Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
samedi 3 décembre 1921
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (5)

Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1921-12, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
9 UN GOUVERNEME] VOILA CE QUE LE CANADA MERITE Aux Electeurs de le lui LE 6 .:v;-c^:-v.,:.;'.VOL.6 No 48 MONTREAL, LE 3\DECEMBRE 1921 PAGE 1002 (2) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 3 DECEMBRE 1921 Les RICHES TERRES de la SASKATCHEWAN Arcadia, la plus belle région des terres fertiles de la Saskatchewan, la fameuse réserve des Mennonites, située directement à l'Ouest du district de Gravelbourg, qui consiste en 105,689 acres dont 10,260 sont prêts à être distribués.Mgr.Mathieu, archevêque de Régina, en parlant de ces terres écrit: "Ces terres sont excellentes.elles ont été longtemps en culture, elles ont été bien travaillées et sont dans les meilleurs conditions pour produire de riches récoltes.Ces terres ont une superficie de 1G0 à 640 acres avec de superbes résidences et étables bien aménagées.Une brochure intéressante, contenant des explications, l'origine de cette réserve et pourquoi ces terres sont à vendre.Une letlre de Sa Grandeur Monseigneur Mathieu, l'Archevêque de Régina.Une lettre du Révérend Père Sennet.Une lettre du Révérend l'ère Gendron et d'autres informations en voie de distribution gratuite.Pour l'obtenir, écrivez à M.JOHN MURPHY Mennonite Land Sales Co.Queens Hotel, Montréal MACHINES MODERNES Propriétaires de Beurreries, Fromageries et Laiteries, Manufacturiers de crâne glacée, vous desirez augmenter vos revenus— installez chez-vous des MACHINE MODERNES et vous atteindrez alors votre but.Nous avous ce qu'il vous faut.Nous désirons attirer spécialement votre attention sur le CENTRIFUGE S1MPLFX.Cette machine fait un écrémage parfait tout en économisant considérablement lé combustible.Faites l'achat d'un CENTRIFUGE SIMPLEX et vous serez satisfaits, nous en somme convaincus.Nous vendons aussi les;— Bassins pasteurisateurs "Lacour-sière" Bassins pasteurisateurs "Gosse-lin" Condenseurs Homogénéisateurs.' Machines à froid Cabinets à creme glacée.Canistres à crême glacée.Tinettes à crâne glacée."Demandez nos condition.Tous renseignements désires seront donnes avec plaisir par B.TRUDEL & Cie.36-38 Place d'Youville Montréal.Casior postal 484- Tel H°?" w"?118 * C1 \iSoir l Wcstmount 4120 SAPONA SAVON ANTISEPTIQUE PATENTE lo 24 Sept.1918 La Savonnerie du Lion, 611 Bélanger Montréal offre aux Dames des Agriculteurs l'avantage d'acheter directement de sa manufacture un savon qui lave tout aussi bien avec l'EAU DE PUITS la plus durequ'avec l'eau la plus douce.Le lavage que la femme est obligée de faire chaque semaine est un travail des plus fatigants ; si elle se servait de Sapo-na, elle abrégerait au moins d'un gros tiers la durée de sa pénible besogne, son linge serait d'une blancheur virginale, ses étoffes de couleurs rafraîchies, et ses lainages d'une souplesse soyeuse.Son prix n'est que 10 centins la livre, et remarquez qu'aujourd'hui toute barre de savon sur notre marché ne pèse qu'une livre.Le Sapona se vend en boîtes de 10 livres, en chaudières de 28 livres, et en tinettes de 90 livres.En tnu, pmya.Demandes le GUIDE DE L'INVENTEUR qui »cra envoya gratia MARION & MARION 364, ru* Unlv.rsltê.2T, rue St-Plarro, et Waihlnaton.D.C.Montram Qutbso sur les Mula- Plonnler Américain des remèdes pour les Chiens.livre ladies des Chiens et comment on les nourrit.Envoi pmti?pur l'auteur ù voire adresse.H.CLAY-GLOVF.R Co.Inc.118 West 31.1 Street New-York, U S.A.MlllllillIllillllilliffllIllillllllIlM iiiliiiiitiiiii!iiiH jj| *Tlié Ceylàiïet Indien PAGE 1003 (3) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 3 DECEMBRE 1921 La station de démonstration et son utilité sur la ferme Noies des fermes expérimentales Le service; ries stations fédérales de démonstration est une division de Tins' titùtion des fermes expérimentales.Il a pjitr Ijut don|jificcr directement au cultivateur le fruit des observations et des recherches faites sur les fermes expérimentales.Les premières de ces stations ont été établies en 1914 sur vingt-deux points différents de l'Alberta et de la Saskatchewan.En 1921, il y en avait qu.itrivvingt-huit, en comptant celles qui jiu jié établies dans Québec, Nouvelle-Ecosse et le Nouvcau-Urunswick.Les ferrmes sur lesquelles se trouvent ces stations de démonstration appartiennent à des cultivateurs et les résultats qu'elles obtiennent provoquent au plus haut point l'intérêt de leurs voisins et stimulent chez eux une vive rivalité.Voici le système général de coopération entre le .Ministère et le cultivateur: L'ad;>pt ion, après enquête d'un bon assolement ou rotation do récoltes pour la station et son voisinage.L'emploi de variétés et d'espèces île céréales qui conviennent au sol du district.L'emploi de différentes quantités de semence à l'acre pour connaître les qu nitiLés qui couvieniienel le mieux.L'emploi de différentes quantités de graine de trèfles et de graminées; L'ess.ti île graine produite sur la ferme L'emploi dun mélange de graine pour les pazages d'été.L'introduction et l'emploi d'appareils propres à économiser la main d'oeuvre et les machines modernes.La pratique de façons culturales après la m nsson pour détruire les mauvaises herbes et les insectes, conserver l'humidité et augm nier les rendements.Le soin du fumier de ferme et son emploi économique.Encourager rétablissement d'un bon jardin de ferme.Encourager l'élevage île volailles de race pure, la bonne alimentation et le bon logement de ces volaille Dans les -provinces de l'Est, on lais e bien des parairics et bien des pacages trop longtemps en gazon; par contre, les prairies que l'on renouvelle trop souvent sont mal préparées et l'on ne sème pas assez de graine de trèfie et de graminées.L'exemple que donne sur ce point la station de démonstration est remarquable.On ensemence une partie du champ avec la même quantité de semence que l'on emploie généralement dans le district et l'autre partie est ensemencée d'un mélange plus épais.Il en résulte un contraste si frappant que le cultivateur s'arrête pour demander quelle en est la cause.semence selectionnee.Un ries principaux objets de ce travail est de cultiver la bonne graine en grosses quantités pour que les cultivateurs aient l'occasion de l'acheter à des prix raisonnables.Plusieurs stations font une spécialité de la culture de la semence pure.Les variétés choisies pour les stations de démonstration sont celles qui ont été cultivées pendant un certain nombre d'années sur la ferme expérimentale la plus proche et qui ont fait preuve de leur adaptation â ce district.FAÇONS CULTURALES APRES MOISSON.LA Dans certains districts, les mauvaises herbes s'emparent de la terre et l'on est obligé de sacrifier la terre après la récolte et de cultiver des plantes-racines pour les détruire.Les façons culturales données après la moisson détruisent les mauvaises herbes et les insectes.La nourriture que contient le gazon devient assimilable, le sol retient mieux l'humidité et est en bon état mécanique pour donner une grosse récolte.JOHN FIXTER, Ferme expérimentale, Ottawa.LA BONNE ALIMENTATION EST ESSENTIELLE DANS LA PRODUCTION DES OEUFS.(Notes des fermes expérimentales).Pour que les poules rapportent un bénéfice, il est nécessaire que les oeufs soient produits pendant la saison qu'ils sont rares et qu'ils se vendent cher.Les oeufs pondus en novembre et décembre rapportent généralement deux à trois fois plus que les oeufs pondus en avril, ou en mai.Les aviculteurs devront donc déployer tous leurs efforts pour obtenir des oeufs en hiver.Le succès dépend principalement des soins dont les [joules sont l'objet et de la nourriture qu'elles reçoivent.Pour obtenir une bonne ponte en hiver, il y a d'autres aliments essentiels en dehors du grain et de l'eau.Les plus importants de ces aliments sont les céréales et d'autres nourritures animales et on ne saurait trop insister sur le fait qC'fi ces aliments sont absolument nécessaires à la ponte.La verdure peut être donnée sous forme de betteraves fourragères, de foin de trèfle, d'avoine germée.de choux ou d'épluchures de légumes et les aliments animaux sous forme de lait, d'os verts broyés de déchets de boeuf ou de résidus d'abattoir.Le mode d'alimentation suivant devrait donner de bons résultats: .Matin - un léger repas de grain rond donné dans la litière.Midi - on peut donner une pâtée dans laquelle on mélange des restes de tables ou des os verts broyés.Soir - un plein repas de grain rond dans la litière Outre ce qui précède, il faut tenir devant les poules en tout temps, une provision constante de gravois, d'écaillés d'huîtres, de charbon et d'eau fraîche, ainsi qu'une pâtée sèche.Différents ingrédients peuvent entrer dans cette pâtée mais une pâtée qui donne de bons résultats est celle qui est composée de son, de gru, de farine de blé d'indu, d'avoine moulue et de farine fie viande en parties égales.Si l'on a du lait ou des os verts, le pourcentage de viande doit être réduit.Il faut donner le grain rond en petites quantités afin d'obtenir que les poules consomment une forte proportion de pâtée car on a noté que c'est lorsqu'elle consomment le plus de pâtée que ses poules pondent le mieux.GEO.ROUERTSON, Aviculteur ^îj Ferme _cxpéri&cntnhï2centrale, Ottawa.Sera-t-il payant d'hiverner le bétail Si l'on compare les prix des différents produits de la ferme payés cette année avec ceux de l'an dernier, on constate que c'est, le bétail vivant qui a subi la plus forte baisse.A la même date l'an dernier, les bouvillons bien préparés se vendaient sur le» marchés de Montréal en moyenne de $12.le cent.Aujourd'hui ils ne rappor- tent que $5.75 le cent et les animaux de tout premier choix n'obtiennent qu'une piastre de plus par cent livres.L'an dernier, de bons taureaux se vendaient en moyenne $8.60 le cent, et ceux de tout premier choix $10.00.Le acheteurs aujourd'hui ne paient pour la même qualité que $4.00 le cent, et ceux de premier choix $5.00.A cette date l'an dernier, des taureaux communs pesant de 700 ;\ 1000 livres se vendaient en moyenne $6.00 le cent, tandis qu'ils se vendent en moyenne, cette année, sur les marchés de Montréal $2.50 le cent.Les vaches bien préparées trouvaient preneurs il y a un an pour $10.50 le cent, aujourd'hui l'on est contraint d'accepter une moyenne de $5.00 le cent, ce qui représente moins de la moitié.L'on retirait l'an dernier $11.00 le cent pour les taures de tout premier choix et $5.00 le cent pour celles de qualité inférieure.Durant les derniers jours, elles se sont vendues, ou plutôt données, pour $5.50 le cent.Celles de qualité inférieure se vendent $2.00 le cent.Durant les dernières semaines les plus hauts prix payés pour les bouvillons étaient de $5.75 le cent.Durant les mêmes semaines de 1911, les bouvillons rapportaient $6.50 le cent.Il en est de même d'une manière générale pour toutes les catégories de bétail.Il est donc facile de constater que les prix sont actuellement plus bas qu'il y a six ans.c'est-à-dire avant la guerre.La mise en vigueur .aux Etats-Unis, du Bill Fordncy a eu un effet néfaste sur notre commerce de bétail avec la république voisine.En temps normal les prix du bétail sont plus élevés aux Etats-Unis qu'ils ne le sont au Canada.Toutefois, en raison des conditions anormales produites par la guerre, il y eut une période où l'on vendait le bétail plus cher au Canada que chez nos voisins.Mais les conditions sont maintenant revenues normales, et le bétail se vend encore à un prix plu» élevé sur les marchés américains que sur les marchés locaux.Il existe actuellement un manque de bétail aux Etats-Unis, et si les prix augmentent, l'on pourra s'attendre à voir augmenter aussi les prix sur nos marchés.Quoique le tarif contre notre bétail nous empêche de faire de l'expédition sur le marchéaméricainply a un peu compensation parsuite de l'échange.En effet,la valeur du dollar américain est plus élevée que celle du dollar canadien.Plusieurs cultivateurs américains résidant dans la région produisant le blé d'Inde sur une vaste échelle exercent actuellement une pression pour faire disparaître cette taxe contre notre bétail.Ils préfèrent engraisser le bétail canadien que celui élevé dans leur pays pareequ'il est plus facile â engraisser.De plus, les consommateurs veulent voir diminuer le tarif contre les produits canadiens, vu que celte loi tend â augmenter le coût de la vie.Si, d'ici à l'été prochain, cette poussée contre cette loi devient assez forte et que le gouvernement américain soit en (pielque sorte forcé de supprimer ce tarif sur notre bétail, l'éleveur qui hivernera son troupeau, aura une chance de rattraper les pert es qu'il a sul lies depuis quelque temps.Même si ceci n'arrive pas, il nous semble que les prix du bétail seront plus élevés, le printemps prochain, (.'eux qui pourront hiverner leur troupeau feront peut-être bien de ne pas sacrifier trop de têtes, actuellement, car il y a actuellement encombrement des marchés et par conséquent c'est un temps de panique et un bien mauvais temps pour vendre le bé tail.CRISES! iDemandez le livre ^rutuit ndonnant tous 1rs détails sur , Its préparations "Trench," |universellement renouimues."contre l'EpIIcpsJc et les crises Traitement simple A domicile Pins de 20 ans de succès.Plus de 10U0 t£moi-gnages de tous Us parties du monde, eu un année Écrivez Immédiatement; TRENCH'S REMEDIES LIMITED 2707 St.Junic» Chambres 79 Adelaide St.E.Toronto, Ont.Les parts cle la Coopérative Centrale des Agriculteurs rapportent depuis plusieurs années 8 ','< d'intérêt.Elles «ont de $10.00 chacune* Les cultivateurs peuvent en souscrire de 5 à 200 en s'adressant aux correspondants de Versailles — Vidrîcaire — Boulais (limitée) La lutte électorale ne laisse pas nos jeunes compatriotes indifférents Premier essai d'un de nos pins jeunes lecteurs M.A Brassard de Danville qui dénoie une imagination très rive et beaucoup d'esprit d'observation.NOS MINISTRES AMOUREUX MP Les Fermiers—Amour malheureux, Mon cher.Noire Idylle est Agricole, cette année. :t decembre 1921 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS (4) page ioo4 ot AVEC DES BILLETS PROMISSOIRES Comme la Cie Riordon et les grosses compagnies .Mais gâchez vous servir de votre Bulletin de Vote ermiers-Progressistes a Cîe ordon et le Nous avons vu dans plusieurs articles comment les compagnies les plus puissantes, les-plus à mQmc de vivre sans protection; recevaient des faveurs insensées du gouvernement.Ainsi non seulement Us manufacturiers sont protégés contre la concurrence étrangère, mais le gouvernement leur rembourse ce qu'ils paient en droits de douane.Le gouvernement a éié plus loin que cela; il a permis (pic des compagnies comme la Riordon soicnl exemptes de taxes que le commun de la population est obligé de payer jusqu'au dernier sou sous peine d'amende.Le scandale de la Riordon est déjà connu du public grâce aux révélations de M.l'.llard, candidat progressiste dans Wright.Nous résumerons cette affaire Riordon afin que nos lecteurs puissent constater jusqu'à quel point les gros intérêts contrôlent le gouvernement et sont protégés par lui Au début de la guerre, la Riordon était une compagnie ordinaire, à capital restreint, qui faisait cependant de bonnes affaires et qui était bien, administrée Pendant la guerre, la demande de papier de pulpe se fil immense, et la compagnie connut une prospérité inouïe.Elle accrut ses propriétés, achetant de nouveaux moulins à Hawkcsbury, Mcrritton, Ottawa, Hull et Ticondcroga,N.-Y.; elle construisit récemment une immense manufacture de soufre à Kippawa, au capital de quarante millions Depuis le début de la guerre, la Riordon a fait de gros profits: elle a payé chaque année îles dividendes de 10 pour cent et donné des boni considérables à ses actionnaires.Pendant ce temps-là le gouvernement acceptait de la Riordon des billets promissoires pour le paiement de l'impôt sur le revenu.La Compagnie pouvait payer de gros dividendes, mais elle ne pouvait payer ses taxes.Pendant la même période encore, la Riordon payait au gouvernement américain $328,081 de taxes sur les profits réalisés à ses usines île Ticonçleroga.Evidemment, le gouvernement américain n'avait pas si confiance dans les billets promissoires de la Riordon (pie Arthur Meighen ou Henry Drayton.Il est connu maintenant qu'au cours des années 1916-17*1 S'20 et 21, c'est-à-dire pendant plusieurs années de la plus grande prospérité de la Riordon, celle-ci n'a pas payé un sou île taxes au gouvernement; elle s'est colitentée de donner des billets promissoires.La Riordon a pourtant payé en 1917-18-19 et 20 des dividendes de 10 pour cent à ses actionnaires et un rapport officiel de la compagnie prouve que dans les premiers mois de 1920, la compagnie a réalisé un profit net de $3,21S,0S2, tout paiement de taxes et toute dépréciation du ma- tériel pris en considération.Ce cpti veut dire que dans son rapport financier, la compagnie tenait compte de taxes qu'elle n'avait pas payées.Où est allé l'argent cpti devait servir à payer l'impôt?Il n'est pas probable que M.Meighen réponde.Il a toujours été très prudent lorsqu'il s-est agi de dévoiler d'où venaient ses fonds électoraux! Les rapports financiers des trois années précédentes prouvent que les profits nets de la Riordon se sont chiffrés annuellement à $2,169,920.M.Meighen pouna-t-il expliquer comment il se fait qu'une compagnie dont les profits nets se montent à plus de deux millions par année ajt la permission de payer ses impôts sur le revenu par billets promissoires, alors qu'il est prouvé que de petits commerçants ont été mis à l'amende pour avoir retardé d'un ou deux jours le paiement d'une somme insignifiante.La seule raison que le gouvernement a donnée à ce scandale c'est que le paiement de ces taxes aurait mis en péril la Riordon.Comment se fait-il alors que cette compagnie qui a accumulé une dette de $800,000 envers le gouvernement fédéral, et'tme somme encore plus forte envers les gouvernements provinciaux, ait pu payer, les mêmes années qu'elle donnait des billets promissoires aux gouvernements, plusieurs millions de dividendes ?Le gouvernement n'a pas d'excuses; nous sommes en présence d'un cas de vol direct de la population au profit des gros intérêts.Des faits de ce genre prouvent comme les électeurs doivent être prudents en déposant leur vote et avec cpiel soin ils doivent choisir des candidats qui ne protégeront pas les gros intérêts, mais qui verront à ce que les impôts soient répartis plus justement et payés surtout par ceux qui sont le plus en mesure de le faire CHARLES GAUTIER "Le Droit" (25 nov.1921.) Candidats Fermiers-Progressistes sur les rangs dans Québec Comtés Bagot Bel léchasse Champlain Drummond Ar thabaska Hull Châteauguay-Huntingdôn Jolictte Kamouraska Candidats Louis Marcotte J.C.Côté Auguste Trudel Wilfrid Blanchard SylvioLafortune Peter McArthur Paphnus Bonin Joseph Langlais Labelle Laval Deux-Montagnes Nicolet Pontiac Richmond-Wolfe Rimouski Vaudreuil-Soulangcs Wright Jean Lachance Aglibert Théoret Fortunat Proulx Georges Landon Azarie Lemire Alfred Lavoie Julien Charlebois Herbert Ellard PAGE 1005 (5) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 3 DECEMBRE I!!21 JOURNAL HEDDOMADAIRE Publié par la la compagnie de PUBLICITE RURALE Limitée, on formation.Rédaction tl Administration: 63, rue WILLIAM, MONTREAL 2651 Le icul journal agricole Lebdoinadatre publié en français au Canada.Dirtclrur; J.N.PONTONl B.A.B.S.A.Rédacteurs: Al.B.GOSSBL1N FIK.LETOUKNF.AU B.S.A.TELEPHONE : .MAIN VOL.6 MONTREAL, LE 3 DECEMBRE 1U2I NO.IS ABONNEMENT: Canada, excepté Montréal : .52.00 par année Montréal et paya étranger, : .$3.00 " payable d'avance.TARIF DUS ANNONCES Petite, Annonces: 25 niots.50cts pour cliaoue insertion : 2 cents par mot additionnel; minimum.50 cents par annonce Grandes Annonces: Demande* conditions au Rcrant de publicité.Toute annonce est sujette a I'apprnliatiun du directeur, l-a copie doit être fournie au moins 10 fours avant la date de la publication.Imprimé ans ateliers da l'Agence.Canadienne de Publicité Limitée, 281 ouest, rue Lagauelieliérc Montréal Nous voici enfin arrivés au moment d'élire le prochain gouvernement: canadien.640 candidats se disputent les 235 sièges tic la Chambre des Communes.C'est probablement la première fois que l'électoral canadien se trouve en face d'un si riche choix.S'il a-git avec intelligenceet discernement, il pourra se donner un gouvernement capable de rétablir l'ordre dans les finances du pays, de rejeter les mauvaises lois dont nous souffrons et de donner une direction saine aux affaires publiques.Si le peuple sait éliminer les 405 candidats les moins désirables, il restera assurément avec une deputation d'élite.Mais malheureusement l'expérience des élections passées nous force d'entretenir des doutes sur la liberté d'action de l'électoral:.N-'est-il pas vrai que la cause principale de tous nos maux,l'avilissant esprit de parti, obscurcit , pour ne pas dire paralyse totalement l'intelligence de la masse des électeurs ?N'esl-il pas vrai qu'au lieu d'éclairer le peuple, les politiciens de métier, ces méprisables et venimeux agents des trustards cpii exploitent la naïveté populaire à leur profit, s'appliquent à exciter la passion de parti qui reste ancrée dans les coeurs ?La campagne présente fournit des millions de preuves de la bassesse de l'engeance maudite des polit i-cailleurs; l'on ment : l'on déplace les questions l'on calomnie les citoyens honnêtes et dévoués au bien commun; l'on enivre les électeurs; on les ameute; on les achète; on les soumet au pire esclavage en leur enlevant la liberté de conscience; tout cela au nom du parti! Il n'est peut-être pas-inopportun de citer à l'a pui de notre condamnation rie l'esprit de parti un extrait delà Lettre pastoraledesévêques de la province Ecclésiastique de Québec en date du 22 septembre 1875, qui couvre de mépris et de honte les ministres et les députés qui, tout en se disant grands catholiques foulent aux pieds la doctrine et les enseignements de nos plus hautes autorités religieuses.Voici cet extrait: "Politique vraiement divine! Oh! qu'elle "laisse bien loin derrière elle, cette fausse et "souverainement déraisonnable polit ique,qui "l'ait des plus graves intérêts d'un peuple "comme un jouet d'enfant avec lequel îles "partisans aveugles cherchent à s'amuser, "à s'enrichir, à se supplanter mutuellement! "Loin de nous la pensée de méconnaître "les avantages du régime constitutionnel, considéré en lui-même, et par conséquent, "l'utilité de ces distinctions de partis, qui se "tiennent les uns les autres, en échec pour signaler et arrêter les écarts de pouvoir.Ce que nous déplorons, ce que nous condamnons "c'est l'abus que l'on en fait; c'est la prétention que la politique réduite aux inesqui-"nes et ridicules proportions d'intérêts "de parti, devienne la règle suprême de tou-."te administration publique, (pie tout soi! "pour le parti et rien pour le bien commun; "rien pour cette société dont on a le soin."Ce (pie nous condamnons encore, c'est que "l'on se permette de dire et d'oser tout ce "qui peut servir au triomphe d'un parti."Prétest'oreilleà mes paroles, dit le Saint-Esprit (Sagesse VI); vous qui gouvernez la mullikide,considérez que vous avez reçu la puissance du Très-Haut, qui interrogera vos oeuvres,scrutera même vos pensées; parce qu1 étant les ministres de sou royaume, vous n'avez gardé la loi de la justice, ni marché selon sa volonté.Aussi vicndra-t-il à vous d'une manière effroyable vous juger avec extrême rigueur".Nous voici fixés sur la doctrine et la valeur des politiciens qui forcent les cultivateurs et les ouvriers à voter pour tel ou tel candidat simplement, parce qu'il est rouge ou bleu.Ce procédé ignominieux et déshonorant n'est employé que par les candidats sans cause, les candidats qui n'ont qu'un but; servir leurs intérêts personnels.Aussi ces voleurs publics n'hésitent pas à recourir à tous les moyens de corruption et au mensonge pour extorquer le verdict du peuple.Penché sur l'abîme qu'ont creusé les vieux partls.l'électorat se rcssaisira-t-il ?Choisira-t-il parmi les trois candidats en présence dans presque tous les comtés, l'homme intègre, éclai" ré, sincère et probe ou le serviteur de la hau-tefinance et des trusts." Les procédés de camouflage des vieux partis qui bariolent le peuple avec la peinture que leur fournissent les grands capitalistes sunt tellement repoussants que tout homme libre doit les condamner.Polir la première fois, le peuple canadien pourra se donner un gouvernement au-dessus des grands capitalistes, un gouvernement qui protégera toutes les classes de la société, un gouvernement dont le véritable siège sera à Ottawa et non à Londres; souhaitons qu'il saisisse cet te occasion et.qu'une bonne fois, il exerce ce droit sacré, qu'est le voie, en toute liberté de conscience, se rappelant (pie sur la deputation qu'il élira pèse la lourde tâche : lo de rendre l'agriculture rémunératrice, car le cultivateur ne saurait maintenir la production, c'est-à-dire la vie du peuple, à moins d'y trouver des revenus suffisants pour défrayer le coût de production; 2o de rouvrir les portes des usines, car le chômage auquel les industriels pourtant protégés par le tarif protecteur des gouvernements précédents, forcent la classe ouvrière, ne tardera pas à la conduire à l.i famine.; 3o de suider, sans écraser le peuple, mais plutôt en forçant ceux qui ont accumulé des fortunes pendant la guerre lesquelles fortunes ils ont mises à l'abri de l'impôt en les plaçant dans îles emprunts du gouvernement non imposables, de solder, dis-je, la dette écrasante contractée par les impérialistes libéraux et conservateurs; 46 de mettre en exploitation nos innombrables ressources naturelles et cela pour le profit du peuple canadien et non pour celui des étrangers; 5o de régler l'inextricable problème des chemins de fer; (> d'apoter pour notre commerce international des mesures qui tout en assurant des revenues au pays assureront en même temps la protection de l'ouvrier, du cultivateur et de la petite industrie canadienne.Il faudra donc se rappeler toutes ces choses en allant voter le 6 décembre ; aller voter tout simplement pour son parti sans se rendre compte de la valeur des candidats et de leur program me serait un crime contre nos familles contre notre province et contre notre pays.T.N.PONTON. (G) PAGE 1U0G LE BULLETIN DES AGRICULTEURS s DECEMBRE 1921 OOOOOOOOOOOOOOOOOO oooooooooooooooooo OOOOOOOOOOOOOOOOOO OOOOOOOOOOOOOOOOOO Fidèles aux traditions Le troisième parti: le parti fermier-progressiste, se compose d'anciens conservateurs et d'anciens libéraux qui veulent rester fidèles aux traditions du passé.Cartier et Macdonald sont les grands ancêtres des conservateurs, traditionalistes, tels qu'on en rencontre encore dans le peuple, dans la classe des laboureurs surtout.Cartier et Macdonald, architectes de la Confédération canadienne, étaient canadiens avant d'être anglais, patriotes dans toute l'acception du terme.Cartier et Macdonald étaient des autonomistes, c'est-à-dire des antiimpérialistes, des anticonscriptionnistes.Le Canada, aux Canadiens , telle était leur devise.Les Borden et les Meighen ont déserté la voie (pie Cartier et MacDonald avaient tracée Ils se sont engagés dans la route de l'impérialisme et de la conscription militaire.Ils sont devenus anglais d'abord, et canadiens ensuite.Ils ont détruit ce que Cartier et Macdonald avaient fait, Ils ont, en un mot, vendu le pays à l'Angleterre.Or, le peuple, l'électorat conservateur, refuse de suivre Borden ou Meighen.C'est pour cette raison qu'il se range du coté des fermiers-progressistes du troisième parti, désireux de reprendre les saines traditions conservatrices du passé.Mercier et Laurier sont les grand ancêtres des libéraux.Mercier était un national, un patriote, un canadien, comme Cartier et Macdonald.Laurier aurait voulu marcher dans les traces de ses devanciers.En 1899, lorsque Chamberlain, le père de l'impérialisme, demanda au gouvernement canadien d'envoyer des troupes en Afrique, le premier mouvement de Sir Wilfrid, fut de dire non.Ses ministres, des libéraux, le forcèrent de répondre au désir de l'Angleterre, d'accepter le principe de la participation du Canada, aux guerres de l'Empire, d'abandonner la voie de l'autonomie canadienne pour celle de l'impérialisme.Plus tard, quand il s'est agi de régler la question des écoles, Laurier voulait donner justice aux Canadiens-français, mais ses ministres l'en ont empêché.En 101".sur l'affaire de la conscription, les principaux chefs du parti libéral abandonè-rent lâchement Sir Wilfrid pour former le cabinet de coalition, imposer la conscription et pour chasser les fils des cultivateurs.Laurier a été trahi , délaissé par ses propres ministres libéraux ; les Sifton, les Pugs-ley, les Fielding.Or, demain, quand M.Mackenzie King— ce sont des chefs libéraux qui disent cela— aura été enterré dans son comté sous 3000 voix de majorité, le parti libéral tombera entre les mains, de Fielding, aussi impérialiste, aussi conscriptionnistes que Meighen.Fielding, aura, pour l'appuyer, des hommes comme le Dr.Béland de la Bcauce—celui qui traitait les cultivateurs de bolchévistes— des hommes, comme le Dr, Béland, cpti, il n'y a pas bien des années prêchait la conscription.Maintenant (pie Laurier est mort, voter pour les candidats libéraux, c'est voter pour Fielding et la conscription.Le parti libéral a donc, lui aussi, connue le parti conservateur, abandonné, la route de l'autonomie canadienne, pour celle de l'impérialisme.C'est pour cette raison (pic les libéraux, fidèles aux saines trad it ions du passé, se rangent aujourd'hui du coté des fermiers-progressistes, canadiens d'abord.Le troisième parti se compose d'anciens conservateurs et d'anciens libéraux, rpii veulent reprendre la route de l'autonomie canadienne Voter pour les candidats fermiers, c'est venger Cartier, trahi par Meighen, c'est venger Laurier, renié par Fielding.Meiglien-Gouin r.i.Il y aura après les élections—tous les journaux le disent —une coalition Meîghen-Gouin.Combien d'électeurs qui auront, île bonne foi, voté pour un candidat libéral, se réveilleront un beau matin dans les bras de Meighen, l'homme de la conscription et dit la banqueroute nationale.Les politiciens de métier qui promènent le même discours d'une paroisse à l'autre, qui prêchent, comme le Soleil, que le parti est une religion, ne disent pas toute leur pensée.Ils voilent le passé,—ils ne disent pas par exemple (pie les deux anciens partis sont également responsables de la dette nationale de $3,000,000,000 et ne soufflent mots de leur projet d'avenir.11- jet lent un peu de poudre aux yeux du peuple, le magnétisent: alors qu'ils rêvent à la coalition Meighen— Gouin que préparent dans l'ombre les capitalistes.P.I.L'occasion Les cultivateurs de la province de Québec ont une belle occasion de prendre leur place dans les parlements, d'avoir leur part de soleil.Les agriculteurs de l'Ouest et de l'Ontario l'ont saisi cette occasion, ils n'ont pas craint pour cela de se dépouiller du manteau bleu ou rouge.Les agriculteurs des autres provinces ont compris que l'intérêt national passe avant le parti.Ceux du Québec se mon lieront-ils aussi grands ?seront-ils assez forts pour mettre de coté l'esprit bleu ou l'esprit rouge—deux mots vides de sens—et commencer par se protéger eux-mêmes avant de servir les politiciens.Les agriculteurs du Québec profiteront-ils de l'occasion qui leur est offerte de prendre leur place dans les parlements à coté des agriculteurs des autres province.?p.i„ LES PRODUITS MOINS CIIERS.Les chefs des deux Anciens partis prêchent la protection—On sait pourquoi ?Esclaves de la haute finance, des capitalistes, ils écoulent leurs maitres.La protection, cela veut dire la farine plus cher au Canada qu'en Angleterre, cela veut dire les machines agricoles à des prix inabordables, cela vent dire la fermeture des marchés étrangers aux cultivateurs du pays, cela veut dire la croissance des trusts, le développement des villes aux dépens des campagnes, en un mat, la misère."Le système de protection cpie maintient le gouvernement, disait Laurier, c'est-à-dire de lever leur tribut sur le peuple non pour faire face aux dépenses légitimes du gouvernement, mais au bénéfice d'une classe spéciale et privilégiée, doit être absolument condamné.Qu'il soit bien compris que dès maintenant, nous différons complètement d'opinion avec le parti au pouvoir.La protection est son idéal, le libre-échange est le notre ."Le tarif qui prévaut maintenant au Canada est un lourd fardeau, un tarif oppresseur.La politique Nationale est une fraude et a fait faillite.Le principe fondamental de la Politique Nationale, si tant est qu'elle en ait, est de taxer le pain du peuple.La politique qui élève le prix du pain et du charbon est une politique inhumaine."J'en appelle à votre raison: ce système (de la protection) n'est-il pas vicieux dans son principe, inique dans ses dispositions et dangereux dans ses conséquences?Je voudrais savoir en vertu de quel principe il est permis de taxer un homme afin d'enrichir son voisin, de taxer le cultivateur afin de donner de l'emploi à l'ouvrier, de taxer l'ouvrier afin (pic le fermier obtienne de meilleurs prix pour ses produits".Les chefs libéraux actuels, en devenant aussi protectionnistes que Meighen, ont renié la parole de Laurier.Le parti fermier-progressiste, lui, veut reprendre les saines traditions libérales du passé, abandonnées par les Gouin, les bidding, les Lcmicux, etc.Le parti fermier progressiste demande la réduction des droits dédouane—non le libre échange comme l'insinuent certains orateurs et comme le dit l'inique Soleil—et l'entrée en franchise des instruments servant à la prod uction.Le tarif modéré demandé par les progressistes veut dire la farine moins cher, le grain moins cher, les concentrés moins chers, les machines moins chères et des marchés avantageux pour les produits canadiens.Tout cultivateur, tout ouvrier, qui refuse aujourd'hui d'appuyer le candidat du parti fermier-progressiste, vote contre ses propres intérêts. 3 decembre 1921 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS (7) PAGE 1007 L'Influence Française Les deux anciens partis parlent de remanier la carte électorale et de donner plus de représentants aux villes qu'aux campagnes.L'Association manufacturière est en arrière de ce projet, comme la sinistre figure des intérêts financiers est en arrière de la protection préchée par M.M.Gouin et Meighcn."L'Association manufacturière, a écrit M.Assclin, tentera de faire passer aux villes oit elle fait la pluie et le beau temps, la prépondérance électorale qu'a exercée jusqu'ici la campagne.Celte mesure serait, dans la province de Québec, la mort de l'influence française à Ottawa.Le parti agraire la combattra." Les chefs des deux anciens partis, valets de la habite finance et de l'Association manufacturière, pour étouffer la voix du peuple arrêter le mouvement agraire, multiplieront les députés dans les villes pour les diminuer dans les campagnes Voter pour l'un ou l'autre tics deux anciens partis, c'est voter la mort de l'influence française à Ottawa.Voter pour le candidat fermier, c'est voter pour la prépondérance des campagnes dans les parlements.Les* cultivateurs qui refusent aujourd'hui de voter Jileu ou rouge pour appuyer le candidat fermier sont des patriotes, des hommes qui placent l'intérêt de la province de Québec au-dessus, de l'esprit de parti.Les candidats bleus et rouges n'ont pas parlé durant la présente campagne de cette affaire parce qu'ils avaient peur d'être bâillonnés par la population cles campagnes.Maintenant que celle-ci est au courant baillonnera-t-elle les candidats qui s'apprêtent à tuer l'influence française.?Lafontainc a-t-il encore des fils?Le Mouvement de 1911 Le peuple en 1911, parce qu'il était opposé à la marine "canadienne en temps de paix, impériale en temps de guerre" de M.Fielding—quia trahi Laurier en 1917 et a failli devenir le chef du parti libéral— a élu 25 nationalistes qui, a part quelques-uns, une fois a la Chambre, se sont empressés de trahir leur mandat et de passer du côté des conservateurs.La cause: guerre a l'impérialisme, était bonne, mais les hommes qui la défendaient A part quelques-uns, n'étaient pas sincères.Les politiciens tie métier, habitués à tromper le peuple, à mentir pour escamoter des votes et se hisser au pouvoir, répètent que les fermiers vont faire comme les traîtres tie 1911, vont se jeter, après les élections dans les bras de Meighen.Voyez-vous les 40 députés agraires de L'Ouest, les 50 de l'Ontario, ceux du Québec et Ù0; provinces Maritimes, assez forts pour former eux-mêmes un gouvernement, se jeter dans les bras de Meighen ?Les agriculteurs se sont constitués en troisième parti afin tie revendiquer les droits de la classe agricole, d'abaisser les droits tie douane, d'adopter un tarif plus juste pour l'agriculteur et l'ouvrier, " de combattre les trusts et ils se jetteraient dans les bras de Meighen, champion de la protection outrée, défenseur des trusts el des capitalistes?Quand avons-nous vu une classe d'hommes mépriser leurs propres intérêts, sacrifier leur cause pour servir un chef politique au passé abhorré ?Il faut (|iio le Soleil — journal repoussant — et les pantins politiques soient bien à court d'arguments -pour utiliser celui-là.Heureusement que le peuple sait A quoi s'en tenir au sujet de ces insinuations malicieuses, et qu'il saura se tourner contre ceux qui aujourd'hui tentent de l'induire en erreur en dénonçant les fermiers-progressistes comme de lâches transfuges.FIRMIN LETOURNEAU M.Auguste Trudcl dans le Comte de Champlain Que le mouvement agraire prenne de l'emprise dans la Province, cela ne fait plus de doute lorsque l'on constate la pression exercée par les cultivateurs du comté de Champlain, par exemple, pour retenir les services de l'un de nos agriculteurs le plus compétent en matière de législation agricole, de commerce des produits de la ferme, d'organisation rurale, un homme sans peur et sans reproche, pour défendre la candidature agraire dans ce comté.D'un autre côté, les sacrifices énormes auxquels M.Trudel a consenti en accédant à la demande de ses compatriotes et en se laissant porter candidat, démontrent cpie la cause agraire a des adeptes qui ont foi en l'avenir de l'agriculture et qui placent la prospérité du pays avant leurs propres intérêts.Comme nous l'avons maintes fois répété, l'agriculture ne peut plus différer son organisation.La majorité des cultivateurs admettent ce fait; bien qu'ils n'aient pas tous la préparation pour se jeter dans toutes les entreprises d'organisation aujourd'hui même, ils n'en sentent pas moins la nécessité et ils n'appuient pas moins fortement les démarches des comtés mieux organisés.Depuis .plusieurs semaines les agents des vieux partis déblaieraient contre les agrairiens; trois ou quatre joins de travail ont déjà converti à la cause des, milliers d'électeurs avides d'apprendre la vérité sur ce mouvement.Partout où M Trudel se présente, il est accueilli avec enthousiasme; l'intérêt que suscitent ses plaidoyers en faveur du mouvement agraire démontre qu'avec les autres candidats de ce parti, il je lté en terre une semence qui germera en dépit des déprédations des capitalistes et des impérialistes qui s'émeuvent A la pensée que le pouvoir leur échappe.Le comté de Champlain s'est peut-être montré un peu dur en imposant la candidature à M.Trudel à la dernière heure de la campagne; niais en l'élisant, en l'envoyant à Ottawa, il donnera à la province de Québec un puissant défenseur dont les travaux parlementaires avec ceux ties autres députés agraires qu'il rencontrera dans la capitale contribueront à refaire nos forces usées et imprimeront une nouvelle vigueur à notre vie économique et nationale.Quand l'agriculture est prospère, tout le pays est prospère.Les cultivateurs el les ouvriers de Champlain participeront dune à assurer la prospérité du pays en votant pour le candidat agraire, M.Auguste Trudel.Le Gouvernement de Québec a des Démangeaisons A juger par les activités des ministres et des députés du gouvernement de Québec, l'on dirait que les élections présentes sont des élections provinciales plutôt que fédérales.Tous ces zélés admi" nistratciirs de la province que le surmenage forçait au repos il y a à peine quelques semaines d'aucuns ne pouvait même plus supporter l'atmosphère de la ville de Québec et durent aller s'emplir les poumons d'air du sud, s'abattent sur la province pour arrêter le mouvement agraire.Les bleus, disent-ils sont dangereux; mais ils sont battus davance.Mais les a-grairiens! quel menace! Et il faut voir comment ils se jettent sur eux.Le ministre de l'agriculture a pourtant dit.il n'y a pas longtemps, c'était avant les élections, alors qu'il avait encore qu'un petit groupe d'organisateurs à l'oeuvre que le mouvement agraire était en soi une bonne chose, que son seul tort était d'être un peu prématuré On se rappelle, la botte que servait ;\ notre Honorable Ministre de l'Agriculture, l'un des rédacteurs du Devoir à ce sujet.Aujourd'hui, l'Honorable Ministre et les siens ne font plus cette restriction : d'aucuns appellent cela "un rêve", d'autres "un mottv-Suite a la page 8 PAO 10 1008 (8) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 3 decembrk ]>j21 vemcnt bolchevique" d'autres un mouvement de classe, "d'au très "un mouvement de Meighen" "une folie"—M.Boyer dirait "un mythe"—et quoi encore.Allons M.le Minisire, tâchez donc de vous entendre avec vos copains qui mettent autant de feu pour abattre les cultivateurs (pti veulent se rendre compte de l'administration fédérale et prêter leur concours à la solution des problèmes qui les concernent, que votre "Soleil" en mil à imposer la conscription dans la province de Québec, tâchcz-dOnc de vous renseigner un peu avant de trop vous compromettre.Car rappelez-vous rpie, même si VOUS réussisez à faire le jeu des capitalistes «pie vous servez aveuglement et à faire renverser les candidats agraires, vous ne réussirez pas à empêcher les cultivateurs dé s'organiser, après les présentes élections, pour se protéger contre vous-mêmes, si vous persistez à vous proclamer leurs ennemis.Au lieu (h' perdre notre temps à essayer dé rouler les quelques cultivateurs et autres citoyens véritablement animés d'un esprit agricole, voyez donc à utiliser les surplus du i résor de façon à prévenir la misère noire qui s'en vient à grands pas.Ne savez-vous donc pas que la plupart des usines sont fermés, que les chantiers forestiers ne s'ouvrent pas, que les produits agricole- se donnent pratiquement que le consommateur paye encore beaucoup trop cher les choses nécessaires à sa subsistance?Voyez donc à ces questions, ça vaudra bien mieux pour le peuple, et votre popularité en souffrira moins.A tout événement , vous n'avez pas le droit d'étouffer la voix du cultivateur et de l'ouvrier rpti réclament lout simplement un peu d'attention et de justice de la part du gouvernement fédéral.D'ailleurs la politique ou plutôt la devinette que vous vous proposez n'est pas si sft're; il y a parmi les bleus des intelligences qui valent les vôt res et tous les bleus s'accordent à dire (pie vous n'êtes pas capables de gouverner le pays.D'un autre coté, vous les rouges, qui n'êtes pas inférieurs aux bleus vous soutenez que les bleus nous conduiraient à la ruine.Et puis savez-vous que quand on vous regarde d'assez près, bleus, et rouges, vous êtes et vous voulez pas mal la même chose.Mien que vous, M.le ministre de l'agriculture et vos acolytes vous vous soyez tenus au front depuis quelques temps, vous n'êtes pas sans avoir entendu dire qu'il se machine actuellement une combinaison pour laisser celui que vous appelez aujourd'hui voire chef, M.King, à la porte de son comté el du parlement, après les élections.Vais vous êtes trop souvent adressés à M.Gouin sans pouvoir obtenir de lui, même un regard, pour ne pas prêter foi aux rumeurs que c'est lui qui veut aller représenter personnellement la grosse finance de Montréal à Ottawa comme premier ministre.Il est évident que vous êtes eu dehors de ces combinaisons, mais vous allez tout de même vous faire jouer un tour pire que celui que vous voulez jouer aux habitants, comme vous dites, de la provinc de Québec.Du reste, si.M.King est véritablement votre chef, comment se fait-îl que vous ne suiviez pas son exemple et qu'au lieu de vous efforcer d'écraser les progressistes, vous n'essayiez pas de vous les concilier.Meighen, lui.ne veut pas des progressistes; vous devez le savoir.Mais votre chef M.King, ne pense pas tie même.Alors M.Caron, et Cic, êtes-vous au service de M.Meighen ?C'en a tout l'air.Encore une fois, vous avez em-plement d'ouvrage de taillé, pour vos forces.La province vous a élus pour administrer les affaires de la province et non pas pour faire les élections fédérales.Vous êtes les serviteurs de la population de la province.Vous défendez aux employés civils provinciaux de se mêler de politique fédérale; de (piel droit négligez-vous vous-mêmes les affaires de vos départements, pour aller cabalcr pour un Murphy ou pour tout autre candidat fédéral ?Tasse pour un député, mais pas pour un ministre .Autant de réflexions qui pourraient se faire les électeurs à qui le ministre de l'agriculture de la province et ses amis ne reconnaissent plus le droit de lutter pour leur propre vie.Al ban.M.J.N.PONTON N'EST PAS CANDIDAT.Contrairement à rc qui fut.annonce , le 2.i novembre, dans certains journaux, M.J.N.Ponton, directeur du Bulletin des Agriculteurs n'est" pas candidat clans Yamaska et ne l'a jamais été.LA REDACTION.Oui est responsable Je notre dette nationale de $3,000,000,000?La campagne rie mensonge qui se poursuit actuellement embrouille tellement l'intelligence des électeurs et dénature si bêtement les faits qu'il est bon de scruter les chiffres officiels et de consulter le journal dis débats parlementaires pour découvrir la vérité et pour établir les responsabilités des légisaltcurs qui oui siégé au Parlement depuis quelques années.Avant de voter, chaque citoyen canadien devrait s'efforcer de connaître quels sont ceux qui l'ont affligé d'une dette de $3,000,000,000.' chaque chef de famille devrait se rappeler qu'une dette de $500.pèse sur chacun des membres de sa famille et que dans plusieurs cas cette dette s'élève à $5000 à $7000 par famille.En possession de ces renseignements, il nous semble que chacun de nous devrait se protég< r contre tous les arrivistes imprudents qui ont plongé le pays dans la ruine.four rétablir les fails dans leur intégrité résumons donc l'histoire de la croiss'ance de notre dette nationale.Lorsque Laurier arriva au pouvoir en 1896, la dette du pays était de $258,497,-133.Lorsque les conservateurs reprirent le pouvoir en 1911, elle était de $310, 042,052.En 1914, quelques mois avant la guerre elle était de $335,996,850.— Comme on peut le constater, pendant ces trois an.nées du régime conservateur la dette nationale était restée à peu près an même chiffre.- - Voyons maintenant ce qu'elle est devenue depuis juillet 1914.L'extrait que nous donnons ci-dessous de l'article de M.G.Pelletier, "Ce rpii est la vérité", publié dans le Devoir du 23 novembre 1921, met en pleine lumière l'attitude respective des libéraux et des conservateurs quand il s'est agi de plonger le pays dans l'abîme financier où il se débat actuellement.Il démontre clairement que libéraux cl conservateurs sont également responsables."La guerre éclata en août cette année-là.Le parlement se'réunit tout de suite.Les ministres décidèrent d'affecter 50 millions à nos dépenses militaires immédiates.Les libéraux, tout comme les conseï valeurs, et .-ans dire un seul mot à l'encontre de ce premier budge', de guerre, votèrent les 50 millions." "Vint 1915.Notre participation s'agrandissait.11 fallait plus d'argent pour lever, équiper, armer et payer nos soldats.MM White cl Borden demandèrent un budget de guerre de 100 millions au parlement canadien, à la session de celte année-là.M.Laurier dit oui.La gauchi aussi, en bloc.Libéraux et conservateurs votèrent 100 millions pour la guerre." "Celle-ci se prolongea.Vint 1916.Le recrutement canadien augmentait.I-es dépenses grossissaient.Il fallait d'autres millions.M.While le dil aux Communes, fl en voulait 250 autres.Il les-cul'.I-gauche les vola avec la droite.M.Laurier vota avec M.Borden, M.Lemieux avec M.White; ou plutôt, tout le monde vota les 250 millions ensemble, Cela faisait déjà 400 millions pour la guerre, 400 millions ajoutés a la dette de 1914, qui grossit d'autant , sinon davantage." "Les mois passèrent.La guerre durait.M.Borden avait parlé de recruter 500,000 hommes.Al.Laurier n'avait pas dit non, il avait même dît oui.1-e Soleil du temps se moquait des gens qui prétendaient (pie le Canada ne pouvait pas lever 500,000 hommes de troupes Nous ne citons pas ce texte, pour ne pas charger inutilement cet article.Mais il existe." "Erriva 1917.Avec 1917 vint la loi du service militaire obligatoire, — la conscription.Pendant le débat sur cette loi, M.Laurier dit entre autres choses ces paroles qui montrent comme' quoi il n'entendait pas se dérober à une responsabilité cpie certains de ses amis du temps essaient d'éviter et de faire oublier aujourd'hui (citons les mots mêmes de M.Laurier, cpti parlait anglais ce jour-là): "In the position that I occupy on the sitle of the Mouse, I am part and parcel of the machinery of the government, and up to the 18th May, no man occupying a position similar to that which I occupied, in my country, whether in Suite à la page 9 3 DECEMBRE 1921 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ('.)) PAGE 1009 suite de la page s in England, France, New-Zealand or South Africa, gave to the governe-ment a more consistent support than 1 gave them" (Version anglaise) des débats, 1917, volume IV, page 3279).En d'autres termes, M.Laurier, ce jour-là, reconnut avoir, d'août 1914 au mois de mai 1917, alors que M.Borden annonça la loi de conscription, donné un appui constant au gouvernement de l'époque.Les oppositionnistes, à cette session, votèrent les 500 millions cpie M.White demanda pour la poursuite de "nos opérations militaires en Europe.Nos budgets militaires, à date, approchaient le milliard; l'opposition n'avait pas encore refusé d'en voter un seul sou." "La guerre durait toujours.Les élections mouvementées" de décembre 1917 curent lieu.Le cabinet d'union réunit les députés à Ottawa, en 1918.M.White, derechef, demanda de l'argent pour toutes les dépenses de guerre du Canada, y compris les frais de mise en vigueur de la loi de conscription.Il voulait 345 millions.Il eut ses 345 millions.La gauche les lui vota, avec la droite." "La guerre finit, en novembre 1918.Il fallait démobiliser nos troupes, les ramener au pays, essayer de replacer los soldats dans leur milieu originaire, leur donner de l'emploi.Le ministère demanda, pour cela, à la première session de 1919, une somme de 350 millions; il fit valoir pour l'obtenir, que ces dépenses étaient une conséquence de notre politique de guerre.La gauche vota, avec la droite, cette nouvelle somme de 350 millions." "Récapitulons: les deux partis votent: ensemble, en 1914, un budget militaire de 50 millions; un deuxième de 100 millions en 1915; un troisième de 250 millions en 1916; un quatrième de 500 millions en 1917; un cinquième de 345 millions en 191 S; un dernier de 350 millions en 1919.Cela fait un total, si nous savons compter, de 1,595 millions de piastres ou, mieux, d'un milliard 595 millions de piastres que libéraux et conservateurs, libéraux comme conservateurs, ont voté, d'août 1914 à avril 1919, pour nos frais de qguerre." "Et nous ne comptons pas là d'autres sommes affectées aux dépenses militaires incidentes de cette période, nous n'alignons que les gros chiffres.A prendre ceux que fournit aux Communes, le 10 avril 1919, sir Thomas White, encore ministre des finances, ce jour-là, nous avions dépensé pour la guerre, au 31 mars 1919, la somme de $1,277,273,000 (Débats 1919, première session, vol.II, page 1395 de l'édition française) à laquelle il faut ajouter 350 millions votés par la suite; cela porte donc le total exact de nos dépenses de guerre consenties d'accord par les deux partis, — gouvernement et opposition,— à $1,627,273,000." Nous avons là l'explication de l'écart qui existe entre notre dette de 336 millions à la fin de juillet 1914 etccllede 2 milliards que nous avions après la démobilisation de nos troupes en 1919.Tous nos hommes politiques libéraux et conservateurs sont également responsables de cette dette fabuleuse.Ce ne sont donc pas les 336 millions d'avant la guerre, ce ne sont pas les 300 ou 400 millions dépensés après la guerre pour nos chemins de fer qui nous ont acculés à cette impasse; ce sont les 1,627 millions votés par les deux partis de 1914 à 1919.C'est pour cela que l'on paie des taxes actuellement sur tout.C'est pour cela, par exemple, qu'on doit mettre un timbre de 3 sous au lieu de deux sur chaque lettre, c'est pour cela qu'on paie 5 sous de taxe par boîte d'allumettes et par livre de tabac.C'est pour cela qu'on paie des taxes sur les billehs de chemin de fer et sur presque tous les articles de nlouveautjés, d'épiceries, etc, etc.Chaque famille paie ainsi en t;ixcs vexatoires des centaines de piastres chaque année.A nous de décider maintenant si nous donnerons notre vote aux libéraux ou aux conservateurs qui étaient alors au parlement et qui en votant toutes les mesures de guerre ont plongé le pays dans un désastre financier économique et moral.Ce sont là des faits que tous les électeurs sont capables de juger.Elevons-nous au-dessus de l'esprit de parti et confions les rênes du gouvernement à des représentants sincères qui seront capables de se lever en temps et lieu pour protester contre des mesures semblables à celles qui furent adoptées à l'unanimité durant la guerre par les libéraux et les conservateurs.A.GOSSELIN.CULTIVATEURS! Tenez-vous en garde La campagne électorale tire à sa fin.Les vieux partis ont peur de perdre le pouvoir.Ils n'avaient pas prévu que le peuple (le la province «le Québec réclamerait comme il le fait par ses cànditaturcs agraires et ouvrières, justice contre les gros financiers et contre les puissantes compagnies qui se partagent ses sueurs.Habitués à considérer les cultivateurs comme de simples machines à voter, les deux vieux partis comptent sur eux pour atteindre leurs fins.Les deux vieux partis pensaient se faire réélire pour continuer à servir d'abord l'empire, et le Canada ensuite, et pour continuer à protéger les intérêts des bailleurs de fonds électoraux.Ils pensaient pouvoir continuer à trafiquer avec les actionnaires de la Riordon, avec les trufiqueurs de chemins de fer, etc., etc., etc., etc., etc.sans être deranges.Si les bleus avaient été élus, les rouges les auraient laissé faire comme par le passé.Si les rouges avaient été élus, les bleus les auraient laissé faire comme dans le passé.Mais voici que le peuple est fatigué dise tenir dans l'ombre.Voici (pie le cultivateur et l'ouvrier veulent avoir leur pari du soleil canadien.Le cultivateur voudrait que l'ouvrier puisse se procurer sa nourriture et ses vêlements à meilleur mari lié cl il voudrait obtenir un prix plus raisonnable pour SCS produits.Quand il vend le boeuf à 1^(, cent par livre, il ne voudrait pas que le consommateur soit obligé d'en payer -11)cents par livre, lui.Les cultivateurs se sont rassemblés à Montréal, à la fin d'octobre et il- ont tracé un programme politique qu'aucun autre parti ne peut attaquer.Il y a des grands chefs qui ont copié mot à mot certaines clauses de ce programme sans avertir leurs électeurs naturellement.Pc sorte «pie le parti fermier-progressiste cause «les tourments épouvantables aux vieux partis cl tout particulièrement au Soleil de Québec qui pense que sans lui le parti libéral n'existerait plus.Le soleil el ses suppôts se trouvant à court de moyen d'action et d'arguments pour renverser les cultivateurs ont décidé de détourner l'attention des électeurs el de leur offrir en pâture des faussetés sur lesquelles ils croyaient que les électeurs n'auraient pas le temps de se renseigner avant les élections.Malheureusement pour les rouges le Bulletin est intervenu.L'on sait qu'à leur convention à Montréal, les cultivateurs ont décidé de se servir du Bulletin des Agriculteurs qui venait d'être acheté par une compagnie composée d'hommes sur lesquels le Soleil ni les hâbleurs politiques ne iieu-vent rien dire, du point de vue politique des hommes qui sont dévoués entièrement à l'avancement de l'agriculture et qui respectent le peuple." Le Bulletin des Agriculteurs ayant liasse dans des mains nouvelles et se trouvant complètement libre de toute at-laehe aux vieux paît is politiques, c'est mis en campagne pour défendre la cause agricole et conséqiieinineiiI la cause nn-liolnale.Son entrée dans le inonde libre a vivement surpris les gens du Soleil ainsi que les libéraux cl les conservateurs qui placent le parti avant l'intérêt national.Il fallait donc tacher «le détruire l'effet «le ce journal «pti n'hésite pas el qui n'hésitera pas non plus, d'après ce tpte l'on en sait, à promouvoir les intérêts nationaux.Immédiatement le Soleil et ses suppôts se sont mis à l'oeuvre pour faire croire aux électeurs que le mouvement agraire était dirigé par M.Meighen.Ils ont essayé de mêler les cartes des progressistes du Québec avec celles «les progressistes des autres provinces du pays.Pans un-article cousu d'illogismcs, de mensonges et d'insinuations manifestement malhonnêtes ils oui demandé: Qui a acheté le Bulletin des Agriculteurs ?I )'où esl venu l'argent ?El le rédacteur est-il un fermier indépendant ou un conservateur au services du pari i ?I !- savon i t rès bien que le I lui let in des Agriculteurs est complètement indépendant dis partis rouge ci bleu et qu'il ne subit l'influence ni de l'argent des ronges ni de l'argent des bleus.Le directeur du Bulletin des Agriculteurs défie «pli que ce soit de prouver ipie ce journal est attaché au parti libéral ou an parti conservateur et qu'il est influencé par l'un on l'autre de ces partis.Ces fonds viennent d'hommes dévoués à l'agriculture et «pii ont souscrit sans distinction de parti.Le rédacteur du Bulletin n'est ni rouge ni bleu; il défend présentement la cause des fermiers-progressistes el il «léfie le Soleil «le prouver < u'il a aucune relation directe ou indirecte avec les vieux partis.Dans un fouillis sans nom le soleil et ses suppôts, jettent, pêle-mêle les candi-dais rouges, les candidats bleus, les can-ditats fermiers-libéraux, les candidats fermiers-conservateurs et les candidats fermiers-progressistes.Le Soleil et ses suppôts font ici preuve d'un mépris souverain de la vérité el du peuple.Ces circulaires qu'ils lancent par milliers pour tromper le peuple; ces mensonges «pi'ils sèment à pleine colonne, ne manqueront certainement pas de réveiller la conscience populaire, et «le faire bannir des comtés agricoles qui ont un bon candidat fcrniier-progrcsslste lis malheureux candidats dont ils souillent le nom el la réputation par son support malhonnête.Le cultivateur demande qu'on le respecte.Le cultivateur veut parler par sa propre bouche et non par celle de politiciens ignorants de ses besoins et de ses droits.Le cultivateur veut qu'on le considère comme un citoyen respectable et non comme un esclave.C'est pour cela qu'il veut qu'on le laisse choisir ses représentants au Parlement. DECEMBRE 1921 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 1010 PAGE (10) MANIFESTE ELECTORAL Manifeste électoral (le la Convention des fermiers-progressistes du Québec, octobre 1921' Le Canada traverse présentement une crise qui appelle au devoir tous ses fils sincères et dévoués.Les fermiers-progressistes de la province de Québec désireux d'ap.porter leur concours à la solution des problèmes nationaux qui se posent, présentent pour les élections fédérales de l'année 1921, le manifeste su i va il t : lo—Que dans ses relations internationales, le gouvernement cana.dieu s'appuie sur des principes propres à assurer le maintien île la paix; 2o Que dans ses relations avec l'Angleterre, le gouvernement canadien s'en tienne aux principes posés par les pères de la confédération et se laisse guider en premier lieu par les intérêts canadiens; 3o—Que dans le pays les droits de chacun soient respectés afin que la concorde régne entre tous les éléments, nonobstant la diversité îles raies, des religions et des conditions sociales; •lo - Que l'agriculture, les mines, les forêts, les pêcheries et les industries basées sur l'exploitation de ces ressources naturelles soient développées dans toute la mesure du possible.5o- Qu'une taxe soit imposée sur les terres et autres ressources naturelles non exploitées et détenues en vue de spéculation, ce qui en empêche la mise en valeur; 6o Que la politique nationale s'inspire de mesures propres à assurer l'exploitation industrielle dans le pays même de nos principaux produits naturels entr'initres le nickel et l'amiante; 7o—Que le gouvernement établisse une commission permanente qui étudiera les conditions particulières de chaque industrie et la législation étrangère affectant le commerce des produits du pays et qui lui fournira des données sur lesquelles il pourra asseoir sa politique douanière; So—Que par la nomination d'une commission technique et avec la coopération du personnel, le gouvernement s'applique à donner une saine administration aux chemins de fer de manière A réduire les taux de transport et les déficits et à arriver à une politique pra tique des chemins de fer: 9o—Que les dépenses militaires et navales soient réduites au m niniuni ; tl)o— Que la plus stricte économie soit exercée dans toutes les branches de l'administration.1 Ici Que l'état s'applique à trouver des débouchés pour les produits canadiens et qu'A cet effet, il établisse des agences commerciales clans les différents pays: l2o Que l'on n'accepte comme immigrants au pays que des sujets désirables et aptes à travailler au développement du pays; l3o— Que l'Etat impose aux corps politiques l'obligation de faire connaître publiquement avant et après les élections la source des fonds électoraux.14o—Que l'Etat impose aux propriétaires de journaux l'obligation d* publier la liste des actionnaires; 15o—Que le prochain parlement rappelle la loi de conscription Electoral Manifest of the Convention of the Progressive Farmers of Quebec, October 1921 Canada at this moment goes through a period which calls to duty all its sincere and true sons.The progressive Farmers of the province of Quebec anxious to aid in the solution of the national problems are presenting for the federal elections of 1921, the following manifesto : 1—That in International relations, the C.overnmetil of Canada be in every way and at all times in support of the maintenance of Peace.2.—That in our Imperial relations.— the Government of Canada be guided by the principles laid down by the Fathers of the Canadian Confederation, and by Canadian national interests at all times.3.—That the rights of all Canadians be respected and maintcned at all times and everywhere, irrespective of race origin, religious adherence or social station.4.—That the Farms, Mines, Forests and Fisheries of Canada an,! the industries arising out of their exploitation, be developed to theii utmost.5.—That all lands or other natural resources of Canada, now held for speculative gain, be taxed.f>.—That special Governmental encouragement be given to all Industries employing the natural products ol Canada, w ith particular reference to our nickel and asbestos deposits.7.—That a Permanent Tariff Commission be erected composed ol technical experts,—frcec from political influence and control , upon whose findings will be based our tariff schedules.S.—That a permanent non-political Hoard ol 1 'ireclion be appointed to administer and operate the National Railways ol Canada upon commercial and competitive bases.9.—That the Naval and Military expenses ol Canada, be immediately reduced to a minimum.10.—That the strictest economy be practised in every Branch of National administration.1 I.—That active measures be undertaken lor the development of Canadian Foreign trade, and markets energetically opened in foreign countries for our Canadian products, 12.- Thai Immigration be restricted to classes competent to con tri bute to Canadian Industrial development.13.— That all political associations declare before and alter elections, by sworn statements , the sources of Campaign Funds.14.- That all newspapers be compelled lo publish a list of their share holders.15.—That the Conscription Act of Canada, 1917 and amendments i e forthwith repealed.Résolutions adoptées.proposé par J.1'.Brady—appuyé par 1'.M.Grignon.11 est résolu que cette convention approuve la politique des Fei mici -Unis de Québec dont le programme sera publié sous peu et qu'< n consé quenec les membres fie cette convention présente ni à l'électoral le manifeste suivant: Il est proposé par le Dr.S.Lafortunc, de l'ointe l '.atincau, appuyé par M.Albini Nichols, île la Présentation de St.Hyacinthe .Que, pour unir les organisations agricoles aptes à aider la politique des Fermiers-Progressistes de cette Province, il est résolu par celte convention des Agriculteurs et Fermiers-Unis du Québec, qu'un comité composé de cinq membres et qui portera le nom de "comité politique des Fcrmiers-Pro-gressistes du Québec" soit immédiatement institué.Ce ceniité agira comme intermédiaire en tre les dit le rentes organisa ti< us a g raii es e t s'appliquera à donner une direction uniforme et : on appui inoral aux comtés qui présenteront un candidat Fermier-Progressiste pour les électif, ns actuelles.Que ce comité soit composé de MM.le IV S.La fort une.de Pointe Ga-tineau, James P.Brady, secrétaire des Fermiers-Unis de Québec, Masson Que., Ls.M.Grignon, de Sic Adèle, Hyacinthe Dupuis, Roxton's Falls, K.Lortie, Limoilou.Que ce comité soit aussi chargé de l'incorporât ion politique immédiate du parti politique Fermier-Progressiste.Que cette convention approuve l'organisation du journal "1 e Bulletin des Agriculteurs," sous la direction de M.J.N.Ponton et F.Letour-neau, en fasse son organe officiel, le défenseur de son programme politique, le défenseur des Fermiers-Progressistes de cette province et que M.Ponton soit chargé du parti politique fermier-progressiste du Québec. CAGE 1011 ni) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 3 decembre 1921 BREFS COMMENTAIRES SUR LE PROGRAMME FERMIER-PROGRESSISTE ART.l—La paix universelle a été sacrifiée aux intérêts des constructeurs de navires de guerre et des fabricants de munitions et les vieux partis au Canada sont en train île faire l'affaire de ces meneurs.Le parti agraire qui veut la paix dans le monde vous débarrassera de ces gens.ART.2—Jusqu'ici les partis politiques ont servi les intérêts de l'Empire avant ceux du Canada.Aussi le parti agraire veut-il que les rapports du Canada avec l'Empire soient discutés au Canada et non à Londres.ART.3 —On a parlé bien longtemps de bonne entente entre les différentes nationalités du pays.Mais jusqu'ici les vieux partis n'ont l'ait qu'exploiter les préjugés de race et de religion suivant leurs besoins: il fallait l'arrivée au pouvoir du parti fermier en Ontario, pour que les Canadiens puissent immédiatement respirer la liberté relativement à leur langue.Les fermiers - progressistes poseront partout les vrais principes de la bonne entente dans le pays.ART.4—L'agriculture et les autres industries qui sont à la base de la vie économique du .pays doivent recevoir une plus grande part des subsides fédéraux afin qu'elles puissent se développer en proportion de leur importance.ART.a—Contrairement à ce que disent certains politiciens peu soucieux de la vérité, les cultivateurs ne veulent pas taxer les terres en culture, mais bien les terres propres à la culture mais détenues par des spéculateurs qui empêchent les cultivateurs de les exploiter.ART.6—Nos principaux produits naturels, comme le nickel et l'amiante, sont à la sortie des mines, expédiés aux Etats-Unis, Le parti agraire qui a autant à coeur les intérêts des ouvriers que des cultivateurs, veut que ces produits soient transformés au pays pour donner l'avantage à nos ouvriers tic bénéficier des gros salaires (pie gagnent les ouvriers américains en travailla ni à la transformai ion de ces produits ART.7—Les gouvernements ont été tour à tour libre-échangistes et protectionnistes.Ce qu'il faut au pays, c'est une commission permanente qui-fournira les données nécessaire^ pour déterminer la politique tarifaire du gouvernement.ART.S Ce ne sont pas les discours des politiciens attardés à se rejeter mutuellement la responsabilité au sujet de nos chemins de fer qui nous sortiront d'embarras.Le parti agraire veut une commission technique qui, en coopération avec le personnel, réussira seule à donner à nos voies ferroviaires une administration honnête et à réduire les déficits.ART.9—Le Canada n'a besoin (pie d'une milice suffisante pour sa sécurité et n'a nul besoin d'une marine de guerre pour le service de l'Empi re.ART.10—Les Cultivateurs et les ouvriers n'auront pas de difficulté à pratiquer à la tête du gouvernement du pays, la stricte économie qu'ils ont si bien appris à appliquer chez eux.ART.11—L'affaire de trouver des débouchés pour les produits canadiens est autant celle du gouvernement que des producteurs eux-mêmes ; aussi le parti fermier veut-il mieux organiser et donner plus d'importance à nos agences commerciales extérieures.ART.12—Nos villes sont emeombrées de sans-travail.Comme remède partiel à celte situation précaire, l'immigration ne doit amener au pays que (.les ouvriers de la terre.ART.\'i—L'obligation de faire connaître la sourccjles fonds électoraux serait un moyen de ne susciter aux charges publiques que tics candidat tires honnêtes.ART.14—Les journaux sont les professeurs du peuple.On exige d'abord de connaître le nom de celui dont on veut retenir les services comme professeur.L'état doit imposer aux journaux l'obligation de publier la liste de leurs actionnaires.Art.15-11 y a longtemps que les vieux partis font danser devant les électeurs le spectre de la conscription.Le parti fermier-progressiste a pris la seule attitude convenable à son endroit: c'est tic l'enterer !! Aussi s'engage t-il à faire rappeler la loi de conscription.Electeurs, voici le programme qui.selon nous, assurera au pays une direction sage pour l'avenir, tout en permettant de réparer les erreurs de ceux qui Pont administré par le passé.Electeurs, considérez (oui ce programme peu importe que vous soyez déjà prononcé en faveur de telle ou de telle autre candidature: vous n'aviez pas les éléments devant vous pour prononcer un jugement définitif et vous êtes absolument libres de l'aire un nouveau choix entre les candidats qui sont aujourd'hui définitivement sur les rangs.Electeurs, considérez bien le programme des fermiers-progressistes el l'homme qui l'appuie et vous ne tarderez pas à réaliser que vous devez appuyer l'un et l'autre.Les vieux partis essaient de se mettre en lambeaux en vous parlant du passé: nous vous parlons de l'avenir, tout en prenant des mesures pour réparer les erreurs commises par les autres dans le passé.Los vieux partis vous demandent de donner à leurs candidats un mandat en blanc.Le candidat fermier-progressiste vous met en état de lui donner un mandat précis qu'il saura respecter.Electeurs, vote/, pour le Candidat, fermier-progressiste NOTES BREVES 11 y a dans le comté de Champlain un agent du candidat Dcsaulnicr, qui personnifie la mauvaise foi des cabaleurs de profession.L'autre jour, obéissant à des instincts qui semblent appuyer la théorie de Darwin, sur les origines de 1' homme, il grimpa sur la balustrade d'un kiosque et brandissant au bout de son bras, le Bulletin des Agriculteurs il vociféra à l'assemblée; Voulez-vous savoir quel est le chef du Mullet in des Agriculteurs?c'est Meighen! El il montrait une annonce du gouvernement conservateur publiée dans Icnuméro qui portait des annonces contractées par l'ancien agent de publicité ci non par la nouvelle administration du Bulletin, la nouvelle administration devait remplir les contracts de l'ancienne et c'est pour cela qu'elle dut publier cette annonce qu'elle n'endossa nullement, comme le dit la note en tête de l'annonce même, tuais (pie le malhonnête agent n'a pas lue à la foule dont il se moqua mais pas impunément en lui servant ce mensonge.Cet agent ne sait pas lire ou il esl est menteur.S'il ne sait pas lire nous lui conseillons de se faire lire toute la page qui porte cet te annon ce S'il pense venir rire au nez des cultivateurs et des ouvriers en les trompant ainsi (ai publie, qu'il s'avise mieux parce (pie bon nombre d'électeurs commencent à être fatigués de ces bouffonneries et ils finiront par le prier de rester ehez-lui Telles sont les remarques que l'on entend à son sujet à droite et à gauche dans le comté de Champlain.L'Honorable Joseph Edouard Caron Commute nous l'avons rapporté la s( maine dernière, notre ministre tie l'agriculture.qui contrairement aux autres ministres de l'agriculture du pays et «les Etats Luis, jette la bouc et l'injure à la face des cultivateurs de sa pro-vineequi paisiblement s'organisent pour envoyer au Parlement fédéral des députés qui veulent rester séparés des vieux partis afin de pouvoir entre autres, choses travailler plus librement au développement de l'Agriculture du pays, a dit dans une assemblée tenue à Embrun, dan- la province d'Ontario, (pie le Mullet in avait élé acheté par les conservateurs.I e ministre savait qu'il disait là une fausseté; il savait qu'il mentait.Nous avons cru à prime abord que e'élail un lapsus linguae, que la langue lui avait fourché; mais puisqu'il n'a pas donné d'explication, nous sommes forcés de croire qu'il a voulu mentir afin d'extorquer des votes pour son ami M.M urphy.I .'hi si oire se répèl e.Al Ion s-non s revivre toute la Passion.?J.N.I\ Une ACTION est une pnrt tic propriété ; une OBLIGATION est un litred'emp-prunt garanti.La maison Versailles— Vidricaire—Boulais (limitée) est celle qui n le plus fait pour Faire connaître dans le Canada traçais le placement en obliftations.(onn.) 3 DECEMBRE 1921 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS (12) page 1012: THE MARKET In prli itulvnniH Nom c«ui obtenus par la Coopérante Contialo des Agriculteurs de Québec Ce * o ni lea pria qui ont £16 obtenus et payés ani membres oipédllcurs de cette société durant la semaine Unissant le samedi précédant la date do publication du Dullclln.Lea frais do transport sont à la chartto do d'eipédltear.SEMAINE FINISSANT LE 26 NOVEMBRE.1921 EURRE CREAMERY BUTTER Pasteurisé — Pasteurized.39pic lb.No.1.33 n/io clb.No.2.37J4 clb.BEURRE DE FERME DAIRY BUTTER Ne pourra plus Être reçu Shall not be received any longer en pains d'une livre.in I lb.prints packing No.1.34c lb No.2.33c " No.3.30c " FROMAGE CHEESE Blanc Coloré Spécial.17 Spécial.ï7yi No 1.16% No 1.16H No 2.15J.Î No 2.\5J4 ŒUFS EGGS Strictement frais — Strictly new laid.$0.7S doz.No 1.0.55 " SIROP D'ERABLE MAPLE SYRUP En canistres de yî ou In cans of yi or 1 gallon 1 gallon impérial {imperial) No 1.$2.00 gall.No 2.1.80 B No 3.1.45 " En barils (non retournables) In barrels of de 6 gallons ou plus: 6 gallons or more: No.1.$1.70 gall No.2.1.60 " No.3.1.20 " Barrels are not returned to shipp'rs En canistres et barils (retournables) In cans and barri gallons ct plus: rets (returnable) oj 6 gallons or more: No.1.$1.60 gall.No.2.1.50 " No.3.1.15 " SUCRE D'ERABLE MAPLE SUGAR No.1.Pains de 1 lb.(One pound block)____14c lb.No.1.Gros pains (Large block)____12c " No.2.lrjc " No.3.8c " MIEL Blanc No.1 White No.2 No.3 Ambré No.1 Amber 1 No.2 Brun No.1 Brown No.2 No.3 FEVES No.1 Blanches White No.2 No.3 LAINE Lavée — Washed The following are furnished bj the Cooperative Centrait! dea Agrlculteurn de Quebec* They are th • prices obtained for nnd paid to the members of thin Society during the week ending the Saturday prerloa to the date of the present Issue Transportation fees are charged to the shipper.WEEK ENDING NOVEMBER 26th 1921 HONEY DINDES ABATTUES DRESSED TURKEYS .____ 14c No.1 .42c .12c No.2 .38c .9c No.3 .:.30c LIEVRES HARES Le couple 40c a pair \ Hand picked Non lavée — Unwashed No.1.No.2.22c No 3.16c No.1.15c No.2.11c No 3.8 c Rejetée—Rejected.6 c .11c .10c .9c .8c BEANS 4#clb.,3^c lb.2 c " WOOL 27c lb.Moutons abattus Dressed Sheep lb.Agneaux abattus Dressed Lambs CHOIX.15c No.1 .13 No.1 .8c No.2 .11 No.2.7 No.3 .9 No.3 .5 VEAUX ABATTUS DRESSED CALVES Engraissés au lait Milk fed CHOIX.16c No.1 .14M No.2 .13 No.3 11 VOLAILLES VIVANTES LIVE POULTRY POULES-FOWLS No.1.N.2 .No.3 ._____ PORCS FRAIS ABATTUS FRESH DRESSED HOGS No.1 91 à-to 140 lbs.ll^c lb.No.2 141 à-to 175 lbs.11 c " No.3 170 à-to 225 lbs.10c " Les barils ne sont pas remis à l'expéditeur .28c .26c .18c COQS-ROOSTERS .15c Oies vivantes-lire Geese Canards vivants-Livc Ducks No.1 .24c No.1 .30c No.2.22cNo.2 .28c No.3 .20cNo.3 .26c PEAUX Peaux de boeufs (moins de 45 lbs).(less than " " Beej hides (more than 46 lbs.).(plus de " " Peaux de taureaux pesantes.Bulls hides (Heavy).Peaux de moutons: de.Sheep skins: from.HIDES .8^c lb .7 lb.5 lb.VOLAILLES ABATTUES Poulets-Chickens DRESSED POULTRY Poules - Fowls EXTRA CHOIX .34c CHOIX .31c No.l .27c No.1 .22c No.2 .23c No.2 .19c No.3 .18c No.3 .15c COQS-ROOSTERS.15c }.25 à 40c { ch™ne Peaux d'agneaux \ -n ./ chacun Lambskins./M a ^ \ each Peaux de veaux de champs \ j2 à \$c ik Kips./ Peaux de veaux de lait \ iq„iu Calf's skins./1Hc lb- Peaux de chevaux $2.00 à $3.00 chacune, suivant grandeur.Horse hides.$2.00 to ss.OO each according to sit ANIMAUX VIVANTS BOUVILLONS STEERS Extra choix — Selected.53ic lb.Choix — Choice.5 ' c " No.1.3Ùc " No.2.VA c" lb.No.No.1\ ic 3.4.VACHES COWS Extra choix — Selected.4^c lb.Choix — Choice.4 c" No.1.3J.fc No.4 (maigres (thin).1 V\ " No.5 (très maigres (very thin)).\Vi " TAURES HEIFERS Extra choix — Selected.5 c lb.Choix — Choice.4#c " No.1.3Kc " To.2.3 c " No.3.2#c lb.No.4.2",fc" Tauraille No.1 — yearlings.2.15 lea 100 " No.2.2.05 *' TAUREAUX BULLS Extra Choix — Selected.4 clb.Choix — Choice.314c " No.1.2=.fc " Vendus par chars complets seul ment No.2.2^c No.3.2.35 les 100 No.4.214 " BŒUFS DE TRAVAIL OXEN Choix — Choice.4#clb.No.1.4c" No.2.3Kc " No.3.3 c " No.4.2Kclb.No.5.2c" LIVE STOCK So,d ln Car,oad PORCS VIVANTS LIVE HOGS PORCS A BACON.150 à 225 lbs PORCS A ETA 1.120 " 150 " PORCS PESANTS.225 " 300 " PORCS LEGERS.100 " 120 " PORCS EXTRA PESANTS.300 et plus 9Kc " c SHc 8Kc 7Kc Truies Sows .300" moins 300 " plus Lots only AGNEAUX DU PRINTEMPS LAMBS (no doivent pas peser moins que 50 lbs.chacun) ] Choix.8J4e lb No.1.m " No.2.VÂc ' No.3.ô^c - No.4.5Kc " AGNEAU CHATRES Castrated Lambs (Par quantité de char seulement) Choix.%yi No.1.8 c " No.2.7.Kc No.3.7 c" VEAUX SOIGNES WELL FED CALVES No.l.4 clb No.2.3Kc " No.3.3 c " 6K Stag.5#c MOUTONS SHEEP No.1.3Kclb.No.2.3 c " No.3.2#c „ No.4.2Kc " No.5.2 c " VEAUX ENGRAISSES AU LAIT Choix.10 clb.No.1.9 c " No.2.7 c " VEAUX de CHAMPS No 1.2?^c " No 2.lyic" MILK FED CALVES No.3.6XcIb.No.4.5 c " No.5.4 c " GRASS CALVES No .3.2Mc" No.4.2 c " No.5.lj^c " POULES VIVANTES.La demande est en ce moment très forte et les prix avantageux, pour les poules vivantes bien pre'parées.Que les aviculteurs se souviennent que les cages servant à l'expédition sont founies gratuitement.Vous êtes assurés d'obtenir les plus hauts prix du marché en faisant vendre votre volaille par notre entremise.PEAUX.I{ y a un regain d'activité sur ce marché.Expédiez-nous celles dont vous pouvez disposer.COOPERATIVE CENTRALE DES AGRICULTEURS DE QUEBEC 63 Rue WILLIAM, MONTREAL.QUE. page 1013 (13)_ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 3 décembre 1921 REVUE DES MARCHES I Du 28 octobre au 3 décembre Inclusivement donnee par lu cooperative centrale FARINE.VEAUX.PORCS ABATTUS.Les prix du beurre si; sont bien maintenus toute la semaine avec tendance à la hausse.Les arrivages diminuent chaque jour et, dans quelques semaines, ils seront presque nuls.Les bons beurres d'herbe se vendent assez aisément et même avec prime sur les beurres frais.Le beurre de qualité secondaire se vend difficilement même avec une assez forte différence de prix.Plusieurs acheteurs nous font la remarque
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.