Le bulletin des agriculteurs /, 1 janvier 1923, samedi 6 janvier 1923
PROPERTY OF LIBRARY DEPARTMENT OF AGRICULTURE, OTTAWA io.$.|,Vi>.cr.Sd44^-U «J 'fffcliilj « PLEASE LCDI iv.r„.i.w.\:.\i.>jl\e.(j,\ Dale.U.13 All 32 25100—lSM^-MU ' VOL.8 No 1 MONTREAL LE 6 JANVIER 1923 Prix: 10c.le numéro Toutes les forces sociales s'unissent pour écraser l'individu qui n'élève à la sincérité, qui s'affranchit des mensonges, des erreurs, des hypocrisies, des préjugés dont s'acommode l'universalité dés nommer, pour reconquérir sa personnalité, s'épanouir librement et vivre sa vraie vie.-v s' (Paul Brulat) r mm G JANVIER 1923 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE (3) 3 JOURNAL HEDDOMADAIRE Publié par la LA COMPAGNIE DE PUBLICITE RURALE Limitée, Rédaction mt Admlnittratton 688 rue St-PAUL MONTREAL TELEPHONE: OCC1 .MAIN £ODl Dlnctîmt; J.N.PONTON; B.A., U.S.A.RUatliar: FIR.LBTOTJRNRAV B.S.A.LE BULLETIN DES AGRICULTEUR VOL.8 MONTREAL, LE 6 JANVIER 1923 NO 1 ABONNEMENT: t id: {1.50 2 «ni 2.50 S nos 3.00 M:r.\;i! el pajt Clranfora Ajoutes SI.00 par année.Parable il avance.TARIF DES ANNONCES Felïlea Annaocoa: 25 roots.50cU pour chaquei inier tion : 2 cenU par mot additionnel minimum, 50 centa per annonce Grande» Anneoces: Demande* conditions au gérant x^tT>\ de publicité.Toute annonce est /Ay " v\ lujettc A l'approbation du direc-[CAtHCUCut.] teur* rop'c doit Ctre fournie \ NJKIlOlM / ,l1 mo'"' !" jours avant la data y-, da la publication.No.24 Imprimé aus ateliers de l'Agence Canadienne de r*u-blici'.e Limitée, 284 euest, rua -JibetiAra Mamlrtal Les commentaires vont leur train au sujet des prochaines élections provinciales.D'après certains journaux, elles auraient lieu aux tous premiers jours de février.On va même jusqu'à répéter, dans certains cercles soi-disant bien informés de la ville, que toute l'affaire des élec" lions: dissolution des Chambres, nomination, rotation, se bâclerait dans le mois de janvier.Ce serait, aux dires de quelque gros personnages, l'élection la plus rapide qu'on ait envoie vue.Le télégraphe, même, s'en mêlerait.Le gouvernement provincial s'est distingué, dans le passé, par ses coups de tonnerre, dont le plus récent n'est autre quc.cclui de la fusion des Coopératives centrales, mais nous voulons croire qu'il est encore capable de se limiter et qu'il ne poussera pas son impatience jusqu'à faire des élections en quelques jours et en plein hiver.La récolte de l'automne dernier, quoi qu'en ait dit certain ministre au retour d'une promenade en automobile à travers la province, n'a pas enrichi les cultivateurs.Ceux-ci, pour gagner le pain de leur famille, ont été forcés, l'automne dernier, de s'enfoncer, en grand nombre, dans les forêts pour travailler dans les chantiers.Nous pourrions nommer des comtés où les trois quarts des hommes, par conséquent des électeurs sont absents.S'ils étaient à la porte, encore, mais c'est à cinquante cent, deux cents, trois cents milles qu'ils sont rendus.et ils travaillent! Le gouvernement a-t-il pensé à eux ?Nous en doutons présentement cl demain, s'il déelanche les élections, nous serons convaincus qu'il a oublié ces milliers de citoyens, qui ne poliront exercer l'un de leurs droits les plus sacrés: le droit de vote.Quelle est, écrivait quelqu'un, dernièrement, la fonction du corps électoral, si ce n'est celle du jury, chargé d'entendre la preuve, de prononcer un jugement sur la conduite des administrateurs qu'il a délégués à la gérance de ses propres affaires ?Or, et nous ne supposons point que personne puisse sérieusement le contester, la tenue d'une élection le 5 février, par exemple, enlèvera à ce jury les trois quarts de ses moyens d'information.Il est impossible, l'hiver, dans nos campagnes, de tenir des assemblées en plein air.Pour atteindre les élcctciiis et leur parler.de politique, il faudra donc une salle.La trouvera-t-on toujours ?Nos villes sont assez bien pourvues de salles publiques, mais nos campagnes ?Si plusieurs paroisses en ont, nombreuses sont celles qui n'en ont pas encore.Une salle, ça coûte de l'argent et les ressources de nos cultivateurs sont limitées.Celles qui existent seront-elles même assez grandes pour contenir les foules qui vont se presser autour des candidats.ministériels ?Si la fonction du corps électoral est celle du jury, comment celui-ci pourra-l-il, dans ces circonstances, prononcer un jugement solide sur la conduite des administrateurs qu'il a délégués à la gérance de ses propres affaires?Voudrait-il que le jury se prononçât sans entendre la preuve ?L'hiver, c'est l'hiver pour les électeurs comme pour les candidats,et ce n'est pas un temps pour tenir des élections générales.L'opinion publique est contre une telle aventure.Si le gouvernement avait des raisons plausibles à invoquer pour faire des élections en janvier ou février, les électeurs lui pardonneraient peut-être sa précipitation, mais il n'en a pas.II a tout ce qu'il lui faut les députés viennent de le lui voter—pour administrer la province.Qu'il l'administre et qu'il attende, pous se présenter devant son juge—à moins qu'il en ait peur—un temps plus favorable.Nous avons donné quelques raisons qui militent contre un appel au peuple en hiver.Nous ne nous faisons pas d'illusions sur le poids qu'elles auront auprès du gouvernement.Les Chambres seront peut-être dissoutes quand elles atteindront nos lecteurs.Il n'y aura alors qu'une seule attitude fière à prendre: protester! F.Lélourneau. PAGE (4) 4 LÈ BULLETIN DES AGRICULTEURS 0 JANVIER r;I923 FEU M.FREDERIC BOUCHER Monsieur Frédéric Bouclier, dont nous avons annoncé la mort, a été inhumé le 23 décembre dernier au milieu d'un grand concours d'amis.La paroisse du Bic, nous écrivait un ami de là-bas, perd un gentilhomme.C'était un citoyen exemplaire et le conseiller de tout le inonde.Ce même ami ajoute : "11 a toujours été le soutien de son curé et, par conséquent, le soutien de toutes les bonnes causes; c'était un grand chrétien." L'IMMIGRATION.On continue à parler d'immigration.Certains bonhommes voudraient déverser sur nos bords les Iles Britanniques et le continent européen."Le Canada", disent-ils, "pour faire face à ses dettes de guerre'"—qui nous a traînés sur les champs de batailles ?—devrait, d'ici a quelques années, doubler sa population." [j; Pour l'édification de ces personnes, nous reproduisons le passage suivant d'un article de ['"Information", de Montréal."Rien ne sert de se le dissimuler, les pertes que nous subissons par l'exode des nôtres aux Etats-Unis sont considérables.Des milliers de Canadiens sont allés jadis peupler les Etats de la Nouvelle-Angleterre, et cette migration, cpii avait paru se ralentir il y a quelques années, au point d'avoir presque cessé complètement, semble avoir repris de plus belle depuis quelque temps.Ainsi qu'on pouvait le lire dans le dernier numéro de notre journal, plus de trente mille Canadiens ont cpiitté le pays pendant les premiers mois de l'année pour se rendre aux Etats-Unis.De ce nombre, quelques-uns nous reviendrons peut-être un jour, mais l'on peut considérer que la plus grande partie ira se fondre dans le flot de la population américaine et sera à jamais perdue pour nous.Il n'est pas jusqu'à leur l'oirh qui ne sera un jour modifié et anglicisé, il ne leur restera plus rien de Canadien que Ic^ sang de leurs aïeux qui coulera dans leurs veines.Combien, hélas! de Canadiens ont ainsi perdu jusqu'aux dernières traces de leur origine et qui, avec le temps, et par le hasard des circonstances, ont renié et leur langue et leur foi! Avant donc que rie faire venir des étrangers, si louable'que soit ce projet, n'y a-t-il pas une mesure plus urgente cpii s'impose, celle de prendre les moyens de retenir au pays les Canadiens eux-mêmes?Avant de chercher à faire des Canadiens avec des immigrants qui ont d'autres coutumes et d'autres'moeurs et dont l'adaptation à un nouveau pays sera difficile, quelle que soit la bonne volonté qu'ils puissent y apporter, ne serait-ce pas plus sage d'y garder ceux qui, nés au Canada et y ayant grandi, s'y trouvent dans leur vrai milieu, tandis (pie partout ailleurs ils y seront des déracinés ?Pour cela que faut-il, sinon rendre la vie au pays plus facile, en favorisant le développement de l'agriculture, le progrès de nos industries, l'expansion de notre commerce?l.e Canadien aura ainsi chez lui des avantages qu'il ne trouvera dans aucun autre pays.II s'y attachera de plus en plus et ne cédera pas il la tentation de le quitter un jour.Et la question que l'on est naturellement amené & se poser est celle de savoir si les millions que l'on va dépenser pour la propagande à l'étranger ne seraient pas cent fois mieux employés si on les affectait au développement de nos industries et de notre commerce, au perfectionnement de notre outillage et de nos organismes économiques, afin de donner un nouvel essora notre expansion et A notre prospérité?Quand le Canada sera un pays d'abondance pour les nôtres et une terre promise pour les immigrants, nous n'aurons pas besoin de dépenser un seul sou pour augmenter sa population, car elle s'accroîtra d'elle-même et connue par enchantement.Les membres de nos nombreuses familles canadiennes s'enracineront si bien au sol qui les a vus naître qu'ils voudront y vivre et mourir, un immigrant en attirera un autre et la renommée aux cents bouches sera certainement plus puissante que tous les millions pour peupler rapidement le Canada et en faire une grande et belle nation.Si l'on ne prend pas les moyens de retenir au pays la population du Canada, il arrivera ce qui s'est déjà produit dans le passé, c'est-à-dire que nous ne travaillerons que pour le bénéfice des Etats-Unis où, non seulement tant d'étrangers vont .s'établir définitivement après n'avoir fait que passer au Canada, niais où emigrant un si grand nombre des nôtres.Commençons donc par comprendre, une bonne fois pour toutes, que quand il s'agit d'une question aussi importante que celle du peuplement d'un pays, il ne s'agit pas de s'abandonner a l'improvisation du moment, mais d'avoir une politique logique et suivie, une politique qui ne soit pas d'avance vouée à l'insuccès.Et pour cela, il est clair comme le jour cpi'il faut d'abord et avant tout songer h garder la population que nous avons avant de travaillera amener au pays de nouveaux immigrants." LA FUSION.Des fonctionnaires parcourent la province pour expliquer le projet de fusion.On écrit aussi force articles pour jeter de la lumière sur la loi de la Coopérative Fédérée.Que n'a-t-on fait cela avant de faire adopter le bill par les Chambres ?Avait-on peur de l'opinion des cultivateurs?Etait-ce des chaînes que l'on cachait ?Quoi qu'il en soit, il ne faudrait pas s'illusionner et croire que les cultivateurs sont pris pour toujours.EN CE TEMPS-LA! En ce temps-là, on prêchait le développement des pêcheries—dans le désert, quand, tout-a-coup, les gas-7>ésiens ayant montré de l'indépendance, le gouvernement se réveilla et adopta un projet de loi à l'effet de développer le champ do pêche quéhéquois.Mais, comme cette loi parlait surtout d'entrepôts frigorifiques, les gaspésiens, pour la réchauffer et la rendre applicable, continuèrent à montrer de l'indépendance et obtinrent à la fin ce qu'ils réclamaient depuis des années.Ils n'avaient pas réussi cependant à réveiller M.X.qui dormait toujours.PAR TELEGRAPHE.Les élections, à l'avenir, se feront par télégraphe— pas partout—mais dans les Iles de la Madeleine, comté que l'IIon.M.Caron, depuis qu'il a fait naufrage dans l'Islet—prends garde, Elisée—représente à la Législature.C'est M.Taschereau qui vient de nous annoncer cela.Les noms des candidats seront envoyés par télégraphe, ainsi que le rapport de l'élection.Nous ne savons pas si les électeurs des Iles de la Madeleine vont bénéficier de cette loi mais, chose certaine, c'est que M.Caron, qui n'aura pas besoin d'aller sur les lieux—il ne le pourrait pas, d'ailleurs—va en profiter pour parcourir les autres comtés de la province et expliquer partout aux électeurs la vente du "Bulle-lin des Agriculteurs", la fusion des coopératives, etc, etc.SON PORTRAIT.Nous apprenons, de source certaine, qu'un certain individu officiel, grassement payé, pour avoir, l'autre jour, au cours d'une conférence, parlé contre le "Bulletin des Agriculteurs", s'est fait mettre , par les cultivateurs présents à l'assemblée, "les mouches à la bonne place", comme on dit des fois.Comme nos lecteurs aimeraient à connaître cet individu, nous sommes prêts, s'il veut bien nous l'envoyer, à publier son portrait en frontispice.LA TAXE SUR LES REÇUS.La taxe sur les reçus est en vigueur depuis le premier janvier et s'applique à tous les reçus ou quittances excédant S 10.00 Cette loi a été longuement commentée par les revues et journaux.Le "Prix Courant", entre autres choses, pose cette question: "Les maraîchers, les fermiers qui vendent aux détaillants leurs fruits, leurs légumes, la volaille, les oeufs devront-ils toujours porter sur eux des carnets de timbres pour les opposer à leurs reçus?Et s'ils refusent de le faire, seront-ils passibles de l'amende imposée par la loi et qui peut aller jusqu'à cent dollars ?' '"L'Evénement" du 21 décembre, de son côté, écrit ce qui suit: "C'est aujourd'hui que le gouvernement fédéral public, en vue de la mise en application d'un impôt de 2 sous sur les reçus pour un montant de plus de dix, dollarscc, que la loi considérera comme une reconnaissance commerciale taxable et taxée.Cette nouvelle taxe, qui est un corrolaire de l'impôt sur les chèques, doit rapporter plus de trois millions par année: soit une somme égale à l'intérêt d'un capital de cinquante millions.L'impopularité de cette mesure, plus ennuyeuse que vexatoirc, est un signe certain de la fatigue du commerce canadien.On ne saurait manquer de constater, après une année d'administration libérale à Ottawa, que la promesse de réduire les dépenses a eu le sort ordinaire des promesses d'élection.Les dépenses et la dette ont augmenté: il faut bien que l'on trouve de nouvelles sources de revenus; mais chacun se dit cpie si le trésorier Fielding avait économisé S50,000,000, on n'aurait pas besoin d'instituer celte nouvelle taxe.Les Etats-Unis et l'Angleterre, depuis 12 mois, ont sensiblement coupé leurs dépenses et remboursé une partie de leurs dettes de' guerre.Le gouvernement de Londres, plus particulièrement, a fait merveille à ce dernier point de vue, en rachetant à peu près deux milliards et demi (en dollars) de ses émissions de 1914 et 1015.Au train (pie vont les choses, le Canada mettra du temps à suivre cet exemple salutaire.Pourtant, en négligeant de suivre cette sage politique, le gouvernement de M.King entrave le rétablissement industriel et.commercial.Les critiques seront vives et prolongées si le prochain discours du budget ne nous annonce pas de meilleures étrennes que des impôts nouveaux." L'ENTRAINEMENT MILITAIRE.Les Fermiers-Unis de l'Ontario, à leur dernier congrès, se sont prononcés contre tout entraînement militaire dans les écoles.Le 'Soleil", de Québec, profite de l'occasion pour tomber sur le dos de la province voisine et—ça va sans dire—sur celui des Fermiers-Unis "On ne songe pas (dans l'Ontario)", écrit-il, dans son numéro du 18 décembre, "que les enfants sont les soldats de demain et qu'il faut leur pétrir une âme de combat ?" Plus loin, il ajoute: "Qui sait s'il ne viendra pas un jour où nos voisins pourront dire:"Québec se militarise et Ontario se démilitarise." Le "Soleil", qui était pour le service militaire obligatoire durant la guerre, ne semble pas avoir changé d'esprit.Il a cependant reçu, l'année dernière, du gouvernement provincial, la somme de SI26,000.Quel bon journal à encourager! LE FASCISME.C'est ainsi que l'on désigne, en Italie, le mouvement du peuple, mouvement qui a permis, comme on le sait, à Mussolini de s'emparer du pouvoir et de rétablir l'ordre au sein de la nation italienne.On lira avec intérêt la note suivante, parue dans "L'Echo National", de France, et dont l'auteur n'est autre (pic M.André Tardicu: "Si le fascisme a réussi, c'est sans doute à cause de la valeur de ses chefs; mais c'est aussi parce qu'il a exprimé certaines idées politiques simples, qui lui ont rallié les foules.Celle-ci d'abord que, si désireux que soit notre temps de réformes sociales propres à améliorer le sort des travailleurs, la prospérité d'une classe ne peut se réaliser que dans la prospérité de la nation et que, si, entre les deux, il y a conflit, la nation doit passer la première.Les folies socialistes ont fourni à M.Mussolini l'oc-l'occasion de prendre parti pour cette vérité politique fondamentale.Et le jour où il a empêché les usines d'Italie de tomber entre les mains de Soviets protégés par le gouvernement, il a gagné la première manche.En Italie comme en France, l'immense majorité des ministres n'a rien appris de la victoire: vieux personnel'et vieilles méthodes se sont offerts et'imposés, grâce à la faiblesse générale, comme si rien ne s'était passé de 1914 à 191S. G JANVIER 1923 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE (5) 5 Il semble que, chez nos voisins et amis, on ait été moins patient que chez nous et qu'on ait compris plus vite que le régime pratiqué depuis 1920 conduit le pays aux abîmes.Ceci est encore une vue politique, confirmée par les événements et qui, a elle seule, est un plan d'action, >•' Enfin les fascistes, maîtres de la situation par des moyens certes inusités et souvent inacceptables, ont déclaré leur volonté de se passer des vieux ténors— même des plus illustres.Le fascisme est, en fin de compte, un sursaut de conservation nationale contre la maladie des volontés, la peur des responsabilités et le suicide par persuation.Le fascisme est la révolte d'un peuple qui a jugé ses gouvernants, leurs personnes usées, leurs moyens vieillis, ieurs transactions surannées, leurs combinaisons périmées, leurs habiletés obsolètes et qui se trouve, sous leur direction, trop inférieur a ce qu'il est légitimement fier d'avoir été pendant la guerre." Le temps ne serait-il pas venu d'avoir, dans notre province, au moins un peu de ce fascisme-là ?ET LE CREDIT ACHICOLE?Le comité d'agriculture, composé de députés, s'est longuement occupé de crédit agricole.Plusieurs personnes compétentes ont donné, sur son invitation, leur opinion sur cette question.Que va faire maintenant le gouvernement ?Les cultivateurs attendent.SON PETIT Le "Soleil", depuis le mois de juillet seulement, a reçu de la province, ce qui veut dire du peuple, pour impressions, reliure et annonces, la somme de 850,000 en chiffres ronds.Ce n'est pas tout.Le "Soleil", à présent, a un petit : "le Hullclin de la Ferme".Eh bien, son petit, qui n'a pas encore d'imprimerie a son compte, a reçu, pour impressions, durant le même laps de temps, la somme de 85,000.Comme on peut le voir, c'est un petit qui a bon appétit et qui promet de "fouiller" dans les fonds publics aussi fort que son père, plus tard.Sevrons-le! CET AMENDEMENT.La loi électorale a été amendée à la session de l'année dernière et elle le.scra encore, paraît-il, à cette session-ci.L'année dernière un ministre, qui voyait des complots partout, même parmi les agronomes, a fait ajouter a la loi électorale l'article suivant: "Nul n'est eligible à l'Assemblée Législative, s'il a occupé quelque charge, fonction ou emploi d'une nature permanente dans un des services intérieurs ou extérieurs de la Province et s'il n'a pas, par démission ou destitution, cessé de l'occuper au moins six mois avant la date de la présentation des candidats." Pour un article de loi, il est clair.Nos législateurs voulaient sans doute qu'il fût compris comme il faut.Voilà que cette clause embêterait maintenant le gouvernement.Le nouveau comté de l'Abitibi a besoin d'un candidal ministériel pour les prochaines élections.Le gouvernement aurait jeté les yeux sur l'ancien agent des terres de cette région.Mais il n'a pas démissionné à temps: ça ne fait pas six mois.M.Robert, qui était agent de colonisation depuis quelque temps, se représenterait, d'après les rumeurs, dans son ancien comté: Rouvillc.Lui non plus ne se trouverait pas à avoir démissionné à temps.Il y en aurait d'autres dans le même cas.Le gouvernement amenderait donc la loi électorale encore une fois pour permettre à ces "ministériels" de se présenter.Ce nouvel amendement rcspectera-t-il aussi les droits des cultivateurs?Suffira-t-il, dans l'avenir, d'avoir fait un cours d'agriculture pour n'avoir plus le droit de briguer les suffrages des électeurs?Nous avons hâte de le savoir et les cultivateurs aussi.AU LAC ST.JEAN.M.Ponton nous envoie, du Lac St-Jean, un mot qui n'est certes pas de nature à nous décourager.Tout va bien, écrit-il, j'ai tenu des assemblées clans trois paroisses nouvelles et trois nouvelles succursales de Fermiers-Unis ont été organisées.Les cultivateurs du Lac St-Jean auront bientôt à leur crédit une trentaine de cercles de Fermiers-Unis.Le Nord ost solide.Que le Sud, ('Est et l'Ouest le le soient aussi! F.L.A LA LEGISLATURE DE QUEBEC.A l'cncontre de l'an 1922, qui ne pouvait finir qu'en son temps, la session a pris fin prématurément, en prévision, dit-on, de la prochaine "consultation populaire" qui promet d'être, à en juger par les apparences, fertile en émotions électorales et extra-électorales.La première, qui n'en est peut-îtro pas une, après tout, consiste en la redistribution des districts électoraux, dont le nombre sera porté à 85.Montréal comptera deux divisions de plus: Verdun et Mercier, alors que Napierville et Laprairie seront fondus en un seul district provincial et que le comté de Labelle sera subdivisé en deux districts: Papîneàu (district nord)et Labelle (district sud).Le nouveau district Matapédia est formé de morceaux détachés des comtés de Matane et de Bonavcnture.L'Abitibi, autre nouveau district, est une amputation double des comtés Témiscaminguc et Pontiac, surtout du premier nommé.Le bill Nicol, amendant la loi des liqueurs, a subi sa troisième lecture et a, incidemment, provoqué un vif débat au cours duquel cette loi a été vigoureusement attaquée par l'Opposition et non moins énergiquement défendue par le gouvernement, M.Taschereau allant jusqu'à déclarer qu' "elle (la loi des liqueurs) était une bonne loi et qu'elle devait demeurer aux statuts." Le bill de M.Perrcault, ministre de la colonisation, prévoyant une ère insoupçonnée de développement des pêcheries océaniques du Québec, a été également "lu" pour la troisème fois et ne s'en porte pas plus mal pour tout ça.Ce projet de loi, qui indique un effort sérieux pour "remonter" nos pêcheries, prévoit la formation de coopératives de pêcheurs, exemptes de toutes taxes provinciales, l'amélioration des méthodes de pêche, la préparation et l'inspection du poisson, la création de statistiques spéciales se rapportant aux pêcheries, l'amélioration des méthodes de préparation, de conserve, de transport et de vente des produits de la pêche.Cette loi pourvoit aussi à la recherche de nouveaux débouchés où nos pêcheurs pourront écouler avantageusement leur production et à la distribution, aux endroits propices, d'entrepôts frigorifiques.La passation de cette loi est en partie due, il faut le dire, à l'attitude énergique et déterminée des pêcheurs de Gaspé qui, depuis un certain temps, font preuve d'une louable indépendance de jugement à l'égard du cabinet Taschereau.Si l'on veut, maintenant, que cette loi ne reste pas lettre morte, il faut persévérer à montrer au gouvernment la même somme d'indépendance au point de vue politique.La séance du 27 a été particulièrement animée, l'Opposition obligeant la Chambre à voter trois fois.M.Dufresnc, député de Joliette, s'étant objecté à ce qu'un avocat soit ministre du travail, présenta une motion en ce sens et fut appuyé par M.Lauren-deau, député ouvrier de Maisonncuve, qui vota contre le gouvernement, à la grande joie de M.Sauvé et de ses amis.Une motion de M.Dufresnc, tendant à faire insérer une clause dans la loi des liqueurs permettant aux taverniers de vendre les vins, fut repoussée par le gouvernement, de même qu'une proposition de M.Sauvé, demandant un autre système de vente des vins et spiritueux pour la province.On annonce que la dissolution aura lieu le 8 janvier et que les élections sont fixées pour le 5 février, mais aucune déclaration officielle n'est encore venue confirmer ces rumeurs.Tous les travaux à l'ordre du jour du gouvernement auront probablement été dûment ratifiés et, lorsque ces lignes paraîtront, la session, qui aura été remarquable à plus d'un égard, sera une chose du passé.Il ne nous reste plus, maintenant, qo.'à attendre les prochaines élections provinciales qui donneront lieu, à n'en pas douter, à d'intéressants_dcbats politiques.FAUT-IL RESTER AU FOND DE L'ORNIERE OU EN SORTIR?Il était un temps où l'individualisme le plus effréné était la loi générale de l'humanité.Peu à peu, cependant, les hommes apprirent, à leurs dépens, que cet état de choses ne pouvait durer indéfiniment, et ils •se réunirent en groupes.Ce sont les "professionnels" qui, les premiers, se syndicalisèrcnt.Ils formèrent le Barreau, la Chambre des Notaires, le Collège des Médecins, pour ne citer que ceux-là.Par la suite, les fabricants et les négociants emboîtèrent le pas, donnant naissance à l'Association des Manufacturiers et aux Chambres de Commerce.Notre édifice moderne repose, en grande partie, sur ces "corporations professionnelles" dont les membres sont désignés—à tort ou à raison—comme "l'élite de la société." Les résultats obtenus par cette "élite" furent tels qu'ils mirent "la puce à l'oreille" aux ouvriers manuels des villes qui, à leur tour, constituèrent des syndicats ouvriers.Ces derniers, surtout depuis une dizaine d'années, ont notablement amélioré leur sort.Certains d'entre eux, même, n'ont pas peu contribué, dit-on, à restreindre l'excessive rapacité île certains spécimens dangereux parmi l'élément patronal.Mais, dans l'ensemble, on peut affirmer que l'élément travailliste des centres industriels a encore beaucoup à faire pour parvenir à maturité.Voilà où nous en sommes.Mais, nous dcmandcra-t-on, que faites-vous de la classe agricole?La tenez-vous pour une quantité négligeable?Ignorez-vous que l'agriculture est, dans un grand nombre de pays, l'industrie primordiale, le fondement économique de l'édifice social ?A ceci nous répondrons que, prise" dans son ensemble, la classe agricole non seulement n'est pas quantité négligeable, mais qu'elle est réellement une fraction indispensable au tout social et que, de plus, elle exerce une fonction prépondérante dans l'économie sociale de tout pays, tant soit peu propice à la culture ou à l'élevage du bétail.Mais—car il y a un "mais"—lorsque nous considérons l'agriculteur à titre individuel, quand nous nous rendons compte du travail qu'il exécute et des bénéfices dérisoires qu'il en retire; lorsque nous le voyons isolé, se méfiant de sou voisin qui, à son tour, se méfie de lui;quand nous le voyons payer trop cher ce qu'il achète et vendre trop bon marché ce qu'il produit ; lorsque nous le voyons mettre beaucoup trop de confiance en des représentants cpii négligent sciemment de faire honneur à leur mandat; quand, pour tout dire, nous constatons epi'il vil en marge de la solidarité au'lieu de lui vouer le meilleur de lui-même, nous sommes forcés île conclure qu'il y a une profonde lacune dans son existence.Si le cultivateur voulait, ce n'est pas "au fond de l'ornière" qu'il vivoterait; il progresserait sur la grande route; il n'aurait pas besoin d'émigrer pour gagner plus sûrement sa subsistance et celle des siens, car le produit de son travail serait rémunéré moins selon la fantaisie du traitant que d'après de justes prix par lui fixés, d'accord avec ses pareils; s'il voulait, il vivrait au grand jour au lieu de végéter dans l'obscurité; il ne l'a pas assez voulu jusqu'à ce jour; mais il le veut maintenant.Son instinct individualiste, savamment entretenu par ceux qui l'exploitent, l'a toujours maintenu au fond de l'ornière; il s'en débarrasse rapidement.Tant mieux pour lui; tant mieux pour la province. PAGE (G) G LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 6 JANVIER 1923 ETABLE DE LAITERIE Pendant nos pérégrinations de la dernière saison, nous avons rencontré un grand nombre d'éleveurs qui se proposent d'ériger l'été prochain de nouveaux bâtiments.Beaucoup de questions ont été posées à votre rédacteur â ce sujet, et je crois que ces questions peuvent faire l'objet d'un article d'intérêt général.J'ai eu l'occasion de voir un très grand nombre d'établcs et de granges, les unes bonnes, d'autres mauvaises et d'autres médiocres au cours de mes voyages, et j'ai l'impression de pouvoir présenter quelques suggestions utiles à ceux qui se proposent soit de construire, soit de remodeler leurs bâtiments.Bien des choses ont été écrites sur ce sujet, mais il est loin d'être épuisé.La question peut être envisagée sous huit aspects: l'emplacement, les proportions, les matériaux, les commodités, l'approvisionnement d'eau, l'éclairage, la ventilation, la salubrité.Tous ces points de vue sont importants.Emplacement.Tout d'abord, l'étable laitière doit être située aussi proche de l'halrtation que le permettent les lois de l'hygiène et les règlements des assurances.Le plus proche est le mieux, afin de sauver des pas dans les fréquents trajets entre la maison et l'étable, lorsque je me rappelle le temps de mon enfance sur la vieille ferme paternelle, et le nombre considerable de milles que nous avions à parcourir inutilement en un an.Le surcroît de travail pour transporter le lait et mille autres va et vient représentait un sérieux supplément de labeur.C'est pourquoi je préconise de placer l'étable laitière aussi près de la maison que le peuvent tolérer les règlements sanitaires.Puis l'emplacement doit être tel que l'on puisse pourvoir l'étable d'un bon drainage.Cela est important.Proportions.Les proportions dépendent absolument de l'étendue de la ferme, de sa capacité de production et du nombre d'animaux qui y seront abrités.On peut gaspiller beaucoup d'argent en construisant trop grand; mais une étable trop petite est une source d'embarras.L'étable doit avoir de suffisantes dimensions pour abriter confortablement tous les animaux gardés sûr la ferme, sans aucun encombrement.Outre les stalles requises pour les animaux il faut, dans le plan d'ensemble, aménager un espace pour le fourrage, une chambre ou emmagasiner les concentrés et une cave à légumes si l'on prévoit qu'on en aura besoin.Le silo doit se trouver A proximité, afin de faciliter la préparation (les rations mélangées, et le tout doit Être aménagé en vue de la commodité pour la distribution des rations dans les stalles.95 et plus à l'essai , PARFAITEMENT GARANTIE i 'ECRE-MEUSE Jtmefdccvn.UNE PROPOSITION AVANTAGEUSE Pour vaui luire connaître notre ECREMEUSE, Lien finie, de maniement facile, et é"cré.mnnt a merveille, pour $24.95.Ecréme également • bien le lait froid ou chnud Donne une crème épaisse ou Ictère.Le bol répond aux loi* lanitnires et te nettoie facilement.Diffèrent de In Ktnvure.qui 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trois.Cela exigera une largeur d'au moins 34 pieds à l'intérieur, et la bâtisse se ventilera mieux qu'une autre de 48 à 50 pieds de largeur.La question se pose aussi s'il est re-commandable de construire un ou deux étage—l'étable sous la grange.Cette disposition de bâtisse est parfaite où une colline latérale peut être utilisée pour l'entrée.C'est un plan qui offre beaucoup d'avantage, particulièrement par l'épargne qu'il fait faire dans la construction de la toiture.Matériaux.En quels matériaux faut-il construire l'étable?On a à choisir entre six matériaux: le bois, le béton, la pierre, la brique ,a tuile et l'acier.L'étable (le bois est vogue pour les toitures.La tôle froncée requiert moins de bois, et si on la relie à la terre par des fils, de la manière appropriée, elle protège en même temps contre la foudre, ce qu< évite la dépense de paratonnerres.Quant aux planchers de l'étable laitière, on a le choix de deux matériaux seulement : le béton ou les briques de liège.Le premier est très populaire parce qu'il coûte moins et peut-être posé par le cultivateur lui-même s'il en a le temps.Les briques de liège font un excellent plancher (l'étable, peut-être plus chaud que le béton, mais aussi plus coûteux.Si l'on pose un plancher de béton, il faut le faire â surface rugueuse, afin que les animaux ne soient pas toujours exposés à glisser.Le plancher de béton lisse est dangereux.Je suis assez vieux genre pour préférer les doubles stalles à cloisons d'acier, où les vaches sont enchaînées de chaque côté de la stalle.De cette manière, la vache a plus de liberté et chaque vache reçoit sa ration sans être exposée à ce que sa voisine la lui vole.Dans les stalles, il est bon de placer une couple de barres de fer pour empêcher les vaches d'avancer trop.La crèche doit avoir deux pieds de largeur, être plus grande au sommet, et le fond doit en être arrondi afin de se nettoyer mieux.Les stalles doivent avoir de -S pieds à 5 pieds 6.de longueur, suivant la longueur des animaux, et il est avantageux de les faire de 6 pouces de Le remède contre la constipation doit provenir de la Nature.La Celeri-King est un mélange d'herbes et de racines médicinales qui débarrassent le système de ses impuretés d'une manière douce et naturelle.Un vieux ramède tria expérimenté.Paquets de 30c et de 60c.La Toux Du Vendeur irrite le client—le rend incapable et mal a l'aise.Shiloh est le remède idéal il n'ost pn« un remède ordinaire contre la toux mais une formula anccialc qui prouvé «on auccèa pendant nomDrcd'nnnâca.Quelque* Kouttet amènent un soulagement immédint.30c, 60c et $1.20.Chez tous )-¦< pharmaciens.Pour; tri.' < SHILOHi \r,'t- - .,-»,' .-, jv:- Môfrx garder l'air de l'étable plus pur, n'étant point souillé par les odeurs des fumiers de veau.Un haut plafond est avantageux au point (le vue sanitaire, mais il faut tenir compte des conditions climatériques.Un plafond haut de 9 ou 10 pieds donne un plus fort cubage et pourra rendre l'établ froide lorsqu'il fera une température de Une hauteur modérée est par suite recommandablc.Sous notre climat, 8 â ')' représente une bonne hauteur.P.% ' .ES» ;•.'"¦„ï vÈÊmËÈÈÊÊÈa life:- - ¦ y- yy\*'^P'.U ¦ >•¦' lîoi 3206 Bainbridge, N.Y.encore préconisée par un grand nombre: double planche séparée par un papier de goudron, le rang extérieur quelquefois en "clapboard", mais à moins qu'on ait un excellent système de ventilation, les murs ainsi faits ne tardent pas à pourrir.Le béton ou les blocs creux de béton prennent beaucoup de vogue.Au point de vue de la durée, en proportion du coût, le mur de béton est incomparable, et on peut le faire très sec et salubre.L'étable de pierre n'est pas aussi en faveur qu'autrefois, à cause (le son humidité, même avec une double muraille de pierre.On emploie, de nos jours, pour recouvrir la pierrc.dcs blocs (le ciment, sable et cendre, qui, assure-t-on, remédient â cet inconvénient.Les briques font (le beaux murs mais, comme la tuile vitrifiée, sont trop coûteuses.L'acier ne peut être employé que dans une construction générale, et il est recommandablc pour faire une grange au-dessus d'une étable en béton.Dans les pans, l'acier n'est pas très recommandablc, parce que l'humidité le fera rou'ller.Dans les pans et aussi pour la toiture, on ne devrait employer que de l'acier galvanisé.Les bardeaux d'acier ou la tôle d'acier froncée sont aujourd'hui en grande plus à un bout, afin de pouvoir loger confortablement les bestiaux longs et les bestiaux courts.L'égout peut varier de 16 à 20 pouces de largeur, mais 18 pouces est une bonne largeur.Il ne doit pas avoir plus de 8 pouces (le profondeur et doit offrir une légère pente d'un bout â l'autre de l'étable.La plateforme devant les vaches doit être de 10 à 14 pouc s plus haut qu le fond de la crèche pour la distribution commode des provendes et pour servir de fond à la crèche.Le plancher, derrière les vaches, doit être de 4 pouces plus bas que celui de la stalle proprement d'te.Cela facilitera l'enlèvement des fumiers et, de plus, vues de derrière, les vaches paraissent plus grosses.Quand à la disposition des vaches où elles sont sur deux rangées, c'est affaire de goût.Les uns préfèrent les mettre tête à tête, ce qui est plus commode pour distribuer les provendes; d'autres les mettent qu uc a queue, ce qui est plus commode pour le nettoyage et pour la traite.Nous croyons ce dernier mode plus salubre, en ce que les vaches ne respirent pas l'haleine des autres.Il peut être recommandablc de garder les veaux dans une bâtisse séparée, ce qui permet dp Commodité.Tout doit être calculé de manière à sauver des pas: accès facile aux fourrages et â la paille, proximité des silos; que tout soit proche pour rendre rapide les distributions de rations et le service de Iétable.Les chutes d'où le fourrage est desc'endu â l'étable doivent être aménagées pareillement proche (les stalles et des allées.Surtout, la laiterie doit être proche, afin qu'on n'ait pas à marcher loin dans les mauvais temps.Approvisionnement d'eau.11 est nécessaire d'assurer en tout temps un approvisionnement d'eau fraîche en quantité illimitée.Le seau à boire individuel est satisfaisant, car l'animal peut boire à discrétion, et le bassin contigu a chaque crèche est aimé par un grand nombre, mais demande â être rempli a intervalles réguliers.L'ancienne auge commune est démodée et contribué à propager Ia.lt u-bcrculose. 6 JANVIER I92S LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE.(7); 7 QUEL TEMPS FERA-T-IL DEMAIN ?Ce Merveilleux Petit Prophète vous donne la réponse aujourd'hui.Une jolie maison en miniature, artis- te ment décorée, comme le cliche, dimension 8" x 5*.Pas un jouet, nmis un instrument scientifiquement i construit, qui fonctionne au to ma liquement.D'une durée éternelle Les Heures du petit paysan suisse et de sa femme se montrent sur la véranda pour voua dire les changements climatériques de 8 à 24 heures à l'avance.Il y a aussi un thermomètre pour la température.Le Prix habituel pour cet article nouveau et utile au Canada est $2.00, 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exempt de moisissure, qui donnera de l'air pur, exempt de lourdeur.Les deux systèmes que j'ai indiqués se contrôlent l'un et l'autre, et ils sont d'un emploi très répandu.Salubrité.Il faut beaucoup de lumière, et l'on doit pratiquer un certain nombre de fenêtres du côté ensoleillé.Il est recoin ma n-dable de situer l'établc de telle manière qu'un pan latéral sera vers le sud.Le soleil est un bon destructeur de microbes.Il devrait y avoir de 4 à 5 pieds de vitre par vache adulte.Ventilation.C'est un point très important.L'air favorise la lactation et contrbuc à conser- A notre époque, si exigeante en ce qu concerne l'épreuve contre la tuberculose et la production d'un lait pur, il est impérieusement nécessaire de porter une vigilante attention à la salubrité dans l'aménagement de l'établc.Les accessoires en fer et en acier assurent une meilleure protection contre les germes morbides que les accessoires en bois, et ils sont aussi plus faciles à nettoyer et à désinfecter, opérations qui doivent être répétées fréquemment.Le coût initial des accessoires métalliques est un peu plus élevé, mais ils sont moins coûteux à la longue.Je n'ai pas traité des compartiments de reproducteurs, ni des stalles de maternité, quoique ce soit des additions essentielles dans le plan général d'une étable laitière moderne.Le Rédacteur de la "Revue Ayrshire Canadienne".TRIBUNE LIBRE Les communications que nous publions sous celte rubrique n'engagent en rien la responsabilité de ce journal.Elles sont néanmoins sujettes au contrôle de la direction qui reste libre de les publier ou non, ou de les abréger.UNE EXPERIENCE Lachcnaie le 23 déc 1922.Monsieur le Rédacteur, Je vous envoie un résumé du travail que j'ai fait pour contrôler l'essaimage dans mon rucher.La ruche à douze cadres et le contrôle de l'essaimage.Comme vous le savez, ces deux sujets ont fait couler beaucoup d'encre et beaucoup d'articles intéressants et piquants parurent dans votre toujours intéressante revue, traitant les mêmes sujets, et plusieurs furent écrits de main de maître.Je n'ai pas l'intention, n'ayant pas encore assez d'expérience, de traiter ces sujets à fond, seulement je vais noter ce que j'ai constaté a plusieurs reprises dans mon rucher et je vous avouerai tout d'abord que la ruche à douze cadres est pour moi une ruche idéale et pour plusieurs raisons.Elle est tout d'abord presque anti-essai-meuse, et vous allez voir.Au printemps, je sortais une centaine de ruches dont quatre vingt environ étaient très fortes et, chose curieuse, je n'ai pris qu'un seul essaim et ce fut vers le dix septembre.(mais j'en connais la cause) Je dois vous dire aussi que je n'ai eu aucune difficulté ;\ contrôler l'essaimage et voici comment je procède.Au commencement de la miellée de trèfle, je passe en revue toutes les ruches fortes du rucher.puis j'enlève, suivant la force de la colonie, huit à dix cadres de couvain que je remplace par des cadres extraits ou des feuilles entières de fondation, puis je mets le protège-magasin et la hausse vide dans laquelle je mets les cadres de couvain et les abeilles qui y adhèrent.Il faut, dans ce manipulations, bien prendre garde de monter la mère dans la hausse, car ce serait peines perdues.Pour éviter ce désagrément, il est préférable de chercher le cadre sur lequel la mère est a pondre, puis le remettre dans le corps de ruche en ayant soin de lui laisser un autre cadre de jeune couvain ou larves.Je suis ce procédé depuis trois ans et il me donne d'excellents résultats.C'est à peu près tout le travail (pie je fais pour contrôler l'essaimage.En plus, je dois dire que je donne toute la ventilation désirable.Je vais maintenant essayer d'expliquer comment ce procédé empêche l'essaimage dans la ruche à douze cadres.Lorsqu'ar-rive la miellée de trèfle, la plupart des ruches sont remplies de couvain dans toutes ses phases;c'est donc le temps d'agir si l'on veut contrôler l'essaimage afin d'avoir une bonne récolte de miel et de ne pas être obligé de poursuivre les essaims a travers les champs et grimper sur les arbres avec une petite scie entre les dents.!.En enlevant alors huit à dix cadres que l'on remplace par de la fondation, les abeilles qui ont, a ce moment de l'année, comme une sorte de besoin de sécréter de la cire,sont servies à souhait, puis les butineuses auront dans quelques jours tout un étage pour déposer leur riche butin.Si vous croyez , monsieur le Rédacteur, que ces quelqms notes peuvent être utiles à quelques lecteurs, je les laisse h votre discrétion.Bien à vous, Réal Vnillnncourt.\ FEU M.FREDERIC BOUCHER.Stc-Cécilc du Bic, 26 décembre , 1922.Le vingt-quatrième jour de décembre, mil neuf cent vingt deux, ;\ une assemblée générale des membres des cercles des Fermiers-Unis de la succursale de Sainte-Cécile du liic, tenue dans la maison du secrétaire-trésorier, sous la présidence de M.A.Maglôirc Chénard, vice-président, sont présents: M.M.Gonzague Michaud, Jean-Btc .Morin, Stanislas l.avoie, Charles Chénard, Théophile Isabelle, Edouard Bélanger, Jospch d'Astous, Joseph Casista, Charles Rousseau, Xla-gloire Chénard, Jean-Ble.Michaud et Isaac Chénard.Vu le décès de M.Frédéric Boucher, cultivateur du Bic, président des l'cr-micrs-Unis, considérant le caractère honorable du défunt, sa droiture universellement reconnue, son haut sens des affaires qui l'a fait placer et maintenir à la présidence de la Coopérative des Fromagers de Québec, plus tard de la Coopérative Centrale des Agriculteurs de Québec, jusqu'en janvier 1922, société qui a prospéré sous son administration, les services noni-breaux et intelligents tpie le défunt a rendus ;\ la paroisse du Bic; Mon sieur Joseph Casista, secondé par M.Edouard Bélanger, propose que les Fermiers-Unis de Sainte-Cécile du Bic expriment publiquement et sincèrement Colorez Votre Beurre I.e colorant "Dandelion" donne au beurre une apparence.dorée et no coûte presque rien.Lisez I le Avant de barratter, ajouter une demi-cuille-rtc a thé par gallon de crème.Vous obtiendrez ce beurre d'apparence dorée pour lequel le consommateur paie le plus haut prix.Le "Dandelion" ne coûte rien, étant donné que chaque once que vous ajoutez au beurre augmente d'autant la pesanteur de celui-ci.Les grosses bouteilles ne coûtent que 35 sous, soit & la pharmacie, soit chez l'épicier.C'est un composé végétal inolîcnsif qui ne violente aucune loi hygiénique.11 est utilis?depuis 50 ans dans toutes les plus grandes beurrerics.Il ne colore pas le lait de beurre et ne laisse aucun goût.Wells & Richardson, Montréal, Que.leurs regrets de la perte de ce distingué concitoyen.Que les Fermiers-Unis de Sainte-Cécile du Bic fassent célébrer pour le repos de son âme, une grand'inessc.Que vu l'estime générale dont jouissait le défunt partout où la Coopérative Centrale a fait des opérations, la présente résolution soit publiée dans le journal "I.e Bulletin des Agriculteurs." Dont acte, fait le jour ci-dessus.Signé: Maglôirc Chénard, Président.Isaac Chénard.Scc.-Trés.{Suite à lit [>agc 14) mm II (Bip» sis m & B CE LIVRE Préconise le Béton pour la Ferme Rempli d'un couvert A l'autre de suggestions pratiques cl d'idées pour améliorer votre ferme.En suivant ces instructions bien simples, vous pouvez aisément vous construire une fosse à fumier, des rnurs de fondations, un plancher pour votre grange.De fait, il n'y a pas de limites nux choses que vous pouvez, faire avec dtl ciment—-choses qui se puîcront d'elles-mêmes bien des fois.Procurez-vous ce livre et vous apprendrez comment 200.000 fermiers canadiens rendent leurs fermes plus profitables en employant ce matériel sanitairu et a l'épreuve du feu.Envoya immédiatement le coupon ci-dessous afin de recevoir gratis ce livn: "L'Utilité du Ciment pour le cultivateur." 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PAGE (8) 8 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS G JANVIER 1923 L'élevage des veaux au collège MacDonald.Les veaux élevés dans le troupeau du collège MacDonald entrent clans la catégorie des "veaux nourris au lait écrémé", un terme qu'on emploie souvent à faux.Quoique, en tout temps, le lait écréme ne soit pas abondant, il y en a généralement assez pour en nourrir les veaux pendant une période raisonnable.Naturellement, cela simplifie notre méthode: ce genre d'alimentation demande beaucoup d'attention quoique ce soit la méthode la plus simple.La période précaire de la vie d'un veau sont les deux ou trois premières semaines après sa naissance.Pendant cette période, on s'applique à éviter les accidents de nutrition ou de digestion afin d'assurer au veau un bon point de départ.On a constaté que les précautions recommandâmes afin d'éviter ces accidents sont la propreté des seaux dans lesquels on sert à boire, une alimentation régulière, une température égale des aliments et des changements graduels, tant en ce qui concerne la nature que la quantité des aliments.Aussitôt que possible après la naissance, le veau est séparé de la mère.On lui fait boire du lait de la mère en petites quantités pendant au moins trois jours ou aussi longtemps que la chose se recommande.On doit donner le lait entier jusqu'à l'âge de trois semaines environ puis, par degrés, on remplace le lait entier par du lait écré-,mé en suivant approximativement la marche suivante: Directions pour l'alimentation des veaux: 1— 2.4— 81bs.3— 21.7—12 lbs.22— 28____6—10 lbs.2— 4 lbs.29— 35____5— 8 lbs.1— 8 lbs.36— 42____4— 5 lbs.8— 12 lbs.43— 60____ 2 lbs.8— 12 lbs.60— 90____ ____12—16 lbs.90—120____ ____14—20 lbs.120—150.14—IS lbs.150—180____ ____Réduire gra- duellement jusqu'à néant.Nous avons coutume de donner aux veaux une nourriture simple, consistant presque entièrement en une fine mouture d'avoine sous une forme ou une autre, suivant ce que nous pouvons trouver sur le marché.On obtient généralement de la fine farine d'avoine à un prix raisonnable.Nous employons actuellement un mélange, à parties égales, de farine d'avoine et de farine de maïs, mélange qui nous est préparé par notre meunier.Pour chaque cent livres de ce mélange, nous donnons vingt-cinq livres de tourteau.A ce régime nous ajoutons la ration de lait naturel en petite quantité en mCnic temps que nous habituons le veau au lait écrémé.Cette ration de farine est augmentée graduellement a mesure qu'augmente la ration de lait écrémé, jusqu'à l'époque où le veau absorbe de douze à seize livres de lait écrémé par jour, alors que nous lui donnons de 3/4 à une livre de farine par jour.Aussitôt que le veau commence à Mta-ger de la farine, on lui en donne en petites quantités qu'on augmente graduellement suivant son appétit.Depuis nombre d'années, nous avons aussi obtenu de bons résulatts d'un mélange moitié avoine ronde et moitié son.Si l'avoine n'est pas de la meilleure qualité ou si, pour une autre raison, le veau ne se développe pas aussi bien qu'il devrait, nous ajoutons vingt-cinq livres de tourteaux par 100 livres de mélange avoine et son.Les quantités sont réglées par la quantité de lait écrémé qu'on a à sa disposation.Si l'on a peu de lait écrémé et qu'on ne le sert pas aussi longtemps qu'il est indiqué au tableau ci-dessus, on augmente les rations avoine et son, sans toutefois dépasser deux livres par jour et par veau.On donne au veau la meilleure qualité de foin et trèfle.Comme pour la farine, on commence à lui en donner dès qu'il consent à en prendre, et quelques brins à la fois seulement, pour commencer.Le veau, à cet Age, consomme peu de foin, et son appétit est la meilleure indication de la quantité à lui fournir.Un veau de six mois mangera aisément cinq, six, et quelquefois jusqu'à sept livres de foin par jour.La partie succulente des rations de veaux varie plus que toute autre suivant les individus.Disons tout de suite que l'époque où donner de l'ensilage ou des plantes racines est une question très controversée parmi les éleveurs expérimentés Notre opinion, fondée sur l'expérience, est que le veau qui a une bonne qualité de breuvage n'a pas besoin aussi tôt de plantes racines ou d'ensilage.Un veau acquiert quelquefois le goût des navets à deux mois et demi, tandis qu'il ne prendra qu'un mois plus tard le goût du fourrage de silo.Il n'y a aucun danger à donner de bonne heure au veau du blé d'Inde ou des racines du silo, si la qualité est bonne et n'a pas souffert de la gelée, ni n'a été autrement endommagée.Nous avons coutume de commencer par donner au veau un navet, que nous coupons en deux, afin de lui donner plus de chance d'y mordre.A trois mois, le veau a généralement déjà commencé à manger un lieu de farine et de foin.Comme il est naturellement curieux, le veau fera généralement vite connaissance avec les nouveaux aliments, et on sera surpris d'observer comme il se donnera de peine pour manger tout un navet et comme il paraîtra en éprouver du contentement.Au bout de deux ou trois semaines, on pourra lui donner une couple d« livres d'ensilage.Cette dernière ration sera graduellement augmentée jusqu'à ce qu'il en ab-sorl>e de dix à douze livres par jour à l'âge de cinq à six mois.La plupart de nos veaux naissent a l'automne, de sorte que notre régime est formulé de façon à ce que l'alimentation se fasse le plus commodément possible.Le premier régime est de la plus haute importance pour donner aux veaux un bon point de départ.Ensuite, il s'agit de maintenir une croissance constante jusqu'à ce que, à six ou huit mois, le veau soit suffisamment développé pour se tr»u-v»r au plturage."Les propriétaires ruraux constituent partout la classe la plus digne de remplir les fonctions publiques".Le Play Les industriels et les commerçants qui recherchent la clientele de l'agriculteur consciencieux et prospère ont le devoir d'annoncer dans le "Bulletin des Agriculteurs".{."Revue Ayrshire Canadienne") LE THE PRIMUS est reconnu aujourd'hui tecisjr?* le thé le plus fragrant, le plus_ délicieux, 1« plus économique sur le marché. G JANVIER 1923 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE (9)'J Le soleil comme plante à ensilage Dans les régions où les températures sont relativement basses pendant la saison de végétation, et où le maïs et le sorgho ne donnent pas de gros rendements, on admet que le soleil est une plante très utile pour l'ensilage.L'étendue consacrée a sa culture augmente rapidement.On a constaté que le soleil est beaucoup plus résistant a la gelée que le maïs.C'est sur la terre argilo-sablcuse, bien pourvue d'humus.que l'on obtient les meilleurs résultats, ma:s cette plante a été cultivée avec succès sur un sol sablonneux dans le nord du Michigan.Le soleil vient bien sur tous les sols qui portent une bonne récolte de maïs.On préparc le sol de la même façon que pour le maïs.On le laboure généralement au printemps et on le travaille avec une herse ;\ dents ou, si on le laboure en automne, on peut le mettre en état de plantation au moyen du disque au commencement du printemps.Les essais sur les dates de semis font voir que le soleil peut Gtrc semé en même temps que le maïs.On considère qu'il est bon de couper la récolte avant que la graine ne soif dans un état pâteux ferme.La plupart des experts conseillent de récolter le soleil pour l'ensilage lorsque 50 à 60 pour cent des plants sont en fleurs.Dans les climats secs, on peut récolter plus tût que dans les climats humides.On peut se servir de hache-maïs ordinaire pour le soleil, mais il est préférable d'en avoir un à larges ouvertures, afin de laisser passer les grosses têtes.Il faut ajuster les couteaux à un quart de pouce et les visser solidement sur le hachoir.On n'aura que peu de difficulté à hacher le soleil si on insère les plants dans le hachoir la tête la première.L'ensilage du soleil se tasse plus facilement que l'ensilage de CONVULSIONS Démit ndcE notre livra gratuit donnant del détail* complet! sur la fameuie préparation TRENCH pour épilepstie •t convuliioni.Simple traitement domestique.Plus de 30 am de iurîi Témoignages de toutes lès parties du monde.Plus de 1000 en une année.Ecrivez de suite a TRENCH REMEDIES LIMITED 2707 St.James Chambers.79 Adelaide St.E.TORONTO.ONT.maïs.S: le soleil est vieux et quelque peu sec, il sera nécessaire d'ajouter de l'eau avec l'ensilage.Le sol il se tasse beaucoup plus serré dans le silo que le maïs.11 en résulte que la masse est plus lourde et exerce une pression beaucoup plus forte sur les parois.Il faut surveiller le silo de près jusqu'à ce que tout le tassement soit terminé.S'il a tendance à craquer, on peut éviter tout ennui sérieux en le renforçant avec des bandes de fer.La plupart des essais d'alimentation indiquent que l'ensilaged soleil, lorsqu'il est bien fait, vaut l'ensilage de maïs pour la production du lait.On l'a donné également à la station de Montana.aux boeufs d'engrais, aux brebis portières et aux truies port'ères, et les résultats ont été sat'S-faisants.Par sa composition, l'ensilage de soleil soutient favorablement la comparaison avec celir du maïs et du sorgho, ainsi que l'indiquent les analyses effectuées.II est un peu moins riche en hydrates de carbone ou en azote que le maïs et le sorgho, mais il est plus riche en gras et protéine.Il ne vaut pas, eu éléments digestibles, l'ensilage de maïs.La plupart des preuve?résultant des essais d'alimentation conduits aux Etats-Unis et au Canada, nous portent a cette conclusion que, quoique les animaux puissent hésiter d'abord à manger de l'ensilage de soleil, ils s'y habituent bien vite et, à l'exception possible d'ensilage de maïs, ils l'aiment tout autant que les autres.Mr > * ' rvwaa -sasot tsfej ^.ans la tranquillité et la solitude, si votre'une a besoin de s'épancher, qu'elle le fasse à la grande amie.Allez-y en toute confiance, je ne vous en aimerai qu'un peu plus chaque jour.Une dame célèbre, que vous connaissez toutes, au moins de réputation, madame de Sévi-gny, avait pris pour emblème une hirondelle avec ces mots pour devise:"l.c froid me chasse!" C'est une manière gracieuse de dire: "J'aime et je veux être aimée; je fuis les lieux où mon coeur rencontre la politesse à la place de la sympathie; je ne me plais qu'avec les coeurs qui favorisent l'expansion du mien en le payant de retour." AUX ABEILLES.—"Doigt De Fée" aimerait correspondre avec une soeurette ayant quelque attrait pour la littérature."Aline Aux Yeux Noirs", désire recevoir: "La Marseillaise." Grand merci aux complaisantes soeurs.PETIT COEUR A NINON.—Pauvre petite amie qui se met martel en tête pour si peu; savez-vous que je regrettais presque de vous avoir écrit, puisque vous avez découvert ce point noir qui a assombri votre joie.Je ne doute pas de votre affection, une petite visite chez ma tendre amie m'en a vite convaincue.Ces hésitations que fait germer en vous une trop grande modestie, ne m'inciteront pis à vous choisir une correspondante de force moyenne; pour les progrès de votre humble personne, tout aussi bien que connue distraction, j'en découvrirai nue de qui l'on pourra dire: "Neniincm illc habet parcm" Personne n'est de sa force et ne peut lui être comparé.Ayez confiance, là est le secret de toute réussite.Je vous dis au revoir, à ma nouvelle surprise.Il va 20 Abeilles dans St-F.et I dans R.AUX ABEILLES.—"Epouse de 25 ans" serait enchantée de recevoir les déclamations: "Le chapelet ensanglanté", et "Le rêve du Soldat.'1 "Don Quichotte" désire recevoir un patron de tricot pour peignoir ou kimono; ainsi qu'un autre pour rideau de porte.Elle donnera, en échange, d'autres patrons ou chansons, ou bien lie les retournera quand clic en aura fini.HENRIA.—Depuis quand croyez-vous qu'il soit nécessaire de rêver?Il est plutôt fort distrayant, après un travail acharné, de s'installer confortablement, et la de s'envoler vers des sphères inaccoutumées pour y chercher compensation.Par cet enjôleur, l'Ame métamorphose tout ce qui l'approche; les contrariétés, malheurs, épreuves, s'oublient, s'épurent, se voilent sous la caresse qu'il leur donne.Il est un rêve qui prend aussi le nom d'espoir; niais, ne peut s'y bercer que le très petit nombre.Pour ceux-là même, à quelques exceptions près, la réalité batailleuse les attend, elle seule est l'issue de ce sentier d'azur.Pour vivre relativement heureux, il faudra donc fuir le rêve; nous fuirons avec lui la désillusion qui en est le dénouement inévitable.FAUVETTE DE LA VIERGE.—N'ai-je pas bien choisi vos divertissements?Ce bouquet de remerciements et de promesses que vous nie lancez si élégamment me fait regarder là-bas vers les rivages du fleuve où l'on m'accueillerait si chaleureusement, il nie semble.Le mieux se fait-il enfin sentir?J'attends un oui favorable qui nie réjouirait beaucoup."Amoureuse de King" accepte de correspondre avec vous et vous prie de Ici adresser la première lettre, en vous faisant tout de suite connaître.GERBE DE RUTH.—Vous vous inquiétez de votre soeurette "Sombre Avenir".Je lui ai répondu, dans lu Bulletin du 1S novembre dernier, et dans la première colonne, ce qui n'est pas à dédaigner.Comme elle, vous souffrez, pauvre petite colombe blessée, mais par mes tendres propos je vous relèverai de cet affaissement, et les efforts réunis de toutes les abeilles donneront la vigueur à vos ailes tombantes.Bientôt, nous vous verrons prendre une nouvelle envolée vers le bonheur.On dit que la raison n'a rien à faire avec le coeur, mais vous pourriez cependant faire mentir le dicton, sans en craindre les effets (pli, selon moi, ne pourront être que salutaires pour vous.Merci de tous vos envois (pie j'ai fait parvenir à qui de droit et nies amitiés à la blanche colombe que je vois déjà se relever.Il y a soixante-cinq Abeilles dans ce comté, mais je n'en ai pas découvert dans la paroisse en question.AUX ABEILLES.—"Gerbe de Ruth" désirerait une correspondante de vingt-quatre ans demeurant dans le comté de Bonavcnlurc."Providentielle" désirerait les acrostiches sur les noms: Alice et Anaclct.La même Abeille dit qu'elle réserve une surprise à celle qui lui enverra "La berceuse aux Etoiles", "L'Angelus de la mer", toutes deux avec accompagnement, ainsi qu'une chanson comique "Simon, not'grand gas"."Providentielle" enverra aussi, à celles qui en feront la demande: "Le fuseau de nia grand'mère", déclamât ion, et les chansons: "La neige"."L'Eternelle voix," "Les trois Noels'' et "Au pays de France".FLEUR MYSTIQUE.—Je remercie toutes les Abeilles des chansons qu'elles ont bien voulu vous procurer; ne parlcrez-vous pas toujours en leur faveur?Elles suivent avec ferveur la devise si bien découverte et soutenue depuis sa base: Travailler, Aimer, Servir.Dans ces trois mots se trouve résumé tout le secret du bonheur, et, les joignant à celles qui les mettent en pratique, l'on peut se dire, en toute sincérité: "Il ne leur manque aucune chose." IfilHES EN VITAMINES PROVIDENTIELLE.—Si vous croyez mon affection diminuée envers vous, chose qui, entre parenthèses, n'est (pie dans votre imagination inquiète, je vous en prie, n'en attribuez pas la cause à ce que vous n'avez pas travaillé au recrutement comme vous l'auriez désiré! Croyez-vous que d'aussi piètres motifs détermineraient la raison de ma pour ou contre-amitié?Allons donc, je ne veux pas croire que vous nie jugez ainsi.Donc, c'est entendu, je vous aime beaucoup et je vous redis,comme dans la chanson: "Rien n'est plus beau sur cette terre que de s'aider et de s'aimer; pour nous, la vie est passagère, soyons unis, soyons amis." OMERETTE.—"Ruth" désirerait correspondre avec vous selon la demande que vous en faites.Elle vous prie de lui envoyer la première lettre et vous assure d'une réponse immédiate.Ruth espère trouver en vous une amie affectueuse et fidèle qui saura combler le vide causé récemment par la mort d'une soeurette correspondante.PERVENCHE DU FOYER.—Vous avez oublié de spécifier ce que vous désirez.Vite une autre lettre et me demandez ce qui avait pourtant l'air très pressé.Je ferai exception pour vous vu que c'est pour ce fameux concert.J'AIME LE BEAU CHANT.—Je ne demande pour vous (pie deux chansons aux Abeilles; c'est que je vous en ai expédié plusieurs autres.Il paraît donc, pauvre chérie, que votre tour vient moins souvent qu'il ne faudrait; laissez-moi vous donner le baiser de paix et n'en parlons plus.Le doux sourire de votre finale m'est heureusement arrivé connue un bon dessert pour lequel je m'étais gardé grand appétit.Juste assez sucré,votre miel, petite Abeille, c'est excellent! MIE GASPESIENNE.—Il y a de tout dans les lettres de nos soeurettes, les confidences sont assaisonnées de tendres propos, et l'on passe, comme il est demandé dans la littérature, "du grave au doux, du plaisant au sévère." Ne vous gênez donc pas de me raconter tout ce que vous apportez d'imprévu, d'inconnu ou d'inattendu, ou même ce que vous trouverez bien ennuyant.La grande amie est pleine d'ardeur et de douceur pour vous recevoir.J'ai choisi pour vous le premier pseudo, espérant qu'il vous agréera.Je me retire en vous saluant amicalcmcnt.2ç G JANVIER 1923 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS l'AGE (13) 13 ROSIER FLEURI.—En enlevant une tache de rouille sur la soie bleue vous risquez d'endommager le lissu.C'est pourquoi vous devez essayer le procédé recommandé sur un morceau de la soie avant de l'employer.Voici deux recettes qui réussissent bien, ordinairement.lo.Faites une pàtc de la crème de tartre et de l'eau, appliquez-la à la tache et et exposez au soleil.2o.humectez la tache avec du jus de citron, puis faites sécher au-dessus d'un fer chaud.Lavez dans de l'eau savonneuse.11 n'y a, dans la paroisse en question, que deux Abeilles qui ont déjà leur correspondante.Quant à la mode, les robes sont portées très longues, beaucoup avec pointes ou panneaux descendant jusqu'à la cheville du pied et on accuse une forte tendance à draper plutôt qu'à perler ou broder.Je vous ai expédié le patron demandé.LYS PENCHE.—Non, ma chère, il ne vous faudra pas abandonner la correspondance pour cette raison.Je serai toujours très heureuse de recevoir vos confidences dont je garderai le secret le plus jaloux et je ferai toujours mon gros possible pour vous réconforter si le besoin s'en faisait parfois sentir.Je comprends parfaitement qu'il y a souvent dans la'vie des moments engoissants ou peut-être embarrassants, surtout lorsqu'il s'agit de prendre une décision de cette importance, mais ne faites rien à l'aveugle.Quant à la chanson, elle peut fort bien être chantée, surtout si les enfants ne sont pas trop figés.RUTH.—Malheur au prince que vous enviez et qui héritera de mon.large coeur! Ma foi, je crois qu'il est définit ivetnent passé outre.Après avoir jeté un oeil inquisiteur sur le bourdonnant rucher, il a été fort effrayé de constater le nombre dépassant les quatre mille abeilles bourdonnantes et empressées autour de leur reine.Disons-lui au revoir et ne le regrettons aucunement: ce n'est qu'un trouble-joie.Tout mon temps est requis pour vous toutes, mes chéries, et votre affection me paie amplement; plus de place pour qui que ce soit, et plus particulièrement pour les "princes." Aimons le Prince des prince-;, puis aussi, si l'on veut, notre beau et sympathique petit Prince de Galles, et c'en est assez sur ce sujet pour vous y faire rêver.Au revoir, chère Ruth reconnaissante.PETIT MUGUET.—Cette négligence ne compte pas avec Ninon qui ne se souvient jamais des oublis de ses chéries.Je ne cultive pas ma mémoire, ça enlève des amies! Malheureusement, je n'ai pas, plus que vous, des nouvelles île l'abeille en question.Qui pourrait, mieux que moi, comprendre votre douleur du départ de celte soeurette! "mais le brisement du coeur, ce regret constant qui tout à la fois le ravit et le déchire, qui pourrait y remédier ?.Personne au monde, pas même Dieu, et, en cela comme en toutes choses, qu'il soit loué éternellement et béni; non, rien ne peut effacer la puissance du souvenir!—J'ai reçu les abonnements, il y a longtemps.Il n'y a que deux Abeilles dans votre paroisse.AUX ABEILLES.—"Petit Muguet" serait heureuse de recevoir la chanson: "Malgré tes serments, tes promesses", avec accompagnement."Automobile" possède une trentaine de déclamations qu'elle échangerait contre vingt-cinq coupons de poudre à pâte Magique.AUTOMOBILE.— C'est le premier hiver que vous passez avec nous; vous verrez comme vous n'en sentirez pas les rigueurs; c'est une vraie Californie que la ruche! Vers qui dirigez-vous vos pensées lorsque vous cousez ainsi, durant de longues heures?Ce n'est pas toujours le temps de la méditation.Contez-moi cela, je vous en prie; je ne doute pas que j'aurais de grandes surprises si vous m'en faisiez part.DON QUICHOTTE.—Non, vous ne m'avez pas fatiguée en me demandant si peu de chose.La grande amie se fati-giic-t-cllc à causer paisiblement avec ses petites soeurettes?—Pour cet hiver les pardessus et les guêtres sont également portés.On voit aussi les bottes russes, mais elles sont surtout pratiques à la ville.COMTESSE.—Si je découvre un défaut, je vous laisse à deviner lequel.Vos premiers pas dans la ruche me font songer aux premiers pas de l'enfant qui n'a d'yeux que |iour sa maman qui lui tend les bras.Je suis, pour vous toutes, une maman aux cents bras.Ne vous l'imaginez pas, vous diriez bien: quel monstre! C'est moralement que je peins mes images.Le général (pie vous faites a-t-il bien du trouble avec son armée de bambins?S'il leur prenait fantaisie d'organiser une croisade, démissionneriez-vous?—Je vous trouve un peu gourmande et nie vois au regret de vous refuser du dernier mets convoité.Ce fameux livre, que voulez-vous?Un livre, c'est si.volumineux! (e crois que l'abeille "Ding a ring a ring" est la correspondante qu'il vous faut; écrivez-lui la première lettre et vous m'en direz des nouvelles.PETIT COEUR D'OU.—Si vous saviez combien je suis peinée de ne pouvoir vous accorder cette demande; niais c'est une vraie annonce que vous m'apportez là, et il m'est interdit de publier quclqu'annoncc que ce soit, ici.En vous adressant directement au Bulletin, pour une légère somme on vous publierait votre offre, et vous auriez comme clients non seulement les abeilles mais, ce qui serait bien mieux pour l'heure, les détenteurs mêmes de l'argent dont celles-ci peuvent disposer lo.Je pense que votre opinion, à propos des amusements que vous nie décrivez, est fondée, fondée sur les bons enseignements que vous avez reçus, et qu'elle est de beaucoup la meilleure; n'en changez point, vous y perdriez beaucoup.2o.Le papier à lettre rose signifie: amitié tendre et enthousiaste; le mauve: la mélancolie; le bleu: le merveilleux, le fastueux.3o.Il n'est pas nécessaire que la maîtresse de maison tienne le paletot du pré-Ire qui vient porter la communion, à moins que-ce ne soit un vieillard, -lo.Il faudra laver le ruban blanc dans une eau tiède savonnée au Lux, ne pas trop le retordre et le repasser tout de suite.AUX ABEILLES.—"Comtesse" demande à ses soeurettes les déclamations suivantes: "Le chapelet ensanglanté" "Lettre d'une mère française à une mère allemande"; et la chanson: "Parfum du soir." NENUPHAR.—Vous aimez jouer à cache-cache, ou bien vous voulez nie faire croire que je ne vous connais guère; sa-vcz-vous que ie me souviens trop bien de mon pet it Nénuphar pour "tomber dans le panneau".Cependant, j'avouerai qu'il nie reste un coin du voile sur les yeux, car je ne puis encore m'imaginer pourquoi vous redemandez l'hospitalité; vos soeurettes ne vous ont pourtant point chassée.Je vous ai expédié les chansons de mandées.ROSE DE LIMA.—Vous souffrez de rhumatisme sciatique, pour lequel il n'y a pas grand remède; cependant, on nie dit que de manger du céleri bouilli et d'en boire aussi le liquide, plusieurs fois par semaine, donne de grands soulagements.Je vous félicite de tous les prix remportés; que faites-vous de tous ces beaux ouvrages ?Mais ne travaillez plus au tricot aussi souvent, c'est précisément ce genre d'ouvrage qui vous ankilosc les nerfs ainsi.Si je découvre d'autres bons remèdes, je me ferai un plaisir de vous en faire part.Je suis un peu plus jeune (pie vous ne crovez.J'ai compté 9 Abeilles dans votre paroisse.LOLITA.—Quel galant jeune homme vous faites, ma mie! En me voyant ainsi respectée, je me suis vue transformée en noble et haute dame recevant les tendres hommages de toute la noblesse puis des simples bourgeois timides, mais heureux tout de même de pouvoir m'appro-cher.Ce que vous la faites trotter, cette folle du logis qui est en moi! Eli bien, en reconnaissance de votre soumission, vous parviendrez à la charge de première conseillère de mon duché.Vous aurez droit et devoir même, de fournir, à l'heure où viendra le naufrage, la barque libératrice qui nous ramènera.;au palais?Hélas non, au rucher, dont nous n'aurions jamais dû nous envoler, pauvres Abeilles dont enfin la reine se réveille,—Vous avez omis de me dire votre âge en me demandant le mien; alors à une autre fois la réponse.J'ai fait votre message à Chrysanthème.AUX ABEILLES.—"J'aime le beau chant" désirerait recevoir les chansons suivantes: "Petite Mimi", et "Souviens-Toi".—"Lolita" offre à ses soeurettes des déclamations ou chansons en échange de-dix coupons de Poudre à Pâte Magique.— "Seule à penser" demande la déclamation "Le contrat de Mariage." SEULE A PENSER.—Vous excitez nia jalousie! Dorénavant vos attentions seront toutes pour la brebis égarée et retrouvée après des heures d'inquiétude.C'est bien, amie, jouissez de sa présence; vous avez beaucoup espéré, qu'il ne soit pas dit que la réalité désillusionne toujours.Et cette fois, pour qu'il ne s'éloigne point soyez franche et confiante."S'aimer c'est s'épancher tous les jours, se dire tout sans réserve; affaires, idées, sentiments; aimer, c'est ne garder rien à soi, mettre en commun son âme tout entière, même en ces nuages confus qui peuvent devenir des orages dans le coeur qui les fomente au lieu de les confier."Aimer, c'est marcher avec un guide protecteur dans les sentiers périlleux fie ce inonde; guide charmant qui détourne île vous les ronces pour ne vous laisser que les fleurs.C'est avoir un conseiller plein de prudence qui conn.lit vos qualités et qui sait les faire valoir; un juge intéressé, sévère par orgueil, mais indulgent l>ar tendresse, qui rêve pour vous la perfection, mais qui vous chérit malgré vos fautes, c'est avoir un ami à qui l'on ose tout dire, parce qu'on lui laisse tout deviner; c'est vivre de confiance et
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