Le bulletin des agriculteurs /, 1 décembre 1921, samedi 31 décembre 1921
D mm mÊÊË iœ&swSçieBnlttlf VOL.6 No 52 j JAN 161922 9 | Ikt Ar^.Inst» LA DISTRIBUTION DES ETRENNES MONTREAL, LE 3t DECEMBRE 1921 Prix: 10c le numérôl PAGE 1082 (2) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 31 decembre 1021 Les RICHES TERRES de la SASKATCHEWAN Arcadia, la plus belle région des terres fertiles de la Saskatchewan, la fameuse réserve des Mennonites, située directement à l'Ouest du district de Gravelbourg, qui consiste en 105,689 acres dont 10,260 sont prêts à être distribués.Mgr.Mathieu, archevêque de Régina, en parlant de ces terres écrit: "Ces terres sont excellentes.elles ont été longtemps en culture, elles ont été bien travaillées et sont dans les meilleurs conditions pour produire de riches récoltes.Ces terres ont une superficie de 160 à 640 acres avec de superbes résidences et étables bien aménagées.Une brochure intéressante, contenant des explications, l'origine de cette réserve et pourquoi ces terres sont à vendre.Une lettre de Sa Grandeur Monseigneur Mathieu, l'Archevêque de Régina.Une lettre du Révérend Père Sennet.Une lettre du Révérend Père Gendron et d'autres informations en voie de distribution gratuite.Pour l'obtenir, écrivez à M.JOHN MURPHY Mennonite Land Sales Co.Queens Hotel, Montréal PROGRES DE L'AVICULTURE A LA .STATION EXPERIMENTALE DE LENNOX VILLE, QUEBEC (notes des fermes La ferme de Lennoxville a obtenu, des résultats très intéressants au point de vue avicole pendant l'année qui vient de 6e terminer.Ces résultats confirment bien clairement la croyance que l'on peut augmenter, la rproduction au moyen .d'une sélection rigoureuse; il suffit, pour s'en convaincre, de comparer, la ponte des poulettes de cette année à la ponte des poulettes de l'année précédente.En 1919-20 la quantité moyenne d'oeufs pondus par poule avait été de 121; en 1920-21 la moyenne à été portée à 170 oeufs par poule.En 1919-20 7 poules seulement avaient plus de 200 oeufs à leur crédit; en 1920-21 il y en avait 50 3ui avaient donné plus de 200 oeufs ans leur année de poulette et la meilleure pondeuse No E 12 avait 301 oeufs a son actif.Elle était suivie de près par le No E 48 qui en avait 290.Si nous comptons les oeufs vendus au prix moyen de .56 cents par douzaine pendant l'année, les 301 oeufs pondus par E 12 représentent une valeur de $14.04.De niGme les 290 oeufs pondus par E 48 représentent une valeur de 13.53.La nourriture de chaque poule pendant l'année a coûté $2.51.c'est-à-dire que ces deux poules ont donné un bénéfice de $11.53 et $11.02 respectivement.Malheureusement, il y avait dans cette même basse-cour un nombre suffisant de pondeuses médiocres pour abaisser le profit moyen par poule à $5.31.Pour oL'.cnir ce bénéfice moyen par poule sur le coût de la nourriture lorsque les oeufs se vendaient pendant l'année au prix moyen que nous venons de citer.il a fallu un pourcentage quotidien de ponte dépassant légèrement 46>4 pour cent, pour tout le parquet.Mais la valeur réelle de ces pondeuses EXPERIMENTALES) extraordinaires réside principalement dans le fait qu'elles transmettent à leur progéniture l'aptitude à la ponte.E 12est une poule d'une très forte constitution, active, alerte, son père est un oiseau exceptionnellement "raceur".Vingt-huit de ses filles ont pondu en moyenne 154 oeufs dans les premiers neuf mois de leur année de ponte.E 12 n'a pas spécialement brillé par la continuité dans la ponte; ce qu'elle a fait de mieux sous ce rapport est 37 oeufs en 37 jours.Mais c'est la régularité de sa ponte, même pendant la mue.qui lui a valu la place d'honneur.E 48 est une poule un peu plus petite que E 12 mais d'une nature très active.Elle descend de la même mère que E 12.Sa mère D 120 a donné 217 oeufs pendant son année de poulette.C'est aussi une très bonne volaille de reproduction.Ses oeufs avaient une fécondité de 100 pour cent, aussi bien dans son année de poulette qu'à l'âge .d'un an.Elle a, cet hiver, dans nos parquets, onze filles contrôlées au nid à trappe.Nous conservons quatre de ses fils pour la reproduction pour l'année prochaine.E 48 a été employée dans les parquets de reproduction comme poulette; elle a maintenant trois filles dans les parquets pour le contrôle au nid à trappe.Elle a également deux fils qui accusent maintenant un superbe développement et que nous conservons pour la reproduction le printemps prochain.Evidemment E 12 et E 48 n ont pas jugé qu'elles avaient du temps de reste pour se mettre à couver, car aucunes d'elles n'en a encore manifesté le désir.J.D.Lang, Aviculteur, Section expérimentale de Lennoxville, Que.LISEZ ATTENTIVEMENT Manufacturiers de Crème glacéc_ Propriétaires de Beurrcries, de Fromageries et de Laiteries, vos revenus dépendent en grande partie de votre instalation- Avcz-vous réellement les machines qui vous rapportent les profits que vous en attendez ?Le CONDENSEUR "RUFF" est la machine qu'il vous faut ; 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PAGE 1083 (3) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS SI DECEMBRE 1921 LA BANQUE ROYALE DU CANADA RAPPORT GENERAL 31 Novembre 1921 PASSIF AU PUBLIC : Dépots ne portant pas intérêt .$95,168,911.64 DépOts portant intérêt .y compris l'intérêt composé à la date du rapport .280,447.431.90 Billets de la Banque en circulation .Balance due au gouvernement fédéral .Balances "dues à d'autres banques au Canada $ 2,426.04 Balances dues à d'autres banques et à des correspondants de banque dans le Royaume-Uni et les pay étrangers .10.572,105.10 Billets payables .Acceptations sur lettres de crédit AUX ACTIONNAIRES Capital-actions versé.Fonds de réserve .$20,400,000.00 Balance de profits reportés .905,044.98 Dividendes non réclamés .Dividende No 137 (à 12 pour cent par année) payable le 1er décembre 1921 .Boni de 2% payable le 1er décembre 1921.$21.305,0.1-1.98 14,630.77 610.623.00 407.082.;00 $375,616,343.54 31.290.337.14 23.160,749.32 10,574,531.14 4,733.607.59 12,535,480.27 $457,911,049.00 20.400.000.00 22.337.3S0.75 $500,648,429.75 ACTIF Monnaie courante.$16,012,219.57 Billets du Dominion .2S.540.559.25 Espèces américaines et autres espèces étrangères .29.912.018.81 -¦-ê $7 1,464,797 63 Dépôts aux réserves centrales d'or ,.13,000,000.00 Billets d'autres banques.2,828,51.0.11 Chèques sur d'autres banques .21.594.3S2.76 Balances ducs par des banques et des correspondants de banques ailleurs qu'au Canada 24,080,818.SS Obligations des gouvernements fédéral et provinciaux, n'excédant pas la valeur du marché.21,050.584.08 Obligations de municipalités canadiennes et obligations publiques anglaises, étrangères et coloniales n'excédant pas la valeur du marché.;.9.832,512.43 Obligations de chemins de fer et autres debentures et actions n'excédant pas la valeur du marché._.15.128.520.60 Prêts à demande au Canada sur obligations.debentures et actions 13,080,429.50 Prêts à demande et à courte échéance (n'excédant pas trente jours) ailleurs qu'au Canada.24.543.074.57 Autres prêts courants et escomptes au Canada (moins réductions de l'intérêt).$163,017,459.32 Autres prêts courants et escomptes ailleurs qu'au Canada (moins réduction de l'intérêt .89.132.820.47 Dettes en retard (avec prévision de la perte) 41 1,365.20 -ô Immeubles autres que les locaux de la banque .Locaux de la Banque à pas plus que leur coétt.moins les montants ray.és .Obligations de clients sur lettres de crédit .tel que convenu par contrat.".i,.Dépôt au ministère pour le fonds de circulation .Autre actif non compris dans les précédents.$222.603.630.56 $252.561.614.99 985.573.59 10,627,758.85 12.535,480.27 985.000.00 349.341.48 $500.648.429.75 H.S.HOLT, Président EDSON L.PEASE, Directeur-gérant CERTIFICAT DES VERIFICATEURS C.E.NEILL, Surintendant général Nous déclarons aux actionnaires tic lu llnnquc Royale du Canada.Qu'il noire avis, lus transacllons deja Banque dont nous avons pris connaissance ont été accomplies dans les limites des pouvoirs de la Banque.Que nous avons compte l'argent cl veriric les valeurs do la Banque A son bureau principal, le .10 novembre 1921.comme nous l'aurions fait il loilt autre moment, tel que requis parla section 40.de la loi des llunqucs ol que nous avons constate qu'ils correspondaient aux entrées s'y rapportant faites dans les livres.Nous avons aussi durant l'année compté l'argent et vérifié les valeurs aux principalis succursales.Que lu rouille de balance cl-dossusa etc rompnree avec les livres au bureau principal cl avec les revenus certifiés provenant des succursales, et.qu'il noire avis, elle a été faite convenablement el de façon il faire voir un tableau vcrldlque et exact de 1 einl financier de In Hnnquc.suivant nos meilleurs Informations et les explications qui nous ont clé fournies.Ici qu'il npparalt aux livres de la Banque ?Que nous avons obtenu tous les rcnsclBncmenls et explications que nous réclamons.Montréal, Canada, 19 décembre 1921.COMPTE DE PROFITS ET PERTES Balance du compte de profits et pertes au 30 novembre 1920 .$ 546,928.20 Profits pour l'année, déduction faite des frais d'administration et de toutes les autres dépenses intérêts accrus sur dépôts, ample provision faite pour toute dette mauvaise ou douteuse et réduction de l'intérêt sur billets non parvenus à échéance.$ 4,037.836.49 APPROPRIES DE LA FAÇON QUE VOICI : Dividendes Nos 134.135.136 et 137 à 12% par année .$ 2,436.488.67 Boni de deux pour cent aux actionnaires.407.OS2.00 Transporté au fonds de pension des officiers.100.000.00 Rayé du compte des locaux de la Banque .400.000.00 Taxe de guerre sur la circulation des billets de Banque.203.154.04 Transporté au fonds de réserve .132,995.00 Balance reportée au compte de profits et pertes 905,044.98 S.ROGER MITCHEI.L.C.A.do Mnrwlrb, Mllbcll and Co.JAMES-G.ROSS C.A.de P.S.Ross and Sons W.GARTH THOMPSON.C .A.vérificateurs $ 4.584,764.69 $ 4.5S4.764.69 FONDS DE RESERVE Balance au crédit , 30 novembre 1920 .$ 20,134,010.00 Prime sur le nouveau capital-actions.132,995.00 Transporté du compte de profits et pertes.132,995.00 Balance au crédit ,30 novembre 1921.$20.400.000.00 H.S.Holt.EDSON L.PEASE, CE.NEILL.Président Surintendant général Directeur gérant.Montréal, 19 décembre 1921. PAGE (1) 1081 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 31 DECEMBRE 1921 LE RAPPORT ANNUEL DE LA BANQUE ROYALE INDIQUE SA STABILITE REMARQUABLE COMMENT LA BAGUETTE DIVINATOIRE EST DEVENUE UNE AFFAIRE SERIEUSE Méthode moderne de localisation des minéraux qui procède à la façon des magiciens du moyen âge Les actionnaires de la Banque Royale du Canada ont pleinement raison d'être satisfaits du rapport financier pour l'année terminée le 30 novembre 1921.C'est peut-être la première fois que les banques de l'univers ont à traverser une période île déflation aussi accentuée (pie durant les douze derniers mois.Ceci constitue un témoignage éloquent à l'égard de notre système bancaire, et en particulier de l'efficacité (|e l'organisation gigantesque édifiée par la Banque Royale qui, malgré cette déflation générale, peut montrer à ses actionnaires qu'elle est dans une meilleure situai ion que l'an dernier, qui fut l'année In plus remarquable de son histoire.En plus des valeurs liquides , l'actif immédiatement réalisable à été maintenu à près de 50% du passif vis à vis du public De pareille développements de la part d'une banque (pli occupe une position aussi prépondérante que la Banque Royale sont d'un grand appoint à la si t nation filiaiieièie du taillada.L'on dit souvent qu'un pays n'est financièrement bien établi qu'en autant que le sont ses principales banques.Le rapport de la Banque Royale, surtout dans les conditions actuelles, présente mi avantage précieux pour tout le pays et surtout pour cette banque idle même.LES PROFITS SONT BIEN MAINTENUS! Il est d'une imporatnec prcsqtt'égale pour les net ionnaircs, que la Banque, même durant la période de rajustement ait maintenu ses profils à peu près au même ni- veau (pie durant les années précédentes.Il est intéressant île constater qu'après avoir mis eu réserve une importante somme devant parer aux éventualités telles (pie créances douteuses ou mauvaises, etc, la Banque a enregistré un bénéfice net de $1,037.836, comparativement à un record précédent de $1.253,649.Ces profits considérables ont permis la distribution du dividende trimestriel régulier au taux annuel de 12%, ainsi que d'un boni de 2%.Après piine.it des taxes de guerre et de montants affectés au fonds de pension et il la réserve bancaire, on a pu reporter nu solde de près d'un demi-million au crédit du compte de profils et pertes.Le crédit du compte de surplus se totalise maintenant à environ un million de dollars.UN BILAN REMARQUABLE.Au premier décembre dernier, l'actif de la Bamquc Royal s'élevait à $500.6-18, 129.donl $222,61)3.630 en aclif liquide Les principaux item de l'actif immédiatement réalisable sont les suivants : numéraire, $16,012.219; billets du Dominion.$28,540,559; chèques et numéraires étrangers, $50,000.01)1); obligations, $15.000.000 prêts à vue, plus de $57.000,000.etc.La banque a continué à aider le commerce dans la pleine mesure de ses capacité Les prêts et escomptes se sont totalisés à $252,561,644.Les dépôts s'élèvent maintenant à $375.616,343, dont S2S0.447.431-à l'épargne.Le capital versé est de $20,000.000 el la réserve a été portée à $20,400.000, soit à peu près autant que le capital.La recolle de Québec en 1921 Québec, 24 décembre 1921.—Le 22 novembre dernier, le Bureau des Statistiques de Québec faisait connaître les superficies qui étaient en culture, à la fin de juin precedent.Aujourd'hui, il donne le rendement, les prix moyens de vente, la production ci la valeur totale de la récolte.Toutefois, ce n'est la qu'une estimation préliminaire.Les correspondants agricoles feront bientôt connaître les prix du marché pour les cultivateurs et.au mois de janvier.la valeur par unité, de même que la valeur totale (les récolles sera établie définitivement.La valeur de la récolle est tombée considérablement, en 1921, à cause: lo du faible rendement dé certaines céréales, de même que du foin, el 2o de l'effondrement des prix de veille.Bref, la récolte de 1920, qui avait été évaluée à $350.251,000.a dégringolé a $192.775.000.en 1921.RENDEMENT.—Le renddement moyen des céréales a été le suivant, à l'acre: le blé 15.50 boisseaux, l'avoine 25.05, l'orge 21.75, le seigle 17.50.les pois 15.25, les fèves 19.50, le sarrasin 23.25, les grains mêlées 24.00, le lin 11.25, le maïs à grain 27.00.les pommes de terre 162.50, les plantes-racines 319.00, le foin et le trèfle .95 de tonne à l'acre, la luzerne 2.02 de tonne, le mais fourrager S.95 de tonne.PRIX MOYENS DE VENTE.—Le blé vaut .98 le boisseau, l'avoine .54, l'orge .50, le seigle .85.les pois $2.50.les lèves $2.50, le sarrasin .60, les grains mêlés .50, le lin $1.5S, le maïs à grain ,43.les pommes de terre .80, les piaules-racines .50.D'autre part, le foin se vend $27.00 la tonne, le maïs fourrager $9.50 et la luzerne $25.25.PRODUCTION ET VALEUR TOTALE.La récolte de blé a produit 2.7'>').50O boisseaux ayant une valeur de $2,744,000 l'avoine 55,620,000 boisseaux avant une vajeur de $18.911,000; l'orge Ï.I6S,tre aura de grands devoirs à remplir et des résolutions hardies à prendre.Mais c'est surtout à l'initiative individuelle qu'il devra faire appel dans l'exécution, parce qu'il ne peut rien sans elle.S'il avait la prétention de prendre sa place il n'aurait que des mécomptes." "Avant la guerre, l'Etat avait du reste déjà prouv*" son impuissance à remettre l'agriculture à flot ct conjurer la crise avec laquelle elle était aux prises Il'n'avait pu ni arrêter la désertion des campagne ni donner ;\ nos agriculteurs l'élan fécond qui les aurait lancés dans la voie de tous les progrès." "Ci' n'est pas que les pouvoirs publics soient restés indifférents ou inactifs; ils avaient au contraire multiplié sous toutes les formes les encouragements, les secours et les institutions destinées à favoriser le travail agricole." "Mais l'Etat avait oublié une vérité élémentaire' c'est qu'il n'est rien ct ne peut rien s'il n'est pas compris, s'il n'est pas secondé et il ne peut pas l'Ctrc s'il néglige d'appeler à son secours , en la provoquant sous toutes les formes, l'initiative individuelle.Il ne faut |).is craindre de le dire bien haut, c'est elle, c'est le concours réfléchi volontaire, passionné, îles intéressés, qui est le principal facteur du progrès dans toutes les branches de l'activité humaine." "Malheureusement, la France a été depuis des siècles un pays de centralisation à outrance el la niasse de la population s'est habituée à regarder toujours du celé de l'Etat-Providence, pour lui demander aille ct protection en tout: sans chercher à organiser elle-même la défense de ses intérêts.Elle ne s'est pas contenté,' de porter cet état d'esprit dans le domaine politique où il pouvait se comprendre, bien qu'il ne soit pis sans inconvénient et sans danger, elle l'a malheureusement introduit aussi dans le domaine économique où il est mortel, parce que le grand ressort' qui y entretient la vie est l'in!'ialive hardie el libre.' "Un dis plus grands inconvénients de l'intervention excessive de l'Etat est de briser le grand ressort de l'activité nationale.Si nous n'avons pas plus de hardiessse dans les entreprises, si vous manquons trop souvent de cette audace qui est un nage de succès, c'est (pie nous avons, par atavisme, la déplorable habitude de tourner en tout nos regards de son cêité, soit pour en recevoir l'impulsion, soit pour nous diriger.Et comme il a toujours des timidités sans pareilles, nous laissons passer les grandes occasions sans en profiter." Comme bien on le constate, la France du point de vue organisation agricole, est en présence de difficultés semblables à celles que nous devons surmonter.Nous pouvons, en nous basant sur les mêmes principes,répéter au Canada le miracle de la rénovation agricole française; la bonne volonté ct la coopération de tous les éléments de la classe agricole suffira à accomplir ce prodige.J.N.PONTON SOMMAIRE Comment la baguette divinatoire est Page devenue une affaire sérieuse EDITORIAL:—La nouvelle année 10S5 Le devoir de l'Etat.1086 Pas d'alliance libérale-progressiste 1089 l'Ontario .1091 L'agriculture confine science .10N9 Autour du foyer .1094 La valeur d'un bon taureau .1090 Les deux Jours de l'An de Josaphat 1095 Culture de la betterave à sucre dans Table des matières du volume VI 1098 (6) page 1086 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 31 DECEMBRE 1921 oooooooooooooooooo irp "m/r rin ~wp 7&T TjT T O oooooooooooooooooo oooooooooooooooooo fl^  J^j I JPj j\ ijr t|^J ^ oooooooooooooooooo LE DEVOIR DE L'ETAT L'agriculture — les plus grandes vérités demandent à être répétées sans cesse et toujours — est à la base de la prospérité nationale."Quand, dans un pays, disait un baron allemand, au dixième congrès international d'agriculture, tenu à Claud, en 1913, l'industrie se développe aussi considérablement qu'en Allemagne, il est naturel que le public et même le gouvernement pensent que le développement fie l'industrie améliorerait l'avenir du pays.On prend des mesures, on fait des lois pour faciliter ce développement.Mais ce qui se présente chez nous et ailleurs, c'est qu'on oublie que l'agriculture est la source même de la force de l'Etat et aussi de l'industrie."Il y a vingt ans, le comte Von Cafrini (alors chancellicr tie l'Empire Allemand) émit l'idée que le bien public dépendait des exportations des produits de l'industrie et que l'agriculture était chose négligeable.Depuis lors, l'organisation du "Bund der Lanvoirte" (La société des agriculteurs allemands) a eu un succès tel cpie, maintenant, les politiciens raisonnables et le gouvernement ont compris qu'on ne peut négliger l'agriculture sans ruiner l'économie nationale, le pays ct la race même"."On pourrait, écrit de son côté, le professeur Nagant, dans la Revue Trimestrielle Canadienne, comparer l'agriculture au tronc de notre bel orme canadien, qiî.surgissant majestueusement du sol où il est supporté par les ratines puissantes qui le nourrissent, se divise en un éventail de branches vigoureuses étalant au soleil son dôme de verdure."Et de fait, toutes les industries, ;\ quelques exceptions près, ne sont cpie les auxiliaires, les supports de l'agriculture, comme les racines pour le tronc de l'arbre, ou ses dérivés, comme les nombreuses branches qui constituent sa couronne."Ainsi, il suffit de considérer quelques instants la grande industrie métallurgique pour se rendre compte cpie les millions de tonnes d'acier qu'elle produit chaque année servent surtout a encercler le globe de rubans métalliques mille fois entre-croisés formant le réseau immense sur lequel circulent d'innombrables trains chargés de céréales, de fourrages, de bétail, de matières textiles, etc."Les produits du sol, dès qu'ils sont recueillis, appellent de multiples transformations.Ici, il suffit de songer aux industries de l'alimentation, telles que les meuneries, abattoirs, fabriques de conserves, sucreries, amidonneries, brasseries, distil- leries, etc.; aux industries de vêtement et de toilettes, telles que les filatures, les tissages, les tanneries, les cordonneries, les savonneries, etc.Il est clair comme le jour que l'importance et l'extension de toutes ces industries, ainsi que des entreprises commerciales dont le rôle est de distribuer les produits finis et préparés au consommateur, sont en fonction directe de la production agricole".Nous avons cru devoir rappeler ces vérités, parce qu'on n'en tient généralement pas assez compte dans l'organisation économique.Et en parlant ainsi, nous n'avons pas seulement en vue le gros public, mais aussi nombres de personnages dirigeants et gouverne m nts.A tous ses dévoués amis ct [bienveillants lecteurs, le Bulletin des Agriculteurs présente, à l'accasion de la nouvelle année ses voeux de bonheur, santé el prospérité.L'année 1922 sera Vannée d'organisation agricole pour la province de Québec.Que tous les'amirdîi progrès agricole se donnent la main cl rendent à notre agriculture la prospérité à laquelle elle à droit.LE DEVOIR DE L'ETAT Puisque l'agriculture est à la base de la prospérité nationale, puisqu'elle alimente la plupart des industries du pays, il va sans dire que tout progrès réalisé dans les pratiques agricoles doive avoir une répercussion énorme sur l'économie générale de la nation.L'Etat doit donc faire tout en son pouvoir pour développer l'agriculture le plus possible.Aider l'agriculture, ce n'est pas aider une classe cle travailleurs en particulier mais c'est ai'der les intérêts de toutes les classes qui composent la société, c'est travailler au développement général du pays.L'Etat peut aider au développement de l'agriculture de diverses façons.Il ne doit pas le faire cependant en potentat.Les gouvernements qui, en échange de quelques subsides, de quelques primes, demandent la liberté des individus; les gouvernements qui tuent les initiatives privées; les gouvernements qui, dans leur propagande agricole ne visent qu'à consolider le parti au pouvoir, font plus de tort que de bien.Ils oublient les premiers principes de la sociologie.L'Etat peut aider au développement de l'agriculture en vulgarisant la science ct eu aidant les savants à reculer sans cessse les limites de l'inconnu.LA SCIENCE AGRONOMIQUE Le facteur intelligence est le facteur le plus important de la production agricole."C'est à l'intelligence, écrit Georges Valois qu'il faut faire le plus pressant appel.Donnons-lui le rang, l'honneur , les soins, la rémunération cpii lui sont nécessaires.Dans notre civilisation qui paraît dominée par les forces matérielles, c'est l'intelligence qui porte partout l'animation.Sans elle, la machine n'est que vile ferraille." Que voit-on en face d'une ferme bien cultivée, moderne?On voit les fruits de plusieurs années de recherches scientifiques, les produits de l'intelligence française, anglaise, allemande, américaine, canadienne.La fertilité du sol est-elle maintenue, la loi de la restitution au sol des éléments enlevés par les plantes est-elle respectée que les découvertes de Liebig reviennent à la mémoire de l'observateur.C'est Liebig, en effet, un Allemand, qui découvrit, avec le mode de nutrition minérale des végétaux, la relation qui existe entre le rendement des récoltes et la composition chimiques des sols II enseigna comment on pouvait améliorer cette composition des sols, rétablir leur fertilité pat" l'apport de substances minérales dont il existait, dans certains endroits du globe, de grands grands gisements inutilisés jusqu'alors.L'emploi de ces matières minérales vint révolutionner la culture, en amenant la solution du problème cle la restitution au sol des éléments enlevés par les pituites ct en instaurant les méthodes de culture intensive.Que voit-on encore sur cette ferme moderne ?On voit, dans les récoltes, tout un monde de chercheurs, d'expérimentateurs de savants."Vous vous figurez, écrit le grand Fabre, que de tout temps les choses ont été ce qu'el-clles sont aujourd'hui, vous croyez, en particulier, qu'en vue de votre alimentation, le poirier s'est toujours empressé de produire de gros fruits à chair fondante; que le navet, pour nous faire plaisir, a gonflé sa racine de pulpe savoureuse; que le chou, clans le but de nous être agréable, s'est avisé lui-même d'empiler, en tête compacte de belles feuilles blanches.Vous vous figurez que le blé, la carotte, la vigne, la pomme de terre et tant d'autres encore ont, de leur propre gré, toujours travaillé pour l'homme.Il vous semble que la grappe de la vigne est pareille PAGE (7) 1087 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 31 decembre 1921 maintenant à celle d'où fut exprimée la première tasse de vin; que le blé, depuis qu'il est sur la terre, n'a pas manque, tous les ans, de produire une récolte de grain; que la betterave avait, aux premiers jours du momie, la corpulence qui nous la rend précieuse.Vous croyez, enfin, que les plantes alimentaires nous sont venues dans le principe telles cpie nous les possédons aujourd'hui ."La plante, telle qu'elle vient naturellement, est pour nous une triste ressource alimentaire; elle n'acquiert de la valeur qu'en passant par les mains de la puissante fée qui a nom industrie humaine; sans la baguette de la sublime magicienne, c'esl-à-clire par la science, les espèces se modifient jusqu'à devenir méconnaissables." En admirant un magnifique champ de blé marquis, le nom d'un savant canadien, le Dr.Saunders,' des Fermes expérimentales d'Ottawa, passe dans la mémoire de l'observateur.C'est en effet le Dr Saunders qui "créa" cette variété de blé après plusieurs années de recherches, d'expériences.Le blé Marquis est aujourd'hui cultivé sur toutes les fermes du Canada et il est considéré comme l'un des meilleurs du momie.C'est un des produits de l'intelligence.Que voit-on encore sur celte ferme moderne?On voit des races d'animaux,laitières, chevalines, porcines, ovines, etc.C'est: la science toujours qui apparaît, c'est la science de l'élevage qui a formé ces races.Ce sont les Colling, les Bakewell, les Druce, etc, qui, par leur travail, leur science, ont légué aux cultivateurs toutes ces richesses.On découvre encore la science dans les modes, les procédés d'alimentation, dans l'agencement, sur la ferme, des facteurs de la production: terre, capital, main d'Oeuvre, dans le commerce des produits agricoles, etc."Aujourd'hui, écrit M.Montpetit, l'agriculture est une science, et féconde, elle est une science cpti utilise abondamment les énoncés d'autres-sciences, et, en particulier de l'économie politique.L'agriculteur n'est plus le même homme.Il produit, il calcule, il vend, il expédie, il emprunte; il devient, lui aussi, un homme d'affaires; en politique il va commander, il ordonne déjà.Or, la science, qui vivifie à ce point l'agriculture, s'enseigne".L'ENSEIGNEMENT AGRICOLE.On ne saurait trop le répéter, une puissante organisation de renseignement agricole constitue un facteur de progrès économique in-mensc pour le pays qui le possède.Aussi peut-on dire que les budgets que les gouvernements consacrent à son entretien et ;\ son développement est une dépense retrouvée au centuple dans la prospérité croissante de la nation.II*ne serait pas difficile, en consultant les statistiques agricoles des divers pays de prouver l'exactitude de cette assertion.L'Institut International de l'Agriculture de Rome nous apprend en effet que la production du blé en France, depuis 30 ans, s'est accrue de 50,000,000 de minots, bien que les surfaces emblavées y soient restées à peu prés invariables, le bénéfice provient donc de l'élévation du rendement par unité de surface, c'est-à-dire, du progrès continu,' amené par la vulgarisation de la science agronomique dans les campagnes.Une dépense intelligente de quelques milliers de dollars faite par le gouvernement en faveur de l'agriculture, écrivait M.E.T.Meredith, clans le "Journal de l'association américaine des banquiers, rapporte à la nation jusqu'à 2000 p.c.et plus de bénéfices et de produits, par année seulement.Elle décuple les richesses de la nation par progression sion géométrique.Ainsi, le gouvernement américain, a dépensé §250,000 pour faire adoptés aux cultivateurs le blé "Dorum;' aujourd'hui la valeur de la récolte annuelle de cette variété de blé est estimée à $50,000.000.Il a dépensé 8200,000 pour introduire en Califournic la culture du riz; l'an passé, la récolte de ce produit était estimée à §21,000, 000.Des spécialistes ont découvert un sérum pour prévenir une sorte de choléra qui s'attaque à l'espèce porcine; ils ont ainsi empêché des pertes de $40,000,000 par année.Et c'est à l'avenant pour les différentes branches de l'agriculture."Quailtau gouvernemen t belge, disait M.Jules Mélinc, au congrès de Gand en 1913, tout en restant dans son rôle, il a été pour beaucoup dans l'évolution agricole qui a permis à la Belgique de traverser la crise agricole sans souffrir sérieusment; il ne s'est pas contenté de prodiguer à toutes les oeuvres d'organisation et d'enseignement agricoles de larges subventions; c'est un qui a résolument orienté les jeunes générations vers les choses de la terre et crée ainsi qu'aux populations rurales une nouvelle mentalité." Les statistiques suivantes sont bien propres à donner une idée de l'influence qu'a eue l'enseignement agricole sur l'augmentation de la production en Belgique, entre les années 1846 et 1909; 1846 1880 1919 Blé.21.1 minots 22.5 37.5 Seigle 20.93 " 22 33 35 09 Avoine 33.04 " 41.85 0 5.00 Betteraves 25, 520 lbs 28,410 lbs 48,190 lbs Un simple examen de ces chiffres est bien suggestif.Si nous considérons par exemple le blé nous voyons tout de suite que la progression durant les 31 années qui séparent 1846 et 1SS0, période encore adonnée à la routine, n'a été que de 1,4 minot à l'acre; tandis qu'en 1919, 29 ans plus tard, le rendement moyen s'élevait de 11,55 minots.Cette même influence s'est fait sentir dans toutes les branches de la production agricole.Nous ne croyons point cependant qu'il soit nécessaire d'insister plus longuement sur ce sujet.La science agronomique, facteur puissant dans le développement de l'agriculture, doit donc être transportée, des laboratoires, des fermes expérimentales où elle a été faite, dans les campagnes, sur toutes les fermes.L'organisation de l'enseignement agricole comporte, comme tout autre enseignement une gradation où l'on trouvera renseignement élémentaire, l'enseignement pratique et renseignement supérieur.L'enseignement élénentaire de l'agriculture qui devrait être, dans notre province, sous la direction d'un expert relevant du Conseil de l'Instruction Publique, a été greffé sur le nouveau programme des écoles primaires-élémentaires et primaires-complémentaires, qui, dans ce drenicr cas, pourvoit à une heure d'enseignement agricole par jour, ce qui nous parait suffisant, à la condition qu'on ait des maîtres préparés.Nous n'entrerons pas aujourd'hui dans les détails de renseignement élémentaire de l'agriculture.Il est certain qu'on ne peut pas s'attendre à ce que les élèves des écoles complémentaires rurales embrassent tous la carrière agricole.Il faut compter avec les aptitudes, la vocation de l'enfant.Quelques-uns de ceux qui ne bernent pas leurs études à l'école complémentaire voudront embrasser la carrière commerciale , d'autres, la carrière industrielle.C'est le devoir du maître de les connaître ceux-là, et de les diriger vers les écoles spéciales de commerce et d'industrie.Ceux qui se destinent à l'agriculture—souhaitons que ce soit le grand nombre— et qui désirent continuer leurs études agricoles prendront la route des écoles pratiques.Ces ('coles seraient pour l'agriculture ce que les écoles techniques sont pour l'industrie.Vous tous, qui ne cessez de nous répéter que nous sommes un peuple agricole, comparez nos écoles d'agriculture à nos écoles techniques, à celle de Montréal et de Québec entre autres, à nos écoles commerciales, et concluez! L'enseignement qu'on devrait y donner prend une tournure plus scientifique que dans les précédentes.Ceux qui rêvent de former de bons cultivateurs sans enseignement scientifique ont de la limaille de fer dans les yeux.Une ferme modèle, une ferme bien administrée, une ferme où l'on applique les principes de l'économie rurale, où l'on sait, en regardant dans les livres de la compatbilitô, ce qui paye, où l'on peut suivre les mouvements des différentes facteurs de la production, devrait être annexée à cette école pratique et donnée en exemple à tous les élèves qui la fréquenteraient.Les professeurs analyseraient avec leurs élèves quelques fermes de la région et leur enseigneraient pourquoi telles fermes payent et telles autres ne payent pas.Ce genre d'enseignement est le meilleur qui existe quand il s'agit de former des cultivateurs qui raisonnent leur affaire. 31 DECEMBRE 11)21 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 1088 PAGES (8) Dans ces écoles pratiques régionales, fréquentées par les élèves qui auraient terminé leur cours à l'école primaire-complémentaire, on donnerait aussi des cours abrégés aux maîtres des écoles primaires et aux cultivateurs.Les experts agricoles, les agronomes complètent renseignement pratique des écoles moyennes.Ce sont eux qui vont porter les donnés de la science agronomiqu e dans les endroits les plus éloignés."L'enseignement agricole, écrivait le professeur Nagant, flans la Revue Trimestrielle du mois de novembre 1917, comme la sève ou le sang dans un organisme doit pouvoir atteindre chacun des innombrables chefs d'exploitations éparpillés par tout le pays comme les cellules flans l'organisme.11 doit donc partir d'un organe central, comme le sang du coeur, puis, par une suite de modifications et d'adaptation, en cours de route être diffusé à travers les masses profondes des exploitants du sol, par tout le réseau des canalisations secondaires, qui en mettra les principes à la portée de tous."Cet organe central, c'est l'enseignement agricole supérieur, source du progrès agricole d'un pays."De sa force, de son organisation et des moyens dont il dispose, dépendent aussi l'impulsion et les bonnes méthodes de l'enseignement vulgarisé ct pratique, qui en découle, tout comme la fécondité de l'Egypte est sous la dépendance de la crue du Nil, cpti lui distribue ses eaux bienfaisantes par mille .maux d'irrigation."Or, un rencontre encore des personnes qui ignorent ou méconnaissent la nécessité des hautes éludes en agriculture." Comment, sans école supérieure, pourrait-on alimenter, nourrir les écoles élémentaires, les écoles moyennes d'agriculture, tenir sans cesse en mouvement le mécanisme de la vulgarisation, dont les agronomes fie district, les experts du Ministère de l'Agriculture, les journalistes agricoles, etc., forment les rouages PComment, sans organe central, sans coeur, maintiendrons-nous la vie dans notre système d'enseignement agricole ?Ensuite, est-ce tout d'enseigner la science faite?Ne devons-nous pas l'accroître par des découvertes nouvelles ?N'est-ce pas là la fin véritable de renseignement supérieur?"C'est par la puissance scientiqique, écrit M.Antonio Perrault, qu'un peuple perfectionne ses méthodes de travail ct augmente ses richesses, de quelque nature qu'elles soient.Et cette puissance scientifique où mieux qu'à l'Université peut-elle se constituer ?L'Université doit non seulement contribuer au progrès par les générations de jeunes hommes qu'elle fournit à la société, mais aussi en permettant a quelques savants défaire a-vancer la science parleurs recherches, stimuler parleurs découvertes l'essor moral, intellectuel et industriel du peuple." L'Université devrait avoir sa faculté d'agriculture ce serait l'organe central dont parle M.Nagand, source du progrès agricole d'un pays.Ca coûterait moins cher que de construire de toutes pièces une école supérieure et les avantages qu'en retireraient les é-lèves ct les professeurs seraient très grands.En résumé,"l'enseignement agricole dans la province de Québec devrait comportés: L'enseignement élémentaire dans toutes les écoles rurales primaires-élémentaires (cours élémentaire (cours de six ans) dans les écoles complémentaire (cours modèle de deux ans ct cours académique de deux ans) sous la direction d'un directeur général relevant du Conseil de l'Instruction publique et comportant des cours d'agriculture clans les écoles normales, dans les ju venais, ainsi que des cours de vacances dans les écoles pratiques d'agriculture pour les maîtres d'écoles, 2o—L'enseignement pratique dans des écoles spéciales et cela flans le but.de former de bons praticiens.; 3o—La vulgarisation agricole par le moyen d'experts, d'agronomes, de démonstrations pratiques; 4o—L'enseignement supérieur à l'université, comprenant les recherches et les expérimentations.Nous n .exposons ici que les cadres.Il resterait à parler cle l'organisation interne ct, surtout, cle la méthode à suivre.I.a méthode est plus importante que le programme.Il faudrait substituer à la méthode mnémonique, à la méthode des "perroquets", la méthode expérimentale cpti apprend à observer et à raisonner.L'Etat, tout en s'appliquant à développer les initiatives privées, à abolir l'esclavage, doit aider à l'organisation de l'enseignement agricole qui, en intellectualisant l'effeort, augmentera de beaucoup sa puissance de production.C'est son devoir.LE CREDIT AGRICOLE.Si la science, nous dit M.Aimé Gagnon, professeur à l'Institut Agricole d'Oka, montre ce cpt'il faut faire, les cultivateurs ne sont-pas toujours en mesure de suivre ses données, faute cle capital.U faut «le l'argent pour acquérir la science, il en faut pour opérer les transformations fies méthodes cle production.L'outillage est indispensable, niais il coûte cher.La main-d'oeuvre est plus dispendieuse que jamais.Où prendre les fonds que requiert l'agriculture moderne ?Notre organisation économique permet bien aux industriels fie se procurer les capitaux voulus, à des conditions acceptables.Elle n'offre pas les mêmes avantages aux agriculteurs.Les banques vont bien chercher les épargnes flans les campagnes pour alimenter les industries; qu'ont-Hlcs fait pour l'agriculture elle-même ?Rien encore qui soit digne de mention! De nos jours , on se rend compte du fait que notre organisation économique pèche par la base.Puisque l'agriculture est la fondation sur laquelle tout l'édifice industriel et commercial repose, il est donc important cle ne rien négliger pour l'asseoir slidemcnt.Les pays d'Europe furent les premiers à rechercher pour l'agriculture des assises so- lides On lui a donné des débouchés pour ses produits; la science, poussée presque à ses limites extrêmes, a fait connaître des possibilités de production jusque là insoupçonnées nées;chaque gouvernement , conscient de la pénurie de capital dont souffrait la classe agricole, s'est appliqué à rechercher le moyen cle faire bénéficier l'agriculture du crédit de la nation.Une série cle systèmes furent mis à l'épreuve.La France eut, avant 1894, la loi des Syndicats qui permettait aux cultivateurs de trouver les fonds nécessaires à leurs exploitations.En 1894, on adopta le principe des caisses Raiffcisen.Ce principe est à la base de tous les systèmes de crédi; établis en Europe.Les Etats-Unis s'en inspirèrent en 1916 pour dresser leur loi établissant le crédit agricole.Les succès que ces organisations nouvelles ont remportés prouvent leur nécessité.On ne voit plus, là où existe le crédit agricole, de cultivateur à la recherche de prêteurs introuvables; plus d'emprunteurs qui se voient enlever leurs biens, faute cle se conformer à des conditionspar trop usurières; plus de gens obligés de sacrifier à vil prix le fruit de leur travail pour éviter la banqueroute qui les guette; plus d'acheteurs contraints de se saigner à blanc pour se débarrasser du crédit que leur faisait le marchand trop âpre au gain.Tout emprunteur honnête apprécie le crédit agricole qui lui fournit des capitaux à des conditions profitables,taux d'intérêt peu élevé, remboursement par annuités et, au besoin, recul des échéances.I.e meilleur système cle crédit agricole qui existe est à base de coopération.Le Bulletin des Agriculteurs l'a maintes fois exposé.Ici encore l'Etat doit prêter son concours, assister, seconder les initiatives privées.Ces son devoir.L'ORGANISATION AGRICOLE.L'expérience de tous les pays établit que l'agricultcurs isolé, abandonné à lui-même est incapable, surtout s'il ne dispose pas de grands capitaux, cle diriger, à lui seul, les multiples opérations difficiles et compliquées que nécessite l'écoulement avantageux cle ses produits.L'agriculture, vient de nous dire Monsieur Nagant, est la plus grande industrie du monde; il faut donc qu'elle s'organise industriellement.L'organisation, ici, c'est l'association, l'association sous saforme la plus ample, la plus féconde, la coopération qui peut,par la fusion de toutes les forces, permettre au cultivateur de tirer de sa terre, avec le maximum de produits, le maximum de bénéfices.On ne peut le nier, le grand mouvement industriel moderne, basé sur le progrès de la science et l'adaptation de celle-ci aux besoins humains, a fait naître la nécessité cle l'association, de la coopération dont l'agriculture, plus encore que toutes les autres industries, a besoin pour atgeindre sa fin cpti est de nourrir le genre humain.-'; L'agriculteur moderne produit, vend ct achète.Ces trois opérations doivent être solidement organisées.Or, le cultivateu.r 31 DECEMBRE 1921 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS (9) PAGE 1089 laissé à ses propres forces, est incapable de le faire.L'Etat doit l'assister.L'Etat commettrait une grave erreur en s'immissanttrop directement dans les organisations agricoles, en les dirigeant lui-même.Il tuerait toute initiative et marcherait rapidement vers la banqueroute.LA LEGISLATION AGRICOLE.L'Etat peut aider puissamment l'agriculture par la législation."Il est clair écrivait la "Rente" que l'agriculture n'aura pas d'attraits pour la jeunessesi celle-ci peut gagner autant ailleurs en travaillant la moitié moins."Cette cause la législation tend encore à l'agraver qui ne tient pas compte de ce que l'agriculture est elle aussi une industrie, et, à 'l'heure actuelle la plus essentielle, la plus vitale de toutes nos industries.Pour la faire disparaître, ce ne serait pas trop d'un grand mouvement d'opinion agraire qui exercerait son action sur toute législation d'ordre économique: douanière, bancaire, etc." L'Etat pourrait donc faire beaucoup pour le développement de l'agriculture.Les progrès de celle-ci auraient leurs répercussions sur l'économie générale de la nation.L'exode rural dont on rempli la presse serait enrayé.L'agriculture serait alors vraiment à sa place.Pour rappeler ce devoir à l'Etat, il ne faudrait rien moins qu'une forte association professionnelle agricole.Si on ne tient pas compte des demandes individuelles, des réclamations que fant certains jau-naux dévoués à la cause, on écouterait les revendications que ferait une telle association.Les cultivateurs des autres provinces n'ont-ils • pas avec succès tenté cette expérience ?Que l'année 1922, qui s'ouvre avec des perspectives brilantes, apporte aux cultivateurs de la province de Québec l'arme puissante de l'association.— FIRMIN LETOURNEAU- Les parts de la Coopérative Centrais des Agriculteurs rapportent depuis plusieurs années 8% d'intérêt.Elles sont do $10 chacune.Les cultivateurs peuvent en souscrire de 5 à 200 en s'adressant aux correspondants de Versailles — Vidricaire — Boulais (limitée).UNE NOUVELLE LAMPE qui brûle 94% d'air BBSS! 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je suis si loin.Oui chéiie, je vais plier pour ve tre mère et demander aux.soeurettes ele se joindre à moi.La meilleure lumière d'employer la Salsepareille, c'est d'en faire soit une tisane soil un sirop.Voici la recette ele l.i tisane: pour le sireip.vous n'avez epi'à y ajouter élu sucre.K -i ine de- Salsepareille 2 onces; eau, 1 pinte.Faites macérer la Salsepareille dans une pinte d'eau freùde pendant eleux heures; imitez sur le feu, jusqu'à ce qu l'ébulli-n'oii élu liquide se produise; laissez digérer pendant 2 heures; passez; laissez déposer décantes et mettez en bouteilles epic vous conserverez dans un nun it frais, car ce liquielc ne se conserve pas longtmeps AUX ABEILLES.—"Oeillet Beauceron" désirerait la chanson "Noel d'Islande' avec musique.SOURIRE D'ALI OM NE.—Vous me trouvez toujours elans l'enie urape- charmant ele nies Abeilles, vos pensées reises capitonnent si tlé-lie ie r si ne nt ma iu-che.Non.je ne veins t renne pas babil* larde, je ne vois en veins qu'une gronde pensive sérieuse ct sensitive qui glisse ses impressions au fil de la plume.Je veux que vems nie parliez encore avec ce confiant abandon et cette sérénité ele la pure amitié J'ai six ans plus epic vous.Je crois epie l'Abeille "Rhéa Sylva" sciait cille epii s'adonnerait le- mieux avec votre caractère.Allons vite l'inviter! Une greisse caresse.RHEA SYLVA.—"Sourire d'Automne" m'a priée- île lui choisir une corrcs|iemd.intc ct j'ai peiné epie Veins sciiez celle epii lui conviendrait le plus.AUX ABEILLES.—"M.A.B."désirerait les mots eles chansens: "I auienli.i et le jeune Ail eil"."I a misère et l'affreuse misère"."L'Orphelin", "l'unir ele Tzigane esl un volcan aimant".Elle donnera en retenir: "Maîtresse eîe l'Apache", "Je sais euie- vous êtes jolie", "Le mortel baiser ', "Tout doucement", "Les beaux châteaux de nies rêves".M.A.B.—Je- ne sais si vous allez vous reconnaître, mais vous n'avez pas choisi ele pseudonyme, ce qui est indispensable pour faire vos demandes.J'ai pensé ele prendre vos initiales.Choisissez un joli pseudonyme, voulez-vous ?Avez-vous reçu votre ouvrage ?FEE D'AMOUR.—Que vous êtes gentille et avec quelle gaité vous tracez vos liints.Meii aussi je suis gaie et je fais écho à tous ces petits cris ele vie.J'ai gaielé votre envoi pour une prochaine demande, car cette petite cousine que vems chérissez tant, a reçu satislacticn.Au revoir chérie, je vous salue amicalement.AUX ABEILLES.—"Fée d'Amour" dé-sireiatt les mots fies chanffns:: "l'eupée d'Amour" ct "Soupir du coeur" avec mu-sique.Elle les copiera et les retournera immédiatement.ABEILLE VOTRE AMIE.—Je vous rcmiii ie ele l'envoi.Ccnme "Fleur Ange de Si' Benoit" a déjà reçu satisfaction, je vais le gauler pour une autre demande.Je compte 9 abeilles dans votre paroisse.AUX ABEII.I.FS.""Al:eille votre Amie" désirerait la chansen: "leur toi ct pour moi".AUX ABEILLES.—"Rose d'Amour" désirerait avoir une ccrriîf rnt.'rntc de St.Odilcn Dorchester ct la chrnicn: "Hier encore tu m'appelais ta chèie" ROSE EPANOUIE.—VOUS êtes réellement amusante ma petite Rose.J'ai souri à vos aimables lignes; niais, vous m'avez rendue toute songeuse, c'est que vous me faites penser eles choses, mais eles choses, pas ordinaires!! Ne vous alarmez pas chérie, cet enlèvement n'est pas du tout à craindre, tout est bien normal.EtCS-VOUS rassurée?Je vous remercie de me prouver un tel intérêt affectueux, croyez qu'il est bien réciproque.Oui c'est un autre cercle; des abeilles, vous savez il y en a un peu partout, mais celles don t vous parlez n'euil rien en commun avec les nôtres.J'ai expéelié votre lettre à "Maringouin".Bonjour chérie.FLORIDA.—J'ouvre vite! vous ne serez plus seule maintenant que vous faites partie du cercle "Les Abeilles".Oh! eles seieureltcs.vous en aurez de toute graneleur ct ele toutes les couleurs; des brunes, des blondes cl eles petites rouget tes epii vous aimèrent beaucoup.Maintenant epie vous êtes entrée et bien à l'abri, je me sauve en vous laissant mon plus tendre bonjour.AUX ABEILLES.—"Florida" elésirc-rait la chanson "Mortel Iîaiscr" avec musique.Elle donnera en retour: "Tout ileiuceinent" et "Le secret d'une fiancée".SUZEE.—J'ai salué avec joie la douce nicssagèic.Je vomirais que nia réponse porte un peu de joie au coeur de nia charmante convalescente que j'aime ct veux savoir sur pieds, bien vite.bien vite ! Allons, bonjour ct portez-vous bien.SOEUR DES SERAPHINS.—Le plaisir est double, car ira nouvelle anivée me platt beaucoup.Je lui cuvre sans taidei nclic ft yi i ; | érétie / ears rx lit ricu douce intimité.Les Abeilles emplirent une senile lit tie | lus à a in 11.\ t us élis huit Ahcillc6 dans vetic panifie.IIRUNETTE DE MASSUEVII.LE.— Vous rappelez les deux entretiens d'autrefois el VOUS me ditis cela avec un gros scupir de regret.Pcuiquci?Il us rien ne nous empêche de centinuci ncs causeries: mis volà relit i à nouveau avec une même joie; profitens-'tn.J'ai adressé votre lettre à "Mniingcuin" ct j'espère peur vous les rrcilltuis résultats.I n emical au revoir! PETIT COEUR ÇCNT1 NT—J'ai parcouru vos lignes since'nil tut intéitsséc, vems aimant déjà, car vois ne caries si afficli ci si n nu.\ccs m'aVcs prise pour votie gir.ni> an ie; j'tn suis aussi heureuse que flattée.Si vous ccntirieiz de vous fane traiter | ai dis le m médecins certaine n i nt vers guérites, nais suivez bien leur s conseils et litz-vous entièrcncni à eux.la cories| rntîance vous fatigue?Je serai raise nnal le et me conlt rite rai d'un jcymx Icnjciir de temps en temps, m'appoitant e'cs nouvelles ele voire santé.1-7il atlene'aiit devons relire, je vous salue an icakn cnt.L'AMOUR O'LARENS.—Bonne amie je vous comprends, et vous ne m'êtes pas moins chère peur ce retard.Oh! bien souvent ce epie l'en aine le mieux à faiie.ncs plus douces jouissances sent mises ele ce té | our les ne n biens t s occupations qui nous captivent.Je prendrai les minutes que vous pourrez elif| escr en nia faveur et en ferai mon bon plaisir.Vous êtes epiat:c Al cilles eians vetre paioisse.J'en compte une dans l'autre que vous mentit uni z.l'n deux Lcnjour.MARIE AIMEE.—Je vous ai plainte en lisant les raisins qui vins tnl tenu loin ele nous.J'espère epie tint va mieux maintenant et qu'entre l'icthité toujours régnante chez ve-us.il y aura une petite trêve i cur venir lrnjiuier votre grande amie qui vous garde une giossc paît d'amitié.Pour nelityer les stulicrs blancs, servez-vous du "I'Iarro" qui se vend elans le us les mapasiis.J'ai expédié votic envol à "Onde fraîche".AUX ABEILLES.—''Marie Aimée" dé-siu-rait la chanson: "Ma mère ct ricu" avec accompagnement.File la cc| irra ct la retournera à la tccurcttc qui se sera rendue à sen tlésir.Elle donnera en retcur d'autres chansens.LA REVEUSE.—Vous me disputez?pourtant je ne suis pas en elctle tin ers vous puisque je vous ai lépt nt'u dans le Bulletin >e.-12, et n'ai pas reçu d'autres lettres de vous t'c| uis.Aliens l'ex-plicntirn de n née, client; ce ni t'e ten.car les Se curettes rourrrrenl ne us noire bien b'rhées! J'ai pul lié l'envci île "Laurier Rose" elans le Bulletin No.49.et vais refaire votre demande aux Soeurettes.PLAINTIVE.—Votre amie "Prunette de Massue-ville" veus a déjà fait part de mes souhaits de bienvenue leris de votre première visite.Je vecs lirai avec plaisir quand le eccur veus le tliia.Je vais faire paît à "Panic I vue" ele votre désir.Bonjour mignonne! PAULS LYNE.—"Plaintive" aimerait à conespendre avec veus.AUX ABEILLES.—"Suzée" désirerait les chansons: "Le fumeur d'opium" ct "Mortel baiser".A MES AMIES Les lectrices du "Bulletin'" • '.iccorel avec la coutume établie par un usage plus que séculaire, je m'tn-presfe th vous présenter, à l'occasion ele la nouvelle année, mes vt eux tit's sineiies tie 11 ni nu le prospérité ct ele longue vie.Je souhaite que l'année 1922 st.it ptui vens tcutfl tri nés, p ;i Joie, pu spère u mplic ele jeiirs douces et simples exempte tic peines, ele décep i« ns.ele maladies et tie deuils.vous souhaite;.l'envisager la vie non comme une partie fSS^SSA "HI sen.hue nt sl'qui léchauflen, l'â.r.cda foi.le pa.riot.su e.la Unté.la çtoritjV PAGE 1005 (15) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 31 DECEMBRE 192 * LES DEUX JOURS DE L'AN DE JOSAPHAT * HO n'a 1921 MB BU .Je m'éveille en sursaut; je me soulève paresseusement; ma tête laisse avec regret l'oreiller mielleux sur lequel je reposais si bien; je me frotte les yeux et je regarde de bot s.Mais il fait sombre! ce n'est pas le jour encore; que veut dite ce tintamarre j nr toute la maison ?Ah.j'y suis! C'est le jour de l'an et les petits frères et petites semis piatiqucnt sur les flûtes et tambours qu'ils viennent de recevoir pour leurs étiennes.Le jour de l'An! Quelle journée de supplice.pour les viiu.v jnici r.s! Mais il faut bien se lever.J'entends le père et la mire dans la cuisine: lui allume le poêle et elle préparc les plats etc., pour le grand fricot—car on mange Lien ce jeur là, à la campagne.Je m'habille à la hâte pour aller faire le train.—N'oublie pas de bien étriller "Cocotte" et tu lui donneras un bon picotin d'avoine" me dit mon père qui m'attrape au passage.—"Tu me rentreras du bon luis sec", m; dit, à son tour, ma mère et fais attention de ne pas renverser le lait; n'oublie pas d'enlever tes bottes dans le tan,Lotir pour ne pas salir mcscatalojnes; il nie faut de l'eau tout de suite, etc.etc.Je suis roojitu ni 1 cotto ritoi.-ndle d; recoil n in 1 ttion et tandis qu'elle continue à m'en/lira di nii/illss.je sais dijï en train do déblayer l'entrée de l'écurie devant laquelle ni >oii bin'; J; n:i;e c?t vont se placer durant la nuit rien que pour me faire endêver.Enfin je puis rentrer dans l'écurie — mon vivoir à moi — car là je puis siffler, chanter, monologuer et philosopher tout à mon aise, sans crainte d'êtie dérangé.Puis, ri/il-f) Ji n :> ) i n : : > i ni s sont ot m'.iimmt — .dies sont encore couchées elles ne m'attendaient passi vite; elles ne savent pas que c'est le Jour de l'An.Comme elles paraissent contentes, ch icune à s.t place, s:t fenêtre au-dossus de la mangeoire, sa chaîne i T ) 11 li nui ii :ii :t | t'îllî flit, on is'rtttint contre les ais, tintinnabuler en cadence.C'est toujours un spectacle réjouissant pour moi de voir ces dix têtes cornues, cinq adroite, cin | à j titolio.qui ni in;otit.soufflent, beuglent, branlent, secouent dans le déni jour, au-dsssus de leurs bons gros yeux, leurs oreilles poilues et larges.J'aime le bruit sourd des dix mâchoires broyant le foin congelé cpie je leur donne et la musique que-fait le lait en frappant les parois de la chatidièic de fer blanc, sens la p.icssiin de mes doigts.J'aime à regarder fondre sous la chaleur des corps le frimas qui recouvre la cloison et se changer en gouttelettes d'eau qui brillent à la lueur de la Inn ici ne ren nie des perles, sur les courtines épaisses suspendues aux poutres par les araignées fil; ndièics.L'odeur musquée des litières me grise; la chaleur qui se dégage de mes bonnes laitières me réchauffe et tandis que je continue la traite, je pense à ce que je in is f:,iu aujourd'hui.Le Jour de l'An, c'est embêtant! J'ai toujours hâte qu'il soit passé.D'à! ord la maison va être pleine de monde: Catherine avec ses enfants qui braillent et qui mettent tout par place et son mari qui connaît tout et qui rit toujours de nous autres; puis Marie-Louise avec son mari qui travaille sur les chars et qui se croit un gros mcnsicur;cnfin les vieilles tantes, les cousines et les autres.U va me falloir souhaiter la bonne année à tout ce monde là.embrasser les enfants qui ont le bec collé de nanane.Si on a quelque chose de beau à (lite.faut pas l'dhc parce qu'on nie regarderait comme si j'étais un fou: Quieii, dira-t-on.Josaphat sentimental, attendri! allons donc! —Qu'est-ce rpii te prend Josaphat ?Toi, éiiiotionné par le Jour de l'An ?T'es donc sur le point de tomber malade! Puis la cousine que j'allais embrasser à mon tour: "Comme tu nie regardes mon cousin! j'en suis tout étonnée! Venez donc voir ça vous autres, Josaphat qui veut m'embrasser! Les cadeaux que j'achète sont toujours communs, et l'un me demande si je mets mon argent à la banque; si j'achète quelque chose de valeur, en ne ci n r.r.i'i si j'ai découvert une mine! Puis il y a les visites indispensables à faiie; n:ais à quoi l.cn! Je n'ai rien à leur dire.On a rien à dire à ceux qui ne nous aiment pas.Si je n'allais nulle part, si je restais chez nous, on viendrait vo ir si je mis mort.Oh, je sais bien que je suis d'une nature naïve, timide et un peu sauvage, et voilà pourquoi on se moque de moi el qu'on ne recherche pas ma compagnie; ira is je eeuffre de cet isolement qui contribue à me rendre taciturne et peut-être aussi désagréable.Certes, bien qu'on ne m'aime pas, on ne m'a jamais reproché d'être inhabile.paresseux.On est même obligé d'admettre que personne mieux que moi dans les enviirns ne sait tracer un sillon, dirig er un semoir, conduire une moistenneuce, picndic sein du bétail.J'admets que je suis gauche avec les femmes, que je ne sais pas dire la bonne chose à son temps, que je n'ai pas de conversation; ce n'est pas parce que je n'ai pas de connais?: ni es, mais plutôt parce qu'on m'intimide et qu'on s'attend toujours à m'entendre diic des bêtises.L'année dernière, j'ai fait des visites chez nia grand'mère; elle ne m'a rien donné, pas même le petit sermon accoutumé.Je suis donc rangé parmi les incorrigibles.Sérieusement j'ai eu le coeur gros de n'être point grondé.J'ai vu défiler une partie de la famille.Les ménages étalaient orgueilleusement leurs marmots; nies petites cousines osaient à peine me regarder On leur avait donc dit que j'étais un bon à rien! Chez mes tantes, on m'a reçu aigrement.Il y avait tout juste un an que j'étais allé les voir; je crois même que la plus âgée avait presque peur de moi; je suis pour elle, quelque chose comme un revenant.Et quand je suis rentré à la unison le soir, chacun était aux siens; j'étais de trop je suis monté mo couoher.C'est stupide.tout simplement, le Jour de l'An.Pour ne pas m'embeter ce jour là il me faudrait faire ce que je fais tous les jours.A Montréal on taxe les vieux garçons — mais on les gîte, on les cajole, on les choie on les traite aux petits soins, afin de les enjôler; mais à la campagne on les néglige, on les ignore, on se moque d'eux, on les tourne en ridicule.Ahl une idée!! Comme c'est drôle, je n'y avais jamais pensé! BU 1922 nu KG Le soleil n'est pas encore levé, que Philoniène, qui guette mon réveil, me souhaite la première, une bonne et heureuse année.Je la lui ai souhaitée hier soir el elle se le rappelle bien, mais ce malin il faut recommencer et de tout coeur.—Quand je pense que l'année dernière je n'étais pas mariée! nie dit-elle tout bas ses deux bras autour de mon cou.—Oui et tu ne pensais pas alors de marier ce grand nigaud de Josaphat hein ?Mais il ne faut |>as s'attarder.C'est une journée très occupée qui commence.On en fait l'itinéraire, tout en s'Ii.ibill.int.Puis Philoniène tire de ses armoires les cadeaux qu'elle a achetés pour les enfants de la famille.Où j'aurais dépensé vingt piastres, elle en a dépensé à peine cinq.—Nous irons d'abord à la messe, dit-elle, puis nous irons embrasser mon père et ma mère; nous visiterons les autres membres de la famille qui demeurent au village puis nous ramènerons avec nous ta grand'mère et tes taules.Il n'y a pas à dire, c'est à nous à nous déranger, nous sommes les plus jeunes; mais j.: serai avec loi.lu ne l'ennuieras pas.Elle a, ma foi, raison.Je nie demande comment j'ai pu vivre sans ses c;ijolerics.Avant que je parte pour faire le train, Philomènc m'apporte son cadeau.Elle m'a ait une paire de pantoufles brodées.f —Comment as-tu pu faire cela en cachette?C'est un leur II n'y n pas lieu de bc décourager .074 Questions populaires .075 Les SOUS-travail à In eampngne.0S3 Uno fenno où l'on diminue les frais de production._.0S4 Attention! propriétaires de chiens et tie moutons .oss Des faits qui parlent—Limitation des heures de travail dans l'agriculture .730 Matière A réflexion G.T.739 Renseignement utile .755 Vers les écoles d'agriculture.772 Vie consacrée A renseignement ngricole Î.J.A.Marsan.D.S.A.785 Lo mérite agricole.J.N.P.7S9 A travers le Canada.799 Remarques diverses.S07 Evénement agricole oxtrnordinnirc .S10 Opinions franches .847 Les U.C.G.do l'Ouest élargissent lo chnmp do lours activités économiques .859 Il ne faut pas io déeourngor .SOI L'appel au poupls F.L.908 Manifesto électoral du comité politiquo doa fermiers-progrcisistcj duQuébec, oct, 1021 028 A propos de courroies .931 L'agriculture gardienne de la vigueur physique et morale d'un pcuplo .951 Approvisionnement pour l'Iiivcrnemcnt____ 971 Régime protectionniste et l'agriculture.1004 Les progressistes seront-ils écoutés—Congrès annuel ties fermiers -unis d'Ontario 100S Lacunes i\ combler.1009 Pouvons-nous noua réjouir—Restez aur lu ferme .1071 Glanurcs de Koel .1074 L'agriculture commo science .¦ 1081 L'heure de la libération.1080 ECONOMIE RURALE—A propos des petites terres et des grandes.490 ELEVAGE—de race pure est-il avantageux pour rultivalcur.31 Eleveur qui sait A quoi s'en tenir.17 Sélection en élevago.100 Elevnge des veaux .253 Propos d'élevage .259 A propos d'élevage.342 Lea reproducteurs .492 A propos d'élevage.GI0 Désappointements d'un éleveur.741 ENSEIGNEMENT—Pour rendre notro enseignement agricole pratique.315 Cours spéciaux A l'école do laiterie.491 ENTOMOLOGIE—Offensive du printemps 343 Gare aux maladie» fongueuses des céréales .351 ENCRAIS—chimiques et étude des sois .35 Epandage de la cendre sur lu neige .210 Varech et autres plantes marines comme c n- grnis.338 Quand nous nehetnns des engrais alimentaires que recevons-nous pour notre piastre 820 Pourquoi faire une application du phosphate Thomas cet automne.820 Est-ce le temps de chauler no t terres.851 Cendre d'incinération .800 Chaux vive ou calcaire .807 ERABLIERE— Indusrtic du sucre d'érable 230 ESSENCES FORESTIERES—Conservons nos.231-202 EXPOSITIONS—de lapins .71 avicoles duns Québec.82 provinciale de lapin .ISO A l'exposition de lupins.200 de grains de semence .290 Québec aura son exposition annuelle.400 de Québee .- 508 Concours d'expertise aux expositions de comté 580 d'Ormstown .007 nvicolcs .031 Bétail A l'exposition.700 de Sle Scholastiquc.718 Semaine A l'exposition de Sherbrooke .707 Les grandes expositions agricoles., 785 de Ste-Scholnatlquo .707 Quelques réflexions nu sujet des expositions d'hiver.879 EDITORIAL—La Part de chacun .5 Le Journal chez le cultivateur .29 Assemblée nnnuellc de 1921.53 Importnuco rie l'nbscnibtéc annuelle do In C.C.des A.de Q.77 Sociétés et publicités .101 Rapport des opérations de ln C.C.des A.du Q.pour 1020 .125 Serrons les coudes .149 Système d'achat.173 Développements des animaux.198 Notro part et la votre .227 L'ouverture des fabriques.255 Le rûlo du Capital .28 La coopération et les jounss agriculteurs ,.311 Agriculture—Transports—Main-d'oeuvre .830 Lo eonicil National do Laiterie du Canada.305 Administration qu'il faut surveiller.380 31 decembre 1021 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS pa No nous ropoions pis sur nos lauriers .["413 Comprend-on bton le rôle do la coopérative danB l'Industrie du beurre ot du fromngo 437 Baisse sensationnelle.401 Soyons persévérants .435 Leçon à retenir.509 Taux de transport.533 L'organisation du commerce dea produite n- gricocrf .557 Lo devoir de chacun.581 L'esprit d'association .005 Noue voulons tout votre concoure .025 La sécheresse ct bob efffete .032 Amélioration notable du service du Bulletin des Agriculteurs.805 Coup d'oeil rapide sur la situation économique 825 L'organisation commerciale agricole.825 Lu nécessita dee organisations locales.805 Les gérants de coopératives locales.885 Le bulletin dea agriculteurs change de propriétaires .005 Ce qu'il faut savoir de votre candidat .025 Le but ultime du mouvement agraire .015 Pourquoi lo mouvement agraire ?.005 Le mouvement agraire.Son but.085 En allant voter.1005 Lendemain d'élections.1025 Les electiono ct le mouvement agraire.1015 Notre position .1005 Nouvelle année.1085 ENTRE NOUS—Votre Vote.0 Comment avcz-vous réussi?Mise a point.(i Petite histoire A propos de la polémique de Louis Arneau au sujet de la C.C.0 Le Silo—Ilolal L'ami— comment procéder 30 La session—Budgetivorcs—Abonnement 0.03.11/13—Vento du blé dans l'Ouest—M.Drury décoré—Cunada considéré comme étranger en Angleterre .ôl Résultat intéressant—Concours de bétail d'Ottawa—Chantcclerc—Assemblée annuelle .78 Main (l'oeuvre agricole—Devoirs ot responsabilité du l'élovcur—Revue agronomique canadienne.102 Est-ce réellement trop chor?.103 Nouveau bureau de direction de la C.C.des A.de Q.—Assemblée annuelle—Bonne nouvelle—Dcmcndcz-cn un— Québec en avant 120 La coopération est-elle susceptible d'évoluer avec les conditions sociales .150 Les misères du métier—l'ami Charles Gagne 151 Notre confrère Domaine—Crédit agricole— Encore l'embargo—Opposé au système de patronage—La réclame—Le coût de la vie 171 Ne remettons pas à plus tard—Les 'toux pionniers B*en vont—Québec en a va.*,— Un ogent actif -t.'.100 Condescendance locale—Excellente méthode d'enseignement pratique— Les rédacteurs du U.F.G.A Ste-Anne do BcIIcvue—L'hsu- ro avance—Crains de semence.i>2S Comité du bétail de commerce—L'impôt sur lo revenu—Producteurs de lait de Montréal et la coopération .250 Chez les éleveurs—Grains de semence à Québec—Le volume 5—Pacifique Canadien— Canadien national—Session finie.281 Lee éleveurs Canadiens-Français font-ils leur part—Notes d'actualité—Nouveaux agronomes .312 Les coopératoura—Encan du 27, A Ormstown Tuyaux do drainage— Concurrents ct vainqueurs A l'exposition des grains de semence 310 Que faire—Sujets A réflexions— Fou lion.Fisher—.307 Nouvelle société— Nos inspecteurs de fabrique du beurre ct du fromages—Contents ct mécontents—Ce qui se fnit.390 M.Jos.Bégin ex-directeur de la station expérimentale do Ste-Anne" de la Pocatière— L'Ex-Bill Fordney—Vendre par la coopéra tive ou pnr.—fTcrmes.de vente du beurre de la C.C.des A.\.414 La branche d'olivier—Vente d'Ormstown— Coopérative.:.„¦.438 Méthode d'affaires désastreuse .402 Crédit rural—Reorganisation—Association des laboureurs de Québec.4S0 Et pour cause;—Un pas en arrière—Crédit rural—Recensement décennal—Statistiques agricoles •.510 Objectif—Le recensement)—Faut-il les tolérer Ca demande réflexion—Réduction do la production—Bacon—Oleomargarine— Offensive criminelle—Vnmaska.535 A propos orcs pour le marché .030 Alimentation du porc .90S POULAINS—Elevage des poulains .514 Qivernement des jeunes poulainn .870 nivernement du poulain.1050 PRODUITS LAITIERS—Amélioration par la coopération.403 Avantage d'une fabrique de P.L.bien tenue.511 Amélioration des produits laitiers par coopération .530 L'empaquetage de nos produite laitier»—Producteurs de lai: de l'Etat du Wellington s'organisent .808 Amélioration de nos produits laitière et la diminution du coût do reviont.624-8-17 Production du lait en hiver.071 R REPRODUCTEUR—Au moins uu bon reproducteur .538 Qualité du reproducteur du bétail laitier ,.1080 ROTATION—rationale.543 S SEMIS—Maladies et insectes qui s'attaquent aux semis .203 Désinfection des semis de tabac.287 Soins A donner aux semis do tabao .45 SOCIETES—-Canadiennes des Agriculteurs Tcchnologistcs .14 Peut-on faire partie d'une société agricole .370 canadienne des produetcut s de aernenco .721 canadienne de protection des animaux.809 SOLEIL—A propos .80 Allons-nous cultiver du soleil?.401 et Blé d'Inde .543 SOLS—Inventaire et étudo .101 Provinciales.189 Futur cultivateur et ancêtre du sol .489 SILO—Le silo.403 Temps de songer Al'ensilage.464 Ensilage et gelée .464 Ensilage coopératif .404 Différentes sortes de silo.40G Culture du blé d'Inde A ensilage .407 Ensilage d'été et fourrage vert .488 Ensilage trèfle d'odeur .261, Ils réalisent la valeur du silo.403 A propos de silos .532 Les silos dans l'Ouest.003 STATISTIOUES—Fermes de Québec .107 de neutabilité des fermes do Québec .367 provinciales .383 municipales .502 provinrialcs.517 agricoles .578 agricoles provinciales .610 provinciales.023 provinciales .1039 T TABAC—Désinfection des semis de tabac .287 Production d plant de tabac.310 Licence de planteur de tabac pour 1921 .420 Plantation du tabac en 1921 dans Québec .477 Précautions A prendre pour la dessication du tabao .715 Récolte de tabac .86-1 Les labours d'automne ct la culture du tubac 807 Maladies des tabacs.890 Récolte pour Québec, saison 1921 .003 TRACTEUR—Qualité d'un bon.117 Animal et Machine.04 Encore le tracteur A gasoline comme terme do comparaison .'.£90 TRAITE—A la main ou traite mécanique.010 Soins durant la traite.1070 TREFLE—Quand le trèfle ne prend pas .254 Ensilage du trèfle d'odeur.203 A propos du trèfle d'odeur .304 Nouvelle variété de trèfle d'odeur .483 Trèfle pour la graine .580 A propos de mélilot.830 TROULPEAU LAITIER—Un troupeau laitier de Québec .70-1 TUBERCULOSE—Un vaccin contre .142 La lutte contre la tuberculose.400 Vaccination des bovidés contre la tuberculoso 1051 TRI BUNE LI BRE—Questions d'actualité 020 050-007-088-090-1058 V VACIIES LAITIERES—La meilleure mot 260 Vache canadienne .314 Vache canadienne ct épreuve au Babecock.37f> Vache Holsttin.87 VEAUX—De lait.226 Notes sur l'élevage des veaux.258 Comment je traite les jeunes veaux .280 Veaux de lait vivante.391 VERGER—Taille des pommiers.291 Travaux au verger—Culture.637 L«s travaux d'été au verger .S70 ies Etrennes! Nous donnerons Un Ân d'Abonnement Gratis A tous ceux qui nous enverrons trois nouveaux abonnements d'un an.Ce sera facile, durant les fêtes, de faire connaître le Bulletin des Agriculteurs à vos parents et à vos amis! !f CULTIVATEURS! Souvenez-vous que la prospérité de l'Agriculture repose sur l'organisation de la classe agricole qui serait impossible sans le concours d'un journal professionnel indépendant.COUPON BUREAU DE CIRCULATION DU «BULLETIN DES AGRICULTEURS" Inclus.la somme de $.(non de poste, mandat) pour un an d'abonnement des trois nouveaux abonnés ci-dessous: Noms des nouveaux abonnes Adresse Complete Roule rurale, Bureau de poète.Comté Vous m'accorderez en retour un an d'abonnement gratis.Nom.Adresse.Comté de._ „„¥V n.dnvvrmpxtt Canada, excepté Montréal $2.00 N.B.PRIX DE L'ABONNEMENT: Montréa! et £ayB étrangers 3.00
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