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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
samedi 29 mai 1920
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1920-05, Collections de BAnQ.

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VOL.5 MONTREAL, LE 29 MAI 1920 Prix: No.22 Voir à la page 11: Conservation et coopération (Suite), par J.T.BERTRAND 5« le numéro Tdbdc à Chiquer Une ^é0Ê^°^ Contins 2'J MAJ 1920 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS l'AGE 3 Messieurs les Cultivateurs! Pourquoi ne profiteriez - vous pas d'une partie de l'espace que le "Bulletin" consacre à l'annonce?Les maisons de commerce, même de petite envergure, n'hésistent pas à débourser des sommes assez rondes pour faire connaître leurs produits par le moyen de la publicité.Nous voua engageons donc à essayer au moins nos petites annon-ces pour vous convaincre de l'efficacité de la publicité par le BULLETIN DES AGRICULTEURS Voni Kvei tout IntérAt à faire Tenir vos fournitures de bureau de cbei Joseph Portier, Ltée FABRICANTS-PAPETIERS ET NEGOCIANTS Atelier de reliure, typographie, gaufrage et relief.Papeterie mercantile.Exportation et Importation.Livres de comptabilité A feuillet! mobilei.Agents du célèbre appareil "Mlmeographe." Un essai vous convaincra—Ecrives ou venei A 210, rue Nôtre-Dîme Ouest, coin St-Pierre Téléphone Mein 444 eM45 MONTREAL Banque d'Hochelaga FONDEE EN 1874 Capital autorisé $10,000,000 Capital versé et réserve .$ 7,800,000 Total de l'actif $57,000,000 J.A.VA ILLANCOURT.President L'hon.F.-L.BEIQUE.V.-Préaident BEAUDRY LEMAN.Gér.Gén.253 Succursales et Sous-Agences en Canada Nous allouons l'Intérêt bu plus haut tanx courant sur lout dépôt de f 1.00 on plus à notre Département d'Epargne.Le Bull etin des Agriculteurs Journal hebdomadalrs pabllé par la Coopérative Centrale des Agriculteurs de Québec Direction et administration : 63, rne William, Mortréal.IHd.ct.m: J.N.PONTON.RA.I1.B.A TEL EPI! ON Kl MAIN 26EI.ABONNEMENT.Canada! II.M par anntt, parable d'avance.Blasa-Uni* al para stranger*! Il.ee par année.TARIT DES ANNONCES, r.ui.aanonceai :i mot*: 10 cent pour chaque Insertion; 2 eanls par mot additionnel.Minimun 50 can ta par annonce.Grand** ana*ae*ai Demande* conditions au gérant dt publicité- Tout* annonce est sujette A l'approbation du directeur.La copie doit être fournie au moins 10 Jours avant la date de la publication.Ct Journal «if Imprimé pur l'Attntt Cunuiitnnt it PuUicllê Ltmlltt.s* Ne.IB4 Omtll, rut Laïautkttitrt, A Montrtul.Vol.5 Montréal, le 29 mai 1920 No.22 SOMMAIRE PAGE!) Editorial.5 Entre nous.6 Le marché.12 Revue des marchés.13 Autour du foyer.14 La mode du jour.15 Petites annonces.17 A vendre.20 PHOTOGRAPHIES ET CORRESPONDANCE Nous serons heureux de reproduire dans notre journal toutes photographies susceptibles d'intéresser nos lecteurs:—résidencei et bttiments modernes, animaux primés aux expositions, troupeaux d'élite, beaux légumes, fruits etc.Adressez-nous eei photographies et nous vous les renverrons en bon itat Notre journal est entièrement au service des cultivateurs.Ceux-ci sont donc invités 1 nous faire toutes suggestions au sujet de la rédaction et à faire usage de nos colonnes pour traiter tout sujet susceptible d'intéresser la classe agricole:— correspondance, articles, méthodes de culture, d'élevage, rapports de conventions, etc Les sociétés coopératives agricoles sont spécialement invitées à nous faire parvenir pour publication le rapport annuel de leurs opérations.Aucune communication anonyme ne sera considérée.Tous les oultlvateurs pratiquas devraient reoevolr le Bulletin des Agriculteurs.SI vous connaissez quelqu'un qui desire s'abonner, faites signer et envoyez-nous ce ooupon.BULLETIN D'ABONNEMENT Le Bulletin des Agriculteurs, 63, rue William, Montréal.Veuilez m'inscrire sur la liste des abonnés du " BULLETIN DES AGRICULTEURS " Je vous envoie, avec la présente, la somme de UN DOLLAR (SI.00) prix d'abonnement pour un an à compter de.Signature.Adresse.Date.Comté de.DONNEZ i VOS VACHES ET A VOS CHEVAUX Un produit éprouvé qui agit non seulement comme dépuratif et tonique des organes digestifs, niiii.comme condiment, rendnnt les fourrages grossiers de In ferme plus attrayants, plus appétissants, plus faciles A digérer et a assimiler.Il renforcirn ct cngrniflscrn vos animaux ct les maintiendra en santé En vente partout: $1.00 la botte Produits QUINQUINOL indispensables sur la ferme "Quinqulnol" (Tonique des Animaux) $1.00 la botte "Qulnquinol" (Tonique des Volailles) $1.00 la botlc Tue-Poux "Quinquinol" 25c.boite Onguent "Qulnquinol" 50c." 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il est également évident que des réformes immédiates s'imposent afin d'enrayer ce mal de plus en plus menaçant et prononcé.La cause principale de cet exode réside, pour la plupart des cas, sans doute, dans l'attrait des salaires élevés payés par l'industrie et le commerce et dans les chances plus favorables et plus nombreuses d'avancement qu'offrent les autres branches d'activité humaine par comparaison avec l'agriculture.I.e travail de la terre a sensiblement amélioré les revenus du cultivateur depuis quelques années; s'il lui était possible de se procurer la main-d'œuvre nécessaire, l'homme des champs progressif et intelligent de notre époque pourrait se faire une vie convenable.Mais loin de s'améliorer, la crise de la main-d'œuvre devient de plus en plus aiguë et le cultivateur se voit, de ce chef, réduit à une impuissance au moins partielle.Nous osons espérer que les difficultés qu'offre la vie des villes, sous forme des prix élevés des vêtements, des denrées alimentaires et de la rareté des logements, indice certain de la surpopulation des villes, agiront comme correctif à l'étal de chose anormal actuel, dans un avenir rapproché.Toutefois, il ne faut pas trop compter sur ces contingents, car il semble propre à l'homme de s'habituer à aimer les souffrances qu'il s'impose volontairement.Il faut, donc apporter un remède spécifique à ce mal; il faut donc trouver la solution de notre problème.Pourquoi ne procéderions-nous pas en agriculture à la façon des autres organisations sociales telles que les institutions financières, commerciales, industrielles et professionnelles?Pourquoi ne travaillerions-nous pas d'une façon efficace à la formation d'une élite qui dirigerait nos activités comme l'élite des autres organisations dirige les leurs.Des écoles de hautes études commerciales, des écoles industrielles supérieures, des chaires d'universités pour l'enseignement de l'économie sociale, etc., ont été créées dans le but de fournir une élite sociale à ces branches.Pourquoi ne prendrions-nous pas les moyens de former d'abord et d'utiliser ensuite, d'une façon rationnelle, une élite de la classe agricole?La formation d'une telle élite repose nécessairement sur un enseignement supérieur qui devrait être organisé sur les mêmes bases et dirigé de la même façon (pie l'enseignement supérieur des autres branches universitaires; elle comporte également la préparation d'un programme d'action qui permettrait à cette élite de se faire une vie convenable et de donner le plein rendement de ses talents et de sa puissance active.Si l'on veut que les fils de cultivateurs brillants qui oui, comme ceux des autres classes de la société, le droit indiscutable d'ambitionner un rang social élevé, consacrent leurs énergies et leur vie entière à la cause agricole, l'on doit nécessairement leur fournir l'occasion de satisfaire leurs désirs et de se rapprocher de leur idéal.L'on voit d'ici les résultats merveilleux qui résulteraient de l'établissement, dans charpie paroisse, de jeunes cultivateurs instruits, éclairés et expérimentés qui s'imposeraient comme modèles à leurs concitoyens par la valeur de leurs troupeaux, par la modernité de leurs constructions, par le choix judicieux de leur outillage — facteur si important dans la solution du problème de la main-d'œuvre par leurs travaux de culture, etc., etc.Ne réalise-t-on pas la bienfaisante influence de la direction, même sourde, qu'un petit groupe de cultivateurs d'élite, dans chaque paroisse, exercerait pour la vente comme pour Tachai des choses de la ferme, pour l'étude des questions de coopération, d'amélioration générale, des questions politiques qui surviennent à chaque élection et qui seraient jugées d'une manière beaucoup plus rationnelle par un tel groupe d'hommes que par la plupart de ceux qui se présentent ordinairement pour les discuter, attendu que le jugement de ces derniers est souvent entaché d'intérêt personnel.Nos gouvernants qui, par les temps actuels, paraissent disposés à aider l'agriculture en y attachant plus d'attraits, feraient œuvre patriotique et des plus utiles en favorisant, d'une façon immédiatement pratique, la formation d'une telle élite de cultivateurs car, à notre sens, les destinées de notre agriculture reposent essentiellement sur la confiance du cultivateur en sa profession, laquelle confiance ne peut naître que des résultats pratiques qu'il peut et pourra en retirer lui-même ainsi que sa famille.AUG.TRU DHL. PAGE G LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 2'J MAI 1920 OOOOOOOOOOOOOOOOOO oooooooooooooooooo ENTRE NOUS oooooooooooooooooo oooooooooooooooooo N'ATTENDONS PAS N'attendons pas que les mauvaises herbes aient envahi no cultures sarclées pour pratiquer le premier sarclage; nous nous trouverions alors en face d'un travail plus difficile et.de plus, nous infligerions un retard irréparable a la récolte.En effet le but des binages, ou cultures superficielles, ou sarclage, ou façons de cultures quelconques est, après la destruction des p'antes nuisibles qui se nourriraient aux dépens des plantes utiles, l'aération et la conservai on de l'humidité du sol.Même si la terre est nette, il ne faut jamais omettre de passer le cultivateur ou la houe de temps à autres, surtout après une pluie.Les orages et mêmes les pluies lentes donnent toujours lieu à 'a formation d'une croûte superficielle dont l'épa'sseur et la ténacité varie avec la nature du sol; cette croûte qui est le résultat du tassement des grains du sol empêche la circulation libre de l'air dans la terre et de plus elle agit à la açon d'une éponge et tire l'eau du sous-sol vers la surface où, sous l'influence du soleil et de l'air libre, elle passe dans l'atmosphère par evaporation.Dans le cas des terres fortement argileuses, celte croûte prend une consistance telle qu'elle gêne parfois le développement de la plante.C'est afin de prévenir ces maux que l'on doit toujours s'empresser de donner une façon culturale, surtout après les pluies.C est en vue d'émietter cette croûte que certains cultivateurs diffèrent le roulage jusqu'après la levée du grain ou encore passent une herse légère même lorsque le grain a atteint trois ou quatre pouces de hauteur.A tout événement, les sarclages ne peuvent jamais être trop fréquents; pour nous en rendre compte, nous n'avons qu'à comparer la végétation sur es carrés du jardin qui sont cultivés souvent avec celle des champs de patates ou autres cultures sarclées qui ne reçoivent que deux ou trois façons culturalcs pendant la laison.LE TEMPS EST PROPICE Nous demandons à nos lecteurs de vouloir bien, encore aujourd'hui, lire les quelques considérations suivantes sur la question de l'amélioration de nos troupeaux.Nous avons si souvent parlé de ce sujet qu'il nous en coûte presque d'y revenir; mais lorsque nous réalisons la situation critique dans laquelle les cultivateurs du pays en général et la classe agricole de la province de Québec, en particulier, se trouvent placés par suite de la rareté de a main-d'œuvre, du coût élevé de la vie et de l'augmentation constante des impôts, nous croyons de notre devoir de l'aider à découvrir 'es points faibles de notre économie rurale afin de lui fournir l'occasion de remédier à ces défauts.Il est généralement admis que l'industrie animale ou l'élevage du bétail est la branche la moins bien exploitée de la grande majorité des fermes québécoises.L'on ne semble pas attacher assez d'importance en premier lieu, au choix des animaux, en second lieu, aux soins à leur donner et, en troisième lieu, au contrôle de leur production.Nous avons, dans des numéros précédents, démontré qu'un grand nombre de cultivateurs perdent de l'argent avec leurs troupeaux; nous avons également vu que le rendement d'une forte proportion des troupeaux suffit tout juste ;\ défrayer les dépenses d'entretien de ces animaux; nous avons encore constaté que les bons troupeaux sont profitables et essentiels au progrès constant de la grande culture.L'argument qui nous revient à chaque fois que nous parlons améliorations des troupeaux est toujours basé sur le haut prix des reproducteurs de qualité supérieure.L'on n'hésite pas à investir $150 et même $250 sur une machine qui servira pendant une dizaine de jours durant l'année, mais /on ne conçoit pas la possibilité de verser la même somme pour un anima' qui, dans l'espace de quelques années, convertira nos troupeaux rentiers en t rou peaux prod tic t eu rs.L'on sait que la production moyenne par vache, dans la province de Québec, ne dépasse pas 4,000 livres de lait par année.Or il est incontestable que l'emploi de reproducteurs choisis et une alimentation p'us judicieuse porterait facilement ce rendement a 5,000 livres de lait, en d'autres termes, augmenterait notre production laitière de un quart de ce qu'elle est aujourd hui.D'après les statistiques provinciales pour l'année 1919, la valeur totale des produits laitiers fut de §61,378 002; une augmentation de 1 000 livres de lait par vache équivaudrait donc à $15.544.500.50 ce qui porterait notre total à S76.722 502.50 pourvu, toutefois, que les prix des produits laitiers :c maintiennent au niveau de ceux de 1919.Pour un troupeau de 15 vaches, celte augmenta ion équivaudrait à 15.000 livres de lait par année ce qui, au prix moyen de 2y^ cents par livre, représenterait la jolie somme de $337 50 pour chaque troupeau.Ces chiffres n'ont rien de fantastique; ils sont plutôt bas.Serviront-ils à induire quelques nouveaux cultivateurs à faire des sacrifices même sérieux, à emprunter de l'argent, a 6% pour acquérir les sujets reproducteurs qui effectueront celte transformation et provoque ont cette amé oration ?Que l'on sache progresser graduellement; que l'on choisisse l'occasion de se procurer un bon jeune animal que l'on pourra acheter à un prix assez modique, si l'on consent à l'acheter à son jeune âge et si l'on a la patience d'attendre une année pour en retirer des services; que l'on ne laisse pas aller le printemps sans faire entrer dans son étable un sujet supérieur à ceux qui y sont actuellement; le printemps est le temps propice à cette acquisition: sachons en profiter.CHIFFRES SIGNIFICATIFS La richesse du Canada se répartit comme suit: Agriculture.$7,379,299,000 Mines.396,917,732 Forêts exploitée.182,254,740 Pêcheries.60 221,S63 Manufactures canadiennes.2,786,649,127 Notre richesse agricole représente donc au-delà du double de notre richesse minière, forestière, ichtyologique et industrielle.Cependant le budget du m'nistre d'agriculture fédéral n'atteindra probablement pas $4,000,000 cette année, c'est-à-dire que l'on ne consacrera pas même 1-100 du montant affecté aux dépenses totales du pays au développement de sa principale industrie.Le département d'agriculture devra donc encore accepter la politique de lenteur, des employés à salaires de famines, de renouvellement de personnel, d'expérimentation limitée qu'il a trop longtemps subie; il devra encore manifester une sainte horreur des bonus quclqu'importants qu'ils puissent être et donner une partie de son temps à la recherche d'excuses plutôt que de le consacrer entièrement à l'action.A QUAND L'EVOLUTION ?COMPARAISON NAVRANTE En 1914, la dette publique du Dominion était inférieure à $400,000,000: en 1920, elle s'élève à au-delà de S3,000,000,0f)().En 1914, la dette par tête était d'environ $75.00; en 1920, elle est de S215.00.En 1914, les dépenses du Canada étaient d'à peu près §186,000,000; en 1920, elles atteignent le chiffre de §536,000,000.Réparties sur la population totale, ces dépenses s'évaluaient à environ $24.00 par tête en 1914; aujourd'hui elles représentent §75.00.Les chefs de familles de la campagne qui étudieront ces chiffres stupéfiants, qui réaliseront que chaque famille de dix membres est accablée du fardeau d'une dette de §2,150.comprendront sans doute l'urgence de la plus stricte économie dans l'exploitation de leur ferme.Ils s'organiseront donc de façon à retirer le maximum de revenus pour leurs travaux: ils s'appliqueront à découvrir quelle récolte convient mieux à leur terre, à leur climat et à leur marché; ls travailleront leur terre avec plus de soin; ils ne sèmeront que îles grains de toute première qualité; ils donneront des soins plus attentifs à leurs récoltes en prenant les moyens d'enrayer les maladies et les insectes nuisibles et les mauvaises herbes qui en d'minuent toujours notablement le rendement; ils élimineront sans merci les rentiers qui peuplent un grand nombre d'étables; ils tiendront compte de leurs opérations au moyen d'un système de comptabilité rationnel; enfin, ils s'organiseront de manière à obtenir pour leurs produits les plus hauts prix des marchés en en confiant la vente à des représentants autorisés et dévoués à la classe agricole.Si nous ne nous améliorons pas, nous déchirons sous notre fardeau; par contre, si nous savons nous servir des éléments à notre disposition tels que les services d'agriculture fédéraux et provinciaux, la presse agricole, la coopération dans toutes ses sphères d'activité pour transformer notre industrie personnelle, nous sortirons avec moins de difficulté du pétrin dans lequel nous sommes engagés.J.N.PONTON 29 MAI 1920 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE 7 LES NOUVEAUX IMPOTS TAXES DE LUXE Une TAXE DE DIX POUR CENT sera exigible sur: Chaussures, pantoufles, etc.(sauf chaussures d'infirmes), d'une valeur de plus de $.()() la paire; Chapeaux pour hommes et garçons, d'une valeur de plus de S5.00 chacun; Casquettes, pour hommes et garçons, d'une valeur de plus de S2.00 chacune; Has et chaussettes de soie, pour hommes et garçons, d'une valeur de plus de SI.00 la-paire; Cravates, écharpes, etc., pour hommes et garçons, d'une valeur de plus de SI.50 chacune; Complets, y compris gilet, veston, pantalons, ou veston et pantalons, pour hommes et garçons, d'une valeur de plus de $45.00; Pardessus en étoffe |x>ur hommes et garçons, dames et demoiselles, d'une valeur dépassant $50.00 chacun; Gilets d'hommes, vendus séparément des complets, d'une valeur dépassant S5.00 chacun; Chemises, robes de nuit, pour hommes et garçons, d'une valeur dépassant $3.00 chacune; Bas et chaussettes de soie, pour femmes et jeunes filles, d'une valeur dépassant S2.00 la paire; Kimonos, jupons, etc., d'une valeur déliassant S12.00 chacun; Chemises de nuit, de plus de S3.00 chacune; Vestons d'intérieur, robes de bain, etc., pyjamas et sous-vêtements, de plus de S5.00 chacun; Eventails; Bourses, calepins, de plus de $2.00 chacun; Sacs à mains, etc., de plus de $6.00 chacun ; Ombrelles, parasols, de plus de SI.00 chacun; Valises, de plus de $10.00 chacune; Nécessaires de toilette, sacs de voyage, boîtes à chapeaux, etc., de plus de S25.00 chacun; Gants, sauf en fourrure, de plus de $3.00 la paire; Robes de femmes et jeunes filles, de plus de S45.00 chacune; Costumes pour femmes et jeunes filles, de plus de $(30.00 chacun; Manteaux d'opéra; Manteaux et robes, dont le principal matériel est en fourrure, valant plus de $100.00 chacun; Coutellerie à manche d'ivoire; Objets de verre taillé; Articles de sport, de plus de 50 sous; Objets en plaqué pour usage domestique ou de bureau; Velours, peluche et soieries; Broderies en soie; Dentelles, de toutes sortes; Rubans, de toutes sortes, et matériaux analogues.Une TAXE DE VINGT POUR CENT sera exigible sur: Porte-cigares et cigarettes, pipes, de plus de $2.50 chacun; Etuis à cigares et cigarettes, etc., en or ou en argent ; Humectcurs, tables à fumer; Habits de chasse et de promenade à cheval; Couteaux de chasse et couteaux " Bowie "; Canifs et crayons à manche d'or ou d'argent; Articles de toilette en or, argent, ébènc et ivoire; Objets d'argent pour usage domestique et de bureau; Objets d'or ou d'argent; Vêtements, dont le matériel principal de plus grande valeur est la fourrure; Livrées, bottes et chapeaux; Carpettes orientales; 'lapis, d'un prix de plus de S3.00 la verge; Rideaux, y compris rideaux en tapisserie, de plus de $7.50 la paire; Chandeliers, sauf pour les églises; Articles communément ou commercialement appelés bijouterie, vrais ou en similé pour usage personnel, etc.Une TAXE DE CINQUANTE POUR CENT sera exigible sur: Objets en or adaptés à l'usage domestique ou pour le bureau.Une TAXE DE DIX POUR CENT sera exigible sur: Bateaux, yachts, canots et bateaux à moteurs; Cameras ne pesant pas plus de 100 livres; Bonbons et confiseries; Gommes à mâcher et ses substituts; Armes à feu, douilles et cartouches pour d'autres usages que ceux de la milice; Pianos et orgues; instruments de musique non autrement prévus.Une TAXE DE QUINZE POUR CENT sera exigible sur: Automobiles adaptées ou adaptables à l'usage des voyageurs.Une TAXE DE VINGT POUR CENT sera exigiblejîur: Pianos mécaniques, graphophoncs, phonographes, machines à parler, boites à musique et disques |>our usage sur ces instruments de musique.Une taxe sur les cartes a jouer pour cinquante-quatre cartes ou fraction de cinquante-quatre cartes dans chaque paquet, lorsqu'elles se vendent à $25.00 ou moins la grosse de paquets: 25 sous par paquet; lorsqu'elles se vendent au-dessus de $25 la grosse (le paquets: 50 sous par paquet.Une TAXE DE TRENTE POUR CENT sera exigible sur: Les médicaments brevetés et " proprietary," y compris vins médicinaux et médi-camentaùx, vermouth et vin de gingembre ne contenant pas plus de quarante pour cent d'alcool de preuve.Une TAXE DE DEUX DOLLARS PAR GALLON sera exigible sur: Le rhum, whiskey, brandy, gin, les vins contenant plus de quarante pour cent d'al cool de preuve, les cordiaux, liqueurs et boissons spirit lieuses et alcooliques non autrement prévus, sur jus de limon et jus de fruits, alcoolisés et contenant plus de vingt-cinq pour cent d'alcool de preuve; Les esprits et eaux fortes de toutes sortes, mélangés avec des ingrédients connus sous le nom d'anodyues, élixirs, essences, extraits, lotions, teintures ou médecines, ou essences spiritucuscs de fruits, non autrement prévus ici; Les parfums alcooliques et esprits parfumés, bay rum, eaux de cologne et de lavande eaux pour les cheveux, les dénis et la peau, et autres préparations de toilette contenant des spiritueux d'une espèce quelconque.Une TAXE DE TRENTE CENTS PAR GALLON sera exigible sur : La bière, le porter et le " stout "; Les vins de toutes sortes, exceptés les vins mousseux, ne contenant pas plus de quarante pour cent d'alcool de preuve.Une TAXE DE TROIS DOLLARS PAR GALLON sera exigible sur le champagne et toutes sortes de vins mousseux.Une TAXE DE CINQUANTE CENTS PAR GALLON frappe le jus de limon et le jus de fruits, fortifiés ou contenant au plus vingt-cinq pour cent d'alcool de preuve.L'IMPOT D'UN POUR CENT sur les ventes de gros aux détailleurs ne s'appliquera pas aux ventes ni aux importations de: Viandes, fraîche, salée ou saumurée; beurre, fromage, oleomargarine, margarine, butterine ou tout autre substitut du beurre; saindoux, oeufs, légumes, fruits, grains et graines à leur état naturel; farine ou Ileur de sarrazin; orge perlé, roulé, rôti ou moulu; farine de niais, farine d'avoine ou avoine roulée; farine de seigle, farine de blé, café vert, grillé ou moulu; thé, sel, bétail de boucherie, foin et paille, arbustes de pépinière, poisson frais, saumuré, salé, fumé, séché ou désossé; sucre, sirops et mélasses; charbon anthracite ou bitumineux; membres artificiels et parties de ces membres, exportés.Une TAXE EN TIMBRE DE DEUX SOUS sera imposée et perçue sur les billets à ordre et lettres de change d'une valeur de cent dollars ou moins; et une TAXE DE DEUX SOUS ADDITIONNELS est imposée sur chaque billet de cent dollars ou fraction de cent dollars excédant le total de cent dollars.Une TAXE EN TIMBRE DE DEUX SOUS est imposée sur chaque transport de capital-actions.ARTICLES ADMIS EN FRANCHISE.Articles.172.— Livres; savoir: Livres sur l'application des sciences aux industries de toutes sortes, y compris les livres sur l'agriculture, l'horticulture, la sylviculture, les poissons et les pêches; les mines, la métallurgie, l'architecture, le génie électrique et autre, la charpenterie, la construction de navires, la mécanique, la teinturerie, le blanchiment, le tannage, le tissage et autres arts mécaniques, et les livres industriels similaires; les bibles, livres de prières, livres d'hymnes et psautiers, tracts religieux et livres d'images pour écoles du dimanche.483.— Stéréotypes, électrotypes et celluloî-des de livres, et bases et matrices et douilles en cuivre, soit composés en totalité ou en partie de métal ou de celluloïde.698a.— Machines à écrire et appareils à écrire, spécialement adaptés uniquement à l'usage des aveugles, sous le régime de règlements prescrits par le ministre des Douanes et Revenu de l'Intérieur.Tarif ce préférence britannique.Tarif intermédiaire.Tarif général.En franchise.En franchise.En franchise.In franchise.En franchise.En franchise.En franchise.En franchise.En franchise.La taxe d'accise sur les autos est portée de 10 à 15%.L'impôt sur le revenu annuel, au delà de $5,000 est majoré.Les nouvelles taxes devront rapporter cent millions par année.Tous les nouveaux impôts courent du 19 mai PACK 8 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 29 MAI 1920 INÉFFABILITÉ Nous nous rroitions on conscience de ne pas faire part aux lecteurs du Bulletin d'une primeur d'ordre économique dont l'éclicvin J.A.Lamarre a l'intention de gratifier la province agricole de Québec en lui donnant toute la saveur et l'autorité que peut confier à un fruit de cette nature le Conseil échevinal de la Cité de Montréal.Il s'agit d'une lettre que Monsieur l'éclicvin précité demanderait nu Conseil de Ville d'adresser à tous les maires des municipalités de la province de Québec.Celte lettre comporte un appel en faveur de la production intensive que l'on considère comme le moyen le plus efficace d'abaisser le coût de la vie.Elle contient de telles incffabilités d'ordre économique et pratique que nous voulons vous en donner le texte, reproduit dans les journaux quotidiens, dans toute son étendue: " Comme vous le savez, le coût élevé de la vie, dont chacun a tant à souffrir aujourd'hui, et au sujet duquel on peut avoir les pires appréhensions, est intimement lié à la question île la production, et l'on peut dire sans exagération que le pays a actuellement les yeux sur les cultivateurs et compte sur eux pour remettre à un prix abordable, sinon normal, les premières nécessités de la vie."C'est un geste patriotique que d'encourager par tous les moyens possibles les producteurs à fournir aux consommateurs tous les produits nécessaires, et c'est aussi être patriote à sa façon que d'exiger pour les denrées, un prix qui tout en donnant un profit convenable soit a la portée des bourses du plus modeste comme du riche." Nous vous prions donc de faire tout en votre pouvoir auprès des cultivateurs de votre localité pour qu'ils se livrent entièrement à la culture et qu'ils tirent du sol toutes les richesses dont il est si prodigue, quand on vent se donner la peine de les lui faire produire; pour qu'aussi ils demandent des prix abordables, faisant eux-mêmes œuvre de patriote en contribuant au bien-être de leurs concitoyens et du pays en général." Vous pourrie/ peut-être également les mettre en garde contre le danger de vendre leurs produits à de étrangers sans savoir s'ils seront exportés ou non; le pays a besoin de toutes ses ressources et ce n'eM qu'en les gardant ici et pour nous que nous réussirons à diminuer le coût de la vie, qui a actuellement dépassé les bornes raisonnables." Nous vous remercions de la généreuse coopération que vous voudrez bien donner dans celte œuvre que nous avons cru bon d'entreprendre pour le bien du pays." Nous sommes entièrement «l'accord avec Monsieur l'échevin, quand il affirme que le coût élevé de la vie dont nous souffrons aujourd'hui, est intimement lié à la question de la production; nous comprenons bien encore le mouvement instinctif de la population urbaine qui, à ce moment de graves appréhensions, tourne les yeux vers le cultivateur comme le conducteur de la barque égarée brûle de son regard le phare lumineux qui lui apparaît dans le lointain, Xous ne sommes pas étonnés que la crise actuelle produise chez la population de nos villes le même réveil et les mêmes réflexions que le souvenir d'un mal passé ou l'appréhension d'un mal futur ne manque jamais de susciter.Depuis longtemps, les cultivateurs qui pensent et qui font part de leurs pensées au public, les économistes sincères et éclairés, les poètes enfin ont tout a tour démontré et chanté sur tous les tons l'importance de l'agriculture; trop longtemps ces voix sont tombées dans le vide; trop longtemps Ion a préféré la satisfaction personnelle immédiate au bien général; trop longtemps l'on a placé les intérêts industriels tout en avant des intérêts agricoles; trop longtemps l'on a considéré l'agriculture comme une occupation inférieure, quand on ne méprisait pas le cultivateur lui-même; trop longtemps l'on a refusé à la classe agricole les chances de développements intellectuels et sociaux dont jouissent abondamment les autres classes de la société; trop longtemps l'on a considéré le cultivateur comme un être totalement dénudé de sens pratique et d'ambitions élevées! Que dis-jc, cette lettre que nous avons actuellement sous les yeux et que l'on propose au Conseil de Ville de Montréal d'adopter et de répandre dans toute la province est l'indice évident que cette fausse conception de l'agriculteur et de l'agriculture existe encore et cela, même en haut lieu.En effet, si nous passons au deuxième paragraphe de cette lettre et si nous considérons les motifs qu'invoque l'auteur pour déterminer le cultivateur à faire de la surproduction, l'on a vite compris que, ou l'auteur manque de sens pratique, ou il compte que les cultivateurs n'en ont pas du tout.Il n'est probablement pas de classe plus patriote, plus dévouée à la patrie et à la société en générale que la classe des agriculteurs; niais le dévouement à la patrie, la générosité pour la société, n'impliquent certainement pas l'héroïsme aveugle qui porterait une classe d'individus à se sacrifier entièrement pour " augmenter le bien-être " d'une autre classe.S'il s'agissait de sauver la vie des citoyens de Montréal qu'un ennemi extérieur mettrait en jeu, alors nous comprendrions (pie l'on pût se contenter d'invoquer l'argument " patriotisme " pour inviter la population rurale à venir la délivrer au risque, non seulement île son plaisir, mais même do sa vie.Mais devant une question que tout le inonde considère comme question d'affaires, devant des homines à qui nous n'oserions pas demander le témoignage d'un acte positif et démonstratif de leurs sacrifices pécuniers personnels en vue de l'intérêt public, nous nous dénia niions si ce cri de patriotisme,dont on veut remplir les cicux champêtres de Québec n'est pas accompagné de quelques vibrations dissonnantes que nous qualifierons tout court d'injustice pour In classe agricole.Si nous relisons les dernières lignes de ce deuxième paragraphe et la dernière partie du troisième, nous ne pouvons nous empêcher ou de.nous apitoyer sur le défaut de connaissance des conditions rurales de celui qui porte l'accusation "d'exploiteur" contre la classe agricole, ou d'éprouver un sentiment de dépit devant cette assertion aussi gratuite que généralement fausse.Quel est le citadin qui, de son bureau de la ville, osera entreprendre d'établir le prix de revient des produits agricoles?Quel est l'éclicvin qui se sent en mesure de nous nommer mille cultivateurs de ln province de Québec dont le salaire, avec celui de toute sa famille, s'est élevé à $2,000.pour l'année dernière ?Quel est l'homme pratique qui soutiendra qu'il suffit seulement de voulo'r, pour tirer du sol toute la richesse que " dans sa prodigalité il a peine à retenir?" Ne nous y trompons pas: les récoltes sont le prix du labeur; rien a la campagne, non plus qu'à la ville, ne nous vient sans peine et sans travail; l'on peut mêmedire, d'une façon générale, que le cultivateur que l'on se plaît à qualifier de paresseux donne 25 et même 50% île travail de plus par année que l'ouvrier ordinaire des villes.Xous n'avons pas Tintent on de faire ici le procès du citadin; nous voulons sim-simplemcnt expliquer notre situation.Xous voulons établir que nous ne sommes pas prêts à accepter le conseil, plus précisément l'ordre, du quatrième paragraphe de cette lettre (pli veut (pic nous nous gardions d'exporter nos produits afin de nous condamner nous-mêmes à des prolits encore moins acceptables (pie ceux que nous a rapporté jusqu'ici l'agriculture.I .a classe agricole n'ignore pas que le mal qui existe est grave; elle est prête à fournir sa quote part du médicament correctif; toutefois, l'on ne doit pas lui demander le sacrifice de ses intérêts, l'on ne doit pas faire retomber la responsabilité exclusivement sur elle.Si, comme nous l'admettons et l'avons maintes fois prôné, l'agriculteur et l'agriculture sopt les deux agents les plus efficaces pour le redressement de l'état de chose actuel, il semblerait logique que l'on travaillât à les renforcer, à les assister au lieu de les affaiblir.(Suite à la page 9) AVIS IMPORTANT L'on nous fait remarquer que la date que porte le BULLETIN et la date que porte la page des prix du marché n'est pas In même et que certains membres ne comprennent pus In raison d'être de cette différence de dnte; voici ce qui en est: Le BULLETIN porte la date du samedi de In semaine de publiention; In page 12 porte In date de In semninc précédente.L'on y erra, pur exemple, que le présent numéru est daté du 29 mai et il la page des marchés Ton lira: SEMAINE FINISSANT LE 22 MAL Nous avions nu No 19 donné l'explication de ce fuit en disant que In puge 12 porte les prix des marchandises manipulées par la Coopérative et des prix obtenus par In Coopérative pour les marchandises qu'elle n vendues pendant la semaine qui précède lu publication du liulleiin.L'on conçoit que ces prix ne peuvent être publiés que lorsque les retours ont été faits et, conséquem-menl, ils ne peuvent pus porter la même date que le Bulletin, mais In date de la semaine précédant sa publication.L'ADMINISTRATION TA BAC A CHIQUER Son goût liche et recherché est apprécié par tous, et il conserve sa fraîcheur jusqu'à sa dernière parcelle.Veuillez, s'il Oous plaît, mentionner le " Bulletin des Agriculteurs " en vous adressant à nos nonceurs. 29 MAI 1920 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE 9 INEFFABILITE (Suite et fin) Comme le (lisait avec tant de justesse le Dr Robertson, lors d'une conférence à .Montréal au cours de l'hiver dernier, le moyen unique de déterminer le cultivateur à produire davantage consiste à rendre l'agriculture plus rémunératrice qu'elle ne l'a été dans le passé.Nous ne sommes pas d'opinion que l'augmentation des prix soit le seul moyen de rendre l'agriculture plus rémunératrice: nous croyons, au contraire, qu'une assistance plus efficace, sous forme d'organisation d'enseignement des sciences agricoles et de vente des produits de la ferme, contribueraient pour une large part à augmenter les revenus de la ferme.Sur ce !>oint, nous conseillons aux lecteurs de retourner à la page 5 du présent numéro et de s'imprégner des principes qu'y expose si clairement le gérant de la Coopérative Centrale des Agriculteurs de Québec.Pour notre part, nous sommes prêts à soutenir que le Conseil de Ville serait mieux avisé et ferait preuve de sens beaucoup plus pratique si, au lieu de se contenter exclusivement d'exciter le patriotisme de la classe agricole pour enrayer le mal dont souffre la population urbaine, il secondait les efforts des coopératives agricoles pour organiser dans les centres de consommation des coopératives de consommateurs.De telles coopératives de consommateurs pourraient négocier directement avec les coopératives de producteurs et éliminer ainsi un grand nombre d'intermédiaires inutiles dont la présence ne contribue pas peu à élever le prix des produits agricoles.Que nos amis de la ville s'entendent donc avec les coopératives centrales agricoles; qu'ils nous prêtent leurs concours pour nous aider à obtenir îles gouvernements des écoles scientifiques supérieures d'où sortiront des techniciens compétents, des organisateurs puissants, des practiciens éclairés, des hommes satisfaits de leurs conditions de vie, une élite agricole enfin, et l'on pourra alors se rendre le témoignage que l'on a servi les intérêts, non seulement de la classe agricole, non seulement de la population urbaine, mais bien du pays tout entier.J.N.PONTON.Quelques points à observer dans le soin du lait Pendant les périodes de chaleur, il faudra donner au lait destiné aux fabriques de beurre ou de fromage un soin particulier, si l'on veut qu'il soit de bonne qualité.Le fromage du mois de juillet passe pour être d'assez mauvaise qualité, et c'est généralement le cas.En effet, c'est dans ce mois que nous rencontrons le plus de fromage gazeux, trop acide et de mauvaise saveur.Ces défauts sont dus à la qualité du lait que l'on reçoit aux fabriques.Le plus sûr moyen de faire disparaître ces défauts serait d'améliorer la qualité du lait.Livrer du bon lait à la fabrique n'est pas une chose très difficile, ça deviendra même facile en remplissant les conditions suivantes: 1.Laver parfaitement les ustensiles: chaudières, bidons, etc., qui servent à la manipulation, a la conservation et au transport du lait; 2.Refroidir le lait aussitôt après la traite, le maintenir à une température aussi basse que possible et dans un endroit propre; 3.Taire la traite dans un endroit propre.Ces trois recommandations ne sont réellement pas difficiles à suivre.Il suffit d'y mettre un peu de bonne volonté et nous al ons voir, en les repassant à tour de rôle, combien l'application en est facile.1.— Laver parfaitement les ustensiles.Tout le monde lave les ustensiles qui servent à la conservation du lait, mais un certain nombre ne les lavent peut-être pas parfaitement et pas assez souvent.Pour que ce lavage soit bien fait, il faut d'abord rincer à l'eau froide ou tiède, laver à l'eau chaude et ensuite passer à l'eau bouillante.Cette dernière opération, qui est la plus importante, est assez souvent mal faite.On se contente assez souvent de jeter de l'eau bouillante dans le premier vaisseau qu'on lave, et cette eau qui a été bouillante mais qui ne l'est plus sert a faire l'opération du reste des ustensiles: bidons, chaudières, etc.; plus on se sert d'eau bouillante pour terminer les lavages, moins on a besoin de glace pour conserver le lait.2.— Refroidir le lait.Je n'insisterai pas sur ce point parce que le refroidissement du lait a été maintes fois traité dans des " Bulletins " qui ont été distribués à profusion aux patrons de fabriques.Je me contenterai de dire que, pendant les chaleurs surtout, si le lait n'est pas parfaitement refroidi dans l'eau glacée ou dans l'eau froide qui aura été renouvelée plusieurs fois pendant la soirée, il ne peut être de première qualité.3.— Faire la traite dans un endroit propre.En général, la traite se fait dans de bonnes conditions, mais il y a encore un certain nombre de patrons qui ont l'habitude de faire la traite toujours au même endroit et sans prendre les précautions de tenir cet endroit propre, " chose qui est d'ailleurs assez difficile." En examinant ces enclos par un temps sec vous verrez que le sol est couvert de fumier réduit en poussière qui, à la moindre brise, se soulèvera; une partie de ce fumier ira se mêler au lait dans les chaudières et dans les bidons, Icquels sont toujours à la portée, bien entendu.Il faudrait donc cesser de faire la traite dans ces conditions si nous voulons que nos fabricants fassent de bons produits.Ce qui est vrai pour la traite l'est également pour l'endroit où le lait est conservé.Le lait n'est pas toujours laissé près de ces enclos, mais assez souvent on le met près de la route, ce qui ne vaut guère mieux, à moins que les récipients qui le renferment ne soient hermétiquement fermés.Les cullltatcura lea plus réputés de celte proeinec utilisent et recommandent le» piiUet annonça du "BULLETIN DES AGRICULTEURS".Lea petites annonces du "BULLETIN DES AGRICULTEURS" rapportent cent fois plus qu'elles ne coûtent.Miel Extrait ou Miel en Sections Laquelle des deux productions devez-vous adopter '! Comme il serait trop tard d'attendre au temps de la miellée pour traiter ce ¦ sujet et aussi pour répondre au grand nombre de demandes nous venant de toutes les parties de la province, nous résumons ici les avantages et inconvénients de l'une ou l'autre de ces productions.Il serait peut-être téméraire de se prononcer catégoriquement «l'un côté ou de l'autre quoique nous penchions fortement pour le miel extrait.En tous cas les considérations suivantes vous aideront peut-être à faire votre choix.Avant de prendre une décision vous devez considérer les faits suivants: 1.— Le genre de flore qui avoisinc votre rucher.Pour t[iii¦ la production du miel eu section soit payante, il vous faut être capable de récolter du miel blanc et doux au goût.11 est préférable de produire du miel extrait dans les endroits où vous ne pouvez récolter qu'un miel foncé et d'un goût amer.Qu'il soit ambré ou brun, le miel extrait peut très bien se mélanger avec le miel blanc et faire un produit savoureux qui se vendra facilement.Il est évident que ce mélange ne peut se faire avec le miel en sections.2.— Le temps que vous pouvez donner à vos abeilles.Une colonie qui produit du miel extrait exige beaucoup moins de travail que celle qui produit du miel en sections.Ainsi si vos affaires absorbent la plus grande partie de votre temps, la production du miel extrait vous sera plus avantageuse.L'essaimage sera facile à restreindre si vous produisez du miel extrait; au contraire il vous sera presque impossible de le contrôler en produisant du miel en sections.3.— L'endroit dont vous pouvez disposer pour emmagasiner voire miel.I.a production du miel en sections n'est aucunement avantageuse si vous n'avez un endroit convenable pour l'emmagasiner.En effet, si le miel se crystalisc dans les rayons, il est impossible de le liquéfier sans briser le rayon, tandis que h; miel extrait " granulé " se liquéfie aisément.'1— Les demandes de votre localité.Les demandes de votre marché local doivent être défavorables au miel en sections, et les prix 50% plus élevés que pour le miel extrait, sans quoi la production de ce dernier serait préférable.S.— La facilité du transport pour les grands marchés cl la vente en gros.La production du miel en sections, sur une grande échelle, requiert les services d'un apiculteur expérimenté; tandis que vous pouvez avoir une bonne récolte de miel extrait sans être un expert en apiculture.Dans le transport, 20 à 30% de vos sections se briseront ou couleront et si vous attendez a l'hiver pour les expédier vous aurez une grosse chance d'en perdre 75 à 80%.C'est une perte sèche.Au contraire, le miel extrait se transporte et se manipule très bien.Résumons: En produisant du miel extrait de préférence au miel en sections, la récolte est de 25 à 30% plus élevée; puis, la production du premier est moins coûteuse et demande inoins de travail que l'autre.Le miel extrait se conserve mieux et plus longtemps.La demande pour le miel extrait est illimitée, tandis qu'elle est nulle pour le miel eu sections.Maintenant, c'est à vous de juger et de vous préparer en conséquence.APICULTEUR.IMPORTANT ! Le prix du papier, sans cesse croissant, et les frais généraux d'impression qui augmentent à vue d'oeil, vont nous forcer ù élever bientôt le prix de l'abonnement au Bulletin.Les cultivateurs agiraient donc prudemment en renouvelant au plus tôt leur souscription annuelle au Bulletin ou en s'y abonnant avant que cette augmentation ait lieu.Qu'on se le dise I FEU - VOL - TRANSPORT, ETC."La Prévoyance" assure votre automobile contre la perte ou les dommages occasionnés par : l'Incendie provenant de quelque cause que ce soit, y compris l'explosion, la combustion spontanée et la foudre; le Vol ou Larcin; les Accidents du wagon de chemin de fer, ou du vaisseau sur lequel se trouvait votre automobile, ainsi que les accidents de tous genres.Pour plus amples renseignements s'adresser à "LA PREVOYANCE" 189 Si-Jacques, Montréal.Téléphone Main 1626-1627.J.C.GAGNE, Diruttur-Gérant.Veuillez, s'il vous plaît, mentionner le "Bulletin des Agriculteurs" en cous adressant à nos annonceurs. PAGE 101 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 29 MAI 1920 Les ombres de nos grand'mamans Elles me sont apparues, les ombres majestueuses et solennelles des grand'-mamans canadiennes et les chuchotements de leurs lèvres Metrics m'ont tant révêlé.Ce fut d'abord grand'mèrc Allard qui m'apparut dans toute la fraîcheur de ses quatre-vingts ans; elle portait encore sur son dos courbé, son vieux châle gris, et, à la main, la navette usée de son inséparable métier avec lequel, selon son expression, elle pouvait " accoter " toutes les "jeunesses" de la province!.Et devant la majesté de ses traits robustes, de son bon sourire de la " femme forte " dont parle l'Evangile, j'ai dû croire son témoignage quand elle me murmura: " Jeunes filles de notre descendance, quand serez-vous heureuses comme autrefois?Ne sait-on pas que j'ai dû mes quatre-vingts étés aux francs rires de mes quinze enfants et à l'atmosphère parfumée de notre campagne?" Et son ombre fut suivie par celle de " mémère " Richer dont le seul nom éveille à l'idée de ceux qui l'ont connue l'opulence de ses forces et l'abondance de ses qualités de bonne maman.Et j'ai cru l'entendre dire, à son tour: " Repasse un peu ma vie: élevée dans l'amour et l'air pur du bon Dieu, je n'ai jamais craint le respect humain, défaut si commun, aujourd'hui! Non, Dieu merci, dans mon temps, on n'avait pas peur d'ûtre pieuse quand il le fallait, et de travailler fort, quand la misère semblait approcher.D'autre part, en ai-je passé, ¦ des veillées de famille où la joie n'était pas factice, comme la vôtre, souvent; en ai-je vu de ces réveillons de Noel et de ces soirées des Rois où la gaieté pétillait comme le feu du gros poêle " à deux ponts " où une " danse ronde " n'attendait pas l'autre, ou, enfin, les déclarations et les baisers d'amoureux n'étaient pas hypocrites, comme souvent les vOlres!.Mais, assez de reproches! J'ai dit." Et son ombre s'éloigna, me montrant comme un autre témoin irrécusable celle de la mère Lépine qui s'avançait vers moi." Allons! fillette, me dit celle-ci, il parait qu'on nous calomnie, nous, vos aïeules?On veut vous faire accroire que les suffragettes et leurs excentricités vont vous donner la paix de l'âme, l'esprit de travail et les vrais sentiments d'une femme chrétienne ?Voyons! chasse ces chimères et crois à la joie de vivre que nous avions, quand vos théâtres, votre moue des traditions et vos immoralités n'existaient pas.Adieu! Et ce fût le tour de cette auguste nonagénaire bisaïeule qu'onappclait grand-mère Délislc, puis suivirent, " Mémère " Manscau et même la bonne et rusée grand'mèrc Bruncau qui vous "tournait " ça, elle, un cotillon ou une quadrille, dans sa jeunesse! Enfin, toutes les grand'inanians canadiennes y passèrent et exprimèrent les mêmes sentiments (pie les premières.J'ai bien voulu lancer quelques objections à leurs discours hardis, disant que le progrès nous avait apporté certains petits détails dons nous pouvions tirer un plaisir honnête mais, bernique! les ombres me fermaient le bec à tout coup! Et j'ai dû malgré tous mes préjugés sur la vie et les manières de nos aïeules, j'ai dû conclure qu'elles étaient plus heureuses que nous.Vive le bon vieux temps! LYS DE PAQUES.Oui et non! Oui, car elles jouissaient du bonheur et de la paix que procure une vie qui sait se contenter de l'horizon qui l'a vue naître, limiter ses désirs aux richesses et aux plaisirs de la vie rurale; qui sait accomplir chaque jour la tâche que la Providence assigne à chacune et s'assurer ainsi une verte vieillesse et la récompense d'une carrière bien remplie.Si le prix Mercier pour les familles de douze enfants avait aussi été appliqué à la quatrième génération rivée â la terre ancestralc, nos Grand'.Mères l'auraient décroché non seulement pour leur douzième fils, mais aussi |x>ur leurs petits et arrières petits-fils retenus par tous les liens du coeur qu'elles savaient tisser tout en filant la laine pour tenir bien chaudement les pieds des petits.Heureuses de leur sort, toujours gaies, jeunes et fraîches, même octogénaires, elles savaient, sans compter, se dévouer et faire prévaloir autour d'elles un esprit d'entraide, et assurer ainsi au foyer l'aisance et le bonheur qui se multiplie en étant partagé.Elles faisaient du chez-nous un centre d'attraction où l'on savait toujours aux fêtes de famille, fêtes de l'Eglise, fêtes Nationales, s'amuser ferme avec cette franche gaieté de bon aloi de nos Anciens.Mus par l'attraction irrésistible d'un intérieur ensoleillé par l'amour maternelle, personne ne manquait à l'appel, tous revenaient toujours au nid et â la laine bien douce du rouet de nos Grand'.Mères.D'autre part, je dirai, non! Si le bonheur est en raison des œuvres qui s'offrent â notre activité, des horizons qui nous sont ouverts! La jouissance de l'être n'esl-elle pas en raison de son développement intellectuel et de son activité ?Se dévouer est de la nature de la femme, plus elle se donne plus elle crée de vie et de bonheur autour d'elle, plus elle est vraiment heureuse.Plus nous avons de ruines à réparer, de plaies à guérir, plus la femme grandit, plus elle devient héroïque et soeur de charité, plus elle s'élève, même jusqu'au sublime; bien que parfois cachée sous la bure, comme l'humble violette perdue dans l'herbe, elle sait sans se montrer, embaumer l'atmosphère.Aujourd'hui, on ouvre tant d'horizons à la femme qu'elle en perd la tête et son coeur s'écarte dans un dédale qui sans cesse l'éloigné de nos saines traditions anceslralcs.Pour retrouver la paix et le bonheur multiplié de nos Graud'Mères, pour jouir de leur verte vieillesse, revenons, revenons vite à nos campagnes, à nos foyers (1; l.a femme d'aujourd'hui, munie des traditions anccstralcs comme base, développée par nos écoles Normales, Académiques et Ménagères, qu'elle soit fille, fiancée ou mère, sera l'ange, l'âme du foyer.Sans égoïsme et sans envie elle saura buriner dans tous les coeurs la chanté, l'esprit d'entr'aide et de saine coopération.En constituant les foyers elle reconstitue la Patrie qui est l'ensemble des foyers.En travaillant à l'économie du foyer, elle travaille â l'économie nationale, mondiale, même! Sa sphère d'action est vaste comme le monde et se perd dans l'infini.(Note)— La ville avec tous ses attraits peut-elle rivaliser avec un lever de soleil sur la ferme ?Voyez le réveil de la vie autour d'une maisonnette, nid ancestral, au milieu des arbres qui bruissent, des fleurs qui s'entr'ouvrent et des butineuses qui, en gerbes dorées, vont au devant de l'aurore empourprée.LU.n Nous nous contentions de peu Au grand soleil du bon Dieu.Les biens, les faux biens des hommes Si follement disputés, Ne nous ont jamais tenté____ Douce philosophie, synonyme du bonheur qu'ont goûté parfaitement nos mères d'autrefois! Mais qu'cst-CC donc que le bonheur?.On le conçoit de manières bien différentes, on en connaît bien des définitions.Je crois que le bonheur se sent mieux qu'il ne se définit et que les personnes qui le goûtent le plus sont peut-être les moins capables d'en donner une juste définition.J'ai dit: le bonheur se sent; il se voit aussi, et s'il est des figures qui l'ont rayonné plus (pie d'autres, ne sont-ce pas celles de nos grand'inères, dont la figure, aujourd'hui, porte une teinte légère de tristesse, et dont les lèvres laissent souvent échapper cette parole empruntée de regrets: "Ah! le bon vieux temps!." Le vieux temps! C'est peut-être le bonheur qui irradie encore le front de nos grand'inères.Eh oui, c'était l'âge d'or que nous, femmes vaines, rêvons de réaliser quand nous pourrions le vivre si facilement.Heureuse grand'mèrc! Elle savait, elle, que le bonheur ne consiste pas à être bien vêtus, bien renseignés, bien chauffés, qu'il n'est pas le bien-être, pas plus (pie la matière et le corps en sont l'âme, qu'il est fait d'essence plus immatérielle (pie cela.Elle savait qu'il se trouve dans la simplicité, dans le renoncement.Elle ravaudait, cuisinait, lavait, racommodait, se dépensait pour sa famille qui vivait aussi du fruit de son travail.Heureux qui vil du lait de ses brebis.lit qui de leur toison voit filer ses habits Avec la laine de ses moutons, elle tissait elle-même des étoffes solides qui duraient.Avec la peau de ses bœufs, soigneusement tannée, elle chaussait des souliers " qui n'avaient pas peur d'une bouse de vache," encore moins de l'humidité.Ainsi chaudement habillée, chaussée sainement, elle se préservait de mille et une maladies.et la santé ne compte-elle pas dans le bonheur?Elle ne dépensait pas inutilement; après vingt ans d'épargne, elle avait de quoi établir son fils et s'assurait une heureuse vieillesse, fruit d'un travail simple et constant." La piété est utile à tout ".elle est nécessaire au bonheur.C'est dans une piélé rustique, mais faite de foi cl de convictions (pie la grand'mèrc puisait le courage, la force pour arriver au bout de sa pénible tâche.Elle priait beaucoup pendant qu'elle berçait — et vous savez si elle en a cadencé des berceaux.Elle priait toujours.Pendant (pie la laine passait line entre ses doigts agiles, la prière montait douce de son cœur fervent.C'est â celte première école que ses fils apprenaient â être des chrétiens avant d'êire des savants.Et maintenant*que sa tête blanchit, (pie ses mains se refusent au travail, (pie tout son corps demande le repos, " Elle jouit en paix du fruit de sa sagesse." Quel contraste avec la vie enfiévrée, névrosée de la femme d'aujourd'hui dont la devise semble être celle-ci: " toujours plus " toujours plus de toilette, de bijoux, de plaisirs, de fêtes, de folles amours.A dix-huit ans, elle se marie et ne sait pas encore faire la soupe.Elle a horreur de cuisiner, de raccommoder.Elle a un mari pour s'en faire une bourse où elle puise l'argent nécessaire à sa toilette qui la tyranise.Elle a aussi des enfants, mais ils font sa préoccupation secondaire; elle n'a pas le temps de les élever.Quand ils deviennent insupportables, elle les confie à des éducatriecs qui les instruisent en même temps.Et les enfants grandissent sans avoir subi la douce influence maternelle.Ils n'ont ni le respect, ni l'amour des enfants d'hier qui faisaient le bonheur des parents.Après vingt-ans, l'argent se fait de plus en plus rare.la terre ne produit pas assez pour satisfaire la vanité de la maman et de ses filles.Le père, quand il ne s'est pas découragé avant, va chercher à la ville un foyer où il puisse s'établir, espérant trouver plus d'argent, plus de joies.Mais, la terre se venge.L'ouvrage se fait rare, la femme reste la même.De plus, elle fréquente théâtres, cinémas et ses enfants, sans l'accompagner, suivent son exemple.Vieille avant l'âge, la mère commence une vieillesse pleine d'angoisses, d'ennuis, parce qu'elle n'a pas même une solide piété pour en faire le soleil.Puissent ces regrets, stériles pour elle, être fructueux pour ses enfants.Et.", nous reviendrons â l'ancienne et belle simplicité, source de bonheur et d'honneurs.Alors, les grands hommes, les femmes fortes se lèveront." Jamais mères frivoles n'ont bercé race de héros! " Enracinée 29 MAI 1920 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE 11 Conservation et Coopération-*) S'il ne s'agissait que d'améliorer notre système de culture, de conserver la fertilité de notre sol, d'augmenter nos économies, nos ressources financières, ce serait déjà beaucoup niais absolument rien comparé à l'effet moral vers lequel nous tendons, à cette mentalité, toute de charité vers laquelle nous aspirons, rien comparé à l'idéal vers lequel nous entraîne notre idée-guide qui vient de Dieu et retourne à Dieu puisqu'elle est née et se résume dans cet enseignement tiré de l'admirable encyclique: "Keruni no varum Ad majorent Dei gloriam et pro palria." l'our la plus grande gloire de Dieu et pour la patrie.Est-ce que l'Eglise, est-ce que le clergé n.- s'est pas gardé là la plus noble tâche, le plus bel apostolat ?Nous n'avons qu'à jeter un regard sur l'Europe et plus particulièrement sur la Belgique pour constater ce que l'on doit au clergé et ce que nous avons droit d'attendre de l'Eglise.Permettez-moi de vous mentionner quelques traits où l'on voit le prêtre obéir noblement aux enseignements de l'encyclique Rerum novarum.II y a quatre ans près un événement, qui passa inaperçu pour plusieurs, marqua pour nous le commencement d'une nouvelle phase dans notre mentalité et dans notre développement économique.Conviés par un prêtre aux idées larges et progressives, à l'esprit patriotique, à se réunir en comices agricoles pour étudier les problèmes qui nous réunissent encore aujourd'hui, les représentants des classes dirigeantes et des sociétés agricoles du district de Montréal étaient réunis à St-Bruno, près de Montréal; je me trouvais là le seul représentant de ce district, l.e presbytère, la sacristie et l'église furent tout à fait à notre disposition pour toute une semaine.A St-Bruno a été conçu le Comptoir Coopératif de Montréal, prospère aujourd'hui eu dépit des obstacles de toutes sortes, en même temps que la mentalité nouvelle: " Chacun pour tous, tous pour chacun," qu'il nous fallait créer toute d'une pièce, pour ainsi dire, afin d'établir l'esprit d'entr'aide, d'assurer l'organisation commerciale de l'agriculture et de régulariser la distribution économique des matières nécessaires au cultivateur et des denrées alimentaires.C'est là que naquit l'impulsion intensive donnée à la formation de coopératives paroissiales, que fut projeté la fédération de ces coopératives, recommandée la nomination des ingénieurs agronomes de district attachés à des parcelles, à des champs, à une ferme de démonstration de district et conseillé pendant que la terre se repose, en hiver, les cours abrégés dans chaque paroisse.Dernièrement, Mgr Choquettc allait plaider devant la commission de développement d'Ottawa.11 y démontra (pie nos législateurs devraient protéger nos campagnes contre cette nuée, ce Fléau de spéculateurs et d'agents d'immeubles et autres qui, sous de fausses représentations, enlèvent de nos campagnes l'argent, les économies, amassées souvent avec tant de peine, au prix de tant de sueurs, de tant de sacrifices et dont nous avons tant besoin pour notre développement économique.Me scra-t-il permis, ici, d'insister en passant sur l'importance des caisses d'économie et de crédit et je dirai de crédit agricole qui peut fort bien se greffer sur nos caisses Desjardins, caisses qui font tant de bien dans toutes les provinces où elles se sont multipliées et prospèrent, grâce à M.Desjardins et au clergé.Pour développer une industrie quelconque, il faut la matière première, le travail et le capital, avec l'ingénieur comme guide.Nous avons la matière première, la terre; nous avons les bras, l'Etat; l'Eglise et les classes dirigeantes nous forment des ingénieurs; il ne nous manque plus que le capital.Sachons donc garder le peu que nous nous sommes amassé et demandons, efforçons-nous de faire souscrire du capital par l'Etat et par ailleurs si c'est possible, pour le développement de la plus grande, île la plus vaste, de la plus stable des industries, l'industrie agricole.C'est pour arriver à celte fin, en même temps que pour conserver, pour élever notre niveau moral et intellectuel (pie le clergé catholique a toujours fait la guerre à l'ivrognerie et à tous les vices qui en découlent, et je ne puis m'expliquer comment il s'est rencontré dans Ontario des exceptions en haut lieu qui, sous prétexte de respecter la liberté individuelle, ne veulent pas restreindre le trafic de la boisson quand ils ne se font pas scrupule de priver le père de famille du plus sacré de ses droits; du droit à l'éducation de ses enfants! C'est pour cette raison-là encore que l'on fait la guerre en général à l'égoïsme et à l'esprit d'envie et de jalousie qui semble être notre défaut dominant, la guerre à la peste blanche: la tuberculose, au luxe, aux jouissances faciles, à la malhonnêteté, à l'usure et aux profits que ne justifient pas le travail, la guerre aux paradoxes connue celui-ci: " l.a propriété, c'est le vol." On entend dire tous les jours: " l.e curé et ses paroissiens de même que l'on dit " le père et ses enfants." Ce que le langage populaire, l'âme du peuple proclame ainsi, pourquoi ne pas le mettre en pratique de part et d'autre; le curé n'est-il pas le représentant, la personnification de notre très Saint Père le Pape parmi nous?Voilà pourquoi il devrait y avoir parmi nous aujourd'hui une éclosion sans précédent, une floraison toujours croissante d'ecuvres paroissiales où les ou illes coopéreraient sans hésitation, sans arrière-pensées avec leur pas-leur, en conformité avec l'encyclique "Rerum Novarum," en conformité avec l'enseignement du Christ, le grand coopé-rateur qui a inspiré même les socialistes: " Aimez votre prochain comme vous-même, dit-il, et faites aux autres ce (pie vous voudriez (pie l'on vous fit " et pour prouver que la prédication sans la pratique est comme la foi sans les œuvres, il a appuyé sa doctrine en se donnant tout entier jusqu'au sacrifice suprême, le sacrifice de la croix.En passant, permettez-moi de saluer une petite fleur paroissiale qui sait unir l'utile à l'agréable, et féliciter M.le curé Lafrance de sa revue paroissiale " l.e Chez Nous " dont le parfum et la semence devraient s'étendre un peu partout.Nous ne pourrons avoir trop d'oeuvres de chez nous, et c'est ce qu'ont compris Arthur St-Pierre dans ses études de sociologie de chez nous, et Adjutor Rivard dans l'âme populaire de chez nous.Vous le voyez, nous avons chez nous, ici, à Québec, tons les éléments de succès, un gouvernement bien inspiré et d'action, grâce à la constitution anglaise, la meilleure forme de gouvernement, assure-t-on, puisqu'elle doit sauvegarder nos droits, un clergé modèle et tout dévoué, un seul clocher, une église catholique, apostolique et romaine, une seule école qui, si elle n'est pas toujours parfaite dans les détails, est une dans renseignement et dans les principes, avec deux langues officielles, non pas seulement au Canada mais je puis dire sur toute la surface du globe et, enfin, une famille canadienne, la meilleure entre toutes et le plus sûr gage du développement de la prépondérance que l'avenir nous réserve.C'est bien à nous (pie l'on semble avoir dit comme au peuple choisi lee Dieu: " Allez, croissez, multipliez-vous." A présent, dès que le sens social, l'esprit de voisin, la charité vraie, en un mot sera comprise et bien déveloopée chez nous, nous serons assurés du succès.Ainsi, Messieurs, l'Eglise et l'Etat ont fait beaucoup pour nous, mais il reste encore beaucoup à faire et quand on aura multiplié les œuvres, il nous restera encore beaucoup à demander, beaucoup à exécuter; voilà pourquoi la famille canadienne, voilà pourquoi l'école paroissiale, le prolongement de l'éducation de la famille et, dans nos campagnes, les cercles agricoles d'étude, la semaine sociale, qui doivent être le prolongement de l'éducation de la famille et de l'école comme les patronages dans les districts urbains, toujours sous l'égide de l'Eglise, doivent coopérer avec l'Eglise et l'Etat pour étudier, prier, suggérer, demander au besoin et travailler toujours.Permettez-moi de vous dire un mot des cercles d'études.C'est là (pie devra s'en faire, sans épargne, la distribution.A .Sic-Anne, il y a à présent au delà de cinquante ans, je crois, quelques prêlres et quelques laïques formèrent un petit cercle d'étude qui réunissait, les dimanches soir ou dans l'après-midi, des cultivateurs des environs pour causer d'agriculture et de tous les sujets qui pouvaient les i té-resser.Ce fut, m'assure-t-on, l'origine du cercle agricole; modeste mais noble el féconde origine, dont on s'est malheureusement éloigné aujourd'hui pour ne s'occuper souvent (pie de partager, parmi un petit nombre, les appropriations gouvernementales.Sans idées-guides, les cercles n'élèvent plus le niveau moral et servent très souvent à créer, parmi les membres, de la jalousie et de l'envie, et Dieu sait que nous n'avons pas besoin de celte marchandise-là chez nous.Pourquoi le cercle agricole ne serait-il pas encore aujourd'hui constitué en cercle d'étude.Au besoin, la tâche pourrait êlre confiée à une dizaine de jeunes cultivateurs de la paroisse, suivant la demande (pie cette association vient de ni'adresscr, car, malgré mon âge, j'ai tenu à m'enrôler avec, eux, ayant gardé la jeunesse, le cœur, l'enthousiasme, l'idéal et, peut-être, les illusions.Ces différents groupes paroissiaux, s'ils s'organisent sans retard, pourraient aussi se mettre en communication avec l'association de la jeunesse catholique canadienne dont le prochain congrès, je suis heureux de le dire, sera consacré tout entier à la question agricole.Cette enquête portera sur trois points: L'éducation agricole; l'organisation agricole, la législation agricole.C'est un signe des temps que l'initiative d'un pareil congrès ait été prise par des jeunes hommes appartenant surtout à la population urbaine; espérons (pie les jeunes des campagnes seront ainsi piqués au jeu, s'occuperont davantage de leurs propres affaires et (pie, partout, sera démontrée l'importance du problème agricole.Ces cercles d'études paroissiaux pourront s'occuper de tous les problèmes locaux, de l'établissement et du bon fonctionnement des coopératives de production et de conservation, des caisses d'économie et de crédit, des assurances paroissiales ou mutuelles, etc., et à aider à résoudre les problèmes d'ordre supérieur, les problèmes qui intéressent toute la province, tout un peuple.Entre autres choses, ils pourraient constituer des centres d'information au sujet de la production et de la consommation ainsi que des besoins locaux d'achats et de ventes.Un bureau central d'information attaché à une coopérative centrale comme le Comptoir agricole de Montréal pourrait compiler ces renseignements en même temps (pie les renseignements de partout afin de pouvoir prendre les mesures pour empêcher la congestion ou la famine, afin de régulariser la distribution, d'égaliser les prix afin (pie le producteur n'ait pas à sacrifier ses produits et ne soit pas la victime d'intermédiaires ou de spéculateurs.En terminant, permettez-moi de faire appel aux classes dirigeantes, aux femmes, aux fermières, à ceux qui voudront se joindre à l'élite de l'association canadienne de la jeunesse catholique, aux jeunes cultivateurs, à tout le peuple.Deux dangers menacent notre survivance nationale, comme peuple canadien-français d'abord, puis comme peuple catholique: l'absorption et le socialisme.Pour ne pas être absorbés, dénationalisés, nous n'avons qu'à tenir ferme à nos droits, au droit de propriété qui les renferme tous, qu'à rester attachés, cramponnés', si nécessaire, au sol.Il faut (pie chez nos fils, chez l'homme de demain, le culte du domaine ancestral qui, additionné à celui du voisin, forment la patrie, l'amour du toit paternel fasse vibrer toutes les .fibres du cœur, serve toujours de guide aux aspirations de l'âme.L'idée seule (pie notre nationalité, (pic nos droits sont menacés doit sullir pour faire palpiter nos chairs, bouillir notre sang et nous disposer d'emblée à tous les sacrifices.Il faut (pie les parents s'occupent avec la plus grande sollicitude de la formation morale el intellectuelle des enfants (pie la Providence leur a confiés, de leur éducation, de leur mentalité, de l'idéal qui doit s'implanter dans le cii-ur et briller dans l'intelligence; il faut qu'ils fassent aimer les petiles cultures, s'intéresser aux petits élevages, voir lout ce qu'il y a de grand dans les petites choses, entendre tout ce qu'il y a de sublime dans les voix de la nature, qu'ils développent chez eux l'amour de tout ce qui est beau et bon, de tout ce qui est grand et juste, leur donne l'exemple du dévouement jusqu'au sacrifice, et lassent en sorte (pie la mère soit toujours aimée d'un amour de privante et le père toujours vénéré, respecté, qu'ils aient un culte pour la terre des ancêtres et un amour si profond du foyer, du chez nous, qu'à chaque absence, la nostalgie du foyer, l'ennui irrésistible des siens contraigne l'absent à revenir au plus tôt au nid où il retrouvera la paix, l'amour et l'aisance dans l'esprit d'entr'aide familial, et, après l'avoir vu naître, le loil paternel le verra rendre son âme au créateur en bénissant ses petits-fils el souvent, chez nous, ses arrière pclils-lils.Voici la meilleure el la plus sûre s lui ion du problem.': " La désertion des campagnes." Je voudrais avoir le temps de parcourir avec vous quelques belles pages sur les droits de la dynastie du roi-propriétaire d'un domaine foncier, pages tirées des conférences du Rév.Père Lacordaire, et étudier avec vous les enseignements des membres éminculs du clergé belge qui ont sauvé leur patrie des tentacules de la pieuvre du socialisme et qui sauront en-encore la sauver des griffes des aigles boches en prêchant l'amour du sol, l'entr'aide.("est ainsi que la France s'est montrée sublime d'héroïsme lors de la mobilisation militaire et c'est ainsi qu'elle va se montrer à la hauteur de la situation dans la mobilisation agricole (pie le ministre de l'agriculture entreprend pour sauver l'année au front.Puisse-t-il en être ainsi avec nous?Nous ne sommes pas tous absolument appelés à sacrifier notre vie, à verser noire sang, niais bien à sacrifier, dans l'intérêt commun, nos mesquines ambitions personnelles, nos petites vanités de paraître à l'affiche et substituer à la jalousie, à l'envie l'esprit d'entr'aide, la charité vraie.11 a fallu chez les promoteurs du mouvement, chez nos hommes d'Etat et dans notre clergé le courage de Sir Robert Peel et l'esprit d'apostolat du clergé d'Europe pour résister à la pression du haut commerce mal informé et supporté, encouragé parfois par l'influence de l'or, par la cabale de puissants politiciens.L'honorable ministre de l'agriculture doit se rappeler les députai ions des puissants du commerce et de la finance, les deputations d'amis politiques qui vinrent plaider par la bouche d'avocats éminents et influents pour empêcher la création et le fonctionnement de la Société Coopérative des Fromagers de Québec.Un des avocats, aujourd'hui dans la magistrature, et devenu un apôtre du mouvement de conservation et de coopération, me disait comme il admire aujourd'hui la prévoyance et la fermeté du ministre qui leur a tenu tête et comme il plaint l'égoïsme, l'ignorance de ceux qui continuent à faire de l'obstruction à l'entr'aide, à la coopération.(A suivre l>age 16) Veuillez, s'il vous plaît, mentionner le " Bulletin des Agriculteurs " en vous adressant à nos annonceurs. PAGE 12 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 2'J MAI 1920 ooooo boom ooooo LE MARCHE THE MARKET ooooo ooooo ooooo Les prix suivants sont ceux obtenus par la Coopérative Centrale des Agriculteurs de Québec.Ce sont les prix qui ont été obtenus et payés aux membres expéditeurs de cette société durant la semaine finissant le samedi précédant la date de publication du Bulletin, Les frais de transport sont à la charge de l'expéditeur SEMAINE FINISSANT LE 22 MAI BEURRE CREAMERY BUTTER Pasteurisé — Pasteurized.53j^c lb.No.1.53c " No.2.52JES TORCS PETERDOROUGH & SASKATOON CANADA WmU'&ÏJp'&Ç Veuillez, s'il vous plaîl, mentionner le " Bulletin des Agriculteurs " en vous adressant à\ios annonceurs. PAGE 18 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 2!) MAI 1020 Un beau r appor t Nous recevons la lettre suivante, accompagnée d'un rapport du plus haut intérêt pour la classe agricole et pour les aviculteurs en particulier.Ce rapport, qui est l'oeuvre de M.Atldct, de Maria Cape, Go.Bonaventure, prouve, une fois tic plus, que l'aviculture est une industrie lucrative lorsque, à l'instar de M.Audct, on s'en occupe sérieusement.Voici cette lettre et le rapport en cpiestion: Marin, P.O., 11 mai 1920.M.J N PONTON', Rédacteur du Bulletin des Agriculteurs, Montréal.Monsieur le Rédacteur, Permettez-moi de vous soumettre le rapport de M.Valmond Audct, Maria Cape.C'est un résultat digne de remarque qu'il a obtenu avec 66 poules Plymouth Rock barrées.Tout en étant un coopératcur très zélé, M.Audct ne se montre pas fier de son succès, car il m'a fallu insister pour avoir le rapport ci-inclus.Je vous demande de bien vouloir publier ce rapport dans vos pages, si vous jugez qu'il est de nature à intéresser vos lecteurs.Veuillez nie croire, M.le Rédacteur, Votre très dévoué, VALMOR CVK, Sec.-Très, rie la Soc.Coop.Maria Cape, Co.Bonaventure.Résultat obtenu avec 66 poules Ply.mouth Rock barrées: RECETTES Novembre 1918 6S1.$.U .(H Décembre 191S 610 .33.00 Janvier 1919 692.33.20 Février " 886.-.32.50 Mars " 1338.43.45 Avril " 1372.46.66 Mai " 1243.44.50 Juin " 1125.39.60 Juillet " 1021.43.50 Août " 902.35.40 Septembre " 907.32.50 Octobre " 420.17.00 Total 11227 $135.25 Poules vendues.$22.70 Poulets vendus.43.S0 12 Poulets dépensés à la maison.12.00 12 Poulettes de plus mises en hi- vernement.12.00 $435.25 Total des recettes $523.75 DEPENSES Dépenses pour 66 poules et 97 poulets: 105 minots d'avoine à $1.00.,.$105 .00 507 livres de son de blé.10.05 34 poches de feed.115 .00 200 oeufs mis en incubation.7 .50 Autres dépenses.10.00 Total des dépenses.$247.55 Le Centrifuge " Magnet " possède un bol supporté du haul el du bas.« Actionné par un Engrenage carré s; Pour plus de renseignements, demandez te catalogue "Magnet" gratuit.S La Cie Manufacturière Pétrie, Limitée 3, rue St-Nicolas, - MONTREAL, Que.Profit net.276.20 Profit par poule.4.18 Nombre d'oeufs par poule.170 VALMOND AUDET, Maria Cape, P.Q.Si les cultivateurs progressifs Braiment dignes de ce nom eendent tous leurs produits en coopération, c'est qu'ils obtiennent, par ce procédé, le maximum de ce que ces produits sont susceptibles de leur rapporter.Qu'attendent donc les autres cultivateurs pour en faire autant ?_.^v FRAISIERS Des Quatre Saisons Notre nouvelle vnriété de FrnisicrH PROGRESSIF est un vrai huccch " et cat mCmc meilleure t|Uc Atnérleus".Sa production qui commence avec l'été se continue jusqu'aux Kelés de l'automne.11 a été amplement démontré nue la culture et la vente des fraises pouvaient se faire durant tous les mois de juillet, août, septembre et octobre.Des plants mis en terre de bonne heure le printemps portent des fruits au bout de six semaines.Sa production très abondante donne des fruits Kros, de forme conique, a la chair très juteuse-d'une saveur très agréable.Cette nouvelle variété va révolutionner la culture des fraises au Canada.DDIV.ldoz.85c.50 Plants.$2.50 IIUA.25 Plants.$1.40 100 Plants.4.50 Expédition port payé parcolispoatauxoii express,à votre choix, dans toute la province de Québec.Demandez notre catalogue descriptif—Gratis.DUPUY & FERGUSON 38-42, PLACE JACQUES-CAUTIER.MONTREAL Gros profits dans les conserves domestiques Avant la guerre, la fabrication des conserves à la maison donnait des profits substantiels.Aujourd'hui, avec les prix élevés de tous les articles d'alimentation, cette fabrication constitue une véritable mine d'économies.La mise en conserve à domicile n'est pas un problème si vous possédez Un Appareil "UTILITY" Le seul appareil
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