Le bulletin des agriculteurs /, 1 septembre 1921, samedi 17 septembre 1921
M.I.J.A.MARSAN, D.5.A.j pionnier et vétéran de l'enseignement agricole dans la province de Québec, à qui le Lieutenant-Gouverneur en Conseil vient de décerner le diplôme du Très-Grand-Mért-tc-Spécial,en reconnaissance des services qu'il a rendus à l'Agriculture.VOL.6 No 37 MONTREAL, LE 17 SEPTEMBRE 1921 Prix: 10c le numéro PAGE 782 (2) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 17 SEPTEMBRE 1921 Pratiquez l'Economie systématiquement : c'est la meilleure manière d'accumuler un petit capital.— Pour cela, ouvrez un compte d'épargne à La Banque Nationale Siège Social: Québec Fondée en i860 La plus vieille .Banque Canadienne-Française, 325 Succursales et Agences au Canada.Actif : plus de $72.000.000.Correspondants dans le monde entier.The Miller Bros.Co.Limited MANUFACTWHIF.R3 DE CASIERS POUR BOITES A OEUFS 522 Edifice Drummond, Montreal.Que.Manufacture de carton à boîtes et de casiers pour boites a œufs à Glen Miller, Ont.A L'ATTENTION DES PROPRIETAIRES DE FROMAGERIES, BEURRERIES, LAITERIES ET DE TOUTES LES PERSONNES QUI S'OCCUPENT DE LA PRODUCTION DU LAIT Nous manufacturons nous-mêmes certains modèles de machines et représentons d'autres manufacturiers, ce qui nous permet de vous offrir un assortiment complet de tout ce qui vous est nécessaire dans les diverses industries du lait : machines, fournitures et autres accessoires.> " QUALITE voilà notre devise I Demandez nos prît,'voua constaterez qu'ils sont avantageux.Vdk ordres seront remplis avec le plus grand aoin.Casier Poittl t 484 Toute demande d'Information recevra l'attention immédiate de .B.TRUDEL & CIE w 36, PLACE D'YOUYILLE - MONTREAL, wïfi «20 Eng » Cendres de bois dur raiS GEORGE STEVENS * Peterborough - Ont.Agents pour la province de Quebec DUPUY & FERGUSON «2 Place Jacques Cartier MONTREAL Pionnier Amerloaln-des remèdes pour 1 les Chiens.LIVRE Éj- ladies des Chiens et comment onles nourrit.Envol gratis par l'auteur ù votre adresse.H.C'AY-GLOVER Co.tac.118 West 31,i Street .Nsw-York, U S.A.LA CELEBRE DECORTIQUEUSE A TREFLE ET A LUZERNE " BIRDSELL " Manufacturée par BIRDSELL MANUFACTURING CO.South-Bend, Ind., E.U.A.n décroché tous les premiers prix et médailles d'or aux Expositions Universelles depuis 18C5 et n celles de Québec en 1919 et en 1920.Plus de vingt-six mille de ces décortlqucuscB sont employées dans le monde entier.Capacité maximum: 3,600 livres de graines ou 30 voyages par 10 heures.Les départements d'Agriculture d'Ottawa et de Québec.les Fermes expérimentales, les Ecoles d'Agriculture, les agronomes, seront vos meilleurs conseillers dans le choix d'une décortlqucuso à trèfle.Plus de 26,500 décortiqueuses Birdsell sont en usage dans le monde entier Seul distributeur pour la Prootnce de Québec O.N.PICHE, St-Basile, Co.Portneuf, P.Q., Canada FROMAGERS! Avez-vous déjà employé la Présure "VIKING"?Af-!/•-'.A.Totht.it Ktnhurn.Ont.U Champion du Fnmafen du Canada se terl dt Prlttat " Vlklnt" I.A.Thomson, secretaire de l'Association de l'Industrie Laitière de PEst de l'Ontario nous «crit : Je suis heureux de vous aviser que les fromages do tVL E.A; I elles, oc Kinburn.ont obtenu le plus grand nombre de pointa a l'exposition d industrie laitière a Brockville.en janvier dernier.Les fromages do Mr.Toiles ont M laits avec de la présure "VIKING" et ils figuraient parmi les meilleurs de l'exposition.Il y avait A Brockvilto 116 Fromagers concurrents de l'Est de l'Ontario.Ecrioet-notu pour les prix et pour des échantillon*.VIKING RENNET Co.of Canada, Limited 12 GALLERY SQUARE, MONTREAL Nota achetons aussi vos .CAILLETTES DE VEAUX.Veuillez, s'il vous plaît, mentionner le "Bulletin des Agriculteurs" en vous adressant à 17 SEPTEMBREJ1921 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS (3) PAGE 783 Pour aider aux ouvriers de la forêt Parmi les industries qui sont le plus affectées par la crise mondiale, on doit compter les industries forestières qui ont beaucoup souffert de la mévente de leurs produits.Depuis plusieurs mois, non seulement les prix pour le bois sont tombés de plus de ôO pour cent, mais la demande est devenue nresoue nulle et le commerce d'exportation, autrefois très florissant, est absolument stagnant.Les pâtes et les papiers qui se vendaient, il y a un an, à très hauts prix, ont subi le même sort, au point que ces fabriques sont obligées aujourd'hui de chômer et diminuer considérablement leur production.Comme l'on sait, les coupes fai'.es sur les concessions affermées par la couronne emploient habituellement plus de 2ô,000 personnes.Etant donné les mauvaises perspectives de vente, la majorité des exploitants forestiers avaient décidé de suspendre leurs exploitations l'hiver prochain.L.c gouvernement s'est ému de cet état de chose, et, après avoir rencontré une deputation des différents marchands de bois de la province, l'ndmi-mistration s'est occupée de rechercher les meilleures méthodes pour remédier à cette situation.Vu qu'actuellement, la moindre économie contribue beaucoup a abaisser le prix de revient, et que les droits de coupe sur les bois en sont un facteur important, le gouvernement Tas-chereau s'est demandé s'il n'y aurait pas lieu de diminuer les droits de coupe, qui avaient été augmentés considérablement au mois d'octobre dernier.Après une enquête sérieuse, le gouvernement a décidé de suspendre temporairement les dispositions de l'arrèté-du-conseil du G octobre 10120, qui réglait la question des droits de coupe, et de charger à la place aux exploitants qui couperont au moins 2,'5% du total des bois de leur dernière exploitation, l'échelle (les droits de coupe adoptée en 10IS, qui, comme l'on sait, était moindre de celle de 1020.Cette réduction, dans le chiffre 'de la royauté, aura pour effet de diminuer assez considérablement les revenus du département des Terres & Forêts, mais le gouvernement estime qu'il est préférable de subir cette diminution, et d'obtenir que l'on donne du travail aux bûcherons qui attendent cette décision.Connue en différents endroits de la province, les récoltes agricoles seront plutôt inférieures à la moyenne, il est absolument nécessaire que les exploitants forestiers ne chôment pas.Ainsi, doit-on féliciter le gouvernement Taschereau d'avoir su imposer ce sacrifice afin d'obliger les concessionnaires forestiers à ne pas suspendre leurs opérations.De cette façon, des milliers de familles auront leur gagne-pain assuré durant l'hiver prochain, et pourront attendre sans crainte la fin de lacrisc dont nous avons tous à souffrir.Le ravageur du BIô-dTnde Extension des régions de quarantaine Les enquêtes (pie le département fédéral de l'Agriculture a faites dernièrement pour se rendre compte de l'envahissement du "ravageur du blé d'Inde" ont révélé le fait que cet insecte s'est répandu cette année dans de nouveaux districts.Pour empêcher la diffusion de cette peste dans les districts qui en sont actuellement indemnes, un ordre en conseil a été passé le 26 août 1921 interdisant la sortie de blé d'Inde y compris le blé-d'indc sucré et le blé-d'Inde de semences en épis, les tiges de blé d'Inde etc., des districts suivants de la province d'Ontario: Chariottevillc, Houghton, Middlcton, Townsend,\Valsingham,nord, Walsingham sud,Windham,Woodhoufedans le comté de Norfolk jCaytiga nood,Durin, Rainham, et Walpoledans le comté de Haldimand;et Raleigh et Romnes dans le comté de Qent' Cet ordre est un supplément de celui qui a été passé le 18 mai, 1921.Toutes les personnes qui désirent avoir des détails au sujet de cette quarantaine doivent s'adresser au Département de l'Agriculture, à Ottawa.L'obligation 7% premiere hypothèque do la Compugnlo I.cgnro (limitée) CHt une valeur qui convient particulièrement aux cultivateurs.Cette maison existe depuis 1871, et sa prospérité est llco à cello de la classe agricole.On souscrit choi VcrHnillcs-VIdrlcnlrc-Boululs (llmlléo) ann) I.'amélioration de nos fruits.Les efforts du Département de l'Agriculture pour améliorer les variétés de fruits et de légumes cultivés au Canada] ont beaucoup de succès, d'après les rapports du"*département.Une attention spéciale a été portée à la culture des pommes, des prunes et des autres fruits.Des expériences ont aussi été conduites depuis plusieurs années avec les pommes de terre, les tomates et les laitues, dans le but de pro- duire des variétés plus précoces, d'un plus haut rendement et d'une meilleure qualité que les variétés ordinaires.En toui paya.Demandes le GUIDE DE L'INVENTEUR qui acra envoy* gratis MARION cV MARION 364, rua Université, - Montréal 27, rua St-Plerre, - - Qu*bao ot Washington, D.C.i\'o 12 F La moisson s'est faite plus tôt que d'habitude cette année, c'est pourquoi le cultivateur a un peu de temps libre avant d'entreprendre ses labours d'automne.De quelle manière pourrait-il employer ces quelques jours de congé, qu'il a bien mérités après les durs labeurs de l'été ?—tasror ¦•Ç-r-y,-.;:.¦ La province de Québec renferme plusieurs endroits dignes d'intérêt, où la saison d'automne offre toutes sortes d'attractions aux visiteurs.La pêche, si vous êtes un fervent du bambou, vous y fera passer d'agréables instants, tandis que la chasse vous procurera, si vous aimez à courir les bois à la poursuite du gibier, la satisfaction de rapporter de belles pièces à la maison.D'un nuire côté, si vous préférez entreprendre un voyage à la ville, à Québec, à Toronto, à Montréal ou à Ottawa, vous avez maintenant l'occasion de le faire.Votre femme est votre compagne tout indiquée pour ce voyage.^isSï"' En organisant une excursion de pêche ou de chasse aux canards aux environs, comme par le passé?Pourquoi ne pas essayer quelque chose de nouveau cette année; pourquoi ne pas jeter les yeux plus loin et envisager de prendre de réelles vacances, en faisant un voyage quelque part ?Une visite à un parent ou à un ami à la ville, ou quelques jours passés dans un endroit de villégiature, au bord de la mer ou dans les montagnes.Ces plaisirs ne sont pas défendus à la classe agricole.Consultez votre agent de gare pour les préparatifs du voyage.Il vous donnera tous les renseignements qui pourront vous être utiles, et ses conseils à l'occasion, vous éviteront les ennuis auxquels vous pourriez être exposé en route.Ses suggestions parfois, vaudront d'être prises en considération.La saison n'est pas trop avancée pour visiter ces endroits.Est-ce que l'automne n'est pas la plus intéressante partie de l'année en Canada?C'est en septembre et en octobre que la Nature revêt sa plus belle parure et qu'elle fait montre d'une dernière coquetterie avant l'envahissement final de l'hiver.Si certaines villégiatures ont déjà fermé leurs portes, il s'en trouve un grand nombre qui reçoivent encore des pensionnaires.Leurs hôtels et maisons de pension sont confortables et les taux y sont ordinairement moins élevés qu'en juillet et août.Où que vous alliez cet automne, voyagez par MM PAC la compagnie de chemins de fer qui donne satisfaction à tous et dont les services sopt suns rivaux, toutes les parties du Canada, des rives de l'Atlantique à celles du vaste océan Pacifique^ Ses lignes desservent 867778 PACK 784 (¦!) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 17 SEPTEMBRE il)2i La nécessité de la glace pour la fabrication du beurre et du fromage Observations ci remarques découlant des relevés de In qualité des produits laitiers classés ù In Coopérative pendant la semaine du 31 ttoûtau 7 septembre 1921 Par iVJ.E.liourboau insp-gén.des beur-reries et fromageries.I.a qualité ili> proilttits classifies pendant cette semaine est assez satisfaisante; n'était-ce le caractère particulier «les «lé-failts constatés et !«• fait que «es tléfanls ne rencontrent chaque année à peu prisa la infime époque, malgré les précautions prises pour les évilir, lis relevés «le cette semaine n'offriraient rien d'anormal.Ces défauts «pie nous avons constatés sont, l'excès d'humidité, dans certains cas l'excès de fermeté et parfois le fromage est t rop ouvert.I >ans les froulages qui avaient l'un «!«• ces défauts tirms avons constaté ceci «le particulier que la cause principale, quand elle n'était pas la seule, était le manque d'acidité donné au caillé surtout au soutirage «lu petit lait.Je n'ai pas l'intention «le ilouucr dans le présent article, «les conseils de fabrication pour corriger ce défaut; je me propose plutôt «le chercher la cause première et éloignée qui existe à n'en pas douter, puisque nous constatons invariablement ces même défauts à la même époque chaque tinnée.Les défauts causés par un manque «l'acidité se rencontrent, il est vrai, dans , tous les temps «le l'année, mais ait premier temps frais, c'est le défaut dominant.I.es relevés suivants qui sont pratiquement les infimes que les années précédentes le prouvent à l'évidence.I.es 364 lots «le fromage qui ont été exa minés pendant cette semaine ont été classés comme suit : 182 lots "spécial", 149 lots Ko.1 et 3.3 lots No.2.ce «|tii donne un pourcentage «le 50'\, "spécial", 11',' No.1 Cl 9%, No.2 lui faisant le relevé (les défauts rencontrés dans les Nos 1, nous trouvons «pie sur les 149 lots No.1, 69% manquaient «l'acidité, et sur les 33 lots No.2 30% manquaient également d'acidité; si nous ajoutons à ce pourcentage les défauts «le saveur, «pli «lans un grand nombre «le cas .«ont dTisau manque d'acidité (je mentionnerai spécialement la saveur de fruit) nous voyons «pie le manque «l'acidité a bien été le défaut dominant, pendant celte semaine puisque à peu près 75'/r des fromages «pti étaient au-dessous de la classe spéciale avaient CC défaut.Ce défaut peut-il être prévenu par les fabricants en changeant leur mode de fabrication, quand la température change?c'est certainement possible puisqu'un certain nombre l'évitent, tuais très difficile dans les conditions actuelles, puisque la majorité même parmi les très bons fabricants se laissent prendre invariablement chaque année.Je pourrais même citer le nom de fabricants qui n'ont fait autre chose que «lu spécial pendant la vague de chaleur que nous avons eue dans le mois de juillet, et qui,avec les premiers temps frais, ont vu descendre leur fromage dans la classe No.1; Il y en a même dont le fro-tnagea été classé No 2.l'our rendre justice aux fabricants, il faut bien admettre qu'ils ne sont pas les seuls responsables puisqu'il « .-t reconnu que lorsqu'il se produit des changements «le «oui lit ions atmosphériques c'csl le moment le plus difficile fie faire «les produits uniformes.Tout en conseillant aux fabricants de faire varier cette fabrica-i ion suivant les changements de condil ions du lait, il faudrait pour faire cesser cet état de choses tâcher fie découvrir les moyens qu'il faillirait prendre pour que le lait soit de qualité plus uniforme.Un île ces moyens serait bien île prendre les mesures nécesnsires pour pouvoir refroidir le lait suffisamment pendant le^ chaleurs, pour qu'il soit livré aux fabriques flans d'aussi bonnes conditions que pendant les temps frais; si nous ne prenons pas ce moyen, je crains que les défauts «pie nous constatons dans les relevés «le cette semaine se reproduisent chaque fois que nous passerons d'une péroide de chaleur à un temps frais, parce que les infimes causes amèneront les mêmes effets.Ceci m'amène à conseiller fortement aux patrons dans leurs intérêts comme flans l'intérêt flu fabricant de se faire une bonne provision «le glace,l'hiver prochain, afin d'être en état de conserver leur lait dans une condition parfaite durant les chaleurs.Je dis dans les intérêts du patron parecque à part les pertes subies sur le rendement ilit fromage fabriqué avec du lait trop acide, et les pertes assez souvent subies sur la qualité îles produits fabriques, il y a aussi les pertes tpli résultent «lu refus dit lait de mauvaise qualité.Si j'en crois le rapport des inspecteurs et ce que j'ai été à même de constater moi-même flans un certain nombre de fabriques l«\s fiertés résultant de ce dernier chef ont été très considérables.Pour toutes ces (.Suite à ta page 17) Petites annonces TARIF : 50 cents par insertion de 25 mots ou moins ; 2 cents par mot additionnel.A VENDRE 3U0 Poulettes du mois de mal; Rhode-Iehnd- Rouge, es.B.$8.00 400 Cochets.même met* û .S 4.no 200 Poules d'un an, même nice a .$ 3 00 Nos poulettes et cochets proviennent de coqs eiire-Ebtrcl BCttCtés de ta ferme Me Donald de Stc-Amte du Bout île l'isle,Montreal.Au Concours de ponte actuel) au Cap Roukc, Station Expérimentale Fédérale, nous avons obtenu Trois (3) premiers prix pour lo^ meilleures pondeuses d'hiver.S'adresser Ferme 'Ile du Fort* Enrsj»Notre-Dame de Picrrrville Co.Vama.ska.Qu6.A VENDRE—Beat» lapins Géants des Flandres adultes .Cette ferme a obtenu la médaille d'or dans le concours du mérite agricole, ('¦militions Incites avec une belle récolte et h* roulant ou pour la terre seule, Pour plus amides informations s'adresser à Monsieur lliéophllc Trudet.Saint Prosper, Comté de Clianiplnin, l\Q, A VENDRE: Un wiocuti Leicester, un Shropshire, un taureau Ifoi-iein «h- ', ans et un jeune de l'année, tous primé- à la dernière exposition de St.Ifyacinthe.8 adresser ft tt'ifrid Beau regard.Directeur de la Soeiété d'Agriculture St.Damase, Co.St.Hyacinthe, Que.AGENTS DEMANDES POUR LA CAMPA-GNIETUE-PUNAISICS:- Vous êtes lotîtes condamnées à la mort, avec le liquide "Cfhiiac Itelnaeud" qui détruit eoquereltes.mites, punaises, vermiiun, poux, morpions, nioiirhes des animaux et autres qui nuisent t\ votre travail dans le bols, oie.Demandes un échantillon \S ets partout, Canadian Economie, Ceueral P.» ».Caster Postal 'M'ut.Montreal.A VENDRE:—Détail canadien llolstcin.choisis, tout ftge et -exe, ayant subi épreuve a tiibcrcuHnc.Moutons Leicester, cochons Cluster, prix modérés S'adresser à CE.Noiseux, St.J.lUc de Itou-ville, P.Q.A VENDRE:—Cochons Chester blancs, m des rt femelles de six semaines, quatre mois et six mois.Sujets «le choix.S'adresser» Erie Poissant, Ferme Bellevue, Sutton, Brome.One Beau Temps-Mauvais Temps, la Lumière et la Force Motrice du DELCO-LIGHT sont là.Le Delco-Light procure la lumière et le pou-soir electricities quotidiennement à plus de 140,000 personnes qui en sont enthousiasmées, dans toutes les parties du monde.Il crée le confort dans les résidences de campagne, quelque éloignées qu'elles soient de la ville,— de l'eau courante pour la cuisine et le bain et comme protection contre le feu.De l'eau pour le bétail.I.e pouvoir pour actionner la trayeuse mécanique, l'écrèmeusc, la baratte, la machine à hiver, le coupe-racines, la meule d'émeri, le tarare et toutes les autres machines dont la mise en marche à la main demande tant de temps et de travail.Le Delco-Light est durable, fiable, efficace, «¦t d'emploi économique.Il économise chaque jour du temps et du travail.C'csl une des meilleures mises de fonds que vous puissiez faire sur votre ferme.Il y a 25 modèles et grandeurs de Delco-Light.Toits ont le fameux moteur à valvcs-en-tête, à quatre cycles, refroidi à l'air, avec tiii seul point de huilage.Ils brûlent du pétrole, vous donnant un service complet de lumière el de force motrice électrique au plus bas prix.l'otre agent local se fera un plaisir tic cous démontrer le Delco-Light dans cotre prrprc résidence, sans aucune obligation.Ou bien, demandez-nous notre catalogue cl nos prix.THE CHARLEB0IS Co.LTD.MONTREAL Que., Styles and Sizes èvéry need Paiement facile pour ceux qui le désirent.ON PEUT S'Y FIER 17 SEPTEMBRE 1U21 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS (5) PAGE 785 Les Grandes Expositions Agricoles La saison des expositions agricoles interprovinciales, régionales ou locales , est toujours un événement dans le monde agricole.Le but principal de ces expositions est hautement éducatif pour le cultivateur, puisqu'elles lui permettent de comparer ses produits avec ceux de ses compétiteurs, qui sont ses voisins immédiats, ou qui viennent de districts très éloignés, et qu'elles le mettent en mesure de juger le degré de perfection qu'il a atteint dans sa spécialité ou dans l'exploitation générale de sa ferme.On voit aussi de nombreux éleveurs de toutes les parties du pays surtout parmi les plus importants, exhiber à l'exposition nationale de Toronto et surprendre assez souvent ceux qui croient avoir atteint la perfection.Les expositions provinciales, comme celles tie Québec et de Sherbrooke, réunissent aussi les meilleurs éleveurs de notre province et offrent à nos cultivateurs qui veulent en t irer parti, un champ d'action, plus restreint il est vrai, mais encore considérable.Les populations de nos grandes villes et des centres agricoles où les expositions ont lieu, en retirent aussi de grands avantages; le consommateur y pouvant mieux juger la valeur des produits qu'il achète journellement.Ayant vu les produits aux expositions, il est plus à même de se rendre compte, lorsqu'il fait plus tard ses achats, si le commerçant lui fournit bien les marchandises de la qualité annoncée.Le commerce urbain et la haute finance sont aussi très intéressés aux expositions agricoles qui leur fournissent l'occasion d'apprécier le développement du pays et les progrès de l'agriculture , sur lesquels se base toujours la conduite des opérations commerciales ou financières.Les hommes politiques suivent généralement aussi nos expositions.Ces occasions sont certes des plus favorables pour eux, surtout pour le> représentants des comtés ruraux, pour rencontrer leurs électeurs.El ne peuvent-ils pas aussi y puiser des renseignements précieux pour la direction de la politique agricole du pays ?Toutes les classes de la société sont donc intéressées au maintien c1 au développement de nos expositions agricoles.Une visite aux expositions les plus importantes de notre province nous a donné le plaisir de constater que nous avons fait de notables progrès clans cette voie, comme dans toutes les autres branches de l'agriculture, particulièrement dans l'élevage.Nous avons vu un pi u s grand nombre d'éleveurs de troupeaux de race pure; plus de jeunes cultivateurs qui réalisent aujourd'hui l'importance de l'éleyage et la nécessité des troupeaux de haute qualité.Nos vieux éleveurs ont perfectionné leur élevage et plusieurs d'entr eux ont atteint la perfection, tel par exemple Mr.Ness, de Howick, qui n obtenu les plus grandes distinctions à l'exposition nationale de Toronto avec son troupeau Ayrshire.Nous souhaitons que beaucoup d'autres atteignent cet apogée.L'exposition est aussi très utile à ceux qui s'occupent d'enseignement agricole; ils y rencontrent un grand nombre de cultivateurs avec lesquels ils peuvent étudier la qualité des exhibits, leur classement, et faire ressortir leurs qualités ou leurs défauts, s'initiant aux conditions et aux besoins de chaque région.Quant à l'organisation des expositions, nous avons constaté tpie les compagnies d'exposi tions y ortt apporté maintes améliorations.Cependant, nous nous demandons encore si elles y concentrent bien tous les éléments d'éducation dont elles doivent être le foyer, en raison de leur importance et des services qu'elles sont appelées à rendre.Notre classe agricole y figure-t-elle comme.elle le devrait, tant par la quantité des produits exhibés que par l'assistance?Nous croyons cpie de ce côté, il pourrait y avoir amélioration.La classe agricole ne prend pas assez avantage de ce grand moyen des expositions, pour faire connaître ses produits, soit à ses achetcuts locaux, soit à ceux des grandes villes.Donne-t-on a l'étranger qui visite nos expositions une juste idée de l'importance de notre agriculture?Nous ne le croyons pas, si nous jugeons par la quantité plutôt restreinte île certains produits.L'assistance aussi n'est pas toujours ce qu'elle devrait être.Les compagnies d'expositions ont fait, certes, beaucoup de sacrifices pour aménager leurs terrains et leurs constructions, mais combien ne reste-l-il pas encore à faire! Nous nous en rendons compte en constatant à certaines de nos expositions, que les animaux sont logés dans des compartiments qu'aucun cultivateur ne voudrai! voir sur sa ferme.Peut-on exposer ties bestiaux avec avantage dans tie telles conditions ?Comme il est aussi regrettable, dans d'autres cas, île voir notre principale industrie agricole, l'industrie laitière, privée de locaux appropriés pour abriter à une température convenable les exhibits de nos meilleures fabriques.Cela est certainement dîl au trop petit nombre d'exhibits, qui n'est guère proportionné a l'importance de notre industrie laitière.Comme il nous faut de toute nécessité éveiller l'attention des autorités compétentes qui doivent remédier à cet état de chose, nous croyons que les cultivateurs, individuellement ou par la voie de leurs associations, devraient faire les représentation- nécessaires à qui de droit.AUG.TRUDEL Vie Consacrée à l'Enseignement Agricole I.J.A.MARSAN, D.S.A.DE L'ASSOMPTION, P.Q.I.J.A.(Isidorc-Joscph-Amédéc) est fils du Isidore Marsan dit Lapicrre et de Félonise Poitras.Il est né à St.Roch-dc-l'Achigan, à la demeure de ses grands parents maternels, le 19 juillet 1844.Il est entré au Collège de l'Assomption, vers le 13 octobre 1858; en est sorti vers le 12 juillet I860, apn's avoir complété son cours d'études classiques.Il a été admis à l'étude du droit à Montréal, le 3 septembre 1866.Il a interrompu ses études du droit le 25 novembre île la même année, à la demande (les autorités du Collège de I.'Assomption, pour aller étudier l'Agriculture à l'Ecole d'Agriculture «le Stc.Anne de l.apocal ii re, où il arriva le 7 décembre 1866 et qu'il laissa à l'ouverture des vacances au commencement de juillet 1S67.Au commencement de septembre 1867, il commença à enseigner à l'Ecole d'Agriculture de l'Assomption, qui s'ouvrit pour la première fois, et ce sans être pourvu de diplôme d'enseignement.Le 11 Mars 1868 il passa son examen agricole devant la chambre d'Agriculture du Bas-Canada, qui, par résolution, le déclara compétent à enseigner l'Agriculture à l'Ecole d'Agriculture de I.'Assomption, et, comme professeur d'Agriculture, il devint ex-offlcio membre de la dite Chambre où il siégea le même jour.Il fut l'un des premiers membres (lu Conseil d'Agriculture de la Province de Québec organisé en remplacement de la Chambre d'Agriculture du lias-Canada, en vertu de l'acte 32.Victoria.Chap 15.Sa commission est du 13 août 1869.Il fit partie du Conseil d'Agriculture jusqu'après les élections provinciales de 1896.11 épousa à L'Assomption, le 11 juillc-1871, Mademoiselle Maric-Elmirc-lirnest tine Vigor, fille du Dr.Séraphin Vigcr et d'Klodic Archambault, du même lieu.Au printemps de 1S76 la Corporation du Collège de L'Assomption le nomma Gérant de sa ferme annexée :\ l'Ecole d'Agriculture, charge qu'il abandonna au mois d'octobre 1895.Dans l'automne de 1S92, l'Honorable I.s.Bcaubien, Ministre de l'Agriculture Que., le nomma conférencier agricole officiel.Après la fermeture de l'Kcole d'Agriculture en 1899, il fut nommé'en 1900 secrétaire des juges et rapporteur des concours de Mérite agricole, charge qu'il occupe encore.Dans l'hiver de 1903-1904, .'i la demande de Puni Antoine, Abbé de N.P.du Lac, le ministère de l'Agriculture l'autorisa à aller donner des conférences agricoles aux étudiants de l'Ecole d'Agriculture des RR.PP.Trnppistcs à l;a, devenue depuis l'Institut agricole d'Oka, dont il fut nommé Directeur des études agricoles.Il a donc enseigné l'agriciill lire à l'Ecole de L'Assomption depuis son ouverture en 1867 jusqu'à sa formel tire à la fin de l'année 1899, et à celle d'Oka depuis l'hiver de 1904 jusqu'en juin (1921 ) son trailenuiit étant payé directement ou indirectement par le Ministère de l'Agriculture et fi.\é par le Conseil d'Agriculture ou les autorités ministérielles.Il est secrétaire-trésorier de la Société d'Agriculture du comté de L'Assomption depuis 1878; secrétaire-trésorier de la Commission scolaire de In \ illc de L'Assomption depuis 1907.Il a été commissaire d'écoles, conseiller muiiieip.il, et pro-mnirc plusieurs liâmes pour la dite ville.Il donna sa démission au printemps de 1902.Il a aussi été, il y a (pulques années mar-gtiillcr de l'Oeuvre et Fabrique.I.e 31 mai 1916, l'Université Laval de Montréal lui a conféré le grade de Docteur en sciences agricoles (D.S.A.).Le onze juillet dernier 119.il) le docteur Marsan célébrait le 50èiuc anniversaire de son mariage avec M elle Ernestine Vigcr.Monsieur et Madame Marsan ont eu douze enfants dont huit sont vivants: le K.I'.Henri Marsan, père blanc d'Afrique, Missionnaire àChilibrila, Khodésie Nord; l'Abbé Ernest Marsan, aumônier d- •• Soi m - de Sic.\nne .', m.-, t unégondc; Tancrède, de la Maison Gun ni Langlois, Montréal: Hector, voyageur de commerce, Montréal; Prime, notaire, de la rue Amherst, Montréal; Georges, de la Société des Artisans Canadiens Français, Montréal; Amédéa Madame Notaire R.T.Bcaudoin, de Montréal; Amanda Madame Edgar Portier, agent manufacturier de Montréal; sont décédés: Ernest, Laurcntine, Flore et Madame Philippe Archambault qui laisse un fils Ernest marié a Melle Rolande Reed fille du député de l'Assomption à Québec PAGE 78G (6) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 17 SEPTEMBRE 1921 OOOOOOOOOOOOOOOOOO OOOOOOOOOOOOOOOOOO ENTRE NOUS OOOOOOOOOOOOOOOOOO OOOOOOOOOOOOOOOOOO Le BULLETIN des AGRICULTEURS JOURNAL HEBDOMADAIRE Publié par la COOPERATIVE CENTRALE DES AGRICULTEURS DE QUEBEC Redaction et Administration : 63, rue WILLIAM, MONTREAL TELEPHONE: 9fiC1 .MAIN £001 Le ¦enl Journnl agricole hebdomadaire publlfi on françHln nu Canada Organe officiel de l'Asaociatlon Avicole Provinciale Représente particulièrement la Société Générale dei Eleveurs de la Province.Rédacteur: J.N.PONTON.B.A.; B.S.A.ABONNEMENT: Canada, excepté Montréal : .$2.00 par année Montréal et pays étranger! : ., $3.00 " " payable d'avance.TARIF DES ANNONCES Petite* Annonccu: 23 mots.50 ct« pour chaque insertion : 2 cent* par mot additionnel; minimum, 50 centi par annonce.Grnndes Annonce»: Demandée condition! au gérant de publicité.Toute annonce eit sujette a l'approbation du directeur.La copie doit être fournie au moins 10 Jouri avant la date de la publication.Imprimis aux atelier» de l'Agença Canadienne de Publicité Limitée, 284, oueet, rue Lagnuchetière, Montréal.L'AGRICULTURE EST-ELLE UNE PENALITE?Le gouvernement établira île nouvelles écoles d'agriculture dont l'Ecole de Rimous-ki, une fois établie, sera le prototype.Ce seront de véritables écoles d'agriculture où l'on n'enseignera que l'agriculture et où l'élève ne pourra nullement prendre contact avec les jeunes gens de la ville.Il ne subira donc pas leur influence; il ne les entendra pas dire que l'agriculture est désagréable, etc.Pour résumer la théorie de l'Honorable Ministre de l'Agriculture qui prononçait ces paroles au banquet du Mérite agricole, l'autre soir, l'élève qui sera placé, à un âge encore tendre alors que ses études et son expérience ne lui auront pas encore permis de se fixer sur ses aptitudes spéciales et sur les avantages ou les inconvénients qu'offrent les différentes carrières, l'élève, dis-je, qui sera placé dans ces écoles sera condamné à faire un cultivateur plutôt qu'induit à choisir la carrière agricole de préférence à toute autre parce qu'on lui en aura démontré l'importance, des points de vue national et moral, et parce qu'on lui aura prouvé qu'elle peut lui procurer une vie honorable et agréable.Tout autant proclamer la faillite de l'enseignement agricole et de l'agriculture, puisque pour leur enrôler des disciples et des adeptes, il faut recourir à ce genre de conscription.Cette idée n'est pas nouvelle; elle a déjà été énoncée par d'autres partisans de ce genre d'école où l'on forcerait les vocations.Aussi nous paraît-il nécessaire, dans l'intérêt de la société en général et des pauvres petits malheureux que l'on condamnerait a une vie de déceptions en leur faisant adopter l'agriculture comme carrière, comme on choisit pour dessert un pâté aux pommes quand il n'y a pas autre chose, il me paraît nécessaire, dis-je, d'étudier brièvement cette question sous ses divers aspects et cela comme contribution personnelle à la défense premièrement de la liberté individuelle dans le choix de la vocation, et deuxièmement de l'agriculture qui subirait du fait de l'adoption d'un tel système de contrainte, une humiliation réelle.Les sociologues canadiens ont, durant le dernier quart de siècle, commencé à s'émouvoir de la migration de la population rurale vers les villes.Depuis 1915, ils voient avec stupéfaction les rangs des migrateurs s'allonger de jour en jour et la proportion de la population urbaine s'élever graduellement au-dessus de celle de la population rurale.Nous avons lu sur les malheurs qui attendent notre province et notre pays, si les paisibles paysans continuent d'aller grossir les rahgs des turbulents ouvriers des villes, plus d'un article, nous avons entendu plus d'une harangue et d'un discours.Nous avons déjà subi par anticipation bien des famines, nous avons assisté à une multitude de révoltes.Cependant, je ne suis pas prêt à dire que ces flots d'éloquence et d'encre ont toujours coulé sur des lits de statistiques solides établissant en premier lieu le nombre exact des migrateurs et en deuxième lieu l'influence de cet exode sur la production agricole même.Il faut bien se rappeler qu'un fort pourcentage des paysans ont été appelés dans les villes pour être convertis en ouvriers qui ont travaillé à la fabrication d'instruments aratoires et autres machines qui ont décuplé et dans certains cas centuplé le pouvoir de production du cultivateur vivant à la campagne à l'époque antérieure à ce mouvement de migration vers les villes Je n'ai nullement l'intention de me laisser aller à un optimisme outré ni non plus d'évincer ou d'amoindrir l'importance du problème de l'exode rural tel qu'il se présente à nous aujourd'hui.Je reconnais que la guerre a produit un énervement considérable qui a engendré un désir de jouissance extrême et atténué fortement le sens de ' responsabilité sociale d'une certaine partie de la population des campagnes comme des villes et je tombe entièrement d'accord avec ceux qui prêchent que tous les moyens à notre disposition doivent être mis en oeuvre pour intercepter, dans la mesure du possible, et j'ajouterai de la justice envers la classe agricole de demain, le courant de migration vers les villes.Mais je ne puis pas admettre, en face des statistiques établissant les rapports entre l'offre et la demande des produits agricoles, qu'il existe entre les deux une telle disproportion, que les gouvernements, les économistes et les instituteurs puissent s'excuser de recourir à aucun genre de coercition pour garder les fils de cultivateurs à la campagne.Forcer les fils de cultivateurs à rester sur la terre en leur refusant les moyens de se renseigner sur les autres professions ou carrières répugne aux principes du choix libre de la vocation ainsi qu'à l'intérêt de la société elle-même.Si j'ai bonne souvenance, nos professeurs de morale nous ont toujours fait comprendre, lors de nos études classiques, que l'attrait devait être considéré sérieusement dans le choix d'une vocation.Or l'attrait,ou en d'autres termes le goût, varie avec les individus.Tel que le dit un vieil a dage passé dans toutes les langues: "L'on ne discute pas les goûts." Les goûts peuvent se développer, il est vrai, mais ils sont toujours intimement liés ou plutôt ils découlent des dispositions naturelles de chaque individu Pas n'est nécessaire de nous étendre longuement sur ces considérations pour démontre/ l'injustice et l'immoralité des vocations forcées; il suffit pour nous en convaincre de rappeler à notre souvenir quelque malheureux compagnon d'étude qui, cédant aux instances d'amis ou de parents mal avisés, s'engagea dans une carrière qui répugnait à ses goûts et qui le conduisit fatalement à l'insuccès quand elle n'en fit pas une épave.La diversité des goûts ainsi epic la .diversité des carrières suffisent du reste à établir le bien fondé de la liberté individuelle entière dans le choix d'unef carrière.Il y a dans chaquejhomme une force qui le fait tendre à des sphères' plus^élcvécs, lorsque ces mouvements ne sont pas entravés, lorsque sa nature n'est pas dépravée.Or la classification des carrières est relative: tel savant qui consacre son temps à l'étude des phénomènes naturels, considère l'avocat généralement aux prises avec des causes nées de la bêtise humaine, comme un bien pauvre sire; tel employé civil considère la carrière de commis d'épicerie comme bien inférieure à la sienne; tel tailleur de vêtements se place bien au-dessus de l'humble tailleur de pierre;tel humble ouvrier qui travaille huit heures par jour, sous la surveillance étroite d'un contremaître, appelle l'agriculture un métier d'esclave parce que le cultivateur est obligé de travailler 10 ou 12 heures par jour.Autant de remarques que chacun entend, qui se mêle un peu à toutes les classes de la société; autant de preuves que les goûts dérivent des dispositions naturelles.L'ouvrier, l'homme de profession, le cultivateur, le technicien qui est content de son sort met de l'entrain dans son travail et donne 17 SEPTEMBRE 1921 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS (7) PAGE 787 toujours un rendement plus élevé que celui qui n'est pas à sa place.Le bûcheron de métier trouve sa hache toute aussi légère que l'écrivain de profession ne trouve sa plume.Les parents et les instituteurs doivent aider l'enfant à découvrir ses goûts dominants, à se bien fixer sur ses dispositions et le préparer à la carrière qui lui permettra d'exercer, dans les meilleures conditions possibles, ses talents; mais ils doivent se garder de reconduire en lui fermant les avenues qu'il choisirait de préférence s'il possédait les renseignements et l'instruction qui lui permettraient de s'y engager.Si le fils de cultivateur doit nécessairement être cultivateur, il faudrait également dire que le fils de bourreau doit nécessairement être bourreau; que le fils d'un premier ministre doit nécessairement être premier ministre; que le fils du vidangeur doit nécessairement être vidangeur; que le fils du serviteur ne doit jamais aspirer au titre de propriétaire.Prévenir le contact entre les fils de cultivateurs et les fils des autres classes ne serait pas préjudiciable aux individus seulement, mais encore à la société.Qu'il se produise un certain mouvement de la population rurale vers les villes, la chose est désirable, elle est même nécessaire.Rien n'est plus salutaire, en effet, que l'importation de sang nouveau, d'initiatives nouvelles, dans les villes où la vie intensive ruine si,vite les hommes d'action.Du reste le caractère de sociabilité de l'homme appelle forcément le paysan vers le professionnel, etc.Voyez plutôt ce que Charles Antoine dit à ce sujet."Considérez l'évolution fie la sociabilité en l'homme.Elle "s'épanouit d'abord dans la famille, alors "que l'enfant reçoit tout de ses parents et "apprend à se donner.Et l'adolescent "subit la loi du travail pénible imposé par "Dieu, et le travail le met en relations avec d'autres hommes, et la sociabilité se dévelop-"pc dans la profession.Mais les différentes "professions sont solidaires les unes des autres, parmi les familles affectées à différents "métiers vivant aux mêmes lieux, existent "des intérêts communs, les liens se forment "entre les personnes vivant sur le même sol "dans un voisinage continue et c'est ainsi "que la sociabilité se prolonge dans la cité, "c'est-à-dire ,1e bourg, la commune, ou le pays.F.t Léon Xlll, n'a-t-il pas dit que "La famille est: le berceau de la société civile, et c'est en grande partie dans l'enceinte du foyer domestique que se prépare la destinée des états." La société humaine n'exclut aucune classe; la famille n'exclut aucun de ses menbres; les deux progressent, quand chacune des unités qui les composent travaille clans sa sphère et donne chacune son maximun de rendement.Forcer les vocations c'est donc nuire à la société et à la famille et c'est entraver le pouvoir de production de l'individu.Et du reste, quand l'agriculture sera éta- blie sur des bases solides,quand notre système d'enseignement sera organisé d'une manière parfaite, quand le jeune homme trouvera dans l'agriculture une vie honorable et agréable, il ne sera pas nécessaire de recourir à la contrainte ou à la conscription pour enrôler des soldats au sol.Je l'ai dit et le répète, prenant la responsabilité entière de mon assertion, la population rurale ne reçoit pas sa quote part de l'attention de nos universités et des sociologues en général.L'on s'est trop usé à poétiser l'agriculture et à maudire, devant le cultivateur, la vie urbaine, et l'on a trop négligé l'organisation sociale et économique agricole.Inutile de tenter de faire retourner le cultivateur a la vie primitive; malgré lui il subit l'évolution moderne, malgré lui sa terre s'use, malgré lui, les nouvelles du dehors l'atteignent.L'agriculture en soi n'est pas une pénalité.Elle peut être rémunératrice et offrir à l'agriculteur une existence comparable (peut-être meilleure pour ceux qui savent l'apprécier) à celle qu'offrent les autre, carrières.Nos terres que nous croyons déjà vieilles renferment encore de riches trésors que des savants qui se donneraient à la recherche pourraient nous aider à exploiter avec aisance.La campagne se prête, dans une très large mesure, aux oeuvres sociales ainsi qu'à une existence désirable pourvu que ses habitants jouissent d'une formation intellectuelle qui leur permette de se tenir en contact constant avec le monde extérieur.L'agriculture enfin possède tout ce qu'il fatlt pour attirer les plus grandes intelligences; si elle ne l'a pas fait jusqu'à aujourd'hui, c'est que notre enseignement agricole n'a pas réussi à étendre suffisamment les horizons de l'agriculteur, ce qui a retardé, pour ne pas dire rendu impossible, son organisation économique et sociale.Si l'agriculture était mieux connue, il y aurait moins d'agriculteurs miséreux et elle serait plus populaire.Pour lui gagner des adeptes, il faut moins s'appliquer à tresser des ficelles pour attacher solidement les fils de la glèbe au sol que s'efforcer d'imprimer à notre enseignement agricole un nouvel essor qui seul peut démontrer les avantages, exhiber le charmes de celte carrière et lui assurer la fidélité de tous ses fils susceptibles rie se donner à elle.LE DOCTEUR I.LA.MARSAN.Au vénérable pionnier de l'enseignement des sciences agricoles clans la province de Québec que le Lieutenant: Gouverneur en Conseil vient d'honorer du diplôme de Très Grand Mérite spécial de l'ordre du Mérite Agricole, Le Bulletin des Agriculteurs offre ses plus sincères félicitations ainsi que les hommages de la Coopérative Centrale des Agriculteurs de Québec et de la population agricole en général dont il se fait sans hési- tation l'interprète en cette circonstance.Nous ne nous sentons pas de taille à exprimer comme il conviendrait de le faire, la reconnaissance que la population agricole de la province doit à son illustre Père.Nous nous bornerons à ajouter a.u nom de tous ceux qui ont bénéficié de son contact et de tous ceux qu'il a éclairés de ses enseignements un merci très sincère au bas de son nouveau diplôme.LE LIEUTENANT GOUVERNEUR D'ONTARIO.Monsieur Mcighen a-t-il voulu faire plaisir aux électeurs d'Ontario en nommant au poste de Lieutenant-Gouverneur de cette province Monsieur Marry Cockshutt, de B rant ford ?On sait que le nom Cockshutt est assez connu parmi la classe agricole, car tout le monde l'associe à notre principal instrument de culture, la charrue.Cependant les cultivateurs qui jettent de temps à autre un coup d'oeil sur les travaux des politiciens savent également que ce nom est étroitement: apparenté à la politique de haute protection qui malgré ses protestations gît dans le cerveau de M.Mcighen.Les journaux nous diront probablement d'ici à quelque temps l'impression qu' czausée cette nomination.LE GRAND-TRONC.La Commission d'arbitrage du Grand-Tronc vient de rendre sa décision finale à Ottawa.Deux des trois arbitres de la commission estiment que plus de SI85,000,000 de titres du Grand-Tronc n'ont absolument aucune valeur.Le gouvernement canadien n'aurait donc aucune redevance aux porteurs de ces actions.La déclaration de la commission d'arbitrage a causé une surprise foudroyante aux principaux actionnaires de ce chemin de fer qui demeurent pour le plus grand nombre en Angleterre.Eux qui croyaient: tenir en mains une mine d'or se réveillèrent, un bon matin, les mains complètement vides: on comprend leur surprise.Un point intéressant et qui ressort du rapport de l'arbitre, représentant les porteurs d'actions du Grand-Tronc est la suggestion qu'il leur a faite de s'adresser au gouvernement canadien afin d'exciter sa compassion et d'obtenir un remboursement.Il n'est pas improbable, si le peuple canadien se donne encore un gouvernement de financiers, qu'il se voit appelé à faire à ces bons Messieurs quelque immense cadeau propre à les dédommager de leur désappointement.Comme le faisait remarquer un journal anglais, va s'en dire que ces gens prétendront qu'il faut préserver nos bonnes relations avec l'Angleterre et leur éviter l'ennui de constater qu'ils se sont fait berner dans cette affaire. PACK 788 (S) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 17 SEPTEMBRE 1921 NON SEULEMENT LES BONS HOMMES MAIS.Il est généralement admis que la campagne est l'incubateur d'où émergent pleins de vie, d'idéal, d'activité, de sincérité et d'ambition nationale, la multitude des citoyens honorables qui ont fait dans le passé et qui font encore aujourd'hui, l'honneur des professions libérales, de la haute finance, du commerce, de l'industrie et des gouvernements.Ce sont eux en effet qui sont les inspirateurs des lois empreintes d'un sain esprit démocratique.Malgré qu'ils ne soient pas tous des légistes ou des rédacteurs de code, rôle qui est d'ailleurs de peu d'importance puisqu'il ne s'étend qu'à la technique proprement dite, les vrais citoyens du pays d'extraction rurale ont rendu cl rendent encore d'immenses services, qui les rendent indispensables à la société.Quand on observe ces hommes de près, l'on constate que leur influence se manifeste non seulement par des actes individuels dans telle circonstance particulière, mais plu fol par le courant général des idées moralisantes qu'ils font naître, lesquelles résultent de leur élude de la nature, de la société et de leur désir de promouvoir le bien général.La campagne ne produit pas seulement des hommes qui pensent, veulent et agissent une fois installés dans les sphères commerciales, professionnelles OU autres des cités; elle produit encore des idées propres à elle et qui émanent de son sein comme la chaleur bienfaisante du foyer au travail.La' campagne est vraiment le paradis du gros bon sens, le laboratoire où s'élaborent les idées pures, généreuse.-, débarrassées de la tache de l'égoïsme qui souillent malheureusement trop souvent les entreprises d'origine purement urbaines.Le vrai patriotisme! l'esprit national se trouvent à la campagne En voici une démonstration évidente sous forme d'une lettre circulaire concernant la question bilingue ontarienne publiée par les Fermiers-Unis d'Ontario et distribuée largement à travers la province.Voici cette lettre qui constitue le préambule de l'étude (le la solution du problème de l'enseignement de l'anglais et du français dans cette province.(a) Il est faux que celte question soit au fond une question religieuse.(b) 11 est faux que la décision du conseil privé d'Angleterre soit une solution définitive du problème.(c) Il est faux rpt'il soit difficile à un enfant d'apprendre deux langues et plus qu'impossible pour l'instituteur d'enseigner suivant la méthode de la dualité des langues.(d) Il est faux que nos compatriotes de langue française cherchent à contrôler l'éducation en Ontario.Ayant ainsi refuté les préjugés sur la question bilingue les fermiers-unis posent ainsi la difficulté que l'on a à résoudre; (a) Il faut avant tout rétablir la confiance mutuelle afin que les lois sur l'éducation aient l'appui des pères de famille.(b) Les règlements sur l'éducation sont actuellement contradictoires.Dans certaines régions le règlement 15 est en vigueur alors que dans d'autres on applique le règlement: 17.Ce dernier est apparemment arbitraire el injuste.Il est contraire à l'intérêt des parents que l'un ou l'autre des deux régler incuts puisse être appliqué au gré des autorités.(c) Il faul veiller à trouver des instituteurs suffisamment préparés pour l'éducation des élèves de langue française.(d) Le système actuel de subvention ne donne pas justice aux Canadiens-Français qui ont de nombreux enfants et qui ont le droit à une éducation aussi parfaite que celle que reçoivent les enfants de langue anglaise.La lettre circulaire des fermiers-unis con-tient les trois principes suivants qui serviront de base à la solution des difficultés actuelles.Les fermiers-unis, le gouvernement provincial par conséquent,reconnaissent les principes suivants qu'ils s'engagent à suivre scrupuleusement dans la solution du problème actuel : 1 — Les réclamations des Canadiens-français de cette province, qui demandent que leurs enfants apprennent le français sont: justes et raisonnables.La langue française a assez d'importance dans le monde entier comme clans l'Ontario pour que les parents qui le désirent puissent faire enseigner celte langue à leurs enfants.Tous doivent apprendre l'anglais mais ceux qui désirent apprendre le français devraient en avoir le droit.2 — Tel maître d'école, telle école.Les Canadiens-français de la province devraient avoir d'aussi bons instituteurs que leurs compatriotes cle langue anglaise.3 — En éducation les résultats importent plu?que les méthodes et pour atteindre à ces résultats satisfaisants il importe de donner une bonne mesure de liberté à l'élève comme à l'instituteur.Les conditions changent et l'on doit permettre à l'instituteur d'adapter ses méthodes aux conditions particulières.Si cet exposé n'est pas parfait, il a toujours l'immense mérite d'être franc, sincère et loyal.Les fermiers-unis cle l'Ontario ne sont pas toits'membres du Barreau; tout de même nous avons 5 à parier contre 1 qu'ils trouveront le moyen d'attaquer les règlements 15 et 17 relatifs à l'enseignement du français et de l'anglais clans Ontario et cle les rendre conformes aux désirs et aux besoins cle la population.A LA TETE.Les Ayrshire's cle la Province de Québec se placent à la tête des Ayrshires du Dominion à l'Exposition de Toronto.Monsieur Robert Ness de Howick, vient en effet cle remporter avec son troupeau, les plus grands honneurs de l'exposition à savoir, le grand championnat, les championnats junior pour les mâles et le championnat junior pour les femelles.Nous pouvons nous flatter d'avoir dans la province de Québec le sang Ayrshire le plus perfectionné qui se trouve au Canada; la preti vc cle ceci s'établit par le fait que Holsland Guide et son fils ont tous les deux remporté les honneurs.Monsieur Ness mérite très certainement nos félicitations [jour ces succès cle même (pic l'attention et le support de tous les éleveurs d'Ayrshire de la province.LUEUR D'ESPOIR L'Honorable Mr.Frank Carvell, président de la Commission des chemins de fer, vient d'exprimer l'opinion que les taux cle transport devraient être réduits.L'on sait que depuis quelques jours les représentants du Grand Tronc, du Pacifique Canadien et du Canadien National étudient avec la Commission des Chemins de Fer, la possibilité d'accorder une réduction pour le transport des produits canadiens.Bien que l'on ne soit encore arrivé à aucune décision sur la réduction possible, il est évident que sous la presssion du sentiement populaire et devant la constatation de faits irréfutables, les autorités ferroviaires accorderont une réduction substantielle.H f 17 SEPTEMBRE 1921 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS (!)) PAGE 789 Le Mérite Agricole Connue toujours, la fétu du Mérite Agricole a suscite à l'Exposition de Québec cette année un très vif intérêt.Après la cérémonie de la collation des diplômes, au cours de l'avant-midi, les lauréats purent visiter l'exposition et assister le soir à un superbe banquet au cours duquel le premier Ministre de la Province, le .Ministre de l'Agriculture ainsi (pie son sous-Ministre et plusieurs autres orateurs entr'aulres le Dr.I.J.A.Marsan portèrent la parole.La réunion était présidée par M.Antonio Grenier, sous-Ministre de l'Agricul-t lire, qui après avoir souhaité la bienvenue aux convives et avoir fait l'éloge du Dr.Marsan cita plusieurs titres pour démontrer le propres rapide de celte exposition.Il y avait celle année environ huit cents têtes de bétail de qualité supérieure à celles exhibées les années précédentes.M.Grenier exprima le désir de la Compagnie île l'exposition et du Département de l'Agriculture d'améliorer le terrain et les bâtiments et n'hésita pas à admettre que la construction d'un immense pavillon agricole s'imposait, d'abord pour donner les stalles convenables aux exhibits agricoles pour les expositions d'automne et ensuite pour permettre la tenue d'une expo sition d'hiver dont le besoin se fait grandement sentir dans cette province.Il insista également sur la nécessité de la construction de chambres froides pour recevoir les produit s lait iers et termina en démont rant la large part du Département de l'Agriculture dans le développement de cette exposil ion.A Monsieur Grenier, succéda Monsieur Stc.Marie, lauréat de la médaille d'Or du Mérite Agricole.M.Stc.Marie se borna à remercier le Ministre île l'Agriculture ainsi tpie la Société de l'Kxposilion et les Juges du Mérite Agricole cl particulièrement leur dévoué secrétaire, Monsieur Marsan,pour l'honneur qu'ils lui ont confé, ré et à exprimer son admiration pour l'ordre du Mérite Agricole.I.e Dr.Marsan, tpie nous eûmes ensuite le plaisir d'entendre, accepta de bonne grâce la haute distinction qui vient de lui être conférée, parce que, dit-il,elle le met en communauté intime avec une classe qu'il a toujours aimée, la classe des cuitivateurs progressifs.Après avoir passé en revue l'évolution progressive de l'agriculture dans cette province et avoir recommandé à l'ordre du Mérite Agricole de donner des médailles non seulement aux cultivateurs mais encore à leurs épouses car, dans maints cas dit-il, c'est le moyen de récompenser le vrai mérite; le Dr.Marsan recommande aux lauréats de ne pas oublier leur mission parmi leurs compatriotes; celle de servir d'exemple.En homme pratique et en connaisseur averti, le Dr.Marsan saisit cette occasion pour mettre ensuite le doigt sur les maux dont souffre encore notre agriculture; parmi ceux-ci il mentionna tout spécialement l'imperfection de nos systèmes de rotation et le manque d'attention à la terre Les cultivateurs en général ne suivent pas, dit-il, un système de rotation rationnel; ils sèment au hazard, trop souvent, et de plus ils ne donnent pas à la terre la somme de travail qu'elle requiert pour donner un plein rendement.Il insista ensuite sur la nécessité île renseignement agricole ainsi que celle du perfectionnement de nos collèges d'agriculture pratique.Le président de l'Assemblée présenta ensuite la médaille d'or donnée par P.T.Légaré et gagnée par M.Arthur Légaré de Sans-Bruit, pour la meilleure vache Ayrshire à l'Exposition.Les coupes offertes par la Banque de Commerce pour le meilleur troupeau Ayrshire ainsi que pour les meilleurs chevaux furent gagnées respectivement par M.Guilbcrt Me Nillan, d'Ormstown et par Madame Faucher de Québec.L'Honorable premier Ministre de la Province, M.Taschcrcau, fut alors appelé à prendre la parole.Il débuta en disant que en face d'un groupe de cultivateurs comme celui qu'il a devant lui ce soir.il se demande si le temps n'est pas venu de plier bagage et de leur céder la place.Il présente ensuite au nom de la Province les compliments d'u- sage aux lauréats et continue en affirmant que le rajustement du monde s'opérera par l'agriculture.II faut donc, dit-il, rester attaché au sol, les vieux comme les jeunes, car c'est du sol que le pays attend sa délivrance.La France fut sauvée par les paysans, par le peuple et non par les banques, à l'époque de sa grande crise.Il recommande ensuite aux cultivateurs de conserver soigneusement leurs économies el de se tenir eu garde contre les langues dorées qui tentent île venir leur ravir le fruit de leur travail en leur proposant des placements douteux quand ils ne sont pas malhonnêtes.Il propose encore à la classe agricole de conserver les caractères distinct ifs de frugalité, de travail, d'énergie, d'esprit de famille que nous ont légués nos ancêl res.Il insiste sur la nécessité de l'instruction & la campagne et qualifie de crime contre la rare la négligence des parent s,à faire nstruire leurs enfants quand ils peuvent le faire."La Province compte maintenant de nombreuses écoles techniques où vous pouvez envoyer vos enfants s'ils n'aiment pas l'agricult tire, dil-il; elle aura des écoles moyennes d'agriculture qui seront, si notre expérience réussit, à la portée de tous les cultivateurs.Que l'on sache profiler de ces avantages et l'on verra une population rurale prospère et satisfaite." L'Honorable M.Taschcrcau fit alors l'éloge de son Ministre de l'Agriculture qu'il admire et dont il apprécie le travail, l'énergie et l'activité.Il le remercie au nom de la Province et lui souhaite de continuer longtemps dans ses fouet ions afin île la faire bénéficier de ses talents.Le premier Ministre examine ensuite brièvement la situation économique rurale et énuméra les mesures que son gouvernement a prises pour remédier à la crise que nous traversons.Le gouvernement a d'abord décidé d'abaisser les droits de coupe de bois afin de stimuler les chant iers forestiers et cunséqucmnicnt de donner de l'ouvrage aux fils de cultivateurs et aux autres ouvriers et d'ouvrir des débouchés pour les produits agricoles.2o— le gouvernement a engagé les trois coopératives à acheter les engrais alimentaires dont auront, besoin les cultivateurs et il s'est tenu responsable pour une somme de cent mille piastres qui devront couvrir les pertes que pourraient subir de ce chef les coopératives en achetant ces engrais et en les livrant aux cultivateurs au prix coûtant avec 5% de profit, -'o— Le gouvernement active les travaux de la voirie; il dépense cette année quatre millions et demi de piast res dans la construction ou la réparation des chemins.Le département de la colonisation fera également sa part et les colons ne seront pas laissés dans l'indigence.L'Honorable premier Ministre recommande alors l'harmonie entre les classes et la coopération de tous les éléments de la province afin de réaliser le rêve de bonheur que tous envient.A M.Taschcrcau succéda l'Honorable Ministre de l'Agriculture, qui après avoir félicité les lauréats et remercié Monsieur Taschcrcau pour ses compliments, fit une large part, à tous ceux qui s'intéressent à l'agriculture, du mérite que lui attribue le premier Ministre.Il recommande ensuite aux lauréats qui sont devenus, par l'honneur qui vient de leur être fait, des exemples pour leurs co-paroissiens de supporter ceux qui travaillent au progrès de l'agriculture, car, dit-il, sans l'appui du dehors nous ne pourrions pas appliquer effectivement les lois adoptées en chambre pour assurer le plein développement de cette industrie.Il fit remarquer que le cultivateur peut être excellent cultivateur el un pauvre législateur, mais qu'il peut toujours supporter le gouvernement dans les mesures destinées à servir ses intérêts.Il cita ensuite la loi de l'inspection des beurrerics et traita également de l'exportation du fromage de la province de Québec en Angleterre.Cette entreprise dont le mérite revient à la Coopérative Centrale des Agriculteurs de Québec, et particulièrement a son gérant, Momsieur Auguste Trudel, rapporte peut-être dix millions de dollars par année à la Province.Grace A l'habileté de son sous-Ministre qui est un avocat, l'I lonroable Ministre a pu établir une loi d'inspection qui lui permet d'exercer un contrôle efficace sur la production des produits laitiers el consé-quemment d'effectuer l'améliorât ion que tout le monde désire.Après avoir rendu témoignage au mérite de M.('"renier, son sous-Ministre, et après avoir démontré la nécessité et l'utilité des hommes de profession dans le gouvernement ,11 aborda la question des écoles d'agri; culture en spécifiant tout particulièrement celle de Rimouski qui sera organisée de façon à garder les fils de cultivateurs à la campagne en ne leur permettant pas de prendre com act avec les autres éléments de la population qui pourraient les détourner de la vie rurale.Il annonça ensuite que si le système de l'école de Rimouski qui devait être étendu aux écoles ménagères réussissait, il serait généralisé dans la province el le cultivateur aurait bientôt à sa portée toutes les écoles d'agriculture dont il a besoin.Le Ministre insista de nouveau sur la nécessité de réduire autant que possible le "Midway" aux expositions afin de concentrer I attention des visiteurs sur les produits agricoles et industriels.Après avoir mis son auditoire en garde contre le mouvement fermier qui se dessine partout dans la Province, après avoir expliqué qu'il n'a jamais traité les cultivateurs de bolchévistcs, mais qu'il s'est contenté de dire que le groupe qui se réunit-à Cliarlesboliig semait îles idées de bolchévistcs, il insista sur la nécessité de n'envoyer en chambre que des représentants capables de légiférer afin d'assurer la protect ion de la population en général.Certains autres orateurs entr'aulres Messieurs Lnpointc et Laferté prirent ensuite la parole; le dernier insistant sur la nécessité de l'enseignement supérieur de l'agriculture dans cette province.La dernière séance de la fête du Mérite Agricole fut close sous les meilleurs ans-pie,-^ et fournil à tous les cuit ivateurs présents l'occasion de puiser une foule d'idées qu'ils méditeront avec grand profil lorsqu'ils retourneront a leur vie régulière.1.N.P.Ce n'est pas tout (l'amasser de Purgent; il faut aussi savoir le faire fructifier.La maison Versailles-Yidriraire-Boulais (liée) s'est spécialisée dans l'art de faire fructifier l'épargne.„„„.Si seulement vous connaissiez les frais d'opération de la nouvelle VOUS vous empresseriez de remplacer votre vieille écré-meuse par une nouvelle "DE LAVAL." Son fonctionnement économique affecte tous les items qui entrenl en ligne de compte clans le coût de l'écrémage.Les nouvelles "DE LAVAL" écrément, mieux, requièrent moins de force motrice et d'huile, économisent le labeur el l'espace et durent plus longtemps.Une nouvelle "DE LAVAL" de grande capacité écréme deux fois autant de lait {pie deux machines ancien modèle et cela à la moitié de l'ancien coût.La plupart des beurrerics de votre voisinage emploient sans doute la nouvelle "DE LAVAL." Faites une petite enquête au sujet du coût d'opération de ces fabriques; lorsque vous aurez comparé les chiffres que vous obtiendrez ainsi aux vôtres, vous réaliserez qu'une nouvelle "DE LAVAL" chez vous aura vite fait de vous rembourser son prix d'achat.Demandez noire catalogue d'écrémeuscs "De Lacal" type fabrique, en prenant soin tic spécifier la quantité de lait manipulé quotidiennement el la capacité des machines que vous employez maintenant.The De Laval Company, Ltd.MONTREAL PETERBORO WINNIPEG EDMONTON VANCOUVER Tôt ou tard, vous vous servirez d'une PAGE 790 (10) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 17 SEPTEMBRE 1921 Nos porcs sont trop lourds Pourquoi persister à leur faire dépasser 200 livres?Nous l'avons déjà maintes fois répété, beaucoup cle cultivateurs perdent de l'argent par leur faute dans l'industrie porcine en engraissant trop leurs porcs.M.K.N.Watt vice-président de la \V.Davies Company attirait encore tout récemment l'attention du ministre de l'Agriculture sur ce point et les chiffres qu'il donne sont de nature à faire ouvrir les yeux.Nos lecteurs peuvent d'ailleurs se rendre compte, chaque semaine, en consultant notre page des marchés, de la différence de prix qui existe entre les porcs de 150 à 200 Ibs.et ceux qui pèsent au-dessous ou au-dessus de cette limite.Puisqu'il s'agit d'une différence de 4 à 6 sous par livre c'est-à-dire $8.00 à $12.oo par porc cela vaut bien la peine de s'en occuper.A quoi bon soigner inutilement ses porcs pendant un ou deux mois ?En effet le prix obtenu pour un porc de300 lbs.est souvent inférieur à celui qu' on aurait pu obtenir quand il ne pesait que 200 Ibs.La rareté des fourrages qui existe cette année devrait nous porter à économiser les grains le plus possible, car l'on saura sûrement les utiliser pour le bétail cet hiver.Considéré à un autre point de vue le poids des porcs peut aussi exercer une grande influence sur les bénéfices de cette industrie.Notre bacon rencontre beaucoup de concurrence sur le marché anglais et ce n'est qu'en fournissant un produit répondant aux exigences de ce marché que nous pourrons conserver ses faveurs.Comme Je fait remarquer M.Watt, le consommateur anglaisdésire un bacon de poids moyen et nous devons le satisfaire.Il ne s'agit pas ici seulement d'assurer plus do profits à quelques cultivateurs en particulier, mais il s'agit de maintenir une industrie qui nous rapporte plusieurs millions chaque année.l.e marché anglais est à peu près notre seul acheteur de bacon; l'on sait ce que si- gnifie la conservation d'un tel marché-L'exemple des Etats-Unis qui a fermé ses portes à la plupart de nos produits agricoles contient une leçon que nous devons mettre à profit: l'importance qu'il y a de conserver des marchés extérieurs.PERIODE D'ENGRAISSEMENT.L'engraissement intensif des porcs doit commencer vers l'âge de quatre à cinq mois pour durer sept à huit semaines.A cette phase de l'élevage on les retire du pâturage pour les empêcher de prendre trop d'exercice.ALIMENTATION Le blé d'Inde,la moulée d'orge et d'avoine constituent un excellent mélange pour faire du bon baron.Si l'on possède des sous-produits laitiers, des patates n'ayant pas de valeur commerciale et des racines, on peut leur en donner une certaine quantité, ce qui a pour effet de maintenir leur système digestif en excellente conflit ion.Pendant la période d'engraissement, il vaut mieux ne pas trop mêler d'eau aux aliments servis aux porcs.Plus les porcs engraissent vite mieux c'est, ceci nous indique qu'il ne faut pas trop mcsquincr sur la quantité et la qualité fies aliments; il ne faut pas non plus les gaspiller.Il n'est pas nécessaire ni bon que les porcs laissent de la nourriture dans leur auge après chaque repas.Voici un modèle de ration quotidienne fies porcs à l'engrais.Poids vif des porcs.100 à 150 Ibs.Moulée d'orge ou blé d'Inde 2 à 3 lbs.d'avoine.1 à 2 lbs.Navets, Betteraves ou patates Sa 10 lbs.Lait écrémé.fi à 9 Ibs.La sélection des porcs d'élevage Le choix des porcs qui doivent constituer nos troupeaux d élevage futurs est très important.Ce choix n'est pas aussi facile qu'on le suppose ordinairement.C'est une opération qui requiert l'attention et l'exercice complet du jugement fie l'éleveur.Les truies portières et le verrat comme tous les sujets reproducteurs transmettent ordinairement leurs caractères propres; s'ils ne possèdent pas des caractères désirables, l'on peut être sfi.- que leurs descendants n'en posséderont pas non plus, si ce n'est par accident ou par "variation".C'est une erreur de croire que le meilleur temps pour faire la sélection est l'époque du sevrage.Dans quelques circonstances et sous certaines conditions, il peut arriver qu'on ait fait un bon choix mais il convient d'attendre plus tard pour le reviser.La quantité de graisse ou l'état d'embonpoint des porcelets, à l'époque du sevrage n'est pas un signe très sflr de la bonne conformation îles sujets, car cet embonpoint peut parfois cacher certains défauts.De plus ,les porcelets qui ont eu le privilège d'absorber plus de lait de la mère sont quelquefois ccuy qui dépérissent lorsqu'on opère un changement dans le régime alimentaire Un surcroît d'embonpoint peut auss être la cause d'un affaiblissement cons- titutionnel et si les porcelets sont atteints île la maladie de la mère lors du sevrage, ils sont moins en état île supporter ce revers.Plusieurs éleveurs considèrent même (pie le temps du sevrage est le temps qui concourt le plus à déprécier le stock d'élevage.II est donc plus prudent d'attendre que les porcelets aient quelques mois pour faire un choix définit if.Inutile de dire que les verrats ou les truies qui ont déjà donné leurs preuves comme sujets d'élevage ne doivent pas être sacrifiés pour être remplacés par des jeunes sujets dont on ne connaît pas encore la valeur individuelle.C'est en effet s'exposer à se défaire de bons sujets pour les remplacer par de mauvais.De plus, les jeunes truies ne sont généralement pas aussi prolifiques ni aussi bonnes laitières que les vieilles.Si par hasard, l'on est obligé fie remplacer les vieilles truies par fie jeunes, il faut tenir compte de certains caractères extérieurs auxquels correspondent certaines aptitudes.L'une des qualités les plus précieuses que l'on doit chercher à obtenir, c'est la santé des sujets.Il faut donc attacher beaucoup d'importance à leur constitution.Une bonne constitution correspond ordinairement aux signes suivants: front large, cou court, poitrine large et profon- de, corps long, lignes du dos légèrement arquées en haut, celle du ventre droite, les quartiers assez longs et épais.La généalogie des reproducteurs peut aussi servir à nous guider dans notre choix, mais il ne faut pas se méprendre sur la valeur d'une généalogie.Un animal peut posséder d'excellentes qualités individuelles, être champion même et, comme reproducteur ne pas valoir un autre sujet qui possède moins île qualités individuelles, mais qui au contraire a une meilleure ascendance ou encore une meilleure progéniture.Dans ce dernier cas, les caractères qui en font un bon animal sont mieux fixés et il peut les transmettre plus sûrement à ses descendants.C'est ce qui explique que certains champions qui descendent de patents et d'ancêtres bien ordinaires sont mauvais reproducteurs et donnent des descendants inférieurs.L'on doit choisir des reproducteurs qui possèdent bien le type que l'on désire exploiter, soit le porc à bacon, soit le porc à lard gras.REGIME DU VERRAT.On sépare ordinairement les jeunes re- producteurs mâles du reste du troupeau vers l'âge de quatre mois et on les soumet à un régime qui favorise leur croissance et leur développement.Le meilleur régime pour le verrat c'est le pâturage avec un supplément d'avoine et une ectainc quantité «le sous-produits laitiers.L'hiver on doit leur faire prendre beaucoup d'exercice; on doit donc les maintenir flans une loge spacieuse, propre, bien ventilée et bien éclairée.La ration doit ressembler un peu à celle qu'il reçoit au pâturage.Les fourrages fie légumineuses (trèfle ou luzerne) servis flans fies râteliers ou encore hachés et mélangés avec un peu de moulée d'avoine sont excellents.REGIME DE LA TRUIE.Il n'est pas bon de faire servir les jeunes truies à la reproduction avant l'âge de 7 à S mois et il est parfois mieux d'attendre plus longtemps.Les truies adultes donnent ordinairement naissance à des porcelets plus vigoureux; c'est pourquoi l'on fait bien de garder celles qui possèdent les qualités que l'on désire chez les mères.A propos d'Ensilages Au point de vue alimetat ion, les ensilages bien faits, bien fermentes et servir- aux animaux dans des proportions variant avec les circonstances, sont certes d'un précieux concours.L'ensilage, en effet, qu'il soit de maïs, de Soleil ou fie toute autre plante que l'on voudra, est toujours un aliment d'une gratifie succulence, contenant, dans de bonnes proportions les hydrates fie carbone, protéines et matières grasses qui en font un aliment fie tout premier ordre.Aussi, ceux qui s'occupent d'une manière pratique d'élevage ou d'industrie laitière payante sont-ils les premiers à recommander l'emploi d'un bon ensilage flans l'alimentation fies jeunes et des vaches laitières.C'est un fait reconnu par l'expérience de chaque année que l'ensilage est un stimulant dans la sécrétion du lait, bien plus, qu'il est un aliment indispensable.Le maïs, le blé-d'Inde, autrement flit, est la plante classique à ensilage.Depuis longtemps déjà on ensile le blé-d'lude,et on a reconnu à cet ensilage une foule de bonnes qualités qui le recommandent auprès des cultivateurs.Cependant, depuis quelques années surtout, fin a tenté des expériences sur la valeur comme ensilage de diverses plantes,légumineuses, pour la plupart.Soleil, trèfle, avoine, pois,vesccs, enfin d'autres encore, sont venus tour à tour s'engouffrer dans le silo béant pour en sortir à l'hiver, les uns en pourriture, les autres convertis en un aliment d'une succulence incomparable et d'une richesse propre à en faire îles aliments de tout premier ordre.Au cours fie l'hiver dernier, il nous était ilonné de voir île ces diverses sortes d'ensilages faits avec tous les soins possibles et fie comparer, par l'analyse, la valeur nutritive fie trois d'entrés eux.Je nie bornerai, dans cette étude, à noter les résultats analytiques puis à déduire de ces chiffres précis des conclusions d'ordre pratique, en autant, bien entendu que le pet it nombre fies échantillons soumis à l'analyse peut nous le permettre.Ces conclusions en effet, ne peuvent avoir une portée indéfinie-, puisque l'expérience et le travail ne portent pas sur un nombre suffisant d'échantillons.Cependant, elles pourront, toill en étant plutôt restreintes, être une indication précieuse pour les cultivateurs qui s'intéressent aux choses qui traitent de la plus grande production du lait.Les échantillons soumis à l'analyse sont les suivants: l'.lé-d'Inile, "Soleil" et avoine-pois-vesecs, en abréviation A.P.V.Ces trois échantillons envoyés pour étude comparative, ont été analysés et les ré.-nl tats de l'analyse sont consignés au tableau suivant: Ces résultats sont calculés sur la substance telle que reçue tin laboratoire,sans avoir subi aucun traitement préalable.Matières (lésées.Iilé-d'lnde 'Soleil" Avoine-pnis-Ycstos A.P.V.11 timidité 78.00 % 78.60 % 67.50 % Matière sèche 22.00 .21.40 32.50 .Protéines totales 1.86 .1.90 .4.49 .Matières grasses .32 .40 .73 Hydrates de Carbone 13.40 .10.01 .51.71 .Cellulose brute 5.17 .7.3S .9.17 .Cendres totales 1.25 .1.71 .2.40 .D'après ce tableau où sont consignés les résultats tels (pie trouvés par l'analyse, on voit une différence marquee, plus ou moins pour chaque matière dosée, entre ces trois sortes d'ensilages et la conclusion s'impose presque déjà.Mais, allons plus loin, et cnl- (Suite à la page IS) 17 SEPTEMBRE 1021 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS (11) PAGE 791 Concours Provincial de Labours Démonstrations de tracteurs et de machines agricoles sur lu ferme du Séminaire de Québec, à Maizerets, Québec.LES 11, 12 ET 13 OCTOBRE li)21 REGLEMENTS (levant régir le Concours do Labours qui sera tenu SOUS les auspices de L'Association des Laboureurs de Québec.I.—Un endos el 2 demi-planches de labours sont requis.2.—La profondeur moyenne du sillon devra être de 5J £ pouces.3.—Après que les piquets d'alignement seront enlcv és, personne ne devra rester sur le terrain.•1.—L'ai tribut ion à chaque concurrent, des lopins de terre divisés à l'avance, se fera par le tirage au sort.S.—Tous les concurrents devront être sur le terrain à 8 hrs a.m., heure solaire, les 12 et 13 octobre, afin d'être prêts à labourer à 9 hrs précises.6,—Il ne sera pas permis de tracer des sillons à la main, ni employer aucun instrument, sauf pour les quatre premiers tours.7.—Les roulettes ne seront tolérées que dans la classe 3 des "Garçons au-dessous de 17 ans".8.—Le même concurrent peut entrer dans toutes les classes auxquelles lui donne droit le programme.9.—Classe Spéciale A: Tour les meilleurs couples de chevaux et harnachement; l'attelage (chevaux et harnais) devra être la propriété du concurrent.Le concours sera jugé pendant que les laboureurs seront à l'ouvre.III.-—Classe VI : l'otir cette classe, les cull ivateurs peuvent employer leur propre tracteur ou l'emprunter, l'n cultivateur de bonne foi, son fils ou son homme à gages peuvent conduire le tracteur.Les cultiva-vatcurs ou aunes personnes ayant déjà conduit un tracteur pour une compagnie, à des démonstrations publiques, ne pourront concourir dans cette liasse.(a) L'étendue du terrain à labourer sera d'un arpent.(h) Les prix seront accordés selon la qualité du labour fait.(c) Chaque tracteur devra tracer son propre endos el linir ses derniers sillons lui-même.(d) La profondeur moyenne du labour sera de 6 à 7 pouces.(c) Après que les piquets seront enle-levés, personne autre que les concurrents ne seront admis sur le terrain.12.—La décision des juges sera finale et personne ne devra, en aucune manière, essayer de les influencer.13.—L'Association ne sera pas responsable des prix non réclamés après le 1er janvier 1922.IL—La distribution des prix, dans les classes ipii ne seront pas remplies, se fera A la discrétion des juges.15.—-Des prix spéciaux seront accordés selon le mérite.Id.— -Voir le feuillet spécial concernant les démonstrations faites par les manufacturiers de tracteurs.17.—L'Association s'engage à servir gratuitement, sur le champ, le diner ( aux concurrents seulement) les deux jours que durera le concours.AVIS IMPORTANT.— L'Association entend par charrue simple, celle A une seule oreille avec contre droit, sans autre attachement.Les charrues écossaises ou imitations sont prohibées, sauf dans la classe quatre (4).PROGRAMME Liste de prix 1er jour, le 11 octobre 1.—Installation des tracteurs et des machines agricoles des diverses compagnies.2.— Division des lopins de terre devant être assignés aux concurrents.2èmé joiu, le 12 octobre CLASSE 1 (ouverte a tous, avec chantes simples (sur prairie) 1er prix.$75.00 2me prix.00.00 3ème prix.50.00 lente prix.40.00 Seme prix.30.00 (iènie prix.20.00 CLASSE II (Garçons au-dessous de 20 ans) (sur prairie) 1er prix.$60.00 2èmc prix.50.00 .'line prix.40.00 ¦line prix.30.00 âme prix.20.00 Orne prix 10.00 CLASSIC 111 (garçons au-dessous de 17 ans) (sur prairie) 1er prix.$60.00 2me prix.50.00 .'Inieprix.40.00 •line prix.30.00 âme prix.20.00 (inieprix.10.00 .'tente Jour, le 13 octobre CLASSE IV (ouverte à tous, avec charrues ccossai-saises.n coupes, ou imitations.(sur prairie) lerpprix.$75.00 2meprix.60.00 .'line prix.âO.OO 1 tue prix.40.00 âme prix.30.00 C.nie prix.20.00 CLASSE V (charrues à 2 oreilles, avec 2 ou 3 chevaux) (sur prairie) 1er prix.$70.00 2me prix.50.00 .'Inieprix.-10.00 4 me prix.30.00 CLASSE VI (concours de labour avec tracteurs conduits par les cultivateurs.) (sur prairie) 1er prix.$80.00 2mcprix.50.00 .'Imeprix.30.00 line prix.25.00 CLASSE SPECIALE (n) Pour le meilleur attelage (chevaux et harnais): 1er prix, $20.00; 2ine prix, $15.00; .'line prix,$10.00; line prix, $5.00.(b) Pour le meilleur labour de tout le concours.Coupe offerte par l'Hon.Jos.Ed.Caron, Ministre de l'Agriculture.(c) Pour lo cultivateur lo plus figé ayant gagné un prix dans une des classes du concours do labours.Prix do $15.00 en argent offert par M.J.Ant.Grenier, sous-ministre de l'Agriculture.(d) Pour lo plus jeune cultivateur ayant gagné un prix dans une des classes du concours de labours.Prix: charrue-médaille en or offerte par M.Alph.Désilcls, II.S.A.Directeur des Cours Abrégés Agricoles.(el Pour le meilleur endos fait par n'importe lequel des concurrents.Médaille d'or offerte par lo président do l'Ass.dos Laboureurs do Québec, M.Aurèle Loch rc.M.P.P.(f) Pour le meilleur fini.Médaille d'or offerte par M.Prank Byrne, directeur do l'Association des Laboureurs do Québec.Pension:— Pour accomoder (eux qui suivront les démonstrations un restaurateur ambulant servira, sur le terrain, des repas A des prix raisonnables.Inscription:— Toute inscription a ce concours devra être faite sur le talon, faisant partie de ce programme qui devra être adressé, après avoir été convenablement rempli, et accompagné du droit d'entrée, au Secrétaire, avant le 1er octobre.t Prière de bien prendre en note qu'atl-cunc entrée ne sera acceptée après cette date).Afin de pouvoir mieux cont rûler les entrées, l'inscription sera de $3.00, lequel montant sera remis aux concurrents, par le Secrétaire de l'Association, au cours des journées du 12 et 13 octobre.Il est à noter que, si, pour des raisons absolument valables, un concurrent qui a payé son droit d'entrée ne peut se rendre au concours le montant payé pourra lui être remboursé après entente avec le secrétaire.L'entrée est la même pour un concurrent qui entre dans line ou plusieurs classes du concours.LES TRAMWAYS VOYAGERONT A 10 MINUTES D'INTERVALLE, ENTRE QUEBEC ET LA FERME MAIZERETS, VIA LIMOILOU.Pour de plus amples renseignements, -'adresser à M.LEO BROWN, Secrétaire do l'Association.Ministère de l'Agriculture Parlement, QUEBEC.Fabrication domestique des conserves alimentaires Cette année l'on peut aborder la ques-tion des conserves alimentaires avec plus de confiance, car le sucre et le miel sont à prix abordable.La fabricat ion des conserves nous permet d'utiliser beaucoup de légumes et de fruits qui seraient perdus dans le temps de l'abondance, el toutes les ménagères devraient connaître les principes fondamentaux de la mise en conserve.Il serait très avantageux dans les localités où l'on pratique la culture spécialisée de certains légumes ou île certains fruits de posséder en commun une petite "can-nerie".Cependant l'esprit d'indépendance et la susceptibilité des habitants de certaines paroisses à l'égard île leurs voisins compromettent souvent les avantages incontestables d'un tel genre de coopération.Préparation des fruits et dos légumes.Une faut pas cueillir les produit s destinés à la mise en conserve t rop longtemps avant leur emploi, parce qu'ils deviennent coriaces en perdant leur eau de constitution.Il faut ensuite avoir soin de les bien laver.Si quelques fruits ou quelques légumes doivent être pelés, par exemple, les pêches et les tomates, on pratique alors l'opération de l'ébouillantage et du blanchiment.Elle consiste à plonger, pendant quelques instants, les produit s dans l'eau bouillant c.La durée de cet te immersion va rie avec, l'espèce, ou la variété de fruits et de légumes.Pour les fruits tendres, elle est de 2 minutes et de 4 à 5 minutes pour les fruits plus durs, tels que les pommes et les poires.Pour pratiquer l'embouteillage, on se sert d'un panier à claire-voie dans lequel on met les légumes ou les fruits pour les plonger dans l'eau bouillante.On les retire ensuite pour les plonger dans l'eau froide, ce qui constitue le refroidissement.Ces deux opérations ont pour but de faciliter l'enlèvement de la pelure, de corriger la saveur de quelques produits et de leur conserver une belle couleur.Remplissage des récipients Après avoir ébouillanté les bocaux et les "canislres",on les remplit des fruits ou des légumes qu'on a soin de laisser en entier autant que possible.On s'efforce de combler les vides entre les produits eu les pressant suffisamment.Dans la plupart des cas, sauf pour les tomates, qui contiennent assez de jus, on ajoute A cette fin, soit un sirop chaud pour les fruits, soit une légère saumure chaude pour les légumes.On procède ensuite au bouchage dos récipients.Les vases en fer-blanc sont fermés hermétiquement avant de procéder A la stérilisation, mais il n'eu est pas ainsi des bocaux en verre qui ne sont fermés que partiellement durant la stérilisation, parce que contrairement aux vasesen fer-blanc, leurs parois ne sont pas élasliqueset ilsécla feraient sous la pression des gaz (pli se dilatent à leur intérieur, sous l'influence de la chaleur.Stérilisation.Le procédé de la mise en conserve est entièrement basé sur la complète destruction des germes vivants à l'intérieur ou A l'extérieur des produits ainsi (pie sur les parois internes des récipients.Autrefois, l'on croyait a la nécessité de faire le vide à l'intérieur des bocaux, mais aujourd'hui cette théorie est rejetée.Il suffit de détruire les germes vivants et d'empêcher qu'il s'en introduise de nouveau A l'intérieur des récipients.C'est pourquoi, après la stérilisât ion, il faut se hâter île fermer les vases hermétiquement.Pour s'assurer si la fermeture des récipients est hermétique il suffit de les placer le couvercle en bas et si la substance liquide s'échappe, c'est l'indice d'une fennel nie défectueuse.Dans le cas des "canistres" en fer-blanc, le bombement du couvercle esl l'indice d'une bonne fermeture.Quand on emploie les bocaux do verre, il est nécessite de renouveler, chaque fois les rondelles de caoutchouc, sinon il faut en mettre deux au lieu d'une seule.Pour les bien conserver, on place les bocaux dans un lieu sombre, sec el frais, après les avoir enveloppés avec du papier pour les protéger contre la lumière qui a pour effet d'altérer la couleur naturelle des produits.Avec lo produit de non t mi- i>¦ n d'nctlon.q nu dlrldondo de 8% l'an.In Coopfrnlivc Ccnlrnlo va inlennlllcr encore non ncllvtlé et, pnr romiequcnt contribuer davantage ft" blen-fitrê el .Vin fortune, de nen membres, do l'ensemble do In clnnNo ngrl-coto et do (outu In collectivité.Ln inntHon Vcmnillcfl, Vldrieatre ItoulniH (liée) vouh fourni™ dur domnnde à ce sujet, tous 1er, rêiisoIgnoinentA utilcft.(ann.) La Basse-Cour Pratique de Princeville Coqs d'un an et cochets Plymouth Rock Barré, Rhode Island Red et Leghorn Blanche aux.prix de $3.00 A $5.'10 Poulettes Plymouth Rock Barré et Rhode Island Red aux prix de $2.00 à S2.50 Canards Pékins le trio $7-00 Les sujets mentionnés sont tous de races strictement pures.Princeville Co.Arthabaska. PAGE 792 (12) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 17 SEPTEMBRE 192i LE MARCHE THE MARKET Le» prix «alrnnlH Hon} creux obtenu» par I» Coopératlre Centrale de» Agriculteur» de Quebec.Ce The following are furnished bj the Cooperallrc Centrale de» Agriculteur»de Oucbce Tin.,.,, M., .ont le» prix qui ont etc obtenu» et paye» aux membre» expéditeur» dç cette »oclet lbs.) (plus de " " Peaux de taureaux pesantes.Bulls hides (Heavy).Peaux dc moutons: de.Sheep skins: from.6#cib.6 lb.•••}.}•••¦ ¦::::::}- }.25 a 40c J &aar?rr.}.»»{a3r lb.chacune cac b Peaux de veaux de champs \ Kips./ Peaux de veaux de lait Calf's skins.7 à 10cIb.17clb.00 à S3.00 chacune, suivant } Peaux de chevaux Sï grandeur.Horse hides, $2.00 to $J.OO each according to sit ANIMAUX VIVANTS Vendus par chars complets seulement LIVE STOCK BOUVILLONS STEERS Extra choix — Selected.6 clb.Choix—Choice.5}4c " No.1.5 c " No.2.4 c " No.3.3 c " No.4.2.30 les 100 lbs VACHES COWS Extra choix — Selected.5 clb.Choix — Choice.4Kc " No.2.2.40 les 100 lb.No.3.2.25 les 100 " No.4.2.10 les 100 " Sold in Carload Lots only AGNEAUX DU PRINTEMPS LAMBS BŒUFS DE TRAVAIL Choix — Choice.No.1.No.2.No.3.No.4.2^clb.OXEN .4j-fclb.4 c " .3^c " .3 c " No.' 51.'.'.'.'.'.'.' 2 c" (ne doivent pas peser moins que 50 Ibs.chacun) Choix.7 c lb No.1____J.0.40 les 100 " No.2.fi c " No.3.5Xc " No.4.4 c .No.1.'.îc No.2.3^c " No.3.2#c " No.4 (maigres (thin).2 c " No.5 (très maigres (t>cry thin)).l>jc " TAURES HEIFERS Extra choix — Selected.SJifc lb.Choix — Choice.5 c " No.1.4^c " No.2.4 c " No.3.:î c Ib.No.4.2Xc " Tauraillc No.1 — yearlings.2.05 les 100 " No.2— " .2 c" TAUREAUX BULLS Extra Choix — Selected.4 c lb.Choix — Choice.3 c " No.1.2#c " PORCS VIVANTS LIVE HOGS No.1, ISO à (to) 200 lbs.11 clb.No.2, 120 a (to) 150 lbs.lO^c " No.3, 200 à (to) 250 lbs.K>Xc " No.4, 100 à (to) 120 lbs.10 c " No.5, 250 et au-dessus (250 and above).Stfc " moins de 250 lbs.Truies less than " Sows 250 lbs.ct plus " " and more VEAUX SOIGNES No.1.No.2.No.3.WELL FED CALVES .5 clb' .4#c " .3^c " Stag.7^c 6 c MOUTONS SHEEP No.1.3KcIb.No.2.3 c ".No.3.2Kc " No.4.2 c " No.5.l?£c " VEAUX ENGRAISSES AU LAIT Choix.10 clb.No.1.SKc " No.2.7Kc " VEAUX de CHAMPS No.1.3^c " No.2.3 c " MILK FED CALVES No.3.6J oz.Levure de bière.\^>oz.Cette bière est bonne à boire au bout de huit jours, et elle est excellente.RAYON DE SOLEIL—Salut joli rayon! cela nie fait tant de plaisir de constater votre présence parmi les soeurettes, il ne me reste plus du passé qu'une tache sombre.Tout s'efface au contact du brillant soleil.Oui le pseudonyme choisi a déjà été pris.Une autre fois choississez cii plusieurs.Pauvre petite! J'espère que vos cousines se sont rendues à votre invitation.Line solitaire se fatigue de la solitude, il lui faut des êtres qui parlent, pensent et rient avec elle.El puis j'espère que relui qui est: loin s'approchera pour vous aimer de plus près.Bon.A bientôt, n'est-cepas?AUX ABEILLES—"Rxyon de soleil" désirerait les chansons avec musique "Eva désirerait les chansons avec musique "Evangeline" Rends-nio mon coeur brisé" Dis au revoir non pas adieu" ainsi que la déclamation:"J'ai perdu ma vocation" Elle en donnera d'autres en échange.PERCE-NEIGE—Comme j'avais hâte, mais hâte d'avoir de vos nouvelles.Tant de causes me les faisaient désirer.Ainsi votre fragile santé, votre affection, est-ce (pie je n'avais pas la douce habit tide de vos lignes?Voilà qui explique mon anxiété.Est-ce vrai (pie les grosses inquiétudes à votre sujet renaissent?pas mieux donc?Que c'est triste.Il va falloir reprendre la vie douillette, les pet its soins tendres d'une maman, cela vous ramènera au mieux que je désire proche, très proche pour vous.Chérie, en partant pour mon voyage de repos, j'avais le coeur plein de souvenirs; croyez-vous que mes amies de la ruche aient été oubliées?oh non.Dans mes heures calmes la-bas, je pensais que les jours me menaient vers vous.Je souriais à l'accueil que vous nie feriez, je nie fasais une joie de mon retour.Il faut se quitter, mais cette fois ce n'est pas pour longtemps., car vous nie mettrez bien vite au courant du nouveau qui vous entoure.Bonsoir.prcnez ma [ilus douce caresse.AUX ABEILLES—"Fleur de l'Epiphanie" désirerait la déclamation "Les adieux de la mariée" et une autre déclamation amoureuse.FAUVETTE DU CALVAIRE—J'aime encore mieux votre sourire joyeux que votre colère! fut-elle une sainte colère comme vous dites?Je vous en prie ne failes plus la méchante! Je vous ai expédié les mots de la chanson désirée et j'ai fait parvenir vos envois aux Abeilles en question- MARITANA—Je ne me fais pas prier pour vous accorder la si petite faveur.Bien avant ma réponse la chose désirée vous tombera sous la main.Vous savez que je ne vous lis jamais sans éprouver de la joie.Depuis nos premières let t res not re sympathie s'est de plus en plus fortifiée, donc il faudra un rude choc pour changer cet état de nos âmes.Sans doute vous retournez vos livres joyeusement, mèlez-moi avec de nos âmes.Sans doute vous retournez à vos livres joyeusement, mèlez-moi avec vos études ne m'oubliez pas tout-à fait- 17 SEPTEMBRE;1921 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS (15) PAGE 7«J5 LA VEILLEE La dernière réception de Marcelle Elle s'en va bon train la "grise" sur la route durcie en faisant tinter les grelots sur son dos: aussi on lui tape dur, il est six heures passées, encore toute la "traverse" du Boisclair à franchir pour atteindre le troisième rang, et les fils Xavier et Cyprien Laramée accompagnés de l'ami "Joe Thivierge" n'en veulent pas "démordre" vis-à-vis des petites Couture; .imaginez donc, les trois plus fins "brins" de filles dc la paroisse; s'il fallait arriver en retard.et trotte la grise!!! Les jeunes amoureux vont silencieux par moments, préparant l'arrivée chez la "blonde" ou encore sortant de cet engourdissement, ils entonnent à "tue-tête" des refrains en choeur "Par derrière chez mon père, y a-t'un bois joli".etc.Tiens voilà le "tournant" du bois, la côte de la rivière, un "pignon" enneigé et rabattu comme un capuchon ct enfin la maison entière chez Couture; toute proprette sous sa couche de chaux ,avec ses fenêtres à petits carreaux ornés de mousselines fleuries et: sa porte à vitrage (peint par un quelconque artiste ambulant) à travers lequel un filet de lumière perce transparent.Sur le seuil un petit chien jaune au long poil hérissé se dresse sur ses pattes à l'approche des arrivants, mais il tourne vite eu multiples gambades, sa première férocité en reconnaissant les habitués.On frappe.les trois "petites" Couture en rangée dans la salle, laissent écouler juste le temps convenable avant Le meilleur des Tue-mouches, lOcts le paquet, chez tous les droguistes, les épiciers et les marchands généraux.DES milliers dc femmes font leurs tard" A ln maison.Vous pouvez, vous nussl, opprendro fncllemcnl cet ouvrage attrayant.Avec do vieux chiffons de toutes sortes, vous pouvez faire de superbes tapis veloutés, qui dureront beaucoup plus longtemps que ceux quo vous oxhetex.Dcmnndcs à volro mnrchnnd le» patrons do Juto do Gnrrclt, pour tnpls crochetés, ou bien demande» notre fculllo do modèles, gratuite.Ce superbe pntron, avec un crochet à tapis, vous sera envoyé pour S 1.00, accompagné d'Instructions faciles pour les débutante».JOHN E.GARRETT 10, rue Kempt, New Glasgow, N.S.d'aller ouvrir puis enfin, l'ainée Florence s'avance souriante dans sa robe neuve d'un rouge clair, ornée d'un biais dc plaid écossais, un mouchoir de contenance a la main.elle salue d'abord Xavier, le premier de la file, qui d'un geste hâtif a déménagé son casque de sa tête à son poing, et le tourne en "manivelle" tout en demandant sa "veillée".Pendant ce temps, Cyprien ct Joe par un jeu d'habileté sortant presque du magique, ont réussi A se faufiler dans l'entrebâillement de la porte, et la "Vomie, avec Angelina multipliant les gestes timides agréent enfin les amoureux pour la soirée.Alors ou dépêche le papa qui "tisonne" tranquillement sa pipe devant la "casse-rolle" et pendant qu'il se hâte "d'avein-dre" le fanal, la grise endorre déjà dans le chemin de l'écurie.Pendant ce temps, les trois "cavaliers", le coeur battant se déscmmit'Ouffcnt,sc mouchent, rclrotis sent leurs "toupets" puis prennent enfin les sièges qui les attendaient depuis longtemps, à savoir pour Florence ct Xavier le "canapé" vis-à-vis dc la tôle du poêle, pour la Vomie et Cyprien les deux berçantes neuves au bout du buffet, pendant qu'Angélina et "Joe" attrapent les deux chaises "empaillées" derrière la porte.On se raconte d'abord les mêmes faits de la semaine qu'on a trouvée longue "sans bon sens".Florence insinue qu'on doit rencontrer bien des belles filles au village.Xavier proteste elles sont toutes fières ou piteuses les filles du village.La Yonne a entendu parler que la petite lSInise faisait des yeux à Cyprien, Angelina a l'ait "tirer" son ares-cope, la "tireuse" prétend qu'une brune lui nuira dans ses amours, alors "Joe" réplique, proteste, etc, la discussion tient si fort qu'on la prolonge jusqu'à onze heures et demie, altérés, sans doute par tous les bavardages, on parle d'aller boire.C'est le clou de la "veillée" pendant que les autres babillent toujours un couple se lève, traverse dans la cuisine, boit et reboit, cause et recause si bien tpt'il s'écoule plus d'un quart d'heure et que lorsque l'on revient toutes les querelles sont réglées, sont éclaircies dans ces verres d'eau, les visages sont si sereins que les seconds hâtifs imitent les premiers.quand les troisièmes ont à leur tour conclu l'accord, il est hélas l'heure dc partir.Après les invitations ct les promesses dc revenir "sans faute" on se sépare.ct pendant que les "cavaliers" engourdis par le froid, s'en reviennent somnolents vers le village, les petites Couture s'en vont rêver à leurs vaincs craintes de la semaine dernière.et pourtant aussi à l'incertain (les semaines à venir.St Basile 1921 SPHINX.UNE NOUVELLE LAMPE qui brûle 94% d'air ELLE BAT L'ELECTRICITE OU LE GAZ Une nouvelle lampe à pétrole qui donne une lumière blanche extraordinaire-ment brillante et douce, même meilleure que le gaz ou l'électricité, a été essayée par le gouvernement des Etats-Unis et par 35 des principales universités, qui l'ont trouvée supérieure à 10 lampes à pétrole ordinaires.Elle brûle sans odeur, sans fumée, sans bruit—pas de pompage, elle est simple, propre et sans danger.Elle brûle 91% d'air ct 6% de pétrole commun (coal oil).L'inventeur, Mr G.T.Johnson, 210 rue Craig Ouest, Montréal, offre d'envoyer une lampe à l'essai pendant H) jours GRATUITEMENT, ou même d'en donner une GRATIS à chaque personne qui s'en servira la première dans une localité et qui lui aidera à la faire connaître.Ecrivez-lui 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joli brun qui écoute ravi et semble tout heureux de la surprise qu'il prépare.Oh!!! fit soudain Marcelle, je ne croyais pas avoir un auditeur — Pour toute réponse, elle voit briller dans les yeux du grand am' une vive lueur de tendresse et d'admiration; jamais regard ne lui avait dit plus éloqucmmcnt qu'elle était aimée! On prend place aux fauteuils habitués, on cause de "demain" du voyage qui doit suivre ct des mille et une petites choses nécessaires pour la circonstance.Les parents suggèrent d'excellents con scils marqués au coin dc la sagesse ct de l'expérience.Marcelle exécute les morceaux favoris de son répertoire; Roger peut en jouir tout à son aise au milieu dc cette atmosphère parfumée, tandis que la mère sent perler à sa paupière une larme dc bonheur.qui sait?il s'y mêle sans doute une part de regret à l'amère pensée du grand vide que causera le depart de sa dernière enfant! I.'horloge a sonné douze coups; on se quitte alors.pour la dernière fois.Le salon est désert.le piano muet.les lumières ne brillent plus.Seule, dans le silence, une faible lueur vacille sur le bureau de Marcelle.De cette dernière nuit passée dans la jolie chambre blanche, la jeune fille en gardera longtemps le souvenir.Prise d'un impérieux besoin dc regarder en arrière, elle sent qu'un trésor lui échappe.Les jours heureux de son enfance, et Vos éeonomtOH vous rendront un revenu considérablement plus élevé, si vous les confiez it In mnlson Vcrsnillcs-Vldrlcnirc-Itoulals (liée) (ann.) Demandez le llvrcgra tuit donnant tous les détails sur les prépa-ration8"Trcnch"(unI-vcrsellcmcnt renom-niées, contre l'Epilcp-tieetlesCrises- Trai-__—___ tement simple a.domicile.Plus de 30 ans de sucrés.Plus de 1000 témoignages de toutes les parties du monde, en une année.Ecrivez immédiatement.TRENCH'S REMEDIES LIMITED 2707 St.James Chambers.79 Adelaide St.E.Toronto.Ont.Fournitures pour Trousseaux et Broderies Toile Union largeur 90' la vg.$5.00 R ,S0' " 5.00 " Pure toile 90' " 7.50 .72' " 5.00 .45* " 3.50 '36' " 3.50 .30* " 2.75 Coton fini toile pour sous-vêtements 30' " .75 30' " .45 Le plus beau 'coton à broder est le M.F.A.RAOUL VENNAT G42 ST-DENIS MONTREAL son pieux séjour au pensionnat où elle connut des coeurs dévoués, sont autant de souvenirs chers qu'elle retrace en sa mémoire; mais surtout sa douce vie de jeune fille auprès d'une mère affectueuse et bonne ne lui vaut-elle pas quelques larmes de regrets?Une nouvelle carrière s'ouvre devant elle; scra-t-cllc ce quelle l'a rêvée ?Dieu pcrincttra-t-il que ses désirs se réalisent comme le souhaite l'ardeur de ses vingt ans?—Sérieuse et réfléchie, elle comprend cependant que ses jours, comme ceux d'ailleurs de tous les humains ici-bas, seront mêlés d'ombre cl dc soleil; ct la confiance — ce doux oreiller sur lequel s'endorment toutes les craintes — la confiance lui fait espérer le bonheur en même temps que le courage nécessaire pour les heures d'épreuve, l'eu à peu ses larmes se sèchent, elle sourit maintenant radieuse ct fière.Le joli diamant qui brille à son doigt lui rappelle leur promesse réciproque, et le baisant tendrement, elle murmure bien bas; je t'aime.ISABELLE GRATIS Une copie du lirro de modes de fournir m llallsm pour U saison 1922 magnifiquement illustré, voua attend.Ce litre est tlorrnu niaîri-% tenant le guide Standard des mondes de fourrure* pour les (amillra get nos amis clients, dan* tout le ^Canada, nous en demandent eha-; line année.Il donne rJet înuirinitions ù l'a-L^vance sur les /notlrs de fourrures et F^*rontîcnt n [>cu près 300 gravures gdc manteaux ct de parures de four-|rurcs a In dernière mode.Aucun •i outre livre, ni aucun nngnain ne Jneut vous montrer un choix de vêtements de fourrures tel qu'en cun- i f client le Livre de Modes de Fourrures ! M de HALLAM Les illustrations sont pour la ! M plupart des photographies de per-;'• sonnes vivantes portant les fourru-¦ 'hrr"' e"c> reproduisent uinsi l'effet 'jTsleplui naturel, cependant aucune 4MBrttVure ne peut montrer In mer-fRm veilleuse beauté et la qualité des | ¦•¦/M valeurs Hallam.jjjSw II y a des fourrures pour cha-, /f'.iquc membre delà famille.Il est '.w?'plein d'occnsïons extraordinaires et Vcui Économisera beaucoup d'nr-gcnuVous ne pouvez vous en passer.tvra Votre livre vous attend et vous liai8Cra 'mmÉfc Pois.SKc MIEL Blanc—En chaudières de 5 Ibs (par caisse de 12 chaudières, et pas moins).19c la lb.lïlnnc—En chaudières de 10 Ibs (par caisse de 6 chaudières, ct pas moins).I8c la lb.Illnne—En chaudières de 30 Ibs.17c la lb.Brun—En chaudières de 30 lbs.I6e " " LAINE Blanche cardée, en paquet de 15.20 et 25 Ibs 6,'lc Blanche, lavée No 1.3Rc Crise lavée.'{.'le Blanche», non lavée No 1.25c Pour laine non cardée, nous n'acceptons pas de commande pour moins de 25 Ibs.pour chaque qualité.Taxe dc 1 et demi pour cent JAMBON ET BACON Jntnbon fumô de première qualité pe»aul do 10 ii IS lb».ISc Bncon à déjeuner de première qualité pctmnl do 7 a 12 Ibs.38c A ces prix, il faut ajouter 1>4c Composé (Shortening) seaux dc 20 Ibs (10 seaux on plus).16c LARD GRAS DE DOS (Lard Américain épais qualilé " Extra Choix") contenant de 30 à 40 morceau \ par baril.Baril dc 200 lbs: S3G.00 Baril dc 100 lbs: S19.00 Taxe de 1 et demi pour cent LARD EN BARIL.-Marché ferme-A vous de profiter des prix ci-haut mentionnés.Succursale de Trois-Rivières 41, RUE ST-ANTOINE Succursale de Princeville PRINCEVILLE, COMTE D'ARTHABASKA, QUE.39c 3S!-Jc 3Sc BEURRE Pasteurisé: en pains d'une livre.Boites de S0 livres.Pasteurisé solide: Boites de 56 livres.No 1.(choix): en pains d'une livre: Bottes de 50 livres.No I (choix) solide: Bottes de 56 livres.37X.C FROMAGE DOUX, lll.ANC OU COLORE Dans des boites spéciales contenant 4 fromages d'environ 25 Ibs chacun 21c 2 2IMc i* j *• h ii ">b,11 1"i£nl!.0«a un m,"ndnt-po«to doit accompagner In commnndo.I.e» frnls do transport doivent également accompagner lea common ^^.p^eStodl?ourT„^uTé '«""ml"' frai» de transport et d'aldor « réduire le eoOt de la vie.non» prion, no.cllonl.d'.SrcSSour.commande!, 100 Taxe de 1 ct demi pour cent SAUCISSE Bonne saucisse, par 10 livres ct pas moins.TABAC EN FEUILLES "GRAND HAVANE" en paquet de 25 Ibs.No 1.25c lb."QUESNEL" No 1.En paquet de 25 Ibs,.45c lb A ces prix, Il faut ajouter 1H% pour la taxe.de» livrable» aux BtaUon» «ami ngont.Ce» prix aonl il leur, chequoa directement à notre .nccaraale la COOP Kit ATI VE CENTRALE DES AGRICULTEURS DE QUEBEC 17 SEPTEMBRE 1U21 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS (l7) PAGE 7!)7 Nécessité de la glace pour la fabrication du beurre et du fromage L'Exposition de Ste-Scholastique (Suite de la page 4) considérations, j'espère qu'il va su produire un mouvement d'ensemble chez les patrons et que dans le cours de l'hiver il se construira plusieurs glacières ;ces glacières sont peu coûteuses, et elles peuvent prévenir les pertes signalées plus haut.Si ces glacières sont nécessaires pour les patrons qui fournissent du lait aux fromageries, elles ne le sont pas moins pour les patrons de beurrerics, et elles sont indispensables à ceux qui écrément eux-mêmes leur lait, t! n'est peut-être pas hors de propos de dire qu'il existe un règlement obligeant les fabricants de beurre de faire la classification de la crème, ce règlement fait force de loi si mois ne le faisons pas observer ce n'est que par tolérance.Comme nous avons le droit d'exiger que toute la crème re
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