Le bulletin des agriculteurs /, 1 juin 1923, samedi 9 juin 1923
JgL, m-1 La sélection se révèle, en résumé, comme la méthode d'élevage la plus sûre, la plus économique pour amener une population animale au maximum de son perfectionnement."M •¦ ',, i I D'ACTION ECONOMIQUE, POLITIQUE ET SOCIALE (Le BULLETIN DES AGRICULTEURS est à là classe agricole ce qu'une BONNE SEMENCE est à la terre.L'intérêt de tous commande qu'ils soient, tous deux, de plus en plus répandus. PAGE (2) 122 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 9 JUIN 1023 CETTE LISTE DONNE LE PRIX COURANT EN GROS DES PRODUITS CI-DESSOUS A MONTREAL DERNIERE CORRECTION: LUNDI DERNIER, A 1.00 HR.P.M.ce que vous vende; BEURRE la Ib.PAST.SPE.34 PAST.No.I.Ziyi No.1 .33 No.2 .32JS FROMAGE la lb.SPECIAL BLANC.SD.17M No.I.1-0.17H SPECIAL COLORE.0.17 ,' No.I.0.17,' 6 OEUFS la doz.STRICTEMENT FRAIS $0.2'> No.1.::0.2t VOLAILLE Vivante Abutiue la lb.la lb.Poules choix.$0— ____ No.1.V0.51 ____"0.— Poulets E.Choix"0.— ____"0.— Choix ____ro.— OicsChoLs____"0.— ____"0.— No.1______"0.— _"0.— Dindes Choix_"0.— _ "0.— No.1_______"0.— _"0.— Canards Chcix.î'0.— _"0.— No.I______CO.— __t:o.— MIEL la lb.BLANC No.1 .S0.Ile." No.2 .CO.lOc.No.3 .:-0.or;< AMBRE No.I .-Ois.No.2 ."0.07c.BRUN No.I .:-0.o7c ¦'' No.2 .:r0.06c.SIROP D'ERABLE la gall EN BIDON No.I .S' 10 No.2 .-ï.us I! No.3 ."1.75 EN BARIL No.I ."I 7s No.2 ."1.60 » No.3 .H1.40 SUCRE D'ERABLE la lb.EN PAINS (lib) No.I .$0.22 .No.2 ."0.21 EN GROS PAINS N„.I ."O.'O « « lî No.2 ."O.Î'J PATATES SO lbs.BLANCHES .si OS ROUGES.AU CHAR BLANCHES .ROUGES .FEVES le mt.BLANCHES No.1 .$2.75 No.2 ."2.50 l'Ois le mt.No.I.$2.50 No.2.:-2.30 AGNEAUX VIVANTS Par tête NO.I.S5.00 à §7.00 NO.2.$ MOUTONS Sur pied?Par tête Bons.$6.50 à $7.00 Moyens.- Commune.- PORCS VIVANTS la Ib A BACON0 50 à 225Ib»)__$0.10?., A ETAL (!20à I501bn.)__$0.11K LOURDS (22J i.300 Ibo.) ._$).10'\ LEGERS (100?.120)____ EXTRA LOURD3.300otpluD.$0.8# VEAUX Sur p'edo lea 100 lb DE LAIT Bons.$7.00 à $S.25 Moyens.$5.00 a $0.75 Communs.$1.00 à $5.00 DE CHAMPS BoD3.$- $- Moyens.$ $- Communs.$ à $- BOUVll.LONS SUK PIEDS les 100 lbs.CHOIX .- à - Boas.$7.50 ft $7.75 Moyens.S7.O0& $7.50 Cusmiiat.$0.50 à $7.00 VACHES SUR PIEDS les 100 lbs- CHOÎX._.Bonnes.$5.75 à$6.00 Moyennes.5-1.00 & 5.50 Commun**.J3.00 .t-cinq ans au moins de celte heureuse évolution intellectuelle et à remettre en honneur l'un des pré-j qui n'ont réussi que trop longtemps à tenir les i prits dans les ténèbres?" LA RECIPROCITE.his donnons ci-après l'opinion du "Journal of < 'ommerce", de New-York, sur la réciprocité: I.e tarif d'urgence, élaboré pour faire échec aux fermiers de l'ouest américain, a lamentablement manqué son but.Ses dispositions, dont la substance se l ne dans le tarif d'urgence actuel (bill Kordncy-McCumbcr) ont été nu"-v "'teffectives que les taux d'urgence antérieurs.Le cultivateur, en somme, a encore été déçu, et sa crédulité lui a valu de payer des (i.ils excessifs sur les produits manufacturés.Il semble, pourtant, que l'agriculteur commence à s'en revoir et ceux qui l'ont trompé reconnaissent aujourd'hui leur erreur de tactique.Des déclarations ri : entes paraissent, d'ailleurs, confirmer cela.Envisageant les faits sous leur vrai jour, le fermier i 'ouest américain verrait-il d'un oeil favorable de plus étroites relations d'affaires avec le Canada?I ins ce cas, il peut s'attendre à voir arriver chez lui ci nains produits qui feront concurrence aux siens pro-I D'autre part, il lui serait beaucoup plus facile (i xpédicr ses produits aux acheteurs du nord.Le pi i\ de ses produits étant fixé sur le marché du monde, l'avantage de relations commerciales plus étroites résiderait surtout en une plus grande commodité d'expédition et un accès plus facile aux marchés.Il devrait donc élre avantageux, tant pour les cultivateurs canadiens que pour les agriculteurs américains, d'éliminer des frais de transports superflus cl de servir leur propre intérêt comme consommateurs.Mais c'est précisément ici qu 'est la pierre d'achoppement.Le Canada étant un gros consommateur de produits fabriqués, le consommateur canadien ferait di ainuer, sans doute, les droits sur nos marchandises, !) JUIN 1923 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE (5) 425 sur les produits des minoteries de la Nouvelle-Angleterre et d'autres minoteries.Ainsi, à la surface, il y a opportunité de discuter l'argument proposant d'enlever la protection à l'agriculteur de l'ouest américain afin de faire bénéficier le manufacturier de l'est de plus grands marchés.Ce dernier n'a que peu ou rien à craindre de la concurrence canadienne et il serait heureux de voir des réductions de droit au Canada ii moins que, de notre côté, de semblables réductions soient de nature à lui nuire.Le Canada veut avoir accès il nos minoteries pour son blé qui devient ainsi "matière à fabrication", ce qui aiderait les meuniers de Minneapolis.Le dommage, en ce cas, n'est pas dans l'idée réciprocilaire, même au point de vue protectionniste.Ceci ne saurait élre sérieusement crili(|iié, comme le cultivateur le sent aujourd'hui.En fait, on s'aperçoit que le fermier américain a été induit à permettre l'imposition de droits énormes sur les produits manufacturés de tous les pays du monde, sous prétexte que des droits élevés sur ses propres produits le protégeraient contre une concurrence qui n'est, comme il ne le voit maintenant que trop, qu'imaginaire.Le seul remède à celle situation est une revision de tout le larif douanier.Nous sentons déjà les mauvais cITels du tarif actuel par la suppression de notre marché étranger.I.e cultivateur américain, qui a été si abominablement dupé par de pseutlo protecteurs, devrait les répudier et demander une refonte complète du tarif de façon à y introduire quelque chose d'un peu raisonnable et de décent.Dans l'intervalle, la réciprocité aiderait à beaucoup de monde et l'agriculteur y trouverait son profit de bien des façons.Il est malheureux que nos querelles domestiques relatives à une fausse conception de la protection due à l'agriculture nous aient mis en telle posture que nous hésitons à bénéficier d'aliments et de matières premières à meilleur marché." Lorsque le "Journal of Commerce" dit que les cultivateurs américains ont été trompés par les protectionnistes, il no fait que corroborer l'opinion de l'Association professionnelle des cultivateurs américains (Farm Bureau Federation) qui prouvait dernièrement,par des chiffrcs.que la protection avait coûté aux cultivateurs américains, depuis un an, la somme de $300,000,000.Si les cultivateurs américains ont soupe de la protec-Icction, comment les cultivateurs canadiens, qui n'ont pas de marché, pourraient-ils en vivre?Souhaitons que cette idée continue à faire son chemin aux Etats-Unis et que notre ministre provincial d'agriculture, au lieu de parler de représailles, parle do réciprocité, qui ouvrirait aux cultivateurs canadiens — de l'est surtout—les grands marches de la Nouvelle-Angleterre.NOUVEAU CERCLE.Un nouveau cercle de Fermiers-Unis a été organisé à Sl-Anloine, comté de Verchères.Son bureau de direction se compose de MM.Antoine l'haneuf.président, Jos.Art.Cormier, vice-président.Eugène Chagon, Adélard Dupont, François Marchcs-scult, J.I!le.l'haneuf.Léonidas Archambault, directeurs, Joseph Marchessault, secrétaire.IL N'Y A PAS DE DIFFERENCE.Un député s'est permis, l'autre jour, à la Chambre de faire remarquer qu'il n'y a aucune différence entre le parti libéral et conservateur: La situation politique au Can (la, pendant deux générations, peut se résumera ceci: Lorsqu'arrivait chaque année, le moment de délier les cordons de la bourse des contribuables, les conservateurs disaient: "Il faut l'ouvrir par le gros bout".D'autre part les libéraux s'écriaient: "l'as du tout; c'est par le petit bout." Cependant, lorsque le contribuable comptait ce qu'on lui avait laissé, la différence était assez mince; il ne lui restait rien.Cela revenait au même et c'est encore la même chose.Il n'existe aucune différence, sauf dans les mots.Juste un soupçon d'argument dont s'empare la presse quotidienne pour jeter de la poudre aux yeux du peuple.La différence est absolument nulle.Il y a deux partis, mais une cule politique; voilà le court et le long de la situation.N'essayons pas de découvrir ce qui sépare-les libéraux'des conservateurs, car le jeu n'en vaut pas.la'cbandclle.Personne ne l'a contredit, pas même le "Soleil".Sous l'empire de la loi des généalogies du bétail, le Ministère fédéral de l'agriculture a necordé l'incorporation à la "Société Canadienne Nationale d'enregistrement des volailles", une organisation formée dans le but de pourvoir à l'enregistrement des poules qui remplissent les conditions posérs par la société et qui sont approuvées par le Ministère de l'agriculture* Voici, en peu de mots, les conditions d'enregistrement: l'oiseau doit être de race pure, typique de la race, sans aucune des déqualilications inscrites au Standard et il doit avoir pondu 200 oeufs de deux onces au cours d'une période de 52 semaines consécutives à un concours officiel de ponte.Les oiseaux et leur progéniture qui remplissent ces conditions seront acceptés pour l'enregistrement par le bureau national d'enregistrement du bétail, de la même façon (pie les autres catégories de bestiaux.Du 2!) août au t septembre un congrès international sur l'élevage du bétail sera tenu à La Haye.Le but de ce congrès est de rassembler les personnages principaux des différents pays, fonctionnaires des gouvernements, investigateurs scientifiques, chefs d'organisations, ainsi (pie les personnages ayant de l'expérience dans la sphère de l'élevage du bétail ainsi que de l'agriculture.Le congrès fournira l'occasion pour un échange de vues touchant les sujets se rattachant à l'élevage des bovins, qui attire actuellement l'attention de tous ceux qui, à cause de leur travail, s'intéressent à la question de l'élevage des bovins.Les travaux dont lecture sera donnée fourniront des détails intéressants et importants sur ces sujets.Un grand nombre de pays ont promis leur coopéra-lion officielle et ou est à peu près sûr que plusieurs personnages des plus distingués dans la sphère (le l'élevage de bétail écriront des ouvrages sur le sujet.On annonce que le congrès et l'exposition mondiale de laiterie seront tenus à Washington du 2 au ;"> octobre.Les délégués et visiteurs pourront se procurer des renseignements complets sur ce point en s'adrcssanl au World's Dairy Congress Association, 426 Star lildg., Washington, D.C., E.-U.Le Ministère fédéral de l'agriculture vient de prendre de nouvelles dispositions pour combattre la tuberculose chez les bêtes bovines.En vertu d'un arrêté en conseil, en date du 11 décembre 1922, la lutte contre la maladie, dans les districts prescrits, sera entreprise par le service sanitaire du bétail.Le ministère est prêt à appliquer des quarantaines à des étendues restreintes, à la requête d'un gouvernement provincial, et à faire l'épreuve des animaux.En ce qui concerne la tuberculose bovine, cette quarantaine sera appliquée de façon à empêcher tout contact avec les animaux venant de l'extérieur.Les propriétaires des animaux qui se trouveront dans la région en quarantaine seront tenus d'aider les inspecteurs vétérinaires en donnant toute l'aide (pli peut être raisonnablement demandée.L'épreuve sera faite par des vétérinaires accrédités.Une indemnité, se montant aux deux tiers de la valeur estimée, sera payée pour tous les animaux réagissants qui seront abattus.Les dispositions nécessaires seront prises pour conserver pour la production les uni-maux précieux qui réagissent à l'épreuve.Elles comportent la ségrégation par ce que l'on appelle le système Bang, qui est virtuellement une quarantaine, n'épargnant (pie les veaux nouveaux-nés, qui reviennent au troupeau sain.Les plans pour la participation du Canada à l'Exposition de l'Empire britannique, qui sera tenue à Londres, Angleterre, du 20 avril au ,'JI octobre 1924, sont pratiquement complétés.Le gouvernement du Dominion construira son propre bâtiment—un édifice imposant d'architecture néo-grecque, sur un terrain dont la vue embrasse le parc Wembley où aura lieu l'exposition.Les travaux de construction seront commencés cet été et tous les détails relatifs à cette vaste entreprise seront terminés lorsque l'exposition sera ouverte au.public, le 20 avril 1921.Deux wagons de blé de semence de l'Alherla, nettoyé et classilié par la station gouvernementale d'Edmonton, ont été expédiés aux Etats-Unis le mois dernier.Un (le ces wagons était destiné aux cultivateurs du North Dakota, l'autre à ceux du South Dakota, pour tins de semence.V.Létourncnu.LKS (VLTIVATIXUS L'T LUS JOURNAUX.Si les cultivateurs de la province (le Québec ne veulent pas rester les éternels exploités par les autres classes, par celle des politiciens surtout, il faut qu'ils soient de leur temps.Les cultivateurs seront de leur temps en s'unissant, à l'exemple des autres classes de la société, en une puissante association professionnelle indépendante des partis politiques et en s'instriii.-anl et en se renseignant par le moyeu des revues agricoles dévouées à leur cause et des journaux à principes sûrs.Il y a des cultivateurs (pli n'ouvrent jamais une revue agricole: c'est malheureux: d'autres et ils sont nombreux .ne lisent que (les journaux jaunes, des journaux sans valeur et sans principes: la condition de ces derniers est la pire.Aujourd'hui, les cultivateurs qui aiment leur profession et qui veulent réussir ne peuvent se passer d'une bonne revue et d'un bon journal (pli les renseignent chaque semaine ou chaque jour sur les choses de l'agriculture, sur les prix du marché, sur les événements ou les questions qui intéressent le pays en général et la classe agricole en particulier.121 comme nous, les travailleurs d'une clarté à l'autre, nous n'avons que peu de temps à consacrer à la lecture, soyons pratiques et choisissons judicieusement nos journaux: cela est d'une extrême importance car, ordinairement, nous finissons par penser comme le journal que nous lisons habituellement.D'abord notre journal professionnel, c'est le Bulletin des Agriculteurs, (pli est le journal officiel des l'ermiers-I Inis de la province de Québec.Mais il ne su Hit pus de rerevoir le Bulletin des Agriculteurs, il faut le lire, le faire lire, le faire connaître et aimer: il y va de l'intérêt de notre association dont il est le porte-parole.Un fermier authentique reçoit donc le Bulletin des Agriculteurs, c'est un devoir; il reçoit aussi un journal éricux, indépendant, dévoué ou sympathique à la classe agricole comme, par exemple, le Devoir, le Droit, la Voix du Sol.'Hebdomadaire très bien fait et qui s'adresc particulièrement aux cultivateurs), l'Action Catholique.Mais soyons eu garde contre les journaux de partis, car ces journaux sont forcément partiaux, ils ne publient que ce qui fait l'affaire de leurs partis politiques respectifs.D'ailleurs ces journaux affectent d'ignorer l'association des Fermiers-Unis et on sait pourquoi.Nous aussi, ignorons-les poliment.Soyons en garde encore contre la presse jaune qui a fait tant de mal dans nos campagnes.Cette presse, elle est facile à reconnaître, elle est sans principes et sans convictions, elle fait voisiner dans ses colonnes la vertu avec le vice, publiant volontiers un résumé de sermon ou l'annonce d'une fête religieuse à côté du récit dégoûtant d'un drame immoral.Cette presse abêtit ses lecteurs par ses histoires illustrées au langage plat, aux images grotesques quand elles ne sont pas indécentes, immorales ou slupides.La presse jaune denature souvent l'importance, la valeur des faits et fausse ainsi le jugement des lecteurs peu avertis, après avoir dépravé leur goût.Notre temps est trop précieux pour le gaspiller à lire des balivernes, des histoires de meurtres, de vol, de beautés féminines, voire même de "grimpage" de murs d'une maison de dix étages.Ces recontars ne nous instruisent pas, ne nous rendent pis meilleurs, ils nous l'alignent, nous dégoûtent, nous abaissent plutôt.Non, la presse jaune n'est pas imprimée pour les cultivateurs: ne nous y abonnons donc pas.Ne craignons pas de donner quelques piastres de plus pour un abonnement à un journal à bons principes, indépendant, décent, qui respecte ses lecteurs et les instruit.Joseph l'auborl, cultivateur, Rigaud. PAGE (fi) 42G LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 9 JUIN 1223 Le jardin d'agrément au printemps.Les vrais amateurs de fleurs font leurs délices du jardin au printemps.Ils y rencontrent, parmi res Ileurs pr in tanières, de nombreux amis dont ils ont surveillé le développement pendant des années peut-être.Il y a cependant beaucoup de jardins où les Ileurs manquent, mais c'est la une lacune que l'on peut facilement combler si on le désire, car il existe un e,rand clioix de plantes rustiques.Dés que la neige est partie, on peut avoir, parmi les Ileurs à bulbes, les galantines, les giroflées des jardins, safrans, chiônodoxas, scillas, bientôt suivis par ies oeillets et les tulipes.Les primevères rus-tiqi.'s font bientôt leur apparition parmi les bulbes, de même que les pavots d'Islande, trillinms, trolles, doronics, épimèdes et d'autres Ileurs hâtives du printemps.Bientôt encore viennent les colombincs, les Coeurs sanglants, les Juliennes odorantes, les iris et beaucoup d'autres.Tracez d'avance le plan de votre jardin; voyez à quels endroits la présence de Ileum pourrait en améliorer l'apperencc une autre année; comment les Ileurs jaunes, rouges et blanches amélioreraient l'aspect général; voyez si une plante à pousse basse ou à pousse élevée ne rehausserait pas l'apparence de la bordure.Comme ce sont là des choses que l'on peut facilement oublier une fois le printemps passé, un bon système est d'écrire sur une étiquette ou sur de petits morceaux de bois, la sorte de fleur que l'on désire, sur chaque endroit où l'on peut faire une amélioration; puis lorsque le moment de planter arrive, si l'on met une plante à cet endroit, avant peu il y aura une amélioration sensible dans l'aspect du jardin, et l'on pourra suivre ce système toute la saison.Que tous ceux qui aiment les fleurs en mettent donc quelques-unes dans leur jardin au printemps.Il en résultera un peu d'amélioration tous les ans; bientôt le changement sera sensible et les abords de la maison paraîtront beaucoup plus beaux.W.S.Macoun, Horticulteur du Dominion.Aux éleveurs de porcs.Pour arriver à produire un porc qui commandera un prix élevé A l'automne, il faut bien se rappeler que le marché exige: UN PORC AGIO D'A PEU PRES G MOIS, PESANT DE 170 à 220 LUS.(poids vif) PORTANT UNE COUCHE UNIFORME DE GRAISSE D'A PEU PRES 1 POUCE A 1 1-4 DE POUCE.Si le porc est de type couvcnable> il est possible de produire un sujet Capable de satisfaire à ces exigences.Les gros profits sont obtenus par celui qui soigne ses porcs, avec une ration économique et riche en matière minérale, jusqu'au poids de 130 à 140 lbs.Immédiatement après le sevrage, au lieu de s'oiïorccr d'engraisser trop rapidement les petits porcs, on se cou:entera de les nourrir de manière à ce qu'il- développent leur charpente Ceci est facile si on leur donne un pâturage de trèfle, luzerne, navette ou de grains mélangés, le pâturage fournit presque une ration uflîsantc.Il suffira de donner un petit supplement de moulée quelconque avec du lai: écrémé-L'orge moulue servie avec du lait écréme' ajoutés au pâturage de trèfle constituent une bonne ration jusqu'à l'engrai iincnt L'exercise est bien nécessaire aux jeunes porcs qui en prendront suffisamment au pacage.Si le pâturage était chose impossible, il faudrait au moins donner un enclos assez grand où l'on servira des fourrages verts ou des légun Dans tous les cas, les fourrages succulent sont indispensables.Ils contribuent au maintien de la vigueur, facteur important dans la production d'une chair de haute qualité.Au pâturage, les porcs mangeront san doute plus de grain que si on leui donne du fourrage vert dans une loge.Tir contre, soigner avec des fourrages dan> une loge demande plus de main-d'oeuvre ul il serait difficile d'établir quelle est la plus avantageuse de ces deux méthodes, toutefois, les porcs se développeront mieux i : seront plus vigoureux au pâturage.Pour soigner dans la loge, la navette est hautement recommandée.Semée en parcelles à courts intervalles, elle fournit du fourrage vert pendant une longue période de temps.Elle doit être semée drue afin de donner un fourrage plus tendre.J.J.Cautrcaii.U.S.A.Bons u\ust?& moteurs là30H.P.Il y il un Stover du style et de ^ la dimens ion q_u ' i l vous faut.Construction, mnin-d'ocuvre, matériel, tout est hor« prtîr GAZOLINE—KEROSENE—HUILE RAFFINEE ET BRUTE.Substituez l'énergie motrice ft |a force humaine, épargner de l'argent.Profita de nos 60 nns d'expérience dans lu construction de machines nrutoircs.Le nom Stover est fameu* depuis 1882.N'acceptez aucun substitut h on moteur Stover.Achetez le meilleur.BROCHURE GRATUITE.Voyez notre plus proche four-, ou écrivez-nous aujourd'hui pour une brochure traitant des moteurs.Elle est gratuite.PIONEER EQUIPMENT CO.44, rue Gordon, Guelph, Ont.Les industriels et les commerçants gui recherchent la clientèle de l'agriculteur consciencieux et prospire ont le devoir d'annoncer dans le "Bulletin des Agriculteurs".En touf» pays.Demandez le GUIDE DE L'INVENTEUR qui sera envoyé gratis MARION &.MARION 364 rue Untvcr.itô, 72Ji rue St-I*lerre et Washington.D.C.Montreal.Ouéfoec.Pasteurisa -w iUcoursière.Messieurs les Beurriers, Attention! 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mais les expériences qui se poursuivent un peu partout dans l'Amérique du Nord, nous ont pratiquement convaincus du mal fondé de nos préjugés et nous engagent à présenter le plaidoyer suivant que publie, dans le Hoard's Dairyman du 11 mai, Monsieur Geo.R.Harrison, d'Iowa, en faveur de cette récolte.Nos lecteurs feront bien d'en prendre connaissance parce que les témoignages qu'il apporte sortent de la bouche même tie cultivateurs pratiques dont quelques-uns se trouvaient exactement dans le même état d'esprit que nous.Voici donc ce plaidoyer: Simeon Cleveland, d'Iowa, conduisit son visiteur dans un champ île blé d'Inde et lui montra certains plans de maïs d'apparence extraordinaire.Ils é-taient meilleurs (pie tous les autres, bien que sur ces buttes l'on trouvait (les plants de trèfle d'odeur qui avaient échappé au sarclage durant la saison.Cleveland avait craint que ce trèlle d'odeur, poussant comme récolte de deuxième année, causerait des dommages; mais au contraire, les plants de blé d'Inde qu'il montrait à son hôte prouvèrent (pie le trèlle d'odeur avait favorisé le blé d'Inde.Le visiteur consulta alors l'agronome pour se faire expliquer ce cas.C"c dernier déclara que, pour lui, ce trèlle d'odeur se présentait sous un nouvel aspect.Cette plante, dit-il,requiert beaucoup d'humidité de même (pie le maïs, mais grâce aux pluies abondantes de celte année, il y a eu assez d'humidité pour suffire aux deux plants sur une même butte.'Juant à l'augmentation de la fertilité, il n'a pu donner d'explication.L'on a généralement été d'opinion qu'il fallait (pie les racines du trèlle d'odeur se décomposent avant que l'azote (les nodosité- des racines ne puisse être utilisé par le blé d'Inde.IVtit-êlre n'en esl-il pas ainsi.L'agronome expliqua que le trèfle d'odeur dont les racines sont profondes tire continuellement des couches inférieures des éléments fertilisants qu'il transporte dans les couches supérieures de la terre.Ces éléments, dit-il, sont utilisés par la récolte subséquente.Dans le cas présent, il semble (pic le trèlle d'odeur apporte, alors même qu'il pousse, certains éléments de fertilité utilisables par le blé d'Inde.A ce moment arriva sur les lieux M.V.T.Peterson, jeune cultivateur à loyer, qui nous apporta d'autres fait; sur sa récolle de h d'Inde mêlée de trèlle d'odeur, l'année précédente.Ce fut un combat constant à partir du printemps jusqu'à l'été avancé contre le trèfle d'odeur dans son champ de blé d'Inde cl lorsque le maïs devint trop haut pour permettre de le cultiver, le trèlle d'odeur fleurit.C'était la variété à fleurs jaunes; l'on pouvait l'apercevoir de très loin.L'on ne peut imaginer un champ de blé d'Inde plus envahi de 'mauvaises herbes (pie celui-ci l'était de trèlle d'odeur; mais, au temps de la récolte, ce champ produisit quinze minots de blé d'Inde de plus à l'acre que le champ voisin qui ne contenait aucun trèfle d'odeur.Celle ferme, que M, Peterson avait prise a "moitié", était complètement épuisée.On n'y avait'jamais cultivé de trèlle d'odeur et le propriétaire suggél l (pie l'on en mélangeai un peu avec l'avoine.Peterson suivit ce plan; le propriétaire lui fournit la graine.Lorsque la récolte d'avoine fut enlevée, h- trèfle d'odeur de l'année fut utilisé comme pâturage jusqu'à l'automne.He bonne heure, le printemps suivant, Peterson ne connaissant pas la persistance du trèfle d'odeur, laboura ce chai p.Ce fut un travail dur pour les chevaux.Après le labour, le champ était omplè-lenient garni de ces racines retournées.Naturellement, avant qu'il ne fui temps de préparer la terre pour recevoir le blé d'Inde, les racines renversées iv.lient produit une récolte qui s'était rayait avoir détruit complètement tonus les racines.Pendant un certain temps, le trèlle ne donna pas signe de vie, mais il apparut plus tard.Finalement, Peter-son sema son blé d'I iule,bien que le champ ne lui inspira pas confiance.Malgré des cultures répétées, le trèlle d'odeur persista.Peterson pensa que h- blé d'Inde serait étouffé par le trèfle, niais il sembla plutôt bénéficier de la compagnie du trèlle d'odeur.Le résultat fut des plus satisfaisants: les épis de blé d'Inde, qui étaient très développés, mûrirent de bonne heure dans la saison.Je ne me contentai pas du témoignage de Peterson.J'allai visiter quelques-uns des meilleurs cultivateurs du village de Me Clelland et tous ceux qn< e consultai confirmèrent ses avances, Peler-son, disaient-ils tous, lit une terrible guerre au trèlle d'odeur: il pensait avoir élé vaincu lorsqu'au moment de la récolte, alors qu'il pesa son blé d'Inde, il s'aperçut qu'il était vainqueur.Ce champ de blé d'Inde était infiniment meilleur que son autre champ,de l'autre côté de la clôture, où la récolte avait élé aussi bonne les années précédentes.Peterson pensait que le trèfle d'odeur voulait détruire son blé d'Inde, tandis que, d'après ce que l'on a pu voir, le trèlle d'odeur travaillait à l'enrichir.Chris.Brokman, un voisin, dit que lorsque le trèlle d'odeur du champ de blé d'Inde de Peterson fleurit, on pouvait voir les Meurs jaunes à mille de distance.Otto Cuius dit qu'il était allé dans le champ de Peterson et qu'il l'avait vu travailler à détruire ce trèfle d'odeur, lïdward Torncton, un voisin qui n'a jamais voulu croire au trèlle d'odeur, bien que plusieurs cil faisaient la Culture, a VU ce champ plusieurs fois.A l'automne, Torncton déclara: ça paye; je l'admets.Comme vous tous, je vais semer du trèlle d'odeur.Il sème maintenant du trèlle d'odeur avec les petits grains.J'ai entendu dire, un jour, par un spécialiste, qu'il fallait enfouir le trèlle d'odeur vert l'automne après cpte le grain a été enlevé.Les cultivateurs, cependant maintiennent qu'il ne faut l'enfouir qu'au moment où l'on laboure généralement la terre pour la préparer à recevoir le blé d'Inde.Alors, il faut labourer profondément.Il faut commencer à sarcler aussitôt nue le blé d'Inde est assez haul, parce queflc trèlle d'odeur ne tardera pas à sortir.Cependant, si l'on s'en rapporte aux témoignages «le ("level.nul et de Peterson, il n'y a pas lieu de s'alarmer de la présence d'un peu de trèlle d'odeur dans le champ.Au cours de 1922, l'augcmcntal ion de la product i' m lait ière du Manitoba a été plus forte que durant tOUtC autre année, d'après ce que rapporte le commissaire en industrie laitière de cette province.La valeur marchande totale de ces produit s a été d'environ 812,434,223.La production de II heiirn ries a été de 1(1,550,0(11 livres, soit 2,009,-l'.'6 livres de plus qu'en l')21.La valeur de ce beurre, à la bcuiTcric, a élé de C.Vp'I.vSGO.Nous venons de conclure des arrangements très avantageux pour la vente de la crème douce, pasteurisée ou non pasteurisée.^ Nous offrirons aux fabricants qui peuvent nous expédier telles crèmes, des conditions tout à fait spéciales qu'ils seront heureux de connaître.Communiquez avec nous immédiatement.Plus d'argent pour vous ! Plus d'argent pour vos patrons ! Crémeries Tél.St-Louis 9194 580-590 Marie-Ânne Est, MONTREAL.Veuillez, s'il Vous plaît, mentionner le "Bulletin des Agriculteurs" en oous adressant à nos annonceurs. PAGE (8) 428 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 9 JUIN 1323 TRIBUNE LIBRE Les communications que nous publions sous celle rubrique n'engagent en rien la responsabilité de ce journal.Elles sont néanmoins sujettes au contrôle de la Direction qui reste libre de les publier ou non, ou de les abréger.La désertion du sol.I-Icuryvillc, 22 mai 1923.Le Bulletin des Agriculteurs, Montréal.Monsieur le rédacteur, Le Bulletin en date ilti 1° courant a publié, an sujet de la désertion des cam-pannes, une intéressante lettre signée un "Métabctchouniinis".Il esl évident que ce monsieur n'a pas fort prisé nia lettre sur les causes de la désertion des campagnes, parue dans voire journal quelque temps auparavant, lettre où je disais (pie, d'après (le prétendus experts en la matière, la désertion des campagnes était due à l'ignorance, à la paresse, au luxe, etc.Je ferai remarquer à votre correspondant (pie je n'ai pas prétendu, en disant, cela, exprimer mes vues personnelles stir les causes de l'exode rural; je n'ai fait (pie relever ce qui traîne à perpétuité dans les gazettes de notre province.Il y a 40 ans (pie je lis les journaux,et depuis 10 ans, il ne s'est peut-être pas liasse une semaine sans (pie j'aie en l'occasion d'apprendre, par quelque soi-disant expert, en lisant n'importe lequel de nos quotidiens de langue française, (pie les 7 péchés capitaux sont responsables de la désertion des campagnes.Par la lecture de nombreuses brochures parues sur le sujet et par maints rapports (le congrès agricoles, j'ai appris la même chose; de sorte (pie je devrais connaître ce chapitre de la désertion des campagnes par coeur.Je me suis laissé dire (pie, dans les provinces anglaises, il y a longtemps que les journaux ont mis an rancart ces vieilles sottises sur la désertion des campagnes.II y a, parait-il, dans ces provinces, une opinion publique agricole eu éveil qui oblige ceux qui écrivent sur les problèmes ruraux à penser et à mesurer ce qu'ils disent.Quant à mon opinion sur la désertion des campagnes, si elle peut intéresser vol re correspondant, je la donne pour ce qu'elle vaut, je ne suis qu'un cultivateur ordinaire et je ne suis pas spécialiste.Je crois (pie le luxe, l'intempérance, les dépenses inconsidérées et quelquefois même les dépenses très justifiables causent la ruine de beaucoup de monde, à la ville connue à la campagne, mais je ne vois pas ce (pie tout cela peut bien avoir à faire avec la désertion des campagnes.Il n'y a pas, GRATIS Magnifique Set en Cristal 13 MORCEAUX Donnés Gratis avec le Thé Vert ou Noir Demandez-le n votre épicier GLOBE TEA CO., 309 Notrc-Dnmo Ouest Tél.Mnln 5036.Montrent- que je sache, à la ville, d'organisation qui prenne soin gratuitement des gens ruinés; ces derniers doivent donc travailler pour gagner leur vie et s'ils vont travailler de préférence à la ville, c'est qu'à la ville leur travail est mieux rémunéré.Bien A vous, Joseph Couteau.L'ouvrier des villes et celui des champs.Si-Denis, 13 mai 1923.Monsieur le Directeur, Montréal.Cher Monsieur, Je vois sur le Bulletin (pie le gouvernement esl à faire des enquêtes pour trouver les raisons (pie les cultivateurs s'en vont vers les villes et plusieurs donnent leur opinion à ce sujet.Pour moi, je dis (pie ''() pour cent des terres qui se sont vendues depuis la guerre ne donnent pas assez de revenus pour faire vivre le propriétaire et se payer en travaillant, hommes, femmes et enfants en moyenne 12 hrs par jour pour gagner de $5.à Su.par jour sur une propriété qui coûte $10,(100.et un roulant qui coûte §2,000.ce qui fait un capital de $12,000., tandis (pie l'ouvrier des villes, avec un petit coffre d'outils qui coûte à peu près §100.00, gagne seul (le §5.à §6.par jour et ne travaille (pie S heures et ceux qui travaillent dans les moulins, hommes et femmes, gagnent de $3.00 à SI.00 pour neuf heures sans capital déboursé et sans risque.Si tous les gens des villes donnaient 10 heures d'ouvrage par jour pour le même salaire, le coût de la vie diminuerait de 1 /S puisque les gens ne travaillent que 4 /5 du temps.Une autre raison, c'est qu'il y a trop de gens riches qui achètent les produits à bon marché pour les vendre avec (les prolits énormes.Pendant la guerre, nos gouvernants ont bien su limiter les prix du beurre et du fromage, mais quand c'est pour favoriser les bons amis, ils n'ont pas connaissance de ce qui se liasse.Comment se fait-il que nos députés, pour la plupart, sont pauvres quand ils sont élus pour la première fois et et qu'ils deviennent si riches en peu de temps.Rien de plus pour aujourd'hui, pour ne pas être trop long.Il me ferait plaisir de vous rencontrer pour m'exprimer plus au long.Bien à vous, Amédéc Jalherl.A propos d érable.St-Rémi de Napiervillc, 22 mai 1923.M.J.N.Ponton, Directeur, Bulletin des Agriculteurs, Montréal.Monsieur, Dans votre Bulletin du 21 avril dernier, je lisais en Tribune Libre un article intitulé "Nos érablières" par M.P.E.Roy.Votre correspondant écrivait que personne encore ne lui avait dit que la sève de l'érable évaporée à une basse température ne pouvait conserver sa couleur.Bien, je puis citer certains rapports et bulletins dans lesquels il pourrait acquérir certaines connaissances relativement à la cuison de la sève, entrant res les rapports de l'Association des Fabricants de Sucre et Sirop d'Erable de la province de Québec.Je ne puis certainement pas établir un marché de 22 cts.la livre car, suivant l'ordre de la nallire, il n'v a que deux grands facteurs: l'offre et la demande.Mais si M.Roy veut lire les prix payés par la Maison Trudcl Ayer dans ce même Bulletin du 21 avril, il verra que le marché que j'ai donné n'est pas aussi surfait qu'il le prétend.Votre correspondant ajoute que quelqu'un de ma localité lui a expédié et permis de vendre son sucre à 10 cts.la livre, lui disant qu'il paierait le transport et l'empaquetage.Si ce mou cherché un prix plus rémunérateur exemple, les prix payés par 11 maison Trudcl Ayer, il aurait eu le double.Mais,connue vous le savez, M, le directeur, il y a toujours des gens qui aiment mieux travailler fort des bras cl peu de la tête.C'est leur affaire.Je ne connais personne dans ma localité pOUR avoir une couverture _ récllement~a l'Épreuve de lu foudre, utilisez, les bardeaux d'acier Pedlar "Gcoigc" et reliez-ta a la terre, de [chacun de nés quatre angles, par un cable suffisamment enfoui dans le sol.I 'cl couverture est aussi à l'épreuve du - feu.tîcBj intempéries et du temps.Vous pouvez, en posant des bardeaux "George", épargner £un tiers des matériaux fi couvrir.Demandez un estimé grutuit.The Pedlar People Ltd.Etnblis en 18GI 2G, rue Nnzaretli, Montréal, Que Bureau principal: Orlinwa, Ont.Usines: Osnwa, Ont.et Montrent.Succursales: Québec, Ottnwn, Toronto, Hamilton, London, Winnipeg, Calgary, Vancouver.cur avait qui fait du sucre eu aussi grande quantité nr tel,par que l'écrit M.Roy et je crois même qu'il n'y en a pas.Je ne réside pas dans le nouvel "Eldorado" dont votre correspondant parle, mais je vis dans un milieu où l'on sait mettre à profil la moindre production.L.E.II.Troie.Peerless POURQUOI NOUS CHANTONS LA CLOTURE "PEERLESS" POUR POULAILLERS.Grâce aux gros fils d verser rigides des clôture sairc d'employer de ccinl plus espacés que pour 1< plus, la clôture "Pcerlc filet ordinaire, et elle es' les ennemis du dehors.Procurez-vous notre superb clôtures pour fermes, pouIa: ou à nous-mêmes.urs du haut et du bas, de même qu'aux tra-• "Peerless" pourpoulaillers, il n'est pasnéccs-turea de planches.Les poteaux peuvent être clôtures en filcl; 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ONTARIO 9 JUIN 1923 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE (9) 129 Ce qui, depuis plut de quarante ans, sous le nom de Remède de Kendall pour les éparvins, vient en aide au cheval efl également utile à so:i maître.Le TRAITEMENT DE KENDALL peer les Eparvins a été raffiné à l'intention de l'bomme.Il apporte un coula* Sèment rapide et sûr contre enflures, foulures, meurtrissures et toute douleur musculaire.C'est précisément ce dont vous avez besoin autour de ta maison.Procurez-vous-Ie aujourd'hui même au magasin.6F DR.B.J.KENDALL COMPANY Enosburg Falls, Vt.E.U.A.PUR COMME UN SON DIE CLOCHE TRIBUNE LIBRE.Les communications que nous publions sous celle rubrique n'engagent en rien la responsabilité île ce journal.Elles sont néanmoins sujettes au contrôle de la Direction qui reste libre de les publier ou non, ou de les abréger.Sur l'exode rural.Coaticoolc, 27 mai 1923.M.J.N'.Ponton, Montréal.M.le Directeur, Permettez-moi de profiter de la bonne hospitalité que \ons vo'.ilcz nous accorder afin «le vous donner mon opinion sur l'exode rural.Dans tons les journaux nous constatons qu'il y a bien des gens qui sont surpris de cet exode Pour nous.Cultivateurs, le problème n'est pas difficile à résoudre, car ce n'est pas nous, cultivateurs, qui repoussons la terre, mais c'est la terre qui nous repousse.Les profits ne sont pas suffisants pour couvrir les Après Chaque Repas Elle combine un goût délicieux à son action bienfaisante.Elle nettoie les dents.Elle neutralise les acides de la bouche.Elle adoucit la gorge.La WRIGLEY aide l'estomac.La Buveur dure S'',r ' long- m dépense.'- strictement nécessairesqu'il nous faut faite.Ceux qui nous prCchent que nous faisons trop de luxe sont justement ceux qui ne voudraient pas vivre avec nos profits, car dans les villes, si les gens vivaient dans le luxe que nous taisons, avec les salaires qu'ils ont, ils deviendraient tous riches.Nous, cultivateurs, lorsque nous avons quelques piastres, ce n'est pas ni aux vues animées, ni au théâtre, ni au club, ni au lac que nous allons les dépenser, mais nous tâchons de tendre notre intérieur agréable afin de garder nos jeunes gens chez nous.On nous prêche bien de ne faire aucun luxe, mais on nous prêche de travailler seulement huit heures par jour comme les gens des villes.Nous travaillons de 13 a 11 heures par jour, pour à peu près le quart dis salaires des villes.L'on ne voudrait pas que le cultivateur prenne aucune j'niissancc, même dans sa demeure.Ne le méritc-t-il pas autant que les sens des villes?lîst-rc bien ainsi qu'on réussira à garder nos jeunes gens chez nous?Il nous faut faire quelque chose pour rendre l'intérieur agréable.Le cultivn-feura-t-il un piano: on trouve cela trop de luxe?Ne travaitlc-t-il pas assez, pour mériter celle récréation autant que les gens des villes?("est bien la seule récréation que nous ayons à la campagne pour nos jeunes gens qui, après tout, ne sont pas plus insensibles que ceux des villes.Ce n'est pas à leur faire faire 13 à Il heures d'ouvrage par jour, sans jamais leur donner aucune récréation, qu'on les gardera à la campagne, lorsque la vie des villes est beaucoup plus facile et plus payante.Lorsque le cultivateur fait avec ses produits laitiers $15.à Ç.S0.par quinzaine pendant six ou sept mois par année, avec le travail de trois hommes et qu'il achète pour trois cents piastres de moulées, et qu'il paye cent piastres de taxes, ses assurances, qu'il se procure le strict nécessaire en instruments aratoires ainsi que tout ce qu'il faut pour entretenir la ferme, il ne lui en rest e pas épais au bout de l'année.Tout ce que nous faisons paye à peu près comme les produits laitiers.Examinez, les profits ainsi que les dépenses, et vous verrez qu'il n'y a que ceux dont les terres sont à peu près exemples de det tes qui peuvent rester sur leur ferme: où les autres prendront-ils l'argent pour payer leurs intérêts, s'ils en ont à payer?Quelle comparaison avec, par exemple, les commis-voyageurs qui ne vendent que du cuir et qui ont des salaires garantis de cinq mille piastres par année, à part un pourcentage sur leurs ventes?Dans toutes les lignes de commerce, il en est ainsi.Hue dire desagents de machines etc?du se (lit (pic si c'était le cultivateur qui ferait de tels profits, l'on aurait vite trouvé le moyen de le taxer de quelque façon pour l'empêcher de faire tant d'argent.Chez, les gros bonnets, l'on trouve cela bien.Si nous pouvions acheter nos machines avant qu'elles ne passent par tant de mains, il y aurait peul-être moyen d'arriver! mais il nous faut payer trop cher ce que nous achetons et vendre trop bon marchéecque nous avons à vendre.Si les choses restent telles qu'elles sont, l'exode rural n'est pas fini: il ne fait que commencer.Ne pensez pas que les gens de la campagne vont dans les villes seulement pour le luxe! Lorsqu'il leur faut perdre les quelques cents piastres amassées péniblement sur une ferme et qu'il leur faut tout abandonner parce qu'ils ne peuvent payer, ce n'est certainement pas l'amour du luxe qui leur fait faire cela.Vous remerciant de votre bonne hospitalité, je demeure, Votre tout dévoué, Albert Mnrcoux.Influence du taureau sur .;.la production du lait.CONVULSIONS Demandée notre livra gratuit donnant d e ¦ dEtaili complet! iur It faroeuie préparation TRENCH pour epilepitie et ce-nvuliioni.Simple traitement dotneitique.Plui de 30 .ne de idcc£i.Tfmoi|oa|ei de toute* In partiel du monde.Plui de 1000 en dm innée.Ecrives de luîte 1 TRENCH REMEDIES LIMITED 2707 St.Jimai Chirobt ri.79 Adelaide St.E.TORONTO.ONT.L'amélioration résultant de l'emploi de bons reproducteurs se voit plus facilement dans certaines catégories de bétail que dans d'autres.L'aviculture recherche la poule, l'éleveur de chevaux (le courses la vitesse, le laitier le lait et le gras, sans sacrifier le type.On comprend facilement l'effet des reproducteurs employés à ce résultat.Les filles d'un taureau lait 1er peuvent êi re meilleures ! ii ières que leurs inères, tandis que celles d'un autre taureau peinent produire moins que leurs mères.A la ferme expérimentale d'Agassiz.(Canada) dix filles métisses d'un taureau pur-sang viennent de terminer leur période de lactation comme bêtes de deux ans.Ces dix génisses ont produit en moyenne 663.5 livres de laii de plus que n'avaient fait leurs mères au même âge el 1001.5 livres de plus que celles-ci n'avaient fait comme vaches adultes.C'est un gaspillage d'argent que d'acheter un taureau commun quand on veut garder (les vaches laitières.I.c troupeau descend bien vite au niveau (le la valeur du taureau.A la troisième génération, il ne reste plus (pie 6p.Itll) du sang des vaclu (le souche.On perdrait moins en achetant tout un troupeau de mauvaises vaches qu'en choisissant mal son taureau, lue mauvaise vache ne transmet ses cm ictères qu'à un seul sujet tous les ans, tandis (pie le taureau en influence un grand nombre.II suffît d'une année et souvcnl de moins pour découvrir nue mauvaise la ii 1ère, mais le mauvais taureau n'est démasqué que lorsque toutes ses Idles commencent à donner du lait, quand il a déjà i rnnsmis ses caractères défectueux à plusieurs générations de veaux.C'est une tâche difficile el dangereuse entre ((iules que le choix d'un taureau.Trois considerations devront guider l'éleveur: l'animal a-t-il un bon type, une bonne product ion, et ira-t-il bien avec les vaches du troupeau ?Un bon taureau ne va pas toujours bien avec une bonne vache; la loi des variations peut intervenir.S'il choisit un jeune taureau non éprouvé, qu'il étudie ce (pie valent ses lilies.Plus un taureau a de vaches éprouvées, plus on est sûr de sa valeur.Le pourcentage de filles bonnes lait ières et les distinct ions qu'elles ont méritées sont des fadeurs à considérer.Il faut aussi comparer les tilles à leur mère au point de vue du type et de la production.NOTES.Le Dr.M.dimming, principal du collège agricole provincial de Sydney, Nouvelle-l'.i iisse, annonce l'existence, à East Bay, Cap Breton, d'un gisement de marne ou pierre à chaux non cristaliséc, dont la valeur fertilisante est bien connue.Cette découverte étant susceptible de modifier considérablement les conditions de cub lire du Cap Breton, on se dispose à l'exploiter sous peu.LIVRE ï£fc «Se* dea Odena et , mima.*»* q-j Jcs ppejfflt mua (tant* de nacCu atar m M Karroi ¦Taris par Pulcn à votre tetrens.¦.CLAT-OLOVXKOb.Ira !» tarliM ShMt rWM B.tt.L Depuis quelque temps, les cultivateurs du district de l.elhbridge, Alberto, ont montré plus d'intérêt qu'auparavant dans la culture mixte et il en est résulté une forte augmentation dans la production du lait, ce quia obligé In Crystal Dairy Co.à construire un autre plant, au coût de S60,-(KIO, pour faire face à la situation.L'installation esl tout ce qu'il y a de plus niodei ne el des machines spéciales ont élé installées pour la fabrication du beurre et de la crème à la glace.Pèse une poule.Economisa le prix d'une balance sur le blé pesé dans une saison.Fred.Ladcroutc, de Wcstmcath, Ont., dit que chaque fermier devrait avoir une balance-camion, parce qu'alors "il sait ce qu'il achète et ne perd rien de ce qu'il vend," ."Le premier automne (pie j'eus ma balance," dil M.Ladcroutc, "j'économisai le prix de cette balance en pesant mon blé seulement." 11 y a maintenant huit ans qu'il se sert de cette balance et il est toujours aussi enthousiaste au sujet de'l'argent qu'elle lui à rapporté d'une manière ou d'une autre.Des centaines de cultivateurs peuvent dire la même chose au sujet de cette balance-camion qui pèse d'une livre à une tonne.Demande/ à l'agent delà compagnie Renfrew de vous montrer une de ces balances Demandez aussi à voir les ILcrémeuscs.les Moteurs à l'huile et les poêles Renfrew, EcflVCZ aujourd'hui pour avoir notre catalogue 1-2 The Renfrew Machinery Co.Ld.Montréal, Que.Burcnu-clicf et Usine: Renfrew, Out.Sussex, N, IJ.Milwaukee, Wis.E.U. page (io; -no LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 9 JUIN 1923 REVUE DES MARC Du 28 mai au 2 juin inclusivemen DERNIERE HEURE! Marche au bétail vivant Prix cl conditions prévalant lundi, I juin, ii I0.30u.m.Botes à cornes:—l-cs meilleures bou-villons on! rapporte SX.10; les moyens ont rapporté $7.50.Les vaches de qualité moyenne se sont vendues à $5.25 et S5.50.Il n'y avait pas de demande pour les taureaux.Les bonnes jeunes génisses de 950 Mis.environ furent vendues avec des bouviilons de qualité moyenne à $7.SO I es best iaux de bouchers virent un marché très actif cl toutes les di s-potlibilités furent pesées à bonne heure.Les bons veaux de lait rapportèrent S8.25, veaux moyens de $5.50 à S6.75 et les communs SI.25 en montant.Les anneaux du printemps se vendirent $13.50 à SIS.01) par cent livres.Le marché aux porcs est tombé sou.dainement.Les ventes furent lentement effectuées.Les bons lots obtin.rent $10.50 et un peu plus.Leschochons de l'Ouest de bon poids se veudèrent à $10.00 et $10.25.Les truies obtinrent de $7.00 à $9.00 BEURRE.Tel que prévu la semaine dernière, le marché s'est maintenu ferme cette semaine.Les enchères de lundi rapportè-ent environ 1 i de cent de plus cpie l'encan prédédi-nt et ceux de vendredi de -}.\ à \ ¦> et.de plus (pie le lundi.Ce sont: les eutrepositaires locaux qui font présentement leurs stocks, qui ont fait les marchés de la semaine.L'on ne reçoit maintenant que des beurres d'herbe, c'est à dire ceux confusion! deux poissons d'avril.Pour moi, je ne m'en plaindrais guère, mais voici que ces belligérants personnages ne s'entendent plus du tout et retiennent, in globo, tout ce qu'on voudrait leur partager! Je les prierais donc de bien vouloir m'envoyer leur nom et adresse du nouveau afin que l'on répartisse à chacun ce qui lui est dû et nommer un seul propriétaire à ce fameux nom, cause do tant de déboires! AMERICAN BEAUTY.—Pourquoi attendre le oui approbateur pour expédier ce cfiii tant me plairait ?Vous êtes surprise île mes paroles, elles ont quelque douceur, dites-vous ?Ne devais-jc pas y aller ainsi, car quoique l'Amcrican Beauty soil à mon gré la plus belle et la plus parfumée île toutes les roses, elle n'en a pas moins ses épines! Et les vôtres doivent être fermes, oh si fermes! C'est que j'ai deviné chez vous tant de volonté, que j'en suis très inquiète; oui vraiment, je voudrais bien savoir ce que vous ferez de celle fermeté.N'nl-lendez pas la photo pour vous mettre à l'aise, clic pourrai! tarder à venir et moi je veux, sans relard, vous installer ici, comme chez vous.• DOIGT DE FEE.—Ce serait un bien mauvais coup que Doigt de Fée ferait là, et pourtant combien j'ai trouvé l'idée bonne! Pourquoi faut-il que ce qui est reprehensible nous plaise ainsi?Je n'ai pasconipl é les instil ut rices habitant noire domaine, niais je sais leur nombre fort grand.C'est précisément ce grand nombre qui nie plaît, parce epic ce grand nombre fail noire force.N'êtcs-VOlls pas ainsi au milieu d'une société fort délectable ?Ne vous inquiétez donc pas de la direction à venir, à quoi sert-il vraiment de toujours se tracasser pour rien! Dieu veille sur voire avenir et vous accordera, à l'heure propice, ci' qu'il vous faut; une seule chose csi nécessaire.Vous me dite-, déjà la réponse.Oui mais,pour cela, ce qu'il faut, c'est la confiance, ayez confiance cl iniil ira bien.Pour terminer, je vous répèle la phrase par vous-même citée et qu'il vous faudra répéter matin et soir : Tout arrive à point à qui sait attendre! J'ai expédié vos envois à qui de droit.¦—Pour l'adresse demandée, vous pouvez écrire Québec tout simplement après le nom de celle revue.Mille ami-t iés.DING A RING A RING.—Vous avez tout bravé pour venir vers nous.Habitez-vous donc au pays des dragons qu'il vous faille ainsi marcher aux aguets et sur le qui vive afin de pouvoir, malgré tout, approcher! Mais qu'importe les difficultés pourvu qu'arrivée au but de votre voyage vous vous sentiez récompensée et heureuse! Combien je suis heureuse,moi aussi, de constater que vous cultivez toujours avec soin, à l'égard de votre chère correspondante, cette amitié qui, selon mademoiselle de Scudéry, est dans le monde la seule rose sans épine.Et sur ce je vous laisse à votre travail, car je sais que "The busy bee improves each shining hour".AUX ABEILLES.—"Ding a King a King" aimerait recevoir les chansons: "Reviens à moi" et "Ange adoré, ange chéri".En retour elle donnera,au choix, chansons ou déclamations.AUX ABEILLES.—"Pearl Betty" offre à toutes, moyennant un timbre-poste pour l'expédition,à choisir trois des chansons ou recettes suivantes: Chansons notées: La Douleur de Diane "Les a-mours d'un petit Soldat " Germaine aux Veux noirs "Le Petit Poucet soldai Les quatres Saisons de l'Amour "Prenez garde aux Veux Bleus" ainsi que "Ecoutez vos Mamans".Autres chansons, mots seulement: "Quand j'étais votre amie" Ecrivez-moi "Le chemin de ton coceur" Mon Ami "Amour Brisé".Vins: de sureau, raisin sauvage, pissenlit, btuct, framboise, prune, gadcllc, cerise, tomate, rhubarbe, mûre, Irelie et blé d'Inde.EPOUSE FIDELE.—Par cette familiarité dont vous vous excusez, je vois que vous êtes venue avec confiance; aussi, loin de vous gronder, comme vous vous y attendez, je dis plutôt: Recommencez! Si je vous donne ainsi champ libre, c'est que je sais si bien que vous n'en abuserez pas.Etcs-vous maintenant rassasiée de surprises?Vous en avez eu une et puis uni'autre relativement à celle chère Ninon.J'ai fait votre demande, j'espère qu'on y répondra au plus tôt.Un au revoir affect lieux.AMIE DE THERESE.— II faut croire que Thérèse a donné là un bon conseil à son amie puisque des religieuses consultées ont éié tout à fait du même avis?Que voulez-vous, il n'était qu'une seule el logique solution: l'amitié et la religion vous l'ont dictée.Cependant, cpie penser de la réponse?Permettez à la grande amie de vous dire que malgré sa logique,elle fut un peu trop absolue! Le temps, l'espace et les connaissances philosophiques me manquent pour la réfuter; je me contenterai de vous citer ces paroles de saint Paul "Mariez-vous, vous ferez bien; ne vous mariez pas vous ferez mieux'' Puis un autre saint a dit : Le célibat est l'état de perfection.Maintenant j'ajoute que le mariage est inapplicable à la généralité, tout aussi bien que la vie religieuse.Il en est ainsi pour toute règle générale, elle souffre exception, car c'est précisément cette exception prévue qui fait qu'on applique une règle générale.Vous laissant à la méditation, je vous laisse aussi une part de mon amitié; puisse la première vous éclairer et la seconde vous aider à acquérir tout le bonheur que je vous souhaite, quelque état que vous embrassiez.AUX ABEILLES.—"Amie de Thérèse" désirerait vivement recevoir les chansons suivantes: L'Aneclus de la Mer "La Feuille d'Erable ainsi que les déclamations: Le Prêtre à l'Autel "Le Chapelet de ma Mère" Un Chagrin d'Enfant, "Un Drame au sixième étage", La Croix de l'Ecole, "Où est le Bonheur," EPINETTE.—Eh bien oui, c'i I toujours cette fameuse inattention qui est cause de tout le mal.Connaissez-vous cette sentence qui dit (pie l'i senticl, c'est de bien faire non pas seule grandes actions, niais même les plu choses ?Faire peu, mais bien fail rend assurément plus de service à nité que d'entreprendre bcaucoi de demeurer à l'ébauche! Je toutes ces choses afin que vous en certain profit et que, dans l'àvci ¦nt les petites e peu, huma-.mais us dis éliriez r, vous servant de votre vigilance, vous r perdiez rien de ce qui passe.l'ai donné, dans un autre numéro, les couleurs en vogue pour l'été mais l'ajouterai qu'on ne les indique pas d'une façon exclusive, étant donné que toute nuance délicate, c'est-à-dire peu vive en couleur, sera d'un goût toujours parfait II n'y a que deux Abeilles en cette iroi-se.Comme parures de cou on voit diverses fourrures d'un demi-pied de largei garnies ou non d'une tête, queue et pilles et encerclant juste le cou, mais t.iillées droites, ce qui ne leur permet pas de s'arrondir, mais leur donne plutôt un air de dégagé qui est plus frais tout c seyant mieux.Je vous dis un bien doux au revoir.AUX ABEILLES.—"Suis-je aimée" demande à emprunter un cahier rel itif aux travaux à l'étaminc.Elle serait reconnaissante à qui se rendra à son désir et retournera le cahier dès (pie le modèle choisi sera copié.HIRONDELLE FRILEUSE.— Mon avis serait maintenant superflu; cependant, en ce temps-là, vous auriez bien agi en donnant suite à votre amicale inspiration;, qui donc a retenu l'amie llirondi Ile sur le point d'accomplir cet acte qui cul tant plu à Ninon?Et maintenant, es il aussi trop tard pour vous remercier de ! i double, de la triple invitation reçue ?Non, je le fais quand même et si sincèrement et chaleureusement! S'il vous fait plaisir d'écrire à "Seule à penser," ainsi que vous en avez exprimé l'intention, pourquoi ne le faites-vous pas dès inainten ?Je serais enchantée de lui commuiiiq : votre lettre.Mille amitiés.AUX ABEILLES— " Hirondell l-'ri-leuse" serait reconnaissante et i rs qui lui ferait parvenir les chanson "Les Andalouses" "Le Papillon bit ."Enfant, la vie c'est une course au Papillon" "Moi, j'aime toutes les Saisons" il! Canada, mon Pays, mes Amours" ! (haut du Départ, "Rendez-moi mes vin ans." SUIS-JE-AIMEE.—Me voici afin à l'amie "Suis-Jc Aimée"! Que I diru'is-je pour lui prouver ma joie.' Il est inutile de trop chercher, car de trop découvrir a aussi son embarras! Je vais seulement l'assurer (pie ses lettre ic sont très, très agréables.—Il y a Iques semaines nous étions du même .mais j'ai gravi un échelon depuis lors II y a quatre abeilles dans votre paroisse, —Cette fois je ne veux pas marquer de vous donner les généalogies demandées.Le premier Mayrand arrivé au pays fut Louis Mérand qui épousa,vers 1690, Marie Qaurajeau, de laquelle il eut sept enfants qui s'établirent à Dcschambault.Gron-(lines et Pointe-Claire.Le premier Bellislc, dit Germain, fut Germain-Henri qui épousa, à I scham-bault.cn 1698,Gcneviève Margot di laquelle il eut onze enfants qui s'établirent presque tous à Dcschambault.HONORINE.—Je suis heurt use de vous apprendre que la chère santé de Ninon est un peu rétablie, quoiqu'elle soit encore bien peu forte! Priez bien pour elle, cela vous sera facile parce que je sais que vous l'aimez; je safs aussi que votre persévérance obtiendra plein succès! Si, malgré son départ, VOUS désirez faire une visite au monastère, soyez assurée qu'on vous y accueillera des plus chaleureusement ! Oui, en effet, la solitude vous apparaîtra radieuse si vous savez la mettre à profit pour recourir vers ceux que vous aimez; je vous encourage fort à vous servir toujours de ce talisman de bonheur.Voici la recette du vin de cerise: I pot de cerises, I pot de whiskey, 2Ji> tasses de sucre, boucliez bien, laissez fermenter .i inoisau frais.Après ce temps,vous mettrez J'.i d'eau pour -'\ de jus.—On peut aussi employer pour le vin de cerise la recette du vin de raisin.Rose Tardive aimerait beaucoup correspondre avec vous, lui adresserez-vous la première lettre ?Recevez mes salutations les plus cordiales AUX ABEILLES.—"Honorine" serait très reconnaissante à qui lui enverrait les déclamai ions suivantes: "Il me faut un mari", "Les petites curieuses", ainsi que d'autres déclamations comiques.Elle en donnera d'autres en retour.ROSE TARDIVE.—Vous voilà tout heureuse parce que vous aimez! En effet, quelle plus grande joie peut-on ressentir que celle procurée par le coeur! La vie du cocur.voilà la vraie et, principalement pour la femme, ou pousse avec plus de certitude celte exclamation! "Le coeur est ce qu'il y a de plus beau, de plus précieux en nous.On l'embaume,on le lègue, on le vénère."On voit des mères cpii veulent conserver dans une urne d'or le coeur de l'enfant que la mort leur arrache."Lorsque mourut, en 1800, La Tour d'Auvergne, le premier grenadier de France, son coeur confié à la garde de la compagnie qu'il avait adoptée, et jusqu'en 1814 recevait, à chaque rappel, ies mêmes honneurs que le drapeau."O'Connell mourant ordonne que plus tard son coeur soit porté à Rome, en témoignage de son amour pour la ville des saints apôtres.Mgr Frcppcl écrit dans sou testament: "Vous rendrez mon coeur à l'Alsace le jour où l'Alsace redeviendra française"."Pourquoi le coeur et non la tête?"Toujours pour la même raison: parce que le cœur est la plus noble partie de l'hom nie."L'Europe est à Bonaparte disait de Maistrc, mais mon cœur est à moi"! J'ai laissé parler pour moi l'abbé l.éon-Rimbault, il a su accumuler les faits, répondant amplement à l'idée que j'affir-mais d'une façon si incompétente! Le jus de citron avec du sel enlève les taches de rouille sur la toile ou la mousseline, sans aiïcctcr l'étoffe.Après avoir 9 JUIN 1932 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE (13) 133 La Saveur Fameuse du Thé "SALADA" lui font faire de nouveaux amis tous les jours.L'AVEZ-VOUS DÉJÀ GOOTÉ?Demandez un échantillon.NOIR ou VERT depuis 75c.humecté les taches avec ce mélange, exposez-les aux rayons du soleil.Deux ou trois applications sont souvent nécessaires.Comptez sur ma fidèle amitié.AUX ABEILLES.—"Rose Panée" désire recevoir les déclamations: "Les Rubans", "Plus de Poches aux Robes, "I.e Contrat de Mariage" La Veille du Mariage "Le Pommier "Mariage Manque "Il me faut un Mari".En retour elle donnerai "Un Fiancé Musicien "Fricdburga "Chez le Dentiste "N'en dites rien à personne" Monsieur qui ne fumcjplus, "L'Inventeur".COLIBRI.—Enchantée de vous posséder dans nos rangs! Vous avez enfin vaincu celte timidité qui nie faisait présager un triste éloignenicnt.Oui, c'est bien tout ce qu'il faut pour être Abeille, cependant ne nous refusez pas, à l'heure où nous la requerrons, votre tendre sympathie ?Il y a cinq autres Abeilles dans voire paroisse.J'ai reçu la chanson retournée, grand merci.Mille amitiés.SOUVENANCE.—Quand saurais-jc si ma tendre Souvenance a pu à temps reprendre ses études! Je.comprends tant et tant votre désappointement, et aussi votre surprise d'un événement qui fait se demander h' pourquoi! Oui, ce fameux POURQUOI! Combien souvent ne le voit-on pas écrit, en lettres de feu! Il nous brûle les yeux, il nous brûle la tête.et l'on se demande mais en vain pourquoi, toujours ainsi, il plane, impénétrable et ironique ! Mais détournons-nous de lui, ne cherchons pas à le connaître puisqu'il ne veut se révéler! Mettons .dors toute notre confiance en Dieu, lui seul connaît le pourquoi insondable et s'il fait écrouler nos rêves de bonheur, c'est qu'il sait si bien que nous faisions fausse route! Non, cette commission n'est plus accordée maintenant; nous voudrions bien payer aussi cher, les ouvriers île la dernière heure, mais décidément vous êtes trop en retard, ma mie!.Avez-VOUS reçu le portrait de Ninon ?je ne me rappelle pas très bien vous l'avoir fait parvenir.—J'ai expédié vos envois à "Aine Confiante et à "Cécile B"; quant à "Incertaine" elle était déjà cxaucéc.alors je réserve vos faveurs pour une autre Abeille.Mes amitiés les plus tendres.AUX ABEILLES.—"Souvenance" se reconnaîtrait l'obligée des généreuses compagnes qui lui enverront les chansons "Tu me demandes
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