire qu'ils ne réalisent pas de profil en échangeant des (eufs pour des marchandises cl ils ont raison, car ils les reçoivent souvent en mauvais état et les paient sur le même tarif que les lions.Cela ne devrait pas être, pourtant.Chaque œuf reçu devrait être miré, cl, -'il n'est pas lion, re oiirné sans autre forme de procès.On est surpris parfois de trouver sur la feuille (le retour de- oufs expédiés en ville, quatre dou/aines de cassés, deux douzaines de |Hnirris et une douzaine de de poulets, et polluant le cas se présente souvent.Si le marchand avait miré ses o'iifs, il n'aurait expédié que les lions et n'aurait pas eu de reclamation.Cette s maille, en visitant une maison qui s'occupe du commerce en question, l'idée nie vint de mirer moi-même une caisse prise au hasard sur un lot nouvellement arrivé de la campagne.Sur les irenie douzaines qu'elle contenait, j'en trouvai douze douzaine- qui, vendus comme frais, n'étaient que des œufs conservés dans le sel: ils avaient quelques mois d'existence, Mais cela était passable puisqu'ils éiaieni lions pour la consommation.Sur ces douze douzaines, j'en ai trouve dix qui étaient passés à l'incubation naturelle assez longtemps, IIeiiretisemenl pour moi, les poulets étaient morts, car l'eus éprouvé de la répugnance d'être obligé d'abréger moi-même leurs jouis, l'n lait de cette nature se rencontre assez souvent, quoiqu'on ne s'en doute pa?dailies milieux mal informés.Depuis un mois environ, je visite les marchands de campagne et je puis me rendre compte " de visu " de la négligence qu'on apporte dans ce commerce.On place les (eufsdans des cuvettes, en nombre trop considérable, on les laisse à la chaleur dans le magasin; on les manœuvre rudement ; on ne se soucie guère de laisser les cassés avec les sains, etc., etc; c'est tout ce qu'on ne devrait pas faire.Il m'arrive quelque fois aussi de faire le mirage de ces (eufs à litre de démonstration, avec la première chandelle que je rencontre.Cet inst ruinent de mirage, tout riidimeiitaire qu'il soit, est déjà suffisant pour nie laisser percevoir des cas intéressants et pour moi-même cl surtout pour ceux qui m'entourent.Il faut admettre qu'à cette époque de l'année, les œufs vendus aux marchands de campagne sont généralement bons, cependant il se glisse encore des anomalies.Ainsi on trouve le moyen de passer, par distraction je l'admets, des œufs bouillis ci môme, vais-je le dire, des œufs de pierre.Quand les oufs ne valaient que deux sous chacun, le marchand était fier d'en recevoir un " tout en pierre " parce qu'il valait cinq sous dans le détail; mais aujourd'hui, les œufs authentiques valent plus, alors le marchand ne tient pas plus qu'il ne le faut à en recevoir, quoique ces oufs se conservent longtemps et ne soient pas fragiles.( In raconte qu'un jour, à un banquet où Christophe Colomb avail été invité, les convives se mirent à dire que découvrir l'Amérique était chose facile., qu'il ne fallait qu'y penser.Alors Colomb, qui fut assez ingénieux pour passera l'histoire, prit un œuf et le passa aux convives leur demandant de le faire tenir debout dans une assiette.Chacun essaya mais en vain.Alors Colomb prit l'œuf en cassa une extrémité et l'ayant assis sur cette extrémité, il se tint à merveille.Les convives dans "l'eut rcpiiiceiuent" de leurs lèvres sifflèrent que c'était chose facile."Oui, rétorqua Colomb, mais il fallait y |>eilscr!" Si c'eut été un reiif de pierre, il aurait râlé l'affaire, n'est-ce pas?J'ai cité ces cas pour qu'on ouvre les yeux davantage, mais je ne veux pas dire qu'il faille s'alarmer outre mesure.Au contraire, car depuis quelques années, au dire des commerçants, il s'est opéré une améliorai ion sensible, et celle-ci ne peut qu'augmenter à présent que le producteur s'efforce de bien faire ,e qu'il fait.Qu'on se spécial! c sur l'observât on des • iéi ois, car ce sont eux qui alimentent la pièce de resistance.Ainsi qu'on n'aille pas se croisscr les bras quand on a un lard gras et quarante minois de blé pour l'hiver.Songeons que nous ne sommes plus au temps où l'on finissait l'Iiivcrncmcnt des bestiaux avec des rameaux de pruche, el (pie l'on nourrissait les enfants avec une soupe à l'o-eille ou aux pis cnlils.Aujourd'hui le cultivateur est roi el maître sur sou domaine plus (pie tout autre, avec la liberté cependant (pie n'ont pas les rois el son bien être s'augmentera à mesure qu'il mettra son intelligence et son esprit de progrès au service de son exploitation.Avant longtemps, le cultivateur ne tiendra plus de maison de pension, lue vache qui ne paie pas son écho sera impitoyablement bannie du troupeau de même qu'on introduira dans le fourneau mie poule qui veut faire de la " pose au lieu de faire de la ponte.Celle clause que je citais textuellement plus haut et qui a trait aux expéditions d'o'iifs sera promulguée pour obtenir un double but: augmenter la production et a niéliorer la qualité des œufs.Je suis maintenant d'avis qu'un cultivateur peut garder et entretenir cent IKiulcs .-ans causer de préjudices aux travaux de sa ferme.Je le dis, parce que des cultivateurs le font, et m'ont avoué qu'ils étaient enchantés des résultats obtenus.Ils ont un poulailler moderne, de bonnes ¦ ire- de poules el du papier blanc sur lequel ils inscrivent les dépenses et les recettes.Si la majorité des cultivateurs agissaient ainsi on verrait se quadrupler la production en peu de temps et notre commerce deviendrait très florissant.De plus avec l'application de ces règlements, les (eufs de pierre, les (eufs couvés, les (eufs pourris, etc., tous seraient privés d'aller faire le voyage en chars.On les Québec, 15 mars.— Le Bureau (les Statistiques de la province de Québec est aujourd'hui en état de fournir: lo la valeur moyenne des terres, a l'acre, y compris les améliorations; 2o la valeur moyenne du salaire des valets de ferme; 3o la valeur moyenne, par tète, des animaux domestiques.Valeur des terres.— Les terres de la province de Québec, avec leurs améliorations — maisons, granges et autres dépendances— sont évaluées à S72 l'acre, comparées à $57 l'année dernière.L'estimation moyenne, à l'acre, pour le Canada, est inférieure à celle de Québec, puisqu'elle n'est (pie de S52.Salaire des valets de ferme.—Le salaire moyen, par mois, pour les homines, a été de S76 y compris la pension évaluée à S23, salaire comparé à $65, en 1918; celui des femmes, de $37 par mois, y compris la pension évaluée à SI5, salaire comparé à 533, en 1918.considéreraient indigncB de voyager sui le même chemin (pie plusieurs générations déjà de gens respectables ont parcouru.En n'expédiant que des bons œufs, ça deviendrait un commerce rémunératcui pour le marchand, qui ne pourrait plu-dire, et c'est la vérité, " Je ne fais pas d'argent avec mes œufs." HECTOR LKIîl.ANt Valeur des animaux domestiques.— Celle des chevaux, en moyenne, est de $134, comparée à S131 en 1918; des vaches, de S84, comparée à S82 en 1918: des autres bel es à cornes, de $44, comparée à $45 en 1918; des moutons, de $13, comparée à $14, en 1915; des porcs, de $24, comparée à $26, en 1918.La valeur moyenne, par tête, a fléchi chez la plupart des bêtes à cornes, les moulons et les porcs.Les chevaux oui une valeur totale de $62,163,000, comparée à $65,082,000, en 1918; les vaches: $88,731,000, comparée à $91,915,000, eu 1918; les autres bCtes à cornes: $50,385,000, comparée à S56,-062,000, en 1918; les moutons: $13,097,000, comparée à $13,426,000, en 1918; les porcs: $22,450,000, comparée à $25,929,-000, en 1918.Href, les animaux domestiques ont une valeur totale de $136,829,000 comparée à $252,315,000, en 1918.La laine de mouton s'est vendue, en moyenne, 76ctS la livre, lavée, et celle non lavée, 57 cts la livre.TABAC A CHlQU|gg Son goût riche et recherché est apprécié par tous, et il conserve sa fraîcheur jusqu'à sa dernière parcelle.Ministère Provincial de l'Agriculture Valeur~iii(iyeiine des terres, des animaux domestiques, etc. • I AVRII, LE BULLETIN DES AGRICULTEURS l'AGE il Le bétai! "Cornes Courtes" L'origine connue de la race Durham " Cornes Courtes " remonte à l'année 1737.De cette date jusque vers l'année I7S0, l'un n'enregistrait que les taureaux.Les deux frères Charles et Robert Colling, propriétaires d'une ferme à Darlington, dans le comté de Durham, Angleterre, ont commencé l'amélioration et ont fait faire les premiers enregistrements.En 1810, Charles Colling abandonna sa ferme et vendit, par encan, son troupeau qui consistait en A7 têtes de bétail: la somme moyenne rapportée par tête, fut de $755.00.Un taureau, " Cornet," fut adjugé pour la somme de $5,000.00: c'était la première fois, en Angleterre, qu'un Ixctrf rapportait ce prix.On s'accorde généralement pour reconnaître à cette race ses qualités comme bétail de boucherie, mais il faut admettre qu'elle a aussi des qualités laitières qui n'en sont pas inoins appréciables.Il y a quelques années, je fis le contrôle de mon troupeau entièrement composé de vaches " Short Horn " enregistrées.Je produis la photographie de deux d'entre elles, dont l'une, pendant 11 mois, a donné un rendement de 7,566 livres de lait et 315 livres île gras.L'autre, à l'âge de 3 ans, a produit 1.22S lbs de lait et 173 lbs de gras, durant 10 mois.Si l'on considère (pie ces vaches n'ont eu qu'un soin bien ordinaire dans un pâturage plutôt mauvais, on admettra que le résultat est satisfaisant.Certaines vaches Durham, gardées spé- Georgia Cran il.un excellent type de courtes cornes a douille fin el primée aux essais de l'exposition "The '" Ituyale Anglaise.(Reproduction de La première importation de cette race au Canada date tie 1S67.C'est l'honorable M.H.Cochrane, de Compton, qui y amena Baron Booth of Lancaster et la vache Rosedalc.L'année suivante il importa 11 nouveaux sujets, parmi lesquels se trouvait Duchess 97th qu'il acheta au prix de $5,000.00 II se livra à l'élevage d'une façon pratique et d'importateur il devint bientôt exportateur.En septembre 1877, il fit en Angleterre, un encan de 32 têtes de bétail.Une génisse de un an y rapporta la jolie somme de S21,500.00, le montant le plus fabuleux qui eut jamais été payé en Angleterre pour une vache.C'est donc à cet homme entreprenant, que fut l'honorable Cochrane, que nos Cantons de l'Est sont redevables d'avoir introduit cette mer-cornes courtes.Breeders Gazette" du 2r, dec.1919.) cialcmcnt pour cette fin, ont donné par exemple IS.075 lbs tic lait et 735 lbs de beurre: tel est le cas tie Rose of Glcndalc qui appartient à un fermier de Pensylvanic.Du peut citer à l'infini des cas qui, tout en n'étant pas aussi extraordinaires, n'en prouvent pas moins que la Short Horn est une vache laitière remarquable, qui s'acclimate partout en raison de sa santé robuste.Le croisement de cette race avec d'autres de proportions plus petites donne tie très bons résultats à tous les points de vue.Je crois tpie si plus fie cultivateurs avaient â la tête de leur troupeau un taureau tie race Durham, on renverserait les statistiques, quant à la qualité du bétail tpii s'est vendu sur le marché tie Montréal, en 1919.Sur un total d'environ 65,000 têtes, on en trouva 17,555 de bonne qualité et 47,246 tie qualité inférieure.J.II.CREPEAU LA VENTE DU SUCRE ET DU SIROP D'ERABLE Cette année encore, nous nous chargerons de la vente du sucre et du sirop d'érable pour les membres de l'Association Coopérative des Producteurs tie Sucre et tie Sirop d'Eraple Purs.Les prix tpie nous avons obtenus l'an dernier ont sans doute satisfait ceux tpii nous avaient confié la vente de leurs produits, car ils nous reviennent en plus grand nombre que par le passé et nous amènent de nouveaux adhérents.2) La sucre tloil être mis en pains d'une livre au plus, el empaqueté dans ties boites contenant 100 livres au plus.Le sirop doit être, mis en cauistres d'un gallon .in plus, et dans îles boites qui ne contiennent pas plus de douzaine de cauistres de cet te grandeur.3) Le sucre et le sirop doivent être envoyés sur le marché, aussitôt qu'on en a une quantité suffisante pour faire une expédition convenable.Les années pré- ['M I il Clici Mr.JOHN A.PERCY l.eid's Villngc, Co Mcgunlli Mais pour obtenir des prix avantageux, It: producteur doit mettre sur le marché un article qui, sous le rapport de la qualité el de l'empaquetage, réponde parfaitement à toutes les exigences du consommateur.Or, il est inutile de le contester, il y a encore une grande proportion des produits tie l'érable qui, par suite d'un mauvais système de fabrication ou de mise en vente, ne rapporte pas aux cultivateurs la moitié des bénéfices qu'ils devraient en retirer.Les directeurs de l'Association Coopérative des producteurs el nous de notre côté avons, dans des conférences, des écrits, fait tout notre possible pour remédier â cet état de choses.Nout sommes heureux de constater que nos oflbrts coordonnés ont produit ties fruits.Mais, pour tpie tous les pordlicteurs de sucre et de sirop d'érable retirent celte année tous les profits possibles, nous résumons encore une fois les conseils suivants qui ont été souvent, répétés: \) Le sucre et le sirop d'érable doivent être de couleur claire, ce qu'il est facile d'obtenir en suivant les méthodes de fabrication indiquées ailleurs dans ce Bulletin.(Nos membres qui ont conservé la série de notre Bulletin reliront avec avantage ce que nous avons publié à ce sujet l'an dernier à pareille épotpie.) cétlentes, des producteurs oui .subi des pertes considérables pour avoir attendu à la fin de la saison pour vendre leur sucre el leur sirop.En suivant ces indications, les producteurs nous fourniront un produit de qualité supérieure el bien empaqueté.Nous, de notre côté, nous leur obtiendrons des prix avantageux.Car avec les clients que nous nous .sommes fails les années passées et avec les clients nouveaux qui déjà nous demandent du sucre et du sirop d'érable, nous pourrons veuille à ties conditions susceptibles tie satisfaire le producteur le plus exigeant.Barils a sirop Taureaux courtes cornes & double II fin l'exposition de Sprlnfleld, Mass, S.tt.(Reproduit de "The Breeders Gazette." du 2.', duc.1919) La Coopérative Centrale offre aux producteurs érabliers des barils à sirop à raison de $2.10 l'unité.On devra, avant de s'en servir, les faire tremper dans l'eau pendant 24 heures, puis les peser aussitôt que l'eau en aura été enlevée etinscrire ce "poids net" sur le baril.Le "poids brut," c'est-à-dire le poids du baril plein de sirop, devra également être inscrit près de l'autre.On devra éviter, pour prendre le "poids net" du baril, d'attendre qu'il soit redevenu sec.Ces barils ne sont pas re-tournables, car ils sont vendus avec leur contenu.Qu'on se hâte donc de les commander, car la quantité disponible en est limitée. l'AGEJlu LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 3 AVRIL 192(1 Assemblée annuelle de l'association des producteurs de semences Une plus grande demande pour la semence enregistrée Samedi, le 20 mars, avail lieu, a Ottawa, l'assemblée annuelle de l'Association canadienne des producteurs de semences.Le secrétaire de l'association, Monsieur L.11.Newman, y présenta le rapport des travaux accomplis par l'association et les remarques suggérées par les observations • in personnel de l'association afin de répondre aux besoins des cultivateurs du pays.La Société compte déjà environ trois mille membres qui se livrent a la sélection des grains en vue de la production de semences enregistrables et améliorées.Ces semences perfectionnées, distribuées à travers le pays,ont produit des résultats très marqués dans le rendement et l'amélioration de la qualité de nos grains.L'Association se demande s'il ne serait pas opportun d'ériger,dans les principaux (entres de production de grains de semences, des annexes aux entrepôts à crains dans lesquels l'on pourrait faire la préparation exclusive des grains et graines de semences de première qualité.Toutefois, à cause du coût élevé des constructions, à l'époque actuelle, l'on ne |Kiiirra probablement pas donner suite à ces entreprises durant l'année présente.L'Association continuera donc sou travail dans le même sens qu'elle l'a fait par le passé en y donnant, toutefois, l'extension qu'exige les circonstances.Elle ajoutera probablement à son personnel deux nouveaux représentants, un pour l'Est et un pour l'Ouest canadien.Le sentiment général e>t que l'Association devra travailler à devenir le trait d'union entre les différentes associai ions de producteurs de semences du pays et l'autorité â qui sera remise la surveillance de ers associations.Monsieur George 11.Clarke, commissaire des semences du Canada, fonde de grandes espérances sur le développement (le la production des graines de racines fourragères dans la Colombie Britannique.A son sens, la Colombie Britannique devrait se spécialiser dans ce travail car, les conditions climatériques favorables dont elle jouit la place en avant de toutes les autres pour la production économique de ces grailles.Le Dr.J.\V.Robertson, président de l'Association, exprime le voeu que des relations étroites s'établissent entre les producteurs de pommes de terre des régions du Nord et ceux des régions du Sud, afin que la semence de grande qualité qui est produite dans les premières régions trouve un débouché facile et utile dans les régions du Sud.Il fait remarquer que le Canada ne produit encore qu'une faible partie de la quantité de grains enregistrés requis au Canada.Pour démontrer les possibilités d'augmentation de cette classe de grains, il cite l'accroissement progidieux du blé marquis dont la production s'est élevée à au-delà de dix millions de minois l'an dernier après quelques années de propagation seulement.L'honorable ministre de l'agriculture, M.Tolinic, encourage fortement l'association A poursuivre son travail d'amélioration et de recherches car, dit-il, les découvertes de la science valent peut-Otre beaucoup plus au pays que les entreprises politiques.Monsieur Clarke, heureux de la bonne entente qui existe entre la branche des semences et l'association des producteurs de semences, demanda à cette dernière de s'emparer du travail effectif fait par la commission d'achat des semences, durant CCS dernières années.Il suggéra encore que la constitution de l'Association soit amendée de façon a ce (pie les grains de semences puissent être considérés connue purs jusqu'à la cinquième génération.L'élection des officiers (tut ensuite lieu et donna les résultats suivants: 1 Jr.J.W.Robertson, réélu président; C.IL Haudcn, Colombie Britannique; Prof.C.H.Cutler, Alberta; Prof.G.IL Bracken, Saskatchewan; George Dow, Manitoba; I.Miller, Toronto; l'rof.R.Summerby, Québec; E.Palmer, Nouveau Brunswick; Dr M.Gumming, Nouvelle-Ecosse; \V.McGregor, lie du Prince Eoduard; S.Wheeler, Saskatchewan furent élus directeurs.Monsieur L secrétaire.H.Newman a été réélu La grande importance d'employer de la semence pure, de haute qualité productive, devient de plus en plus reconnue et les demandes pour cette classe de semence arrivent en plus grand nombre au bureau principal de l'association, chaque année.La demande |)our la semence enregistrée est plus grande que la provision.Ce fait offre l'occasion aux cultivateurs qui sont dans une position favorable d'établir un bon commerce de cette semence danr la province.La semence qualifiée pons l'enregistrement ne peut pas toujours être produite sur toutes les fermes, chaque année; l'association se voit, chaque année, forcée de rejeter les semences d'un grand nombre de membres à cause des exigences de la qualification.Ce fait indique qu'il n'y aura jamais de grains de cette classe sur le marché.Les faits ci-haut mentionnés semblent justifier les cultivateurs qui sont bien situés quant aux facilités d'expédition et autres, de se faire une règle de semer de la semence enregistrée de la première ou de la deuxième génération aussi souvent que possible, au inoins dans les champs qui doivent apparemment produire de la semence qui sera conforme aux conditions spécifiées.En faisant ainsi ils se mettront en mesure, non seulement d'obtenir de plus forts rendements par l'usage d'une telle semence, niais aussi de meilleurs prix |x>ur toute semence enregistrable qu'ils auront A vendre.Tous ceux qui emploient cette semence ne devraient pas oublier la nécessité de faire inspecter leurs récoltes sur pied par un expert approuvé par l'association, qui décidera de la valeur de la récolte.On a besoin, chaque printemps, au Canada, de plus de quarante millions de minots de grain de semence et de pommes de terre.De celte quantité, la province de Québec en requiert approximativement sept millions et demi.Bien que la plupart des cultivateurs produisent la plus grande partie de leur propre semence, la quantité qui s'achète chaque année se chiffre à plusieurs cent mille minots.Une grande partie de cette semence n'est pas de qualité convenable.Elle n'est pas toujours pure quant à la variété, ou elle n'est pas d'une vitalité assez forte pour donner un rendement ABATTOIR DE PMNCEYÏLLE LISTE DES PRIX POUR LES ŒUFS D'INCUBATION Plymouth Rock Barrés, sujets d'exposition Barrés Clair et Poncés, $10.00 pont 15 œufs, No 2 $2.00 pour 15 (tufs ou $10.00 le cent.Rhode Island Rouges (crête simple; sélectionnés aux nids à trappe Choix: Sa.00 pour 15 œufs.No 1 $3.50 pour 15 œufs ou $11.00 le cent Wyandotlcs Blanches (sélectionnés aux nids à trappe.Choix: £5.00 pour 15 œuf;.No 1 $.1.50 pour 15 œufs ou $15.00 le cent No 2 $2.50 |>our 15 œufs ou $11.00 le cent.No 2 $2.50 pour 15 œufs ou $12.00 le cent Vue partielle du poulailler modèle de Princeoille Plymouth Rock Barrées, sélectionnés Leghorn Blanches (crOte simple) sélec- Oeufs de canards Pékins $3.00 pour 12 aux nids à trappe.tionnés aux nids à trappe.œufs ou $12.00 le cent.Choix: $5.00 pour 15 œufs No 1 $3.00 pour 15 œufs ou $11.00 le cent.Oeufs de canards Coureurs Indiens $1.50 No 1 $3.00 pour 15 œufs ou $12.00 le cent No 2 $2.00 pour 15 œufs ou $ 9.00 le cent pour 15 œufs ou $8.00 le cent.satisfaisant.Elle contient souvent aussi des graines de mauvaises herbes.Depuis plusieurs années, les marchands de grains ont pris l'habitude de faire venir de l'avoine de l'ouest canadien quoique Québec soit capable d'en produire d'aussi bonne.La semence de l'ouest a souvent été d'une faible vitalité et contenait de= grains nuisibles en grande quantité.Cet état de choses devint tellement sérieux que feu M.Gigault, alors sous-ministre de l'agriculture, décida qu'il faudrait prendre des mesures énergiques.Cette décision eut pour résultat l'organisation de la Société Coopérative des Producteurs de Semences qui a ses quartiers généraux à Ste-Rosalie Jet.La province de Québec mérite des félicitations pour avoir pris l'initiative d'introduire les moyens de résoudre la question des semences.Cette société peut Otre considérée comme l'entrepôt central pour la semence dans la province.Bien que certaines localités puissent prendre comme spécialité le travail de la production de la semence enregistrée ou puissent offrir des facilités spéciales pour le nettoyage, le classement et la manipulation do la seine ce offerte en vente localement, l'orra isatibn de Ste-Rosalie sera en position de disposer des sememes en général avec avantage.Ce qu'il faut en ce moment, dans la province, c'est une propagande pour encourager autant ces meilleurs cultivateurs que possible A semer de la semence enregistrée afin d'avoir des chances de f iie enregistrer leurs produits.Cela s'ap lique particulière ment aux cultivateurs qui pourraient avoir une quantité de semence assez considérable à vendre.De cette façon, la provision de semence enregistrée a vendre sera considérablement augmentée en très peu de temps.Cela dépendra beaucoup de l'intérêt (pie vous y prendrez La Société Coopérative de -Semences désire voir augmenter la | rovision de semence enregistrée.Elle préférerait n'avoir a vendre que de la semence enregistrée.Aucun cultivateur n'est excusable maintenant d'employer une semence de qualité inférieure.Si le travail est bien dirigé, la semence enregistrée peut être produite et mise en vente A des prix raisonnables.Dans l'Ile du Prince-Edouard, les autorités projettent de n'offrir des prix, aux expositions de semences et dans les concours de récoltes sur pied, que pour la semence et les récoltes provenant de semence enregistrée et qui sont elles-mêmes eligible* pour l'enregistrement.La société est d'avis que les gens ne devraient pas être encouragés ;\ produire de la semence inférieure à la semence enregistrée.Cela, je crois, est un pas dans la bonne direction et il serait bien de penser à faire la même chose dans cette province le plus tût possible.Afin de stimuler la production de semence supérieure, il est important de considérer la question avec soin.Quoique les cultivateurs doivent être encouragés à semer de la semence enregistrée, au moins dans leurs meilleurs champs.Cependant on ne pourra pas compter sur tous les districts pour produire de la semence enregistrée en grande quantité chaque année.De plus, certains districts donneront de meilleurs résultats pour certaines récoltes que pour d'autres, c'est-à-dire qu'un district sera passablement bon pour l'avoine tandis qu'un antre sera bon pour la production d'un blé de très bonne qualité.D'où la nécessité d'avoir recours à la coopération pour le développement et la propagation des semences enregistrées.L.H.NEWMAN :i AVRIL 1!)2(I LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Î'AGK II POUR AVOIR DES PATATES .Dans notre article du la semaine dernière, nous avons conseillé, pour augmenter dans la province le rendement de la pomme de terre, do bien choisir les variétés, en prenant en considération leur origine, et de faire une meilleure culture, celle cpie conseillent les experts de Guclph, d'Ottawa et de Québec.Nous toucherons aujourd'hui un troisième point, très important lui aussi celui des arrosages.Qu'entend-on par ces paroles?.On entend par là l'opération qui consiste à recouvrir les fanes de la pomme de terre d'une couche de bouillie bordelai.se.Pourquoi cette pratique?Pour éloigner les maladies et les insectes et pour augmenter le rendement des patates.1.— Pour éloigner les maladies et les insectes Une dizaine de maladies différentes attaquent la pomme de terre dans la province de Québec.On contrôle certaines d'entre elles: la Cale commune (voir l'article de M.Barbeau dans le Bulletin du 28 février 1920), la Gale poudreuse, qui ressemble à la gale commune, et la Jambe noire, pourriture noire de la tige, des racines et du cœur des tubercules, en plongeant les patates de semence, avant de les "couper," dans un bain de formaline — 1 chopine pour 30 gallons d'eau.On les tient dans ce liquide une heure et demie environ.D'autres maladies, comme la Mosaïque et l'Enroulurc des feuilles, ne se combattent (pie par la sélection.Nous les passons sous silence pour aborder immédiatement les principales maladies de la pomme de terre, en particulier le Mildiou ou pourriture, qui a fait, encore l'été dernier, des terribles dégâts dans la province.Ces maladies: le mildiou ou pourriture, et autres moins importantes: la brûlure hâtive et l'échaudage, la bouillie-bordelaise seule peut en avoir raison.Etudions-les donc plus en détail en commençant par la principale: l.e Mildiou ou pourriture des patates C'est la plus commune et la plus dangereuse des maladies qui attaquent la pomme de terre.Elle est cause (pu-plusieurs cultivateurs, chaque année, perdent leurs récoltes de patates.Cette maladie, connue sous les noms différents de Mildiou, de pourriture ou de brûlure tardive, apparaît vers l'époque de la floraison.Les feuilles, celles du bas d'abord, brunissent.A l'envers des feuilles malades, on remarque une poussière blanchâtre, qui se détache et vole au vent.Ce sont les germes de la maladie.Si la température est alors humide, le lléau ne tarde pas à se montrer aux quatre coins du champ.I.cs fanes deviennent comme grillés et gelés et se décomposent en dégageant: une odeur de pourri.Les germes — cette poussière blanche des feuilles malades — qui tombent sur le sol, sont entraînés par les pluies et mis en contact avec les tubercules dans la terre.Ceux-ci, ;\ leur tour, se décomposent.Les moins malades ne présentent que des taches brunes à leur surface.Les autres — quand le sol est humide surtout — pourrissent complètement.(Voir la ligure.) Cette maladie n'est pas causée par l'humidité du sol.Elle est due à l'action d'un champignon — microbe des plantes — qui a cependant besoin d'humidité pour se développer.Cela explique le plus grand développement de la maladie dans les terrains humides et durant les étés pluvieux.Le champignon ou le microbe qui cause cette maladie hiverne dans les tubercules attaqués.Il est donc important de ne semer que des patates saines.Cependant, ni la sélection, ni même la formaline telle qu'employée dans le contrôle des gales et de la jambe noire, ne suffisent pas à combatre le mildiou ou pourriture.11 faut absolument pratiquer un autre traitement: celui de la bouillie bordelaise.Nous y reviendrons dans un instant.Deux autres maladies, beaucoup moins importantes que celle que nous venons d'étudier, attaquent aussi les feuilles de la pomme de terre c'est la brûlure hâtive et l'échaudage.La bl'Ûlurc hâtive n'envahit pas les feuilles complètement comme fait le mildiou.Elle se présente sous forme de taches arrondies, d'un deini-pouce environ de diamètre.Les feuilles atteintes jaunissent.Celte maladie ne provoque jamais la pourriture des tubercules.L'autre, l'échaudage, que les Anglais appellent tip-bum, n'est autre (pie la brûlure des feuilles, qui se localise sur le contour seulement de ces dernières.On la constate, cette maladie, au cours des mois de juillet et d'août.Elle provient de la " sécheresse " des feuilles qui, par les temps chauds, évaporent plus d'eau que lies racines ne sont capables de leur en fournir.Ces trois maladies: le Mildiou ou pourriture des patates, In plus importante de toutes, la brûlure hâtive et l'échaudage, c'est la bouillie bordelaise qui les contrôle.Qu'est-ce donc que la bouillie bordelaise?La bouillie bordelaise, c'est un fongicide, un "lueur" de champignons, causes des maladies chez les piaules.On la prépare d'après la formule suivante: Vitriol bleu OU sulfate de cuivre, 4 livres Chaux vive.4 " Eau.40 gallons Dans un premier baril (faire usage de récipient en bois), contenant 20 gallons d'eau, dissoudre les 4 livres de vitriol; dans un second baril, contenant aussi 20 gallons d'eau, éteindre et délayer les 4 livres de chaux; réunir ensuite ces deux solutions en versant le lait de chaux, qu'il est bon de " couler," dans la solution de vitriol, on brasse un peu et la bouillie bordelaise est prête à être employé.Elle ne se conserve pas.Lorsqu'il en faut beaucoup et c'est le cas pour un champ de patates ordinaire, on prépare de la bouillie bordelaise concentrée, en " esprit," qui se conserve, celle-là.Dans un tonneau, contenant 40 gallons d'eau, dissoudre 40 livres de vitriol et dans un autre baril, contenant la même quantité d'eau, éteindre et détremper 40 livres de chaux.Pour suivre la formule énoncée ci-dessus, il suffit, quand on en a besoin, de diluer 4 gallons de la solution concentrée de vitriol dans 16 gallons d'eau — ce qui donne 20 gallons — et 4 gallons de lait de chaux concentré dans 16 gallons d'eau également —¦ ce qui donne 20 gallons, l.e lait de chaux dilué est ensuite versé dans le vitriol dilué, comme ci-dessus, et l'on a 40 gallons de bouillie bordelaise prêle à être employée.Il est très important de diluer séparément, avant de les mélanger, les deux solutions concentrées.Combien d'arrosages?C'est en pulvérisant cette bouillie sur les feuilles de la pomme de terre que l'on peut avoir raison de la pourriture, de la brûlure hâtive et de l'échaudage.On recommande de pratiquer le premier arrosage lorsque les patates onL environ huit pouces de hauteur.On en fait quatre autres durant l'été, à quinze jours d'intervalle environ.A propos de pompes " Tous les arboriculteurs éclairés, écrit M.Macoun dans le bulletin No.'10: " La pomme de terre," considèrent qu'une bonne pompe à pulvériser est d'une nécessité absolue, mais les cultivateurs (pii ont une pompe de ce genre sont encore peu nombreux.Nous avons démontré par des expériences à la ferme centrale qu'une pompe à pulvériser, employée régulièrement pour traiter les pommes de terre afin de prévenir le mildiou ou la pourriture, se paie d'elle-même en uni-saison." Il y a plusieurs genres de pompes sur le marché.La pompe ordinaire, aspirante et foulante, que l'on fixe sur un baril à pétrole, donne de bons résultats.Le service de l'horticulture, du ministère de l'agriculture de Québec, en a un certain nombre à disposer.Il a publié à cet effet des blancs de commande que l'on peut se procurer chez l'agronome du comté ou du service de l'horticulture directement.Pulveriser, ce n'est pas arroser.La bouillie bordelaise doit être appliquée sur le feuillage sous forme de brouillard, ("'est important.Pour cela, il faut;un bon " bec." Le meilleur, parait-il, c'est le " bec à trois branches " que l'on fixe à l'extrémité du boyau.Il permet de pulvériser deux ou trois rangs de patates à la fois.On peut aussi se procurer un appareils à quatre jets.C'est un tuyau en cuivre muni de I becs permettant de pulvériser quatre rangs de patates à la ois.Cet appareil est fixé en arrière de la voiture et peut être élevé ou baissé à volonté.Consulter à ce sujet l'agronome du comté.11 faut savoir où les acheter.lOt les bêtes à patates .La bouillie bordelaise n'étant pas un poison, pour contrôler les bêles à patates en même temps (pie les maladies, il faudra nécessairement l'empoisonner.Avec du vert de Paris ?.Non!.Ne parlons plus de vert de Paris.Avec quoi alors?.Avec de ['arsenate de chaux.Ce nouvel insecticide est supérieur au vert de Paris et se vend beaucoup moins cher (pie ce dernier: 25>j sous la livre par quantité de 100 livres pour l'arséniatc de chaux et 51 sous pour le vert de Paris.La différence est grande.Quelle quantité D'une manière générale, la culture de la graine de trèlle et de mil, dans la province de Québec, a été très satisfaisante, l'année dernière.En certains endroits, notamment, les résultats obtenus ont été remarquables.On nous demande de toutes parts, depuis quelques semaines, d'indiquer les cultivateurs ayant de la graine de trèlle à vendre.C'est pourquoi, dans le but d'étendre et de faciliter les relations entre vendeurs cl acheteurs de ce produit, nous faisons un appel tout spécial, auprès des cultivateurs qui ont de la graine de trèfle à vendre, les d'arséniatc de chaux faut-il employer pour Hier les bêtes à patates?On emploie livres seulement de cet insecticide pur 10 gallons de bouillie bordelaise.Donc, avec la bouillie bordelaise et pour tuer les doryphores de la pomme de terre, employer à l'avenir de l'arséniatc de chaux.I .es maisons: Sherwin-Williams et Canada Paint, de Montréal, eu vendent.Demander les prix et faire acheter par l'eut remise du cercle agricole nu des sociétés coopéra lives.Lorsqu'on emploie l'arséniatc de chaux seul avec de l'eau, il faut ajouter 1 ou 5 livres de chaux (vive, que l'on éteint 1 par -10 gallons de mélange.Quant au vitriol bleu, on peut l'acheter au Comptoir Coopératif, 10-12, rue du Port, Montréal.2.— La bouillie bordelaise augmente le rendement Non seulement la bouillie bordelaise empoisonnée détruit les insectes et contrôle les maladies, mais elle stimule la végétation de la pomme de terre.Les feuilles recouvertes de bouillie restent vertes plus longtemps, nourrissent davantage les tubercules, qui augmentent en nombre et en grosseur." Puisque arroser, disait le Dr W'.-ll.Rankin, de l'Université Cornell, au collège Macdonald, l'année dernière, nous fournil ainsi un moyen de retirer de cette culture — la pomme de Terre — de plus gros profits, il n'y a pas un seul producteur qui puisse de bon gré négliger cette pratique fort simple.La véracité de celle assertion esl sans aucun doute bien reconnue par la majorité de cet auditoire — les membres de la Société de Québec pour la protect ion des plantes.Toutefois, si on désire des preuves, nous n'aurons qu'à référer aux recherches poursuivies pendant une période de 20 années consécutives à la station agricole du Vermont et à celles conduites pendant 10 ans à la station de l'Etat de New-York.Au Vermont, le rendement, qui était de 116 minois à l'acre, fut porté, par suite des arrosages, à 221 minois, l'ans l'Etat de New-York, l'augmentation moyenne fui de 45 à 97 minois à l'acre.Notez bien quour lui donner ce qu'on appelle vulgairement une bonne partance, on devra d'abord lui servir tlu lait entier durant les quelques premiers jours.A moins que l'on ait perdu la mère durant sa parturition, ou qu'elle ait été atteinte d'une maladie sérieuse telle que la fièvre du lait, il serait possible, même rien ne devrait empêcher de donner aux veaux du lait maternel, au moins jusqu'à ce que ce lait soit propre à la consommation.En outre il sera grandement avantageux de continuer à servir du lait durant une semaine ou deux, ne formât-il qu'une portion de la nourriture liquide.Aussitôt qu'une certaine quantité tlu lait entier a été soustraite, substituez-lui du thé de foin.Toutefois soyez prudents: Ayez soin de ne pas en additionner une quantité trop grande qui produirait la distension de l'estomac et serait cause de la formation tie veaux pansus.Le meilleur thé tie foin est fait tie trèlle ou de luzerne récoltée de bonne heure et finement hachée; il est bouilli à petit feu durant un temps assez long, et ensuite filtré dans un tamis métallique à mailles assez fines.Ce thé est ajouté au lait et servi à une température convenable, ordinairement celle du " lait chaud".Les repas seront fréquents, trois par jour si possible, durant les premières semaines.Quand le veau a atteint ses huit jours, du tourteau de lin peut Être aiouté^au liquide, de mCtne du gruau d'avoine et du son de blé; mais tous deux bien cuits.La cuisson a pour but d'encourager le veau, encore tout jeune, à prendre une telle nourriture quanti il prentl volontiers tie la farine sèche, on peut discontinuer; mais le tourteau ne doit pas cesser d'être un des éléments de la nourriture.A partir de ce moment on aura soin de tenir constamment de l'eau a sa disposition et dans des vases propres.Si le ou les veaux peuvent être gardés dans une stalle libre où il s'en trouvent tie plus âgés, mais pas encore assez pour manger toute la portion de farine servie, les plus jeunes apprendront vite â manger en suivant l'exemple des autres.On peut encore dresser le jeune animal â.accepter cette nourriture en prenant un peu de farine dans la main et en la lui introduisant dans la bouche.On peut les accoutumer à manger des racines en leur en introduisant également de petites tranches tlans la bouche.Les farine servies d'après ce rationnement peuvent être les mêmes que pour les veaux élevés au lait écrémé: Trois parties île farine de blé d'Inde " " " moulée d'avoine tamisée Une partie de gru " " " tourteau de lin.La nourriture grossière qui comprend: le foin, l'ensilage et les racines, peut aussi être donnée de la même manière avec cette différence toutefois que les racines se montrent plus avantageuses que l'ensilage, puisque ce dernier est avant tout une nourriture carbonée, c'est-à-tlire productive d'énergie et de lait plutôt que de tissus et de chair.Il est aussi probable que le foin de luzerne peut être servi avec profit, après a oir été passé au hache-paille et mélangé de farine.Si les veaux ont une bonne constitution, ils peuvent quelquefois consommer cette nourriture plus tôt que le foin de trèlle ordinaire, et ainsi en plus grande quantité, au même temps.Aussitôt que les veaux ruminent les aliments, il semblerait donc avantageux de servir de la farine avec du foin finement haché.I! y a, dans le commerce, plusieurs espèces de nourriture pour les veaux.En faveur tie quelques-unes d'entre elles on a fait de si extravagantes réclames que nombre d'éleveurs ont été induits par là à les rejeter tout à fait.Il en est de Celles-là, sans doute, comme des nourritures condimentaircs.Elles diffèrent grandement tlans leur valeur nutritive et toutes, peut-être, sont achetées sans profit.Il n'est pas moins vrai tpie quelques hommes pratiques pensent qu'il y a avantage a en employer quelques-unes en plus ou moins grandes quantités.Mais je crois que si ces nourritures sont employées à l'exclusion de toutes les autres, il est raisonnable tie supposer tpi'il faut les servir quanti les veaux sont élevés presqu'enlièrement sans lait.Donc, trois moyens généraux s'offrent aux cultivateurs qui vendent leur lait et qui veulent en même temps élever de belles génisses: lo.Ils peuvent donner aux veaux une quantité minimum de lait et quelques farineux mélangés avec du thé de foin.Il sera urgent, toutefois, d'en servir suffisamment pour déterminer chez eux un bon point de départ.On a constaté que la quantité minimum de lait entier nécessaire est rie 152 livres et de 435 livres pour le lait écrémé.2o.Les veaux peuvent ne recevoir du lait entier que durant quelques jours seulement, après quoi on leur donnera une ration de farine ou de gruau.Cette méthode a donné tie beaux résultats.3o.Les veaux peuvent être très bien poussés, comme on dit, avec du lait écrémé durant une couple tie mois.Et il suffira ensuite tie servir une bonne ration tic foin de luzerne ou fie trèlle haché et df grain.JOSEPH PAREN'TEAU, E.E.A., Institut Agricole d'Oka, I Nouveau Livre Sur La J Manière d'Arracher Les Souches Vous enseigne la façon la plus facile et la plus économique de défricher votre terre .Demandez le livre aujourd'hui; Lisez comment pur m manière scientifique d'appliquerun levier Kirstin permet a uu seul homme d'arracher I03 souches, qu'elles soient grosses, petites, vertes, pourries, ou coupées a rus flu uni—aussi 1rs arbres, les luiies nu les finissons, sans chevaux ou aide additionnelle, l'ns besoin fie creuser, de couper ou tie faire d'autres dépenses.Lo Kirstin cuti te moins cher dès le début, et ses (rais d'opération font 1rs plus Ins.Hemliout.se vite son prix d'achat, par de plus crosses récoltes, et In plus grande valeur qu'il donno :l la terre.11 «joute des milliers tie piastres en profit toutes les uuaCcs.Demandez le nouveau livre urn tint aujourd'hui.««tg^sM Arrache-souches o.a „ your un seul homme Six mois pour le Paiement Des milliers do feriniets l'achètent A crédit, pur paiements partiels.J'o cette façon.!u Kirstin se paie on profits bien nvitnt que vous I nyit-/.paye.Vous no 'vims apercevez pas du cot'it.I.e laineux Kirstin est fabrique avec le meilleur acier.Garanti pour 3 uns contre ta casse, quo ce soit la faute du fabricant ou non.il peso moins—imite innins cber.et il opère plus vile, a plus de pouvoir et do force et dure plus longtemps, Une force tie quelques livres exerce une pesée do plusieurs tonnes sur une Rouelle.Pouvoir simple, double, triple, et plusieurs vitesses.A basse vitesse on ébranle la (touche, Quelqin-s coups il vitesse plus f-mndc la font sauter.Kvsteine patcnU I onr reserrer lo cable détendu.Facile A transporter.ON MEKVlilLLKUX SUCCES.Essaycz-Ic pendant Trente Jours à nos frais.N'envoyez pas d'argent Demandez slmplcmcntlo Kirstin que Jotoii* ollrn à mes risques et périls.Keiiucz-vons compte île la facilité avec laquelle un seul homme peut arracher les plus grosses cl les pins dures souches.Essayez-la fie toutes les façons.Prouvez tout ce que j'avance.Si vous êtes satisfait, gardez-le.si non, rcnvovezIcA mes trais.Vous no coures! aucun risque, six mois pour le payer.Demandez lo nouveau livre gratuit—aujourd'hui.Agents pour la l'rov.de Québec, P, T.UCQARE LTfcE., Dept.604 Québec, A.J.KirtSTiff CANADIAN CO.220iaUc Dcnnis.Stuilt Stc-Maric.Ont. :i AVRIL 1920 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE 19 GRAND CONCOURS ! ! ! Pour le recrutement d'abonnés au Bulletin des Agriculteurs Dans le no.13 du BULLETIN DES AGRICULTEURS, nous avons annoncé la décision du Bureau de Direction du Bulletin des Agriculteurs d'ouvrir un concours pour le recrutement de nouveaux abonnés au Bulletin.Que les abonnés se souviennent que le temps de ce concours est limité au mois d'avril.Il faudra donc se mettre à l'œuvre immédiatement si l'on veut tirer parti des avantages que le Bulletin offre à ceux qui lui feront de la propagande.Que l'on se souvienne que ce concours est ouvert: lo Aux membres de la Coopérative Centrale des Agriculteurs de Québec; 2o aux fils et filles de ces membres; 3o aux abonnés ou abonnées du Bulletin des Agriculteurs 0 livres.G2c Beurre frais so ide.Boites de 56 livres.GIJ^c No No PETITS FROMAGES BLANCS Dans des boites spéciales contenant deux fromages, de 20 à 25 livres chacun.Fromage fort, la livre.30c Fromage doux.28c Pour un seul fromage, Yi cent In livre de plus que le prix indiqué.Fromage (fort) Boites de r'O livres .27K'C Fromage doux (Twin) 40 lbs chacune 27r Viandes fumées Jambons 8 à 14 Mis.10c 14 a 20 lbs.38c Jambons 21 et plus.3iîc Miel Blanc -Brun - - Fin chaudières de 30 lbs, 23c la lb.En chaudières de 30 lbs, ISc la lb."Breakfast" Bacons.40c " Cottage Rolls ".38c Pique-Niques.32c Lard saîé Lard gras (canad'en) en baril 200 lbs.32c " Entreïardè200 lbs.33r Un chèque doit accompagner la commande.Ces prix sont sujets à changement sans avis.Adressez-vous à la Coopérative Centrale des Agriculteurs de Québec, 63, rue William, Montréal 3 AVRIL 1920 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE 21 Vancouver, la métropole du Pacifique Le développement qu'ont subi, depuis quelques années, les vastes territoires qui s'étendent h l'ouest du lac Supérieur, a surtout été marqua par la naissance de villes nombreuses qui ont pratiquement surgi du sol durant la période de prospérité qui précéda le bouleversement de la guerre, ainsi (pie par l'expansion des centres qui existaient déjà avant même que l'attention générale se soit fixée sur cette riche partie du Dominion.Dans les provinces prairies, des villes comme Winnipeg, Regina, Calgary et Edmonton, devant I affluence considérable des immigrants venus de toutes les parties du monde tenter fortune dans le moderne Eldorado canadien, virent leur population se décupler et leur développement prendre un tel essor, qu'il devint souvent difficile pour l'administration des services municipaux de tenir le pas avec l'augmentation formidable qui so manifestait dans toutes les sphères.La Colombie-Anglaise jouit aussi A cette époque de la vagUC de prospérité qui s'était abattue sur le Canada, et ses villes prirent alors pivsqu'aiitant d'expansion que celles des prairies.La principale, Vancouver, s'est développée dans îles proportions telles, qu'elle est devenue aujourd'hui l'un des centres les plus importants du pay?.Avantageusement située au fond d'un havre bien abrité et point terminus de la ligne transcontinentale du Pacifique-Canadien, ;\ qui il faut dire qu'elle doit une partie de sa prospérité, cette ville ne «levait pas tarder il devenir, par l'étendue de son commerce, la métropole de la côte du Pacifique.Loin de voir son importance diminuer par le l'ait de la guerre et de la grande dt-pression qu'elle causa dans le domaine économique, Vancouver sembla toujours conserver, pendant les années instables que dura le conflit, le caractère d'activité qui la distinguait auparavant.Grâce ;\ son port par où passèrent des quantités extraordinaires d'approvisionnements et d'articles de guerre, de même que des milliers de soldats, la ville ne vit pas beaucoup ralentir sa marche progressive ni diminuer, dans une trop grande mesure, le chiffre de ses affaires.Pendant les premières années de la grande guerre, avant que nos voisins du sud y prissent part eux-mêmes, Vancouver fut probablement l'endroit le plus visité par les touristes américains le long de la côte du Pacifique.Intéressante par sou caractère cosmopolite, pittoresque par sou site exceptionnel, la ville offre encore dans ses limites e< dans ses environs, une foule d'attractions naturelles cpii font les délices des visiteurs.Son parc Stanley qui ferme le havre aux (rois-quarts, lui laissant un passage étroit mais profond.est avec sa luxuriante végétation, ses superbes promenades et ses pins géants, probablement le plus beau du genre en Amérique; le canyon de Cnpilano que l'on traverse sur un pont suspendu à quelque 300 pieds au-dessus du fond du précipice: la magnifique plage d'English May; les hauteurs Shaughncssy, sont autant d'endroits qui restent gravés dans la mémoire de ceux qui sont allés passer quelque temps dans la capitale commerciale tic In Colombie-Anglaise.Vancouver possède de superbes édifice.-, de confortables et luxueuses hôtelleries, des rues propres et.bien disposées, une gare adéquate aux besoins du trafic el eu un mot, tout ce qui peut en faire une moderne métropole; sa population, qui touche presque les 21100110 habitants.va sans aucun limite cunt inner à augmenter et il serait difficile de dire maintenant quelle position Vancouver occupera finalement sur le littoral du Pacifique. PAGE 22 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS :t AVRIL 1920 Montreal, 24 Février, 1920 Propriétaires de beurreries, fromageries et laiteries, lisez attentivement ce qui suit: Le Centrifuge SIMPLEX est maintenant reconnu comme le plus avantageux pour le lait entier comme pour le petit-lait de fromage: Les Barattes SIMPLEX et SUCCESS sont les plus avantageuses et ce, pour les raisons suivantes : I—Elles barattent plus vite.2—Elles permettent de suivre le travail du beurre.3—Le beurre, une fois malaxé, est reçu sur une table et sorti de la baratte juste au moment où vous voulez le mettre dans les boîtes.4—Leur très grande facilité d'entretien les fait apprécier par tous leurs propriétaires.5—Grande économie de pouvoir en combustible et en transmission.Toute information concernant les machines les plus améliorées et les meilleures fournitures pour beurreries, fromageries et laiteries peut vous être fournie par : B.Trudel & Cie, 36, Place d'Youville, Montréal.BOITE POSTALE 484 Centrifuge "MAGNET" Toutes les qualités réunies dans la même machine.•s Remarquez la solidité du bâti.Le pivot tournant sur un coussinet à billes.Le ressort en dessous du coussinet.Catalogue envoyé gratuitement .suc demande.La Cie Manufacturière Pétrie, Limitée 3, rue ST-NICOLAS - - - MONTREAL Rlatchfordte Calf Meal La premiere îles nourritures pour Veaux.Marque de commerce enregistrée TraJ« Mark fondée Leicester Angleterre il y a 120 ans w CiUMcat Chaque 100 livres égalent 100 gallons de liiil PARFAITEMENT CUITE A LA VAPEUR La nourriture Blatchfor'ds pour veaux est le plus employe de tous les substituts pour le lait.Il sert à élever plus de veaux tous les ans que toutes les autres nourritures ensemble.INSISTEZ SUR LA BLATCHFORD'S Ce qu'il y a (le mieux pour remplacer le lait entier.BLATCHFORD CALF MEAL CO.OF CANADA, LIMITED Département 51-61-67 Avenue Pel/mm, Toronto.Si votre marchand local lie peut pas remplir votre commande, écrivez au distributeur le plu* rapproche.Wm.EW1NG CO., LIMITEE 142 rue McGILL, MONTREAL The FARNIIAM GRAIN CO.Karnham.Que.The HYNDHAM GRAIN co., Sherbrooke, Que.J.».RENAUD, & CIE.Inc.126 rue St.Paul, Quebec, Que.L'achat d'une écrémeuse ou le remplacement de votre vieille écrémeuse nécessite EE beaucoup de reflection de votre part.On raconte qu'un homme avait une maison dont le toit avait des fuites et lorsqu'il pleuvait, la maison était inondée.Or, un jour qu'un voisin lui demandait pourquoi il ne faisait pas réparer son toit, cet homme répondit : " Quand il pleut je n'ai pas le temps de m'occuper de cette réparation parce que je suis trop occupé à mettre des bassins au-dessousdesfuites.etquand il ne pleut pas, mon toit n'a pas besoin d'être réparé".Voilà qui prouve que dans bien des cas on subit des pertes uns aucune excuse valable.L'usage de notre écrémeuse vous permet d'économiser sa valeur en une couple d'années, car elle écréme promptement et à toute vitesse.Elle ne nécessite pas le lavage de plusieurs petits plats.On l'huile par un seul endroit et cela, une fois par mois seulement.Nous garantissons la plus complète satisfaction à ceux qui font usage de notre écrémeuse — et rappelez-vous que notre garantie est celle d'une maison qui vaut plu» d'un million.Sharpies Separator Co.314 Notre-Dame Ouest, s MONTREAL, P.Q.Bure.u-chef, TORONTO.- - Succuriale, REGINA, SASK.Peur pltra amplai data lia, rampIlM» la formula lulvanta a-t adrattar-fa ft SHARPLES SEPARATOR CO.314 Notre-Dame Ouest; Montreal, P.q.Bureau-chef; Toronto.Succursale.Recina, Sask.Nom A«ire»ao.Comté.Province.?08?021408138631377?6653036120639 0001020200000102000002024853532323484848485348230001010101 892348480248020100534802000102530202000200000202020102010102020001020200000100000202900001000102020102010102010200 .1 AVRIL l»20 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE 23 L'INDUSTRIE ERABLIERE Trois conditions de succès L'Alliance du Cultivateur et du Banquier Trois conditions sont essentielles à la bonne fabrication: la propreté, la cueillette de la sève tous les jours, l'évapotation par ebullition rapide de la sève.Sans la propreté, il n'y a aucun sucre qui puisse plaire au consommateur.Il faut échauder les vaisseaux avant de s'en servir et chaque fois qu'on s'en sert.La propreté s'impose dans la chambre des cmbouteillcurs.Il faut avoir des ustensiles parfaitement nettoyés; avoir soin de ne pas laisser tomber de feuilles ou autres impuretés dans les chaudières à sève, et pour cela les recouvrir d'un couvercle Il faut avoir un bon couloir DONNEZ A VOS VACHES ET A VOS CHEVAUX Un produit éprouvé qui agit non seulement comme dépuratif et tonique des organes digestifs, mais corne condiment, rendant tes fourragea grossiers de la ferme plus attrayants, plus appétissants, plus faciles a digérer et & assimiler.Il renforcira ut engraissera vos animaux Ct les maintiendra en santé En vente partout : 75cts In boite Produits QUINQUINOL indispensables sur la ferme "Quinquinol" (Tonique des Animaux) 75c.la boite "Quinquinol" (Tonique des Volailles) 75c.la botte Tuo-Poux "Quinquinol" 25c.boite Onguent "Quinquinol" 50c." Uniment "Quinquinol" 50c." Spécifique des Coliques "Quinquinol" 50c.la bouteille Vermifuge "Quinquinol" 50c.bout.Un de chacun de ces produits sera expédié à n'importe quelle adresse sur réception de (3.00 seulement.Gnlde vétérinaire Illustré adressé gratis.Cie des Produits Quinquinol 111, rue St-Thimothée MONTREAL cpii ne laisse passer que de la sève pure clans la bouilloire car un produit pur peut seul donner un produit pur.LAIT VEILLI ET SEVE VIEILLIE En deuxième lieu, il faut faire la cueillette quotidienne de la sève; si elle séjournait dans les chaudières, il se développerait une fermentation qui lui enlèverait sa principale qualité, son arôme, sa couleur ct aussi sa densité normale.Il ne faut pas se laisser aller à la paresse et croire qu'on peut attendre au lendemain, vu que la coulée a été légère.11 en est de la sève vieillie comme du lait vieilli.Ce sontXdcux élénveilts^qui nécessitent de grands soins pour donner des produits parfaits.Il faul bien rincer les chaudière-iliaque fois qu'on les vide pour ne pas laisser séjourner de sève au fond, ce qui, encore une fois,provoquerait une fermentation qui se communiquerait à la sève du lendemain et la détériorerait.L'EVAPORATION En troisième lieu, ('evaporation par une ebullition rapide.Ne mettre dans la bouilloire qu'une mince couche d'eau et chauffer fort, de façon à produire une evaporation et une une cuisson rapide de la sève.I'our cela, il faut du bon bois sec qui nourrisse un feu toujours ardent.Il faut prendre bien soin de ne pas mêler la sève froide à la sève chaude, ce qui retarde l'ébullition et produit un sucre et un sirop de qualité inférieure.L'eau de pluie donne une couleur sombre au sirop et lui enlève son arôme.Il faut faire en sorte que la sève soit bien mêlée après la première coulée de sirop, laquelle devrait s'effectuer environ une heure et demi après que le feu a été allumé.I.es suivantes devraient se faire à toutes les 5 a 10 minutes.Il convient de ne pas trop cuire la sève, 27F Vous consultez un avocat, pour un avis légal ; un médecin, pour un conseil médical; alors, pourquoi ne vous adresseriez-votis pas à la Banque des Marchands pour un conseil financier ?Si vous désirez emprunter pour acheter du bétail, des cochons ou des accessoires—si vous désirez dea renseignements sur le moyen de faire des placements d'argent—adressez-vous donc à ceux qui s'occupent de finances, et sont en état do vous donner un conseil ¦ain et impartial.LA BANQV6 ws MARCHANDS Etablie on 1 864.Bureau Cbef: Montréal.DV CANADA 375 Succursales de cette Banque sont disséminées dans tout le Canada.parce que dans ce cas, elle tend à rougir.C'est une des causes qu'il y a tant de sirops d'une couleur plutôt foncée, ct qui fabrication du sucre ou du sirop d'érable de première qualité, qui obtiennent les plus hauts prix du marché, sont: la pro- ne sont pas aussi recherchés que sirops dorés ou ambrés.Ainsi les trois |»¦ .lui essentiels les pieté, la récolte quotidienne l'évaporalion lapide de la sève, SUCRIER PENSEES S'irriter contre la faiblesse, qu'on n'est pas fort.• est pn iiiver I.a pluie du dimanche dure souvent la semaine.Réflexion d'un Parisien renforcé: l.e seul inconvénient des villes, c'est d'avoir la campagne autour.l'ne pensée philosophique: Quand mes amis sont borgnes, je les regarde de profil.30cga°SS51AT0UX SIR MONTAGU BROWNING Amiral, Chef 0c la Commission nommée par les Alliccs pour l'inspection des bases navales allemande?, d'après les terme '•• ca de roc remplaçant nlnsl cinq chevaux r.tir nos travaux d'hiver, dans les conditions d'un hiver trèsdur.Nous avons aussi obtenu d'excellents résultats de l'emploi du tracteur comme encin statlonnalrcaclionnanl un Gcparatrurde (rraln concassé de 30" avec ventilateur.Il a donné un très bon service pour le remplissage de la clacicre, car il est plus constant que les chevaux, et Je dois vous remercier pour la rapidité avec laquelle vous nous avez donné du service.Votre tout dévoué.MULL-HALL STOCK KARM (Sitmé) Charte* Gcorgo Thomas, Gérant-Général La charrue i tracteur Oliver représente la perfection.Les socs Oliver sont spécialement adaptés au sol canadien et conservent leur tranchant pendant un temps indéfini.Le dessin et les qualités intrinsèques de l'Oliver abrègent l'ouvrage et améliorent le labour.Pour bien labourer, achetez la charrue Oliver avec votre Cletrac Vous pouvez acheter les deux ensemble.De plus amples informations et de la littérature intéressante au sujet du Cletrac et de la Charrue àTracteur Oliver seront données avec plaisir.BANQUIERS] La Banque NaUonalt, etri al il bien connut dans toute ta Precinct, pour /'intérêt et la sollicitude qu'elle porte au blen-îlrc de la clam agricole; en oeria d'un plan dûment approuvé de paiements différa, escomptera à n'importa laquelle de ses 272 succursales et agences, les billets de n'Importe quels culttoateurs oa fermiers responsables, dormis en paiement Je leur matériel dé tracUat rear frtx rl Condition» dt Vente écris* mm Département de l'Agriculture QUEBEC.P.a 'our Service oa fùiees de Rech+nfr tertre t Tractor & Implement Company, Limited 604-5 Edifice Drummond, MONTREAL, P.Ci.e - I CD 1—' • d M O o 02 CD c+ et "i et H- et p cr *-4 a c-r p> • il) o * o c+ 3 H** • O w c w }—' H- r-r O C CD CD
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