Le bulletin des agriculteurs /, 1 janvier 1923, samedi 20 janvier 1923
VOL.8 No 3 MONTREAL LE 20 JANVTER 1923 ;Prix: 10c.!e numéro N19 1923 An».Ins; '.-tip: .f, MM Les sports d'hiver dans les Laurentides.Craclaueti Ju C.P.R.D'ACTION ECONOMIQUE, POLITIQUE ET SOCIALE PAGE (2) 34 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 20 JANVIER 1923 Pour un mal de tete bilieux Faites bouillir une tasse de Celery King—herbes el rncines naturelle* —un laxatif et dépuratif doux.Rétablit le foie et Btimulc la digestion.Vouii fait sentir éveillé et vigoureux.30c et 60c chez les pharmacien*.Arrêtez Cette Toux Elle voiifj désole, vous et voa omis.Elle est dangereuse.Quelques gouttes de Shïloh, le remède vieux !¦!¦¦ 50 ana, amènent un eoulugemcnt imtnedi'it.Sliiloli nrretc ce chntouîllrmrnt irritant de 1.» «orge, telfiche la pituite et cicatrisa Ici tiaaua.Procurez-vous duShiloh .(,'.- votro pharmacien.30c.60c et $1.20.m ULOtt r Pour IaToux comment determiner la valeur des aliments.On a proposé et employé différentes méthodes pour déten liner la valeur relative des aliments.Quelques-unes de ces méthodes ne sont pas généralement applicables sur la ferme, parce qu'elles sont compliquées et qu'elles exigent l'emploi île coefficients de digestibilité et d'énergie, etc.D'autres sont relativement simples; elles ne donnent pas peut-être des résultats tout a fait aussi exacts que les systèmes plus élaborés, mais ces résultats se rapprochent suffisamment de la vérité pour toutes fins pratiques.Nous dévrivons ici une de ces simples méthodes.Nous avons déjà dit que le cultivateur achète des moulées surtout pour augmenter la quantité tie protéine et de matière grasse que renferment les grains et les fourrages qu'il cultive sur sa ferme.La valeur de ces moulées achetées dépend donc premièrement et principalement des pourcentages de protéine et de matière grasse qui s'y trouvent.Nous pouvons donc comparer les aliments sur cette base et obtenir le prix par unité de protéine-gras dans les différentes moulées ;\ l'étude.Kx: La valeur de l'unité de protéine-gras.Additionnez les pourcentages de protéine et de matière grasse et divisez le prix de la tonne par le total.Le résultat est le prix de l'unité de gras-protéine dans l'aliment.Exemple: On offre deux échantillons de farine de graine de coton, le premier a S40 la tonne, l'autre a S50 la tonne.Lequel est le moins cher ?Voici, d'après l'analyse garantie, la composition de ces deux échantillons:— A B S40 la t.S50 la t.Protéine .26.50 37.62 Matière grasse.5.S4 7.91 Cellulose .19.97 9.87 A.26.5+6.SI—32.34 '10.00 -SI.24 prix d'unité de pro- 32.34 téine et de matière grasse.B.37.62+7.91—45.3 50.00 -SI.10 prix d'unité de prottine 45.53 et de matière grasse.11 est donc évident, d'après ce simple calcul, que le prix demandé pour le même poids de protéine et de matière grasse est de 14 centins de plus élevé dans A que dans B.Voici maintenant comment on peut trouver la valeur relative par tonne de A, par comparaison à B: 32.34 (unités de protéine-gras dans "A") x SI.10 (prix de l'unité de protéine-gras dans "B")—S35.57 On voit donc que lorsque "B" vaut S50 la tonne, "A" ne vaut pas plus de $35.57, et cependant le' prix demandé pour A est de 340 la tonne.coin du chercheur 1 Un an s'en est allé, un an s'en vient; le passé ne laissera qu'un souvenir, celui qui suit a toute notre espérance.Puisse-t-il fiiire lever l'aurore d'un progrès grandissant des organisations agricoles, et d'une plus grande prospérité pour les agriculteurs.En attendant, saluons le changement de quelques rimes: Sachez que dans notre village, Si la coutume est surannée, Changer l'almanach c'est l'usage Quand vient une nouvelle année.En ingrat que rien de désarme, On prend le vieux calendrier Pour le livrer , sans une larme, A la flamme de son foyer.Il était pourtant très fidèle A marquer les jours et les mois, D'un laps qui fuit à tire d'aile En nous vieillissant, le sournois.Le temps c'est l'impalpable chose Qu'un mortel ne peut retenir; Sur lui, nulle main ne s'est close; Il n'en reste qu'un souvenir.On en conçoit mieux la traîtrise Après coup, répété souvent, Mais à quoi sert qu'on le redise; On est sceptique en son printemps.Sans un arrêt, sans une pause, Journée d'une journée suivie, Comme il passe! et par telle cause S'écoule et s'abrège la vie.La vie est un charmant voyage Pour un coeur ardent, généreux: Malgré tout, quelque soit notre age, On sait l'art d'être malheureux.Cet art tient de notre nature: C'est le lot de toute la gent Qui cherche un bonheur en peinture, Tandis que le réel attend.Sujet a cette loi commune: Moment joyeux, moment chagrin, Dès que survient une infortune En donner la faute à quelqu'un.Haro sur l'an; qu'on le punisse! On vieillit, on est maltraité; Ne faut-il pas que ça finisse ?Et tout ému l'on est resté.Courage et que Dieu vous bénisse! Ne doutons point de sa bonté, Que la destinée s'accomplisse; Que soit faite sa volonté.Mais armons-nous de patiente, Ce qui peut tout mener à bien Joignons-y la persévérance; Sans la couple l'effort n'est rien.Conservons notre indépendance— Toute servitude amoindrit— Elle sera notre défense Pour les intérêts qu'on trahit.Apprécions toujours la terre Pour y demeurer attaché; Faisons tout pour être prospère Et nous aurons la royauté.Pol.B.L'ADRESSE, S.V.P.Nous recevons une Ietttre signée: Maurice Arriel, mais n'indiquant aucune adresse.Comme cette correspondance sollicite des renseignements que nous serions heureux de donner, nous prions la signataire de la lettre en question de bien vouloir nous faire parvenir son adresse par retour du courrier.L'Administration.LE THE PRI1\ IUj vous assure une délicieuse tasse de thé pur, à l'aromeexquis, incomparable.04 20 JANVIER 1923 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE (3) 3S TRIBUNE LIBRE Les communications que noua publions sous cette rubrique n'engagent en rien la responsabilité de ce Journal.Elles sont néanmoins sujettes au contrôle de la direction qui reste libre de les publier ou non, ou de tes abréger.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS.Deschambatilt 3 janvier 1923.Monsieur J.N.Ponton, Dir.du B.dcs Ag' r- Il me fait plaisir de voir que vous avez relevé dans votre journal l'histoire que faisait le "Bulletin de la Ferme", dans un de ses numéros, d'un cultivateur devenu riche et qui voulait tirer du grand et qui se fit élire, à la grande surprise de ses compatriotes; qui passait son temps ù mâcher de la gomme, fit rire de lui etc, etc.Ce journal veut-il vous parler de ces députés soi-disant cultivateurs, mais avant tout libéraux?Si c'est d'eux, ils sont bien payés pour avoir suivi le gouvernement à l'aveugle, comme ils l'ont fait.Mais pour nous,cultivateurs, n'est-il pas insultant de voir écrire de telles choses dans un journal qui se dit le journal des coopératives fédérées?Mais pour un journal qui a écrit des niaiseries comme le "diable est aux vaches" et l'histoire de "Johnny Casscpinette", il n'est pas surprenant tie lui voir écrire de telles choses et nous pouvons nous attendre à d'autres choses de pire, pour peu que le mouve- l.'Ange Gardien, 30 décembre 1922.Monsieur le Directeur:— "Le Devoir", numéro du 2f> décembre, a publié une lettre de M.Savignac, notaire, lettre qui mérite attention et commentaires.M.Sa vignac commence par d:re que nous aurons des élections, nécessitées par le besoin de faire juger les gouvernements actuels.Si réellement le gouvernement a l'intention, qu'on lui prête, de faire les élections au mois de février, peut-on penser qu'il a le désir d'être jugé par le jury populaire agissant avec connaissance des faits?Puis M.Sa vignac, dans sa lettre, dit des vérités, fait des suggestions qui, pour être opportunes, n'en sont pas moins un peu difficiles à réaliser.Oui, nous avons les gouvernants que nous méritons.Bien vrai, aussi que pour avoir de bons représentants, il faut choisir de bons candidats, et la lettre de M.Savi-gnac dit: "Sachons choisir avant tout un candidat pour son mérite et sa valeur, représentant les vrais sentiments d'un comté, et le reste viendra facilement." Pas si facilement que cela.Supposons que le citoyen le plus représentatif d'un comté soit relativement pauvre, avec quoi paiera-t-il les frais d'une élection, même très honnête, parce que les élections ne se font lias seulement avec des prières.Alors il faudrait (pie ce citoyen,représentant les vrais sentiments des gens de son comté, soit personnellement riche pour pouvoir combattre avec avantage le fanatisme bête qu'on appelle esprit de parti et aussi l'organisation ayant à son service les moyens fournis par une caisse électorale, â moins que ce candidat n'accepte, lui aussi, l'appoint d'une caisse électorale, ce qui lui ferait perdre son indépendance et en ferait un esclave des fournisseurs de la dite caisse et aussi de la machine opérant, au dire de M.Savignac, sous le nom de convention.M.Savignac suggère une organisation indépendante des partis.Très bien, mais pour avoir une organisation indépendante, il faudrait avoir des citoyens indépcndants.puis il faudrait que ce candidat choisi ait personnellement les moyens financiers de se faire élire ou que ceux qui désirent son succès lui avancent l'argent nécessaire.Mais pour cela, il faudrait que la masse du peuple comprenne ce que les membres des grosses compagnies ont compris depuis longtemps: â savoir rpte la p upart du temps les députés sont les serviteurs de ceux qui les ont fait- élire.Quant au comité suggéré par M.Savignac, je ne voudrais pas prétendre que partout il au- ment d'association des Fermiers-Uni devienne plus fort ; et il le devient.Heureusement que nous avons, dans le "Bulletin des Agriculteurs", un journal qui prend la défense des cultivateurs, un journal qui a pour rédacteurs des gens qui connaissent les besoins de la classe agricole .et qui sont prêts A défendre les cultivateurs partout où ils sont attaqués.Je souhaite que tous les cultivateurs ouvrant les yeux sur ces faits, s'abonnent en masse au Bulletin des Agriculteurs, s'enrôlent tous, sans exceptions, dans les rangs des Fermiers-Unis.Cela serait, selon moi, la meilleure réponse à faire à ceux qui se moquent du mouvement agraire dans la province, lin terminant, M.le directeur, je formule le voeu que l'an 1923 voit le travail (pie vous faites, pour grouper les cultivateurs, couronné d'un plein succès.Bien ;\ vous, Octave Dclislc.Sec-trés.des Fermiers-Unis de la suce, de Dcscliambault.rait le sort qu'il a eu dans Rouvillc.où nous avons essayé la chose, et où toutes les précautions furent [irises pour rendre justice aux partisans libéraux et conservateurs.Le président était un libéral, maire d'une paroisse, le vice-président était un conservateur et les membres étaient moitié libéraux moitié conservateurs.Mais plusieurs des membres libéraux, dont quelques-uns avaient accepté formellement, démissionnèrent.Pourquoi ?Certaine rumeur veut qu'un grand chef libéral, quelque chose comme un pacha, aurait passé un maître savon â ces libéraux coupables d'avoir frayé avec d'anciens conservateurs.On dit aussi que la simple réflexion de ces membres du comité leur a montré que pour rester libéral, bon libéral, s'entend, il fallait s'en tenir à l'obéissance passive aux ordres supérieurs.Quoi qu'il en soit, les démissions ont éclate! les rangs du comité d'organisation, et quand un candidat fut choisi à Marievillc, l'assemblée était formée surtout de conservateurs auxquels s'étaient joint (les libéraux reconnus pour leur indépendance; mais malheureusement ils étaient peu nombreux et presque de su'tc, en tribune libre du Bullet'ii des Agriculteurs, le choix de l'assemblée êtà't sujet à la cr'tique.A mon point de vue, le (Pff'c'le, ce n'est pas de cho'sir un bon candidat, c'est de faire comprendre au peuple, surtout au peuple agricole, que pour avoir de vrais serviteurs de nos intérêts, il faut exiger de nos candidats l'indépendance vis-à-vis des partis, indépendance par laquelle un candidat ou député approuvera ou blâmera un gouvernement suivant que ses actes seront bons ou mauvais.Mais, en justice, peut-on exiger d'un candidat qu' 1 se pr'vc de l'appu' des organ'sat;ons de part' ?qu! veulent avant tout des serviteurs dociles du parti ou de ses chefs, si on ne lui donne en même temps des avantages compensant, au moins en partie, l'appui que lui ferait perdre son indépendance.La lettre de M.Savignac a paru dans "Le Devoir", mais la question qu'elle soulève est assez importante et d'une actualité telle que je crois que les lecteurs du "Bulletin" pourront faire des réflexions sur cette question.Et si jonc me trompe, l'un des buts de votre journal et de l'association des Ferm'crs-Unis est de faire comprendre au peuple le danger de la STvilité aux partis et les avantages que le peuple pourrait retirer d'une libertés plus grande de nos représentants vis-à-vi des chefs politiques et d'une plus grande dépendance de ces mÊme» représentants vis-à-vii de la masse du peuple.J'espère avoir l'hospitalité dans le prochain numéro du Bulletin et pour cela je vous remercie.Votre obligé, Laurent Barré.ELECTIONS ET VOIRIE.Dcscliambault 6 janvier 1923.Monsieur le Directeur, Bulletin des Agriculteurs, Comme électeur cultivateur, je viens protester contre la décision du gouvernement de faire des élections cet hiver.Y a-t-il un temps qui se prête moins à une campagne électorale que les mois de janvier et février?Si on parcourt la l'ste des élections depuis la confédération on constate qu'aucun parti n'a osé braver l'électeur à cette époque de l'année.Il y eut des consultations générales tous les mois de l'année sauf en janvier et février.II fallait attendre le régime Taschcrcau, e régime qui se réclame sans cesse des vieilles traditions libérales, pour voir pareil coup de force.Le comble de l'ironie, c'est que le gouvernement annonce qu'il veut faire approuver sa politique de voirie.Il se presse avant que les demandes de secours ne se multiplient de telle façon qu'il soit obligé d'en refuser un grand nombre.Mais le cultivateur averti ne se laissera pas prendre.II sait que c'est la politique de voirie du gouvernement actuel qui lui fait payer des taxes municipales quatre fois plus élevées qu'il y a une quinzaine d'années.Le cultivateur sait aussi que si le gouvernement a pris â sa charge l'entretien des routes provinciales et régionales, c'est parce (pie c'était un article du programme des Fermiers-Unis.C'est ni plus ni moins que la peur du mouvement agraire qui a décidé le gouvernement a Henryville, 28 oéc.1922.Monsieur le Directeur, Sous le t'trc "Se moque-t-'l des cultivateurs , "Le Bulletin des Agriculteurs du 30 déc, reproduit du "Bulletin de la Ferme un portrait assez réussi de député â qui son titre d'habitant aurait porté chance.Tout en faisant montre d un talent incontestable, l'artiste qui a brossé NOUVELLE LAMPE QUI BRULE 94% D'AIR L'emporte sur l'électricité et le gaz Une nouvelle lampe h l'huile qui donne une lumière prodigieusement brillante, douce et blanche, même meilleure que le gaz et l'Électricité, a été (prouvée par le gouvernement américain ainsi que par 35 universités importantes et trouvée supérieure à dix lampes ordinaires à l'huile.Elle brûle sans odeur, sans fumée ni bruit, ne requiert aucun pompage, est simple, propre et de tout repos.Elle brûle 94% d'air et 6% de kérosène ordinaire (huile de charbon).L'inventeur.G.T.Johnson.246 rue Craig Ouest, Montréal, offre d'envoyer une lampe à 10 jours d'essai gratuit ou même d'en donner une gratuitement au premier qui en fera usage dans sa localité et qui l'aidera ft l'y répandre.Ecrivez-lui aujourd'hui pour renseignements complets.Demandez-lui aussi de vous expliquer comment vous pouvez obtenir l'agence et, sans expérience ni argent, gagner de $250, à $500.par mois.prendre â sa charge l'entretien des grandes routes.Ce qu'il y a de plus beau, c'est (pie des députés veulent s'en attribuer tout le mérite.Il y a quelque temps un quelqu'un organisateur libéral me disait que c'était grâce au travail de notre député si nous n'avions pas â payer pour l'entretien de ces routes.Je lui ai demandé pourquoi notre député n'a pas appuyé le chef de l'Opposition, Mr.Sauvé, quand, aux sessions précédentes, il demandait (pie le gouvernement prenne à sa charge l'entretien des grandes routes.J'aime à croire (pic le mérite de cette modification A la loi de la vo'ric et (pic le jour où il ira déposer son vote, il le donnera à celui qui fait passer l'intérêt des cultivateurs avant l'intérêt des partis politiques.J'ai l'honneur d'être votre dévoué.Octave Dclislc.ça a cependant omis certains détails.Il oublie de dire que son député habitant n'a de cultivateur que le nom, qu il est le produit de la politique de parti et qu il est la soi te de représentant agricole que les chefs politiques tiennent â nous imposer.Les cultivateurs laissés à eux-mêmes n'auraient sans doute jamais pensé à se (.Suite à la page 10) L'EVAPORATEUR "JUTRAS" est tris fortement recommandé aujourd'hui par ceux qui en on fait l'essai.POURQUOI ?Parce qu'il produit l'évaporatlon de la sève beaucoup plus rapidement qu'aucune autre marque.Parce qu'il brûle moins de bois.Parce qu'il produit le plus beau sucre ainsi que le meilleur sirop sur le marché.Parce qu'il est construit par des experts connaissant à fond le 'principe d'évaporation de ! eau d'érable.Demandez nos catalogue et listes de prix sur les: EVAPORATEURS A SIROP D'ERABLE et ACCESSOIRES DE SUCRERIES EN CENERAL — Sur les: EPAN-DEURS D'ENGRAIS — CHARRUES A LEGUMES — CHARRIOTS A FUMIER — INSTALLATIONS D'ETABLES AU COMPLET.SPECIALITE: Ouvrage général de fonderie, tels que modelage et fonte préparée ou brute.LA COMPAGNIE JUTRAS, LIMITEE.VICTORIAVILLE, P.Q.L'INDEPENDANCE.SUR UN ARTICLE DU BULLETIN DE LA FERME page i£Mi LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 20.JANVIER 1023 LES PRIX DE LA DERNIERE HEURE CETTE LISTE DONNE LE PRIX COURANT EN GROS DES PRODUITS CI-DESSOUS A MONTREAL DERNIERE CORRECTION: LUNDI DERNIER, A 1.00 HR.P.M.CE QUE VOUS VENDEZ BEURRE lalb.PASTEURISE.$0 38M No.1."0.37X No.2 .$0.36^ FROMAGE la U> SPECIAL BLANC.$0.18# No.I."0.18 SPECIAL COLORE.0.18K No.I.0.18 OEUFS la dot STRICTEMENT FRAIS .$0.47 No.1 ."0.30 VOLAILLE Vivante Abattue la lb.la lb Poules choix.$0.24 .$0.26 No.1."0.20 ."0.23 Poulets E.Choix"0.28 ____"0.37 Choix ."0.25 ."0.33 Oies Choix_."0.— ."0.— No.1 ."0.— _"0 23 Dindes Choix_"0.— _"0.— No.1_____— _"0.40 Canards Choix."0.25 _"0.— No.1______"0.23 -l'O.— LAPINS Le couple._ - ____$0.35 MIEL .la /* BLANC ii AMBRE ii BRUN 11 No.1 No.2 No.3 No.1 No.2 No.1 No 2 $0.10^ "0.09K "0.07 ."0.08 ."0.06 # ."0.07 "0.06 SIROP D'ERABLE le gall.EN BIDON No.I .$2.00 No.2 ."1.80 !• No.3 ."1.65 EN BARIL No.I ."I 80 No.2 ."1.75 Il No.3 ."1.45 SUCRE D'ERABLE la lb.EN PAINS (lib) No.1 .$0.21 " " " No.2 ."0.20 EN GROS PAINS No.I ."0.19 Il II « No.2 ."0.18 PATATES 80 lb» BLANCHES .$0.S0 ROUGES."- AU CHAR BLANCHES .ROUGES .FEVES BLANCHES No.1 No.2 POIS le mt .$4 00 ."3.75 le mt.No.I .No.2.$2 S5 ."2 65 a&b fio/ne ."iiy-'2 03 »o \ AGNEAUX VIVANTS le; 100 Ibs.MO I.$10.50 à SU 25 NO 2.$ 9.00 à $10 00 MOUTONS Sur pieds les 1001b h .Bons.$0.00 Moyens.5.00 Communs.$4.00 PORCS VIVANTS la lb A BACON( 150 à 225 lb»)__$0.11M A ETAL (120à I501b«.)__$0.I0J< LOURDS (225 a 300 lbs.)__$0 10^ LEGERS (1004 120)____ EX TRA LOURDS.300 et plue.$.9# VEAUX Sur pieds les 100 lb DE LAIT Bons.S11.00&S12.00 Moyens.$10.00 4$10 50 Communs.$ 9.00 à i 9.50 DE CHAMPS Bons.$- $- Moyens.$ $- Communs.$4.00 à $4.50 BOUVILLONS SUR PIEDS les 100 lbs.CHOIX .J6.75 Bons.$5.75 a $6.50 Moyens.$5 00 à $5 75 Communs.$4.50 à $5.00 VACHES SUR PIEDS les 100 lbs- CHOIX.__.Bonnes.$4 50 »S4.75 Moyennes.$2.50 h 4.00 Communes.$2.00 à 2.50 TAURES SUR PIEDS les 100 lbs.CHOIX .$ — a — Bonnes.$5.25 à $6.00 Moyennes.$4.75 à 5 00 Communes.$3.00 4 4.00 TAUREAUX SUR PIEDS Iesl00 lbs.CHOIX .Bons.$4.50 à $0.00 Moyens_.$— à $ — Communs—.$3.00 à $4.00 PEAUX DE VEAUX DE LAIT (la lb) $0.14 DE VEAUX DE CHAMPS "0.10 DE MOUTON (La peau) "0.55 DE TAUREAU (Lourdes) la lb"0.06 " "(en ba» de 47 lbs) "0.12 DE CHEVAUX (la pièce) $2.40 FOIN PRESSE au char par tonne MIL NO.I .$ NO.2 sur placc$13.00 à $14.00 TREFLE NO.I - NO.2 .9- MIL ET TREFLE M ELES .$11.00 à $12.00 CE QUE VOUS ACHETEZ "tQULEES la tonne.SON .$24.25 CRU BLANC .$30 2s GRU ROUGE .$26.25 M IDLINGS .$33.25 FARINE alimentaire.$44 00 BLE D'INDE moulu.$41.00 BLE D'INDE cassé.$40 00 TOURTEAUX de lin.$54.00 CRIBLURES moulues $26 00 DRECHE nechee.$30 00 TOURTEAUX de coton.$60.00 GRAINS ALIMENTAIRES.AVOINE No.I C.W.le minot (34 Ibs) No.2 C.W.$0.63 No.3 C.W.$0.59 No.I .$0.57 No.2.$0.56 BLE D'INDE le minot (56 lbs) No.I.$0.— No.2."0.93 CRIBLURES Non moulues la tonne $21.00 ORGE le minot (48 Ibs) No.2 C.W.$0.— No.3.!-0.77 FARINE A PAIN Le 100 lb No.I.$3.40 No.2 .$3.10 No.3 .$3.00 SUCRE Le 100 lb GRANULE .$8.15 CASSONADE.$7.75 MELASSE Au gall .$0.69 Au sac SEL.$1.45 CORDE A LIEUSE Corde à lieuse $1.14 c U lb (Iret payé sur 200 Ibs et plus) AU MARCHE BONSECOURS.Quelques prix de détail pour la semaine finissant le 13 janvier 1923 TABACS: quesnel, 40c; grand rouge, 25c; havane fort, 35c; havane doux, 30c; miel, 35c; haubourg, 35c; parfum d'Italie, 40c; petit rouge, 35c,; rose quesnel, 45c.SALADE: 35c.la douzaine.OIGNONS: de $1.25 à $1.50 le sac de 70 Ibs.BETTERAVES : $1.30 le sac de 70 Ibs.PERSIL: 5c.les 2 paquets.CELERI;.de 25.A 40c.le paquet de 12 pieds.CHOUX: 40c.la douzaine.AIL: 25c.la tresse.NAVETS: 70c.le sac de 70 lbs.CHOUX DE BRUXELLES: 30c la Nota—Les prix ci-dessus étant sairement approximatifs.mesure.CAROTTES: $1.00 le sac de 70 lbs.CHOUX-FLEURS: S2.00 la douzaine.CHOUX DE SI AM: 75c.le sac de 70 Ibs.PATATES: 90c.à $1.00 le sac de 80 lbs.POIREAUX: 50c.les 3 paquets.EPINARDS: 60c la boite.SAUGE: 5c.le paquet.SARIETTE: 5c.le paquet.MARJOLAINE: 5c.le paquet.THYM: 25c.les 12 paquets.CITROUILLES: 25c.pièce.SALSIFIS: 15c.les 2 paquets.PANAIS : $1.00 le sac de 70 lbs.des prix moyens, ils sont néces- 20 JANVIER 1923 LË BULLETIN^ DÉS AGRICULTEURS PAGE (8pJ>â7 JOURNAL HEDDOMADAIRE l'ublll par la LA COMPAGNIE DE PUBLICITE RURALE Limitée, Riiatlton if AdnUnlttratton 688 rue St-PAUL MONTREAL ' TELEPHONE; OfiCI .MAIN Dlrulimt; J.N.PONTON; B.A., B3.A.RUatttnr; PIR.LBTOURNBAU.B.S.A., LE BULLETIN DES % J3 «V VIM \1 VOL.8 MONTREAL, LE 20 JANVIER 1923 NO 3 ABONNEMENT: Iaoi 3.M 1 an: J1.50 2 an.2,50 Mcr.-.iU] et para ttranfora Ajoutai $1.00 par annét.* ''.*,"•-.Parable d avança.' UJE > (*.'•¦ TARIF DES ANNONCES Palîtaa Annaocoai 25 mot*.50cU pour chaque înaer lion : 2.cent* par mot additionnai minimum, 50centa par annonça Grand*» Anntocei: Demande! condition! au gérant de publicité.Toute annonce cil tufette 4.-l'approbation.du*directeur.Là copia doit CtreMousnie au tnoina 10 jour» avant U tfata da la publication." '" *° No.24 Imprima iui ateliare da l'Afanca Caoadianoa da Fo-bficîU Lin: li mi, 284 aueal, rua La^r'iebalilra Maatrcal LES ELECTIONS PROVINCIALES.26 jours d'avis-Ce dont il faudra s'assurer.Le gouvernement Tascliereau vient de lancer la province dans la tourmente électorale sans raisons fortes, il impose au peuple l'obligation de prononcer sur son administration que, même avec sa machine électorale puissante, il n'aura pas le temps de lui expliquer d'ici au 5 février.L'électoral saura-t-il se ressaisir et juger à son mérite cet acte d'un gouvernement qui, apparemment, tient en tout premier lieu à reprendre le pouvoir ?Il existe très certainement dans le peuple un mécontentement profond de l'administration actuelle.Les partisans mêmes du gouvernement l'admettent puisque certains libéraux des étages supérieurs ont concédé jusqu'à 35 sièges à l'Opposition dans le prochain parlement.Mais la masse se meut lentement et les politiciens le savent.C'est pour cela qu'ils lui ont laissé peu de temps pour agir.Plusieurs comtés ruraux, qui se disposaient à présenter des candidats dévoués au peuple plutôt qu'à un parti, des candidats :indépendants et non pris dans les engrenages de la machine politique, de véritables candidats du peuple, élus par lui et responsables à lui, plusieurs de ces comtés, dis-je, comprenant qu'il leur était physiquement im.possible, étant données la brièveté de la campagne et la difficulté que peut présenter, d'un jour à l'autre, le déplacement des organisateurs, ont décidé de s'arrêter en face de cet obstacle encombrant que vient de dresser sur leur passage le ministère Tascliereau.Se trouvcra-t-il un seul partisan du gouvernement qui osera soutenir qu'en annonçant ses élections à 26 jours d'avis et en plein beau milieu de l'hiver, le gouvernement ait donné aux électeurs le maximum d'opportunité d'étudier son administration comme aurait dû le faire un gouvernement qui aurait eu foi en l'intelligence de l'électorat et en la pureté de sa conduite ?Certainement non ! S'il se donne, en agissant ainsi, quatre sessions de plus, ce gouvernement ne travaille pas à assurer sa longévité.Les cultivateurs, entre autres, qui, spontanément et sans aucune direction de la part de l'association des Fermiers-Unis, n'en déplaise aux politiciens de métier effarés qui soutiennent le contraire, désireraient se faire réprésenter par des hommes libres et prêts à surmonter l'influence néfaste de certains politiciens de métier qui, pour s'assurer des fonds électoraux, mettent de côté les intérêts les plus sacrés de l'agriculture, cette industrie sur laquelle repose notre avenir économique et rationale, ne priseront pas cette élection.Us vont commencer, dès à présent, à prendre les mesures pour prévenir l'occurence de pareil méfait, sinon en travaillant à chasser du gouvernement ceux qui les traitent ainsi, du moins en s'organisant de manière à les faire fléchir devant la puissance de leurs futures réclamations.Cette élection, quel qu'en soit le résultat, va être le signal d'un mouvement d'organisation agricole sans précédent dans la province, car elle sera clasifiée parmi les causes qui déclanchent les grands mouvements nationaux.Nous comprenons que la population rurale ne peut, dans les circonstances présentes, adopter aucune mesure de protection immédiate; mais elle peut, à tout le moins, prendre les moyens de préparer pour chaque candidat un dossier qu'elle utilisera dans l'avenir.Elle pourrait donc demander à ceux qui brigueront ses suffrages, en commençant par le ministre de l'agriculture, au moins les six questions suivantes en prenant soin de leur faire donner leur réponse par.écrit: lo—Quelle attitude prendrez-vous sur la question de l'enseignement agricole élémentaire et supérieur?2o—Quelle est votre opinion sur un crédit agricole et qu'alïcz-voûs faire pour remédier au manque de capital à la campagne ?3o—Quelle mesure pratique allez-vous suggérer et défendrez-vous jusqu'à victoire complète pour enrayer l'exode rural, c'est-à-dire pour augmenter les revenus des cultivateurs?4o—Etes-vous en faveur du contrôle des coopératives agricoles par le ministère de l'agriculture et êtes -vous prêt à amener le ministre à prendre la responsabilité financière de la coopérative centrale s'il persiste à garder le droit d'acepter ou de refuser l'administrateur nommé par les membres et de mettre la société sous séquestre (à lui imposer temporairement un administrateur de son choix) à sa volonté ?5o—Qu'allez-vous proposer au gouvernement pour l'amener à adopter un système d'investigation pour établir la véritable situation du cultivateur en cette province ?6o—Allez-vous combattre la politique d'étatisme, d.c contrôle général du gouvernement sur toutes les institutions de cette, province, et de quelle manière ?Un candidat qui ne pourrait pas répondre à ces questions d'une manière satisfaisante ne devrait pas recevoir un seul vote ag'ricblej à quelque parti qu'il appartienne.j[ C'est là, croyons-nous, l'unique moyen à la disposition de la partie rurale du peuple, à qui Dieu a donné le pouvoir de désigner les sujets^ui revêtiront l'autorité pour le gouverner, de se protéger, sinon dansd; le prochain parlement, du moins dans le parlement qui lui succédera.J.N.Ponton. PAGE (6) 38 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 20 JANVIEB 1923 ENTRE NOUS s=ëé=- -~,-~~-~-~~-i-~-g MISE AU POINT AU SUJET DES FERMIERS-UNIS.Comme président des Fermiers-Unis de Québec je dois, en toute justice pour les membres et les organisateurs de notre association, relever certaines assertions attribuées à l'honorable ministre de l'Agriculture de Québec, M.J.E.Caron, au cours d'une interview publiée dans "The Gazette", de Montréal, édition du 8 courant, au sujet de l'organisation agricole en cette province.L'hon.Ministre n'annonce rein de nouveau en disant qu'il n'existe pas de parti fermier dans Québec; aucun des promoteurs de l'organisation agricole n'a jamais visé à l'organisation d'un parti et la politique n'est pas le but de notre association; elle est tout au plus un moyen d'action pour les cultivateurs comme pour les autres.Mais la où M.le ministre commet une grave injustice, contre laquelle je dois protester en mon nom et au nom de notre association, c'est quand il dit (toujours d'après "The Gazette") que l'organisation qui s'est faite dans la province au nom des cultivateurs, et ostensiblement pour eux:" lo.—est tout simplement un mouvement politique lancé par un certain nombre de conservateurs avec quelques libéraux mécontents; 2o.— qu'à peine un seul des promoteurs, dont les noms ont été mêlés à ce mouvement depuis le commencement, appartient à la classe agricole; 3o.—que les vrais cultivateurs qui sont entrés dans ce mouvement ne représentent pas l'élément agricole et que la preuve se trouve dans le fait que la majorité de ces cultivateurs ont abandonné l'agriculture et vendu leur terre pour venir vivre dans les villes." lo—L'Association des Fermiers-Unis de Québec poursuit aujourd'hui le même but qu'à sa fondation, en 1918: l'amélioration du sort du cultivateur.Son caractère d'indépendance politique rallia nécessairement les libéraux et les conservateurs qui eurent l'opportunité de la connaître et qui voulaient s'aider et aider leurs compatriotes cultivateurs.Mais il est tout à fait faux de dire que c'était "tout simplement un mouvement politique." 2o—Tous les promoteurs de ce mouvement sont des cultivateurs pratiques, et à l'exception du président, sur lequel retombe la plus forte partie du travail d'organisation et qui dut céder à la pression du bureau de direction et abandonner, pour un temps, l'agriculture pratique pour faire de l'organisation, tous les promoteurs de ce mouvement sont encore cultivateurs.L'Association s'est adjoint, depuis sa fondation, des membres qui ont fait leur marque dans l'enseignement et dans l'organisation agricole et qui prêchent les principes des Fermiers-Unis et elle apprécie leur coopération indispensable à toute organisation agricole bien comprise.Les Fermiers-Unis sont véritablement une association professionnelle agricole et celui qui soutiendrait le contraire ferait preuve d'ignorance ou sacrifierait la vérité à d'autres intérêts.3o.—Les Fermiers-Unis recrutent leurs membres parmi l'élément agricole le plus progressif de cette province: les citoyens les plus notables de chaque paroisse; maires, secrétaires municipaux, conseillers, présidents des diverses associations agricoles sont généralement choisis comme officiers des organisations locales.Je n'en connais pas qui ont abandonné l'agriculture parce qu'ils étaient devenus Fermiers-Unis.Dire "que les vrais cultivateurs qui sont entrés dans ce mouvement ne représentent pas l'élément agricole", c'est risquer une affirmation injurieuse pour tous les cultivateurs apôtres des Fermiers-Unis qui, par centaines, se consacrent sans réserve à l'édification d'une société qui rendra à l'agriculture les mêmes services que les sociétés professionnelles rendent aux hommes de profession, aux financiers, aux industriels, aux ouvriers, etc, etc.Par ce troisième avancé, M.le ministre montre clairement que ses renseignements sur notre mouvement sont complètement erronés.Je m'étonne grandement de trouver dans la bouche de notre ministre de l'Agriculture des affirmations aussi étranges que celles que lui attribue encore, au cours de la même "interview", le représentant de "The Gazette", et dont je relève les suivantes:— lo.—Que les organisateurs des Fermiers-Unis ont recueilli tout près de 840,000.à part des souscriptions à leur journal, ce qui est absolument faux puisque l'association ne compte pas encore 5,000 membres et que la cotisation n'est que de S2.00 par année pour la première année et de SI .00 pour les années subséquentes, payable chaque année.2o.—Que la seule coopération qu'ils ont pratiquée a consisté à percevoir des fonds, qu'ils n'ont pas organisé une seule coopérative.L'Association ne retire de ses membres organisés que S0.50 par membre pour le local et S0.50 pour le central, lesquels sont souscrits sans sollicitation de la part des organisateurs.De plus, un grand nombre de succursales ont fait un magnifique travail coopératif non seulement pour l'achat, mais aussi pour la vente de certains produits agricoles.3o—Le ministre prétend d'un côté que le parti fermier n'existe pas et de l'autre côté il affirme que les chefs de ce soi-disant parti ont voulu s'emparer de la Coopérative Centrale.4o.—Le ministre prétend qu'au Danemark, entre autre, l'agriculture est très prospère bien qu'il n'y ait pas eu de mouvement fermier.Cependant, la vérité c'est que depuis 1872, le Danemark n'a jamais eu autre chose qu'un gouvernement fermier.5o—Le ministre prétend que les coopératives ont été attaquées par les "agitateurs fermiers", ce qui n'est pas exact.Les organisateurs fermiers, avec un très grand nombre de cultivateurs en dehors de notre association, se sont opposés et s'opposent encore au contrôle de la Coopérative par le ministre de l'agriculture, mais ils ne s'opposent pas aux coopératives.C'est tout le contraire qui existe.Quant à la situation avantageuse dans laquelle se trouvent les cultivateurs de cette province, cette opinion est fort discutable parce qu'un très grand nombre nous disent qu'ils sont dans une situation absolument critique et qu'à moins que le gouvernement de cette province, comme ceux de toutes les autres provinces et de tous les autres pays, leur apporte une aide financière, sous forme crédit agricole, un très grand nombre seront obligés d'abandonner leur terre.Je ne discuterai pas le principe du gouvernement à deux ou trois partis.Le ministre a ses opinions sur ce point et il semble que les cultivateurs devraient pouvoir avoir les leurs également.L'interview en question, donnée par Monsieur Caron, est ostensiblement dirigée contre le mouvement agricole en cette province.Il paraît plutôt étrange que ce soit le ministre de l'agriculture qui poursuive une campagne contre ce mouvement, car même s'il abrite quelques imperfections, il est absolument logique et rationnel.Dans tous les pays du monde les cultivateurs s'organisent comme cultivateurs indépendants des gouvernements, comme le font du reste toutes les autres classes de la société, pour la défense de leurs propres intérêts.Pourquoi rc-fusc-t-on aux cultivateurs de la province de Québec le même privilège et comment se fait-il que ce soit le ministre de l'agriculture qui soit le premier à le refuser ?Ce n'est pas parce que des agents politiques étrangers à notre association tentent constamment de lti dénaturer qu'il faut la juger autrement qu'elle n'est.Je le répète, les Fermiers-Unis n'ont pas pour but immédiat la politique, mais il est à craindre que la guerre dirigée contre leur association ne les amène un jour à tourner contrer leurs adversaires, qui se recrutent uniquement parmi les politiciens, leur propre arme, étant donné que les associations dans tous les comtés jouissent d'une parfaite autonomie et qu'elles peuvent agir selon leur gré.Je ne serais pas étonné d'en voir quelques-unes présenter, en signe de protestation contre ces étranges agissements, des candidats fermiers pour aller défendre leur cause et leur association, même en Chambre.L'on ne peut pas demander aux cultivateurs de supporter indéfiniment le régime qu'on leur fait subir par des dénonciations sans fondement et de fervents supporteurs du gou- 20 JANVIER 1923 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE (7) 39 vernement, que j'ai rencontrés en grand nombre depuis quelque temps, ont été les premiers a protester.A.H.Clément.Président des Fermiers-Unis de Québec.LES FERMIERS-UNIS DANS DELLECHASSE, DORCHESTER ET LOTBINIERE.Les cultivateurs continuent leur campagne d'organisation agricole à travers la province et à montrer beaucoup d'enthousiasme à l'égard de l'Association des Fermiers-Unis.Trois comtés nouveaux viennent d'entrer dans le mouvement: Bcllcchassc, Dorchester et Lotbinicrc- M.A.H.Clément ne rapporte de cette région que de bonnes nouvelles.Des succursales ont été organisées à St.Jean Dcs-chaillons, à St.Apollinaire, a Ste.Agathe, dans Lotbinicrc, à St- Isidore, à Ste.Claire, dans Dorchester, a St.Gcrvaisct St.Cajctan d'Armagh dans Bellechasse.D'autres assemblées préparatoires ont été tenues à St.Gilles, St.Anselme, Ste.Hénédinc, Ste.Marguerite et St.Maxime.Une foule de cultivateurs, tels qu.les Thibodeau, les Rhéault, les Barnabe,les Côté,les Garncau,les Roussi au, les Parent, les Deniers, les Ilamcl, dans Lotbinicrc, les Guillcmctte, les Parent, les Turcotte, les Marcoux, les Dussault, les Laniontagnc, les Lavalléc, les Fournier, les Gagnon, dans Dorchester, les Asselin, les Roy, etc.dans Bellechasse, sont décidés de poursuivre , dans leur comté respectif, le travail d'organisat'on agricole si heureusement commencé.LES FERMIERS-UNIS DU MANITOBA Ils ont tenu leur convention annuelle la semaine dernière à Brandon.Cette convention, comme celle des Fermiers-Unis d'Ontario, dont nous avons parlé récemment , a été un succès sans précédent.Les "petits coeurs fielleux", qui parlent de division chez les Fermiers-Unis des autres provinces, devraient assister à ces conventions.Ils verraient que la vague, au lieu de diminuer, grossit tons les jours et se convaincraient—s'ils sont encore doués de raison, bien entendu— qu'il y a dans le peuple du Canada une volonté qui ne s'éteindra pas de sitôt.L'Association des Fermiers-Unis du Manitoba a enregistré, l'année dernière, -1,000 niouveaux membres, ce qui porte le nombre des adhérents à 15,701.L'Association a aussi bouclé son budget avec un surplus de S2.S69.Plusieurs résolutions ont été adoptées concernant, entr'autres choses, l'a'ppel d'une convention nationale composée de délégués des associations de chaque province dans le but de réorganiser le Conseil Canadien d'Agriculture et défaillir l'Union des cultivateurs de tout le pays sur des bases solides et durables.La convention s'est aussi opposée à toute amalgamation du groupe fermier, à Ottawa, avec les autres partis.Le nouveau chef des cultivateurs-députés a la Chambre fédérale, M.Forkc, a porté la parole et insisté sur l'autonomie que devront toujours conserver les associations de comté et sur la nécessité d'organiser un conseil central pour coordonner les travaux des diverses associations ainsi que leurs idées en politique.La convention annuelle des Fermiers-Unis d'Ontario a été un succès et celle du Manitoba de mOmc.Commençons à penser a la nôtre qui aura lieu bientôt et qui sera très importante.LA DETTE La dette du pays augmente tous les jours.Elle s'est accrue, durant le mois de décembre seulement, de 820,860,333.Elle est actuellement de 82,412,496, 151.Si le gouvernement fédéral, au moyen de nouvelles taxes, a pu augmenter ses revenus, il n'a pas réussi à diminuer la dette qui pèse sur les épaules du peuple.Alors que les autres pays, entre autres l'Angleterre et les Etats-Unis, parviennent à diminuer le poids de leur dette, le Canada voit grossir la sienne tous les jours.Le contribuable canadien n'est pas à bout de payer l'impôt et la crise n'est pas près de finir, surtout si le gouvernement d'Ottawa se refuse définitivement à mettre en pratique la politique d'économie qu'il prêchait en montant au pouvoir.LE CREDIT AGRICOLE.M.M.Bernard M.Baruch, financier, ancien président du Conseil des industries de guerre, a comparu dernièrement devant le comité des finances du sénat du bloc agraire, au parlement de Washington, E.U., comité composé de MM .Arthur Copper, C.L.Me Nary, VV.L.Jones, E.F.Ladd, C.A.Swanson, J.B.Kcndrick et Pat Harrison, sénateurs, et il 6Uppliaces derniers d'adopter une loi "qui mettra les cultivateurs sur un pied d'égalité en ce qui concerne le créditavec les autres classes de la société." M.Barush prétend que les lois de crédit déjà adoptées et celles qui sont actuellement devant les Chambres n'ont pas donné et ne donneront pas une protection efficace aux cultivateurs des Etats-Unis et il suggère trois sortes de crédit : des prêts pour aider au commerce des produits agricoles, des prêts pour le développement de l'industrie a ni male, des prêts pour l'organisation de la production en général .On a là une idée des efforts que nos voisins font pour sauver l'industrie agricole de la ruine.Alors qu'ailleurs on travaille sérieusement à développer l'agriculture et à la rendre plus rémunératrice, ici, dans notre province, on pense à consolider le parti au pouvoir LE DANEMARK.Celui qui, dans les colonnes du "Soleil",affirmc que les cultivateurs du Danemark ne s'occupent pas de politique, manque de renseignements.Le Danemark a un gouvernement fermier depuis un demi-siècle."11 y a, au Danemark", écrit M.E.C.Lindcman, dans "World Agriculture", "250,000 travailleurs industriels (dans le villes) et 1,000,000 ou à peu près de travailleurs agricoles (dans les campagnes).Les lois favorables au développement des manufactures n'auraient pu être passées sans le consentement des cultivateurs.Cela, conclue le même auteur, détruit les avancés de ceux qui prétendent qu'un gouvernement fermier, au pouvoir, ne s'occuperait que des intérêts de la classe agricole." Le Danemark a un gouvernement fermier et cependant toutes les classes dans ce pays prospèrent, tant •I est vra; que lorsqu'on développe l'agriculture tout le monde s'en ressent.Le Danemark a un gouvernement fcrni'cr et c'est le pays agrcole le plus prospère du monde, C'té comme exemple même par ceux qui disent le contraire.quand ça fait leur affaire.LE "SOLEIL" Ce journal, auquel tous les électeurs de la province, ceux qui approuvent le gouvernement actuel comme ceux qui le désapprouvent, ont versé en chiffre ronds la somme de 8160,000 l'an dernier, continue d':njurier, à sa façon coutumière, les organisateurs de l'association agricole indépendante et, conséquemment, tous les membres de cette association.Inspiré par Dieu sait quel être repoussant et par quels instincts, il public des insanités, des faussetés, et tout ce que son esprit méchant lui suggère pour diffamer ces organisateurs et cette association, des articles que nous ne saurions qualifier qu'en employant son langage qui nous répugne.S'il n'avait pas pour l'appuyer les centames de mille dollars du trésor public et si nous avions les dispositions de l'un de ses principaux sup-porteurs, nous le traînerions devant les tribunaux.Mais com nie nous ne voulons avoir rien de commun avec avec lu1, nous le laisserons poursuivre sa sale besogne et nous attendrons la vengeance des événements.Au reste, tous les Fermiers-Unis savent comment et quand il ment.SUGGESTION PRATIQUE.Un membre de l'association des Ferm'ers-Unis di- sait récemment qu'il a l'intention de faire, à la convention annuelle, une proposition à l'effet d'inviter le gouvernement à adopter une loi qui imposerait aux hommes publics qui portent le titr- d'honorable et qui le déshonorent en mentant délibérément dans les journaux ou dans leurs discours publics, la même pénalité qui est imposé au parjure.Il s>.ra intéressant de connaître ceux qu" s'opposeront à cette mesure, si jamais elle est présentée en Chambre.QUEL EST CE MOT ?Quel mot pourrait-on employer pour désigner l'individu qui cumule à la fois les qualifications suivantes: reptile, faux, hypocrite, menteur, renégat, fouine, double, amb'ticux, créchard, pédant, ignorant, orgueilleux ?DANS LA TOURMENTE.Nous voici, de par le bon plaisir de nos bons, de nos excellents gouvernants, plongés jusqu'au cou dans la marmite électorale.Et c'est ainsi que, à la suite d'un caprice ministériel dificile à justifier, il nous faudra aller voter entre deux bordées de neige.Cela veut dire qu'un grand nombre d'électeurs, surtout dans nos campagnes, ne pourront se rendre aux "poils" pour y manifester leur sentiment a l'égard du cabinet Taschereau ou, tout au moins, vis-a-vis de quelques-uns de ses domestiques parlementaires.Cette précipitation à se faire "juger" par l'élcctorat semble indiquer que le ministère alexandrin ne table guère sur la confiance que doit inspirer sa conduite et qu'il a voulu, en décrétant d'aussi importantes élections en hiver, passer tout simplement un "Québec" aux électeurs de cette province.CEUX-LA.Ces tens (les financiers) disait l'attire jour Lco-Pattl Desrosiers, sont souvent indépendants des partis, et dictent à nos gouvernants, souvent aussi la conduite à tenir dans le règlement des questions qui leur sont soumises CONVENTION ANNUELLE.La date de la convention annuelle des Fermiers-Unis n'est plus éloignée.En effet, malgré^la tenue des élections provinciales, le 5 février.qui aura probablement pour effet d'empêcher les organisations locales de préparer, comme elles l'auraient voulu, des questions qu'elles désirent soumettre a cette convention, ce sera les 7 et 8 février que tous les représentants ainsi que le plus grand nombre possible de membres devront se réunir à Montréal pour adopter le programme d'action de l'an prochain.Tout laisse prévoir une année fructueuse pour l'association professionnelle agricole en cette province et au pays en général.Que chacun se prépare pour apporter un concours efficaceJt ^convention qui s'en vient. AGE (8).040 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 20 JANVIER 1923 BANQUE d'HOCHELAGA Quarante-huitième Rapport Annuel Messieurs :— ,' Vos- Directeurs ont l'honnour do vous soumettre leur rapport sur les'opérations de ln Banque pour l'exercico clôturé le 30 novembre 1022: COMPTE PROFITS ET PERTES 30 NOVEMBRE 1922 CREDIT Balances au crédit du compte de Profits et Pertes au 30 novembre 1921.Î1S4.706.S7 Profits de l'année finissant le 30 novembre 1922, déduction faite des frais d'administration, Intérêts sur dépôts, intérêts perçus d'avance sur escomptes, et réserves pour créances douteuses et mauvaises .$604,829.57 $7S9,536.44 nancière beaucoup plus forte et I Nous désirons vou3 signaler no-beaucoup plus puissante qu'avant la |tro satisfaction do constater que guerre.Notre actif total quls'élevait d'année en année le nombre d0 à $31,100,000.—en 1913 et a $33,-' personnes do tous les figes et do 300.000.— en 1914 s'élève à ?67.- toutes les classes do la société qui 531.000.— en 1922, ayant plus que font partie de la Caisse do Noôl doublé durant les huit "dernières an- augmente, en môme temps quo le nées.montant des épargnes accumulées ' , \ • -i devient plus important.Nous nous Dans le cours de 1922.des suc- .J£ on£ UI1 travall considérable ¦ursalos ont été ouvertes a Saint- * £ u-enCourager l'économie régu-Félicien, a Ahuntsic.et a Reutice- ville, et les succursales d'Asbestos i °Pr?et P°rsevôrante, et nous et de Hemmingford ont été fer-' croyons que lo système des Caisses mées, toutes dans la Province de ; ue Nool est de nature à rendre «or-Québec.Dans les Provinces de jvJce a nolro population.L'habi- [«^¦si^^ftf % *-i * milliers eneuve et de Beaumont ont été ; de personnes d économiser assidu- fermées et une succursale a été ou verte à Notre-Dame de Lourdes.Toutes les succursales de la ment chaque mois aura une influence bienfaisante non seulement sur la présente génération, mais parti- Dividende No 124, payé le 1er mal 1922 .125, payé le 1er juin 1922 .12C, payé le 1er septembre 1922 127, payable 1er décembre 1922 DEBIT îion.ooo.oo 100,000.00 100,000.00 100,000.00 $400,000.00 Montant porté au fonds de pension des em- .plôyés .,.; Taxes fédérales.Réserve sur les immeubles de la Banque .Balance nu crédit du compte de Profits et Pertes au 30 novembre 1922 .20,000.00 75.000.00 100,000.00 Banque ont été dûment Inspectées dans le cours de l'année fiscale cullèrement sur ceux qui des leur écoulée.bas age auront été formés à la dls- Vos Directeurs désirent marquer I clpllne de l'économie, leur appréciation du dévouement Noug ntt|r|0ns votre attention, et du zèle qui ontétémanifestés par, ]ors (le la Qernièrc assemblée, an-les officiers et les employés de la nue!lo uCs actionnaires, sur les tra-banque et reconnaître que leur tra-l vaux d'aménagement en cours pour vall et leur coopération con tri-, l'installation de notre bureau prin- Suent grandement à augmenter le volume des affaires de la banque et à maintenir ses opérations sur des bases solides.Nous cons ta - clpal au rez-de-chaussée de notre édifice.Nous croyons avoir pris les dispositions nécessaires pour donner h notre clientèle-un service plus A.COURTOIS, Comptable en chef.BEAUDRY LEMAN, gérant-général.J.-A.VAILLANCOURT, Président.tons avec plaisir que nos employés cffecUf ot pi,ls rapide ct pour proapprécient la nécessité de contj- curer a notrfi personne! un local nuer a s Instruire et a se rensei- pIus ,„lin> plua spacleux et plus gai.çner, et nous ne ménageons pas no-|N espérons que le public ap:>ré-i 44 ! ,re encouragement a ceux qui ont | , ff u de ,ul „ 194.o3C.44 »,S9,o30.44 .1 ambition et la volonté de ¦¦Impo-" dM t&cimia additionnelles de ser un travail additionnel pour se Mg ^ affa!res avec nous et .mieux qualifier a assurer dos res-1 que ¦ constaterons une augmen- ponsabllltés plus grandes.Nous .tation Importante dans le nombre avons pris a nos charges, pour le, , „^t , , lulm „ bénéfice de nos employés, non seu- affa, ,, „„ scra (.ùnfl- N(ms lement les frais d inscription aux déslrons en mCnli0 temps vous glg„n.cours donnés par 1 Ecole dos Ilaii-I ; tes Etudes Commerciales, niais , nous accordons des prix chaque année à ceux qui se distinguent aux examens.Le chef de notre service! légal, M.Ernest Guimont, qui a Icharge du cours des' "Opérations Çe«et voûte a uté constiui- Ide Banque", constate que ses (.on.'e suivant les indications d un archi-iférenres sont suivies, non seule- tectfl de compétence et qui (ment par un bon nombre de nos *pr£ avo1'' dlr!f*, p"S,r ^ compte Iemployés, mais par beaucoup de"Idn Gouvernement desEtats-Unls des ?unes gens qui sont au se Le compte de "Profits & Pertes" indique des bénéfices nets de $604,-930.— pour l'année finissant le 30 novembre 1922.et les chiffres correspondants étaient respectivement de $030.902,—en 1921 ; de $ 049,739.— en 1920, et de $611.105.— en 1919.Le pourcentage des profits nets au capital payé s'établit à 15.12% on 1922, à 15.75% en 1921, a 16.25% en 1920 et à 15.-25% en 1919.Le ralentissement général dans les affaires, sans diminution équivalente dans les frais .généraux, particulièrement au chapitre des salaires, no pouvait manquer d'avoir une répercussion sur nos bénéfices nets.Nous no pouvons progresser et augmenter nos bénéfices que dans la mesure où nos clients prospèront eux-mfi-mes et voient augmenter le volume île leurs affaires.La comparaison des bilans annuels des dernières années indique les changements suivants: La circulation des billets de la banque, dont le ;otal s'élevait à ?7,936,000.—on J919, à $7,167,-000.—en 1920, a ^6,507,000.—en 1921, — s'élève à $5,362,000.en '.922.Cette diminution graduelle reflète une moins grande activité flans les affaires, des échanges 'moins nombreux et des prix moins Move's.Le total des dépôts, qui s'élevait à $50,475,000.— en 1919, à $56,-276,000.— en 1920, à $55,150.000.—.on 1921, — s'élève en 1922 a $53,570,000.Nos dépôts se trouvent donc do $3.000.000 plus élevés qu'en 1919 et de $1,5S0,000.'—moins élevés qu'en 1921.Cette diminution est presque entièrement représentée par le rotrnit de dépôts spéciaux et temporaires du Gouvernement Fédéral.Nous croyons avoir le droit d'être fiers je la stabilité remarquable de nos dépôts d'épargne et 11 n'est que juste de féliciter ceux de nos clients, dont, le nombre va toujours croissant qi'I apprécient la nécessité de prélever sur leurs revenus ou sur I leur rémunération, une part raisonnable pour parer aux éventualités de l'avenir ou pour augmenter :leur capital.En même temps que ! nous invitons les déposants à ve-inir en plus grand nombre nous confier leurs épargnes, nous ne cessons de fortifier la situation financière de la banque, comme l'indiquent les chiffres et la qualité de notre actif.Notre encaisse en or, monnaie et billets du Dominion s'élève à $5,-933,527.— et notre encaisse totale à $13,S95.620.— soit 23% % du passif total au public.Notre actif immédiatement réalisable, dans lequel est inclus $2,-259,000.— de prêts a courts termes à des corporations municipales et scolaires, s'élève à $27,SIS,000.— soit 47% du passif au public.Nos prêts courants s'élèvent à $35,13S,000.— contre $39,654,000 — en 1921, soit une diminution de $4,516,000.— sur les chiffres de 1921.Cette diminution n'indique nullement que nos clients ont été privés de facilités de crédit raisonnables mais que nos prêts se rapportaient bien aux fins pour lesquelles une banque doit prêter.Par suite de la réduction des stocks, de la baisse des prix, du ralentissement des échanges dans notre pays et avec l'extérieur, les demandes de crédit ont été moins considérables et des remboursements ont été effectués.Le total de l'actif comme le total du passif do la banque accuse une diminution d'environ $8,000,-000.— avec les chiffres des deux années précédentes.La contraction qui s'est opérée au débit et au crédit de notre bilan est lo résultat d'une moins grande activité dans les opérations entre la Trésorerie fédérale et les Banques et aussi de la déflation générale dans le pays.En co qui concerne la banque nous avons conscience d'être revenus- à des conditions presque normales, ct nous sommes heureux de constater et d-9 signaler quo le rajustement noua **>ouve dans une situation fl- r 11er l'aménagement de notre voûte L ! placée dans le soubassement de l'é-j rtiflce et qui offre au public, pour i le- dépôt de ses valeurs, une protection ot une sécurité de tout premier l'autres banques ou qui sont engagés dans le commerce et dans ''industrie.Les banques ont pour mission 'e faire circuler le crédit mis a 'eur disposition sous forme do dépôts, en accordant des avances qui doivent être entourées de toutes les garantie- désirables et se rapporter a des transactions dont le règlement s'effectue dans un terme „>rvire j expériences très complètes afin d'obtenir pour les voûtes la plus grande mesure de sécurité, surveille maintenant des travaux du même genre pour les Banques fédérales de Réserve aux Etats-Unis.Le service des "coffrets de sûreté" sera organisé Incessamment et fournira a ceux qui voudront bien patroniscr notre Institution toute la comnio-l'ité désirable avec la plus grande sécurité.relativement murt.Les institu- Avant de quitter le domaine qui tions de crédit doivent donner à l'agriculture, à l'industrie, au commerce et à la - finance les facilités intéresse particulièrement la Banque, pour jeter un rapide coup d'oeil sur la situation générale des affai- nécessaires a leur développement et res dans notre pays, il nous parait a leur progrès, en J» oubliant cepen- opportun de vous signaler que la dant jamais quelles ont h adm - révision décennale de la Loi des nstrer les fonds du public ei qu'il Banques doit avoir lieu en 1923.Il n est ni sage ni prudent d Irnmobl- appartient au parlement fédéral de User pour des périodes prolongée- j décider si l'étude " des dépôts remboursables à deman- de.Addltlonnellement.ceux qui dirigent les opérations de banque ont un autre rôle à remplir, qui est aussi important et peut-être plus délicat que le premier; ils doivent guider et renseigner leurs clients emprunteurs sur l'emploi qu'ils peuvent faire des crédits de banque et sur la marche générale de leurs opérations.Pour bien remplir cette fonction, les gérants de banque doivent bo familiariser avec les questions économiques et financières afin que les conseils qu'ils sont appelés à donner soient Judicieux et de nature à aider au progrès des corporations ct des Individus qui font affairée à la banque.Uv::'{ bttëS :-'C.irr.-s-.r.V-' "-n- "-• de cette mesure importante sera entreprise à la prochaine session ou à une réunion subséquente de la Chambre des Communes.Nous ne portons pas la responsabilité de parler au nom des Banques et cette assemblée n'est évidemment pas le lieu où doit se discuter les mérites de notre système bancaire.En justice pour nous-mêmes Hons croyons cependant avoir le droit de déclarer que la Loi des Banques, qui régit nos opérations, n'est pas le résultat d'une idée spontanée d'un ou de plusieurs hommes, mais qu'elle reflète l'opinion ralsonnée de plusieurs générations successives d'hommes d'Etat et d'économistes éminents et expérimentés, qui ont étudié et analysé sous tous ses aspects le problème 20 JANVIER 1923 LÉ BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE "(9)7''41 bancaire au Canada et les besoins I une nouvéilo déception en consta-de crédit de notre pays.Des projets ' tant que les prix dos produits agrl-nouveaux et des méthodes sol-dl- j coles ont beaucoup baissé et que les eant modernes seront suggérés on débouchés pour ces produits n"ont grand nombre et sans doute les'pas été aussi larges qu'il était per-partisans do l'état marchand, de j mis de l'espérer.Los barrières ta-l'ôtat propriétaire de chemins de | rlfaircs élevées par les Etats-l'nis fer, de navires do commerce et d'en- et la situation économique on Bu-trepots, voudront-Ils réaliser l'état rope ont .contribue a restreindre banquier.Sans vouloir préjuger la question, nous croyons, au — moins en co qui regarde les gens de la Province de Québec, que leurs tendances individualistes se révolteront à l'Idée de traiter avec un employé du Gouvernement, h la fois pour acquitter leurs Impots et pour lui confier le — marché de leurs affaires.Les Haneues, comme toutes l'écoulement des produits do nos campagnes.La valeur des récoltes relativement minimes do 1921 était estimée à environ $200,oun,uuo alors qu'en 1922 les estimations officielles pour une récolte abondante ne dépassent pas $170,000,000.La valeur des produits de nos fermes s'élevait à plus de $300.000.-000 pour chacune des années 1920 les institutions humaines, valent] et 1919 et 11 faut remonter a l'an dans une largo mesure ce quo va- née 1917 qui n'a rapporté que lent les hommes qui les dirigent.$153,000,000 pour retrouver une mais les améliorations a apporter à récolte ayant une valeur moindre la Loi des Manques doivent tendre à ' que colle de 1922.Ces constata-lmposer de sages restrictions sans tlons ne nous laissent nullement paralyser l'initiative privée et sans pessimistes sur l'avenir de notre entraîner l'Etat dans des expé- agriculture mais elles indiquent les rlences maintes fols tentées et nhau données après de fâcheux résultats.Nous nous croyons en mesure de déclarer que les autres banques et nous-mêmes accueilleront volontiers toutes les mesures qui seront de nature à aider au progr*c réel et permanent du Canada.Dans le cours do l'année écoulée la valeur du dollar canadien en fonction du dollar américain a con efforts énergiques qui doivent être faits en vue de stimuler celles de nos industries qui absorbent en plus grande quantité les produits de notre agriculture et on vue de rechercher des débouchés nouveaux pour les animaux, le foin, le beurre, le fromage, etc.II.nous paraît de la plus élémentaire justice de reconnaître qu'il existe actuellement une disproportion considéra tinué d'augmenter.An début del We entre les prix do ce que four-1921, le dollar américain était coté nit l'industrie et de ce qui provient à 18% de prime, et depuis cette de l'agriculture.Lne prospérité époque la valeur relative du dollar 1 réelle et stable doit provenir non canadien a apprécié pour atteindre seulement de l'équilibre entre la le pair au mois de septembre 1922.rémunération du travail et celle au Cette amélioration a été suffisante capital, mais également et non pour Justifier des expéditions d'or moins nécessairement de 1 equill-trés substantielles des Etats-Unis hro entre les diverses formes du vers le Canada.Il serait cependant travail.Il faut que les classes la-puérll de se faire des Illusions à borieuses de nos campagnes trouvent dans leur travail une compensation proportionnée a leur effort, et Inversement les législations-qui tentent do favoriser une classe de travailleurs au détriment des autres sont vouées à l'Insuccès.Il nous est agréable de vous signaler l'amélioration considérable qui s'est manifesté dan?l'industrie forestière et dans ses filiales cet égard, car nous continuons d'Importer des Etats-Unis pour $170,000,000 de plus que nous n'exportons vers co pays et addi-tlonnellemcnt nous avons vendu sur leur marché pour plus de $250,000,000 de nos meilleures valeurs, représentées en grande par-tlo par les obligations do nos gouvernements et de nos plus Importantes municipalités.Ces chiffres , * Indiquent sûrement que notre cré- les fabriques de pile de bois et ce dit est bon chez nos riches voisins.'papier.Les stocl" de bols ont ete mais il n'en est pas moins regretta- ; considérablement réduits particu-ble de cen tf.er que notre dette, llèrement durant les derniers mois extérieure n-içmo.He t'.t">t Eos er les poussera forcément contre le parti politique qu'ils préfèrent et heurtera ainsi leur sentiment politique; c'est en vue de détruire cette idée que la decision ci-dessus a été adoptée et A laquelle nous demandons toutes les associations paroissiales d'adhérer.Ainsi les cultivateurs du comté auront la preuve que l'association des Fermiers-Unis n'a pas pour but de contraindre leurs opinions politiques et ils pourront alors en toute liberté se joindre ;\ nous pour la protection efficace de leurs intérêts par des moyens de persuation auprès des pouvoirs publics.Nous espérons que l'opinion que nous exprimons et que la ligne de conduite que nous avons décidé de suivre pour le plus grand bien de notre association, recevront l'approbation de tous nos membres et que chaque groupement se fera un scrupule d'y conformer sa propre conduite.Veuillez nous croire, Vos tout dévoués, Le comité Régional des Fermiers-Unis de Québec Lac St-Jcan.Hubert VILLENEUVE Président.Jos.DUFOUR Secrétaire.Expédiez-nous vos oeufs! Nous voici bientôt au début de la saison des oeufs.Les cultivateurs sont certainement anxieux d'obtenir, durant toute la saison, les plus hauts prix actuellement offerts, surtout pour les oeufs strictement frais.Le meilleur moyen de se les assurer, c'est de nous en confier la vente par l'intermédiaire de vos organisations locales.Nous avons un département spécial, parfaitement organisé pour les recevoir, les classer et les écouler aux plus hauts prix du marché pendant toute la saison.Demandez-nous tout renseignement sur la façon d'expédier les oeufs.Nous fournissons aussi, sur demande, des caisses pour l'expédition.Notre clientèle de choix vous garantit une vente profitable et des retours prompts.Confiez-nous la vente de tous vos oeufs.Volailles Abattues/ Nous sommes toujours en mesure de vous obtenir les plus hauts prix du marché pour vos poules, poulets, oies et dindes abattus.Préparez soigneusement avant d'expédier.Demandez nos cartes d'expédition.Avis.— Nous prions nos amis de prendre note que nous sommes pas encore prêts à recevoir de la volaille vivante.Porcs Abattus/ Continuez à nous expédier vos porcs abattus.Notre nombreuse clientèle nous permet de vous obtenir les plus hauts prix du marché Voyez, en effet, les prix par nous retournés la semaine dernière pour les porcs de diverses pesanteurs.Abattez-les bien et cnvcloppez-les soigneusement afin que, durant le transport, ils ne puissent ni se salir, ni se détériorer.Demandez-nous des renseignements et des cartes d'expédition.A tous nos expéditeurs nous garantissons satisfaction et prompts retours.Consultez nos prix de remise sur la page 13.Cultivateurs, expédiez tous vos produits à Trudel Ayer Limitée 689, St-Paul Ouest MONTREAL 20 JANVIER 1923 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE (19) 81 24 95 et plus à l'essai PARFAITEMENT GARANTIE ,'ECRE-MEUSE.Jhne/dccvrL UNE PROPOSITION AVANTAGEUSE Pour vous faire connaître notre ECRE MEUSE, bien finie, de nuiitment facile, et écrémant ft men.tille, pour $24.95.Ecréme également bien le lait froid on chaud Donne une crème epaiate ou légère.Le bol répond aux loia aanîtarrea et ac nettoie facilement.Diflèrent de la gravure, qui illuilre dea machine* ft plut fort rendement.Metiri-vou» bu courant de notre SYSTEME DE PAIMEHTS MENSUELS Expéditions faitea rapidement de Wmnrpag, Man., Toronto, Ont.St*J«an N.B.Que votre installation aoit considerable ou non, demandex notre catalogue qui voua aeraenvoyé gratuitement et notre ayatirne de paiementi facitea, AMERICAN SE PARATOR CO.Boi 3206 Bainbridge, N.Y.LA RACE AYRSHIRE.La race Ayrshire se recommande par clIc-mÊme, à tout amateur de beau bétail, par l'harmonie de ses formes, l'élégance de son allure, l'éclat de son pelage, etc., ce qui ne nuit en rien à ses aptitudes intrinsèques comme laitière pourvu que l'on cherche à fusionner chez elle les attributs qui en font une bète d'exposition avec ceux qui en font une forte laitière.On y parvient en développant chez elle et en sélectionnant dans ce sens les caractères de conformation suivants: belle ligne du dos, aussi horizontale que possible dans toute son étendue; poitrine spacieuse en tous sens, indice d'une forte constitution; abdomen volumineux, ample qui assure une grande capacité d'assimilation, et enfin des organes Iactifères bien développés, et surtout un pis bien symétrique.Une vache de cette trempe figure avec honneur dans une exposition et rapporte aussi de beaux bénéfices par le lait qu'elle donne.Les aptitudes de la vache Ayrshire sont réputées excellentes, et si l'on remonte à l'origine de la race, on trouve l'explication des qualités multiples qui sont comme l'apanage de ces animaux.En effet, le climat rigoureux de la partie de l'Ecosse où cette race a été améliorée lui a conféré une rusticité peu ordinaire parmi les races laitières, et les croisements effectués au début de son développement lui ont acquis des qualités précieuses.Ainsi l'Ayrshire possède une forte constitution et jouit d'une bonne santé.Cette vache a bon appétit, chose importante au point de vue de la production.Nullement difficile sous le rapport de sa nourriture, elle consomme et tourne à profit toutes les sortes d'herbages qu'elle trouve au pâturage.C'est une vache que l'on pourrait qualifier de cosmopolite, vu qu'elle s'acclimate facilement et qu'elle prospère sous toutes les latitudes.Elle s'accomode d'un terrain accidenté aussi bien que d'une plaine.La vache Ayrshire convient très bien au cultivateur ordinaire, à cause de son peu d'exigences sous le rapport de l'entretien et de la nourriture et que, même gardée dans ces conditions peu favorables, elle rapporte encore du profit à son propriétaire.Une autre qualité de la vache Ayrshire, c'est sa longévité; elle jouit d'une grande fécondité et peut rapporter jusqu'à un age avancé.Son lait peut être utilisé à toutes fins, mais il est particulièrement précieux pour la vente en nature.Savoureux et d'une digestion facile, il doit en partie cette qualité à la réduction des globules de gras qui rend son absorption facile.Cette réduction des globules de gras assure aussi une conservation plus facile du lait attendu fît 1» Jgttgg BM ta tmta m m wax LIVRE ïï£ die* des Chien* et comment on les nouent En-rai gratis par Pastor à votre adresse.M.CLA Î-CTLO VER Ca.Bm ut «uitttSM TRAPPEURS ! ! ! 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QnekM «l WaaMiarion.D.c.nous apprend, eu effet, qu'un lait dosant 4.5% de gras devient d'une digestion difficile, niais aussi qu'un lait contenant moins de 4% de gras perd sa saveur.Réparations - - Réparations, Fabricants, soyez prêts, N'attendez pas au dernier moment! Aujourd'hui est le meilleur temps pour nous envoyer vos machines pour réparation si vous voulez être prêts pour la réouverture de vos fabriques à la prochaine saison.Pourquoi attendre au dernier moment alors que forcément la livraison est lente parce que tout arrive en même temps ; sachez prévoir pour vous éviter des ennuis.Une longue expérience, un outillage perfectionné et une main-d'oeuvre experte vous assureront chez nous la plus entière satisfaction.Envoyez-nous vos Centrifuges, Barattes, Pasteurisateurs, Engins à vapeur, Bouilloires, Pompes, etc., etc.Vous pouvez aussi profiter de notre service chez vous; demandez nos experts et mettez leur compétence à l'épreuve.B.TRUDEL # CIE 36-38 Place Youville, MONTREAL.Casier Postal 484.Tel.Jourt Main 116.Soin Westmount 4120.COUPON D'ABONNEMENT Bureau de Circulation du Bulletin des Agriculteurs 688, Rue St-Paul, Ouest, MONTREAL Inclus la somme de $.pour.ans d'abonnement.(Nombre d'années) Nom.Bureau de poste.•.R.R.No.comté de.Voua pouvez voua abonner pour 3 ana pour $3.00.1 an: $1.50; 2 ana: $2.50.Veuillez, s'il vous plati, mentionner le "Bulletin des Agriculteurs" enjoous adressant à nos annonceurs.
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