Le bulletin des agriculteurs /, 1 janvier 1921, samedi 22 janvier 1921
ft Récréation utile et agréable.JAN a2 1921 "Une récolte importante pour les cultivateurs Gracieuseté du C.P.R.n ill aaairc ^VOL.6 MONTREAL, LE 22 JANVIER 1921 Prix: No.3 Voir à la page &: La vente en coopération des animaux vivants, par M.AIL Héroux.10c le numéro PAGE 50 (2) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 22 JANVIER 1921 AUX CULTIVATEURS pENDANT que vos tasseries sont encore plus qu'à moitié remplies, c'est le bon moment de faire l'installation de vos chariots à foin sur rails avec moins de frais que vous ne le feriez au printemps prochain, alors qu'il faudra tout un échafaudage et que vous devrez vous détourner de travaux pressants et précieux pour effectuer cette installation.Chariot à foin " Louden Senior " flous sommes à Voire entière disposition et Vous pouvez, dès maintenant, bénéficier du 10% d'escompte que nous accordons à tous les membres de la Coopérative Centrale des Agriculteurs.A, L.GAREAU, Inc., 128, RUE ST-ANDRE, QUEBEC.A l'attention des Propriétaires de Fromageries, Beurreries et Laiteries Pour obtenir tout le beurre du petit-lait de fromage aussi bien que du lait entier, le centrifuge "SIMPLEX" est certainement celui qui vous donnera le plus de satisfaction.Pour obtenir le meilleur rendement en beurre et contrôler facilement l'humidité dans le beurre, servez-vous de la baratte "SIMPLEX" ou "SUCCESS" A vendre à prix d'occasion ! ! CENTRIFUGES, BARATTES, BOUILLOIRES, ENGINS.Ces machines sont de seconde main, mais elles ont l'apparence des machines neuves et sont remises en bon ordre de marche.Pour toute information s'adresser & : B.TBUDEL & CIE Téléphone : Jour : Main 118 Soir : West'm 4120 36 PLACE D'YOUVILLE, Case Postale 484 MONTREAL.La Constipation, c'est l'ennemi de la Santé, qu'il faut combattre efficacement avec l'Eau Purgative le remède populaire de la Constipation, parce qu'il agit sûrement, promptement, sans causer aucun malaise.* 80CIETE DES EAUX PURGATIVES RIGA, 40, rno Pleasls, Montréal N B.—Cartes à marquer pour euchre (tallies) gratis sur demande.Assurance - Automobiles FEU - VOL - TRANSPORT, ETC."La Prévoyance" assure votre automobile contre la perte ou les dommages occasionnés par: l'Incendie provenant de quelque cause que ce soit, • y compris l'explosion, la combustion spontanée et la foudre; le Vol ou Larcin; les Accidents du wagon de chemin de fer, ou du vaisseau sur lequel se trouvait votre automobile, ainsi que les accidents de tous genres.Pour plus amples renseignements s'adresser à « LA PREVOYANCE " 189 St-Jacques, Montréal.Téléphone Main 1626-1627.J.C.GAGNE, Directeur-Gérant.La Coopérative Centrale des Agriculteurs de Québec CI-DEVANT La Société Coopérative Agricole des Fromagers de Québec ** est mieux organisée que jamais pour recevoir et vendre avec avantage tous les produits de la ferme.La vente en coopération assure aux cultivateurs, outre les plus hauts prix du marché, une classification équitable qui leur permet d'obtenir pour leurs produits un prix proportionné à leur qualité et à leur réelle valeur.C'est par la vente en coopération seulement que les agriculteurs obtiendront de.résultats qui les encourageront à améliorer leurs méthodes de culture et à accroître leur production.Tout cultivateur de progrès vraiment digne de ce nom se tient au courant des fluctuations du marché, s'applique à accroître ses connaissances technique et à bénéficier, par le fait même, de l'expérience de ceux qui se dévouent à l'avancement de la science agricole.C'est pourquoi " Le Bulletin des Agriculteurs " est devenu pour lui le journal indispensable qui lui apporte, chaque semaine, des renseignements exacts sur le marché et sur l'industrie agricole en général.La COOPERATIVE CENTRALE DES AGRICULTEURS DE QUEBEC et le "Bulletin des Agriculteurs" ont leurs bureaux à: 63, rue William, - Montréal.QU'ON SE LE DISE.Veuillez, s'il oous plaît, mentionner le "Bulletin des Agriculteurs" en oous adressant à nos annonceurs. 22 JANVIER 1921 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS .(3) PAGE 51 Messieurs les Cultivateurs! Pourquoi ne profi-teriez-vous pas d'une partie de l'espace que le "Bulletin" consacre à l'annonce?^ Les maisons de commerce, même de petite envergure, n'hésitent pas à débourser des sommes assez rondes pour faire connaître leurs produits par le moyen de la publicité.Nous vous engageons donc à essay er au moins nos petites annonces pour vous convaincre de l'efficacité de la publicité par le BULLETIN DES AGRICULTEURS Vous avez tout Intérêt A faire venir vos fournitures de bureau de chez Joseph Portier, Limitée FABRICANTS-PAPETIERS ET NEGOCIANTS ' Atelier de relicure, typographie, gaufrage et relief.Papeterie mercantile.Exportation et importation.Livre de comptabilité à feuillets mobiles.Agents du célèbre appareil "Mimcographc." 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PAGE 52 (4) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 22 JANVIER 1921 Un journalier de Québec qui ne craint pas la famine Stc-Lucie de Beauregard, 15 avril 1920 La Ligue Nationale de Colonisation de Québec.Messieurs, Comme j'ai déjà eu l'occasion de vous le dire, je suis bien content d'avoir quitté la ville pour la campagne, où je vis heureux depuis quelques années.Je suis établi sur mes deux lots depuis le 1er mai 1914.J'ai 27 acres de défrichement de fait qui ont tous été ensemencés.L'automne dernier, j'ai récolté 150 minots d'avoine et 96 minots de patates.J'ai maintenant trois acres faits à la charrue.J'ai une bonne maison, très confortable, une grange.J'ai deux chevaux, quatre vaches, deux porcs, dix-huit poules.L'an dernier, j'ai récolté du foin pour la nourriture de ces animaux et j'ai eu deux cents bottes de foin à vendre.Avant de me faire colon, j'avais toujours été journalier, quoique né de parents cultivateurs.J'ai travaillé à Québec, aux Etats-Unis, sans jamais amasser fortune.Depuis six ans seulement, après avoir travaillé sur une terre en bois debout, je possède déjà un beau bien pour lequel j'ai refusé $4,000.C'est vous dire que ma famille et moi nous ne regrettons pas d'être devenus des colons, libres, indépendants, ne craignant pas la crise de la vdle.(Signé) F.CORRIVEAU N.B.— Il faudrait un gros volume pour publier toutes les lettres des colons citadins contents de leur sort.Les lettres reproduites résument parfaitement la note générale des témoignages que nous recevons tous les jours.Nulle œuvre, plus que la Ligue Nationale de Colonisation, ne fait des heureux.Les ouvriers qui hésiteraient à s'établir dans les loitaines régions de colonisation trouveront des lots dans le Sud-Est de Québec, formé par les comtés de Frontenac, Beauce, Dorchester, Bellechasse, Montmagny, L'Islet et Kamouraska, ainsi que dans les nouvelles paroisses des comtés de Lotbinière et Nicolet.Fameuses sources chaudes de deux continents Les merveilleuses sources d'eau chaude sulfureuse de Banff en Alberta, attirent cette année comme par le passé, un nombre considérable de touristes dans la populaire station balnéaire des Rocheuses canadiennes, dont le renom est aujourd'hui universellement répandu.Non seulement les Canadiens et les Américains s'y rendent durant là belle saison, mais un grand nombre d'Européens, maintenant que l'ordre est rétabli de l'autre côté de l'Atlantique, y viennent aussi prendre les eaux, en même temps qu'admirer les beautés naturelles que recèlent les majestueuses chaînes de l'Ouest canadien.Même après avoir vu les plus fameuses places d'eau de l'Europe et après avoir voyagé à travers les Alpes et les autres régions montagneuses du vieux continent, ces étrangers sont tous émerveillés devant les spectacles sublimes qui s'offrent à leur vue dans les Rocheuses.Banff, situé presque sur la frontière ouest de l'Alberta, dans une région où les montagnes sont très élevées, est probablement l'endroit le plus fréquenté des Rocheuses, autant à cause des commodités qui y sont offertes aux visiteurs, qu'en raison des attractions variées qui s'y trouvent.Parmi celles-ci, les sources d'eau chaude tiennent la première place.Un grand nombre de touristes anglais qui sont passés par Banff cet été, ont manifesté leur intérêt pour les sources en y faisant de fréquentes visites durant leur séjour à l'hôtel Banff Springs du Pacifique Canadien.Ces gens connaissent pour la plupart les fameuses sources chaudes de Bath, les seules du genre dans dans le Royaume-Uni.Quoique placés dans un cadre fort différent de celui de Banff, ces bains ne sont pas moins fré- Bardeaux d'Amiante xonomie, Beauté, D uree "Demandez noire circulaire illustrée.COUVERTURE ET LAMBRIS ENTIEREMENT à l'épreuve du feu.ELIMINE tout" frais~d'cntrctien.Ces bardeaux sont en grande demande vis à vis du public parce qu'ils sont permanents et vendus à prix raisonnables.Se pose aussi facilement sur vieux claboard et bardeaux de bois.La Cie MANUFACTURIERE D'AMIANTE 78, rue Saint-Pierre, - - - QUEBEC quentés par des milliers de personnes chaque saison.Les bains de Bath ont une histoire très intéressante que nous résumerons ici en quelques lignes.Vers 1775, alors qu'on faisait à Bath des excavations dans le but d'établir des bains pour le duc de Kinston, on perça tout à coup une veine d'où jaillit en abondance, une eau chaude minérale.Plus tard en drainant la place, une ancienne maçonnerie romaine fut mise à jour et l'on vint à la conclusion qu'à l'époque de l'occupation de l'Angleterre par les Romains, un vaste système de bains devait exister en cet endroit.Les fouilles furent cependant abandonnées quelque temps après cette découverte et ce n'est que vers 1878 qu'un certain major Davis les fit se continuer avec le résultat que plusieurs structures romaines encore dans un excellent état de conservation, furent exhumées à plusieurs pieds plus bas que le niveau des rues environnantes.Si l'on en juge par certaines inscriptions et quelques pièces de monnaie trouvées dans les ruines, il est probable que les bains romains de Bath furent construits vers l'an 60 de notre ère.Le WADE Fait l'ouvrage de 10 hommes à un scieur Vous pouvez économiser de l'argent et "en faire" au moyen de votre godand art "WADE".lequel scie de» billot* de toute dimension.Il débite de 25 à 40 corde* par jour, à un prix de revient de 4 à 8 tout la corde; il se déplace comme une brouette et peut être manipulé par une femme ou un garçonnet* Il comporte un moteur de 4 H.P.solide et sûr, et pas de pièces compliquées.Sciez votre bois et celui de vos amis et vous aurez tôt fait de gagner le prix de votre "WADE".Cet instrument possède un grand nombre de caractéristiques exclusives, notamment un système de débrayage automatique de sûreté, une douille détachable pour la scie, un réservoir qui prévient tout surchauffe gc d'eau un tuyau d'échappement où l'eau ne Vous pouvez transporter votre gèle pas et un huilage automatique.Il repose sur une Wade jusqu'à vos billots, com- seule roue, ce qui en facilite le déplacement.i>:% ma vous le feriez d'une brouette.IL NE VOUS COUTE ABSOLUMENT RIEN de demander notre fascicule illustré nui vous renseignera parfaitement sur ^^^^Spci^Bw.'e "Wade" et vous indiquera comment épargner et faire de ^: i 'l'argent avec cette machine.Adressez-nous ^l -; ' ^kj^h.v une carte aujourd'hui même.Vous vous devez de savoir tout ce qui se rapporte au " Wade " à un scieur.Walter F.Tyler.on.Un Nous lyler.de Preslon.Ont., 55 ANNEES DE REPUTATION RECOMMANDENT LE " WADE " écrit: vons eu le Wade 3 ans et ne saurions nous en dispenser pour le double de sa valeur." Pièces de rechange en stock en lout tempi.-•«"i''";'i;i'1'''/À VALEUR REÇUE Etablis depuis au-delà de 47 ans comme marchands de Pelleteries brutes.Demandez notre liste de prix cl des étiquettes pour l'expédition.BULLETIN DES AGRICULTEURS, 63, William, Montréal.BULLETIN D'ABONNEMENT Monsieur, Inclus la somme de $______pour renouvellement Indiqua Ut at t'tut pour un rtnoutytlUmtnt.) $______pour abonnement, ( Jndiquti let ai t'ei! pour un abanntmtnt.) à compter de (mois)- Signature____ Adresse : (bureau de poste)- (comté)._:-_- Date__________- _____(année).(pays).Canada, axcapté Montréal t $2.00 par annéa 1 ?payable d n Montréal at pays étrangers i $3.00 " '* j Veuillez, s'il oous plaît, mentionner le " Bulletin des Agriculteurs " en oous adressant à nos annonceurs. 22 JANVIER 1921 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS (5) PAGE 53 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS DIRECTION ET ADMINISTRATION : 63, RUE WILLIAM MONTREAL LE JOURNAL INDISPENSABLE A TOUS LES FOYERS Le trait d'union entre le producteur et le consommateur TELEPHONE MAIN 2 6 5 1 VOLUME 6 MONTREAL, LE 22 JANVIER 1921 NUMERO 3 L'ASSEMBLEE ANNUELLE, 1921 TEL qu'annoncé dans le dernier BULLETIN DES AGRICULTEURS, l'assemblée annuelle des membres de la COOPERATIVE CENTRALE DES AGRICULTEURS DE QUEBEC sera tenue à Montréal, le 3 février, à dix heures A.M., dans une des salles du Monument National.Nous comptons voir à cette assemblée plus de membres encore que nous en avons vus l'an dernier à l'assemblée de Québec qui avait suscité un intérêt tout particulier.Les membres du district de Québec s'étaient fait un devoir d'assister en grand nombre à toutes les assemblées où plusieurs centaines de personnes étaient présentes.Nous avons lieu d'espérer que les membres du district de Montréal répondront aussi spontanément et que ceux des autres parties de la Province, viendront comme l'an dernier, se joindre à eux.La réunion de cette année aura, croyons-nous, une importance encore plus considérable que celles des années passées.Nos membres sont au fait de l'extension qu'a prise leur organisation qui est sans doute la plus forte de la Province, tant par le nombre de ses membres que par son chiffre d'affaires et ses diverses activités.La Société ne pourra atteindre sa fin ultime que si elle reçoit le ferme appui de ses membres, de tous les cultivateurs et surtout des organisations coopératives locales.Elle doit aussi pouvoir compter sur les organisations agricoles, telles que les Sociétés d'Agriculture, les Cercles Agricoles, les diverses Sociétés d'Elevage, de vente des produits agricoles, telles que les Sociétés des Producteurs de Sucre et Sirop d'Erable, des Apiculteurs, des Associations fruitières, etc.Les membres seuls ont sans doute le droit de prendre part aux délibérations et de voter s'il y a lieu, mais tous les cultivateurs, et surtout les représentants des associations mentionnées, sont spécialement invités à assister à notre assemblée annuelle, car nous considérons que le programme de la Société les intéresse tous au point de vue de la mise en vente de leurs produits, de quelque manière que cette vente doive être faite.Ils seront donc tous les bienvenus et nous considérons qu'ils nous rendraient un grand service, de même qu'à leurs associations, en venant prendre part à nos délibérations et en nous apportant leurs suggestions.Nous nous permettons de suggérer que dimanche prochain, par exemple, ces associations tiennent une assemblée spéciale et qu'elles nomment un ou plusieurs délégués pour se faire représenter à cette assemblée.Nous demanderons surtout que les membres de la Coopérative Centrale, qui en plusieurs endroits forment des groupes nombreux, s'assemblent pour envoyer un ou plusieurs représentants à l'assemblée annuelle.La coopération dans la Province a fait un pas considérable durant le cours de la dernière année; nous croyons pouvoir avancer que notre Société en a été, comme par le passé, le principal facteur et nous croyons aussi que tout cultivateur un tant soit peu renseigné et qui tient à l'avancement de l'agriculture dans notre province n'a pas le droit de se désintéresser de ce mouvement.Nous avons dit et répété dans plusieurs occasions que la COOPERATIVE CENTRALE DES AGRICULTEURS DE QUEBEC était l'affaire de ses membres, que tous ceux qui y donnent leur temps ne sont que ses employés.Le bureau de direction peut être changé suivant le désir de la majorité des membres, à chacune des assemblées annuelles.Ce droit, tous les membres peuvent l'exercer et ne doivent pas s'en désintéresser.Ils ne doivent pas non plus perdre de vue que leur Société sera ce qu'ils l'auront voulue ct ce qu'ils l'auront faite.Le désintéressement à la chose publique est un mal général; comme toutes les autres classes de la société, la classe agricole en souffre.L'on entend souvent des critiques contre les organisations publiques; les organisations coopératives n'en sont pas exemptes, surtout celles qui, comme la nôtre, font un montant considérable d'affaires.Mais on se contente de critiquer; lorsque vient le temps d'assister aux assemblées, et d'apporter des suggestions pour remédier au mal dont on se plaint, on s'abstient et on laisse aux autres le soin de régler toutes les difficultés, se réservant, bien entendu, toujours le droit de critique.Nous espérons qu'il n'en sera pas ainsi pour les membres de la Coopérative Centrale.En grand nombre, ils se rendront à l'assemblée annuelle ou s'y feront représenter pour apporter le fruit de leurs observations et de leur expérience afin d'assurer la perfection du programme d'action de l'année qui commence.AUG.TRUDEL.SOMMAIRE Un journalier de Québec qui ne craint pas ia famine.Fameuses sources chaudes de deux continents.Pages 52 52 Pages Pages Pngc> li ,\pr^„^lci;;Vs^e,j>"m,r";n,cnt ,,c l'Agriculture federal.Divi- Nos lainages et nos toiles.69 r?V?"." "l1,?":, 1 uucst.-j?sion des semences.58 l.a leçon.69-70 Les fermes de Quebec.59 L'aviculture est une chose agréable et Mise au point.61 payante.70 54 Petites annonces.62 Grande exposition de lapins.71 La Session.Assemblée annuel] Hudgetivores.M.Drury décoré.Le Canada considéré comme étranger en Angleterre. PAGE 54 (6) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 22 JANVIER.1921 OOOOOOOOOOOOOOOOOO OOOOOOOOOOOOOOOOOO ENTRE NOUS OOOOOOOOOOOOOOOOOO OOOOOOOOOOOOOOOOOO LA SESSION La présente session du Gouvernement de Québec s'est ouverte sous des auspices intéressantes: un nouveau premier ministre entouré de plusieurs nouveaux collègues, un discours du trône chargé de problèmes d'ordre économique et social importants.Les cultivateurs de la Province trouveront dans les rapports des débats et des discussions une excellente occasion de se rendre compte de la valeur de leurs représentants.ASSEMBLEE ANNUELLE L'assemblée annuelle constitue un événement important pour les membres de la Coopérative Centrale des Agriculteurs de Québec: c'est le moment propice pour présenter les remarques et les suggestions.Vous trouverez les renseignements concernant ce sujet, ailleurs dans le présent numéro.BUDGETIVORES Vous tous, vénérables vieillards, qui vous êtes usés au service de la cause agricole sans autre compensation que la satisfaction de vous être donnés sans mesure à vos compatriotes, à votre province et à votre pays; vous tous, professeurs de collèges d'agriculture, qui, plaçant l'intérêt général avant votre avancement personnel, avez consenti non seulement à travailler pour des salaires ridiculement bas mais encore dans des établissements dont les subventions minimes ont partiellement paralysé vos talents et vos efforts en restreignant vos activités presque uniquement à la transfusion de la science livresque et en vous, interdisant, faute de temps et de ressources pécuniaires, les travaux de recherche indispensables à tout enseignement technique; vous tous, conférenciers, qui avez le malheur d'avoir autrefois compté dans vos rangs quelques rares hâbleurs que vous faisaient imposer certains "politicailleurs" en quête de votes et de popularité, mais qui, cependant, avez été les vrais apôtres du progrès de l'agriculture dans la Province; vous tous, agronomes, qui avez consacré 3 ou 4 des plus précieuses années de votre jeunesse à acquérir des connaissances agricoles, en tirant le meilleur parti possible des instruments trop imparfaits que vos' critiques d'aujourd'hui ont contribué à mettre à votre disposition, afin de pouvoir vous rendre utiles à vos compatriotes sans vous arrêter à considérer tpie vos émoluments seraient inférieurs à ceux (pic reçoivent un grand nombre d'ouvriers dont le travail consiste uniquement à manier la pelle ou la hache, vous, dis-je, qui suez à déraciner les préjugés que l'on a semés et que l'on sème encore en exploitant la naïveté d'un trop grand nombre de paysans à qui l'on accorde, afin d'obtenir leur adhésion aux jours des élections, le monopole de l'intelligence, de l'infaillibilité, de la science agricole pratiqué, de la justice, du patriotisme, etc., etc, etc., vous, j'ajouterai, qui, dans maints cas, avez dû vous livrer à un travail de vrais missionnaires évangélisatcurs avant de pouvoir vous faire accepter dans certains comtés pour y jeter la semence qui, malgré la froideur du sol, a produit des moissons précieuses, grâce à votre travail constant et ardu;vous tous, fonctionnaires du département d'agriculture, dont les labeurs égaux à tout le moins à ceux des employés des autres départements mais qui avez le tort d'être des agriculteurs professionnels ; et vous, journalistes agricoles, qui n'échappez pas au surmenage et aux ennuis des autres journalistes; vous tous enfin ouvriers et produits de nos collèges d'agriculture, vous êtes des "budgétivorcs" c'est-à-dire, suivant le sens généralement donné à ce terme, des parasites.C'est le chef de l'opposition du Gouvernement de Québec qui l'a dit: A juger par leur attitude passive d'autrefois, certains tléputés ruraux n'en pensent peut-être pas moins; car bien qu'ils n'aient pas toujours eu le courage de leurs convictions, leur silence ne pouvait s'interpréter autrement.La proposition telle que rapportée par les journaux se lit: "Ce qui importe aujourd'hui, c'est que nos écoles d'agriculture ne produisent pas seulement des conférenciers agricoles ou des agronomes budgétivorcs, mais aussi et surtout des cultivateurs modèles pratiquant au milieu d'un centre agricole." Quel traitement révoltant pour les techniciens agricoles! Mais aussi, quelle démonstration d'incompétence de la part de celui ou de ceux qui, sous une forme ou sous une autre, expriment une opinion aussi fausse, portent une accusation aussi fantaisiste! Que certains paysans qui ne voient dans l'exploitation de la ferme qu'un travail manuel et qui ne sont pas plus en mesure d'apprécier la valeur ni la portée de la science agricole en agriculture tpie le rôle de la chimie et de la physique dans l'industrie, de la météorologie dans le commerce, les services de transport, etc., soutiennent que l'enseignement de la pratique seul suffit à l'agriculture, cela s'explique.Mais (pie des hommes qui, grâce à leur position et en vertu de leurs fonctions, oui l'avantage et l'obligation de se renseigner avant de se commettre et de se prononcer sur une question aussi importante du point de vue du bien-être du cultivateur et de la prospérité de noire province, cela se comprend moins facilement.M.Sauvé et les autres parlementaires qui pourraient penser comme lui, peuvent-ils excuser leur ignorance des relations très étroites de l'agriculture avec les sciences pures et appliquées?Sans avoir fait d'études spéciales, n'ont-ils pas accès à la bibliothèque du Parlement et du Ministère de l'Agriculture, aux rapports des fermes expérimentales et des collèges d'agriculture du Canada, des Etats-Unis et d'ailleurs, aux journaux agricoles, aux conférences enfin que le Département de l'Agriculture fait donner dans leurs cuisines même ?De quelle autorité nient-ils les principes énoncés par tous les agriculteurs professionnels?Ils sont qualifiés pour traiter la question de renseignement agricole où ils ne le sont pas.S'ils le sont, ils ne peuvent pas prétendre renverser et détruire les théories des AUTRES autorités par de simples énoncés appuyés sur aucune démonstration, sur aucun fait établi: les sentiments et l'imagination ne prouvent rien en discussion scientifique.S'ils ne sont: pas qualifiés, le simple sens de dignité, de responsabilité et de justice devrait les engager à laisser ou à faire discuter les personnes compétentes.U est assez évident que le chef de l'opposition n'a pas réfléchi avant de proférer cette insulte aux techniciens agricoles.: il s'est cru, comme la chose arrive assez souvent à un trop grand nombre de députés, dans l'obligation de dire quelque chose; et il a parlé.L'on sait que les députés, en général, n'aiment pas à passer pour des budgétivorcs.Plus d'un, pour démontrer son utilité, n'a pas hésité à se fendre d'un petit discours, même au risque de traiter d'une façon immorale des vérités et des principes élémentaires.Il est à espérer (pie cette calomnie regrettable donnera lieu à des protestations énergiques de la part de tous les députés ruraux et à des mises au point claires de la part des autorités en enseignement agricole.Il est urgent, si l'on veut conserver l'adhésion des agriculteurs à l'administration actuelle, de bien faire comprendre aux intéressés d'abord que la faiblesse d'un individu ne doit pas provoquer la condamnation de tout un corps et ensuite (pie le cultivateur sait maintenant distinguer les caresses sincères du llirt intéressé.Notre enseignement agricole, comme toute œuvre humaine du reste, est susceptible d'amélioration: l'établissement d'une école supérieure d'agriculture pour la formation de professeurs et de spécialistes dans toutes les branches, le perfectionnement des écoles existantes pour l'entraînement des agriculteurs pratiques, s'imposent.Pour cela, il faut des fonds et ces fonds, ce sont les députés qui les votent.Le chef de l'opposition ferait besogne plus patriotique, plus utile et plus digne si au lieu de se laisser aller à des critiques aussi injustes, il fouettait un peu certains députés de la droite qui n'apportent pas au ministre de l'Agriculture l'appui dont il a besoin pour assurer le triomphe complet de sa cause.$0.03 11-13 Nous recevions, cette semaine, une lettre d'un ancien abonné au Bulletin qui a décidé de ne plus le recevoir parce qu'il coûte S2.00 pour 52 numéros, soit S0.03 11-13 l'unité.Ce monsieur rendrait grand service aux cultivateurs du Québec s'il voulait se charger de leur produire un journal de la même valeur pour un prix moindre dans les circonstances actuelles.La vente d'une douzaine d'oeufs, disons à §0.50, quand par le Bulletin l'on apprend qu'ils valent S0.55, laisse déjà à l'abonné un profit net de S0.01 11-13 par numéro.En supposant que tout le reste du Bulletin ne vaudrait rien du point de vue renseignements techniques, pratiques et sociaux, notre ami ne gagne rien en gardant ses $0.03 11-13 par semaine, soit six dixièmes de sous par jour, dans son gousset.Où iraient nos organisations agricoles et les intérêts de l'agriculture si tous les agriculteurs, dans leur sphère respective, agissaient comme lui ?LA VENTE DU BLE DE L'OUEST.D'après les rapports qui nous viennent d'un peu partout, les Grain Growers avancent rapidement vers la réalisation de leur politique future pour le commerce de leur blé, à savoir l'établissement d'une organisation coopérative gigantesque qui manipulerait et distribuerait directement sur les marchés mondiaux la récolle de l'Ouest.Le succès de cette organisation amènera probablement la disparition des bourses de grains en qui certains américains voyaient récemment un système de pillage des mieux organisés.Quelle raison peut-on en effet invoquer en faveur du maintien de ces organisations qui n'ajoutent rien au commerce de blé ni du point de vue de la distribution, ni du point de vue du transport, ni d'aucun autre point de vue et qui se limitent exclusivement à la spéculation ?La disparition de ces intermédiaires inutiles et nuisibles est désirable car nul n'ignore l'étendue des dégâts économiques causés par les échanges multiples qu'occasionne le système actuel de commerce du blé: pendant des mois entiers les spéculateurs se passent cette récolle de l'un à l'autre sans rien y ajouter qu'une augmentation de prix dont ne bénéficie ni le producteur ni le consommateur.Nous faisons donc des voeux pour le succès de la grande coopérative de vente du blé de l'Ouest qui ne manquera certes pas de rendre des services signalés à tous les intéressés.M.DRURY DECORE L'Université Queen's de Kingston vient de conférer le titre de LL.D.au premier ministre de la province d'Ontario.Nos félicitations à l'Université pour cet acte de saine politique; et au premier ministre pour cet honneur mérité.LE CANADA CONSIDERE COMME ETRANGER EN ANGLETERRE John McCormack, correspondant de la Gazette à Londres, se demandait la semaine dernière, après avoir pris connaissance du fait que le houblon canadien est traité de la même façon tpie le houblon provenant des pays ennemis en Angleterre, si vraiment le Canada n'était pas considéré comme pays étranger par le commerce anglais.Ce John devrait pourtant savoir que son cousin John Bull est, en premier lieu, pratique; il ne se laisse pas émouvoir par les appels du dehors quand ses bénéfices personnels sont en jeu.Il ne se gêne même pas, pour se protéger, de raconter des petites blagues comme il l'a fait dans le passé pour motiver l'embargo sur le bétail canadien.Si John prolonge son séjour en Angleterre, il finira par nous annoncer des nouvelles intéressantes.J.N.PONTON. 22 JANVIER 1921 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS (7) PAGE 55 L'Assemblée Annuelle DES MEMBRES DE LA Coopérative Centrale des Agriculteurs de Québec SERA TENUE A MONTREAL AU MONUMENT NATIONAL No.296, BOULEVARD ST-LAURENT LE 3 FEVRIER 1921 NOTE : Les sociétés coopératives locales sont invitées à penser immédiatement à se faire représenter à cette assemblée.Il est d'importance primordiale que les besoins, les difficultés et les suggestions des centres ruraux y soient exposés.Il faudra donc choisir, comme délégués autorisés, des hommes éclairés sur les conditions locales et capables d'exposer les vœux de leur société.A propos de l'assemblée annuelle de la Coopérative Centrale des Agriculteurs de Québec Les dispositions de la loi qui s'y rapportent L'on peut les classer sommairement en deux catégories bien distinctes: celles qui définissent les obligations des directeurs de la société: celles qui définissent les obligations des membres de la société.La principale obligation de l'exécutif de la société c'est de donner aux sociétaires l'avis de convocation requis par la loi.En vertu de la loi générale, les assemblées des sociétés coopératives agricoles, sont convoquées par le président, où, à son défaut par le vice-président, au moyen d'un avis adressé par lettre recommandée à chaque sociétaire au moins huit jours avant le jour fixé pour l'assemblée.Comme la Coopérative Centrale compte plusieurs milliers de sociétaires, cette disposition était pour elle l'occasion d'une forte dépense.Aussi la Législature de Québec lui occorda'-t-cllc l'an dernier le privilège de remplacer cet avis individuel par un avis public publié dans le "Bulletin des Agriculteurs" deux fois avant la date de l'assemblée.C'est pour se conformer à cet article que la société fait publier ci-contre un avis officiel de convocation, sous la signature de son président.Tous les sociétaires voudront bien en prendre bonne note, car c'est le seul qui leur sera donné.La principale disposition de la loi qui concerne les sociétaires, c'est celle qui détermine les conditions auxquelles ils peuvent exercer leur droit de vote.Il faut d'abord rappeler qu'un sociétaire ne peut voter qu'une seule fois, quel que-soit le nombre des actions qu'il détienne.C'est ce qui constitue l'une îles différences essentielles entre une société coopérative et une compagnie par actions.Un sociétaire ne peut voler en assemblée générale qu'à la condition qu'il ait souscrit l'une des actions qu'il détient au moins trois mois avant l'assemblée et qu'il ait effectué tous les versements qui sont exibibles sur ses actions au moins trois jours avant l'assemblée à laquelle il veut exercer son droit de vote.A cause du développement considérable des affaires de la société, l'assemblée générale de cette année aura une importance considérable.C'est pourquoi les directeurs de la société demandent aux sociétaires d'y assister en aussi grand nombre que possible.Mais il faudra que ceux qui y viendront puissent être autre chose que des auditeurs passifs; ils devront pouvoir exercer tous leurs privilèges de sociétaires et par conséquent êlre dûment qualifiés pour donner leurs votes à l'assemblée.Le temps presse donc pour tout sociétaire de vérifier, s'il est en règle avec la Société en ce qui concerne les versements sur les actions.Les versements sont dus, le premier le jour de l'inscription du sociétaire, et les autres d'année en année, à la même date.Tous ceux qui ont souscrit des actions depuis l'année 1918 sont tenus de verser §2.00 par année sur chaque action.II est donc facile à chacun des sociétaires d'établir le.montant de sa redevance envers la société Dans tous les cas, il leur est loisible de s'adresser au bureau rie la société où l'on s'empressera de leur fournir tous les renseignements qu'ils pourront désirer.Assemblée Annuelle de la Coopérative Centrale des Agriculteurs de Québec AVIS OFFICIEL DE CONVOCATION AVIS est par les présentes donné que l'assemblée annuelle des sociétaires de la Coopérative Centrale des Agriculteurs de Québec sera tenue le 3 février 1921, en la cité de Montreal, au Monument National, No.29G, Boulv.St-Laurent, pour recevoir le rapport des opérations pour l'année 1920, pour procéder à l'élection des directeurs et d'un vérificateur et pour considérer toute question qui pourra être légalement soumise à la dite assemblée.La première séance sera ouverte à dix heures de l'avant-midi précises, jeudi, le 3 février 1921.F.BOUCHER, Président. PAGE 56 («) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS _22 janvier 1921 Lâ vente en coopération des animaux vivants La vente en coopération des animaux vivants est certainement un des commerces qui s'est développé le plus rapidement à la Coopérative Centrale.Il suffit pour s'en convaincre de savoir qu'en 1918, alors qu'elle débutait dans son commerce, que 78 chars lui étaient expédiés; en 1919 elle en recevait plus de 450 et environ 700 en 1920.A quelle cause faut-il attribuer ce succès marquant ?Au fait que dans ce commerce très important, la coopération répondait à un besoin pressant.Pour s'en convaincre, il suffit de se rappeler un peu comment s'était fait ce commerce dans le passé.Jusqu'à l'établissement d'un département pour la vente dej animaux vivants, par la Coopérative Centrale des Agriculteurs, la vente des animaux de cette province, se faisait suivant deux systèmes aussi injustes et défectueux l'un que l'autre.Dans le premier cas, les ventes s'effectuaient par l'intermédiaire des commerçants de Montréal ou de Québec, lesquels avaient comme acheteurs un représentant de district qui dirigeait un certain nombre d'agents paroissiaux.Ces derniers recevaient comme salaire une commission de 25 à 50 cents par tête de bétail suivant l'espèce animale.Les animaux étaient achetés d'après leur poids lors du chargement soit en " travers " ou à la " passe." Afin de s'assurer la livraison de l'animal, le " peddler " remettait immédiatement au cultivateur une certaine somme d'argent en acompte sur le prix d'achat et la balance payable le jour du chargement des animaux.Dans le deuxième cas, le " peddler " était bien souvent un ancien acheteur "à tant la tête" ou un cultivateur devenu commerçant d'animaux ou encore un boucher qui désirait augmenter son " bedit gonimerce." Les achats s'effectuaient comme dans le premier cas et le " peddler " allait ensuite en confier la vente à un vendeur à commission qui bien souvent, les revendait à un deuxième et même à un troisième agent à commission.Dans les deux cas, les ventes se faisaient à un prix moyen qui se rapprochait bien plus du prix des produits de qualité inférieure que du prix de ceux de qualité supérieure.Par ce système, le cultivateur n'était nullement encouragé à produire davantage ou à améliorer la qualité de ses animaux car eu définitive le bétail de qualité inférieure recevait à peu près autant que celui de qualité supérieure.De plus, les bénéfices réalisés par la phalange des intermédiaires inutiles laissaient aux cultivateurs le minimum de revenus pour son travail.Ainsi, par exemple, un char d'animaux achetés par un commerçant dans les paroisses de Péri-bonka et Mistassini, Lac St-Jean, " a changé de mains" trois fois, de 5 hrs à 11 hrs.du matin, avant de quitter St-Félicien, centre d'expédition des paroisses du haut du Lac.Le premier acheteur me déclarait être très satisfait de sa transaction; le deuxième me dit avoir réalisé au moins 860 de bénéfices sur un certain nombre de têtes et réservé pour lui les animaux de meilleure qualité et il ajoutait en parlant du troisième acheteur " je suis certain qu'il va encore y trouver son bénéfice." Pour chacune des régions de cette province nous pourrions citer des faits analogues qui démontreraient combien les cultivateurs étaient sous l'empire de l'avidité de certains commerçants d'animaux qui s'étaient jusqu'à ce jour engraissés à leurs dépens.Les cultivateurs désirent obtenir la pleine valeur de leurs produits et fatigués de subir le joug des commerçants qui fixaient la qualité et le prix de leurs animaux curent recours à la Coopérative Centrale, dont 8 années d'existence ont valu à son bureau de direction et à son personnel une expérience qui la mettait en état d'offrir aux cultivateurs de vendre leurs animaux suivant un système qui, tout en étant des plus économiques était l'application du principe de justice honnêtement mis en pratique.Pour bien saisir la supériorité de ce système sur celui mis en pratique par les commerçants d'animaux, il est indispensable de bien connaître le mode d'expédition, de classification, de vente, et de paiement sur lequel il repose.Mode d'expédition Le secrétaire d'une société coopérative, ou d'un cercle agricole ou encore un cultivateur quelconque annonce par " criée " à la porte de l'église qu'il se charge de réunir, à une date donnée, le nombre de têtes suffisantes pour remplir complètement un wagon.L'expéditeur prend la char: litière, nombre de têtes par char, séparation de chaque espèce animale par des cloisons de planches ou de perches, attacher les taureaux qui font partie du chargement, etc.Ce travail accompli, l'expéditeur rédige sa feuille d'envoi telle que ci-dessous, prépare le connaissement (bill of lading) et expédie les deux à notre Bureau à Montréal.Il est entendu qu'il doit nous avertir, en même temps, par télégramme, qu'il envoie tant de chars d'animaux.FEUILLE D'ENVOI POUR ANIMAUX VIVANTS Date.19 Nom de l'expéditeur.Adresse.4.Comté de.„.Expédition d'un char contenant:.Boeufs,.Veaux,.Moutons,.Cochons.Char No.Parti de.le.Tous les chars doivent être adressés comme suit: COOPERATIVE CENTRALE DES AGRICULTEURS DE OUEBEC, Montreal Sock Yards, Ponte St-Charles, MONTREAL.Noms des expéditeurs Adresse Désignation du bétail Pesanteur Marqués avec numéros en ferblanc COOPERATIVE CENTRALE DES AGRICULTEURS DE QUEBEC 57-59-61-63 rue William.MONTREAL.Envoyez-nous une feuille d'envoi et te connaissement direct (straight bill of lading) aussitôt votre char charge.responsabilité du chargement de ces animaux et reçoit, de la part des cultivateurs, pour son temps, son travail et les matériaux employés au chargement une rémunération basée sur la valeur ou le nombre d'animaux expérliés.Ainsi par exemple, il recevra une commission de \ Vi'7o à 2% ou 3% de la valeur des animaux ou encore 10 à 15 cents par tête de mouton ou de porc et 25 cents pour les bêtes à cornes.Arrivés à l'endroit du chargement ces animaux doivent, en premier lieu être marqués soit en chiffres romains sur la croupe droite en découpant le poil avec des ciseaux, pour les bêtes à cornes, ou encore marqués à l'oreille, sans tenir compte de l'espèce animale, au moyen d'étiquettes en ferblanc portant un numéro distinctif.Par mesure de prudence l'on recommande de mettre une étiquette à chaque oreille.Le marquage des animaux terminé l'expéditeur remet au cultivateur un reçu rédigé tel tpie le modèle ci-dessous: A leur arrivée au marché de la Pointe St-Charles, nous en prenons possession après les formules remplies vis-à-vis la compagnie de chemin de fer.Ces animaux sont alors enfermés dans un enclos voisin de la balance et ensuite pesés un par un, toujours par le même homme qui prend soin de vérifier sa balance après chaque char.Ces pesées sont alors enregistrées avec le numéro de chaque animal, et, c'est au moment où l'animal sort de la balance que le classificateur, après avoir pris connaissance de son poids exact, l'examine d'une façon scrupuleuse, d'une façon honnête, avec toute l'attention que son expérience et ses connaissances lui dictent et décide dans quelle classe cet animal doit être placé.Après avoir terminé la classification des animaux appartenant à une même expédition, le classificateur vérifie son travail, et fait conduire les animaux dans des enclos plus spacieux où iront les rc- Coopérative Centrale des Agriculteurs de Québec No 29951 Reçu de M.Adresse postale.Comté de.Station.Char No.Date.Quantité Désignation du bétail Pesanteur Marqués en chiffres romains Mnrqués avec numéros en ferblanc REMARQUES O.iginal de ce reçu pour l'expéditeur.Cette opération terminée, l'on commence le chargement.Afin de s'éviter de graves ennuis et des pertes assez sérieuses, les cultivateurs doivent suivre très fidèlement les instructions que leur donne la Coopérative Centrale par l'intermédiaire de ses représentants ou du Bulletin des Agriculteurs.Les recommandations auxquelles l'expéditeur doit attacher beaucoup d'importance sont surtout celles ayant trait à la préparation du Receveur.joindre ceux des chars suivants.C'est dans ces enclos que tous les animaux: bêtes à cornes, moutons et porcs sont nourris et abreuvés.Lorsqu'ils se sont remis des fatigues du voyage et ont repris la plus grande partie possible de la perte de poids occasionnée par le transport, l'on accepte alors la visite des acheteurs.Les ventes se font de gré à gré, pour tous les animaux d'une même classe, et à peu près tous les jours de la semaine.Les animaux vendus sont pesés classe par classe sur la balance publique de Montréal.L'augmentation de poids entre la pesée de l'arrivage et celle de la vente est répartie sur chaque animal en tenant compte du poids et de la distance parcourue par l'animal.Pourquoi cela?Parce que grâce à des expériences poursuivies par ses clas-»fi atours experts, la Coopérative Centrale a pu établir la diminution moyenne au cours du transport des animaux vivants qui lui arrivent d'une distance de 50-100-150-200 ou 300 milles.Ces expériences ont démontré que ces pertes de poids pouvaient varier de 2.5 à 18% suivant la distance et l'espèce animale.On a également constaté que si un animal diminuait proportionnellement à la durée du trajet, que l'augmentation de poids entre la première et la deuxième pesée était également plus élevée pour les animaux expédiés des régions éloignées de '150 à 200 milles que pour ceux venant d'une région éloignée de 50 à 60 milles.La vente faite, on procède aux remises.Ci qui a fait une bonne partie du succès de la Coopérative Centrale et de s popularité auprès des expéditeurs, ça été la régularité de ses remises.En effet, la société qui depuis au delà de onz ans d'existence a manipulé environ §10,000,000 de produits agricoles, n'a jamais marqué, soit en 1919 alors que son chiffre d'affaires s'élevait à $S,293,466.37, aussi bien qu'en 1910 lorsqu'elle ne faisait que $362,000.00 d'affaires de faire ses remises toutes les semaines.La première opération de ces remises consiste à établir les prix.On les établit en prenant la moyenne des prix qui ont été obtenus durant toute la semaine pour les animaux de même espèce et de la même qualité.Ce système est celui adopté par la société dès sa première année d'existen-car elle le croit juste, vraiment coopératif et capable d'éliminer toute possibilité de favoritisme.Un simple exemple suffira à faire saisir la nécessité d'un tel système.Supposons que • la Coopérative Centrale reçoive le lundi 5 chars d'agneaux châtrés expédiés du Lac St-Jean, le mardi 3 chars de Princeville, le mercredi 2 chars de Beauceville, soit un total de dix chars.Parce que le marché était trop à la baisse et qu'il prévoyait une hausse prochaine, le vendeur de la société n'avait pas voulu accepter d'offre jusqu'au mercredi alors qu'un acheteur étranger vient offrir .14}^ pour une quantité de 4 chars quand les acheteurs n'offrent que ASyÇ.Dans un cas semblable, et de ces cas il s'en présente à chaque semaine —, qui devra bénéficier de cette grasse commande?Serait-il juste de donner la préférence aux chars de Princeville et de Beauceville et de vendre ceux du Lac St-Jean à ou vice versa ?Est-ce que ce ne serait pas là une source de mécontentement et de critiques, tandis qu'avec le système de prix communs POUR LES ANIMAUX DE MEME ESPECE et de MEME QUALITE ces difficultés n'existent plus et en fin de compte les vendeurs reçoivent les mêmes prix toute chose égale d'ailleurs.Les prix établis, il s'agit de procédera la compilation des divers documents qui se rapportent à la même expédition, à faire les calculs, une facture et un chèque pour chaque cultivateur et enfin mettre le tout à la poste, à l'adresse de l'expéditeur qui en fera la distribution aux cultivateurs de sa paroisse.Le "peddler" d'animaux vivants qui se fait fort de prouver au cultivateur "qu'il est assez fin pour vendre lui-même ses animaux" s'efforce de lui faire comprendre que les montants inscrits sour le titre DEPENSES DIVERSES: pesée, marché, assurances, nourriture, etc., sont autant de petits montants qui s'ajoutent à l'item commission et que c'est là la principale source de revenus de la Coopérative Centrale.Or, la vérité est que tout "peddler" qui vient vendre ses animaux à Montréal doit supporter les mêmes déboursés, s'il veut vendre ses animaux sur le marché de Montréal et se protéger contre les pertes possibles par la confiscation et la mort des animaux au cours du transport.Cependant, il est bon d'avouer qu entre les RETOURS 22 JANVIER 1921 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS (9) PAGE 57 de la Coopérative Centrale et ceux que pourrait faire le commerçant d'animaux d existe deux différences.La première, c'est que lorsque le cultivateur fait affaire avec le commerçant, il paye ces mêmes DEPENSES DIVERSES AVANT qu'elles soient faites; avec la Coopérative, il les pave APRES qu'elles sont faites.La deuxième réside dans le bénéfice prélevé par le commerçant et la commission chargée par la Coopérative.Ainsi, par exemple, la société chargera une commission de 114% sur un lard de $50., soit 50.75 alors que le commerçant se contentera très souvent d'un léger bénéfice de $5.à $10.Si l'on compare le système de vente des animaux vivants mis en pratique par la Coopérative Centrale et celui des "peddlers", l'on constate que la vente en coopération est chose indispensable à la classe agricole si elle veut améliorer la qualité de ses produits, en augmenter la quantité et obtenir un prix rémunérateur, promouvoir l'industrie de l'élevage, enfin se créer de nouveaux débouchés.La Coopérative Centrale, par les renseignements qu'elle fournit aux cultivateurs, par les détails que comportent ses certificats de classification et surtsout par l'intermédiaire de son organe, Le Bulletin des Agriculteurs a réussi à faire pénétrer dans l'esprit des cultivateurs de cette province la lumière qui leur a permis de saisir toute l'importnacc de la classification des produits de la ferme, et à les familiariser avec les caractères de chacune des classes établies par elle.C'est ainsi par exemple, que des cultivateurs qui tout d'abord expédiaient des produits classés No 3 ou 4, réussirent en peu de temps à expédier des produits qui furent acceptés dans les classes extra choix, choix et numéro 1, réalisant de ce fait un joli bénéfice.L'un des avantages particuliers de l'expédition des animaux vivants en coopération est de permettre aux cultivateurs de n'expédier leurs sujets que lorsqu'ils sont parfaitement préparés et d'attendre pour expédier les autres qu'ils aient atteint l'âge et le poids requis pour entrer dans les classes élevées.En s'organisant pour expédier coopérati-vement, les cultivateurs peuvent facilement former un wagon d'animaux en n'en prenant que quelques têtes sur chaque ferme.Ainsi, il ne se voit pas force de sacrifier dans une classe numéro 2, un animal qui, avec 2 ou 3 semaines de soins additionnels, entrerait dans la classe numéro 1 ou choix et par là augmenterait la somme de ses revenus.Succursales à QUEBEC TROIS-RIVIERES.HEBERTVILLE.Sta- C'est ainsi, par exemple que si chaque animal qui a été expédié à Montreal, durant 1 année 1919, eut pesé 10 livres de plus vivant, ce qui aurait pu facilement arriver, le surplus de revenus aurait été d'au delà d'un million de piastres.Outre l'augmentation de quantité provoquée par des animaux de meilleure qualité, nous pouvons être assurés que le cultivateur après avoir constaté que l'industrie de l'élevage devient de plus en plus rémunératrice, y attachera plus d'importance, et produira davantage.D'ailleurs, ce ne sera pour nous que la répétition de ce qu'a fait la coopération agricole en Danemark, où de 1880 à 1909, elle a été le principal facteur d'une augmentation d'au delà de deux millions de têtes dans la population des espèces bovines et porcines.Un cultivateur bien au courant des choses de sa profession disait dans un congrès tenu il y a quelques années, que les cultivateurs de cette province recevaient environ 43 cents pour chaque piastre payée par le consommateur des villes pour les produits de la ferme, alors que dans les pays avancés en coopération agricole, ils en retirent jusqu'à 85%.Or par la coopération, outre qu'elle lui apportera une augmentation de revenus par l'amélioration de la qualité et une plus forte production, il pourra encore retirer une part des 57 cents qui, jusqu'aujourd'hui, vont grossir les bénéfices des intermédiaires inutiles.N'a-t'on pas vu des cultivateurs vendre leurs agneaux d'octobre à des commerçants au prix de $5 à $7 la pièce, alors que leurs voisins par l'intermédiaire de la Coopérative Centrale retiraient de $10 à S12 pour ries agneaux de même qualité.L'expédition en coopération des animaux vivants offre encore l'avantage de l'économie des frais de transport, voici comment: On sait que lorsqu'un on des chars d'animaux sont expédiés d'une station éloignée de plus de 100 milles de Montréal, que les compagnies de chemin de fer exigent qu'un gardien accompagne l'expédition.Or, au cours de la saison dernière, l'on pouvait voir à bord du même train quatre commerçants gardiens de 7 chars et un seul gardien pour douze chars expédiés à la Coopérative Centrale par les cultivateurs des paroisses échelonnées sur la ligne Québec Lac-St-Jean à Chicoutimi et l'embranchement Cham-bord-St-Félicien.Si l'on fait les calculs des frais de passage de Montréal au Lac St-Jean, les frais d'hôtel, etc., etc., l'on trouve qu'il en coûte à un commerçant au moins $20 par char, alors qu'il en coûtait moins de .SIEGE SOCIAL : MONTREAL S3 par char pour ceux expéciés en coopération.La Coopérative Centrale, par les nombreux chars d'animaux qu'elle reçoit, surtout par son système de classification, attire l'attention d'acheteurs sérieux et est en mesure de vendre avec moins de dépenses et très souvent à de meilleurs prix que les vendeurs à commission ou commerçants ordinaires.Le cultivateur qui veut profiter des hauts prix obtenus par la Coopérative doit lui expédier ses produits durant au moins toute une saison et suivre aussi fidèlement que possible les conseils que lui apporte le Bulletin des Agriculteurs et non pas essayer une fois de temps à autre et le plus souvent avec du "stock" refusé par les "peddlers." Agir ainsi, c'est être mauvais coopérateur et indifférent à son bien-être et à celui de ses concitoyens.Outre que la vente en coopération des animaux vivants peut assurer une alimentation plus régulière des marchés et par là éviter des encombrements désastreux, elle offre encore l'avantage à ses représentants d'être en excellente position pour se rendre compte de l'offre et de la demande et ainsi guider le cultivateur dans la production et la vente de ses produits.La vente en coopérations est indispensable aux cultivateurs non seulement pour maintenir ou augmenter leurs revenus, mais encore parce qu'une foule de problèmes qui intéressent tout particulièrement l'éleveur ne peuvent être solutionnés de façon rapide, efficace et économique, que par la coopération de tous les intéressés.Pour n'en citer que quelques-uns, par exemple, l'exportation du porc à bacon sur les marchés anglais, la diminution des taux de fret des compagnies de chemin de fer, l'amélioration ries cours à bestiaux, etc., etc., sans tenir compte de la somme de $70,000 que les expéditeurs d'animaux vivants ont payé à la ville de Montréal en 1919, pour obtenir le privilège de faire leurs transactions en dedans des limites de la ville, alors que l'on exemptait de la même taxe les animaux abattus expérliés de Toronto à Montréal.En résumé, nous pouvons dire que la vente en coopération des animaux vivants permet aux cultivateurs rie secouer le joug des intermédiaires inutiles, d'améliorer la qualité de ses produits, d'en augmenter la quantité, d'obtenir des prix plus rémunérateurs, et enfin, avoir un organisme qui saura défendre, protéger et promouvoir ses intérêts.J.ALB.IIEROUX.Abattoirs a : PRINCEVILLE.Cli Arthabulu ST-VALIER Sta.Clé Dellechasse La Coopérative Centrale des Agriculteurs de Québec DEPARTEMENT DES ANIMAUX VIVANTS Pour le compte de.CERTIFICAT DE CLASSIFICATION ET RAPPORT DE VENTE .Montreal.Lot.Char No.Date.Classificateur.Bou-villon Taureau Boeuf Vache Taure Tauraille Veaux Agneaux M outon* Lards Cl.v Prix DEPENSES DIVERSES Marché Pesage Garantie contre la confiscation Bêtes h corne, 20c par tête Lards, veaux, agneaux et moutons.5c par tête Bêtes & corne.10c par tête Veaux, 5c par tête Lards et agneaux et moutons, 3c par tête Bêtes à corne, 50c par tête Lards 50c par $100.00 Nourriture TOTAL Total.Commission 2^J% (lards Fret.Total des dépense dive .Montant Montant Ecrivez-nous pour ax)oir une démonstration du ccntrifuijc "MAGNET" Nous irons chez vous vous montrer : Le bol a double support cl sans vibration.LE PIVOT SOLIDE -SUR- BILLES D'ACIER Ainsi que toutes les autres pièces du cen-t r i f u g e "Magnet' pratiques, solides et efficaces.La Cie Manufacturière Pétrie, Limitée 3, rue St-Nico u, Montréal, Que, Choque pièce du centrifuge "Mogncl" est goruntio PAGE 58 (10) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 22 JANVIER 1921 DEPARTEMENT DE L'AGRICULTURE FEDERAL DIVISION DES SEMENCES REVUE DES MARCHES A GRAINS DE SEMENCES 28 décembre 1920 27 décembre.— Les prix payés par.les marchands aux cultivateurs de l'Est du Canada pour les grains de semence K.O.B.livrés aux stations de chemins de fer rurales ou aux magasins locaux.Les cotes futures tie Toledo sont: trèfle rouge, janvier, 812.40, mars SI 2.50; Trèllc Alsikc, mars, ¦?15.50, mil, janvier S3.50, mars S3.55.27 décembre.— La bourse de Chicago donne les prix suivants par 100 livres: trèfle rouge au comptant 815.00 à S20.00 selon la qualité.Mil S5.50 à S6.75 pour Nature des graines Prix moyen Plus haut prix Plus bas prix Mois dernier Moyenne de l'année dernière Haut Bas Trèfle rouge.Alsikc.S10.83 11.16 3.70 3.36 11.00 S14.00 1.5.00 5.00 •L00 SS.OO 5.00 3.00 3.00 S14.50 15.50 4.00 4.00 SS.OO 5.00 3.00 3.00 819.50 par minot 17.25 5.00 13.50 Kléole des prés (mil) Trèfle d'odeur.Luzerne.Un lot isolé de graine de luzerne fut offert la semaine précédente dans l'Ouest d'Ontario à SI 1.00 par minot.Des lots séparés de graine de mil et de trèlle d'odeur se vendent à S3.00 et SI.00 le minot.Les prix «les grains de semence ont maintenant repris les niveaux d'avant-guerre et, tl'après les rapports, nous avons maintenant vu les prix les plus bas de la saison.Le battage se continue dans l'Ontario.L'on estime que 88% du trèlle Alsikc, 59% du trèlle rouge ct 85% du trèlle d'odeur récollés sont maintenant battus.Quant au mil, il est douteux que les producteurs continuent à battre si les prix ne s'améliorent pas.27 décembre.— La bourse à grain de Toledo donne les prix de fermeture suivants pour les graines américaines "Prime Seed " c'est-à-dire No 1 canadien en général, mais quelquefois égales au numéro 3 canadien au point de vue de la pureté.les graines de qualité passable à bonne; les graines de qualité supérieure commandent des prix plus élevés; les graines de qualité inférieure de 83.50 à S4.50.Le Bureau des marchés de Washington rapporte les prix moyens suivants pour la graine tie trèlle rouge nettoyée: au 15 décembre, le prix moyen aux Etats-Unis était de S15.85 par 100 livres.Approximativement 25 % de la' récolte de 1920 avaient été vendus par les cultivateurs à cette époque.Le dernier estimé de la production de 1920, pour les Etats-Unis, donne 1,760,000 minois tie graine de trèlle de toutes sortes comparées à 1,593,000 minots en 1919 et ;\ 1,099,000 minots en 1918.L'on a offert aux producteurs américains de SS.OO à SI 1.00 par 100 lbs pour la graine de trèlle d'odeur.Il n'y a qu'environ 15% de la récolte de 1920 qui a été vendue à date.Trèlle rouge Alsikc Fléole des prés (mil) S12.35 11.95 11.50 34.55 S16.75 16.00 16.25 35.00 S3.-10 par minot 3.45 3.35 " 6.45 Deux semaines avant.17 n mois avant.1er mars 1920.L'écrémeuse "VIKING" Un séparateur bien construit et à prix modérés Le " Viking " n'est ni une machine bon marché, ni une machine dispendieuse.C'est simplement un bon séparateur n'ayant qu'un nombre minimum de pièces constitutives et ne comportant aucun accessoire superflu.II se manipule aisément, est facile à nettoyer, donne un excellent service à ceux qui s'en servent et à très bas prix.Les marchands et les agents apprécieront les avantages des contrats de vente du "Viking".Au-dessus de 5000 en usage dans la province de Québec.Plus de 500 agents ct marchands locaux ne vendent que le "Viking".Ateliers de réparations ct bureau à Montréal, ce qui oous assure un service efficace et prompt.Le "Viking" est garanti pour dix ans Swedish Separator Co.422, Edifice Power MONTREAL, - P.Q.27 décembre.— L'a valeur ties semences aux entrepôts à Londres et en Angleterre, par 112 livres, pour des grains dont la qualité esl égale au No 1 ties classes de grains canadiens (en couleur seulement) est donnée comme suit: Décembre 27 Deux semaines avant 1er mars 1920 Fléole des prés.Alfalfa (imp.).833.60—835.85 43.23— 47.04 15.56— 17.99 31.24— 33.60 6.S3— 7.2S 838.40—S43.20 47.00— 52.SO 15.60— 16.SO 36.00— 39.60 7.16— 7.39 S74.40—S79.20 84.00— 88.SO 26.40— 27.60 5S.80— 60.00 8.10— 8.40 Le département ties Douanes donne le rapport des importations ct des exportations canadiennes de grain de semences pour l'année 1920 comme suit: 1 mportations Navets de Suède.Rutabcgas.Betteraves à sucre et betteraves fourragères.Carottes fourragères et de jardin.Navettes.Fèves.Pois.Graines de trèlle Mil.de Grande-Bretagne Danemark.Hollande.Etats-Unis____ Grande-Bretagne France.Hollande.Etats-Unis.Grande-Bretagne France.Hollande.Etats-Unis.Brande-Bretngnc Etats-Unis____ Grande-Bretagne Grande-Bretagne] Grande-Bretagne Etats-Unis.Etats-Unis.Juin-novembre inclusivement 574351 lbs •14000 " 65000 " 853 •" 706110 lbs.47590 " 67070 " 19951 " 684204 " 506868 " 11345 " 3000 " 6694 " S40721 " 542999 " 13345 " 3464 " 206803 " 527907 " 16055 " 2900 " 766611 " 18208 " 3517 " 5 " 24184 " 9587 " 28542 " 128S4 " 2921 " -15914 " 15812 " 143220 " 16X05 159032 20082 " 1 S3183 " 126072 " 1657770 " 131692 " ' 131692 " 1025346 " 17S3S42 " 7773994 " Janvier-novem.inclusivement Exportations Trèlle rouge.Alsikc.Autres trèfles, incluant le trèfle d'odeur.1 11 M Plantes fourragères incluant le mil et le paturin ties prés.A do do Grande-Bretagne 105 minots 1467 il 731 " 1572 " Grande-Bretagne 8890 " 15950 Etats-Unis.9257 " 26095 M 142 a Allemagne.1896 " .1896 II Danemark.1617 " 1617 " 21660 " 45700 11 Grande-Bretagne 32 (i 4977 " 25262 11 4977 " 25294 " Grande-Bretagne 5 France.2000 " 2480 t 1 14654 " 29889 16654 " 32374 Les importations de graine de mil tics Etats-Unis s'élevèrent en janvier à 1.975,872 livres, à 2,195,378 livres en février, à 1,871,8-11 livres en mars et à 706,257 livres en avril.Nos exportations de trèfle Alsikc aux Etats-Unis furent de 871,240 livres en janvier, 331,500 livres en février, 315,640 livres en mars ct 43,320 en avril.Nos exportations totales de trèlle Alsikc dans tous les pays s'élevèrent ii 45,700 minois soit 2,742,000 livres de janvier a novembre.Veuillez, s'il vous plaît, mentionner le " Bulletin des Agriculteurs " en vous adressant à nos annonceurs. 22 JANVIER 1921 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS (11) PAGE 59 LES FERMES DE QUEBEC Une enquête agricole préliminaire.NOTE^ DE LA REDACTION: = Nous avons clé forces d'interrompre pendant quelque temps la publication du travail de M.J.A.Sic-Marie sur les Fermes du Québec afin de pouvoir publier certains travaux qui pouvaient difficilement être remis à plus tard.Nous invitons donc nos lecteurs à relire la première partie de ce travail paru à la page 10 du No.47 de notre journal, afin de bien comprendre la suite de cette étude qui donne des chiffres intéressants sur l'exploitation de nos fermes.(Suite de la page 10 du No.47) Dans le district de l'Assomption, à cause du système de culture suivi, la part du travail a été généralement plus élevée que dans les autres districts; dans le district tltt Lac St-Jcan, a cause de la haute valeur attribuée a la terre, la part moyenne du travail se réduit à néant.Chaque fois donc cjne dans ces groupes, les fermes de ces districts sont en nombre dominant, les données sont profondément altérées, sans cela elles auraient été très semblables à celles qui se dégagent d'autres enquêtes de ce genre.Les tableaux qui suivent viennent à l'appui de cette assertion, ct nous permettent d'étudier l'industrie de la ferme par districts.Taiileau II — Fermes par districts.Aubrey L'Assomption Lachute nnlford Mont-magny St.G&lcon Lac St-Jcon 25 25 25 23 24 27 08 175 173 181 102 14S SI) 151 140 134 00 132 1)1 155 148 M 5 112 130 II.M" 2:i.2i',ii 20.737 10,5-13 13.130 38.010 S.7II0 l(i.s;i2 14,000 10,460 S.074 30,1140 ni .5 72.3 70,4 113.2 01 .4 SI .4 1,888 1 .sus 1,704 2.213 1.002 2.00(1 13.3 7.8 8.5 13.4 12.11 5.5 .$ 1.1 r, » 1.578 1.105 1.052 1.2113 1.278 Vf 8.Z 11.S 5.S 0.3 O.fl 3.0 .s 2,015 3,048 l.'I.I 3.17S L'.S'JS 2.110 3.0110 Vf 17.0 15.3 17.1 10.1 0.7 4G 02 74 00 42 54 27 40 •II) 41 31 11 10.1 20.0 27.1 25.S 17.7 30.3 I13.fi 105.7 113.0 101.3 70.8 70.5 121.S 127.1 02.4 01.« 117.2 103.0 .s 318 1.403 1S7 ISO 270 (108 .1:10 304 301 311) 158 22!) s 840 1.257 1.851 1.1 IS 577 050 180 405 43 ' 508 270 303 Moutons ou laine vendus, moyenne.s 20 44 3 40 120 88 44 31 11 20 12 .;,, •.g 1.075 3,440 2.S30 2.223 1.317 2.300 .s 2S1 555 400 570 301 (i()S .s un 111 308 37S 11)11 23 s 13S 225 171 2(17 13S 313 .s 411 55:1 525 408 422 002 .s SIS 1,300 1,211 002 7S8 2.287 $ -f- 151 + 500 - 172 — 422 — 402 — 1.633 Nous remarquons que deux districts seulement obtiennent une part pour leur travail.Une étude soigneuse montre pourquoi certains districts réussissent tandis que d'autres ne réussissent pas.Pour dégager les facteurs de succès ou d'insuccès dans les mêmes districts et pour établir une démonstration et une comparaison bien claires parmi les différents districts, nous avons préparé les tableaux qui suivent.Tableau III — Comparaison des meilleures et des plus mauvaises fermes, par groupes de cinn L'Assomption Lachute Aubrey Bedford Montmasny St-Gedi'on Lac St-Jean 5 meil- 5 pires 5 meil- 5 pires 5 meil- 5 pires 5 meil- 5 pires 5 meil- 5 pires 5 meil- 5 pires leures leures leures leures leures leures 153 155 101 184 100 III 237 255 105 140 119 308 Etendue arable, moyenne.143 112 133 I3S 101 III) 157 208 88 122 55 270 Etendue cultivée, moyenne.'* 143 143 ¦ lit) 143 10:1 un 159 211 KO 127 57 278 Capital total, moyenne.S 21,074 22,150 21.000 21.731 14,850 1 ("1.731 21,004 23.530 12.121 18.407 17,101) 80.421 Capital en terres, moyenne.I\ c.du cap.en terres, moyenne.S 14,010 10.120 5.210 15,501 0.180 10.SOO 14,200 1 1,230 11.810 12.(130 12.550 liv ,000 Vf 71 72 70 72 02 05 05 (15 55 09 72 8(1 '.'.'.'.Y.', s 1.500 1,0(10 2.100 1,501) 2,100 1,040 2,S0I) 3,100 1,900 1.90(1 1.511) 3.100 7 7 !) 8 14 12 13 13 15 10 0 1 1,720 .s 1.100 1.S22 1,200 1,200 1,200 1,110 1.010 2,010 1,180 1,440 1,180 I*.c.du capital en machines, moyenne.5 8 5 n 8 7 5 9 10 8 7 2 Capital en bétail, moyenne.s 3,408 2,01 1 3.420 3,170 2,370 2.791 3.834 4,100 2,531 2.137 2,129 0,001 P.c.du capital en bétail, moyenne.Etendue cultivée par homme, moyenne.% 17 13 10 IS H! 10 17 18 20 13 12 8 .Acres.71 02 70 04 4» 40 50 73 40 50 04 03 30 43 30 3(1 30 30 38 49 38 •Il 29 52 .U.A.28.1 27.0 31.3 27.5 20.2 22.S 37.4 31.4 19.8 20.1 17.0 58.2 110.2 00.0 154.0 03.4 182.0 01.0 121.2 98.9 03.1 80.2 77.(1 72.2 Indice des récoltes, moyenne.No.170.1 80.0 111.1 04.0 125.(1 100, 1 121.9 78.2 90.2 02.2 118.5 02.0 Récolte vendue, moyenne.S 2,131 3S2 302 35 05S 12 ¦123 284 301 195 190 1.010 Bétail vendu, moyenne.S 500 205 038 247 1,010 570 5S7 300 2S5 132 130 374 Beurre, fromage ou lait vendus, moyenne.S 1,800 1.050 2.710 1.705 1,175 S70 1.721 1,0S0 098 707 510 1,825 Porcs vendus, moyenne.S 435 355 37 0 150 08 1,141 378 318 •IIS 291 044 01 10 33 74 42 31 4 57 272 Volailles vendues, moyenne.s 1117 30 ¦ S 342 38 20 30 0 0 Rapport total, moyenne.s 5.033 2.108 3.SS7 2.011 3,335 1.5S8 3.901 2,042 1,707 1,517 1,193 4.731 Main-d'œuvre, moyenne.s» 3S5 ¦ISO 372 5S0 330 350 S32 1,110 340 480 40 1.820 Aliments achetés, moyenne.s 100 320 383 415 110 140 448 720 05 217 12 578'' Dépenses courantes, moyenne.s 201 17S 189 172 151 137 275 205 131 193 170 Dépréciation sur les bâtiments, machines et bétail, moyenne.s 53S 501 500 512 443 191) 017 775 400 482 388 955 Intérêt surflc capital, moyenne.— .s 1.203 1,357 1.315 1,301 884 1.003 1,305 1,43(1 715 1.10S 1,032 4.825 Part du travail, moyenne.s + 2.300 —70S + 1,105 —1.002 + 1.410 —532 +424 —1,004 —70 —004 —148 —3.141 -f- Surplus ou revennt net.compté comme " part du travail." — Déficit.Tableau IIIA.— Comparaison des meilleures et des plus mauvaises fermes.— Tableau récapitulatif.L'Assomption Lachute Aubrey lledford Montmagny St-GÉdfon Lac St-Jean Moyenne de tous les districts 5 meilleures fermes 5 pires fermes 5 meilleures fermes 5 pires fermes 5 meilleures fermes 5 pires fermes 5 meilleures fermes 5 pires fermes 5 meilleures fermes 5 pires fermes 5 meilleures fermes 5 pires fermes 5 meilleures fermes 5 pires fermes Dimension des fermes, moyenne.•.Acres.Unité animale, moyenne.U.A.I*.c.du revenu brut, moyenne.% Revenu par animal, moyenne.S Production de la rccoltc-arecnt il l'acre, moyenne.S P.c.de dépenses totnles.relativement au capital, moyenne.s Part du travail, movenne.S 21,071 153 28.1 23.0 103.2 14.00 12.5 + 2.39(1 22.150 155 27.0 0.8 07.3 2.07 12.9 —708 21.000 101 31.3 17.7 111.0 0.12 12.0 + 1.105 21.731 184 27.5 9.5 71.9 0.24 13.8 —1.002 14.850 1011 20.2 22 4 132! 5 .2.80 12.9 + 1.410 10.731 114 22.8 0.3 09.1 0.39 12.7 —532 21,001 237 37.4 17.7 00.7 2.00 15.8 + 424 23.530 205 31.4 11.2 75.1 1.35 18.3 —1 .(109 12,421 105 10.8 13.7 70.9 3.42 14.4 —102 18,408 140 20.1 8.3 05.7 1.51 13.5 —901 17.400 09 17.(1 0.9 67.0 3.33 0.4 —148 80.421 308 58.2 5.9 53.7 5.80 10.2 —3.103 18,200 139 25.7 17.1 95.3 4.4 13.0 +709 30.540 104 31.2 0.0 r.7.1 3.00 13.0 1.380 + Surplus ou revenu net, compté comme " part du travail." — Déficit; • • '• ' • ¦ •' .{Suite au.prochain numéro) PAGE 60 (12) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 22 JANVIER 1921 Assemblée annuelle des actionnaires de la Banque cPHochelaga La quarante-sixième assemblée annuelle des actionnaires de la Banque d'Hochelaga a eu lieu samedi, le 15 janvier courant, à midi, au bureau principal de la banque, No 112 rue St-Jacques, Montréal, sous la présidence de M.J.A, Vaillancourt, président de la Banque.M.Beaudry Lcmanj gérant-général, fut prié d'agir comme secrétaire.Après la lecture du rapport, le président demanda au gérant-général, M.Beaudry Lcman, d'adresser la parole aux actionnaires.DISCOURS DU GERANT GENERAL Le compte de " Profits et Pertes " indique des bénéfices nets de 5649,739,— soit une augmentation de 538,634,— sur l'exercice précédent.Le pourcentage des profits nets au capital payé est de 16.24% contre 15.27% en 1919.La comparaison entre les chiffres des bilans de 1920 et 1919 indique les changements suivants: la circulation des billets de la Banque a diminué du 5769,060,— les dépôts portant intérêt ont augmenté de 59,000,838, et les dépôts ne portant pas intérêt ont diminué de S3,199,804; cette diminution résulte du retrait par le gouvernement fédéral du produit de la vente de la dernière émission des Bons de la Victoire; le total des dépôts accuse une augmentation de 55,801,034 et s'élève au total tic S56,276,330.L'actif liquide dont le total s'élève à $16,557,798, comprend 56,350,094 en or, argent et billets du Dominion, 53,300,000 déposés aux réserves centrales d'or et 56,907,703, représentant des billets d'autres banques, des chèques sur d'autres banques et des dépôts dans d'autres banques du Canada et à l'étranger; cet actif liquide représente 24J'£% du montant total dû au public.L'actif immédiatement réalisable s'élève au total de 529,315,275, sans tenir compte de 52,403,228, représentant des prêts à courts termes à des corporations municipales et scolaires.Les prêts courants s'élèvent à 510,503,753, soit une augmentation de $8,472,881, sur l'année précédente; ces derniers chiffres indiquent que la banque tout en maintenant une position financière très forte, a contribué largement à aider l'agriculture, l'industrie et le commerce.Les progrès de la banque sont indiqués par l'augmentation de son actif total qui s'élevait à 534,515,873 en 1915, et qui se chiffre aujourd'hui à 575,693,920, ayant plus que doublé dans le cours des cinq dernières années.La Banque a organisé dans le cours de 1920 11 succursales, réparties comme suit: PROVINCE DE QUEBEC Montréal: 1601 rue St-Denis; 1381 rue Stc-Cathcrinc-Est; I Icmmingford; Raw-don; Rivière-du-Loup Station; Jonquièrcs; Rimouski.PROVINCE D'ONTARIO Chelmsford; Clarkstown; Polcyet.PROVINCE D'ALBERTA Piamondon.SOUS-AGENCES CONVERTIES EN SUCCUKSALES REGULIERES Province de Québec — Bclœil, St-EI-zéar de Laval, St-Marlin, St-Michel des Saints, Ste-Thècle.Province de Manitoba — Elie, Letellier, Mariapolis, Stc-Agathe, Ste-Annc des Chênes, Stc-Elizabcth, St-Jean-Baptiste, St-Norbcrt.Toutes les succursales de la Banque ont été dûment inspectées dans le cours de l'année fiscale écoulée.Vos directeurs désirent marquer leur appréciation du dévouement et du zèle qui ont été manifestés par les officiers et les employés de la Banque, et reconnaître que leur travail et leur coopération ont grandement contribué aux résultats obte-nus.Pour tenir compte du coût élevé de la vie qui a taxé lourdement les budgets de tous ceux qui reçoivent un salaire fixe, vos directeurs ont octroyé au mois de juillet dernier a tous les employés un bonus de 10% avec un minimum de $100 sur le total du salaire annuel.Au mois de décembre dernier, lors de la révision annuelle des salaires, ceux-ci ont été augmentés en moyenne de 18%; le pourcentage d'augmentation étant plus élevé pour les salaires inférieurs à 51,000, et moins élevé pour les autres.Il est raisonnable d'espérer que la situation du personnel se trouvera sensiblement améliorée du fait que les augmentations de salaires correspondront à un coût de la vie qui est orienté vers une diminution graduelle et substantielle.Vos directeurs désirent signaler la satisfaction avec laquelle ils ont constaté que plusieurs employés ont suivi assidûment les cours organisés par l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales pour les employés de Banques et particulièrement le cours des opérations de banque." Ils espèrent qu'un plus grand nombre encore de jeunes gens se feront un devoir de consacrer leurs heures de loisir à l'étude des matières dont la connaissance est plus que jamais nécessaire à ceux qui veulent se qualifier pour la profession de banquier.Vos directeurs ne ménageront ni les facilités ni les encouragements à ceux qui veulent faire le sacrifice de quelques ques heures de leur temps pour ajouter à leur expérience pratique les connaissances qui en feront des hommes plus complets et mieux outillés pour remplir leur rôle dans la société.Vos directeurs, comprenant la nécessité de stimuler et d'aider la pratique de l'économie, ont décidé d'adapter aux besoins de la population de Québec, le système des Caisses de Noel qui a donné aux Etats-Unis et dans d'autres provinces du Canada, ries résultats très satisfaisants.Aux Etats-Unis, on compte par milliers les banques qui ont adopté cette méthode et par millions les sommes d'argent qui sont ainsi accumulées parfois pour satisfaire à des plaisirs mais plus souvent en vue rie besoins éventuels et pour parer aux incertitudes tie l'avenir.Vos directeurs comptent tpie malgré le travail considérable résultant de l'ouverture d'un grand nombre de petits comptes, les résultats qui sont déjà encourageants deviendront très satisfaisants dans l'avenir.L'année 1920 a été une année de transition entre les conditions de la guerre générale et les conditions d'une paix partielle; les principaux foyers d'incendie se sont éteints, d'autres moins importants se sont rallumés; on a pu commencer à réparer les dégâts et à rendre graduellement à leurs occupations pacifiques les milliers de citoyens mobilisés pour le combat ou pour la production des outils de destruction.Après quatre années d'une guerre sans précédent dans l'histoire du monde par le nombre des combat tants engagés dans la lutte et par l'effort de tous les peuples civilisés mettant à la disposition de leurs armées toutes les ressources nationales,— après quatre années d'angoisses, d'inquiétude et de tension,— après quatre années de privations et de renoncements, faut-il s'étonner qu'avec le retour des soldats, les populations aient voulu respirer et détendre les ressorts des volontés si longtemps contenues?Dans presque tous les pays, même ceux qui furent vaincus, une vague de réjouissance, de plaisir et même de relâchement s'est manifestée, marquant un temps d'arrêt dans la production normale.Les ressources de crédit encore disponibles ont été utilisées à procurer à l'humanité fatiguée un peu de confort et de repos et aussi à replacer dans leurs conditions normales les millions d'hommes détournés de leurs occupations par la guerre.Cependant le crédit public a lui aussi commencé à donner des signes de fatigue et pour en avoir abusé il est devenu plus difficile d'en user.Il a demandé lui aussi un peu de répit après les durs efforts qu'il avait fournis, et force a été de reconnaître qu'il ne pouvait plus supporter seul le fardeau et que le travail productif et intensif devait reprendre sa place et venir raffermir les bases de la structure économique du monde.Dès lors la situation de chaque pays n'a plus été estimée et évaluée uniquement par les contributions à la guerre, mais bien davantage par la rapidité avec laquelle le travail agricole et industriel reprenait et revenait en honneur.Malgré les lourdes charges financières qui pèsent sur les pays belligérants et qui affectent dans une mesure importante les pays qui sont en relations d'affaires avec eux, il est permis d'espérer que dans un avenir qu'on peut entrevoir et en raison de la puissance et des moyens de production dont dispose l'humanité, les dégâts et les ravages de la guerre seront en partie effacés et que l'héritage qui sera laissé aux enfants de la présente génération sera tel qu'ils puissent l'accepter et en supporter les charges virilement.Il ne semble pas qu'il soit nécessaire pour arriver à ces résultats de faire table rase de tous les moyens rapides et effectifs qui facilitent les échanges internationaux et qu'il soit opportun de retracer nos pas plusieurs siècles en arrière et de revenir comme certains le proposent très sérieusement au régime du troc et des échanges en nature.Ce ne serait vraiment pas la peine d'avoir perfectionné et simplifié tous les moyens d'échange et d'avoir organisé des facilités de transport sur terre, sur mer et dans les airs, pour en être de nouveau réduits à échanger directement des machineries contre des céréales, du bois contre des animaux, ou des vêtements contre du combustible.L'or ne peut cependant dans les conditions actuelles remplir ses fonctions d'instrument d'échange pour le règlement des transactions internationales et à plus forte raison pour les paiements entre nationaux.L'or ne suffit déjà plus à étayer et soutenir la situation fiduciaire dans un grand nombre de pays et pour reprendre sa fonction dans les affaires internationales il lui faudrait un grand nombre d'années.Est-ce à dire qu'il faudra attendre que lentement et péniblement l'homme parvienne à extraire des entrailles de la terre assez de ce métal jaune pour lui permettre de vivre, de produire et d'aider à ceux que la Providence a moins bien favorisés.Il semblerait raisonnable de croire que dès que l'Europe sera entrée dans l'ordre, c'est-à-dire lorsque les millions d'habitants de l'Europe centrale et de la Russie auront pu recouvrer la volonté ou les moyens de se remettre au travail, dès que le crédit sera non plus destiné à détruire avec l'homme lui-même ce que l'homme a édifié et accumulé, mais bien à des œuvres de production et de développement de richesses naturelles, ou lorsqu'il s'appuiera sur des échanges de produits, il reprendra sa fonction normale et donnera le rendement qu'on en peut attendre.Il ne faudrait pas oublier cependant que le temps sera un élément nécessaire de la réhabilitation financière du monde comme l'indiquent les chiffres suivants: —Au début de la guerre la circulation fiduciaire ou papier-monnaie s'élevait à $7,000,000,000,— et elle dépasse maintenant $56,000,000,000 —; les dettes nationales en 1912 représentaient environ 840,000,000,000 — et elles s'élèvent maintenant à près de 5270,000,000,000—; en 1913 la circulation du papier-monnaie était couverte par de l'or jusqu'à concurrence de 70 p.c.et actuellement cette couverture ne dépasse guère 12 p.c; l'intérêt seul sur les dettes nationales dépasse annuellement 59,000,-000,000 — contre S 1,750,000,000 — immédiatement avant la guerre.En ce qui regarde le Canada, il y a lieu d'être satisfait de la situation monétaire.Le total des billets du Do-.minion en circulation s'élève à S320.000,- 000 — contre une encaisse or de $96,000,-000 — soit un pourcentage d'environ 30 p.c Si l'on examine la circulation totale du papier-monnaie au Canada, c'est'à-dire les billets du Dominion et les billets de banque, on constate que celle-ci s'élève à environ $450,000,000 — contre une encaisse totale en or dans les voûtes du gouvernement et des banques d'environ $180,000,000 —soit 40 p.c.Une comparaison des pourcentages or contre papier-monnaie des différents gouvernements indique pour les Etats-Unis, 49 p.c; le Canada, 30 p.c; l'Angleterre, 13.K p.c; la France, 14 p.c, et l'Allemagne, 1 ]/i p.c.Dans le domaine du commerce extérieur, les statistiques pour l'année 1920 doivent retenir l'attention de tous ceux qui sont intéressés à la prospérité du Canada.Les chiffres sont en effet moins satisfaisants que ceux des années précédentes, car depuis 1915, la valeur de nos exportations dépassait chaque année la valeur de nos importations, cette différence favorable ayant atteint en 1918, 5624,000,000 et cri 1919 5350,-000,000, mais en 1920, cette balance est devenue défavorable et atteindra environ 550,000,000, à laquelle il y a lieu d'ajouter environ 5200,000,000 qui représentent les intérêts sur les obligations et valeurs canadiennes détenues à l'étranger.Malgré le change très onéreux, nos importations des Etats-Unis ont considérablement augmenté s'élevant pour la période de douze moins terminée le 31 octobre 1920, à 5924,000,000, soit 70 p.c de nos importations totales et 5400,-000,000 de plus (pie nos exportations vers ce pays.II est vrai cpie durant la même période les capitalistes Américains ont acheté des valeurs canadiennes pour un montant estimé à 5200,000,000, mais ce procédé ne résout pas la difficulté, il ne fait que la différer, et il faudrait être bien imprévoyant pour croire qu'il soit possible de solder ses dettes en assumant de nouvelles obligations.Tandis que nos exportations restaient au même chiffre qu'en 1919, soit $1,200,000,000 nos importations augmentaient de S902,-000,000 en 1919, à $1,310,000,000 en 1920; c'est vers la réduction de ces derniers cl iiïres que les efforts doivent tendre, et les facilités de crédit doivent être dirigées vers les entreprises qui, après avoir satisfait aux besoins du pays alimentent le commerce d'exportation.Les produits agricoles exportés ont rapporté 529,000,000 de plus qu'en 1919, s'élevant à un total de plus de 5300,000,000, mais cette amélioration est malheureusement plus que compensée par une diminution de plus de 560,000,000 dans l'exportation des animaux et des viandes.Le progrès le plus sensible est celui réalisé par les produits des forêts comprenant le bois et ses dérivés, le papier et les pâtes de bois; la valeur de ces exportations a augmenté de plus de S70,00(),000, dans l'année et ces produits représentent maintenant plus de 25 p.c, de nos ventes à l'étranger.Malgré un ralentissement marqué dans la demande pour les bois de sciage, il est probable que le papier et les pâtes de bois continueront de trouver à l'étranger un écoulement facile à des prix avantageux.A côté des chiffres qui se rapportent au Canada tout entier, il est toujours intéressant de noter les progrès réalrsés dans la Province de Québec.U n'est pas de lecture plus propre à remonter les courages et à donner confiance dans l'avenir que celle des statistiques compilées et groupées 22 JANVIER 1921 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS (13) PAGE Cl Distribution des graines à la ferme expérimentale par M.G.E.Marquis, chef du Bureau des Statistiques de la province.M.Marquis sait faire pénétrer dans la froide raideur d'un chiffre la satisfaction de l'orgueil qu'il éprouve en constatant d'une année à l'autre les progrès réalisés par l'agriculture dans la province de Québec.La valeur des récoltes dans le Québec en 1914 était de §99,279,000, et en 1919 elle était de S307,000,000, soit une augmentation en cinq ans de 310 p.c.Cette augmentation ne provient pas seulement de la hausse des prix mais d'un accroissement considérable dans la superficie cultivée, et en même temps que l'étendue en culture devenait plus grande le nombre des animaux augmentait comme l'indique leur valeur qui était de 8122,299,000 en 1914 et de 8236,529,000 en 1919.La valeur des pommes de terre qui était de 838,157,-000 en 1918 est montée à S4S,688,000 en 1919; celle de l'avoine est montée de 852,667,000 il 860,712,000; le foin de 8107,098,000 à 8132,462,000.Les chiffres ne sont pas moins encourageants en ce qui regarde l'industrie laitière; la production de beurre en 1918 était de 36,761,257 livres d'une valeur de 816,364,-950, alors qu'elle était en 1919 de 37,681,-366 livres ayant une valeur de S20,S51,523; la production de fromage a baissé de 1918 à 1919 mais la valeur accuse cependant une augmentation d'environ 81,500,-000; on estime que la valeur du lait et de la crème est d'environ 810,000,000 par année, dont 82,000,000 seraient expédiées aux Etats-Unis.La superficie consacrée à la culture du tabac a augmenté de 22,404 acres en 1919, à 33,000 acres en 1920 qui ont rapporté 26,400,000 livres de tabac; cette récolte n'est pas encore vendue et malgré une baisse sur ces produits il est trop tôt pour estimer le prix qu'elle rapportera aux cultivateurs.La courte analyse qui précède si elle donne matière à des réflexions sérieuses comporte aussi des signes encourageants pour l'avenir à la condition de faire face résolument aux difficultés actuelles, et de ne pas laisser aux générations futures le soin de les solutionner.En parcourant les revues financières, les publications traitant de questions économiques et les journaux on éprouve la même impression que reçoit celui qui, sans études préliminaires, parcourt un livre de médecine, où se découvre toutes sortes de maladies dont plusieurs sembleraient mortelles.Il faut savoir interpréter les symptômes non pas isolément mais en fonction de l'organisme tout entier et ne pas oublier que la société comme l'homme possède en elle des forces de réparation et de.récupération immenses.Notre pays est jeune, il possède en abondance des richesses naturelles inexploitées qui n'attendent que le travail et les capitaux pour être mises en valeur.Le programme qui s'impose aux Canadiens de toutes les races et de toutes les classes doit être de travailler énergiquement et d'augmenter le rendement de leur travail, non seulement dans le but de faire face aux charges publiques, non seulement pour réduire le coût de la vie, mais additionncllcmcnt afin d'accumuler les ressources nécessaires au développement de leur pays.Pour effectuer une transaction rapide et profitable, le cultieatew possède un moyen Infaillible: c'est la petite annonce du " BULLETIN DES AGRICULTEURS.Il se fait annuellement une distribution gratuite d'échantillons de diverses variétés de graines aux différentes Fermes Expérimentales du Dominion et principalement ;\ la Ferme Centrale.L'année dernière, les demandes furent très nombreuses et il fut impossible de les satisfaire toutes,spécialement pour une nouvelle variété d'avoine sans balle du nom de " Liberté." Cependant le Dr C.E.Saunders nous informe que cette année il croit pouvoir satisfaire toutes les demandes pourvu qu'elles lui parviennent avant le 15 février.Que l'on profite donc de cette occasion pour se procurer des échantillons de cette excellente variété de grains de semence; en semant sur une petite parcelle de terrain ces graines, on pourrait en récolter une quantité suffisante pour ensemencer l'année suivante une jolie pièce.De sorte que dans deux ou trois ans l'on réussirait ;\ se procurer une semence de choix.N'oublions pas cpie l'amélioration de nos semences est un des points les plus importants de l'exploitation de nos fermes; puisqu'on définitive la quantité des fourrages récoltés sur la ferme détermine en quelque sorte le nombre de têtes qu'il est possible d'y garder.Il y a encore beaucoup de travail à faire en ce sens et nous devons nous intéresser il tout ce qui se rattache à celte question.Que l'on écrive immédiatement au Dr C.E.Saunders, céréalistc du Dominion, si l'on désire être servi en premier lieu.Assemblée annuelle des actionnaires de la Banque d'Hochelaga La quarante-sixième assemblée annuelle des actionnaires de la Banque d'Hochelaga a eu lieu samedi midi, le quinze courant, et nos lecteurs trouveront dans une autre page le bilan de la Banque et le rapport présenté aux actionnaires.La Banque a réalisé des progrès considérables dans le cours de l'année.Les dépôts d'épargne ont augmenté dans le cours de l'année de 89,000,000 — et le total des dépôts s'élève à 856,276,330.— l'actif immédiatement réalisable s'élève au total de 329,315,2 75.— sans tenir compte de 82,403,22S, représentant des prêts a court terme à des corporations municipales et scolaires: les prêts courants s'élèvent A 810,503,753, indiquant que la Banque, tout en maintenant une position financière très forte, a contribué largement à aider l'agriculture, l'industrie et le commerce.L'actif total de la Banque qui s'élevait il 834,515,873, en 1915, se chiffre aujourd'hui à 875,693,920, ayant plus que doublé dans le cours des cinq dernières années.Dans le cours de 1920 la Banque a ouvert onze succursales.Le rapport se termine par les remarques suivantes: "Notre ¦ pays est jeune, il possède en abondance des richesses naturelles inexploitées qui n'attendent que le travail et les capitaux pour être mises en valeur.Le programme qui s'impose aux Canadiens de toutes les races et de toutes les classes doit être de travailler énergiquement et d'augmenter le rendement de leur travail, non seulement dans le but de faire face aux charges publiques, non seulement pour réduire le coût de la vie, niais additionncllcmcnt afin d'accumuler les ressources nécessaires au développement de leur pays." Les Directeurs de la Banque ont été réélus et le conseil d'administration se compose de Messieurs J.-A.Vaillancourt, président; Hon.F.-L.Béique, vicc-rr'si-dent; Hon.J.-M.Wilson, A.Turco te, E.-II.Lcmay, A.A.Larocque et E.-W.Bonner.Demandez Notre Livre Gratuit " L'Utilité du Ciment pour le Cultivateur " Une propreté absolue, (si nécessaire où l'on manie du lait) est assurée par l'usage du Béton.Il est facile à laver et à tenir net et salubre.Il est, en été, réfractairc à la chaleur, et, hiver, il est impénétrable par le froid.N'a pas de fissures où se ramassent les bactéries ou les saletés,ni de trous où pénètrent les rats.Le Béton est permanent et à l'épreuve du feu ; il ne requiert ni réparation ni peinture; il ne se rouille ni ne se désagrège.Les mêmes avantages sont acquis a l'usage du Béton pour les autres bâtiments de la ferme, tels que silos, caveaux, fondations, planchers, abreuvoirs, couvercles de puits.Notre livre gratuit vous renseigne sur l'épargne que vous faites sur une ferme en vous servant de Béton, et la manière de vous en servir.Ecrivez sans tarder, ce livre précieux est gratuit.Le Ciment Canada est en vente chet plus de 2,000 marchands répartis dans tes vltles, alliages et campagnes du Canada.S'il ne s'en trouve pas chez un fournisseur à proximité, écrivez à iotre plus prochain bureau de cente.CANADA CEMENT COMPANY, Limited 202 Immeuble du Herald MONTREAL Bureau A MONTREAL TORONTO WINNIPEG CALGARY ' ~^^jertit^m it tttkMû^W *'¦' W0 LE BETON CANADA CIMENT EST PERMANENT.Veuillez, s'il Oous plaît, mentionner le '.''Bulletin des Agriculteurs " en Oous adressant à nos annonceurs PAGE G2 (14) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 22 JANVIER 1921 Mise au point UNE OPINION Stanfold, 2.5 décembre 1920.Monsieur llcroux, J'ai déjà lu dans le " Devoir," au sujet de renseignement de la culture de la terre, des paroles pas très flatteuses à l'adresse des pourvoyeurs de la grande famille du Canada et ressemblant un peu à celles-ci: " Il faudra bien que Baptiste se rende à l'évidence." .Si, présentement, vous et vos amis ne vous rendez pas à l'évidence, vous avouez bien bénévolement que le système des liantes bâtisses et des hautes éludes a fait faillite, que la grande majorité de ceux qui ont fait leurs études ; ux institutions d'enseignement supérieur soul restés à la ville et que l'autre partie en sort pour se promener aux dépens du pays.Oui, dis-je, puisque vous en êtes rendus à demander l'établissement de ce que vous appelez des écoles moyennes d'agriculture.Et pour enseigner quoi.La culture ordinaire, dites-vous?Mais n'esl-ce pas que c'est ce (pie tous les cultivateurs savent et qu'ils enseignent à leurs fils en travaillant avec eux sur la ferme?Donc, il n'y a pas besoin de ces écoles puisqu'il en existe une chez chaque cultivateur.Dans le cours de voire article d'approbation de cette idée nouvelle, vous prenez soin d'écrire: pas de futurs professeurs ou agronomes." Ell bien, nous, cultivateurs, il y a belle lurette (pie nous trouvons qu'il y en-a trop.Vous voulez aussi (pie celle idée ait pris naissance dans le cerveau de M.J.-E.Cnron, dont le but serait d'arrêter la désertion des campagnes.Nous concédons volontiers (pie notre ministre de l'agriculture a un cerveau tellement fécond en idées qu'il ne sait plus où donner de la tête, de même, (pie le parti agraire — qu'il ne veut pas reconnaître,— lui donne le cauchemar.Nos gouvernants devraient plutôt apprendre à coloniser, car ils sont nombreux ceux qui accusent nos lois de colonisation et d'tndustrdlisation de tous les maux dont nous souffrons On crie bien sur tous les tons: " Emparons-nous du sol," l'Agriculture, c'est notre planche de salut," mais on n'en continue pas moins de voyager, de banqueter, de s'amuser et vogue la galère.Niais quand la Pologne est ivre?Votre serviteur, AUGUSTE FORTIN, Cultivateur.REPONSE A M.AUGUSTE FORTIN Monsieur J.N.Ponton, Bulletin des Agriculteurs, Montréal.Monsieur, Le " Devoir " du 28 décembre dernier publiait une communication signée par Monsieur Auguste Fortin, de Stanfold.Certains passages de cette lettre sonl à noter, entre autres, celui-ci: "Vous avouez bien bénévolement, écrit Monsieur Fortin, (essayant ainsi de prêter à un autre une opinion qu'il craint sans doute de partager seul) que le système des hautes bâtisses et des hautes études a fait faillite, que la grande majorité de ceux qui ont fait leurs études aux institutions d'enseignement supérieur sont restés à la ville et que l'autre partie en sort pour se promener aux dépens du pays." Il y aurait bien des précisions à demander à Monsieur Fortin au sujet de ce qu'il entend par le " système des hautes bâtisses et des hautes études." De plus, l'auteur des lignes plus haut citées se décerne le titre de cultivateur.Ceci me fait douter de l'aulhencité du personnage, car, fils de cultivateur moi-même, je con- nais assez la classe agricole pour sav°'r' par expérience cpie les cultivateurs .parlent en public que de ce qu'ils conna sent.Or, pour lancer de telles aïlirni." tions au sujet de uos institutions d'ense gnement agricole, il faut ne rien connaîtr0 de ce qui se passe dans ces " hautes bâtisses." En effet l'enseignement agricole n'a pas fait faillite dans Québec.A l'appui de cette opinion, je pourrais citer tant de faits qu'une page de journal ordinaire ne suffirait pas.De plus, comme j'espère que Monsieur Fortin, s'il n'est pas un prête-nom, visitera bientôt la région du bas de Québec et l'Ecole d'Agriculture de la Pocatière où on pourra le mettre en relation avec plusieurs cultivateurs qui croient à l'utilité de l'enseignement agricole, je me contenterai de citer un seul cas.En 1906, un cultivateur de Saint-Jean-Port-Joli parlait de vendre la terre paternelle parce (pie ça n'allait plus et qu'il arrivait en dessous à tous les ans.Cet homme eut alors la bonne inspiration d'écouter les suggestions d'un professeur d'Agriculture.On vit alors notre cultivateur abandonner graduellement les anciennes méthodes qui ne convenaient plus à son sol épuisé et suivre des procédés a peu près inconnus dans la paroisse.Chaque année était signalée par de nouvelles modifications, au grand scandale de certains " praticiens." Le résultat obtenu fut celui-ci: En 1920 ce cultivateur avait payé toutes ses dettes depuis longtemps et transformé tout â fait ses procédés d'exploitation.D'importantes améliorations foncières avaient été accomplies sur sa ferme au cours des 14 années, la valeur du capital mobilier y avait été triplée et durant l'année finissant en novembre dernier, ce même cultivateur avait fait un revenu mensuel moyen de plus de §100 piastres, après avoir payé un intérêt de 6% sur le capital engagé dans son exploitation.Il me semble (pie renseignement de ce professeur n'a pas fait faillite.Si Monsieur Fortin est sérieux, ou s'il doute de la véracité de mon témoignage, je l'invite â venir lui-même à Saint-Jean-Port-Joli.Nous nous rendrons ensemble chez le cultivateur dont j'ai raconté l'histoire et Monsieur Fortin pourra alors puiser une utile leçon de choses.Si, au cours de sa visite, Monsieur Fortin découvre tpie le cultivateur mentionné plus haut ne doit pas son succès à renseignement agricole, je m'engage à payer moi-même ¦ à Monsieur Fortin la somme de SI5.00 pour couvrir les frais d'un voyage de Stanfold à Saint-Jean-Port-Joli.La deuxième assertion de Monsieur Fortin, à savoir: " que la grande majorité de ceux qui ont fait leurs études aux institutions d'enseignement supérieur sont restés à la ville et que l'autre partie en sort pour se promener aux dépens du pays " ne lient pas debout.En fait, de tous les bacheliers en agriculture sortis de Sainte-Anne de-la-Pocatière plus de 60% vivent à la campagne tandis que la moitié des autres occupent des positions indépendantes.Les anciens d'Oka et de MacDonald pourraient sans doute nous communiquer des chiffres intéressants.Bien d'autres affirmations de Monsieur Fortin restent encore A réfuter, mais ma lettre est déjà trop longue et il faut que je laisse à d'autres plus habiles le plaisir de défendre l'enseignement agricole.• En terminant, je demanderai à Monsieur Fortin de nie prévenir quelques jours à l'avance, au cas où il se déciderait de descendre à Saint-Jean-Port-Joli.En vous remerciant pour l'hospitalité de vos colonnes je demeure, Monsieur le Rédacteur, Votre serviteur, CHARLES GAGNE, Professeur d'économie rurale.Stc-Anne de la Pocatière, Ecole d'Agriculture, CAISSE de NOEL Spéciale pour les Cultivateurs - 0 pour $1.00, 150 pour $2.00.Colon pour couvre-pieds, 1 lb (>0ct 4 lbs $2.00 Franco.Adresse : ALLEN NOUVEAUTES, St-Zacharie, Que.1-52-1 -2-3-1-5-0 BON FROMAGER demandé pour fabrique de 3,000 ft .'1.500 livres par jour ; location, centre du VOlagC Ste.Apolline.S'adresser, pour renseignements, a EIzear Le blond, sec.du Syndicat, Ste-Anolline, O.Montmanny, Que.888-1-2-3 A VENDRE—draine de 11elle d'odeur, non décortiquée, produite sur ma ferme, qualité garantie, 10 cts la 11».100 Ihs et plus 8ets.K.O.IL Bagot.Echantillon sur demande.S'adresser A Alexis Beauregard, StoHétOne de Bagot, Que.H73-.S2-I-2-3 A VENDRE—Boucherie située dans la ville de Sherbrooke, Établie depuis 40 ans, bien outillée; bonne clientèle, affaires au comptant; grande chance pour un prompt acheteur.Pour plus amples informations, s'adresser à F.Clotitier, prop., 61 Alexandre, Sherbrooke, Que.KK5-52-I-2-.1 A VENDRE—Beurrerie A vendre.Outillage moderne—Recevant 8,500 Ihs.de lait par' jour.— Lopin de terre d'un arpent.Maison, écurie.haiiKar.le tout neuf.Vendra avec ou sans roulant.S'adresser L.P.Pariseau, Notaire St-Jacipies rAchie.au.Co.Montcalm, P.Q.896-1-2-3 A VENDRE— Beurrerie A deux arpents du chemin de fer.Bon centre laitier; .'15,0011 livres de beurre fabriqué en 1020.Possibilités faciles d'extension.Habitation séparée, bien finie, 2J-Î arpents de terre; deux séparateurs, deux barattes." cheval, voitures.S'adresser au: Bulletin des Agriculteurs.03 rue William.Montréal.52.1-2-3-4 A VENDRE A SACRIFICE — Un matériel Complet de beurrerie, baratte combinée, séparateur De Laval, bouilloire, engin A vapeur et autres accessoires en bon ordre.S'adresser A F.- X.Audette, Chambly Bassin, Que.lï-2-."M-5 A VENDRE : — Maejiirniucs Géants des Flandres en excellente condition.Conditions faciles, quelques adultes et îles jeunes de -I à 7 mois.S'adresser A Léonard Létourneau.Ste-Madeleine Co.St-IIyacinthe, Que.9-3-4-5*6 ' FABRICANT désire acheter une beurrerie; capacité de 7.000 à 8.000 livres de lait par jour.Maison et dépendances.S'adresser au " Bulletin des Agriculteurs." 63 rue William.Montréal.16-3 A VENDRE—Une fromagerie très bien outillée, bâtie en neuf sur les derniers plans, pouvant recevoir cinq A sept mille livres de- lait par jour, taux de fabrïctaion 15';,'.située A Stc-Clairc, Co.Dorchester à proximité de la Care.Condition de paiement facile.Cause de vente: départ du propriétaire.S'adresser à A.Lavallée.39 rue Conroy.Québec, Que.13-3-4 A VENDRE—Beurrerie et Fromagerie; auss' une terre A bois de 70 arpents à Roxton Pound; conditions faciles S'adresser A Normandin et Frères.17 Beaubien.Montréal.17-3 A VENDRE—Taureau d'un an et plusieurs veaux qui naîtront en mars et avril.Holstein enregistré, S'adre^cr A Louis Dolbcc, Grondincs, Co.Port neuf, Que.19-3 A VENDRE—Six taureaux et plusieurs femelles Ayrshire* de différent Âge; 10 brebis et un bélier Leicester; Cochons Yorkshire nés en février et mars.Pour informations, s'adresser A Antonio Bergeron.PlessisvMlc, B.P.Savoie Mégantic, Que.20-3-5-7-9-11-13.A VENDUE—Beurrerie des plus modernes, située A St-Sulpice; bon centre laitier, 33.000 livres de beurre f abri (tué en 1920; A 30 milles de Montréal.8 milles des chars.S'adresser A L.E.Bouvier.St.Sulplcc, Co.L'Assomption.Engrais alimentaires Prix chez les marchands en gros à Montréal Farine de maïs jaune, par 98 lbs." tonne.S4.50 Son, 40.25 Gru rouge, n ii 40.25 " blanc, Moulée de blé, ii ii 43.25 ii n 53.25 " d'orge n n 50.00 Farine d'orge pure, n n 52.00 Moulée Champion, ii ii 50.00 " Eureka, n it 4S.00 " Creamo, n ii 51.00 Pain de lin moulu, n ii 54.00 Avoine à engrais, Maïs (Blé d'indc), " minot .71 " 56 lbs 1.10 Blé ù engrais, " 100 lbs 3.50 Seigle, " 56lbs 2.00 Orge, " -IS lbs 1.00 NOUS OFFRONS AU PUBLIC au prix de 96.50 et l'intérêt couru, soit un rendement de l/O/ /2/0 une tranche de $2,000,000 (deux millions) * DE L'EMPRUNT CANADIEN DE VINGT MILLIONS à dix ans du lor Mai 1920 de la (CAPITALE DU MONDE) en Obligations 6% de $100, de $500 et de $1,000 remboursables en dollars-or CANADIENS le 1er mai 1930 ct coupons payables en même monnaie et sans frais les ,1er mai ct novembre., à tous les bureaux ct succursales des quatre banques CANADIENNES soussignées ; enregistrables GRATIS aux bureaux de la Société d'Administration générale, à Montréal, 35.rue S.-Jacqucs, ct à Québec, Côte de la Montagne ; livrables au moment de la souscription sous leur forme DEFINITIVE.Autorisation ct l'galitc MI Cet emprunt n été uutorisé pnr décret du gouvernement français le 26 avril 1920; lo légalité en n été contrôlée pnr NI.S.-G.Archibald, Council du Rot.pratiquant au Hurrcm) de Palis, et par MM.Kavanagh.Lajoie & Lacoste, avocats, de Montréal._ Personnalité de l'emprunt-use Mi Troisième ville du monde par In population (3.500.000 nrncS, soit la moitié de la population du Canada au dernier recensement)."J Une de., premières, sinon la première, par l'importance politique ct intellectuelle, ct par la richesse.Mi Siège d'un gouvernement d'ordre, qui par une opportun, intervention en Pologne vient de sauver le monde du péril holché te.Mi Capitule d'un grand pays de 40,000,000 d'habitants qui.durant quinze siècles de civilisation, n toujours scrupuleuse nient observé ses engagements internationaux.«i TROIS MILLIARDS TROIS CENT TRENTE-CINQ MILLIONS ($3.335.000.000) DE PROPRIETE IMPOSABLE, non compris les édifices et monuments publics.Objet et caractère de l'emprunt H Remboursable AU CANADA en monnaie CANADIENNE, destiné ù ravitailler de PRODUITS CANADIENS ACHETES AU CANDA (par une mission française qui siège actuellement dans l'immeuble du Crédit Foncier.i\ Montréal) 1rs I2H magasins municipaux de la Ville de Paris (dits Baraques Vilgrain)—cet emprunt est à toutes fins pratiques un EMPRUNT CANADIEN.Mi II fern connnttrc ct popularisera en Europe les PRODUITS CANADIENS, ceux de la Province de Québec en particulier.Mi II offre au peuple canadien un pincement de pre.micr ordre, d'un rendement extraordinaire, ct en même temps l'occasion de témoigner à la France la reconnaissance qu'on lui n chez nous de s'être faite dans In paix le champion de l'Ordre, comme elle fut dans la guerre celui du Droit.MI Ajoutons qu'il n'augmentera pas réellement In dette de Pnris, puisqu'il vnudra immédiatement à celle-ci une augmentation d'actif correspondante.On souscrit dès maintenant à nos bureaux ct chez nos correspondants.BANQUE PROVINCIALE DU CANADA BANQUE NATIONALE i, STANDARD BANK OF CANADA BANQUE DES MARCHANDS DU CANADA CORPORATION DES OBLIGATIONS MUNICIPALES, Ltéc L.-G.BEAUBIEN &.CIE, Ltéo MONTREAL QUEBEC 50 ouest, rue Holro-Damo 70, rue S.-Pierre 7, Plnco d'Armes 124, rue S.-Pierre TROIS-RIVIERES: 153 lue Notte-Oam.-' MONTREAL QUEBEC 99, ruo S.-Jacquos.- MONTREAL CREDIT CANADIEN, Incorpore Agonts Financiers VERSAI LLES-VI D RI CAI RE-BOULAIS (limitée) MONTREAL QUEBEC OTTAWA Immeuble Versailles Ruo S.-Pierre, 80 Imm.do la B.Natlonalo Si Ici cultivateurs progressifs vraiment dignes de ce nom vendent tous leurs produits en coopération, c'est qu'ils obtiennent, par ce procédé, le maximum de ce que ces produits sont susceptibles de leur rapporter.Qu'attendent donc les autres cultivateurs pour en faire autant ?CRISES Demandez, notre livret gratuit donnant toui renseignements but le* préparation! universellement réputées de Trench pour l'epitep-aîe et Ici crise*.Tra *$c MIEL Blanc en chaudière de 5 Ibs.32c .10 " .30c .30 " .'.28c Brun5 " .25c .10 " .23c .' Mt " .20c SIROP! En caniitrc de 1 gallon.3.00 Succursale de Princeville PRINCEVILLE, COMTE D'ARTHABASKA, QUE.La Hasse-Cour Pratique de Princeville, bien connue des lecteurs du Bulletin, offre en vente a des prix très avantageux des volailles bonnes pondeuses, provenant toutes de sujets sélectionnés au nid à trappe, et dont un certain nombre proviennent de sujets primés aux expositions avicoles.Ces volailles seront vendues aux prix suivants, d'après race, provenance.Age et utilité.Cochclfi Plymouth Rock, Rhodes Island Leghorns à $3.00, 5.00.7.00 et 10.00.Poulettes d'utilité générale, races Plymouth Rock et Rhodes Island à $2.00 et $2.50 pièce.Viande de cheval, empaquetages de 50 et 100 lbs.0.04 la Ib, S'adresser à la Basse-Cour Pratique.Princeville.BEURRE Pasteurisé: en pains d'une livre.Boites de 50 livres.5Cc Pasteurisé solide: Boites de 56 livres.SSJ^c BEURRE D'HIVER No 1.(choix) en pains d'une livre.boites de 50 lhs.54c No 1.(choix) solide, boites de 56 Ibs.53c FROMAGE Petits fromages blancs Dans des boites spéciales contenant 4 fromages d'environ 25 livres chacun Fromage fort, la livre.3 c Fromage doux.28c Pour un seul fromage.'A cent la livre de plus que le prix indiqué.Fromage doux (Twin) 40 Ibs chacun.20c (Deux dans une boite) FEVES ET POIS Blanches, No I (poche de 100 lhs).6c Pois a soupe bien cuisant h (poche de 120 lbs).6)4c SAINDOUX PUR Saindoux, tierce 400 Ibs.20c boite 56 Ibs.20J-ic seaux 20 Ibs.21c Saindoux en chaudière de 10 lhs (par "cratc" de 6 chaudières).24c Saindoux en chaudière de 5 Ibs (par "cratc" de 12 chaudières).24c Saindoux en chaudière de 3 lbs (par "crate" de 20 chaudières).24c Saindoux pains 1 livre.24c LARD SALE Lard gras (canadien en baril) 200 Ibs.31c "Entrelardé" (canadien) en baril 200 Ibs.30c LARD SALE (Américain) "Clear fat Back" baril de 200 Ibs.$48.00 MIEL Blanc—En chaudières de 30 lbs.27c la lb.Brun—En chaudières de 30 Ibs.18c la lb.Ambré.22c la lb.SUCRE D'ERABLE Sacs d'environ 100 lbs, en pains de 5 à to Ibs 19c la lb Pour les personnes de notre région, nous pourrons fournir les prix sur demande, pour les marchandises suivantes: Son, Gru, Avoine.Blé d'Inde, Blé it volailles, Farine de Blé d'Inde.Moulée d'avoine pure, Moulée d'avoine et blé d'Inde, Pain de Lin, etc.— Sel.Sucre granulé — Porc abattu, bœuf au quartier.Jambons, etc.Coopérative Centrale des Agriculteurs de Québec — Succursale de Princeville.Succursale d'Hébertville • HEBERTVILLE STATION, LAC ST-JEAN FEVES Blanches No 1.6c LARD SALE (Américain) Lard gras, de dos, baril de 200 Ibs.$48.00 SUCRE D'ERABLE Sucre, par sacs d'environ 100 lbs, en pain de 5 à 10 Ibs.19c NU — Un chenue pnynhle au pair ou un mandat-poste doit accompagner la commande.Les frais do transport doivent également accompagner les commandes livrable» aux «talions sans agent.Ces pur «ont sujets ft changements «ans avis.Atin d'économiser les frais do transport et d'aider i réduire le coût de la vie, nous prions nos clients d'adresser lourB commandes et lours choques directement « notre succlx-salu la plus rapprochée de leur localité.COOPERATIVE CENTRALE DES AGRICULTEURS DE QUEBEC 22 JANVIER 1921 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS (21) PAGE C9 PATRONS PRATIQUES ET ECONOMIQUES DU BULLETIN 5602 — Blouse de dame de 34 à 42 pouces de buste 2lA vgs en 35 pour 36 de buste.3086 — Chemise pour homme de 34 à 44 pouces de buste, 4 vgs en 36 pour 36 de buste.Pour les obtenir, vous n'avez qu'à remplir le coupon, l'adresse avec 15 SOUS en timbres ou en argent, en mentionnant le numéro du patron désiré au "Département des Patrons," Bulletin des Agriculteurs, Montréal.Les patrons sont expédiés immédiatement sur réception de la commande.Cependant, comme il peut y avoir des retards d'un côté ou de l'autre, retards que nous ne pouvons pas contrôler, nous vous demandons, au cas, où vous ne recevriez pas votre patron à temps, de patienter un peu.Vous le recevrez certainement.5923 — Robe d'enfant, 4 grandeurs, 1-2-4-6 ans.Matériaux: 2 vgs en 36 pour 4 ans.Coupon pour Patron Pratique et Economique du Bulletin des Agriculteurs No du Patron Taille.Age .Pour fillettes ou enfanta, mentionnez l'âge seulem :nt.Nos lainages et nos toiles Nos lainages canadiens C'est un fait prouvé, ct généralement admis, que porter de la laine est indispensable à la santé humaine.Cependant, combien peu comprennent cette nécessité et savent s'y soumettre.La santé chez nos ancêtres était plus robuste: on portait moins de fil et de coton.La grande industrie américaine a submergé nos comptoirs de ses cotonnades et de ses demi-soies.Nous les portons, les femmes surtout, et le niveau de résistance aux maladies baisse d'une façon alarmante.Pourtant, les lainages de bonne qualité ne nous manquent pas à ce point.Nous savons des marchands de nos centres ruraux qui ont en magasin, depuis douze ans, des stocks formidables de bas, sous-véte-ments, gilets, etc., et des étoffes de laine de haute qualité ct qui ne rencontrent pour ces produits qu'une clientèle restreinte.La plupart des jeunes filles d'aujourd'hui ont peur ou honte de porter autre chose que des demi-soies ou des cotonnades.Les hygiénistes et les femmes d'expérience ne manquent pourtant pas de les prévenir du danger.Les jeunes femmes, comme les jeunes filles, ne s'habillent pas.Aussi font-elles d'assez malingres épouses, et des maux multiples les assaillent bientôt, des opérations douloureuses et longues s'en suivent, ct la maternité est frustée.De bien minimes causes produisent de désastreux effets.Nous l'avons prôné partout, le long des courses apostoliques que font depuis six ans nos maîtresses en économie domestique, il faut que nos femmes, jeunes ct vieilles se remettent à utiliser les laines dans leurs vêtements ct sous-vêtements.L'objection de la rareté et du coût élevé de ces objets ne tient plus en face de la surproduction intense des laines en notre province ct par tout le pays.Les ministères de l'Agriculture de Québec et d'Ottawa ont multiplié partout les centres d'élevage de moutons à laines intermédiaires propres au filage et au tissage.Certains districts de notre province sont arrivés à une telle perfection, dans l'industrie domestique et mécanique des lainages, que les Etats-Unis nous demandent maintenant, pour nous les revendre à majoration, nos tissus laineux de Charlevoix, de la Beauce ct du Lac St-Jean.Pourquoi ne pas profiter nous-mêmes directement des fruits de cette industrie ?Nos Cercles de Fermières entreprennent de mettre les laines ct toiles canadiennes à la portée des achctcuscs canadiennes en établissant, sur des bases coopératives, la fabrication ct la vente des étoffes, flanelles ct toiles faites par nos actives ct industrieuses canadiennes-françaises.Leurs produits sont demandés par quantités considérables ct le grand commerce les recherche déjà de préférence aux importations étrangères.Nos tissus canadiens sont beaux ct solides, et, détail plus intéressant encore, ils se vendent de 100 à 200% moins cher que les tissus d'Ecosse ct d'Angleterre.Recherchons-les donc de préférence, demandons-les à nos marchands: chacun en profitera.Car le jour où nous porterons les laines ct les toiles du pays, nous obtiendrons une qualité supérieure et durable pour un prix d'achat moins élevé; nos industries domestiques ct locales s'en réjouiront et notre commerce y réalisera tics bénéfices plus engageants.Devrons-nous subir longtemps l'humiliante leçon que nous donne l'Amérique en venant nous enlever notre propre richesse pour réaliser sur nous, par la suite, des profits irrationnels et injustifiés?A.DESILETS, B.S.A.Elle vient de nous être inculquée de force.Nos voisins nous l'ont entrée dans la tête avec un coup de masse aussi vigoureux qu'inattendu.Nous n'en mourrons pas, ct la guérison de la blessure dépendra du profit, de l'enseignement que nous en retirerons.Comme beaucoup de maux, de contretemps, de malheurs, celui-ci peut résulter pour nous en un bien durable, ct nous remercierons un jour nos bons voisins de nous avoir enfin réveillés, quoique un peu brutalement.Et tout ce long discours pour vous annoncer que le fameux projet de loi d'embargo sur certains produits de l'agriculture canadienne a été définitivement (Suite à la.page 70) Pratiquez l'Economie systématiquement : c'est la meilleure manière d'accumuler un petit capital,— Pour cela, ouvrez un compte d'épargne à La Banque Nationale Siege Social: Québec Foi.due en I860 La plus vieille Banque Canadienne-Française, 310 Succursales et Agences au Canada.Actif: plus de $68.000,001.00.Correspondants dans le monde entier.Veuillez, s'il oous plaît, mentionner le " Bulletin des Agriculteurs " en oous adressant à nos annonceurs. PAGE 70 (22) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 22 JANVIER 1921 LA LEÇON (Suite Je la page 60) adopté par le Congrès Américain, non sans une forte opposition toutefois.Il s'agissait (le protéger le cultivateur américain contre la baisse soudaine des prix du blé, en particulier.Pendant la guerre, ces prix s'étaient élevés a un niveau inconnu jusqu'alors.Le producteur et le spéculateur prévoyaient un statu quo au moins jusqu'au retour des conditions normales de production dans les grands pays producteurs de céréales tels que la Hongrie et la Russie.Ces prévisions ne se sont pas réalisées, pour des raisons que nous pourrions discuter plus tard et les fermiers de l'Ouest américain se trouvent tout à coup en face d'une baisse de prix ruineuse, une véritable catastrophe.Désemparés, acculés à l'alternative de sacrifier les réserves de grains qu'ils s'entêtent a ne pas vouloir vendre et sur lesquelles ils ont épuisé leur crédit, ou de se voir refuser toute autre aide financière par les banques dont l'échi-ne a été brisée sous le fardeau, ces cultivateurs en appellent a leur gouvernement pour les sortir du bourbier où ils se sont enlisés.A la clameur des cultivateurs pour un soulagement immédiat, répondit la clameur non moins lamentable des consommateurs qui prévoient avec raison un arrêt de la marche descendante, du coût de la vie, même une reprise du mouvement ascendant.La voix des campagnes a été plus forte cette fois-ci et.la leçon nous a été servie.Les importations aux Etats-Unis de blé, de fèves, fie bétail vivant, de viandes, de laines, etc., sont frappées d'un droit d'entrée prohibitif.Nous allons rester avec, sur les bras, de grandes quantités de ces produits que nous destinions à l'exportation aux Etats-Unis.Nos ports sont fermés pour l'exportation en Europe de nos grains, dont les américains vont faire d'autant mieux leur profit qu'ils sont mieux placés que nous financièrement.Quant à notre bétail, notre bonne mère-patrie, que l'on pourrait supposer être soucieuse du progrès et du succès de ses enfants lui préfère celui d'étrangers: elle nous ferme sa porte par un embargo inexorable! Certes, le consommateur canadien doit sourire dans sa barbe et bénir les courageux congressistes américains qui lui aident ainsi à baisser le coût de la vie, mais le cultivateur canadien, lui, comment envisage-t-il la situation?La dégringolade des prix du blé et du bétail qui doit logiquement se produire, pourra-t-ellc être contrebalancée et compensée par une descente aussi subite et rapide du coût de production ?Nous ne le pensons pas.Du reste, le coût rie production des produits actuellement récoltés ne peut plus s'abaisser.Mais la leçon?Ah! la leçon! vous ne l'avez pas encore devinée?Elle, est pourtant claire et nette et peut se résumer en ces quelques mots: Indépendance, économique, d'exportation autant que d'importation.La route à suivre?C'est celle des cultures industrielles, de la culture de produits que nos industries doivent manufacturer, pour la manufacture desquels de nouvelles industries doivent être créées ici, au pays, s'il le faut.Ces cultures sont ordinairement payantes, non seulement par elles-mêmes, mais aussi par l'amélioration générale de l'agriculture dans les districts où elle sont pratiquées.Le développement de l'industrie ainsi stimulée augmentera la population, nous créera une marché local plus stable, plus solide, pour nos autres produits alimentaires aussi et nous mettra à l'abri de catastrophes comme celle qui nous tombe sur le dos, que nous ne pouvons contrôler et qui peuvent être suffisantes, sous certaines conditions, pour ruiner à jamais les branches les plus florissantes de notre jeune agriculture.Én profiterons-nous de la leçon ?G.M.L'aviculture est une chose agréable et payante Voici "le rapport de la basse-cour du Rév.Erère Théonas, de St-Jacqttes de Montcalm, qui n'a aucun intérêt commercial à majorer ses chifTrcs.Si l'on analyse ces chiffres, on trouve que les colonnes de recettes ou de dépenses sont dans une juste proportion.S'il était possible d'en faire la publication, l'on serait surpris de connaître les rapports de plusieurs autres basses-cours privées qui ne sont pas moins intéressants que celui-ci.Ecoutons le Frère Théonas: " Le premier novembre 1919, j'avais 16 poulettes Rhode Island rouges, 7 poulettes Plymouth Rock et 3 poules R.I.d'un an.Les poulettes étaient nées en avril, mai et juin.La première poulette R.L a pondu le 9 novembre, puis 4 autres dans ce même mois; il y en eut 9 en décembre et 2 en janvier.Les 7 poulettes P.R.n'ont donné qu'une douzaine d'œufs, je m'en suis défait.Aux mois de mars et d'avril j'ai fait couver 7 poules dont 2 pour un ami.Les 5 poules ont couvé 6S œufs sélectionnés et ont donné 59 poulets.Il y eut 3 ceufs non fécondés, 2 poulets sont morts en naissant et 4 ont été écrasés par leur mère.Durant le 1er mois, 5 poulets ont péri plus 3 qui sont morts par ma faute.Le troupeau se trouvait réduit à 50.En juillet j'ai vendu 12 cocltcts.En plus des 22 poulettes et des 3 poules que je garde, j'ai encore 6 cochets, S6.50; -1 poulettes, S4.80 et 4 poules, S6.00.La fiente et la litière, je l'estime à S4.00.La plume des oiseaux tués S1.00.Dans la colone des divers sur mon tableau des dépenses figurent un coupe-trèfle de S 18.30, l'installation électrique, $4,18, et la peinture.Il ne serait pas juste de charger toutes ces dépenses; cette année aussi je ne compte que 10% de dépréciation; soit $2.44.En plus du coût d'entretien, les poules ont mangé 370 Ibs de viande, 290 Ibs de choux et de betteraves avec 60 Ibs ¦ de trèfle.Les deux premiers articles étant des rebuts n'ont rien coûté.Le troisième a été récolté sur la cour.Il faut noter que les poules ont glané durant un mois et demi." Recettes Oeufs pondus.2660 Oeufs pour consommation.$135.96 Poules vendues ou utilisées à la cuisine.66.93 Cochets et poulettes vendus ou consommés à la cuisine.17.30 Fumier de volailles, plumes.5.00 $225.19 Dépenses Grains.S69.92 Son et gru.12.48 Ecailles d'huîtres.1.10 Petit-lait.1.60 Divers.28.01 Pertes.2.00 $115.11 Recettes.$275.19 Dépenses.115.11 Profit.110.08 Plus paiement d'un hache-trèfle.24.48 134.56 Moins dépréciation du hache-trèfle 10%.2.44 Profit net.$132.12 Je compte en moyenne 11 poules, ce qui fait un profit net de $12.00 par poule avec une moyenne d'œufs pondus par poule de 249 9-11.RAOUL DUMAINE Veuillez, s'il oous plaît, mentionner le "Bulletin des Agriculteurs ' en Oous adressant à nos annonceurs. \ 22 JANVIER 1921 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS (23) RAGE 71 Une grande exposition provinciale de lapins sera tenue à Montréal, lcs-1 et 2 mars prochain, sous les auspices de l'Association des Eleveurs de Lapins de la Province de Québec.Ce sera la première exposition de ce genre dans notre province, et c'est pourquoi l'Association est naturellement désireuse d'en faire un véritable succès.Ce succès est assuré d'avance si chaque éleveur de lapins, non seulement s'intéresse à l'exposition en y apportant le plus de sujets possible, mais encore s'efforce d'y intéresser tous ses voisins et amis, Chaque éleveur devrait aider cette première exposition: fie son succès, les éleveurs de lapin ne peuvent retirer que des avantages De nombreux et magnifiques prix seront décernés, non seulement pour les sujets vivants de toutes races, mais encore pour les sujets abattus, et pour les peaux de lapins à l'état brut ou repassées.Tous renseignements concernant cette exposition seront donnés par le secrétaire de l'Association, La Trappe, P.Q.L'article suivant, écrit par le Rév.Frère Wilfred, un éleveur de lapins depuis pli sieurs années, a été envoyé dernièrement à tous les membres de l'Association: sans doute, chaque éleveur fie lapins le trouvera intéressant.Une Erreur C'est une erreur de dire que si l'élevage du lapin est payant, c'est parce que cet animal se nourrit de toutes sortes de mauvaises herbes.Sans doute, le lapin n'est pas difficile à satisfaire, et se nourrit, pour une large part et avec profit, de toutes espèces de plantes, s'il est laisse en liberté.Mais, tenu enfermé dans un clapier, il requiert une nourriture et des soins particuliers, et je ne crois pas qu'on puisse lui donner alors, une nourri-turc trop dispendieuse, vu la quantité minime qu'il consomme.Au clapier, le lapin ne supporte pas impunément la verdure; elle doit donc être écartée.Les carottes sont une nourriture succulente qui convient mieux au lapin renfermé.La ration journalière devra consister en aliments secs: foin, trèfle, qu'on maintient en tout temps devant lui flans un râtelier.On doit y ajouter malin et soir du grain rond ou moulu, ou encore leur servir une pâtée humectée: selon que cet aliment est destiné aux jeunes lapins, aux adultes, aux reproducteurs, ou aux mères nourricières.On doit leur en donner assez a chaque repas pour les satisfaire, et pour qu'ils en aient devant eux pour manger à volonté, sans toutefois en avoir de reste pour le repas suivant.Logement Il est très important d'observer les lois de l'hygiène au clapier, qui devra en tout temps être tenu propre et sec, et être pourvu d'une bonne ventilation.Il faut éviter ;\ tout prix les courants d'air: c'est un point capital.Durant la saison d'été, l'on doit désinfecter le clapier une fois par semaine.Les loges doivent mesurer au moins trois pieds carrés.Quant à la nichée, il ne faudrait pas qu'elle fût trop nombreuse; six petits pour une mère est un nombre suffisant.Une lapine ne devrait rapporter que quatre ou cinq fois au cours d'une année.C'est une bonne pratique d'accoupler deux ou trois femelles le même jour, et le lendemain de la mise-bas, faire le partage des nichées, en donnant aux mères n'ayant eu que trois ou quatre petits, deux ou trois de plus, qu'on prendra sur les nichées plus nombreuses.Ou bien, si parmi les mères il en est tic qualité inférieure, on détruira leurs petits, pour les remplacer par le surplus des nichées des mères de choix.L'on pourra profiter de ce partage pour faire en même temps la sélection des lapereaux, et l'on procède en détruisant les plus petits, ainsi que ceux qui ont~des défauts de couleur.Les lapereaux "Géant des Flandres" dont le ventre est rose, seront par la suite, de couleur gris ordinaire, et deviendront plus gros que les autres, surtout si la portée a été peu nombreuse: ceux dont le ventre est brun, seront par la suite de couleur gris-acier, et ceux dont le ventre est noir, seront tie couleur noire.L'on doit éviter tie faire ce partage fies nichées' en présence des mères intéressées." W.W.LEE (Capt.), B.A., F.R.C.I., Secrétaire de l'Association des Eleveurs de Lapins.Mich IP! y SWhël Pour tous les âges et conditions L'Usage cVun tonique reconstituant est un besoin de l'existence moderne.Tous les âges trouvent dans le Vin St-Michel le régénérateur par excellence du sang appauvri, le tonique du système nerveux fatigué, le meilleur fortifiant connu.Lorsque l'appétit fait défaut, lorsque la digestion est difficile, lorsque, vous vous sentez fatigué, accablé, prenez un verre de Vin St-Michel : vous éprouverez vite un bien-être indicible, car il dissipe la fatigue et vous donne un regain d'énergie.Si vous avez un travail fatigant à faire, que ce soit un travail manuel ou de l'esprit, prenez un verre de Vin St-Michel: il vous fournira la réserve de forces et d'énergie indispensables à l'accomplissement delà tâche.Si vous vous êtes exposé au froid, aux intempéries et que vous sentiez un frisson courir par tout votre être, preniez vite un verre de Vin St-Michel: il vous réchauffera, stimulera la circulation du sang et vous préservera du rhume qui vous guette.Si vous relevez de maladie et si vous êtes anxieux de recouvrer rapidement vos forces et votre vigueur, ayez recours aux effets bienfaisants du Vin St-Michel— C'est le tonique "reconstituant qui vous remettra sur pied vite et bien.Le Vin St-Michel est un apéritif délicieux, un tonique reconstituant facile a digérer et d'une efficacité prouvée dans des milliers de cas d'anémie, de chlorose, de neurasthénie, de surmenage et de convalescence longue et pénible.Il se prend à la dose d'un verre à vin avant les repas et chaque fois que le besoin1 s'en fait sentir.EN VENTE PARTOUT BOIVIN, WILSON 4.CIE, Limitée, BggU «.n» 468, ru* St-Paul Ou.n - .MONTREAL Veuillez, s'il vous plaît, mentionner le "Bulletin des Agriculteurs" en vous adressant à nos annonceurs. A Tout Homme Qui Construit ou Améliore Sa Grange AVEC cette brochure sur les granges BT, vous apprenez comment construire une grange du commencement jusqu 'à la fin ; comment faire les fondations; comment poser les planchers en ciment et comment construire les murs; vous y trouvez les méthodes les plus économiques et les p'us avantageuses pour préparer les étendues de planchers, et pour disposer les écuries; comment ventiler la grange ct ériger les domes pour la couverture.Elle vous indique comment deux hommes ct une paire de chevaux peuvent hisser les fermes en position.Vous pouvez, vous-même, construire ou améliorer votre grange, en vous aidant dcNccttc brochure, car chaque détail y est clairement démontré au moyen de photographies couvrant toute une page, et de plans dus travaux sur feuille bleue.Cette Nouvelle Brochure de 80 Pages C'est la brochure la plus complète et la plus élaborée qui ait jamais été pupliée au Canada, sur la construction des.granges.' 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Votre nom._.—.D.P._______._.„.Prov._.Commune.T-"t Conressinn._ I I I J
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